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Mercredi 22 avril 2026, retrouvez Nadège Dufossé (Global Head of Multi-Asset, Candriam), Damien Charlet (Directeur de la Gestion sous mandat, Mandarine Gestion) et Jean-Jacques Friedman (Directeur de gestions déléguées, Vega IS) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart4Change
00:11pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box
00:16et vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, soit en replay vidéo sur bsmart.fr
00:21soit en podcast audio sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:25Au sommaire de cette édition ce soir, une forme de statu quo
00:28qui est en train de s'installer tant sur le plan géopolitique que le plan des marchés.
00:33La situation dans le Golfe est gelée pour l'instant.
00:37En attendant, une nouvelle session de négociations.
00:41Des négociations qui n'auront lieu que si le blocus du détroit par les Américains est levé,
00:47affirme la partie iranienne.
00:49Et un blocus qui restera en place tant que les Iraniens ne seront pas revenus
00:54à la table des négociations avec un plan crédible selon la partie américaine.
00:59Voilà où on en est sur les marchés.
01:01La situation là aussi est gelée après le rallye de soulagement
01:04qui s'est développé au cours des deux dernières semaines,
01:06qui a permis aux indices actions notamment de revenir sur des sommets historiques.
01:11On voit que les mouvements sont un peu plus poussifs désormais.
01:13Pauline Grattel vous donnera plus de détails sur les développements
01:17sur le terrain géopolitique et sur le front de cette séance boursière.
01:21Les investisseurs ont un peu plus de bandes passantes peut-être
01:23à mettre au crédit des entreprises et des publications d'entreprises
01:29dans ce contexte avec une saison de publications justement
01:31qui est en train de monter en puissance.
01:33Du bon et du moins bon comme toujours.
01:36Dans les bonnes copies du jour, on peut retenir celle de Danone par exemple
01:39à Paris ou celle de Boeing aux Etats-Unis.
01:42Là aussi Pauline vous apportera plus de détails dans un instant.
01:44Et puis du côté des sanctions un peu lourdes au sein du CAC 40,
01:48il faut retenir les chutes de 10% pour les titres Eurofins et Bureau Veritas aujourd'hui.
01:53Voilà pour le panorama de cette séance.
01:56Discussion assurée avec nos invités de Planète Marché.
01:58Et puis dans la dernière partie de Smart Bourse dans le quart d'heure thématique,
02:02nous reviendrons sur le statut et la valeur du dollar.
02:06Qu'est-ce que cette crise du Golfe nous apprend d'ailleurs du statut du dollar aujourd'hui ?
02:11On a une devise américaine qu'on a vu progresser d'à peine 2-3% au pic de cette
02:16crise du Golfe.
02:17Est-ce que c'est vraiment un mouvement qui est à la hauteur d'une valeur dite refuge
02:22ou qui fut à un moment un grand refuge de marché ?
02:25Question et thème qu'on explorera avec les équipes d'H2O Asset Management
02:28et Vincent Chayet, directeur des investissements d'H2O AM
02:32qui sera avec nous en plateau dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse.
02:45Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
02:47les infos clés du jour sur les marchés avec Pauline Grattel.
02:50Bonsoir Pauline.
02:50Bonsoir.
02:50Et c'est donc une situation un peu bloquée.
02:52C'est le feu qui est prolongé en Iran de manière indéfinie pour l'instant
02:56et une situation qui est figée.
02:58Oui, si Donald Trump a décidé seul de maintenir la trêve pour une durée indéterminée,
03:03le dialogue diplomatique est au point mort.
03:05La réunion prévue aujourd'hui n'aura pas lieu.
03:08L'Iran exigeant la fin du blocus américain comme condition de sa participation.
03:13Cette paralysie combinée à la fermeture continue du détroit d'Hormuz
03:16pousse les prix du brut à la hausse d'environ 2%.
03:19Le baril de Brent renoue avec les 100 dollars
03:22et le WTI retrouve le seuil de 90 dollars.
03:25Quels sont les équilibres observés sur d'autres grands marchés ?
03:28Par exemple les marchés obligataires Pauline.
03:30Le rendement américain à 10 ans reste globalement stable et évolue aujourd'hui
03:34entre 4,25 et 4,30% en Europe.
03:38Le rendement allemand de même échéance évolue encore aujourd'hui
03:41autour du seuil de 3% sur le marché des changes.
03:44Le dollar est stable et l'euro dollar se maintient autour de 1,1750 au cours de la séance.
03:49Qu'en disent les indices actions face à ce prolongement du cessez-le-feu ?
03:53Aux Etats-Unis, les indices actions ont ouvert en hausse de près de 1%.
03:57En Asie, mis à part le Hang Seng qui a chuté de plus de 1%,
04:00les indices poursuivent leur progression.
04:02En Europe, les indices évoluent plutôt dans le rouge.
04:05Le Stoxx 600 et l'euro Stoxx 50 sont autour de l'équilibre.
04:09Le CAC 40 en France est en repli pour évoluer autour de 8200 points.
04:14En fait, ce sont plutôt les résultats d'entreprises
04:16qui rythment la séance aujourd'hui en France
04:18avec plusieurs composantes du CAC 40 qui étaient attendues.
04:21Et donc parmi les bonnes copies, on le disait, celle de Danone
04:24avec son point d'activité du premier trimestre.
04:26Oui, l'action progresse de 3%.
04:28Le marché est rassuré malgré des ventes en repli de 2% au premier trimestre.
04:32Selon le directeur financier, cette baisse s'explique par trois facteurs.
04:35Les rappels de l'est infantile, le conflit au Moyen-Orient
04:38et surtout un effet de change défavorable.
04:41Corrigé de cet impact monétaire, le chiffre d'affaires affiche
04:44une croissance organique de près de 3%.
04:46Ça passe pour Danone.
04:47En revanche, ça casse pour Bureau Veritas et Eurofins scientifiques.
04:50Les deux valeurs du CAC 40 dévisent de plus de 10%
04:53à la suite de leur publication trimestrielle.
04:55D'un côté, Bureau Veritas abaisse ses perspectives de croissance
04:58à un seul chiffre pour l'année, invoquant un contexte géopolitique instable.
05:03De l'autre, Eurofins scientifiques qui a nettement déçu également.
05:06Son chiffre d'affaires n'affiche qu'une progression de moins de 3%
05:10en recul par rapport au trimestre précédent.
05:12Le groupe maintient toutefois ses objectifs annuels.
05:15Le secteur des semi-conducteurs est un secteur bouillonnant s'il en est.
05:18La publication du jour en Europe, celle d'ASMI, ASM International,
05:22vient confirmer encore cette ébullition.
05:25Oui, le titre s'envole de 7% pour atteindre un sommet historique
05:28après sa publication à Amsterdam et prend ainsi la tête du Stoxx 600.
05:33Sa progression s'établit à plus de 60% depuis le début de l'année.
05:37Le groupe a dévoilé des résultats et des perspectives
05:39nettement supérieures aux attentes.
05:40Au premier trimestre, le chiffre d'affaires atteint 860 millions d'euros,
05:44dépassant largement le consensus qui tablait sur 830 millions.
05:48Parmi les résultats américains nombreux aujourd'hui,
05:50on peut dire un mot de la publication de Boeing, Pauline.
05:52Oui, après des années de turbulences et de pertes abyssales,
05:55le redressement de Boeing semble enfin s'amorcer.
05:57Au premier trimestre, l'avionneur affiche une perte nette
06:00de seulement 7 millions de dollars.
06:02Un chiffre nettement plus encourageant que les 30 millions de dollars de l'an passé.
06:06Le groupe a notamment pu compter sur sa division Défense et Espaces
06:10dont les bénéfices ont bondi de 50%.
06:12Le titre est en hausse de 2%.
06:14Quels sont les événements prévus et programmés à l'agenda demain pour les investisseurs ?
06:17Les investisseurs arbitreront demain les résultats de L'Oréal,
06:21pardon, Essilor Luxottica, Carrefour, Tesla et IBM
06:24publiés ce soir après la clôture des marchés.
06:26Demain, les chiffres d'affaires de Renault, Sanofi, Safran, Saint-Gobain, Orange
06:30ou encore Vinci sont attendus en France.
06:32Côté macro, les investisseurs prendront connaissance des PMI préliminaires
06:36de la zone euro et des Etats-Unis pour le mois d'avril.
06:39Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
06:41Pauline Grattel est à nos côtés et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
06:55Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
06:58Nadège Dufossé est avec nous ce soir, la responsable de la gestion multiactif de Candriam.
07:03Bonsoir et bienvenue Nadège.
07:04Bonsoir Grégoire.
07:05À vos côtés, Jean-Jacques Friedman, le directeur des gestions déléguées de Vega IS.
07:09Bonsoir Jean-Jacques.
07:10Bonsoir Grégoire.
07:10Et Damien Charlet nous accompagne également, le directeur de la gestion sous mandat de Mandarine Gestion.
07:14Bonsoir Damien.
07:15Bonsoir Grégoire.
07:16Nadège, on va parler des marchés bien sûr et de la période de publication aussi
07:20qui apporte pas mal de nourriture aux investisseurs.
07:23Il faut bien qu'on s'attarde encore quelques instants sur cette situation géopolitique
07:27qui a guidé beaucoup des mouvements des dernières semaines.
07:31C'est une situation un peu à la Schrödinger, estiment certains analystes.
07:34On n'est plus vraiment dans la guerre.
07:36En tout cas, le pic, l'intensité du pic est sans doute derrière nous.
07:41On n'est pas non plus dans une véritable paix.
07:43Le Détroit n'est pas vraiment ouvert ni fermé.
07:47Mais on reste dans une situation inconfortable.
07:51Quel est le degré de confort ou d'inconfort qu'on a encore vis-à-vis de cette situation sur
07:55les marchés, Nadège ?
07:56Donc je pense que oui, vous avez évoqué les différents éléments.
08:02Alors concrètement, nous, on reste quand même un petit peu prudent au niveau actuel.
08:08On a pris en compte les bonnes nouvelles.
08:10La bonne nouvelle, c'est que l'escalade militaire, elle semble être derrière nous.
08:17Et donc on est passé à une autre phase, qui est une phase où on devrait entrer en négociation.
08:23Après, concrètement, le Détroit d'Hormuz, il est fermé.
08:25Il n'est pas ouvert.
08:27Et il y a un blocus sur l'Iran.
08:29Et donc les marchés ont assez naturellement, comme ils le font d'habitude, très vite intégré la partie des bonnes
08:35nouvelles.
08:36À savoir que l'escalade militaire, elle est un peu derrière nous.
08:40Mais le Détroit étant toujours fermé, l'impact économique est là et le temps joue contre nous.
08:46Et là, aujourd'hui, c'est la principale variable qui va commencer à jouer.
08:50Et ça explique ce que Pauline finalement décrivait précédemment.
08:54C'est-à-dire que la réaction des marchés aujourd'hui, elle est assez intéressante.
08:56On a un marché américain qui est en hausse, mais qui est tiré par une dynamique autre que celle de
09:01l'énergie.
