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  • il y a 5 heures
Mardi 16 juin 2026, retrouvez Bertrand Merveille (Directeur général, BDL Capital Management) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00Générique
00:09Toujours depuis le mythe sommar du patrimoine organisé par la CNCGP, nous parlons à présent gestion active avec les équipes
00:16de BDL Capital Management et son directeur général à mes côtés Bertrand Merveille.
00:20Bonjour Bertrand.
00:20Bonjour Grégoire.
00:21Merci beaucoup de répondre à quelques questions. Oui on va parler gestion active parce que vous faites partie des contributeurs,
00:26des 7 sociétés de gestion indépendante qui ont contribué à la publication de ce livre blanc sur la gestion active.
00:32Mais avant ça un mot des 6 premiers mois de l'année en termes de dynamique, de business pour la
00:37société BDL Capital Management Bertrand.
00:39Merci de nous accueillir et puis d'avoir effectivement cette possibilité de faire un point à mi-année. On est
00:43presque à la fin du mois de juin là. On va pouvoir prendre quelques jours de vacances peut-être.
00:48Peut-être. Peut-être. Un premier semestre très intense, un peu dans la continuité de l'année dernière. On avait
00:55fait une très belle année en 2025 chez BDL Capital Management avec un combo performance et collecte qui était au
01:01beau fixe.
01:02Et donc dans la continuité en fait de cette belle année 2025, on a fait un premier semestre vraiment positif.
01:08Je peux le dire, on va battre des records de collecte évidemment au cours de ce premier semestre avec plus
01:14de 600 millions de collecte nette.
01:16collecte nette. Et une très belle dynamique avec nos partenaires conseillers en gestion de patrimoine. Donc c'est sûr qu
01:23'être là aujourd'hui, ça va être l'occasion de faire un point avec eux.
01:26Et puis côté perf, des perfs plutôt positives sur l'ensemble de la gamme. Depuis quelques mois, on aura peut
01:33-être l'occasion d'y revenir.
01:34Les marchés sont complètement disloqués. Donc c'est difficile de naviguer. On s'en sort pas trop mal, en particulier
01:39sur BDL Rempart qui va terminer le premier semestre sur une belle note.
01:44Quel fond long short de la maison, c'est ça ?
01:45Tout à fait. C'est le fond long short. Et j'en parle parce que c'est vraiment celui...
01:48Pour naviguer dans ce genre de marché, dans ce type de schéma de marché, c'est un véhicule intéressant.
01:53Aujourd'hui, nos partenaires CGP, les banquiers privés trouvent chez BDL Rempart une bonne source de diversification.
01:59On parle beaucoup de performance absolue avec nos partenaires, avec leurs clients.
02:04Et je pense que BDL Rempart, avec 21 ans de track record, a montré que c'était un fonds capable
02:08de s'adapter aux environnements, on va dire, difficiles.
02:11Au-delà de la dynamique des six premiers mois de l'année, dans le sillage de 2025, en deux ans,
02:16les encours ont doublé chez BDL Capital Management.
02:19Bertrand, c'est quoi le retour d'expérience que vous faites ? Qu'est-ce qui permet de doubler les
02:23encours comme ça, à un peu plus de 4 milliards ?
02:25Oui, exactement.
02:26Qu'est-ce qui permet ce doublement des encours sur une période aussi courte quand même, il faut le dire
02:30?
02:30Je pense qu'il y a la marque BDL qui s'est installée en France comme une marque d'asset
02:35management, de gestion active, de spécialiste des actions.
02:38Je pense qu'on bénéficie quand même de tout ce travail historique fait par les équipes, par Hugues Beuselin en
02:43particulier.
02:45Je pense qu'il y a aussi l'originalité, la singularité de notre gestion.
02:50On y reviendra, la vraie gestion active, telle qu'on l'a fait, je pense qu'elle trouve quand même
02:55preneur.
02:57Il y a toujours une demande pour ça.
02:59Il y a une forte demande et en tout cas, je le ressens moi comme ça.
03:03Et puis, je crois qu'aujourd'hui, avoir un fonds comme BDL Rempart, un fonds long short equity, capable d
03:09'apporter de la diversification, de la décorrélation,
03:12je crois qu'il y a vraiment un appétit pour ce type de solution aujourd'hui.
03:18Et puis, sans doute, je crois, il faut rendre hommage à toute l'équipe commerciale de BDL.
03:22J'en profite parce que c'est vrai qu'on a une équipe commerciale qui parcourt la France et le
03:26monde.
03:27Et je crois que cette proximité qu'on sait nouer avec nos clients et nos partenaires, je crois que c
03:32'est aussi un élément clé de notre réussite depuis deux ans.
