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  • il y a 4 heures
Jeudi 2 juillet 2026, retrouvez Erik Thomas (DRH, Silae), Dominique Restino (président, CCI Paris Île-de-France) et Marie Leborgne Lucas (agrégée de philosophie) dans SMART JOB, une émission présentée par Arnaud Ardoin.

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Transcription
00:08Bonjour à tous, ravi de vous retrouver dans Smart Job, votre rendez-vous emploi RH management,
00:12débat, analyse, expertise et vos rubriques habituelles évidemment.
00:16Bien dans son job, on commence par un livre, passionnant livre, travailler moins, vivre mieux.
00:21C'est une belle promesse et on va en parler avec l'un des deux auteurs, Marie Leborg-Lucas.
00:25Elle est agrégée de philo, co-autrice de ce livre sorti chez Luiber, écrit avec son frère, on va tout
00:31vous expliquer dans quelques instants.
00:32Il n'est pas question de s'arrêter de travailler, oh non, au contraire, de trouver le meilleur équilibre entre
00:36sa vie perso et sa vie professionnelle pour être performant.
00:40On en parle avec elle dans quelques instants.
00:41Le cercle RH, comment les entreprises font face aux crises, évidemment crise mondiale, le détroit d'Orbouz, évidemment une crise
00:49économique ici en France.
00:52On va en parler avec Dominique Restineau, il est le président de la CCI Île-de-France Paris, pour faire
00:58le point évidemment sur nos entrepreneurs, les entreprises d'Île-de-France.
01:02On en parlera avec lui, leur capacité de résilience et l'accompagnement évidemment de la CCI auprès de ses entrepreneurs.
01:09Il est notre invité, c'est un grand entretien.
01:11Et enfin, fenêtre sur l'emploi, la dynamique d'emploi en France.
01:16On en parlera avec Eric Thomas, DRH de SILAE.
01:19Et il est notre invité pour terminer cette émission.
01:21Tout de suite, c'est Bien dans son job.
01:36Bien dans son job pour se pencher sur un livre que je vous invite à lire en le picorant, ou
01:42en lisant d'une traite d'ailleurs.
01:43« Travaillez moins, vivre mieux », quelle belle promesse.
01:47Livre sorti chez Viber, écrit par François Leborg et Marie Leborg-Lucas.
01:52Marie Leborg-Lucas est notre invité, très très heureux de vous accueillir, chère Marie.
01:56Agrégée de philo, vous êtes professeur, vous enseignez, vous venez de corriger les copies de Bac.
02:00Et co-autrice de ce livre avec votre frère François, qui au début du livre, nous explique sa vie.
02:06Lui, il a été dans le dur.
02:08Il a fait Protect & Gamble, les civiers, Amazon, Accor.
02:13Et il raconte cette espèce de folie du travail qu'il a embarqué et qui l'amène aujourd'hui à
02:19écrire ce livre.
02:19« Travaillez moins, vivre mieux », 14 jours pour apprendre à travailler efficacement et sereinement, on est d'accord.
02:25Ce n'est pas un livre pour pousser les collaborateurs vers la sortie et les faire s'asseoir sur un
02:30banc et méditer.
02:31Ce n'est pas ça, le sujet du livre.
02:33Non, le sujet du livre, c'est plutôt de prendre conscience que si on ne limite pas son temps de
02:36travail,
02:37si on travaille toujours comme des forcenés, paradoxalement, on ne travaille pas très bien, on travaille trop, on se tue
02:41à la tâche.
02:42Donc l'idée, ce n'est pas du tout de nous inviter à ne plus rien faire pour quitter le
02:45job,
02:45mais au contraire de retrouver du sens dans son travail parce qu'on arrive à le condenser, à être ultra
02:49efficace.
02:50Alors, il y a plusieurs images, et votre frère a communiqué sur les réseaux sociaux sur ce livre,
02:54que je trouvais très intéressante, quand on dit à quelqu'un « faites-moi le pitch de votre entreprise en
02:58deux heures »,
02:59il va le faire en deux heures.
03:00Puis la même chose, mais faites-le-moi en deux mois, et il le fera en deux mois.
03:04Je trouve que dans ce livre, et là la philosophe apporte beaucoup,
03:07c'est le rapport à la notion de temps.
03:10Qu'est-ce que le temps, chez la philosophe, et donc le temps que l'on use au travail, c
03:14'est quoi le temps ?
03:15En fait, le temps, justement, ce dont on prend conscience, c'est que ce temps est limité,
03:19et en permanence, il va prendre tout l'espace qu'on lui donne.
03:21C'est ce qu'on appelle la loi de Parkinson, ou c'est la métaphore du gaz dans le livre.
03:24Le gaz prend toute la place qu'on lui donne.
03:26Donc si on lui donne une petite boîte, il va rentrer et se condenser dans la boîte.
03:29S'il a toute une immense pièce, il rentrera et il remplira toute la pièce.
03:33Et notre travail va être en permanence, va agir de même.
03:36Donc si on ne le limite pas, il va prendre toute la place qu'on lui donne.
03:40Et ce qu'on voit justement en philosophie, c'est que le temps, c'est pas juste, comme on dit,
03:43le temps c'est de l'argent,
03:43en fait, c'est bien plus que de l'argent, parce que l'argent, on peut le remplacer, on peut
03:46l'économiser.
03:47Vous dites l'inverse dans le livre, le temps, c'est même pas de l'argent.
03:49C'est pas de l'argent, c'est ce qu'on ne peut pas racheter, c'est la chose la
03:52plus précieuse chez ma vie,
03:53ce qui n'a aucun prix, puisqu'il est ma vie même.
