Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 30 minutes
Mardi 28 avril 2026, retrouvez Enguerrand Artaz (Stratégiste et gérant, La Financière de l'Échiquier), Roni Michaly (Président Directeur Général, Galilee AM), Pierre-Alexis Dumont (Chief Investment Officer, Sycomore Asset Management) et Xavier Chapon (Directeur de la gestion cotée et de la dette privée, Arkéa Asset Management) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change
00:12pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision, via vos box, bien sûr,
00:18et vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, soit en replay vidéo sur bsmart.fr,
00:23soit en podcast audio sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:26Au sommaire de cette édition ce soir, l'IA qui devient un thème dominant, bien sûr,
00:32qui capte la plupart de la bande passante des investisseurs,
00:36en tout cas cette bande passante qui n'est pas utilisée par l'autre sujet du moment
00:39qui reste évidemment la crise dans le golf, mais l'IA est un thème dominant,
00:42mais un thème beaucoup plus sélectif et beaucoup plus dispersé également ces derniers temps.
00:47On le voit encore aujourd'hui, alors que l'indice américain des semi-conducteurs
00:52a connu quasiment un carton plein depuis le début du mois d'avril,
00:55on voit un peu de pression revenir sur ces acteurs à la suite d'un papier du Wall Street Journal
01:03qui nous explique que OpenAI est en train de décrocher en ratant pas mal de ces indicateurs clés de performance
01:10sur l'acquisition de nouveaux utilisateurs ou encore sur les objectifs en matière de monétisation de ces modèles.
01:19OpenAI qui restera le pionnier quand même des modèles de langage large.
01:25Est-il en train de décrocher face à la concurrence ?
01:28En tout cas, on peut le mesurer sur le plan boursier à travers des paniers qui reproduisent d'un côté
01:32l'écosystème OpenAI, de l'autre l'écosystème anthropique.
01:37Et il est vrai que ces deux paniers divergent de plus en plus avec une préférence désormais
01:41pour l'écosystème qui tourne autour du modèle et des modèles d'anthropique,
01:48clôt de entre autres plutôt qu'autour de ceux d'OpenAI.
01:52Dans le reste de l'actualité évidemment, le reste de la bande passante est utilisé par les développements géopolitiques
01:57qui sont pour l'instant dans l'impasse semble-t-il.
02:00Pas de nouvelles négociations prévues à ce stade entre Américains et Iraniens.
02:05Les taux restent sous tension, le pétrole également qui retrouve d'ailleurs les niveaux qui prévalaient
02:11avant l'annonce du cessez-le-feu le 7 avril dernier avec un baril de Brent qui s'est élevé
02:15à nouveau
02:16jusqu'à 112 dollars au plus haut de la séance.
02:19Aujourd'hui, Pauline Grattel vous apportera plus de détails dans un instant ainsi que sur toute la série
02:24de publications d'entreprises qui continuent de nous animer avant le grand rendez-vous de demain soir
02:29et les GAFAM, 4 d'entre elles en tout cas qui publieront leurs résultats, 16 trillions de market cap
02:34et plusieurs centaines de milliards de dollars de CAPEX prévus par ces entreprises sur l'ensemble de l'année 2026.
02:41Un point d'étape donc important qui sera suivi demain soir par les investisseurs
02:45avec également les réunions de Banque Centrale.
02:48Vous le savez, cette semaine est chargée, nous en discutons dans un instant avec nos invités de Planète Marché
02:52et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse, nous nous focaliserons sur le thème
02:56de l'exploration spatiale avec les équipes de Galilée Asset Management
03:00et René Michali, son président, qui sera avec nous à partir de 17h45 en direct.
03:16En ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel est à nos côtés et vous apporte les infos clés du jour sur
03:20les marchés.
03:21Bonsoir Pauline.
03:22Et aujourd'hui donc, les indices manquent de dynamisme.
03:25Oui, on ne constate pas d'avancée diplomatique en Iran malgré le fait que la Maison Blanche est en train
03:30d'examiner la proposition iranienne.
03:32Dans tous les cas, aucun changement de situation n'est constaté autour du détroit d'Ormouz.
03:37D'ailleurs, les prix du pétrole poursuivent leur remontée avec un baril de Brent au plus haut depuis trois semaines,
03:42autour de 110 dollars, en hausse de 4% environ.
03:46Le WTI tutoie à nouveau le seuil de 100 dollars.
03:48Oui, le pétrole qui remonte et les indices actions qui sont en panne et même en repli.
03:53Oui, on regarde les résultats et la macro.
03:56Le CAC 47 du terrain évolue autour de 8100 points.
03:59Aujourd'hui, Air Liquide est la seule valeur du CAC à avoir publié.
04:02C'est sanctionné.
04:03On en reparle.
04:04Le reste de l'Europe évolue autour de l'équilibre avec une tendance légèrement négative pour les grands indices.
04:10Aux Etats-Unis, les indices sont ouverts en repli.
04:12De l'ordre de 1% pour le Nasdaq, par exemple, pénalisé par les valeurs liées à l'intelligence artificielle
04:18et à OpenAI.
04:19On y revient.
04:20Et enfin, l'indice VIX de la volatilité progresse de plus de 5% autour de 20.
04:24Toutes les banques centrales G7 sont convoquées cette semaine pour des décisions ou des communications en matière de politique monétaire.
04:32La réunion de la BOGE a été relativement instructive de ce point de vue-là.
04:35La Banque du Japon a maintenu ses taux inchangés mais avec une division grandissante.
04:39Oui, le principal taux directeur est maintenu à 0,75% mais 3 des 9 membres ont souhaité relever les
04:47taux,
04:47illustrant les craintes des autorités devant une inflation exacerbée par le conflit au Moyen-Orient.
04:53Les taux longs japonais sont toutefois restés stables après ces nouvelles annonces avec un 10 ans autour de 2,45%.
04:59Qu'en est-il des équilibres observés sur les autres grands marchés obligataires du monde, Pauline ?
05:04Le rendement américain à 10 ans progresse légèrement au cours de la séance pour revenir au-delà de 4,35%.
05:10Le rendement à 2 ans se tend de 5 points de base pour évoluer autour de 3,85%.
05:15En Europe, le rendement allemand à 10 ans se tend également pour évoluer désormais entre 3,05 et 3,10%.
05:22Sur le marché d'échange, le dollar sera fermi face à un panier de grandes devises ramenant l'euro-dollar
05:27sous 1,17%.
05:28Et puis dans la série micro des publications, on retiendra évidemment la sanction d'air liquide aujourd'hui au sein
05:33du CAC.
05:34Oui, le titre évolu dernier du CAC 40 en chute de 5% au pire de la séance
05:38après la publication d'un chiffre d'affaires légèrement inférieur aux attentes aux antipodes au sein de l'indice parisien.
05:44Total Energy profite de la remontée des prix du pétrole et gagne 3% à la veille de la publication
05:49de son chiffre d'affaires trimestriel.
05:51On retiendra également aux Etats-Unis cette fois le plongeon de Spotify de plus de 15% à l'ouverture
05:56tout à l'heure
05:57avec des prévisions notamment qui ont refroidi les investisseurs.
06:01Mais le vrai sujet du jour, c'est évidemment le thème de l'IA avec des valeurs qui se dispersent
06:06de plus en plus, Pauline.
06:07Oui, coup de froid sur le secteur de l'intelligence artificielle.
06:10Aujourd'hui, des entreprises liées à OpenIA ont chuté en bourse.
06:13Après un rapport du Wall Street Journal, l'entreprise n'a pas atteint ses objectifs.
06:18Moins de nouveaux utilisateurs que prévu, une croissance qui ralentit et des revenus sous les attentes.
06:24L'entreprise visait des niveaux d'adoption massifs jusqu'à 1 milliard d'utilisateurs hebdomadaires à terme.
06:29Mais la trajectoire actuelle est jugée insuffisante.
06:33Oracle recule par exemple de 5% et Nvidia de 3%.
06:36Et puis un mot des autres grands résultats qui ont été publiés aux Etats-Unis, Pauline, cet après-midi.
06:41UPS annonce un plongeon de près de 30% de son bénéfice au premier trimestre après la réduction de ses
06:46livraisons Amazon.
06:47Son principal client, le titre cède 5%.
06:50Coca-Cola de son côté a relevé sa prévision de bénéfice annuel grâce à la bonne tenue de la demande,
06:55notamment aux Etats-Unis.
06:57Le titre gagne plus de 5%.
06:58Enfin, General Motors revoit à la hausse ses prévisions de bénéfice pour l'année et dépasse globalement les attentes au
07:04premier trimestre.
07:05Le titre cède 1%.
07:07Quel sera le programme de demain à l'agenda pour les marchés ?
07:10Demain, il faudra attendre après la clôture pour le rendez-vous du jour, à savoir les publications d'Alphabet, Microsoft,
07:16Amazon et Meta.
07:17Et puis demain, la journée sera aussi rythmée par la décision monétaire de la réserve fédérale le soir.
07:22Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse.
07:25Pauline Grattel est avec nous et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
07:383 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
07:41Xavier Chapon est avec nous, le directeur de la gestion cotée et de la dette privée chez Arkea Asset Management.
07:46Bonsoir Xavier.
07:47Bonsoir Xavier.
07:47Pierre-Alexis Dumont nous accompagne également, le directeur des investissements de Sycomore Asset Management.
07:52Bonsoir Pierre-Alexis.
07:53Bonsoir Xavier.
07:53Et Anguéran Arthaz est à nos côtés, gérant et stratégiste à la financière de l'Échiquier.
07:58Bonsoir Anguéran.
07:59Bonsoir Xavier.
07:59Commençons peut-être par le thème dominant de l'IA, qui a connu un très bon rebond depuis les points
08:05bas de fin mars.
08:06C'est même ce thème et plus spécifiquement encore le segment des semi-conducteurs,
08:11qui a permis aux grands indices américains bien sûr, mais asiatiques également,
08:15de crever de nouveaux plafonds à l'occasion de ce rebond.
