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  • il y a 5 heures
Mardi 16 juin 2026, retrouvez Sébastien Grasset (Directeur Général, Auris Gestion), Michel Prouteau (Partner, Pareto Asset Management) et Bertrand Merveille (Directeur général, BDL Capital Management) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00...
00:08Bismarck depuis le Midsommar du patrimoine bien sûr,
00:11Smart Bourse est sur place pour vous proposer une série d'interviews exclusives
00:14auprès des sociétés de gestion qui exposent ici auprès des CGP conviées par la CNCGP.
00:20Nous allons parler des marchés nordiques dans un instant,
00:23des marchés riches, profonds, qui permettent de diversifier les portefeuilles.
00:28Nous en parlerons avec Michel Proutot, partenaire chez Pareto Asset Management,
00:32qui nous fera d'ailleurs un petit topo sur ce qu'est le Midsommar,
00:34ou ce que représente le Midsommar dans les pays nordiques.
00:37C'est la fête de l'été pour la Norvège, pour la Suède notamment.
00:40Michel Proutot qui habite à Oslo connaît bien évidemment ce rendez-vous.
00:44Nous parlerons de gestion active avec les équipes de BDL Capital Management
00:46et son directeur général Bertrand Merveille.
00:49Et puis nous parlerons du développement d'orige gestion et spécifiquement du marché américain
00:53avec un process d'investissement quantitatif pour aborder ce marché américain.
00:58Bouillonnant aujourd'hui, voilà le programme Smart Bourse depuis le Midsommar, c'est parti.
01:12Et c'est parti pour toute une série d'interviews depuis le Midsommar du patrimoine,
01:17l'événement annuel organisé par la CNCGP ici à Paris au Palais de la Mutualité.
01:21Et à mes côtés pour entamer cette émission spéciale,
01:24Michel Proutot, partenaire chez Pareto Asset Management.
01:27Bonjour Michel.
01:28Bonjour Grégoire.
01:28Merci beaucoup d'être avec nous.
01:29On va parler des Nordiques avec vous.
01:31Vous êtes une société de gestion nordique.
01:32Vous êtes vous-même basé à Oslo depuis de nombreuses années en Norvège.
01:37J'allais dire, cet événement est fait pour vous, Michel.
01:40Le Midsommar, c'est une fête des pays nordiques, en Norvège, en Suède,
01:45qui est un temps fort de l'année qui n'a peut-être pas d'équivalent même pour nous Français.
01:50Tout à fait.
01:50Alors, je suis content d'être là à double titre, mais déjà de te retrouver.
01:54Et puis, deuxièmement, pour la première fois, de participer au Midsommar du patrimoine de la CNCGP.
02:01Pourquoi c'est important le Midsommar dans les pays nordiques ?
02:04Parce qu'en fait, on vit avec le soleil.
02:05Le soleil est rare l'hiver.
02:07Et donc, on a fait ce qu'on a appelé des yulubos, des tables de Noël, en décembre dernier.
02:12Quand le soleil est rare, on se réunit.
02:14On essaie de voir ses clients, ses amis, sa famille, pour essayer d'oublier ce qu'il y a dehors,
02:19à savoir peu de soleil.
02:20Mais c'est tout l'inverse au mois de juin, où là, il y a beaucoup de soleil.
02:23Et le Midsommar, qui est célébré en Suède et différemment un petit peu en Norvège,
02:29c'est à une origine païenne, évidemment.
02:32C'est le saucisse d'été, c'est le jour le plus long, voire il ne fait même pas nuit.
02:35On fait la fête toute la journée et toute la nuit, pour célébrer justement ce jour le plus long,
02:43être en correspondance avec la nature.
02:45Et ça reste très vivace, c'est ça qui est intéressant.
02:48C'est très important pour les Scandinaves en général, cette période de l'année.
02:51J'imagine.
02:51Et puis, c'est un temps fort, même pour vous dans vos métiers.
02:54Je crois que vous étiez à l'ambassade au consulat de Norvège, c'est ça ?
02:58Un événement organisé autour du Midsommar, auquel vous participez ?
03:02Il y a un vrai temps fort, y compris en dehors des frontières suédoises ou norvégiennes.
03:06Tout à fait.
03:07On a voulu faire connaître un peu mieux cet événement de l'année.
03:10Et on s'est associé avec des consuls, à la fois norvégiens et suédois,
03:15pour organiser des événements dans leurs locaux, le plus souvent.
03:19Et ils ont adoré.
03:20On a eu vraiment de très très beaux événements.
03:22On est allé faire un dîner chez la consul suédoise à Caen.
03:26On est allé faire un événement aussi avec la consul d'une femme, également à Lyon,
03:30dans des superbes locaux.
03:32Et puis, en beauté, effectivement, on a fait un événement à Lille,
03:36avec le consul suédois qui avait invité le maire de Lille, l'ambassadrice de Suède.
03:42Et c'était l'occasion également de discuter avec elle, de lui expliquer ce qu'on fait,
03:46pourquoi on met en avant des fonds small cap suédois.
03:49J'allais dire, il y a un aspect business aussi, derrière ces rendez-vous, derrière ces moments.
03:53Ils sont tout à fait à l'écoute.
03:55Elle me l'a dit clairement, tu vois.
03:57L'idée, c'est quand même de faire venir des capitaux en Suède, en Norvège.
04:02Donc, il y a un aliment d'intérêt complet, à la fois sur la partie, je dirais, événements,
04:07et puis sur le business lui-même.
04:08Qu'est-ce qui les intéresse, justement, dans la recherche de capitaux étrangers ou continentaux pour ces pays nordiques ?
04:15Vous dites, ça s'intègre dans un projet politique, d'une certaine manière.
04:19Tout à fait.
04:19En plus, sur la Suède, c'est bien connu.
04:21C'est comme un pays hyper dynamique en matière de start-up, de licornes.
04:26Et il y a plein d'initiatives de prix.
04:28Ce qui manque, c'est les capitaux.
04:29Il y en a déjà localement, mais il y a toujours la recherche d'avoir un sens plus large.
04:33J'ai pas moins ce sujet-là, avec le fonds souverain.
04:35Avec le fonds souverain, on en avait un petit peu parlé.
04:37Il y a un peu trop de capitaux disponibles.
04:39Il y a un peu trop de capitaux.
04:40Le pays est trop riche, c'était la question que vous posiez la dernière fois.
04:43Oui, pour le fonds souverain novégiens, il y a trois chiffres dont on peut se souvenir.
04:47La Suède a besoin de ses capitaux.
04:48Tout à fait.
04:49C'est une différence quand même entre Suède et Nordique.
04:51Oui, mais c'est déjà bien.
04:52Finalement, ce n'est pas si mal d'être dans le besoin, parce que ça crée une dynamique, un volontarisme.
04:58Et puis, il y a des initiatives de prise entre la Suède et la France, au niveau défense.
05:03Elle m'a raconté ça.
05:05Bien sûr, après l'échec du SCAF, il y a peut-être la possibilité d'une alliance avec la Suède.
05:10SAB, oui, tout à fait.
05:12Et alors, les trois chiffres du fonds souverain norvégien ?
05:14Oui, alors le fonds souverain, parce que j'en parle régulièrement maintenant, lors des événements qu'on fait un peu
05:17en province.
05:19Donc, il y a trois chiffres dont il faut se souvenir.
05:2178%, 3% et 8%.
05:2578%, c'est ce qui rentre dans le fonds souverain norvégien.
05:28C'est le niveau de taxation des profits des pétrolières qui opèrent en Norvège.
05:3478%, c'est énorme.
05:35Ah oui.
05:35Ce qui veut dire que le business en lui-même est intrinsèquement très rentable.
05:38Ça, c'est une première chose.
05:39Et historiquement, ça a été consensuel, bipartisan, ça n'a pas changé.
05:42Donc, depuis 30-40 ans, ce business-là est taxé à hauteur de 78%.
05:46Donc, ça alimente, ça, le fonds souverain.
05:48Après, les 3%, c'est ce qui sort du fonds souverain.
05:51C'est ce qui alimente le budget de l'État.
05:53Donc, 3%...
05:54Reversé au budget de l'État.
05:55Voilà.
