- il y a 8 mois
Mardi 20 janvier 2026, retrouvez Adrien Dumas (Directeur des investissements, Mandarine Gestion), Christian Parisot (Président, Altaïr Economics), Louis Albert (Directeur de la gestion Actions, Auris Gestion) et Julien Potier (Directeur Général Adjoint, NextStage AM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change.
00:12Pour rester à l'écoute des marchés chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box.
00:17Vous nous retrouvez dans la foulée en rattrapage, en replay sur bsmart.fr
00:21ou encore en podcast sur l'ensemble de vos plateformes préférées.
00:24Au sommaire de cette édition ce soir, une journée tourmentée sur les marchés.
00:29C'est le moins que l'on puisse dire.
00:31La mécanique du jour est assez peu favorable aux actifs financiers en général, aux actifs risqués en particulier.
00:39Seules quelques valeurs refuge bien identifiées trouvent de l'intérêt dans ce genre de séance.
00:44On pense bien sûr aux métaux précieux ou à quelques devises spécifiques comme le franc suisse.
00:49Pour le reste, les marchés sont pris entre la réactivation des menaces tarifaires de Donald Trump
00:54et les politiques budgétaires plus ou moins agressives menées par certains États dans le monde.
00:59Et je pense notamment au cas du Japon avec une donne politique qui est en train de changer
01:05depuis l'arrivée comme Premier ministre de Sanae Takahashi qui a commandé de nouvelles élections pour le 8 février prochain
01:12et qui poursuit une politique budgétaire hyper agressive.
01:17Et dans ce contexte-là, ce sont les marchés obligataires qui se retrouvent en première ligne.
01:21Pensez-le, au Japon, on a vu sur des taux à 30 ou 40 ans japonais des mouvements de 30 points de base.
01:28Aujourd'hui, ce qui s'appelle un krach en langage simple et ce qui est tout simplement monstrueux.
01:33Et puis de l'autre côté, on a le bon vieux Cell America qui se remet en place
01:36comme au bon vieux temps de Liberation Day, il y a un peu moins d'un an maintenant
01:40avec des actifs américains qui sont vendus dans leur ensemble.
01:44La partie obligataire, la partie action et le dollar qui baisse aujourd'hui de quasiment 1%
01:50face à un ensemble de devises majeures.
01:52Voilà donc l'ambiance du jour sur les marchés.
01:54Nous essayerons d'écrire ces mouvements et d'estimer les conséquences
01:59que cette incertitude et ces tensions réinjectées dans l'économie mondiale par l'administration Trump,
02:05les conséquences qui pourraient s'établir dans le temps.
02:08Discussion à suivre avec nos invités de Planète Marché.
02:10Et puis sur les sujets plus proches du terrain, si je puis dire,
02:14nous avons encore des résultats d'entreprises à attendre devant nous.
02:17Et ce soir, c'est Netflix qui va publier ces résultats après la clôture du marché américain.
02:21Netflix dont le cours de bourse est flat sur un an.
02:24Netflix qui est engagé dans le rachat de Warner Bros, des activités de Warner Bros
02:29avec d'ailleurs une nouvelle offre qui a été révisée, 100% en cash pour racheter Warner Bros.
02:35Les activités de studio et de streaming, notamment pour un peu plus de 80 milliards de dollars.
02:41Publication à suivre donc pour Netflix après la clôture du marché américain.
02:45Ce soir, Pauline Grattel vous donne plus de détails sur la séance du jour dans un instant.
02:49Et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse,
02:50nous reviendrons sur l'événement organisé en début de semaine par le groupe FICAD,
02:55le grand forum du patrimoine.
02:57Nous avons réalisé différentes interviews sur place
02:59et notamment des interviews consacrées aux actifs privés,
03:03les enjeux du marché du private equity pour 2026.
03:06Nous en parlerons ce soir avec les équipes de Next Stage AM
03:10et son directeur général adjoint, Julien Potier,
03:12que vous pourrez retrouver dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse.
03:14Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
03:27nous retrouvons Pauline Grattel qui vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
03:31Bonsoir Pauline.
03:32Les menaces tarifaires réactivées par Donald Trump
03:34pèsent donc sur l'ambiance générale des marchés globaux aujourd'hui.
03:37Oui, on en parlait hier.
03:39Trump veut le Groenland et menace 8 pays européens,
03:42dont la France, de nouveaux droits de douane,
03:44si le Groenland n'est pas intégralement vendu aux Etats-Unis.
03:48Et les tensions entre la France et les Etats-Unis sont montées d'un cran.
03:51Trump menace de surtaxe de 200% sur les vins et champagnes,
03:55après qu'Emmanuel Macron a refusé de rejoindre son Conseil de la paix.
03:58Emmanuel Macron qui s'est exprimé aujourd'hui à Davos,
04:02à l'ouverture du Forum économique mondial.
04:04Oui, le président français dénonce une concurrence de plus en plus ardue des Etats-Unis
04:08visant à affaiblir l'Europe.
04:10Une Europe qui dispose, selon lui, d'outils très puissants en matière commerciale
04:14et qu'elle se doit d'utiliser si les règles du jeu ne sont pas respectées,
04:18faisant allusion à l'instrument anti-coercition jamais utilisé jusqu'alors.
04:23Les tensions s'intensifient.
04:25Quels sont les impacts sur les grands marchés globaux ?
04:27A commencer par les indices actions, Pauline.
04:30En Europe, les grands indices cèdent encore tous plus de 1% aujourd'hui.
04:33En France, le CAC 40 est au plus bas depuis deux mois
04:36pour une septième séance dans le rouge consécutive.
04:39L'indice parisien recule de 1,5%, retombant autour de 8000 points.
04:43Aux Etats-Unis, les investisseurs reprennent du service après un jour férié.
04:47Les indices sont ouverts en repli, tous de plus de 1,5%.
04:50Et l'indice VIX s'envole à nouveau de 30%.
04:53L'Asie a connu une séance compliquée également.
04:55Oui, au Japon, le Nikkei et le Topic sont clôturés en repli de 1%.
04:59Les rendements japonais s'envolent à des niveaux records face aux promesses électorales de Sanae Takahishi.
05:06Le 10 ans prend 10 points de base, autour de 2,35%.
05:09Mais c'est surtout la partie super longue de la courbe qui déraille.
05:13Le 20 ans prend 20 points de base.
05:14Et enfin, les rendements à 30 et 40 ans s'envolent de 30 points de base.
05:18Et que dire des autres grands marchés obligataires mondiaux dans ce contexte, Pauline ?
05:23Aux Etats-Unis, les rendements se tendent aussi, le 10 ans évoluant ainsi autour de 4,30%.
05:27Les rendements à 20 et 30 ans bondissent de 10 points de base.
05:31Le dollar s'est du terrain, ramenant l'euro dollar autour de 1,1730.
05:35Les métaux précieux sont toujours recherchés.
05:37L'or et l'argent sont au plus haut, avec l'once d'argent autour de 95 dollars, encore en hausse de 7% aujourd'hui.
05:43Dans l'actualité des entreprises, les investisseurs ont pris connaissance des résultats de 3ème aux Etats-Unis.
05:48Oui, malgré des comptes supérieurs aux attentes, le titre cède 3%.
05:51Le bénéfice par action est supérieur aux prévisions.
05:54Le chiffre d'affaires s'établit à plus de 6 milliards de dollars, en hausse de 3% sur un an.
05:59C'est supérieur également aux attentes.
06:01Pour 2026, 3M anticipe une croissance d'environ 4%.
06:05Et puis on notera l'envolée de Wise, une fintech britannique de transfert d'argent qui a publié des résultats positifs.
06:12Oui, les résultats sont supérieurs aux attentes pour le 3ème trimestre.
06:15Le titre bondit de plus de 10% à Londres.
06:18Wise confirme ses objectifs annuels et les marges bénéficiaires sont revues à la hausse,
06:23grâce à une forte croissance de la clientèle et des transactions financières plus élevées.
06:27Quel sera le programme à l'agenda demain pour les investisseurs, Pauline ?
06:29Demain, les investisseurs arbitreront les résultats de Netflix et United Airlines,
06:33publiés ce soir après la clôture des marchés.
06:36Côté macro, ils prendront connaissance de l'inflation britannique du mois de décembre,
06:40attendu en hausse de 3,3% sur un an.
06:42Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel est avec nous
06:46et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
06:483 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché,
07:03planète marché un peu agitée aujourd'hui.
07:05Christian Paris est avec nous, économiste et président d'Altaïre Economics.
07:07Bonsoir Christian.
07:08Bonsoir.
07:09Louis Albert nous accompagne, directeur de la gestion Action d'Oris Gestion.
07:12Bonsoir Louis.
07:13Bonsoir.
07:14Et Adrien Dumas est également à nos côtés le directeur des investissements de Mandarine Gestion.
07:17Bonsoir Adrien.
07:18Bonsoir Grégoire.
07:19Adrien, on pensait qu'on avait, c'était un peu l'espoir quand même de la fin d'année 2025,
07:23qu'on avait, que Donald Trump avait laissé son costume de tarifman derrière lui après l'épisode Liberation Day,
07:31après qu'un certain nombre d'accords ou de compromis commerciaux aient été trouvé au cours de l'année 2025,
07:38qui envoyait un Donald Trump, alors toujours agité, hyperactif, mais se concentrait sur des sujets plus domestiques,
07:44dans la perspective des élections de mi-mandat, avec cette crise de l'abordabilité qui frappe l'Amérique
07:50et l'opinion publique américaine en premier lieu.
07:53Visiblement, le chapitre tarifman n'est pas encore totalement refermé.
07:57Non, il n'est pas totalement refermé. Je pense que l'appétit vient en mangeant.
08:01Le sujet de la situation vénézélienne a forcément, je voulais dire, réenclenché la rhétorique de la géopolitique
08:08et de l'expansion de la zone d'influence américaine au sens large,
08:12ouvrant effectivement clairement le champ sur le sujet du Groenland, qui n'est pas nouveau.
08:16Ça fait huit mois maintenant qu'on sait que c'est un actif.
08:19Il en parlait au cours de son premier mandat déjà.
08:21Exactement, on peut parler d'actif, puisqu'on a le sujet de toutes les ressources minières et énergétiques
08:25qui sont présentes dans le sol groenlandais.
08:29C'est un retour sur ce sujet, avec la volonté de continuer à mettre la tête sous l'eau à l'Europe.
08:35Ça, c'est très clair.
08:37Je pense qu'il y a plusieurs sujets.
08:39On a vu quand même le chancelier allemand, notamment, aller voir côté chinois comment ça se passait.
08:43On est toujours dans ce moment où les deux grandes superpuissances sont en train de redéfinir leur zone d'influence.