03:55Ce qui est puissant dans ce livre, c'est que vous dites des choses qui viennent en fait nous heurter.
03:59Le temps, c'est de l'argent, vous tordez le cou.
04:01Vous dites, le temps, c'est la chose la plus précieuse que l'on a.
04:04Elle nous glisse entre les doigts comme l'eau.
04:06Et il y a cette petite phrase, parce que ce livre est construit avec ce que raconte,
04:10ce que vous avez écrit avec votre frère, je dirais dans la manière dont on peut accompagner le lecteur.
04:14Puis il y a les petits encadrés qu'on appelle la pause philo.
04:16Et je voudrais vous lire cette petite phrase de Sénèque.
04:18« Montre-moi un homme, écrit Sénèque, qui sache ce que vaut un jour,
04:22et qui comprenne que chaque jour, il meurt en détail. »
04:25C'est troublant, puisqu'on ne se rend pas compte qu'on abîme ce temps.
04:30Justement, ce qui est fascinant, c'est que Sénèque, quand il écrit,
04:32« Sénèque, c'est un grand philosophe et en même temps un grand homme de l'Empire romain.
04:35Il était précepteur de Néron, grand homme politique.
04:38Donc il avait un agenda de ministre.
04:40Et en même temps, il avait à cœur de concevoir qu'on ne peut pas perdre son temps.
04:44Or, tous, depuis le IIe siècle, après Jésus-Christ, jusque maintenant,
04:48on passe notre vie à courir, à courir, à courir,
04:50en disant que peut-être un jour on aura deux semaines de vacances cet été,
04:53ou peut-être un jour on pourra être à la retraite, mais on ne sait plus trop quand.
04:56En fait, non, dit Sénèque, la vie, elle est précieuse, elle est maintenant.
05:00Et maintenant, il faut que tu prennes le temps de vivre.
05:02Alors, ce n'est pas une invitation à quitter son job,
05:03mais plutôt à redonner du sens à son travail à chaque jour, à chaque heure.
05:07Je le précise, au départ, il faut faire un diagnostic.
05:09C'est quand même un livre à la fois extrêmement érudit,
05:11mais dans lequel on vous prend par la main, vous lecteurs,
05:14vous faites votre diagnostic, votre photographie,
05:16puis petit à petit, avec les 14 étapes,
05:18l'aboutissement, c'est quoi ?
05:19C'est de pouvoir mesurer son temps, d'avoir le recul nécessaire sur son agenda ?
05:23C'est quoi, là ?
05:24Alors, le but, en fait, c'est une méthode conçue en 14 jours,
05:2714 jours pour reprendre le contrôle sur son travail.
05:29Ça commence d'abord par un bilan.
05:30On invite tout le monde à d'abord mesurer son temps de travail.
05:33Est-ce que vous savez exactement combien de temps vous travaillez chaque semaine ?
05:35Ça, c'est la base.
05:37Et ça, ça montre justement qu'on ne donne pas assez de poids à notre temps.
05:41C'est que parfois, on ne sait même pas quoi.
05:42Ton salaire ne vaut rien.
05:42On sait combien on gagne, mais c'est ce que vous dites.
05:56Et ensuite, mets en place dans cette limite que tu te donnes des techniques pour être efficace.
06:01Ce qu'on voit, c'est que la plupart des bouquins sur l'efficacité, ils commencent par vous vendre des
06:05méthodes.
06:06Et le problème, c'est que si vous êtes plus efficace sans limiter votre temps de travail,
06:09vous allez juste augmenter la cadence.
06:11Et ça va devenir absurde.
06:12Notre idée, c'est tout l'inverse.
06:13Je commence par mesurer l'imité.
06:15Et ensuite, j'utilise l'efficacité pour faire rentrer le travail dans la case, dans l'espace que je lui
06:20donne.
06:21Et le but de la méthode ?
06:22Le gaz.
06:23Exactement, le gaz.
06:24Et ensuite, là, je peux prendre les techniques d'efficacité pour faire rentrer le travail dedans.
06:28Et là, je retrouve un dehors.
06:30Je retrouve une vie en dehors du travail.
06:31Un travail qui est extrêmement condensé et qui a du sens.
06:34Et qui est performant.
06:35Un mot quand même sur ce mot qui n'est pas un gros mot,
06:38c'est que quand on arrive à trouver ce juste équilibre,
06:40on est plus performant et plus efficace dans son travail.
06:43Justement, c'était ça la révélation de mon frère François.
06:45Au départ, il bossait 90 heures.
06:47Il a failli se tuer au travail au sens propre.
06:48Il a eu un accident.
06:49Il ferme les yeux.
06:50Voilà, il a failli accéder dans la route.
06:52À force de conduire, il dormait 3-4 heures par nuit.
06:54Il avait dormi 1h en 26h.
06:56Voilà, et en fait, il a failli se prendre un arbre.
06:58Il s'est réveillé parce qu'on a klaxonné.
07:00Et en fait, il a pris conscience qu'il ne pouvait pas continuer sur cette lancée-là.
07:05Donc, il s'est dit, tant pis, je vais travailler moins.
07:06Je vais condenser mon temps de travail.
07:07Je vais perdre en performance, c'est sûr, mais tant pis.
07:09Et en fait, ce qui s'est passé, c'est tout l'inverse.
07:11À partir du moment où il a limité son temps de travail,
07:13de 90 à 60 heures, c'est toujours énorme, mais c'est déjà pas mal.
07:16Et maintenant, encore moins, en fait, il n'a fait que de gagner en performance et en productivité.
07:21Et du coup, il n'a fait que de progresser professionnellement.
07:24D'où l'idée de la méthode Travailler moins, vivre mieux.
07:27C'est un livre qui est passionnant, je leur dis.