05:553% des avoirs du fonds souverain sont reversés au budget de l'État norvégien.
06:00Ce qu'il faut savoir, c'est que 3% de 2 000 milliards, c'est beaucoup plus que 3
06:02% de 1 000 milliards.
06:04Et donc, aujourd'hui, ça représente à peu près 25% du budget de l'État.
06:07Incroyable.
06:07Peut-être que dans 10 ans, ça sera 50%.
06:10Et le 3e chiffre important, c'est le métier que fait le fonds souverain.
06:14Voilà, c'est ce qu'on fait, nous, pour nos clients.
06:17Est-ce que ça rapporte ?
06:17Il délivre un rendement de l'ordre de 8% par an, historiquement, sur les 15 dernières nasées.
06:22Et c'est le benchmark pour une société comme la vôtre, du coup ?
06:26Oui, oui, oui.
06:26Le rendement du fonds souverain norvégien, ça devient le benchmark national ?
06:29Pratiquement, pratiquement.
06:30Et ce qu'il faut savoir, c'est qu'ils investissent essentiellement en indiciel sur le MSCI World
06:35et qu'ils battent régulièrement.
06:37Ils font eux-mêmes leurs investissements.
06:40Mais 8%, moins 3%, ça veut dire qu'il reste quand même 5% au fonds souverain en moyenne
06:46pour accroître sa taille.
06:48Et donc, la taille du fonds souverain est appelée à grossir indéfiniment.
06:52Plus gros fonds souverain au monde, rappelle.
06:54Oui, tout à fait.
06:55Alors, quand je suis en déjeuner avec nos partenaires en province, j'aime bien citer ces trois chiffres.
06:59Donc, c'est quelle est la taille du marché de l'assurance-vie en France ?
07:02C'est 2 000 milliards à peu près pour 20 millions de Français qui ont des contrats d'assurance-vie.
07:07Quelle est la taille du fonds souverain norvégien ?
07:08C'est également à peu près 2 000 milliards, mais ils sont 5,6 millions.
07:11Et depuis vendredi dernier, je rajoute, quelle est la taille de la fortune d'Elon Musk ?
07:16Oui, 1 100 milliards pour une personne.
07:18C'est 40% depuis l'introduction en France.
07:20Non, mais tu passes de 20 millions à 5,6 millions à une personne.
07:23Donc, ça donne un peu une idée de comment les choses sont un peu organisées à travers le monde.
07:28Vous dites de ces pays nordiques, ce n'est pas la première fois qu'on se parle, Michel.
07:31C'est à la fois, d'un point de vue français, j'entends, ou d'Europe continentale,
07:36c'est à la fois ces pays sont proches de nous et à la fois ils sont loin.
07:39Qu'est-ce qui nous rapproche ? Qu'est-ce qui nous distingue ?
07:41Ce qui nous rapproche, c'est une culture commune européenne, fondamentalement.
07:44On le voit à travers l'histoire, il y a eu des alliances ou des confrontations,
07:48il n'y a pas de doute, on partage beaucoup de valeurs.
07:50Après, ce qui nous distingue, je dirais déjà, c'est la géographie.
07:54C'est des pays de petite taille, chacun d'entre eux,
07:57qui doivent être agiles, tournés vers l'international.
08:02Je pense que c'est sans doute l'élément le plus important.
08:04Ils sont instinctivement tournés vers l'international.
08:06On ne peut pas développer un business sans chercher à exporter.
08:09Ça, c'est la première chose.
08:10Et puis après, culturellement, il y a quand même des petites différences.
08:14Le collectif l'emporte sur l'individuel très clairement.
08:17C'est peut-être la culture protestante qui est influée à travers le temps.
08:20Mais ça, c'est un point marquant, c'est sûr.
08:23Et puis, c'est très digitalisé aussi.
08:26C'est des pays où tout fonctionne.
08:28On en avait déjà parlé.
08:29Si on voit les banques scandinaves, il y a très peu d'agences,
08:32pas de chéquier, très peu de distributeurs de billets.
08:34Mais tout se fait sur une application pour transférer des fonds.
08:37Donc ça, oui, ça facilite la vie au quotidien.
08:40Ah bah oui, on peut imaginer.
08:43Il n'y a pas trop de papiers à remplir, comme on peut le connaître dans certains pays latins.
08:46Ou la confiance ne règne pas aussi.
08:48Ça peut-être, finalement, fondamentalement, c'est ça le point clé.
08:51C'est la confiance.
08:52Les gens se font confiance.
08:53Par principe.
08:54Par principe.
08:55Après, il ne faut pas les trahir, mais c'est le point clé.
08:58On se fait confiance.
09:00On est une petite communauté.
09:02Historiquement, on se connaît.
09:04On a besoin de l'un des autres.
09:04Ma confiance dans les institutions, naturellement.
09:07Ce lien de confiance, il est préservé, il est enrichi.
09:09Tout à fait, les institutions.
09:11Et puis, il y a une très forte transparence.
09:12Le corollaire de ça, c'est qu'il y a une très forte transparence à l'égard des politiciens.
09:19On permet peu de transgressions.
09:23Et tout ça amène, évidemment, à une dynamique de business importante qui se reflète à travers une cote ou des
09:30marchés larges, profonds, riches, diverses.
09:34C'est ça aussi la force de ces grands marchés Suède, Norvège ?
09:39Tout à fait.
09:40Quand on les apporte dans leur intégralité, c'est vrai que c'est diversifié, c'est profond.
09:45Il y a différents secteurs.
09:46La plupart des secteurs sont bien représentés, y compris les secteurs qu'on n'a pas dans le reste de
09:50l'Europe continentale.
09:51Tels que le shipping, le pétrole et le gaz, évidemment, dans la Norvège.
09:56Ou le papier.
09:57La Finlande est très présente sur le papier.
09:59Et puis après, tout ce qui est biotech au Danemark, voire même au sud de la Suède.
10:04Et voire même maintenant du vin.
10:07Il y a du vin dans les Nordiques.
10:08Lorsqu'on fait venir des partenaires maintenant en Norvège, on leur fait une dégustation de vin blanc suédois.
10:14Du vin blanc suédois qui a été servi au dîner de gala du prix Nobel.
10:201500 convives quand même.
10:21Il a remplacé le vin français.
10:22Donc il faut voir après, c'est dynamique.
10:24C'est dur pour nous quand même.
10:25C'est un gros coup dur pour la France.
10:27Il n'est pas mal du tout.
10:29Après, c'est des petites quantités.
10:30Oui, j'entends.
10:31On n'a pas encore une concurrence.
10:32Et le climat permet malgré tout de produire du vin local.
10:37C'est sûr.
10:38Bon, rien n'est impossible pour ces pays nordiques.
10:40Non, non, non, tout est ouvert.
10:41C'est vrai.
10:41Comment on en parle justement pour revenir à l'événement Midsommar qui nous a réuni, Michel.
10:47Et vous allez rencontrer un certain nombre de CGP, tous ceux qui vont être présents aujourd'hui.
10:52Quelles sont les questions qu'ils vous posent quand il s'agit des pays nordiques ?
10:56Et qu'est-ce qu'ils viennent chercher ou qu'est-ce que vous leur offrez justement ?
10:59Qu'est-ce que vous leur vendez avec des solutions d'investissement issues de ces marchés nordiques ?
11:04Déjà, en premier lieu, les pays nordiques ont une belle image de marque en France.
11:07Il faut reconnaître, même si tout le monde n'a pas eu la chance de visiter ces pays-là.
11:10Je pense que l'a priori est extrêmement positif à travers différents éléments.
11:15Et le premier d'entre eux, c'est l'orthodoxie financière.
11:16C'est le pays qui inspire.
11:19C'est triple A, quoi.
11:20Triple A.
11:22J'en parle systématiquement.
11:23Le Danemark est un pays quand même tout plat, avec pratiquement aucune ressource naturelle, à la différence de la Norvège,
11:28par exemple.
11:29C'est un pays qui est en surplus budgétaire depuis 7 ans de suite, y compris pendant le Covid.
11:34Donc, il y a une certaine forme d'orthodoxie financière.
11:37On avait fait un événement avec le directeur de la Banque centrale du Danemark.
