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Mercredi 11 mars 2026, retrouvez Céline Davesne (directrice des programmes, Kedge Business School), Alexandre Lamy (avocat en droit social), Marine Balansard (DG, Ariseal) et Jean-Christophe Sciberras (Président, NewBridges) dans SMART JOB, une émission présentée par Arnaud Ardoin.
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00:08Bonjour à tous, ravi de vous retrouver dans SmartJob, votre rendez-vous emploi RH Management,
00:12débat, analyse, expertise et vos rubriques habituelles.
00:15Évidemment, bien dans son job, on s'intéresse à l'IA.
00:18Elle creuse ou creuserait une fracture générationnelle dans le management.
00:21C'est un sujet important.
00:22On va en parler avec Céline Daven.
00:24Elle est directrice des programmes et de l'international chez Cage Business School
00:27avec une étude, un sondage justement qui va venir nous éclairer dans quelques instants.
00:32Le cercle RH, les entreprises plombées par la guerre en Iran avec un baril à 100 dollars.
00:37C'est la une des échos.
00:39Que faire ? Comment faire ?
00:40Et si tout cela durait ?
00:42On va en parler avec mes invités.
00:44Marine Balançard, directrice générale d'Arizeal.
00:46Jean-Christophe Sibéras, président de New Bridges.
00:49Et Alexandre Lamy, avocat en droit social à la tête du Sintank.
00:52Néo, ils sont mes invités, ils vont vous éclairer.
00:55Voilà le programme.
00:56Tout de suite, c'est Bien dans son job.
01:10Bien dans son job pour parler de l'IA.
01:12On en parle beaucoup sur ce plateau.
01:14On parle beaucoup de la difficulté d'accepter cette technologie.
01:18Et elle crée une fracture générationnelle.
01:21Et on va en parler avec Céline Daven.
01:23Bonjour Céline.
01:23Bonjour, enchantée.
01:24Très heureux de vous accueillir.
01:25Directrice des programmes et de l'international chez Cage Business School.
01:29Et on va s'intéresser d'abord, parce que c'est intéressant,
01:31ça vous a servi de base de départ et de travail à ce sondage Opinion Web pour Cage.
01:36Les managers face à l'usage de l'IA dans leurs équipes.
01:40Déjà, on va voir ce premier chiffre, il est intéressant.
01:4382% des managers utilisent aujourd'hui l'IA.
01:46Il n'était que 21% en 2023.
01:49Et avec des écarts très importants en fonction qu'on ait plus ou moins de 40 ans.
01:53Qu'est-ce que ça vous dit, déjà, vous qui êtes directrice des programmes ?
01:55Ça veut dire que les managers ont compris l'importance de l'outil ?
01:59Alors oui, tout à fait.
02:00Et ça veut dire qu'ils ont compris l'importance de l'outil.
02:03Il y a une démultiplication, vous l'avez dit, en l'espace de deux ans.
02:07On est passé de 21% d'utilisation par les managers à plus de 89%.
02:12Donc, on est vraiment dans une révolution.
02:14Donc là, on est dans une IA qui n'est plus un sujet prospectif,
02:18mais réellement un sujet à aborder tout de suite, maintenant.
02:23L'IA s'invite dans la gestion des équipes.
02:2549% des managers y ont recours pour obtenir,
02:28ça c'est très intéressant, des conseils managériaux.
02:30Il y a 10 ans, ce manager était face à lui-même,
02:33il jetait des tarots et il tirait des cartes.
02:35Là, aujourd'hui, il prompte et il va se faire accompagner.
02:39Ça, c'est absolument incroyable.
02:40C'est absolument incroyable.
02:41Et donc, on avait déjà noté des usages de ce type
02:44qui permettaient aux managers d'être augmentés,
02:47que ce soit dans la capacité à pouvoir rechercher des informations,
02:51préparer des réunions ou même préparer des entretiens professionnels.
02:56Mais là, sur cet aspect managérial,
02:59c'est vraiment un élément que révèle cette étude
03:04et qu'on doit traiter, qu'on commence à traiter, évidemment, dans nos programmes.
03:08Alors, on va en parler dans un instant.
03:09Dernier mot et dernier chiffre pour ne pas non plus nous assommer de chiffres.
03:12Il y a quand même 40% de ces fameux managers
03:15qui l'utilisent aussi pour gérer des situations tendues.
03:17C'est-à-dire que ça les augmente et ça les protège.
03:20Alors oui.
03:20Ils se protègent.
03:21C'est-à-dire que tout d'un coup, ils trouvent les outils,
03:23les bons mots, la bonne formule.
03:24Parce que c'est de ça dont il est question.
03:25Alors, c'est de ça dont il est question.
03:27Mais c'est aussi une manière de se faire, de se rassurer aussi,
03:30peut-être dans les voies qu'on a pu imaginer
03:32pour traiter telle ou telle problématique.
03:34Oui, se réassurer même.
03:36Se réassurer, exactement.
03:37Chap me dit ça, je suis dans la ligne.
03:39Je suis dans la ligne.
03:40Et voire même me donner d'autres pistes
03:42auxquelles je n'avais pas pensé
03:43et qui permettent de pouvoir adresser les sujets.
03:47C'est sur cette base du sondage OpinionWay, Céline Daven,
03:49que vous avez évidemment déployé avec vos équipes
03:52des formules, des programmes, pourquoi ?
03:55Pour affiner un peu plus encore l'offre ?
03:57Oui, tout à fait.
03:57Et surtout pour réduire cette fracture générationnelle.
