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  • il y a 18 minutes
Mercredi 18 mars 2026, retrouvez Véronique Reille Soult (cofondatrice et présidente, Backbone Consulting), Raphaël Maisonnier (CEO, Fasterclass), Emmanuelle Barbara (Avocate, droit du travail et droit de la sécurité sociale) et Patrice Huiban (président, Nouvel essor français) dans SMART JOB, une émission présentée par Arnaud Ardoin.

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Transcription
00:07Bonjour à tous, vous regardez SmartJob, votre rendez-vous emploi, RH et management sur Bsmart.
00:13Aujourd'hui on va parler feedback. La majorité des Français estiment qu'ils n'en reçoivent pas assez de leurs
00:17managers
00:18ou alors que les managers ne savent pas les faire.
00:20Raphaël Maisonnier, CEO de Faster Class, va tout nous expliquer sur la manière de faire un bon feedback.
00:25Le président Emmanuel Macron, on va parler de ses feedbacks à lui en deuxième partie d'émission
00:30puisque à un an de la fin de son mandat, on a eu des annonces sur une baisse du budget
00:34du ministère du Travail
00:35ce qui fait suite à d'autres annonces de coups de rabot sur le CPF, sur l'apprentissage.
00:40On va se demander dans le cercle des experts si les ambitions présidentielles en termes d'emploi sont enterrées
00:46et à quoi ça pourrait ressembler après 2027, son héritage de sa politique pour le travail et notamment le plein
00:52emploi.
00:52Ce sera avec Véronique Reilsout, la présidente de Backbone Consulting
00:56Emmanuel Barbara, avocate en droit social
00:59et Patrice Huiband, le président de Nouvel Essor.
01:02Mais avant ça, on se met bien dans son job.
01:16On a tous déjà eu ce sentiment que notre N plus 1 ne nous calculait pas
01:21ou alors qu'il ne comprenait absolument rien à notre travail.
01:24C'est un problème de feedback et Raphaël Maisonnier est un spécialiste du sujet.
01:28Bonjour.
01:28Bonjour Nicolas.
01:29CEO de Faster Class, auteur d'un livre, il y a quelques années je crois, « Feedback en action »
01:34chez Duneau, c'est ça ?
01:35C'est ça. Non, il est en train de sortir.
01:36Et vous le sortez quand ?
01:37Le 1er avril.
01:381er avril.
01:40Donc, c'est un peu votre spécialité, vous venez de sortir une étude
01:43et le chiffre clé, le 1er chiffre qu'on retient, c'est que 91% des salariés estiment soit ne
01:51pas recevoir de feedback ou alors de mauvais feedback.
01:56Comment ça se fait ? Nos managers français sont à côté de la plaque.
01:59Qu'est-ce qui peut expliquer une telle proportion de mauvais feedback ?
02:04Alors déjà, ce n'est pas forcément vis-à-vis de leurs managers, mais c'est vis-à-vis de
02:08tout le monde.
02:08Parce que tout le monde peut donner des feedbacks, on peut aussi avoir des feedbacks entre pairs, et même les
02:12managers peuvent recevoir des feedbacks de leur salarié.
02:14En remontant.
02:15Voilà, des feedbacks, j'aime bien dire ascendants.
02:19Mais en fait, les feedbacks, si on revient sur ce que c'est, souvent en fait c'est confondu avec
02:23d'autres choses.
02:24Et c'est ça le fond du problème.
02:26Feedback, c'est feed nourrir, back, en retour.
02:29Donc en fait, c'est un retour d'information, si tu as une observation, donc ça c'est le back,
02:35avec l'intention de nourrir l'autre, donc de lui apprendre quelque chose.
02:39Et en fait, souvent les feedbacks vont être confondus avec des compliments, des critiques ou des reproches.
02:44Ou des évaluations.
02:45Des évaluations, des ordres qu'on va déguiser en feedback.
02:49Et tout ça va apporter une grande confusion, qui va faire que parfois même les managers vont dire,
02:53si moi je donne plein de feedback, et les collaborateurs vont dire,
02:56moi je me prends plein de critiques, on m'évalue, on me juge, on me donne des ordres, mais ce
03:00n'est pas du feedback.
03:01Et donc ça ressemblerait à quoi le bon feedback ?
03:04Qu'est-ce qu'on doit préparer en amont de le faire ?
03:06Parce que j'imagine qu'il vaut mieux préparer avant de le faire.
03:11Alors c'est bien d'être prêt, après c'est une mécanique qui vient de plus en plus avec l
03:15'habitude.
03:15C'est un peu comme une langue, on doit apprendre à la parler, la langue feedback.
03:18Un peu de la psycho aussi, non ?
03:20Oui, il faut avoir un peu de sensibilité et de psychologie.
03:26Des méthodes ensuite pour faire du feedback, il y en a plein.
03:28Franchement, il y a ABC, SBI, BS, OSBD.
03:30Le problème n'est pas la méthode, donc c'est plutôt le contenu du feedback.
03:33Exactement.
03:34Moi j'aime bien une méthode qui marche bien, je trouve, qui s'appelle la méthode STAR,
03:37comme situation ST, comme situation A, action, R, résultat.
03:42Donc j'aime bien parce que c'est en trois phases, donc le rythme ternaire on aime bien,
03:46et ça consiste en quoi, par exemple, si vous deviez me faire un feedback,
03:50là vous pourriez me faire quoi ?
