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Lundi 27 juillet 2026, retrouvez Jean-François Chaury (Directeur General, Advenis REIM), Paul Gaudry (Relations investisseurs, Responsable Private Wealth, APAX BY SEVEN2) et Yves Mazin (Président, CNCGP) dans SMART PATRIMOINE, une émission présentée par Nicolas Pagniez.
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00:08Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Smart Patrimoine.
00:10Smart Patrimoine, l'émission qui vous accompagne dans la compréhension mais aussi le décryptage des tendances et des actualités du
00:15secteur de la gestion de patrimoine.
00:16Une émission spéciale aujourd'hui tournée au sommet du patrimoine et de la performance où nous allons revenir sur trois
00:22enjeux clés du secteur de la gestion de patrimoine.
00:24Nous aurons le plaisir tout d'abord d'accueillir Paul Gaudry, responsable Private Health chez Apex by 7-2, avec
00:30qui nous évoquerons cette démocratisation à l'oeuvre dans le domaine du private equity.
00:35Quels sont les thèses d'investissement à l'heure actuelle d'Apex by 7-2 et comment est-ce qu
00:39'ils vivent cet épisode de démocratisation.
00:41Ce sera la première partie de l'émission.
00:43Nous aurons le plaisir ensuite de retrouver Jean-François Chory, le directeur général d'Advenice Reim,
00:47avec qui nous ferons le point sur la méthodologie mise en place par Advenice Reim pour ouvrir de nouveaux marchés.
00:54Advenice Reim qui notamment investit aujourd'hui dans l'Europe du Nord et les pays scandinaves.
00:59Nous reviendrons donc sur les critères d'éligibilité, ce sont selon lui pour investir dans des nouveaux pays et notamment
01:05des pays européens.
01:06Et puis dans la troisième partie de l'émission, nous recevrons Yves Mazin, le président de la CNCGP,
01:11à qui nous demanderons quels sont les grands enjeux à l'heure actuelle du secteur de la gestion de patrimoine.
01:15On parlera notamment d'intelligence artificielle, mais aussi de transmission d'entreprises,
01:20de transmission des cabinets de gestion de patrimoine.
01:23On en parle tout de suite sur le plateau Smart Patrimoine.
01:29Et vous êtes toujours sur le plateau de Smart Patrimoine, ici au sommet patrimoine et performance en fil rouge tout
01:35au long de la journée.
01:36Nous avons le plaisir d'accueillir à présent Paul Gaudry. Bonjour Paul.
01:39Bonjour Nicolas.
01:40Merci d'être avec nous. Vous êtes responsable Private Wealth chez Apex by 7-2.
01:44On va peut-être commencer par encore un peu de pédagogie sur Apex by 7-2.
01:48On connaissait Apex Partners, il y a eu un changement de nom, ça fait quand même un petit moment pour
01:52le moment.
01:53Mais est-ce que vous pouvez nous rappeler qui vous êtes et ce que vous faites ?
01:55Avec grand plaisir.
01:56Alors depuis 1972, vous connaissiez Apex Partners qui était un acteur pionnier du Private Equity en France.
02:02Et en effet en 2023, on a rebaptisé la société de gestion 7-2.
02:06C'est un petit clin d'œil à l'année de création 1972.
02:08Mais c'était surtout un cap pour acter notre européanisation tout en restant indépendant.
02:13Et pour vous resituer un petit peu qui nous sommes, on est une société de gestion toujours indépendante, toujours experte
02:20du Private Equity.
02:21Aujourd'hui, nous sommes une centaine de collaborateurs basés entre Paris, Milan, Munich et Amsterdam.
02:26Donc européenne, oui.
02:27Donc complètement européenne, je dirais même Europe continentale.
02:29D'accord.
02:30On gère aujourd'hui un peu plus de 5 milliards d'euros d'actifs sous gestion.
02:33Et nous accompagnons une trentaine de participations en France et en Europe désormais.
02:37Uniquement en Private Equity ?
02:38Uniquement en Private Equity.
02:39Ce qui nous caractérise, on n'est pas une plateforme multi-classe d'actifs.
02:43On ne propose pas de dette privée, pas d'infrastructure.
02:46On est vraiment un pur player du Private Equity.
02:48Et je dirais même un pur player du LBO, du buyout, le capital transmission.
02:52On voit de plus en plus le Private Equity se démocratiser auprès d'une clientèle de particuliers via aussi les
03:01conseillers en gestion de patrimoine ou les acteurs du Wealth Management.
03:05Comment vous, chez APAX by 7-2, vous vivez cette démocratisation du Private Equity ?
03:11Alors c'est une excellente question.
03:12Nous, cette démocratisation, on en parle depuis une petite quinzaine d'années chez APAX.
03:16D'accord.
03:16Puisqu'en réalité, depuis 2011, nous proposons nos fonds professionnels via des fonds nourriciers à une clientèle Private Wealth.
03:24Au début, c'était une offre, je dirais, très artisanale, qui ont géré 100% en interne pour une clientèle
03:28Friends & Family.
03:29L'offre, elle a beaucoup évolué.
03:31On a vu l'apparition de plateformes pour pouvoir externaliser, digitaliser, améliorer l'expérience client.
03:37On a vu l'apparition, je dirais, de fonds de fonds, parce que c'est un peu la jungle.