04:01Nous, on forme à la fois des étudiants post-bac, post-prépa,
04:05donc des tout jeunes étudiants
04:07qui vont devenir des directeurs, des leaders, des managers,
04:10mais également, dans le cadre de la formation continue,
04:14des managers qui sont déjà en poste.
04:16Et donc, on veut agir sur les deux segments.
04:19Et c'est ce qui doit nous permettre de réduire
04:21cette fracture générationnelle.
04:24Donc, aider les seniors, les accompagner
04:26à pouvoir mieux utiliser l'IA
04:28et apprendre à nos jeunes à prendre du recul sur l'IA.
04:32Un petit bémol, il est intéressant,
04:33on voit quand même une appropriation de l'outil à 82%,
04:36c'est le premier chiffre,
04:37mais on voit quand même aussi l'IA à l'épreuve,
04:40je dirais, du gain de temps.
04:41Il y en a 74% qui estiment que l'IA leur fait gagner du temps,
04:44mais quand même 43% juge qu'elles complexifient leur rôle
04:47et 46% qu'elles déshumanisent leurs relations professionnelles.
04:52Ça, c'est un point de vigilance pour la directrice des programmes ?
04:54Absolument, c'est un point de vigilance.
04:56L'objectif, et c'est pour ça que je parlais de prendre du recul
04:59quand on forme nos étudiants.
05:01Déjà, on ne les forme pas à l'IA, mais avec l'IA.
05:04Donc ça, c'est très important.
05:07À côté.
05:07C'est à côté, et surtout, c'est comment s'en servir,
05:10mais surtout prendre du recul.
05:13Donc il y a les aspects éthiques, il y a les aspects humains,
05:16et l'esprit critique, parce que l'IA n'a pas toujours raison.
05:20Et donc il faut leur apprendre à prendre ce recul.
05:24Donc des formations pour les étudiants, on l'entend,
05:26parce que Ketch est une école pour les jeunes,
05:28c'est les jeunes étudiants, futurs managers,
05:29mais aussi ouverte aux managers en exécutif.
05:32Exactement, donc l'école forme depuis toujours toutes les générations.
05:38Et donc là, on est dans l'appropriation de l'outil.
05:41L'idée, c'est de pouvoir équiper ces managers,
05:44dédiaboliser quelque part aussi l'IA,
05:47pour qu'ils se sentent plus à l'aise,
05:51parce que dans les équipes qu'ils gèrent,
05:52ils ont forcément des collaborateurs qui utilisent, voire surutilisent.
05:56Et donc il faut apprendre à faire confiance
05:58en étant dans toujours cette prise de distance.
06:01Merci Cécile Daven de nous avoir rendu visite.
06:03Sondage à découvrir sur le site de Ketch, Business School.
06:06Vous êtes vous, Cécile Céline Daven,
06:08la directrice des programmes et de l'international dans cette belle école.
06:11Merci de nous avoir rendu visite.
06:13Merci à vous.
06:13On tourne une page, évidemment, on va parler du sujet d'actu aujourd'hui.
06:17Il est sur toutes les chaînes de France, d'Europe et du monde,
06:20cette guerre en Iran.
06:21Quelles conséquences concrètes sur notre économie,
06:24sur notre pouvoir d'achat, sur le chômage,
06:26évidemment, des sujets d'inquiétude
06:27en fonction de la durée de ce conflit.
06:29On en parle avec nos experts, c'est le débat d'actu.
06:31Et c'est tout de suite.
06:45Le débat, le cercle RH, le débat d'actu
06:47pour parler du sujet qui nous concerne tous.
06:50Les images, vous les voyez, évidemment,
06:52tout au long de la journée.
06:54Cette guerre contre l'Iran, ces bombardements,
06:57ces bateaux bloqués au détroit d'Ormouz,
06:59l'impossibilité, mais évidemment, de pouvoir acheminer le pétrole.
07:02Et les échos qui titraient le baril à 100 dollars,
07:05qui veut dire plein de conséquences pour notre économie,
07:09peut-être même pour notre niveau d'emploi et donc pour le chômage.
07:12On en parle avec mes invités.
07:14Marine Balançard est avec nous.
07:15Bonjour Marine.
07:16Bonjour Arnaud.
07:16Très heureux de vous accueillir dans le débat d'actu.
07:18Directrice générale d'Arizeal,
07:20autrice, avec un co-auteur d'ailleurs d'un livre passionnant sur...
07:23Sur la dyslexie au travail.
07:25Les 10, c'est bien ça.
07:26Édition Erol ?
07:27Erol, absolument.
07:29Merci d'être là.
07:29A vos côtés, le retour de Jean-Christophe Sibéras.
07:32Très très heureux de vous accueillir, cher Jean-Christophe,
07:34président de Newbridge.
07:35Et vous fûtes DRH de plusieurs grandes entreprises,
07:38mais aussi, et ce n'est pas une entreprise,
07:41DRH de l'ANPE.
07:43Pôle emploi.
07:44À l'époque de Pôle emploi.
07:45Excusez-moi, je vous ai un peu vieilli.
07:46En parlant de l'ANPE, je m'en excuse.
07:48Alexandre Lamy est avec nous.
07:49Bonjour Alexandre.
07:50Bonjour.
07:51Avocat en droit social, vous pilotez,
07:53vous avez créé ce Sintang qui s'appelle Néos.
07:55D'abord, un petit mot sur la manière,
07:58non pas qu'on soit des géopoliticiens,
07:59et l'enjeu n'est pas évidemment de faire de la géopolitique de comptoir,
08:02mais comment vous regardez la situation économique
08:05des fenêtres où vous vous situez,
08:07et à travers les entreprises que vous croisez,
08:09que vous rencontrez, qu'est-ce qu'elles vous disent ?
