- il y a 4 mois
Jeudi 25 septembre 2025, retrouvez Loïc Michel (CEO & Co-fondateur, 365Talents), Olivier Picquerey (Associé, A&O; Shearman), Coralie Rachet (Managing Director, Robert Walters France) et Nicole Degbo (Auteure, fondatrice et CEO, La Cabrik) dans SMART JOB, une émission présentée par Arnaud Ardoin.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Bonjour à tous, ravi de vous retrouver dans SmartJob, votre rendez-vous emploi RH Management,
00:12débat, analyse, expertise et vos rubriques habituelles, évidemment, bien dans son job.
00:16Aujourd'hui, on s'intéresse au licenciement et à l'IA.
00:20Il y a un début de jurisprudence sur ce sujet et on va faire le point avec Olivier Picret.
00:25Il est avocat en droit social au Cadlet Eieno Sherman, il est notre invité.
00:30Le cercle RH, c'est un sujet de géopolitique auquel tous les RH ont parlé lorsque Donald Trump a été élu.
00:38Évidemment, les entreprises françaises face à la tempête Trump, la diversité, l'inclusion, comment faire, c'est un casse-tête.
00:45On va en parler avec nos invités Loïc Michel, CEO de 365 Talents et Nicole Degbo, qui est CEO de la Cabri.
00:52Comment faire pour affronter l'ogre Trump ? On fera le point dans quelques instants.
00:58Fenêtres sur l'emploi, 5 cadres sur 10 déçus sur leur augmentation.
01:02On avait parlé des salaires qui stagnaient.
01:04On fera le point avec Coralie Rachet, directrice générale chez Robert Walters.
01:09Voilà le programme.
01:10Tout de suite, c'est « Bien dans son job ».
01:12Bien dans son job pour parler de l'IA.
01:26On en parle beaucoup dans cette émission.
01:28On en parle beaucoup d'ailleurs sur Bismarck.
01:30L'IA et les licenciements.
01:32Tiens, tiens, tiens.
01:33Est-ce qu'il y a un lien entre les deux ?
01:34Que dit le droit exactement sur ce sujet ?
01:37On en parle avec vous, Olivier Piquret.
01:39Vous êtes avocat en droit social chez Eliano Sherman, qui est un gros cabinet.
01:43D'abord, commençons par le début, parce que c'est un sujet qui intéresse les CSE, les salariés.
01:48Et puis, je dirais les journalistes.
01:49L'IA va détruire des emplois.
01:51Alors, il y a un cas extrêmement pratique, très concret, d'une multinationale de l'informatique
01:56qui est en train de mettre du sens à ses angoisses.
01:59C'est Microsoft.
02:01Tout à fait.
02:01Microsoft a annoncé une vague de suppression d'emplois.
02:05En fait, la deuxième vague de suppression d'emplois,
02:08notamment en lien avec l'utilisation de l'IA.
02:10Mais je pense qu'il faut également se focaliser sur les conséquences plus larges de l'IA sur l'emploi,
02:15à la fois les suppressions de postes, mais également des créations de postes.
02:18Parce qu'il y a des nouveaux jobs qui vont apparaître en lien avec le développement de l'échange artificiel.
02:23C'est ça qui est très intéressant.
02:24Vous tuez la question que j'allais vous poser,
02:26parce que c'est vrai que la grande angoisse autour de l'IA, c'est son utilisation,
02:29puis c'est l'idée que cet outil technologique peut faire perdre des emplois.
02:32Vous dites, oui, on peut en perdre d'un côté, et on va en créer d'autres.
02:36C'est cela, le sujet.
02:37Tout à fait.
02:38Il y a une étude qui est faite par ADP, qui est sortie très récemment,
02:42et qui a indiqué, qui a confirmé le fait que les salariés voyaient à la fois les bénéfices
02:48que l'IA pouvait avoir sur leur poste,
02:51mais également, ils avaient une crainte par rapport à la suppression éventuelle de leur poste.
02:55Et on voit que cette suppression, en tout cas que cette crainte,
02:57elle est davantage prégnante chez les cadres,
03:00qui apparemment sont à 13% avoir une crainte que leur poste peut être supprimé.
03:03Mais là, je me tourne vers vous, Maître, parce que j'utilise le mot à dessin.
03:06Qu'est-ce que dit le droit français sur cette question ?
03:08C'est-à-dire, est-ce qu'une entreprise a le droit, au sens juridique du terme,
03:13de se séparer de collaborateurs, parce qu'elle installe un outil IA,
03:17et dont elle estime qu'elle remplace un certain nombre de collaborateurs ?
03:19Alors, je pense qu'il faut d'abord rappeler que le droit du travail
03:22et le code du travail n'appréhendent pas en tant que tel la notion d'IA.
03:26Ça n'existe pas dans le code du travail.
03:27Exactement.
03:27Donc, il faut qu'on utilise les outils dont nous disposons aujourd'hui
03:31pour faire rentrer l'IA dans ces catégories.
03:33Alors, oui, il est possible d'envisager un licenciement économique
03:37sur la base de la mise en place de l'incidence artificielle au sein de l'entreprise,
03:41mais il y a plusieurs motifs qui existent pour ça.
03:43Il y a un premier motif qu'on appelle les mutations technologiques,
03:46c'est-à-dire qu'on va véritablement mettre en place un changement radical
03:50dans la manière de fonctionner l'entreprise avec un nouvel outil.