03:51Je suis votre salarié, vous faites un retour sur une mission que je viens d'accomplir.
03:55C'est de dire, dans telle situation, au cours de cette mission,
04:02tu as fait telle action, par exemple,
04:06tu as vachement bien introduit le sujet à ton client,
04:08il faut être le plus factuel possible,
04:10et ça a donné tel résultat positif, dans le cas d'un feedback positif.
04:14Dans telle situation, tu as fait telle action,
04:16ça a donné tel impact positif, tel résultat positif.
04:19Ou négatif.
04:20Ou négatif, et donc dans ce cas-là, la petite subtilité,
04:22c'est qu'il vaut mieux le tourner au futur.
04:24Donc c'est, et si tu veux faire mieux ou aller plus loin la prochaine fois,
04:27la prochaine fois que tu es dans cette situation,
04:29essaie de faire peut-être ça un peu différemment,
04:31et tu auras encore un meilleur résultat.
04:33Ça veut dire que là, dans le feedback, en fait,
04:34dans ce qu'on devrait appeler un feedback,
04:36que parfois on appelle feedback à tort,
04:38il y a une intention, il doit y avoir une intention derrière,
04:41et ça c'est important, c'est que le manager,
04:43ou le salarié d'ailleurs, envers son manager,
04:45il doit faire son feedback dans un but précis,
04:48c'est définir un objectif, en fait, c'est ça ?
04:50Le but, c'est vraiment d'apprendre quelque chose à l'autre,
04:52de le nourrir, de le faire grandir,
04:54on peut appeler ça un peu comme on veut,
04:55mais si on n'apprend pas quelque chose à l'autre,
04:58c'est pas un feedback.
04:59Par exemple, si je vous dis,
05:02Nicolas, elle est super, votre émission,
05:04c'est un compliment, c'est pas un feedback.
05:06Je ne vous dis pas en quoi c'était bien,
05:07qu'est-ce qui a fait que moi j'ai passé un super moment,
05:09et que vous pouvez ensuite garder pour la prochaine émission,
05:12et surtout que vous appuyez là-dessus.
05:13Ça c'est plus dur, culturellement notamment,
05:16à faire pour le N-1,
05:17parce que faire un feedback à son N-1,
05:20qui ne veut peut-être pas forcément ce feedback,
05:22ce retour,
05:23parce que cette notion de faire apprendre,
05:25donc ça veut dire quoi ?
05:26Ça veut dire que le salarié considère
05:28qu'il peut apprendre quelque chose à son manager,
05:31mais il ne peut pas lui apprendre n'importe quoi, j'imagine,
05:33sans peine d'avoir des problèmes relationnels.
05:35C'est vrai que quand on fait un feedback,
05:36et qu'on n'a pas le pouvoir,
05:38il vaut mieux éviter qu'une conversation courageuse
05:40se transforme en conversation suicidaire.
05:44Maintenant, avec le feedback,
05:45ce qui est important,
05:46c'est le message et pas le messager.
05:48Donc c'est contrairement à l'ordre,
05:49qui est l'apanage des managers et de la hiérarchie,
05:52donc l'ordre impose,
05:53et donc je ne vais qu'avoir le manager,
05:55le feedback, il propose.
05:57Et le feedback,
05:58tout le monde peut apprendre quelque chose.
05:59Et en fait, c'est très responsabilisant,
06:01c'est-à-dire qu'il y a une grande liberté,
06:03mais ça veut aussi dire,
06:04en tant que salarié,
06:06je ne peux pas me plaindre
06:07de comment mon manager se comporte avec moi,
06:08de comment il me manage,
06:09si je n'ai jamais fait le feedback,
06:10que j'ai besoin d'un management différent.
06:13Donc tant que je n'ai pas fait le feedback,
06:14je suis co-responsable du fait que ça n'ait pas changé.
06:16Ça veut dire par exemple que le salarié,
06:18c'est très sain qu'il dise à son manager,
06:20je préfère travailler de telle manière,
06:22je préfère être au calme,
06:23je préfère être parfois en télétravail,
06:25je préfère parfois être en groupe
06:27et discuter en réunion avant d'agir.
06:30En fait, plus chacun, je pense,
06:32travaille différemment,
06:33n'a pas les mêmes fonctionnements,
06:34mais donc c'est le salarié qui apprend à dire
06:36ce dont il a besoin,
06:37c'est ça le feedback ascendant.
06:39Tout à fait.
06:40De dire ce qui ne marche pas
06:42ou ce qu'on pourrait faire différemment,
06:43ça c'est un peu mieux tourné,
06:44ce qu'on pourrait faire différemment,
06:45et aussi ce qui marche bien.
06:47Quand quelque chose a été bien fait,
06:48en fait on fait très très peu de feedback positif.
06:50On a du mal à...
06:51On a vraiment du mal.
06:53Et déjà les compliments,
06:54on n'en fait pas beaucoup,
06:55mais un compliment ça fait plaisir,
06:56un feedback positif ça fait grandir.
06:57On sait vraiment ce sur quoi s'appuyer pour la suite.
07:00Raphaël Maisonnier, merci beaucoup.
07:01Donc je le rappelle,
07:02Feedback en action,
07:03le livre à sortir le 1er avril,
07:05c'est pas une blague,
07:05chez Duneau,
07:06CEO de Faster Class,
07:07et donc on parlait du feedback.