03:41Et ça peut permettre à l'investisseur de pouvoir trouver un produit packagé et on fait la sélection à sa
03:46place.
03:47Donc on voit que le marché s'est beaucoup professionnalisé.
03:50L'offre qu'on a aujourd'hui, très clairement, n'existait pas il y a encore quelques années.
03:54Donc le premier point, je pense, c'est l'apparition des fonds professionnels.
03:56Oui, dédié au retail, dédié à la démocratisation.
03:59Dédié au retail, vous avez parfaitement raison.
04:01Mais je pense sincèrement que le catalyseur de cette démocratisation, on le doit à la loi Macron, puis loi Pacte,
04:07puis l'industrie verte.
04:08D'accord.
04:09Là, très clairement, on a vu l'essor de nouveaux produits evergreen qui n'ont rien de nouveau en soi.
04:14Ce qui est nouveau, c'est qu'on puisse les loger dans les contrats d'assurance vie, étant l'enveloppe
04:17préférée des épargnants français.
04:18Et donc, c'est là où la démocratisation depuis, on va dire, 2020, elle s'est beaucoup accélérée sur notre
04:22marché.
04:23Aujourd'hui, quelle est la thèse d'investissement que vous avez, notamment en matière de private equity ?
04:28Alors nous, chez 7Tool, je dirais que nous avons un ADN qui est très simple à appréhender.
04:32On le disait en introduction, on est expert du private equity, on ne fait que du capital transmission.
04:36D'accord.
04:37Deuxièmement, je dirais que nous ne sommes pas un acteur généraliste, nous sommes spécialistes.
04:41D'accord.
04:42On investit exclusivement en B2B dans les secteurs de la tech et des services, dans les grandes méga tendances.
04:47Et le troisième aspect qu'il faut souligner, c'est que nous sommes actionnaires majoritaires au capital des sociétés que
04:52nous accompagnons
04:52pour pouvoir, aux côtés du management, actionner, on va dire, les bons leviers de création de valeur.
04:57Je vais vous challenger un peu, mais la tech, on en parle beaucoup sur les marchés cotés aux États-Unis.
05:01Dans le non-coté en Europe, il y a des cibles suffisantes ? Il y a suffisamment de cibles pour
05:05trouver, pour réaliser des transactions en Europe ?
05:08Énormément. Et je dirais que le secteur des logiciels, des softwares, de la tech, depuis déjà un certain cycle, ça
05:15a beaucoup intéressé les fonds de private equity.
05:17Le marché reste extrêmement profond. Ce qui est aujourd'hui intéressant en tant que fonds de private equity, c'est
05:22de regarder comment l'évolution,
05:24les grandes méga tendances vont ou pas impacter ce secteur-là. Je pense notamment à l'essor de l'IA.
05:28On le voit, l'IA qui a quand même massacré certaines valeurs boursières en ce début d'année 2026. Nous,
05:34on le voit aujourd'hui, quand on investit dans un logiciel,
05:37on est beaucoup plus regardant sur comment l'IA a un risque ou non d'impacter ou pas le business
05:42model.
05:43D'accord. Quand on analyse aujourd'hui, on passe le scan IA forcément ?
05:46Obligatoire. D'accord. Et nous, ce n'est pas du marketing, c'est que nous, on a vraiment structuré dans
05:50ce sens-là une équipe dédiée à l'IA chez nous.
05:52D'accord. Aujourd'hui, on a notre AI Squad. C'est une équipe de six personnes qui est portée par
05:57François Candelon, qui est associé au Capital.
05:59Et l'idée de cette équipe-là, c'est vraiment d'accompagner toutes nos sociétés. Et avant de faire le
06:04deal, de vérifier si la thèse sera « IA friendly ».
06:09Et donc là, en effet, on a une équipe dédiée à tous ces sujets. Pour faire simple, comment est-ce
06:14que l'IA va permettre aux sociétés tech de revoir leur offre ?
06:18D'accord. Quand vous êtes un CRM, comment est-ce que vous mettez de l'IA dans votre CRM ?
06:21Et quand vous êtes une société de service, comment l'IA peut vous aider, vous accompagner à optimiser vos process
06:26et avoir une efficacité à la fin de la journée qui soit plus importante ?
06:29Un mot toujours, on parle de retailisation. Le private equity subit des critiques quand même sur le sujet, notamment sur
06:37les rendements proposés,
06:39sur le fait que parfois ce qui est proposé aux particuliers n'est pas ce qui a été proposé aux
06:42institutionnels,
06:43ou surtout sur le fait qu'on est sur des investissements illiquides et que quand on s'ouvre aux particuliers,
06:50on peut laisser entendre qu'il y a une possibilité de liquidité au moins partielle.
06:54Qu'est-ce qu'on répond à ça sur ce sujet d'investissement en private equity ?
06:58Alors, beaucoup de questions dans votre question, mais pour essayer de vous donner un peu notre lecture,
07:03déjà sur le sujet de la liquidité, qui est peut-être le sujet dont on parlait ce matin d'ailleurs,
07:07d'une conférence très intéressante, le private equity est par définition illiquide.
07:13Lorsqu'on n'est pas capable de faire face à ce manque de liquidité, c'est une case active sur
07:17laquelle
07:17il y a peu de chances que vous soyez épanoui et que vous soyez complètement satisfait du résultat.
