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  • il y a 21 minutes
Mardi 21 avril 2026, retrouvez Jessy Coadou (Directeur commercial France & pays francophones, DNB Asset Management), Michel Martinez (Chef économiste Europe, Société Générale CIB), Hervé Goulletquer (Senior Economic Advisor, Accuracy) et Arnaud Morel (Gérant de portefeuille et directeur de la gestion sous mandat, Promepar AM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change,
00:12pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box
00:17et vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, soit en replay vidéo sur bsmart.fr,
00:22soit en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:25Au sommaire de cette édition ce soir, les marchés qui sont dans l'attente
00:29des prochains développements géopolitiques, bien sûr.
00:32La crise du Golfe reste le sujet numéro un pour l'instant,
00:36qui capte encore pas mal de bandes passantes, bien sûr, chez les investisseurs,
00:40avec une échéance.
00:42Demain soir, heure de Washington, ce sera la fin du cessez-le-feu de deux semaines,
00:46sur lequel les États-Unis et l'Iran s'étaient accordés.
00:51Une incertitude sur, alors non pas le fait qu'il y aura une nouvelle session de négociations,
00:56mais quand est-ce que ces négociations pourront se tenir,
00:59pour l'instant, il y a plus de points d'interrogation que de réponses,
01:03et donc les marchés ont décidé de geler le niveau de prix qui a été atteint ces dernières heures
01:09et ces derniers jours, tant sur le pétrole que sur les marchés d'action,
01:13ou encore les marchés obligataires.
01:15Pauline Grattel vous apportera tous les équilibres du jour,
01:17dans un instant, avec cette poursuite de saison de publication de résultats d'entreprises,
01:22qui anime également la séance et certains titres spécifiques.
01:26Aujourd'hui, le secteur de la défense a pu être regardé à l'occasion de la publication de l'activité
01:32de Thalès
01:32pour le premier trimestre.
01:34Deux hommes à la une,
01:36Kevin Walsh, qui est en train en ce moment même de répondre aux questions des sénateurs,
01:40sénateurs, membres de la commission bancaire du Sénat,
01:44pour avancer dans le processus de validation du successeur, sans doute, de Jerome Powell.
01:51Une audition évidemment importante pour comprendre un peu mieux qui est Kevin Walsh aujourd'hui,
01:55en 2026, après avoir été le plus jeune gouverneur de la Réserve fédérale américaine entre 2006 et 2011.
02:01Et l'autre personnalité à la une, c'est John Ternus,
02:04qui prendra la succession de Tim Cook à la tête d'Apple à partir de septembre prochain.
02:10Là aussi, Pauline Grattel vous donnera quelques détails sur cette succession chez Apple.
02:16Discussion à suivre avec nos invités de Planète Marché dans un instant.
02:19Et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse, le quart d'heure thématique,
02:22nous reviendrons sur le thème du logiciel.
02:24C'est la conversation qui structure une bonne partie des dynamiques de marché dans le secteur de la tech,
02:30les gagnants de l'IA versus les perdants de l'IA.
02:33Depuis plusieurs mois, le logiciel a été vu comme une victime définitive
02:38des nouveaux modèles d'intelligence artificielle.
02:41Est-il temps de réviser un peu son jugement ?
02:43Et derrière cette crise du logiciel, y a-t-il des opportunités déjà à saisir dans les marchés ?
02:49Nous l'évoquons avec les équipes de DNB Asset Management
02:51et le directeur commercial France de DNB AM sera avec nous en plateau
02:55dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse.
03:08Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
03:10les infos clés du jour sur les marchés avec Pauline Grattel.
03:13Bonsoir Pauline.
03:13Alors que le cessez-le-feu touche à sa fin, les investisseurs restent prudents.
03:18Oui, les tensions géopolitiques restent vives alors que la trêve expire demain soir à l'heure de Washington.
03:24Les Etats-Unis guettent une participation de l'Iran au second cycle de négociations.
03:28Mais Donald Trump a déjà prévenu sans accord immédiat.
03:32Le cessez-le-feu ne sera pas prolongé et les infrastructures énergétiques pourront être ciblées.
03:37Pour l'heure, la télévision d'Etat rapporte qu'aucune délégation iranienne n'a pris la route d'Islamabad.
03:43Parallèlement, la tension se porte sur le Sénat américain
03:46où Kevin Warsh doit convaincre de sa capacité à diriger la Fed dans ce climat économique incertain.
03:52Dans ce contexte, après le rallye des deux dernières semaines, les indices actions sont aujourd'hui en mode pause.
03:57Oui, en Europe, les indices évoluent sans tendance marquée, en ordre dispersé.
04:01Pas de grande hausse, pas de grand repli.
04:03En France, le CAC 47 du terrain mais reste autour de 8300 points.
04:08Aux Etats-Unis, le Nasdaq et le S&P 500 ont ouvert en hausse mesurée.
04:12Le Dow Jones en hausse plus marquée.
04:14Et puis en Asie, la hausse se prolonge encore aujourd'hui
04:17avec un Nikkei en hausse de près de 1% en clôture ce matin
04:20et un Kospi qui gagnait près de 3%.
04:23Les cours du pétrole sont également dans l'attente des prochains développements
04:28avec un D3 qui reste fermé, rappelons-le.
04:29Oui, les cours du pétrole sont en léger repli aujourd'hui avec un baril de Brent autour de 95 dollars
04:35et un WTI américain repassant sous 90 dollars.
04:39En revanche, le gaz naturel grimpe de plus de 4%.
04:42Sur les marchés obligataires, toujours rien à signaler.
04:45Le rendement américain à 10 ans est très stable, autour de 4,25%.
04:50Le rendement allemand à 10 ans repasse légèrement sous 3%
04:53mais reste globalement autour de ce seuil.
04:56Sur le marché des changes, le dollar remonte un peu, ramenant l'euro-dollar autour de 1,1750.
05:01Un côté macro, un indicateur de sentiment en Allemagne était au programme aujourd'hui,
05:05le ZOO pour le mois d'avril.
05:07Oui, cet indicateur qui mesure les perspectives économiques sur 6 mois
05:11chutent largement plus que prévu en avril à moins de 17,2%
05:15alors que les analystes attendaient certes un repli mais plus mesuré de moins 6,7%.
05:20Dans le reste de la Macron, on a pris connaissance des ventes aux détails américaines du mois de mars
05:26qui progressent de 1,7% sur un mois et de 1,9% en version cœur, deux chiffres supérieurs
05:32aux attentes.
05:33Oui, en valeur évidemment, les achats d'essence à la pompe ont explosé sur le mois de mars
05:38mais si on retraite des achats et du poids du gaz et de l'automobile
05:42on a quand même une belle croissance des ventes aux détails de 0,7% sur un mois en mars
05:46aux Etats-Unis.
05:47Les entreprises à présent, Pauline, avec des déceptions visiblement
05:51dans les comptes publiés par Thalès pour le premier trimestre.
05:53Oui, le titre cède 4,5% après sa publication.
05:56Dans son sillage, Safran perd 5% malgré un chiffre d'affaires globalement supérieur aux attentes
06:01et une activité dynamique au premier trimestre.
06:04Les investisseurs sanctionnent des revenus cyber et digital jugés décevants.
06:08Ils sont également déçus par un carnet de commandes légèrement inférieur aux attentes
06:11bien qu'en hausse de près de 30% en données organiques sur un an.
06:15Et puis aux Etats-Unis, on a pu suivre la publication de G Aerospace par exemple.
06:19Oui, le groupe signale que les contraintes en matière de hausse des coûts du carburant
06:23devraient avoir un impact à court terme mais maintient ses perspectives
06:26et indique être bien parti pour atteindre la fourchette haute de ses prévisions de bénéfices.
06:30Le titre cède 2%.
06:32United Health Group dépasse les attentes au premier trimestre et relève ses prévisions.
06:37Premier trimestre solide donc et salué.
06:39Le titre s'envole de 10% entraînant dans son siège les assureurs santé.
06:45Enfin, 3M publie un bénéfice en hausse grâce à la maîtrise des coûts
06:48et à l'augmentation de ses marges qui ont permis de compenser les tensions inflationnistes.
06:54Le titre progresse de 4% dans les premiers échanges à Wall Street.
06:57Quels sont les événements programmés à l'agenda des marchés demain Pauline ?
07:00Les résultats vont continuer de monter en puissance demain aux Etats-Unis.
07:04On attend ceux de Boeing, Tesla ou encore IBM en France.
07:08L'Oréal, Essilor Luxottica, Danone, Bureau Veritas, Accor ou encore Carrefour sont au programme.
07:13Côté macro, on regardera l'inflation britannique du mois de mars.
07:17Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse.
07:19Les infos clés du jour sur les marchés avec Pauline Grattel.
07:323 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
07:35Arnaud Morel est avec nous, le directeur de la gestion sous mandat de Premier Part Asset Management.
07:39Bonsoir Arnaud.
07:40Bonsoir Grégoire.
07:40Hervé Gouletker nous accompagne, senior economic advisor d'Accuracy.
07:44Bonsoir Hervé.
07:45Bonsoir Grégoire.
07:46Et Michel Martinez est également en notre compagnie, chef économiste d'Europe de Société Générale CIB.
07:51Bonsoir Michel.
07:52Bonsoir.
07:52Je m'adresse aux macroéconomistes que vous êtes Hervé.
07:55Michel sur le thème de la résilience, ce schéma de résistance de nos économies,
08:01de la croissance économique qui semble s'installer face à l'accumulation de crises
08:06qu'on a pu connaître ces dernières années partant du Covid, sans remonter forcément bien au-delà.
08:12On a toujours des craintes importantes et finalement les économies arrivent à se comporter toujours un peu mieux
08:17que ce qu'on a pu craindre au moment de chacune de ces crises.
08:21Michel, est-ce que l'accumulation de crises met cette résilience à l'épreuve
08:25ou est-ce que la crise qu'on est en train de traverser, celle du golf qui est un choc
08:30d'offres négatif important à nouveau
08:32pour l'économie européenne par exemple, est-ce que cette crise peut venir à bout de ce schéma de résilience
08:38qui nous accompagne depuis plusieurs années ?
08:40Il y a probablement des limites à la résilience.
08:44Là, il faut savoir qu'en ce qui concerne la crise au Moyen-Orient,
08:48on est pour l'instant dans des projections de ce que les économies vont faire.
08:51On ne sait pas encore ce qu'ils vont faire.