03:52À ce moment-là, ça peut justifier un motif économique,
03:55et donc un licenciement, et entraîner les suppressions de postes.
03:58Mais on voit que ce n'est pas forcément suffisant,
04:00et que ce motif-là doit être en général lié avec un autre motif
04:05qui peut être soit la sauvegarde de la compétitivité,
04:08c'est-à-dire qu'on essaie d'avoir une vision un petit peu proactive
04:11de la situation d'entreprise.
04:12Il faut justifier que cette IA maintient ou va augmenter la productivité.
04:18Objectivement, c'est impossible.
04:19Ou rester compétitif par rapport à ses concurrents.
04:21Ou maintenir la compétitivité.
04:22Voilà, c'est ça.
04:23Mais ça, on peut le faire, vous êtes un avocat,
04:24on peut l'évaluer, on peut le calculer, ça ?
04:27On peut, effectivement.
04:28On peut, effectivement, déjà, on voit par rapport aux concurrents
04:30comment est-ce qu'ils agissent,
04:31et à ce moment-là, nos clients peuvent se déterminer sur la marche à suivre.
04:35Juste d'un mot, parce qu'on parlait de Microsoft,
04:36qui est une multinationale américaine,
04:39avec un droit spécifique aux États-Unis,
04:41qui n'est pas le droit français.
04:43Plus de sauvegarde des collaborateurs,
04:45des salariés en France qu'aux États-Unis sur ces sujets-là ?
04:47Bien sûr, bien sûr.
04:48Il y a une véritable différence culturelle et juridique
04:51entre les États-Unis et la France.
04:53En France, bien sûr, on peut faire des licenciements collectifs,
04:56mais il y a une procédure qui est assez lourde à suivre,
04:58avec une consultation du CSE,
05:00avec potentiellement la négociation d'un accord majoritaire
05:02avec les syndicats,
05:04et également avec un motif économique très précis,
05:08à prouver et à communiquer.
05:10De l'autre côté, aux États-Unis,
05:12on est face à de l'employment at will,
05:14c'est-à-dire que les salariés peuvent être licenciés
05:15du jour au lendemain,
05:17y compris parce qu'on va mettre en place l'IA
05:19au sein de leur entreprise.
05:20Avec des droits chômage très réduits,
05:22et donc qui créent aussi, de l'autre côté,
05:24une fluidité sur le marché.
05:26Juste un mot, l'affaire Microsoft,
05:28dont on a démarré avec vous,
05:29cette affaire Microsoft, en quelque sorte,
05:31elle a des incidences en France ?
05:32Il y a des collaborateurs qui ont perdu leur job
05:34ici en France ou pas ?
05:35Alors oui, en fait, c'est un plan
05:36qui a été annoncé au niveau mondial.
05:37Donc oui, absolument, ça a des conséquences
05:40également sur des salariés en France.
05:41Mais il y a d'autres entreprises
05:42qui ont également mis en place
05:44des plans, on va dire, similaires.
05:46Je pense notamment à l'agence de veille
05:49Média Inclusive,
05:50qui avait également annoncé
05:51qu'elle voulait supprimer
05:52un grand nombre de postes
05:53en raison de l'utilisation de l'IA.
05:55Finalement, ils ont dû faire
05:56un petit peu marche arrière
05:57et trouver un nouveau motif
05:59qui utilise en partie l'IA.
06:01Je pense également à un autre groupe suédois
06:03qui s'appelle Klarna,
06:05qui, pareil, avait vraiment décidé
06:07de geler complètement les embauches.
06:11Et ils ont utilisé notamment un chatbot
06:12pour remplacer les salariés.
06:14Et face au retour extrêmement négatif
06:16des clients,
06:17ils ont dit, bon, on arrête tout,
06:19on fait marche arrière
06:19et on va réembaucher.
06:20Le juge de paix,
06:21en tout cas pour certaines entreprises,
06:23c'est quand même le client,
06:24au-delà des impératifs
06:25de réduction de coût.
06:27Merci de nous avoir éclairés
06:28et puis merci aussi
06:29de nous rassurer sur l'idée
06:30qu'on va peut-être perdre des emplois
06:31mais qu'on va en créer d'autres
06:32parce que ça,
06:33c'est une très grosse angoisse.
06:34Merci Olivier Picré,
06:35vous êtes avocat en droit social
06:36chez ENO et Sherman.
06:38Je pense l'avoir très bien prononcé.
06:40Très bien.
06:41C'était un plaisir de vous accueillir
06:42autour d'une page.
06:43Tiens, ça intéresse d'ailleurs
06:44toutes les entreprises
06:44anglo-saxonnes et américaines,
06:46on parlait de Microsoft,
06:47qui sont installées en France.
06:49Comment faire pour affronter,
06:51faire face, je dirais,
06:52aux nouvelles règles fixées
06:53par Donald Trump
06:54et je ne parle pas uniquement
06:55des règles douanières
06:56mais aussi des règles
06:57autour des enjeux de diversité,
06:58d'inclusion,
06:59balayés d'un revers de main
07:00par Donald Trump.
07:01Que doivent faire
07:02les entreprises françaises,
07:03européennes ?
07:04Elles doivent résister,
07:05comment s'organisent-elles ?
07:06On en parle avec nos invités,
07:08c'est le débat de Smart Jobs,
07:10c'est le Cercle RH
07:10et c'est tout de suite.