08:20Anguéran, c'est un thème qu'on lit également avec de plus en plus de volatilité.
08:26D'ailleurs, on ne parle plus de quelques valeurs spécifiques là.
08:29Je regardais la manière dont Bloomberg présente les choses.
08:31Alors évidemment, les brokers sont capables de créer des paniers sur mesure et à la demande.
08:38Mais c'est vrai qu'on réfléchit en termes d'écosystèmes, désormais en termes de complexes.
08:42Il y a d'un côté l'écosystème OpenAI, avec du Nvidia bien sûr, Microsoft, premier investisseur dans OpenAI.
08:50Et puis en face, il y a le complexe Google Anthropik.
08:53Google qui investit 40 milliards dans Anthropik.
08:56Anthropik qui va utiliser des puces Broadcom peut-être, plus que des puces AMD,
09:00qui sont utilisées désormais aussi par OpenAI.
09:03Bref, on crée des écosystèmes.
09:04Et on voit que l'écosystème OpenAI, visiblement, est en train de décrocher.
09:07C'est le sens et, j'allais dire, la documentation qui est rapportée par un papier profond du Wall Street
09:13Journal ces dernières heures.
09:15En fait, ce qui je trouve assez frappant dans le moment où on vit, c'est qu'on a évacué
09:20certaines questions.
09:21La question de l'adoption de l'IA, même si le timing, où est-ce qu'elle se fait, comment,
09:27etc.
09:27Il peut y avoir encore des questions, mais l'adoption de l'IA, elle est en marche.
09:30La monétisation de l'IA, même si là aussi il y a des subtilités, on en reparlera certainement, elle est
09:35en marche aussi.
09:36La question, c'est plutôt maintenant, qui en fait devient le grand vainqueur de cette chose-là, ou les grands
09:42vainqueurs, parce qu'il n'y en aura peut-être pas qu'un.
09:44Et on voit que ça, pour le coup, cette question-là, elle n'est pas réglée.
09:46Si on remonte, allez, un an en arrière, un an en arrière, le grand vainqueur, c'était OpenAI.
09:51Après, on a eu une petite parenthèse Gemini, je ne sais pas si vous vous rappelez.
09:55L'automne dernier, c'était Gemini de Google qui était le nouveau...
09:59Voilà, ça fait son retard, c'était le premier modèle, et puis maintenant, c'est plutôt en tropique avec Claude
10:04et les agents affiliés à Claude.
10:06Et on voit que ça, et peut-être que dans quelques mois, on aura soit des autres grands modèles OpenAI
10:12qui rattrapent son retard,
10:13ou d'autres qui développent autre chose, ou peut-être des modèles qui émergeront.
10:17Je pense que là, l'avance pris par les grands modèles fait que c'est plus difficile pour des nouveaux
10:20modèles d'émerger.
10:22En tout cas, on voit que cette question-là n'est pas réglée.
10:24Et de fait, ça induit, comme vous le disiez, de la volatilité, puisqu'il y a eu quelque part des
10:29paris qui ont été faits en amont,
10:30notamment de Microsoft vis-à-vis d'OpenAI.
10:32Et on a choisi son camp. Il a fallu, à un moment, choisir un peu son camp.
10:36Et Microsoft, notamment, se retrouve dans une situation où, pour le dire un peu vulgairement,
10:41ils ont l'impression d'avoir parié sur un mauvais cheval avec OpenAI.
10:44Leur propre modèle interne copilot n'est pas forcément celui qui est le plus plébiscité.
10:52Donc, ils se retrouvent dans une situation où ils ont l'impression d'être peut-être en retard sur la
10:57course à l'EI.
10:58Donc, d'où les annonces récentes des engagements parcelles d'OpenAI.
11:03Reforme du partenariat.
11:04Voilà.
11:05Pour ne pas dire des engagements.
11:06C'est quand même ce dont il s'agit.
11:09Donc, on voit très clairement.
11:11Et cette volatilité-là, elle va probablement durer encore un moment,
11:16en attendant de voir surtout qui gagne les parts de marché dans l'adoption à grande échelle,
11:22en particulier auprès des entreprises.
11:23C'est ça qui va compter.
11:24J'ajoute un point à votre exposé.
11:28En garant, c'est une vue très occidentale des choses que vous avez présentées.
11:32C'est vrai.
11:33Avec les modèles anthropiques de Google ou d'OpenAI.
11:36Un an en arrière, vous vous souvenez aussi bien de quoi ?
11:39Le petit tremblement de terre, quand même,
11:41ce n'était pas l'arrivée d'un nouveau cloud ou d'un nouveau chat de GPT,
11:444 points ou 5 points, je ne sais quoi.
11:45C'était l'arrivée de DeepSync.
11:47Modèle chinois, à la chinoise, c'est-à-dire à moindre coût,
11:52avec une capacité de diffusion de masse
11:54qui est sans commune mesure aujourd'hui dans le monde.
11:58Ce qui est intéressant, c'est que là, pour le coup,
12:00la nouvelle mise à jour de DeepSync qui est sortie n'a pas du tout affecté
12:05les grandes valeurs d'IA, notamment américaines,
12:08comme ça avait été le cas il y a un an.
12:09Pourquoi ? Parce qu'il y a un mur ?
12:10Il y a deux...
12:11Il y aura deux...
12:12Il semble qu'à ce stade, il y ait quand même un peu de marché.
12:15Oui, c'est ça.
12:15Donc, finalement,
12:19on imagine mal beaucoup d'entreprises américaines
12:21passer sur un modèle chinois.
12:22On voit qu'en Europe, il y a quand même aussi beaucoup de réticence
12:24à passer sur des modèles chinois,
12:26même un peu de réticence à aller sur des modèles américains.
12:29Donc, il y a un éclatement du marché
12:32qui fait que, pour l'instant, c'est une bataille plus régionale.
12:34Oui, c'est ça.
12:35Donc, c'est aussi pour ça, sans doute, que ça affecte moins.
12:39Mais, vous avez raison, cette question aussi de l'adoption,
12:41elle est vraie aussi sur d'autres continents,
12:44même s'il y a moins de batailles très fortes, à mon sens,
12:48notamment en Chine, DeepSync domine quand même un peu plus.
12:51Mais, sous réserve, je connais moins ce marché-là.
12:53Donc, il y a peut-être des batailles sous-jacentes que je ne connais pas.
12:56Oui, mais c'est une intuition qu'on a un peu tous.
12:58Xavier, votre lecture, effectivement, du thème de l'IA aujourd'hui.
13:01Il faudra qu'on se pose la question aussi de savoir
13:03si le segment des semi-conducteurs, à ses niveaux de valorisation,
13:07alors, est-ce qu'il intègre et est-ce qu'il est encore investissable,
13:12entre guillemets, à ses niveaux de valorisation ?
13:14Mais, on a l'impression qu'effectivement,
13:15on a une stratégie américaine très concurrentielle,
13:17où chaque jour, des nouveaux modèles prennent la place du précédent, etc.
13:20avec, à l'inverse, en Chine, une approche concentrée autour d'un acteur DeepSync
13:28qui devient le super-agent de l'IA pour tous sur un marché comme le marché chinois.
13:35Ce qui n'est pas rien.
13:35Ce qui est un petit peu normal.
13:37On parle de la Chine, on parle de la souveraineté chinoise
13:40et d'un objectif à très long terme de Xi Jinping.
13:43Donc, en fait, on est dans une configuration qui est complètement différente,
13:46qui n'est pas concurrentielle.
13:48On veut faire passer un modèle.
13:50Il se diffusera dans le temps.
13:51Et ils ont tout le temps pour ça.
13:53Je pense que c'est toujours...
13:54On revient toujours au sujet de la souveraineté.
13:57Et je pense que c'est véritablement le positionnement de la Chine
14:00qui est vraiment sur un temps long, comparativement, en fait, aux entreprises américaines.
14:04Mais pour revenir sur ce que vous disiez,
14:06c'est qu'il est évident qu'aujourd'hui, il y a des enjeux régionaux qui se mettent en place.
14:13Et c'est sûr que les Européens, aujourd'hui,
14:15en termes de défense de leur souveraineté, quelle qu'elle soit,
14:18eh bien, ils ont une certaine réticence à aller acheter des modèles américains,
14:23évidemment, à aller acheter des modèles chinois.
14:25Donc, il va y avoir une émergence de nouveaux outils qui vont sortir aussi en Europe.
14:30Et donc, oui, diffusion générale, en fait, des modèles.
14:33Et donc, sûrement, une remise sur le marché et des revalorisations à la baisse plus importante.
14:38Ça veut dire, par exemple, du point de vue de l'Europe, c'est intéressant.
14:41On n'aura peut-être pas des modèles capables de rivaliser avec les meilleurs modèles du monde,
14:46mais suffisamment bons pour qu'ils nous soient utiles,
14:49et surtout suffisamment souverains
14:52pour que notre intérêt soit d'avoir ces modèles
14:56plutôt que des concurrents qui seraient un peu meilleurs.
14:59Oui.
15:00Après, il y aura toujours certains qui joueront contre l'Europe,
15:04mais oui, je pense que c'est véritablement le chemin qu'on est en train de prendre.
15:08Et alors, sur la valeur du segment des semi-conducteurs aujourd'hui,
15:13je vois que le SOC avait affiché 18 séances consécutives de hausse depuis le début d'avril.
15:18C'est depuis hier qu'il baisse seulement,
15:21avec des niveaux de valorisation qui sont à 60 fois les bénéfices futurs.
15:27Je pense que, de toute façon, rien que de dire que c'est à 60 fois, on sait ce qu
15:31'on doit faire.
15:32Les espérances de gains sont désormais trop limitées devant nous
15:36pour se dire qu'à ces niveaux de prix, on est prêts à payer encore.
15:38Tout à fait.
15:39Pierre-Alexis.
15:42Non, mais on a...
15:44Et en même temps, c'est incontournable.
15:46Enfin, je veux dire, et en même temps...
15:47Il faut en avoir.