07:21Il y a ces fameux fonds evergreen dont nous parlions. Il faut tout de même rappeler qu'un fonds evergreen
07:25n'a pas une promesse totale de liquidité. On parle de semi-liquidité avec un raisonnement simple.
07:31Si tout le monde veut sortir au même moment, bien évidemment, il y aura des blocages.
07:34Donc là, il y a beaucoup de pédagogie. On voit que le private wealth...
07:36Il y a des gates de toute façon.
07:37Il y a des gates et les gates, rappelons-le, qui sont là pour protéger le porteur de part.
07:41Ce n'est pas une sanction.
07:42Mais la question, c'est souvent, est-ce que les particuliers qui investissent ont bien conscience
07:47que la liquidité n'est pas totale ?
07:49Alors, ils en ont de plus en plus. Je vais vous dire, parce que très souvent,
07:53ces fonds evergreen sont distribués via les assureurs-vie qui eux-mêmes, dans les avenants,
07:57dans le référencement de cette offre, mettent désormais, je dirais, des conditions beaucoup plus draconiennes.
08:02Et donc, normalement, entre l'assureur, le devoir de conseil de l'intermédiaire,
08:06le client est censé avoir une bien meilleure compréhension.
08:09D'accord.
08:10On va essayer de, non pas de travestir le sous-jacent, mais on va apporter une certaine forme de liquidité
08:14qui est très encadrée, les fameuses gates.
08:17Et donc, à un certain moment, si tout le monde veut sortir dans les proportions qui dépassent
08:20ce qui est possible de faire, on va devoir échelonner les demandes de rachat.
08:24Donc ça, c'est de plus en plus, on va dire, compris par le marché.
08:27Mais il y a encore beaucoup de pédagogie, je pense, également à faire.
08:29Donc ça, c'était pour la liquidité, effectivement, pour les investissements proposés.
08:33Donc on a aujourd'hui, on a la possibilité d'investir comme un professionnel aujourd'hui
08:36quand on est particulier ou quand on est professionnel de l'association de patrimoine
08:40et qu'on veut accompagner des particuliers.
08:42Complètement.
08:43Le charme aujourd'hui, c'est que vous pouvez investir aussi bien dans les fonds professionnels,
08:47des fameux fonds à appel, puis avec distribution.
08:50L'offre a beaucoup évolué.
08:51On se le disait depuis, nous, ça fait depuis 15 ans chez 7to qu'on propose des fonds nourriciers.
08:55Bien sûr.
08:56Alors, on s'est beaucoup digitalisés.
08:58On a mis en place une plateforme de souscription, de suivi, d'onboarding, de reporting.
09:01On a staffé des équipes pour pouvoir accompagner ce segment-là.
09:04Aujourd'hui, nous sommes quatre personnes typiquement chez 7to
09:06à accompagner l'écosystème B2B, CGP, banque privée, family office
09:10pour faire savoir ce que nous faisons et accompagner dans la durée de nos partenaires.
09:14Et en effet, vous avez raison.
09:16C'est qu'aujourd'hui, un client privé a toutes les armes, à armes égales, je dirais,
09:20pour s'intéresser aux non-cotés et se constituer un portefeuille extrêmement diversifié,
09:25digne d'un acteur institutionnel.
09:27Avant de se quitter, est-ce qu'il y a des actualités en ce moment chez APAX by 7to
09:31qu'on n'aurait pas évoquées à l'heure actuelle ?
09:33Écoutez, très rapidement, je profite d'être à l'antenne.
09:35On a, je dirais, deux actualités phares.
09:37La première, c'est que nous fermons à la levée de notre stratégie small cap,
09:41l'équipe 7to de développement, qui est dédiée aux PME françaises.
09:44Nous sommes ravis, puisque nous allons nous rapprocher dangereusement des 300 millions d'euros de levée en engagement.
09:50Le fonds, donc, le closing final aura lieu fin juillet.
09:53Le fonds est déjà déployé en quatre sociétés, donc 40% du portefeuille déjà constitué.
09:57Donc, c'est plus en termes de taille que le fonds précédent.
10:01Toujours un excellent message et dans un contexte de levée assez complexe,
10:05comme vous le savez, depuis quelques années.
10:06Et rapidement, sur notre FCPR-APO, ce fameux fonds Evergreen,
10:10que nous avons lancé fin 2020 en assurance vie française.
10:13Aujourd'hui, le fonds est totalement déployé.
10:15D'accord.
10:15Le fonds dépasse les 550 millions d'euros d'actifs sous gestion
10:18et référencé chez une dizaine d'acteurs en France.
10:21Donc, un immense merci à nos partenaires qui peuvent nous écouter.
10:23Une solution simple pour pouvoir s'exposer au LBO via les UC en assurance vie ou le PER.
10:29Merci Paul Gaudry, responsable Private Wealth chez APAX by 7to.
10:32Merci beaucoup.
10:33Et quant à nous, on se retrouve tout de suite en direct, en toujours, du sommet patrimoine et performance.
10:41Et vous êtes toujours sur le plateau de Smart Patrimoine, au sommet du patrimoine et de la performance.
10:45Nous avons le plaisir d'avoir été rejoint par Jean-François Chory.
