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Jeudi 11 juin 2026, retrouvez Anne-Sophie Chéron (ingénieure, psychologue clinicienne, Cabinet Reversens), François Quintreau (secrétaire, Solidarités Nouvelles face au Chômage (SNC)), Rebecca Renverseau (cofondatrice et directrice des opérations, Tomorrow Theory) et François Hubert (Avocat en droit social) dans SMART JOB, une émission présentée par Arnaud Ardoin.
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00:08Bonjour à tous, ravi de vous retrouver dans SmartJob, votre rendez-vous emploi RH Management,
00:12débat, analyse, expertise et vos rubriques habituelles évidemment.
00:15Bien dans son job, on va s'intéresser à l'anatomie d'une enquête interne,
00:19sa méthodologie et la manière dont elle doit être organisée.
00:22On en parlera avec Anne-Sophie Chéron, ingénieure psychologue clinicienne au cabinet Renversance.
00:28Le cercle RH, lutter et mettre fin au chômage de masse chez les jeunes avec un chiffre inquiétant.
00:34Le chômage des 15-24 ans a passé la barre des 21% annoncée par le ministre de l'économie.
00:40Sujet inquiétant, on en parlera avec François Quintreau, il est secrétaire bénévole de Solidarité Nouvelle Face au Chômage, SNC.
00:46Il est l'auteur d'un manifeste justement pour un emploi durable sorti il y a quelques jours.
00:51Il sera notre invité et puis nous serons avec Rebecca Ranverseau, directrice des opérations chez Tomorrow Theory.
00:57Et enfin, on terminera avec Fenêtre sur l'emploi, sur l'accueil des stagiaires.
01:01C'est bientôt la saison des stages, focus justement sur la responsabilité pénale des entreprises.
01:07On fera le point avec François Hubert, avocat en droit social et en droit du travail.
01:11Voilà le programme, tout de suite c'est bien dans son job.
01:26Bien dans son job pour parler des enquêtes internes.
01:29On en a déjà parlé sur ce plateau à travers une avocate qui était venue nous parler de ces sujets
01:34d'accompagnement.
01:35Et on accueille Anne-Sophie Chéron. Bonjour Anne-Sophie.
01:37Bonjour à vous.
01:38Très très heureux de vous accueillir. Vous êtes ingénieure, psychologue, clinicienne, cabinet Reversance.
01:42Parlons de ces enquêtes internes.
01:45D'abord, qu'est-ce que vous conseillez ?
01:48Il est utile de l'externaliser, commençons par les choses très sensibles, enquêtes internes,
01:53de cas de harcèlement, la RH est contactée.
01:56Est-ce qu'il est plus simple d'externaliser ?
01:59Alors, effectivement, les enquêtes sensibles, c'est-à-dire où les faits rapportés peuvent être assez graves
02:05ou impacter, disons, des personnalités haut placées dans l'entreprise
02:10ou avec déjà des antécédents, par exemple, sont souvent externalisées.
02:15Donc, effectivement, c'est une démarche qui est plus simple que de le faire en interne.
02:18Absolument.
02:19Dans votre étude que vous portez et que vous avez développée dans un communiqué de presse,
02:239 professionnels sur 10 impliqués dans des signalements de harcèlement dans les 24 derniers mois,
02:28l'étude que vous portez, je la trouve absolument extravagante, décoiffante.
02:33On voit, en fait, qu'on a une explosion de multitude de cas de harcèlement, de violence, de tension.
02:38Vous le constatez ?
02:39Oui, absolument.
02:40En fait, dans l'étude, ce qui est intéressant aussi, c'est le chiffre des 22%.
02:44C'est-à-dire qu'on a 22% des 2000 personnes interviewées
02:48qui expliquent qu'elles ont, en fait, été impliquées dans soit une enquête tous les deux mois,
02:54soit deux enquêtes par mois.
02:55Vous voyez ?
02:56Donc, ça fait quand même 350 personnes qui rapportent ce genre de volumétrie.
02:59Donc, effectivement, aujourd'hui, l'enquête interne, c'est devenu un sujet courant, finalement,
03:04pour les enquêteurs internes, c'est-à-dire les RH, les déontologues, les juristes, etc.
03:0986% des professionnels interrogés déclarent avoir traité, supervisé ou audité
03:12moins d'un signalement au cours des 24 derniers mois.
03:14Moi, je veux dire par là qu'on a l'impression que ce sont des cases isolées
03:17et que ce n'est pas vrai dans toutes les entreprises.
03:19J'ai le sentiment, en fait, que ces sujets de violence, de harcèlement sexuel, moral
03:24et tout autre sujet, est en train d'être une véritable lame de fond dans les entreprises.
03:29Et c'est ce que vous constatez.
03:30Et j'imagine que vous êtes débordé par les demandes d'enquête.
03:33Oui, absolument.
03:34En fait, nous, on a aussi la même courbe de croissance que celle des entreprises,
03:38puisqu'ils externalisent une partie.
03:39Et donc, on suit aussi l'augmentation de la volumétrie des prestations externalisées.
03:46Comment vous expliquez qu'il y a une telle augmentation de ces sujets ?
03:50On a le sentiment qu'on a beaucoup légiféré.
03:53Il y a des lois qui encadrent sur le harcèlement sexuel, le harcèlement moral.
03:56Comment vous l'expliquez ?
03:58Je dirais qu'il y a deux sujets, en fait.
04:00Il y a à la fois des canaux dédiés dans les entreprises pour remonter les signalements éthiques,
04:05donc depuis notamment la loi Sapin, voilà, 2016, on en avait parlé juste avant.
04:08Mais il y a aussi un sujet d'augmentation, je pense, du nombre de situations,
04:13qui est lié, à mon avis, à la dégradation du lien.
04:16Le lien, c'est le faire ensemble dans l'entreprise.
