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  • il y a 4 jours
Vendredi 19 juin 2026, retrouvez Caroline Riffard (directrice régionale adjointe, France Travail Île-de-France), Lisa Feist (économiste, Hiring Lab d'Indeed), Emmanuelle Duez (Fondatrice, The Boson Project) et Cyril Cuénot (associé Senior Ressources Humaines et Transformation, Sia) dans SMART JOB, une émission présentée par Arnaud Ardoin.

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Transcription
00:08Bonjour à tous, ravi de vous retrouver dans SmartJob, votre rendez-vous emploi RH Management,
00:11débat, analyse, expertise et vos rubriques habituelles évidemment.
00:15Bien dans son job aujourd'hui, on s'intéresse à la Gen Z.
00:18Est-ce qu'elle est passionnée et branchée sur l'IA ?
00:21Oui, mais plus compliquée qu'il lui paraît.
00:24On en parlera avec Lisa Faist, elle est économiste chez Indeed
00:27et justement elle nous fera part d'une étude passionnante et un peu contre-intuitive d'ailleurs.
00:31Le cercle RH, la nouvelle donne des compétences dans la défense.
00:34Oui, la France donne le sentiment en tout cas de se préparer à la guerre
00:38et elle renforce évidemment son économie de défense.
00:41On va faire le point, il y a un vaste plan de recrutement accompagné par France Travail.
00:45On en parlera avec Emmanuel Díez, Marc Landré, Caroline Rifard
00:48et évidemment Caroline de Seineville, journaliste décideur RH.
00:53Voilà le programme, tout de suite, place à bien dans son job.
01:09Bien dans son job pour parler de la Gen Z.
01:11On en parle beaucoup de cette Gen Z, on essaie de l'ausculter, de l'analyser
01:14et on va l'analyser sous l'angle de l'IA, CHAP-GPT et tous les autres.
01:20On en parle avec vous Lisa Faist, merci d'avoir répondu à notre invitation.
01:23Vous êtes économiste chez Indeed.
01:27Dernière étude que vous portez, que vous allez nous décrire.
01:30Déjà le premier constat, je dirais, là on défonce une porte ouverte,
01:33les jeunes, la Gen Z, l'IA, ils vivent avec.
01:37Pour ça, il n'y a pas de doute.
01:38Aucun doute.
01:39Ils l'utilisent très fréquemment, plus fréquemment que les autres générations.
01:43Ils sont plus susceptibles de l'utiliser de base.
01:47Ils l'utilisent plus fréquemment, donc ils sont deux fois plus susceptibles de l'utiliser
01:52quotidiennement que la Gen X ou les baby-boomers, par exemple.
01:56De toute façon, pour certains Gen Z, l'IA n'était pas encore arrivé.
02:00Eux sont tombés dedans, sont dans l'histoire de l'IA.
02:03Quand même, l'étude, elle est intéressante parce qu'on a le sentiment que ces jeunes
02:06qu'on va recruter, que les entrepreneurs recrutent, se disent qu'il n'y a pas de souci,
02:09ils sont calés, ils sont formés.
02:10Ils ont quand même des angoisses existentielles parce que 40% des actifs de la génération Z,
02:14ceux qui sont en emploi, craignent que l'intelligence artificielle puisse détruire leur emploi
02:19ou celui d'un collègue.
02:20C'est absolument incroyable.
02:22Ils n'ont pas d'espoir en l'avenir ?
02:24Ils ont des doutes sur leur avenir ?
02:25Je pense déjà, on en parle beaucoup.
02:28On parle beaucoup de l'intelligence artificielle et le potentiel de substitution.
02:33On parle beaucoup du fait que ça pourrait surtout remettre en danger l'emploi des jeunes.
02:41Donc on en parle, ils entendent ça, ils consomment les médias comme tout le monde.
02:46Donc il y a ça, mais ils connaissent aussi extrêmement bien la technologie.
02:51Donc ils l'utilisent beaucoup.
02:53Ils se rendent compte, ils sont extrêmement lucides sur les possibilités, le potentiel.
03:00Donc en fait, ils connaissent tellement l'outil qu'ils ont compris sa puissance destructrice.
03:05Est-ce que c'est ça finalement leur angoisse ?
03:08Ils connaissent en tout cas les capacités de l'intelligence artificielle
03:11et peut-être le genre de tâches qu'elles pourraient remplacer,
03:18ou en tout cas aider à exécuter.
03:21La Gen Z est beaucoup plus susceptible d'utiliser l'IA pour un éventail de tâches extrêmement large,
03:29beaucoup plus que les baby boomers par exemple, ou les générations plus âgées.
03:35Et du coup, ils l'utilisent aussi beaucoup plus pour des tâches cognitives ou créatives.
03:44On a tous des enfants, mais même parfois un peu inutiles,
03:46c'est-à-dire qu'ils interrogent l'IA sur tout leur sujet de vie quotidienne.
03:51Alors ce qui est intéressant...
03:52« Donne-moi mes vacances, donne-moi le profil de ma future conquête ».
03:54Enfin, on utilise aussi CHAP-GPT pour ça.
03:56Mais aussi pour se former, trouver des informations,
04:02créer un planning de développement de compétences.
04:06Donc les jeunes utilisent l'IA pour transformer déjà leur quotidien du travail.
04:11Alors que les aînés ou les seniors utilisent beaucoup plus l'IA pour les tâches administratives,
04:22pour les tâches routinières, donc pour se rendre plus productifs au travail.
04:25Pas forcément pour transformer le quotidien du travail.
04:29Alors, dans l'étude, ce qui est intéressant, c'est qu'il y a cette Gen Z sur laquelle vous
04:32faites focus.
04:32On voit quand même qu'ayant une connaissance complète de l'outil,
04:35ils ont compris qu'ils pouvaient être en danger.
04:37C'est 40% d'entre eux.