08:48Et la question de quel côté penche l'Europe est une question forte,
08:52à laquelle il est évidemment très difficile de répondre,
08:54parce qu'elle va avoir même sa propre destinée.
08:56Ça, c'est une question qu'on peut peut-être se souhaiter,
08:58mais en tout cas, c'est difficile d'y répondre aujourd'hui.
09:00Et donc, voilà, il joue sur cette ambiguïté, sur un moment de force
09:04où ça peut lui permettre, effectivement, d'aller plus loin dans ses discussions, dans ses négociations.
09:08Et donc, pour l'Europe, comme au moment de Libération Day,
09:12il n'y a pas d'autre stratégie que chercher l'apaisement, chercher la désescalade ?
09:18Au prix qu'on verra à un moment, mais à un prix qui se fait contre notre intérêt économique.
09:25Oui, le problème, c'est que pour l'instant, on continue à en payer les prix.
09:28Parce que si on fait la somme de tout ce qu'on vient de dire aujourd'hui sur les marchés financiers,
09:31l'euro a continué à se renforcer.
09:32La compétitivité de l'Europe vient encore de souffrir largement de la situation.
09:36Notre dépendance énergétique est toujours au plus haut.
09:40Et je vous rappelle quand même qu'on a signé pour acheter 750 milliards de pétroli de gaz américain
09:43pour les prochaines années.
09:43Je pense que la question du sursaut, qu'on s'était imaginé très positive après Libération Day,
09:50en disant qu'il y a une vraie volonté en Europe de reconsidérer ensemble les enjeux de souveraineté
09:55et de travailler ensemble pour se préparer à ces deux superpuissances qui veulent dominer le monde.
10:00Oui, je pense qu'on se repose la question aujourd'hui.
10:02Malheureusement, quand on fait le tour de table, on est peu nombreux à se dire qu'il faut mutualiser nos efforts.
10:07Pour l'instant, je ne vois pas de message très positif de la part de l'Europe
10:10sur notre capacité de répondre efficacement.
10:12Et donc l'idée d'aller utiliser des bazookas qu'on n'aurait jamais utilisés,
10:17vendre massivement et de manière coordonnée les actifs américains détenus en Europe,
10:22évidemment le stock est massif, donc sur le papier, ça pèse lourd.
10:2640% de la dette américaine est détenue par les Européens.
10:31C'est détenu par des privés.
10:32Donc dans quelle mesure après on va être capable de déployer ces mesures ?
10:35De forcer ces ventes-là, on est d'accord.
10:37Premier élément.
10:38Deux, on se dit que ça peut marcher, parce qu'effectivement,
10:40quand on regarde après ce qui s'est passé,
10:42quand on essaie de détricoter ce qui a permis à Donald Trump de faire un peu marcher en arrière,
10:46moi on dit « Black Sunday », effectivement, ce mouvement sur le 30 ans
10:49a été certainement un point de rupture.
10:515% sur le 30 ans, le téléphone rouge sonne.
10:53Exactement.
10:54Donc on s'est dit que c'est peut-être sur cette corde-là qu'il faut qu'on joue pour qu'il fasse marcher en arrière.
10:57Moi j'ai du mal à imaginer que ce soit aussi très efficace,
10:59mais discutons-en.
11:00Je vais avoir un peu de temps d'entendre des avis différents.
11:02Oui, commentaire sur cette situation.
11:04Alors, il y avait plein d'autres sujets prévus,
11:06et on aura peut-être le temps d'en aborder d'autres,
11:07encore une fois, peut-être plus proche du terrain de la gestion et des marchés,
11:11mais on ne peut pas s'extraire complètement de l'ambiance proposée aujourd'hui par Donald Trump, notamment.
11:19L'Europe semble un peu démunie à ne pas avoir réagi avant,
11:23et la désescalade, non, la désescalade, elle ne peut venir que des États-Unis, en fait.
11:27Nous, on ne peut que suivre aujourd'hui, on est obligés de réagir.
11:30On a vu que Trump agit un peu comme Poutine, il repousse toujours les limites,
11:34et si on ne montre pas une réaction, il va encore les repousser.
11:36Donc, on ne sait pas comment, mais il faut trouver une solution,
11:39et il faut être très européen en ce moment.
11:42Bessin dit que c'est le pire, et il redit ce qu'il avait dit le 2 avril, je crois, au moment de Libération Day,
11:47mais le pire qu'un pays puisse faire, c'est justement rentrer dans une escalade avec la puissance américaine.
11:55C'est le Conseil qui redonne aujourd'hui à Davos face à tous ceux qui l'écoutent.
12:00Mais il y a différents terrains aussi de combats contre les États-Unis.
12:04Sur le terrain militaire, oui, c'est clair qu'il ne faut pas y aller.
12:06Ça, ils ont la plus grosse armée du monde.
12:09Sur le terrain monétaire, ils ont le dollar.
12:11Je pense qu'il ne faut pas trop y aller.
12:12Et c'est pour ça que vendre ou faire vendre les actifs américains, je ne suis pas sûr que ce soit la bonne idée.
12:19Mais sur le commerce extérieur, on a quand même 450 millions de consommateurs en Europe.
12:23J'entends ça depuis 20 ans, Louis.
12:24On a probablement des cartes à jouer, il faut réussir à les jouer.
12:28Pour l'instant, on n'a jamais réussi.
12:29On est dos au mur.
12:31Mettre des tarifs sur les services numériques américains ?
12:34On va mettre des tarifs sur les produits Microsoft, Google, Apple ?
12:37Alors, ce ne serait pas le plus dur.
12:39Ce ne serait pas le plus dur parce que le consommateur européen,
12:42je pense, peut s'en passer.
12:45Peut-être pas en termes de data, mais là, on va toucher à la souveraineté aussi.
12:49On a un vrai problème de souveraineté sur la data.
12:53La data personnelle est détenue chez Apple.
12:56La data pro est détenue chez Microsoft.
12:59En juin dernier, le directeur juridique de Microsoft France a été auditionné par le Sénat.
13:07et il a dit devant le Sénat, en toute simplicité,
13:11que si jamais une décision de justice lui imposait de livrer les données aux Etats-Unis,
13:16il serait obligé de le faire.
13:18Et on a, on bosse tout dans les sociétés, je pense qu'on est tous sur 3-6-5,
13:22et tout y est.
13:24Non mais ça, ça fait vraiment peur.
13:26Oui, oui, j'ai sur l'impression que chaque, quel que soit le chemin de rétorsion qu'on poursuit en Europe,
13:32on arrive assez vite à une impasse.
13:34Et on n'en parle pas assez de ce point-là.
13:35C'est un point encore plus important.
13:36Il y a aussi nos moyens de paiement qui dépendent pour beaucoup des Etats-Unis aussi.
13:40De la souveraineté sur les datas.
13:41Et aussi nos moyens de paiement qui dépendent beaucoup des Etats-Unis.
13:44Il y a certains pays, la France, on a un système,
13:47mais dans certains pays, ils sont à 100% dépendants des moyens de paiement américains.
13:51Et quand les Etats-Unis font des sanctions contre une personne du tribunal international en Europe,
13:58la personne ne peut plus utiliser une seule carte bancaire derrière.
14:02Est-ce que ce ne serait pas plus facile de changer ce point-là que la data ?
14:07Après, il y a un ensemble de choses, mais je pense que s'il y a une limite à Trump,
14:13ça proviendra d'abord du marché obligataire.
14:15C'est le seul qui peut le faire changer d'avis et qui peut le faire réagir.
14:18Et d'autre part, de son opinion publique.
14:19Alors c'est quoi la zone rouge ?
14:21Parce que le 30 ans est monté à 4,93, 4,95.
14:25On le revoit à 5 bips près au niveau de ce qui a déclenché son retrait tactique.
14:33Je ne suis pas sûr qu'il y ait vraiment un niveau type sur lequel on peut s'arrêter.
14:39Mais je pense que du côté aussi des entreprises américaines, des banques américaines,
14:46si on voit véritablement un vrai risque sur l'obligataire, ça fera réagir.
14:49Et là, on cumule quand même beaucoup de choses.
14:51Ce n'est pas que les Européens.
14:53Aujourd'hui, les Japonais ont beaucoup moins intérêt à investir aux États-Unis que par le passé
14:56avec leur marché domestique qui commence à leur offrir du rendement.
14:59Sauf si Scott Bessin vient leur demander.
15:02Oui.
15:02C'est-à-dire qu'il a dit qu'il allait prendre contact avec les autorités japonaises pour calmer les marchés.
15:06Oui.
15:07Ils peuvent essayer de parler pour calmer le Yen et tout ça.
15:10Mais c'est quand même des assureurs qui ont leur allocation d'actifs.
15:13Donc je pense que ça, ça peut jouer.
15:15Bon, la Chine, on sait qu'ils sont en train de se désengager.
15:18Depuis un bon petit moment, ils ne vont pas revenir comme ça sur le marché obligataire américain.
15:22Et il ne restait que les Européens finalement.
15:23Donc les Européens, ces acteurs privés, à moins qu'on mette, mais c'est quand même compliqué à régler les flux,
15:29mais tout simplement par des choix d'investissement européens.
15:32Parce que Trump, moi je pense qu'il y a un point qui est important,
15:35c'est que Trump vient de nous montrer qu'un accord, un accord commercial, ça ne sert à rien.
15:40L'accord commercial, il existe tant qu'il le veut.
15:42Et en gros, on signe un accord commercial, Europe-États-Unis,
15:46il n'est même pas encore voté, on n'est même pas encore passé au niveau du Parlement.
15:49Le Parlement européen refuse de ratifier d'ailleurs.
15:51Voilà, on peut le déchirer.
15:52On peut le déchirer, tout est à refaire.
15:55Donc ça, c'est un vrai problème.
15:57C'est un vrai problème pour tout investisseur, pour toute entreprise.
16:00Une entreprise européenne qui veut investir aux États-Unis,
16:03vous avez les Coréens qui ont signé un accord commercial,
16:06où on leur dit, il faut que vous investissiez aux États-Unis, tout ça.
16:08Et puis du jour au lendemain, on leur dit, on peut arrêter vos gars qui sont là-bas
16:11parce que l'administration américaine n'est pas contente d'avoir des Coréens qui travaillent là-bas.
16:16Donc déjà, ça avait fait beaucoup de bruit, ça les avait un peu refroidis.
16:19Mais en plus, vos investissements, vous n'êtes sûr de rien puisque le contrat ne vaut rien du tout,
16:22puisque le lendemain peut être déchiré.
16:24Donc je pense qu'il y a plus un risque pour Trump par rapport à sa communication,
16:28qu'il y a un risque, un, de marcher sur le marché obligataire,
16:30et c'est l'obligataire qui sera déterminant,
16:32et puis un risque derrière sur les investissements directs,
16:35sur le comportement, la confiance qu'on peut accorder à l'État américain.