04:19Le lien, il faut savoir que c'est le premier facteur de protection de la santé mentale au travail.
04:23C'est-à-dire qu'à partir du moment où vous faites ensemble,
04:26même si dans le faire, vous avez des aléas, de l'augmentation de charge,
04:30quelqu'un qui n'est pas là, eh bien, le ensemble va protéger.
04:33Et donc, à partir du moment où, enfin, ce qui se passe aujourd'hui, en fait, finalement,
04:38c'est que le lien est de plus en plus attaqué dans les entreprises.
04:41On a de moins en moins de temps à lui consacrer.
04:42Clairement. Numérique, IA, isolement, télétravail ?
04:46Oui, télétravail, parce que le télétravail attaque les espaces interstitiels.
04:49L'espace interstitiel, c'est les 30 secondes qu'on passe dans l'ascenseur avec quelqu'un
04:53quand on monte à son bureau.
04:55C'est le temps où on arrive en avance en réunion.
04:57Et le lien, le faire ensemble, se nourrit de ça.
05:00Donc, à partir du moment où le lien, finalement, on a moins de temps à lui consacrer,
05:04eh bien, il va moins jouer son rôle de protection de la santé mentale au travail.
05:08Et il peut même devenir nocif.
05:09C'est-à-dire que, eh bien, quelqu'un qui a moins de temps à consacrer au lien
05:14va se retrouver dans une situation, par exemple, de ne pas dire bonjour
05:17ou de faire un recadrage par mail un peu dur,
05:20alors que s'il avait pris le temps du lien, il l'aurait prévenu à l'oral avant.
05:24Et les choses se seraient passées tout autrement.
05:26Oui, exactement.
05:27Il y aurait un dialogue qui aurait été engagé,
05:29qui n'aurait pas empêché un mail de recadrage,
05:31mais du coup, il y aurait eu un espace d'échange avant.
05:34Je m'autorise, ça fait écho avec l'affaire Liana,
05:36où on découvre qu'un certain nombre de dossiers n'aboutissent pas,
05:39ne sont pas vraiment traités.
05:41On voit aussi que sur les dossiers qui sont considérés
05:43comme des dossiers d'enquête, de harcèlement, de cyberharcèlement,
05:47en fait, la moitié seulement aboutissent.
05:49Le reste, quoi, il n'aboutit pas parce qu'on n'a pas le temps de les traiter
05:51ou c'est, en fait, il y a eu une exagération, un mensonge.
05:55Qu'est-ce qu'il fait ? Il y en a 50% qui disparaissent.
05:57Alors, c'est pas parce qu'effectivement,
05:59le chiffre, c'est que 41% des personnes interviewées déclarent
06:02que moins d'un signalement sur deux aboutit à une enquête.
06:04C'est ça.
06:04Ça ne veut pas dire que l'entreprise ne fait rien.
06:06Elle va peut-être faire un plan d'action, une médiation, un recadrage,
06:11mais sans faire d'enquête.
06:13Donc, ça veut dire qu'on a un risque que le plan d'action,
06:15il agisse, mais il ne soit pas suffisamment ciblé.
06:17Alors, pourquoi est-ce que c'est comme ça ?
06:19C'est, en fait, il y a trois obstacles qui sont rapportés dans le sondage.
06:21Il y a un sujet de méthode.
06:2337% expliquent, en fait, l'absence de méthode
06:26ou le manque de robustesse de la méthode sont un frein au lancement de l'enquête.
06:30Il y a un sujet de charge de travail,
06:31parce que vous l'avez dit, il y a une augmentation de la volumétrie.
06:33Donc, 29% déclarent que la charge de travail RH,
06:38notamment enquêteur interne, est un sujet de frein.
06:39Et le dernier frein, c'est le manque de formation des enquêteurs internes.
06:43D'où la tentation, je dirais presque, pour plus d'efficacité,
06:47d'externaliser, même pour des raisons de confidentialité,
06:50puisqu'en fait, les enquêtes internes faites en interne,
06:52il y a parfois des fuites, parfois des pressions.
06:54Ça peut être fait par les élus syndicaux, me semble-t-il.
06:58Là aussi, il y a des risques de fuite.
06:59Qu'est-ce que vous préconisez ?
07:01Effectivement, du coup, il peut y avoir une externalisation des enquêtes.
07:04C'est sûr que ça assure une confidentialité extrêmement importante de l'enquête.
07:10Oui, tout à fait.
07:11Ça peut être...
07:14C'est ce qu'on voit, en tout cas, aujourd'hui.
07:16Après, il faut voir, justement, ce que c'est qu'une enquête, en fait.
07:19Parce qu'une enquête, c'est un signalement qui peut faire 5 à 10 pages,
07:22mais qui peut aussi en faire 55.
07:23Ça peut être un plaignant, un mis en cause,
07:25mais ça peut être trois plaignants, deux mis en cause.
07:27Ça peut être 20 mails, mais ça peut être 140.
07:30Donc, effectivement...
07:31Le traitement des données...
07:32Voilà, exactement.
07:33Donc, il y a quand même une volumétrie et une complexité qui est importante
07:36et qui, en tout cas, quand c'est en interne, est assurée par des gens
07:39dont ce n'est pas 100% le métier.
07:41Dont l'importance de le donner à des professionnels
07:43et pour garantir la méthodologie et la confidentialité.
07:46Anne-Sophie Chéron, merci d'être venue nous rendre visite.
07:48L'étude, on la trouve chez vous.
07:50Oui, tout à fait, sur le site www.reversance.fr.
07:53Étude complète, extrêmement détaillée,
07:56par catégorie professionnelle, par hiérarchie,
08:00avec toutes les questions, évidemment, qui sont soulevées
08:02à travers le sujet qu'on a évoqué en quelques minutes.
08:04Merci de nous avoir rendu visite.