08:12Inquiétude, on n'a rien à craindre,
08:14un baril à 100 dollars, c'est terrible, Alexandre ?
08:18Non, parce que...
08:19Non, non, non, c'est pas terrible.
08:24On est encore à un niveau de choc et donc pas de crise à ce stade.
08:28En revanche, le choc impacte trois leviers majeurs de l'économie
08:34qui impactent directement les entreprises.
08:37Un, le prix de l'énergie, donc le coût de production.
08:41Deux, la confiance économique.
08:42Et trois, la stabilité du commerce international.
08:45Et on le sait, on l'a déjà vécu,
08:49le choc économique, pour ne pas parler de crise,
08:53entre nécessairement dans l'entreprise,
08:55et on va le voir.
08:56Les tensions vont apparaître rapidement
09:00sur la question du pouvoir d'achat.
09:03Le gaz, l'essence ?
09:06Le gaz, l'essence.
09:07Et donc la question du pouvoir d'achat va de nouveau se poser
09:10dans le cadre de l'entreprise, dans le cadre du dialogue social.
09:13Et si les crises géopolitiques se jouent entre États,
09:19les conséquences économiques, comme souvent,
09:22se gèrent et se négocient dans l'entreprise ?
09:24Juste, Jean-Christophe, Marine,
09:26les crises se succèdent, puisqu'on a eu la crise Covid,
09:28puis on a eu la crise ukrainienne,
09:30qui a eu aussi une crise de l'énergie.
09:31On a la crise iranienne,
09:33et on a par ailleurs notre crise à nous,
09:35bien française, de nos déficits.
09:37Et ce qui vaut la une aujourd'hui des échos,
09:39qui explique que le cornu est coincé.
09:41Il n'a aucune marge de manœuvre possible,
09:43parce que bien sûr que le prix de l'essence va progresser,
09:45il a déjà pris 15 à 20 centimes minimum.
09:48En fait, on n'a aucune marge de manœuvre.
09:50On est spectateur de la situation, là.
09:54Alors, c'est vrai que ce qui est nouveau, je pense,
09:58c'est que la conscience de la dette en France,
10:01qui a été longtemps pas perçue,
10:04c'est assez frappant de voir sur le terrain
10:07les 3 000 euros, les 3 500 milliards d'euros de dette,
10:12c'est maintenant dans le...
10:15Voilà.
10:16Et du coup, il y a la conscience de la contrainte,
10:20elle est quand même beaucoup plus forte qu'avant.
10:23Donc, on accepterait mieux une hausse du prix de l'essence
10:26au prétexte qu'on a une dette...
10:27Ou plutôt une non-décision de compenser
10:31ou de réduire de force le prix de l'essence
10:34par rapport à ce qui s'était passé au moment du Covid.
10:38On peut dire qu'il suffit de baisser le prix des taxes,
10:39mais le frais en Italie, il suffit de baisser nos taxes.
10:42Mais effectivement, en tout cas en France,
10:45le degré de contrainte...
10:46Bon, en ce moment, il y a l'élection municipale,
10:47si vous baladez un peu sur le terrain,
10:49c'est mon cas,
10:52les contraintes, quand il s'agit de...
10:55Les maires qui veulent dépenser, par exemple,
10:56beaucoup d'argent,
10:57disent « est-ce que c'est le moment d'avoir des projets pharoniques ? »
11:00Enfin, c'est des choses comme ça qu'on entend.
11:02Et du coup, enfin, dans ce contexte un peu sombre,
11:05disons-le, il y a quand même des prises de conscience
11:09progressives en France, qu'on le veuille ou non,
11:11qui finissent par s'instiller.
11:13Ça ne résout pas les problèmes des boîtes,
11:15parce que dans les boîtes,
11:17pour prendre un exemple très simple,
11:19les NAO sont presque toutes terminées aujourd'hui.
11:21Elles ont été basées sur des niveaux d'inflation beaucoup plus bas.
11:25Qu'est-ce qui va se passer
11:26quand vous êtes basé sur un niveau d'inflation à 1 ou 1,5,
11:31dans les prévisions,
11:32que l'accord, ça y est,
11:33il est signé, il est réglé,
11:35ou l'entreprise a décidé de faire.
11:37Et dont on annonce...
11:38Et que tout d'un coup, on vous dit l'essence,
11:41rappelons quand même que 72% des Français
11:43vont au travail en voiture.
11:46Ce n'est pas tout à fait rien...
11:48C'est un impact psychologique.
11:49...de ce qui se passe.
11:50Voilà.
11:50C'est des euros et c'est effectivement des impacts psychologiques.
11:53Marine Balançard,
11:54juste pour faire ce fil rouge,
11:55on a lu dans la presse le mot « stagflation »
11:58qui commence à poindre,
11:59et alors on ne parle pas d'une crise mais d'un choc
12:02parce que pour l'instant,
12:03ça ne fait que huit jours que les Américains bombardent
12:06donc on n'est pas encore rentré dans une longue traîne
12:08mais stagflation, c'est très très mauvais.
12:11On était déjà en très mauvaise situation économique
12:14avant le début de la guerre en Iran,
12:16on est d'accord.
12:17Ça ne va rien arranger tout ça.
12:19Non.