15:48Il faut en avoir.
15:49Si on a bien fait son travail, si les gérons ont bien fait leur travail,
15:51évidemment qu'il y en a dans les portefeuilles depuis au moins une bonne paire d'années, j'imagine.
15:56Mais la question étant à ce niveau de prix...
15:58On vit l'effet FOMO, c'est-à-dire que tout le monde a peur de manquer le rebond
16:03parce que dès les derniers événements de ce type, il ne fallait surtout pas sortir du marché.
16:08Ça a été une catastrophe.
16:09Et quand vous craignez de manquer le rebond, vous n'achetez pas ce qui n'est pas cher,
16:14vous achetez ce qui a marché.
16:15Et donc là, on achète ce qui a marché.
16:17Et pour l'instant, on tient ces positions-là.
16:23J'ai envie d'être un peu plus positif sur ça, même si, en effet, il y a un peu
16:27d'excès sur les mouvements de prix.
16:30C'est qu'il faut le dire, aujourd'hui, le contexte inflationniste dans lequel on se trouve
16:35va être encore plus favorable pour le secteur des semi-conducteurs
16:42parce qu'ils ont, face à eux, des gens qui sont solvables,
16:45qui vont vouloir...
16:47À tout prix.
16:48Et donc, ils vont pouvoir encore augmenter les prix
16:51avec des leviers opérationnels qui vont être extraordinaires.
16:54Je vous rappelle juste qu'ils nixent 5 fois les bénéfices, aujourd'hui.
16:59Ça pèse 5 fois les bénéfices à l'UNIX ?
17:015 fois les bénéfices, oui.
17:02Et pourquoi ?
17:03Parce que les bénéfices sont faits x100.
17:06Ah oui ?
17:07Et voilà, et donc, vous avez ennuyé.
17:08Bon, là, l'anticipation, c'est que ça ne tiendra pas éternellement.
17:13Mais force est de constater que, pour l'instant,
17:14il n'y a pas tellement de reconstitution de capacité sur cette partie de mémoire.
17:17Et ça se paye 5 fois les bénéfices.
17:19Donc, il y en a d'autres qui se payent 60, 80...
17:21Mais ça veut dire que pour ces groupes-là,
17:22la croissance va désormais plus se faire par les prix que par les volumes, là.
17:26Ah ben oui, ça se fait par les prix.
17:27Et on est encore...
17:29Et donc, force est de constater qu'ils sont encore mieux.
17:33Alors, après, il faut évidemment qu'il n'y ait pas d'interruption de production,
17:35qu'on ait un certain nombre de matériaux critiques qui arrivent toujours.
17:40Mais toutes choses égales par ailleurs,
17:43ils sont plutôt mieux maintenant qu'avant.
17:46Ah oui, je comprends.
17:46C'est évident.
17:48Donc, il y a une sorte de justification.
17:50Voilà, mais...
17:52Et après, deuxième point que je voulais mettre en avance,
17:54c'est que le marché ne s'y trompe pas non plus,
17:56puisqu'il est en train de revenir un peu sur les hyperscalers
17:59par rapport aux IAE-Enablers.
18:02En fait, ce qui se passe, ce que vous avez très bien décrit,
18:05c'est qu'il y a une incertitude technologique qui est monstrueuse.
18:08Et donc, quand il y a une incertitude technologique,
18:10vous connaissez la fameuse fable de la Rue Everlore,
18:14ceux qui ont fait fortune, c'est les fabricants.
18:16Vous faites les IAE-Enablers.
18:19Donc, c'est, en effet, tous les fabricants.
18:23Ah, mais ça fait déjà des années qu'on fait ça.
18:24Et donc, ça a extraordinairement bien marché.
18:26Et maintenant, on est en train de revenir sur les grands acteurs.
18:29Donc, Nvidia a très, très bien fonctionné,
18:31puisque, en termes de rentabilité prix,
18:36en termes de couple risque-rendement,
18:38vous avez retrouvé beaucoup, beaucoup d'attractivité,
18:42puisque Nvidia ne se paye pas du tout 60 fois les bénéfices.
18:45Non, non, c'est fini, ça.
18:46Voilà, c'est fini.
18:46Donc, voilà, et c'est la même chose sur un certain nombre d'acteurs
18:50qui redeviennent, revenez sur les leaders.
18:53On a eu un phénomène de diffusion sur les IAE-Enablers.
18:57Et là, on est en train de revenir un peu sur les grands acteurs,
19:01puisque c'est eux qui présentent quand même le meilleur profil
19:04dans ce caractère de valorisation, croissance.
19:10On trouve, Xavier, je vous renvoie la question,
19:13mais on trouve effectivement des modèles diversifiés dans ce thème de l'IA,
19:16parce que Google produit à la fois des puces,
19:19et en même temps, c'est aussi une société qui est face aux clients,
19:24qui a la capacité de monétiser, de diffuser.
19:27Donc, on a des profils quand même plus hybrides.
19:29Et puis, dans l'autre segment, celui des semi-conducteurs,
19:33Nvidia est aussi en train de muter vers un modèle de plateforme,
19:38où on peut imaginer Nvidia développer aussi des modèles de main
19:42venant des puces pour cartes graphiques il y a quelques années.
19:45Oui, voilà.
19:46C'est un développement, je dirais, d'intégration horizontale
19:51pour un certain nombre de sociétés,
19:53où elles vont essayer de se positionner sur tous les segments
19:57sur lesquels il est possible pour elles de le faire.
20:00Et je pense, oui, je suis d'accord avec vous sur le fait
20:03qu'il y a un certain nombre...
20:06J'aime bien la référence à la ruée vers l'or,
20:09parce que c'est exactement ça, ce sont les vendeurs de pelles.
20:11Voilà.
20:12Et c'est vraiment là qu'il y aura toujours de la valeur,
20:15parce qu'il y a, voilà, tant qu'il y a de la demande,
20:17il y aura moyen de faire de l'argent.
20:19Et développer un certain nombre d'activités
20:22permettra de voir ces sociétés se maintenir
20:25au niveau de valorisation actuel.
20:27Après, je pense malgré tout qu'il y a aujourd'hui
20:32des niveaux de valorisation sur un certain nombre de sociétés
20:34qui sont vraiment trop élevés.
20:36Et ça me rappelle trop le début des années 2000.
20:41Et on est en train de pricer des valos
20:44qui, à mon sens, sont partis beaucoup trop loin et trop vite.
20:49Voilà.
20:50Après, il y a de la valeur.
20:52On sait très bien que l'IA va continuer de les utiliser.
20:54On va avoir un phénomène de diffusion très, très fort
20:58dans toutes les économies.
20:59Et il faudra voir aussi comment ce phénomène
21:02se traduira aussi dans les autres entreprises
21:04et dans les autres secteurs.
21:05Le marché oblique, il y a quand même une forme de cycle aussi
21:08pour ce secteur des semi-conducteurs.
21:10Un cycle qui est sans doute déformé par la puissance,
21:13l'intensité des capex qui vont être déployés là
21:15pendant encore peut-être quelques années en Guéran.
21:18Mais moi, j'ai toujours connu ce secteur
21:19comme étant identifié comme ultra-cyclique.
21:22Ce n'est même pas des cycles longs.
21:24Ce sont des cycles parfois très, très courts
21:25quand on avait des boîtes de semis
21:27dépendantes du renouvellement du téléphone,
21:29de la voiture, de la console, etc.
21:33Oui.
21:34De toute façon, même au-delà de cette cyclicité naturelle,
21:37les investissements en capex des super-scalors
21:41ne seront pas non plus infinis.
21:43Il y a d'autres contraintes.
21:45Parce que c'est bien beau de vouloir construire des data centers,
21:47mais encore faut-il pouvoir les alimenter en énergie.
21:49Encore faut-il avoir les puces en face
21:52vraiment pour les construire, etc.
21:53Donc, ce qui peut se passer à un moment donné,
21:56c'est qu'on ait un squeeze entre...
21:58En fait, aujourd'hui, on a une offre de data centers
22:02qui n'arrive pas à absorber la demande d'utilisation de l'IA,
22:06de tokens, etc.
22:07Peu importe comment on la mesure.
22:09Mais si on regarde ce qu'il y a dans le pipe
22:11en termes de data centers prévus,
22:13on a des capacités qui vont être multipliées par...
22:16Si on prend par exemple un point tropique,
22:17c'est x3, ce qu'ils sont en train de bâtir versus ce qu'ils ont aujourd'hui.
22:20Et globalement, c'est à peu près les ordres de grandeur qu'on a partout.
22:22Et il va se poser en parallèle la question du pricing.
22:25Si à un moment donné, vous arrivez dans une période
22:27où vous remontez le pricing,
22:29parce qu'aujourd'hui, en fait,
22:30les abonnements par rapport à ce qui est consommé
22:32ne sont pas rentables.
22:34les fournisseurs d'IA,
22:36vous remontez le prix des abonnements
22:38et au même moment,
22:40vous commencez à recevoir la livraison
22:42de tous les data centers que vous avez commandés.
22:44Là, il peut y avoir à un moment donné un squeeze
22:47parce qu'on se dit, bon, finalement,
22:48en fait, la capacité, on l'a.
22:50Et donc...
22:51C'est peut-être un super cycle,
22:52mais ça n'exonère pas du risque de surcapacité à un moment.
22:56Et même si on n'a pas totalement de surcapacité,
23:01simplement, vu la trajectoire stratosphérique
23:04qu'on voit sur les semi-conducteurs,
23:07même simplement, comme on dit,
23:08une décélération de la dérivée seconde,
23:11ça peut suffire à amener le marché en correction.
23:15Alors, il y a une chose qui peut être un petit peu différente,
23:18c'est la question, après, de l'obsolescence
23:22et de la durée de vie de ces puces.
23:23Parce qu'il y a la question du remplacement.
23:25C'est d'ailleurs un point qui est très, très différent,
23:27à mon sens, avec la révolution Internet
23:30où le réseau de fibres optiques,
23:31oui, il y a des surcapacités, mais ce n'était pas grave.