08:06C'est un vrai plaisir que vous êtes ingénieure
08:08et psychologue clinicienne chez Reversance.
08:10Merci d'être venue sur notre plateau.
08:12On tourne une page.
08:12Sujet éminemment important, le chômage des jeunes
08:15qui vient de passer les barres des 21% de demandeurs d'emploi
08:18entre les 15-24 ans, tranche des 15-24,
08:21avec une réaction immédiate d'ailleurs du ministre de l'Économie
08:23indiquant qu'il fallait agir.
08:25On en parle avec mes invités,
08:26et notamment avec Solidarité Nouvelle face au chômage
08:29qui a porté un manifeste justement pour lutter
08:32contre ce chômage des jeunes.
08:33On en parle, c'est tout de suite.
08:34C'est le Cercle RH.
08:47Le Cercle RH pour parler de l'emploi des jeunes,
08:50avec un chiffre inquiétant qui a été dévoilé
08:53par le ministre de l'Économie, 21,3%,
08:56c'est le taux de chômage des 15-24,
08:58qui a progressé et qui évidemment inquiète le gouvernement
09:01et au premier chef, le ministre de l'Économie,
09:04mais aussi le ministre du Travail.
09:05Que faire pour redonner et donner du travail à cette jeunesse,
09:09qu'elle soit peu, pas ou très diplômée,
09:12parce que c'est un vrai sujet, on parlera des NIT,
09:15comment faire ?
09:16Et est-ce que nous sommes sur la bonne voie
09:18pour permettre à cette jeunesse
09:20d'avoir un accès à un emploi digne et durable ?
09:22On en parle avec mes invités.
09:25Rebecca Ranverseau, ravie de vous accueillir,
09:27de vous réaccueillir, vous êtes déjà venue sur le plateau,
09:29cofondatrice et directrice des opérations chez Tomorrow Theory.
09:32D'un mot, Tomorrow Theory, dans ce sujet des jeunes,
09:35vous les accompagnez, vous les suivez ?
09:36On suit le futur du travail.
09:38On accompagne tout ce qui est, comme explodir RH,
09:41dans l'appropriation des nouvelles tendances,
09:43donc sensibilisation, signal faible,
09:45pour comprendre ce qui change le travail aujourd'hui et demain,
09:47et notamment ce qui change pour la nouvelle génération
09:50et comment les intégrer au mieux sur ce futur.
09:52La fameuse Jeanne Z.
09:54C'est exact.
09:54Merci d'être là, François Quintreau, ravi de vous accueillir.
09:57Vous êtes secrétaire bénévole, c'est important,
10:00vous y tenez, de Solidarité Nouvelle Face au Chômage.
10:03On a souvent accueilli sur ce plateau
10:05Solidarité Nouvelle Face au Chômage, SNC.
10:07Vous avez été le fondateur de la Fresque pour l'emploi
10:10et de l'emploi durable, responsable du projet Impact à la Massif,
10:12et, et vous l'avez devant vous, c'est intéressant,
10:14parce que je l'ai dépouillé,
10:16le manifeste pour le plein emploi durable,
10:19sorti le 5 juin, donc il y a quelques jours,
10:22le 5 juin 2026.
10:24Je me tourne vers vous,
10:26parce que vous lancez ce manifeste
10:27au moment où, pour le coup,
10:29le chômage des jeunes 15-24 progresse,
10:32dépasse la barre des 21%,
10:34pour le ministre de l'Économie, c'est inquiétant.
10:36Vous vous dites,
10:37il y a moyen d'inverser cette tendance,
10:38à condition, je suis désolé,
10:40en lisant votre manifeste,
10:41en faisant exactement l'inverse
10:42de ce qu'on fait aujourd'hui.
10:43Est-ce que je me trompe ?
10:45Disons qu'effectivement,
10:46on voit que la politique de l'emploi actuelle
10:50ne porte pas les fruits attendus
10:52par rapport à la baisse du chômage.
10:54De manière globale,
10:55depuis 40 ans,
10:55le chômage a progressé.
10:57On est passé de 7-5
10:58quand l'association SNC a été créée
10:59à plus de 8 maintenant.
11:01Alors, chez les jeunes, c'est pire,
11:02c'est plus de 21%, comme vous le disiez.
11:04Et effectivement, nous,
11:05ce qu'on propose ici,
11:06c'est un plan d'ici 2040,
11:08donc il faut quand même du temps long,
11:09pour arriver à 3% de chômage,
11:12donc le plein emploi,
11:12comme dans les années 60,
11:14y compris pour les jeunes.
11:15Emploi durable, vous le dites bien.
11:17Et durable, effectivement,
11:17le mot est important
11:18parce qu'effectivement,
11:20on souhaite intégrer à la fois
11:21les enjeux de la transition écologique,
11:24d'où la durabilité,
11:25mais aussi de la qualité de vie au travail.
11:28La qualité de vie,
11:29équilibre vie pro, vie perso.
11:30Et puis aujourd'hui,
11:31il y a 44% des salariés jeunes
11:33et moins jeunes
11:34qui se déclarent en mal-être professionnel.
11:35Je pense que c'est des indicateurs.
11:37Nous, ça intégré
11:38à notre boussole sociale
11:39dans le manifeste.
11:40On veut diminuer aussi
11:41ce type d'indicateurs.
11:42Juste d'un mot,
11:43parce que quand on parle des jeunes,
11:44c'est aussi vaste
11:45que lorsqu'on parle des journalistes.
11:47Il y a autant de journalistes
11:48qu'il y a de secteurs,
11:49de journaux,
11:51et c'est très vaste.
11:52Il y a des jeunes diplômés,
11:54très diplômés.
11:54Il y a des jeunes
11:55qui sont peu diplômés.
11:57Est-ce qu'on peut catégoriser
11:58comme ça les jeunes ?
