- il y a 11 minutes
Jeudi 16 avril 2026, retrouvez Alain du Brusle (Directeur de la gestion, Claresco), Zakaria Darouich (Responsable des Solutions Multi-Actifs, CPR AM), Gilles Moëc (Chef économiste, Groupe AXA) et Florent Delorme (Stratégiste, M&G; Investments) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change pour rester à l'écoute des marchés chaque jour.
00:14Vous nous suivez en direct à 17h à la télévision vers vos box et vous nous retrouvez chaque soir en
00:18rattrapage, en replay sur bsmart.fr pour la vidéo ou en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute
00:25préférées.
00:25Au sommaire de cette édition ce soir, et maintenant, que faire depuis que les indices actions ont décidé de regarder
00:33à travers la crise iranienne et cette guerre du Golfe et ce blocus du détroit d'Hormuz ?
00:39Effectivement, il y a des négociations, des signaux d'apaisement, voire de désescalade possible.
00:44Mais la question étant, maintenant que nous sommes revenus à la case départ sur la plupart des grands indices actions,
00:51quelles peuvent être les dynamiques qui peuvent encore animer ces marchés d'actions ?
00:56L'indice des actions mondiales est au plus haut historique après avoir enchaîné, je crois, jusqu'à 10 séances de
01:03hausse consécutives.
01:04Nouveau record pour le S&P 500 et le Nasdaq aux Etats-Unis.
01:07Nouveau record pour le Nikkei également ce matin au Japon.
01:10Pauline Grattel vous donnera tous les détails de cette séance encore en cours en Europe et aux Etats-Unis.
01:17Bien sûr, les marchés actions ont une vision et une lecture peut-être un peu différentes des autres grands marchés.
01:22Je parle bien sûr des marchés obligataires ou des marchés pétroliers,
01:25avec des taux qui restent quand même 30 centimes plus haut qu'ils ne l'étaient avant le démarrage du
01:30conflit.
01:31et donc une prime de risque qui est maintenue sur ces marchés obligataires et des cours du pétrole qui s
01:36'équilibrent désormais à un peu moins de 100 dollars,
01:40ce qui reste quand même là aussi 30-40% supérieur au prix qu'on avait en début d'année
01:45sur ces cours de référence du pétrole.
01:47Sur la partie macro, le chiffre du jour, c'est la croissance chinoise qui est en ligne avec les objectifs
01:53du parti,
01:54plutôt dans le haut de la fourchette à 5% de croissance sur le premier trimestre.
01:59Si on regarde dans le détail les dernières données du mois de mars, on notera quand même un contre-coup
02:04sur la consommation chinoise
02:05après les effets de début d'année.
02:07Les chiffres de mars en matière de consommation et de vente au détail apparaissent quand même beaucoup plus faibles que
02:12ce qu'anticipaient les économistes.
02:14Et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse, nous resterons à l'heure de la macro avec
02:18cette grande question,
02:19alors que les crises s'accumulent, s'enchaînent à une fréquence peut-être toujours plus rapide depuis 5 ans,
02:26et la grande crise du Covid, le thème de la résilience est en place et le thème de la résilience
02:32l'emporte face à chacune de ces crises.
02:35Est-ce encore le cas aujourd'hui ? Quelles sont les limites de notre résilience économique aujourd'hui ?
02:40Nous en discuterons dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse avec Gilles Mouek, chef économiste du groupe AXA,
02:44qui sera avec nous à distance, en vision.
02:56Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, les infos clés du jour sur les marchés avec Pauline
03:01Grattel.
03:01Bonsoir Pauline.
03:02Et depuis quelques jours maintenant, les investisseurs effectivement sont plutôt optimistes,
03:08en tout cas ont envie de croire à une désescalade dans la crise iranienne.
03:12Oui, selon des informations, le cessez-le-feu au Moyen-Orient pourrait être prolongé de deux semaines supplémentaires.
03:19Initialement prévu pour s'achever mardi prochain, la trêve pourrait ainsi être étendue,
03:24afin de laisser davantage de temps aux Etats-Unis et à l'Iran pour poursuivre les négociations
03:28et tenter d'aboutir à un accord de paix durable.
03:31Par ailleurs, la reprise des discussions dans les prochains jours reste en attente de confirmation,
03:36comme l'avait évoqué le président Trump cette semaine.
03:38Le futur accord de paix devra intégrer bien sûr la question du sort d'Ormouz et de la réouverture du
03:45Détroit.
03:46Oui, car on le sait, c'est 20% de la consommation mondiale de pétrole qui transite par le Détroit.
03:51Aujourd'hui, le baril de Brent est en hausse d'environ 3%, autour de 98 dollars.
03:56Le WTI américain est en hausse également, avec un baril supérieur à 90 dollars.
04:01Sur les marchés obligataires, le rendement américain à 10 ans reste stable, entre 4,25 et 4,30%.
04:08Le rendement allemand de même échéance tourne toujours autour de 3%.
04:12Sur le marché d'échange, le dollar est stable et l'euro-dollar se traite sous 1,18%.
04:17Bon, en termes de mouvements de marché aujourd'hui sur les marchés actions,
04:21les indices évoluent au cours de cette séance sans tendance très marquée.
04:24Oui, après avoir effacé la crise et inscrit de nouveaux records historiques hier,
04:28le S&P 500 et le Nasdaq n'affichent pas de dynamique particulière au début de la séance américaine.
04:34En Asie, les indices ont surfé sur la vague d'hier.
04:37Le Nikkei et le Kospi ont clôturé en hausse de plus de 2%.
04:40Le Hang Seng a gagné 2% et le CSI 300 plus de 1%.
04:45En Europe, la hausse était présente en début de séance,
04:48avant de s'essouffler un petit peu en fin d'après-midi.
04:50Le CAC 40 évolue autour de 8 300 points, boosté par Bureau Veritas et Dassault Systèmes.
04:56Oui, un CAC 40 qui est par ailleurs pénalisé toujours par Kering, entre autres.
05:01Oui, au lendemain de sa chute de 10%, Kering cède à nouveau jusqu'à 4% au cours de la
05:06séance,
05:06ce qui porte sa chute depuis le début de l'année à près de 20%.
05:10Kering tient aujourd'hui sa journée investisseur à Florence dans son nouveau plan stratégique Reconquering.
05:16Le groupe souhaite doubler à moyen terme sa marche d'exploitation récurrente.
05:20Et puis en France, parmi les publications du jour, l'activité de Pernod Ricard au premier trimestre.
05:25Le titre a d'abord cédé 2% avant de revenir à l'équilibre après la publication d'un chiffre
05:30d'affaires stable au troisième trimestre,
05:32même si les effets du conflit au Moyen-Orient commencent à se faire ressentir.
05:36Le groupe anticipe une baisse organique de ses ventes jusqu'à 4% pour l'exercice en cours.
05:41En parallèle, Pernod Ricard est toujours en discussion avec Brown Forman pour fusionner et peut-être faire naître le deuxième
05:48plus grand producteur mondial de spiritueux derrière Diageo.
05:52Et puis parmi les géants mondiaux de la tech, les chiffres et les résultats, les profits de TSMC étaient particulièrement
05:58attendus.
05:58Le bénéfice net s'envole de près de 60% au premier trimestre.
06:02C'est au-dessus des attentes et c'est surtout à un niveau record grâce à la forte demande de
06:07processeurs d'IA.
06:08Le chiffre d'affaires de son côté progresse de 35%.
06:11Enfin, les dépenses d'investissement de TSMC devraient se situer dans la fourchette haute de ses prévisions.
06:17Et puis dans la consommation, la stratégie de PepsiCo est en train de payer avec des résultats qui sont salués.
06:24Le titre progresse en ce moment à Wall Street.
06:26Oui, Pepsi publie un chiffre d'affaires en hausse de 8,5% à 19 milliards de dollars au premier
06:32trimestre.
06:32C'est supérieur aux attentes.
06:34Le bénéfice net progresse nettement à plus de 2 milliards de dollars.
06:38Le PDG souligne que les mesures pour relancer les activités, notamment les baisses de prix, portent leurs fruits et contribuent
06:43à améliorer les performances.
06:45Quel sera le programme à l'agenda demain pour les investisseurs sur les marchés, Pauline ?
06:49Les investisseurs arbitreront demain les résultats de Netflix publiés ce soir après la clôture des marchés.
06:55Demain, ce sera une journée d'échéance sur les marchés avec l'arrivée à expiration de plusieurs produits dérivés.
07:01Et on prendra aussi connaissance de la balance commerciale de la zone euro pour février.
07:05Tendance, mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, les infos clés du jour sur les marchés avec Pauline
07:09Grattel.
07:203 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
07:23Alain Dubreuil est avec nous, le directeur de la gestion de Claresco.
07:26Bonsoir Alain.
07:26Bonsoir Grégoire.
07:27Florent Delorme nous accompagne, stratégiste chez M&G Investments.
07:30Bonsoir Florent.
07:31Bonsoir.
07:31Et Zakaria Darouich est également à nos côtés le responsable des solutions multiactifs de CPR Asset Management.
07:37Bonsoir Zakaria.
07:37Bonsoir Grégoire.
07:38Anatomie de ce rebond, il aura fallu une dizaine de séances.
07:41Les points bas ont été marqués fin mars, je crois, sur les grands indices mondiaux, américains notamment.
07:46Il aura fallu effectivement une dizaine de séances de hausse consécutive quasiment pour voir les indices américains, en l'occurrence,
07:55refermer, si je puis dire, cette crise iranienne et aller chercher de nouveaux records.
08:00Qu'est-ce qu'on peut dire de cette mécanique ?
08:02Et qu'est-ce qu'on peut dire aussi de la manière dont les autres marchés se comportent pendant que
08:07les actions rebondissent ?
08:08Il y avait quand même à nouveau une corrélation très forte entre les actions et les obligations qui ont corrigé
08:12en même temps au démarrage de cette crise.
08:14Et là, on voit à nouveau un peu de déconnexion entre ces marchés-là.
08:18Tout à fait.
08:18Donc, on a eu un...
08:19Le mois a été bien choisi de refermer la séquence iranienne.
08:23Quand on regarde le marché actions, on a l'impression que la crise est presque complètement derrière nous.
08:29On regarde maintenant déjà l'étape d'après, quels sont les moteurs positifs et les inquiétudes négatives sur les actions
08:39qu'on avait dans l'épisode d'avant-guerre.