07:11Le Cercle RH
07:24pour parler d'un sujet
07:25qui n'est pas qu'un sujet géopolitique
07:27d'ailleurs ou lié au droit de douane
07:29puisqu'on en a beaucoup parlé
07:30parce que Donald Trump
07:31a pris des positions radicales
07:34qui est la manière
07:35dont Donald Trump
07:35peut détricoter tous ses enjeux RH.
07:38Donc ça nous concerne
07:39la diversité, l'inclusion,
07:41toutes ces questions-là
07:42balayées d'un revers de main
07:43par le président américain
07:44et qui posent évidemment
07:45des questions chez nous
07:46en France
07:47et plus largement en Europe
07:48de la manière
07:49de lui tenir tête,
07:50de résister.
07:51C'est modèle contre modèle ?
07:52Est-ce que c'est possible ?
07:54On va en parler
07:54avec mes invités.
07:56Nicole Degbo,
07:57ravi de nous accueillir
07:58et de vous retrouver
07:58sur le plateau.
07:59Merci Arnaud.
07:59Vous êtes CEO de la Cabri,
08:01vous êtes venu
08:01avec plusieurs ouvrages
08:02que vous avez lus
08:02pour certains il y a longtemps
08:04et vous avez une certaine inquiétude
08:05sur ce sujet Trump
08:08et la manière
08:09dont il impose ses normes
08:10et son modèle.
08:11Et puis avec nous,
08:12Loïc Michel.
08:12Bonjour Loïc.
08:13Vous êtes le CEO
08:14de 3,6,5 talents
08:15avec un S.
08:16Vous m'avez dit
08:17que c'était plus simple
08:17que de dire 365.
08:19Alors dorénavant,
08:19je le dirais.
08:203,6,5 talents
08:21avec un S,
08:22une tribune signée.
08:23Pourquoi les RH
08:24doivent résister
08:25à la tempête Trump
08:26sur la diversité
08:27et l'inclusion ?
08:29Je commence par vous.
08:31Qu'est-ce qui se passe ?
08:32Trump,
08:32dès son arrivée,
08:33évidemment,
08:33balaye tous ses sujets.
08:34Alors,
08:35climato-sceptique,
08:36sujet économique
08:37où il impose
08:39son impérialisme.
08:41Et en fait,
08:41on en a moins parlé,
08:42mais aussi des sujets
08:43autour de DRH.
08:45Absolument.
08:45Tout de suite.
08:46Absolument.
08:47Tout de suite.
08:48En tout cas,
08:48dès le premier trimestre
08:49de l'année,
08:50des décrets
08:51pour indiquer
08:52que toutes les politiques
08:53de diversité
08:53et d'inclusion
08:54aux États-Unis
08:55devaient être mises à plat.
08:58Et évidemment,
08:58il n'en est pas resté là
08:59parce que le soft power
09:01américain veut se répandre
09:03et il a envoyé
09:04des courriers,
09:05des missives
09:05au monde économique
09:07et au monde politique français
09:08et en particulier
09:09dans les grandes organisations
09:10pour leur demander
09:11de faire la même chose,
09:12d'abandonner leur politique
09:13de diversité
09:14et d'inclusion.
09:16Ça n'a pas pris exactement.
09:17Non, ça n'a pas pris.
09:18Pas à 100%,
09:18mais il y a eu quand même
09:19des impacts.
09:20Enfin,
09:20vous citiez quand même
09:21SAP,
09:21très très grand groupe
09:22informatique de la tech
09:24qui lui,
09:26s'est plié aux exigences
09:27parce qu'en fait,
09:27ils ont des contrats
09:28qui délient aux Américains
09:29et que de toute façon,
09:31s'ils ne se plient pas,
09:32on ferme le robinet.
09:34Comment vous regardez
09:34ce sujet ?
09:35Parce qu'on a focalisé
09:36nos enjeux
09:37sur évidemment
09:38la douane,
09:39les taxes douanières,
09:40ça y est,
09:41c'est validé,
09:41mais on a très peu parlé
09:42de ces sujets RH
09:43et qui sont au-delà
09:44des sujets RH,
09:45qui sont aussi des sujets
09:45de philosophie,
09:47de modèle,
09:48de manière de vivre.
09:49On en a peu parlé.
09:51Vous êtes inquiète ?
09:51Vous pensez qu'on va pouvoir
09:52résister ou pas ?
09:54Alors,
09:54mon inquiétude,
09:55elle est globale
09:56pour la simple et bonne raison
09:57que Trump
09:58ne devrait pas
09:59nous prendre par surprise
10:00parce que la réalité,
10:01c'est que pendant
10:01sa campagne,
10:02il a annoncé
10:02tout ce qu'il allait faire.
10:05Le sujet du DNA
10:06et c'est culturel.
10:07Donc,
10:07il a une vision du monde
10:08culturelle,
10:09il est non seulement
10:11dans l'ultra-libéralisme,
10:13mais il est en même temps
10:13dans un schéma
10:15ultra-protectionniste.
10:17Et ultra-conservateur
10:18sur ses valeurs.
10:19Exactement.
10:20Et donc,
10:20je pense que
10:21la question de la DNA
10:22était un sujet test.
10:24Nous avons assez peu réagi
10:26à l'exception
10:26de quelques pays
10:27et donc,
10:28il continue.
10:28Donc,
10:28après la DNA,
10:31il y a la négociation
10:32fin juin,
10:34début juillet
10:34avec l'OTAN
10:35où il nous impose
10:36en plus d'acheter
10:37des appareils américains.