12:01Sur le marché de l'emploi,
12:02on a tendance à catégoriser
12:03par génération, globalement.
12:05Alors, on est sur les 15-24.
12:06C'est les chiffres qui sont proposés.
12:07Et donc, on est plutôt
12:08sur une Gen Z,
12:10comme on les appelle
12:10sur le marché de l'emploi.
12:11Et donc, on catégorise
12:13la Gen Z
12:13comme la catégorisation
12:16des emplois,
12:17des jeunes
12:17qui arrivent
12:18sur le marché du travail,
12:19donc les nouveaux,
12:20et qui, du coup,
12:21font plus de bruit
12:23que l'ancienne génération,
12:24les millenials,
12:25quand ils arrivaient
12:26sur l'emploi.
12:27Et donc, on les catégorise
12:28par leur âge.
12:29Parce que, notamment,
12:30quand ils ont grandi,
12:31ils n'ont pas grandi
12:32de la même façon
12:32et avec le même rapport
12:33aux technologies,
12:34par exemple,
12:35sur comment on a grandi
12:36avec les réseaux sociaux
12:36et eux, comment ils grandissent
12:38avec l'IA, notamment.
12:39Et donc, leur rapport au travail
12:40avec leurs attentes
12:41par rapport au marché.
12:42Mais sur ce marché du travail,
12:43on l'évoque souvent
12:44sur ce plateau,
12:45il y a deux pôles
12:46qui sont impactés,
12:47les salariés 50 et plus,
12:49touchés,
12:49les femmes en particulier,
12:50et les jeunes.
12:51La France a un problème
12:53avec sa jeunesse ?
12:54Je pense qu'il y a
12:55une question
12:57en termes d'éducation,
12:59au sens où, effectivement,
13:00il y a quand même
13:00du décrochage.
13:01Et il y a un manque,
13:03je pense, de...
13:04On a fait une table ronde
13:05lors de la sortie
13:06du manifeste
13:06le 5 juin à l'ADEME.
13:08On avait invité
13:09le directeur des écoles
13:10d'Enedis,
13:11Alexandre Siné,
13:12et il nous disait,
13:13effectivement,
13:14ils vont recruter
13:15d'ici 2030
13:16près de 40 000 personnes.
13:17Et eux,
13:18ils accompagnent...
13:19Ils ont un gros départ.
13:20Ils ont un gros départ.
13:21Et puis,
13:22la décarbonisation
13:22fait qu'ils vont avoir
13:23une montée importante
13:24d'activité.
13:25Et pour lui,
13:26l'éducation,
13:27c'est essentiel.
13:27Et donner envie
13:28à des jeunes
13:29de se former
13:30dans des filières techniques
13:32vers ces métiers
13:33des électriciens,
13:34c'est essentiel.
13:34Et aujourd'hui,
13:35effectivement,
13:35il n'y a pas forcément
13:36d'équation
13:38entre les filières
13:39et les métiers
13:40de demain.
13:41Donc, nous,
13:41nos manifeste,
13:41c'est pour ça aussi
13:43qu'on s'appuie
13:44sur des chiffres
13:45de France Stratégie,
13:46de la Stratégie Nationale
13:47Baccarbone,
13:48du chiffre Project
13:48de l'ADEME
13:49pour pousser aussi
13:50à ce qu'il y ait
13:51une bonne corrélation
13:53entre les emplois
13:54de demain
13:54et les formations.
13:55Mais, tout à l'heure,
13:56j'ai mal posé ma question.
13:57Quand on lit votre manifeste,
13:58on voit qu'il y a,
13:59à travers ce sujet des jeunes,
14:00un débat de modèle économique.
14:03Parce que vous le soulevez,
14:04vous dites,
14:04il faut flécher
14:05sur l'économie sociale
14:05et solidaire,
14:06il faut régler le plein emploi
14:08parce que si on règle
14:09le plein emploi,
14:09c'est écrit dans le manifeste,
14:10on réglera la question
14:12des déficits.
14:12On voit bien
14:13que vous êtes
14:14dans un contre-modèle
14:15quand même
14:15sur cette proposition.
14:17Tout à fait.
14:18Donc là, effectivement,
14:19l'idée de soutenir massivement
14:21le monde associatif
14:22par une réforme fiscale,
14:24notamment du don
14:24aux associations,
14:26on a chiffré
14:27que ça permettrait
14:27de créer 500 000 emplois
14:28en France,
14:29dont effectivement
14:29beaucoup d'emplois
14:30pour des jeunes
14:31et notamment des jeunes
14:32peu diplômés
14:33et des jeunes
14:34en situation de handicap
14:35parce que c'est un peu
14:35le problème aussi
14:36de ces profils de jeunes
14:38qui ont du mal
14:39à s'insérer
14:40dans le tissu économique
14:41classique.
14:42C'est pour ça
14:43que le tissu associatif
14:44peut être un moyen
14:45à la fois intermédiaire
14:47pour très utile
14:48à leur insertion
14:49et en même temps,
14:51très utile aussi
14:52à faciliter,
14:54pour lever les freins
14:55à l'emploi
14:56de l'ensemble
14:56des jeunes.
14:57Ce qu'on considère
14:58et France Travail le dit,
14:59alors c'est pas que les jeunes
15:00mais globalement
15:01il y a 2 millions de personnes
15:02qui aujourd'hui
15:03ne trouvent pas un emploi
15:04non pas par rapport
15:05à leurs compétences
15:06mais par rapport
15:07à des freins périphériques,
15:08problèmes de logement,
15:09problèmes de mobilité,
15:10problèmes de santé,
15:10etc.
15:11Et ça concerne aussi
15:12les jeunes.