08:53Mais vous avez raison d'insister sur la résilience parce que quand on regarde le consensus,
08:58la plupart des projections des économistes, on peut parler de la Banque Centrale Européenne,
09:03la Commission, le FMI, le consensus même nous-mêmes,
09:06dans les scénarios les plus probables.
09:08Le scénario le plus probable, c'est une réouverture quasi totale du 3 normous, on va dire, avant l'été,
09:16si possible avant la fin du mois de mai.
09:19Dans ces scénarios-là, il y a un choc assez important sur l'inflation en Europe.
09:24On pense à l'inflation montée au-dessus de 3, 3,5.
09:28Mais l'impact sur l'activité, dans toutes ces projections, il est considéré comme limité,
09:34avec des prévisions de croissance autour de 1%, peut-être un peu moins de 1% pour cette année,
09:41et un peu plus de 1% l'an prochain.
09:43Donc on peut parler de résilience parce qu'on a l'impression qu'il y a un choc important,
09:47mais finalement, ces taux de croissance que je viens de citer,
09:50ils sont supérieurs en moyenne à ceux qu'on a connus depuis le Covid.
09:57Donc on peut parler de résilience, oui.
10:00Alors qu'est-ce qui explique ça ?
10:01Je pense qu'il y a la bonne santé du secteur financier,
10:05du secteur financier, c'est vrai, du secteur privé.
10:08On s'épargne des crises financières à chacune de ces crises, c'est quand même déjà pas mal.
10:12Du secteur privé, que ce soit ménage ou entreprise, quand on regarde les bilans, l'endettement,
10:18en ce qui concerne les entreprises et les ménages, on est à un niveau d'endettement net
10:24qui n'a jamais été aussi bas depuis la création de l'ozone euro.
10:27Peut-être avant, on n'a pas toutes les séries, on a des taux d'épargne qui sont élevés pour
10:31les ménages,
10:32on a pour les entreprises des taux de marge, ça ne dépend d'un pays et d'un autre,
10:35mais les taux de marge qui sont finalement assez corrects.
10:39Et je pense que ça, ça explique une bonne partie de la résilience.
10:44Et ça c'est structurel, ce que vous décrivez là, c'est structurel pour vous aujourd'hui Michel ?
10:47Ça absorbe, tous les secteurs que je viens de mentionner, financiers, privés, ménages et entreprises,
10:53sont capables d'absorger une bonne partie des chocs.
10:56Et puis après on peut parler de la puissance publique, les États,
11:00il y a tous les stabilisateurs automatiques, dès qu'il y a un petit choc, on en rajoute un petit
11:03peu.
11:04En France, malheureusement, on a moins de capacités.
11:07Mais quand on aligne tout ça, on a les capacités de résistance.
11:11Alors après, encore une fois, les projections que j'ai dressées,
11:14elles sont dans des scénarios, dits les plus probables.
11:18Les plus probables, c'est la plupart des experts qui se prononcent,
11:21mais c'est aussi ce que nous dit le marché du pétrole.
11:24Quand on regarde les marchés des options,
11:26c'est les probabilités que le détroit d'Ormousse reste fermé six mois,
11:30elle est extrêmement faible, elle est inférieure à 3%.
11:33Donc c'est vraiment une croyance du marché.
11:37Collectif.
11:38Collectif.
11:39Dans ces scénarios-là, effectivement, l'Europe sera résiliente.
11:44Et quand bien même, parce que la résilience du Covid,
11:47elle s'est aussi jouée à travers la réponse monétaire et budgétaire
11:51des banques centrales et des États.
11:53Quand bien même cette capacité de réponse est amoindrée aujourd'hui,
11:58les fondements structurels de la résilience sont toujours en place.
12:01Oui, tout à fait.
12:02Alors après, on pourrait citer d'autres choses qui aident,
12:07d'autres facteurs qui aident, le plan de relance en Allemagne.
12:10Ça compense une bonne partie du choc qu'on connaît.
12:14Alors sur le choc qu'on connaît, il y a un impact majeur
12:18sur les prix des produits raffinés, essence, kérosène.
12:24Mais l'impact sur le prix du gaz, l'électricité, il est très faible.
12:28Et si on compare au choc de 22, par exemple.
12:32Voilà, c'est le 22, mais il y a un rapport de 1 à 4.
12:35C'est 4 fois moindre, le choc combiné est 4 fois moindre.
12:41Et puis après, on peut aussi observer que décennie après décennie,
12:47la dépendance aux produits raffinés de l'économie pour produire une unité de PIB,
12:52elle a énormément diminué.
12:54Donc nous, on a estimé, par exemple, pour avoir un choc équivalent à 2022,
13:00il faudrait un prix du baril à 200 et pas à centaines,
13:04et un prix du gaz à plus de 100.
13:08Au-delà de 40 pour le TTF.
13:10Voilà, et puis on est autour de 100 pour le pétrole.
13:13On n'est pas du tout dans l'étiage et l'encontre de ce qu'on est venu en 2022.
13:17Donc la nature du choc aussi explique la capacité de résilience en partie des économies devant nous.
13:24Sur cette affaire de résilience, on peut la constater quand même,
13:29Exante, Hervé.
13:31Est-ce qu'il y a des limites ?
13:32Et est-ce que chaque crise qui vient s'accumuler à la précédente,
13:36je veux dire, abîme ou fragilise un peu plus quand même
13:40la capacité de nos économies à se montrer résiliente ?
13:43Le premier point, c'est qu'on est face à une incertitude épaisse
13:47et que se prêter au jeu de la conjecture n'est pas très facile.
13:52Vous avez commencé votre observation par la crise de la Covid, Grégoire.
13:58En fait, on est dans un environnement qui n'a plus rien de continu,
14:02mais qui est discret.
14:04Année après année, on se prend une crise.
14:07Et ça, au-delà du caractère ponctuel,
14:10ah ben oui, pas de chance, on se prend encore une claque.
14:12Il y a quand même l'idée que le monde,
14:15que ce soit dans son organisation économique,
14:18le néolibéralisme laisse place à autre chose,
14:21on ne sait pas très bien,
14:22le tout dans un environnement international plus tendu.
14:25Et les deux éléments, vraisemblablement,
14:28expliquent un peu ce rythme très saccadé
14:31des événements que l'on a.
14:33Donc en fait, pour revenir à la résilience,
14:36c'est quand même une succession de chocs.
14:38Est-ce que la résilience, choc après choc,
14:42n'est pas en train de s'émousser ?
14:44Moi, je le craindrais.
14:45Et puis, si on revient au choc que l'on a aujourd'hui,
14:48c'est vrai que les prévisionnistes nous disent
14:51que ça va être court.
14:52Mais en fait, une guerre,
14:55on entre dans une guerre,
14:57celui qui déclenche la guerre,
14:59avec l'idée qu'elle va être courte.
15:01Je ne reviens pas à la guerre de 1914,
15:02où nos grands-parents, nos arrière-grands-parents,
15:05ont dit qu'on reviendra pour les moissons.
15:07On était en août.
15:08Lorsqu'on est partis,
15:09on n'est pas revenus pour les moissons.
15:12Et en fait, je pense qu'il y a une erreur
15:16qui est systématiquement faite,
15:17ou à peu près,
15:18si on prend les 30 dernières années,
15:20on a eu raison une fois sur la guerre courte.
15:23C'est la première guerre du Golfe.
15:24C'est le George Bush père
15:27contre Saddam Hussein
15:29et l'invasion du Koweït.
15:31Diplomatiquement, elle a été mal gérée,
15:33mais militairement,
15:34ça a bien été une guerre courte.
15:35Les autres ont toutes été longues
15:37et il y en a dans lesquelles
15:38on est depuis plus de 4 ans.
15:40Les Ukrainiens le savent trop bien.
15:43Pourquoi en fait les guerres
15:44sont plus longues qu'on ne le croit ?
15:47Parce qu'il y a une surestimation
15:49de la force technologique.
15:51Je pense qu'Américains, Israéliens
15:53en sont bien là aujourd'hui.
15:55Il y a une sous-estimation
15:57de la capacité de résistance
15:59du camp adverse.
16:01On en est bien là aujourd'hui.
16:03Et puis, lorsque les objectifs
16:05ne sont pas clairs,
16:06il est difficile de dire
16:08qu'ils ont été atteints ou pas.
16:09On est face à une guerre de choix.
16:11Les objectifs, on ne sait pas très bien.
16:13Ils ont beaucoup changé.
16:15Et puis, dans une guerre,
16:17il y a toujours des phases,
16:19il y a des adaptations.
16:20Et donc, finalement,
16:22c'est bien souvent,
16:23l'histoire nous l'enseigne,
16:24plus long que ce que l'on croit.
16:26Alors, est-ce qu'on en est là ?
16:28Est-ce qu'on n'en est pas là ?
16:28On n'en sait rien.
16:29Mais pour revenir au scénario
16:31dont parlait Michel,
16:33c'est vrai que les scénarios
16:34centraux sont ceux-là.
16:36Ça ne va pas durer longtemps
16:37et ça ne fera pas trop mal.
16:38Mais regardez le scénario
16:40le plus pessimiste du FMI
16:42la semaine dernière,
16:44en raisonnant au niveau
16:45de la croissance mondiale.
16:46Si les choses se passent mal,
16:48et encore,
16:48le se passe mal du FMI
16:50n'est pas une guerre horriblement longue,
16:53quoi, dont on ne verrait pas la fin.
16:54Au lieu d'avoir trois points de croissance,
16:57on en a deux.
16:57Et au lieu d'avoir
16:59trois et demi d'inflation mondiale,
17:01on a dans les cinq et demi,
17:02quelque chose comme ça.
17:03Mais ça,
17:04ce n'est pas du tout intégré par le marché.
17:06Moi, juste pour terminer,
17:08il me semble que face à l'incertitude,
17:10on ne peut pas se contenter
17:12du scénario central.
17:13Il faut prendre le scénario central,
17:15les scénarios alternatifs,
17:16les pondérer comme on peut.
17:18Et à mon avis,
17:19dans ce jeu de pondération,
17:21les scénarios pas sympas,
17:22il faut les pondérer tout de même plus
17:24qu'on ne le fait maintenant.
17:25Et après,
17:26il y a un fil qu'on tire.
17:27Et j'ai l'impression
17:28que ce fil est moins sympa
17:29que ce qu'on a envie
17:31de se dire en ce moment.
17:31Et à ce titre-là,
17:32saluons l'effort de pédagogie
17:34d'une institution comme la BCE.