16:38Et ça, c'est quand même un vrai problème de fond sur les investissements directs qu'il souhaite.
16:42Donc je pense que ça l'appelle, moi, à mon avis, s'il y a un risque aujourd'hui,
16:46c'est plutôt ce risque-là.
16:47Et d'ailleurs, la réaction à Wall Street, la réaction des gérants que j'ai pu lire dans la presse américaine,
16:54c'était pour beaucoup de parler du fait qu'on a besoin aussi des capitaux européens
16:57et que ce n'est pas un bon signal.
16:59C'est ça qui les inquiète.
17:00Ce n'est pas les droits de douane, ce n'est pas tout ça, ce n'est pas le Groenland.
17:03Et ils savent que s'il y a un risque aujourd'hui de défiance...
17:07Des capitaux européens, pour l'instant, il en a.
17:08Et il en attire.
17:09Il en attire pour l'instant.
17:10Mais je pense qu'il y a eu un flux positif continu sur les obligations américaines venant d'Europe
17:16et sur les actions américaines venant d'Europe.
17:17Je vais dire, on ne peut pas avoir un discours en disant qu'en France,
17:20on regrette que la parole du gouvernement ne soit pas maintenue sur les impôts vis-à-vis des entreprises
17:25et dire après que du côté des États-Unis, on peut avoir un président américain
17:28qui fait des contrats commerciaux, qui les déchire, qui revient, qui revient en arrière.
17:31Donc je pense qu'on ne peut pas avoir un double discours là-dessus
17:33pour les entreprises.
17:34C'est-à-dire que les entreprises ont besoin de stabilité.
17:36Et Trump n'est plus une stabilité.
17:38Et beaucoup d'Américains commencent à revenir.
17:39Et dernière chose, n'oubliez pas, mid-terme.
17:43C'est la thématique centrale.
17:44Et ce qui va l'arrêter, parce que les Américains, ils ne comprennent rien.
17:46L'histoire du Groenland.
17:48Ils ne comprennent rien.
17:49Ils ne veulent pas surtout un seul mort américain pour aller au Groenland.
17:52Donc c'est ça qui les inquiète.
17:54Donc ce qui est sûr, c'est l'opinion publique.
17:56Et c'est ça qu'il faut regarder à mon avis.
17:58L'opinion publique, le marché obligataire.
17:59C'est les deux seules choses.
18:00C'est pour ça qu'on est un peu étonné de revoir Trump avec ce costume.
18:04Oui, parce qu'il a ses idées, il a ses optiques.
18:07Mais les seules choses qui peuvent l'arrêter, qui peuvent le faire aller à un,
18:11c'est l'opinion publique américaine et le marché obligataire.
18:14Pour moi, le reste, tout le reste, on est dans l'instabilité.
18:16Et puis ce que diront les Européens, il s'en moquera.
18:18Au contraire, ça lui fait des sujets de bataille médiatique
18:23et de rester au centre des médias.
18:24Donc il adore.
18:25Il adore au contraire la réaction de Macron.
18:26Je pense que c'est son meilleur ami en termes de communication.
18:30Dans ce monde-là, Louis, je veux bien reprendre un peu votre point sur les données,
18:34qui est un très bon exemple, effectivement,
18:36comment on regagne cette souveraineté sur des sujets stratégiques
18:39comme celui des données personnelles.
18:41Est-ce que l'Europe, qui s'affiche comme, alors, certes lente,
18:45mais toujours un espace de liberté,
18:48où le droit et la règle de droit sont respectées,
18:53avec une forme de prédictibilité sur l'évolution des choses,
18:57est-ce qu'effectivement, pour des investisseurs globaux,
19:00tels qu'ils voient le monde aujourd'hui,
19:02est-ce que c'est effectivement des arguments qu'ils portent ?
19:06Non, je ne pense pas. Je ne pense plus, en fait.
19:09Non, je ne pense plus.
19:11On a laissé le droit de côté aujourd'hui.
19:12C'est plus suffisant.
19:14Et c'est plus suffisant.
19:15Il faut être attractif.
19:17Alors on a aussi une attractivité.
19:19On a des points intéressants à faire valoir à l'extérieur
19:23pour les investisseurs.
19:25Mais aujourd'hui, il faut qu'on trouve notre place.
19:26Il faut qu'on définisse un cadre beaucoup plus stable.
19:31Il faut qu'on apporte de la stabilité, de la visibilité.
19:34Les investisseurs ont toujours besoin de visibilité.
19:36Ils en ont cruellement depuis plusieurs années.
19:38Les cadres fiscaux sont instables.
19:41Les accords commerciaux le sont aussi.
19:44On a besoin de définir un terrain de jeu moyen terme
19:47pour les investisseurs qu'on n'a pas aujourd'hui.
19:50On a des sujets politiques dans beaucoup de pays,
19:52dont la France, on a beaucoup de choses à faire.
19:55Et les datas, il y a tout à construire.
19:58Parce qu'on l'a dit, les datas, elles ne sont pas où il faut.
20:01Donc pour tout déplacer,
20:03et ce n'est même pas un projet dont on parle.
20:05Et c'est un fantasme de se dire
20:08que l'Europe peut reprendre le contrôle
20:10de ses données personnelles ?
20:12Aujourd'hui, on est un peu dans le fantasme.
20:14Aujourd'hui, on est un peu dans le fantasme.
20:15C'est très bien de transformer le fantasme
20:17en rêve et en projet.
20:18Mais pour ça, il faut déjà en parler.
20:22On a conscience, mais d'avoir besoin
20:25d'avoir des data centers sur le territoire.
20:29Mais ce n'est pas suffisant.
20:30Ce n'est pas suffisant.
20:31On a besoin aussi d'avoir des opérateurs locaux.
20:35Oui, bien sûr.
20:36Bon.
20:37La bonne nouvelle, c'est que je pense
20:38que les data centers ne pourront pas être
20:39indéfiniment aux États-Unis.
20:40parce qu'il va y avoir un problème d'énergie.
20:43Problème d'énergie, tout bêtement.
20:44Et l'énergie, c'est des cycles d'investissement
20:46sur 30 ans ou 50 ans.
20:49Les data centers, c'est des cycles d'investissement
20:50sur 4 ans.
20:51Donc, on a un goulot d'étranglement
20:53qui est en train de se créer aux États-Unis
20:54qui forcera forcément des investissements
20:56aussi en Europe.
20:57Mais c'est sûr qu'on est à un meilleur prix
20:59de l'énergie forcément en Europe.
21:01Non, ce n'est pas une question de meilleur prix.
21:04C'est juste une question de timing.
21:06C'est-à-dire que quand il y a eu
21:08le responsable de Google
21:09qui a voulu brancher son data center,
21:12le responsable qui était en face de lui
21:14de la utilities, il lui a dit
21:15pas avant 12 ans.
21:16Vous êtes dans une liste d'attente
21:17et le temps qu'on fasse le réseau,
21:19vous avez à attendre 2 ans avant la construction.
21:22Donc, du coup, ça leur a bloqué un petit peu
21:24leur projet d'investissement.
21:25Donc, c'est ça le fond du problème.
21:27C'est ce que dit Satya chez Microsoft aujourd'hui.
21:31Ceux qui gagneront la course de l'IA
21:33sont ceux qui pourront avoir de l'énergie à disposition.
21:38Je ne vais pas vous cacher que les Chinois
21:39l'ont compris depuis un petit bout de temps.
21:41Quand on regarde le nouveau plan quinquennat chinois
21:43dont on a bien dressé tous les éléments
21:44il y a un mois et demi, deux mois maintenant,
21:46la poursuite des investissements
21:48dans la souveraineté énergétique
21:49sont très visibles avec la volonté
21:50de subventionner le prix d'électricité
21:51d'une manière assez large
21:52pour que ça continue d'attirer les industries
21:55et la capacité de développer
21:56les meilleurs modèles le plus rapidement possible.
21:58Donc, ça, je suis d'accord
21:59que la compétitivité électrique est en ratio.
22:01D'ailleurs, les seuls endroits en Europe
22:02où on a eu des investissements sur les data centers,
22:04c'est le Portugal et l'Espagne
22:05parce qu'on a des prix d'électricité
22:06qui sont très faibles.
22:07C'est des pays qui ont fait
22:07des énormes investissements
22:09dans les renouvelables
22:10qui aujourd'hui offrent un coût très compétitif
22:13en termes de production d'électricité.
22:14Et c'est là que sont domiciliés, effectivement,
22:16les data centers.
22:17Donc, moi, pareil,
22:20sur la souveraineté numérique européenne,
22:22je pense qu'on est, pareil, très, très loin.
22:24En fait, on a un écosystème qui se finance mal.
22:27Les dernières innovations,
22:29prenons juste l'exemple de Mistral,
22:30qu'on a beaucoup mis en avant
22:31comme un modèle européen souverain
22:34qu'on voulait déployer.
22:35Aujourd'hui, la dernière levée de fonds s'est passée.
22:36Depuis, on n'a pas eu beaucoup d'avancées
22:38sur la qualité du modèle
22:40ou le fait de se rapprocher
22:41des derniers standards américains.
22:43Donc, quand on regarde quand même
22:44les budgets d'innovation...
22:46Non, mais ils vendront un modèle souverain.
22:47Comment ?
22:47Ils vendront un modèle souverain.
22:49Oui.
22:49On ne sera pas au niveau des meilleurs modèles
22:52de Google, d'Enthropic,
22:54ou d'OpenAI,
22:56ou d'EPSIC de l'autre côté,
22:57mais on sera souverain.
22:58Oui, mais du coup,
22:59est-ce qu'on sera capable d'innover aussi rapidement ?
23:01Est-ce qu'avec un modèle dégradé,
23:03on va pouvoir innover aussi rapidement ?
23:05Ce n'est pas sûr.
23:05En tout cas, la rapidité d'évolution des modèles
23:07est quand même assez forte.
23:09Quand on voit les niveaux de pertinence
23:10qui s'améliorent très rapidement,
23:11EPSIC doit sortir son nouveau modèle
23:13dans 15 jours,
23:14donc on aura des informations
23:15sur son niveau d'efficacité.
23:17Ça donne l'impression quand même
23:18qu'on est un peu en retard.
23:19Et je le redis quand même,
23:19on parle beaucoup de la guerre militaire,
23:21géostratégique,
23:22mais les montants d'investissement de R&D,
23:24quand on les regarde à l'échelle de la planète,
23:26qui sont en train de déployer
23:27sur ces technologies,
23:28ils sont sans commune mesure
23:29avec ce qui s'est fait par le passé.
23:30C'est-à-dire que les deux grands blocs
23:32ont décidé que la course au supercalculateur
23:36ait leur priorité stratégique.