07:30Lisez-le.
07:30Alors, vous nous donnez la méthode, on le picore.
07:33Vous prenez-le pas à pas.
07:34En tout cas, la méthode vous propose 14 jours
07:36pour peut-être mieux vous centrer, vous recentrer, vous rééquilibrer.
07:40Et puis, vous apprenez évidemment plein de choses grâce à vous, chère Marie,
07:44parce qu'il y a plein d'auteurs, plein de références
07:45qui nous permettent de faire aussi le pas de côté,
07:48qui nous permettent d'être plus équilibrés.
07:50Merci Marie Leborg-Lucas.
07:51Vous êtes l'autrice, co-autrice, j'oublie pas votre frère, évidemment,
07:54François Leborg, agrégé de philo, professeur,
07:56et Travailler moins, vivre mieux, chez Viber.
07:59C'est ce livre que vous avez écrit avec votre frère, calmement, j'imagine.
08:02Tout à fait.
08:03Vous l'avez écrit en combien de temps ?
08:04Trois mois.
08:05Trois mois.
08:06Vous avez pris votre temps.
08:07Tout à fait.
08:08Merci de nous avoir rendu visite.
08:10Tournez-vous vers ce livre cet été.
08:11Tiens, c'est l'occasion aussi de faire un petit pas de côté.
08:14Merci.
08:15On tourne une page.
08:16Un grand entretien, tiens, pour partir à la rencontre des entrepreneurs.
08:20On accueille le président de la CCI Île-de-France, Dominique Restineau.
08:24Il les rencontre, ces entrepreneurs, il les accompagne.
08:26Des entrepreneurs qui, pour certains d'entre eux, sont évidemment malmenés, surmenés.
08:30On va en parler face à des crises protéiformes.
08:33On va en parler avec lui.
08:34C'est notre invité et c'est le grand entretien.
08:48Le Cercle RH est un grand entretien aujourd'hui pour partir à la rencontre des entrepreneurs,
08:54des entrepreneuses et chefs d'entreprise.
08:57Nous recevons Dominique Restineau.
08:59Bonjour, cher Dominique.
09:00Bonjour, Arnaud.
09:00C'est un vrai plaisir de vous accueillir sur le plateau.
09:02Vous êtes le président de la CCI Île-de-France, Paris.
09:06Paris, Île-de-France, qui est une région économique la plus puissante, on peut le dire, de notre territoire.
09:13D'abord, un petit mot sur l'état d'esprit dans lequel vous êtes aujourd'hui en tant que président
09:16de CCI.
09:17On vous sait aussi très engagé à travers le mouvement MOUVI que vous avez créé.
09:20Je suis sûr qu'on en parlera.
09:22Les enjeux de mentorat, d'accompagnement.
09:24Est-ce que vous êtes inquiet ?
09:25On vient de traverser une séquence caniculaire terrible pour les Français, pour les salariés, pour les entreprises.
09:32Vous êtes un homme plutôt optimiste.
09:34Est-ce que là, vous avez des doutes ?
09:36Est-ce que vous êtes traversé par des doutes sur la capacité des entreprises à continuer à avancer ?
09:42Alors, vous avez raison déjà de dire que l'Île-de-France est une région extrêmement importante
09:47puisque c'est plus de 30% du PB français, c'est le hub européen, c'est la porte d
09:52'entrée sur l'Europe.
09:53C'est ce que je dis depuis plusieurs années.
09:56Est-ce que j'ai des doutes ? Non.
09:59Ou alors, les doutes, c'est pour, justement, avancer en réalité.
10:03Nous traversons des périodes assez compliquées, notamment avec la canicule que nous avons eue la semaine dernière,
10:09pendant une dizaine de jours.
10:11Terrible.
10:12Je dirais assez redoutable, c'est vrai.
10:15Et donc, les entreprises, les entrepreneurs, je l'ai déjà dit, je crois l'avoir dit dans votre émission, sont
10:22des héros.
10:23Et donc, ils s'adaptent.
10:24Il y a une forme de résilience.
10:25Alors, c'est compliqué au bout d'un moment, mais ils arrivent à s'adapter.
10:30En termes de défaillance, je mets de côté la canicule qui a été un moment difficile.
10:33On parlera évidemment du contexte international.
10:35Je pense au détroit d'Orbouz, un certain nombre de sujets.
10:38Mais sur l'enjeu des défaillances,
10:40on a reçu récemment le président de GSC qui accompagne les entrepreneurs qui mettent la clé sous la porte.
10:45Magnifique association.
10:46Qui est une très, très belle association.
10:47Absolument.
10:48Et qui évoquait des chiffres qui étaient en haut.
10:50Il évoquait 69 000, peut-être 70 000 défaillances.
10:52En Ile-de-France, sur votre territoire consulaire, combien de défaillances d'entreprise ?
10:57Alors, je vous l'accorde, c'est un vrai sujet, les défaillances d'entreprise,
11:01parce qu'avec le conflit au Moyen-Orient, ça n'arrange rien en plus.
11:07Nous, à la Chambre de commerce de Paris-Ile-de-France, nous menons des enquêtes qu'on dit flash.
11:12On en a fait au mois de mai.
11:15Et là, on a vu effectivement que l'impact du Moyen-Orient augmentait la problématique de 65% pour 65
11:23% des chefs d'entreprise.
11:24L'impact, c'est notamment la hausse du coût du pétrole, enfin des carburants.
11:28C'est notamment la hausse du carburant, c'est la problématique de l'approvisionnement des produits, c'est l'ensemble
11:36des choses.
11:36Il y a un impact pour eux, c'est moins de commandes, c'est des difficultés de financement.