10:49Bonjour Jean-François.
10:50Bonjour.
10:50Merci d'être avec nous.
10:52Vous êtes le directeur général d'Advenis Reim.
10:53On va essayer d'évoquer et d'essayer de comprendre ensemble comment une société de gestion peut prendre la décision
10:59ou non d'aller vers un nouveau pays, un nouveau territoire d'investissement.
11:03Et si on va évoquer ce sujet avec vous, c'est puisque au travers de la société Eden, vous investissez
11:08notamment dans l'Europe du Nord et la Scandinavie.
11:11Ce n'est pas des pays dont on entend parler tous les jours en matière d'investissement immobilier.
11:14Comment est-ce que vous prenez la décision d'ouvrir de nouveaux marchés ?
11:21Alors c'est une décision qui est réfléchie déjà, ce n'est pas un hasard, dans le sens où on
11:28a toujours et depuis l'origine de la création d'Advenis Reim,
11:32été chercher des investissements en Europe, puisque ça fait partie de notre ADN.
11:36On est sur trois SCPI aujourd'hui, Eurovalis, Elialis et Eden, qui sont effectivement investis 100% en Europe hors
11:42France.
11:43D'accord. Allemagne, Espagne et Europe du Nord, c'est ça ?
11:46Ce n'est pas une Portugale et maintenant Europe du Nord avec Eden, puisqu'on a investi en UK, en
11:50Irlande, en Hollande et maintenant en Finlande.
11:53Et à chaque fois, on le fait avec une logique de profondeur de marché. Je pense que c'est ce
11:57qui nous guide en premier.
11:59C'est une réflexion que l'on a en fonction de nos capacités de lever des fonds.
12:04D'accord.
12:05C'est bien de lever des fonds, mais il faut savoir les utiliser à bon escient et savoir effectivement aussi
12:10dans quel pays on va l'investir, dans quelle classe d'actifs, dans quel secteur d'activité.
12:14Mais avoir suffisamment de sélectivité dans le pays dans lequel on va investir pour pouvoir avoir une offre assez large,
12:20pour pouvoir bien sélectionner les actifs.
12:23Et aussi avoir une profondeur de marché assez importante ou suffisamment importante pour pouvoir se dire dans 5 ans, dans
12:2910 ans, si je veux vendre mon actif, à qui je vais le vendre ?
12:32Oui, d'accord. Est-ce qu'il y aura d'autres investisseurs ? Est-ce que dans 10 ans, il
12:35y aura toujours d'autres investisseurs sur ce marché ?
12:36Donc on regarde la profondeur de marché avant de regarder, je ne sais pas, la qualité du parc immobilier ou
12:40les locataires potentiels.
12:41Ça fait partie des critères aussi, la qualité du parc immobilier, bien entendu. C'est dans un deuxième temps pour
12:45moi.
12:46Mais après, en règle générale, maintenant, les constructions européennes se font de manière assez, on va dire, équilibrée, puisque les
12:52grands groupes de promoteurs sont européens, voire mondiaux pour certains.
12:56Et donc la qualité des cahiers des charges est assez similaire, même s'il y a forcément des différences.
13:00Mais ça, ça fait partie des éléments qui sont importants aussi.
13:03Mais avant toute chose, et nous, en tant qu'investisseurs et en tant que société de gestion qui investit l
13:08'argent de nos investisseurs et de nos associés,
13:10c'est important pour nous de savoir qu'on va pouvoir bien sélectionner les actifs.
13:14Et une fois qu'on a fait ça, c'est-à-dire sur la profondeur du marché, sur le volume
13:18de transactions, en fait, c'est de ce qu'on parle, c'est le volume de transactions,
13:21quels sont les investisseurs ? Je vais prendre un exemple, comme on évoquait la partie Nord-Europe et la partie
13:26Scandinave,
13:26qui est un parti, enfin en tout cas, une zone géographique un peu particulière, effectivement, une zone riche, une zone
13:33avec un PIB par habitant qui est assez élevé,
13:35économiquement stable, avec des dettes publiques assez basses, des taux de chômage assez bas,
13:39et donc un parc immobilier qui reflète un petit peu cette bonne situation économique de ces pays.
13:44D'accord.
13:45Et donc avec une certaine richesse et donc des taux aussi de rendement qui ne sont pas forcément les plus
13:51hauts du marché,
13:52parce que justement le parc immobilier et la situation économique est bonne.
13:56Ça veut dire qu'il y a moins de risques, peut-être aussi ?
13:58Alors ça fait partie des sujets potentiels de variations, effectivement, économiques qui sont peut-être un peu plus faibles,
14:04mais si on prend la Norvège, c'était le cas que je voulais évoquer,
14:07voilà, ça fait partie des pays qui sont compliqués en termes d'accès.
14:11Pourquoi ? Parce que c'est un pays très riche, accessoirement le fonds souverain norvégien est le fonds le plus
14:15riche au monde.
14:16Et donc 85%, si on prend les chiffres des dernières années, 85% des volumes de transactions se font entre
14:22Norvégiens.
14:23D'accord, donc il n'y a pas beaucoup de place pour des investisseurs étrangers.
14:24Donc quand vous n'êtes pas norvégien, déjà vous avez droit à 15%.