09:01Et les marchés européens ont légère baisse parce qu'ils commencent à intégrer quand même l'impact de ces prix
09:07d'énergie plus élevés sur leur économie.
09:10Cette variable de temps-là, effectivement, qui est clé depuis le début du conflit, avec ce point, ce levier stratégique
09:16qui est Hormuz,
09:18qui déplace d'ailleurs la guerre du terrain militaire vers le terrain économique, Nadège.
09:22Vous dites que ça joue contre nous.
09:24C'est-à-dire qu'on reste quand même dans un risque potentiellement non linéaire.
09:28Ce qui est fascinant dans le marché d'ailleurs, c'est que quand on regarde les produits dérivés sur le
09:32pétrole, etc.,
09:33on arrive à extrapoler un peu ce que pense le marché.
09:36Et c'est vrai que le marché nous dit que d'ici l'été, le D3 sera rouvert.
09:42En tout cas, qu'il y a peut-être 90% de chances que d'ici l'été, le D3
09:45soit rouvert.
09:46Donc on est encore dans les clous de ce scénario de marché, Nadège.
09:50Alors, il y a des choses qui, quand on les regarde, paraissent un peu effrayantes.
09:53Par exemple, se dire que la semaine prochaine, le dernier navire parti fin février sera arrivé en Europe.
10:00Il est encore à venir.
10:01Moi, je pensais qu'il était déjà arrivé.
10:02Non, le dernier dernier dernier.
10:03Par contre, c'est vrai qu'en Europe, vous avez raison, c'était autour du 10 avril que les derniers
10:08patrons sont arrivés.
10:09Donc après, admettons que le D3 rouvre, il va falloir à peu près peut-être deux mois,
10:15je pense dans la plupart des estimations, pour normaliser l'intégralité de ce flux.
10:21Après, le marché, il va regarder à travers tout ça, c'est déjà ce qu'il est en train de
10:24faire.
10:25Mais le souci, c'est que le D3 n'est toujours pas ouvert.
10:28Et que si d'ici mi-mai, il n'est pas ouvert, à un moment donné, on va tomber dans
10:31des vraies pénuries.
10:32Et là, on a quand même du mal.
10:34Et pour en parler avec nos économistes chez Candriam, on a du mal.
10:38Alors, sur les pétroles, on voit, on arrive, on essaye de mesurer.
10:41Sur les produits raffinés, c'est un peu plus compliqué.
10:43Mais après, les différents effets de bord en cascade sont vraiment très difficiles à appréhender aujourd'hui.
10:52On sait que le monde agricole va être sans doute frappé assez durement par la question des intrants, des engrais,
10:59etc.
11:00Oui, des engrais.
11:01Après, je pense que la plupart des engrais ont déjà été utilisés.
11:04Donc, c'est pour les prochaines récoltes que ça se posera probablement.
11:06Mais il y a énormément d'effets de bord qu'on commence à pressentir, y compris sur les semi-conducteurs,
11:11sur la production de cuivre.
11:13Il manque du sulfure.
11:15Il y a un déficit d'aluminium aussi, sur des métaux, sur des sous-composants.
11:20Et je pense qu'on va découvrir énormément de choses, vu l'imbrécation de toutes les chaînes de valeur.
11:25Il y a encore des conséquences à venir qu'on n'a pas forcément intégrées, que le marché n'a
11:30pas encore intégrées.
11:32Le marché, encore une fois, peut passer à travers tout ça.
11:35Si le Détroit ouvre, même si il faut deux mois pour normaliser la situation.
11:39Après, le souci, c'est que ce n'est toujours pas ouvert et qu'on va commencer à entrer au
11:44mois de mai.
11:45Si ce n'est pas ouvert, dans une phase où on aura des vrais pénurits physiques.
11:48Et là, on pourrait avoir un effet un peu plus négatif sur les marchés.
11:52Après, le risque de prix, le risque physique.
11:55Comment vous regardez la situation ?
11:57C'est-à-dire le rallye de soulagement qui a ramené les actifs risqués au niveau qui prévalait avant le
12:03déclenchement du conflit.
12:04Et cette situation qui reste à la fois incertaine et sans doute aussi inconfortable, Jean-Jacques ?
12:10Je crois qu'il ne faut pas mélanger justement la résilience du marché et la résilience de l'économie.
12:14C'est-à-dire qu'au départ, on démarrait vers quelque chose qui était un peu borné en termes de
12:18durée.
12:18On savait que ça durait quelques semaines.
12:20D'ailleurs, pour que ça dure au-delà de deux mois, il fallait l'aval du congrès.
12:23Donc ça, c'était un peu une date limite.
12:26Mais la résolution et les budgaires qui ont changé n'ont pas été atteints quand même.
12:33Donc la sortie est assez moyenne malgré tout.
12:36On a vu tous les errements.
12:38On a vu que ça durait un peu davantage que ce qu'on pouvait estimer.
12:41Il n'y a pas vraiment de résolution.
12:43Ça prend du temps.
12:44Donc bien sûr qu'il y aura un impact économique.
12:48On en discutait hier, parce qu'hier, c'était les chefs économistes qui étaient là.
12:51Mais un impact qui reste là aussi borné à ce stade.
12:55C'est-à-dire qu'on a les projections de la BCE dans les scénarios, entre le scénario central et
12:59le scénario adverse.
13:00Il y a effectivement un impact sur l'activité, un peu d'impact aussi sur l'inflation.
13:06Mais on reste dans des écarts-types normaux par rapport au scénario central qu'on avait en tête en début
13:13d'année.
13:13Par rapport à ce que vous décriviez sur le fait que déjà il peut y avoir des impacts sur certains
13:18intrants,
13:19il y avait aussi la peur peut-être d'une surréaction des banques centrales traitant mal un problème de l
13:26'offre.
13:27Et d'ailleurs, avant finalement que l'Iran arrive à la table de négociation,
13:31ce qui a marqué une inflexion, c'est vraiment le discours de Powell qui a indiqué qu'il allait regarder,
13:37attendre éventuellement avant d'agir.
13:38Parce que là, on avait peur qu'il y avait un peu une sur-anticipation.
13:40D'ailleurs, ça nous étonnait beaucoup d'anticiper trois hausses de taux,
13:43donc d'avoir déjà un peu une réaction mécanique des banques centrales
13:46qui viendraient mettre un mauvais traitement sur déjà une difficulté.
13:49Donc là, on a été un peu soulagés.
13:51Mais derrière ça, il y a peut-être quand même une forme de vérité.
13:53C'est-à-dire qu'on ne croyait pas nous, par exemple, du tout de notre côté à trois hausses
13:56de taux.
13:57Pour l'Europe, hein.
13:58Par contre, c'est-à-dire qu'on peut peut-être en avoir une.
14:01Et je pense que les effets de second tour aussi,
14:03c'est au moment des négociations, par exemple, salariales de fin d'année.
14:05On voit qu'il peut, là, déjà, il y a l'Allemagne.
14:08Alors, la France, on n'a pas beaucoup de moyens,
14:09mais on voit en Allemagne qu'il y a déjà des chèques de restitution de 1 000 euros, etc.
14:13On voit bien qu'il peut y avoir quelques effets de second tour.
14:16Et peut-être que les deux hausses qui étaient pressées trop rapidement
14:19peuvent survenir aussi en 2027.
14:23Donc, je pense que résilience du marché,
14:25encore résilience, c'est qu'il revient, en gros, à zéro plus,
14:28par exemple, sur le marché européen.
14:30Il y avait matière à plus que ça, peut-être, en ce début d'année.
14:34Parce qu'il y avait à la fois les plans de relance,
14:37et là, on voit que, finalement, les plans de relance en Allemagne continuent,
14:40mais qu'elle a baissé, elle a divisé par deux sa croissance pour 2026.
14:43Il y a un banc contraire qui faut le régler.
14:44Il y avait aussi le One Big Beautiful Act aux États-Unis,
14:49qui aurait dû aussi tourner à plein.
14:52Et il y avait, alors ça, c'est du côté numérateur,
14:54et du côté dénominateur, on espérait des taux peut-être un peu plus bas.
14:56Et là, ils sont un peu plus élevés.
14:57Et donc, le potentiel de hausse de cette année,
15:02il a quand même été impacté.
15:03Donc, on pouvait revenir un peu à la case départ,
15:05en passant à outre, en se disant que le point de focalisation,
15:08il y a eu beaucoup de gens short,
15:09donc ils rachetaient un peu leur position, notamment des hedges.
15:11Il y avait le fait que sur les résultats,
15:13ils n'allaient pas être encore fortement impactés là,
15:15parce qu'avec deux mois sur trois, des résultats du T1.
15:18Mais par la suite, on aura sans doute aussi des révisions négatives,
15:21parce que là, il y a aussi des analyses qui vont avoir des inputs,
15:24et sans doute que les anticipations de hausse qui étaient fortes
15:28sur les bénéfices à la fois en Europe et aux Etats-Unis vont être challengées.
15:32Donc, le potentiel de marché pour 2026, il a été impacté, oui.
15:37Bon, au-delà, Damien, au-delà de l'affaire sur le terrain,
15:40j'entends bien sûr, et de cette crise du Golfe, effectivement,
15:43cette capacité de résilience des actions,
15:46elle est justifiée, à quoi est-ce qu'elle est due ?
15:48Et puis, si on en vient à la dimension microéconomique,
15:51qu'est-ce qu'apportent déjà les premiers résultats au marché actions ?
15:54Ça a plutôt l'air d'être quand même un soutien à ce stade.
15:57Et qu'est-ce qu'on peut dire du fait qu'effectivement,
16:00y compris pendant cette crise du Golfe,
16:02les révisions à la hausse des perspectives bénéficiaires
16:05ne se sont pas arrêtées ?
16:07Oui, alors, les révisions à la hausse des perspectives bénéficiaires,
16:10c'est un des sujets et un des arguments
16:13utilisés par les plus boules
16:15pour dire qu'il faut encore acheter le marché.
16:18Maintenant, je suis d'accord avec ce qui a été dit,
16:19c'est-à-dire que l'impact sur les bénéfices,
16:22il risque d'arriver dans les six derniers mois de l'année
16:25et pas aujourd'hui.
16:27Donc, il y a un risque de ce point de vue-là.
16:28Non, mais c'est important, parce qu'on a vu,
16:30alors, dans le secteur Elengaz, je l'ai beaucoup raconté,
16:32mais les analystes ont tout de suite révisé à la hausse les profits.
16:34C'est assez facile quand vous rentrez un nouveau paramètre
16:37qui est le prix du pétrole,
16:38qui est 30 ou 40 % au-dessus de ce que vous avez comme estimation.
16:41C'est sûr que tout le modèle change
16:43et le prix de sortie change très, très vite.
16:46Pour d'autres secteurs, vous dites,
16:47le travail des analystes va être quand même beaucoup plus compliqué,
16:50prendra beaucoup plus de temps quand même.
16:51Oui, parce que la visibilité sur l'impact sur les marges
16:53va être faible, parce qu'on ne sait pas très bien
16:56quelle est la capacité aujourd'hui des entreprises
16:57à passer des hausses de prix.