03:34Un effort dans le temps, persistant, qui porte ses fruits effectivement ces dernières années.
03:39Bertrand, parlons évidemment de gestion active.
03:42Je le disais rapidement, vous faites partie des sept sociétés de gestion indépendante qui ont contribué à la publication de
03:47ce livre blanc,
03:47qui est une étude quantitative, alors sérieuse évidemment, mais qui apporte une documentation quantitative sur la gestion active
03:56et qu'est-ce qu'une véritable gestion active au sens, qu'est-ce qu'une gestion active qui permet
04:00d'espérer une surperformance
04:02par rapport à une gestion strictement passive.
04:05Donc il y a vous, il y a Carmignac, Siam, Edram, Ivo Capital Partners.
04:12Comme geste.
04:12Et comme geste, je crois que je les ai toutes citées.
04:15Mais bien sûr, comment vous vous retrouvez dans ce projet Bertrand ?
04:18Et maintenant que ce livre blanc a été publié, il est accessible sur le site de toutes les sociétés de
04:22gestion qu'on a citées.
04:24Quelle est l'étape suivante ?
04:25Alors déjà, je pense qu'il faut saluer l'effort de cette société de gestion, de cet associé, d'avoir
04:32travaillé ensemble.
04:33Alors ça n'a pas été un gros effort.
04:34Il a fallu un peu articuler les travaux et il faut rendre hommage à mes six confrères parce que ça
04:41a été formidable.
04:42Et je pense que ça montre aussi la capacité des sociétés de gestion.
04:45Là, en l'occurrence, c'est que des sociétés de gestion indépendantes.
04:47Mais d'une manière générale, des sociétés de gestion à travailler ensemble.
04:50Donc moi, je pense qu'il faut déjà saluer ce travail.
04:53Alors l'idée de ce rapport, et après je répondrai à une question sur la suite,
04:57c'était de contribuer un peu au débat sur la gestion active et son utilité, son intérêt.
05:03Aujourd'hui, c'est vrai qu'il y a une petite musique de fond qui s'est installée
05:06et qui laisse entendre que la gestion active ne fait pas bien son travail,
05:10les performances ne sont pas au rendez-vous.
05:12Et on va dire avec un raccourci qui amène à finalement dire
05:16la gestion passive, c'est plus simple, c'est moins cher et c'est ce qu'il faut pour les
05:20clients.
05:21Nous, on n'est pas dans ce débat de confronter les deux.
05:23Non.
05:23On essaye d'apporter justement cette pierre à l'édifice
05:26pour donner une définition peut-être plus claire de la gestion active.
05:29Ce qu'on dit, c'est qu'il n'y a pas la gestion passive d'un côté
05:31et une autre gestion de l'autre qui s'appelait la gestion active.
05:36Nous, on pense que tout ce qui n'est pas passif n'est pas forcément actif.
05:40Il y a une partie de la gestion dite active qui, de notre point de vue,
05:44est sans doute un peu trop benchmarkée
05:46et a un peu tendance à prendre les codes de la gestion passive.
05:49Et quelque part, quand on mélange un peu cette gestion-là avec la véritable gestion active,
05:53nous, on dit que ça a un peu tendance à mélanger des choux et des carottes.
05:56Donc, on ne peut pas en tirer des bonnes conclusions.
05:58C'est ça qui est particulièrement intéressant dans ce rapport et cette étude quantitative.
06:02C'est que pour moi, ça ouvre un débat avant tout au sein de la gestion active et de la
06:07gestion de convictions.
06:09Qui est vraiment actif ? Qui porte vraiment des convictions ?
06:11Et qui se retrouve plutôt à être une gestion semi-passive plutôt qu'une véritable gestion active ?
06:17Et nous sommes conscients, avec mes confrères, que c'est une première pierre à l'édifice.
06:21Nous, on a proposé une approche basée notamment autour d'un indicateur qui s'appelle l'actif-share,
06:26qui permet de qualifier, on va dire, le niveau de différenciation de votre portefeuille avec son indice de référence.
06:32On est tout à fait conscients du fait que ce n'est pas une vérité absolue.
06:35Et donc, il y aura effectivement des étapes complémentaires.
06:38Mais en faisant ce travail autour de l'actif-share, ça permet déjà, effectivement,
06:42de faire apparaître qu'une partie des fonds qui ont un actif-share élevé,
06:46c'est-à-dire au-delà de 70%, qui sont de taille assez significative et qui évoluent dans un environnement
06:53de compétition,
06:54c'est-à-dire qui sont commercialisés dans plusieurs pays en Europe,
06:56on s'aperçoit que cette petite partie, finalement, de la population arrive à tirer son épingle du jeu
07:02et arrive à faire de la surperformance dans le temps.