17:36Le FMI a répliqué aussi
17:38cette logique de scénario
17:39qui est capable,
17:40en un temps assez rapide quand même,
17:42de mettre sur la table,
17:44justement,
17:44d'élaborer des scénarios
17:46pour bien montrer la nuance,
17:48la gamme,
17:49la variété
17:49d'enjeux
17:51et de conséquences potentielles
17:52devant nous.
17:54Je reprends votre point
17:54sur la guerre longue de l'Ukraine,
17:56bien sûr,
17:57Hervé.
17:59Est-ce que
18:00quatre ans et plus
18:01de guerres ?
18:02Est-ce que ça...
18:03Enfin,
18:04dans quelle mesure
18:05chaque jour qui passe en plus
18:06ou chaque mois qui passe en plus
18:09abîment nos économies aujourd'hui ?
18:10Ou à l'inverse,
18:11est-ce que
18:11plus de quatre ans de conflit,
18:13ce n'est pas aussi
18:14ce qui a permis à l'Europe
18:17de sortir un peu du déni,
18:19d'avoir une prise de conscience
18:20et de faire bouger des choses aussi,
18:23ne serait-ce que sur le plan énergétique,
18:24de son mix énergétique
18:25qui participe justement
18:26de notre résidence aujourd'hui ?
18:28Alors,
18:29chaque guerre
18:29ne se vaut pas,
18:31si j'ose dire,
18:31et je n'aime pas le mot
18:33que je viens d'employer,
18:34mais une guerre en Iran,
18:37au niveau des équilibres
18:39économiques mondiaux,
18:41ce n'est pas une guerre en Ukraine.
18:42L'Ukraine pour l'agriculture,
18:45c'est important,
18:46mais à partir du moment
18:48où sur la mer Noire,
18:50on a quand même laissé
18:50les bateaux passer,
18:52bon,
18:53voilà,
18:54là,
18:54on est quand même
18:55avec une guerre
18:56qui contrôle
18:5720% du pétrole mondial,
18:5920% du gaz mondial,
19:01une partie des engrais,
19:03une partie de la chimie,
19:04du pétrole,
19:06c'est quand même,
19:07ça a quand même
19:08une dimension
19:09qui est différente
19:11dans une région
19:13qui n'était pas très stable avant
19:14et qui pourrait être déstabilisée,
19:18et une région
19:19qui est absolument clé,
19:21peut-être pas pour l'Europe,
19:23mais pour l'Asie,
19:24et dans l'Asie,
19:25vous avez le Japon
19:26et vous avez la Chine,
19:28et en fait,
19:29là,
19:29il y a une résonance
19:30de l'économie
19:31vers le politique,
19:34et en fait,
19:35on peut faire le malin
19:36en envoyant des obus
19:38sur un cargo
19:40de l'Iran,
19:41est-ce qu'on fera le malin
19:42en envoyant des obus
19:43sur un cargo chinois ?
19:46Bon,
19:47cette notion de résilience,
19:48alors dans les marchés,
19:49elle est peut-être encore
19:49plus éclatante,
19:50si je puis dire,
19:52Arnaud,
19:52parce que là,
19:52il a fallu quoi ?
19:5312,
19:5413 séances
19:55pour que les grands indices
19:56mondiaux,
19:57américains et d'autres,
19:59non seulement effacent la crise,
20:00mais traversent
20:02de nouveaux plafonds
20:04pour aller chercher
20:05de nouveaux sommets
20:06et de nouveaux records.
20:07Qu'est-ce qu'ils expliquent
20:08sur la crise du Golfe,
20:11cette résilience
20:12et cette capacité
20:13de rebond des marchés ?
20:14Arnaud ?
20:1514 séances aux Etats-Unis
20:16pour remettre
20:16un nouveau record
20:17sur le S&P,
20:17le Nasdaq,
20:18ce qu'on a dit précédemment.
20:20Alors,
20:20ce qui s'est passé
20:20pendant cette période,
20:21c'est qu'on a eu
20:22un phénomène important,
20:23c'est toutes les annonces
20:24qui ont été faites
20:24sur l'intelligence artificielle,
20:26des nouveaux partenariats,
20:27l'innovation technologique
20:28avec Anthropix
20:29qui a été nommé
20:30des nouvelles solutions
20:32et des CAPEX
20:33qui sont toujours présents
20:33autour de 650 millions.
20:35Ça engendrait quoi ?
20:35Ça engendrait des bénéfices par action
20:37qui ont été revus
20:37à la hausse
20:38sur la partie américaine.
20:39Ça, c'était le point important.
20:40Et, on va dire,
20:41le repli des marchés actions
20:42où je me polarise toujours
20:43sur la partie américaine
20:44qui a énormément retracé.
20:45On est revenu à 19 fois
20:47sur le S&P,
20:48on est revenu à 20 fois
20:49sur le Nasdaq.
20:50En fait,
20:50on est revenu sur la moyenne
20:51des dix dernières années
20:51avec des EPS
20:52qui sont revenus,
20:53on va dire,
20:53de forme dynamique
20:54soutenue par l'IA.
20:55Ce qui a permis,
20:56on va dire,
20:56d'avoir un rebond assez notable
20:58de tout ce qui entoure
20:58l'intelligence artificielle.
20:59Quand on regarde,
21:00deux tiers des valeurs
21:01qui naviguent autour de l'IA
21:02sont revenus
21:03et ont surperformé
21:04depuis le 1er avril
21:05l'indice S&P 500.
21:07Et donc,
21:07on a la partie semi-conducteur,
21:08bien sûr,
21:09qui a fait 35%.
21:10On a tout ce qui est autour
21:11des data centers,
21:12une trentaine.
21:12Et on a les hyperscalers
21:13qui reviennent
21:14alors qu'ils ont été vendus
21:15depuis moins d'octobre.
21:15Les MaxEben sont revenus
21:16en hauteur de 20%.
21:17Donc, il y a la dynamique
21:18de BPA
21:19qui a quand même maintenu,
21:20on va dire,
21:21cette vertu
21:21et ce,
21:22on va dire,
21:23de la visibilité aujourd'hui.
21:24À travers cette crise,
21:25le fait qu'on a eu,
21:26et c'est quand même
21:27passé un peu sous le radar
21:29pendant le pic
21:30ou le paroxysme
21:31de la crise du Golfe,
21:32cette révision à la hausse
21:33des perspectives bénéficiaires
21:35du thème de l'IA en général,
21:36vous dites,
21:37elle n'est pas passée inaperçue
21:38auprès des investisseurs.
21:40La valorisation,
21:41le retour sur la moyenne
21:41et ce retour de BPA.
21:43qui va au-delà de la crise.
21:44Clairement.
21:44C'est aujourd'hui
21:45et vous avez en plus
21:46sur une partie américaine,
21:47vous avez une visibilité.
21:48En Europe,
21:49malheureusement,
21:49c'est ce qu'on voit,
21:50on a des révisions d'IPS
21:51qui sont de façon marginale
21:52et on dit toujours
21:53cette flexibilité,
21:54ou en tout cas
21:55cette résilience des marchés,
21:56mais on a des révisions baissières
21:57sur la partie européenne
21:58et les premières publications,
22:00notamment dans la consommation
22:01et dans le luxe,
22:01ont montré
22:02qu'aujourd'hui,
22:03le Moyen-Orient
22:03allait impacter
22:04notamment tout le secteur
22:05de la consommation
22:06et bien sûr
22:07nos valeurs du luxe.
22:09Oui.
22:09Le marché boursier
22:11se résume à nouveau
22:12à l'IA,
22:13on peut le dire comme ça ?
22:14Clairement,
22:15c'est la partie américaine,
22:16c'est la patte majeure
22:17aujourd'hui.
22:17Et ça rend ces records
22:19du S&P 500
22:20à plus de 7000 points,
22:21ça les rend solides
22:22ou ça les rend fragiles ?
22:23Ça les rend solides
22:24parce que vous avez aujourd'hui
22:25une concentration très importante
22:26mais les IPS,
22:28aujourd'hui,
22:28deux tiers des IPS
22:29sont réalisés
22:29par les 7 magnifiques
22:31et c'est ça qui est attendu
22:32sur l'année.
22:32Donc,
22:33c'est toujours la même problématique
22:34que nous mettions en avant
22:35sur la fin d'année
22:36mais sauf que nous avons
22:36un retour à moyenne sur aujourd'hui
22:38sur les valorisations
22:38sur les Etats-Unis
22:39et une visibilité accrue
22:40avec des annonces
22:41et des nouveaux partenariats
22:42et possiblement
22:43des introductions en bourse
22:44d'ici la fin de l'année.
22:45Et en termes de stratégie
22:46d'investissement
22:47parce qu'on a quand même
22:48et ça a payé en 2025,
22:50ça payait en début d'année 2026
22:52l'idée que le reste du monde
22:54pouvait faire aussi bien
22:55sur le plan boursier
22:56que les Etats-Unis
22:57voire mieux,
22:58ça a été l'histoire
22:59quand même des derniers mois
22:59des derniers trimestres.
23:00Cette histoire-là,
23:01elle se referme là ?
23:02Alors,
23:02je le mets entre guillemets
23:04tout de même,
23:04ça a été pour ce qui a échaudé
23:05les investisseurs européens,
23:07ça a été l'effet de devise
23:08les moins 15 l'an dernier,
23:09ça a aidé beaucoup
23:10on va dire de gérants
23:11on va dire généralistes
23:13pro-européens
23:13et dire regardez
23:14on arrive à battre
23:15les Etats-Unis.
23:16En fait,
23:16quand on regarde,
23:17comme on l'a dit précédemment,
23:19l'Europe c'est trois années,
23:20enfin deux années sûres
23:21de récession de bénéfices
23:22et l'an dernier
23:22on fait pratiquement
23:23zéro, zéro plus en BPA.
23:25Donc, je vous dis
23:25c'est une image
23:26mais dans le fondamental
23:27clairement la croissance
23:28est aux Etats-Unis.
23:29Il y a un thème majeur
23:30transformant,
23:31un retour de valo
23:33et je suis malheureux
23:34de le dire,
23:34oui on a la devise
23:35l'an dernier
23:35qui nous a coûté de l'argent
23:36après si le stock picking
23:37était fait à peu près bien
23:38vous arrivez à performer
23:39à faire cet effet de vice
23:40de le renchirer tout de même.
23:41Bon, ce thème de la résilience
23:44sur l'économie américaine
23:46il est très étroitement lié
23:48aussi à l'intelligence artificielle
23:50et tout ce qui se développe
23:51aussi à travers
23:52l'intelligence artificielle,
23:54Michel ?
23:54La bonne tenue
23:56de l'économie américaine
23:58elle est liée
23:58à plusieurs facteurs.