07:09N'oubliez pas,
07:10peut-être que votre collègue de travail,
07:11il a aussi un petit cœur qui bat,
07:13et c'est bien donc de lui faire des feedbacks positifs aussi,
07:16pas toujours négatifs.
07:17On va parler de feedback,
07:19ou même on va faire de la prospective
07:20sur la dernière année,
07:22sur de politique emploi sous Emmanuel Macron,
07:25puisqu'on va finir une décennie,
07:2710 ans de politique pour l'emploi sous Emmanuel Macron,
07:30mais est-ce que le bilan va être reluisant,
07:32et surtout,
07:33quel va en être l'héritage ?
07:34C'est le sujet du cercle des experts après le jingle.
07:49Annonce de baisse de budget du ministère du Travail,
07:52coup de rabot sur le CPF ou l'apprentissage,
07:55ou encore des annonces de nouvelles négociations
07:57sur les contrats courts,
07:58la dernière année du mandat d'Emmanuel Macron
08:01s'annonce sous des auspices un peu compliqués,
08:03on peut se demander d'ailleurs s'il va pouvoir,
08:05avec ses équipes,
08:05faire grand-chose sur le sujet du travail,
08:08et surtout,
08:09on peut se demander,
08:10dans un an,
08:11quel bilan on fera de 10 années passées
08:13à la tête de l'État sur ces sujets,
08:15où il avait promis notamment du plein emploi,
08:18il avait promis plus de dynamisme.
08:20On va en parler avec mes invités,
08:21Véronique Reilsoud,
08:22bonjour.
08:22Bonjour.
08:23Présidente de Backbone,
08:24et spécialiste de la mesure d'opinion en ligne.
08:28Voilà.
08:28Ça va nous aider, je pense, aujourd'hui,
08:30parce qu'on est sur un sujet
08:31où il y a beaucoup de subjectivité.
08:33Patrice Huiband,
08:34président de Nouvel Essor Français,
08:36merci d'être là,
08:37et Emmanuel Barbara,
08:38avocate en droit social,
08:40trois habitués de l'émission.
08:41Je vais commencer avec vous, Emmanuel,
08:43parce qu'on a eu ces annonces,
08:46qui n'étaient pas une surprise,
08:47baisse du budget du ministère du Travail,
08:50qui n'est pas le seul ministère impacté,
08:52à un an de la fin du second mandat d'Emmanuel Macron.
08:56Comment il faut percevoir ça
08:57comme un petit peu un début de clap de fin,
09:00un petit peu comme le déstockage
09:01avant la fermeture du magasin ?
09:02C'est que là,
09:03il ne va plus se passer grand-chose
09:05en termes de politique emploi,
09:07en tout cas jusqu'aux présidentielles ?
09:09Disons que la situation présente
09:14n'est rien moins que la traduction
09:15de ce qui avait donné lieu
09:16à plusieurs tentatives budgétaires successives,
09:19qui d'ailleurs étaient encore plus saignantes,
09:21si je puis dire,
09:22que l'on sait que de manière générale,
09:23s'agissant du budget,
09:26la partie, on va dire, sociale,
09:27pour prendre large,
09:29et la plus conséquente
09:30est celle qui se trouvait
09:31dans une forme de progression géométrique
09:34pour d'autres raisons simplement
09:35que les éléments que vous citez.
09:37Donc il est probable
09:38que cette disette
09:40adossée à des idées et des intuitions
09:44qui étaient bonnes,
09:46constitue, j'allais dire,
09:47la preuve de manque de manœuvre,
09:52enfin de marge de manœuvre
09:53à la disposition de l'État,
09:54et donc le système devient plus sobre
09:57et se traduit forcément
10:00par des coupes budgétaires
10:01dans des secteurs qui sont très sensibles,
10:03vous l'avez rappelé rapidement,
10:04mais quand même l'apprentissage
10:06qui était un sujet d'enorgueillissement
10:07il y a quelque temps
10:09sur la politique de remise au travail
10:11et de la jeunesse.
10:12Le CPF, on a pu en parler,
10:15la rupture conventionnelle en passant
10:18et les futures autres négociations
10:21notamment sur le CDD.
10:22Donc tout ça montre
10:23qu'on est rentré dans quelque chose
10:25de plus sobre.
10:27Comment vous la voyez, vous,
10:29cette dernière année
10:29jusqu'à la présidentielle 2027 ?
10:32On est face à une majorité,
10:34si on peut encore appeler ça
10:35une majorité présidentielle
10:36qui en fait ne pourra plus du tout faire
10:38ce qu'elle avait l'intention de faire
10:40il y a encore 4 ans
10:41ou même 10 ans
10:42si on prend l'histoire du tout début
10:44c'est que là en fait
10:45pendant un an
10:46il ne peut plus rien se passer
10:48ou alors c'est du côté
10:48des partenaires sociaux
10:50éventuellement
10:50qu'il peut y avoir des choses.
10:52Sur la dynamique de négociation
10:56éventuellement même paritaire
10:57mais au sein des entreprises aussi
10:58il peut se passer des choses
10:59et donc là forcément
11:00notamment sur les discussions
11:02autour des CDD actuellement.