15:13Je posais la question
15:14à François Guintreau
15:15sur la France
15:17a un problème
15:17avec sa jeunesse
15:18mais j'inverse chez vous
15:18tout le mot aux théories,
15:20est-ce que les jeunes
15:20ont un problème
15:21avec le rapport au travail,
15:23le rapport à l'entreprise,
15:24le rapport à la manière
15:25dont je ne veux pas ressembler
15:27à ce qu'ont fait mes parents ?
15:28Est-ce qu'il y a de ça aussi
15:29au-delà des enjeux
15:30de diplôme et d'éducation ?
15:32Oui et non.
15:32En fait, quelque part,
15:33si on regarde bien,
15:34on a ce sujet
15:35sur chaque génération.
15:36Sur chaque génération
15:37qui arrive sur le marché
15:38du travail,
15:38on a la même dichotomie,
15:40c'est les jeunes
15:40ne veulent plus travailler
15:41ou ils veulent faire différemment,
15:43etc.
15:44La différence, en fait,
15:45c'est que la génération
15:45qui monte est toujours
15:46plus vocale
15:47que celle qui est déjà en place.
15:49Ce qui se passe
15:49avec la nouvelle génération,
15:51on dit de la Gen Z,
15:51c'est qu'on a tendance
15:52à se dire
15:52qu'ils ne veulent pas travailler
15:53ou alors ils veulent
15:54des jobs chiants.
15:55Mais le problème
15:56n'est pas qu'ils ne veulent
15:56pas travailler,
15:57c'est qu'en fait,
15:58ils veulent un équilibre
15:59vie pro-vie perso
16:00mais au-delà de ça,
16:01si on tire le trait,
16:02ils veulent un emploi durable
16:04et soutenable.
16:06Cognitivement,
16:06ça veut dire,
16:06en fait,
16:07je ne veux pas être épuisé
16:08quand je sors de ma journée
16:09et ne plus avoir rien à faire
16:10quand je rentre chez moi.
16:11Et donc,
16:12la promesse,
16:12en fait,
16:13pour moi,
16:13elle est à la fois sur
16:15qu'est-ce qu'on propose,
16:15nous, en tant que société,
16:16en tant que système,
16:17comme emploi,
16:18sur qu'est-ce qui a du sens,
16:20qu'est-ce qui donne envie d'aller,
16:21mais qu'est-ce qui est soutenable
16:22aussi d'un job
16:23où je ne vais pas m'épuiser.
16:24Et cette nouvelle génération,
16:25effectivement,
16:26elle ne veut pas refaire
16:27comme ses parents.
16:28Plutôt diplômée.
16:29Plutôt diplômée.
16:30Je vois qu'on parle d'énith
16:31plutôt diplômée,
16:32plutôt éduquée,
16:33qui dit,
16:33moi,
16:34si ce CDI ne me plaît pas,
16:35je claque la porte
16:35et je m'en vais.
16:36C'est cette génération-là.
16:37C'est cette génération qui dit,
16:38mais moi,
16:38je ne veux pas m'épuiser,
16:39en fait,
16:40à bosser pour quelqu'un d'autre,
16:41pour tel salaire,
16:42etc.,
16:42etc.
16:43Je veux mon équilibre.
16:44Donc ça,
16:45ce sont des jeunes diplômés
16:46qui,
16:46j'allais dire,
16:47peuvent avoir le choix.
16:48Parlons aussi de ces jeunes
16:55arrêtés à 14-15 ans
16:56et qui ne sont même plus
16:58dans des voies de garage,
16:58qui tiennent les murs.
16:59Comment on fait ?
17:01Là,
17:01il faut vraiment valoriser
17:02les filières techniques.
17:04Le CAP,
17:05nous,
17:06on a manifesté,
17:07on l'a co-écrit
17:07avec pas mal d'acteurs,
17:08dont les écoles Être,
17:10qui sont des écoles
17:11de la transition écologique
17:12qui forment les jeunes
17:13peu diplômés
17:14en rupture scolaire,
17:15souvent à des méniers
17:16très manuels.
17:17Et ça leur donne un sens
17:19et un métier.
17:20En plus,
17:20il y a des besoins
17:20sur le marché.
17:22Donc,
17:22tout simplement,
17:22il faut arriver à les chercher,
17:24à leur donner envie.
17:24à leur tendre la main.
17:25Il y a aussi les épides
17:26qui aident les jeunes
17:27dans leur reconversion professionnelle.
17:30Donc,
17:30tous ces acteurs
17:30sont essentiels
17:31par rapport à des jeunes
17:33peu diplômés
17:34et il y en a énormément.
17:35Je rappelle que les chiffres
17:36annoncés,
17:36c'est 21%,
17:37un peu plus de 21%,
17:38qui sont des chiffres inquiétants
17:39sur lesquels le gouvernement
17:40doit se pencher.
17:41Et vous nous évoquez
17:41sur ce plateau
17:42un 3% retour au plein emploi
17:44années 60.
17:46Le gap est gigantesque
17:47quand même.
17:48Oui,
17:48c'est pour ça
17:49qu'on propose quand même
17:51des transformations majeures.
17:53Il y a une première étape
17:54dans le manifeste
17:55entre 2027
17:57et 2031
17:59qu'on appelait
17:59le sursaut citoyen.
18:00Donc,
18:01vraiment,
18:01avec des conventions citoyennes
18:02autour du travail
18:03pour questionner tout ça
18:04de manière très démocratique.
18:06Et après...
18:07Oui,
18:07philosophiquement,
18:08qu'est-ce que le travail ?
18:08Pourquoi on y va ?
18:09Voilà,
18:09on propose un pacte civique
18:11donc ça rejoint...
18:12C'est pas de l'économie,
18:12là,
18:12c'est vraiment ce qu'il...
18:13Un pacte civique
18:14autour du travail.
18:14Comment faire vivre
18:16nos valeurs républicaines,
18:17liberté, égalité, fraternité
18:18dans le travail au quotidien ?