16:58Alors, il y en a certaines industries
17:01qui annoncent déjà des hausses de prix,
17:03mais ce n'est pas du tout évident
17:04que quand on descend dans la chaîne
17:06au niveau de celui qui va vendre au consommateur final,
17:10il arrivera à passer des hausses de prix.
17:11Donc, au niveau marge,
17:13on ne sait pas encore très, très bien
17:13quel sera l'impact.
17:14Maintenant, justement, vous parlez du secteur pétrolier,
17:18les révisions à la hausse
17:20sur les prévisions de bénéfices,
17:22sur les indices,
17:24en généralisant, c'est 100 % de l'énergie.
17:26Oui, c'est ça.
17:26Donc, il n'y a personne d'autre
17:28qui révisait la hausse.
17:30Donc, de ce point de vue-là...
17:31Un peu dans la tech, peut-être aussi.
17:33Oui, un petit peu dans la tech.
17:34J'ai lu rapidement que Micron aux Etats-Unis
17:37et Exxon aux Etats-Unis,
17:38les révisions des perspectives bénéficiaires
17:41de ces deux seules entreprises
17:43justifiaient une bonne moitié,
17:45voire un peu plus,
17:45des révisions totales de bénéfices pour l'année.
17:48Et d'ailleurs, ce qu'il y a assez étonnant,
17:51c'est que, c'est qu'Exxon,
17:52le cours n'a pas monté.
17:53Non.
17:54Les cours des valeurs pétrolières américaines,
17:56ils ne montent pas depuis fin février.
17:58Donc, là, pour le coup,
17:59il y a de la dévalorisation.
18:00De toute façon, on sait que le marché américain,
18:02il monte sur une poignée de valeurs
18:03sur lesquelles les investisseurs se sont réfugiés
18:05parce qu'ils considèrent que c'est celles
18:07qui ne sont pas susceptibles d'être affectées
18:09par une éventuelle volatilité du cycle économique.
18:13Mais aujourd'hui,
18:15est-ce qu'on peut justifier facilement
18:18un marché américain qui est nettement au-dessus
18:21de son niveau pré-crise ?
18:23Ça ne paraît pas évident.
18:24Alors, effectivement,
18:25il n'y a pas de révision à la baisse pour l'instant.
18:27Alors, il y a des révisions à la baisse économiques
18:29sur l'Europe.
18:29On est passé de 1,2 à 0,9 maintenant.
18:33On a mentionné aussi l'Allemagne
18:34qui est dit aujourd'hui
18:35qu'ils divisaient par deux leurs prévisions.
18:36Alors, diviser par deux, par deux,
18:37c'est un impact de 0,5 point.
18:39Oui, un impact de 0,5.
18:40C'est beaucoup.
18:41Mais c'est beaucoup
18:41quand on n'a que 1% de croissance
18:43après 3 ou 4 années de croissance.
18:45Oui, c'est beaucoup.
18:47Évidemment, naturellement,
18:47ça se traduit par une surperformance
18:49depuis deux mois
18:49des marchés américains
18:50sur les marchés européens.
18:51Mais, ce qu'on oublie souvent de dire,
18:53c'est que ça les ramène juste
18:55un petit peu au-dessus du marché européen,
18:57finalement,
18:57parce que depuis le début de l'année,
18:58la différence de perf
18:59entre les Etats-Unis et l'Europe
19:00n'est pas criante.
19:03Et la devise, l'euro-dollar est flat.
19:05Oui, l'euro-dollar est flat.
19:06Il n'y a pas d'effet de vie
19:07sur le premier trimestre.
19:08Comme vous le disiez en introduction,
19:10je pense que c'est une vraie
19:13illustration de potentiellement
19:14la faiblesse structurelle du dollar
19:16dans les mois qui viennent.
19:17Oui.
19:17Parce que ça n'a pas vraiment joué
19:18son rôle de valeur refuge.
19:21Donc, toujours de la méfiance
19:22sur la parité euro-dollar.
19:26Et en ce qui concerne le reste,
19:30il y a des secteurs,
19:31même en Europe,
19:32où on commence quand même
19:33à se poser un peu des questions.
19:34et le jour où il y aura
19:36plus de visibilité
19:37sur la géopolitique,
19:40bon, le marché,
19:40il a clairement aujourd'hui choisi
19:42quel était le scénario.
19:44Donc, le scénario,
19:46ça va s'arrêter
19:47dans les deux semaines qui viennent,
19:49on va dire.
19:49Parce que sinon, là, pour le coup,
19:50l'impact est connu.
19:51C'est le début, mais...
19:52Oui, oui, oui.
19:53Mais là,
19:53il y a un mime,
19:53comme disait le déjeuner.
19:54Mime, après,
19:55on passe dans un vrai risque
19:56de rupture,
19:57un risque physique
19:58et là, les risques
19:59sont peut-être moins linéaires
20:00que ce qu'on a jusqu'à présent.
20:02Et là, si ça se concrétise,
20:05on peut avoir quand même
20:06une certaine rotation sectorielle,
20:07sachant qu'on a des secteurs
20:09comme les semi-conducteurs
20:10où, honnêtement,
20:12je veux bien que
20:12on ait un investissement,
20:14que notamment les économies
20:15soient soutenues
20:15par l'intelligence artificielle
20:17et que c'est ce qui permet
20:17notamment à l'économie américaine
20:19de montrer une croissance
20:20toujours très élevée.
20:21Mais quand on voit
20:22un ST micro
20:23qui progresse de 35%
20:25depuis fin février,
20:27c'est-à-dire depuis
20:27le déclenchement de la crise,
20:28pour atteindre des niveaux de valeurs,
20:30alors OK,
20:30on achète ces valeurs-là
20:31quand elles sont chères
20:32parce que c'est...
20:32Oui, c'est des cycliques.
20:33Mais il y a quand même
20:34un moment où je pense
20:36que si la situation s'éclaircit,
20:39il y aurait une rotation sectorielle
20:40en défaveur de ces titres-là
20:41parce qu'il y a quand même
20:42eu des écarts de perf
20:43en faveur des technos
20:45qui aujourd'hui sont pas...
20:45Donc on reprendra en Europe
20:46notamment ce qui fonctionnait
20:48auparavant,
20:49les thèmes industriels,
20:50l'infrastructure,
20:52donc beaucoup plus cycliques
20:53d'une certaine manière.
20:54Absolument.
20:55On reviendra sur du beaucoup plus cyclique.
20:59Ce qui est assez courageux,
21:01je trouve,
21:01aujourd'hui,
21:01de repartir sur du cyclique
21:02une fois de plus
21:03avec le manque de visibilité
21:04qu'il y a,
21:04mais sans doute
21:05le marché repartira
21:06sur les cycliques.
21:07Et puis,
21:08dernière chose aussi,
21:09c'est qu'on voit quand même
21:11et je vais dire
21:12c'est rassurant,
21:15que la capacité de rebond
21:16du marché
21:17ou la capacité de baisse
21:18du pétrole
21:20est quand même
21:20très importante.
21:21Si on voit que vendredi
21:22le pétrole a touché 85,
21:24c'est-à-dire que
21:24dès qu'il y a une bonne nouvelle,
21:26quand même,
21:26donc aujourd'hui,
21:27on parle d'un pétrole
21:27qui va durablement
21:28rester élevé,
21:30la logique
21:31est tout à fait claire,
21:34d'un pétrole
21:35qui resterait autour
21:35de 80 dollars
21:36pendant des mois et des mois,
21:38en attendant,
21:38dès qu'il y a une bonne nouvelle,
21:39on voit que le pétrole
21:40tombe à 85,
21:41on peut très bien
21:42avoir des bonnes surprises
21:43aussi sur ces sujets-là.
21:45Donc, aujourd'hui,
21:46la visibilité
21:47n'est pas élevée,
21:48on trouve que le marché
21:49a quand même pas mal anticipé
21:50sur beaucoup de bonnes nouvelles,
21:52le marché actions
21:52a très bien résisté,
21:53ce qui a été moins le cas
21:54du marché obligataire.
21:58Donc, un peu méfiant
21:59ou en tout cas potentiel,
22:00peut-être un peu limité
22:01sur le marché actions
22:02à court terme,
22:03mais après,
22:04pas de raison non plus
22:04pour que vraiment
22:06ça se casse la figure
22:06parce que les entreprises
22:07restent solides.
22:08Nadège,
22:09avec quel schéma
22:10de marché en tête
22:11on repart
22:12après ce conflit ?
22:14Est-ce qu'il faut repartir
22:15d'une page blanche ?
22:16Ou est-ce qu'on a envie
22:17de se raccrocher
22:18quand même aux idées,
22:19aux bonnes idées
22:20qu'on pouvait avoir
22:21quelques mois en arrière
22:23avec quand même
22:24un paysage de marché
22:26qui était en train
22:26de s'ouvrir ?
22:27Ça faisait tout au long
22:29de 2025,
22:30depuis le retour de Trump,
22:31beaucoup d'investisseurs,
22:32d'allocataires un peu globaux
22:34avaient plutôt envie
22:35de se projeter
22:36en dehors des Etats-Unis,
22:38quitter un peu le dollar,
22:39le monde du dollar
22:40pour visiter l'Europe
22:42et les émergents.
22:44Et d'ailleurs,
22:44en termes de performance,
22:46le reste du monde
22:46arrivait à faire aussi bien
22:48voire mieux
22:48que les marchés américains.
22:50C'était encore vrai
22:51sur les deux premiers mois
22:52de cette année 2026,
22:53Nadège.
22:54Est-ce que ce genre de schéma,
22:55on le garde en tête
22:56pour la suite ?
22:57Ou est-ce que la crise
22:59aura quand même
23:00marqué un retour
23:01à quelque chose
23:01d'un peu plus traditionnel,
23:02à savoir que le marché américain
23:05concentre beaucoup
23:06et de profits
23:06et de performances ?
23:08Alors je dirais oui et non
23:09et il y a également
23:10quelques conditions.
23:12Alors sur la tech,
23:13très rapidement,
23:14je pense que beaucoup
23:14de choses ont été dites
23:15mais si on regarde
23:16le Nasdaq,
23:18fin mars,
23:18était au niveau
23:19de fin juin
23:20l'année dernière.
23:21Ça veut dire qu'il n'avait
23:22pas bougé en neuf mois.
23:24Quand on voit
23:24la masse de bénéfices
23:26qui est dégagée
23:27en fait par la tech américaine,
23:29quelque part,
23:29on mesure un peu
23:30la dépréciation.
23:31C'est-à-dire chaque mois
23:32où le Nasdaq
23:32ou la tech américaine
23:34ne bouge pas
23:34en termes de prix,
23:35en fait,
23:36c'est autant
23:36de valorisation
23:37en moins.
23:39Donc oui,
23:39ça a rebondi de 15%
23:41depuis.
23:41Donc c'est une partie
23:42qui est déjà
23:44à nouveau intégrée
23:45mais il y a encore
23:46de la place.