11:03Absolument
11:04mais ça il s'agit donc
11:05de négociation paritaire
11:08interprofessionnelle
11:08mais il y a aussi
11:09la dynamique tout court
11:09des entreprises
11:10qui pourrait être aussi
11:11comment dirais-je
11:12utiliser le droit
11:13qu'elles ont
11:13de bâtir le droit
11:15leur droit
11:15avec leurs partenaires sociaux
11:18ou en accords d'entreprise
11:19tout court
11:20ça c'est important
11:21et puis plus généralement
11:22s'agissant de l'État
11:24et de mon secteur
11:25si je puis dire
11:25on l'attend sur une grande loi
11:27future
11:27sur la transparence
11:28des salaires
11:29tirés de la directive
11:30voilà les travaux
11:31qui sont à l'oeuvre
11:32ce sera le jour du signe
11:33c'est ça
11:33donc en juin
11:34enfin plutôt fin d'année
11:35d'ailleurs
11:35c'est fin d'année maintenant
11:36voilà
11:37il n'y a pas beaucoup
11:39de marge de manœuvre
11:40et on doit faire déjà
11:40ce qu'on a dit qu'on ferait
11:41donc
11:43Patrice Huiband
11:44quand on regarde
11:45tout ce qui se dit
11:46tous les gens
11:47qui s'expriment
11:48sur la politique
11:50gouvernementale
11:50en matière d'emploi
11:51on a l'impression
11:52qu'il n'y a plus
11:53beaucoup de monde
11:54à part dans le camp présidentiel
11:55pour dire du bien
11:56ou en tout cas
11:57pour être aussi
11:58dithyrambique
11:59qu'il y a 9 ans
12:00aujourd'hui
12:01qui peut encore
12:02se satisfaire
12:03et encore
12:04entre guillemets
12:05satisfait de
12:06ce qui a été fait
12:06depuis 9 ans
12:07disons que oui
12:08le bilan
12:10se ternit
12:11devient de plus en plus
12:12négatif
12:12avec un certain nombre
12:13de mesures prises
12:14en 2017
12:15qui aujourd'hui
12:16montrent des résultats
12:18je dirais
12:18relativement mitigés
12:19mais au delà de ça
12:20le péché originel
12:21du macronisme
12:21c'est de penser
12:22qu'en lâchant un petit peu
12:23la bride sur le cou
12:24de nos entreprises
12:24et en limitant
12:25les prélèvants obligatoires
12:26qu'avec la croissance
12:28et les rentrées fiscales
12:30ça allait permettre
12:30de lui permettre
12:31de s'abstenir
12:32de réformer l'État
12:33au sens large
12:33État, collectivité, sécurité sociale
12:35or on voit aujourd'hui
12:36que si on ne réforme pas l'État
12:37l'État est obèse
12:39l'État je dirais
12:41ampute le pouvoir d'achat
12:42des salariés
12:43entre ce que verse l'employeur
12:44ce que touche en aide
12:45le salarié
12:46les marges
12:47de nos petites et moyennes entreprises
12:48qui ne peuvent pas optimiser
12:49comme les grands groupes
12:50et puis même
12:51les agents publics
12:51sur le terrain
12:52si vous voulez
12:52on est champion du monde
12:53de la dépense publique
12:54on a deux fois moins
12:54de magistrats par exemple
12:56que la moyenne européenne
12:58et donc voilà
12:59on arrive finalement
13:00le taux de prélèvement obligatoire
13:01n'a pas diminué
13:02donc l'IS a diminué
13:03mais les impôts de production
13:04n'ont pas beaucoup diminué
13:06le versement de transport
13:07qu'on appelle maintenant
13:08le versement de mobilité
13:08a tendance à augmenter
13:10donc finalement
13:11tant qu'on ne réforme pas l'État
13:12c'est une équation
13:12à somme nulle finale
13:13Et ça, ça ne se réformera pas
13:15en une année
13:16je pense que là
13:16c'est trop tard
13:17pour son double mandat
13:19par contre il y a quelque chose
13:20qui va peut-être rester
13:21Véronique Reissout
13:21je me tourne vers vous
13:22c'est l'image qu'il va laisser
13:24parce que quand on prend
13:25tout son parcours
13:27à la tête de l'État
13:28et ses politiques emploi
13:29ça a commencé
13:30donc on y reviendra
13:31les ordonnances Macron
13:32le barème Macron
13:33au prud'homme
13:34qui a changé
13:35il y a eu d'autres mesures
13:36qui semblaient quand même
13:37plus favorables
13:38en tout cas
13:39qui allaient plus favoriser
13:41les employeurs
13:42par rapport aux salariés
13:42je pense aux durées
13:43d'indemnisation
13:44pour l'emploi
13:45qui, enfin France Travail maintenant
13:47qui baisse
13:48sur les réseaux sociaux
13:50j'imagine un peu la réponse
13:52de la part des salariés
13:53mais il est perçu
13:54comment Emmanuel Macron
13:55quelqu'un qui a cassé
13:56le droit du travail ou pas ?