11:41J'étais avec Pierre Pelouzel, le médiateur des entreprises, sur les délais de paiement.
11:47C'est un vrai problème, d'accord ?
11:49Tout ça a un impact dessus.
11:51Sur les défaillances d'entreprise, je vais prendre les chiffres que vous avez cités du président de GSC, ce sont
11:57les bons chiffres, bien évidemment.
11:59Ils sont inquiétants.
11:59Ils sont inquiétants.
12:01Alors, il y avait le phénomène de rattrapage après la crise Covid, mais là, on a déjà bien rattrapé.
12:06Si je prends, parce que tout nouveau, tout frais presque, j'ai envie de dire,
12:10le premier trimestre en Ile-de-France, c'est plus de 4 300, 4 400 défaillances d'entreprise.
12:16Donc là, on se retrouve encore avec une hausse, malheureusement un record, une hausse à plus de 7,4 %,
12:22alors que nous étions en 2025 déjà sur quelque chose d'assez haut.
12:26Si on prend ce chiffre de premier trimestre au niveau national, on est quasiment à 20 000 défaillances d'entreprise,
12:32avec un record, encore là, si je peux me permettre, de défaillances à plus de 6 %.
12:38– Les causes, on les évoquait, les causes conjoncturelles, exogènes,
12:42le conflit au Moyen-Orient, la hausse du pétrole, la baisse de la demande,
12:45la canicule qui n'a pas rangé les choses, les Français n'ont pas consommé, sont restés chez eux.
12:49– Absolument.
12:50– Qu'est-ce que devrait faire ou qu'est-ce que doit faire la puissance publique
12:54pour accompagner ces entrepreneurs ?
12:55La CCI est présente, elle les accompagne, elle sert de rempart.
13:00Qu'est-ce qu'on doit faire ? On baisse les charges, on repense le modèle.
13:03Comment on fait pour maintenir cette vie d'entrepreneuriat ?
13:07– Écoutez, je pense qu'il va y avoir des élections présidentielles
13:10dans quelques mois, voilà, je ne pense pas que j'en suis certain.
13:14Donc il y aura, je crois qu'il y a un certain nombre de personnes
13:16qui sont déjà candidates, qui doivent forcément avoir des idées.
13:20– Très nombre.
13:20– Donc on va écouter leurs idées pour voir comment on peut améliorer les choses.
13:25Moi ce qui m'importe, c'est comment on les accompagne aujourd'hui.
13:27Et c'est ce que nous faisons effectivement,
13:29la Chambre de commerce de Paris et de France,
13:31et c'est ce que nous faisons dans le réseau des chambres de commerce
13:33et d'industrie de France, parce que je tiens à rappeler quand même
13:36à votre antenne que le premier réseau d'accompagnement
13:39de l'économie réelle de proximité, vous savez celle des patrons
13:43de TPE, de PME, 97% des entreprises dans notre pays
13:47ont moins de 20 salariés. 97%.
13:52– Donc là, quand on parle de solitude du chef d'entreprise,
13:56je la connais par cœur cette solitude.
13:57– Vous l'avez été ?
13:58– Alors je le suis toujours un chef d'entreprise.
14:01Alors j'ai la chance de ne pas être tout seul
14:03et justement de pouvoir bénéficier avec les réseaux
14:05dans lesquels je travaille ou que j'ai créé, bien sûr,
14:07vous en avez cité, mais ces chefs d'entreprise sont démunis.
14:12C'est la raison pour laquelle je réaffirme que ce sont des héros.
14:15Mais ce que nous faisons, c'est que nous les accompagnons.
14:17La difficulté qu'il y a eu avec tout ce qu'on vient de vivre
14:21avec la crise au Moyen-Orient, c'est de les accompagner
14:24sur les problématiques de financement, c'est de les accompagner
14:28sur les diagnostics pour savoir où ils se trouvent,
14:29c'est de pouvoir les orienter également sur les bonnes portes.
14:32– Très en amont d'ailleurs.
14:33– Très en amont.
14:34– On a reçu un de vos experts il y a quelque temps
14:35qui disait mais n'attendez pas la crise pour venir nous revoir.
14:38– Voilà, nous en Ile-de-France, on travaille d'un côté
14:41et en amont avec le CIP, le Centre d'information et de prévention
14:44des entreprises qui a été régionalisé également
14:47avec les commissaires aux comptes, avec les experts comptables,
14:50les notaires, on reçoit les candidats qui,
14:53parce que le tribunal de commerce fait un travail remarquable,
14:56mais les chefs d'entreprise ont du mal à aller vers le tribunal de commerce
14:59donc on les reçoit dans nos chambres de commerce
15:02ou chez nos partenaires pour qu'ils puissent parler
15:07en toute discrétion, c'est important bien évidemment
15:13de pouvoir se livrer.
15:14mais c'est là aussi dans cette solitude que les chefs d'entreprise
15:19ont parfois des moments extrêmement difficiles personnellement
15:22et donc c'est là qu'on arrive à détecter également
15:25le risque de surchauffe d'un chef d'entreprise
15:27qui pourrait avoir des actes qui ne sont pas normaux
15:31et là il y a une formidable association,
15:33je préfère le dire à votre antenne, qui s'appelle l'association APESA,
15:36moi-même quand je présidais la CCI de Paris intramuros,
15:40nous avions créé avec tous les partenaires,
15:43CPME, les entrepreneurs aujourd'hui, le MEDEF,
15:46la fédération du bâtiment, APESA pour détecter
15:49avec ce qu'on appelle les sentinelles,
15:52celles et ceux qui peuvent avoir des moments de difficultés,
15:56de très grandes difficultés et peuvent venir...