11:40Et je lui ai demandé comment vous arrivez à ce genre de situation ?
11:43Et je le dis très clairement, on a pris en compte la trajectoire en matière de retraite, d'espérance de
11:49vie.
11:50Et on l'intègre.
11:51Il faut voir qu'au Danemark, la retraite, c'est à 67 ans.
11:54Et ils envisagent de la pousser à 70 ans.
11:56Donc, ça, cette dynamique d'orthodoxie financière, de stabilité et de sérieux, en fait, de sérieux dans la gestion des
12:04avoirs du peuple.
12:05Ça rassure.
12:06En absolu et en relatif par rapport à ce qu'on peut observer ailleurs dans d'autres pays, j'imagine.
12:10Je pense que nos clients ont envie un peu de diversifier leurs avoirs sur cette zone qui, structurellement, à long
12:16terme, a quand même des atouts à faire valoir.
12:19Et puis après, nous, on est un opérateur local, à la fois sur nos fonds crédits et sur nos fonds
12:24actions, notamment Small Cap Soéloise, avec une bonne pénétration du marché.
12:28On a toutes les connexions qu'il faut.
12:32Vous êtes un acteur local central de l'écosystème, de l'industrie de la gestion d'actifs dans ces pays
12:38-là.
12:38Voilà, tout à fait. Au-delà même de la société d'asset management.
12:42Il y a une société de services financiers, c'est ça.
12:44On est 1200 personnes à travers le monde.
12:47C'est le groupe Pareto, un des leaders sur le marché actions et obligations en termes d'introduction en bourse,
12:52de listing de nouvelles obligations.
12:53Donc, c'est un groupe qui est reconnu, qui marche très bien, qui se développe, très présent sur les pays
12:57nordiques, à la fois sur le primaire et nous, de notre côté, sur la partie, justement, collecter des capitaux pour
13:04les faire venir, s'investir dans les pistes scandinaves.
13:07Est-ce que la part, justement, des capitaux étrangers pour une société comme Pareto AM grossit ?
13:11Si vous êtes là, c'est l'objectif, j'imagine, Michel, c'est une dynamique ?
13:14C'est la troisième phase de développement.
13:16Je dirais que Pareto Asset Management s'est créé, s'est développé initialement sur le marché domestique norvégien, puis après,
13:21sur la Scandinavie en général.
13:23Et maintenant, c'est l'Europe continentale.
13:26Donc, on a une très forte collecte en France, en Belgique, en Allemagne.
13:29Et puis, maintenant, aussi, ça commence là, en Italie, en Espagne.
13:33Je pense que c'est toujours la même formule qui prévaut.
13:37Je pense que les gens cherchent un peu de diversification, veulent investir dans des supports qui apportent de la sérénité,
13:42de la stabilité.
13:44C'est ce qu'on est en mesure d'offrir.
13:45Un des fonds flagship de Pareto AM, c'est le fonds crédit, qui est quasiment à 2 milliards d'encours.
13:51Tout à fait.
13:51Oui, on a une belle collecte le mois dernier.
13:53On en avait parlé la dernière fois.
13:54Le premier trimestre, on était quasiment le seul fonds crédit à être en territoire positif, du fait qu'on a
13:59peu de sensibilité tôt, on a des maturités courtes et un bon rendement.
14:03Donc, c'est sûr qu'après, ça a généré un peu de collecte.
14:05Maintenant, on est quasiment à 2 milliards.
14:07Et puis, on le voit, on a un des plus gros asset managers français qui vient faire une DDQ dans
14:15deux jours à Oslo.
14:16Il faut que je rentre demain.
14:17Ah, qui vient sur votre territoire ?
14:18Il faut défendre les positions alors là.
14:20Non, non, non, il vient faire une DDQ opérationnelle pour voir comment on fonctionne.
14:23D'accord, bien chercher de l'inspiration.
14:26Voire même investir à un moment donné, j'espère.
14:28Oui, bien sûr, bien sûr.
14:29Donc, oui, c'est une reconnaissance quand même de voir des acteurs majeurs se déplacer, venir voir ce qu'on
14:37fait concrètement, comment on est organisé,
14:40que sont nos points forts et les particularités du marché nordique et notre fonctionnement.
14:45Donc, oui, on en est là. Dans la phase de développement, on en est là maintenant.
14:47À savoir, on est sur les radars.
14:50On n'était pas il y a encore 2-3 ans.
14:52Maintenant, on l'est.
14:54Voilà.
14:54Nouvelle étape de développement pour Pareto Asset Management auprès notamment des conseillers, des partenaires français à l'occasion de ce
15:02Midsommar.
15:02Merci beaucoup, Michel.
15:03Merci d'avoir été avec nous.
15:04Très bon salon, bon événement.
15:06Développez bien Pareto Asset Management aujourd'hui.
15:09Michel Proutot, partenaire de Pareto M qui était avec nous depuis ce Midsommar du patrimoine organisé par la CNCGP à
15:14Paris.
15:25Toujours depuis le Midsommar du patrimoine organisé par la CNCGP, nous parlons à présent gestion active avec les équipes de
15:31BDL Capital Management
15:32et son directeur général à mes côtés, Bertrand Merveille.
15:35Bonjour, Bertrand.
15:35Bonjour, Grégoire.
15:36Merci beaucoup de répondre à quelques questions.
15:38Oui, on va parler gestion active parce que vous faites partie des contributeurs des 7 sociétés de gestion indépendante
15:43qui ont contribué à la publication de ce livre blanc sur la gestion active.
15:47Mais avant ça, un mot des 6 premiers mois de l'année en termes de dynamique, de business pour la
15:52société BDL Capital Management, Bertrand.
15:54Merci de nous accueillir et puis d'avoir effectivement cette possibilité de faire un point à mi-année.
15:58On est presque à la fin du mois de juin.
16:00On va pouvoir prendre quelques jours de vacances peut-être.
16:03Peut-être.
16:04Peut-être.
16:05Un premier semestre très intense, un peu dans la continuité de l'année dernière.
16:10On avait fait une très belle année en 2025 chez BDL Capital Management avec un combo performance et collecte qui
16:15était au beau fixe.
16:17Et donc dans la continuité de cette belle année 2025, on a fait un premier semestre vraiment positif.
16:23Je peux le dire, on va battre des records de collecte évidemment au cours de ce premier semestre avec plus
16:29de 600 millions de collecte net.
16:31Collecte net.
16:32Et une très belle dynamique avec nos partenaires conseillers en gestion de patrimoine.
16:37Donc c'est sûr qu'être là aujourd'hui, ça va être l'occasion de faire un point avec eux.
16:41Et puis côté perf, des perfs plutôt positives sur l'ensemble de la gamme.
16:46Depuis quelques mois, on aura peut-être l'occasion d'y revenir, les marchés sont complètement disloqués.
16:51Donc c'est difficile de naviguer.
16:53On s'en sort pas trop mal, en particulier sur BDL Rempart qui va terminer le premier semestre sur une
16:58belle note.
16:59Quel fond long short de la maison, c'est ça ?
17:00Tout à fait, c'est le fond long short et j'en parle parce que c'est vraiment celui...
17:03Pour naviguer dans ce genre de marché, dans ce type de schéma de marché, c'est un véhicule intéressant.
17:08Aujourd'hui, nos partenaires CGP, les banquiers privés trouvent chez BDL Rempart une bonne source de diversification.
17:14On parle beaucoup de performance absolue avec nos partenaires, avec leurs clients.
17:19Et je pense que BDL Rempart, avec 21 ans de track record, a montré que c'était un fonds capable
17:24de s'adapter aux environnements, on va dire, difficiles.
17:26Au-delà de la dynamique des six premiers mois de l'année, dans le sillage de 2025, en deux ans,
17:31les encours ont doublé chez BDL Capital Management.
17:34Bertrand, c'est quoi le retour d'expérience que vous faites ?
17:37Qu'est-ce qui permet de doubler les encours comme ça à un peu plus de 4 milliards aujourd'hui
17:41?
17:41Qu'est-ce qui permet ce doublement des encours sur une période aussi courte quand même, il faut le dire
17:45?