13:57Si on se dit que la visibilité
13:59est un signe d'inquiétude
14:01en tout cas sur le sujet
14:02de l'emploi
14:02on va dire qu'au début
14:04du premier quinquennat
14:05l'emploi était
14:06une vraie préoccupation
14:07il y avait des volumes
14:08assez importants
14:09il y avait beaucoup de gens
14:10qui se posaient des questions
14:11que ce soit les employeurs
14:12ou les employés
14:13et puis petit à petit
14:14ça a diminué
14:15voire même
14:15ça n'était plus
14:16une préoccupation
14:17dans les sondages
14:18et dans l'ensemble
14:19des enquêtes d'opinion
14:20qu'il peut y avoir
14:21ou d'observation
14:22de l'expression d'opinion
14:23dans le fond
14:24l'emploi n'était plus
14:25fondamentalement
14:26un sujet d'inquiétude
14:28c'était plus cristallisé
14:29sur deux catégories
14:30qui étaient les jeunes
14:31et les seniors
14:31mais globalement
14:33l'emploi n'était pas
14:34un sujet
14:35de grande inquiétude
14:37même si c'est
14:37une préoccupation quotidienne
14:38et puis ce qu'on peut constater
14:40c'est qu'il y avait aussi
14:42depuis deux ans
14:43une montée d'inquiétudes
14:45qui n'est pas liée au gouvernement
14:46qui est l'arrivée
14:47de l'intelligence artificielle
14:50et les inquiétudes
14:51qu'il peut y avoir
14:51des menaces sur l'emploi
14:52voilà
14:53des menaces sur l'emploi
14:53donc on voit bien
14:54que c'était quelque chose
14:55qui dans le fond
14:55avait fini par se décorréler
14:57de la réalité d'un gouvernement
14:58mais plus d'un sujet de fond
15:00sur les jeunes
15:01leur place
15:02l'emploi des seniors
15:03lié bien sûr
15:04au sujet des retraites
15:05donc quelque chose
15:06qui s'était un peu éloigné
15:08le pouvoir d'achat aussi
15:09je pense lié aussi
15:10le pouvoir d'achat bien sûr
15:11mais il n'est pas forcément
15:11toujours lié à l'emploi
15:12enfin il ne l'était pas
15:13à ce moment-là
15:14c'est plus le logement
15:15qui est un sujet
15:15et puis depuis un an
15:17on voit que ça remonte
15:18ça remonte beaucoup plus fortement
15:20c'est un sujet d'inquiétude
15:21beaucoup plus important
15:22on voit que les volumes
15:24recommencent à être important
15:25bien sûr on parle toujours
15:26des seniors et des jeunes
15:27en particulier de l'apprentissage
15:29on pourra y revenir
15:29mais ça devient quelque chose
15:31de plus récurrent
15:32sur l'ensemble de la population
15:33avec beaucoup de questions
15:35sur la précarité
15:36les types d'emplois
15:37en disant
15:37oui il y a emploi
15:38mais ce n'est pas toujours
15:39des emplois
15:40si rémunérateurs
15:41et si pérennes
15:42beaucoup de questions
15:43sur le manque de visibilité
15:45et l'impression
15:45que les choses fluctuent
15:46et là de nouveau
15:48comme il y a
15:49au début du quinquennat
15:50se rejoignent
15:50les employés
15:51et les employeurs
15:52dans le fond
15:53le sentiment
15:54que tout ça
15:54est un peu flou
15:55donc peut-être
15:56une réforme de l'État
15:57est-elle nécessaire
15:58mais ce n'est pas forcément
15:59ça qu'ils voient
15:59ils se disent
16:00ils aimeraient bien avoir
16:01le sentiment
16:02qu'on ait une vision
16:03un peu plus claire
16:04et que l'instabilité
16:05cette fois-ci
16:06ça rejoint le sujet
16:07du gouvernement
16:07qui est l'instabilité politique
16:09est parfois vue
16:10comme la cause
16:12de tous les problèmes
16:15donc celui-ci
16:16évidemment
16:16donc on comprend bien
16:17que ce n'est pas forcément
16:18perçu comme la faute
16:19d'un homme
16:20ou d'un gouvernement
16:21d'une équipe
16:22ça sera peut-être à terme
16:23mais pour le moment
16:23ce n'est pas forcément
16:24malgré tout
16:24si on fait un pré-bilan
16:27Emmanuel Barbara
16:28qu'est-ce qui restera
16:30de tout ce que
16:31la Macronie a essayé
16:32de mettre en place
16:33en termes de politique
16:34emploi
16:34qu'est-ce qui va pouvoir
16:36rester après 2027
16:38qu'est-ce qui est pérenne
16:40alors pérenne
16:41avec les soubresauts
16:42qu'on vient d'indiquer
16:44c'est cette idée
16:45qui je crois
16:46est très juste
16:47et qui a
16:48qui s'est traduite
16:49au départ
16:50par une loi de 2018
16:51sur la maîtrise
16:53des carrières professionnelles
16:54et la volonté
16:56de pouvoir donner
16:56les moyens aux personnes
16:57de pouvoir agir
16:58sur la dite carrière professionnelle
17:01désormais fractionnée
17:02puisqu'on a intégré
17:03dans le fond
17:03l'idée que
17:05le new normal
17:06c'est l'incertitude
17:07et l'instabilité
17:08ça je pense que c'est bien acquis
17:09de pouvoir se former
17:09toute sa carrière
17:10voilà
17:10c'est-à-dire qu'on avait
17:11posé comme principe
17:14que le carburant du siècle
17:15était la formation
17:18tout le temps
17:18je ne veux pas dire
17:19continue
17:19parce que c'est un mot
17:20qu'on a échappu