12:19D'un point de vue macroéconomique,
12:22ce n'est pas bon
12:22mais dans les prises de conscience que vous évoquiez,
12:26moi je pense que c'est le grand retour de la géopolitique
12:29dans les entreprises,
12:30c'est-à-dire qu'on ne veut pas faire de géopolitique de comptoir
12:33mais maintenant, avec l'enchaînement des crises,
12:36on a eu, comme vous le disiez,
12:37le Covid, l'Ukraine et maintenant l'Iran,
12:40on est obligé dans les entreprises
12:42d'intégrer la géopolitique,
12:44de comprendre,
12:45on parlait des entreprises qui devaient recruter
12:46des chiefs geopolitical officers
12:50afin d'éclairer la décision.
12:52Oui, mais là,
12:54là en fait,
12:55on est obligé de comprendre
12:57ces décisions qui semblent irrationnelles,
12:59ces décisions des États
13:00qui ont un impact direct
13:02sur la vie des entreprises.
13:04Une fois qu'on a pris conscience de la dette,
13:06qu'on se dit,
13:06on a une dette,
13:07il faut faire attention.
13:07Une fois qu'on a expliqué aux salariés
13:09dans l'entreprise
13:10qu'on est dans un contexte international
13:12de tension,
13:13qu'il faut faire de la pédagogie,
13:15concrètement,
13:16est-ce qu'on a des marges de manœuvre ?
13:18Parce que l'enjeu de la stagflation,
13:20c'est une augmentation des prix du pétrole,
13:23une augmentation des taux d'intérêt
13:25et une contraction de l'économie
13:26et donc du chômage.
13:28Est-ce que vous êtes d'accord
13:28avec cet enchaînement ?
13:30Oui, c'est exactement le risque
13:32qu'on encourt.
13:33Et ce que j'expliquais tout à l'heure,
13:34c'est que face à l'augmentation
13:35des coûts de production
13:36et face à l'incertitude économique,
13:39les contraintes budgétaires
13:41vont être encore plus importantes
13:42pour les entreprises.
13:43Et donc, les investissements,
13:44qui n'étaient déjà pas
13:46à un niveau extraordinaire,
13:48vont être revus encore une fois
13:50à la baisse
13:51et les arbitrages budgétaires
13:53vont être encore plus stricts
13:54et notamment s'agissant de l'emploi
13:55et des recrutements.
13:57Donc oui, il va y avoir
13:57un impact direct sur le chômage
13:59de façon assez importante.
14:00Mais la France,
14:01enfin l'Europe,
14:02moins dépendante des hydrocarbures
14:04que d'autres pays.
14:05La Chine, en fait,
14:05tout ce qui passe par l'étroit d'Hormuz
14:07part à 80% en Chine.
14:08La France est assez protégée,
14:09en tout cas, ça.
14:10Donc, une des conséquences
14:11c'est d'accélérer
14:12la transition écologique.
14:13On a déjà un bien meilleur mix énergétique
14:15que la Chine
14:16et que les États-Unis.
14:18Puisque vous ouvrez le sujet,
14:19vous avez vu que dans les thématiques,
14:20les entreprises les plus impactées,
14:21on parle des agriculteurs
14:22qui vont devoir payer
14:23peut-être 10, 20, 30% plus cher
14:26leurs engrais.
14:27Eh bien, justement,
14:28ça confirme ce que je viens de dire
14:29sur la nécessité d'accélérer
14:31la transition énergétique,
14:33ce qui est justement
14:34le parti pris de l'Europe,
14:35de la Chine aussi,
14:36mais elle est beaucoup plus en retard
14:37que nous,
14:38ou moins avancée
14:39puisqu'elle n'a pas encore atteint
14:40son pic d'émissions de CO2.
14:41Nous, on l'a dépassée,
14:42on est plutôt en réduction en Europe.
14:44Et donc, en fait,
14:47cette crise,
14:48cette crise qui ne va peut-être pas durer
14:49puisque le président Trump
14:50vient de dire que ça n'allait pas durer,
14:51le prix du pétrole a déjà baissé.
14:53Je pense qu'il s'adressait au marché,
14:55non, vous n'avez pas l'impression ?
14:55Il s'adressait, oui.
14:56Je pense qu'il parlait au marché, non ?
14:58Et au cours du pétrole, oui.
14:59En fait, comme vous connaissez,
14:59c'est un truc qui influe sur le marché.
15:01On ne connaît pas son objectif de guerre.
15:03L'état final recherché,
15:04on ne le connaît pas.
15:05Est-ce que c'est détruire le régime ?
15:06Est-ce que c'est d'ennuyer la Chine
15:08en augmenter le prix du pétrole ?
15:09Ou détruire les réserves nucléaires
15:10qu'ils n'ont toujours pas trouvées.
15:11Ou détruire les réserves nucléaires,
15:12on ne le sait pas.
15:13Les 400 tonnes.
15:14Et il maintient le flou,
15:15soit par stratégie,
15:16soit parce qu'il n'a pas de stratégie.
15:18Je pense que c'est la première option.
15:20Mais nous, en tout cas,
15:21nos entreprises françaises
15:25doivent s'armer, effectivement,
15:27contre ces risques géopolitiques.
15:28Donc, le mettre dans leur cartographie des risques.
15:31C'est-à-dire, le prix de l'énergie
15:32n'est plus une variable,
15:33c'est un risque systémique.
15:35Maintenant, on l'a vu,
15:36ça fait trois fois de suite.
15:38Ça change la prise de décision.
15:40La carte du pétrole,
15:41c'est la carte de guerre.
15:43Maintenant, parce que le premier choc pétrolier,
15:45on a été totalement dépendants des hydrocarbures.
15:47Ce n'est plus le cas maintenant.
15:48C'est vrai.
15:48Et donc, maintenant,
15:50ça devient un pilotage du risque énergétique.
