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Mardi 14 avril 2026, retrouvez Matthieu de Clermont (Directeur des investissements Assurance & Stratégies Réglementaires, Allianz GI), Louis Albert (Directeur de la gestion Actions, Auris Gestion) et Nathalie Benatia (Macroéconomiste, BNP Paribas Asset Management) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00...
00:10Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:13Nathalie Benatia est avec nous ce soir, macroéconomiste chez BNP Paribas Asset Management.
00:17Bonsoir Nathalie.
00:18Bonsoir.
00:19Merci d'être avec nous, merci à Mathieu Clermont d'être à nos côtés également.
00:22Bonsoir Mathieu.
00:23Bonsoir.
00:23Vous êtes le directeur des investissements, assurances et stratégies d'Allianz Global Investors
00:27et Louis Albert nous accompagne également, le directeur de la gestion actions d'Ori Gestion.
00:31Bonsoir et bienvenue Louis.
00:32Merci beaucoup.
00:33Parlons des actions avec vous Louis, puisque le S&P 500, le Nasdaq ont effacé la crise iranienne.
00:38Je parle des prix sur le marché, bien sûr.
00:41Comment est-ce que vous qualifiez ce rebond ?
00:44On est dans le playbook assez traditionnel, historique, de ce que la géopolitique peut rapporter comme volatilité sur les marchés.
00:51Est-ce que ce rebond est une pure question de sentiments avant tout ?
00:54Est-ce que c'est un peu plus que ça, avec les résultats des entreprises qui arrivent, par exemple ?
00:58Alors déjà, c'est une bonne nouvelle, puisque pour tous les épargneurs et les investisseurs, c'est une bonne nouvelle.
01:03Ensuite, j'ai peur...
01:04Une crise financière en plus d'une crise géopolitique.
01:07Ensuite, j'ai peur qu'il y ait un peu de complaisance.
01:09Le marché est quand même complaisant.
01:12Être plus haut aujourd'hui, être quasiment au plus haut aujourd'hui, dans un contexte où on a un sujet
01:18au Moyen-Orient, un sujet au pétrole.
01:19Des taux d'intérêt qui ont quand même considérablement monté.
01:25Ça amène à être prudent quant à cette situation.
01:30Je ne sais pas s'il faut prendre des bénéfices ou pas, mais en tout cas, il ne faut pas
01:35se dire qu'on finira l'année forcément 25% au-dessus
01:38et qu'on va garder un rythme de croissance conséquent.
01:42Le marché, clairement, achète la fin de la crise.
01:46Les investisseurs ont subi, dans les cinq dernières années, des chocs très importants.
01:51Covid, Oseto, Ukraine, os en inflation.
01:55Et finalement, le marché s'en est toujours remis très rapidement.
01:58Les investisseurs l'ont vu, les investisseurs ont compris.
02:00Ils ne veulent pas se faire avoir.
02:02Ils ne veulent pas ne pas être investis si jamais ça repart.
02:05Donc, ils restent investis.
02:06Ils tiennent.
02:07Quand on reste investi, les marchés montent.
02:09Les marchés sont en haut.
02:11Maintenant, qu'est-ce qu'on va faire ?
02:13À suivre, le marché achète la fin de la crise.
02:16Maintenant, il faut que la crise s'arrête parce que tous les jours qui passent vont peser dans les marges,
02:22vont peser dans les coûts de production.
02:24Et ça va devenir de plus en plus un sujet.
02:26Il y a un peu d'asymétrie, vous dites, quand même à ces niveaux de prix, à ces niveaux de
02:30marché, sur le marché américain en l'occurrence.
02:32Alors, il y a de l'asymétrie.
02:35Le marché américain monte des avantages quand même.
02:40Ce n'est pas anodin que ce soit Wall Street qui, d'abord, est remonté la pente devant des marchés
02:46asiatiques ou des marchés européens.
02:47C'est un marché dans une zone qui a un niveau de croissance qui est plus important que nous, Européens.
02:53C'est un marché qui est très tech, avec des GAFAM qui sont très marginalement impactés par le conflit au
03:01Moyen-Orient.
03:01Et puis, le conflit au Moyen-Orient impacte moins les États-Unis que l'Europe.
03:06Donc, c'est relativement logique qu'ils fassent la course en tête, même si on n'est pas non plus
03:12sur une performance year-to-date.
03:15Non, pour l'instant, c'est du zéro plus au mieux.
03:18Mais ça vient après une année dynamique.
03:20Oui, oui.
03:21Le point sur la tech, il est intéressant parce que je me souviens encore un peu des discussions de marché
03:25qu'on avait avant le déclenchement du conflit.
03:27Et on avait une tech, je ne dis pas qu'ils suscitaient de la défiance, mais en tout cas, on
03:32s'apercevait que le thème de l'IA était un peu moins un one-way trade,
03:35qu'il y avait quand même, s'il y avait de la création de valeur d'un côté, il pouvait
03:38y avoir beaucoup de destruction de valeur,
03:39qu'on avait des interrogations sur les retours, des investissements massifs qui vont être déployés encore tout au long de
03:44l'année 2026,
03:45tant et si bien que le Nasdaq ne montait plus depuis le mois d'octobre.
03:49On avait marqué un pique.
03:50Après avoir été sceptique et emballé, le marché a fait le prix.
03:54Il y a quand même de l'intérêt, au-delà même des valorisations qui sont considérément détendues,
03:59le marché retrouve des facettes intéressantes dans l'investissement technologique.
04:03Il est prêt à réinvestir dans les sociétés qui l'estiment être des futurs gagnants de l'IA à des
04:10valorisations qui sont bien en dessous de l'historique 5 ans.
04:15On a des multiples qui sont intéressants sur les sociétés comme Meta, sur les sociétés comme Microsoft.
04:23Alphabet se paye encore à des niveaux un peu plus élevés, mais pour des bonnes raisons.
04:27On en avait déjà parlé ensemble.
04:30Alphabet a la capacité à monétiser ses CAPEX de manière un peu plus évidente que les autres.
04:34Mais oui, ce n'est pas logique de voir le S&P avoir plus d'attrait pour les investisseurs.
04:42Les boîtes de la tech que vous citez, même le Nasdaq en général, sont revenus à un moment sur des
04:47niveaux de valorisation qui étaient équivalents au marché général dans son ensemble.
04:51Ce qui est quand même très très rare qu'on ait plus cette prime pour les valeurs technologiques américaines.
04:56Des boîtes de Staples ou de consommation pouvaient se payer plus cher ou peuvent se payer d'ailleurs peut-être
05:00encore plus cher aujourd'hui que certaines boîtes de tech que vous avez citées.
05:01Parce qu'on a aussi eu des flux qui sont venus en Europe à un moment en 2025 où on
05:07s'attendait à une dynamique de croissance en accélération, des PMI qui repassent en zone d'expansion.
05:14Aujourd'hui, les dynamiques, on ne sait pas trop où ça va, donc on regarde plus les niveaux.
05:18Le niveau de la croissance US est plus élevé qu'en Europe.
05:22Et puis tout ce qu'on a dit avant font que les marchés US se comportent peu.