17:22jusqu'à la gare
17:23on retire plus de mots
17:23donc voilà
17:25la formation tout le temps
17:26et la prise en main
17:27est donc
17:28l'outil
17:29qui avait été inventé
17:31qui en plus
17:32épouse les contours du siècle
17:33c'est-à-dire
17:34qui épouse
17:34l'individualisation
17:35à l'oeuvre
17:36et les dix dernières années
17:37c'est la traduction
17:38de cette poussée
17:38extrêmement forte
17:39de ce que individu
17:41veut dire
17:41d'une part en raison
17:43des réseaux sociaux
17:43de l'internet
17:46enfin je veux parler
17:47je veux parler des choses
17:47modernes
17:48je vous parle de votre outil
17:49
17:49voilà
17:49a sorti de l'idée
17:51que je peux customiser
17:53toute ma vie
17:53depuis la consommation
17:54au travail
17:55et bien dans ce cadre-là
17:56la formation au travers
17:58d'un compte personnel
17:59et c'est cette idée
18:00d'individualisation extrême
18:02des droits
18:03et de la portabilité
18:04des droits
18:04je pense que ce sont
18:05deux intuitions
18:06qui seront
18:07à mon avis
18:08une sorte de
18:10de testament
18:12de l'inter
18:13enfin de l'approche
18:14qui était celle
18:14comme vous l'avez dit
18:15c'est l'intuition
18:16c'est-à-dire l'intuition
18:16qu'il faut en fait
18:17augmenter les personnes
18:18face à l'instabilité
18:20du monde
18:21et plutôt que
18:22en effet de se tourner
18:23vers cette idée
18:25de la flexibilité
18:27ou la sécurisation
18:27de l'emploi
18:28c'est la sécurisation
18:29de l'individu
18:30le problème c'est
18:30qu'il faut avoir les moyens
18:31et pour ça probablement
18:34réformer la protection
18:35dévolue par notre état social
18:36qui lui
18:37s'appelle un état providence
18:38au bout du rouleau
18:39et cet état providence
18:40aujourd'hui
18:41n'est plus capable
18:41d'assurer le produit
18:42qu'il assurait
18:43au XXe siècle
18:44même finissant
18:45au motif qu'aujourd'hui
18:46l'équation se pose autrement
18:48et donc pose
18:49des nouveaux
18:50rapports de force
18:51et des nouveaux souhaits
18:52des nouvelles nécessités
18:53des nouvelles protections
18:54en quelque sorte
18:55qui ne sont pas les mêmes
18:55que les anciennes
18:56bref
18:56tout ça pour dire
18:57que cette intuition
18:58est juste
18:59que la poursuite
19:00de l'individualisation
19:01au travers de comptes personnels
19:03et d'une portabilité
19:04des droits
19:04de tous les droits
19:05d'un statut à un autre
19:06d'un emploi à un autre
19:07est probablement
19:08le fil rouge
19:09finalement des années
19:10que nous allons connaître
19:11et de cela
19:12il faut
19:14l'avoir remercié
19:15d'y avoir pensé
19:15de l'avoir mis en place
19:16mais évidemment
19:17c'est pas parfait
19:19ça fonctionne pas bien
19:20et notamment
19:21à l'aune d'aujourd'hui
19:22pas très suivant
19:23là on parlait du CPF
19:25pour parler concrètement
19:26et Marie-Lise Léon
19:28donc de la CFDT
19:29avait critiqué
19:30les coûts de rabot
19:32les réajustements
19:32en critiquant
19:34le principe
19:35d'une réflexion budgétaire
19:37sur ce sujet là
19:38de la formation
19:39mais dans le contexte
19:41actuel
19:41notamment
19:42le contexte international
19:43aussi qui impacte
19:44beaucoup ce qui se passe
19:45en France
19:45est-ce que
19:47le président
19:48son ministre
19:49ces équipes avaient
19:50d'autres options
19:51que réfléchir
19:53de manière budgétaire
19:54plus particulièrement
19:55par exemple
19:55sur le CPF
19:56mais on pourrait parler
19:57aussi d'autres
19:57sujets emploi
19:58tout à fait
19:59alors je discuterai
19:59avec ce qui a été dit
20:00c'est vrai que
20:01la réforme de la formation
20:02professionnelle
20:02qui n'est pas
20:04à mettre uniquement
20:05au crédit
20:06d'Emmanuel Macron
20:07c'est la réforme de 2014
20:08sous François Hollande
20:09mais c'est vrai que
20:11la simplicité
20:11d'utilisation
20:12avec mon compte
20:13formation etc
20:13a vraiment
20:16fortement augmenté
20:17le recours
20:17à la formation
20:18donc rappelons-nous
20:20ce qu'était
20:20la formation professionnelle
20:21avant 2014
20:22c'est-à-dire
20:23que c'était à la main
20:23de l'employeur
20:24et là on a
20:25multiplié
20:27c'est-à-dire
20:27l'avantage déjà
20:28de responsabiliser
20:29les gens
20:30c'est-à-dire
20:30on responsabilise
20:31les actifs
20:31alors après
20:32je ne suis pas adepte
20:33du coup de rabot
20:33néanmoins
20:34il y avait quand même
20:35un peu d'effet d'aubaine
20:36quand on voit
20:36je dirais
20:37sans critère au départ
20:38le financement
20:39du permis de conduire
20:40on peut se poser des questions
20:41sachant que l'ambition
20:42de cette réforme
20:44c'est à la fois
20:45de responsabiliser
20:46les actifs
20:46mais aussi d'éviter
20:48de financer des formations
20:49on va dire
20:50un peu baroque
20:51parfois