07:04Ça ne veut pas dire que, encore une fois, c'est absolument cette règle-là qu'il faut suivre.
07:08Donc, pour revenir à votre question, est-ce qu'il y aura des suites ?
07:11Bien sûr qu'il y aura des suites, parce que c'est une première pierre à l'édifice, comme je
07:14disais.
07:15On appelle nos confrères à nous rejoindre, à participer au débat, en France, mais aussi en Europe.
07:20Parce qu'en réalité, le débat, il n'est pas en France. Le débat, il est en Europe et dans
07:24le monde.
07:25Et donc, il y aura sans doute des versions complémentaires.
07:28Il y aura, on l'espère, une étude académique.
07:32On cherche, d'ailleurs, à trouver, finalement, des universitaires, des professeurs pour compléter, en fait, nos travaux.
07:39Et puis, je pense que dans la deuxième partie de l'année, on va essayer de mobiliser un peu les
07:45forces politiques en France et en Europe
07:46pour attirer leur attention aussi sur la partie souveraineté du rapport, qui n'est pas négligeable.
07:51J'allais faire le lien, évidemment, et vous le faites dans ce rapport avec l'enjeu de souveraineté.
07:56La souveraineté, si on veut que ça aille au-delà de la simple fable politique, je suis désolé pour ce
08:01terme-là, c'est avant tout un sujet de financement.
08:04Et l'argument étant de dire, de votre côté, que la gestion active, c'est la gestion qui finance réellement
08:11les entreprises européennes,
08:13quand elles le décident, et qui finance donc la souveraineté.
08:17Plus, en tout cas, que la gestion benchmarkée ou que la gestion passive, qui, elle, se contente de répliquer des
08:22indices dont on sait qu'ils sont largement dominés par le poids des entreprises américaines.
08:27Vous avez raison, Grégoire, et je commencerai par un point qu'il faut toujours rappeler.
08:31On a la chance en Europe d'avoir un écosystème ultra favorable au financement de notre économie et à la
08:37préservation de notre souveraineté.
08:38Parce qu'on a des banques formidables, on a des compagnies d'assurance qui permettent des enveloppes pour les épargnants,
08:44on a des sociétés de gestion et une gestion d'actifs qui est puissante en France et en Europe,
08:49et on a des réseaux de distribution très bien organisés et un énorme bassin d'épargne.
08:53Donc, toutes les conditions sont réunies, il faut juste remettre les pièces du puzzle dans le bon sens.
08:58Ça, c'est un point qu'il faut sans cesse rappeler.
09:01Une fois qu'on a dit ça, effectivement, il faut qu'on arrive à motiver et à convaincre que la
09:08gestion d'actifs active
09:10peut être le trait d'union entre les épargnants, les investisseurs et nos besoins de financement et de préservation de
09:18notre souveraineté.
09:18Donc, je pense qu'il faut vraiment marteler que les sociétés de gestion qui font la gestion active
09:23peuvent être ce trait d'union dont on a besoin absolument aujourd'hui.
09:27Et effectivement, le monde a changé de ce point de vue-là.
09:28On est dans un grand mouvement de rééquilibrage de l'épargne vers l'investissement,
09:32ce qui est très différent, évidemment, du cycle précédent et des années précédentes.
09:36Oui, c'est vrai que c'est, vous faites bien de le signaler, l'environnement a beaucoup changé.
09:41On pense évidemment à la politique américaine, mais il n'y a pas que ça.
09:44Il y a la compétition d'une manière générale avec l'ensemble des zones d'économie mondiale qui s'est
09:49mise en place.
09:50Et il ne faut pas que l'Europe soit à la traîne et elle doit se servir de son épargne
09:54et de son industrie financière pour se sauvegarder et pourquoi pas aller de l'avant.
09:58Si je reviens à l'événement qui nous réunit aujourd'hui, dédié au monde du patrimoine
10:03et au conseil en gestion de patrimoine de la CNCGP, en l'occurrence Bertrand,
10:06comment on parle de gestion active au CGP aujourd'hui ?
10:09Vous nous disiez une demande.
10:10C'est quoi les arguments clés, effectivement, qui font que votre offre rencontre cette demande aujourd'hui ?
10:16Moi, je pense qu'il faut qu'on soit capable de démontrer qu'on a deux piliers, voire trois piliers
10:21indispensables pour nos amis CGP.
10:23Le premier pilier, c'est d'avoir des produits performants et résilients dans la durée.
10:28Je pense qu'on ne peut pas se permettre d'espérer de les servir au mieux avec des produits qui
10:33n'ont pas beaucoup de performance à la fin.