17:45Je pense qu'il y a la marque BDL qui s'est installée en France comme une marque d'asset
17:51management, de gestion active, de spécialiste des actions.
17:53Je pense qu'on bénéficie quand même de tout ce travail historique fait par les équipes, par Hugues Beuselin en
17:58particulier.
18:00Je pense qu'il y a aussi l'originalité, la singularité de notre gestion.
18:05On y reviendra. La vraie gestion active telle qu'on l'a fait, je pense qu'elle trouve quand même
18:10preneur.
18:13Il y a toujours une demande pour ça ?
18:14Il y a une forte demande et en tout cas, je le ressens moi comme ça.
18:19Et puis, je crois qu'aujourd'hui, avoir un fonds comme BDL Rempart, un fonds long short equity capable d
18:24'apporter de la diversification, de la décorrélation,
18:27je crois qu'il y a vraiment un appétit pour ce type de solution aujourd'hui.
18:33Et puis, il y a sans doute, je crois, il faut rendre hommage à toute l'équipe commerciale de BDL.
18:37J'en profite parce que c'est vrai qu'on a une équipe commerciale qui parcourt la France et le
18:41monde.
18:42Et je crois que cette proximité qu'on sait nouer avec nos clients et nos partenaires, je crois que c
18:47'est aussi un élément clé de notre réussite depuis deux ans.
18:49Un effort dans le temps, persistant, qui porte ses fruits effectivement ces dernières années.
18:54Bertrand, parlons évidemment de gestion active.
18:57Je le disais rapidement, vous faites partie des sept sociétés de gestion indépendante qui ont contribué à la publication de
19:02ce livre blanc,
19:03qui est une étude quantitative, alors sérieuse évidemment, mais qui apporte une documentation quantitative sur la gestion active
19:11et qu'est-ce qu'une véritable gestion active, au sens qu'est-ce qu'une gestion active qui permet
19:15d'espérer une surperformance
19:17par rapport à une gestion strictement passive.
19:20Donc il y a vous, il y a Carmignac, Siam, Edram, Ivo Capital Partners.
19:26Et comme geste.
19:27Et comme geste, voilà, je crois que je les ai toutes citées.
19:29Mais il faut vous retrouver, mais bien sûr, comment vous vous retrouvez dans ce projet, Bertrand ?
19:33Et maintenant que ce livre blanc a été publié, il est accessible sur le site de toutes les sociétés de
19:37gestion qu'on a citées.
19:39Quelle est l'étape suivante ?
19:40Alors, déjà, je pense qu'il faut saluer l'effort de cette société de gestion, de cet associé, d'avoir
19:47travaillé ensemble.
19:48Alors, ça n'a pas été un gros effort. Il a fallu un peu articuler, on va dire, les travaux.
19:53Et il faut rendre hommage à mes six confrères parce que ça a été formidable.
19:57Et je pense que ça montre aussi la capacité des sociétés de gestion.
20:00Là, en l'occurrence, c'est que des sociétés de gestion indépendantes.
20:02Mais d'une manière générale, les sociétés de gestion ont travaillé ensemble.
20:05Donc moi, je pense qu'il faut déjà saluer ce travail.
20:08Alors, l'idée de ce rapport, et après je répondrai à votre question sur la suite,
20:12c'était de contribuer un peu au débat sur la gestion active et son utilité, son intérêt.
20:18Aujourd'hui, c'est vrai qu'il y a une petite musique de fond qui s'est installée
20:21et qui laisse entendre que la gestion active ne fait pas bien son travail,
20:25les performances ne sont pas au rendez-vous.
20:27Et, on va dire, avec un raccourci qui amène à finalement dire
20:31la gestion passive, c'est plus simple, c'est moins cher et c'est ce qu'il faut pour les
20:35clients.
20:36Nous, on n'est pas dans ce débat de confronter les deux.
20:38On essaye d'apporter justement cette pierre à l'édifice
20:41pour donner une définition peut-être plus claire de la gestion active.
20:44Ce qu'on dit, c'est qu'il n'y a pas la gestion passive d'un côté
20:46et une autre gestion de l'autre qui s'appelait la gestion active.
20:51Nous, on pense que tout ce qui n'est pas passif n'est pas forcément actif.
20:55Il y a une partie de la gestion dite active qui, de notre point de vue,
20:59est sans doute un peu trop benchmarkée
21:01et a un peu tendance à prendre les codes de la gestion passive.
21:04Et quelque part, quand on mélange un peu cette gestion-là
21:06avec la véritable gestion active,
21:08nous, on dit que ça a un peu tendance à mélanger des choux et des carottes.
21:11Donc, on ne peut pas en tirer des bonnes conclusions.
21:13C'est ça qui est particulièrement intéressant dans ce rapport
21:16et cette étude quantitative.
21:17C'est que pour moi, ça ouvre un débat avant tout
21:20au sein de la gestion active et de la gestion de conviction.
21:24Qui est vraiment actif ?
21:25Qui porte vraiment des convictions ?
21:26Et qui se retrouve plutôt à être une gestion semi-passive
21:29plutôt qu'une véritable gestion active ?
21:32Et nous sommes conscients, avec mes confrères,
21:34que c'est une première pierre à l'édifice.
21:36Nous, on a proposé une approche
21:38basée notamment autour d'un indicateur
21:40qui s'appelle l'actif share,
21:41qui permet de qualifier, on va dire,
21:43le niveau de différenciation de votre portefeuille
21:45avec son indice de référence.
21:47On est tout à fait conscients du fait
21:49que ce n'est pas une vérité absolue.
21:51Et donc, il y aura effectivement des étapes complémentaires.
21:53Mais en faisant ce travail autour de l'actif share,
21:55ça permet déjà, effectivement, de faire apparaître
21:58qu'une partie des fonds qui ont un actif share élevé,
22:02c'est-à-dire au-delà de 70%,
22:04qui sont de taille assez significative
22:06et qui évoluent dans un environnement de compétition,
22:09c'est-à-dire qui sont commercialisés
22:10dans plusieurs pays en Europe,
22:11on s'aperçoit que cette petite partie, finalement,
22:14de la population arrive à tirer son épingle du jeu
22:17et arrive à faire de la surperformance dans le temps.
22:19Ça ne veut pas dire que, encore une fois,
22:21c'est absolument cette règle-là qu'il faut suivre.
22:23Donc, pour revenir à votre question,
22:25est-ce qu'il y aura des suites ?
22:26Bien sûr qu'il y aura des suites.
22:27Parce que c'est une première pierre à l'édifice,
22:29comme je disais.
22:30On appelle nos confrères à nous rejoindre,
22:32à participer au débat, en France,
22:35mais aussi en Europe.
22:35Parce qu'en réalité, le débat, il n'est pas en France.
22:38Le débat, il est en Europe et dans le monde.
22:40Et donc, il y aura sans doute des versions complémentaires.
22:43Il y aura, on l'espère, une étude académique.
22:47On cherche, d'ailleurs, à trouver, finalement,
22:49des universitaires, des professeurs
22:51pour compléter, en fait, nos travaux.
22:54Et puis, je pense que dans la deuxième partie de l'année,
22:57on va essayer de mobiliser un peu les forces politiques
23:00en France et en Europe
23:01pour attirer leur attention aussi
23:03sur la partie souveraineté du rapport,
23:05qui n'est pas négligeable.
23:06J'allais faire le lien, évidemment,
23:08et vous le faites dans ce rapport
23:09avec l'enjeu de souveraineté.
23:11La souveraineté, si on veut que ça aille au-delà
23:14de la simple fable politique,
23:15je suis désolé pour ce terme-là,
23:17c'est avant tout un sujet de financement.
23:19Et l'argument étant de dire, de votre côté,
23:22que la gestion active,
23:23c'est la gestion qui finance réellement
23:26les entreprises européennes,
23:29quand elles le décident,
23:30et qui finance donc la souveraineté.
23:32Plus, en tout cas, que la gestion benchmarkée
23:35ou que la gestion passive,
23:36qui, elles, se contente de répliquer des indices
23:38dont on sait qu'ils sont largement dominés
23:41par le poids des entreprises américaines.
23:42Vous avez raison, Grégoire,
23:44et je commencerai par un point
23:45qu'il faut toujours rappeler.