10:40Il y a
10:40la question des tarifs
10:43qui l'utilise
10:44comme une arme
10:44de destruction massive
10:45consciente
10:47que certains groupes
10:48ont un chiffre d'affaires
10:49extrêmement important
10:50aux Etats-Unis
10:51et donc,
10:52il impose
10:53sa vision du monde
10:54technologique
10:55en obligeant l'Europe
10:57à renoncer
10:58à un certain nombre
10:58de prérogatives
10:59en matière de privacy.
11:01Et si jamais
11:01nous ne sommes pas obéissants,
11:03il augmente les tarifs
11:04et il fait la même chose
11:04avec le climat.
11:05Le décret
11:05Diversity,
11:06Equity,
11:07Inclusion,
11:08qui est le décret
11:09dont vous parliez.
11:10Ça veut dire quand même
11:11que là,
11:12nous sommes aujourd'hui
11:13au moment où on se parle,
11:14des entreprises,
11:15des grands groupes,
11:16des grands comptes
11:16s'interrogent.
11:18Soit on coupe le lien
11:19avec les Américains
11:19et auquel cas
11:20ils se privent
11:21d'un développement
11:22et d'un marché colossal,
11:24soit ils se plient
11:25aux injonctions
11:26idéologiques de Trump.
11:28C'est ça.
11:28Après,
11:28j'aime bien l'idée du test
11:30puisqu'en fait,
11:31c'était un test.
11:32C'est un peu comme
11:32les drones qui vont
11:33jusqu'à Copenhague.
11:34C'est ça.
11:34C'est la même chose.
11:35Voilà,
11:35c'est la même chose.
11:36Exactement.
11:36C'est un test
11:37parce qu'en fait,
11:38ça ne concerne
11:38qu'un sous-ensemble
11:39de contractants
11:41et de sous-contractants.
11:42C'est ceux qui ont affaire
11:44avec le gouvernement américain.
11:46C'était ça dans le document
11:47et ce qui est un peu paradoxal
11:48voire très cynique,
11:50c'est qu'en fait,
11:51c'est sous couvert
11:52de respect
11:52des lois
11:53anti-discrimination
11:54américaines
11:55qu'ils s'opposent
11:57à toutes ces normes
11:58de diversité.
11:59Donc, c'est un truc
12:00complètement...
12:01Vous avez loin
12:02parce que vous,
12:02vous parlez aussi
12:03du 7 juin 2026
12:04qui est en fait
12:04l'idée de faire rentrer
12:05la transparence
12:06qui est un sujet
12:06qui inquiète pas mal.
12:07d'entreprises en Europe,
12:08il y a pas mal de lobbying.
12:10Mais ce sujet
12:10de la transparence,
12:11là aussi,
12:11il est impacté
12:12par la position de Trump.
12:13La transparence
12:14sur les salaires
12:15entre les femmes
12:15et les hommes.
12:16On en parlait tout à l'heure.
12:17C'est un gros sujet, ça.
12:18Tout à fait.
12:19Nicole ?
12:20Alors, je rétropédale
12:21juste sur votre dernière remarque.
12:23Quand vous disiez,
12:24c'est soit on plie,
12:26soit on résiste.
12:27Mais on oublie
12:27la troisième voie
12:28qui est de faire bloc
12:29au niveau européen.
12:30On ne le fait pas bloc.
12:31Aujourd'hui,
12:32quand on regarde
12:33la séquence
12:33du bras de fer
12:34entre la Chine
12:35et les Etats-Unis,
12:36on a bien vu
12:36que la Chine
12:37a parfaitement résisté.
12:38Assez violemment.
12:38Pourquoi ?
12:39Parce que la Chine
12:40anticipe
12:40ce qu'on appelle
12:42une stratégie
12:42de dérisque
12:43de l'économie chinoise
12:45vis-à-vis des Etats-Unis
12:46depuis 2015.
12:47Donc, ils avaient un plan
12:48qu'ils ont exécuté
12:49sans siller.
12:51Et donc,
12:51ils étaient prêts
12:51et en Europe,
12:52ils ne sommes pas prêts.
12:53L'Europe n'est pas prête ?
12:54Non.
12:55Alors, moi,
12:56je serais plus nuancé
12:56sur ce sujet,
12:57encore une fois.
12:58Il y a eu
12:59une réaction immédiate.
13:00Quelques exemples,
13:01T-Mobile,
13:02SAP,
13:02qui, pour leurs activités
13:03aux Etats-Unis,
13:04qui ne représentent pas
13:05100% de leur chiffre d'affaires,
13:07ont accepté
13:08de renoncer
13:09à quelques projets
13:10autour de la diversité
13:11qu'ils avaient pris
13:12et quelques engagements.
13:13Quand on regarde
13:13dans les lignes,
13:15en fait,
13:15entre les lignes,
13:16c'est qu'ils avaient déjà
13:17atteint une grande partie
13:18des objectifs.
13:18Donc, je pense que c'était
13:19un truc de com'
13:20pour continuer
13:20à avoir leur contrat
13:21aux Etats-Unis.
13:22Ils l'ont fait
13:22à l'opposé.
13:24Il y a quand même
13:25un mouvement global
13:26politique et économique,
13:28des grands patrons
13:29qui ont émis
13:31leur outrance,
13:33leur étonnement
13:34et leur volonté
13:36de ne pas aller
13:36dans le sens de Trump
13:37en disant
13:38on a,
13:39je crois que c'est
13:39Éric Lombard
13:40qui a dit
13:40on a notre culture,
13:42nos lois,
13:44exactement.