23:59Je dirais que
24:01l'intelligence artificielle
24:02c'est un phénomène global.
24:04On voit vraiment
24:05ça explique quasiment
24:07100% de la croissance
24:08du commerce mondial.
24:10Ça explique
24:12une bonne...
24:13Tous les produits
24:14qu'on s'échange aujourd'hui
24:15sont destinés
24:15à aller dans un data center
24:17ou en tout cas
24:18à participer
24:19à la construction
24:20de l'offre IA.
24:21La progression
24:22du commerce mondial
24:23s'explique quasiment
24:24à 100%
24:24par l'intelligence artificielle
24:27et c'est très dynamique.
24:30Après il y a tout
24:31où c'est investi
24:32et donc l'investissement
24:33on le voit
24:35dans les pays avancés
24:36c'est une contribution
24:38significative
24:38à la croissance
24:39même en Europe
24:40ça explique peut-être
24:41un tiers de la croissance
24:42même peut-être plus que ça.
24:44Alors les chiffres
24:45sont toujours difficiles
24:46je parle
24:47parce que Hervé
24:47connaît bien les chiffres aussi
24:48mais on peut arriver
24:49à si on arrive
24:50dans tout ce qui est
24:51investissement
24:52en technologie
24:52de l'information
24:53en communication
24:54en services professionnels
24:55si on met tout ça
24:56ça explique
24:57plus qu'un tiers
24:58de la croissance
24:59en Europe
24:59et alors aux Etats-Unis
25:00pareil
25:01plus qu'un tiers
25:01un quart
25:0240%
25:03de la croissance
25:04donc ça porte
25:05mais bon
25:05pour revenir aux Etats-Unis
25:06il y a quand même
25:08la politique budgétaire
25:09et puis
25:10le premier trimestre
25:11est assez dynamique aussi
25:12parce qu'il y a
25:13un effet rebond
25:14après le shutdown
25:15du quatrième trimestre
25:17et il y a
25:18la big beautiful bill
25:19on estime que
25:20nous
25:22notre économie
25:23s'estime
25:23que les chèques
25:24envoyés aux ménages
25:25aux entreprises
25:27sont en hausse
25:28de 50%
25:28par rapport
25:29à la moyenne
25:30des dernières années
25:31ça se voit un peu
25:32dans la consommation
25:34mais bon
25:35ce phénomène-là
25:36il est temporaire
25:37au second semestre
25:38il est amené
25:38à disparaître
25:40sur
25:41peut-être
25:42la capacité
25:45de réponse
25:46des banques centrales
25:46ou en tout cas
25:47ce qu'on attend
25:47des banques centrales
25:48à travers
25:49ce choc
25:50d'offres négatives
25:51les réunions
25:52vont arriver assez vite
25:53la semaine prochaine
25:54Hervé
25:55le marché
25:56reste convaincu
25:57du point de vue
25:57de la BCE
25:58le cas de la Fed
25:59est peut-être différent
26:00mais le marché
26:01reste convaincu
26:01que cette situation
26:02appelle une réponse
26:04de la part
26:04de la Banque centrale
26:05européenne
26:06et quand je dis réponse
26:07c'est au moins
26:08deux hausses de taux
26:09selon ce qui est
26:10aujourd'hui encore intégré
26:12oui je pense que
26:14le marché
26:14a une approche
26:15un peu binaire
26:18c'est à dire
26:19qu'on s'attendait
26:20plutôt
26:20à quand même
26:21un processus
26:22de biais
26:23baissier
26:24alors
26:24à la marge
26:26en Europe
26:26nettement plus marqué
26:28aux Etats-Unis
26:28on se dit
26:30il y a
26:31une accélération
26:33des prix
26:34même s'il y a
26:35une confusion
26:36entre le prix
26:37relatif
26:37de l'énergie
26:38peut-être derrière
26:39des produits alimentaires
26:41par rapport
26:41aux noyaux durs
26:42mais bref
26:43le marché se dit
26:44oulala
26:45les prix vont
26:47accélérer
26:47et donc finalement
26:48et bien
26:49on bascule
26:50de l'autre côté
26:50puisqu'on avait
26:52un biais baissier
26:53maintenant on a
26:54un biais haussier
26:55je pense que
26:55ce changement
26:57de pied
26:57marque
26:58l'incertitude
26:59la difficulté
27:00à
27:02imaginer
27:03ce que sera
27:04le pilotage
27:05des banques centrales
27:06aujourd'hui
27:07je pense que
27:08aujourd'hui
27:09elles ont l'arme
27:10au pied
27:10c'est à dire
27:11qu'elles vont attendre
27:12parce qu'on est
27:13incapable
27:13de voir
27:15exactement
27:16ce qui se passe
27:17si on croit
27:18au scénario
27:19guerre courte
27:21et finalement
27:21au cours du second semestre
27:23les choses rentrent
27:25dans le rang
27:25dans ce cas-là
27:27je pense qu'on devrait
27:29faire en sorte
27:30qu'il n'y ait pas
27:30de hausse des taux
27:31en Europe
27:31on verra bien
27:32et aux Etats-Unis
27:34que le nouveau président
27:36si tant est qu'il soit
27:38monsieur Warch
27:38et bien soit capable
27:39de délivrer
27:40les engagements
27:41qu'il a pris
27:42semble-t-il
27:43auprès du président
27:45on verra bien
27:46mais je pense
27:47qu'aujourd'hui
27:48les anticipations
27:49de marché
27:50elles n'expriment
27:50pas grand-chose
27:52en fait
27:52je pense
27:54qu'on ne peut pas
27:56faire complètement
27:56un parallèle
27:57entre
27:58la vision optimiste
28:00du marché
28:01action
28:01la vision
28:02plus réservée
28:03du marché
28:04obligataire
28:05et puis
28:06les anticipations
28:07concernant
28:08le réglage
28:08des banques centrales
28:09j'ai l'impression
28:10que l'alignement
28:11de tout ça
28:12n'est pas
28:12encore bien fait
28:14donc
28:14observons
28:16le message
28:17envoyé par
28:18les
28:18central bank
28:20watchers
28:21les gens qui regardent
28:22les banques centrales
28:23qu'est-ce que nous disent
28:24les banques centrales
28:25madame
28:26la garde a été claire
28:28l'autre jour
28:28elle a trois scénarios
28:30un scénario central
28:32un un peu adverse
28:34et un plus qu'adverse
28:35elle a dit qu'on était
28:36au milieu du guet
28:38entre le central
28:39et l'adverse
28:39et voilà
28:40et l'adverse
28:41donc pour le moment
28:42à mon avis
28:43elle
28:44elle envoie
28:45un gage
28:46aux anticipations
28:48oui vous avez raison
28:49d'aller dans ce sens-là
28:50mais est-ce qu'elle
28:52franchira le pas
28:53j'aurais envie
28:53de dire non
28:54aux Etats-Unis
28:55bon pour le moment
28:56on fait rien
28:57et je pense que
28:59il y a
28:59des raisons économiques
29:01et puis des raisons
29:02extra économiques
29:03pour nous rien faire
29:04il y a une fonction
29:05de réaction de la fête
29:06qui se percute
29:07avec un calendrier
29:09un agenda politique
29:10un peu compliqué
29:11guerre courte
29:12et guerre courte
29:13si je reprends
29:14vos scénarios
29:15la terminologie
29:16que vous utilisiez
29:17Michel Martinez
29:18ça veut dire que
29:19c'est une réouverture
29:20du D3
29:21au plus tard
29:22d'ici l'été
29:23d'ici la fin du mois de mai
29:24c'est un scénario
29:25qui a plus de 90%
29:26de chances de se réaliser
29:27si on regarde justement
29:28ce que nous dit
29:29le marché aujourd'hui
29:30guerre courte
29:31est-ce que ça veut dire
29:31que la banque centrale européenne
29:32peut passer son tour
29:35pour les meetings
29:36de juin
29:37et les suivants
29:38ou est-ce que c'est
29:38plus compliqué que ça ?
29:40après
29:40on est dans la projection
29:42nous on a un scénario
29:43où on voit la BCE
29:45remonter ses taux
29:46deux fois
29:46en juin
29:47et en septembre
29:48d'ailleurs
29:51si on regarde
29:54le guidage
29:55de la banque centrale européenne
29:56dans son scénario central
29:58qui était
29:59un peu moins sévère
30:00que celui
30:01au canal
30:02en assise
30:02il y avait deux hausses
30:03des taux
30:04et donc
30:05et probablement
30:06une de plus
30:07dans le scénario sévère
30:08donc il y a
30:10nous on s'aligne
30:11un peu
30:12sur l'espèce
30:13de guidage
30:14de la banque centrale européenne
30:15après quel est
30:16le raisonnement
30:17derrière ?