18:20Et comment repenser
18:21nos organisations,
18:22repenser même
18:23les écarts de rémunération,
18:24plein de choses
18:24qui sont essentielles
18:25pour qu'on fasse
18:27de l'intergénération
18:28du lien de la fraternité
18:29aussi dans les entreprises ?
18:31Parce qu'on parle des jeunes
18:32et je voulais le redire,
18:32il y a aussi au bout
18:33de la chaîne
18:33des seniors,
18:3550 et plus,
18:35qui sont dans une galère.
18:37SNC, évidemment,
18:38a fait un manifeste
18:39sur les jeunes
18:39mais a travaillé
18:40sur ces questions
18:40des plus de 50.
18:41Et on accompagne
18:43beaucoup de seniors aussi.
18:44Ah oui,
18:45des gens qui n'arrivent pas
18:46à retrouver un emploi
18:47malgré leurs compétences
18:48et leurs diplômes.
18:49Le travail,
18:50parce que c'est aussi
18:51l'intérêt de
18:52Toumourou Théorie,
18:53ce qu'on appelle
18:54le travail aujourd'hui,
18:55j'ai le sentiment
18:55qu'il y a une grande partie
18:56de jeunes
18:58qui préfèrent créer
18:59leur boîte,
18:59qui préfèrent être indépendants,
19:01qui ne veulent pas avoir
19:02de lien de subordination.
19:03Est-ce que c'est une minorité
19:05ou est-ce que c'est
19:05un phénomène
19:06qui s'amplifie
19:07à travers vos études
19:08et votre observation ?
19:09C'est quelque chose
19:10qui s'amplifie
19:10et qui va continuer
19:11de s'amplifier.
19:12En fait,
19:12quand on regarde
19:13comment est structurée
19:15la société,
19:16on a l'économie primaire,
19:17secondaire, tertiaire
19:18et on est en train
19:19de vivre un basculement
19:20par rapport,
19:20on en discutait tout à l'heure,
19:21aux polycrises.
19:22Donc on a l'IA,
19:23on a le social,
19:24on a l'environnement,
19:25on a la démographie,
19:26etc.
19:27Le Covid,
19:28une trentaine selon
19:28le World Economic Forum
19:29mais en fait,
19:30ces polycrises
19:30vont amener
19:31à un changement d'économie.
19:32Donc ce qu'on va appeler
19:33le quaternaire.
19:34Et le quaternaire,
19:39quand on forme ces jeunes,
19:40il faut leur donner
19:41une cartographie
19:41des métiers
19:42qui vont être transformés
19:43et autres.
19:43Pour autant,
19:44on n'a pas de boule de cristal
19:45mais ce qu'on voit,
19:46c'est que le rapport au travail,
19:48la définition du travail,
19:50la norme du travail
19:51est en train de changer.
19:52Aujourd'hui,
19:53on est catégorisé,
19:54c'est vous êtes en travail
19:55ou vous êtes au chômage.
19:57Et en fait,
19:57demain dans le quaternaire,
19:58la question à se poser,
19:59c'est vous en êtes où ?
20:00Vous êtes en emploi,
20:01vous êtes au chômage,
20:02vous êtes en évolution,
20:03vous êtes en apprentissage,
20:04vous êtes en création d'entreprise.
20:05Exactement.
20:06En fait,
20:09société,
20:10même un individu
20:11qui ne travaille pas
20:11et qui ne veut pas dire
20:12qu'il n'a pas de valeur
20:13pour la société.
20:14Et c'est tout ce système
20:15qu'on doit redéfinir
20:16de qu'est-ce que ça veut dire
20:18le travail pour une société,
20:19comment on apporte de la valeur
20:20à travers non plus uniquement
20:22vendre ou acheter
20:23ou produire,
20:24mais aussi prendre soin,
20:26former,
20:27créer du lien.
20:28Et donc,
20:28c'est tout un système
20:29qu'on doit reconstruire
20:30et l'avantage,
20:31c'est que le chômage
20:32est une création
20:33de notre structure
20:34du 21e siècle
20:35et que tout ce qu'on a fait,
20:36on peut le décréer.
20:37Exactement.
20:37Donc,
20:38à nous,
20:38à plus grande échelle aussi,
20:40de revoir notre rapport
20:41au travail,
20:41notre définition du travail.
20:43Quelle est votre expérience
20:44à ça dans vos oreilles, ça ?
20:45Non, non,
20:45mais ça,
20:45ça résonne parfaitement.
20:47C'est une multiplicité.
20:48Et ce qu'on peut dire
20:49sur le chômage aussi,
20:50alors ce chômage,
20:51c'est une période difficile
20:52pour les personnes,
20:54c'est évident,
20:54c'est une période de deuil
20:55par rapport à son ancienne activité
20:57et une période de crainte.
20:58Mais effectivement,
20:59c'est aussi une période
21:02de renouveau finalement
21:03et de questionnement
21:04par rapport à son avenir professionnel.
21:05Les bénévoles de SNC,
21:06c'est ce qu'on fait tous les jours,
21:07c'est-à-dire qu'on écoute
21:08pour comprendre
21:10les envies profondes
21:12des personnes
21:12qu'on accompagne
21:13et les amener
21:14à cheminer
21:15vers ce qu'ils aimeraient faire.
21:16Et c'est pour ça
21:17qu'on a créé
21:18la fresque de l'emploi durable
21:19pour montrer le lien
21:20entre effectivement
21:23des situations personnelles
21:24qui ne sont pas simples
21:26et puis
21:26des évolutions des emplois
21:28et comment
21:29on s'accompagne mutuellement
21:30parce qu'il y a beaucoup
21:31le lien,
21:31c'est aussi la rencontre
21:33entre des individus
21:35pour échanger,
21:36s'écouter
21:36et ensemble
21:37cheminer vers une société
21:38du coup justement
21:39plus durable.