13:44Et on ne va pas
13:45se laisser imposer
13:46quoi que ce soit.
13:47Donc, il y a eu
13:47trois réactions,
13:48nous on les voit.
13:49La première,
13:50c'est que ça a renforcé
13:51quand même
13:51des prises de position
13:52de certains grands patrons,
13:53de grands groupes,
13:54le DRH d'Orange,
13:55Vincent Lecerc,
13:56qui a surenchéré
13:57sur ces sujets
13:59en montrant
14:00notamment sur les réseaux sociaux
14:02à quel point
14:03ils voulaient investir
14:04ces sujets de diversité
14:05et d'inclusion.
14:06Jean-Claude Olegrand
14:07chez L'Oréal,
14:08il y a aussi
14:08beaucoup de choses
14:09en avant.
14:10Donc, on a ça,
14:10on a le cadre réglementaire
14:12avec la paix transpartie,
14:13on a quand même un cadre.
14:14Mais il y a des voix
14:14qui s'élèvent.
14:15Mais le verbe
14:16n'est pas l'action,
14:17c'est-à-dire qu'il y a
14:17des voix qui s'élèvent,
14:18je ne citerai personne
14:19pour n'offenser personne,
14:20mais il y a des personnes
14:21qui s'élèvent
14:21mais qui en réalité
14:22ont coupé leur budget.
14:27Enfin, bref,
14:28toutes ces grandes messes
14:30pour les patrons,
14:31on voit bien,
14:32les corners d'I&I
14:33sont un peu désertés.
14:36Alors, il y a un sujet
14:37qui est posé
14:37parce que là,
14:38on parle d'Orange
14:38qui sont des entreprises
14:39françaises,
14:40historiquement patrimoniales,
14:41j'ai envie de dire.
14:42Puis, il y a quand même
14:42le cas d'entreprises
14:44ou d'entreprises de conseils,
14:46de très gros cabinets
14:47de conseils
14:48pour ne pas les citer.
14:49Notamment les cabinets
14:50d'avocats.
14:50Et le cabinet d'avocats
14:51et de conseils
14:52dont le board
14:54est intégralement
14:55aux États-Unis
14:57avec des Américains,
14:58actionnaires américains.
15:01Et ils ont enclenché
15:03ces grands cabinets
15:03des politiques
15:04de diversité,
15:05d'inclusion,
15:06des politiques RH
15:07extrêmement dynamiques.
15:08C'est quand même
15:09beaucoup plus compliqué là.
15:10Je pense que c'est très compliqué
15:12d'autant plus
15:12qu'ils se sont pris
15:13à leur propre feu.
15:15C'est eux-mêmes
15:15qui ont sorti
15:16des études
15:17montrant la performance
15:19que permettait
15:20d'injecter
15:21la diversité
15:22et l'inclusion
15:22dans les grandes organisations.
15:24Je crois que c'est
15:25un rapport de McKinsey
15:26qui disait
15:27que les entreprises
15:28et qu'il y avait
15:29une politique volontariste
15:30sur ces sujets
15:31avaient 39%
15:34de chances de plus
15:35de surperformer
15:36par rapport aux autres.
15:36Donc ils ont dit ça
15:37et là,
15:38ils sont obligés
15:38de faire marcher.
15:38Juste,
15:38Nicole Degbo,
15:39là on évoque
15:40les grands noms.
15:41Jean-Claude Legrand
15:42qui est venu souvent
15:43sur ce plateau
15:43de l'Oréal.
15:44Est-ce que c'est au RH
15:46ou au grand DRH
15:47de s'exprimer
15:47ou est-ce qu'on doit
15:48monter d'un cran
15:49et est-ce que,
15:50par exemple,
15:50le président Macron,
15:52est-ce que les décideurs
15:53politiques doivent prendre
15:54la parole ?
15:54Parce qu'on n'est pas
15:55que sur un sujet économique,
15:57on est sur un sujet
15:57de modèle,
15:59de société.
16:01Si on regarde
16:01le CAC 40,
16:04on va dire
16:04dans un schéma
16:05plutôt court terme,
16:07on va dire
16:07un an,
16:0818 mois tout au plus,
16:09il y a une valse
16:10de 13 patrons.
16:12Les CEOs
16:12qui sont choisis
16:14pour succéder
16:15à leurs prédécesseurs,
16:18ce sont des gens
16:19qui sont compatibles
16:19globalement
16:20avec la vision américaine
16:21pour la plupart.
16:21Anglo-compatibles ?
16:22Enfin américano-compatibles.
16:23Pas même des Américains
16:24vivant en France,
16:25mais en tous les cas,
16:26il y a une réflexion
16:26en amont
16:27de qui on nomme
16:29pour pouvoir faire face
16:30et négocier.
16:30Donc c'est un immense
16:31soft power
16:32très puissant
16:33par les hommes,
16:36par les mots,
16:36par la puissance de Trump,
16:38aussi verbale,
16:38et par la vision.
16:39Et ils imposent la norme.
16:40Voilà,
16:41et par la préparation
16:42de la vision.
16:43On n'en parle pas assez,
16:44mais Trump,
16:45il met en œuvre
16:46le projet 2025.
16:48C'est tout.
16:49C'est vrai.
16:49Il ne ment à personne.
16:52Exactement.