30:17c'est toujours pareil
30:18c'est des projections
30:19ce qu'on attend
30:21je le répète
30:21c'est un impact
30:22modéré
30:23négatif
30:24mais modéré
30:24sur l'activité
30:25donc les taux de croissance
30:27finalement
30:28aussi bons
30:29voire meilleurs
30:30que la moyenne
30:31des cinq dernières années
30:33c'est un impact
30:34beaucoup plus fort
30:35sur l'inflation
30:36mais temporaire
30:37qui dure
30:38un peu moins d'un an
30:41dans un an
30:42en mois de mai
30:432027
30:44si le détroit d'Hermoud
30:45se réouvre
30:46les prix de pétrole
30:47ont rebaissé
30:47les effets de base
30:48bien sûr
30:49les effets de base
30:50donc c'est un impact
30:52assez important
30:53nous on voit
30:53l'inflation à 3,5
30:55quand même
30:55au mois de mai
30:57et rester
30:58dès le mois de mai
30:58ah oui c'est ça
30:59voire même peut-être
31:00un peu plus
31:03et puis
31:04et puis rester
31:06sur ce niveau-là
31:07pendant assez longtemps
31:08alors après
31:09c'est des projections
31:10encore une fois
31:11basées sur des outils
31:13macroéconomiques
31:14l'histoire
31:16normalement nous
31:17si
31:19l'inflation
31:20elle monte à 3,5
31:21et puis après
31:22elle revient à 2
31:23la BCE
31:24le temps qu'elle réagisse
31:26il faut au moins
31:2618 mois
31:27avant que ça ait un impact
31:28autant rien faire
31:29autant rien faire
31:32je comprends
31:33ce raisonnement
31:33maintenant
31:35pourquoi
31:35nous on met
31:36deux hausses des taux
31:37et pourquoi
31:37la BCE
31:39laissait entendre
31:40des hausses
31:41des taux mesurés
31:42dans ce scénario-là
31:43c'est parce qu'après
31:45il y a des effets
31:45de second tour potentiel
31:46avec de l'inflation
31:48sous la 100
31:48toujours
31:49mais oui
31:50qui vient
31:51alors
31:51il y en a
31:52sur l'alimentation
31:53il y en a
31:54il y a pas mal
31:55par exemple
31:56on va voir
31:57probablement
31:57les prix
31:58de tout ce qui est
31:59tourisme
32:00trafic aérien
32:02qui va sérieusement
32:03sérieusement monter
32:04dans les prochains mois
32:05et puis il y a les effets
32:07boucle prix salaire
32:08et les mécanismes là
32:10sont encore en place
32:11ils sont toujours ouverts
32:13les mécanismes
32:13de transmission
32:14d'indexation
32:15de diffusion
32:15par exemple
32:16nous dans nos modèles
32:17sur la relation
32:19entre hausse des prix
32:20totale
32:22et salaire
32:23il y a
32:23quand on estime
32:24sur très long terme
32:26depuis 25 ans
32:27c'est un rapport
32:28de 1 pour 3
32:29donc si
32:29on avait l'inflation
32:30qui était à 2
32:31qui monte à 3,5
32:32il y a au moins
32:330,5%
32:35des hausses de salaire
32:37personnellement
32:37je pense que
32:38c'est probablement
32:39un peu plus
32:39que ça
32:40qu'on aura
32:42dû au fait
32:43que dans
32:43beaucoup de pays
32:45à l'exception
32:45de la France
32:46peut-être un peu
32:47de l'Allemagne
32:48les marchés du travail
32:49sont très tendus
32:50avec des taux de chômage
32:50qui sont extrêmement bas
32:54à des plus bas historiques
32:55même au niveau
32:56de la zone euro
32:57en moyenne
32:57on est un plus bas
32:58historique
32:58en tout cas
32:59depuis 1990
33:02et donc
33:03j'aurais tendance
33:04à penser
33:04que la hausse des salaires
33:05sera un peu plus élevée
33:06puis après
33:06il y a aussi
33:07beaucoup de mécanismes
33:09automatiques
33:10de hausse de salaire
33:11oui
33:11indexation
33:11les SMIC
33:12négociation collective
33:15et donc
33:16on aura
33:16au moins ça
33:17et donc ça
33:18après
33:18ça a des effets
33:19ça a des effets
33:20sous l'inflation
33:21sous la sens
33:21on a une inflation
33:22sous la sens
33:23on va voir
33:24elle est vraiment
33:25à 2,3
33:262,4
33:26et donc
33:27si vous rajoutez
33:28vous passez
33:30une inflation
33:30sous la sens
33:31c'est à 2,6
33:31et l'inflation
33:32sous la sens
33:33en général
33:34elle reste
33:34sur ces zones
33:35sur ces niveaux-là
33:37assez longtemps
33:38là il y a une résistance
33:40une liste qui reste
33:41et donc
33:43la banque centrale
33:45européenne
33:46pourra ne pas être
33:47très confortable
33:48avec ce niveau
33:48d'inflation
33:49sous la sens
33:49c'est un vrai sujet
33:50de débat
33:51et de discussion
33:52y compris au sein
33:53du conseil
33:53des gouverneurs
33:54je ne suis pas sûr
33:54que toutes les positions
33:55soient en faveur
33:57de hausses
33:58de taux assurantiels
33:59comme ça
33:59pour couper court
34:00au risque d'effet
34:01de second tour
34:01il existe toujours
34:02ce risque d'effet
34:03de second tour
34:03ou pas Hervé
34:04pour vous ?
34:05ce qui est clé
34:05à mon avis
34:06c'est la longueur
34:07et l'intensité
34:09du choc
34:10que l'on vit
34:10si on est
34:11dans le scénario
34:12de Michel
34:14choc court
34:15intensité connue
34:16moi j'ai l'impression
34:18que la BCE
34:19serait mieux inspirée
34:20d'attendre
34:21et de ne pas
34:22raisonner en glissement
34:23sur un an
34:24sur l'inflation
34:25d'essayer d'avoir
34:26une série
34:26désaisonalisée
34:27et puis de voir
34:28trois mois
34:28sur trois mois
34:29ce qui se passe
34:29et dans ce cas-là
34:30le ralentissement
34:31serait beaucoup plus
34:32rapide que ça
34:32Michel
34:33je trouve
34:34sur la partie macro
34:35c'est un choc
34:37court
34:38et puis en implication
34:40BCE
34:40je trouve que c'est
34:41un choc plus long
34:42je trouve qu'il y a
34:43une concordance
34:44des temps
34:44que je ne partage pas
34:47si je suis dans
34:48le scénario
34:49Michel
34:49peut-être qu'il a raison
34:50guerre courte
34:51dans ce cas-là
34:52j'aurais envie de dire
34:53la BCE
34:54sera plus patiente
34:55que cela
34:56par contre
34:57si ça perdure
34:58dans ce cas-là
34:59les inquiétudes
35:00sur les effets
35:01de deuxième tour
35:02sont des inquiétudes
35:03réelles
35:03et dans ce cas-là
35:04oui
35:05on basculera
35:06dans un processus
35:07de hausse des taux
35:08mais voilà
35:09ce qui est clé
35:10dans cette histoire
35:10c'est la concordance
35:11des temps
35:12je sais bien
35:13que c'est compliqué
35:13parce qu'en fait
35:14on n'en sait pas
35:15grand chose
35:16mais voilà
35:17c'est ce qui fait
35:18qu'on est plus ou moins
35:20pessimiste sur la BCE
35:21on verra bien
35:22Arnaud
35:23on va rééquilibrer
35:24votre temps de parole
35:26si non mais
35:27partant de l'inflation
35:28et à l'occasion
35:29de la saison
35:30de publication
35:30de résultats
35:31vous évoquiez
35:31les segments
35:32de la consommation
35:32ou discrétionnaire
35:34avec le luxe
35:34etc
35:35comment vous jaugez
35:36de la capacité
35:37des entreprises
35:38alors il faut peut-être
35:39regarder secteur par secteur
35:40à transmettre encore
35:41aux clients final
35:43les hausses de coûts
35:44qu'elles sont en train
35:45de voir venir
35:46et qui arrivent très très vite
35:47qui sont déjà signalées
35:48dans les enquêtes
35:48et dans les comptes
35:49des entreprises bien sûr
35:50sur la période de publication
35:51on a eu deux tiers
35:53du premier trimestre
35:54il n'y a pas de guerre
35:54donc en termes d'impact
35:56et de lecture
35:56après maintenant ce qu'on voit
35:57ceux qui sont le plus
35:58en capacité par le passé
35:59à repasser des hausses de prix
36:01c'était notamment
36:02sur la partie industrielle
36:03ça c'est un point important
36:04encore d'une partie industrielle
36:05il faut que soit vous ayez
36:07de la relance économique
36:07qui soit importante
36:08donc c'était bien
36:09post-2022
36:10vous aviez toute la relance
36:11excusez-moi post-covid
36:13donc là il y avait
36:13beaucoup de liquidités
36:14qui étaient injectées
36:15aujourd'hui voilà
36:16si on a un scénario
36:17un peu moins favorable
36:19pour la croissance économique
36:20ça peut être un peu plus délicat
36:21peut-être aller chercher
36:22là où il y a de la relance budgétaire
36:23on a un pays
36:24en Europe
36:25c'est l'Allemagne
36:26donc peut-être aller regarder
36:26sur la partie industrielle allemande
36:28en tout cas en lecture
36:29en projection
36:29ce serait l'idéal aujourd'hui
36:31à aller regarder
36:32dans la deuxième partie
36:33c'est dans les secteurs haut de gamme
36:35donc on peut aller regarder
36:35toujours peut-être
36:36dans les autres industries du luxe
36:38voilà on a peut-être
36:38un dérating
36:39on a un dérating
36:40qui s'est passé
36:41des valeurs
36:42qui deviennent un peu plus complaisantes
36:43sur ces niveaux-là
36:44ça peut être aujourd'hui
36:45quelque chose
36:46à re-regarder
36:47en termes de capacité
36:48de positionnement
36:49et le troisième point
36:50bien sûr
36:51c'est les valeurs en rendement
36:51qui sont aujourd'hui intéressantes
36:53avec des rendements périns
36:55on peut citer
36:55notamment sur la partie pharma
36:56et on peut citer
36:57notamment sur la partie pétrolière
36:59que ce soit en amont
37:00ou en aval
37:00de la chaîne
37:01des énergéticiens
37:02et ça c'est ça
37:03que je trouve intéressant
37:04en termes de projection
37:05mais on n'y est pas encore
37:06parce qu'aujourd'hui
37:06il n'y a pas de mauvaise annonce
37:07on va dire
37:08en tout cas sur les boîtes
37:09sur cette partie-là
37:10mais ce pouvoir
37:10de fixation des prix