23:33Elles sont restées dormantes pendant 15 ans
23:35et on a fini par les utiliser après.
23:36Ce qui a d'ailleurs prévu que c'est la révolution Internet.
23:39Une puce, deux ans après, on ne la réutilisera pas.
23:41Une puce, si elle est inutilisée,
23:44un data center, un bilan qui est inutilisé pendant 5 ans,
23:47est-ce qu'on peut le réutiliser 5 ans après ?
23:50Je ne suis pas sûr que la question soit aussi simple
23:51que pour la fibre optique.
23:53Donc là, il peut y avoir aussi un besoin de renouvellement.
23:55Finalement, qui peut porter les semi-conducteurs.
23:58C'est même un sujet comptable au passage,
24:00de savoir comment on a lenti,
24:02comment on déprécie, etc.
24:05Sachant que ce sont des objets qui servent...
24:06Il y a un peu d'ingénierie sur cette question-là, déjà.
24:11S'il y a un truc sur lequel je n'ai pas de doute,
24:13c'est la capacité de la finance à être ingénieuse.
24:15L'ingénierie financière est sans limite.
24:18L'idée du super-cycle, elle vous convainc quand même à ce stade encore, Pierre-Alexis ?
24:23Non, mais il y a un super-cycle.
24:24Maintenant, je pense que la comparaison avec Internet,
24:28c'est qu'il va se diffuser.
24:29Oui.
24:30Et donc, on a la première...
24:32Là, on a eu une première phase où c'était les leaders hyperscalers,
24:36c'était concentré sur 5 sites.
24:38Deuxième phase où on passe à l'échelle.
24:42Les hardware, les équipements.
24:43Donc là, les hardware, l'infra, etc.
24:46Troisième phase,
24:48et qui est une phase qui est très intéressante.
24:50Ce sera le retour des logiciels, alors ?
24:51Non, ce sera les IA winners,
24:54c'est-à-dire ceux qui ont réussi à intégrer dans leur business model l'IA
24:58de façon plus intelligente que leurs concurrents
25:00pour avoir des vrais gains de productivité.
25:03Et sans doute, il y aura des formidages...
25:05Et du chiffre d'affaires supplémentaire.
25:06Est-ce que c'est juste une histoire de gains de productivité
25:08ou est-ce que c'est aussi une histoire de gâteau qui grossit ?
25:11Ou une capacité, pour le même prix,
25:13à offrir un meilleur service,
25:15donc à avoir...
25:17C'est d'ailleurs ce que vous dit un peu la finance,
25:18c'est-à-dire que pour l'instant,
25:22ils améliorent leur service.
25:24Voilà.
25:24Donc l'assurance vous dit,
25:26maintenant, pour traiter un sinistre en automatique,
25:31ça me prend 24 heures,
25:33avant ça me prenait une semaine.
25:34Voilà, donc c'est un améliorant de service.
25:36Voilà.
25:37Et ça, ça vous permet d'avoir, après,
25:39en effet, un avantage compétitif.
25:41Et là, il y aura énormément de choses à faire.
25:44Puisque, vous le savez, aussi bien que moi,
25:46aujourd'hui est référencé un certain deal losers
25:50sur lequel on peut se demander à moyen-long terme
25:53si c'est vraiment des deal losers.
25:56La messe n'est jamais totalement dite.
25:58Mais non, le monde peut changer plusieurs fois dans les marchés.
26:00Il y a plusieurs choses qui vont jouer.
26:01Il y a le phénomène de souveraineté.
26:03On vous dit qu'on avait avant...
26:06L'Internet, c'est quasiment un grand marché.
26:08Non, alors ce n'est pas vrai,
26:08parce que la Chine, c'est un deuxième marché.
26:11Mais c'est quand même un très grand marché.
26:13Là, on risque d'avoir deux, trois marchés.
26:15Ce qui, d'ailleurs, pose un petit sujet
26:18sur la valorisation des grosses boîtes américaines,
26:21puisqu'ils n'auront pas le marché chinois.
26:24Alors qu'Apple a le marché chinois.
26:26Attention.
26:28Apple a eu le marché chinois.
26:29Et donc ça, ce n'est pas du tout pareil.
26:32Google n'a jamais eu le marché chinois.
26:34Oui, Google n'a jamais eu le marché chinois.
26:36Non, non.
26:38Mais sans doute, sur cette partie IA,
26:41il va y avoir des vrais phénomènes de souveraineté
26:43qui vont se poser.
26:45Notamment sur la partie européenne.
26:47Et donc on va peut-être accepter
26:49de garder des solutions moins compétitives.
26:54Mais propriétaires.
26:54Plus souveraines, en tout cas.
26:55Moins compétitives, je ne sais pas.
26:57Tout dépend des critères de compétitivité.
26:58Mais en tout cas, ce seront des modèles plus souverains.
27:01Après, moi, mon inquiétude aujourd'hui
27:04sur la partie européenne,
27:05c'est qu'aujourd'hui, il n'y a pas l'écosystème.
27:08Et c'est ça le problème.
27:10Et pour l'instant, force est de constater
27:12que sur les dix dernières années,
27:13on a essayé des grands plans, etc.
27:14On a raté.
27:19Je rappelle quand même qu'on a eu un certain nombre
27:21des moteurs de recherche souverains.
27:24Souvenez-vous.
27:26Ils n'existent plus.
27:27Voilà.
27:29Et ça, si on n'arrive pas,
27:33donc derrière, c'est le plan Draghi,
27:34si on n'arrive pas à mettre en place cet écosystème
27:37qui est data center,
27:40recherche, investissement,
27:42on fera ce qu'on veut,
27:43on perdra en compétitivité.
27:47On perdra le marché aux exportes.
27:50Et juste, petite parenthèse,
27:52parce que là, on est à l'heure de l'IA,
27:53mais quand vous discutez avec les acteurs du quantique,
27:56en Europe, ils sont déjà en train de vous dire,
27:58attention, essayons de ne pas répéter les erreurs
28:00qu'on a faites avec l'IA.
28:01Et le quantique français et européen
28:03est aujourd'hui masterclass dans le monde,
28:08équivalent, voire supérieur à ce qui se fait aux Etats-Unis
28:09ou en Chine.
28:11Essayons de ne pas perdre cette avance
28:13avec l'idée de créer un écosystème
28:15qui permette de le maintenir.
28:17On avait le leadership sur les infrastructures mobiles,
28:21on l'a complètement perdu.
28:23On était quasiment à l'origine.
28:26Les règles de concurrence sont en train d'évoluer.
28:29On va parler du Minitel, bien sûr.
28:32Non, mais on verra,
28:33l'Europe est capable quand même aussi
28:34d'apporter parfois des réponses structurelles.
28:37Tout n'est pas perdu.
28:38Oui, parce que le sujet de la souveraineté,
28:39c'est ça, c'est vraiment structurel
28:41et il faut que ce soit une réponse européenne
28:43et non pas nationale.
28:44C'est le seul moyen.
28:46Sinon, on ratera ce virage.
28:48Mais on va.
28:49Sur la concurrence,
28:50peut-être que tout pour la protection du consommateur
28:53avant tout,
28:54cette règle d'or de l'ADN originel de l'Europe
28:58est peut-être aussi en train d'évoluer
29:00pour se dire qu'il y a une concurrence mondiale
29:02et que d'avoir des ensembles capables
29:03d'être compétitifs face à une concurrence mondiale
29:07qui s'est durcie,
29:07c'est peut-être pas inintéressant,
29:09y compris pour le consommateur final en Europe.
29:12Quel degré de confort vous avez vis-à-vis de ce marché,
29:15Xavier, au-delà du seul thème de l'IA,
29:17de voir effectivement les marchés actions
29:19qui ont choisi de regarder à travers la crise d'or-mousse
29:24quand le pétrole, c'est ce qu'on signalait,
29:26est revenu sur les niveaux qui prévalaient avant le cessez-le-feu
29:28et que les taux ont franchi une marche à la hausse
29:31qu'ils n'ont pas envie semble-t-il de redescendre pour l'instant ?
29:34Oui, justement, je pense que pour avoir une bonne analyse du marché actions,
29:39il faut regarder le marché obligataire souvent.
29:41On a des primes de risque sur le marché obligataire
29:43qui se sont quand même écartées de façon significative
29:46depuis le début de cette année.
29:48Si on prend le crossover,
29:49ça n'a pas énormément augmenté.
29:51On est à peu près à 250 points.
29:53On a augmenté de 50 depuis le début de cette année.
29:57Sur la partie high yield, ça s'est beaucoup plus détérioré.
30:00Et surtout, on voit des décrochages en fonction du type de notation.
30:04Et c'est vrai que quand on regarde le marché actions,
30:07on se dit que ce marché n'a pas particulièrement intégré
30:11les risques potentiels sur les entreprises.
30:14Et c'est vrai qu'en termes de valorisation,
30:16on peut se dire qu'on est peut-être à un point de retournement.
30:19C'est à voir, mais tout dépendra de la continuité
30:24sur la situation sur le détroit d'Ormouz.
30:28Si finalement, on arrive à trouver une solution
30:30et que le détroit est réouvert,
30:32le coût des intrants dans le temps va revenir à la normale.
30:36Et donc pour les entreprises,
30:37ça n'aura qu'un effet, je dirais, que de premier tour.
30:43Mais on a quand même ce risque-là.
30:44On voit bien que petit à petit,
30:47on a quand même des prix qui augmentent.
30:49Parce qu'il n'y a pas que le pétrole ou le gaz.
30:51On a évidemment d'autres valeurs
30:54qui sont en train d'augmenter en termes de prix.
30:57Les entreprises ont beaucoup stocké dans un premier temps.
31:00Ensuite, il va bien falloir de nouveau déstocker.
31:04Et donc à partir de ce moment-là...
31:06Moins d'activité, c'est ça.
31:08Et on réunit à des nouveaux prix.