20:52avec des critères de qualité
20:53voilà
20:53il y a quand même
20:54des variantes
20:55c'est-à-dire
20:56qu'un demandeur d'emploi
20:57je crois
20:57peut encore financer
20:59en grande partie
20:59son permis de conduire
21:00tout à fait
21:00parce qu'il y a eu
21:01justement
21:01il y a eu des ajustements
21:02et je pense qu'on peut
21:03alors plutôt que faire
21:03le coup de rabot
21:04c'est un peu ce qu'avaient
21:05proposé les organisations patronales
21:07c'est qu'il y a un reste à charge
21:09si la formation
21:09que vous sollicitez
21:10n'est pas validée
21:11par votre employeur
21:12ça paraît de bonne alloi
21:14qu'il y a un reste à charge
21:16mais pour une fois de plus
21:18responsabiliser les acteurs
21:20et donc en l'occurrence
21:21les actifs
21:22même si le reste à charge
21:23150 euros
21:24pour certains actifs
21:25c'est une énorme somme
21:26oui alors après
21:27on reste à décider
21:29du montant
21:29du cas par cas
21:30parce que des tiers
21:31peuvent aussi compléter
21:32un financement de formation
21:34Véronique Reilsoute
21:35là il y a des négociations
21:36qui sont ouvertes
21:37et pas forcément
21:38très facilement
21:38entre les partenaires sociaux
21:39sur les contrats courts
21:41parce qu'il y avait eu
21:42une volonté
21:43de moins faire recourir
21:45les entreprises
21:46enfin en tout cas
21:47de les inciter à moins recourir
21:48aux contrats courts
21:49favoriser le CDI
21:50il y a Antoine Fouché
21:51dans une interview récente
21:52qui dit oui
21:53mais en fait
21:53les contrats courts
21:54c'est pas que les entreprises
21:55qui les plébiscitent
21:56c'est aussi certains salariés
21:58sur les indicateurs
21:59qu'on a
22:00qu'est-ce que les salariés disent
22:02qu'est-ce que les actifs disent
22:03sur cette manière
22:04d'organiser leur carrière
22:05et de plus forcément
22:06vouloir d'un CDI
22:07et de se dire
22:09enchaîner des missions courtes
22:09c'est pas si mal
22:11après
22:12les grands professionnels
22:13du sujet de l'emploi
22:13me contrediront
22:16sans doute pas
22:16quand on dit emploi
22:18il y a emploi
22:19avec un S
22:19c'est-à-dire que vous avez
22:20des réalités
22:21très très différentes
22:22selon les typologies
22:23de travail
22:24les âges
22:24niveau de qualification
22:26c'est vraiment très variable
22:27donc évidemment
22:28on a un poncif
22:30qui est de dire
22:30les jeunes n'aiment pas
22:31s'engager
22:32ils sont en l'intention
22:33c'est pas si vrai
22:34que ça non plus
22:35c'est une réalité
22:35ça dépend du type
22:36de travail
22:37ça dépend de la pénibilité
22:39ça dépend de la complexité
22:41du secteur
22:41dans lequel vous êtes
22:42bien sûr
22:43quand vous êtes
22:43dans un secteur
22:44où il y a
22:44le plat d'emploi
22:45ou en tout cas
22:46il y a énormément d'offres
22:47c'est quand vous maîtrisez
22:48votre retour à l'emploi
22:49exactement
22:50donc en fait
22:51c'est plus un sujet
22:52à chaque fois
22:53lié à la visibilité
22:54que vous pouvez avoir
22:55sur votre carrière
22:56donc un contrat court
22:57si vous avez le sentiment
22:58que quoi qu'il arrive
22:59vous trouverez facilement
23:00du travail derrière
23:01voire même
23:01vous pourrez renégocier
23:02un peu mieux
23:03sur le contrat suivant
23:04donc on négocie facilement
23:05sur la retour conventionnelle
23:06exactement
23:07alors que
23:08évidemment
23:09il y a des emplois
23:09qui sont beaucoup plus compliqués
23:10et ça n'est pas que lié à l'âge
23:12il y a des secteurs
23:13qui sont plus bouchés
23:14il y a des secteurs
23:14où ça demande une adaptation
23:16et une formation
23:16on ne va pas utiliser le terme
23:18usé jusqu'à la corde
23:19mais on va dire
23:19une adaptation constante
23:21et bien là
23:22évidemment
23:23les sujets de contrat court
23:24sont un peu plus compliqués
23:25parce que
23:26vous aimeriez
23:26que votre employeur
23:27vous accompagne
23:28vous aimeriez
23:28une évolution
23:29de votre poste
23:30et puis je reviens
23:31sur le sujet de l'IA
23:32qui est quand même récurrent
23:33dans les angoisses
23:34que les uns et les autres
23:35peuvent avoir
23:35et puis ensuite
23:36il y a le sujet
23:37de la qualité des formations
23:38aussi
23:40beaucoup se retrouvent
23:40face à quelque chose
23:41qui est
23:41ok
23:42admettons que j'ai des moyens
23:43que j'ai un employeur
23:44qui me l'offre
23:44ou que j'ai des subventions
23:45quelle est la bonne formation
23:47où est-ce qu'il faut que j'aille
23:48il y a des surpromesses
23:49parfois un peu compliquées
23:50chez les organismes
23:51de formation aussi
23:51et on va dire
23:53que quand je dis
23:54surpromesses un peu compliquées
23:55c'est pour rester bien élevés
23:56et donc
23:57vous avez des employés
23:58qui souvent sont