05:30Il y a un aspect, une attractivité retrouvée pour ces marchés américains avec un aspect défensif lié à cette composante
05:36technologique.
05:37Si on regarde les autres marchés, je me tourne vers vous Mathieu, on a décrit un petit peu l'idée
05:43du moment sur les marchés actions.
05:46C'est vrai que quand je regarde le niveau des taux, on était allé peut-être autour de 4%
05:49ou plus pour le 10 ans américain au démarrage du conflit.
05:52On est quand même 30 centimes au-dessus désormais.
05:55Ça doit être à peu près pareil sur tous les taux de référence.
05:59Et pour le pétrole, même histoire.
06:01Certes, on a des courbes du pétrole qui nous montrent l'idée d'une normalisation, mais quand même très graduelle.
06:08Je regardais un contrat Brent pour décembre 26, on est quand même à plus de 80 dollars pour ce type
06:14de contrat.
06:15Donc si je reviens à la première partie de votre question qui est sur le marché des taux, qu'est
06:18-ce qui s'est passé ?
06:19Si on se met au premier jour de la crise jusqu'à aujourd'hui, on a ce qu'on appelle
06:22des corrélations,
06:23donc des mouvements similaires entre ce qui se passe sur le Brent, ce qui se passe sur les contrats d
06:28'inflation futurs ou le pétrole.
06:29C'est pareil.
06:30Ça a été du 1 pour 1 quasiment ?
06:31Quasiment du 1 pour 1, 0,9 aujourd'hui autour.
06:34Et c'est lié à quoi ? C'est lié à la réponse des banques centrales.
06:37Et au fait que les baisses de taux qui étaient anticipées en début d'année, ne sont plus là.
06:41Et on est même, je pense, on peut dire qu'il n'y aura peut-être plus de baisse de
06:45taux au cours de l'année 2026.
06:48Peut-être en toute fin d'année pour la fête, peut-être qu'on en parlera un peu plus tard.
06:51Mais en tout cas en Europe, ça semble exclu aujourd'hui.
06:53Sachant que le débat, quand on s'était vu la dernière fois, on se demandait déjà si elle allait baisser
06:56à 1,75 ou si elle allait baisser à 2.
06:58Donc si on se dit que le taux d'équilibre était autour de 2, ce qu'elle attendait, peut-être
07:03qu'il y aura une hausse dans le 28 avril ou 29 avril, dans 15 jours.
07:09On peut en reparler plus tard.
07:10En tout cas, ça faisait partie des choses que le marché anticipait et on en a pricé jusqu'à 3
07:14ou 4 hausses.
07:15Donc 100 points de base de hausse pour répondre à ce choc externe qui est similaire.
07:21En fait, la réaction du marché est similaire à ce qu'on avait connu pendant le Covid, avec des éléments
07:25sous-jacents qui ne sont pas du tout les mêmes.
07:26Mais je pense qu'on en parlera beaucoup mieux que tout à l'heure.
07:30Ce qui est différent, c'est que les niveaux de croissance, les niveaux d'inflation desquels on partait ne sont
07:34pas identiques.
07:36Et la fonction de réaction de la Banque centrale n'est pas identique.
07:39Et ce que je soulignais tout à l'heure, c'est qu'en fait, la Banque centrale européenne a mis
07:44en place des scénarios qu'elle est en train de piloter plus ou moins.
07:47Un scénario central, un scénario adverse, un scénario favorable.
07:51Quand vous me parlez des contrats futurs Brent qui sont autour de 90, ça veut dire une seule chose aujourd
07:56'hui.
07:57Et par rapport au niveau des valorisations actions, ça veut dire quand même que le pétrole va rester plus élevé,
08:02ou son prix va rester plus longtemps plus élevé que ce qu'on pensait.
08:05Et je ferai la même analogie sur les taux.
08:07Les taux vont rester plus élevés plus longtemps que ce qu'on imaginait il y a quelques semaines.
08:11Et donc ça, ça joue sur le niveau absolu des taux.
08:13Je rejoins un des points qui a été mentionné.
08:15En tant qu'investisseur, c'est une bonne nouvelle.
08:17Moi, je suis investisseur de long terme.
08:20Les taux qui ont remonté, c'est pas une nouvelle ?
08:21Oui, on a perdu de l'argent à court terme.
08:23Mais en fait, on reconstruit de la valeur pour demain.
08:25Et j'aime bien cette logique de reconstruire de la valeur.
08:27Peut-être qu'on parlera du crédit, c'est la même chose.
08:30Les trades de crédit, il y en a qui se sont écartés, ça donne des opportunités.
08:33Peut-être pas pour la semaine qui vient, mais pour les 6 ou 12 mois qui viennent.
08:37Reverrouiller des niveaux de rendement réels, positifs, intéressants,
08:41quand on porte comme ça sur plusieurs années parfois des positions.
08:43Oui, si on se dit que ce choc d'inflation, je ne sais pas quand est-ce qu'il va
08:47s'arrêter.
08:47Je ne sais pas si l'inflation sera à 2,7%, 3% ou 3,2% cette année.
08:52Par contre, on peut se dire que même dans un an, si le prix du pétrole est toujours à 90
08:56dollars,
08:57ça peut avoir des effets sur la croissance.
08:58Par contre, en inflation dans un an, ce ne sera plus le même pourcentage.
09:03En fait, on va retrouver ça dans les chiffres de l'année prochaine.
09:05Il faut être patient.
09:07Non, mais on pilote aussi, il y a eu des déclarations des banquiers centraux ces jours-ci.
09:11On est balancé un petit peu par ce que dit Trump d'un côté,
09:14la banque centrale en réponse à ce qui se passe sur les valorisations des marchés.
09:18Pour bien comprendre comment cette hausse des taux s'est faite,
09:21comment elle se décompose sur la période,
09:23Mathieu, vous dites que c'est une réaction à la fonction de réaction anticipée des banques centrales.
09:27J'essaie de simplifier, mais les taux réels ont monté quand même dans cette affaire.
09:33Les taux réels et les taux nominaux.
09:34Et les taux nominaux, d'accord.
09:35Mais il y a une partie quand même qui est liée à une augmentation des taux réels.
09:39C'est-à-dire que ce n'est pas que les anticipations d'inflation
09:42qui ont provoqué cette hausse des rendements sur les parties longues, notamment.
09:45Donc il y a, je pense que dedans, alors moi je ne suis pas économiste.
09:48Non, mais vous avez droit à la parole quand même.
09:50Non, mais il y a une chose qui m'apparaît assez certaine,
09:54et la Banque centrale l'avait dit,
09:55c'est que ces taux réels, ils doivent monter graduellement
09:58pour les thématiques qui sont bien en place en Europe,
10:02souveraineté, indépendance, retour des chaînes de valeur qui sont locales.
10:05Donc ça, ça a des petits effets d'inflation.
10:08La deuxième chose, ce qui est paradoxal,
10:11c'est que ce taux réel qui monte,
10:12il va à l'encontre de l'idée qu'on a de la croissance potentielle européenne,
10:16qui pour le moment n'a pas vu des signes d'amélioration.
10:19Et donc ça, peut-être qu'il y a un moment, il faudra rééquilibrer.