23:46On a la chance en Europe
23:48d'avoir un écosystème ultra favorable
23:50au financement de notre économie
23:51et à la préservation de notre souveraineté.
23:53Parce qu'on a des banques formidables,
23:55on a des compagnies d'assurance
23:56qui permettent des enveloppes pour les épargnants,
23:58on a des sociétés de gestion
24:00et une gestion d'actifs qui est puissante
24:03en France et en Europe,
24:04et on a des réseaux de distribution
24:05très bien organisées
24:06et un énorme bassin d'épargne.
24:08Donc, toutes les conditions sont réunies.
24:10Il faut juste remettre les pièces du puzzle
24:12dans le bon sens.
24:13Ça, c'est un point qu'il faut sans cesse rappeler.
24:17Une fois qu'on a dit ça,
24:18effectivement,
24:19il faut qu'on arrive à motiver
24:21et à convaincre
24:23que la gestion d'actifs active
24:25peut être le trait d'union
24:27entre les épargnants,
24:29les investisseurs
24:30et nos besoins de financement
24:31et de préservation de notre souveraineté.
24:33Donc, je pense qu'il faut vraiment marteler
24:35que les sociétés de gestion
24:37qui font de la gestion active
24:38peuvent être ce trait d'union
24:40dont on a besoin absolument aujourd'hui.
24:42Et effectivement,
24:42le monde a changé de ce point de vue-là.
24:44On est dans un grand mouvement
24:45de rééquilibrage de l'épargne
24:46vers l'investissement,
24:47ce qui est très différent, évidemment,
24:49du cycle précédent
24:50et des années précédentes.
24:51Oui, c'est vrai que c'est...
24:52Vous faites bien de le signaler,
24:54l'environnement a beaucoup changé.
24:56On pense évidemment
24:56à la politique américaine,
24:58mais il n'y a pas que ça.
24:59Il y a la compétition,
25:00d'une manière générale,
25:01avec l'ensemble des zones
25:03d'économique mondiale
25:04qui s'est mise en place.
25:05Et il ne faut pas que l'Europe
25:06soit à la traîne
25:07et elle doit se servir
25:08de son épargne
25:09et de son industrie financière
25:11pour se sauvegarder
25:12et pourquoi pas aller de l'avant.
25:13Si je reviens à l'événement
25:15qui nous réunit aujourd'hui,
25:16dédié au monde du patrimoine
25:18et au conseil en gestion de patrimoine
25:19de la CNCGP,
25:20en l'occurrence, Bertrand,
25:21comment on parle
25:22de gestion active au CGP aujourd'hui ?
25:24Vous nous dites,
25:24il y a une demande.
25:25C'est quoi les arguments clés
25:26qui font que votre offre
25:29rencontre cette demande aujourd'hui ?
25:31Moi, je pense qu'il faut
25:32qu'on soit capable de démontrer
25:34qu'on a deux piliers,
25:35voire trois piliers indispensables
25:37pour nos amis CGP.
25:39Le premier pilier,
25:40c'est d'avoir des produits
25:41performants et résilients
25:42dans la durée.
25:43Je pense qu'on ne peut pas
25:44se permettre d'espérer
25:46de les servir au mieux
25:47avec des produits
25:48qui n'ont pas beaucoup
25:49de performance à la fin.
25:50C'est juste impossible.
25:52Le deuxième pilier,
25:54c'est, je pense,
25:54la singularité,
25:55l'originalité de notre offre.
25:57C'est-à-dire qu'il faut
25:57qu'on arrive à mettre en avant,
25:58à en mettre en lumière
25:59qu'on fait des choses originales
26:01qui peuvent leur parler,
26:03mais aussi parler à leurs clients
26:04avec des produits de conviction
26:06qui sont capables d'expliquer
26:07ce qu'ils font de l'épargne
26:08de leurs clients.
26:09Nous, chez BDL,
26:10c'est vrai qu'on prend
26:11beaucoup de temps
26:12à expliquer
26:12que nos analystes
26:14parcourent l'Europe,
26:15vont sur le terrain,
26:16rencontrent les managers
26:17et ça plaît quand même.
26:18Ce sont des histoires
26:19qui plaisent à leurs clients.
26:20Et puis, la troisième chose,
26:22je pense qu'il faut à tout prix
26:23qu'on soit au service
26:26de nos partenaires.
26:27Il faut les animer,
26:28il faut leur expliquer,
26:29il faut aller leur faire
26:30des présentations pédagogiques.
26:32On parle souvent
26:32de la tarte à la crème,
26:33de l'éducation financière
26:34qui est à faire.
26:35On a notre rôle à jouer.
26:36Et donc, moi,
26:38je pense que la gestion active
26:39peut aussi jouer ce rôle
26:40de proximité et d'éducation.
26:43Il y a toujours
26:44un sujet de réglementation
26:45quand on parle avec
26:46ou des CGP
26:47ou des sociétés de gestion.
26:48Bertrand,
26:49le sujet du moment
26:50au niveau européen,
26:51c'est un projet
26:52qui est validé,
26:53je crois,
26:53aujourd'hui par la Commission européenne,
26:55par le Conseil européen
26:55qui s'appelle
26:56la Retail Investment Strategy.
26:58J'ai vu que vous aviez
26:59pris position,
27:00mais derrière la FG également,
27:01il y a la place de Paris
27:02qui s'organise
27:03pour essayer
27:04de,
27:05je ne sais pas,
27:05de contrecarrer
27:07certains aspects
27:08de ce projet.
27:09quel était l'objectif
27:11de cette nouvelle couche
27:12réglementaire
27:12pour vos professions
27:14et pourquoi est-ce que
27:16les objectifs sont ratés
27:17selon vous, Bertrand ?
27:18Alors souvent,
27:19quand il y a un texte
27:20de cette ampleur
27:20qui va toucher
27:21l'ensemble des services financiers,
27:22du producteur jusqu'au distributeur
27:24en passant par les assureurs,
27:26il y a souvent
27:26des gagnants et des perdants.
27:27Là, le sentiment général,
27:28c'est que tout le monde
27:29y perd.
27:29En fait,
27:30personne n'est content
27:31parce que le texte
27:32qui a été effectivement
27:33approuvé
27:33a été un espèce
27:35de globi-boulga,
27:36d'un consensus mou,
27:39arraché vraiment
27:39à la dernière minute
27:40et personne n'est content.
27:42Donc ça,
27:42c'est quand même
27:42un événement
27:43et donc de notre point de vue
27:44côté Asset Management,
27:45nous, on pense que c'est
27:46un peu un fiasco
27:47parce qu'on aurait pu profiter
27:49de cette ambition
27:50de la retail investment stratégie
27:51pour simplifier les règles,
27:53fluidifier les parcours
27:54des clients,
27:55orienter les capitaux
27:56vers les actifs réels,
27:58les actifs économiques
28:00qui vont assurer
28:00notre financement,
28:01notre souveraineté
28:02et rien de tout ça
28:03n'a été fait.
28:03Comment c'est possible, Bertrand ?
28:04On ne parle que de ça,
28:05de simplification,
28:07les rapports s'empilent,
28:08l'État, Draghi, etc.
28:10Et la Commission européenne
28:11elle-même communique
28:13sur ces enjeux.
28:13Mais c'est ça
28:14la grande frustration,
28:15c'est que tous les rapports
28:16le disent,
28:16mais dans les faits
28:17il ne se passe rien.
28:18Et donc je pense
28:19qu'il faut qu'on ait
28:20cette mobilisation
28:20des acteurs économiques
28:22en France et en Europe.
28:23Il faut aller convaincre.
28:24Et je pense que jusqu'à présent,
28:26les acteurs économiques
28:27n'ont pas réussi à convaincre
28:28ni la Commission
28:28ni les gouvernements,
28:30peut-être un peu plus
28:31les parlementaires à Bruxelles.
28:32Je pense qu'il y a une voie
28:33à poursuivre par là.
28:35Et d'ailleurs,
28:35j'en profite pour saluer
28:36tous les travaux
28:37qui sont faits
28:38par les associations de CGP,
28:39en particulier ici
28:41par la CNCGP
28:42avec Yves Mazin,
28:43son président.