31:10Et puis on le voit aussi sur toute la partie, je dirais, agricole,
31:13avec les engrais azotés qui, en grande partie,
31:17viennent du détroit d'Ormouz.
31:18Donc ça a un impact sur l'agriculture européenne.
31:23Donc un coût qui va augmenter, en fait,
31:28pour tout ce qui est production agricole en Europe.
31:30Donc on voit bien qu'il y a une diffusion qui est en train de se mettre en place.
31:33Elle peut s'arrêter si vraiment le conflit s'arrête dans les prochaines semaines.
31:37Elle s'éteindra, mais oui.
31:39Oui, et il faudra quand même de toute façon un certain temps pour que ça se résorbe.
31:42Donc en fait, les résultats du premier trimestre peuvent rester bons.
31:46Ça se verra surtout sur le deuxième trimestre.
31:49Et potentiellement plus tard, si ça dure.
31:51On sait que pour l'instant, le deuxième trimestre va être impacté.
31:54La question, c'est, est-ce que c'est aussi le troisième et le quatrième trimestre derrière ?
31:58C'est pour ça que, bon...
31:59Mais d'une certaine manière, vous dites, même si le détroit rouvrait complètement,
32:03par magie ou par miracle, demain, avec un trafic à nouveau fluide,
32:07comme ce qui prévalait antérieurement au conflit,
32:11vous dites, on a quand même déjà un certain nombre de conséquences à absorber
32:15et de risques potentiels derrière.
32:19De toute façon, un certain nombre de secteurs ont été touchés.
32:22On voit bien le secteur aérien aujourd'hui, avec le coût du kérosène.
32:26Donc ça signifie aussi être en capacité de pouvoir produire du kérosène,
32:30transformer le pétrole pour que ça devienne du kérosène.
32:33Donc ça veut dire aussi peut-être une évolution, par exemple en Europe,
32:37en termes de sites de production et de transformation.
32:41Ça veut dire aussi, dans les pays du Golfe,
32:44avoir une capacité à pouvoir reconstruire rapidement leurs infrastructures.
32:50Et on sait très bien que ça ne se fait pas en 3 mois ou 6 mois,
32:54c'est au moins 18 mois à 2 ans.
32:56Donc ça, de toute façon, ça aura un impact sur les prochains mois,
33:00sur le coût des intrants pour les entreprises.
33:03Et pendant ce temps-là, les anticipations d'inflation des ménages s'envolent en guérant.
33:08Oui, c'est assez logique, puisque dès qu'on a...
33:11C'est quand même souvent assez corrélé au prix à la pompe
33:14et au prix du baril, quand même les anticipations d'inflation.
33:17Donc qu'elles montent sur quelques mois,
33:20au moment où on a un choc pétrolier,
33:22parce que malgré tout, c'est un choc pétrolier,
33:26c'est assez logique.
33:27La question, c'est est-ce qu'elles se désancrent durablement,
33:31notamment si, à un moment donné,
33:32le prix du pétrole se stabilise ou rebaisse.
33:34La question, elle est là.
33:37À ce stade, c'est difficile de tirer une conclusion.
33:40Il y a toujours un peu d'hystérèse, quand même, dans ces phénomènes.
33:435 ans après le Covid, faites un sondage,
33:45enfin, on le voit tous autour de nous,
33:47de manière plus ou moins anecdotique.
33:50Une partie de la population qui est persuadée
33:52qu'on est encore sur des niveaux d'inflation.
33:54Alors, c'est la différence entre prix,
33:56choc de prix, prix relatif et inflation.
33:59Donc, voilà.
34:00Mais on ne peut pas blâmer, effectivement,
34:02après 20% de hausse de prix cumulée,
34:04on ne peut pas blâmer le fait
34:06qu'il y ait des gens qui pensent
34:07que l'inflation est encore galopante.
34:09Ce qui est évident, c'est qu'on a une sensibilité
34:11à l'inflation aujourd'hui
34:13qui est beaucoup plus grande que par le passé.
34:15Quand on sort d'un mouvement inflationniste
34:17comme celui qu'on a connu entre 2021 et 2023,
34:20on a une base de sensibilité à l'inflation
34:22du consommateur, notamment,
34:24qui est beaucoup plus importante.
34:26Moi, quand j'ai commencé ma carrière en 2010,
34:28on parlait du grand spectre de la déflation.
34:31Donc, on vivait dans un...
34:32Le Japon nous montrait la voie.
34:34Voilà, où l'inflation, ça n'existait plus.
34:37Les gens de ma génération,
34:39on n'a jamais connu d'inflation,
34:40en tout cas en tant que consommateur actif,
34:42avant cet épisode de 2021.
34:44Donc, ça crée quand même des ressorts psychologiques
34:46qui sont un peu différents.
34:48Et puis, il y a toujours la question de
34:49est-ce qu'on parle d'inflation
34:50ou est-ce qu'on parle de niveau de prix ?
34:52Et le niveau de prix pour certaines personnes
34:54qui n'ont pas forcément vu leur salaire augmenter,
34:56etc., le niveau de prix paraît important.
34:58Ce n'est pas pour autant que la variation du prix,
35:00qui est l'inflation, elle, est importante.
35:02Donc, évidemment, on est dans un contexte
35:04où l'effet à la pompe,
35:05en plus qui a été, comme toujours,
35:06répercuté très très vite,
35:09affecte directement les anticipations du consommateur.
35:11Je dis ça parce que c'est un des arguments principaux
35:14de ceux à la Banque Centrale Européenne
35:15qui estiment qu'il faudrait peut-être
35:17un petit tour de vise préventif.
35:18Parce que, justement, aujourd'hui,
35:20les mécanismes de diffusion dans le sillage du Covid
35:22sont peut-être plus rapides, plus véloces
35:25que précédemment.
35:27Alors, deux choses.
35:29D'abord, l'argument des anticipations d'inflation,
35:31avec certains liés au pétrole,
35:33on les a eus deux fois, en 2008 et en 2011.
35:35Ça a fait deux erreurs de politique monétaire.
35:37Il n'y avait pas eu le choc du Covid avant.
35:39Il n'y avait pas eu le choc du Covid avant.
35:41On venait quand même du niveau d'inflation
35:42dans les années 90,
35:43qui était beaucoup plus élevé
35:44que ce qu'on a connu pendant la décennie 2010.
35:46Donc, voilà, on pourrait espérer
35:49que la BCE apprenne de ces erreurs.
35:51Donc, ça, c'est la première chose.
35:53Et puis, surtout, pour moi, en fait,
35:57la situation aujourd'hui,
35:59elle est beaucoup moins propice
36:00à un effet d'entraînement sur l'inflation
36:02qu'en 2021, 2022.
36:05On a un choc aujourd'hui, entre guillemets,
36:07stagflationniste,
36:07mais qui risque d'être beaucoup plus stag
36:09que flationniste.
36:10On part d'une situation
36:12où l'inflation de base est très basse.
36:14On est à deux, à peine deux.
36:15C'est plus l'activité qui en souffrira.
36:17Plus l'activité qui va en souffrir.
36:18On était à plus de 3% de croissance réelle
36:23avant le début de la guerre en Ukraine.
36:25On va être péniblement à quoi ?
36:260,7, 0,8, là, en zone euro.
36:29Et puis, on partait en plus.
36:31La BCE, à cette époque-là,
36:32était encore à moins 0,5 de taux de directeur.
36:34Elle est à deux aujourd'hui.
36:36Donc, pour moi, la situation
36:36n'est plus du tout la même.
36:38Et le risque, il est beaucoup plus
36:39sur l'activité que sur l'inflation.
36:40Et c'est là-dessus
36:41où la BCE va devoir ne pas faire d'erreur.
36:43Pierre-Alexis, alors, il y a l'espoir
36:46qui ne fait pas une stratégie,
36:47mais qui...
36:49Qui nous dit que la baisse
36:50surtout dans le pétier,
36:51et surtout, voilà.
36:52Donc, c'est bon ça.
36:53Il y a ce qu'on peut espérer.
36:55Et la réalité du Conseil des gouverneurs
36:57de la BCE,
36:59tel qu'il est formé aujourd'hui,
37:00tel qu'il va se réunir ce jeudi,
37:02peut-être pas pour décider tout de suite
37:04d'une hausse de taux,
37:05mais sans doute laisser cette possibilité
37:07ouverte sur la table.
37:08Je pense que, de toute façon,
37:09ils vont s'insérer dans leur cadre.
37:12Et donc, ils vont avoir un discours
37:15relativement prudent,
37:16en disant, voilà,
37:17si on constate encore
37:19des pressions sur les pays,
37:20nous devons, voilà,
37:23en ligne avec notre mandat.
37:25Voilà.
37:25Après,
37:27je suis tout complet
37:28plus qu'en ligne
37:29avec ce qui a été dit,
37:30c'est-à-dire qu'on n'est pas du tout
37:31dans la même situation.
37:34Je rajouterais même
37:35que la partie budgétaire
37:36n'est pas du tout
37:37dans les mêmes situations.
37:38Il n'y a pas d'austérité non plus.
37:40Pas partout en Europe,
37:41mais vous avez quelques pays
37:43sur lesquels il y a une capacité
37:44à compenser le choc inflationniste
37:49qui a été fait quand même
37:50en grande part en 2022,
37:51qui est très, très limité,
37:54plus que limité, voilà.
37:56Et donc,
37:57avec des niveaux de taux
37:58qui n'ont rien à voir,
37:59donc on a le recours
38:00à l'endettement
38:01pour financer ce type
38:03de mesures court terme
38:04qui a assez peu d'intérêt
38:08en termes de croissance potentielle
38:10est quand même très faible.
38:12Et donc, en effet,
38:13le problème,
38:14il est sur l'activité.
38:15Il n'est pas du tout
38:16sur la capacité aujourd'hui
38:18d'avoir un choc inflationniste
38:19qui passe au salaire,
38:22à mon avis.
38:22C'est hors de propos.
38:23Déjà, avant le choc,
38:26le marché de l'emploi
38:27n'était quand même
38:28pas extraordinaire.