16:52C'est le projet 2025.
16:54Mais on ne s'est pas préparé
16:55parce qu'on n'a pas fait de scénario.
16:56Sauf sur la durée
16:56de règlement du conflit
16:57avec l'UQM
16:58parce que ça devait durer
16:59trois heures ou trois jours.
17:00Il ment tous les jours.
17:01Voilà,
17:01donc en fait,
17:02il change d'avis souvent.
17:02C'est pour ça
17:02qu'on est incapable de suivre.
17:05Mais c'est pour ça que je veux dire,
17:06c'est que si on est honnête,
17:08il y a un problème de gouvernance,
17:09il y a un problème de prospective
17:10et on n'a pas fait de scénario.
17:11Oui.
17:12On n'est pas prêt.
17:12Mais vous,
17:13vous l'observez,
17:14ce sujet qui se soulève Nicole Descaux,
17:16c'est-à-dire,
17:16on place des hommes
17:17où on se dit,
17:18lui, au moins,
17:18il est compatible
17:19avec les Américains
17:20et on est sûr
17:21de pouvoir refourguer nos produits.
17:22Alors moi,
17:22je vais avoir un contre-chance
17:24et que nous,
17:25chez 3C5Talents,
17:26on est dans l'IA
17:26et le pilotage des compétences
17:29et des carrières
17:29dans ces grandes organisations.
17:31On a une approche
17:32qui est très bottom-up,
17:33c'est-à-dire qu'on est capable
17:35d'aller mapper en continu
17:36l'intégralité des compétences
17:37qui s'expriment
17:38et qui s'exercent
17:39sur les différents métiers,
17:40dans les différentes géographies
17:41et on crée un langage commun
17:43autour des compétences.
17:45Donc,
17:45on se fie moins
17:47à l'individualité
17:48et à cette vision top-down
17:50qui peut imposer,
17:51mais je pense que ça peut
17:53effectivement progressivement venir.
17:54C'est une image,
17:55une vitrine.
17:55On voit néanmoins
17:56qu'il y a
17:58cette approche compétence
17:59qui prend beaucoup plus de place,
18:01qui s'inscrit
18:02dans le cadre réglementaire
18:03qui était déjà là.
18:04Est-ce qu'il s'est renforcé
18:05ou est-ce qu'il s'est fracturé ?
18:07Je pense à la pay transparency.
18:08Donc,
18:10on a quand même,
18:11nous, un cadre
18:11des éléments plutôt positifs
18:13de réassurance,
18:14d'engagement,
18:15de volontarisme.
18:16J'étais avec mes clients ce midi,
18:18nos quarantaines
18:18de clients grand-compte
18:20en France
18:21et tous étaient
18:23à fond sur ces sujets.
18:24Ils ne disaient pas
18:25OK,
18:25on arrête tout,
18:26la pay transparency,
18:27on oublie.
18:28Donc,
18:28eux,
18:29ils accélèrent.
18:29Quoi qu'il arrive,
18:30on ne lâchera pas.
18:31Et c'est le sentiment,
18:32la sensation que j'ai
18:33aujourd'hui.
18:34Donc,
18:35la puissance passe par eux
18:36et pas par Macron.
18:37Ou en tout cas,
18:39par une vision politique
18:40du sujet.
18:41C'est eux qui vont décider.
18:42Moi,
18:43je dis juste que...
18:43Moins optimiste ?
18:44Moi,
18:44je suis beaucoup...
18:45Ce n'est pas une question
18:46d'optimiste ou de pessimiste,
18:47mais c'est une question
18:48de pragmatisme.
18:49Je me suis amusée
18:50juste avant d'arriver
18:50à regarder
18:51quelques éléments
18:53de la presse,
18:54de la tétanie
18:55à la mobilisation générale.
18:56Ça,
18:56c'est le gouverneur
18:57de la Banque de France.
18:59Moi,
18:59j'avais écrit un article
19:00aux Echos,
19:01une nouvelle vision
19:01pour la France,
19:02c'est nécessaire.
19:03On n'a pas de budget,
19:03mais on n'a pas de vision
19:04pour la France.
19:05Pas besoin d'argent,
19:06pas de pétrole,
19:07mais il faut avoir des signes.
19:08Voilà.
19:08Le Figaro,
19:09derrière le blocage politique,
19:10le spectre de la crise financière.
19:11On n'en parle pas
19:11de ces sujets.
19:12Des patrons déboussolés.
19:13Le Parisien,
19:14il n'y a pas longtemps.
19:15Depuis la rentrée,
19:16la crise,
19:17la France plonge
19:17dans l'incertitude.
19:18C'est politique
19:19et c'est économique.
19:19Que de l'anxiogène.
19:20Exactement.
19:21Une rentrée artificielle,
19:22ça, c'est moi,
19:23c'est la deuxième année consécutive
19:24que les patrons
19:24n'ont pas de rentrée.
19:25Je suis désolée,
19:26c'est quelque chose
19:27qu'il faut mettre sur la table.
19:29La Silicon Valley
19:29rentre dans le rang.
19:30Qu'est-ce que ça veut dire
19:31pour nous,
19:31sachant que la plupart
19:32des grands groupes
19:33sont techno-dépendants.
19:35Et démocrates.
19:36Exactement.
19:36Oui, c'est ça le sujet.
19:38Google se transforme
19:40en cheval de bataille
19:40anti-Europe.
19:42La Fed,
19:43on sous-estime ce sujet.