15:59La vulnérabilité des chefs d'entreprise,
16:01on a reçu récemment la fondation MMA
16:03qui travaille justement sur ces sujets
16:04et qui révélait elle aussi des chiffres en augmentation
16:09d'entrepreneurs, la base étant les troubles du sommeil
16:11allant jusqu'à la dépression,
16:13vers le burn-out avec des surchauffes permanentes.
16:16Bien sûr.
16:17Donc ça c'est un énorme sujet,
16:19c'est-à-dire la régulation mentale du chef d'entreprise
16:21puisque plus ça va mal, plus on accélère,
16:23plus on accélère, plus on se met en difficulté,
16:25il y a quand même une sorte de cercle comme ça qui est dangereux.
16:27Malheureusement, le chef d'entreprise, il s'enferme.
16:30Il a du mal à parler de ses difficultés.
16:32Et c'est là où il faut l'aider,
16:33l'aider à prendre du recul,
16:35l'aider à se poser les bonnes questions.
16:37C'est là où il faut également pouvoir l'orienter
16:39aux bons endroits parce que parfois,
16:41on ne trouve pas tout seul.
16:42C'est exact.
16:43Voilà.
16:43Donc avec les services de l'État,
16:45avec l'URSSAF, encore hier,
16:49une organisation m'appelait pour que je puisse aider
16:52un entrepreneur à rentrer davantage en contact
16:55avec les services de l'URSSAF
16:57que nous connaissons.
16:58Nous travaillons ensemble.
16:59Vous savez, en France, on a quand même...
17:01Je sais qu'il y a beaucoup de gens
17:02qui trouvent que ce n'est pas super en France.
17:04Moi, je trouve qu'on a la chance de vivre en France.
17:06D'accord ?
17:07Et qu'il y a des organisations qui travaillent ensemble,
17:09qui existent, qui travaillent ensemble.
17:11Et c'est tout ce collectif que nous avons
17:13dans notre pays qui permet de traverser des crises,
17:16qui permet aux chefs d'entreprise
17:17de pouvoir sortir la tête de l'eau
17:19et bien souvent de pouvoir repartir également.
17:21Oui, il y a des dépaillances d'entreprise,
17:23mais il y a toujours eu des dépaillances d'entreprise.
17:24Ça, c'est vrai.
17:25D'accord ?
17:25Voilà.
17:25Les plus importantes d'année en année.
17:26Mais là, plus importantes, effectivement.
17:28Oui, c'est vrai.
17:29Tout à l'heure, la question, je ne vous la posais pas
17:30pour savoir quel était votre point de vue politique
17:32sur le modèle à transformer.
17:34Je vous interrogeais parce que vous êtes
17:35en contact permanent avec ces entrepreneurs
17:38et ces chefs d'entreprise.
17:39Qu'est-ce qu'ils vous font remonter ?
17:41Parce que beaucoup ont envie de créer de l'emploi.
17:43On a pourtant vu un chômage qui remonte.
17:45Qu'est-ce qu'ils vous disent ?
17:46L'incertitude.
17:48Quand vous prenez les difficultés
17:50que nous traversons depuis plusieurs années,
17:52alors, il y a eu, rappelez-vous,
17:54moi, je n'ai pas oublié,
17:56j'étais dans Paris, la semaine, sur le terrain,
17:59les problèmes avec,
18:02on garde le mot les gilets jaunes,
18:03mais c'était les casses à côté des gilets jaunes.
18:05D'accord ?
18:06Qui détruisaient les commerces.
18:07Qui détruisaient les commerces.
18:09Bien sûr.
18:09Où il a fallu aller au contact des commerçants
18:12pour les accompagner, pour les aider
18:14à monter leur dossier de financement,
18:16de refinancement, d'assurance.
18:19De réparation.
18:20De réparation.
18:21Auprès de la préfecture,
18:22auprès de l'Amérique-Paris.
18:23Ce sont nos collaborateurs
18:24qui étaient sur le terrain pour les accompagner.
18:26Quand il y a eu le Covid,
18:27quand il a fallu distribuer les bases
18:29que la région Île-de-France
18:30et la présidente de région avaient récupérées,
18:33nous sommes allés au contact des entreprises
18:34pour les distribuer également.
18:36Nos élus, les collaborateurs,
18:37c'est un travail de terrain, véritablement.
18:39Ils vous parlent avant de nous quitter
18:40dans certitude.
18:41Aujourd'hui, avec tout ce qui se passe,
18:43il y a cette incertitude.
18:46Sans arrêt, je crois qu'il y en a tous les mois,
18:48il y a quelque chose qui tombe.
18:49C'est même pas qu'ils croient.
18:51Là, c'est politique.
18:52Et je ne veux pas rentrer dans ce domaine-là.
18:53Oui, j'ai bien compris.
18:53Mais c'est comment faire face.
18:56Et c'est cette prise de recul.
18:57Et c'est peut-être là
18:58où le mentorat pour l'entrepreneur,
18:59à mon avis, est une des réponses.
19:01Peut-être pas la seule,
19:02mais c'est une des réponses.
19:03J'en suis convaincu depuis plus de 20 ans
19:05que j'ai importé ce concept en France.
19:06Et je redis, Mouv'J,
19:07que vous avez importé du mentorat.
19:09Le mentorat pour les entreprises
19:09à fort potentiel de croissance.
19:11Le Mouv'J pour les jeunes de 18 à 30 ans.
19:12Mais Réseau également.
19:14Et puis le mentorat,
19:15on le retrouve,
19:15vous me parlez de l'emploi,
19:16on le retrouve également
19:17à travers un programme qui s'appelle Work.
19:19C'est un programme
19:19que nous avons mené avec l'État
19:23pour accompagner des jeunes salariés
19:25dans leur intégration professionnelle.