38:30Là, il va être plus
38:31que pas extraordinaire.
38:34On est sur des taux de chômage
38:36historiquement bas,
38:36toujours,
38:38aujourd'hui.
38:39Oui, mais...
38:41On ne voit plus
38:42de hausse des salaires.
38:43Oui, oui.
38:44On ne voit plus...
38:45Il n'y a plus de dynamique d'embauche.
38:46Il n'y a plus de dynamique d'embauche.
38:48Sur l'école Blanc,
38:49alors c'est plus vrai
38:51aux États-Unis qu'en Europe,
38:52mais on a quand même
38:52un vrai retournement.
38:56Donc, notre avis,
38:57il est là.
38:57Et c'est vrai qu'en plus,
38:58je pense qu'en relatif,
39:01on ne peut pas se le permettre.
39:02Voilà.
39:02L'Europe ne peut pas
39:04se permettre de monter les taux
39:05quand les US baissent les taux.
39:07Non, mais il y a un moment,
39:09quand même,
39:09ils le savent,
39:10que la Banque centrale,
39:12elle n'est pas isolée.
39:14Elle est face à d'autres banques centrales
39:17et fait faire des choses
39:18totalement à l'opposé.
39:18Mais elle connaît aussi
39:19les risques que représente
39:21un désancrage
39:21des anticipations d'inflation
39:22de notre Banque centrale.
39:23Non, mais il faut pondérer
39:25les choses, je suis d'accord.
39:26Mais ils ne peuvent pas
39:27écarter totalement, quand même.
39:29Oui, non, non.
39:29Ce risque-là,
39:30je pense qu'à un moyen terme.
39:31Ce n'est pas une bonne gestion
39:32du risque.
39:32Après, sincèrement,
39:34si on se trouve
39:35dans un détroit d'Ormus
39:36bloqué sur longue période
39:38avec des pétroles
39:39à 160 dollars,
39:40les taux de la baissage,
39:42ce ne sera plus du tout
39:42notre problème.
39:44Xavier, néanmoins,
39:45ils vont quand même maintenir
39:46cette pression,
39:47cette possibilité.
39:48Oui, et puis je reviendrai
39:49quand même sur un point.
39:50Les anticipations
39:51d'inflation à plus long terme,
39:53c'est vrai,
39:54sont plus basses.
39:55Et ça, en revanche,
39:58je ne suis pas sûr
39:59que les forward soient justes.
40:02Néanmoins,
40:03je suis d'accord,
40:04je ne suis pas du tout
40:04dans un phénomène
40:05inflationniste fort.
40:07Et de toute façon,
40:07on sait très bien
40:08que c'est un choc d'offres,
40:09ce n'est pas un choc de demandes.
40:10C'est aussi, surtout ça,
40:12la différence par rapport
40:13à 2021-2022.
40:15Là, on a quand même,
40:17il va y avoir diffusion
40:19de cette inflation
40:20dans les entreprises
40:21et les différents secteurs.
40:22Donc, aujourd'hui,
40:23ça n'est pas dans les prix.
40:26Donc, je pense qu'il y aura
40:27néanmoins une hausse
40:28de cette inflation
40:28et c'est potentiellement
40:29pour ça que la Banque Centrale,
40:31elle n'agira pas cette semaine,
40:32mais potentiellement en juin
40:34ou voire en septembre,
40:36décidera de monter ses taux
40:37au moins pour calmer
40:40ce risque inflationniste
40:41à moyen long terme.
40:43Maintenant, il est clair
40:45qu'on n'a pas de pression
40:47inflationniste réelle
40:49dans nos économies.
40:51Et oui, notre risque
40:52le plus important,
40:53c'est celui de la récession
40:54aux zones euro.
40:55C'est vrai que quand on part
40:56de 3%, qu'on passe
40:57les 1% en termes
40:58de prévision de croissance,
41:00c'est qu'il y a
41:00un véritable sujet.
41:01Et c'est particulièrement
41:03impactant pour les entreprises
41:05et pour les ménages.
41:06Et donc, une BCE
41:07qui pourrait monter,
41:10qui aurait le mandat
41:11pour monter de manière
41:12préventive ses taux d'intérêt
41:13face à un risque
41:14d'effet de second tour,
41:16il faudrait que cette BCE
41:16soit capable aussi
41:17de baisser et de rebaisser
41:18très vite ses taux.
41:19D'accord.
41:21Cette flexibilité...
41:22Ça, c'est très important.
41:24Elle doit marcher,
41:25elle doit pouvoir marcher
41:26dans les deux sens.
41:26Je pense qu'elle a évolué.
41:28Elle a quand même
41:28appris de ses erreurs.
41:30C'est plus la capacité
41:32à rebaisser les taux
41:33après les erreurs montées
41:34qui est importante
41:35dans cette affaire.
41:36Gardez la parole,
41:37je vous ai promis
41:37qu'on avait parlé
41:38de Kevin Walsh,
41:39il nous reste à peine
41:40quelques minutes,
41:40on aura le temps
41:41d'en reparler,
41:42mais est-ce qu'il faut
41:43remettre sur la table,
41:44effectivement,
41:45avec un nouveau président
41:47à la tête de la Fed
41:48puisque désormais
41:48le chemin est ouvert
41:49pour la validation
41:50de Kevin Walsh,
41:51vu ce qu'on vient de dire
41:52sur la Banque Centrale Européenne,
41:53est-ce qu'il faut remettre
41:53sur le devant de la scène,
41:56en tout cas,
41:56se re-questionner
41:57sur la parité euro-dollar ?
41:58Alors, sur le dollar,
42:00il faut déjà voir
42:01ce qui s'est passé
42:01depuis le début de cette année.
42:03On a eu un dollar
42:04qui s'est apprécié,
42:05évidemment,
42:06avec le conflit,
42:07pas de façon très significative,
42:08on n'était que jusqu'à 1,1410
42:11au mieux sur le dollar
42:12et aujourd'hui,
42:13on est autour de 1,17.
42:15On a un dollar
42:16qui reste quand même
42:17une valeur refuge
42:17en situation de guerre,
42:19mais qui n'est plus
42:20une valeur de référence.
42:22On parlait,
42:24avant l'émission
42:25de l'achat de pétrole
42:27en yuan,
42:28oui, je pense
42:29qu'il y a un certain nombre
42:29de pays qui sont aujourd'hui
42:31en train de réfléchir
42:31avec d'autres monnaies d'échange
42:35pour les échanges internationaux.
42:37Déjà, c'est déjà le cas
42:38depuis un certain nombre d'années,
42:39mais ça va sûrement continuer.
42:40Le dollar n'est plus
42:41la monnaie de référence
42:42en tant que telle.
42:43Elle reste une monnaie
42:44très forte,
42:45mais elle est aussi dirigée
42:46par, je dirais,
42:48l'économie mondiale
42:49et le fait que les États-Unis
42:51ont fait un choix
42:53de fin de la mondialisation
42:55du commerce mondial.
42:56Et à partir de ce moment-là,
42:57le dollar ne peut plus
42:58devenir la monnaie de référence
42:59et la monnaie refuge.
43:01Voilà, à moyen court terme.
43:04Mais aujourd'hui,
43:05quand on voit
43:06les faibles mouvements
43:08qu'on a eus
43:08en termes d'appréciation
43:09du dollar
43:09par rapport à l'euro,
43:10mais par rapport
43:11aux autres devises aussi,
43:12on peut se dire
43:13que s'il y a un mouvement
43:14de baisse des taux
43:15de la Banque centrale
43:16avec M. Warch,
43:18eh bien,
43:18on pourrait très bien
43:19aller chercher
43:19les 1,20 derrière
43:20sur le dollar.
43:22Ça reste des objectifs
43:23tout à fait plausibles.
43:25Plausibles.
43:27Kevin Warch,
43:27est-ce qu'il a capacité
43:28à baisser les taux ?
43:29On le verra,
43:30mais c'était plus
43:30l'aspect réformateur
43:31parce que c'est quand même
43:32le message qu'il porte
43:33ou la vision qu'il porte.
43:35Il y a des choses
43:36à réformer
43:37à la Réserve fédérale américaine.
43:39Il parle de régime change.
43:40On n'est pas juste
43:41dans la conduite
43:42de la politique monétaire.
43:42Oui, on verra
43:44ce qui est concrètement proposé
43:46parce que j'ai le sentiment
43:47qu'il y a beaucoup
43:47de fantasmes
43:49sur qui est Kevin Warch,
43:50quelles sont ses vues,
43:51ses projets, etc.
43:52Qu'est-ce qui sera
43:53réellement proposé ?
43:54Il ne faut pas oublier
43:54qu'il n'est pas tout seul
43:56et qu'en plus,
43:58Trump,
43:59notamment avec le conflit
44:00en Iran,
44:00est considérablement
44:01affaibli politiquement.
44:02Donc, la main de Trump
44:04derrière Kevin Warch,
44:05je ne suis pas sûr
44:05qu'elle soit aussi puissante
44:06qu'il y a quelques mois.
44:08Donc, on verra
44:09ce qui est proposé.
44:09Après, je dirais,
44:11une Banque centrale,
44:12sa manière de procéder,
44:13elle n'est pas immuable.
44:14Elle n'a jamais été éluable.
44:15Les banques centrales
44:16ont évolué
44:16dans leur manière de faire
44:17tout au long de leur histoire.
44:20Donc, qu'il y ait des évolutions,
44:21une adaptation
44:22à des nouvelles réalités du monde,
44:24c'est tout à fait possible.
44:26Moi, j'adhère assez à l'idée
44:27qu'on va rentrer
44:28dans une période économique
44:30où il n'y aura pas forcément
44:31structurellement plus d'inflation,
44:32mais il y aura plus de volatilité
44:34de l'inflation.
44:35Et donc, peut-être que ça appelle
44:36une réponse différente
44:38des banques centrales
44:38en termes de communication,
44:40de manière d'agir.
44:40c'est tout à fait possible.