23:46Il y a encore de la place
23:47en fait pour
23:48continuer à intégrer
23:50ces bénéfices
23:51qui sont juste
23:51énormes.
23:52Plus de la moitié
23:53des bénéfices du S&P
23:55cette année
23:55sont liés
23:55à l'intelligence artificielle.
23:57Des bénéfices attendus
23:58cette année
23:59liés à l'intelligence artificielle.
24:00Donc c'est une thématique
24:01qu'on ne peut pas éviter
24:01et qui porte également
24:02certains pays émergents
24:03comme la Corée,
24:04Taïwan,
24:05des valeurs chinois
24:06Voilà.
24:07Dans le rebond,
24:09les marchés émergents,
24:10Cospi,
24:11etc.
24:12Ça a très bien fonctionné.
24:13ont très bien
24:14performé.
24:15Donc l'intérêt
24:15de cette crise
24:16quelque part
24:16a eu le mérite
24:17de voir les choses
24:19de manière peut-être
24:19un peu plus positive
24:20et constructive
24:21sur la tech
24:22et de prendre conscience
24:23en fait
24:23de cette dévalorisation
24:25du secteur technologique
24:27qui ne le méritait
24:27peut-être pas complètement.
24:29Je rappelle juste
24:29la perspective.
24:30C'est que la tech,
24:31en tout cas le groupe
24:31des Max 7
24:32ne faisait plus rien
24:32depuis l'automne dernier,
24:33depuis le mois d'octobre.
24:34il y avait eu un pic
24:35du Nasdaq en octobre
24:36et depuis effectivement
24:37plutôt le reste du marché
24:38qui surperformait
24:39par rapport à la tech
24:40avec beaucoup de doutes
24:41sur les investissements,
24:43le retour sur investissement,
24:45la crise du logiciel,
24:46etc.
24:46Donc le thème
24:47était moins homogène
24:50on va dire.
24:50C'est ça.
24:51Et en fait le marché
24:51choisissait de voir
24:52le verre d'eau
24:52à moitié vide,
24:53maintenant peut-être
24:54à moitié plein.
24:55Voilà,
24:55c'est un changement
24:55de perspective du marché.
24:57Donc ça,
24:57ça devrait se poursuivre
24:59tant que les investissements
25:01prévus par ces sociétés
25:03sont là
25:03et continuent à délivrer.
25:05Après,
25:06sur les autres thématiques
25:08qui sont plus cycliques
25:09effectivement en Europe,
25:11là,
25:11une nuance,
25:12on devrait peut-être
25:13introduire une nuance
25:13parce que ça va dépendre
25:15finalement du prix de l'énergie
25:17et de la durée.
25:20Voilà,
25:21est-ce que ce prix de pétrole
25:22va rester aussi élevé
25:25pendant deux mois,
25:26trois mois,
25:26six mois,
25:27un mois ?
25:27Parce que c'est vrai
25:28que vous avez raison,
25:29ça peut baisser également
25:30très vite.
25:30Aujourd'hui,
25:31on se dit
25:31le prix de l'énergie
25:32va rester durablement élevé.
25:33Il faut se rappeler
25:33qu'on était quand même
25:34en surcapacité avant.
25:35Donc le marché peut aussi
25:36regarder à travers
25:38et le prix du pétrole,
25:39en tout cas sur les futurs,
25:41revenir très rapidement
25:43proche des niveaux
25:44qu'on avait auparavant
25:45ou même autour de 75
25:47et ça,
25:47c'est parfaitement supportable.
25:48Donc cette thématique cyclique,
25:50elle va dépendre de ça.
25:51Elle va dépendre
25:52de l'impact économique
25:53in fine qu'on aura
25:54en Europe
25:55et je dirais
25:56que la manière la plus sûre
25:57d'investir et de revenir
25:58sur les valeurs européennes,
25:59c'est de plutôt revenir
26:01sur la thématique
26:02d'investissement
26:03qui concerne l'Europe.
26:04Donc il y a une thématique
26:05intelligence artificielle,
26:07il y a une thématique
26:07infrastructure,
26:08data center,
26:09etc.
26:10Mais il y a aussi
26:10une thématique
26:12défense.
26:13Bien sûr.
26:13Et puis,
26:14il y a tout ce qui est lié
26:15aux investissements
26:16qui sont réalisés en Allemagne,
26:17qui ont pris un peu de temps
26:18à décoller l'année dernière,
26:20qui sont un petit peu en accès.
26:21On commence à percevoir
26:22des choses cette année,
26:23c'est un petit peu
26:24en accélération.
26:26Et donc ça,
26:26ça devrait se poursuivre.
26:27Ce n'est plus du tout
26:28regardé par le marché.
26:29Quand on regarde
26:29le parcours des valeurs allemandes,
26:31alors ça a également rebondi
26:32depuis le point bas,
26:34mais ça avait repris
26:35un peu de retard.
26:36Donc oui,
26:37moi en Europe,
26:38plutôt que de revenir
26:40sur les cycliques
26:41au sens large,
26:42plutôt sur ce qui bénéficie
26:43des investissements.
26:44Cette logique d'investissement.
26:45Là aussi,
26:46c'est les dépenses
26:47et les capex.
26:48Il faut suivre les capex
26:49dans le marché.
26:51C'est vrai qu'aux Etats-Unis
26:51et en Europe,
26:52peut-être de manière
26:53un peu plus large.
26:55La défense,
26:55oui,
26:56parce qu'on parlait
26:56des secteurs un peu bouillonnants,
26:58les semi-conduitants,
26:59mais la défense en est un.
27:01C'est un secteur
27:02qui a beaucoup bouillonné
27:03sur le plan boursier.
27:04Il y a en commentaire
27:05la publication de Thalès,
27:06qui est excellente
27:07sur le papier.
27:07Alors le marché trouve maintenant,
27:09on commence à faire
27:10un peu la fine bouche.
27:10Et c'est vrai que quand on regarde
27:11ce thème de la défense,
27:12alors il a bondi l'an dernier,
27:14au moment de l'été,
27:15quand tous les pays européens
27:16ont annoncé
27:16des budgets en hausse
27:19jusqu'à 3,5%
27:20de leurs dépenses
27:22de PIB
27:23pour l'OTAN,
27:25bien sûr,
27:25la défense.
27:26Et puis en fait,
27:27depuis,
27:27c'est un thème boursièrement
27:28qui ne fait plus grand-chose,
27:29qui fait la performance
27:30du marché.
27:31Oui,
27:32la performance récente
27:33a été vraiment décevante.
27:34Donc ça peut également
27:36redonner des opportunités
27:38d'investissement
27:39sur ce type de secteur
27:40qui va de toute façon
27:41bénéficier quand même
27:42d'investissements
27:43assez massifs.
27:44Comment vous regardez
27:45crise égale opportunité ?
27:46Comme on dit souvent,
27:47Jean-Jacques,
27:48est-ce qu'il y a déjà
27:48des opportunités évidentes
27:50qui ont été ouvertes
27:51ou rouvertes
27:51par cette crise ?
27:53Est-ce qu'il y a
27:53d'autres thèmes
27:54ou sujets
27:55dont il faut se méfier
27:55un peu plus ?
27:56Non,
27:57je trouve qu'on a appris
27:57beaucoup de choses.
27:58Sur le Nasdaq,
27:59c'est vrai que
27:59quand on voit les résultats,
28:02mécaniquement,
28:03au bout d'un an,
28:04les valeurs apparaissent
28:05peu chères.
28:05Donc il ne faut pas
28:06qu'il y ait de signes noirs
28:07sur ces valeurs-là.
28:08Le signe noir,
28:09ça pouvait être
28:09l'émergence de DeepSync,
28:11ça peut être
28:13une obsolescence
28:13finalement plus rapide
28:14des investissements.
28:15Donc pour ceux
28:15qui payent,
28:17in fine,
28:17notamment les Max 7,
28:18c'était ça un peu le danger.
28:19Et là,
28:20un des éléments importants,
28:21ça a été justement
28:21de montrer que
28:22les groupes,
28:23ces groupes,
28:24alors c'était Amazon,
28:25c'est Alphabet,
28:25ont pu prendre
28:26des participations
28:27dans des boîtes
28:28comme Anthropique
28:29qu'ils ont extrêmement
28:30bien valorisées.
28:30Donc ça,
28:31c'est rassurant
28:31pour ces boîtes-là.
28:32Donc des investissements
28:33de 10 milliards
28:33sont multipliés par 10
28:34en peu de temps finalement.
28:35Donc pour Amazon,
28:36ça a été quelque chose
28:38par exemple
28:38qui a été perçu
28:40favorablement.
28:40– Positivement, oui.
28:41– Voilà, positivement.
28:41C'est un point.
28:45Sur le dollar,
28:46je rejoins tout à fait
28:47ce qui a été dit,
28:48c'est-à-dire que
28:49par rapport à ce qu'on vivait
28:50en début d'année
28:51où il y avait vraiment
28:52le fait que
28:53que ce soit des pays,
28:55des banques centrales,
28:55il y a aujourd'hui,
28:56il y a le sentiment
28:57que le maximum de pouvoir
28:59des États-Unis
29:00a été dépassé,
29:01atteint dans sa lutte
29:02avec la Chine
29:03et que,
29:05alors que les indices
29:07dans le monde,
29:08les valeurs américaines
29:09représentaient 40%,
29:10il y a 15 ans
29:11et qu'elles sont montées
29:11à deux tiers,
29:12le sens de l'histoire
29:13c'est que ça se dégonfle aussi
29:14et que ça laisse place
29:15aux émergents
29:16d'un point de vue
29:17même démographique
29:18et à l'Europe.
29:19Donc ça c'est aussi
29:19un thème je crois
29:22très porteur.
29:23– Structurel.
29:23– Oui,
29:24donc nous dans les deux idées
29:25qu'il y avait,
29:26c'était qu'on privilégiait
29:29justement l'Europe
29:29et les émergents
29:30au détriment des US
29:31mais quand il y a la crise
29:31par définition,
29:32il y a l'autonomie
29:34pétrolière et autres
29:35et le lien dollar-pétrole.
29:37Donc là,
29:37à ce moment-là,
29:38on se remet sur les valeurs américaines
29:39etc.
29:40– Mais c'est une parenthèse.
29:41– C'est une parenthèse.
29:41Après on recouvre justement
29:43le risque de change
29:44sur les valeurs US
29:46qu'on a
29:46et on reprivilégie de nouveau.
29:48Alors par rapport
29:49à une consommation faiblare
29:50aussi les industries
29:52et les capex
29:53au détriment de la consommation
29:54et sur les émergents,
29:59on voit bien
29:59qu'il y a à la fois
30:00je dirais l'intelligence,
30:02l'IA etc.
30:03pour des pays
30:03comme la Corée,
30:04Taiwan,
30:04tu vous évoquais
30:05qui elles,
30:06contrairement à la Chine
30:06en plus souffraient
30:08plus directement
30:08du pétrole
30:09qui rebondiront.