19:27Très utile.
19:28Pour ne pas décrocher au bout de 6 mois.
19:30Pour ne pas décrocher au bout de 6 mois.
19:32Absolument.
19:32Un petit mot avant de nous quitter,
19:33parce que c'est un sujet
19:34qui impacte les entrepreneurs.
19:35Alors, les entrepreneurs qui ont leur entreprise,
19:37pas celle qui a évidemment mis la clé sous la porte,
19:39c'est la facturation électronique.
19:40Oui.
19:41Parce que ça, c'est un sujet du quotidien
19:43avec le comptable qui vous explique
19:45qu'il va falloir changer,
19:46que tout ça passe sur une plateforme,
19:47on ne sait pas laquelle choisir.
19:49Là aussi, j'imagine que la CCI
19:50a quand même du conseil à apporter.
19:52Alors, nous travaillons depuis plusieurs mois,
19:54bien évidemment,
19:55en lien avec les experts comptables,
19:57évidemment,
19:58mais nous avons également lancé
19:59les appels à projets
20:00pour être accompagnés
20:00et pour faire accompagner
20:01avec des entreprises,
20:02des plateformes
20:03qui vont accompagner les entrepreneurs.
20:06Alors, on se dit,
20:07il y a la date du 1er septembre,
20:091er octobre.
20:102026, oui.
20:10Voilà, mais ce sont les grandes entreprises.
20:12Les grandes, avec un an.
20:13Sauf que les petites entreprises,
20:15elles reçoivent des factures.
20:16Donc, elles ont cette problématique
20:17quand même déjà aujourd'hui.
20:18Donc, nous les accompagnons,
20:20effectivement,
20:20avec des webinars,
20:21des informations.
20:22Voilà, on ne les laisse pas tout seuls
20:23à travers ça.
20:24Il y a un certain nombre d'acteurs
20:25qui les accompagnent, bien évidemment.
20:27Alors, il faut toujours faire attention
20:27de qui accompagnent.
20:28En réalité,
20:30ça me rappelle le régime auto-entrepreneur
20:31où là, tout le monde se disait,
20:33il y avait un El Dorado
20:34et donc tout le monde plongait.
20:35Donc, il fallait faire attention.
20:36Nous sommes un établissement public.
20:38Poussez la porte de la chambre de commerce
20:39partout où vous êtes.
20:41Nous sommes là pour vous aider.
20:42C'est ça qui est important.
20:44Nous sommes ce que j'appelle
20:45un tiers de confiance.
20:47Et c'est ça l'important
20:48où on accompagne
20:50et on est en lien avec les acteurs.
20:52Et nous, nous avons lancé,
20:54effectivement,
20:54un appel à projets
20:55avec des plateformes
20:56qui permettent également
20:57à des entreprises,
20:58des entrepreneurs
20:59de pouvoir s'en occuper.
21:00Et ce n'est pas la portée
21:01de tout le monde,
21:02véritablement.
21:03Juste pour le grand public,
21:04parce que tout le monde
21:04se le prend sur la tête,
21:05surtout les entrepreneurs
21:06qui nous regardent.
21:07La finalité, c'est quoi
21:08de la création de ces plateformes ?
21:09C'est quoi ?
21:10C'est un meilleur contrôle
21:11pour le fisc,
21:12pour Bercy ?
21:14C'est quoi l'objectif,
21:15vous qui êtes président de la CCI ?
21:16Je vous vois douter, vous aussi.
21:17Non, non, je ne doute pas.
21:20Je pense que ça doit...
21:22On va dans la digitalisation.
21:25C'est comme le guichet unique
21:26des entreprises.
21:27On va dans cette digitalisation.
21:29Je crois qu'il faut y aller,
21:30bien évidemment.
21:31Après, il faut aussi s'occuper
21:33de celles et ceux
21:34qui ont plus de difficultés
21:35à aller dedans.
21:37Alors, est-ce que ça permet de...
21:38C'est plus compliqué quand même.
21:39Bien sûr.
21:40Je vous rappelle que 97%
21:41d'entreprises ont moins de 20 ans.
21:42C'est pour ça que je...
21:42Bien sûr que c'est plus compliqué.
21:44Après, je pense qu'on a traversé
21:45beaucoup de choses.
21:46Vous savez, le prélèvement
21:48à la source, rappelez-vous.
21:50Et ça s'est plutôt pas mal passé.
21:51Ça s'est plutôt pas mal passé.
21:53C'est compliqué pour les travailleurs indépendants,
21:54enfin, ceux qui n'aiment pas de salaire.
21:56Oui, oui.
21:57Reconnaissons-le aussi.
21:57Oui.
21:58Merci, cher Dominique Restineau,
21:59d'être venu nous apporter
22:00une petite bouffée d'optimisme aussi
22:02dans un contexte,
22:03il faut le dire, d'incertitude.
22:04D'incertitude.
22:05C'est ce que vous relaie, en tout cas.
22:06Les chefs d'entreprise
22:07vivent dans l'incertitude.
22:08C'est vrai, c'est vrai.
22:09C'est le propre d'un entrepreneur,
22:10mais dans un contexte
22:11qui est quand même chahuté.
22:12Là, on est bien servi.
22:14Merci, cher Dominique Restineau.
22:15Président CCI Île-de-France,
22:18Paris Île-de-France,
22:19le hub économique de France
22:21et d'Europe, vous nous l'avez dit.
22:22Absolument.
22:23La porte d'entrée de l'Europe.
22:24Merci de nous avoir rendu visite.
22:25C'est un vrai plaisir.
22:26On tourne une page.