14:27Et quand vous regardez les 15%, il y a 10% qui sont chez les Suédois.
14:31D'accord.
14:31Et donc il ne reste plus que 5.
14:33Et là, il faut nous convaincre justement que les 5% restants sont intéressants alors.
14:36Voilà, ce n'est pas forcément ce que les autres ne veulent pas acheter.
14:39Donc ça, ça fait partie des pays qui sont un petit peu plus compliqués.
14:41Donc on va aussi regarder la capacité du volume d'investisseurs étrangers qui sont dans ces pays-là.
14:46D'accord.
14:47Donc la Suède est un peu plus ouverte, la Finlande est un peu plus ouverte, le Danemark aussi.
14:50Donc ça fait partie des pays qui peuvent nous intéresser.
14:53En tout cas, on a démarré par la Finlande, qui nous intéressent déjà en premier lieu.
14:57Et pourquoi la Finlande ? C'est parce que c'est la zone euro.
14:58Donc on n'a pas d'effet de change non plus sur la zone euro.
15:01Et donc ça, ça fait partie des critères d'investissement.
15:04Et en sachant que tous les acteurs de cette zone, donc ces 4 pays que j'ai cités,
15:10travaillent grosso modo sur les 4 pays en même temps.
15:12C'est-à-dire que tous les avocats, les cabinets, les entreprises, les brokers...
15:17D'accord.
15:17Tout le fait que c'est une région qu'on ouvre globalement.
15:19Grosso modo, c'est une région en fait qui travaille beaucoup ensemble et qui ont l'habitude de travailler ensemble.
15:23Donc pour nous, d'avoir un point d'entrée en Finlande, c'est aussi la capacité demain
15:28d'avoir un point d'entrée en Suède, au Danemark et potentiellement en Norvège un jour.
15:32Et donc ça, ça fait partie des points qui sont aussi importants.
15:34C'est que toute cette zone qu'on s'ouvre en allant là-bas.
15:37Vous avez déjà réalisé des acquisitions en Finlande peut-être, puisque c'est le pays que vous mentionniez ?
15:41Oui, deux acquisitions. On en a une troisième qui arrive bientôt, autour du 20 juillet.
15:46Je donne la date.
15:48Et donc ça, ça fait partie aussi des sujets qui sont importants pour nous.
15:51Parce que quand on va dans un pays, c'est soit parce qu'on a des équipes locales,
15:55ce qui est déjà le cas pour nous en Allemagne, en Espagne, Portugal et à Londres.
15:59On a aussi ouvert un bureau à Londres maintenant il y a deux ans.
16:02Pour l'instant, on n'a pas ouvert de bureau dans les pays nordiques.
16:06Mais c'est toujours une vocation d'aller voir un marché et de le positionner.
16:10Et si effectivement, on a une capacité d'investissement assez forte,
16:13on se pose toujours la question d'avoir une équipe sur place pour acheter et pour gérer notre parc immobilier.
16:19Exactement.
16:21Donc ça, ça fait partie des points qui sont importants.
16:23Mais c'est vrai qu'à court terme, c'est plutôt des allers-retours que l'on fait très régulièrement.
16:26Il se trouve qu'on a dans le groupe des affinités avec une équipe qui est déjà positionnée en Finlande.
16:33Alors capitalistiquement, ça ne nous appartient pas.
16:36Mais par contre, il y a une relation commerciale qui est assez forte.
16:40Et donc ça, ça nous a permis aussi d'aller sur ce pays avec des relais locaux
16:43et avoir du sourcing qui est déjà filtré par cette équipe-là.
16:47Quel type d'actifs, que ce soit sur ceux que vous avez réalisés ou sur le marché d'Europe du
16:52Nord,
16:52est-ce que ça ressemble au marché français, espagnol ou portugais ?
16:56Alors typiquement non, parce qu'on n'a pas les mêmes habitudes, pas les mêmes pratiques non plus.
17:02Typiquement, l'hôtellerie est un peu moins forte sur ces pays-là par rapport à l'Espagne.
17:05En Espagne, on a déjà acquis plusieurs hôtels et on fait effectivement opérer ces hôtels
17:10par des spécialistes et des professionnels.
17:13La France aussi pourrait être une logique un peu plus hôtelière aussi.
17:16Bien sûr.
17:17Mais par contre, sur ces pays-là, on va plus parler de logistique, de light industrial,
17:21donc de sociétés industrielles qui aujourd'hui, par exemple, font des sell-indies back.
17:26Donc c'est des opérations qu'on vient de faire en Finlande avec des entreprises qui recherchent du financement
17:31parce qu'elles sont en plein développement.
17:33Le sell-indies back, c'est bien, mais quand le locataire cherche à récupérer du cash pour investir et pour
17:37se développer,
17:38si c'est pour juste récupérer du cash pour enlever de la dette ou améliorer son BFR,
17:44ça peut être dangereux dans le long terme parce qu'on va signer des baux très longs.
17:47On vient de signer des baux de 12 ans ou 15 ans et donc on va accompagner notre locataire pendant
17:52une très longue période.
17:53Donc autant s'assurer que le locataire ait de très bonne qualité et une belle signature
17:56pour pouvoir avoir un loyer pendant toute cette période.
17:59Donc ça, ça fait partie des critères qui sont aussi importants pour nous.