04:39On voit aussi qu'il y a quand même un croisement des offres d'emploi.
04:41Ça, c'est quand même chez vous.
04:43Baisse des offres d'emploi où il n'y a pas d'IA.
04:45Et en fait, inversement, progression des offres d'emploi qui intègrent,
04:49qui mettent dans les fiches de poste les offres l'IA.
04:52On est d'accord ?
04:52Oui, effectivement, on voit ce décorèlement entre les offres qui mentionnent l'IA et le marché général.
04:59Donc, il y a vraiment de plus en plus d'offres qui font référence à des outils d'intelligence artificielle.
05:05Donc, ça peut être dans le recrutement, mais de manière assez limitée quand même.
05:10Et ça peut aussi faire référence aux compétences requises.
05:15Ça peut faire référence à plein de choses.
05:18Mais de plus en plus d'offres mentionnent l'IA,
05:22notamment dans le développement informatique, les emplois de type col blanc.
05:29Ça peut être le marketing, le RH aussi.
05:31Mais là, pour le relier à votre étude sur les jeunes, enfin, les deux sont intimement liés dans cette étude
05:35à découvrir.
05:37C'est quoi le lien ? Parce que ces jeunes, de fait, ils vont postuler sur ces offres où il
05:40y a de l'IA ou pas ?
05:41Où ils hésitent ?
05:43Le fait de l'utiliser à titre personnel, est-ce que ça prouve qu'ils sont formés à l'IA
05:46?
05:46Ce qui n'est pas évident.
05:48Je pense que ça ne prouve pas forcément directement qu'ils sont formés.
05:54Je pense que tout le monde a besoin d'être formé, beaucoup plus que ce qui est le cas actuellement.
05:59Mais je pense effectivement que le fait d'utiliser l'IA de manière quotidienne,
06:05ils ont moins peur de postuler sur un emploi qui mentionne l'IA, par exemple,
06:12ou qui demande des compétences en termes d'IA.
06:13Ils sont extrêmement bien préparés.
06:15On voit plus une asymétrie, à l'inverse, que les seniors qui l'utilisent moins
06:20ne se forment pas assez ou ne sont pas assez formés par les employeurs.
06:24Cette petite phrase tirée de votre conclusion du digest du rapport
06:28qu'on peut découvrir sur le site d'Indeed, évidemment,
06:32dans ce contexte, dites-vous, dans votre étude,
06:34la question n'est plus seulement de savoir s'il y a transforme le travail,
06:37mais de déterminer qui en tirera partie.
06:39Tout à fait.
06:40La question qu'on se pose avant de nous quitter, c'est,
06:42les jeunes peuvent en tirer partie quand on voit qu'il y en a quand même 40%
06:45qui sont quand même dans une inquiétude existentielle.
06:48Après, l'inquiétude est très subjective.
06:50Je pense qu'ils connaissent l'IA, ils l'utilisent quotidiennement,
06:55et donc ils sont très bien préparés, finalement,
06:57pour un avenir transformé par l'intelligence artificielle.
07:01La GENZ va peut-être, je dis bien peut-être, restons prudents, en tirer partie.
07:06Tout à fait.
07:06Merci, chère Lisa Fès, d'être venue nous rendre visite,
07:08économie chez Indeed, avec cette étude, à découvrir sur le site,
07:12étude complète, vous l'entendez, à travers les offres d'emploi,
07:15mais aussi à travers ce profil de la GENZ.
07:17La GENZ, c'est 96-2012 ?
07:19C'est ça, ceux qui sont nés en 96-2012, voilà.
07:22Merci de nous avoir rendu visite.
07:24On tourne une page, on s'intéresse à un sujet qui occupe l'actualité
07:27depuis maintenant des mois.
07:29La guerre résonne partout, l'Ukraine, l'Iran,
07:32évidemment, la France a transformé son économie de paix
07:36en économie de guerre, et évidemment,
07:38ça suscite des tensions sur le marché du travail.
07:40On va en parler avec nos invités,
07:42avec un plan de recrutement gigantexte.
07:45On en parle avec mes invités, c'est le Cercle RH.
08:01Le Cercle RH, pour s'intéresser à un sujet
08:03dont on parle beaucoup d'une manière un peu indirecte,
08:05les guerres qui traversent le monde,
08:08évidemment l'Ukraine, l'Iran, là,
08:10avec ce porte-avions, le déminage français
08:12qui va peut-être s'opérer,
08:13et avec évidemment une économie qui s'est transformée.
08:16Nous ne sommes plus en paix,
08:17et évidemment l'économie va s'adapter,
08:19avec des recrutements puissants dans le secteur de la défense.
08:22Alors je ne parle pas que de militaires, on en parlera,
08:24on parle de techniciens, d'ouvriers, d'ingénieurs,
08:26de plein de métiers dont la défense a besoin.
08:29Et il faut que le secteur se rende attractif,
08:31ce qui est un autre sujet.
08:32Il y a plus de 10 000 postes à pourvoir en ce moment,
08:35puis il y a un plan Marshall de 25 000 postes à créer.
08:37On en parle avec mes invités.
08:39Emmanuel Duez est avec nous.
08:41Bonjour Emmanuel.
08:41Bonjour.
08:42Ravi de vous accueillir, vous êtes souvent venu sur ce plateau.
08:44Vous êtes entrepreneuse,
08:46Bosom Project,
08:47et autrice de ce livre,
08:49Le commandement ne dort jamais,
08:51édition de l'Aube.
08:52Merci d'être avec nous.
08:53Face à vous, Caroline Rifard,
08:55on parlait de l'accompagnement et du recrutement,
08:57directrice régionale adjointe France Travail,
08:58Île de France,
08:59et vous portez parmi d'autres,
09:01ce grand plan de recrutement,
09:03et vous aurez un site,
09:04dans ce grand salon international de l'armement,
09:07en Satori 2026,
09:08et vous aurez un site en France Travail
09:10pour créer ce lien
09:13entre les entreprises de la défense
09:15et les salariés,
09:16avec aussi des job dating,
09:19avec une multitude d'activités,
09:21pour mettre en relation ces deux mondes.