23:38Donc on part déjà avec du retard
23:40et pour l'instant,
23:40je n'ai pas eu l'impression
23:41qu'on ait décidé de mettre
23:42beaucoup d'investissements
23:43ou la capacité à lever du budget
23:44pour investir dans ces industries.
23:46Et vous dites,
23:47alors on n'a pas encore mis
23:49tout sur la table
23:50pour ces investissements,
23:52pour être à la hauteur des ambitions
23:54et jouer sur le terrain de jeu mondial.
23:56Mais du coup,
23:57en tant que gérant d'actifs,
23:58ça donne envie de participer,
24:00de se dire,
24:00justement, il y a tout à faire.
24:02Donc il faut être en Europe là,
24:04aujourd'hui,
24:05à ce moment-là ?
24:06Ou est-ce que...
24:07Oui, on peut se poser cette question,
24:09mais pour financer quel écosystème ?
24:10Est-ce que la souveraineté,
24:11c'est un thème,
24:11moi je le mesure à l'offre de fonds
24:13qui se sont lancés sur cette thématique-là.
24:15Oui, très défense.
24:16Ben oui, défense, mais pas que.
24:18Oui, enfin aujourd'hui,
24:19c'est difficile,
24:20je trouve,
24:21d'identifier des entreprises européennes
24:24en se disant,
24:24elles vont être au cœur
24:25d'un projet de souveraineté
24:26avec une dynamique d'innovation forte
24:28et où on pourra vraiment rester
24:30à être autonome et souverain.
24:31à la défense.
24:32Oui, quand vous regardez
24:32les budgets de R&D,
24:33les seuls endroits
24:34où on est un peu au niveau,
24:36où on a une capacité d'innovation
24:37avec les autres pays,
24:38oui, c'est difficile de voir
24:40autre chose que la défense.
24:41Et l'énergie quand même.
24:42Oui.
24:43Parce qu'on a besoin d'énergie aussi
24:44pour les data centers,
24:45pour le numérique,
24:46et l'énergie,
24:47on est quand même présent,
24:48on a quand même des...
24:49Des champions.
24:50Des acteurs.
24:51Des Schneider,
24:51des Legrand,
24:52qui existent.
24:52Des champions français.
24:54Oui,
24:54qui sont très internationaux
24:55aujourd'hui.
24:57Mais prenant le sujet
24:57du nouveau nucléaire,
24:59on était en avance,
25:00tous les projets
25:01qui sont portés par l'EDF
25:02sont en difficulté.
25:02Il y en a un moment
25:02qui s'appelle Naraya,
25:04qui est en grande difficulté financière.
25:05Les petits réacteurs nucléaires,
25:07on est déjà très, très en retard.
25:09Sur le quantique,
25:10quand on écoute
25:11la situation française
25:13et sans être
25:13dans le cocorico BA,
25:16visiblement,
25:17on a quand même des boîtes
25:18qui sont à la pointe
25:19et qui sont,
25:22j'allais dire,
25:22dans le top 3 mondial,
25:24à égalité avec
25:25ce que les Etats-Unis
25:26ou la Chine
25:26peuvent produire aujourd'hui
25:27en matière de technologies quantiques.
25:29C'est vrai,
25:29mais elles vont avoir besoin
25:30de beaucoup d'investissements
25:31là aussi.
25:31Donc est-ce que l'écosystème...
25:33100 millions,
25:33c'est rien.
25:34Quand une boîte
25:34comme Alice et Bob
25:36ou d'autres
25:37lèvent 100 millions,
25:40c'est rien.
25:41C'est une goutte d'eau.
25:41Elles vont en avoir besoin
25:42de plus en plus.
25:43Et l'écosystème,
25:44on va parvenir sur le développement
25:45du private equity européen,
25:46mais une grande majorité
25:47des fonds de private equity
25:48qui sont distribués en Europe,
25:49ils ont tous une grosse part
25:50investie aux Etats-Unis.
25:51En fait,
25:51tous les sujets d'innovation
25:52sont surtout portés
25:53par des projets américains.
25:54Donc notre capacité,
25:55là encore,
25:55d'un point de vue souverain,
25:56à avoir un écosystème financier
25:58pour porter ces projets
25:59d'innovation
26:00et les emmener
26:01sur des tailles significatives
26:02pour être compétitifs,
26:04je trouve que oui,
26:05là encore,
26:05on a des sujets.
26:06Moi, sur le quantique,
26:07puisque je suis en train
26:07de travailler dessus
26:08en ce moment là-dessus,
26:09c'est intéressant,
26:11mais le problème
26:11qu'on a en France,
26:12c'est qu'on a des briques
26:13essentielles du quantique
26:15dans nos startups.
26:16Mais ça reste des startups.
26:18C'est-à-dire que le seul
26:19aujourd'hui,
26:20ça va être un IBM,
26:21ça va être Google
26:22qui va vous faire
26:23l'ensemble
26:23de l'ordinateur quantique
26:25et le problème du quantique,
26:27c'est plus un problème
26:27de sécurité,
26:30sur le fond,
26:30parce que le problème,
26:31c'est que le jour
26:32où on a l'ordinateur quantique,
26:33on a cassé
26:34toutes les sécurités.
26:35Vous n'avez plus de bitcoin,
26:35vous n'avez plus
26:36du tout de sécurité bancaire.
26:38Vous avez...
26:38On m'a expliqué
26:39qu'il y avait quand même
26:39d'autres étapes avant,
26:40qu'on peut casser Internet,
26:42mais qu'effectivement,
26:43c'est quand même
26:43une équation
26:44qui est parmi les plus compliquées
26:46et qu'il y aura
26:46d'autres cas d'usage
26:48avant l'usage
26:49de hacker
26:50l'ensemble
26:51de la planète web.
26:52Non, de toute façon,
26:53aujourd'hui,
26:54tous les États
26:55se battent pour ça.
26:56Il ne faut pas se leurrer,
26:57ils sont en train
26:57de constituer
26:58des volumes de data,
27:01de données,
27:01de chiffrés
27:02qu'on ne peut pas
27:02décrypter aujourd'hui
27:03juste pour pouvoir
27:04les décrypter à terme
27:05et les utiliser à terme.
27:07Donc aujourd'hui,
27:08c'est une question
27:08de secret industriel,
27:09de puissance.
27:10C'est pour ça
27:11que tous les États
27:11investissent massivement là-dedans.
27:13C'est une question
27:14de sécurité pour demain.
27:15Donc c'est juste ça,
27:17la barrière.
27:18Le jour où on passera
27:19cette barrière,
27:19ça sera un autre monde.
27:21Mais ce qu'il faut
27:23bien comprendre,
27:24c'est que de toute façon,
27:25l'Europe n'arrivera pas
27:27à avoir la force de frappe
27:28aujourd'hui
27:28qu'à un Google.
27:30Si on veut,
27:31aujourd'hui,
27:32moi je parle à Google
27:32ou autres Américains,
27:34pourquoi ?
27:34Parce que s'ils développent
27:36une offre,
27:37une offre révolutionnaire,
27:38une offre,
27:39ils ont tellement de clients
27:40dans le monde
27:40que tout de suite,
27:42ils la diffusent.
27:42Et qu'ils vont avoir
27:43la vitesse d'installation
27:44de Génie aujourd'hui.
27:45On peut avoir
27:462-3 start-up en France
27:47qui sont très en avance,
27:49qui vont avoir des briques,
27:51mais derrière,
27:51on n'aura pas
27:52la force de frappe.
27:53Et c'est ce qui se passe
27:53notamment aujourd'hui
27:54sur les modèles
27:55d'intelligence artificielle.
27:56C'est-à-dire qu'on a bien vu
27:57qu'avec Jiminy,
27:58la force de frappe
27:59qu'ils ont pu avoir derrière,
28:01et puis maintenant
28:01qu'ils ont l'accord
28:02avec Apple,
28:03ils vont être sur
28:04n'importe quel smartphone,
28:05ils seront sur tous
28:06les smartphones Android,
28:07ils seront sur tous
28:08les smartphones Apple,
28:09et même chaque GPT
28:10se retrouve en difficulté maintenant.
28:11Donc, on voit
28:13que c'est la force
28:13de diffusion de l'innovation.
28:15Nous, on peut avoir
28:16des entreprises,
28:17et la France,
28:19je prendrais juste
28:19un exemple
28:20pour ceux
28:20qui se rappellent
28:21Arcos.
28:22Arcos, c'était quand même
28:23le leader de la tablette.
28:24Le leader de la tablette,
28:25c'est l'inventeur véritablement.
28:27On a tout inventé.
28:28Ils l'ont inventé.
28:29Du Minitel à la tablette.
28:30Mais qu'est-ce qui leur a manqué ?
28:32Il leur a manqué
28:32quelqu'un comme Apple
28:33pour distribuer l'innovation.
28:34Ce qui est fascinant,
28:35ces boîtes,
28:35que ce soit Apple,
28:36enfin Google surtout
28:38ou Microsoft,
28:39c'est que,
28:40contrairement à ce qu'on imagine
28:41parfois,
28:42les leaders d'hier
28:43ne seront pas les leaders
28:43de demain,
28:44sur les 3-4 dernières
28:45révolutions technologiques,
28:46ces boîtes-là
28:46ont toujours été à la pointe.
28:48Elles n'en ont raté aucune.
28:49Elles sont à la pointe,
28:51elles sont dans l'innovation.
28:53Steve Jobs a regardé
28:54le MP3 en France,
28:55chez Thomson.
28:56Et derrière,
28:57c'est lui qui l'a fait.
28:58Et après,
28:58les Chinois,
28:59ils ont copié.
29:00Et à la force des Chinois,
29:01derrière,
29:01c'est de faire l'industrialisation.
29:04Sortir des laboratoires
29:05et passer à l'échelle,
29:06c'est notre problème.
29:06Nous, on est plutôt la science.
29:08Les Américains,
29:08la commercialisation
29:09et Chinois,
29:09la fabrication.
29:10Si je reviens
29:11au cas d'investissement
29:13en 2026,
29:14de manière un peu plus prosaïque,
29:15peut-être,
29:16Louis,
29:17vous dirigez la gestion
29:18d'action de risque-gestion.
29:19C'est quoi ?
29:21Une gestion d'action,
29:22avec tous les éléments
29:23qu'on a déjà
29:24en notre connaissance
29:25pour cette année 2026 ?
29:26On m'a déjà arrêté
29:27de diversifier,
29:28comme d'habitude.
29:29Et après,
29:29il y a des thématiques
29:30qui vont perdurer.
29:31Vous avez arrêté de diversifier ?
29:32Non,
29:32continuer.
29:32Ah, continuer !
29:33J'ai compris.