22:27Tiens, on s'intéresse
22:27aux feuilles de paie
22:29et j'accueille le DRH de Sillay,
22:31qui est une marque connue, évidemment,
22:32dans l'émission de fiches de paie.
22:35C'est souvent un casse-tête.
22:36On parle avec lui, évidemment,
22:37de l'emploi
22:38et ses fenêtres sur l'emploi.
22:52Et on termine notre émission
22:53avec fenêtres sur l'emploi.
22:55Et j'accueille Eric Thomas.
22:56Bonjour, Eric.
22:56Bonjour.
22:57Très heureux de vous accueillir.
22:58DRH de Sillay.
22:59Oui.
23:00Avant de parler du baromètre
23:02et des données intangibles
23:03que vous allez nous dévoiler,
23:05Sillay, c'est celui qui produit
23:07combien de bulletins de paie par mois ?
23:098 millions.
23:108 millions de bulletins de paie
23:11de sorte de votre entreprise par mois ?
23:13Absolument.
23:14Éditeur de logiciels de paie
23:15et de solutions RH
23:16pour 8 millions de bulletins par mois.
23:19Le bulletin de paie
23:20qui est évidemment un élément structurant
23:22de la vie des salariés.
23:23Vous êtes un partenaire, évidemment,
23:25de milliers d'entreprises en France,
23:27pour ne pas dire de millions d'entreprises.
23:29Ce baromètre, très intéressant,
23:31parce qu'à travers le bulletin de paie,
23:33il n'y a pas de subjectivité.
23:35C'est ça qui est intéressant.
23:37C'est que...
23:37Oui, ce n'est pas une enquête d'opinion.
23:39C'est que nous partons de nos 8 millions de bulletins de paie
23:41pour analyser des données concrètes,
23:45factuelles et mesurables.
23:47Et nous avons plusieurs résultats
23:49dans cette publication du deuxième baromètre
23:51de l'année de Sillay.
23:52Alors, commençons peut-être par une donnée
23:54qui, en apparence, peut être contre-intuitive.
23:56On a l'impression qu'on va plus facilement
23:57dans les grands groupes et qu'on y reste.
24:00Votre étude, votre baromètre,
24:01dit un peu l'inverse, voire l'inverse.
24:03Oui, absolument.
24:04C'est contre-intuitif,
24:05mais c'est l'un des éléments majeurs
24:08de cette enquête.
24:08C'est que dans une entreprise,
24:10dans une grande entreprise
24:11de plus de 250 salariés environ,
24:13c'est notre mesure,
24:15nous sommes à 4 ans
24:16d'ancienneté moyenne.
24:18Et dans les TPE,
24:20nous sommes à 8,8 ans
24:22de moyenne en ancienneté.
24:23Nous restons deux fois plus
24:25de temps dans des TPE,
24:26sur 8 millions de bulletins.
24:28Là, on rentre un peu plus
24:28dans la subjectivité,
24:29moins dans la data.
24:30Et là, je m'adresse au DRH,
24:31peut-être aussi parce qu'il y a
24:32un lien de proximité plus fort
24:34entre le dirigeant et le salarié.
24:36Peut-être, je ne sais pas.
24:37Si, absolument.
24:38Et on est moins dans la data,
24:39mais il est probable, effectivement,
24:41que nous soyons plus proches
24:42du dirigeant,
24:43qu'il y ait plus de sens,
24:45qu'on reste parce que le départ
24:47a plus d'impact
24:48sur l'organisation de la TPE.
24:49Bien sûr.
24:50Et puis, les grands groupes bougent,
24:51évoluent et voilà.
24:54Alors, deuxième enseignement
24:54de vos données, de vos datas.
24:56Et ça, c'est intéressant.
24:57Là aussi, on peut être surpris.
24:59Et là aussi, c'est contre-intuitif.
25:01Fidélité ne rime pas avec durée.
25:04C'est-à-dire qu'on peut rester
25:055 ans dans une entreprise,
25:06avoir que 5 ans d'ancienneté,
25:08mais j'irais avoir tout donné,
25:09donner tout son amour
25:10pour l'entreprise.
25:11Est-ce que c'est comme ça
25:12qu'on l'analyse ?
25:13Oui, c'est un autre point
25:15très intéressant.
25:16C'est que la fidélité,
25:17aujourd'hui, dans l'analyse
25:19du baromètre,
25:19ce n'est pas forcément la durée.
25:213, 4, 5 ans.
25:22On peut décider de partir,
25:23même si on apprécie son entreprise
25:25ou son job,
25:26on peut décider de partir
25:27pour un projet,
25:28une orientation professionnelle,
25:30un meilleur équilibre
25:31de vie privée,
25:32vie perso, etc.
25:33Et d'ailleurs,
25:33il y a un chiffre clé
25:34dans les datas.
25:35Sur les 3 millions
25:37de fins de CDI
25:39depuis 2 ans et demi,
25:40c'est-à-dire depuis janvier 2024,
25:423 millions de départs,
25:43fins de CDI,
25:4440% quittent
25:45avant un an d'ancienneté.
25:47C'est un chiffre
25:48assez incroyable
25:49qui perturbe,
25:50qui coûte.
25:51Vous avez la tranche d'âge ?
25:52Ou est-ce que vous allez
25:53à ce niveau de détail
25:54dans le baromètre ?
25:54Oui.
25:55C'est intéressant de savoir
25:56si c'est plutôt la GNZ
25:57ou les plus de 50.
25:58En fait,
26:00en regardant ces CDI
26:01sur ces 8 millions,
26:04les moins de 30 ans
26:05n'ont que 60% de CDI.
26:07En fait,
26:08les plus de 30 ans
26:08sont au-delà de 90%.