19:44Et Google condamnait
19:44d'ailleurs
19:45en faisant une crise diplomatique.
19:46Avec Trump en embuscade
19:48qui dit
19:48si vous continuez,
19:49je vais vous punir.
19:50Exact.
19:50La Fed,
19:51mine de rien,
19:52c'est au prochain,
19:54premier trimestre,
19:55deuxième trimestre,
19:562026.
19:57Sous la pression de Trump.
19:58Et ce que j'ai découvert
19:58ce week-end,
19:59c'est qu'ils veulent faire
20:00la même chose avec l'UFMI.
20:01Il faudrait que l'UFMI
20:02redevienne l'UFMI.
20:03Pourquoi ?
20:04Trump et son équipe
20:05considèrent que l'UFMI
20:06est trop social.
20:07Qu'est-ce que ça veut dire ?
20:09Donc on est en train
20:09de refaçonner
20:10le monde entier.
20:11Ce n'est plus juste
20:12une question de capitalisme
20:13responsable, etc.
20:14Je suis entièrement d'accord.
20:15C'est une question
20:15de démocratie.
20:16Qui touche aux organisations,
20:18aux institutions financières
20:19transversales,
20:21ou internationales.
20:22Un dernier mot,
20:24optimiste ou pessimiste,
20:26optimiste.
20:29Pessimiste.
20:30Pragmatique.
20:31Merci de nous avoir éclairé.
20:32Ce sujet va beaucoup plus loin
20:33d'ailleurs que les enjeux RH.
20:35Exactement.
20:35C'est culturel.
20:36Tribune signée par vous,
20:37Loïc Michel.
20:38Vous êtes le CEO
20:38de 3,6,5 Talent
20:39avec un S.
20:40Ça va au-delà
20:41des enjeux RH
20:41et de ses enjeux de transparence.
20:43C'est une guerre,
20:44une guerre de modèles,
20:45une guerre pour aller plus loin
20:46de civilisation.
20:47C'est la guerre des mondes.
20:48C'est la guerre des mondes
20:49pour reprendre le titre
20:50un peu scientologue
20:51de Tom Cruise d'ailleurs.
20:52Merci Nicole Degbo
20:54d'être venue nous voir,
20:55CEO de la Cabrique.
20:56Merci à Loïc Michel
20:57de nous avoir accompagné.
20:58C'est un vaste sujet.
20:59Énorme.
21:00Et je suis très heureux
21:00de l'avoir traité avec vous.
21:02On termine notre émission
21:02avec Fenêtre sur l'emploi
21:03et j'accueille mon invité.
21:17Fenêtre sur l'emploi
21:18pour parler de la situation
21:19des cadres
21:20et de leur relation
21:21avec leur salaire.
21:22Alors ils sont un peu mécontents,
21:23ces cadres déçus
21:24de leurs augmentations.
21:25C'est vrai que ça a été moins fort.
21:26On en a beaucoup parlé
21:27de CNAO
21:28et on en parle avec vous
21:28Coralie Rachet.
21:29Vous êtes directrice générale
21:31chez Robert Walters
21:32avec une étude
21:33assez intéressante
21:34sur des cadres
21:37un peu mi-figue,
21:38mi-raisin.
21:39Pourquoi ?
21:39Parce que globalement
21:40les négo n'ont pas été
21:41très bonnes.
21:42Alors, merci pour l'invitation Arnaud.
21:44Vous l'avez annoncé d'ailleurs.
21:45Pardon, vous l'avez annoncé
21:46ce que j'allais dire.
21:46On avait évoqué ensemble
21:47le sujet
21:48avec une deuxième année consécutive
21:49avec des augmentations
21:50qu'on ne savait pas
21:52être du tout mirevolantes.
21:55Constat,
21:56les cadres n'étaient probablement
21:58peut-être pas assez préparés.
22:00On en a 1 sur 2,
22:0152% qui ont eu une augmentation,
22:0248% qui n'en ont pas eu
22:03au niveau individuel.
22:05Et pour 54% d'entre eux,
22:07ils se disent insatisfaits
22:08parce que pas aux attentes,
22:10pas au niveau d'inflation.
22:11Et niveau de frustration
22:13globalement très élevé,
22:14on a 9 points de plus
22:15en 2025 que 2024
22:17sur cette même thématique.
22:18Donc, enquête qui vient regarder
22:20bilan mi-année
22:21des augmentations
22:22de début d'année.
22:22Oui, parce qu'on arrive
22:23sur les discussions de mi-année.
22:25Enfin, c'est le juin,
22:25c'est mi-année.
22:26On se prépare,
22:26on va se revoir bientôt.
22:27Voilà, et à partir de décembre
22:29jusqu'à peut-être février,
22:31on aura un regard
22:32qui dit mécontentement,
22:34dit frustration,
22:35dit envie d'aller ailleurs
22:36et envie de quitter son entreprise.
22:38Ça, c'est un vrai sujet
22:39parce que 76%
22:40cette fois-ci des entreprises
22:42expliquent qu'elles ont
22:43des difficultés
22:43pour remplacer le cadre
22:45qui est parti.
22:45Pourquoi ils ont des difficultés ?
22:48Pourquoi ils ont des difficultés ?
22:49Alors, dans les 76%
22:51dont on parle,
22:52c'est un chiffre
22:52qui recouvre deux réalités.
22:54Pénurie de compétences
22:54qui reste une réalité,
22:56on continue à avoir
22:56des pénuries structurelles
22:57et de deux,
22:58des budgets limités.