08:42Alors qu'effectivement, par exemple, si on regarde le marché obligataire, on est toujours dans une séquence qui est beaucoup
08:47moins optimiste,
08:49avec des attentes d'intervention de banquiers centraux qui sont assez agressives, entre guillemets.
08:57Le marché s'attend à plus de deux hausses de la part de la BCE, une hausse et demie de
09:01la part de la Banque d'Angleterre.
09:03Pas de resserrement sur le côté américain, mais c'est encore une autre histoire.
09:06Mais pas de baisses de taux.
09:07Alors qu'on attendait des baisses de taux.
09:09On a effacé des baisses de taux.
09:10Oui, voilà, c'est ça.
09:11Exactement.
09:12Donc en fait, on est dans une séquence qui est beaucoup plus prudente.
09:16Il y a plusieurs facteurs qui peuvent expliquer cela, mais on peut notamment citer le fait que les banquiers centraux
09:23ont été beaucoup plus vocaux
09:24sur le fait d'une action potentiellement préemptive, que l'impact de l'énergie risque d'avoir des effets de
09:32second tour sur l'inflation
09:33et que ça sera leur priorité en comparaison par rapport à l'impact sur la croissance notamment.
09:38Et en fait, on sent quelque part dans la communication une volonté de stabiliser les anticipations d'inflation long terme
09:45qui n'ont, eux, pas bougé.
09:49Et peut-être quelque part une sorte de mea culpa par rapport à l'épisode de 2022
09:55où on parlait de l'inflation transitoire, où on a considéré que les banquiers centraux ont été très en retard
10:00dans la séquence pour réagir.
10:02Et peut-être qu'ils veulent quelque part montrer les bons élèves, montrer la bonne façon de faire
10:07en ayant une communication qui est particulièrement agressive et d'ailleurs sur laquelle on voit un certain retour sur la
10:15période très récente.
10:16Et donc ça, ça, effectivement, ça maintient la pression sur ces marchés obligataires.
10:21Sur la partie action, Zakaria, ça peut apparaître légitime que les actions décident de regarder au travers.
10:30J'allais dire, un peu plus d'inflation, c'est pas forcément mauvais pour les entreprises, en tout cas pour
10:35toutes les entreprises.
10:36Que ce soit un sujet pour le marché obligataire, je l'entends.
10:39Pour certaines entreprises, un peu plus d'inflation, ça peut ne pas être mauvais, encore une fois.
10:45Non, pas du tout. Et peut-être que c'est ça qui guide un peu les décisions d'investissement.
10:49C'est qu'aujourd'hui, si on se dit qu'il va y avoir une inflation quelque part transitoire,
10:55on va se focaliser sur les entreprises qui ont le plus de pricing power,
10:57qui ont la capacité à faire passer la hausse des coûts directement aux consommateurs.
11:03Donc, il y a certains secteurs, certains segments, je pense, sur lesquels il y a plus à faire dans la
11:09séquence actuelle.
11:11Mais sur le rebond, en fait, ce qu'on peut noter aussi, c'est la violence, d'une part, du
11:15rebond.
11:16Parce que c'est quand même, ça s'est fait sur très peu de cessions.
11:19Si on regarde sur le SPI, la hausse, elle est dans le...
11:24Enfin, si on regarde la distribution, on est dans la queue de distribution,
11:27c'est 99,7% de hausse de...
11:32C'est 0,3% des fois, on a vu une hausse aussi rapide sur un épisode aussi court.
11:38On est dans une anomalie statistique, pour dire les choses un peu simplement.
11:41Voilà, exactement.
11:42On voit que les marchés à plus haut bêta en réagissent également.
11:46On voit aussi, par exemple, que sur le marché du crédit,
11:48on est un peu plus inquiet sur la partie européenne que sur la partie américaine.
11:53Même si on sort, je vous rappelle qu'on sort de la séquence en début d'année,
11:57où tout le monde ne parlait que de la dette privée aux Etats-Unis,
11:59et de l'impact que ça va avoir sur le marché du crédit.
12:02Là, quand on voit les primes de risque,
12:04la prime de risque est quelque part plus élevée en proportionnel sur la partie Europe,
12:09peut-être liée au sujet sur l'énergie,
12:11qu'aux Etats-Unis, où même les données macro ne sont pas exceptionnelles,
12:17mais ne sont pas mauvaises non plus.
12:18Bon, Florent, anatomie effectivement de cette séquence,
12:21et dans quel état on retrouve les marchés, là,
12:25en cette quasi fin de septième semaine de crise dans le Golfe ?
12:30Et comment vous comprenez notamment le message des actions
12:32par rapport au message des obligations, voire des marchés pétroliers ?
12:35Alors, il nous semble qu'effectivement,
12:37le marché actions a raison de rester constructif.
12:42On partage cette analyse qu'on peut envisager l'avenir avec une relative sérénité.
12:48En effet, il nous semble que les deux partis,
12:51Etats-Unis d'un côté et Iran de l'autre, n'ont pas les moyens de leurs ambitions.
12:56Chaque camp a des faiblesses qu'il n'arrivera pas à surmonter,
12:59ce qui obligera, de notre point de vue,
13:00à un dénouement, d'une manière ou d'une autre, de la crise.
13:04Effectivement, du côté américain,
13:05on connaît les raisons qui amènent l'administration Trump à transiger.
13:10Le fait que Trump soit très isolé par rapport à son entourage immédiat et à son électorat.
13:16Le fait que les mid-terms arrivent et que les problématiques de l'inflation
13:21qui voient le jour de nouveau aux Etats-Unis vont également peser sur son électorat.
13:26Donc tout ça, effectivement,
13:28et si on ajoute en plus l'érosion des stocks de munitions de l'armée américaine,
13:34tout ça milite plutôt pour un arrêt des hostilités.
13:38Et du côté iranien, on a là aussi quand même une situation économique
13:43qui ne peut que s'empirer si le blocus conjoint du Détroit,
13:49à la fois par les Américains et les Iraniens, persistent.
13:55On a aussi une situation militaire fortement dégradée du côté iranien
13:59puisque leurs capacités balistiques ont été quand même sérieusement entamées.
14:03Et puis enfin, il y a la pression de la Chine en toile de fond,
14:05qui est un allié de l'Iran,
14:08et qui ne peut non plus tolérer indéfiniment le blocage de ce Détroit
14:13puisqu'on voit que déjà des industriels chinois
14:18se plaignent de la hausse d'un certain nombre de matières premières,
14:22notamment de plastique en tout genre.
14:24Donc on imagine mal la Chine rester durablement inactive.
14:28et donc il y a sans doute une pression chinoise sur l'Iran
14:32pour se mettre à la table des négociations.
14:34Tout ça peut expliquer le rebond des marchés actions.
14:38En tout cas, c'est comme ça que nous, on l'envisage
14:41parce qu'une fois qu'on a mis de côté cette séquence,
14:45il reste quoi ?
14:46Il reste un peu plus d'inflation effectivement sur les 12 mois qui viennent.
14:50Mais comme tu l'as dit, comme ça a été indiqué à l'instant,
14:53les actions sont finalement l'actif qui protège sans doute le mieux de l'inflation.
14:58Donc il n'y a pas une incohérence à envisager un surcroît d'inflation
15:02et un rebond du marché actions.
15:04Et puis on a toujours cette formidable vague technologique,
15:08la productivité qui va avec,
15:10donc thématique qui est fortement présente depuis 12 mois,
15:13qui le demeure.
15:13Et finalement, tout ça, on porte l'éventuelle inquiétude
15:17sur un prix du baril qui serait un peu plus élevé pendant quelques mois.
15:21Donc quand on met dans la balance la dynamique de fonds
15:25sur la productivité, les investissements massifs dans la technologie
15:28et de l'autre, une situation au Moyen-Orient qui devrait se résorber,
15:34effectivement, c'est la dimension positive qui l'emporte
15:36et les marchés actions retrouvent des couleurs.
15:39A l'inverse, effectivement, sur le côté obligataire,
15:41puisque c'est la seconde partie de ta question,
15:43un gérant obligataire, effectivement, lui, ce qui retient,
15:46c'est qu'il va y avoir un petit peu plus d'inflation.
15:48Donc ça milite effectivement pour des rendements un peu plus élevés,
15:52pour intégrer ce surcroît d'inflation.
15:55Il y a aussi le fait que ça va encore une fois,
16:00disons, pousser dans le rouge les finances publiques,
16:02puisque un peu partout en Europe, notamment,
16:05on voit qu'un soutien à la consommation se met en place
16:08de manière différente.
16:10Mais bon, ce n'est pas favorable aux finances publiques.
16:12Donc tout ça explique aussi qu'on est quelques dizaines
16:14de points de base de plus qui viennent s'installer
16:17sur les marchés obligataires.
16:18Donc tout ça, nous sommes dans l'ensemble assez cohérents.
16:21Sur le rebond des actions, notamment, Alain,
16:24qu'est-ce que vous apportez à l'analyse ?
16:26De quelle manière ça s'est fait ?
16:28La tech a quand même pas mal emmené ce rebond.
16:32Alors effectivement, le thème technologique
16:34est un thème structurant, structurel dans les portefeuilles.
16:38Mais c'est vrai qu'avant le conflit,
16:40c'était un trade un peu moins évident.
16:42C'est-à-dire qu'on comprenait que l'IA pouvait créer
16:44beaucoup de valeur d'un côté,
16:46pouvait en détruire aussi beaucoup.
16:48Les Mac 7, je crois, avaient laissé un pic
16:51derrière nous au mois d'octobre.
16:54Donc il y avait quand même d'autres choix
16:56que la seule partie tech en début d'année.
16:59Et là, ça s'est quand même bien reconcentré.
17:00Vous bougez ce qui a été dit.
17:01Alors en complément, moi ce que je dirais,
17:03c'est que d'abord, nous, depuis le départ de la crise,
17:07on est resté investi en fait sur l'idée
17:09que ça allait être pénible et que ça ne durerait pas longtemps.
17:13Ce n'est pas complètement terminé quand même,
17:14mais je pense que le marché, en tout cas,
17:16c'est bien le consensus qui est là aujourd'hui.
17:18Maintenant, je ne sais pas si on était les seuls,
17:20je pense qu'on n'est pas du tout les seuls à penser ça.
17:22Et donc, comment analyser le rebond assez brutal du marché ?
17:25Moi, j'ai l'impression que c'est plutôt des couvertures de short
17:26parce que les longs only, ce n'étaient pas vraiment désinvestis.