09:24Avec moi, Marc Landré.
09:25Bonjour Marc.
09:25Bonjour.
09:26Très heureux de vous accueillir,
09:27associé SIA,
09:29qui évidemment analyse,
09:30dans plein de secteurs,
09:31et notamment les secteurs de la défense,
09:33les transformations,
09:35on va en parler avec vous,
09:36et puis avec moi, Caroline de Seineville,
09:37Bonjour Caroline.
09:38Bonjour Marc.
09:38Comment ça va ?
09:39Très bien.
09:39C'est chaud quand même, un petit peu.
09:41Journaliste, décideur, RH,
09:43quelques mots, quelques chiffres,
09:44comme ça qu'on voit un petit peu
09:45les traînes globaux
09:46de ce que représente aujourd'hui
09:48cette transformation,
09:50cette accélération du recrutement.
09:51Vous l'avez évoqué en introduction,
09:53mais la filière doit recruter
09:54entre 25 000 et 30 000 personnes par an
09:56d'ici 2030
09:57pour répondre aux enjeux du réarmement.
09:5910 000 postes non pourvus,
10:00vous l'avez évoqué,
10:01et les pénuries,
10:02elles sont surtout chez les ingénieurs
10:03hautement qualifiés,
10:04donc en cybersécurité,
10:05robotique, système embarqué,
10:07et dans des postes de techniciens
10:08et ouvriers,
10:09de la chaudronnerie,
10:10la soudure, la mécanique,
10:11l'électronique et la maintenance.
10:13Il y a des grosses pénuries.
10:13Et on en reparlera sûrement,
10:14mais côté PME et TPE,
10:15c'est très difficile.
10:17La question des sous-traitants,
10:18je donnerai la parole
10:19dans un instant à Emmanuel Duès,
10:20mais juste côté France Travail,
10:22quand on parle du sujet de la défense,
10:23j'ai l'impression qu'on parle
10:24de l'industrie qui vient sur ce plateau
10:25et qui nous dit,
10:26moi, si je veux créer de l'emploi
10:28et de la valeur,
10:29il faut que j'ai les salariés
10:30et les ouvriers,
10:30je ne les ai pas.
10:31Et on entend la défense
10:32qui dit pareil,
10:33je n'ai pas les chaudronniers,
10:34je n'ai pas les techniciens,
10:35on est en galère quand même là.
10:37Alors effectivement,
10:38il n'y a pas de souveraineté
10:39ou industrielle sans compétences
10:41et c'est la clé
10:42de notre réussite collective.
10:46Donc effectivement,
10:47l'industrie,
10:48c'est 29 filières,
10:50dont l'industrie de défense.
10:51On va avoir d'ici 2030
10:531 million de départs à la retraite
10:55si on regarde toute l'industrie.
10:57Et l'armement n'en sera pas épargné.
11:00Donc on voit bien
11:01qu'on a un engagement
11:02assez volontariste
11:03à voir dès le plus jeune âge
11:06pour aussi accompagner
11:07les parcours
11:09plutôt sur le temps long
11:10mais aussi immédiatement,
11:12ça a été dit,
11:1310 000 offres actuellement disponibles,
11:15tout ça ne se fera pas
11:17sans une alliance
11:17avec l'ensemble des parties prenantes.
11:19Je précise quand même
11:19que pour ceux qui nous regardent,
11:20donc à ma génération,
11:21moi j'ai vécu en paix,
11:22Marc Landré fait partie
11:23de cette génération,
11:24où on pensait
11:24qu'il fallait réduire
11:26au minimum
11:26notre industrie de défense,
11:28que globalement
11:28tout allait bien
11:29dans le meilleur des mondes,
11:30sauf que depuis 5 ans, 6 ans,
11:31tout dérape
11:33et on voit bien évidemment
11:33les tensions qui nous occupent.
11:35Emmanuel, Marc,
11:37votre livre
11:37Le commandement de l'or jamais,
11:39édition de l'Aube,
11:40votre engagement d'entrepreneur,
11:42comment vous regardez
11:43ce monde
11:44qui est en train de basculer justement ?
11:46Parce qu'au-delà
11:47des enjeux de recrutement,
11:48c'est un monde qui bascule là.
11:51Ce qui est sûr,
11:52c'est qu'aujourd'hui,
11:52on a 61 conflits armés,
11:5461 conflits armés
11:56qui impliquent un État,
11:58ce qui est le chiffre
12:00le plus élevé
12:00depuis la statistique
12:02en 1946.
12:04Donc on a changé de monde.
12:06Moi, le mot
12:08qui me vient en tête
12:08en vous écoutant,
12:09c'est le mot souveraineté.
12:10C'est-à-dire qu'on est
12:11aujourd'hui dans
12:12ce qu'Edgar Morin
12:13aurait appelé la systémie,
12:14un système où
12:15les sujets humains,
12:17les sujets militaires,
12:18les sujets industriels,
12:19les sujets de talent,
12:20sont totalement imbriqués
12:21pour ne faire qu'un.
12:23Et je pense que la France,
12:24elle est malade aujourd'hui,
12:25elle est handicapée
12:26de son approche silotée,
12:28à commencer par les sujets
12:29de souveraineté.
12:31Donc c'est ça
12:31que ça m'évoque en fait.
12:32C'est finalement
12:34une militarisation
12:35du monde de l'entreprise,
12:38une militarisation
12:39ou au moins
12:39une prise de conscience
12:40un peu plus avancée
12:41de la société.
12:44C'est factuel en fait.
12:45C'est factuel en fait.