10:21Cela dit, il y a des aspects sous-jacents
10:23qui font que ce taux d'équilibre dont on parlait,
10:252% autour, il est normal.
10:28En tout cas, c'est ce que Philippe Lane défend.
10:30Et donc ça, ça paraît normal.
10:31Et donc il ne faut pas s'attendre à ce qu'il baisse fortement.
10:35Mais là, on a vu effectivement une translation de tous ces taux.
10:38Et pour répondre plus précisément,
10:39c'est qu'à partir du moment où vous remontez tous les taux courts,
10:42le 2 ans, il est passé de moins de 2%,
10:44jusqu'à 2,50, 2,60 il y a quelques jours.
10:48Et donc ça, ça anticipait trois hausses de taux
10:50de la Banque Centrale Européenne.
10:51Qu'on y croit ou qu'on n'y croit pas,
10:53ça fait que les courbes de taux se sont aplaties fortement.
10:56Et les taux longs ont mieux résisté que les taux courts,
10:58puisque comme vous l'avez dit, si on regarde le 5 ans, 5 ans,
11:02donc les taux à 5 ans, 5 ans d'inflation,
11:05ça n'a quasiment pas bougé.
11:06Donc le marché se dit, c'est un choc de court terme,
11:09de moyen terme, temporaire.
11:11Temporaire.
11:12Et comme on dit, retour à la normale dans les semaines ou les mois qui viennent.
11:15Oui.
11:15Bon.
11:17Comment vous regardez l'affaire en tant que macroéconomiste, Nathalie ?
11:21Alors certes, le marché est porté par l'espoir d'une des escalades.
11:24Si on se place quand même dans cette idée,
11:25des négociations ont eu lieu,
11:27d'autres vont sans doute avoir lieu dans les prochaines heures
11:29ou les prochains jours.
11:30Bref, il y a quand même l'idée que tout le monde a envie
11:31de sortir un peu de ce conflit.
11:34Qu'est-ce que ça nous laisse en matière d'impact macroéconomique,
11:37à la fois sur l'inflation et sur l'activité ?
11:39Oui. Comme tout le monde, on a fait tourner des modèles.
11:42Comme tout le monde, on a fait des scénarios.
11:45Donc le FMI est le dernier institut en date à publier.
11:49Et comme tout le monde, et comme fonctionnent tous les modèles,
11:53pour le prix du pétrole, on regarde la tête des futurs
11:55au moment où on fait tourner.
11:57Donc le FMI, ils ont indiqué le 10 mars.
11:59Non, on les a pris au 20 mars.
12:00Il n'y a pas eu d'énormes différences, effectivement.
12:03Et avec des scénarios alternatifs.
12:05Alors comme on est d'un naturel joyeux,
12:07notre scénario alternatif, positif et très très positif.
12:10On revient quasiment instantanément au niveau qui prévalait.
12:15On y accorde peu de probabilités néanmoins.
12:17Et le scénario désagréable,
12:20et ressemble au scénario non pas adverse,
12:25mais le troisième de la BCE.
12:27Donc le scénario sévère.
12:28Mais encore une fois, on est relativement confiant
12:31avec le scénario central à l'heure actuelle.
12:33Et ça correspond à un choc d'inflation
12:36et pas à une stagflation.
12:39C'est ça qui est important.
12:40Et c'est, à mon sens, ce qui explique la relative
12:43bonne tenue ou complaisance des marchés.
12:46C'est que le moment S n'est pas...
12:51Voilà, exactement.
12:52Et relativement...
12:52Enfin, dans nos résultats relativement courts aussi.
12:56Ça aussi, ça correspond au scénario de la BCE
12:59qui avait cette inquiétude sur l'inflation
13:02et où finalement, les chiffres de croissance,
13:04après une petite baisse,
13:06retrouvaient assez rapidement le rythme.
13:09Le rythme qui prévalait auparavant.
13:12Donc ça, ça semble tenir
13:13parce qu'on est dans une situation
13:16où malgré tout,
13:17que ce soit aux Etats-Unis
13:18ou dans la zone euro,
13:20et pour des raisons différentes,
13:21on a des sortes de sous-jacents
13:24qui restent solides.
13:25Donc aux Etats-Unis,
13:25c'est l'investissement en intelligence artificielle
13:28mais l'investissement macroéconomique.
13:30Et dans la zone euro,
13:32nous, on croit au thème,
13:34tout ce qui est lié au bazooka allemand,
13:36au thème de la défense, etc.
13:38Et ce bazooka allemand,
13:40pour le moment,
13:40c'était peut-être un petit briquet,
13:42un peu timide en 2025
13:46puisque le budget allemand
13:47a été voté en septembre 2025.
13:51Mais là, on s'aperçoit
13:52qu'on devrait commencer à voir
13:54des premiers résultats.
13:56Ça ne nous fait pas non plus
13:57un pourcent de croissance
13:57en Allemagne cette année.
14:00Ça pourrait peut-être faire
14:02au moins un pourcent de croissance.
14:04Malgré tout.
14:06Il y a quand même un mouvement important.
14:09Et donc à la marge,
14:09quand la première économie d'Europe
14:10passe de zéro à un,
14:11oui, c'est quand même quelque chose
14:13qui se ressent.
14:13Ah oui, parce que la première économie
14:14était à zéro,
14:15et pas seulement l'an dernier,
14:16l'année d'avant.
14:17Non mais j'entends beaucoup de,
14:18pas de déception,
14:19mais de, ouais, si,
14:21un peu de critique,
14:21le plan allemand,
14:22ça ne va pas assez vite.
14:24Et puis, il n'y a pas
14:25de gros soutien non plus
14:26à la demande domestique.
14:29C'est beaucoup d'investissement,
14:30de dépenses d'infrastructures, etc.
14:32Mais la partie conso...
14:33Alors, la partie conso,
14:34j'allais dire,
14:35c'est à la fois une bonne
14:36et une mauvaise nouvelle.
14:38C'est vrai que dans ce magma
14:39de dépenses,
14:40il y en a peut-être
14:41un petit bout qui sera pris
14:42pour soutenir la consommation
14:44parce que l'essence a augmenté.
14:46Mais ça sera isopérimètre.
14:48Oui, absolument.
14:49Bien sûr que j'ai compris,
14:50on ne va pas rajouter
14:51une couche de dépenses
14:52pour accommoder
14:53la situation énergétique.
14:54Donc c'est une bonne nouvelle
14:55à court terme.
14:56À long terme,
14:56c'est un peu dommage
14:58de prendre de l'argent
15:00public pour soutenir
15:02ponctuellement la consommation.
15:04Mais c'est sans doute
15:05important de le faire aussi.
15:07Des impératifs sociaux,
15:08politiques, effectivement,
15:09qui peuvent être considérés
15:10également dans ce genre
15:12de situation.
15:13Sur la fonction de réaction
15:14de la Banque Centrale Européenne,
15:15je crois que la réunion
15:16est le 30 avril pour la BCE.
15:18C'est un meeting ouvert,
15:20très ouvert,
15:23potentiellement ennuyeux,
15:24je n'imagine pas,
15:24mais un meeting de statu quo
15:26quand même.