22:59Le sujet de notre enquête
23:00rappelle quand même
23:01les contraintes
23:02sur lesquelles les entreprises
23:02sont serrées actuellement
23:04avec des budgets limités
23:05avec la préparation
23:06de la transparence
23:07sur les salaires
23:07qui va contraindre
23:09cet exercice probablement aussi.
23:11Complexe, inquiétant
23:12et complexe.
23:13Complexe, difficile
23:15mise en œuvre,
23:16grosse casse-tête
23:17mais en même temps
23:18dans le contexte
23:19dans lequel on est,
23:20je pense qu'il y a
23:21un sujet de transparence,
23:22de respect et d'équité
23:24qui est attendu
23:24et qui peut avoir
23:25beaucoup de valeur.
23:27Quand même,
23:27vous qui observez
23:28le marché
23:28sur les salaires,
23:29sur la mobilité,
23:31ces cabres à 43%
23:32qui disent
23:32moi je n'ai pas égacé,
23:33moi je m'en vais.
23:34Bon, ils ont raison de le dire,
23:36c'est une forme de menace
23:37qu'on fait au RH
23:37mais vu le contexte économique,
23:39est-ce qu'ils ont encore la main ?
23:40Parce que je me rappelle
23:40la période Covid
23:41où c'était magnifique.
23:42Là aujourd'hui,
23:44c'est plus pareil.
23:44Exactement.
23:45On a vécu
23:45un post-Covid
23:46absolument incroyable.
23:48On est sur une deuxième phase.
23:50Baisse d'activité,
23:51marché externe
23:52plus à tonne,
23:53baisse des volumes,
23:53moins 16%.
23:54La PEC a parlé
23:55de 8% seulement
23:57des entreprises
23:57qui sont prêtes
23:58à recruter
23:58dans les mois qui viennent.
24:00C'est le chiffre
24:01de 2021.
24:02Donc oui,
24:02le marché n'est pas propice.
24:03La réalité,
24:04c'est que
24:05pour ceux qui veulent
24:06des gains de rémunération,
24:07la prise de risque,
24:08le changement de poste,
24:09on a aussi
24:10de belles opportunités.
24:12Elles sont moins nombreuses
24:12mais elles existent.
24:14Mais effectivement,
24:16le paradoxe
24:17entre un marché compliqué
24:18et une sécurité d'emploi...
24:20En résumé,
24:21ce qui ressort
24:22de l'étude aussi,
24:22c'est que les entreprises,
24:23on voit bien
24:24un côté cadre,
24:25il y a beaucoup
24:25d'envie de changer,
24:28mais les entreprises
24:28doivent aussi
24:29s'adapter
24:29à une pénurie de talents
24:31et avec des moyens,
24:32on vient de l'entendre,
24:32plus limités.
24:34Oui,
24:34et avec un problème
24:35potentiellement de surcharge.
24:36Beaucoup en parlent,
24:37mais de surcharge de travail
24:38parce que les remplacements
24:39ne sont pas faits,
24:40on est sur des effectifs
24:41d'un petit peu plus réduits.
24:42On rappelle qu'une grande partie
24:43n'ont pas été augmentés
24:44et peuvent aussi
24:44être tentés de partir.
24:46Donc on a des réductions
24:47d'effectifs.
24:48Et les surcharges
24:49provoquent du désappointement
24:51du cadre qui dit
24:52mais moi je ne m'en sors plus.
24:53Des mobilisations,
24:54il faut trouver des solutions.
24:55On est sous-staffés
24:56comme on l'entend souvent.
24:56On est sous-staffés,
24:57on a d'autres solutions.
24:59Ces contraintes
24:59nous poussent tous
25:00à nous réinventer concrètement.
25:01On peut voir ça
25:02de manière positive
25:03et optimiste aussi
25:04sur la manière
25:04de faire les choses.
25:05Typiquement nous
25:06sur le sujet du recrutement,
25:08ce phénomène de contraintes
25:09et financières
25:10et d'effectifs
25:12et de contraintes réglementaires
25:14nous pousse à pouvoir
25:15accompagner nos clients
25:16sur une ouverture de profil.
25:18Nos clients sont aujourd'hui
25:20plus ouverts à se dire
25:21je vais prendre un profil
25:22plus senior,
25:23je vais aller chercher
25:23dans un secteur
25:24d'agir pour aller de l'huile.
25:26On devient plus créatif
25:27et dans des contextes
25:28de transformation
25:29des exemples
25:31qui sont super intéressants.
25:32On s'adapte.
25:33Merci Coralie
25:34d'être venue nous rendre visite.
25:34Coralie Rachet,
25:35directrice générale
25:36de chez Robert Walters.
25:38Merci de nous avoir rendu visite
25:39et de nous avoir éclairé
25:40sur cette situation des cadres.
25:41On va la suivre
25:41parce qu'évidemment
25:42les négo vont arriver
25:43à la fin de l'année.
25:44Merci à vous,
25:45merci à vous tous,
25:46merci de votre fidélité,
25:47merci à Nicolas Juchat
25:49et aux équipes,
25:50merci à André
25:50à la réalisation aujourd'hui
25:52et merci à vous
25:53pour vos messages
25:54et votre fidélité
25:55à SmartJob
25:56et plus globalement
25:57à Bsmart.
25:57Je vous dis à très bientôt.
25:58Bye bye.
Commentaires