12:46C'est factuel
12:46et pour le coup,
12:47pour passer beaucoup de montants
12:49dans les conseils d'administration,
12:50aujourd'hui,
12:51ça fait partie de la réalité
12:53dans 100%
12:53des conseils d'administration.
12:54C'est-à-dire que
12:55le risque géopolitique
12:56est devenu
12:57un des risques majeurs
12:58dans la plupart des entreprises,
13:00tout secteur d'activité confondu.
13:01Juste un mot,
13:02Marc,
13:02et même plusieurs,
13:04j'ai animé un débat
13:05avec le général Schill,
13:07qui est le chef
13:07d'état-major
13:07de l'armée de terre
13:08et qui rencontrait
13:09pour la première fois
13:09le monde de la finance.
13:11Et c'était comme ça
13:12une rupture un peu
13:14du classicisme militaire
13:15puisqu'il acceptait
13:16de rencontrer les fonds,
13:18les private equity.
13:19C'est intéressant.
13:20Là aussi,
13:20il y a un changement
13:21de paradigme
13:21de l'armée française
13:22qui est en train
13:23elle-même aussi
13:24de muter,
13:24de se transformer.
13:26Le monde mute,
13:27le monde change
13:28depuis 5 ans.
13:28On voit que le nombre
13:29de conflits armés
13:30a explosé.
13:31Maintenant,
13:31il n'est plus en dehors
13:32de l'Europe.
13:32Il est arrivé
13:33sur le sol européen.
13:34La plupart des États
13:35ont multiplié
13:36entre 50% et 100%
13:38leur budget militaire.
13:39Sauf que
13:39les nouvelles solutions
13:41qui permettront
13:42de se protéger
13:43demain
13:44n'existent pas,
13:45il faut les fabriquer
13:46et pour les fabriquer
13:47il faut des hommes,
13:47il faut des talents,
13:48il faut des compétences.
13:48Et on ne les a pas
13:49ou du moins
13:49on en a trop
13:50parce que tout le monde
13:51recherche les mêmes compétences.
13:52Caroline le disait,
13:53je veux dire,
13:53ce que recherche
13:54l'industrie automobile,
13:55c'est exactement
13:55ce que recherche
13:56l'industrie nucléaire,
13:57ce que recherche
13:58l'industrie de la défense.
13:59Et même,
14:00ça vaut pour un pays
14:01mais ça vaut pour un continent.
14:03C'est-à-dire que
14:03les problèmes qu'on connaît
14:04en France,
14:04en vérité,
14:05il faut les élargir
14:06à l'échelle européenne
14:06et la filière RH
14:08qui n'existe pas
14:09aujourd'hui
14:10en France
14:11dans le monde
14:12de la défense,
14:13en vérité,
14:13on ne doit pas
14:13la concevoir
14:14à l'échelle
14:15de l'hexagone
14:16mais on doit la concevoir
14:17à l'échelle
14:17du continent européen
14:19parce que les problématiques...
14:20C'est ambitieux ça.
14:21Mais oui, mais...
14:21Déjà l'avion franco-allemand,
14:22pouf, il a disparu,
14:23celui-là on ne le verra pas.
14:24Mais on n'a pas le choix.
14:26On n'a pas le choix.
14:27Si on veut avoir,
14:28Emmanuel le disait,
14:29on parlait de souveraineté,
14:30si on veut avoir
14:35racotille par rapport
14:35à la puissance américaine
14:36d'un côté
14:37ou la puissance chinoise
14:38de l'autre,
14:39il faut absolument
14:39qu'on se coordonne
14:40à l'échelle européenne
14:41et donc que d'un point de vue
14:43des talents,
14:44d'un point de vue
14:44des people,
14:45des hommes et des femmes
14:46qui vont concevoir,
14:47monter ces programmes
14:49de défense
14:49pour renforcer
14:50nos souverainetés,
14:51il faut qu'on le fasse
14:51à une échelle
14:52qui est beaucoup plus large
14:53que la seule échelle nationale
14:54qui est trop petite
14:55et on n'aura pas en plus
14:56les moyens
14:57de les déployer.
14:58C'est Jean-Pierre Farandou
14:59qui avait lancé,
15:00on l'avait d'ailleurs interviewé,
15:01qui avait évoqué ce sujet
15:02d'une accélération
15:04du recrutement
15:04dans la défense.
15:05Votre sujet,
15:05il est quand même
15:06aussi lié
15:06à des secteurs
15:07de concurrence.
15:09L'attractivité
15:10de la défense,
15:10elle n'est pas vraiment là.
15:13Les candidats,
15:13parfois,
15:14hésitent
15:14et vont plutôt
15:15vers une boîte privée
15:16que d'aller dans la défense.
15:17Comment ?
15:17Pas d'accord, Emmanuel ?
15:19Je pense que,
15:20malheureusement,
15:21vous dépeignez
15:21une situation économique
15:22meilleure que ce qu'elle n'est.
15:23C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
15:24vous avez 85%
15:25de travailleurs français
15:26qui ne sont pas
15:28ou peu engagés
15:29dans leur travail,
15:29quels que soient
15:30les secteurs d'activité.
15:32Oui, mais du coup,
15:33précisément,
15:34je pense que la défense,
15:34elle a quelque chose
15:35à proposer
15:36parce que c'est du concret,
15:38c'est du réel,
15:40il y a du sens,
15:41ne serait-ce que
15:41dans l'esprit d'équipage
15:42qu'on peut trouver
15:43dans les armées.
15:44Donc moi,
15:45je pense qu'au contraire,
15:45dans un pays
15:47où le travail
15:48est très malade,
15:51ça peut réenchanter
15:51le travail.
15:52En tout cas,
15:53c'est un secteur
15:54et c'est un enjeu
15:57qui incarne
15:58et qui prône
15:58l'émancipation,
16:00le dépassement de soi,
16:01le collectif.
16:02Le drapeau,
16:02la souveraineté,
16:03la nation.