15:54Et si on mettait les pieds dans le plat,
15:55Jean-Christophe Sibéras,
15:56parce qu'on se dit,
15:56rappelez-vous le Covid,
15:58c'est un économique qui s'appelle
16:00Mabrouk-Chetouane,
16:00j'ai noté cette phrase,
16:01qui dit,
16:02le paramètre clé sera la durée du conflit.
16:04En un mot,
16:04si ce conflit dure,
16:05évidemment,
16:06on va passer d'un choc à une crise
16:08et on va arriver dans la situation du Covid
16:10où, rappelez-vous,
16:10le ministre Lemaire,
16:11qui, ça lui a d'ailleurs été reproché,
16:13on dit qu'il a cassé,
16:15il a pété la caisse
16:16en offrant,
16:17en proposant un chômage
16:19pour tous les salariés
16:20et on en paye aujourd'hui les conséquences.
16:21Est-ce qu'aujourd'hui,
16:22ce type de crise très, très violente
16:26est une remise en question
16:27ou peut être une remise en question
16:28de notre modèle social ?
16:29Parce que cette question,
16:30elle est posée depuis longtemps.
16:33Ou l'inverse.
16:34C'est-à-dire que la question
16:36des solidarités,
16:37c'est évidemment la question,
16:38le Covid,
16:39il y a eu une réponse
16:40à notre solidarité.
16:41D'ailleurs, une réponse,
16:41il ne faut pas me le rappeler,
16:42qui a été très positive.
16:44Franchement,
16:45la résilience,
16:46comme on dit parfois,
16:47des économies,
16:49des personnes,
16:50des gens,
16:50de leur vie,
16:51elle est due, en fait,
16:52à des facteurs de solidarité
16:53qui étaient déjà en place
16:54et qui ont été activés
16:55très fortement.
16:56À quel prix, disent certains ?
16:57Voilà.
16:58Mais en même temps,
16:58le système n'a pas cassé.
17:00Et c'est vrai que,
17:01quand on se déplace
17:02dans un certain nombre de pays
17:03qui n'ont pas tous ses filets,
17:04on mesure à quel point
17:06la crise Covid
17:06a été vue différemment
17:08et pratiquée différemment ailleurs.
17:10Est-ce qu'on a encore
17:11les moyens ?
17:12Après, sans être
17:13un grand spécialiste
17:14de géopolitique,
17:15mais je ne pense pas
17:15que le monde puisse
17:16se permettre
17:18que le détroit d'Hormuz
17:19soit bloqué durablement.
17:20Ça, ça me semble clair.
17:22Et quand je dis le monde,
17:23ce n'est pas seulement
17:23les États-Unis,
17:24c'est l'Asie, etc.
17:26Donc, de toute façon,
17:28je ne sais pas très bien
17:29ce qui va se passer,
17:30mais il va falloir
17:30des actions
17:31pour libérer le flux,
17:33les flux de circulation,
17:34parce que c'est comme le sang.
17:36Quand vous bloquez le sang,
17:37à un moment donné,
17:38si vous voulez,
17:39l'être humain,
17:39et voilà.
17:40Alors, Alexandre,
17:41est-ce qu'une crise longue,
17:43comme l'évoque ma groupe
17:44chez toi,
17:45en disant que la variable,
17:45c'est la durée de cette crise
17:46et donc, évidemment,
17:47l'impact d'un coût énergétique
17:49plus lourd,
17:50d'un prix de l'essence
17:50plus lourd,
17:51de conflits sociaux plus lourds,
17:53est-ce que c'est,
17:53encore une fois,
17:54peut-être un coup de boutoir
17:56supplémentaire
17:57dans notre modèle social ?
17:58Un coup de boutoir,
17:58non,
17:59dans le modèle social.
17:59En revanche,
18:00ce qui est de façon
18:01assez certaine,
18:02et on l'évoquait tout à l'heure,
18:03c'est qu'on n'a plus
18:04les moyens
18:04de notre politique sociale.
18:07On ne cesse
18:09d'alimenter
18:09le tonneau des danaïdes,
18:10c'est-à-dire que,
18:11ce que vous évoquiez,
18:15le tic des mesures en toque,
18:20soit on baisse
18:21le niveau de fiscalité
18:24comme le veulent certains,
18:26soit on baisse le prix,
18:27c'est-à-dire qu'on n'a plus
18:28les moyens de nos ambitions.
18:30Donc oui,
18:31le poids de la dette
18:31est tel aujourd'hui
18:32que ce que fait le gouvernement,
18:35d'ailleurs,
18:35nous n'avons pas d'autre choix
18:37que d'agir sur,
18:39non pas le prix du baril,
18:42pour protéger,
18:43on ne peut pas le faire,
18:45mais d'attendre
18:46et de faire le don.
18:48Donc de subir.
18:49Donc de subir.
18:50Donc de subir
18:51et donc de creuser
18:51un peu plus nos déficits.
18:52Alors,
18:52sur la réserve
18:53que vous évoquiez,
18:54qui est d'accélérer,
18:56et c'est la seule mesure
18:56qui soit viable aujourd'hui,
18:58d'accélérer
18:58sur la décarbonation,
19:00et d'accélérer
19:02la transformation
19:03de l'usage
19:05de l'énergie
19:06vers une énergie
19:08décarbonée
19:08et électrifiée.
19:09Vous n'êtes pas d'accord ?
19:10Non, je ne suis pas d'accord
19:11puisqu'on n'attend pas
19:12aux Andorons.
19:13On envoie un porte-avions
19:15et quasiment l'entièreté
19:16de notre flotte
19:17vers le détroit d'Hormuz.
19:18Donc on participe
19:19à la décongestion.
19:20du président Macron.