28:43Nous, on travaille beaucoup
28:44avec Yves,
28:45avec les équipes
28:46pour justement essayer
28:47de faire émerger
28:48des positions
28:48pour peser dans le débat.
28:50Et je pense que c'est aussi
28:50en s'associant
28:51qu'on sera plus fort
28:52et on a besoin
28:53de cette association
28:54avec la CGP.
28:54Merci beaucoup Bertrand.
28:55Merci d'être venu nous éclairer
28:56à l'occasion de ce Mitz-Sommar
28:57du patrimoine
28:58de la CNCGP.
29:00Merci d'être venu nous éclairer
29:03porté par BDL Capital Management
29:05Bertrand Merveille,
29:06le DG de BDL
29:07qui était à nos côtés
29:08à l'occasion
29:09de ce Mitz-Sommar
29:09du patrimoine.
29:20Toujours depuis
29:21le Mitz-Sommar du patrimoine,
29:22l'événement annuel
29:23de la CNCGP
29:24ici à Paris
29:25au Palais de la Mutualité.
29:26Nous accueillons à présent
29:27le directeur général
29:28d'Origestion,
29:28Sébastien Grasset
29:29qui est à mes côtés.
29:30Bonjour Sébastien.
29:31Bonjour.
29:31Merci d'être là
29:32pour nous parler
29:33des enjeux
29:34d'Origestion
29:35en général
29:36et on parlera spécifiquement
29:37du marché américain
29:38et de la manière
29:39dont vous appréhendez
29:40l'investissement en action
29:41aux Etats-Unis.
29:42Aujourd'hui Sébastien,
29:43un mot de contexte
29:44et un mot de ce qui caractérise
29:47Origestion dans le paysage
29:49de la gestion d'actifs françaises
29:50aujourd'hui.
29:51Oui donc Origestion
29:52est une société
29:53de gestion entrepreneuriale.
29:55Je pense que c'est ce terme
29:56qui nous caractérise le mieux.
29:57Ce qui va avec
29:58c'est l'indépendance
29:59donc une société de gestion
30:00entrepreneuriale
30:01et indépendante
30:02au service
30:03des institutionnels,
30:04des CGP,
30:05des multifamilies office
30:06mais également
30:07de quelques clients
30:08aussi en direct.
30:10Donc on est essentiellement
30:11en B2B2C
30:12avec vraiment
30:13cette approche
30:14d'accompagner
30:15les CGP
30:16dans la durée
30:17et de leur fournir
30:17le meilleur service possible.
30:19Ça prend deux dimensions.
30:20La gestion sous mandat,
30:21c'est quelque chose
30:22sur lequel on est très présent
30:23avec des mandats de gestion
30:24en compte-titre ordinaire,
30:26en PEA
30:26mais aussi
30:27en assurance vie française,
30:28en assurance vie luxembourgeoise.
30:29Et puis on s'est beaucoup développé
30:31aussi sur le segment
30:32des fonds dédiés,
30:32les fameux fonds sur mesure.
30:33On accompagne des cabinets
30:35seuls,
30:36des cabinets qui se sont regroupés
30:37ou même des groupements
30:38de cabinets.
30:39Donc le service
30:40au service des CGP
30:41et de leurs clients
30:42en étant respectueux
30:43de leurs fonds de commerce
30:44ce sont nos partenaires
30:45et on les accompagne
30:46au mieux possible
30:47dans la durée.
30:48Puis on a aussi
30:48des fonds de gamme
30:49des fonds de gamme
30:50obligataires
30:50mais aussi
30:51actions.
30:52Partant de cet ADN,
30:54qu'est-ce qu'on peut dire
30:54de la dynamique
30:55d'activité
30:56sur les six premiers mois
30:57de cette année 2026 Sébastien ?
31:00On est très contents
31:00de cette dynamique
31:02et c'est l'occasion pour moi
31:02de remercier les partenaires
31:03qui nous verront
31:04dans cette émission.
31:06Aujourd'hui,
31:07Origestion,
31:07c'est 5,7 milliards d'actifs
31:09sous gestion.
31:10C'est une belle croissance
31:11organique
31:12puisque l'année passée
31:13on a une croissance organique
31:14de l'ordre de 400 millions d'euros
31:16donc hors acquisition
31:18collecte net
31:18une vraie croissance organique
31:20en collecte net
31:21et je ne compte pas
31:22du coup
31:22les croissances externes
31:23puisque nous avons fait
31:24l'acquisition
31:24de Trustim Finance
31:25puis de manière plus lointaine
31:27de IDAM
31:28sur les small limit cap
31:30et year to date
31:31on est sur à peu près
31:33350 millions d'euros
31:34de collecte
31:34donc on est sur un rythme
31:35encore plus fort.
31:36Dans un marché
31:37qui est en recomposition
31:38permanente
31:39en consolidation permanente
31:41ce savoir-faire
31:42en termes d'acquisition
31:43c'est quelque chose
31:44d'important
31:44quelque chose de stratégique
31:46vous avez cité
31:46Trustim
31:48IDAM
31:49également
31:49quel retour d'expérience
31:50vous faites
31:51de l'intégration
31:52de ces sociétés de gestion
31:53dans le groupe Oris
31:55aujourd'hui Sébastien ?
31:56Alors j'allais dire
31:57pour faire simple
31:58en quelques mots
31:59ça s'est très bien passé
32:00ça s'est très bien passé aussi
32:01parce qu'on prend le temps
32:02de faire ces acquisitions
32:03ce n'est pas qu'une histoire
32:04d'argent
32:05c'est aussi une histoire
32:06humaine
32:07il faut bien
32:07C'est un people business
32:08C'est un people business
32:09voilà
32:09on est à l'ère de l'IA
32:11mais aujourd'hui
32:12Claude n'est pas encore
32:13un collaborateur physique
32:14donc il ne faut pas se tromper
32:15sur les collaborateurs
32:17qu'on va intégrer
32:17que ce soit en gestion
32:19mais aussi en service support
32:20et tant l'intégration
32:21d'IDAM
32:21que celle de Trustim Finance
32:23se sont très bien passées
32:24ça prend du temps
32:25de bien faire les choses
32:25donc si je puis dire
32:27en étant humble
32:28parce que je dis souvent
32:28que ce métier doit prendre
32:29l'humilité
32:29même aux plus prétentieux
32:30d'entre nous
32:31et bien en toute humilité
32:32on prend notre temps
32:33donc on a laissé passer
32:34pas mal d'opportunités
32:35en tant que consolidateur
32:37mais on préfère
32:37prendre notre temps
32:38et bien faire les choses
32:39il n'y a pas d'urgence
32:39à faire des erreurs
32:40absolument
32:40comme on dit Sébastien
32:43on est là pour parler aussi
32:44du marché américain
32:46avec vous
32:46il y a un fonds
32:47Action US
32:49chez Orisgestion
32:50dédié à ce marché américain
32:51qui a franchi les quoi ?
32:52100 millions d'euros d'encours ?