30:11Et puis de l'autre côté,
30:11il y a aussi
30:12tous les fournisseurs,
30:13l'Amérique latine
30:13qui là offrent
30:15vraiment aussi
30:15un terrain de jeu
30:17intéressant.
30:17Donc nous,
30:17il nous semble
30:18que c'est plus porteur
30:19de ce côté-là.
30:20– Donc ça reste
30:21un monde ouvert.
30:21Le monde de l'investissement
30:22reste ouvert.
30:23Non mais après
30:24les années
30:24de surconcentration
30:25et de surdomination
30:27du marché américain,
30:29on reste dans l'idée
30:30que le reste du monde
30:31peut connaître aussi
30:33des ventes porteurs
30:34peut-être un peu structurelles.
30:35C'est peut-être un cycle.
30:37– Bah oui,
30:37l'exemple typique,
30:38c'est l'or par exemple.
30:39L'or,
30:39c'est-à-dire que
30:40toutes les banques centrales
30:41notamment qui achetaient de l'or,
30:42je ne dis pas
30:42qu'on a une dédolarisation,
30:44ce n'est pas aussi marqué que ça,
30:45mais bien sûr
30:46que tout pays aujourd'hui
30:47aurait peur
30:48de l'extraterritorialité
30:49du droit américain
30:50et aurait peur
30:51de se faire saisir
30:52ses avoirs, etc.
30:52Donc ils privilégiaient l'or
30:53et on voit bien
30:54que dès que finalement
30:56c'est un système
30:57de vases communiquants
30:58entre l'or
30:59et le dollar,
31:01je pense que l'élément
31:02c'est vraiment
31:02le maximum
31:04de puissance politique
31:05américain
31:06qui est derrière nous.
31:07L'effet Trump,
31:09c'est la paix
31:10qu'on a connue
31:10de la puissance,
31:11voilà,
31:11et mécaniquement
31:13et on le voit notamment
31:14sur la lutte
31:15parce que derrière
31:17cette intervention
31:17aux Etats-Unis,
31:18il y a aussi
31:18une lutte sur l'énergie,
31:20sur les matières premières
31:20avec la Chine
31:21et on voit bien
31:22que la Chine
31:22est gagnante
31:24dans beaucoup d'éléments
31:25et même le précaré
31:27soi-disant
31:27d'Amérique latine
31:28sur les matières premières
31:29au niveau des Etats-Unis,
31:31on voit bien
31:31que malgré
31:32des régimes politiques
31:33sur le papier
31:35favorables à Trump,
31:36les accords précédents
31:37passés avec la Chine
31:39continuent à bien fonctionner,
31:40par exemple
31:41sur le lithium,
31:41donc je pense vraiment
31:44que le poids
31:44des Etats-Unis,
31:46voilà,
31:46alors ça ne se fait pas
31:47du jour au lendemain,
31:48vraiment c'est une tendance
31:49de long terme.
31:50Vous le disiez tout à l'heure
31:51d'un mot,
31:52Damien,
31:52il y a la résilience
31:53des marchés actions
31:54et puis il y a la souffrance
31:56continue des marchés obligataires
31:58si je puis dire,
31:58en tout cas qui n'ont pas
31:59recoupé leurs pertes
32:01totalement
32:01et on a l'impression
32:02qu'à chaque crise
32:02on a des taux
32:03qui franchissent
32:04des paliers à la hausse
32:06qu'on a du mal
32:07à refranchir
32:08à la baisse ensuite.
32:10Comment vous lisez
32:11cette situation
32:12et dans l'univers
32:14fixed income,
32:15taux,
32:15crédit,
32:16est-ce que là aussi
32:17il y a des opportunités
32:18quand même
32:18dans ce mouvement de marché ?
32:21Tout à l'heure
32:22on mentionnait
32:24la problématique
32:24de passer les hausses de prix
32:25par les entreprises.
32:26Si on part du principe
32:27que les entreprises
32:29passent des hausses de prix
32:30à la limite pour elles
32:31l'inflation
32:31c'est peu douloureux.
32:34En revanche,
32:35quand vous êtes
32:36détenteur d'obligation
32:38si les taux montent,
32:39les taux montent.
32:39S'il y a de l'inflation,
32:41les taux montent
32:42donc ça impacte
32:43vos investissements obligataires.
32:45Donc il n'y a pas de mécanisme
32:49dans le marché obligataire
32:50qui permette de compenser
32:51une hausse des taux.
32:52Donc aujourd'hui
32:52les taux d'intérêt sont élevés,
32:54enfin sont plus élevés
32:55qu'au moment du déclenchement
32:57de la crise
32:58et ne sont pas revenus
32:59simplement parce que
33:01l'interrogation sur l'inflation
33:03et sur le fait
33:03que la crise n'est pas terminée
33:05donc que le pétrole
33:06reste à des niveaux trop élevés
33:07ces interrogations
33:08elles demeurent.
33:09Donc c'est normal
33:10j'allais dire
33:10que les taux d'intérêt
33:12n'aient pas encore reflué.
33:13Maintenant,
33:15si la situation est réglée
33:17dans les deux prochaines semaines
33:18normalement
33:19on devrait quand même
33:20se calmer un petit peu
33:21sur le sujet de l'inflation
33:23et les taux d'intérêt
33:24devraient recommencer à baisser.
33:25Ce qui fait que
33:26si ce scénario est le bon
33:28effectivement
33:28il y a des opportunités
33:29sur le marché obligataire
33:30parce qu'aujourd'hui
33:32vous achetez
33:34des obligations
33:34investment grade
33:35ou des obligations
33:36au rendement
33:37à des taux
33:38qui vous fournissent
33:39plus de rendement
33:39qu'il y a deux mois.
33:40Et il y a des taux
33:41qui sont plutôt pas mauvais
33:42parce qu'on est sur
33:43sur les 5,5
33:45sur du rendement
33:46et 3,5
33:47sur l'investment grade
33:49donc même si l'inflation monte
33:51on est quand même
33:51sur des taux de rendement
33:52qui sont très élevés
33:53et tout ça avec
33:54C'est peut-être l'occasion
33:55de reverrouiller du rendement là ?
33:56Absolument
33:57Absolument
33:58Et tout ça avec
33:59une fois de plus
33:59des entreprises qui
34:01alors les publications
34:02on ne les a pas vraiment évoquées
34:04mais des publications
34:05qui globalement
34:05dans l'ensemble
34:06ne sont quand même
34:06pas si mauvaises que ça
34:07bon alors
34:08il y a des entreprises
34:09qui ont plus de mal
34:09le secteur du luxe
34:10et ça n'a pas été terrible
34:11la semaine dernière
34:12mais le secteur du luxe
34:15ils n'ont pas de problème
34:16bilancier
34:16Il survivra
34:17Oui
34:17Il survivra
34:18Donc
34:20on peut acheter
34:21des obligations
34:22correctement notées
34:23qui fournissent
34:23un bon rendement
34:24avec un risque de défaut
34:25qui est extrêmement faible
34:26donc aujourd'hui
34:27Pour le luxe
34:28c'est un point intéressant
34:29le secteur du luxe
34:30aujourd'hui
34:30vous avez plus envie
34:31de le jouer
34:31sur la partie obligataire
34:32que sur la partie écoutie
34:33par exemple
34:34Alors
34:34je vous avoue
34:35en détail
34:36je ne connais pas
34:37je pense que
34:38le rendement
34:38dans l'LVMH
34:39ne doit pas être terrible
34:40Ce n'est pas très
34:41d'accord
34:41ce n'est pas très excitant
34:42A partir du moment
34:43où le risque
34:43est très très faible
34:44il est faible aussi
34:45donc il faut prendre
34:46un intermédiaire
34:48mais effectivement
34:48on peut loquer
34:49des très bons rendements
34:50sur l'obligataire
34:50aujourd'hui
34:53et ce qui permet
34:54ce qui a été le cas
34:54déjà depuis 2022
34:55d'avoir des portefeuilles
34:57diversifiés
34:58avec plusieurs moteurs
35:00de performance
35:00qui marchent
35:00et le sujet
35:01de la diversification
35:02on le réabordera
35:03peut-être sur la partie action
35:04mais c'est vrai
35:05qu'on a parlé
35:05un peu des émergents
35:06de l'Amérique latine
35:07etc
35:09les dernières fois
35:09qu'on s'est vus
35:10on avait parlé du Brésil
35:11ça continue de marcher
35:13très très bien
35:13et le Brésil
35:15ils sont gros producteurs
35:16de pétrole
35:16ils ont une situation
35:17économique qui s'améliore
35:19une inflation qui baisse
35:20des taux qui vont baisser
35:21un réel du coup
35:22qui commence à monter
35:22donc sur un Brésil
35:24on est toujours
35:25alors ça marche
35:26très très bien
35:27et ça marche bien
35:27au niveau action
35:28mais ça marche bien
35:29aussi au niveau monétaire
35:30bien sûr
35:31donc vous êtes gagnant
35:32sur les deux tableaux
35:32donc typiquement
35:33c'est des diversifications
35:34comme ça
35:35qui continuent
35:36d'être particulièrement
35:37intéressantes
35:37dans l'univers crédit
35:39taux
35:40Nadej
35:40comment vous regardez
35:41la situation
35:42là aussi
35:42partant de marchés
35:43qui étaient chers
35:44je parle du crédit
35:45des spreads
35:46très serrés
35:47des primes de risque
35:48quasi au plus bas
35:50historiques
35:50ça c'était le monde
35:51d'avant la crise du golf
35:54est-ce qu'on a retrouvé
35:55est-ce que les trous d'air
35:56des dernières semaines
35:57permettent effectivement
35:58là aussi
35:59de réinvestir
36:00plus confortablement
36:01sur ces marchés de crédit
36:02je pense que
36:03si on regarde
36:04justement
36:05les spreads de crédit
36:06sont comme
36:07on fait la même chose
36:08que les marchés actions
36:08les marchés actions
36:09ont progressé
36:09les spreads de crédit
36:11se sont resserrés
36:12donc si on achète
36:13les obligations
36:14aujourd'hui
36:15c'est principalement
36:16sur l'argument
36:16de la duration
36:17quelque part
36:18donc ça veut dire
36:19qu'on croit
36:19un scénario
36:20dans lequel
36:20on passe à 30
36:21le plan d'entrée
36:21il est déjà passé
36:22quoi en fait
36:22sur les spreads
36:23oui
36:24après ça veut dire
36:25si on a toujours
36:26des rendements attractifs
36:26c'est parce que
36:27les taux ont monté
36:28et qu'on pense
36:28qu'il y a une possibilité
36:29mais c'est la logique
36:30de portage
36:30voilà
36:31c'est la logique
36:31de portage
36:32mais là
36:32vous gagnez
36:33effectivement
36:34si les taux
36:34reviennent un peu
36:35c'est-à-dire
36:35si la situation
36:36se normalise
36:37donc si on parie
36:38justement
36:38sur une normalisation
36:39de la situation
36:40oui
36:40ça vaut la peine
36:42d'acheter des obligations
36:44crédits
36:44et gouvernementales