16:04Et du coup,
16:05c'est une espèce
16:05de faille
16:06patient-temporelle
16:07qui s'ouvre
16:07où en effet,
16:08ça va être difficile
16:08parce qu'on ne peut pas
16:09le faire à l'échelle nationale
16:10et on part avec une balle
16:12d'angle de pied
16:13parce qu'on est aujourd'hui
16:14les derniers
16:14à l'échelle européenne
16:15en termes d'engagement
16:16par le travail
16:17et de productivité
16:17horaire du travail.
16:18Donc on ne part quand même
16:19pas en étant
16:20les premiers de la classe
16:21mais néanmoins,
16:22je trouve que
16:23quand on se plonge
16:23dans les armées
16:24et qu'on regarde
16:24la qualité du leadership
16:25qu'on y a,
16:26c'est tout l'objectif
16:27du commandement
16:28Ne dors jamais,
16:29on se dit qu'il y a
16:30probablement quelque chose
16:31à faire d'un point de vue RH
16:33mais également
16:34d'un point de vue
16:34un peu réveil
16:35du cœur de la France.
16:36C'est un sujet
16:37que vous portez
16:38chez France Travail
16:38au-delà de faire matcher
16:39une offre,
16:40un secteur
16:41et des salariés
16:41qui vont venir se présenter,
16:43il faut avoir ce discours
16:44qu'évoque Emmanuel,
16:45c'est-à-dire l'idée
16:46comme ça
16:46d'un métier
16:47qui vous dépasse,
16:48qui est un peu plus grand
16:49que vous finalement.
16:49C'est effectivement
16:50le travail qu'on a conduit
16:51avec le J4,
16:52le groupement
16:53des industriels de l'armement.
16:54C'est tous les industriels.
16:55Terrestres,
16:56voilà,
16:56parce qu'effectivement,
16:57et je vous rejoins,
16:58il y a la raison d'être
16:59de l'entreprise.
17:00Alors,
17:01l'armée
17:02et la défense,
17:03pour les plus jeunes,
17:05ça peut parler
17:05ou ne pas parler.
17:06Donc c'est aussi
17:07réenchanter
17:08le désir
17:09d'aller dans ces filières-là,
17:11le désir
17:12d'aller dans l'industrie
17:12où il y a
17:13un pouvoir aussi
17:14d'évolution réelle
17:16avec des conditions
17:18de travail
17:18qui sont
17:19mieux encadrées
17:20peut-être
17:20que dans d'autres filières.
17:21En tout cas,
17:22déjà,
17:22créer l'envie
17:23d'aller dans ces secteurs-là,
17:25c'est fondamental.
17:26Envie d'avoir envie,
17:27oui.
17:27Mais c'est déterminant,
17:29c'est la base.
17:30Peut-être que,
17:31Caroline,
17:32pour en parler,
17:32il y a un papier du Monde,
17:33je sais que tu voulais en parler,
17:35mais sur la difficulté
17:36des PME,
17:37des boîtes sous-traitantes
17:37qui se plaignaient
17:38parce que les commandes
17:39sont longues,
17:40on en parlera peut-être.
17:41Le financement limité,
17:42la DGA,
17:43espèce de gros machin
17:45administratif
17:46qui fait qu'à côté,
17:47il y a des petites boîtes
17:48de start-up
17:48qui veulent vendre
17:48leurs drones
17:49et qui n'y arrivent pas.
17:50C'est aussi ça,
17:50l'économie de la défense.
17:51C'est 4 500 entreprises.
17:53Eh oui.
17:54Caroline,
17:55vous voulez y racheter
17:55quelque chose ?
17:55Oui, mais déjà,
17:56il y a un enjeu,
17:56je pense,
17:57de rapprocher les parcours
17:58de formation
17:58avec l'industrie de défense
17:59et les petites entreprises
18:00n'ont pas les moyens
18:01de Safran ou Thalès
18:02qui ont ouvert
18:02leur propre centre de formation.
18:04Il y a une enquête
18:04qui avait été menée
18:05par l'Observatoire
18:05de la défense
18:06du comité Richelieu
18:07et à peu près
18:08la moitié des répondants
18:09qui est PME et ETI
18:10disaient ne pas réussir
18:11à recruter
18:12pour remplir
18:13leur carnet de commandes.
18:14Mais pour être concret,
18:15parce que là,
18:15on est dans l'idée
18:16d'un beau métier,
18:18le travail d'équipe,
18:19la nation,
18:19le drapeau,
18:20finalement des valeurs
18:21qui avaient,
18:21je le redis,
18:22un peu disparu
18:22de notre mental
18:23depuis presque 30 ans.
18:2570 ans.
18:2670 ans,
18:26depuis 45,
18:27depuis la paix.
18:29Comment on réinsuffle cela ?
18:31Ça passe par,
18:31évidemment,
18:32le travail de France Travail
18:33mais ça va au-delà.
18:34C'est les écoles,
18:35c'est les écoles de formation,
18:37c'est les profs,
18:37c'est l'encadrement,
18:38comment on fait concrètement ?
18:39Et l'image aussi du secteur,
18:40c'est ce que vous disiez,
18:41l'image du secteur de la défense.
18:42Et ça commence
18:43par l'éducation nationale
18:45qui a créé
18:45des classes défense
18:47qui sont là aussi
18:48pour donner aussi
18:49à voir sur ce secteur
18:50et puis dans le financement
18:52des formations
18:52parce que France Travail
18:53est le deuxième financeur
18:56de formation.
18:57Donc il y a aussi
18:57comment on s'adapte
18:58parce que vous avez raison,
19:00on ne recrute pas
19:00dans une PME.