15:27On ne va pas s'ennuyer,
15:27c'est un meeting
15:28où à mon avis seront discutés
15:31justement toutes ces fonctions
15:33de réaction
15:34et également ce dont a déjà
15:36parlé Christine Lagarde,
15:38c'est-à-dire un article
15:39de la BCE qui a montré,
15:42ça paraît assez simple
15:44dit comme ça,
15:44mais ça a été prouvé
15:46qu'étant donné
15:47que le dernier épisode
15:48où l'inflation était haute
15:51et relativement récent,
15:53les agents économiques
15:54se souviennent
15:55comment il faut réagir
15:56pour avoir justement
15:58une compensation
15:58de cette inflation
15:59et c'est là-dessus finalement
16:01que Christine Lagarde
16:03et l'ensemble
16:04du Conseil de l'involution
16:05qui a quand même
16:05une unanimité,
16:06en tout cas compte tenu
16:08des déclarations
16:09qu'on voit passer,
16:11justifient de réagir
16:13pour bloquer
16:14les anticipations inflationnistes,
16:15pour ne pas avoir
16:16d'effet de second tour,
16:17etc.
16:19Avec,
16:19ça a été très bien dit,
16:212% c'est vraisemblablement
16:23le taux neutre,
16:24si on va à 2,5%,
16:25c'est pas non plus très très élevé
16:29ni sans doute très très restrictif,
16:31c'est vraiment en termes
16:31de messages
16:32à faire passer.
16:34Bon,
16:34on n'a pas beaucoup
16:35de marge de manœuvre quand même,
16:35je vous donne la parole
16:36dans un instant Louis,
16:37mais sur la Banque Centrale Européenne,
16:39pourquoi le marché est convaincu
16:41que c'est une situation
16:42qui appelle une réaction
16:43de la Banque Centrale Européenne
16:45et est-ce que,
16:46oui,
16:46le risque,
16:47puisque c'est le mandat,
16:48le job de la BCE,
16:49est-ce que le risque inflationniste,
16:51d'effet inflationniste
16:52de second tour est-elle
16:53qu'il faille en passer
16:55par deux rehaussements
16:57des taux directeurs
16:58peut-être cette année ?
16:59Il y aura peut-être trois,
16:59je ne sais pas.
17:00Non,
17:00je pense que le marché
17:02s'est tout de suite convaincu
17:03que la Banque Centrale
17:04allait revenir dans ses travers
17:05de 2022
17:07et l'idée qu'elle pourrait faire
17:08une erreur de politique monétaire,
17:09elle allait tout de suite
17:10venir à l'encontre de ça
17:11et très vite d'ailleurs,
17:12ils ont dit qu'ils allaient réagir.
17:13Je rappelle,
17:14l'erreur,
17:14parce qu'il y a eu une erreur
17:15de l'Ukraine,
17:18du choc,
17:20l'erreur de 2020,
17:21la critique qu'on a faite
17:22à la BCE à cette époque,
17:23c'était d'y être allé trop tard
17:24et pas assez vite,
17:25pas assez fort,
17:26d'une certaine manière.
17:28C'est pour ça que le discours
17:29s'est durci tout de suite
17:30parce que le marché
17:30a commencé à anticiper
17:31que la BCE laisserait passer
17:33et en fait non,
17:34la BCE a dit
17:35on ne laissera rien passer.
17:36On ne laissera rien passer
17:37et je pense qu'elle veut
17:38faire savoir au marché
17:39qu'elle ne commettra pas
17:40cette erreur de nouveau.
17:42Donc elle veut couper
17:43un peu les scénarios
17:44de l'erreur.
17:45Cela dit,
17:46la dynamique...
17:48L'autre erreur,
17:49non mais ce que je veux dire
17:49c'est qu'à pas vouloir
17:50reproduire l'erreur de 2022,
17:52est-ce qu'on va reproduire
17:53l'erreur de 2008 ?
17:54Alors je ne pense pas non plus.
17:55Je pense qu'elle est pareille.
17:57Il y a une sorte de leçon.
18:00Ils ont appris des erreurs passées.
18:03Non, ce que je veux dire
18:03c'est que malgré tout,
18:05il faut revenir à ce qui s'est passé
18:06en 2022.
18:07Le soutien budgétaire et fiscal
18:08qui s'est mis en œuvre
18:10au moment du Covid
18:11et qui a provoqué aussi
18:12une partie de cette inflation,
18:16notamment le deuxième effet salaire
18:18aujourd'hui,
18:19moi j'ai du mal à anticiper
18:20qu'il y ait un effet salaire,
18:22donc inflation suivie
18:23par les hauts salariales,
18:24qui ferait qu'on arrive
18:25dans une spirale
18:26que la BCE ne peut pas maîtriser.
18:27Parce qu'on est dans des dynamiques
18:29où les salaires sont en train
18:30de rebaisser tranquillement.
18:32Il y a un effet sur lequel
18:34ils vont devoir lutter,
18:34c'est que l'inflation des biens
18:38en enlevant l'énergie
18:39va forcément remonter
18:40parce que les entreprises
18:42vont essayer de passer les prix.
18:43Et ça, ce délai,
18:44je ne le connais pas.
18:45Donc on est à 45 jours
18:47du début du conflit.
18:49Peut-être que dans les 45 jours
18:50qui viennent,
18:51on va subir aussi,
18:52on l'a déjà vu
18:53dans les premiers indices d'inflation.
18:54Et donc ça,
18:55c'est forcément une obligation
18:56de la Banque centrale
18:58de réagir à ça.
18:59Après,
19:00est-ce qu'il y a urgence pour avril ?
19:02Moi,
19:02je n'en suis personnellement
19:03pas convaincu.
19:04Ce que j'apprécie,
19:05c'est qu'ils aient fait en mars
19:07un exercice de trois scénarii
19:10et ils auront les prévisions officielles
19:11qui viendront au juin.
19:12Mais peut-être que juin,
19:13c'est trop tard.
19:14Donc je pense qu'il y a une balance politique.
19:16Il y a peut-être un commun accord.
19:18En fait,
19:18je ne sais pas.
19:20Pour moi,
19:20c'est ouvert,
19:21sauf qu'il y a 50 points de base
19:22qui sont déjà anticipés.
19:23Donc est-ce qu'il y a de la valeur aujourd'hui ?
19:25Je ne suis pas sûr
19:25qu'il y ait beaucoup de valeur
19:26à se dire,
19:26ça va lieu,
19:27ça aura lieu ou pas lieu.
19:28Bon.
19:29Quel comportement des entreprises ?
19:30C'est intéressant.
19:31On va rentrer,
19:31on rentre dans la période de publication.
19:33Beaucoup d'entreprises
19:33vont être questionnées,
19:34évidemment,
19:34sur ce choc
19:35et la manière
19:36dont elles vont pouvoir le transmettre
19:37ou non,
19:37d'ailleurs,
19:38à leurs clients finaux.
19:39Qu'est-ce que vous en dites
19:41à ce stade
19:42chez Aurigestion
19:42et au regard notamment
19:44des comportements de transmission,
19:46des mécanismes de transmission
19:47des hausses de coût
19:48dans les prix
19:48qu'on a pu vivre
19:49en 2022-2023 ?