18:02Un sell-indies back avec une société qui n'est pas très bien financièrement parlant
18:07et qui cherche à nettoyer son bilan.
18:09Ce n'est pas forcément ce qu'on va rechercher.
18:11Donc ça, c'est des points qui sont importants.
18:15Et comme la Finlande, on n'a justement pas d'équipe sur place aujourd'hui,
18:18on va plutôt aller chercher des actifs sur lesquels on n'a pas beaucoup d'asset management à faire
18:23parce qu'on n'a pas encore les équipes sur place.
18:24Donc ça aussi, ça fait partie de la stratégie.
18:27Quand on est aujourd'hui, depuis maintenant une vingtaine d'années en Allemagne,
18:30d'avoir un actif à Francfort ou à notre bureau avec des multilocataires et de l'asset management,
18:35comme c'est à côté de nos équipes, ce n'est pas très compliqué.
18:38Si effectivement vous êtes en Finlande et que vous êtes obligé d'aller très régulièrement en Finlande
18:41pour traiter les problématiques d'asset management,
18:43ça peut être un petit peu plus compliqué.
18:44Donc voilà, en fonction des pays, on va aussi adapter nos manières d'investir.
18:48Très rapidement, quand on est investi en Espagne, au Portugal, en Allemagne,
18:53mais aussi dans les pays du Nord, est-ce qu'on constate que les momentum de marché ne sont pas
18:57différents,
18:57qu'il y a une décorrélation notamment sur les cycles immobiliers ou pas forcément ?
19:01Oui, il y en a, clairement. Quand vous prenez aujourd'hui la grille géographique européenne,
19:07vous avez l'Europe du Sud qui se comporte très bien depuis 5-6 ans avec des croissances de PIB
19:10par habitant,
19:11avec des volumes de transactions immobiliers qui, tous les ans, battent des records,
19:14avec une appétence des investisseurs étrangers, non pas qu'immobiliers, des investisseurs tout court,
19:19et aussi des entreprises qui veulent avoir leur siège ou des entités de production ou de développement
19:25ou hôtelières en Espagne, et donc avec un marché qui aujourd'hui a le vent en poupe,
19:31alors peut-être un peu trop, il faudra faire attention, en tout cas peut-être potentiellement être un peu méfiant
19:35un jour,
19:36mais pour l'instant c'est un pays qui pousse beaucoup par rapport à l'Allemagne qui a plus souffert
19:40ces 5 dernières années
19:41parce que justement elle était très en avance et un des premiers en termes d'échanges commerciaux avec le monde
19:47entier,
19:47notamment les US et la Chine. Donc forcément vous avez des pays qui ne fonctionnent pas de la même manière,
19:51économiquement parlant, et donc d'où l'intérêt d'avoir une couverture et des produits qui sont positionnés sur des
19:56zones géographiques différentes.
19:58Merci beaucoup Jean-François Chaurier, je rappelle que vous êtes le directeur général d'Advenis Reim,
20:01et quant à nous on se retrouve tout de suite sur le plateau de Smart Patrimoine, toujours au salon du
20:06patrimoine et de la performance.
20:11Vous êtes toujours sur le plateau de Smart Patrimoine au sommet du patrimoine et de la performance,
20:15nous avons le plaisir d'avoir été rejoint par Yves Mazin. Bonjour Yves.
20:19Bonjour Nicolas.
20:20Vous êtes le président de la CNCGP, la Chambre nationale des conseillers en gestion de patrimoine.
20:25On est ici au sommet patrimoine et performance, il y a beaucoup de professionnels de la gestion de patrimoine
20:30qui participent aux différents panels. La question qu'on avait envie de vous poser,
20:34on est en juin 2026, quels sont les grands enjeux selon vous du secteur de la gestion de patrimoine,
20:41les enjeux auxquels font face les professionnels de la gestion de patrimoine ?
20:43Alors il y a un premier sujet qui vient d'être évoqué à travers différents ateliers,
20:48c'est l'embarquement de l'IA dans nos cabinets, avec derrière tout ce que ça comporte,
20:53les problématiques de cybersécurité et de bon embarquement.
20:56Et donc c'est l'occasion de rappeler un peu les bonnes pratiques.
21:00Aujourd'hui l'IA a la question est-ce que l'IA va nous remplacer ?
21:03Je crois que la réponse est claire, elle est universelle, c'est non.
21:06Mais en revanche, il faut savoir bien embarquer l'IA dans son cabinet.
21:11Et c'est tous les sujets que l'on porte aujourd'hui avec notre commission FinTech à la scène CGP.
21:15Ça va très vite si je peux me permettre Yves Mazin, puisqu'il y a encore 6-8 mois,
21:18la question c'était est-ce qu'un CGP peut utiliser l'IA dans son activité et garder sa crédibilité
21:23?
21:23Aujourd'hui c'est comment est-ce qu'on embarque l'IA dans son activité au quotidien ?
21:28Alors ça va très vite et c'est amusant parce que ça fait l'écho d'une intervention d'une
21:32personne en disant
21:33mais on aura toujours un train de retard.
21:35D'accord, il faut l'intégrer.
21:37Voilà, l'IA va tellement vite qu'on sera toujours en train de courir après le train.