19:21Oui,
19:22mais on va participer
19:22à la décongestion
19:23de ce goulet d'étranglement.
19:25Les bateaux passent
19:26en réalité.
19:27Il y a 5 à 10%
19:28des bateaux qui passent.
19:29Il y a des oléoducs
19:30qui envoient le pétrole
19:31là où il faut.
19:33Encore quelques bateaux.
19:34Très peu.
19:3510% ?
19:36Oui,
19:36mais ce n'est pas rien.
19:38Avec un risque majeur
19:38pour chaque bateau
19:39qui passe.
19:40Le plus gros risque,
19:41c'est pour les engrais
19:41parce qu'il n'y a pas
19:42d'autre moyen
19:42que le détroit d'Hormuz.
19:44Mais on n'attend pas
19:45aux Andorons.
19:45Je pense qu'on est
19:47hyper actifs
19:48dans la participation
19:52à cette action.
19:53À notre échelle.
19:56À l'échelle du pays,
19:56mais c'est énorme.
19:57Oui,
19:58à notre échelle.
19:59Voilà.
19:59Et quand...
20:01Je ne pense pas
20:02qu'on soit complètement inactifs.
20:03Je pense que c'est même
20:04le contraire.
20:05Vu la taille de notre pays,
20:06on est plutôt
20:08hyper impliqués
20:08et on n'a qu'un seul
20:09porte-avions
20:10et il est là-bas.
20:10C'est exact.
20:11Trois porte-avions américains
20:13et encore,
20:14ils peuvent en déployer
20:15peut-être trois autres
20:16supplémentaires
20:16qui risquent d'arriver.
20:18Mais quand même...
20:18Excusez-moi,
20:19j'ai un peu une marotte,
20:20mais cette crise,
20:21si elle dure encore un mois
20:22et de toute évidence,
20:24Donald Trump
20:24fait des incantations,
20:25mais on sait
20:26que les Iraniens
20:27vont résister,
20:28peuvent résister,
20:30ça veut dire
20:30que très rapidement,
20:31les entreprises
20:31vont devoir repenser
20:33leur volume
20:34de consommation d'énergie.
20:35On va repartir un peu
20:36dans le modèle
20:38de la crise ukrainienne,
20:39c'est-à-dire,
20:39attention,
20:40fermer les radiateurs,
20:41Les entreprises
20:42s'opposent déjà la question
20:43de savoir,
20:45vous parliez,
20:45Jean-Christophe parlait
20:46des NAO,
20:47la pression sociale
20:48dans l'entreprise,
20:49elle commence déjà
20:50à se faire sentir.
20:51Est-ce qu'on ne doit pas
20:52réouvrir certaines négociations ?
20:53Est-ce qu'on ne doit pas
20:54mettre en place
20:55des mesures d'accompagnement
20:56spécifiques
20:57pour les salariés ?
20:58Le climat social n'est pas bon ?
20:59Non,
21:00le climat social n'est pas bon
21:00et on l'entend déjà point,
21:02le versement de primes
21:03de transport,
21:05la nécessité
21:05de mettre sur la table
21:06des forfaits de mobilité durable.
21:08On bascule toujours
21:08sur l'idée de
21:09qu'il faut faire des primes,
21:11on donne des chèques.
21:11Absolument,
21:12mais parce que,
21:13c'est ce que je disais tout à l'heure,
21:14encore une fois,
21:16la géopolitique se joue
21:17entre États,
21:17mais les conséquences économiques,
21:20elles se négocient dans l'entreprise
21:21par le dialogue social.
21:22Jean-Christophe Sibiras,
21:23vous en pensez quoi ?
21:24Parce que les chèques,
21:25bon,
21:25alors les chèques énergie,
21:26les chèques alimentation,
21:28les chèques...
21:28Mais ça,
21:28on n'a plus d'argent,
21:29vous le disiez vous-même.
21:30Oui,
21:30mais attention,
21:30là,
21:31ce qu'il évoque,
21:32il y a deux choses.
21:32Il y a les chèques
21:33de la solidarité nationale
21:35et puis,
21:36il y a ce que peut faire
21:37l'entreprise
21:38avec ses propres moyens.
21:39D'accord.
21:39C'est vrai que,
21:40par exemple,
21:40il y a beaucoup d'entreprises
21:41qui,
21:43en tout cas en province,
21:44qui n'aident pas
21:45leurs salariés
21:45à se transporter.
21:46Enfin,
21:46il y a une règle
21:47des 50% remboursées...
21:48Oui,
21:49mais sur les transports en commun.
21:50Mais quand vous êtes en voiture,
21:52vous ne l'avez pas.
21:53Donc,
21:53c'est vrai que là,
21:55d'ailleurs,
21:56c'est tout à fait possible.
21:57Ça,
21:58c'est des choses
21:58qui sont des choses
22:00qui peuvent être imaginées.
22:02Très honnêtement,
22:03moi-même,
22:03dans ma carrière de DRH,
22:04pendant longtemps,
22:05je n'ai rien fait
22:05pour les transports.
22:06Puis un jour,
22:06on s'y est mis.
22:08Pourquoi ?
22:08Parce qu'on vous a aiguillonné,
22:09on vous a dit...
22:10Pendant longtemps,
22:12sans doute,
22:13qu'on considérait
22:14même le consensus des DRH,
22:16on va dire,
22:16c'était le transport,
22:18c'est la collectivité publique,
22:19c'est le pass...
22:20Oui,
22:20c'est l'État.
22:20La carte orange,
22:21enfin,
22:22etc.
22:22C'est à l'État.