32:53Oui il a largement
32:54des 100 millions d'euros d'encours
32:55absolument
32:55d'accord
32:56donc une bonne dynamique
32:57pour ce fonds
33:00comment les gérants du fonds
33:02les analystes
33:02comment est-ce qu'ils analysent
33:04justement ce marché américain
33:05aujourd'hui
33:06alors évidemment
33:06qui attire énormément
33:08d'attention bien sûr
33:09mais de capitaux surtout
33:10quand on voit la taille
33:12des entreprises
33:12quand on voit la profondeur
33:13de ce marché de capital
33:14ce marché de capitaux
33:16aujourd'hui aux Etats-Unis
33:16avec la capacité
33:17de financer
33:18des IPO comme SpaceX
33:20des levées de fonds
33:21comme celle
33:21de main d'Alphabet Google
33:22d'autres introductions
33:23en bourse OpenAI
33:25Anthropik etc
33:25on a l'impression
33:27d'une profondeur infinie
33:28de marché
33:29comment vous regardez
33:30ce marché
33:30chez Orisgestion
33:32et puis on peut parler
33:33aussi de la manière
33:34d'investir
33:34à travers le process
33:35qui est défini
33:36à travers le fonds
33:37Sébastien
33:38Oui donc on aura l'occasion
33:39de parler de
33:40Oris Gravity US Equity Fund
33:42qui est notre fonds
33:43de rotation sectorielle
33:44sur le S&P 500
33:45et comment on travaille
33:46ce marché
33:47des large caps américaines
33:48alors c'est vrai
33:49que les large caps américaines
33:50sont vraiment
33:51sous le feu des projecteurs
33:52on est au moment
33:54où on tourne
33:55cette émission
33:57finalement un petit peu
33:58à la croisée des chemins
33:58on a cette EP
34:01autour du Moyen-Orient
34:02qui a apparemment
34:03été actée
34:04entre l'Iran
34:05et les Etats-Unis
34:05alors on verra bien
34:06si elle est vraiment
34:06signée à Genève
34:08vendredi
34:08mais ça semble
34:09en très très bonne voie
34:10L'hypothèse
34:11n'a jamais été aussi probable
34:12Voilà tout à fait
34:13donc c'est pas qu'une histoire
34:14de cadeau d'anniversaire
34:15apparemment ça a l'air sérieux
34:16voilà
34:16donc ça c'est quelque chose
34:18qui est évidemment
34:19une bonne nouvelle
34:19à bien des égards
34:20je mets à part
34:21les considérations humaines
34:22on ne peut que s'en féliciter
34:23mais pour les marchés
34:24c'est quelque chose
34:24qui est plutôt porteur
34:25puisque c'est de nature
34:26à apaiser les craintes
34:27qu'on pouvait avoir
34:28autour des banquiers
34:29des banquiers centraux
34:30donc ça c'est plutôt porteur
34:32pour le segment
34:33de la tech
34:34et d'ailleurs
34:34les marchés ont très bien réagi
34:35il y a eu une détente
34:36sur les taux
34:38et plus qu'une détente
34:40sur le pétrole
34:41les marchés actions
34:41ont bien réagi
34:43à cela
34:44maintenant il est vrai
34:45que les valorisations
34:47aux Etats-Unis
34:47peuvent paraître élevées
34:49alors je ne fais pas partie
34:51de ceux qui comparent
34:52de manière indue
34:53je pense
34:54la bulle dot com
34:55la bulle internet
34:56avec la méga tendance
34:58de l'IA
34:58je pense que comparaison
34:59n'est pas raison
35:00alors c'est vrai
35:01que si on prend
35:02le PE chiller
35:03on peut se faire peur
35:04quand on regarde le graphique
35:04sur les cent dernières années
35:06en commençant par
35:07le krach de 1929
35:09et en passant
35:10évidemment par la bulle internet
35:11c'est vrai que
35:13on tend
35:13si on prend le PE chiller
35:15vers ce pic
35:17voilà
35:17bon après
35:18ça ne veut tout rien dire
35:19il faut je pense
35:20regarder secteur par secteur
35:22et puis se dire juste
35:24que finalement
35:25la bulle dot com
35:26ça a été quelque chose
35:27qui a été marqué
35:28par beaucoup de sociétés
35:29non profitables
35:30aujourd'hui les hyperscalers
35:31et les acteurs
35:32qui interviennent
35:32sur le segment de l'IA
35:33sont des acteurs
35:34qui sont profitables
35:35alors il est vrai
35:35si on veut faire peur
35:37on peut se dire
35:38que SpaceX
35:39avec cette introduction
35:40qui est historique
35:41sur le Nasdaq
35:41au moment où ils se sont
35:43introduits
35:43c'était la septième
35:45capille boursière mondiale
35:47ils sont passés sixième
35:48en quelques jours
35:49avec une introduction
35:50qui est stratosphérique
35:5175 milliards d'euros
35:53levés
35:53ils ont pris 40% déjà
35:54une valorisation initiale
35:56à 1,77 trillion de dollars
35:58donc c'est phénoménal
35:59alors SpaceX n'est pas
36:01encore dans le S&P 500
36:02dans un an
36:04mais pour cela
36:04il faudrait qu'il soit profitable
36:05donc on verra
36:06puisque en 2025
36:07c'est quand même une société
36:08qui avait un bottom line
36:09un résultat négatif
36:10donc de près de 5 milliards
36:12donc il faut raison garder
36:13il leur faudra un an
36:14pour intégrer le S&P 500
36:17être profitable
36:18et puis aussi avoir un flottant
36:20qui ne soit pas aussi minuscule
36:21donc ça fait quand même
36:21pas mal de critères
36:22toujours est-il
36:23qui sont dans le Nasdaq
36:23et toujours est-il
36:24que ça pose la question
36:25de cette euphorie
36:27autour d'une société
36:28qui dans l'exercice passé
36:29était non profitable
36:30alors ces levées de fonds
36:31vont certainement être
36:32des game changers
36:33c'est protéiforme
36:34SpaceX
36:35entre l'espace
36:37Colossus
36:38Grock
36:38les efforts
36:39les capex gigantesques
36:41sur l'IA
36:41et j'en passe
36:42donc c'est protéiforme
36:43et ça demande
36:44de prendre un petit peu
36:45de recul
36:46c'est ce recul
36:46que nous on essaie de prendre
36:47en se disant
36:48ces méga tendances
36:49de l'IA
36:49ces hyperscalers
36:50ces nouveaux entrants
36:51bientôt on aura
36:52Anthropik
36:53et OpenAI aussi
36:54qui sont au portillon
36:54pour rejoindre la cote
36:56ça pose question
36:57ça pose question
36:58sur les flux massifs
37:00des ETF
37:01qui vont devoir
37:02y investir
37:03donc tout ceci
37:04est auto-entretenu
37:05et ça demande
37:07de prendre
37:07ce recul nécessaire
37:08pour ne pas
37:09j'allais dire
37:10verser dans un excès
37:11d'optimisme
37:12et être bullish
37:14bullish à chaque fois
37:14sur la tech
37:15absolument
37:17il faut pouvoir
37:18papillonner
37:18sur le S&P 500
37:19et prendre
37:20les bons secteurs
37:20au bon moment
37:20c'est là où le process
37:21de gestion est crucial
37:22j'imagine Sébastien
37:24pour ne pas basculer
37:25effectivement
37:26dans cet amour
37:27un peu aveugle
37:28on va dire
37:28du thème
37:29ou d'une valeur
37:30qu'est-ce qui caractérise
37:31le process du fond
37:33alors c'est Gravity
37:33Equity
37:34c'est Gravity
37:35US Equity Fund
37:37qu'est-ce qui caractérise
37:39ce process
37:39et qui permet
37:40justement peut-être
37:41d'effacer
37:43une partie des biais
37:44et des émotions
37:44absolument
37:45donc l'objectif
37:46c'est de se dire
37:47certes on est
37:48sur un marché américain
37:50qui est porté
37:50par cette méga tendance
37:52de l'IA
37:52donc comme je dis
37:53de manière un peu triviale
37:54il ne sert à rien
37:55de faire pipi
37:55contre le sens du vent
37:56donc il faut être
37:57à ses momentum
37:57les clients sont là
37:59pour profiter
37:59de cette vague
38:01qui est presque irrésistible
38:02encore faut-il savoir
38:03se retirer
38:04au bon moment
38:05c'est tout l'enjeu
38:06de manière progressive
38:07et sentir la macroéconomie
38:09je pense que plus que jamais
38:10aujourd'hui
38:10la macroéconomie
38:12la data
38:13vont être vraiment
38:14des éléments cruciaux
38:15à suivre
38:16pour se repositionner
38:17de manière factorielle
38:18et sectorielle
38:18sur le S&P 500
38:19donc aujourd'hui
38:20Gravity US Equity Fund
38:22est sur trois secteurs
38:24qui sont portés
38:25l'Infotech
38:26les Communication Services
38:28mais également
38:28les financières
38:30en 2022
38:30lorsqu'on a malheureusement
38:32vécu une anus horribilis
38:33ça a été
38:34tout a baissé
38:35l'obligataire
38:36et les actions
38:36tout a baissé
38:37un boon à moins 20
38:39mais également
38:39si on prend le S&P 500
38:41Total Return
38:41on était à plus de moins 18
38:42et bien notre fonds
38:43lui il n'a fait que
38:44entre guillemets
38:44moins 9
38:44alors comment est-ce qu'on a fait
38:46c'est notre modèle
38:47d'allocation quantitative
38:48nous a aiguillé
38:50de manière systématique
38:51discipliné
38:52vers les secteurs
38:52les plus défensifs
38:53il est nourri par
38:54des éléments
38:55autour de la macroéconomie
38:56mais également
38:56des éléments
38:57de valorisation
38:58et donc on s'est repositionné
38:59progressivement
39:01sur les secteurs
39:03de la santé
39:04des utilities
39:04des Consumation Staples
39:07et ça nous a été
39:08vraiment très profitable
39:11on a baissé
39:12donc deux fois moins
39:12que l'indice Total Return
39:14donc c'est un fonds
39:16qui va chercher
39:16le tiercé gagnant
39:18comme je le dis souvent
39:18les trois meilleurs secteurs
39:20sur le mois qui s'ouvre
39:21de manière quantitative
39:22et disciplinée
39:23donc c'est un fonds
39:23où la rotation
39:24est importante
39:25j'imagine
39:25c'est ça Sébastien
39:26c'est par nature
39:27le process fait
39:28que tous les mois
39:29ça doit tourner
39:30alors ça tourne pas forcément
39:31c'est-à-dire qu'il y a des mois
39:31où on reste investi
39:32sur les trois secteurs
39:33ou deux des secteurs
39:34considérés
39:35donc ça ne bouge pas
39:36ça n'a pas la bougeotte
39:36ça va en revanche
39:38de manière disciplinée
39:38se dire
39:39un Donald Trump
39:40en robe de chambre
39:41sur tout le social
39:42est-ce que ça influence
39:43le modèle ?