21:41Mais aujourd'hui la problématique de l'IA elle est très simple, c'est qu'on a fait un sondage
21:45à la Chambre,
21:4585% des adhérents disent utiliser l'IA, mais 87% disent on a besoin d'être formés.
21:51Et donc la formation elle doit être même beaucoup plus large parce qu'elle embarque des problématiques structurelles de sécurité.
21:57On n'est pas des spécialistes de sécurité, donc quelles sont les questions, les prérequis que je dois avoir dans
22:03mon cabinet ?
22:04Parce que le professionnel est aussi un chef d'entreprise ou une chef d'entreprise,
22:07et donc il faut intégrer ses enjeux de cybersécurité.
22:09C'est ça, et alors du coup ça permet naturellement des enjeux de demain,
22:13mais en fait ce qui a vraiment évolué dans le métier de la gestion de patrimoine,
22:16c'est que de structure unipersonnelle, on voit que de plus en plus les cabinets de structure deviennent des entreprises
22:22et embarquent des sujets qui sont des sujets entrepreneuriaux,
22:25donc ces sujets de technologie, mais aussi les RH, etc.
22:29Alors ça on va peut-être en reparler, mais juste avant sur l'intelligence artificielle,
22:32aujourd'hui un conseil en gestion de patrimoine, il l'utilise à quel niveau ?
22:36Et pourquoi est-ce qu'il y a cette nécessité à embarquer l'IA ?
22:39Est-ce que c'est plutôt sur l'aspect conseil, l'aspect veille, l'aspect réglementaire éventuellement ?
22:45Alors à mon avis l'IA on peut l'embarquer sur toutes les dimensions que vous avez évoquées,
22:50mais c'est de bien l'embarquer, donc par exemple l'utilisation de l'IA pour améliorer le conseil,
22:56certes, mais ça ne doit pas remplacer le conseiller,
22:59et ça ne peut pas le remplacer parce que la dimension humaine, la connaissance intime du client,
23:03l'IA ne l'intègre pas.
23:04Ensuite vous avez tous les sujets de réglementation,
23:07où effectivement ça va être un facilitateur avec un point de vigilance,
23:11qui est rappelé dans les sanctions AMF par exemple,
23:14c'est que quand on parle de rapport d'adéquation,
23:16il faut bien que ce soit un modèle qui soit personnalisé.
23:20Donc l'IA ne doit pas faire des photocopies de modèles.
23:23Oui, automatiser le modèle, bien sûr.
23:25Et donc c'est bien cette explication et cette compréhension qu'on doit amener à nos adhérents.
23:29Quand on voit le secteur de la gestion de patrimoine
23:32et la concentration à l'oeuvre depuis plusieurs années,
23:34il y a un argument qui revenait régulièrement,
23:35qui était le réglementaire est un poids si conséquent pour le conseiller en gestion de patrimoine
23:40qu'il y a nécessité de se regrouper pour se dégager du temps.
23:43Est-ce que l'IA va être un outil pour permettre à des petits conseillers en gestion de patrimoine
23:49de rester indépendants et de ne pas avoir leur temps phagocyté par tous ces aspects réglementaires ?
23:54Alors c'est à mon avis l'enjeu majeur, et c'est vraiment ça le sujet de fond,
23:58c'est que l'IA est un accélérateur, un accélérateur et un gain de temps
24:02qui va permettre d'alléger le poids temporel de la régulation,
24:06mais aussi d'autres sujets qui sont par exemple aujourd'hui,
24:08on assiste à énormément de réunions financières,
24:11le temps de digérer l'information reçue et après d'être capable de la transmettre,
24:16et bien l'IA permet d'aller beaucoup plus vite.
24:18Et c'est comme ça qu'on doit embarquer l'IA dans nos cabinets,
24:22comme un facilitateur, un accélérateur,
24:24qui nous permet de reprendre du temps sur le cœur de notre métier,
24:28c'est-à-dire le conseil et la dimension humaine de la relation.
24:31C'est un sujet que vous avez évoqué, vous l'avez dit, vous avez mené des études,
24:3485% l'utilisent l'IA dans les allées du sommet de patrimoine et performance.
24:39C'est aussi le questionnement actuel des CGP, ce sujet d'intelligence artificielle ?
24:44Alors c'est l'un des sujets, mais il y a d'autres sujets en ce moment,
24:46le sujet qui défraie un peu la chronique, c'est l'ARIS,
24:50et autour de l'ARIS, tous les sujets qui vont encadrer notre métier demain.
24:55L'ARIS aujourd'hui, dans son état actuel de situation de vote,
25:00dit, vous pouvez continuer à percevoir des commissions sur les placements que vous recommandez,
25:06et ou des honoraires, mais vous devez rapporter la preuve
25:09que vous amenez de la valeur ajoutée à vos clients.
25:12Et donc aujourd'hui, le nouveau sujet, c'est rapporter la charge de la preuve.
25:15D'accord, montrer qu'on a conseillé.
25:17Exactement, et en fait, c'est ça qui est un peu schizophrénique pour un cabinet
25:20où la personne exerce seule ou à deux ou trois,
25:23c'est que la relation régulière avec nos clients, on l'a.
25:26On l'a, elle est réelle, les clients nous appellent
25:28parce qu'ils ont besoin de conseils,
25:30mais cette traçabilité de, j'ai répondu à mon client,
25:34je lui ai fait une restitution, comment je la formalise,
25:37comment je l'enregistre, comment je la trace.