29:34Arrêter de diversifier.
29:35Continuer à diversifier.
29:36Continuer à diversifier.
29:38Il y a des thématiques
29:40qui vont continuer.
29:42Je pense à la défense,
29:43qui offre une visibilité
29:44qui est quand même
29:45très importante,
29:46avec des valorisations
29:47qui sont élevées,
29:48mais qui sont justifiées
29:49par des croissances
29:49attendues sur le BPA,
29:50qui sont très très importantes.
29:52Et après,
29:52tout ce qui touche
29:53à la souveraineté
29:53est aussi intéressant.
29:55L'énergie,
29:56la souveraineté,
29:57des financements aussi,
29:58les banques,
29:59qui étaient très de l'écoté,
30:01qui sont plus au prix,
30:02mais sur lequel
30:03il reste de la place
30:04si l'environnement
30:05des taux est maintenu.
30:08Il y a la santé
30:09qui a commencé
30:10à bien démarrer.
30:12On reste toujours
30:13éloigné de l'immobilier
30:14parce que compte tenu
30:15du niveau des taux,
30:16c'est compliqué.
30:17On commence à regarder
30:17la chimie
30:18pour prendre une...
30:20Qui était un vrai carnage.
30:21Qui était un vrai carnage.
30:22Qui était un vrai carnage.
30:23Qui est très très décoté.
30:23Pour dire les choses.
30:24Qui est un col cyclique.
30:25Qui est aussi
30:25une exposition indirecte
30:28à la construction
30:31avec le général.
30:32À l'automobile,
30:32on reste éloigné
30:33de l'automobile.
30:34Le secteur automobile,
30:35particulièrement en Europe,
30:36est dans une situation
30:37qui est très très compliquée.
30:40Mais donc,
30:40on a des choses à faire.
30:42Sur la défense,
30:43c'est quoi le risque
30:44du cas d'investissement défense ?
30:46Au-delà des valorisations,
30:49effectivement,
30:49qui sont déjà peut-être
30:50assez riches
30:50ou ambitieuses,
30:52le fait qu'il y ait
30:54quand même
30:54beaucoup d'argent public
30:55qui se déverse
30:56dans ce secteur,
30:57ça peut amener
30:58à un moment
30:58les gouvernants
31:00à demander
31:01des formes de contrepartie.
31:02On a vu
31:02Donald Trump
31:03commencer à envisager
31:05que les dividendes,
31:06les buybacks
31:07et les salaires
31:08un peu démesurés
31:09dans les groupes
31:09américains de défense,
31:11c'était peut-être
31:13un peu compliqué.
31:13On n'a pas la même conception
31:14des députés de l'Atlantique
31:15sur le financement
31:18par l'État
31:18d'un écosystème.
31:21On sait que les États-Unis
31:22ont pris des positions indirectes.
31:24Trump a des positions indirectes,
31:26sa famille a des positions indirectes
31:27dans les géants
31:28de la tech
31:29qui profitent
31:30de l'argent de l'État.
31:34En Europe,
31:35on a surtout
31:35des États
31:36qui veulent
31:37développer un écosystème,
31:39construire un écosystème.
31:40Le risque,
31:41c'est plutôt
31:42une défaillance
31:43d'un gros donneur d'ordre
31:45comme Arène Metal.
31:46Les supply chain
31:47sont en gros doublés.
31:49Donc si jamais
31:50on a un équipementier,
31:52un fournisseur
31:52qui devient défaillant,
31:54il y aura
31:55un second
31:55qui prendra.
31:59Mais si jamais
31:59le donneur d'ordre
32:00commence à ralentir,
32:02là ça peut...
32:03Donc il n'y a pas d'intérêt,
32:05même si ces groupes
32:06sont nourris
32:06par la commande publique,
32:08à brider
32:09l'allocation
32:11de leur cash flow
32:12aujourd'hui.
32:12Non, l'État aurait surtout
32:13intérêt,
32:13les États,
32:14et l'Europe
32:15aurait surtout intérêt
32:16à faire plus parler
32:18les entreprises
32:20entre elles
32:21pour pas qu'elles doublent.
32:22On a un sujet
32:23dans la défense européenne
32:26par exemple,
32:27c'est que pour...
32:29On n'a pas
32:30trois avions
32:31de chasse
32:34comme les Américains,
32:35on en a 20,
32:36on n'a pas
32:36dix destroyers,
32:38on en a 30,
32:38et finalement
32:39on a énormément
32:40de références
32:41et c'est là
32:42où peut-être
32:42l'État devrait
32:44encourager les entreprises
32:45à rationaliser
32:46les gammes.
32:47Bien sûr, bien sûr.
32:48Bon, le cas
32:49d'investissement
32:502026, là,
32:51déjà quand même
32:52ce schéma
32:53de retour
32:55de la question
32:56tarifaire,
32:57de l'incertitude,
32:58etc.,
32:58on va se remettre
32:59à calculer
33:00le coût
33:01de l'incertitude,
33:02combien ça va peser,
33:03etc.,
33:04et est-ce qu'on a envie
33:06d'acheter
33:07les creux de marché ?
33:07Est-ce qu'on se dit
33:08le playbook reste celui
33:09d'un Liberation Day ?
33:10Alors,
33:11espérons peut-être pas
33:12avec autant d'intensité
33:13et d'ampleur,
33:14mais là,
33:15personne ne sait trop
33:16où est le plancher
33:16au moment où on se parle,
33:17donc est-ce qu'on a envie
33:18quand même
33:18d'être acheteur
33:20des creux de marché
33:20ou est-ce qu'on y va
33:21plus ?
33:22J'ai l'impression,
33:23les fondamentaux
33:23sont quand même solides,
33:24on a une croissance mondiale
33:25qui va être supérieure
33:26cette année
33:26que l'année dernière,
33:27on a des trajectoires
33:28de taux qui sont quand même
33:29dans beaucoup
33:29des grands pays
33:30plutôt favorables,
33:31on a une inflation
33:32qui pour l'instant
33:32modulo ce qui va se passer
33:34sur certaines matières premières
33:35mais plutôt à la baisse
33:36aussi dans plusieurs zones
33:37géographiques,
33:38oui,
33:38moi je continuerai
33:40à être plutôt
33:40by the deep
33:41sur chaque mouvement
33:43de volatilité
33:43parce qu'effectivement
33:44il va y en avoir,
33:46la question quand même
33:47centrale c'est toujours
33:48l'IA,
33:49le calcul qu'on a fait
33:50nous de notre côté
33:50c'est qu'à peu près
33:5160% du BPA
33:52du S&P 500
33:53est corrélé
33:53de près ou de loin
33:54à la thématique de l'IA
33:55donc on n'est plus juste
33:57Max 7 c'est 25
33:58ou la tech c'est 30
33:59en fait le côté
34:02percolation
34:04du suivi de l'IA
34:05dans des secteurs
34:06énergie,
34:06industrie
34:07commence à être
34:07en fait un vrai moteur
34:08de croissance de BPA
34:09pour beaucoup d'entreprises
34:10donc investir sur les marchés
34:11d'action
34:11c'est assumer un rôle
34:13enfin un biais positif
34:15sur la thématique
34:15donc là-dedans
34:17les zones géographiques
34:18elles ont un rôle
34:19de diversification
34:19mais en fait
34:20pas tant que ça
34:21vous allez au Japon
34:2135% du topic
34:23c'est pareil
34:23à peu près très corrélé
34:24l'IA en fait maintenant
34:25Taïwan j'en parle même pas
34:26la Corée
34:27même chose
34:28mémoire ludiquement
34:30donc la diversification
34:31devient un vrai travail
34:33l'Europe pour ça
34:35a quelques atouts
34:36le fait de ne pas être
34:37moins sur les sujets souverains
34:38et donc du coup
34:39être moins présent de l'IA
34:40ça nous donne quand même
34:41du coup un axe de diversification
34:42c'est intéressant de voir
34:43comment le comportement
34:44le marché européen
34:44en fait est souvent
34:45un miroir
34:47de dès qu'il y a des questions
34:48sur la thématique l'IA
34:48on a un marché européen
34:49qui est plus souvent
34:50ça a bien performé
34:50être une source
34:51de diversification intéressante
34:52pour les investisseurs
34:52même s'il se pose
34:53de plus en plus
34:54la question de l'usage
34:55de l'IA
34:56et des utilisateurs
34:57de l'IA
34:57alors j'entends
34:58l'empreinte
34:59de ceux qui construisent
35:01l'infrastructure
35:02et qui participent
35:03directement ou indirectement
35:04à travers l'énergie
35:05la conversation
35:06l'IA
35:06c'est aussi désormais
35:07quels secteurs
35:10quelles entreprises
35:10va se saisir du sujet
35:12de l'IA
35:13pour une amélioration
35:15de la base de coûts
35:16mais aussi pour une croissance
35:17supplémentaire
35:18de chiffres d'affaires
35:19et de ce point de vue là
35:20le marché a eu des vues
35:21assez définitives
35:22jusqu'à présent
35:23le logiciel par exemple
35:25tout le monde
35:26va se faire disrupter
35:26exactement
35:27il y a tendance
35:27à bien identifier
35:28ou à bien
35:28comment dirais-je
35:29corneriser
35:30tout ce qui pourrait être perdant
35:31les gagnants
35:32je trouve pour l'instant
35:32on n'a pas encore
35:33de différenciation
35:34dans le secteur bancaire
35:36on voit
35:36sur les perdants
35:37le marché a raison
35:37déjà
35:38se dire que
35:39toutes les boîtes
35:39de logiciels
35:40qui sont quand même
35:40les premières
35:41en première ligne
35:42pour diffuser
35:43les nouvelles technologies
35:45se dire que ces boîtes là
35:46je ne suis pas
35:46assez un expert en codeur
35:47pour dire
35:47c'est Claude
35:48qui visait le dernier modèle
35:49anthropique
35:49qui est vraiment
35:50très très
35:51disrupter
35:53sur la capacité
35:54exactement
35:55en tout cas
35:57j'ai des équipes
35:57qui travaillent
35:58sur l'automatisation
35:58de nos outils
35:59je peux vous dire
35:59qu'effectivement
36:00on arrête de se poser
36:01la question
36:01d'acheter une brique pure
36:02qu'on va payer
36:02pendant 5 ans
36:03avec un abonnement
36:04qui va nous coûter
36:04très cher
36:05donc oui
36:06je pense quand même
36:07qu'aujourd'hui
36:07le codage est devenu
36:08quelque chose
36:08de beaucoup plus accessible
36:09et donc l'automatisation
36:11d'activités opérationnelles
36:12semble effectivement
36:13quelque chose
36:13de beaucoup plus évident
36:14en sachant que
36:15le secteur du software
36:16fait en moyenne