22:23Et puis nous,
22:23de toute façon,
22:24on a un versement de transport
22:25qu'on paye les entreprises.
22:26Donc finalement,
22:27tout ça,
22:27c'est socialisé.
22:28Et puis finalement,
22:29il y a un certain nombre de DRH
22:30qui se sont dit,
22:31mais attendez,
22:32malgré tout,
22:33il y a des salariés
22:34qui viennent de très loin.
22:35On a quand même intérêt
22:36qu'ils viennent,
22:37que ça ne soit pas trop compliqué
22:39pour eux.
22:39Et on a commencé
22:40à voir des politiques
22:41apparaître
22:41sur des financements
22:42d'entreprises,
22:44de transports,
22:45avec des taux modulés
22:46en fonction de l'éloignement.
22:48Et ça a progressé
22:48sur plein d'autres sujets
22:49d'ailleurs aussi.
22:50Et c'était pas...
22:50Objectivement,
22:51c'était pas idiot.
22:52Peut-être,
22:53au lieu de mettre
22:540,1% d'AGM,
22:57d'augmentation générale
22:57des salaires de plus,
22:58de se dire,
22:59on va faire une prime
23:00de transport modulée,
23:02donc on n'est plus
23:02dans le général,
23:03on s'adapte aux salariés,
23:04on fait attention
23:04à sa réalité personnelle,
23:07à son éloignement
23:08du domicile.
23:09Moi, je veux dire,
23:10c'est des choses
23:10qui se sont mises en œuvre
23:12et tant mieux.
23:13Donc il y a quand même
23:13des solutions
23:15qu'il faut sans doute
23:17reprendre maintenant,
23:18mais qui sont souvent
23:19déjà en place.
23:19Et qui ne doivent pas
23:20être coûteuses
23:21pour les finances publiques,
23:22c'est ce que ça fait
23:22des échos d'aujourd'hui
23:23parce que le cornu
23:24n'a pas de marge de manœuvre.
23:25On est d'accord.
23:26Mais il ne faut peut-être
23:26pas crier avant d'avoir trop mal,
23:28puisque si le conflit
23:29s'arrête rapidement...
23:30Vous y croyez sincèrement,
23:31Marine Balançard ?
23:32Oui.
23:33Vu ce que je vois,
23:34je vois que les États voisins
23:35de l'Iran
23:35ne ripostent pas.
23:37Ils ne font que se défendre.
23:39Je vois qu'il y a
23:40des annonces
23:41que la guerre
23:42ne va pas durer
23:44et que l'Iran
23:45qui veut absolument
23:47maintenir son régime,
23:48c'est sa ligne rouge.
23:51Donald Trump
23:51n'a pas l'air de dire
23:52qu'il veut la fin
23:53du nouveau guide suprême.
23:55Donc je pense
23:56que ça peut s'arrêter
23:57assez rapidement.
23:58L'Iran a montré
23:59qu'elle pouvait nuire.
24:00Les États-Unis
24:01ont montré
24:01qu'ils étaient puissants.
24:02On a envoyé un signal
24:03à la Chine.
24:04Nous, nous sommes là aussi.
24:06Et ça peut
24:08tout à fait
24:08se terminer rapidement.
24:09Marine Balançard
24:10joue la voie de la France.
24:11Elle est la voie de la France
24:11sur ce plateau.
24:12Elle nous explique
24:13qu'on a envoyé
24:13notre porte-avions
24:14et trois frégates.
24:15Est-ce qu'il y a aussi
24:16un risque
24:16dès lors que la guerre
24:17sera finie ?
24:18Essayons de penser
24:18au coup d'après.
24:20La place de la France
24:21et de l'Europe
24:21dans le redécoupage
24:25parce que l'enjeu,
24:26il y a beaucoup de pétrole,
24:27il y a beaucoup
24:27d'enjeux économiques.
24:29Les Américains,
24:29évidemment,
24:30sont en première ligne.
24:31Est-ce que là aussi,
24:32on n'a pas
24:33un petit décrochage
24:35et l'Europe est très dépendante
24:37des hydrocarbures.
24:38On n'en a pas...
24:39Trop dépendante.
24:39Voilà.
24:40On a éventuellement
24:40la Norvège,
24:41mais on n'a rien sinon.
24:42C'est ça notre point faible
24:43et donc notre force,
24:45notre puissance,
24:46c'est justement
24:46cette transition énergétique,
24:48cette capacité
24:49à se diversifier.
24:50Ça coûte cher
24:51une transition énergétique.
24:52Oui,
24:52mais elle est quand même
24:53bien avancée déjà
24:54puisque je crois
24:54qu'on a pratiquement
24:5520% de l'énergie
24:57qui est décarbonée
24:58et plus le nucléaire.
25:00Plus le nucléaire à exporter.
25:02Mais vous,
25:03vous pensez que la durée,
25:04ce conflit
25:05qui est face à nous
25:06et qui est assez effrayant
25:07d'ailleurs
25:07parce qu'on voit
25:08des populations
25:09qui sont muselées,
25:10cadenassées au sol,
25:11des bombes qui tombent
25:12un peu partout
25:13sur ce golfe Persique.
25:15Vous le voyez de courte durée.
25:16Vous, Jean-Christophe Sibéras,
25:17c'est un vœu pieux ?
25:19En fait,
25:19il n'y a pas de réponse
25:20de l'Iran.
25:21Ils envoient quelques drones.
25:22Finalement,
25:23le nombre de missiles,
25:24on les compte,
25:26ce n'est pas énorme.
25:27Sauf qu'ils ont des hommes
25:27au sol.