44:42Mais, à temps de voir
44:43ce qui est proposé concrètement,
44:46ça ne sera peut-être pas
44:47la révolution de Palais
44:49que certains anticipent.
44:51Oui, c'est un peu la question.
44:52Pour le marché,
44:54qu'on ait une évolution,
44:55une réforme, etc.,
44:56il ne faut pas qu'il y ait
44:57de rupture, quand même.
44:58Oui, alors après,
44:59vous avez quand même
44:59beaucoup de contre-pouvoirs.
45:02Donc, il ne fera pas ce qu'il veut.
45:04Et après, il y a, je pense,
45:06une deuxième question
45:07qu'on perçoit mal,
45:10c'est, en effet,
45:11la capacité de Trump et de Wors
45:13de s'entendre à moyen terme.
45:15C'est-à-dire que, voilà,
45:16il faut qu'on le dit...
45:17Aussi bien que Trump et Powell.
45:18On l'a vu avec Powell.
45:20Ils ont fini
45:21meilleurs amis du monde.
45:22C'est la gouvernance
45:22de la Banque centrale
45:23vis-à-vis du gouvernement américain,
45:25ce qui est aussi
45:26un autre problème,
45:26ce qui peut faire monter
45:27les primes de risque
45:28aux Etats-Unis
45:28et avoir d'autres problèmes.
45:30L'autre question
45:30dont on n'a pas encore la réponse,
45:32c'est de savoir
45:32si Jérôme Powell restera
45:33gouverneur au sein du board,
45:35au moins pour quelques mois,
45:36son mandat lui permettant
45:37d'aller jusqu'en janvier 2028,
45:39au-delà de la date du 15 mai,
45:40qui met un terme
45:41à sa fonction de président
45:43de la Réserve fédérale américaine.
45:45Merci beaucoup, messieurs.
45:46Merci d'avoir été les invités
45:46de Manet Marché ce soir.
45:47Pierre-Alexis Dumont,
45:49Sycomore Asset Management,
45:50Anguéran Arthaz,
45:51la financière de l'échiquier,
45:52et Xavier Chapon,
45:53Arkea Asset Management.
46:05Le dernier quart d'heure
46:06de Smartbourg chaque soir,
46:07c'est le quart d'heure thématique.
46:08Nous parlons de gestion thématique
46:10ce soir avec les équipes
46:10de Galilée Asset Management
46:12et son président à mes côtés,
46:13Ronny Michali.
46:14Bonsoir Ronny.
46:14Bonsoir Grégoire.
46:15Le thème qu'on explore
46:16avec vous ce mois-ci,
46:18c'est celui de l'exploration spatiale,
46:20qui fait partie
46:21de ces grandes thématiques
46:22de marché, 25 au total,
46:23que vous avez identifiées
46:25avec votre modèle
46:26de recherche propriétaire,
46:27le codex des thématiques
46:29et cette tendance
46:31de l'exploration spatiale.
46:33Déjà, il faut le dire,
46:35c'est une tendance
46:36qui est quand même apparue
46:37assez récemment
46:37dans les marchés,
46:38en tout cas avec toute la hype
46:41que les marchés savent mettre
46:42sur un thème
46:44quand il leur plaît.
46:45Absolument.
46:46On peut se demander,
46:47finalement,
46:47pourquoi cette hype soudaine ?
46:49La conquête spatiale,
46:51ça a commencé
46:51après la Deuxième Guerre mondiale.
46:53Apollo, c'est 1969.
46:551969, finalement,
46:57pourquoi est-ce que soudainement...
46:59Pourquoi avoir attendu
47:00aussi longtemps ?
47:01En bourse,
47:02il y a vraiment un engouement
47:04pour cette thématique.
47:05Et en fait,
47:06la raison principale,
47:08il y en a plusieurs,
47:08mais la raison vraiment principale,
47:10c'est la baisse
47:11du coût du lancement
47:13des satellites.
47:14Ça, c'est vraiment
47:15ce qui a catalysé,
47:17démocratisé
47:18l'exploration spatiale
47:20récemment.
47:20Et on va le voir,
47:22il y a énormément
47:23de possibilités
47:25d'utiliser l'espace
47:27dans la vie quotidienne.
47:28Ça devient un vrai marché.
47:29Tout à fait.
47:30Ça devient un vrai marché
47:30avec une profondeur de marché
47:32en attendant l'introduction
47:33en bourse de SpaceX.
47:34Mais il y a déjà matière
47:35à effectivement pouvoir investir
47:37sur ce thème-là
47:38aujourd'hui plus facilement.
47:39Qu'est-ce qui fait
47:40que c'est vraiment
47:41du coup une méga tendance ?
47:43Alors, effectivement,
47:44c'est issu,
47:46c'est porté
47:47par plusieurs méga tendances.
47:48Donc, la thématique
47:49d'exploration spatiale
47:50est portée
47:51par plusieurs méga tendances.
47:52Quand c'est porté
47:53déjà par une méga tendance,
47:54c'est bien.
47:54Mais là, il y en a trois.
47:56Donc là, c'est vraiment
47:56quelque chose
47:57qui la rend vraiment structurelle.
48:00Donc, il y a la révolution
48:01digitale et robotique,
48:02bien sûr.
48:03On connaissait tous
48:03la géolocalisation
48:05par satellite.
48:06On a aussi
48:06les services de communication.
48:08Je pense à
48:09AST Space Mobile
48:10qui est en train
48:11de créer un réseau
48:12télécom depuis l'espace.
48:14On a la transmission
48:15de données sécurisées,
48:16données bancaires,
48:17données militaires.
48:18On en parle beaucoup
48:19récemment.
48:20Donc ça, c'est vraiment
48:21la première méga tendance
48:23qui va porter la thématique.
48:24Deuxième,
48:25c'est la transition énergétique.
48:27On utilise les satellites
48:28pour l'étude de la météo,
48:30pour l'étude du climat aussi.
48:33Et ça, ça va évidemment
48:35être de plus en plus le cas.
48:37Et enfin,
48:38on a la mutation
48:39des modes de consommation
48:41avec tout ce qui est,
48:42par exemple,
48:42sécurité à domicile
48:44qui peut passer
48:44aussi par l'utilisation
48:46des satellites.
48:46tout simplement,
48:47la localisation d'objets,
48:49les AirTags.
48:49Alors,
48:50le AirTag,
48:50en tant que tel,
48:51n'utilise pas le satellite.
48:53C'est le Bluetooth.
48:54Il est relié
48:55à un réseau de téléphones,
48:56en l'occurrence,
48:57l'iPhone,
48:58qui, lui,
48:59va utiliser le satellite
49:00pour localiser l'objet.
49:02Donc ça,
49:02c'est vraiment
49:03la mutation
49:03des modes de consommation.
49:04On veut pouvoir localiser
49:06ses clés,
49:07ne pas les perdre,
49:08etc.
49:08Il y a une vraie dimension
49:09consumer aussi
49:10derrière l'espace.
49:12Donc ça en fait
49:12une véritable thématique
49:14structurelle.
49:16Structurelle,
49:16on vient d'en parler.
49:18Internationale,
49:19bon,
49:19je ne reviens pas
49:19sur la guerre des étoiles,
49:21le statut de puissance,
49:22que confère
49:23l'exploration spatiale,
49:25la présence dans l'espace.
49:27Mais de manière générale,
49:28actuellement,
49:30c'est clair
49:30qu'avec
49:31l'US Space Force
49:32qui a été créée
49:33en 2019
49:34déjà par Donald Trump,
49:36qui fournit
49:37des renseignements,
49:38le guidage des missiles
49:40par exemple
49:41et des drones,
49:42le brouillage GPS
49:44aussi,
49:45qui a été très utile
49:46pendant la guerre,
49:47l'envoi de faux signaux
49:49aussi,
49:49ce qu'on appelle
49:49le spoofing.
49:51Ça peut être
49:52vraiment quelque chose
49:53qui confère
49:54un statut de puissance
49:55et donc,
49:56bien évidemment,
49:56c'est courtisé
49:57par les plus grandes puissances
49:58et ça lui donne
50:00vraiment une dimension
50:01internationale.
50:02Donc les boîtes
50:03peuvent être concentrées
50:04dans certains pays,
50:05bien sûr,
50:05mais la problématique
50:06elle est mondiale,
50:07l'espace est même
50:10utilisée par tout le monde.
50:11Et enfin,
50:12transversale,
50:13alors bien sûr,
50:14il y a plusieurs secteurs
50:15dans cette thématique,
50:16il y a l'industrie
50:17avec les satellites,
50:18bien sûr,
50:19il y a la défense
50:20avec les Thales,
50:21les Airbus,
50:22les Leonardo,
50:23il y a la techno
50:23avec le cloud
50:24et la cybersécurité,
50:26il y a la santé aussi
50:28avec le développement
50:29par exemple
50:29des médicaments
50:30en microgravité,
50:31on n'a pas le temps
50:32de tout développer
50:32mais c'est vraiment
50:34quelque chose
50:34qui est multisectoriel.
50:36Bon,
50:36et quand on vise
50:37les étoiles,
50:38en l'occurrence,
50:39forcément,
50:39c'est un peu cher.
50:41Enfin,
50:41c'est une thématique là
50:42quand on regarde
50:44quantitativement
50:44avec les données là aussi
50:46qui vous permettent
50:47de mettre un prix
50:47sur les thématiques,
50:49c'est pas illogique
50:51de voir que cette thématique
50:52est un peu plus chère
50:53que le reste du marché.
50:54Alors,
50:54chez Galilée,
50:55Grégoire,
50:55on dit toujours
50:56on peut avoir la tête
50:57dans les étoiles
50:57mais il faut garder
50:58les pieds sur terre.
50:59C'est ça.
51:00Donc,
51:01N'oubliez pas
51:02les pieds sur terre.
51:03Absolument.
51:03Donc,
51:03en termes de performance,
51:05on est sur la meilleure thématique
51:07en 2024.
51:09Ah,
51:1024.