36:1665% de marge opérationnel
36:18que vous êtes engagé
36:19pour 5 ans
36:19et que si vous rajoutez
36:21tous les coûts de service
36:21derrière
36:22de maintenance
36:22et de consulting
36:23que vous avez
36:24pour déployer
36:24une solution logicielle
36:25il y a certainement
36:26un équilibre à trouver
36:27donc si on a vu
36:28des perdants au quai
36:29et sur les gagnants
36:29vous dites là
36:30pour le coup
36:30il y a encore
36:31un champ à explorer
36:31pour l'instant
36:32le marché restait concentré
36:33sur déploiement
36:33de l'infrastructure
36:34on passe sur l'IA physique
36:35ce qui était le thème
36:36du CES à Las Vegas
36:37donc la robotique
36:38l'humanoïde
36:39le véhicule autonome
36:40ça c'est clairement
36:41des sujets qui sont
36:41pourquoi est-ce que Tesla
36:42a pris 50% l'année dernière
36:43alors que le BPA
36:44abaissé de 30%
36:45c'est le véhicule autonome
36:46principalement
36:46c'est le cas central
36:47de la valorisation
36:48du titre aujourd'hui
36:49donc ça c'est très visible
36:51sur les gagnants
36:52au sein de certaines industries
36:53qui sont déjà en avance
36:54sur le déploiement de l'IA
36:55pour gagner des parts de marché
36:56ou avoir un modèle différenciant
36:57je suis un peu plus dubitatif
36:59on a beaucoup posé
37:00ces questions
37:00aux patrons des banques
37:01américaines
37:02qui ont déjà publié
37:03d'ailleurs sur la première trimestre
37:04elle le déploie
37:05est-ce qu'il y en a une
37:05qui va plus vite que l'autre
37:06et qui du coup
37:06serait gagnant
37:07en termes de
37:08cost-income ratio
37:09ou de croissance
37:10je pense qu'on n'en est pas
37:11encore à cette étape là
37:12sur cette conversation
37:13l'IA
37:13et les gagnants
37:14les perdants de l'IA
37:15comment vous regardez
37:16les choses
37:17Louis chez Auris
37:18sectoriellement aussi
37:19on a parlé
37:21des bancaires
37:22qui est un secteur
37:23qui va en profiter
37:24assez rapidement
37:24parce que beaucoup de données
37:26beaucoup de processus
37:27automatisés
37:28énormément
37:28la santé aussi
37:31on va pouvoir faire
37:31beaucoup de choses
37:32et augmenter les chiffres
37:32d'affaires
37:33grâce à l'IA
37:34donc c'est vraiment
37:34deux secteurs
37:35qu'on privilégie aussi
37:36comme gagnants de l'IA
37:38vont bénéficier d'une forme
37:39de prime IA
37:40qui ne s'est pas encore
37:41matérialisée
37:41mais qui pourrait
37:42effectivement se matérialiser
37:43dans leur valorisation
37:44ça devrait se matérialiser
37:46dans les prochains semestres
37:47je comprends
37:48Christian un mot du Japon
37:50oui
37:50parce que oui
37:51c'est quand même
37:52un crac obligataire
37:53spectaculaire
37:54bon déjà le Japon
37:55alors c'est le monde
37:56à l'envers
37:57par rapport au monde
37:57qu'on connaissait
37:58ces dernières décennies
38:00j'ai envie de dire
38:01le Japon a plus d'inflation
38:02qu'en Europe
38:03qu'aux Etats-Unis
38:04la courbe japonaise
38:05est la plus pentue
38:06des économies
38:08avancées
38:08et on vient de se prendre
38:1020-30 BP
38:11de mouvements
38:12donc c'est
38:126 écarts-types
38:14sur le marché obligataire
38:15japonais
38:15sur la séance du jour
38:17sur du 30 ans
38:17et du 40 ans
38:18oui
38:18alors il y a plusieurs éléments
38:20je pense que d'une part
38:21il y a un élément
38:22qui est en train de se manifester
38:23qui va se manifester
38:24sur toutes les courbes de taux
38:25avec le vieillissement
38:26de la population
38:26on n'a plus de demandes
38:28sur les très longues maturités
38:29il n'y a plus d'acheteurs
38:30stratégiques
38:31pour être honnête
38:32aujourd'hui
38:32ceux qui détiennent
38:33le patrimoine
38:34c'est les baby boomers
38:35c'est eux qui vont partir
38:36à la retraite
38:37ils y arrivent
38:38ou ils y sont
38:38et ils ne vont pas investir
38:40sur du 50 ans
38:41ou du 30 ans
38:42donc déjà
38:42le Japon nous donne
38:44une indication très forte
38:45les états ne pourront plus
38:46émettre à très long
38:47sur la partie très longue
38:48de la courbe
38:49ça c'est le premier point
38:50deuxième point
38:51qui est propre au Japon
38:52c'est quand même
38:53une aberration
38:53d'avoir une politique
38:54alors sur un état
38:55très endetté
38:56c'entend
38:56attention
38:57comme on le disait
38:58un journaliste japonais
39:00qui se félicitait
39:01et qui parlait
39:01que la France
39:02était très peu endettée
39:03par rapport au Japon
39:04et qui nous félicitait
39:05le fait qu'on était
39:06endetté
39:06c'est vrai que c'est rassurant
39:09ça fait plaisir
39:09on trouve toujours
39:10plus endetté
39:11que ça
39:11donc eux
39:12ils sont quand même
39:13dans une situation
39:14très endettés
39:15et on est dans une aberration
39:16parce qu'on a des taux
39:17réels encore négatifs
39:18il faut le rappeler
39:19malgré les mouvements
39:20qu'on a eu
39:20on reste encore
39:21parce qu'on a une inflation
39:22à 3% au Japon
39:23il faut le rappeler
39:23donc on est encore
39:25sur des taux réels négatifs
39:26et on a une BOJ
39:27qui nous parle
39:28de normalisation
39:29d'une banque centrale
39:30qui nous dit
39:30il faut qu'on revienne
39:31au moins à des taux
39:32qui soit à peu près neutre
39:34c'est vite
39:35le marché obligataire
39:35il est en train d'hurler
39:36faites quelque chose
39:37le problème
39:38c'est que vous avez
39:39cet indurcissement
39:40à venir
39:41de la politique monétaire
39:43entre guillemets
39:43moins insoupli
39:45avec une politique budgétaire
39:47de relance massive
39:48et d'endettement massif
39:49donc on peut aller
39:51que dans le mur
39:51donc c'est vrai
39:52que c'est là
39:53où il y a un problème
39:53au Japon
39:54c'est qu'il y a un problème
39:55de décalage
39:55de discours
39:57entre la banque centrale
39:58et le gouvernement
39:59ce qui n'était pas le cas
40:00jusqu'à présent
40:00et donc là aussi
40:01c'est le marché
40:02qui mettra
40:03une limite
40:04à madame
40:05suivez tous les discours
40:07du EDA
40:07comment il peut retourner
40:08sa veste
40:08au mois de décembre
40:09il a retourné deux fois
40:10à un moment donné
40:11il a dit
40:12on va être dur
40:12on va y aller
40:14et puis le lendemain
40:15il a dit
40:15non mais
40:15on n'est pas pressé
40:16et puis on va continuer
40:17d'acheter les obligations
40:18donc suivez-le
40:19il retourne sa veste
40:20du jour au lendemain
40:20parce qu'il sait
40:21qu'il est sur un baril de poudre
40:23et il ne veut pas
40:24un crac obligataire
40:24donc aujourd'hui
40:25ça veut dire que
40:26vendredi
40:27ils vont avoir un discours
40:28c'est la réunion
40:29vendredi
40:29ils vont se réunir
40:30ils vont faire leur communiquer
40:31et donc je pense
40:32que si le marché obligataire
40:34continue comme ça
40:35ils vont avoir un discours
40:36très accommodant
40:36en disant
40:36on n'est pas pressé
40:37on va maintenir
40:38et peut-être même
40:39potentiellement à dire
40:40qu'ils vont augmenter
40:41leurs achats de titres obligataires
40:43parce qu'ils n'ont pas le choix
40:44mais on a un vrai problème
40:46aujourd'hui de communication
40:47quand on a
40:48une banque centrale
40:49qui va à l'inverse
40:49de l'obligataire
40:51et ça c'est un gros problème
40:52aujourd'hui pour le Japon
40:53il faut regarder ça
40:55de loin
40:56ou
40:57de très près
40:58de très près
40:58quand on est dans le monde
41:02d'actions
41:02et notamment
41:03les actions européennes
41:04ce qui se passe
41:04du côté du marché
41:05obligatoire japonais
41:06forcément
41:07parce que ça peut avoir
41:08des impacts
41:08qui se diffusent
41:09assez vite
41:10quand même
41:11mais oui
41:12c'est loin quand même
41:13mais dans une logique
41:15de diversification
41:16si on reprend un peu
41:17les scores
41:17de 2025
41:19ceux qui avaient la chance
41:21de pouvoir être
41:22positionnés en Asie
41:23notamment
41:23en ont bien profité
41:25le Japon a été
41:26plutôt un bon marché
41:27le Japon a été un bon marché
41:28la Chine a été un bon marché
41:29la Corée a été un très bon marché
41:30c'était le meilleur
41:31et c'est intéressant
41:33de voir que la Corée
41:34est un marché
41:35qui ne se payait toujours
41:35pas très cher
41:36qui était très très en retard
41:38donc il y a peut-être encore
41:39de la place
41:40oui oui
41:40on a
41:41on a
41:42on a des US
41:43parce que c'est incontournable
41:45qui génèrent de la croissance
41:46et qu'ils ont aussi
41:48cette position
41:49de valeur refuge
41:50en cas de besoin
41:52encore un petit peu
41:53on a de l'Europe
41:54parce qu'on a une dynamique
41:56même si le rythme
41:57n'est pas
41:57aussi élevé
41:58qu'aux US
41:59on a une dynamique
42:00qui est plus positive
42:00des effets de base
42:01qui sont très favorables aussi
42:03puis on a des émergents
42:05avec
42:05avec l'Asie
42:07qui apporte un peu
42:08de diversification
42:09et qui ont apporté
42:10du peps en 2025
42:11ah ouais
42:11bon
42:12sur la situation japonaise
42:13vous dites
42:14c'est
42:14on a envie d'être dans le trade
42:16le Takashi trade
42:17comme on dit
42:17Adrien
42:19ou est-ce qu'à un moment
42:20ça peut être un peu
42:21explosif
42:22le schéma
42:23long Nikkei
42:24short yen
42:24est-ce qu'à un moment
42:25on peut quand même se prendre
42:26est-ce que c'est un one way trade