17:30Ce qui pourrait expliquer un peu la rapidité.
17:32C'est-à-dire qu'à partir du moment où ça ne va pas se détériorer davantage,
17:35les shorts coupent et ça donne un rebond anormalement fort, je trouve.
17:40Mais enfin bon, voilà.
17:41Maintenant, une fois que c'est fait...
17:42Donc, c'est plus l'évacuation des scénarios les plus pessimistes,
17:44en fait, qui a permis ce rebond,
17:46plutôt que le vrai cheminement à la normale.
17:50Peut-être un peu rapide.
17:51Et par rapport à la tech, c'est vrai que depuis,
17:53notamment en janvier-février, il y avait plutôt une thématique
17:55où, à part tout ce qui est très en amont,
18:00c'est les semi-conducteurs qui bénéficient de toute façon
18:02de tous les investissements,
18:03la forte hausse des investissements dans l'IA,
18:05ce qui est plutôt bon en soi à long terme,
18:07mais pour les acteurs impliqués,
18:09ça veut dire plus d'endettement, plus de capex
18:11et peut-être des retours, ce qui est plutôt investi,
18:13où on se posait des questions sur...
18:15Pas que le chiffre d'affaires a augmenté,
18:16ça c'est sûr qu'il y a beaucoup de croissance,
18:18mais est-ce que le retour sera aussi fort qu'avant ?
18:20Et donc, ça avait entraîné un petit de-rating de ces valeurs-là,
18:24même si elles continuent à croître.
18:25Et donc, dans l'environnement où, tout d'un coup,
18:27le pétrole est plus cher, la conso, on ne sait plus très bien,
18:29les flux internationaux, le tourisme,
18:31beaucoup de choses deviennent à nouveau un peu moins certaines,
18:34il y a une sorte de « flight to quality »
18:35vers des valeurs où on sait que le boom de l'IA,
18:37l'investissement, etc., ça continue quoi qu'il arrive, quasiment,
18:39sauf s'il n'y avait plus de production de semi-conducteurs,
18:41plus d'hélium, etc., mais a priori, ça continue.
18:44Donc, quelque part, pour les investisseurs,
18:46c'est une sorte de retour aux fondamentaux.
18:48Dans un monde où la croissance est un peu menacée, quand même,
18:51on se replie vers ceux qui ont du pricing power,
18:55ceux qui ont une croissance qui demeure,
18:56et tous les résultats qui sont sortis entre-temps
18:58montrent que ça continue.
18:59Donc, quelque part, c'est un peu le retour au belcail
19:03des valeurs de qualité.
19:04Maintenant, si on se projette un petit peu,
19:06c'est vrai qu'on peut dire,
19:07« Ok, on a quasiment repris tout,
19:09on est revenu retomber au niveau d'avant. »
19:12Et pourtant, on voit bien que sur les marchés obligataires,
19:13ce n'est pas le cas,
19:14on voit bien qu'un beau s'est détendu,
19:17le pétrole, il ne circule pas dans les droits de l'Hormuz,
19:19si ça continue comme ça, on va quand même avoir des pénuries,
19:21de l'inflation, etc.
19:23Donc, il y a quand même une tension qui demeure,
19:25et si on regarde les bénéfices par action,
19:26ce qui est incroyable, c'est que le consensus
19:28aux États-Unis, et même en Europe,
19:29a légèrement augmenté.
19:31Pourquoi ?
19:31À mon avis, c'est parce que tous les gens
19:32qui sont sur les valeurs d'énergie,
19:35c'était assez facile d'augmenter les attentes,
19:36on voit bien,
19:38plus de marge de raffinage,
19:39plus de marge de pétrole produit,
19:43là, forcément, c'est bon.
19:44En revanche, pour tous ceux qui vont un peu être pédalisés
19:47dans la consommation, notamment,
19:48dans le tourisme, etc.,
19:49pour l'instant, les dents de graines ne sont pas là.
19:51Les années se préfèrent attendre.
19:54Autant mettre les cours du pétrole
19:55dans un modèle pour du l'eau et de gaz,
19:57c'est assez simple.
19:58Pour l'instant, j'ai l'impression
19:58que le consensus est un peu flatteur,
20:00parce qu'il n'a pris que les bonnes nouvelles
20:02pour les secteurs concernés,
20:04mais il n'a pas vraiment encore dégradé
20:06les secteurs qui vont poser problème.
20:07Et donc, là, on arrive dans la période de résultats,
20:09et donc, attention à ceux qui vont commencer à...
20:12Et c'est l'enjeu dès cette saison, Alain ?
20:14Oui, parce que d'abord, le mois de mars a joué,
20:16et puis si les entreprises sentent que ça ne va pas,
20:18elles vont commencer à jouer sur l'outlook.
20:21Donc, problème prudence.
20:22Je dirais, à mon avis, ça me trompait,
20:24mais la séquence maintenant,
20:25c'est plutôt un marché qui va tenir sur ses niveaux,
20:28mais on pourrait avoir un peu de rotation sectorielle
20:30en fonction des résultats des sociétés.
20:32Et là aussi, du stock picking,
20:33parce qu'entre ceux qui résistent bien
20:35et ceux qui résistent moins bien,
20:36c'est là qu'on va faire une forme de tri.
20:39Maintenant, il ne faut quand même pas se leurrer
20:40avec le prix de l'essence tel qu'il est, etc.
20:43Il y a des gens qui vont être obligés
20:44de faire des arbitrages de consommation.
20:46Et puis, les taux plus élevés,
20:47c'est quand même pénalisant.
20:49Quand on voit le secteur de la construction,
20:50qui est quand même bien compliqué en Europe,
20:52mais pas que.
20:54Si les taux d'emprunt immobiliers
20:56sont 30, 40 bips plus chers,
20:59ça ne va pas aider.
21:00Le thème de la reprise en Europe,
21:02c'était le thème fort de début de l'année.
21:05On avait envie de se projeter stratégiquement
21:07sur une reprise cyclique.
21:08Il fallait être cyclique dans les portefeuilles, etc.
21:11Ce sera peut-être un peu moins le cas.
21:13Disons que tout ce qui est industrie,
21:14les cycles d'investissement,
21:16tout ce qui est lié à l'IA, etc.
21:17On avait vu les schnendres, etc.
21:18Ça a rebondi très très vite.
21:19Vous êtes connecté à un data center ?
21:21Maintenant, ça va.
21:21On se pose des questions sur le luxe,
21:22ce n'est pas la consommation courante.
21:23Mais on revient à la consommation globalement,
21:25elle est un peu fragile en ce moment.
21:27Avec quel état d'esprit on repart,
21:30ou on part partant de ce point-là désormais,
21:34Zachary ?
21:34Est-ce qu'on revient quand même peu ou prou
21:38au scénario, au schéma de marché
21:40qu'on avait en tête en début d'année ?
21:42Ou est-ce qu'il faut vraiment
21:43complètement réviser la suite de l'histoire ?
21:47Je pense que dans une allocation de diversité,
21:49il faut prendre acte.
21:51Il s'est passé dans quelque chose.
21:53La chose qui s'est passée,
21:54c'est dans le calibrage du risque.
21:56C'est-à-dire que très concrètement,
21:59beaucoup d'investisseurs,
22:01beaucoup de modèles,
22:02regardent un peu le niveau de volatilité
22:04pour ajuster,
22:05pour définir la taille
22:07de leur exposition risquée en portefeuille.
22:10Et en fait, avec le choc
22:11qu'on a eu sur le mois de mars,
22:14ça pousse effectivement par rapport...
22:17En rentrant dans la séquence,
22:18pour beaucoup d'investisseurs,
22:19la logique était de dire
22:20choc géopolitique avec l'administration Trump,
22:23on en a connu pas mal,
22:25on a connu Grandland,
22:25on a connu Venezuela,
22:26on a connu l'Iran 1.
22:28C'est un petit V,
22:29c'est une opportunité d'achat,
22:31c'est un petit peu de vol sur le marché,
22:33mais rien de...
22:35Il n'y a pas de péril dans la demeure.
22:37Il n'y a pas de rupture.
22:38Voilà.
22:38Aujourd'hui,
22:39on est plutôt dans une logique
22:40de se dire,
22:41en fait,
22:41le marché reste fragile.
22:44Effectivement,
22:45quand on regarde
22:45les informations
22:47qui proviennent,
22:49ce sont plutôt
22:50dans le côté positif
22:51de résolution.
22:52Et effectivement,
22:53c'est un win-win,
22:55c'est ce qui semble être
22:57le plus logique,
22:58mais en fait,
22:58on ne peut pas...
22:59On voit que la volatilité
23:01reste relativement élevée
23:02et notamment la volatilité
23:03intra-day.
23:04C'est-à-dire,
23:04sur une séance,
23:05en fait,
23:06on voit des marchés
23:07qui font des mouvements
23:08de plus 2,
23:08plus 3.
23:09Ce n'est pas le fonctionnement
23:12normal de marché.
23:13Donc,
23:13par rapport à cela,
23:14il faut avoir un peu de prudence
23:16à court terme
23:18par rapport à
23:20un scénario de crise.
23:21Une des choses
23:22qu'on peut remarquer,
23:23c'est que la volatilité,
23:24on va dire future,
23:25implicite,
23:25projetée du marché,
23:26le coût pour se protéger
23:29aujourd'hui
23:29est revenu
23:30et il est un peu
23:31plus bon marché.
23:32Donc,
23:32une des façons de faire,
23:33c'est plutôt
23:34de prendre du risque
23:35tout en gardant
23:36des protections
23:37contre les cas extrêmes
23:38parce qu'on a vu
23:39qu'en fait,
23:39aujourd'hui,
23:40on est dans un élan
23:42d'optimisme.
23:42Comprends.
23:43Si on a vraiment
23:45un scénario adverse
23:46par rapport à ce qui se passe
23:47en Iran,
23:48ce sera un choc de marché
23:49qui peut être
23:51tout aussi rapide
23:51que le pricing
23:53du scénario positif.
23:54Par contre,
23:55sur la partie taux,
23:56on voit qu'il y a encore
23:56de la valeur
23:57parce qu'en fait,
23:58on pense que
23:59les banquiers sont trop,
24:01ils ont activé
24:02un outil de politique monétaire
24:03qui est la langue,
24:04qui est la communication
24:05et qu'au-delà de cela...
24:07Le chien qui aboie
24:07mais qui ne mord pas
24:08ou pas trop.
24:09Ou pas trop.
24:10En tout cas,
24:11voilà.