39:44Non
39:45un Donald Trump
39:46qui tend une pancarte
39:47avec marqué
39:47Liberation Day
39:48droite de douane
39:49est-ce que ça va faire bouger
39:50le modèle ?
39:51Non
39:51et grand bien
39:52d'ailleurs nous en a fait
39:53il est vraiment guidé
39:54ce modèle par la macro
39:55et les valos
39:56donc indicateur de risque
39:57de marché
39:58indicateur de cycle
39:59de marché
39:59de manière objective
40:01froide et clinique
40:02ce qui nous a permis
40:03donc en 2022
40:03de baisser deux fois moins
40:04et de prendre les rebonds
40:06sans capituler
40:08comme pourrait le faire
40:08un gérant actif
40:09basé à Paris
40:10et qui voit
40:11effectivement un président
40:12agiter une pancarte
40:13lors du Liberation Day
40:14et qui pourrait
40:15finalement
40:16avec un biais comportemental
40:17capitulé
40:18le fonds lui
40:18reste investi
40:19selon des éléments
40:20objectifs
40:21Vous citez 2022
40:22parce que le fonds
40:23a été lancé en 2021
40:23c'est ça la stratégie
40:24en 2021
40:25plus de 5 ans
40:25ça va être les 5 ans
40:27de track record
40:27pour le fonds
40:282022 j'imagine
40:30que c'est
40:30vous le citez
40:31c'est une année
40:32de test majeur
40:33j'imagine
40:34pour toutes les stratégies
40:34et pour la stratégie
40:35Action US
40:36d'Aurice
40:38c'est dans ces moments
40:39de baisse de marché
40:41qu'on démontre
40:42aussi la force
40:43d'un process
40:44d'investissement
40:45quand la marée monte
40:45et que tout monte
40:46j'allais dire
40:47faire la différence
40:48c'est parfois plus difficile
40:49que quand justement
40:50la marée est en train
40:51de se retirer
40:52Absolument
40:52c'était un bon test match
40:53et cette année 2022
40:55et depuis donc
40:55juillet 2021
40:56on a la fierté
40:57de pouvoir se présenter
40:58auprès de nos investisseurs
41:00en disant
41:00voilà on a réalisé
41:01plus de 12% d'alpha
41:02net de frais
41:03et face au S&P
41:05total return
41:06et on n'est pas
41:07bercé d'illusion
41:08c'est à dire que
41:08beaucoup d'investisseurs
41:09pourraient se dire
41:09voilà on sort d'année
41:10avec des performances
41:11double digits
41:12sur le S&P
41:13au moment où je parle
41:14on est à peu près
41:14à 9% de performance
41:16sur le S&P
41:18il ne faut pas oublier
41:19quand même que
41:19plus d'un tiers
41:21des valorisations
41:22du S&P 500
41:23ce sont les Mac 7
41:2580% de la performance
41:27year to date
41:27au moment où je parle
41:29c'est 10 valeurs
41:30sur le S&P
41:30donc il faut pouvoir
41:32se laisser porter
41:32être momentum
41:33quand il faut
41:34ça c'est la force du modèle
41:35qui va dire
41:35voilà
41:35les éléments
41:36nous amènent à considérer
41:38que cette vague il y a
41:39elle doit être accompagnée
41:41mais il faut pouvoir
41:42s'en retirer
41:43à bon escient
41:43selon des éléments
41:44très objectifs
41:45et ça c'est la prétention
41:46du modèle
41:47il l'a prouvé en 2022
41:48bon en termes
41:48de croissance
41:49des encours
41:50c'est quoi l'objectif
41:51la cible
41:51pour une stratégie
41:53comme celle-là
41:53chez Oris Gestion
41:54Sébastien ?
41:55comme dirait Elon Musk
41:56stays the limit
41:57donc là on est à plus
41:59de 100 millions d'euros
42:00et je trouve que
42:01cette stratégie
42:02finalement elle répond
42:03à un élément
42:04qu'on énonçait
42:05en début d'interview
42:06c'est que le marché
42:07action américain
42:08c'est un marché
42:09qui est incontournable
42:10comme disait Warren Buffett
42:12never bet against America
42:14against USA
42:14ne pas être sur ce marché-là
42:16ça peut être même
42:16une faute
42:17ou une erreur de gestion
42:18ça peut être une erreur
42:18de gestion
42:18au détriment des clients
42:20donc il faut y être
42:20on peut y être
42:21à travers des ETF
42:22qui vont permettre
42:23évidemment de répliquer
42:24la composition de l'indice
42:26et ou
42:27c'est complémentaire pour moi
42:28faire confiance à des gérants
42:30des gérants actifs
42:30des gérants
42:31qui vont avoir
42:32un bel actif share
42:32ne font un très bel actif share
42:34des gérants de conviction
42:35ou bien des gérants
42:35qui vont se reposer
42:36sur un modèle
42:36d'allocation quantitative
42:37c'est le cas de Horace Gravity
42:39US Equity Fund
42:40et ce fonds repose
42:41pour ceux qui voudront creuser
42:42sur notamment
42:43parce qu'il y a beaucoup
42:44de papier là-dessus
42:47les travaux de Sam Stovall
42:48qui est chef stratégiste
42:49il a été pendant 30 ans
42:50au sein de S&P Global
42:53et qui est un des chantres
42:54de cette approche
42:55de rotation sectorielle
42:56qui a démontré
42:57que l'alpha
42:57est vraiment sur les marchés
42:59actions US
42:59sur la capacité
43:00de se positionner
43:01sur les bons secteurs
43:02au bon moment
43:02donc tout ça
43:03est soutenu
43:04par des travaux
43:05des papers académiques
43:06mais aussi surtout
43:06par un constat réel
43:08c'est que depuis 1995
43:10l'écart de performance
43:11entre le plus mauvais secteur
43:13et le meilleur secteur
43:14au sein du S&P 500
43:15l'écart de performance annuel
43:16est de 46%
43:17il ne faut pas se tromper
43:18de secteur
43:18il ne faut pas se tromper
43:19merci beaucoup Sébastien
43:20Sébastien Grasset
43:21directeur général d'Origestion
43:22qui était avec nous
43:23sur Bismarck for Change
43:24depuis ce Midsommar
43:25du patrimoine
43:26organisé par la CNCGP
43:27des interviews
43:28que vous retrouvez évidemment
43:29à la télévision
43:30via vos box
43:31et en replay
43:32sur notre site
43:33bsmart.fr
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