36:46mais plutôt
36:47sur cet aspect
36:47peut-être
36:48de duration
36:49Jean-Jacques
36:50sur notre diamant
36:51obligataire
36:51on voit beaucoup
36:52plus de flux
36:52sur les fonds
36:53de portage
36:54que
36:55c'est la logique
36:56qui s'est installée
36:56maintenant
36:57c'est-à-dire que
36:57les gens ne croient
36:58pas tellement
36:59à une décrue
37:00et les banquiers
37:02et les conseillers
37:02sont une décrue
37:03finalement
37:04obligataire
37:04c'est-à-dire qu'il y a
37:05quand même le fait
37:06que
37:07soit
37:08les entreprises
37:10arrivent
37:11à faire passer
37:12les hausses de taux
37:13et créent de l'inflation
37:15globalement
37:15ils ne croient pas trop
37:16parce que
37:16par rapport à 2022
37:17à ce moment-là
37:18il y avait vraiment
37:19un appétit de consommation
37:21de la part des ménages
37:23qui a disparu
37:23et puis
37:24il y avait
37:25un pricing power
37:26de la part
37:27des entreprises
37:28aussi à ce moment-là
37:29aujourd'hui
37:30c'est moins le cas
37:31donc elles auront
37:32peut-être plus de difficultés
37:33donc soit
37:34c'est par les taux d'intérêt
37:35soit par les marges
37:36mais
37:37oui
37:37il y aura quelque chose
37:38en perdant
37:38dans un cas
37:39donc plus de portage
37:41sur les taux
37:42les gens jouent plutôt
37:43la stabilité
37:44qu'un réel potentiel
37:45de décru
37:46Nadal
37:47il nous reste quelques minutes
37:48là vous avez
37:49regardé hier
37:50l'audition de Kevin Wors
37:51devant la commission
37:52bancaire du Sénat
37:53dans la perspective
37:55de sa validation
37:56toujours
37:57toujours attendue
37:58et à venir
37:59ça m'intéresse
37:59d'avoir votre
38:00point de vue
38:01je ne l'ai pas vu
38:01en live
38:02ou même en replay
38:03j'ai lu
38:04beaucoup de choses
38:05de ce qu'il avait dit
38:06mais le voir
38:07et voir l'ambiance aussi
38:08ça peut apporter
38:09des éléments
38:10de réflexion
38:11supplémentaires
38:11ce n'est pas
38:14le driver
38:14du moment
38:15sur les marchés
38:16mais c'est quand même
38:17un sujet important
38:18pour plus tard
38:18oui
38:19il y avait des sujets
38:20importants
38:21alors ce qui était important
38:22c'est que justement
38:23il ne s'était pas exprimé
38:24ces dernières semaines
38:25donc cette audition
38:25elle était quand même
38:26très attendue
38:27donc c'était assez long
38:30donc je n'ai pas
38:30tout écouté
38:31mais effectivement
38:32l'ambiance
38:33il a été quand même
38:33pas mal challengée
38:35par un grand nombre
38:36de sénateurs
38:37et sur des questions
38:38parfois un peu compliquées
38:40liées à l'indépendance
38:41de la banque centrale
38:41donc ce que le marché
38:42ou en tout cas
38:43les investisseurs
38:44en ont retenu aujourd'hui
38:45était plutôt
38:46on va dire relativement
38:48positif
38:49en tout cas
38:49ça a eu assez peu
38:50d'impact
38:50sur les attentes
38:52de taux
38:53de la Fed
38:54dans les mois
38:55qui viennent
38:56mais
38:58les sujets
38:59les plus importants
39:00sont ceux
39:01effectivement
39:02alors
39:03sur les taux
39:03c'est convaincant
39:04sur l'indépendance
39:05ou pas
39:05c'est toute la question
39:06qu'on lui a posée
39:09est-ce qu'il a pu convaincre
39:11les sénateurs
39:11et notamment
39:12Thilis
39:12qui bloque
39:13alors Thilis
39:14de toute façon
39:14il ne pouvait pas le convaincre
39:15quoi qu'il arrive
39:16il bloquera
39:17et quelque part
39:18et quelque part
39:19il va être plutôt content
39:21quand même
39:21d'être bloqué
39:21dans l'immédiat
39:22parce que
39:23parce que
39:25voilà
39:25entrer en fonction
39:27aujourd'hui
39:28c'est quand même
39:29un peu compliqué
39:30enfin en tout cas
39:31tant qu'on n'a pas
39:32plus de visibilité
39:33sur l'évolution
39:34de cette crise
39:36après
39:36est-ce qu'il a été
39:37convaincant ou pas
39:38oui il a réitéré
39:39évidemment
39:39l'indépendance
39:40de cette banque centrale
39:41après on sait
39:42et la presse
39:43avait quand même
39:44fait état
39:44de
39:45voilà
39:45d'un président américain
39:47qui déclarait
39:48qu'il lui avait demandé
39:49de baisser les taux
39:50donc
39:51il a été confronté
39:52quand même
39:52à
39:52ben voilà
39:53c'est un peu victime
39:54de ce que dit Trump
39:55un peu victime
39:56de ce que dit Trump
39:56et confronté
39:58à ce qui a été écrit
39:58dans la presse
39:59à de nombreuses reprises
40:01bon c'est difficile
40:02de répondre
40:03après il s'en est quand même
40:04plutôt bien sorti
40:05il n'a pas vraiment
40:06répondu à la question
40:07il connaît le métier
40:10il n'a pas non plus
40:11vraiment répondu
40:12à la question
40:13de la trajectoire
40:14des taux à venir
40:15on n'a pas une vision
40:16très claire
40:16de ce que je trouve
40:17à la fois intelligent
40:18de sa part
40:18et même responsable
40:20oui tout à fait
40:20mais à l'aise
40:21il n'a pas interféré
40:22alors qu'il est dans
40:23une audition de validation
40:24exactement
40:25après ce qui était
40:26intéressant
40:27c'est plutôt
40:28la manière dont il veut
40:28faire évoluer
40:29l'institution
40:30ça c'est plus profond
40:31donc ça c'est plus profond
40:33après est-ce qu'il va
40:33être capable de le faire
40:34à quel rythme
40:35et sur l'histoire
40:37de la communication
40:37je pense que ça
40:38ça a été quand même
40:39pas mal retenu
40:40c'est vrai qu'il
40:41il l'avait déjà dit
40:42que la fête
40:44communiquait trop
40:45s'engageait trop
40:46était prisonnière
40:48finalement
40:49des guidances
40:50qui étaient données
40:52il y a un bon côté
40:53au fait
40:54effectivement
40:54peut-être moins
40:55s'engager
40:56ça laisse peut-être
40:56plus de liberté
40:57mais il faut se rappeler
40:59pourquoi
41:00on s'était engagé
41:02pourquoi est-ce qu'on donnait
41:03plus de visibilité
41:04au marché
41:04c'était pour essayer
41:05d'avoir un peu moins
41:06de volatilité aussi
41:08permettre aux investisseurs
41:10d'anticiper
41:11progressivement
41:12ce que la Fed
41:12allait faire
41:13et c'est la même chose
41:14pour la BCE
41:16permet d'avoir
41:16une trajectoire
41:17un peu plus
41:18fluide
41:19on va dire
41:19sur les taux
41:21demain
41:21s'il y a moins
41:22de communication
41:23moins de rôle
41:25actif de la Fed
41:26ça veut dire qu'il y a
41:27plus de surprises
41:28peut-être plus de volatilité
41:29la Fed devient vendeuse
41:30de volatilité au marché
41:31et donc
41:31on peut vivre avec
41:33il n'y a pas de soucis
41:34pour nous
41:35ça peut aussi
41:35offrir des opportunités
41:36mais voilà
41:37ça va être un mode
41:38de fonctionnement
41:38intéressant
41:39et différent
41:40on a connu un monde
41:41où il n'y avait pas
41:42de forward guidance
41:42où il n'y avait pas
41:43de conférence de presse
41:44toutes les six semaines
41:45où les banquiers centraux
41:47appliquaient une forme
41:48de discrétion
41:49par rapport à leur prise
41:50de décision
41:51là rapidement
41:53en quelques secondes
41:55si ça n'a pas d'impact
41:56aujourd'hui sur le marché
41:57c'est quand même
41:58une succession
41:59et un changement
41:59à la tête de la Fed
42:00important
42:01c'est moins tranquille
42:05que la succession
42:06entre Ben Bernanke
42:07et Janet Yellen
42:08par exemple
42:09on va se rappeler
42:10que Paul
42:10il avait été nommé
42:11par Trump
42:11bien sûr
42:12mais la succession
42:15honnêtement
42:15je ne sais pas
42:16effectivement
42:17on a vu
42:18des articles
42:18dans l'AFT
42:19disant que
42:19des proches
42:20disaient
42:20qu'il avait
42:22accepté
42:23qu'il avait promis
42:23à Trump
42:24de faire des baisses
42:25de taux
42:25et puis qu'après
42:26il appliquerait
42:27la politique
42:28dont il est convaincu
42:30c'est difficile à dire
42:32est-ce que
42:33une partie
42:34de la faiblesse
42:35du dollar
42:35aujourd'hui
42:35ce n'est pas justement
42:36lié au fait
42:36qu'on a assez peu
42:37de visibilité
42:38sur comment il va
42:40gérer la Fed
42:40je rappelle
42:41112
42:41quand même
42:41juste
42:42c'est un consensus
42:44qui forme la décision
42:46il peut y avoir
42:47des votes
42:47bien sûr
42:47mais quand même
42:49il a 11 autres
42:50personnes à son bord
42:50à convaincre
42:52enfin au moins
42:53la moitié
42:54disons que
42:54là je parle
42:55pour moi
42:55à titre perso
42:56moi j'ai le sentiment
42:57qu'il va être
42:59assez droit
43:00dans ses bottes
43:00même si au début
43:01il y aura peut-être
43:02un peu de volatilité
43:03mais qu'après
43:03on aura une politique
43:05monétaire
43:05qui sera adaptée
43:06aux chiffres économiques
43:0810 secondes
43:09pas de rupture
43:09non
43:10il lui laissera peut-être
43:11l'opportunité
43:12de baisser une fois
43:13les taux
43:13justement
43:14pour avoir l'air
43:15deux
43:15mais derrière
43:16l'institution
43:16prendra
43:17je pense
43:19son empreinte
43:19sur lui
43:21on verra
43:21le marché nous dit
43:22que c'est pas impossible
43:23que la Fed puisse baisser
43:24une fois les taux
43:25d'ici la fin de l'année
43:26donc il a déjà un chemin
43:27presque balisé
43:28de son point de vue là
43:28le politique avec Trump
43:30autour des électrons
43:31mi-mandat
43:31nous donnera
43:32beaucoup plus de volatilité
43:33que je pense
43:35quand même
43:35Trump c'était
43:36CNBC avant-hier
43:37ou hier
43:38je sais plus
43:38on lui parle de Walsh
43:40alors il dit déjà
43:41bon la rénovation
43:43du building de la Fed
43:44c'est 4 milliards
43:45c'est 2 milliards 5
43:46l'immeuble
43:47ne sera pas terminé
43:48avant la fin de l'année
43:48moi je pense que Kevin