24:12Donc,
24:12en fait,
24:13si on ouvre
24:14les bouquins académiques
24:15quand vous avez
24:16un choc de l'énergie,
24:17une banque centrale,
24:18elle ne peut rien y faire,
24:19c'est sur les effets
24:20de seconde round,
24:21ok,
24:21mais à court terme,
24:23en fait,
24:23c'est plutôt l'impact
24:24sur la croissance
24:24qui risquerait de primer.
24:27Mais par contre,
24:27il y a cette logique
24:28de laisser l'inflation,
24:30on va dire,
24:31ne pas faire désancrer
24:33les anticipations
24:33de l'inflation.
24:34Donc,
24:34on pense qu'à taux court terme,
24:36c'est plutôt sur la partie
24:37courte de la courte,
24:38notamment en Europe,
24:39où il y a des choses
24:40à faire.
24:41Il y a un peu de valeur.
24:41Les taux courts
24:42sont peut-être trop élevés
24:43aujourd'hui par rapport
24:44à ce qui va vraiment se passer
24:45du côté des banques centrales.
24:46Exactement,
24:47dans l'absolu
24:47et en relatif
24:48par rapport
24:49à certaines poches
24:50d'actifs.
24:52Mais sur les taux longs,
24:53ça veut dire quoi ?
24:54On prend acte
24:54qu'on a refranchi
24:57une marche à la hausse
24:58et qu'il n'y a pas de raison
24:59que cette prime
25:00sur les parties longues
25:01s'estompe ou disparaisse ?
25:03On a des sujets,
25:04il reste des sujets
25:05sur la fiscalité,
25:06mine de rien.
25:06En fait,
25:07on voit,
25:07et c'est peut-être pour ça
25:08que ça explique aussi
25:09pourquoi les gouvernements,
25:11on n'a pas eu
25:11le quoi qu'ils ont.
25:13Voilà,
25:14exactement.
25:14On a des communications
25:17un peu timides,
25:19on a des schémas
25:19un peu ciblés,
25:20on a des réductions
25:22de taxes
25:22mais sur deux semaines,
25:24on a des schémas
25:25qui sont très temporaires
25:27pour rassurer
25:27notamment le marché.
25:28On voit,
25:28en fait,
25:29l'exemple de l'Italie
25:29et de la France,
25:30il est très clair,
25:33c'est-à-dire que les marchés
25:34sont là pour sanctionner
25:35tout écart de fiscalité
25:37et c'est pour ça
25:38qu'il y a un peu plus
25:39de risques
25:39sur la partie longue
25:41et notamment,
25:42si on revient
25:43à un des thèmes
25:44de l'année dernière
25:45qu'on projetait
25:46arriver justement
25:47par rapport
25:47à une plus forte croissance,
25:48c'est l'impulsion fiscale
25:50allemande notamment.
25:52Avec quel thème
25:53on a envie
25:53de repartir là,
25:55Florent,
25:55effectivement ?
25:57quels sont les thèmes
25:58qui vous paraissent
25:58les plus solides
26:00pour accompagner
26:01à nouveau
26:02le mouvement
26:03des marchés ?
26:04La tech reste incontournable ?
26:06Dans l'histoire de la tech,
26:07il y a eu quand même
26:07cette fracture,
26:08vous le disiez,
26:09entre la partie
26:11équipementier,
26:11semi-conducteur
26:12et la partie software
26:14notamment.
26:15Est-ce que c'est un écart
26:17qui peut encore grandir
26:18ou est-ce qu'à un moment,
26:19il y a l'idée
26:20que le marché
26:21peut reconsidérer
26:22par exemple
26:23cette fracture
26:24au sein de l'univers tech
26:25et puis est-ce qu'il y a
26:26d'autres choses
26:27que la seule technologie
26:28qui mérite à nouveau
26:29d'être portée
26:31dans les portefeuilles ?
26:33Pour nous,
26:34cette séquence
26:34qu'on vient de vivre
26:35et qui n'est pas
26:35complètement terminée
26:38valide le schéma
26:40d'ensemble
26:40dans lequel on s'inscrit
26:41déjà depuis plus d'un an
26:43à savoir
26:45que l'économie mondiale
26:46et la performance
26:48des marchés
26:48va être structurée
26:49par la rivalité
26:49entre la Chine
26:51et les Etats-Unis
26:52puisque derrière
26:54l'offensive conduite
26:55contre l'Iran,
26:56il y a sans doute
26:57aussi en toile de fond
26:59la volonté
27:00d'affaiblir
27:01un des alliés
27:02de la Chine
27:03c'est quand même
27:03le cadre
27:04qui structure
27:06l'action américaine
27:08et donc
27:10effectivement
27:10toutes les thématiques
27:11qu'on évoque
27:12depuis plus de 12 mois
27:13sur ce plateau
27:14à savoir
27:16souveraineté
27:16plus de protectionnisme
27:19sont évidemment
27:21impulsions militaires
27:22significatives
27:23couplées avec la technologie
27:25bon c'est
27:25ce qu'on vient de vivre
27:26valide
27:27cette entrée
27:29dans un monde
27:30qui est
27:31moins tourné
27:33vers la consommation
27:34des ménages
27:35mais beaucoup plus
27:36vers une rivalité
27:38géopolitique
27:38d'ensemble
27:39donc ça signifie quoi
27:40si on dit
27:43conflictualité
27:43économique et militaire
27:45et protectionniste
27:47ça signifie
27:48effectivement
27:48structurellement
27:48plus d'inflation
27:50on le disait avant
27:51on le dit encore
27:52plus maintenant
27:54ça valise ce schéma là
27:56et ça veut dire quoi
27:57très concrètement
27:59ça veut dire
28:00qu'effectivement
28:01la question
28:01des portefeuilles
28:02obligataires
28:03se pose
28:04pleinement
28:06autant l'activation
28:07on l'a dit
28:07on peut
28:08on peut trouver
28:10une voie
28:10pour l'activation
28:11dans un environnement
28:13inflationniste
28:14on sait
28:15comment
28:15aller chercher
28:17des valeurs
28:19qui ont un
28:19pricing power
28:20ou effectivement
28:21des valeurs
28:21qui sont portées
28:22par cette séquence
28:23militaro-industrielle
28:25autant sur l'obligataire
28:26on voit moins
28:27on voit moins l'issue
28:29et on peut s'interroger
28:30sur le niveau
28:31actuel des taux
28:32qui pour répondre
28:34à ta question
28:35effectivement
28:35devrait rester à ces niveaux là
28:36on ne voit pas pourquoi
28:37cette prime de risque
28:38supplémentaire
28:39disparaîtrait
28:39parce qu'elle reflète
28:40effectivement
28:41cette nouvelle séquence
28:42et on peut même se demander
28:43si elle ne devrait pas
28:43être plus élevée
28:45dans un monde
28:46aussi conflictuel
28:47et protectionniste
28:49que celui
28:49vers lequel
28:50on s'oriente
28:52et donc
28:53effectivement
28:53prudence
28:54sur la partie
28:55obligataire
28:56notamment souveraine
28:57parce qu'au-delà
28:58de la question
28:59de l'inflation
28:59il y a la question
29:00de la soutenabilité
29:01des dettes
29:03qui ne l'est pas
29:05en tout cas
29:06dans la zone euro
29:06puisqu'on a des niveaux
29:07de croissance
29:08chaque jour
29:09qui passe
29:09avec des taux
29:10à 4,5 ou 5%
29:11oui
29:11rend la question
29:13de la soutenabilité
29:13plus difficile
29:15voilà
29:15disons que la croissance
29:17n'est pas du tout
29:17à la hauteur
29:18de ce qu'il faudrait
29:19pour que
29:20ces dettes
29:21soient soutenables
29:22donc
29:23on est dans une équation
29:25difficile à résoudre
29:26avec peu de croissance
29:27des niveaux d'endettement
29:28élevés
29:29et qui ne peuvent
29:30que s'accroître
29:31puisqu'il faut financer
29:32les dépenses massives
29:34dans le secteur militaire
29:36dans le secteur
29:37du climat
29:39la biodiversité
29:41la protection sociale
29:43puisque les populations
29:44les électorats
29:44sont vraiment en demande
29:47et donc
29:49effectivement
29:49c'est difficile
29:51d'être très enthousiaste
29:52quand on achète
29:52de la dette souveraine
29:53européenne
29:54notamment
29:55face à tous ces enjeux
29:57d'avoir des rendements
29:57un peu plus élevés
29:58ce n'est pas forcément
29:59une source d'enthousiasme
30:00il faudrait qu'ils soient
30:01beaucoup plus élevés
30:03que ce qu'ils ne sont
30:03actuellement
30:04quand on énumère
30:06ce que je viens de faire
30:08l'ensemble
30:09plein faux
30:09sur ces marchés
30:10puisque
30:10cette situation
30:12se soldera
30:14soit par
30:15effectivement
30:16des banques centrales
30:16qui laisseront filer
30:17les taux
30:19les taux longs
30:20afin de s'ajuster
30:21à la nouvelle donne
30:21mais auquel cas
30:22le porteur obligataire
30:23sera lésé
30:25ou alors
30:27on aura
30:27effectivement
30:28des banques centrales
30:28qui seront de plus en plus
30:29interventionnistes
30:30avec des retours
30:30des quantitatives
30:31mais là aussi
30:32le porteur obligataire
30:33pourrait en souffrir
30:34aussi
30:35donc dans tous les cas
30:36on ne voit pas
30:37qu'elle pourrait être
30:37l'issue
30:38donc c'est vrai
30:38que les actions
30:39finalement
30:39semblent être
30:40l'actif refuge
30:41et pour reprendre
30:42ce que tu disais
30:42la tech
30:43est peut-être
30:44la valeur de qualité
30:45dans ce monde
30:48inflationniste
30:48bon
30:49qu'est-ce que
30:49les premières leçons
30:51des premières publications
30:52un peu emblématiques
30:53en Europe
30:53Alain ?
30:54en Europe
30:54il y avait peu de choses
30:55aux Etats-Unis
30:55on avait les banques
30:57les banques
30:58c'était vraiment
30:59company based
30:59il y en avait
31:00qui étaient bien
31:01d'autres moins bien
31:02le Citi
31:03c'était bien
31:03Banca of America
31:04c'était moins bien
31:06Morgan en moyen
31:07Goldman Sachs
31:07bof
31:07il n'y a pas vraiment
31:09de grandes tendances
31:09qui ressort là-dessus
31:10en Europe
31:11on a eu quoi ?