19:01J'y étais encore
19:02il y a deux jours,
19:03on ne recrute pas
19:03dans une PME
19:04parce qu'il n'y a pas
19:04les services RH associés
19:07et c'est là
19:07où on doit avoir
19:08une valeur ajoutée
19:08collective
19:09parce que je pense
19:11que le chef d'entreprise
19:12doit être débarrassé
19:13de la charge mentale
19:14sur ces sujets-là,
19:16faire confiance
19:17aux services
19:18à disposition collectif
19:20pour qu'il ait
19:20une vraie offre
19:21de services
19:22proposée
19:23et sortir
19:24de cette difficulté
19:25liée à l'hétérogénéité
19:27des ressources.
19:28Marc Landré ?
19:28Je crois qu'on a
19:29un problème
19:30de conception
19:31de ce que sera
19:31la guerre demain.
19:32La guerre demain
19:33n'est pas la guerre d'hier.
19:34La guerre demain,
19:35ce ne sera pas
19:35une guerre de projection
19:36d'hommes et de femmes
19:37sur un terrain militaire.
19:38On le voit,
19:38c'est une guerre de drones,
19:39c'est une guerre d'IA,
19:40c'est une guerre d'intox,
19:42c'est une guerre de stratégie
19:43et donc ça veut dire
19:44que, évidemment informationnelle,
19:47ça veut dire
19:47que les compétences
19:48qui vont être recherchées
19:49demain ne sont pas
19:50des compétences
19:50telles qu'on les pensait
19:51il y a 50 ou plus ans.
19:53Donc en vérité,
19:54demain,
19:55l'industrie de la défense
19:56ne va pas aider militaires.
19:58Ce ne sont pas des gens
19:59à qui on va apprendre
19:59à faire la guerre,
20:00à qui on va apprendre
20:01à tuer.
20:02On va leur apprendre
20:03à coder,
20:03on va leur apprendre
20:04à utiliser des process numériques.
20:07On voit en Ukraine
20:08que le char qui avait disparu,
20:09si je peux me permettre,
20:10Emmanuel, je me sentais
20:10qu'elle allait,
20:11le char avait disparu,
20:12on les avait rangés au garage
20:13et on voit qu'en Ukraine,
20:14le drone a fait son apparition
20:15de manière massive,
20:16mais le char est là.
20:17C'est-à-dire qu'on ressort
20:18le char,
20:20on s'envoie des obus,
20:21c'est intéressant ça.
20:23Moi je trouve que
20:23pour répondre
20:24à l'appel d'air
20:25dont on a besoin,
20:27en fait,
20:27le premier remède à activer
20:28c'est celui de la politique.
20:31C'est-à-dire qu'il nous faut
20:32des leaders politiques
20:34au niveau des enjeux
20:35et du contexte international,
20:36en capacité de faire comprendre
20:38que la souveraineté,
20:40ce n'est pas se rabougrir sur soi,
20:41mais c'est préserver
20:42son indépendance,
20:44sa liberté,
20:44sa civilisation
20:45qui s'est faite
20:46sur le tel des humanités.
20:47Ce sont des leaders militaires
20:51qui sont aujourd'hui
20:51un peu cachés quand même,
20:53qu'on garde derrière.
20:56Ils s'ouvrent doucement quand même.
20:57Je parlais du général Xi,
20:58c'était intéressant.
20:59Je pense qu'ils sont plus cachés
21:00qu'ils ne se cachent.
21:02En tout cas,
21:03c'est très intéressant
21:04de les exposer,
21:05donc il faut les inviter ici,
21:06parce que quand vous invitez
21:08un Pierre Vendier,
21:08par exemple,
21:09un Éric Malbruneau
21:11ou un Marc-Antoine de Saint-Germain
21:12qui sont trois amiraux,
21:13vous avez déjà,
21:14un,
21:14une énorme claque
21:16en termes de lecture géostratégique.
21:18Ils sont brillantissimes.
21:19Sans aucune complaisance.
21:20Deux,
21:20vous avez une leçon de stratégie.
21:22Trois,
21:22vous avez l'incarnation du leadership.
21:23Et déjà,
21:24commencer par ça,
21:25ça ouvre un appel d'air
21:26et une envie,
21:27pas simplement que pour les jeunes,
21:29d'ailleurs,
21:29parce qu'il y a des grosses réflexions
21:31en ce moment
21:32au sein des armées
21:32sur la réserve
21:33et la réserve,
21:33elle concerne tout le monde.
21:34C'est-à-dire que c'est du patriotisme
21:36à remettre dans nos têtes
21:37et à mettre très loin,
21:38finalement,
21:39de Zemmour,
21:39Knafow,
21:40le RN,
21:41etc.
21:41qui se sont effectivement
21:43emparés de ce concept
21:44de souveraineté.
21:45Je suis tout à fait d'accord.
21:46Et le drapeau,
21:46au passage.
21:48Il faut changer complètement
21:49le logiciel de recrutement
21:50et de mobilisation
21:50des individus
21:52dans le cadre de confirmer
21:53qu'ils vont changer de forme.
21:54Vous parliez de la réserve.
21:56Il y a énormément
21:57de possibilités.
21:58Aujourd'hui,
21:58en vérité,
21:58les talents,
21:59ils existent.
21:59Il faut simplement
22:00les chercher,
22:01les trouver,
22:01les convaincre.
22:02Et donc,
22:02c'est trois...
22:02Et les payer.
22:03Mais les payer,
22:04je veux dire,
22:05franchement,
22:06les payer,
22:06l'argent,
22:06l'argent,
22:07il suffit de bien l'orienter
22:09et il suffit de le décider.
22:10Le problème,
22:11c'est d'aller chercher
22:12les compétences
22:13là où elles existent.
22:14Je vais prendre
22:15deux exemples
22:16très pratico-pratiques
22:17de ce qui a été fait
22:17en France et ailleurs
22:18pour montrer que c'est possible.
22:20En France,
22:20c'est le nucléaire,
22:21la mobilisation pour le nucléaire,
22:22notamment avec France Travail.