37:11il est quand même
37:12plus limité
37:13moins général
37:15il est attaché
37:17à quelques secteurs
37:18quelques entreprises
37:19qui peuvent encore
37:19on avait beaucoup parlé
37:20du phénomène
37:21de gridflation
37:22pendant la période post-Covid
37:23avec un choc d'offres négatives
37:26mais un choc de demandes
37:27aussi très positif
37:27où plein d'entreprises
37:29qui n'avaient jamais eu
37:30de pricing power
37:30de leur vie
37:31se sont découverts
37:32un espèce de pricing power
37:33comme ça tombé du ciel
37:34il y a des exemples
37:34aux Etats-Unis
37:35PepsiCo et Coca-Cola
37:36qui ont été en capacité
37:38avec des volumes
37:38qui étaient négatifs
37:39pour monter
37:40et nous faire
37:40de la croissance organique
37:41et ça a changé
37:42les stratégies ont changé
37:43PepsiCo a baissé ses prix
37:44et on l'a vu dans les résultats
37:45ça paye
37:46les volumes remontent
37:47après mais ça va être
37:48un peu plus dur
37:49dans le cas où je vous dis
37:50il n'y a pas de relance
37:51il n'y a pas de croissance
37:51on n'a pas la même croissance
37:53qu'en 2022
37:54où c'était beaucoup plus important
37:55donc chercher les secteurs
37:57avec les soutiens
37:58qu'on peut avoir
37:58voilà un petit peu
37:59le cas aujourd'hui
38:00sur le stock picking
38:01en tout cas sur les secteurs
38:02qu'est-ce qu'on peut dire
38:03du secteur de la défense
38:04alors à l'occasion
38:05de la publication
38:05d'un Thalès
38:06aujourd'hui
38:07c'est une partie
38:08évidemment du secteur
38:09mais ça fait partie
38:10quand même des vedettes
38:11européennes et françaises
38:13en l'occurrence
38:14bon visiblement
38:15le marché commence
38:16à faire un peu
38:17la fine bouche
38:18sur les publications
38:19et puis je regardais
38:20sur le plan boursier
38:21Thalès
38:22alors évidemment
38:23ça a été un bond
38:23incroyable
38:24au printemps
38:26début d'été 2025
38:28si je ne dis pas
38:28de bêtises
38:30voilà les annonces
38:31de l'OTAN
38:31les budgets
38:32qui vont passer
38:32à plus de 3%
38:34etc
38:35et depuis en fait
38:36depuis l'été 2025
38:37sur le cours de bourse
38:38de Thalès
38:39il ne se passe plus grand chose
38:40on a l'impression
38:40qu'on a atteint
38:42un forme de plafond
38:43pour l'instant
38:45la publication
38:45elle est bonne
38:46donc croissance organique
38:47au-dessus
38:47par contre ce qu'on voit
38:49c'est qu'il y a
38:49on va dire un miss
38:50sur la partie
38:51carnet de commande
38:52donc on attendait
38:52un book to bill
38:53à 1
38:54on a 0,83
38:55donc il y a quand même
38:56un ralentissement
38:56sur cette partie là
38:57la croissance
38:58ou garnique
38:59elle est soutenue
38:59par la défense
39:00ça c'est le point important
39:01mais il ne faut pas oublier
39:02qu'aujourd'hui
39:02vous avez des niveaux
39:03de valorisation
39:03qui sont quand même importants
39:04et encore Thalès
39:05n'est pas la plus
39:06chèrement valorisée
39:07et certainement
39:07la plus diversifiée
39:09vous avez aussi
39:09la partie cybersécurité
39:11qui commence à tirer la langue
39:12c'était aussi
39:13un effet attendu
39:14après une forte croissance
39:15sur les 5 dernières années
39:16on savait que 25
39:17pouvait elle être délicat
39:18et début de 2026
39:19là les annonces
39:20et la communication
39:21qui a été faite au Confco
39:22un peu plus de visibilité
39:23sur la cybersécurité
39:24donc un relais de croissance
39:26et après
39:26vous avez le retrait
39:27des capacités
39:28des compagnies aériennes
39:29aujourd'hui
39:30avec la crise du Moyen-Orient
39:31qui peut aussi être
39:32quelque chose
39:33et surtout
39:34vous n'avez pas eu
39:34une croissance en dessous
39:36et un carnet de commandes
39:37en dessous
39:37notamment sur le service
39:38après-vente
39:39sur la partie avionnaire
39:40donc il y a quand même
39:40des choses
39:41sur une activité
39:42très diversifiée
39:43certes
39:43et vous avez quand même
39:44une dépendance
39:44au budget d'Etat
39:46aujourd'hui la défense
39:4740%
39:47c'est la France
39:48aujourd'hui dans le budget
39:49de défense de Thalès
39:50dans les dépenses
39:51donc aujourd'hui
39:52où est-ce qu'on est mieux
39:53quand ce sont des annonces
39:54sur des entreprises
39:55avec de la trésorerie
39:56ou est-ce que c'est
39:57avec des Etats
39:58qui sont endettés
39:58et notamment la France
39:59donc c'est les grandes questions
40:00c'est un ralentissement
40:01du carnet de commandes
40:02certes un chiffre d'affaires
40:03qui perdure
40:04une croissance qui perdure
40:05mais il y a quand même
40:06des interrogations
40:06sur la pérennité
40:07et le niveau de valorisation
40:08mais du coup
40:08c'est un thème
40:09comment on traite
40:10ce thème aujourd'hui
40:11qui a été quand même
40:12un thème un peu incontournable
40:14depuis l'Ukraine
40:15et encore plus
40:17avec les efforts budgétaires
40:18européens
40:18qui ont été annoncés
40:19c'est toujours un thème
40:20on va dire
40:20de visibilité
40:22sur la partie européenne
40:23donc on renforce plus
40:24dans les périodes de baisse
40:25sur ces titres-là
40:26donc on reste constructif
40:27aujourd'hui
40:27parce qu'on a quand même
40:28une certaine visibilité
40:28les faiblesses
40:29sur ce genre de titres
40:30sont des opportunités
40:31à mettre à profit
40:33un mot également
40:34à garder la parole
40:35Arnaud
40:36on verra
40:36on aura peut-être le temps
40:37de dire un mot
40:38de Kevin Warsh
40:38qui est devant le congrès
40:40le scénar américain
40:41en ce moment
40:42mais l'autre homme du jour
40:43c'est John Ternis
40:44qui va donc récupérer
40:45les reines d'Apple
40:46à partir de septembre
40:48je ne sais pas comment
40:48vous avez envie
40:48de traiter l'info
40:50on va apprendre à le connaître
40:52milieu le connaissent déjà bien
40:53puisque ça fait 25 ans
40:54qu'il boche chez Apple
40:55mais est-ce que vous voulez
40:57dire un mot de Tim Cook
40:58de ce qu'il laisse
40:59ou des défis
41:00qui attendent John Ternis
41:01non mais après
41:01c'est de regarder déjà
41:02ce qu'est devenu Apple
41:03avec Tim Cook
41:04donc vous aviez un financier
41:05qui a fait passer
41:06une société
41:07qui était très hardware
41:08sur du stuff where
41:09enfin clairement
41:09c'était ça l'idée
41:10donc c'est 15 années comme ça
41:12il a augmenté
41:13les niveaux de marge
41:14de pratiquement 10 points
41:15il a transformé
41:16la boutique Apple
41:17qui a quand même fait
41:18une capitalisation
41:18qui a fait 11 fois
41:19alors que les indices américains
41:21ont fait 4 fois
41:22donc il y a quand même
41:23des éléments comme ça
41:24l'EPS a été multiplié par 7
41:26le chiffre d'affaires
41:26multiplié par 4
41:27il a divisé par 2
41:29le nombre d'actions en circulation
41:30donc un retour de valeur
41:31aux actionnaires
41:32qui était présent
41:33au sein du capital
41:33donc c'est un financier
41:34qui était à la tête
41:35il a mené une transformation
41:35de l'entreprise
41:37profonde
41:37historique
41:38incroyable
41:38il a rendu l'iPhone
41:39dépendant du quotidien
41:40de tout le monde
41:41on n'a pas sur la table
41:42ou presque
41:42mais voilà
41:43vous avez besoin
41:44de logiciels
41:45à l'intérieur
41:46on utilise tous
41:46les applications
41:47ça a été
41:48moi j'ai envie de dire
41:48le chef d'oeuvre
41:49de Tim Cook
41:50aujourd'hui
41:50on arrive au moment
41:51où on a l'IA
41:52on va dire que
41:53Apple
41:54peut-être à bon escient
41:56n'a pas pris le pas
41:57de se positionner
41:58ou de faire des dépenses
41:59très importantes
42:00sur l'intelligence artificielle
42:01on voit qu'aujourd'hui
42:02il y a quand même
42:03un embryon très important
42:04aujourd'hui
42:04il faut être prise de scéné
42:05sur une société
42:06comme Apple
42:07aujourd'hui
42:07donc aujourd'hui
42:08l'arrivée de John Ternus
42:10ingénieur de produits
42:11de la gamme Apple
42:13qui était avant 2001
42:13qui a travaillé
42:15voilà avec
42:16j'ai perdu le nom
42:17Steve Jobs
42:18exactement
42:19donc il connaît
42:20bien tout cela
42:21après
42:22Tim Cook
42:22a loupé quelque chose
42:24comme la voiture autonome
42:26où il n'a pas non plus été
42:28en partie industrielle
42:30en partie produit
42:31il a su ajouter des briques
42:32mais voilà
42:33aujourd'hui
42:33je pense que
42:34la page est tournée
42:36superbement
42:37sur un ingénieur de produits
42:38chez Meta
42:39ou d'autres
42:40mais chacun
42:40a eu son lot
42:41des illusions
42:42et des chèques
42:43le coup de l'échec
42:44pour se battre
42:44c'est ça qui est incroyable
42:45c'est que le coup de l'échec
42:46il génère un tel clash flow
42:48enfin il génère un tel cash flow
42:49jusqu'à présent
42:49puis le coup de l'échec
42:51est minuscule en fait
42:53on peut mettre des milliards
42:54dans un projet
42:55et décider qu'on arrête tout
42:56et c'est terminé
42:57et ça ne change rien
42:58à l'histoire de l'entreprise
42:59incroyable
43:00voilà c'est une belle histoire
43:01aujourd'hui
43:01qui est importante à souligner
43:02bon vous parliez du chef-d'oeuvre
43:04de Tim Koo
43:05ce sera quoi le chef-d'oeuvre
43:06de Kevin Walsh
43:06non ?
43:07Hervé ?