31:12le luxe
31:13le luxe
31:14oui
31:15bof
31:15j'allais dire bof
31:16non mais
31:18je me souviens peut-être
31:20j'étais relativement
31:21le luxe
31:22c'était la tech
31:24c'était la valeur
31:26qui s'appelait PTR
31:28qui s'appelle Kering
31:28aujourd'hui
31:29c'est des valeurs de qualité
31:30mais quand même
31:30et pas pendant un an
31:31pendant un cycle
31:33plus qu'un cycle
31:34alors tu vois
31:35ceci l'année dernière
31:35moi j'ai quand même bien
31:36insisté sur le luxe
31:37tout le monde pensait
31:38que 25 c'était
31:39l'année noire
31:40et qu'à partir de 26
31:41on repartait comme avant
31:42j'ai toujours dit non
31:43quelque chose
31:44ça se confirme
31:45rien de dramatique
31:47non plus
31:47mais que
31:47le 26
31:48ça serait une année
31:49de digestion
31:49pour l'instant
31:50on a LVMH
31:52à 1
31:52à 0,1
31:53Kering à 0
31:54et Hermès
31:55oh mon dieu
31:56à plus 6
31:57c'est horrible
31:57mais c'est
31:58c'est encore du conjoncturel
32:00ou ça devient à force
32:01du structurel
32:02est-ce qu'il y a un problème
32:03dans ces groupes
32:04de positionnement
32:05d'offres
32:06par rapport à une demande
32:07qui a changé de nature
32:08peut-être
32:09profondément
32:10j'en sais rien
32:10alors
32:11non
32:11je pense que c'est plus
32:13conjoncturel
32:14que structurel
32:14enfin pourquoi
32:15parce qu'en fait
32:16ce qui a porté le luxe
32:17c'est quand même
32:17la Chine
32:18qui est de plus en plus
32:19pas seulement
32:19c'est pas comme l'auto
32:20non mais c'est qu'il y a
32:21de plus en plus
32:22de classes moyennes supérieures
32:23qui ont envie de consommer
32:24dans ces pays-là
32:25ça ressemble à la fatigue
32:26et quand on voit le succès
32:26des US
32:28peut-être porté
32:29par un effet richesse
32:30lié au marché
32:30ce qui est assez intéressant
32:32de voir dans les résultats
32:33de ce trimestre
32:34c'est que les Etats-Unis
32:35qui génèrent la croissance
32:35les médias
32:36booming
32:37même chez Kering
32:38Gucci
32:38t'as plus suite
32:39aux Etats-Unis
32:41alors chez Hermès
32:42on a plus rien
32:43c'est plus la dynamique
32:44de l'émergence
32:44d'une classe moyenne
32:45non non mais je veux dire
32:46il y a un effet richesse
32:47globalement
32:48c'est un pays
32:49où on pourrait dire
32:49que le luxe
32:50pourrait se démoder
32:50parce que finalement
32:51ils sont très riches
32:52ils n'ont pas que ça à faire
32:52ça marche encore très bien
32:54donc ça veut dire
32:55que pour le pays
32:55le plus riche
32:56le plus mûr possible
32:58dire que le luxe est mûr
32:59quand on voit
32:59ce qui se passe aux US
33:01quelque part
33:01ça peut encore marcher
33:03chez des gens
33:03qui ont tout vu
33:04tout entendu
33:04qui sont déjà très riches
33:05ils sont quand même
33:06contents de consommer
33:07donc pour moi
33:08la mécanique
33:08elle n'est pas terminée
33:09maintenant c'est vrai
33:10qu'en Chine
33:10il y a une sorte de tassement
33:13parce que l'enrichissement
33:14est un peu moindre
33:14parce que
33:15il y a des politiques
33:16etc
33:17il y a aussi des marques locales
33:18qui arrivent
33:19mais j'ai l'impression
33:20quand même que
33:20pour moi
33:21c'est pas terminé
33:21d'accord
33:22on retrouvera quand même
33:24des nouveaux croissants
33:24pas ceux du Covid
33:25le post-Covid
33:26le post-Covid
33:27a un peu
33:28une baisse de Covid
33:29donc on est des années
33:30à 20-30
33:30on ne peut pas faire 20-30
33:31le luxe en gros
33:32c'était les années folles
33:34eux-mêmes le disaient
33:35la thèse de luxe sur 40 ans
33:36c'est que si on a un PIB
33:37à 3-4
33:38le luxe sera à 7-8
33:39alors du coup
33:39si on est dans des perspectives
33:41à 40 ans
33:41je ne sais pas
33:42on trouve des niveaux
33:43de valorisation
33:44qui redeviennent intéressants
33:45où il y a toujours mieux
33:47à faire que le luxe
33:47les marques sont désirables
33:49je pense pour la plupart
33:51on parlera de Kering
33:52il y a une question de Gucci
33:52qui est toujours trop
33:54dépendant de Gucci
33:54aujourd'hui
33:55ils ont fait
33:56évidemment
33:56le management annonce
33:57beaucoup de bonnes choses
33:58mais ce qui déçoit le marché
34:00c'est qu'il dit
34:00que son objectif est à 2030
34:02donc c'est bien
34:03pour un entrepreneur
34:04parce que c'est normal
34:05tout se fait pas en un jour
34:06maintenant pour monsieur Marché
34:08qui était un peu douché
34:09hier matin
34:09par les résultats
34:10il se dit
34:11bon bah ok
34:11ils font le boulot
34:12mais en attendant
34:13je peux faire autre chose
34:14ouais c'est ça
34:14donc c'est un peu
34:15d'aide-monnaie
34:16donc oui
34:17c'est un peu comme
34:17Hermès hier
34:18c'est-à-dire le rebond
34:19va pas être immédiat
34:20mais je pense que
34:21on a du Hermès
34:21qu'on conserve
34:22si on est là pour
34:23Kering
34:23on est un peu plus habitué
34:24moi j'en ai pas
34:27Hermès
34:28c'est rare
34:29de voir le titre
34:30Hermès perdre 10%
34:31sur une publication
34:32évidemment le PE
34:34ça veut pas dire grand chose
34:35mais enfin
34:36hier
34:39Kering
34:39et Hermès
34:40sont sur les mêmes multiples
34:4136 fois 2026
34:42alors c'est pas le même profil
34:44Hermès a dû se payer
34:4550, 60, 70 fois
34:46sauf que Kering
34:48ça a beaucoup
34:48enfin le problème
34:49c'est que Kering
34:49ok ils sont en train
34:50de faire le boulot
34:51mais il y a encore pas longtemps
34:52on était à 10-15 fois
34:53les résultats
34:54et puis le titre
34:55a énormément monté
34:56sur des espoirs
34:57de recovery
34:57et pour l'instant
34:58comme la recovery
34:59tarde un peu
35:00on est à 36 fois 2026
35:01donc ça a intérêt
35:02à s'améliorer
35:03parce que sinon
35:04ça va pas le faire
35:05mais plus généralement
35:06je dirais
35:06non dans le luxe
35:07moi je pense que ça reste
35:08une thématique
35:09de moyen terme
35:10maintenant pour l'instant
35:11c'est d'être monnaie
35:11c'est sûr
35:12un truc qui marche
35:13encore bien dans le luxe
35:14alors c'est peut-être
35:15un peu compliqué
35:16pour la maroquinerie
35:16qui est évidemment
35:17un gros sujet
35:18mais l'aspect joaillerie
35:20Richemont nous le dit
35:21on voit les divisions
35:22joaillerie aussi
35:23qui se comportent bien
35:23chez un LVMH
35:25ou des rings
35:26est-ce que ça peut
35:27je sais que c'est une question
35:28un peu récurrente
35:29mais est-ce que ça peut
35:30à un moment déboucher
35:31sur l'idée
35:33d'externaliser
35:34cette valeur
35:35de la joaillerie
35:35pour un groupe
35:36comme LVMH
35:36qui a racheté Tiffany
35:37je sais plus
35:3815, 16, 17 milliards
35:39il y a quelques années
35:40qu'il a peut-être
35:41payé un peu cher
35:42est-ce qu'à un moment
35:43il y aurait une logique
35:44d'avoir un groupe
35:44comme LVMH
35:45qui est presque
35:46un conglomérat aujourd'hui
35:48extraire cette valeur
35:49de la joaillerie
35:50par exemple
35:50ça c'est aussi
35:51poser la question
35:52est-ce qu'ils ont besoin
35:53des vins et spiritueux
35:54c'est une autre question
35:56parce que c'est en croissance
35:57aujourd'hui
35:58et que les vins et spiritueux
35:59à l'inverse
36:00sont plutôt en décroissance
36:00la force d'un groupe de luxe
36:01c'est quand même
36:02d'être relativement diversifié
36:05déjà ne pas dépendre
36:06que d'une seule marque
36:06mais aussi
36:07d'être sur plusieurs piliers
36:08on voit bien
36:09garder cette diversité
36:10on voit bien
36:10cette activité
36:12cette Gucci dépendance
36:14ça crée forcément
36:16une décote
36:16sur cette marque
36:18et donc
36:19non non
36:19je pense que
36:19à mon avis
36:20LVMH
36:20ils sont plutôt
36:21enfin si on regarde
36:23à partir du moment
36:23où ils ont
36:24tout ce qu'il faut
36:25comme cash
36:25ils génèrent
36:26malgré tout
36:27énormément de cash
36:27ils ont un endettement
36:28qui est assez limité
36:29ils rachètent pas mal d'actions
36:32à partir de là
36:33se séparer d'une division
36:34c'est parce qu'il y a mieux à faire
36:36aujourd'hui
36:37je pense que dans le luxe
36:38il y a peu de choses à acquérir
36:39parce qu'il n'y a plus grand chose
36:41et puis ensuite
36:41la valeur
36:41elle se crée plutôt en organique
36:43donc aujourd'hui
36:44je ne vois pas pourquoi
36:45ils iraient se couper
36:45des divisions
36:46entre guillemets
36:47un peu moins performantes
36:48parce qu'aujourd'hui
36:49il n'y a pas de quoi réinvestir
36:50de toute façon
36:51et puis
36:52c'est vrai qu'en ce moment
36:53les juréries marchent mieux
36:54parce que c'est du hard luxury
36:56c'est pour les gens très riches
36:57et ça
36:58les gens très riches
36:58souffrent moins
36:59dans les périodes difficiles
37:00maintenant si on a une période
37:01de redémarrage économique
37:02le luxe un peu plus abordable
37:05un peu plus discrétionnaire
37:06ce n'est pas inintéressant
37:07d'en avoir aussi
37:08je pense que le côté diversifié
37:11d'LVMH
37:11aujourd'hui
37:11ne va pas changer
37:14avec l'histoire
37:15d'une nouvelle génération
37:16aussi il y a un moment
37:16qui prendra le pouvoir
37:17chez LVMH
37:18c'est un grand mystère
37:18les cinq enfants
37:20il n'y a pas de mystère
37:21il y aura une nouvelle génération
37:23à un moment au pouvoir
37:23il y a toujours divisé
37:24pour régner
37:24d'accord
37:25peut-être dans 5-10 ans
37:27c'est un sujet
37:27pour la prochaine génération
37:28qui sera à la tête
37:29de LVMH
37:30quel que soit l'héritier
37:31ou l'héritière
37:31qui prendra
37:32Henri
37:33n'a peut-être pas voulu faire
37:34chez Pinault
37:34et du coup
37:36il le donne
37:36à quelqu'un d'autre
37:39on parlait de la Chine
37:40aussi tout à l'heure
37:41qui disait
37:42Florent
37:43je crois que la Chine
37:44effectivement
37:44avait peut-être
37:45sans doute pesé aussi
37:46auprès de son partenaire
37:48iranien
37:49pour amener
37:50une situation
37:50de négociation
37:51possible
37:52on a lu
37:53vu ici et là
37:54que la Chine
37:55effectivement
37:55sortait
37:56peut-être comme
37:57une des gagnantes
37:57de cette crise
37:58sans y avoir participé
38:01directement
38:01je crois que
38:02les actions chinoises
38:03font partie aussi
38:03des actions
38:04qui ont refermé
38:06en tout cas
38:07cette crise iranienne
38:09ça faisait partie
38:10des grands thèmes
38:11qui se déployaient
38:11depuis quelques mois
38:13ça reste un thème
38:14intéressant selon vous
38:15ou pas
38:15Florent ?