42:28ou est-ce qu'à un moment
42:29ça peut faire mal
42:31ce qui est sûr
42:32c'est que la volonté du Japon
42:32de revenir plus agressivement
42:35dans les sujets d'exportation
42:36les propos de la Chine
42:39du parti communiste chinois
42:41sur maintenant
42:42la priorité
42:43c'est l'exportation
42:43il faut que toutes les industries
42:44chinoises soient très agressives
42:46à l'exportation
42:46d'ailleurs ce qui a très bien marché
42:47le déficit
42:48balance commerciale record
42:50enlever l'énergie
42:52parce qu'ils sont
42:52gros importateurs d'énergie
42:53c'est 2000 milliards
42:54d'excédents sur les biens
42:55la capacité à avoir bien géré
42:56le fait que les portes américaines
42:58étaient fermées
42:59et re-exportées ailleurs
43:00je pense que ça pèse aujourd'hui
43:01effectivement sur la dynamique
43:02de beaucoup de secteurs japonais
43:04il y a beaucoup de zones géographiques
43:05sur lesquelles
43:05prenons juste le véhicule électrique
43:06les gains de part de marché
43:08des véhicules électriques chinois
43:09c'est au détriment
43:09principalement des grandes marques
43:11japonaises
43:12donc il y a une vraie volonté
43:13de remettre le Japon
43:14en dynamique positive
43:15sur l'exportation
43:16donc avec un yen
43:17effectivement plus faible
43:18et avec la volonté
43:19de se concentrer
43:20sur les investissements
43:21sur les secteurs
43:21sur lesquels ils ont un avantage stratégique
43:22donc les chantiers de navale
43:24par exemple
43:24japonais
43:25retrouvent pas mal d'intérêt
43:26à un moment
43:27où les dépenses militaires
43:28sont en forte réaccélération
43:29il y a eu des savoir-faire
43:30il y a plein de secteurs
43:31sur lesquels ils sont bien positionnés
43:32sur la robotique
43:33ils ont des savoir-faire historiques
43:34ils sont souvent
43:35un peu clés
43:37dans les fonctions
43:37qui ont vraiment
43:38beaucoup de valeur
43:38dans le fonctionnement
43:39des chaînes de robots
43:39donc voilà
43:40il y a effectivement
43:41plein de secteurs
43:41qui nous intéressent
43:42côté japonais
43:43mais le sujet du yen
43:44est sensible
43:46il y avait beaucoup
43:47de scénarios très positifs
43:48l'année dernière
43:48en disant ça y est
43:49on est au bout
43:49de la dévaluation du yen
43:52et quasiment à 160 sur le dollarienne
43:54qui peuvent être vus
43:56ou perçus
43:56comme des niveaux d'intervention
43:57mais ce n'est pas encore
43:58la volonté pour l'instant
43:59affichée de la première ministre
44:01Takahichi
44:01merci beaucoup messieurs
44:02merci d'avoir été les invités
44:03de Planète Marché
44:04en cette séance un peu tourmentée
44:06Christian Parizeau était avec nous
44:08le président d'Altaïre Economics
44:09Louis Albert
44:10le directeur de la gestion
44:11action d'Ori Gestion
44:12et Adrien Dumas
44:12directeur des investissements
44:14de Mandarine Gestion
44:22C'était l'événement de début d'année
44:28qui marque la rentrée de l'industrie
44:30de la gestion de patrimoine
44:31le grand forum du patrimoine
44:32organisé en début de cette semaine
44:35par le groupe FICAD
44:36et Bsmart4Change
44:38était évidemment partenaire sur place
44:40pour suivre cet événement
44:42l'occasion de rencontrer
44:42différents types d'investisseurs
44:45et notamment les investisseurs
44:46en private equity
44:47des équipes de Next Stage
44:49Asset Management
44:50pour évoquer leurs enjeux
44:52et les enjeux du private equity
44:53pour 2026
44:54Bonjour Julien Potier
44:56Bonjour
44:57Merci beaucoup d'être avec nous
44:58à l'occasion de ce grand forum
44:59du patrimoine
45:00organisé en ce mois de janvier
45:03par le groupe FICAD
45:04bien sûr vous êtes directeur général adjoint
45:05de Next Stage Asset Management
45:07qui va bientôt approcher
45:08de son quart de siècle
45:09je crois que ce sera l'an prochain
45:10Julien
45:11qu'est-ce qui caractérise aujourd'hui
45:13Next Stage AM
45:13dans l'industrie au sens large
45:15de la gestion d'actifs françaises
45:17et européennes ?
45:18Effectivement nous allons fêter
45:19souffler nos 25 bougies
45:21l'année prochaine
45:22on est très contents
45:23notre ADN
45:26et notre métier
45:27originel depuis 25 ans
45:29c'est d'accompagner
45:30des entrepreneurs
45:31de grands talents
45:32à la tête
45:33de PME
45:34et de TI
45:34françaises
45:35avec
45:36une approche
45:38que je qualifierais
45:38d'entrepreneurs investisseurs
45:40sur la durée
45:41et donc ce sont aujourd'hui
45:43plus de 200 entrepreneurs
45:44que nous avons accompagnés
45:45au travers
45:46de véhicules d'investissement
45:47qui s'adressent
45:48autant aux investisseurs
45:49nationnels
45:50qu'aux grands investisseurs
45:51privés
45:51Oui justement
45:52vous faites partie
45:53des sociétés d'investissement
45:54pionnières
45:55dans ce qu'on appelle
45:56aujourd'hui
45:57la démocratisation
45:58des actifs privés
45:59des actifs non cotés
46:00et notamment
46:01du private equity
46:02c'est quelque chose
46:03qui a structuré
46:04justement la vie
46:05de Next Stage AM
46:06depuis ses débuts
46:07comment est-ce que
46:08vous voyez justement
46:09cette vague
46:11s'accélérer
46:11et se structurer
46:12aujourd'hui ?
46:13Je dirais qu'aujourd'hui
46:16on vit une période
46:17qui est exceptionnelle
46:19pourquoi ?
46:21parce qu'on est précisément
46:22au carrefour
46:23entre deux besoins
46:24le besoin de financement
46:25des entreprises
46:26et le besoin
46:27d'un épargnant
46:29de faire fluctuer
46:30son épargne
46:31et surtout
46:32de préparer sa retraite
46:33et nous
46:33chez Next Edge
46:34ça fait plus de 10 ans
46:35que nous poussons
46:37pour que
46:38l'assurance vie
46:39puis ensuite
46:40le plan épargne retraite
46:42depuis 2019
46:42qui sont finalement
46:44les deux outils préférés
46:45des français
46:45pour préparer leur retraite
46:47que ces deux outils
46:48puissent s'ouvrir
46:49à la classe d'actifs
46:50du capital investissement
46:51et
46:52évidemment
46:55l'innovation
46:56ne vient pas que de nous
46:57les pouvoirs publics
46:59ont beaucoup poussé
47:00les assureurs
47:01également
47:02ont accéléré
47:03depuis notamment
47:04la loi industrie verte
47:05donc
47:06les choses vont
47:08dans le bon sens
47:09maintenant
47:10si vous voulez mon avis
47:12je pense qu'on n'en est
47:13encore qu'au début
47:13et je pense que
47:15lorsque l'on regarde
47:16les montants collectés
47:17en mon côté
47:18par les conseillers
47:19de gestion de patrimoine
47:20par les plateformes assureurs
47:21par les banques privées
47:22ces montants restent
47:24encore tout à fait raisonnables
47:25et
47:26demain
47:27l'enjeu crucial
47:28à titre personnel
47:30pour chacun de nous
47:31et notamment pour les jeunes
47:32va être
47:33de préparer sa retraite
47:35un chiffre peut-être
47:36nous on a lancé
47:36l'année dernière
47:38un baromètre
47:38sur le capital investissement
47:40et la retraite
47:40qu'est-ce qu'il en ressort
47:42il en ressort que
47:42plus de 78%
47:43des moins de 35 ans
47:44n'ont plus tout à fait confiance
47:46en notre système
47:46de répartition
47:47des retraites
47:49et donc
47:50il y a vraiment
47:51un enjeu crucial
47:52même à titre collectif
47:53de rendre
47:54cette épargne
47:55des français
47:56plus productive
47:56je rappelle aujourd'hui
47:58qu'on a une épargne
47:59qui est extrêmement abondante
48:00on a l'un des
48:01des taux d'épargne
48:02les plus élevés au monde
48:03à 18,7%
48:04du revenu disponible
48:05des ménages
48:06maintenant
48:07cette épargne
48:08c'est 6600 milliards d'euros
48:1040%
48:11ne rapporte
48:13moins
48:13d'un euro
48:15d'un pour cent par an
48:16c'est dire
48:17l'enjeu crucial
48:19du capital investissement
48:20pour demain
48:20et l'horizon
48:21de la retraite
48:22est un levier puissant
48:24d'éducation
48:25justement
48:26des clients
48:27privés
48:28voire particuliers
48:29à cet investissement
48:30en capital
48:31cet investissement
48:32en private equity
48:33Julien
48:33évidemment
48:34parce que
48:35lorsqu'on regarde
48:36la duration moyenne
48:37d'un plan épargne retraite
48:40c'est 24 ans
48:40donc on est sur
48:41de l'actif long
48:42et donc évidemment
48:43la classe
48:45d'actifs
48:46capital investissement
48:48et notamment
48:48les solutions
48:50que nous on a développé
48:51chez Nextage
48:51au travers de notre véhicule
48:53Nextage Evergreen
48:53qui sont des véhicules
48:56très long terme
48:57coïncident parfaitement
48:58avec les besoins
49:00d'un épargnant
49:01pour faire fructiver
49:02son épargne
49:02et préparer sa retraite
49:03Comment on s'assure
49:04alors concrètement
49:05du meilleur alignement
49:06d'intérêt
49:07pour le client final
49:09que vous nous décrivez
49:10Julien
49:11Comment on s'adresse
49:12déjà à une population
49:12différente
49:14des clients institutionnels
49:15bien sûr
49:15parfois moins sophistiqués
49:17et aussi peut-être
49:18plus jeunes
49:18en l'occurrence
49:19puisque c'est l'horizon
49:20de la retraite
49:20qui peut faire basculer
49:22cette nouvelle clientèle
49:24ou ces nouveaux investisseurs
49:26dans le monde
49:26du private equity
49:27Quelles sont les grandes lignes
49:29ou la grande philosophie
49:30avec laquelle vous adressez
49:32vous abordez ce marché
49:34des clients privés
49:35Julien ?