25:40Et ça, c'est un autre sujet, et l'IA sera aussi un des éléments de réponse.
25:43Oui, parce que là, quand on vous entend,
25:44on se dit que ça va rajouter un poids supplémentaire de preuves et réglementaires,
25:49mais l'IA peut venir aider potentiellement.
25:50Alors, ce n'est pas un poids parce que le conseil, on le fait,
25:53c'est juste...
25:54Bien sûr, c'est la preuve.
25:55Voilà, c'est une méthodologie.
25:57Et donc, méthodologie, compréhension de la réglementation,
26:00c'est le chantier que porte la Chambre pour les semaines et mois à venir.
26:04C'est ce qu'on a appelé l'accompagnement 360.
26:06C'est de revisiter un petit peu tous les services
26:09que l'on a mis à disposition des adhérents,
26:11en essayant de se dire, est-ce qu'ils sont pratiques,
26:13est-ce qu'ils sont embarquables, est-ce qu'ils sont clairs.
26:16Très souvent, on s'aperçoit qu'on est interrogé en disant,
26:18sur la gouvernance produit, sur le rapport d'adéquation,
26:21comment je calcule, comment je mets telles informations.
26:25Et donc, si les questions arrivent,
26:27ça veut dire que ce que l'on a livré,
26:29même si c'est juridiquement solide,
26:32ça n'est pas pratique.
26:33Et donc, on est en train de travailler d'arrache-pied
26:36pour, à travers un certain nombre d'outils nouveaux,
26:39à travers des vidéos, des podcasts,
26:42permettre à un cabinet de se poser,
26:44de se dire, allez, j'embarque un bout du sujet
26:46et je le retravaille parce que j'aurai une explication pratique.
26:51Il y a un autre sujet que vous avez mentionné tout à l'heure
26:53dans les enjeux futurs auxquels font face
26:54les cabinets de gestion de patrimoine,
26:56c'est sortir de l'entreprise unipersonnelle
26:58ou de l'entreprise intuitu personnelle,
27:00sortir de son nom propre de fondateur ou fondatrice
27:04d'un cabinet de conseil de gestion de patrimoine
27:05pour devenir une marque, devenir une entreprise
27:08et durer ainsi dans le temps.
27:10Qu'est-ce qui se joue là à l'heure actuelle
27:11et est-ce que c'est un changement de paradigme
27:13facile à intégrer pour les professionnels aujourd'hui ?
27:16Alors, la question est complexe.
27:21Ça renvoie sur un sujet qu'on avait traité ensemble,
27:23sur la transmission.
27:24Bien sûr.
27:25Aujourd'hui, si vous voulez, ce qui est important,
27:27c'est que pendant des années,
27:28les CGP ont lutté pour se faire connaître.
27:30Aujourd'hui, on est reconnu.
27:32D'ailleurs, cet événement est le parfait symbole.
27:35Bien sûr.
27:35Il y a vraiment des espaces dédiés pour valoriser le métier.
27:38Et donc maintenant, c'est la prise de conscience
27:41que j'ai un cabinet.
27:43C'est une structure et cette structure,
27:44elle a une valeur comme toute entreprise.
27:47Et il va falloir que j'assure à mon client
27:50une forme de pérennité dans le conseil.
27:52Et on a l'âge de ses artères.
27:54Il y a un moment où il faut passer le relais.
27:56Et c'est comment j'embarque des collaborateurs,
27:58comment j'arrive à, tout en gardant un lien fort
28:00avec mon client, à enlever cette intuitue personnelle
28:03qui peut être très, très fort.
28:05Bien sûr.
28:05Comme avec un médecin ou autre.
28:07Exactement.
28:08Et c'est un sujet d'entrepreneur.
28:10Et je trouve que ce sujet-là,
28:12il doit être encore mieux appréhendé.
28:14Et au-delà de ça, cette question,
28:15on la retrouve aussi à travers nos clients
28:17où nos clients vont vieillir.
28:19Et il faut nous conseiller,
28:21être extrêmement proche de la génération suivante
28:24avec les codes de la génération suivante
28:26pour pouvoir, demain,
28:28ne plus être le vieux conseiller de papa,
28:30mais le conseiller de la famille
28:31qui est capable d'accompagner le père,
28:33puis le fils, puis le petit-fils.
28:35Et donc, ce sujet de la transmission,
28:37il est structurant pour notre métier,
28:39à la fois dans notre ADN de conseil,
28:41mais aussi dans notre qualité de chef d'entreprise.
28:44C'est intéressant parce que finalement,
28:45les enjeux qu'on a évoqués sont surtout des enjeux
28:47d'entrepreneurs à l'heure actuelle.
28:48Exactement.
28:48Mi-2026 pour les conseils en gestion de patrimoine.
28:51Merci beaucoup.
28:51Merci beaucoup, Nicolas.
28:52Merci de nous avoir accompagnés.
28:53Je rappelle que vous êtes le président de la CNCGP,
28:55un chambre nationale des conseils en gestion de patrimoine.
28:57Merci également à vous de nous avoir suivis
29:00ici au sommet du patrimoine et de la performance.
29:02et je vous dis à très vite sur Bsmart4Change.
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