21:40François Quintreau,
21:41pour ceux qui veulent
21:41devenir bénévoles
21:42et s'engager
21:42parce que c'est intéressant,
21:43vous cherchez des bénévoles.
21:45Énormément
21:45parce que là forcément
21:46comme le chômage monte,
21:47les demandes d'accompagnement
21:49sont en train d'augmenter
21:50de manière très importante.
21:51Il faut pouvoir répondre
21:52à ces demandes.
21:52Et on a besoin de bénévoles,
21:54c'est indispensable
21:55et c'est un bénévolat
21:56en plus riche en sens utile
21:58et en termes de compétences
22:00soft skills
22:01comme on dit
22:01qu'on développe,
22:03le bénévolat SNC
22:05c'est énorme,
22:05c'est qualité d'écoute,
22:06de coopération,
22:07d'ouverture à l'autre,
22:08d'acceptation de la gravité
22:11et de lien.
22:12Et ensuite,
22:12moi qui travaille,
22:14c'est clair,
22:14ce bénévolat
22:15m'a beaucoup apporté
22:16même à titre professionnel.
22:17François Quintreau,
22:18l'adresse www.snc.asso.fr
22:21www.asso.fr
22:22pour ceux qui veulent s'engager,
22:24qui ont du temps
22:24et qui veulent aussi partager
22:25des compétences,
22:26de l'écoute,
22:27de la bienveillance.
22:29Merci d'être venu nous rendre visite,
22:30ce manifeste est disponible.
22:315 juin,
22:32il est sorti il y a quelques jours,
22:33manifeste
22:34pour le plein emploi durable,
22:35il est tout chaud
22:36et il est très intéressant
22:38sur le plan de son modèle
22:39ou son contre-modèle
22:40puisque c'est de ça
22:41dont il est question.
22:42Merci,
22:42chère Rebecca Ranverseau,
22:44Tomorrow Theory,
22:46directrice des opérations
22:47avec un travail
22:48d'expertise,
22:49d'études,
22:49d'observations
22:50de ce monde du travail.
22:52Merci à vous deux,
22:53merci de nous avoir rendu visite.
22:54On termine notre émission
22:54avec un sujet assez sensible,
22:56d'ailleurs la place des stagiaires
22:58puisque c'est les premiers pas au travail
23:01avec des encadrements juridiques,
23:03des risques d'accident,
23:04on en parle,
23:04c'est Fenêtres sur l'emploi
23:05et c'est tout de suite.
23:18Et on termine notre émission
23:20avec Fenêtres sur l'emploi
23:21pour parler de la responsabilité pénale
23:24des employeurs.
23:24Alors c'est un mot qui fait peur
23:26et on va essayer de le centrer
23:27sur leur responsabilité particulière
23:30à l'égard des stagiaires.
23:31Oui,
23:31parce qu'on va bientôt rentrer
23:32dans la saison des stagiaires.
23:34On en parle avec vous François Hubert,
23:36ravi de vous accueillir.
23:37Merci pour votre invitation.
23:38Vous êtes avocat en droit social,
23:40cabinet Voltaire.
23:41On avait fait un focus
23:43il y a quelques mois
23:44sur justement cette responsabilité
23:46pénale des employeurs.
23:47Mais là on va essayer
23:48de resserrer un tout petit peu
23:49le sujet sur les stagiaires.
23:51On a vu ce fait d'hiver tragique
23:52de ce jeune qui roulait
23:53et qui conduisait un Fenwick,
23:55c'est-à-dire un chariot élévateur
23:57et qui a perdu la vie
23:59dans des conditions dramatiques.
24:01il était en stage.
24:02Est-ce que sur cette responsabilité
24:04pénale des employeurs,
24:05on a une responsabilité supplémentaire
24:07lorsqu'on accueille un stagiaire ?
24:10Alors effectivement,
24:11on regarde,
24:12sur ce fait d'hiver,
24:14sauf erreur,
24:14la procédure est toujours en cours.
24:15Mais quoi qu'il en soit,
24:17l'employeur,
24:18effectivement,
24:18quand l'accueil des élèves
24:20de seconde,
24:20puisque c'est ça
24:21dont il est question,
24:22dans le cadre de ce qu'on appelle
24:23une séquence d'observation
24:24d'une durée de deux semaines,
24:26il y a une vigilance
24:27effectivement particulière
24:28à avoir puisqu'on est devant
24:30un jeune public,
24:31si je puis dire,
24:32qui commence à découvrir
24:34les réalités économiques
24:35et professionnelles
24:37et justement aussi
24:38les mesures de sécurité
24:39qui ont vocation
24:40à être respectées
24:41quelle que soit l'activité
24:42de l'entreprise.
24:42Alors attention,
24:43on parle bien des stagiaires
24:44parce qu'il y a eu un grand débat
24:45sur les alternants
24:46dans les métiers techniques
24:47à qui on disait
24:48tu ne montes pas sur l'escabeau,
24:49tu ne changes pas l'ampoule.
24:50On ne parle pas d'eux,
24:51on parle bien de ces jeunes stagiaires
24:53de seconde ou de première.
24:54Tout à fait.
24:55Donc ces stagiaires
24:56ne sont là que pour observer ?
24:58En principe,
24:59voilà,
24:59c'est le terme utilisé.
25:00Il faut bien distinguer
25:01effectivement les apprentis
25:03des élèves de seconde
25:05en séquence d'observation
25:07où on est sur des réglementations
25:09relativement distinctes.
25:10D'ailleurs,
25:10les dispositions
25:11de la réglementation
25:12ne sont pas forcément
25:13les mêmes
25:14même si on retrouve
25:15quelques,
25:15je dirais,
25:16grandes lignes
25:18notamment sur les travaux
25:19dangereux
25:19qui sont interdits
25:20aux mineurs.