43:49devrait avoir un bureau
43:50à côté de lui
43:51à la Maison Blanche
43:53qui transgresse quoi
43:54je ne sais plus
43:55je pense qu'il rappelait
43:56c'est la transgression
43:56bon merci beaucoup
43:58à vous trois
43:58d'avoir été les invités
43:59de Planète Marché
44:00ce soir
44:00Nadège Dufossé
44:01Candriam
44:01Damien Charlet
44:02Mandarine Gestion
44:03et Jean-Jacques Friedman
44:04Vega IS
44:15le dernier quart d'heure
44:16de Smartbourg
44:17chaque soir
44:17c'est le quart d'heure
44:18thématique
44:19le thème ce soir
44:20c'est celui du dollar
44:21et la question de savoir
44:22si nous sommes en train
44:24de vivre
44:24un dernier baroud d'honneur
44:26du dollar
44:27qui est une devise
44:28qui a progressé
44:28pendant cette crise du golf
44:30que les marchés
44:31sont en train de traverser
44:32pour en parler
44:33à mes côtés
44:33le directeur des investissements
44:35d'H2O Asset Management
44:36Vincent Chayet
44:37bonsoir et bienvenue Vincent
44:38bonsoir
44:39merci beaucoup d'être avec nous
44:40alors le change
44:41fait partie des expertises
44:43originelles
44:44d'H2O Asset Management
44:46vous êtes des spécialistes
44:47du relatif
44:47et donc à ce titre
44:48m'intéressait d'avoir
44:49la lecture que vous avez faite
44:51des mouvements
44:52qu'on a pu observer
44:53sur le dollar
44:54à travers cette crise du golf
44:56qu'est-ce que cette crise
44:57nous dit
44:57du statut
44:58de la valeur
44:59du dollar
45:01pour lesquels
45:02on s'interrogeait
45:03déjà
45:03profondément
45:04au moins
45:04depuis le retour
45:05de Donald Trump
45:06à la Maison Blanche
45:07en janvier 2025
45:08oui oui en effet
45:09nous ça fait
45:10ça fait quelques années
45:11déjà
45:11qu'on se pose la question
45:13du statut du dollar
45:15ça fait quelques années
45:16qu'on pense
45:18que le monde
45:18doit se dédollariser
45:19et va se dédollariser
45:21et que donc le dollar
45:22a vocation
45:23à être sous pression
45:23alors on l'a vécu
45:24pendant déjà
45:25deux ou trois années
45:26sous l'angle
45:27des actifs financiers
45:28on a vu des actifs américains
45:29plus volatiles
45:31plus récemment
45:31un peu moins performants
45:33par rapport au reste
45:34du monde
45:34un peu moins supérieurs
45:35que ce qu'il avait montré
45:37pendant les 15 années précédentes
45:39ça c'est l'angle
45:40des rendements
45:41et là le conflit
45:42ça nous dit autre chose
45:42le conflit
45:43ça nous dit que
45:44l'autre raison
45:46pour laquelle tout le monde
45:47enfin certains
45:48achetaient du dollar
45:49systématiquement
45:50c'est-à-dire
45:51le parapli sécuritaire
45:52américain
45:53c'est-à-dire
45:54payer son pétrole
45:55en dollar
45:56cette autre raison
45:57un petit peu mécanique
45:58d'achat du dollar
45:59elle aussi
45:59elle est aujourd'hui
46:00challengée
46:01par ce qui se passe dans le conflit
46:02on voit que
46:02les pays de la région
46:05ils n'ont peut-être pas
46:06tout à fait la sécurité
46:07qu'ils imaginaient
46:08on voit que
46:10le pétrole
46:11peut passer
46:12dans le golfe
46:13avec des devises alternatives
46:15proposer un passage
46:16de certains tankers
46:17pour aller alimenter
46:19la Corée ou l'Inde
46:19payer en renminbi
46:21donc ça c'est
46:22c'est un élément nouveau
46:22c'est un signal fort
46:23c'est pas tout à fait nouveau
46:24mais enfin on voit
46:25un signal très fort
46:26là aujourd'hui
46:27qui dit que
46:27peut-être
46:28cette deuxième grosse raison
46:30de détention du dollar
46:31elle aussi
46:32pourrait être remise en cause
46:33cette crise
46:34elle révèle effectivement
46:35que le
46:37j'allais dire
46:37le trade-off
46:39historique
46:40séculaire
46:40de sécurité
46:41contre pétrodollar
46:42est peut-être en train
46:44de s'altérer là
46:45oui c'est ça
46:46alors on peut pas conclure
46:47maintenant
46:47on verra bien
46:48ce que décident
46:48les pays concernés
46:49mais enfin
46:50ils vont se poser la question
46:52quand on a
46:52on avait une garantie
46:53de sécurité américaine
46:54et que finalement
46:55on reçoit des missiles
46:56et des drones
46:57de manière complètement inattendue
46:59bon ça pose au moins
47:01la question
47:01on verra ce qui conclut
47:02mais ça pose au moins
47:03la question
47:03quand on a
47:05les Etats-Unis
47:06qui partent en guerre
47:07avec Israël
47:07sans prévenir
47:09les autres alliés
47:10de la région
47:10qui eux
47:10se considéraient légales
47:12de l'allié israélien
47:14là aussi
47:15pour eux
47:15c'est un choc
47:15parce qu'ils n'ont même pas
47:17été prévenus
47:17donc évidemment
47:18ils vont probablement
47:19se mettre autour de la table
47:20et reposer la question
47:22du parapluie sécuritaire américain
47:24des dollars
47:25du pétrole
47:26payé en dollars
47:27et voir si
47:28ça n'a pas du sens
47:29pour eux
47:29de se diversifier un peu
47:30avec d'autres solutions
47:31d'autant qu'il va y avoir
47:33des besoins de reconstruction
47:35Vincent
47:35dans cette région
47:37ça aussi
47:38alors c'est peut-être
47:39plus conjoncturel
47:40mais c'est un facteur
47:41qui peut mettre
47:42sous pression
47:43là aussi
47:43certains actifs
47:44en dollars
47:44détenus
47:45par les fonds
47:47et les institutions
47:48de la région
47:48Vincent
47:49oui
47:49ce sont des pays
47:51qui sont très très très
47:52dollarisés
47:52bon
47:53là ils ont subi
47:55des destructions
47:55ils vont même devoir
47:56se poser la question
47:57éventuellement
47:57de renforcer
47:59la défense
48:00donc c'est-à-dire
48:01beaucoup de dépenses
48:02beaucoup de dépenses
48:03et ces dépenses-là
48:05est-ce qu'ils la feront
48:06les feront
48:06comme ils l'ont toujours
48:07fait par le passé
48:08en dollars
48:10essentiellement
48:10à partir
48:11de l'économie américaine
48:12c'est pas du tout
48:13gagné
48:13d'ailleurs on a commencé
48:14à voir
48:14certaines dépenses
48:15qui vont plutôt
48:16se sourcer en Europe
48:17ou en Asie
48:18donc ça
48:19c'est une nouvelle donne
48:20qui change
48:22il y a une espèce
48:22de recherche
48:23d'alternative
48:24de recherche
48:24peut-être
48:25pour l'instant
48:25de diversification
48:26de ces pays-là
48:27quand vous partez
48:28de 100% dollarisés
48:29même si vous décidez
48:30de diversifier un peu
48:32évidemment
48:32c'est de la vente de dollars
48:34pour aller chercher autre chose
48:35et donc ça pèse
48:36sur la devise américaine
48:37quels sont les moyens
48:38de défense
48:39j'allais dire
48:39de l'Amérique
48:41face à cette question
48:43de la dédollarisation
48:44enfin je veux dire
48:45est-ce que c'est quand même
48:46une puissance
48:47qui garde des leviers
48:48de pression
48:50importants
48:50l'Amérique
48:51ne peut pas se permettre
48:52totalement
48:52la fin des pétrodollars
48:53quand même aujourd'hui
48:54non mais elle a localement
48:57un intérêt économique
48:58à la baisse du dollar
48:59le dollar a été très fort
49:01il peut y avoir
49:02un point de convergence
49:03quand même
49:03d'intérêt là
49:04voilà
49:04alors évidemment
49:05il ne faut pas
49:05que ce soit la panique
49:06et que ça devienne
49:08vraiment la dépréciation
49:09marquée
49:10mais enfin économiquement
49:11ça a du sens
49:11quand on veut rebalancer
49:12l'économie américaine
49:13tous les déficits
49:14il faut offrir
49:16à tous les financeurs
49:17de l'économie américaine
49:18ça serait pas mal
49:19de leur offrir
49:20une décote de dollars
49:21pour qu'ils puissent
49:22y réinvestir
49:23à des prix plus attractifs
49:24je fais très simple
49:25mais enfin
49:26en termes de grand schéma
49:28macroéconomique
49:29la baisse du dollar
49:30aujourd'hui
49:30pour l'économie américaine
49:32c'est le moyen
49:32le plus simple
49:34le plus efficace
49:35le plus socialement
49:36acceptable aussi
49:37d'aller dans le sens
49:39de ce rééquilibrage
49:40commercial
49:41que Donald Trump
49:42d'ailleurs appelle
49:42de ses voeux
49:43de puissent en arriver
49:44au pouvoir
49:44donc les Etats-Unis
49:46pourraient accepter
49:47effectivement
49:47qu'une partie
49:48des transactions pétrolières
49:49soient plus forcément
49:51libellées en dollars
49:51sans que ça génère
49:52de sanctions automatiques
49:54par exemple
49:55c'est quand même
49:56un acte politique
49:57de se dire
49:58je vais acheter
49:58mon pétrole en yuan
49:59plutôt qu'en dollars
50:00il y a quand même
50:00une forme d'acte politique
50:02c'est difficile
50:03effectivement
50:04de les voir accepter
50:05ça sans rien dire
50:06au moins
50:07sans montrer
50:08que c'est quelque chose
50:09qui les choque
50:10mais ce qui est plus probable
50:11c'est qu'ils laissent filer
50:12un peu le truc
50:13même s'ils continuent
50:14à défendre le dollar fort
50:15c'était toujours
50:16partie de la doctrine américaine
50:17même si évidemment
50:18ils défendront l'idée
50:19du dollar
50:20comme monnaie de réserve
50:21et comme paiement
50:22du pétrole
50:23bon ça fait déjà
50:24quelques années
50:25que la part du pétrole
50:27non payée en dollars
50:29augmente
50:30elle devient significative
50:31là on a un signal fort
50:32que le mouvement
50:33continuera
50:34bon ils s'en défendront
50:36mais ils ont un tel
50:37intérêt économique
50:37derrière
50:38qu'on peut imaginer
50:39que le dollar
50:40par en dessous
50:41continuera de se déprécier
50:42ça c'est une force
50:44structurelle
50:45longue
50:45qui soutient
50:46votre conviction
50:47chez H2OM
50:49Vincent
50:50est-ce qu'il y a
50:51des phénomènes
50:52un peu plus
50:53conjoncturels
50:53dans les déterminants