51:1024,
51:11plus 42%.
51:12La meilleure thématique
51:13en 2025,
51:14plus 58%.
51:16Et la deuxième meilleure
51:17depuis le début de l'année
51:18avec plus 21%.
51:20Donc ça,
51:20c'est vraiment
51:21une thématique
51:22qui a pris son essor
51:23en termes de performance.
51:24Du coup,
51:25elle est devenue
51:25quand même
51:26de plus en plus chère
51:26si vous regardez
51:27le graphique
51:28qui apparaît.
51:30Effectivement,
51:31ça se payait
51:31à peu près le marché
51:33en septembre encore
51:362023.
51:37Puis en 2024,
51:38on est monté
51:38un peu plus haut
51:39et maintenant,
51:39effectivement,
51:41la cherté de la thématique
51:42n'a pas vraiment baissé
51:43avec le conflit
51:44en Iran
51:45alors que celle de l'indice
51:46a pris un petit coup
51:47et donc,
51:48effectivement,
51:48on se retrouve presque
51:49à 27%
51:50alors que l'indice
51:51MSCI World
51:52est, lui,
51:52à 23 fois
51:55les bénéfices.
51:56Donc,
51:57quand même,
51:57ça se paye
51:58de plus en plus cher.
51:58Avant,
51:59on était en ligne
51:59avec le marché.
52:00Maintenant,
52:01effectivement,
52:01les performances
52:02exceptionnelles
52:02font que ça se paye
52:03plus cher.
52:05Point fort
52:05et point faible
52:06de la thématique,
52:07comment est-ce qu'on peut
52:08recenser,
52:09effectivement,
52:10et cataloguer
52:10les points
52:11d'un côté
52:12et de l'autre,
52:12Ronnie ?
52:13Alors,
52:13les points forts,
52:14j'ai évoqué
52:15en introduction
52:16mais la chute
52:17extraordinaire
52:17du prix
52:18du lancement
52:18du satellite.
52:19En 2000,
52:20pour envoyer
52:21un kilo
52:21de satellite
52:21dans l'espace,
52:22c'était environ
52:2218 000 dollars.
52:24Maintenant,
52:24c'est à peu près
52:252 500 dollars.
52:27Donc,
52:28on a des lanceurs
52:29réutilisables
52:29maintenant,
52:30notamment ceux
52:31de SpaceX,
52:32on connaît bien
52:32le Falcon.
52:33Vous savez
52:34combien de fois
52:34il a été réutilisé,
52:35le Falcon ?
52:37Enfin,
52:37l'un des Falcon ?
52:3833 fois.
52:3933 fois.
52:40En général,
52:42c'est une dizaine
52:43de fois
52:43mais le record,
52:44c'est 33 fois.
52:45Ça valait bien
52:45quelques échecs
52:46au démarrage.
52:47Absolument.
52:48On peut utiliser
52:4930 fois derrière.
52:50Donc,
52:50quand on sait
52:50qu'un satellite
52:51d'observation,
52:52c'est 2 tonnes,
52:53finalement,
52:532 500 euros
52:55le kilo,
52:56c'est assez abordable.
52:58En 2019,
52:59avant le lancement
53:00de Starlink,
53:02on avait
53:032 300 satellites,
53:04on en a 15 000
53:05aujourd'hui.
53:05Donc,
53:06ça,
53:06c'est vraiment
53:06en point fort.
53:07Il y a les partenariats
53:08publics-privés
53:08aussi en point fort.
53:10Le partenariat
53:10entre NASA et SpaceX,
53:12le partenariat
53:12entre NASA et Boeing,
53:14par exemple,
53:14Les deux sont
53:15pour emmener
53:16des astronautes
53:17vers l'ISS.
53:19Et puis,
53:20il y a l'implication
53:20des milliardaires,
53:21par exemple,
53:22Jeff Bezos
53:22avec Blue Origin
53:23qui vise finalement
53:24à réduire
53:24le coût d'accès
53:25à l'espace.
53:26Les points faibles,
53:28c'est la dépendance
53:29vis-à-vis de la politique,
53:30il y a même parfois
53:31de la géopolitique.
53:32Il y a eu des anicroches
53:33avec la Station Spatiale
53:34Internationale
53:35quand il y a eu
53:36la guerre en Ukraine,
53:36par exemple,
53:37où la politique,
53:39effectivement,
53:39les gouvernements
53:40n'ont pas toujours
53:40la même vision.
53:42Donc ça,
53:42ça peut être un point
53:43qui va faire baisser
53:44les boîtes en bourse.
53:45La question de la privatisation
53:47de l'espace aussi
53:48qui peut se poser.
53:49Ça ouvre un champ
53:50effectivement juridique
53:51qui est vertigine
53:53d'une certaine manière.
53:54Tout ce qui est juridique,
53:56ça peut être propice
53:57aux actions
53:57et ça peut être aussi
53:58un détracteur de performance.
54:00Donc on était dans
54:01l'utilisation de l'espace
54:03finalement au service des hommes,
54:04dans un but scientifique.
54:06Maintenant,
54:06voilà,
54:07se pose la question
54:07quand même
54:08de l'utilisation commerciale.
54:09Donc ça,
54:10voilà,
54:11c'est une question
54:11qui est importante.
54:12Et puis la question
54:13des conflits d'intérêts
54:14quand même.
54:15Quand on voit,
54:16par exemple,
54:16Elon Musk
54:17qui critique carrément
54:18des lanceurs
54:19de la NASA
54:20en disant
54:21qu'ils ne sont pas
54:22réutilisables,
54:24effectivement,
54:24ça peut poser
54:26des questions
54:26en bourse
54:27sur est-ce que
54:28les autorisations
54:29vont être données,
54:30pas données,
54:31etc.
54:31Ça peut être
54:32un détracteur
54:33de performance aussi.
54:34Et puis un risque
54:35de réputation
54:35quand même
54:36à un moment
54:36où le changement climatique
54:42est devenu
54:42une donnée importante
54:43aussi ?
54:45Absolument,
54:45oui.
54:45Alors ça,
54:46je pouvais le mettre
54:47effectivement
54:47dans les points positifs
54:49mais aussi
54:50dans les points
54:51négatifs
54:51parce que l'étude
54:52finalement
54:53de la météorologie
54:54du climat
54:54des catastrophes naturelles
54:55effectivement
54:56ça peut aider
54:57mais bien sûr
54:59on parlait
55:00d'Elon Musk
55:01il a également
55:01critiqué par exemple
55:02la politique
55:04les normes
55:04environnementales
55:05de la FAA
55:06pour ses lanceurs
55:07d'engins
55:07donc effectivement
55:09c'est quelque chose
55:10qui peut être
55:10à la fois positif
55:11mais aussi négatif
55:12attention à ça
55:14dans les performances
55:15des actions aussi.
55:16Est-ce que le gisement
55:18l'offre de fonds
55:19sur lesquels
55:21on peut investir
55:22a suivi ce mouvement
55:24et cette accélération
55:25de la thématique
55:25qu'est-ce qui retient
55:26votre attention
55:27dans cet univers ?
55:28Alors oui
55:28le gisement
55:29il n'est pas
55:29forcément énorme
55:31on a quelques ETF
55:34notamment le VanEck
55:36Space Innovators
55:37alors lui
55:38il faut avoir
55:39la sature bien accrochée
55:41les performances
55:42sont vraiment exceptionnelles
55:44mais alors attention
55:44à la volatilité
55:46je vous invite
55:47à regarder
55:47c'est vraiment
55:48très très punchy
55:50pour ceux qui
55:50aiment prendre du risque
55:52les risques au fil
55:52on va dire
55:53on a le
55:54Échiquier Space
55:55aussi
55:56qui est financière
55:57de l'Échiquier
55:57société française
55:59500 millions
56:00d'actifs sous gestion
56:02pour celui-là
56:0235 lignes
56:03avec les purs
56:04players de l'espace
56:05et pas forcément
56:06le biais défense
56:07qu'on peut avoir
56:08dans certains autres
56:09je comprends oui
56:09c'est vrai que souvent
56:10les deux industries
56:11vont un peu ensemble
56:11tout à fait
56:12une forme d'hybridation
56:13les activités spatiales
56:14les activités défense
56:15alors la défense
56:16en fait partie
56:17mais effectivement
56:18ils évitent
56:19les boîtes
56:20de la défense classique
56:21ils essayent d'avoir
56:22la pureté maximale
56:23absolument
56:24et puisqu'on parle de pureté
56:25nous chez Galilée
56:26on a créé l'indice
56:27vous créez vos indices
56:28c'est ça
56:28on a créé en partenariat
56:30avec Solactive
56:30un indice
56:32qui va chercher
56:32finalement les sociétés
56:34les plus traitées
56:35les plus détenues
56:37dans tous les fonds
56:38tous les ETF
56:38dans le monde
56:40et qui va
56:41finalement
56:42aller représenter
56:43la thématique
56:43le plus fidèlement possible
56:45et sur cet indice
56:47on va pouvoir créer
56:48des produits structurés
56:50on va pouvoir avoir
56:51des trackers
56:52etc
56:52donc c'est vraiment
56:53si la thématique
56:57vous intéresse
56:58de manière générale
56:59et aussi
56:59sans avoir
57:01le biais d'un gérant
57:02et bien à ce moment là
57:03l'indice peut être
57:03une façon d'investir
57:05c'est la continuité
57:06du développement
57:07que vous menez
57:08chez Galilée
57:09Asset Management
57:09le codex
57:11le prix des thématiques
57:12et aujourd'hui
57:13vous fournissez
57:14des indices thématiques
57:15absolument
57:16industrielles
57:17et bouclées
57:17merci beaucoup
57:18Roni
57:19Roni Michali
57:20le président de Galilée
57:21Asset Management
57:21qui vient nous voir
57:22chaque mois
57:22pour décrypter
57:23une grande thématique
57:24d'investissement
57:25nous parlions
57:25ce mois-ci
57:26de l'exploration spatiale
Commentaires

Recommandations