43:08ça va être la question
43:09de l'indépendance
43:11de la banque centrale
43:12parce que c'est là
43:13où on l'attend
43:15je rappellerai
43:16qu'au début
43:16du 19ème siècle
43:17dans les débats
43:18au Royaume-Uni
43:20sur la banque centrale
43:21l'indépendance
43:22on la jugeait
43:23à deux titres
43:24la valeur
43:25de la monnaie
43:26et le bon alignement
43:27entre
43:28la banque centrale
43:30le gouvernement
43:30et les intérêts privés
43:32vous pouvez revenir
43:33à cette définition
43:35je pense qu'on va décliner
43:37l'indépendance
43:38de cette façon-là
43:38la valeur de la monnaie
43:40donc les prix
43:41et puis le dollar
43:43peut-être
43:43et puis faire en sorte
43:45que ce qui se passe
43:46du côté
43:47de la réserve fédérale
43:48ça n'ennuie pas
43:50le gouvernement
43:51et ça n'ennuie pas
43:52le secteur privé
43:53donc voilà
43:54c'est de l'épistémologie
43:56si je veux dire
43:56il faut revenir là
43:57sinon il y a aussi
43:59la question de
44:00stabilité monétaire
44:02et stabilité
44:02plus financière
44:04comment il va réussir
44:05à aligner ça
44:06ça c'est sans doute
44:07assez compliqué
44:08mais ça revient
44:10à la question
44:10du bon alignement
44:11entre banque centrale
44:12gouvernement
44:13et secteur privé
44:14quel rôle
44:14vous voyez
44:15Kevin Walsh
44:16en dossier
44:16dans l'hypothèse
44:18évidemment
44:18où il serait confirmé
44:19ou prendrait un moment
44:20la tête de l'institution
44:21et est-ce que c'est l'homme
44:22d'une ou de réforme
44:24en profondeur
44:25de la réserve fédérale
44:27américaine
44:28de son fonctionnement
44:29de son poids
44:30de son emprise
44:31de sa communication
44:32au-delà de savoir
44:33s'il va baisser les taux
44:34là dans les prochains mois
44:35Michel
44:36bon
44:36donc il n'est pas encore
44:38confirmé
44:41mais bon
44:42le jour où il le sera
44:45je pense que
44:45ce qu'il faut attendre
44:46de pouvoir regarder
44:47c'est
44:49est-ce que la Fed
44:50reste indépendante
44:51et en particulier
44:54continue de regarder
44:55les données
44:56marché de travail
44:57inflation
44:57et ne baisse pas
45:00les taux
45:01si l'inflation
45:02elle est au-dessus
45:02du mandat
45:03je crois que c'est aussi simple
45:04après il y a d'autres questions
45:06qui sont chères
45:07à avoir
45:07qui concernent
45:08le bilan de la Fed
45:09où il avait des positions
45:10qui n'étaient pas consensuelles
45:12et avec une volonté
45:14de réduire
45:15la taille du bilan
45:16de la Fed
45:17structurellement
45:18structurellement
45:18oui
45:19structurellement
45:22on peut dire
45:23que d'un point de vue
45:23purement théorique
45:24si effectivement
45:25c'est une avenue
45:26et qu'il veut suivre
45:27c'est vrai que ça peut plaider
45:28pour des baisses de taux
45:30toute chose égale par ailleurs
45:31en fait
45:32toute chose égale par ailleurs
45:33le taux moyen
45:36de la politique monétaire
45:37c'est un mélange
45:38entre les taux courts
45:39et la taille du bilan
45:41plus l'attaque du bilan
45:42est petite
45:43plus vous durcissez
45:45la politique monétaire
45:46donc ça peut
45:46permettre de baisser
45:48un peu les taux
45:49je rappelle qu'à ce stade
45:50la Fed a stoppé
45:51la réduction de son bilan
45:53même avec des programmes
45:54de liquidités nouveaux
45:55pour la liquidité
45:56interbancaire
45:57à court terme
45:57merci beaucoup
45:58messieurs
45:59merci d'avoir été
45:59les invités
46:00de Planète Marché
46:00ce soir
46:00Michel Martinez
46:01Société Générale CIB
46:03Arnaud Morel
46:03Promet par Asset Management
46:05et Hervé Gouladker
46:06à Curacy
46:18le dernier quart d'heure
46:19de Smartboard
46:19chaque soir
46:20c'est le quart d'heure
46:20thématique
46:21le thème ce soir
46:22c'est celui du logiciel
46:24la crise du logiciel
46:26est-elle en train
46:26de générer
46:27un certain nombre
46:27d'opportunités
46:28pour les investisseurs
46:29c'est évidemment
46:30la question qu'on se pose
46:31et c'est Jessica Adou
46:32qui est à mes côtés
46:33pour y répondre
46:34nous apporter des éléments
46:35de réflexion
46:35et de réponse
46:36sur ce sujet
46:37le directeur commercial
46:38France de DNB Asset Management
46:40bonsoir et bienvenue
46:41Jessie
46:41bonsoir et voir
46:42merci beaucoup
46:42d'être avec nous
46:44alors on l'a beaucoup
46:44commenté à cette antenne
46:47ça fait plusieurs mois
46:49maintenant
46:49peut-être depuis
46:50l'été dernier
46:50que la conversation
46:53de marché
46:54se structure
46:55autour de
46:56qui est un gagnant
46:57de l'IA
46:57qui est un perdant
46:58de l'IA
46:59on a tous bien identifié
47:00que des groupes
47:02comme Nvidia
47:02ceux qui apportent
47:03des équipements
47:05et des infrastructures
47:06tangibles
47:06sont des grands gagnants
47:08pour le logiciel
47:09le marché a pris une vue
47:10assez radicale
47:12depuis plusieurs mois
47:14se disant
47:15que le logiciel
47:15allait être balayé
47:16que les modèles économiques
47:17du logiciel
47:18le SaaS
47:19notamment
47:19allait être balayé
47:20par les nouveaux modèles
47:20d'IA
47:21qui sont développés
47:23et qui se succèdent
47:24à vitesse grand V
47:25d'ailleurs
47:26sur le marché
47:27ça a généré
47:28une vague de vente
47:29importante
47:30un espèce de schéma
47:32sell first
47:33think later
47:35où est-ce qu'on en est
47:36aujourd'hui
47:37Jesse
47:37et est-ce qu'effectivement
47:40il est temps
47:40de
47:41comment dire
47:42de revoir un peu
47:43le jugement
47:44que le marché a pu porter
47:45sur l'ensemble
47:45du secteur des logiciels
47:46oui clairement
47:47on a eu une phase
47:48de réaction
47:48assez excessive
47:49du marché
47:50notamment depuis
47:50l'été dernier
47:51comme vous l'avez mentionné
47:52avec les progrès
47:53très rapides
47:53de l'intelligence artificielle
47:54et notamment
47:55sur la génération
47:56de code
47:56et à partir de là
47:58on a commencé à se dire
47:58attention
47:59le software est menacé
48:00qu'est-ce qu'on va faire
48:01et on a eu une vente
48:02presque violente
48:04du secteur
48:05pour vous donner un exemple
48:07Morgan Stanley
48:08SAS
48:08qui est un panier d'action
48:10d'entreprises
48:10issues du monde du logiciel
48:12a fait moins 30%
48:13depuis 12 mois
48:14alors que sur le même temps
48:15le Nasdaq
48:16lui a fait plus 50%
48:17c'est dire la disparité
48:18et les opportunités
48:19qu'on peut peut-être trouver
48:20à partir de maintenant
48:21sur ce secteur là
48:22aujourd'hui dans les faits
48:23on revient quand même
48:24à quelque chose
48:24de beaucoup plus rationnel
48:26parce que toutes les sociétés
48:27du logiciel
48:28ne sont heureusement
48:28pas logées à la même enseigne
48:29si on prend par exemple
48:30SAP
48:31qui gère des systèmes critiques
48:33d'information dans les entreprises
48:34c'est pas quelque chose
48:35qu'on va pouvoir remplacer
48:36demain
48:37avec de l'IA
48:38très facilement
48:39et puis surtout
48:40quand on regarde
48:41les résultats de la société
48:42ça reste encore globalement
48:43très bon
48:43très bon revenu
48:45superbe marge
48:46et ça progresse
48:48le prix
48:49de ces valeurs
48:50a baissé
48:51mais c'est aussi
48:51la valorisation
48:53de ces entreprises
48:53qui a beaucoup chuté
48:54c'est un de-rating majeur
48:55exactement
48:56et ce qui est important
48:57aussi à bien souligner
48:59c'est que l'IA
49:00elle ne va pas simplement
49:02remplacer le software
49:02il faut voir les choses
49:04autrement
49:05je dirais plutôt
49:05qu'elle va rajouter
49:06une nouvelle couche
49:07une nouvelle dimension
49:07c'est-à-dire qu'on va
49:09imbriquer quelque chose
49:09de nouveau
49:10au sein des softwares
49:12et cette nouvelle couche
49:13elle va apporter
49:14de nouveaux produits
49:15et de nouveaux besoins
49:15et c'est ça
49:16qu'il faut regarder demain
49:18on a tous vu aujourd'hui
49:19ce qui se passe
49:19avec les agents
49:20notamment
49:20on n'a plus besoin
49:22demain d'ouvrir
49:223 ou 4 logiciels différents
49:24de prendre des tâches
49:25semi-automatisées
49:26on va simplement
49:26ordonner à un agent
49:27d'organiser
49:29une réunion
49:29un reporting
49:30ou analyser des données
49:31et elle va nous donner
49:32les résultats directs
49:33et dans la tech
49:34et je dirais plus globalement
49:36en général
49:36dans n'importe quel secteur
49:37quand on a une innovation
49:38comme ça
49:40à chaque fois
49:41qu'on redistribue
49:41les cartes
49:42de nouveaux acteurs
49:43vont apparaître
49:44et de nouveaux leaders
49:45vont apparaître
49:45et aujourd'hui
49:46c'est ça qui se passe
49:47il va falloir
49:48commencer à identifier
49:49qui va avoir
49:50un avantage compétitif
49:51qui va être
49:51l'acteur de demain
49:52ou qui commence
49:53aujourd'hui
49:53tout doucement
49:54à progresser
49:54aujourd'hui
49:55la clé maintenant
49:56ça va être
49:56de revenir à ces cas-là
49:58à analyser un par un
49:59les sociétés
49:59et voir demain
50:00ce qui se passe
50:01certes
50:02vous l'avez mentionné
50:03au début
50:03la volatilité
50:04elle est très grande
50:04mais c'est aussi
50:05dans ce type de volatilité
50:07qu'on peut trouver
50:07beaucoup d'opportunités
50:08d'ailleurs le segment
50:09du logiciel
50:10a plutôt eu tendance
50:11à rebondir
50:13notamment à travers
50:14la crise du Golfe
50:15alors il n'y a pas
50:15de lien direct
50:16entre ce qui se passe
50:17dans le Golfe
50:17et le secteur des softwares
50:19mais on a plutôt vu
50:20dans cette phase
50:21de stress de marché
50:23un rebond
50:24du logiciel
50:25oui
50:25exactement
50:27en termes d'opportunités
50:29alors comment
50:29vous faites le tri
50:30comment les analystes
50:31et les gérants
50:32chez DNB
50:32font le tri
50:34sur les opportunités