50:55qui font fluctuer
50:56les changes
50:57et les parités de change
50:58on parle souvent
50:59des différentiels de taux
51:01différentiels de croissance
51:02est-ce que là
51:03il y a des vents
51:03qui poussent aussi
51:04peut-être
51:05le dollar
51:06à être plus faible
51:07qu'il ne l'est
51:08encore
51:09aujourd'hui
51:09toujours
51:10oui mais c'était déjà le cas
51:11en effet les taux d'intérêt
51:12c'est très important
51:13pour le change
51:13le taux d'intérêt
51:15de la banque centrale
51:16le taux directeur
51:17c'est un déterminant
51:18essentiel
51:19pour le change
51:19finalement
51:20pour un acteur
51:22financier
51:23c'est le prix
51:24de votre couverture
51:26du risque de change
51:27lorsque le dollar
51:28rapporte 5%
51:29et que l'euro
51:30ne rapporte que 2
51:30bon
51:31il est plus intéressant
51:32de rester exposé au dollar
51:34qui vous rapporte davantage
51:35quand
51:35lorsque la Fed
51:37la réserve fédérale
51:37baisse les taux
51:40et se rapproche
51:41des autres pays
51:42voire passe en dessous
51:43évidemment là
51:43ça vous coûte
51:44beaucoup moins cher
51:45de couvrir votre risque
51:45de change
51:46et donc c'est beaucoup
51:47moins intéressant
51:48de tenir le dollar
51:49et on est typiquement
51:49dans un environnement
51:50comme celui-là
51:50ça fait déjà presque une année
51:51que la réserve fédérale
51:52américaine
51:53privilégie la croissance
51:54elle baisse les taux
51:56de manière assez active
51:58le conflit
52:00montre
52:00ça aussi
52:01on a vu qu'à l'inverse
52:03de la banque centrale
52:03européenne
52:04ou de quelques autres
52:05banques centrales
52:05qui veulent monter les taux
52:07la réserve fédérale
52:08dit non non
52:08voilà mon prix
52:09ça arrête la croissance
52:10elle garde la possibilité
52:11de baisser les taux
52:11je pense plutôt à les baisser
52:13donc ce différentiel de taux
52:14qui jouait en faveur du dollar
52:15et qui avait commencé
52:17à diminuer
52:18il a vocation
52:19à continuer de diminuer
52:20si on fait
52:20juste la hiérarchie
52:22des rendements
52:23de taux directeurs
52:25dans
52:25les pays développés
52:26disons le G10
52:27le dollar qui était en tête
52:28très très longtemps
52:30depuis maintenant
52:30un peu plus d'une année
52:31il descend tranquillement
52:32dans ce classement
52:34il doit se situer
52:344 ou 5ème aujourd'hui
52:35et il a vocation
52:36à continuer
52:37à se dégrader
52:38ça c'est tout un tas
52:39d'investisseurs
52:40qui sont exposés
52:41au dollar
52:41qui ont des incitations
52:42fortes
52:43à le couvrir
52:43à couvrir ce risque
52:44et donc à le vendre
52:45est-ce que tout ça
52:47et vous avez déjà évoqué
52:48la question d'un mot
52:50est-ce que tout ça
52:50peut se développer
52:51de manière ordonnée
52:53ou est-ce qu'il y a toujours
52:54le risque
52:54de revoir
52:55comme on l'a vu
52:56sur quelques mois
52:57en début d'année 2025
53:00un décrochage
53:00assez sévère
53:01et continu
53:01du dollar
53:02face à toute devise
53:03de l'ordre de 10%
53:06est-ce que ce genre
53:07de phase
53:07est encore un peu
53:09marche à la baisse
53:10pour dire les choses
53:11est-ce que c'est encore
53:12un schéma de marché possible
53:13là dans le monde actuel
53:14je dirais
53:15qu'on ne croit pas
53:16on ne croit pas
53:17pourquoi
53:17parce que
53:18oui il y a une force
53:19puissante
53:20de dédollarisation
53:21et donc de pression
53:22à la baisse
53:23du dollar
53:23mais c'est une force
53:24qui va s'exprimer
53:24sur plusieurs années
53:25c'est très long
53:26de passer d'une monnaie
53:27de réserve
53:28à une autre
53:28ça va prendre
53:28des années
53:29peut-être des décennies
53:31donc c'est une tendance lourde
53:33maintenant évidemment
53:34il y aura du bruit
53:34autour de ça
53:35mais ce qui s'est passé
53:35l'an dernier
53:36a peu de chances
53:36de se répéter
53:37l'an dernier
53:37on a attaqué
53:38l'année 2025
53:40tout le monde
53:41voulait du dollar
53:42et tout d'un coup
53:42on s'est dit
53:43ah c'est dangereux
53:44donc il y a une espèce
53:45de phénomène
53:46de complet changement
53:48instantané
53:49dans la communauté
53:49bon aujourd'hui
53:50l'idée est maintenant
53:51intégrée
53:52chez les investisseurs
53:53donc le mouvement
53:54se fait beaucoup plus
53:55progressivement
53:55un pays après l'autre
53:56un investisseur après l'autre
53:58donc on est déjà
53:58dans un mouvement ordonné
54:00on l'a vu
54:01avec le conflit
54:023% d'appréciation du dollar
54:05finalement c'est peu
54:05avec un mouvement
54:07de pétrole
54:07aussi violent
54:09on voit bien
54:10que les investisseurs
54:11les pays
54:11sont moins
54:12à se jeter dessus
54:14ou au contraire
54:14à s'en débarrasser
54:15violemment
54:15il y a vraiment
54:16aujourd'hui
54:16une mécanique
54:17d'investissement
54:17du dollar
54:18qui est assez maîtrisée
54:19on devrait rester
54:20dans ce schéma
54:22qu'est-ce que ça change
54:23dans cette perspective
54:24de long terme
54:26d'avoir cette conviction
54:27d'un dollar
54:29structurellement plus faible
54:30quand on gère
54:31dans un univers
54:32multi-actifs
54:34qu'est-ce que ça implique
54:36quels sont les actifs
54:37ou les devises
54:38déjà
54:38comme on se parle
54:39qui ont le plus
54:39à profiter
54:40justement
54:40de la baisse du dollar
54:41Oui c'est la vraie question
54:44parce que c'est vrai
54:44que ça fait un moment
54:45qu'on entend
54:46et qu'on dit
54:46nous les premiers
54:47les actifs américains
54:49deviennent dangereux
54:49mais qu'est-ce qu'on achète
54:50à la place
54:50et on ne trouvait rien
54:52on ne trouvait rien
54:53mais aujourd'hui
54:54on commence à trouver
54:55des alternatives
54:56dans le monde du change
54:59typiquement
54:59c'est la Chine
55:00qui propose une alternative
55:02déjà
55:03avec des investissements
55:04qui ont aussi du sens
55:05toute la zone asiatique
55:06propose des investissements
55:07intéressants
55:08on le voit sur le marché
55:08des actions
55:09on le voit même
55:10sur les obligations
55:11sur le change
55:11ça commence à avoir du sens
55:12pour ces pays là
55:13pour des raisons
55:15différentes
55:15un change très contrôlé
55:17quand même
55:17toujours en Chine
55:17Vincent
55:19la Chine a un change
55:20très contrôlé
55:21elle va continuer
55:21de le contrôler
55:22donc il ne faut pas
55:22s'attendre à une spéculation
55:24à la hausse massive
55:25ils garderont le contrôle
55:25mais enfin
55:26ils ont regagné
55:27beaucoup de compétitivité
55:28en termes réels
55:29pour eux aujourd'hui
55:30il y a toutes les raisons
55:31de laisser le change
55:32s'apprécier tranquillement
55:33tout simplement
55:33pour qu'ils prennent
55:34une part plus importante
55:35dans les échanges
55:36dans les portefeuilles
55:37et donc que la Chine
55:39prenne de la place
55:40il y a d'autres raisons
55:41pour les pays qui les entourent
55:42on peut parler
55:44de la Corée, Taïwan
55:45avec tout le thème
55:46de l'intelligence artificielle
55:47on peut penser au Japon
55:48dans la mécanique
55:49de dépréciation du Yen
55:50très forte
55:51jusqu'à aujourd'hui
55:52maintenant devient plus positif
55:53enfin voilà
55:54il y a aujourd'hui
55:55des vrais candidats
55:56alternatifs au dollar
55:58notamment dans les pays
55:59émergents
55:59et en Asie
56:00vous ne dites pas l'euro
56:02pas l'euro
56:02c'est peut-être le prochain
56:03sur la liste
56:04l'euro
56:04l'euro
56:05aujourd'hui
56:05elle a aussi
56:06une alternative
56:06à proposer
56:07elle a été
56:08très choisie
56:09au moment de la création
56:09de l'euro
56:10il y a 25 ans
56:11elle a pris une part
56:12très vite
56:13très forte
56:13puis ensuite
56:14une espèce de forme
56:15de tassement
56:16peut-être un peu
56:16de déception
56:17aussi
56:19mais il faut noter
56:20que de la part
56:21des pays du Golfe
56:22on les voit se réintéresser
56:23à la région
56:24ce qui est tout à fait nouveau
56:25ils n'en parlaient plus
56:26depuis 20 ans
56:27et là ils se réintéressent
56:29à l'euro
56:29alors pour des besoins
56:30de reconstruction
56:30pour des besoins
56:31de connexion commerciale
56:33mais ils pensent aussi
56:34effectivement à l'euro
56:35et aux actifs européens
56:36pour diversifier
56:37leur portefeuille
56:38en effet
56:38une opportunité à saisir
56:39du point de vue européen
56:40pour la place de l'euro
56:42aujourd'hui peut-être
56:43dans ce nouveau monde
56:45de change un peu moins
56:46dominé par le dollar
56:47c'est ça
56:48espérons que l'euro
56:49aura de belles perspectives
56:50à offrir
56:50vous avez parlé avant tout
56:52quand même
56:52je tiens à le rappeler
56:52des devises asiatiques
56:53d'ailleurs ce qui reboucle
56:54avec notre précédent entretien
56:55qui est toujours disponible
56:56en replay
56:57pour ceux qui le souhaitent
56:58sur le thème de la Chine
56:59et une autre forte conviction
57:01que vous avez chez H2OM
57:02c'est que la Chine
57:03oui va réussir son pivot
57:04vers une économie
57:05de consommation
57:07domestique
57:07d'où l'intérêt pour elle aussi
57:09d'avoir à un moment
57:10un yuan
57:10un peu plus élevé
57:11d'accepter
57:14cette réalité-là
57:15mais contre le dollar
57:16merci beaucoup Vincent
57:18Vincent Chayet
57:18le directeur des investissements
57:20d'âge de zoo
57:20Asset Management
57:21était l'invité
57:22de ce dernier quart d'heure
57:23de Smart Bourse ce soir
57:24Générique
57:26Générique
57:28Générique
57:29– Sous-titrage FR 2021
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