49:36Nous effectivement
49:36ça fait plus de 10 ans
49:39qu'on accompagne
49:40cette démocratisation
49:41et on a été les premiers
49:44à lancer
49:45nos fonds emploi
49:47il y a plus de 10 ans
49:48à destination
49:50des entrepreneurs
49:50qui cédaient leur société
49:52notre véhicule Evergreen
49:54en 2015
49:54qui était le premier véhicule
49:55Evergreen
49:56de la place
49:57dédiée au capital développement
49:58et surtout
49:59notre première unité de compte
50:02Next Edge Croissance
50:03qui a été lancée en 2016
50:04pour bien préparer sa retraite
50:06main dans la main
50:07avec notre grand partenaire historique
50:10AXA
50:10et quand je regarde
50:13un petit peu les évolutions
50:15depuis une dizaine d'années
50:17ça va dans le bon sens
50:18maintenant nous
50:19chez Next Edge
50:20on a deux observations
50:22quand on regarde l'avenir
50:23on se dit que
50:24il va falloir aussi
50:26et on travaille actuellement
50:27pour développer
50:30une nouvelle solution
50:32dédiée à la retraite
50:34à destination
50:35d'un marché plus large
50:37et notamment
50:38vous parliez des jeunes
50:39qui sont aussi
50:42très conscients
50:43de la nécessité
50:43de préparer leur retraite
50:45plus tôt
50:47et donc
50:49une population
50:50qui est aussi
50:51pas forcément satisfaite
50:52avec la performance
50:53aujourd'hui
50:54offerte par le livret A
50:55et
50:56on va procéder
50:58à des annonces
50:59au cours du premier semestre
51:002026
51:01donc
51:02l'année s'annonce passionnante
51:03à ce niveau là
51:04mais vous dites
51:05la concurrence
51:05pour des produits
51:06comme le vôtre
51:06et les produits à venir
51:07c'est le livret A
51:09le fonds en euros
51:10traditionnel
51:11c'est ces produits là
51:12qui sont vos concurrents
51:14aujourd'hui
51:14d'une certaine manière
51:15je dirais qu'en fait
51:16le marché
51:21de la retraite
51:22est un marché
51:24qui est très large
51:26avec des besoins
51:28de la part de clients
51:30qui sont différents
51:31donc
51:32on peut s'adresser
51:34évidemment
51:35et depuis une dizaine d'années
51:37à des clients
51:38des investisseurs privés
51:39qui connaissent le private equity
51:41et qui ont
51:43un certain patrimoine
51:45et effectivement
51:46aujourd'hui
51:47on est sur une classe d'actifs
51:47qui s'ouvre
51:48à un autre marché
51:49plus large
51:50et donc face
51:51à un marché de masse
51:53effectivement
51:55de personnes
51:56qui sont
51:57beaucoup plus
51:58débutants
52:00sur cette classe d'actifs
52:01et qui aujourd'hui
52:02pour préparer
52:03leur retraite
52:04mettent de l'argent
52:05sur leur livret A
52:06mettent de l'argent
52:07sur leur contrat
52:08d'assurance vie
52:08et donc
52:09c'est à nous aussi
52:10de faire preuve
52:10de pédagogie
52:11pour démocratiser
52:13cette classe d'actifs
52:14encore davantage
52:15et c'est un relais
52:16de croissance
52:17stratégique
52:18pour une société
52:19de capital investissement
52:19comme la vôtre
52:20comme Nextage
52:21aujourd'hui
52:22Julien
52:22se dire que
52:23ce grand marché
52:25avec ses caractéristiques
52:26va également
52:28participer
52:28à la croissance
52:30future encore
52:31de ces actifs
52:32privés
52:33en général
52:33écoutez
52:35j'en suis convaincu
52:35nous effectivement
52:37c'est pour cette raison
52:38que ça fait
52:38de nombreuses années
52:40qu'on travaille
52:41aussi main dans la main
52:42avec
52:42les pouvoirs publics
52:45pour
52:45travailler
52:46à l'émergence
52:47de la loi Pacte
52:49en 2019
52:50avec le lancement
52:51des plans épingles retraites
52:52je parlais de la loi
52:53industrie verte
52:53en 2024
52:54donc c'est vraiment
52:56inscrit dans notre ADN
52:57et on pense
52:58qu'on a
52:59aujourd'hui
53:00encore
53:01un potentiel
53:04qui n'est qu'à ses débuts
53:07sur ce marché
53:09bon
53:09un potentiel important
53:10dans une ambiance
53:12que vous qualifiez
53:13comment pour le private equity
53:14en ce début d'année
53:152026
53:16Julien
53:16le choc des taux
53:17évidemment
53:18a marqué
53:19cette industrie
53:20depuis 3 ans
53:21maintenant
53:22a grippé
53:23la rotation du capital
53:25pour dire les choses
53:26simplement
53:27Julien
53:28vous êtes plutôt spécialisé
53:30sur le small et mid market
53:31comme on dit
53:32en France
53:33en Europe
53:34est-ce que ce marché là
53:35ce segment là
53:36se distingue
53:37du reste
53:38du private equity
53:39par une meilleure
53:40fluidité
53:41aujourd'hui
53:42Julien
53:42écoutez
53:43que voyons-nous
53:46depuis 2-3 ans
53:48un marché
53:49qui effectivement
53:50avec le choc des taux
53:52s'est grippé
53:54relativement
53:55sur le segment
53:56large
53:57nous voyons aussi
54:00des gestionnaires d'actifs
54:02et des grands investisseurs
54:04institutionnels
54:05qui
54:06peu à peu
54:07prennent conscience
54:08que la performance
54:09et la capacité
54:10à déployer
54:11restent relativement
54:13plus fortes
54:14sur le segment
54:14du mid
54:15et surtout
54:16du small
54:17nous
54:20je dirais
54:22que la raison
54:22les raisons sont simples
54:23un marché
54:25du small
54:27qui est plus profond
54:28avec des valorisations
54:30plus attractives
54:31et qui
54:32pour certains acteurs
54:33comme nous
54:33Next Edge
54:34on réalise la majorité
54:36de nos investissements
54:37à l'entrée
54:38en primaire
54:38deuxième chose
54:42un marché
54:43dans lequel
54:44l'amélioration opérationnelle
54:46reste le moteur central
54:47de création de valeur
54:48et peut-être
54:49troisième chose
54:50sur le côté sortie
54:51des scénarii de sortie
54:52qui restent
54:53multiples
54:54ce qui favorise
54:57le paiement
54:57de primes
54:58stratégiques
54:59donc
55:00voilà
55:01un marché
55:02qui c'est peut-être
55:03qui reste encore
55:04très dynamique
55:05sur la partie
55:05small
55:06et
55:07aujourd'hui
55:09je dirais
55:10nous
55:11on accompagne
55:12principalement
55:13vous le disiez
55:13des PME
55:14et des ETI
55:14en France
55:15je dis toujours
55:16on est sur un terreau
55:17entrepreneurial de PME
55:18et d'ETI
55:19en France
55:19qui est extrêmement
55:20riche
55:21mais qui est mal irrigué
55:22peut-être trois chiffres
55:24on a
55:261 400 000 PME
55:27en France
55:2895% d'entre elles
55:29sont non cotées
55:301 sur 10 seulement
55:31est accompagnée
55:32par un fonds
55:33deuxième observation
55:34on a un chéno manquant
55:36qui est celui
55:37des entreprises
55:37de taille intermédiaire
55:38puisqu'aujourd'hui
55:39en France
55:40on a 5000 ETI seulement
55:41deux fois moins
55:42qu'en Allemagne
55:43or ces 5000 ETI
55:44représentent
55:45un tiers
55:46du produit intérieur
55:47brut français
55:48d'où
55:48c'est dire
55:50l'importance
55:51en termes
55:52de richesse nationale
55:53donc
55:53il y a vraiment
55:55de notre part
55:56à tous
55:56une responsabilité commune
55:58pour faire éclore
55:59des fleurons
56:00français demain
56:01et aussi peut-être
56:02je dirais
56:03une obligation morale
56:04vis-à-vis des jeunes
56:04générations
56:05vous parliez des jeunes
56:06parce que
56:07qui crée des emplois
56:09en France
56:10aujourd'hui
56:10c'est principalement
56:11les ETI
56:12et les PME
56:13plus d'un million
56:14d'emplois
56:15qui ont été créés
56:15entre 2012
56:17et 2022
56:18donc voilà
56:20pour cela
56:21je dirais
56:22il y a deux ingrédients
56:25qui sont nécessaires
56:26il faut la durée
56:28et il faut
56:29des fonds propres
56:30et c'est typiquement
56:32nous ce que
56:32on essaye de fournir
56:33avec notre solution
56:34Nextage Evergreen
56:35en accompagnement
56:37sur la durée
56:37de belles sociétés françaises
56:39qui ont vocation
56:40à devenir
56:41des leaders
56:42sur leur marché
56:42à l'échelle européenne
56:44voire mondiale
56:44je ne sais pas
56:46si vous connaissez
56:46notamment
56:47notre belle société
56:49Adopt Parfum
56:50oui bien sûr
56:51qu'on accompagne
56:52depuis 10 ans
56:53très belle société
56:55qui est devenue
56:56aujourd'hui
56:56le premier acteur
56:57du parfum
56:58en France
56:58en nombre de flacons
57:00vendus
57:00et bien
57:02maintenant
57:02on commence
57:03à travailler
57:04très fortement
57:04pour les accompagner
57:05à l'international
57:06et le potentiel
57:08est très important
57:09et je pense
57:09qu'on a encore
57:11et des histoires
57:11de croissance
57:11comme ça
57:12il y en a plein
57:12il y en a plein
57:13et surtout
57:15on est face
57:15à des entrepreneurs
57:16de PME
57:17et de TI
57:18qui ne cherchent
57:20qu'à grandir
57:20qui ne cherchent
57:21qu'à créer
57:22de la valeur
57:22et s'internationaliser
57:23à nous de les accompagner
57:25de la meilleure façon
57:26possible
57:27via ce type
57:28de véhicules
57:28très long terme
57:29comme Nextage Croissance
57:30et Nextage Evergreen
57:31merci beaucoup Julien
57:32d'être venu évoquer
57:33pour nous
57:33cet alignement d'intérêt
57:34entre l'épargnant
57:35qui prépare sa retraite
57:37notamment
57:37et le financement
57:38de la croissance
57:39du tissu industriel français
57:41du côté des PME
57:42et des ETI
57:42merci beaucoup Julien
57:43Petier
57:44directeur général adjoint
57:45de Nextage AM
57:46depuis ce grand forum
57:47du patrimoine
57:48cette interview
57:49réalisée
57:50à l'occasion
57:51du grand forum
57:51du patrimoine
57:52tout comme les autres
57:53est à retrouver
57:54sur notre site
57:56bismart.fr
57:57en replay bien sûr
57:58ou encore en podcast
57:59sur l'ensemble
57:59de vos plateformes préférées
58:01qui
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