25:28On dit qu'il y a
25:281400 drones,
25:29mais 1400 drones,
25:30c'est ce qu'envoie la Russie
25:31en deux nuits
25:32sur l'Ukraine.
25:33C'est vrai.
25:37Il y a une attrition.
25:39Ce conflit,
25:40pour plein de raisons
25:40extrêmement puissantes,
25:42ne peut pas durer.
25:45Ceux qui vont faire
25:46les frais,
25:46évidemment,
25:47c'est les Iraniens
25:48et l'Iranienne,
25:49surtout d'ailleurs,
25:49pour le coup.
25:50Mais ce conflit,
25:52c'est vraiment
25:53la tectonique des plaques
25:54qui est tellement forte
25:55que...
25:55Il y a beaucoup de paramètres
25:56qui indiquent
25:56qu'il ne faut pas
25:57que ça dure.
25:57Voilà.
25:58Disons-le comme ça.
25:59Et donc,
26:00l'annonce qui a été faite
26:02que tout ceci
26:02ne va pas durer longtemps,
26:04lisez l'éditorial
26:06de The Economist
26:07de ce week-end.
26:08Ils disent
26:10Trump,
26:12il le disait samedi,
26:13dans la livraison de samedi,
26:15et il va annoncer
26:17l'arrêt du conflit
26:17très vite.
26:18C'est d'ailleurs
26:18ce qui s'est passé.
26:19Parce qu'en réalité,
26:20personne ne peut se permettre
26:22dans cette affaire
26:22qu'il a mis la mariée.
26:23Qui que ce soit
26:24ni les Iraniens,
26:25ni les pays du Goff,
26:26ni la Chine.
26:26Qui n'ont intérêt.
26:27Voilà.
26:27Qui a un intérêt au conflit.
26:29Le seul truc qui explique...
26:29Sauf les habitants iraniens
26:30qui sont servis.
26:31Voilà, c'est ça.
26:31Et malheureusement,
26:32ils risent d'être un peu sacrifiés.
26:34Le but de guerre,
26:34c'est quand même
26:35la question nucléaire
26:36par rapport à l'Iran.
26:37C'est ce qu'il dit
26:39le vrai sujet.
26:40Et le vrai...
26:41Confusion du...
26:42Le vrai enjeu
26:43pour les Etats-Unis,
26:45c'est quand même
26:46de gérer cette menace
26:47avec Israël
26:48et de la traiter
26:49correctement.
26:50Oui, avec une divergence
26:50de point de vue d'ailleurs
26:51sur le but de guerre.
26:52C'est pas à fait le même...
26:53Bon, voilà.
26:54Donc, si ça,
26:55si ça,
26:56c'est géré,
26:58voilà.
26:59Alexandre, en dix secondes,
27:01court ou pas court
27:01pour des raisons
27:02qu'on évoque
27:02qui ne sont pas liées
27:03qu'à la guerre,
27:05qui sont liées
27:05à une stratégie,
27:06à l'idée qu'il faut
27:07que l'économie continue
27:08à se développer
27:09et que là,
27:09elle est tout d'un coup
27:09à l'arrêt.
27:11Moi, je ne suis pas
27:11expert en géopolitique.
27:12En laissant les Iraniens
27:12sur le bas de là.
27:14Je ne suis pas expert
27:14en géopolitique,
27:16plutôt en relations sociales
27:18dans l'entreprise.
27:19Le fait est que je rejoins
27:20assez Jean-Christophe
27:21et pour des raisons
27:22que Jean-Christophe
27:23vient d'évoquer.
27:26Il y a des facteurs
27:26qui sont clés pour moi.
27:27Il y a la temporalité,
27:28on vient de l'évoquer.
27:29Il y a aussi la perception.
27:32Perception à laquelle
27:35Trump a répondu
27:36en donnant un message
27:37au marché très volatil
27:38de l'énergie
27:39en annonçant
27:40que cette guerre
27:41n'allait pas durer.
27:42Je pense qu'on va la gagner
27:44et elle ne va pas durer.
27:45On est sur le terrain
27:46de la perception.
27:47Et sur le terrain
27:47de la perception,
27:48je rejoins Marine,
27:49la perception de l'État français
27:51est aujourd'hui
27:53assez bonne et assez forte,
27:54ne serait-ce que par
27:56l'envoi du porte-avions
27:58en Méditerranée
27:59et le sommet
28:01sur le nucléaire
28:02qui se tient ce jour
28:04qui est essentiel
28:05dans le contexte
28:05que l'on vient de rappeler.
28:06Avec un discours
28:07du président de la République
28:08fort à l'occasion
28:09de ce grand rassemblement
28:12autour des enjeux
28:13du nucléaire.
28:13Merci Marine Balançard,
28:14directrice générale
28:15d'Arizeal
28:15qui voulait prendre la parole
28:16et qui s'est exprimée
28:17sur la place de la France.
28:19Merci à vous Jean-Christophe
28:20Sibéras,
28:21vous êtes le fondateur
28:22et le président
28:22de New Bridge.
28:23Merci d'être...
28:24New Bridges.
28:25À chaque fois,
28:25vous m'avez repris
28:26et j'attendais
28:27que vous repreniez
28:28Alexandre Lamy,
28:29avocat en droit social
28:30et le think tank Neos.
28:32Allez voir les travaux
28:33produits par Neos.
28:34Merci à vous,
28:35merci à Nicolas Juchat,
28:36merci aux équipes,
28:36merci à Pierre Loup
28:37à la réalisation,
28:38merci à Paul Hausson,
28:39merci à vous
28:39qui nous regardez.
28:40Merci, à très bientôt.
28:41Sous-titrage Société Radio-Canada
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