38:16Plus que jamais
38:17effectivement
38:19nous favorisons
38:20la sphère asiatique
38:22dans notre allocation
38:23actions
38:23que vous l'avez compris
38:24on est très favorable
38:25aux actions
38:25mais en particulier
38:27si on doit retenir
38:28un choix
38:29assez significatif
38:30c'est effectivement
38:31la volonté d'investir
38:32autour de
38:33l'écosystème asiatique
38:35donc la Chine
38:36mais également
38:36le Japon
38:36la Corée
38:38sur laquelle
38:38on pense qu'il faut
38:39maintenir
38:40des marchés
38:41qui ont souffert
38:41en premier
38:42dans cette crise
38:42exactement
38:43mais vous dites
38:44l'histoire est
38:44l'histoire est intacte
38:46d'accord
38:48il y a un pôle
38:49de technologie mondiale
38:52indéniable
38:53ça permet
38:54de sortir
38:55effectivement
38:56peut-être
38:57d'un investissement
38:58trop concentré
38:59sur les Etats-Unis
39:00donc
39:01toute cette
39:02sphère
39:03effectivement
39:04Corée
39:04Taïwan
39:05Chine
39:06Japon
39:06est surpondérée
39:08dans nos portefeuilles
39:09et au-delà
39:11de
39:11au-delà
39:13de la dimension
39:14technologique
39:16il y a aussi
39:17effectivement
39:17des pays
39:18dont la sphère
39:19publique
39:20est assez efficace
39:21en termes
39:22de maîtrise
39:23de la qualité
39:26des déficits
39:27puisqu'ils sont là
39:27d'abord
39:28pour l'investissement
39:29productif
39:31de la dérive
39:32de l'endettement
39:33donc finalement
39:33on peut aussi
39:34se demander
39:36si l'environnement
39:37de la sphère publique
39:39finalement
39:39n'est pas mieux géré
39:41ça compte aussi
39:41quand on investit
39:42dans des entreprises
39:43puisqu'une entreprise
39:45quand bien même
39:46elle est extrêmement efficace
39:47elle est quand même
39:48très dépendante
39:48des choix de politique
39:49publique
39:49qui sont
39:51qui sont
39:51qui sont conduits
39:53et c'est vrai
39:54qu'il faut
39:55il faut
39:55on a quand même
39:56un écosystème
39:57qui se met en place
39:58avec une inflation
40:00qui en semble
40:01quand même
40:01maîtrisée aussi
40:02donc voilà
40:03oui
40:04on se polarise
40:05un peu plus
40:06sur l'Asie
40:07ça reste une histoire
40:08intacte
40:08à l'issue de cette crise
40:10enfin à l'issue de cette crise
40:29choc géopolitique
40:30de cette nature
40:31dans cette région
40:32du Golfe
40:32ça restait quand même
40:34un réflexe
40:34de se dire
40:35tiens
40:36ça ne coûte peut-être
40:37pas trop cher
40:38d'acheter un peu de dollars
40:38dans ce moment-là
40:40mais on a vu aussi
40:42très vite
40:43le dollar
40:44rebaisser
40:44à partir du moment
40:46où le sentiment
40:47de marché
40:47a tourné
40:48Zacharie
40:49oui c'est ce qu'on disait avant
40:50c'est que
40:50au fait finalement
40:51le dollar
40:51le trade short dollar
40:52était très consensuel
40:53du marché
40:54et peut-être ça rejoint le point
40:55comme pour les actions
40:56de rachat de short
40:57donc il y a beaucoup
40:59de gestion
41:00beaucoup de gérants
41:00beaucoup d'investisseurs
41:01qui étaient sous-pondérés de dollars
41:02puis quand on rentre
41:03dans une séquence
41:04globalement risk-off
41:05on a envie d'acheter du dollar
41:06sauf que dans les séquences
41:08de risque géopolitique
41:10qu'on a connus
41:10mais même
41:11de risque
41:12on va dire
41:13financé
41:13d'impact négatif
41:15sur les actifs risqués
41:16en bourse
41:17en général
41:18on a vu le dollar
41:19prendre 10%
41:20prendre 15%
41:20cette séquence
41:21ça a pris 2%
41:22on voit qu'il y a
41:23beaucoup d'actifs refuges
41:24finalement
41:24qui n'ont peut-être
41:25pas joué leur rôle
41:26qui ont un peu changé de nature
41:28pour des raisons
41:29un peu plus techniques
41:30le dollar
41:31c'est peut-être
41:31le positionnement de marché
41:32on pense aussi à l'or
41:34qui a
41:36qui est devenu
41:37un actif très momentum
41:38et c'est quand même
41:40très contre-intuitif
41:41on pense au franc suisse
41:43qui normalement
41:44aurait dû
41:45payer fortement
41:46dans la séquence
41:46mais sur lequel
41:47d'autant plus
41:48que la banque nationale suisse
41:51la banque centrale suisse
41:52a dit
41:52qu'ils n'iraient plus jamais
41:54en négatif
41:55en négatif
41:55mais voilà
41:57ça n'a pas trop payé
41:58dans la séquence
41:58on a vu pas mal
41:59de corrélations
42:00se casser
42:00entre les différents actifs
42:02mais pour revenir au dollar
42:04oui effectivement
42:05on a vu le dollar
42:06rebaisser
42:06en fait finalement
42:07on a effacé
42:08on a effacé le mouvement
42:09même si son amplitude
42:11était beaucoup plus faible
42:12et on voit que c'est
42:14à l'inverse
42:14c'est beaucoup plus positif
42:15sur les devises
42:18à haut bêta
42:19et je pense notamment
42:20aux devises émergentes
42:23de façon plus globale
42:25qui ont vraiment bien payé
42:26pour des raisons différentes
42:28enfin le fait que le dollar
42:29baisse
42:30c'est plutôt positif
42:31mais on voit aussi
42:32qu'il y a des histoires spécifiques
42:33je pense au réel brésilien
42:35les producteurs d'énergie
42:36oui
42:37aussi
42:37dans cette crise
42:38ça a pu jouer aussi
42:39j'imagine
42:39effectivement
42:40et dans la reprise
42:42on voit aussi
42:42l'Europe de l'Est
42:44a fortement
42:46surperformé
42:46pour des raisons aussi
42:48qui rejoignent
42:49le côté de la sphère publique
42:50et sur le dollar
42:51dans une maison
42:52comme CPRM
42:53il y a un consensus
42:54qui se dégage
42:55dans vos discussions
42:58entre les différents
42:59gérants
43:00stratégistes
43:01il y a une conviction maison
43:02ou c'est très difficile
43:05d'arriver à un consensus ?