22:23Quand il a fallu
22:25redévelopper
22:25le programme nucléaire
22:26qui avait été laissé
22:27en Acher pendant des décennies...
22:28C'est ressemble
22:28à la guerre.
22:30Il y a eu une vraie mobilisation
22:31de l'ensemble des acteurs
22:32avec la création
22:33d'une université de nucléaire
22:34pour être capable
22:35d'aller chercher
22:353, 4 000, 5 000 personnes
22:37à horizon de 10 ans
22:38pour pouvoir fournir
22:39la main d'oeuvre
22:40de talent
22:41dont on avait besoin.
22:42Donc c'est possible
22:43à partir du moment
22:43où l'ensemble de la filière
22:45le décide
22:45et se met autour de la table
22:46pour essayer de le faire.
22:47Ça, c'est le premier point.
22:48Le deuxième point,
22:48regardez ce qui s'est passé
22:49à Détroit, aux Etats-Unis.
22:50Détroit, ville
22:51totalement saccagée,
22:52sinistrée,
22:53post-automobile.
22:54Ils ont décidé,
22:55ils se sont dit
22:55on va en faire quelque chose.
22:56Ils ont transformé Détroit
22:57d'une ville auto
22:58en une ville de défense.
22:59Et donc,
22:59ils sont allés chercher
23:00les viviers de compétences
23:01là où elles existaient,
23:02là où elles existaient
23:03dans l'automobile.
23:04Ils les ont reconvertis
23:06dans le monde de la défense.
23:07Et aujourd'hui,
23:08Détroit est une capitale mondiale
23:10de la défense
23:11qui compte dans l'écosystème
23:12parce qu'elle a su
23:13penser stratégie
23:14à moyen terme
23:15et reconvertir des gens
23:16qui avaient des compétences similaires.
23:17Je ne vous pose pas la question
23:18côté France Travail
23:19parce que je ne pense pas que
23:20mais est-ce qu'on va réutiliser
23:21les salariés de l'automobile
23:22puisque les Chinois
23:23sont en train d'envahir le marché ?
23:24C'est exactement ce que j'avais dit.
23:25C'est déjà le mouvement.
23:27Le mouvement se passe en Allemagne
23:29avec Volkswagen
23:30qui se réoriente sur la défense.
23:33Ce sera pareil
23:33et Renault, par exemple,
23:34est déjà dans le mouvement.
23:36Engagé.
23:36Engagé sur le sujet.
23:38Moi, juste, peut-être,
23:39se donner aussi un repère.
23:40La compétence, il y a 30 ans,
23:43en 1983,
23:44la durée de la compétence
23:45était 30 ans.
23:46Maintenant, c'est deux ans.
23:47Ça veut dire aussi
23:48que les entreprises
23:49doivent garantir
23:50pour fidéliser
23:52que la compétence
23:53s'adapte aussi
23:54aux évolutions du marché.
23:57Excusez-moi,
23:57il y a un sujet
23:57qu'on n'a pas évoqué
23:58mais c'est un peu
23:58l'éléphant au milieu de la pièce.
24:00On se bat contre qui, là ?
24:01Parce qu'on est en train
24:01de préparer
24:02une sorte d'économie de guerre
24:03où on a tous
24:04un discours un peu martial.
24:05On s'accroche le drapeau
24:06de l'arbre au pied.
24:10Il est où ?
24:10Je veux dire, c'est quoi ?
24:11L'ennemi, il est partout
24:12et on le connaît.
24:13C'est les nouveaux impérialismes
24:14du XXIe siècle.
24:15C'est ceux qui veulent reconquérir
24:17les terrains perdus d'avant.
24:18Les États-Unis,
24:19c'est là aussi,
24:19c'est la Chine.
24:20À la limite,
24:21on n'a même pas besoin
24:22de les identifier plus.
24:22On sait qu'ils sont là.
24:23Donc le danger est là.
24:24Le danger est là.
24:25Il n'est pas virtuel.
24:26On le voit en Ukraine,
24:27on le voit au Moyen-Orient,
24:29on le voit,
24:30il suffit d'aller se promener
24:31en Asie,
24:32la Chine,
24:33ce qui se passe aux alentours.
24:34La menace,
24:35elle n'est pas virtuelle.
24:37Elle est réelle.
24:38Les morts,
24:38ils se comptent,
24:40ils se rangent
24:41dans des sacs.
24:42Donc on est au-delà maintenant
24:45du réveil psychologique.
24:46La guerre est une réalité.
24:47Et puis la guerre hybride
24:49et la guerre informationnelle,
24:50c'est déjà une réalité en France.
24:52C'est une grande partie
24:54de l'effort
24:55des militaires actuels
24:56de faire ce grand écart
24:58entre quand même,
24:59à la fin,
24:59c'est des corps qui meurent.
25:01Donc ça,
25:01il ne faut pas l'oublier.
25:03Et de l'autre côté,
25:05la capacité à faire
25:06du renseignement
25:07sur les ouvertes,
25:08à maîtriser
25:09les très hautes technologies,
25:10à travailler aussi,
25:12ça c'est un gros défi
25:12pour les armées demain,
25:13mais en mode dégradé
25:15dans un monde hyper réalisé
25:16où il faut savoir en fait
25:19réagir comme si on était
25:20au milieu du désert
25:20sans aucun outil,
25:21ce qui nécessite
25:22des aptitudes professionnelles
25:23et une maturité
25:24qu'on n'a pas
25:25quand on a 20 ans.
25:26Donc il y a cette espèce
25:27de grand écart aujourd'hui
25:28à adresser en termes de compétences.
25:29Et vos équipes sur le terrain,
25:30Caroline,
25:30je vous donne la parole.
25:30Il y a peut-être quelque chose
25:31qu'on n'a pas évoqué non plus,
25:32mais les PME et ETI
25:33disent qu'un de leurs enjeux
25:34c'est aussi l'attractivité
25:35des territoires
25:35pour pouvoir attirer
25:37les talents.