23:59extrêmement démunis
24:00donc on ramène ça
24:01à la durée d'un contrat
24:02et à la typologie d'un contrat
24:03en fait
24:03c'est des chemins de vie
24:05des parcours d'emploi
24:06qui sont de plus en plus compliqués
24:08et une volonté
24:08pour ceux qui le peuvent
24:09de maîtriser aussi
24:10son temps passé à travailler
24:11ou à faire autre chose
24:13alors on a beaucoup parlé
24:14de réduction du coût du travail
24:16des contrats
24:16et on n'a peut-être pas pensé
24:18à certains sujets
24:19qui sont un petit peu externes
24:21les bons de commande
24:22des entreprises
24:22il y a une semaine
24:24Olivier Luanzi du CNAM
24:25en fait nous parlait
24:26de la commande publique
24:27et je vous propose
24:28d'écouter ce qu'il disait
24:30et l'une des premières clés
24:32encore une fois
24:32pour réindustrialiser
24:33on peut aider des entreprises
24:35c'est bien
24:35on peut accompagner des formations
24:37on ne le fait pas assez
24:37mais il faut des commandes
24:39on ne produit pas pour produire
24:40on produit pour vendre
24:41et quand on a une commande publique
24:43comme celle de la France
24:44où on a à peu près 60%
24:47dans la commande publique
24:48de biens
24:48qui sont des biens importés
24:50que l'Italie et l'Allemagne
24:52qui sont nos voisins
24:52qui ont les mêmes directives
24:54européennes que notre
24:54eux y sont à 40%
24:56la différence
24:57c'est 15 milliards d'euros
24:59pour les entreprises françaises
25:01c'est dans la situation actuelle
25:0215 milliards de commandes supplémentaires
25:05qui nous tendent les bras
25:07Patrice Huibon
25:07je vais me tourner vers vous
25:08parce que je pense que ça
25:09c'est un sujet qui vous plaît
25:10mais bon
25:11l'évaluation de l'argent
25:13de la somme
25:14ça c'est propre
25:14donc à Olivier Luanzi
25:15malgré tout
25:16quand on pense aux économies
25:18qui vont être générées
25:19par les coûts de rabot actuels
25:21on tourne à 2-3 milliards annuels
25:23dans le meilleur des cas
25:24lui parle de 15 milliards d'euros
25:26qui pourraient rentrer
25:27dans les caisses
25:27des entreprises
25:28si on fait un petit effort
25:30pour favoriser
25:31des entreprises françaises
25:32sur certains produits
25:33de la commande publique
25:34est-ce que vous y croyez
25:36et surtout comment on peut
25:37mettre ça en place
25:38parce que ça ne se décrète pas
25:39du jour au lendemain
25:40d'avoir 20% de produits
25:42français en plus
25:43dans la commande publique
25:44il faut qu'on arrête
25:45d'avoir une logique comptable
25:46au niveau de la commande publique
25:48sachant qu'à vouloir
25:49toujours regarder
25:50le moins 10 ans
25:50et le coût facial
25:52voilà le coût facial
25:53et effectivement
25:53on peut faire quelques économies
25:55à court terme
25:55mais après c'est toute la machine
25:56économique française
25:57qui n'est pas valorisée
25:58et toutes les externalités
26:01positives qu'il y a derrière
26:01en termes de croissance
26:02en termes d'emploi
26:03en termes de pouvoir d'achat
26:04donc je pense que
26:05le patriotisme économique
26:06en tout cas à rapport
26:08qui a été pris équivalent
26:08de privilégier
26:11des entreprises françaises
26:12oui c'est vertueux
26:13c'est peut-être
26:14il y a peut-être
26:15un surcoût
26:15de 10-15% au départ
26:17mais ce qui va largement
26:18d'une logique keynésienne
26:19se retrouver à la fin
26:20dans les comptes
26:21dans les comptes de la nation
26:22et sachant que
26:23alors on va me dire
26:23oui il y a les règles de l'OMC
26:24l'Organisation Mondiale du Commerce
26:25les règles de l'Union Européenne
26:26et c'est l'exemple de l'Italie
26:27et de l'Allemagne
26:28voilà exactement
26:29donc tout le monde sait
26:30qu'avec la commande publique
26:30en mettant les bons critères
26:31on peut faire à peu près ce qu'on veut
26:32j'aurais bien reposé une question
26:35à Emmanuel et à Véronique
26:36mais on manque de temps
26:37puisque c'est l'heure
26:37de rendre l'antenne
26:38merci beaucoup
26:39de m'avoir accompagné
26:40sur un sujet
26:40qui en fait
26:41risque de nous occuper encore
26:43malgré tout
26:44il reste un an
26:44mais il peut se passer
26:45quand même quelques petites choses
26:46quand même
26:47dans la politique emploi
26:48du gouvernement
26:49on en reparlera peut-être
26:51dans quelques mois
26:52merci à Émilie
26:53qui était en régie
26:54qui m'accompagnait
26:55qui me parlait
26:55de mes timings dans l'oreillette
26:57merci à Pierre-Loup
26:57à la réalisation
26:58et à Paul au son
26:59le taulier arnoiardouin
27:01sera là en fin de semaine
27:01donc n'oubliez pas
27:02de revenir vendredi
27:03pour le retrouver dans Smart Job
27:04et d'ici là
27:05continuez de regarder nos programmes
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