43:06non le consensus
43:07reste quand même baissier
43:08pour le dollar
43:09mais pour des raisons
43:10on va dire
43:11pour les mêmes raisons qu'avant
43:12c'est à dire que finalement
43:13on voit beaucoup de banques centrales
43:14qui veulent
43:15c'est une tendance
43:16de fonds structurel
43:17donc ça
43:18ce n'est pas peut-être
43:19ce qui va driver
43:20le mouvement du dollar
43:21sur quelques semaines
43:22mais on voit
43:23cette logique
43:24de diversification
43:25hors dollar
43:27on voit cette logique
43:28aussi d'investissement
43:29par exemple
43:30on parlait de la tech
43:31c'est un des thèmes
43:34qu'on joue beaucoup
43:34dans nos portefeuilles
43:35mais dans la course
43:37justement à la tech
43:38il y a les Etats-Unis
43:39il y a l'Asie
43:40donc on a envie
43:41d'être investi sur les deux
43:42et cette logique
43:43au fait de diversification
43:44par rapport aux indices
43:45qui sont très concentrés
43:46sur les US
43:47peut amener
43:48peut-être un peu
43:49de vente
43:51on va dire
43:51moins de demande
43:52sur l'actif
43:53sur l'actif
43:54USDA
43:54à plus long terme
43:55le statut refus
43:56retrouvé du dollar
43:57n'a pas duré
43:58très longtemps
43:59finalement
43:59il n'a pas duré
44:00longtemps
44:00mais il est quand même
44:02réapparu
44:02et ça pour moi
44:03c'est un événement
44:04quand même significatif
44:06parce qu'il y a eu
44:07six mois
44:08pendant lesquels
44:09il y a eu
44:10une crise systématique
44:11du dollar
44:12qui était finie
44:14on a vu que quand les choses
44:15deviennent vraiment sérieuses
44:18quand même
44:18il y a un espèce de réflexe
44:20vers le dollar
44:21donc le dollar
44:21n'est pas mort
44:22c'est quand même
44:23pour moi le premier message
44:25que nous on en tire
44:25et effectivement
44:26maintenant il entame
44:27sa décrue
44:28parce qu'il est quand même
44:29à des niveaux élevés
44:30quand on utilise
44:32des modèles
44:33d'évaluation des monnaies
44:34en parité de pouvoir d'achat
44:36il est élevé
44:37donc il est normal
44:38qu'il entame
44:39à nouveau sa décrue
44:40mais il a quand même
44:43constitué une valeur refuge
44:44dans un moment
44:45très incertain
44:46Alain
44:47pour conclure
44:48les Etats-Unis
44:49sont quand même mieux
44:49positionnés au niveau énergétique
44:50que nous
44:51donc forcément
44:52la hausse des prix d'énergie
44:53c'est forcément
44:53moins gênant pour eux
44:54que pour nous
44:55à court terme
44:55c'est évident
44:56on est très vite revenu
44:57à 1,18 quand même
44:58pour la parité euro-dollar
44:59merci beaucoup
45:00messieurs
45:01d'avoir été les invités
45:01de Manette Marché
45:02ce soir
45:02Alain Dubreuil
45:03directeur de la gestion
45:04de Claresco
45:04Florent Delorme
45:05stratégiste macro
45:06chez M&G Investments
45:08et Zachary Darwish
45:09responsable des solutions
45:11multiactifs
45:11de CPRAM
45:23le dernier quart d'heure
45:24de Smartbourg
45:24chaque soir
45:25c'est le quart d'heure
45:25thématique
45:26le thème ce soir
45:27c'est celui
45:27de la résilience économique
45:29nous en parlons
45:30avec Gilles Mouac
45:30chef économique
45:31du groupe AXA
45:32qui est avec nous
45:32à distance
45:33en visio
45:34bonsoir et bienvenue
45:34Gilles
45:35merci beaucoup
45:36de nous rejoindre
45:37ce soir
45:38c'est vrai qu'on est
45:39dans ce monde
45:39alors que certains
45:40appellent un monde
45:41de polycrise
45:42voire de permacrise
45:43et face à ces crises
45:45qui s'enchaînent
45:46à des vitesses
45:47toujours plus rapides
45:49il y a le sujet
45:50de la résilience économique
45:51qui ne cesse
45:52de nous étonner
45:53peut-être Gilles
45:54est-ce que la crise
45:55qu'on traverse
45:56ou qu'on est peut-être
45:57en train de finir
45:57de traverser
45:58la crise iranienne
45:59et cette crise du Golfe
46:01est-ce que c'est
46:02un nouvel exemple
46:03de ce schéma
46:04de résilience
46:05qui nous accompagne
46:06désormais
46:06depuis plusieurs années
46:07ou est-ce qu'on voit
46:08poindre quand même
46:09certaines limites
46:10à cette capacité
46:11de résilience
46:12de nos économies
46:14C'est vrai qu'on peut
46:15être frappé du fait
46:16que si on regarde
46:17les enquêtes de conjoncture
46:18qui sont disponibles
46:19depuis le début
46:20du conflit dans le Golfe
46:22la réaction a été
46:23quand même assez mesurée
46:24on a une dégradation
46:25de la confiance des ménages
46:26on a des enquêtes
46:28de conjoncture
46:28dans les entreprises
46:29qui ont marqué le coup
46:30mais qui ne sont pas
46:32du tout
46:33dans des territoires
46:34vraiment problématiques
46:35et donc oui
46:36ça fait plutôt penser
46:38à une forme
46:38de résilience
46:39mais je pense que
46:42cette résilience
46:42elle s'explique aussi
46:44du fait
46:44de la différente nature
46:47du choc
46:48auquel nous faisons face
46:50aujourd'hui
46:51j'ai l'impression
46:52qu'on se vit
46:53avec le sentiment
46:54effectivement
46:54d'une permacrise
46:55parce qu'on réplique
46:56surtout en Europe
46:57le choc de 2022
46:59donc on lit
47:00ce qui se passe
47:00aujourd'hui
47:01à la lumière
47:01le choc de 2022
47:02qui a quand même
47:02été assez massif
47:04alors même que
47:05le vrai problème
47:06pour nous
47:07c'est moins le pétrole
47:07que le gaz
47:08et que sur le gaz
47:09même s'il faut rester prudent
47:11le choc pour l'instant
47:12est infiniment plus faible
47:13que celui de 2022
47:15où je rappelle
47:16que la question
47:16ça n'était pas simplement
47:17une question de prix
47:19du gaz
47:20même s'il avait fait
47:21x10 à l'époque
47:22alors que là
47:22on est plutôt
47:23sur du plus 50%
47:25c'était la disponibilité
47:27même
47:27de gaz
47:29alors que depuis
47:30on a mis en place
47:32des approvisionnements
47:33de LNG
47:34on a aussi
47:35une part
47:35du renouvelable
47:36dans la production électrique
47:38européenne
47:38qui est beaucoup plus forte
47:39on a la normalisation
47:41du parc nucléaire
47:42français
47:42donc de toute manière
47:43c'est un choc
47:44de nature différente
47:45et j'allais dire
47:47heureusement
47:48parce que
47:49la capacité
47:50des politiques économiques
47:51à le gérer
47:51en particulier
47:52la politique budgétaire
47:53est beaucoup plus faible
47:53aujourd'hui
47:54mais vous dites
47:55quand même
47:55du point de vue
47:56de l'autonomie énergétique
47:58de l'Europe
47:58oui c'est quand même
47:59passé des choses
48:00depuis 2022
48:02il y a à la fois
48:03des efforts peut-être
48:04de sobriété
48:05un peu structurel
48:06qui ont été faits
48:07Gilles
48:07mais derrière ça
48:08vous dites
48:08il y a quand même
48:08en termes d'offres
48:11la construction
48:12d'une résilience énergétique
48:14qu'on voit aujourd'hui
48:16en Europe
48:17et qui va se poursuivre
48:18j'imagine
48:19oui
48:20j'aimerais qu'on sorte
48:21un peu
48:21de la vision
48:23crépusculaire
48:24de l'Europe
48:24alors Grégoire
48:25vous allez me dire
48:26que je suis un grand pessimiste
48:27et ça va vous étonner
48:28que je parle de cette manière
48:30mais vraiment
48:31je trouve que
48:31la négativité ambiante
48:33est devenue pesante
48:34et surtout
48:34est devenue excessive
48:36parce qu'on n'a pas rien fait
48:37voilà
48:37donc oui
48:39la manière dont on forme
48:41les prix de l'électricité
48:42en Europe
48:42n'est toujours pas optimale
48:43et oui
48:44le rôle du gaz
48:45est toujours trop important
48:46mais la réalité quand même
48:48c'est qu'en 2024
48:49pour la première fois
48:50si on croit en tout cas
48:51des données
48:51de l'agence internationale
48:52de l'énergie
48:53l'éolien
48:54et le solaire
48:55ont dépassé
48:56les énergies fossiles
48:58et donc en fait
48:58le gaz
48:59dans la production
49:00électrique européenne
49:01ça n'est pas rien
49:02on a augmenté
49:04le poids
49:04du renouvelable
49:05dans la production
49:06électrique européenne
49:08autant en 3 ans
49:09qu'on avait fait
49:10en 10 ans
49:11et on est infiniment
49:13plus avancé
49:13que les américains
49:14sur cette question là
49:15aux Etats-Unis
49:15on a à peu près
49:1640%
49:17de la production électrique
49:19qui dépend
49:19de sources non carbonées
49:21nucléaires
49:22plus renouvelables
49:23en Europe
49:24on est à quasiment
49:2570%
49:26ce qui nous manque
49:27c'est l'étape suivante
49:28c'est l'électrification
49:29plus générale
49:29de notre économie
49:31mais voilà
49:32on a fait des progrès
49:33on a commencé
49:34à gérer
49:34on a appris
49:35en fait
49:35de la crise de 2022
49:36Bon
49:37on a tous nos hauts
49:38et nos bas
49:38vis-à-vis de l'Europe
49:39Gilles Jou
49:40jette pas la pierre
49:41du tout
49:41d'ailleurs pour aller
49:42dans votre sens
49:43je lisais dans
49:43le Financial Times
49:44cet après-midi
49:45qu'il y a peut-être
49:46un projet
49:47de directive européenne
49:50qui pourrait modifier
49:51assez profondément
49:53les règles de concurrence
49:55et on sait que c'est
49:56quelque chose
49:56qui est au coeur
49:57dans l'ADN
49:58évidemment
49:59de la commission européenne
50:00et de la manière
50:00dont s'est construite l'Europe
50:01la défense avant tout
50:03du consommateur
50:04face aux ensembles
50:06qui pourraient être
50:06trop gros
50:07visiblement
50:07et le débat
50:08est pas nouveau
50:08bien sûr
50:09mais visiblement
50:10il y a peut-être
50:11un bouger
50:12qui pourrait être
50:13assez profond
50:15certains cités
50:16dans le papier
50:17du Financial Times
50:18parlent effectivement
50:19de règles
50:19qui viennent
50:20en rupture
50:21avec le passé
50:23oui c'est vraiment
50:24sur la question
50:25des champions nationaux
50:26ou plutôt des champions
50:27européens en la matière
50:29où on est arrivé
50:30à une structure juridique
50:33européenne