19:51Oui,
19:51vous l'avez dit,
19:51c'est important.
19:52Ce qui va être très intéressant,
19:54c'est le discours,
19:56c'est ce que voient
19:56les CIO maintenant.
19:58Parce que dans le T1,
19:59il n'y aura pas grand-chose.
20:00La crise,
20:01elle a démarré
20:02fin février.
20:04Les tankers
20:05qui ont pu quitter Hormuz,
20:08ils livrent aujourd'hui.
20:11Donc,
20:13les vrais effets,
20:14c'est maintenant.
20:15Et les publications
20:16sont maintenant aussi.
20:16Donc,
20:17les CIO vont présenter
20:18des publications
20:18qui devraient être bonnes.
20:20Si elles ne le sont pas,
20:20ça va être inquiétant.
20:21Il y a pas mal d'attentes
20:22sur la croissance des BPA,
20:23que ce soit en Europe
20:24ou aux Etats-Unis.
20:26Mais ces bonnes publications
20:28vont être accompagnés
20:29d'un discours
20:29et là,
20:30on va être très attentifs.
20:32Parce qu'il faut aussi
20:34remettre dans un contexte
20:35où au début de l'année,
20:36on a eu le stress
20:38de disruption
20:40par l'IA
20:40de pas mal de secteurs
20:42et les investisseurs
20:43sont allés
20:44sur l'économie réelle.
20:46L'économie réelle
20:47est impactée
20:49par ces hausses
20:49des coûts de l'énergie
20:50et impactée
20:51par les coûts de production.
20:54Les marges
20:55vont être impactées.
20:58Il n'y aura pas autant
20:59de pricing
21:00qu'avant
21:00dans cette économie réelle ?
21:02Mais il y a moins la place
21:03parce qu'on fait
21:04la moins de croissance,
21:05parce qu'il y a moins
21:05d'épargne,
21:07il y a moins
21:09de politique budgétaire
21:10expansive,
21:11il y a moins la place,
21:13il y a peut-être
21:13moins de cash,
21:14il y a moins la place
21:15d'avoir du pricing power.
21:16Il faudra reprendre
21:16une partie sur les marges.
21:18En tout cas,
21:20peu d'entreprises
21:20sont capables
21:21de répercuter
21:23instantanément
21:23leurs coûts de production.
21:25Et le marché
21:26est prêt à ça ?
21:27Si je reviens
21:28à la question de départ,
21:29effectivement,
21:29le marché croise les doigts
21:31pour que ce soit
21:32le plus court possible
21:33et donc qu'il ait
21:33le moins d'impact possible.
21:34Tous les jours,
21:34c'est plus cher.
21:36Et ça peut changer
21:38effectivement la course
21:38des marchés ?
21:39Vous le disiez,
21:39en début d'année,
21:40on partait avec l'idée,
21:41le thème de la reprise cyclique,
21:43l'Europe était bien positionnée
21:45avec les efforts
21:46d'investissement,
21:47etc.
21:47On a envie en plus
21:48de se diversifier
21:49en dehors du seul monde dollar.
21:52Les émergents,
21:53l'Asie en profitait également.
21:55Mais avec le thème,
21:56comme vous dites,
21:57des hard assets,
21:59l'économie réelle,
22:01comme vous dites,
22:03les choses,
22:03à la sortie de ce conflit,
22:04les choses vont être
22:05un peu différentes ?
22:06Elles vont être différentes.
22:07Et on a vu
22:09que les entreprises
22:10ont acquis
22:12une faculté d'adaptation
22:14qui est colossale
22:15dans ces mêmes
22:16cinq dernières années
22:17qui ont été
22:18si difficiles.
22:20Donc,
22:21elles vont
22:23arriver
22:24à sortir des chiffres
22:26qui sont corrects.
22:26Il y a quand même
22:26des entreprises
22:27qui vendent
22:27à prix fixe
22:28avec des commandes
22:29qui sont assez importants.
22:30Il va falloir assumer
22:32la hausse écoute production.
22:33Et ce n'est pas facile
22:33d'aller voir ses clients
22:34qui ont vendu à un prix
22:35et leur dire
22:36en fait,
22:37ça va être un peu plus cher.
22:37Est-ce que tu veux bien
22:38payer plus ou pas ?
22:40On verra comment
22:40l'attitude des compagnies aériennes,
22:42toujours intéressant,
22:42mais visiblement,
22:43certains experts du secteur
22:44sont en train de nous dire
22:45qu'une semaine
22:45avant votre vol
22:46cet été,
22:47vous aurez peut-être
22:48un petit mail
22:48de la compagnie aérienne
22:49et ce serait un précédent
22:50en vous disant
22:51non mais le prix
22:51que vous avez payé
22:52en fait il y a deux mois,
22:53c'est plus celui-là.
22:55Et ça,
22:56ce serait un vrai précédent
22:57en tout cas
22:57dans ce monde
22:58du consommateur
22:59et de la consommation.
23:02Pour revenir
23:02à l'histoire
23:03de la Banque Centrale Européenne,
23:05du point de vue
23:05du marché action
23:06et du gérant action,
23:08une,
23:08deux hausses de taux
23:09de la BCE,
23:10on l'a déjà intégrée.
23:11C'est jamais une bonne nouvelle,
23:12c'est une composante
23:13qui est au cours
23:13sont une composante
23:15importante des taux longs.
23:16Les taux longs
23:17ont un impact
23:17sur la valorisation,
23:18sur les capacités
23:19à investir
23:20dans des entreprises,
23:21à créer de la valeur
23:22donc non,
23:22c'est jamais une bonne nouvelle.
23:23Oui,
23:23bon,
23:24le marché l'a déjà
23:24un peu pris en compte
23:25quand vous regardez
23:26le marché action européen.
23:27le marché a pris
23:27beaucoup de choses en compte.
23:28J'ai l'impression
23:29surtout la fin de la crise.
23:30Surtout la fin de la crise,
23:31effectivement,
23:32on revient au point de départ.
23:34Sur la...
23:35Et les croissances des BPA
23:37parce que la croissance des BPA
23:38on l'a évoquée.
23:41Elles ont été révisées
23:42à la hausse.
23:43Ce serait étonnant.
23:45On sort de plusieurs années.
23:47On a démarré
23:48avec des attentes
23:48de croissance en Europe
23:49entre 5 et 10%.
23:50On a fini à zéro.
23:52Il y a trois ans
23:53que c'est comme ça.
23:53Là,
23:54on a un choc
23:54qui est important
23:56qui va impacter
23:57les marges.
23:59On peut se demander
24:01où on finira l'année.
24:03Avec une expansion
24:05de multiples
24:05qui ne peut être
24:06que limitée désormais.
24:07On n'est plus
24:07sur les niveaux
24:08de valorisation
24:08qu'on pouvait trouver
24:09en octobre 22
24:10ou dans les moments
24:11de creux vraiment
24:12de dépression
24:13des valorisations européennes.
24:14Avec toujours
24:14une grande disparité
24:15entre les secteurs
24:17intersectoriels,
24:17intra-sectoriels
24:18des sociétés
24:19qui ont été
24:20beaucoup plus pénalisées
24:21que d'autres.