50:35vous avez cité
50:35SAP
50:36avec
50:37comment dire
50:38un positionnement critique
50:39de SAP
50:40chez ses clients
50:42est-ce que déjà
50:43effectivement
50:43c'est ce genre
50:44de barrière à l'entrée
50:46que vous recherchez
50:46aujourd'hui
50:47dans ce secteur là
50:48tout à fait
50:48aujourd'hui
50:49l'opportunité
50:51il faut l'avoir
50:51mais de manière
50:52très sélective
50:53je dirais que la correction
50:54elle a été tellement forte
50:56que certaines valorisations
50:57comme vous l'avez dit
50:57sont devenues très attractives
50:59si on prend un point de vue
51:01un peu plus macro
51:02il y a deux choses importantes
51:03qu'il va falloir regarder
51:06aujourd'hui
51:06d'abord
51:08est-ce que l'entreprise
51:09arrive à monétiser l'IA
51:10ça se traduit par des retours
51:11sur investissement
51:12est-ce qu'elle a une accélération
51:13de croissance
51:14ensuite
51:14et je dirais surtout
51:15le deuxième point
51:16le plus important
51:16c'est est-ce que cette entreprise
51:18elle résiste bien
51:19malgré tout le bruit
51:20autour de la disruption
51:21surtout quand on parle
51:22des logiciels
51:24je pense notamment
51:25par exemple à Adobe
51:26qui est une entreprise
51:27fantastique
51:28qui continue de croître
51:29de 10 à 15% par an
51:30de croissance annuelle
51:32qui a beaucoup de cash
51:33et qui rachète même
51:34ses propres actions
51:35et pourtant
51:36il y a beaucoup de questionnements
51:37sur cette société là
51:38en se demandant
51:39est-ce qu'elle va bien résister
51:41à l'impact
51:42que l'IA peut avoir
51:43sur cette boîte là
51:43et ses solutions
51:44et à un moment donné
51:45ce type de valeur aussi
51:47ça commence à devenir difficile
51:48à ignorer pour le marché
51:50et il y a un autre point
51:51important à rappeler
51:52si on recule un petit peu
51:54en arrière
51:54et qu'on pense à l'IA
51:56à la base
51:57c'est un outil
51:57donc elle peut aussi aider
51:58les éditeurs de logiciels
51:59à s'améliorer
52:00à développer plus vite
52:02et à moindre coût
52:03et si elle fait ça
52:04du coup elle va pouvoir
52:05augmenter ses marges
52:06donc il faut voir
52:07comment elle s'intercale
52:08au sein du software
52:09c'est un outil de productivité
52:10y compris pour ces boîtes
52:11de logiciels
52:11et ça peut être aussi
52:13un outil de croissance
52:14de leur chiffre d'affaires
52:15et de leur activité
52:16c'est exactement ça
52:17le piège ça serait vraiment
52:18pour le coup de penser
52:19que toute cette correction
52:21qu'on a eu depuis l'été dernier
52:23serait une aubaine
52:24et qu'on y retourne tous
52:25sur le software
52:26franco et qu'on rachète tout
52:27alors que pas du tout
52:28malheureusement
52:29certaines sociétés
52:30vont vraiment les disrupter
52:31oui donc le marché
52:32a fait quand même
52:34son travail
52:35peut-être effectivement
52:36dans les grandes largeurs
52:38un peu trop
52:38de manière un peu grossière
52:39mais en tout cas
52:40le marché a fait un travail
52:41qui était nécessaire
52:43pour rationaliser
52:45peut-être ce secteur
52:47oui
52:49comment vous gérer
52:49alors DNB
52:51gère
52:52un fonds technologique
52:53qui dispose
52:54de 12 milliards d'euros
52:56dans le cours
52:56c'est ça
52:57ça le positionne
52:58quand même parmi
52:59les fonds de référence
53:00mondiaux
53:01sur ce thème
53:02de la tech
53:02au sens large
53:03justement dans une stratégie
53:05comme celle
53:06qui est pilotée
53:06chez DNB
53:07alors quelle place
53:08pour les logiciels
53:09aujourd'hui
53:10et puis plus largement
53:11quels sont les grands
53:12axes de stratégie
53:14autour de la technologie
53:15que vous avez mis en place
53:17d'abord je tiens à rappeler
53:18un point important
53:19par rapport à ces stratégies
53:20chez DNB
53:21on gère 120 milliards d'euros
53:22et ces stratégies
53:23en pèsent 12 milliards
53:25donc c'est vraiment
53:25aujourd'hui notre fonds part
53:26c'est le flagship
53:27comme on dit
53:27c'est ça
53:28la stratégie
53:29cette année
53:29elle fête ses 25 ans
53:30avec Omanet
53:31toujours les deux gérants fondateurs
53:33ce qui est assez rare
53:34dans l'industrie
53:34et ça veut surtout dire
53:35qu'ils ont traversé
53:37toute la tech moderne
53:38la bulle internet
53:39le mobile
53:40la 5G
53:40et aujourd'hui l'IA
53:41donc ce qui reste assez rare
53:44aujourd'hui notre approche
53:45elle est clairement bottom up
53:46sur le stock picking
53:47c'est assez simple
53:49ça consiste juste
53:50à prendre entreprise
53:51par entreprise
53:52regarder les fondamentaux
53:53et les sélectionner
53:54dans le portefeuille
53:55nous on cherche pas
53:56à suivre aveuglément
53:57les grandes tendances
53:58de marché
53:58comme par exemple
53:59l'IA dont on a parlé
54:00on essaie de comprendre
54:02boîte par boîte
54:03ce qui se passe
54:03pourquoi une valorisation
54:04est élevée ou pas
54:05et surtout
54:06quelle est sa justification
54:08et ce point là
54:08c'est vraiment
54:09l'axe principal
54:10de la stratégie
54:10c'est ce focus
54:11sur la valorisation
54:12on recherche constamment
54:13les fondamentaux
54:14la valeur de l'entreprise
54:16et on voit
54:16comment on adapte
54:17nos tailles de position
54:19concrètement
54:20ça veut aussi dire
54:20que si demain
54:21le marché se retourne
54:22mais que nos convictions
54:23elles restent intactes
54:24on est capable
54:25de renforcer notre position
54:27on va pas réagir
54:28aux simples mouvements
54:29de marché
54:29et ce qui nous différencie
54:30aujourd'hui
54:30dans l'environnement
54:32très narratif
54:33comme avec l'IA
54:34c'est que c'est facile
54:35de suivre le consensus
54:35nous on essaie
54:36de rester discipliné
54:38et de revenir
54:38aux fondamentaux
54:39constamment
54:40et justement
54:41alors
54:41c'est de la tech
54:43à prix raisonnable
54:45c'est ça que vous cherchez
54:46si je le résume
54:47avec mes mots
54:48Jesse
54:48c'est ça à peu près
54:50et c'est un moment
54:51d'opportunité
54:52là je reviens
54:52à cette histoire
54:53ou de logiciel
54:55mais même
54:55on a vu à travers
54:57la baisse
54:58du mois de mars
54:59sur les marchés
55:00on a beaucoup parlé
55:01de la tech américaine
55:02à travers
55:03les Max 7
55:05qui sont les emblèmes
55:06évidemment de cette tech
55:07on les a vu revenir
55:08sur des niveaux
55:09de valorisation
55:09effectivement
55:10qui étaient à peu près
55:11les niveaux de valorisation
55:12général du marché
55:13ce qui est très rare
55:14pour ce genre d'entreprise
55:15tout à fait
55:16tout à fait
55:17ça fait pas mal
55:17d'opportunités
55:18nous on voit
55:19plus globalement
55:20dans ce fonds là
55:20on a établi
55:22qui pouvait être
55:23les gagnants de main
55:24et tirer profit
55:25du développement de l'IA
55:26pas uniquement
55:27surtout au niveau
55:28des logiciels
55:28mais pas uniquement
55:29en voyant un peu plus
55:30globalement
55:30on a identifié
55:32trois types de profils
55:33le premier
55:34ça va pas être une surprise
55:35ce sont les hyperscalers
55:36les Amazon
55:38Google
55:39et Microsoft
55:42aujourd'hui
55:42ce sont plus
55:43de simples fournisseurs
55:44d'infrastructures
55:45ils captent
55:46une part assez croissante
55:48de la valeur logicielle
55:49intégrée dans leur
55:49plateforme cloud
55:50et ça aujourd'hui
55:52ça se voit déjà
55:52dans leurs publications
55:53récentes
55:54on a vu je crois
55:55que Google passe
55:55de croissance annuelle
55:5622 à 48%
55:58sur Microsoft Azure
55:59on passe de 33 à 39
56:01et sur Amazon
56:02de 12 à 24
56:03donc on commence déjà
56:04à tirer profit
56:05et ces acteurs là
56:06vont s'élargir
56:07également sur l'officiel
56:08le deuxième groupe
56:09le plus important
56:10pour mentionner d'autres noms
56:11on a parlé de SAP
56:12mais je pourrais parler aussi
56:13de Dassault Systèmes
56:14la valeur de ces entreprises là
56:16un massacre
56:16valeur qui a été massacrée
56:18et pourtant
56:19aujourd'hui
56:20ces sociétés là
56:21elles ont de très fortes
56:22barrières à l'entrée
56:22bien sûr
56:23et celle là
56:23c'est peut-être
56:23les plus intéressantes
56:24aujourd'hui
56:25et qu'il faut regarder
56:26c'est la Rolls Royce
56:28du logiciel
56:28Dassault Systèmes
56:29pour dire les choses
56:29pour le positionner un peu
56:30dans l'échelle
56:31c'est vraiment du sur-mesure
56:33pour l'entreprise
56:34tout à fait
56:35et le troisième pilier
56:37le dernier
56:37il y a une entreprise
56:38ce sont les plateformes
56:40et il y a une entreprise
56:40qu'on aime beaucoup
56:41chez DNB
56:41et qui est une conviction
56:42très forte
56:43c'est Atlassian
56:43qui fait des produits phares
56:45qui s'appellent Confluence
56:46et Gira
56:46je pense qu'on utilise
56:47tous en grande entreprise
56:48au moins
56:49pour la gestion de projet
56:50et entre collaborateurs
56:52on a besoin de ces outils là
56:53pour pouvoir avancer
56:54et pouvoir travailler
56:55tous ensemble
56:55et demain
56:56à court terme
56:56moyen terme
56:57on a du mal
56:58à imaginer l'IA
56:58remplacer ce genre de technologie
57:00les opportunités sont là
57:02effectivement
57:02dans l'univers de la tech
57:05malgré cette crise du logiciel
57:07cette crise que le logiciel
57:08a pu traverser
57:09notamment sur le plan boursier
57:10essentiellement sur le plan boursier
57:11d'ailleurs
57:12parce que vous l'avez dit
57:12les résultats sont encore en progression
57:14pour bon nombre de ces entreprises
57:16merci beaucoup Jesse
57:17d'être venu nous en parler
57:18Jesse Kohadou
57:18le directeur commercial
57:20France et pays francophones
57:22de DNB Asset Management
57:24sous-titrage Société Radio-Canada
57:29Merci.
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