50:34qui a d'ailleurs
50:35fait cette preuve
50:35et qui a eu des effets
50:36très positifs
50:37effectivement
50:37pour les consommateurs
50:38européens
50:39depuis une quarantaine d'années
50:40mais qui trouve
50:42ses limites
50:43à un moment
50:43où tout le monde
50:46ne joue pas
50:46avec les mêmes règles
50:48on a en particulier
50:49un compétiteur spécifique
50:50à savoir la Chine
50:51qui ne joue pas
50:52nécessairement
50:53exactement
50:53avec les mêmes règles
50:54que nous
50:54et que donc
50:55dans cette situation-là
50:57d'avoir
50:57plus d'espace
50:58pour la politique
50:59industrielle
51:00plus d'espace
51:01pour la création
51:01de champions
51:02nationaux
51:03de champions
51:03européens
51:03paraît assez naturel
51:05moi je tiens là-dessus
51:06à être un peu
51:07comment dire
51:07circonspect
51:08parce que
51:09j'ai un peu peur
51:10que à la faveur
51:11de cette mobilisation générale
51:13qui est probablement
51:13bienvenue
51:14et qui est probablement
51:14nécessaire
51:15on arrive un peu
51:16trop loin
51:16dans l'autre sens
51:17et qu'on revienne
51:18un peu trop
51:19sur les avancées
51:20concurrentielles
51:21qu'on a eues
51:21depuis plusieurs décennies
51:22mais il y a
51:24une réponse européenne
51:25il y a
51:25une prise de conscience
51:26des certaines limites
51:28des certains défauts
51:29notre appareillage
51:30et on vit
51:31avec cette idée
51:33que
51:33rien n'est fait
51:35rien ne bouge
51:36rien n'a bougé
51:36c'est vraiment
51:38pas vrai du tout
51:39on répond
51:39de manière structurelle
51:41à une crise
51:42conjoncturelle
51:43en tout cas
51:44à une énième crise
51:45conjoncturelle
51:45le problème
51:46qu'on a aujourd'hui
51:47c'est que
51:47sur la gestion
51:48du choc lui-même
51:49la gestion
51:50conjoncturelle
51:51n'a pas forcément
51:52les moyens
51:53d'apporter le même
51:54degré de protection
51:54qu'on avait apporté
51:56en 2021-2022
51:57mais sur le structurel
51:58on fait quand même
51:59des efforts réels
51:59bon
52:00des progrès structurels
52:01sur le plan énergétique
52:02peut-être sur le plan
52:03de la concurrence
52:04avec les KVAT
52:05et la circonspection
52:07qu'on peut avoir
52:07à ce stade
52:08Gilles
52:09est-ce qu'on peut imaginer
52:10des progrès du point de vue
52:11de la politique monétaire
52:12est-ce que déjà
52:13de manière immédiate
52:15on peut espérer
52:16que la BCE
52:17joue un rôle
52:18de chien
52:20qui aboie
52:20pour éviter
52:21de mordre trop fort
52:22est-ce que ça peut être
52:23un peu
52:23le trade-off
52:25des discussions
52:26la nature
52:26des discussions
52:27qui animeront
52:28sans doute
52:28la réunion du 30 avril
52:29mais sans doute
52:30également
52:30les prochaines
52:31Gilles
52:33c'est à mon espoir
52:34en fait
52:35ce qui manque
52:37peut-être
52:38en Europe
52:39c'est un certain
52:40degré de coopération
52:41entre les politiques
52:42monétaires
52:43et les politiques
52:43budgétaires
52:44et là je parle bien
52:45de coopération
52:46pas de remise en cause
52:47de l'indépendance
52:47des uns et des autres
52:48mais
52:49je trouve
52:50qu'il manque
52:51un élément
52:52dans la rhétorique
52:53actuelle
52:53de la BCE
52:54qui consiste à dire
52:55pour l'instant
52:56surtout
52:57politique budgétaire
52:58faites attention
52:59n'allez pas trop loin
53:01dans la mitigation
53:02du choc
53:03certes
53:04mais si
53:05les autorités budgétaires
53:06ne vont effectivement
53:08pas très loin
53:09parce qu'elles ne peuvent
53:10pas le faire
53:10dans la mitigation
53:11du choc
53:12alors l'élément
53:13normal
53:14serait de dire
53:14si le budgétaire
53:16ne le fait pas
53:17s'il y a moins
53:17d'accompagnement
53:18budgétaire du choc
53:19à ce moment
53:20la politique monétaire
53:20peut peut-être
53:21se permettre
53:22d'être un peu
53:23plus tolérante
53:24sur une dérive
53:25temporaire
53:26de l'inflation
53:26qu'elle ne l'aurait été
53:28par exemple
53:28en 2021-2022
53:29en 2021-2022
53:30effectivement
53:31la politique budgétaire
53:31a été extraordinairement
53:33puissante
53:33pour limiter
53:35les dégâts
53:36mais on est dans une phase
53:38où même
53:38avant l'invasion
53:39de l'Ukraine
53:40par la Russie
53:41l'inflation
53:42commençait à cavaler
53:43on est dans une situation
53:44complètement différente
53:45aujourd'hui
53:45où l'inflation
53:46était vraiment
53:46sous contrôle
53:47avant le choc
53:48dans le col de Persique
53:49donc que la BCE
53:50rappelle les fondamentaux
53:52et rappelle
53:52sa nécessaire vigilance
53:54soit
53:54mais on ne peut pas
53:56tout demander
53:56c'est-à-dire qu'on ne peut pas
53:57dire d'un côté
53:58surtout
53:58les autorités budgétaires
54:00ne faites rien
54:00et dire
54:01et nous on se réserve
54:02le droit de taper
54:02potentiellement très fort
54:03pour bloquer un choc inflationné
54:05je pense que là
54:06il faut qu'on trouve
54:06un degré
54:08d'équilibre
54:10un degré
54:11de coopération
54:12entre la Banque Centrale Européenne
54:14et les autorités budgétaires nationales
54:15marché reste malgré tout convaincu
54:17même si le discours
54:18de la BCE
54:18s'est un peu rééquilibré
54:20par rapport
54:20à la forte vigilance
54:22qui avait été signalée
54:23dès le début du conflit
54:24Gilles Marché est convaincu
54:26qu'il y aura une réponse
54:26et que c'est une réponse
54:28qui passera peut-être
54:29par au moins
54:30de hausse de taux
54:31cette année
54:32mon service central
54:33c'est qu'effectivement
54:34la BCE tapera
54:35mon espoir
54:36c'est qu'elle n'alle pas trop loin
54:37donc moi j'ai mis
54:38une hausse de taux
54:39au mois de juin
54:40et d'ailleurs pas au mois d'avril
54:41je pense que là
54:42contenu des dernières nouvelles
54:43ce serait probablement
54:45excessif
54:45de la part de la BCE
54:46de bouger
54:46dès le mois d'avril
54:47et j'ai l'impression
54:48que ce qu'on entend
54:50de Francfort
54:51va plutôt dans cette direction là
54:53qu'au mois de juin
54:54la BCE envoie un signal
54:55sur la nécessité
54:56d'éviter les effets
54:57de ce contour
54:57je comprends
54:58deux voire trois hausses de taux
55:00comme c'était
55:00ce qui était encore précédent
55:01il y a quelques jours
55:02là ça me paraît vraiment
55:03potentiellement excessif
55:04surtout encore une fois
55:05si les petits budgétaires
55:06ne bougent pas
55:06parce qu'ils n'ont pas
55:07les moyens de le faire
55:08Du côté de la réserve fédérale américaine
55:10la situation n'est pas
55:11beaucoup plus simple
55:11parce qu'au-delà
55:13de la question
55:15purement économique
55:15et monétaire
55:17il y a évidemment
55:17une fonction de réaction
55:18de la Fed
55:19qui se percute
55:20qui s'entrechoque
55:20avec un agenda
55:22un calendrier politique
55:23un peu compliqué
55:24on ne sait toujours pas
55:24si Jérôme Powell
55:25sera ou non encore
55:26président de la Fed
55:28dans les prochaines semaines
55:29et les prochains mois
55:30mais la question étant
55:32Gilles
55:33on démarrait cette année
55:342026 avec l'idée
55:35que la Fed
55:36allait pouvoir
55:37poursuivre encore
55:38aller au bout
55:38de la neutralisation
55:39et de la normalisation
55:40de sa politique monétaire
55:41est-ce que c'est une histoire
55:42qui est encore
55:43vraisemblable aujourd'hui ?
55:45moi là pour le coup
55:46je n'y crois pas
55:47enfin je ne crois pas
55:48que la Fed
55:48pourra baisser
55:49les taux en 2026
55:50même si les choses
55:51s'amélioreront
55:51au Golfe-Persic
55:52pourquoi ?
55:53parce que
55:53sur le terrain
55:54de l'inflation
55:55avant même
55:56le déclenchement
55:56des hostilités
55:57et c'est là
55:57la vraie différence
55:58entre les Etats-Unis
55:59et la zone euro
55:59aux Etats-Unis
56:00l'inflation n'était pas
56:01sous contrôle
56:02et ce que dit Powell
56:03ce qu'il a dit
56:03lors de la dernière
56:04conférence de presse
56:05tout le monde
56:06l'attendait sur la gestion
56:07de la crise
56:08du Golfe-Persic
56:09et Powell répondait
56:10à chaque fois
56:10ok très bien
56:11mais les Etats-Unis
56:12n'ont pas encore
56:13absorbé
56:14le choc tarifaire
56:15de l'année dernière
56:16je rappelle qu'au mois
56:17de février
56:17donc avant
56:18le déclenchement
56:19des hostilités
56:20l'inflation sous-jacente
56:22au sens du PCE
56:23qui est ce que
56:24la Fed regarde
56:25pour mesurer
56:26la vraie tension
56:27inflationniste
56:27on était à 3%
56:29on était à un point
56:30de pourcentage
56:30au-dessus
56:31de l'objectif
56:31de la Fed
56:32donc on n'est pas
56:33Golfe-Persic
56:34ou pas
56:35dans une configuration
56:36en tout cas
56:37à ce stade
56:38on avait suffisamment
56:39d'informations
56:41suffisamment
56:41de certitude
56:42sur l'absorption
56:43du choc tarifaire
56:44l'année dernière
56:44pour aller très loin
56:45dans l'accommodement
56:46en 2026
56:46donc là
56:48effectivement
56:48je suis assez d'accord
56:49avec ce que le marché
56:49price pour le coup
56:50et que la Fed
56:52ne bouge pas du tout
56:52en 2026
56:54pour moi
56:54c'est un centre central
56:55qui reste central
56:56encore une fois
56:56en dépit des
56:58semble-t-il
56:58de nouvelles
56:59qui semblent arriver
56:59Bon prochain rendez-vous
57:00avec les banques centrales
57:01d'ici quelques jours
57:0228 et 29 avril
57:03pour la réserve fédérale
57:04américaine
57:05et 30 avril
57:05pour la banque centrale
57:06européenne
57:07et la banque d'Angleterre
57:08également
57:08merci beaucoup Gilles
57:09Gilles Mouac
57:10qui était avec nous
57:11à distance
57:11dans ce dernier quart d'heure
57:12de Smart Bourse
57:13chef économiste
57:13du groupe AXA
57:14Gilles Mouac
57:18Gilles Mouac
57:18Gilles Mouac
57:19Gilles Mouac
57:19Gilles Mouac
57:20Gilles Mouac
Commentaires