24:22Donc,
24:22il y a vraiment
24:22des opportunités.
24:23Là,
24:23le stock picking
24:24est vraiment
24:26très intéressant.
24:27Un marché dispersé
24:29est donc favorable
24:29aux sélectionneurs
24:30de valeurs
24:31de ce point de vue-là.
24:32On a parlé de l'Europe.
24:33Un mot quand même
24:34de la Fed
24:34dont on attendait
24:35qu'elle puisse poursuivre
24:36la normalisation
24:36de sa politique monétaire.
24:38Est-ce que le sujet
24:39est derrière nous ?
24:40Ou est-ce qu'il y a
24:41un vrai risque
24:42quand même
24:42pour l'économie américaine ?
24:43Vous parliez tout à l'heure
24:44de nos économies,
24:45de leur capacité
24:46de résilience,
24:47la dimension investissement,
24:49soutien évidemment
24:50la croissance américaine.
24:51C'est quand même
24:52encore une économie
24:53qui repose beaucoup
24:53sur la consommation.
24:54Est-ce que le consommateur
24:55américain peut encore
24:56être au rendez-vous
24:57de cette année
24:592026, Nathalie ?
25:00Le consommateur américain
25:01sera au rendez-vous
25:02s'il garde son emploi.
25:03C'est ça.
25:04Finalement,
25:05la question de l'emploi
25:06qui est celle
25:06qui occupe la Banque Centrale
25:07Européenne
25:07et les économistes
25:08depuis bientôt un an
25:10maintenant
25:10avec ce marché du travail
25:11en équilibre.
25:12Un équilibre bizarre
25:14où pas d'embauche,
25:15pas de licenciement.
25:17La question,
25:18c'est est-ce que ça va basculer
25:19au sein du comité
25:21de politique monétaire
25:22de réserve fédérale américaine.
25:24Il y a,
25:24j'allais dire,
25:25deux camps,
25:26c'est excessif.
25:26Il y a Christopher Waller
25:27qui pense que ça va basculer
25:29vers le négatif.
25:30Il y a plus ou moins
25:33un noyau neutre
25:36qui a utilisé là aussi
25:38une enquête
25:38disant que finalement
25:41le marché du travail américain
25:43peut conserver cet équilibre
25:45pratiquement sans création d'emploi
25:46parce que le taux de participation
25:48à la population active a baissé,
25:50parce que la politique
25:52anti-immigration de Trump, etc.
25:55Donc ça,
25:55j'ai l'impression
25:55que c'est un peu
25:57la position de Jérôme Powell.
25:58En tout cas,
25:59il a évoqué cette étude.
26:01Et puis,
26:03un outsider toujours
26:05dont on ne sait pas
26:05combien de temps
26:06il va rester
26:06puisqu'il est peut-être
26:08censé donner sa place
26:09à Kevin Walsh
26:13si Jérôme Powell
26:14décide de rester.
26:15Donc,
26:16un jeu
26:17un petit peu compliqué.
26:19Mais donc,
26:20Stéphane Miren
26:20qui lui est un tenant
26:21des gains de productivité
26:23qui permettrait
26:24de baisser
26:24beaucoup plus
26:25les taux directeurs.
26:28Donc,
26:28face à cette situation
26:29et en sachant
26:30qu'il va y avoir
26:31le même creux d'activité
26:32aux Etats-Unis,
26:34purement mécanique,
26:35entre guillemets,
26:36on a maintenu
26:38malgré tout
26:38une baisse de taux
26:40mais plutôt
26:41à la fin de l'année,
26:42le temps que tout le monde
26:43reprenne ses marques
26:44et peut-être
26:45que le marché
26:46de l'emploi
26:47commence à montrer...
26:47Mais le prochain mouvement
26:48pourrait être encore
26:49une baisse de taux
26:50selon vous.
26:51Parce que ce qui est intéressant,
26:52la différence entre
26:52la Réserve fédérale
26:54et la BCE,
26:55c'est que la position
26:56de Jérôme Powell
26:57c'est très clairement
26:58position d'attente
26:59wait and see
27:00alors que la BCE
27:02s'est engagée
27:03dans ce discours
27:04et que la Banque d'Angleterre
27:05s'est engagée
27:06dans le même chemin
27:07que la BCE
27:07pour faire
27:11un virage
27:12en épingle.
27:13Je crois que le UK
27:14c'est là où le FMI
27:15a le plus révisé
27:15à la baisse
27:16la croissance
27:17pour l'an prochain
27:18et l'inflation à la hausse
27:19bien sûr
27:19mais quand même
27:20un gros coup
27:20pour la croissance
27:22britannique
27:23du fait du choc énergétique.
27:24L'économie britannique
27:25est de toute façon
27:28assez...
27:28Enfin à la fois
27:29un problème d'inflation
27:30et de croissance
27:31mais même avant
27:34cette situation,
27:35cette crise.
27:36La possibilité
27:37que le prochain mouvement
27:38de la Fed
27:38soit encore
27:39un mouvement de baisse
27:40Mathieu ?
27:40Elle est réelle ?
27:41Oui, elle est réelle
27:43et on n'a pas évoqué
27:44le petit facteur
27:45politique
27:45qui est difficile
27:46à probabiliser aussi
27:48mais c'est même pas sûr
27:49que ce facteur politique
27:50puisse jouer
27:51dans ce contexte-là.
27:53Je pense que
27:54ce qui a été dit
27:54est très juste
27:55c'est que Jérôme Powell
27:55a tout de suite
27:56mis les bases
27:57de leur approche
27:58le mois dernier
27:59en début du mois
28:00et je pense
28:01que c'était une force
28:02qu'il a envoyée
28:03au marché,
28:03un signal fort
28:04qu'il a envoyé au marché.
28:05Encore une fois,
28:06je ne suis pas sûr
28:07que ça change grand-chose
28:07aujourd'hui.
28:08Est-ce qu'une baisse
28:08de 25 points de base
28:09demain au mois de mars
28:10change ?
28:11Pardon ?
28:13Que ce soit en Q4
28:14ou en 2027
28:16change quelque chose ?
28:17Ce qui est sûr,
28:18c'est que plus
28:19les banques centrales
28:20seront attentistes,
28:21plus elles monteront
28:22les taux aujourd'hui,
28:23plus elles devront
28:24les baisser demain.
28:25À partir d'un moment,
28:26on reviendra
28:26dans des tendances naturelles
28:27que ce choc aura été...
28:30Donc, une fois encore,
28:31c'est le scénario
28:32du pire d'abord
28:33après le meilleur,
28:34en tout cas quand on
28:34est investisseur obligataire.
28:36On n'a pas non plus parlé
28:37de ce qui se passe
28:38sur les marchés,
28:39donc on parlait
28:39des niveaux de taux,
28:40il se passe aussi des choses
28:41sur la défiance toujours
28:42fiscale et budgétaire
28:43que peut mettre le marché
28:45aujourd'hui sur les Etats-Unis,
28:47ce qui peut aussi expliquer
28:48en partie pourquoi les taux
28:50sont autour de 4,30 aujourd'hui,
28:51même si on dit
28:52que c'est l'économie
28:53la plus immunisée
28:54par rapport à ce qui se passe.