10:35C'est juste impossible.
10:37Le deuxième pilier, c'est, je pense, la singularité, l'originalité de notre offre.
10:41C'est-à-dire qu'il faut qu'on arrive à mettre en avant, à mettre en lumière,
10:44qu'on fait des choses originales qui peuvent leur parler, mais aussi parler à leurs clients
10:49avec des produits de conviction qui sont capables d'expliquer ce qu'ils font de l'épargne de leurs clients.
10:54Nous, chez BDL, c'est vrai qu'on prend beaucoup de temps à expliquer
10:57que nos analystes parcourent l'Europe, vont sur le terrain, rencontrent les managers.
11:02Et ça plaît quand même, c'est des histoires qui plaisent à leurs clients.
11:05Et puis la troisième chose, je pense qu'il faut à tout prix qu'on soit au service de nos
11:11partenaires.
11:12Il faut les animer, il faut leur expliquer, il faut aller leur faire des présentations pédagogiques.
11:17On parle souvent de la tarte à la crème, de l'éducation financière qui est à faire.
11:20On a notre rôle à jouer.
11:21Et donc, moi, je pense que la gestion active peut aussi jouer ce rôle de proximité et d'éducation.
11:28Il y a toujours un sujet de réglementation quand on parle avec des CGP ou des sociétés de gestion.
11:33Bertrand, le sujet du moment au niveau européen, c'est un projet qui est validé, je crois, aujourd'hui par
11:39la Commission européenne,
11:40par le Conseil européen qui s'appelle la Retail Investment Strategy.
11:43J'ai vu que vous aviez pris position, mais derrière la FG également.
11:46La place de Paris s'organise pour essayer de, je ne sais pas, de contrecarrer certains aspects de ce projet.
11:55Quel était l'objectif de cette nouvelle couche réglementaire ?
11:57Pour vos professions et pourquoi est-ce que les objectifs sont ratés selon vous, Bertrand ?
12:03Alors souvent, quand il y a un texte de cette ampleur qui va toucher l'ensemble des services financiers,
12:07du producteur jusqu'au distributeur en passant par les assureurs, il y a souvent des gagnants et des perdants.
12:12Là, le sentiment général, c'est que tout le monde y perd.
12:14En fait, personne n'est content parce que le texte qui a été effectivement approuvé a été un espèce de
12:20globi-boulga,
12:21d'un consensus mou, arraché vraiment à la dernière minute et personne n'est content.
12:27Donc ça, c'est quand même un événement.
12:28Et donc, de notre point de vue côté Asset Management, nous, on pense que c'est un peu un fiasco
12:31parce qu'on aurait pu profiter de cette ambition de la Retail Investment Strategy
12:36pour simplifier les règles, fluidifier les parcours des clients, orienter les capitaux vers les actifs réels, les actifs économiques
12:45qui vont assurer notre financement, notre souveraineté. Et rien de tout ça n'a été fait.
12:48Comment c'est possible, Bertrand ? On ne parle que de ça, de simplification, les rapports s'empilent, l'État,
12:53Draghi, etc.
12:55Et la Commission européenne, elle-même, communique sur ces enjeux.
12:58Mais c'est ça, la grande frustration. C'est que tous les rapports le disent, mais dans les faits, il
13:02ne se passe rien.
13:03Et donc, je pense qu'il faut qu'on ait cette mobilisation des acteurs économiques en France et en Europe.
13:08Il faut aller convaincre. Et je pense que jusqu'à présent, les acteurs économiques n'ont pas réussi à convaincre
13:13ni la Commission, ni les gouvernements.
13:15Peut-être un peu plus les parlementaires à Bruxelles. Je pense qu'il y a une voie à poursuivre par
13:19là.
13:20Et d'ailleurs, j'en profite pour saluer tous les travaux qui sont faits par les associations de CGP,
13:24en particulier ici par la CNCGP, avec Yves Mazin, son président.
13:28Nous, on travaille beaucoup avec Yves, avec les équipes, pour justement essayer de faire émerger des positions, pour peser dans
13:34le débat.
13:34Et je pense que c'est aussi en s'associant qu'on sera plus fort et on a besoin de
13:38cette association avec les CGP.
13:39Merci beaucoup, Bertrand. Merci d'être venu nous éclairer à l'occasion de ce Midsommar du patrimoine de la CNCGP.
13:44Merci d'être venu nous éclairer sur quelques enjeux autour de la gestion active portée par BDL Capital Management.
13:50Bertrand Merveille, le DG de BDL, qui était à nos côtés à l'occasion de ce Midsommar du patrimoine.
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