25:38Je pense à Bourges
25:39qui est un territoire militaire.
25:41La Bretagne,
25:42vous parlez avec la cyber.
25:43Mais concrètement,
25:44les jeunes,
25:44pour en venir à nos jeunes,
25:45on parle des jeunes Z,
25:46ou les vieux,
25:47ou les jeunes,
25:48et les vieux.
25:49Il ne faut pas non plus
25:49avoir ce biais.
25:50Et les femmes.
25:51Et les femmes.
25:52Parce qu'il y a aussi
25:53des femmes militaires.
25:53Mais dites donc,
25:54vous nous challengez vraiment.
25:56Tu n'as rien dit.
25:57Non, non,
25:57mais Marc,
25:58il est solidaire.
25:59Je suis quand même,
26:00des jeunes ou des vieux,
26:01il faut quand même
26:02les réarmer mentalement
26:03à défaut de les réarmer.
26:05Ça, c'est un sujet
26:05que vous avez.
26:06Vous avez des gens
26:07qui viennent et qui vous disent
26:07« Moi, je n'ai pas envie
26:08de bosser pour la défense.
26:09Moi, je n'ai pas envie. »
26:10Parce qu'ils ont été éduqués
26:12dans cette espèce
26:12d'économie de la paix.
26:14Comment vous faites là ?
26:14Alors,
26:15formez aussi vos accueillants.
26:17Peut-être se dire aussi
26:18que, par exemple,
26:18si on prend l'industrie,
26:19il y a du civil
26:20et du militaire
26:21dans une PME.
26:22C'est vrai.
26:22Et que quand on fait un boulon,
26:24celui qui fait le boulon,
26:25il ne sait pas forcément
26:27pour qui...
26:27Il sait qu'il bosse
26:28pour l'industrie de défense
26:29quand même, en général.
26:30Oui,
26:30mais on ne sait pas pour qui
26:31et on ne sait pas
26:32parce que ça aussi,
26:32c'est dans la chaîne,
26:33la supply chain,
26:35il y a aussi le sujet
26:36de garantir
26:37une forme de secret
26:39dans la mise en œuvre.
26:41Moi, je voulais juste
26:42revenir sur la souveraineté
26:43parce qu'on parle
26:43de l'industrie,
26:44mais il y a la souveraineté
26:45alimentaire,
26:46il y a la souveraineté
26:46en termes de transport
26:47parce qu'au-delà
26:49de faire des pièces,
26:51il faut pouvoir
26:51les déplacer
26:52et avoir tous les réseaux
26:54fluviaux,
26:56terrestres,
26:57ferroviaires.
26:57Et donc,
26:58il y a aussi
26:58une économie à sécuriser
27:00et là aussi,
27:01vous évoquiez
27:02l'esprit d'eau,
27:03on va aussi avoir
27:04une approche commune.
27:06Donc ça, c'est sûr,
27:07il nous reste très peu de temps
27:07mais c'est quoi ?
27:08C'est à 10 ans ?
27:09On est à 10 ans
27:10dans les projections ?
27:12Il y a 10 000 emplois
27:12à pourvoir,
27:1325 000 après.
27:13Il y en a 1 million
27:14de départs à la retraite
27:15d'ici 2030.
27:16Donc ça, 5 ans.
27:17Et le réarmement des esprits,
27:19je pense qu'il est maintenant.
27:20Vous avez vu cette enquête
27:20Malakoff-Médéric 2025,
27:2345% des travailleurs
27:24sont en détresse psychologique.
27:26Tout à fait.
27:26Dernier chiffre, Malakoff.
27:27On part de loin quand même.
27:29Donc redonner du sens
27:30que vous évoquez.
27:30Ça, c'est une urgence absolue.
27:32Merci à vous.
27:33Et c'est des programmes
27:33à moyen terme
27:33parce que ça va très très vite.
27:35Je veux dire,
27:35qui aurait cru il y a 5 ans
27:37qu'on allait avoir
27:37la guerre en Europe ?
27:38Personne.
27:39C'est vrai.
27:39Et donc,
27:40qui pensait que sur la guerre
27:42informatique,
27:42mythos d'anthropie
27:43qu'elle allait être capable
27:44de lever un certain nombre
27:45de failles
27:46dans les protections
27:47de toutes les entreprises ?
27:47Tout va très vite.
27:48Ça s'est accéléré.
27:4910 000 emplois.
27:50France Travail sera présent
27:51à Satori 2026
27:52qui est un salon exceptionnel
27:53pour ceux qui s'intéressent
27:54à tous ces sujets.
27:55C'est un salon absolument dingue.
27:56Merci à vous,
27:57Emmanuel Duez,
27:59entrepreneuse
27:59Bosom Project
28:00avec ce livre passionnant
28:01Le commandement
28:02ne dort jamais
28:03édition de l'Aube.
28:05Merci à vous,
28:05chère Caroline.
28:06Merci à vous,
28:06Caroline Rifard.
28:07Vous serez peut-être présente
28:08à Satori ?
28:09Ah oui, je suis.
28:10Eh bien voilà.
28:10Eh bien, on ira jeudi.
28:12Directrice régionale
28:12Adjoins de France Travail
28:13Île-de-France.
28:14Merci à Marc Landré.
28:15Sia, on ne dit plus,
28:16Sia Partnère.
28:16Non, on ne dit plus.
28:17Je n'ai pas fait l'erreur.
28:18C'est très bien.
28:18C'est parfait.
28:19On reste focus.
28:20Merci à l'équipe,
28:20merci à Nicolas Juchat,
28:22Léa évidemment
28:22et merci à Charles
28:23à la réalisation
28:24et merci à Alexis Ausson.
28:26Merci à vous
28:26pour votre fidélité.
28:27Je vous dis à bientôt.
28:28Bye bye.
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