28:55Et le retour,
28:56vous parliez en ouverture
28:57du dollar qui est de nouveau
28:58à 1,18.
29:00Ça paraît aussi...
29:01Ça allait vite, hein ?
29:02Ça allait très très vite.
29:03Ah ouais ?
29:03Donc ça montre bien
29:03cette thématique de...
29:05Le statut refuge
29:05a été une petite parenthèse.
29:07Les dédollarisations,
29:08le statut refuge de ce marché...
29:10Le marché n'a pas oublié
29:10cette traîne-là.
29:11Voilà, n'a pas oublié.
29:12Et donc, c'est...
29:13Et je pense qu'on pourrait
29:15mettre dans le même panier
29:15ce qui se passe au Japon
29:16où finalement,
29:18le dollarien,
29:18les taux japonais
29:19sont remontés très hauts
29:20et ça pose plein de questions
29:21sur la soutenabilité de la dette
29:23et les réactions
29:23des hommes politiques
29:24face à ça.
29:25Oui, puis le marché
29:27a dû être assez vigilant.
29:28Je pense que le marché
29:29a craint d'une certaine manière
29:30qu'on ait une accommodation
29:31de ce choc
29:32un peu trop large
29:34et un peu trop généreuse
29:35ce qui aurait sans doute
29:36aggravé encore
29:37cette situation.
29:38Sur la résidence du consommateur,
29:39il y a une thématique
29:40qui est en train de revenir aussi,
29:41c'est de dire que le rendu fiscal
29:43de l'État
29:44permettrait d'absorber
29:45le choc du pétrole.
29:46Oui, oui.
29:47Donc peut-être...
29:48Ça, je sais.
29:48Et le fait que les marchés
29:49n'ont pas tellement baissé aussi.
29:50Les richesses restent
29:51quand même plutôt positifs.
29:53Je n'ai pas vu de chiffres
29:53de ces parties.
29:55Du narratif
29:56plus que de la réalité.
29:57Exactement.
29:58C'était vraiment
29:58un message politique
29:59de la même façon
30:00ce que Trump essaye
30:01de faire passer au Congrès
30:02du point de vue budgétaire.
30:03C'est vraiment cosmétique
30:05et c'est plus pour dire
30:07qu'il se passe quelque chose.
30:09Non, ce qui peut être important
30:10également pour la consommation,
30:12c'est la confiance
30:12et la confiance
30:14des ménages américains.
30:16J'allais dire plus qu'en Europe,
30:17elle passe par le prix
30:19de l'essence à la pompe,
30:20surtout qu'on va entrer
30:20dans la driving season.
30:22Donc ça, ça peut bousculer.
30:25On a vu
30:28l'indice de confiance
30:30du Michigan
30:31baisser beaucoup.
30:32Plus bas historique.
30:33Très polarisé comme enquête.
30:34De plus en plus polarisé,
30:36sans doute de moins en moins
30:37infiable
30:38puisque l'enquête
30:39se fait uniquement
30:40par Internet.
30:41Très polarisé,
30:42effectivement.
30:43Mais malgré tout,
30:44il y a une bonne historique
30:46dans cette enquête
30:47de réaction
30:48au prix à la pompe.
30:50Comment gère la situation
30:52dans les portefeuilles ?
30:53On a parlé déjà
30:53effectivement
30:54de l'aspect refuge,
30:55résilience des marchés américains
30:57et peut-être
30:57les interrogations
30:58sur le cycle européen.
31:01Une fois qu'on a dit ça,
31:02comment vous aimez
31:03équilibrer vos investissements
31:05aujourd'hui
31:05en matière d'action
31:06chez Orige Gestion ?
31:06Il faut équilibrer
31:07entre la crise d'aujourd'hui,
31:08c'est à mettre de l'énergie,
31:09mettre des utilities,
31:10attention,
31:10elle commence à être
31:10un peu chère quand même,
31:13de la défense
31:14qui, pour le coup,
31:15c'était une surprise,
31:16a pas mal baissé en mars.
31:18Et donc ?
31:19Analyse ex poste ?
31:21À cause des coûts de production
31:21qui ont augmenté,
31:23c'est l'industrie.
31:24Et beaucoup de boîtes
31:25de la défense
31:27vendent à prix fixe.
31:28Donc on rentre vraiment
31:29dans ce modèle
31:29qui vendent à prix fixe
31:31mais les coûts augmentent.
31:32Attention, on marche.
31:33Dans un moment
31:34où on attendait
31:35que ce soit l'année
31:36de la croissance bénéficiaire
31:38avec des bonnes rentabilités
31:40mais ça rend
31:41le sujet intéressant.
31:44Et puis on doit commencer
31:46à regarder
31:47pour la sortie de crise
31:48et là,
31:49on se retourne
31:50vers toute l'économie réelle
31:52qui a été impactée
31:54en termes de valorisation
31:55et qui va redevenir
31:56et qui va redevenir intéressant.
31:58L'immobilier,
31:59s'il est au baisse,
32:00la construction
32:01parce qu'il y aura
32:01on a pas mal de thèmes
32:03de construction quand même
32:04de reconstruction
32:05à venir,
32:07les thèmes infrastructure,
32:08le renouvelable,
32:09tout ce qui touche
32:10à la souveraineté
32:11sont des thématiques
32:13très long terme
32:14qui vont,
32:16qui sont incontournables
32:18dans une nouvelle question.
32:19Incontournables
32:20et surpeuplés
32:21un peu comme thématique
32:22ou pas ?
32:23Surpeuplés,
32:23ça couvre en tout cas
32:24de plus en plus de secteurs.
32:26D'accord.
32:26Donc c'est des thèmes
32:27larges, profonds
32:27qui peuvent assombrer
32:29On peut faire de la souveraineté
32:30sans faire que de la défense.
32:31Oui, oui.
32:31Pardon ?
32:32On peut faire de la souveraineté
32:33sans faire que de la défense
32:34et de l'énergie renouvelable.
32:35Il y a beaucoup de sujets.
32:36Ça se décline sur plusieurs secteurs.
32:38La tech, même...
32:38Enfin, il y a beaucoup,
32:38beaucoup de sujets.
32:39Oui, oui.
32:39Bon.
32:40Et pour reprendre un peu
32:41le fil de la tech américaine,
32:43là aussi,
32:43la conversation
32:45de marché
32:46IA,
32:47créatrice
32:47ou destructrice
32:48de valeur,
32:49cette conversation,
32:50elle reprend aussi...
32:51Ce qu'on a vu,
32:52à un moment,
32:52les logiciels
32:54se ressaisirent un peu
32:55parce que, là aussi,
32:55j'imagine,
32:56pas très dépendant
32:57du coût du pétrole
32:58puis on s'est dit
32:58que ça avait beaucoup baissé,
32:59etc.
33:00Où est-ce qu'on reprend
33:01cette histoire ?
33:03On la reprend avec une réalité,
33:04c'est que les logiciels
33:05se payaient très cher
33:06parce qu'il y avait
33:07une logique
33:08de revenu récurrent,
33:09de revenu presque perpétuel
33:10avec le SAS
33:12et avec l'IA,
33:13on s'est rendu compte
33:14que finalement,
33:14peut-être pas.