26:10Donc on voit que sur les moins
26:11de 30 ans,
26:12il y a beaucoup moins de CDI,
26:13plus de précarité,
26:14etc.
26:14Mais néanmoins,
26:15on l'a vu,
26:16à 40%,
26:16je décide néanmoins
26:18de ne pas rester forcément
26:21dans l'entreprise.
26:22Il y a deux sujets
26:23que vous portez
26:24et qui sont des sujets centraux
26:25et qu'on traite sur ce plateau.
26:27Premier sujet,
26:28ça c'est votre étude,
26:29le baromètre.
26:30La rupture vient aujourd'hui
26:32désormais du salarié.
26:34Et on revient au sujet
26:35qu'on vient d'évoquer à l'instant.
26:36C'est le salarié
26:37qui décide de rompre,
26:39de mettre fin
26:40ou de peut-être négocier
26:41une rupture conventionnelle.
26:43Ça, je pense que la data
26:44ne le dit pas.
26:45Elle le dit, la data ?
26:46Non, mais elle dit
26:48un point clé
26:49dans votre question,
26:51c'est qu'on parle beaucoup
26:52de rupture conventionnelle,
26:53de licenciement...
26:53Réformée récemment ?
26:54Réformée récemment
26:55par les politiques publiques.
26:57Mais en fait,
26:58sur ces 3 millions
27:00depuis deux ans et demi,
27:02plus de 60%
27:03sont des démissions.
27:05Donc c'est...
27:05Sèche.
27:06Sèche.
27:06Donc on voit que
27:07le salarié démissionne
27:08à plus de 60%
27:09sur 3 millions
27:10depuis deux ans et demi.
27:12Ensuite,
27:12c'est 22%
27:13de rupture conventionnelle.
27:14Donc finalement,
27:15c'est important,
27:16mais ça reste assez faible
27:17sur 3 millions.
27:18Et 16, 17%
27:19de la licenciement.
27:20c'est contre-intuitif.
27:21Absolument.
27:22La démission reste quand même
27:23le choix du salarié
27:25et de son départ.
27:27Deux mots,
27:27parce qu'il nous reste peu de temps
27:28et tout le baromètre
27:29est très intéressant
27:30sur les datas
27:31qu'il fait héberger.
27:32On a l'alternance
27:33qui est un vrai levier
27:34de recrutement,
27:34je voulais le citer.
27:35Et puis,
27:36il y a un autre sujet
27:36qu'on traite aussi beaucoup
27:37sur ce plateau
27:38avant de nous quitter,
27:38c'est l'intégration.
27:39Le moment décisif.
27:40Ce qui fait que
27:41si on est mal intégré,
27:42mal onboardé,
27:43au bout de 3 mois,
27:44on quitte l'entreprise.
27:45Eh oui,
27:45on l'a dit tout à l'heure,
27:4640% de départ
27:47dans la première année.
27:48Ça, c'est l'onboarding.
27:48Et moi,
27:49je l'ai constaté,
27:50je l'ai observé
27:51en tant que DRH.
27:51C'est-à-dire que
27:52si on travaillait
27:53sur la fidélisation
27:54à 3, 4 ans
27:55des collaborateurs,
27:56l'intégration
27:57de l'onboarding
27:57est clé
27:58pour réussir
27:59une stabilité
28:00des organisations.
28:01Et puis,
28:02sur l'onboarding,
28:03on a aussi,
28:03vous l'avez cité,
28:04l'alternance.
28:05C'est 15,
28:0520% d'alternants
28:07qui basculent
28:08en CDI directement.
28:09Et ceux-là,
28:10ceux-là ont pris
28:10les couleurs
28:11de l'entreprise.
28:12Et ceux-là ont pris
28:12les couleurs.
28:12Chez Cilalier,
28:13on est à 40%
28:14parce que c'est
28:15un vrai choix
28:15d'investissement
28:16et on est à près
28:17de 20.
28:17Et vous gardez
28:18ses collaborateurs.
28:19Absolument.
28:19Et on réussit
28:20ce passage
28:20de la première année.
28:21Votre enjeu,
28:22avant juste d'un mot,
28:23c'est la fidélisation
28:24parce que c'est
28:24un vrai sujet de DRH.
28:25Oui,
28:26la fidélisation,
28:27l'interculturel,
28:28l'ADN de l'entreprise
28:29et donner une vision
28:30là où on souhaite aller
28:32tous ensemble.
28:33Merci Eric Thomas
28:34de nous avoir rendu visite.
28:35Je vous en prie.
28:35Ces données,
28:36allez les voir,
28:37le baromètre,
28:38ce sont des données
28:39intangibles.
28:39C'est des datas.
28:40Ce sont des datas.
28:41Donc, voilà.
28:42Elles émergent
28:43des 8 millions
28:44de bulletins de salaire
28:45émis par cette belle entreprise
28:46qui est là.
28:47Et 600 collaborateurs,
28:48faut-il le rappeler.
28:49Merci de nous avoir
28:50rendu visite.
28:50Je vous en prie.
28:51C'est un vrai plaisir.
28:52Merci à vous,
28:53évidemment,
28:53qui nous suivez
28:54avec fidélité.
28:54Merci à toute l'équipe,
28:55Nicolas Juchat.
28:56Merci à Fabien
28:57à la réalisation.
28:58Merci à Paul au son.
28:59Et puis un big up
29:00à Léa
29:01qui nous a accompagnés.
29:02Elle était en stage,
29:03école de journalisme.
29:04Et merci à toi Léa
29:05pour ton sourire
29:08et merci à vous,
29:09publics,
29:09qui nous suivez.
29:10Je vous dis à très bientôt.
29:11Bye bye.
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