25:21Vous,
25:22le praticien,
25:22il y a une jurisprudence
25:24sur cette question des stagiaires ?
25:25Il y a eu des accidents ?
25:26Il y a eu des drames ?
25:27Il y a eu des choses difficiles
25:27qui ont construit
25:28une jurisprudence ?
25:29Alors,
25:30malheureusement,
25:31à ma connaissance,
25:32il n'y a pas de jurisprudence
25:33précise en la matière,
25:34du moins s'agissant
25:35des élèves en seconde
25:36dans le cadre
25:37d'une séquence d'observation
25:38puisque la séquence d'observation
25:40pour ces élèves-là
25:41est d'origine très récente,
25:44intervient depuis 2024.
25:45Après,
25:45au regard de la jurisprudence,
25:47vous avez des cas
25:47d'élèves en stage
25:49ou en contrat d'apprentissage
25:51qui ont pu faire l'objet
25:52malheureusement
25:52d'accidents du travail,
25:53notamment avec des conséquences
25:55quelquefois dramatiques
25:56pour eux.
25:57Qu'on se le dise,
25:58l'avocat que vous êtes
25:59qui conseillait les entreprises,
26:00vous leur dites quoi
26:00à ces entreprises
26:01qui vous disent
26:02je vais avoir à accueillir
26:03une cinquantaine de stagiaires
26:04disséminés sur plusieurs sites.
26:07Quels sont les conseils ?
26:08Quelle est la boîte à outils
26:09que vous leur transmettez ?
26:10Alors,
26:11premier outil,
26:13je dirais,
26:13c'est tout d'abord
26:14de formaliser
26:15une convention
26:16avec les responsables légaux
26:18de l'élève
26:19et de l'établissement scolaire
26:22avec la définition
26:23dans le cadre
26:23de cette convention
26:24des modalités
26:26de cette séquence
26:27d'observation
26:27sur la durée du travail,
26:30sur le lieu du travail.
26:32Vous dites durée du travail,
26:33on doit quand même
26:34cadrer le temps
26:35de présence de l'élève.
26:36Oui,
26:36parce qu'après vous avez,
26:37alors c'est là
26:37toute la difficulté
26:39je dirais de l'exercice,
26:40c'est qu'on est normalement
26:40sur des élèves
26:41qui sont toujours
26:42sur le stagiaire
26:42scolaire
26:43mais pour lesquels
26:44on applique quand même
26:45le code du travail
26:45hors rémunération,
26:46pas de rémunération ?
26:47Pas de rémunération
26:48sauf gratification
26:49on va dire bénévole
26:50de l'entreprise
26:51mais elle n'est pas tenue
26:52en tout cas
26:52dans ce cadre-là
26:53de rémunérer
26:55les stagiaires.
26:56Donc,
26:56on considère
26:56qu'il est sur un temps
26:57de travail détaché
26:59de la scolarité,
27:00il bénéficie quoi ?
27:01D'une carte de cantine,
27:03il peut accéder
27:03au repas de la cantine
27:04parce que c'est des sujets
27:05que les parents posent ?
27:06Oui,
27:06il peut bénéficier
27:08de ses avantages
27:09comme tout autre salarié.
27:10Gratuit ?
27:12En tout cas,
27:14il n'y a pas d'interdiction
27:15à le faire ainsi
27:16en tout cas.
27:17D'accord,
27:17c'est un vrai sujet,
27:1850 stagiaires
27:19disséminés
27:19sur un groupe
27:21industriel
27:21ou de communication,
27:22c'est un coût
27:23pour l'entreprise quand même ?
27:24C'est un coût
27:24de temps aussi
27:25puisque c'est
27:26parmi les autres éléments
27:28à prendre en compte
27:28pour l'employeur,
27:29c'est de prévoir aussi
27:30un tuteur
27:31pour chaque élève
27:33concerné
27:33et l'importance
27:34de ce tuteur
27:35qui doit être
27:35en principe formé
27:36ou en tout cas
27:37sensibilisé
27:38à l'accueil
27:38des mineurs
27:40puisque c'est ça
27:41dont il s'agit
27:42en particulier
27:42pour les élèves
27:43de seconde
27:44et que celui-ci
27:45soit justement
27:47sensibilisé
27:47à l'interdiction
27:48de les faire travailler
27:49et en particulier
27:50de les exposer
27:51à des situations
27:52à risque
27:53auxquelles ils ne devraient
27:54pas l'être
27:54puisque encore une fois
27:55on est sur des séquences
27:56d'observation
27:56où ils peuvent
27:58poser des questions
27:59aux salariés
28:00qu'ils rencontrent
28:00dans l'entreprise
28:01ou participer
28:02à des démonstrations
28:02mais bien évidemment
28:03sans participer
28:04sans agir
28:05sans agir
28:05concrètement
28:06observation
28:06vous avez fait d'ailleurs
28:08et vous avez organisé
28:08un focus
28:09sur ce sujet
28:10qui est un décryptage
28:10opérationnel
28:11votre cabinet
28:12va présenter
28:14tous ces sujets
28:14que vous venez de nous présenter
28:15de manière très digest
28:16et répondre à toutes les questions
28:17merci d'être venu nous rendre visite
28:19François Hubert
28:19avocat en droit social
28:21droit du travail
28:22au cabinet Voltaire
28:23dans lequel vous êtes associé
28:25merci de nous avoir
28:26rendu visite
28:27merci à vous
28:28merci de votre fidélité
28:29merci à toute l'équipe
28:30Léa évidemment
28:31Nicolas Juchal
28:31incontournable
28:32merci à Charles
28:33à la réalisation
28:34merci à Paul
28:34au son
28:35merci à vous
28:36évidemment
28:36vous qui nous regardez
28:37et qui nous êtes fidèles
28:39je vous dis à très très bientôt
28:40bye bye
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