33:15Donc, il y a un dérating
33:16et aujourd'hui,
33:17si on prend
33:17une certaine boîte de logiciels,
33:19elle se paye toujours
33:19au-dessus du prix du marché.
33:21Donc, finalement,
33:22attention quand même
33:23à acheter les points bas
33:25qui pourront dans le futur
33:27être plus bas.
33:29À l'opposé de ça,
33:31on a le SOX
33:32qui est au plus haut.
33:34Donc, il existe
33:35des semi-conducteurs,
33:36c'est ça.
33:36Très, très bien.
33:38Mais qui sont
33:39sur une dynamique cyclique
33:41et tant que le cycle
33:42est porteur,
33:43tant qu'il y a du CAPEX-IA,
33:45il n'y a pas de raison
33:47que ça s'arrête
33:47sauf la valorisation.
33:49Attention aussi
33:49à la valorisation
33:50si jamais il y avait
33:52dans les publications,
33:53il y a des communications
33:54sur un ralentissement
33:56des CAPEX,
33:56ce qui est possible,
33:59ça pourrait corriger.
34:00Pour l'instant,
34:01il profite effectivement
34:01des effets volume
34:03mais des effets prix
34:04aussi à plein.
34:04Il y a une telle tension
34:05dans les chaînes
34:06d'approvisionnement
34:06sur la partie semi-conducteur
34:08qu'effectivement,
34:08les prix peuvent bouger
34:10très très vite
34:10d'une semaine sur l'autre.
34:12Sur la dimension
34:13taux, crédit.
34:15Donc là,
34:16on a des points d'entrée
34:16si je vous suis,
34:18Mathieu.
34:20Déjà,
34:21je suis amoureux
34:21de ma classe d'accueil
34:22et je ne suis pas
34:23forcément objectif.
34:24C'est toujours
34:25le moment d'acheter.
34:25Je pense que le marché
34:26a réouvert aussi
34:28un peu les yeux
34:28par rapport
34:29aux 12 ou 14
34:30ou 18 derniers mois
34:31qu'on a connus
34:32sur le marché du crédit
34:33qui était
34:33une seule direction
34:35qui était notamment
34:36le resserrement
34:36des primes de crédit
34:38par rapport
34:38aux emprunts d'État
34:39ou par rapport
34:40aux courbes de swap.
34:42Je pense que
34:42ce qu'il vient d'être dit,
34:43c'est la même chose.
34:44On identifie
34:45les sociétés
34:45qui sont exposées
34:46à ce qui se passe
34:47de manière à court terme,
34:49moyen terme
34:49et à plus long terme.
34:50On parlait du secteur
34:51de l'aviation.
34:52Typiquement,
34:52c'est un secteur
34:52sur lequel on peut
34:53s'interroger
34:54comment ils vont gérer ça,
34:55l'afflux
34:56et quels seront les impacts
34:57sur les ratings.
34:58Et là,
34:58je voulais en venir,
34:59c'est que malgré le choc
35:01aujourd'hui,
35:02les prévisions de défauts
35:03restent très modérées.
35:05Et donc,
35:05le marché pourrait avoir
35:07des défauts,
35:08ce n'est pas le problème,
35:09est capable de les digérer.
35:10Et ce qui me fait dire ça,
35:12c'est que,
35:12un,
35:12les flux sur la classe d'acquis
35:14sont continus
35:14et donc,
35:14l'investissement sur le crédit
35:15et souverain,
35:16c'est autre chose,
35:17ça a continué.
35:17Le high yield,
35:19donc la partie spéculative,
35:20a un peu plus souffert.
35:21C'est normal,
35:22elle est beaucoup plus corrélée
35:23à ce qui se passe
35:23sur les actions.
35:25Donc, c'est normal,
35:26mais il y aura de nouveau
35:26des points d'entrée.
35:27La phrase que je vais utiliser,
35:28c'est que le taux appelle le taux.
35:30C'est-à-dire que plus votre taux
35:30est élevé,
35:31plus vous pouvez aller dessus
35:33parce que vous êtes payé
35:34pour porter ça
35:34à moyen long terme.
35:35Encore une fois,
35:36peut-être que demain,
35:36ce ne sera pas le cas,
35:37mais à moyen long terme,
35:38et la capacité,
35:40ça va être d'identifier
35:41les sociétés
35:41qui seront le plus à risque
35:42dans le cycle qui vient.
35:44Donc, nous,
35:44on a fait ça
35:46et l'autre chose
35:46que je voulais indiquer,
35:47c'est qu'on était peut-être
35:47un peu moins actifs
35:48dans les marchés aujourd'hui.
35:50Pourquoi ?
35:51Parce que les prix
35:52sont plus larges,
35:53donc le prix de vente
35:54et le prix d'achat
35:55sont plus larges.
35:56Les fourchettes sont plus larges
35:57et donc faire tourner
35:58des portefeuilles,
35:59ça peut coûter
35:59un peu plus cher.
36:00Donc, on a continué
36:01de manière sélective
36:03et mesurée,
36:04mais pas forcément anticipé
36:05des mouvements
36:06qu'on voulait faire
36:07ou qu'on aurait fait
36:07de toute façon.
36:08Oui, j'entends.
36:08Les conditions de marché
36:09ne sont pas idéales encore
36:10pour bien traiter,
36:11effectivement, peut-être.
36:12Elles ne sont pas mauvaises.
36:13Oui.
36:14Mais il ne faut pas non plus
36:16se précipiter parfois
36:17et prendre un peu
36:17le temps de la réflexion
36:18et c'est, je pense,
36:19ce qu'on a fait
36:19dans les dernières semaines.
36:20Bon, quelles sont
36:21les réflexions
36:21en matière d'investissement
36:22qui vous animent
36:24chez BNP Paris-Baham ?
36:25Oui, oui,
36:25c'est la même histoire,
36:29les mêmes conclusions.
36:30On a réduit le risque
36:31en début de conflit,
36:32le risque action,
36:33ce qui paraissait être
36:35la chose à faire.
36:36en s'assurant de la flexibilité
36:38dans les portefeuilles
36:39et là, l'idée,
36:40c'est selon les portefeuilles
36:41ou d'être déjà
36:42un petit peu revenu
36:43sur les actions
36:43ou d'y retourner bientôt
36:46avec finalement
36:47une grande direction.
36:49C'est toujours l'IA
36:51comme thème
36:52de réalité économique
36:53et qu'on envisage
36:55à court terme
36:56de prendre en compte
36:57plutôt via les émergents
36:59où c'est quand même
37:00un petit peu moins cher
37:01et également quelque chose
37:02d'un petit peu connexe
37:04qui sont les métaux stratégiques.
37:06Des thèmes de long terme
37:09des tendances
37:10de long terme
37:11absolument
37:11et effectivement
37:12autour de la souveraineté
37:13ça a été évoqué
37:14c'est un thème
37:15dans lequel on croit également
37:18puisque ça balaye
37:19énormément de secteurs
37:20ceux qui ont été cités
37:21également le secteur
37:22de la santé
37:23qui est aussi important.
37:26Merci beaucoup
37:26merci à vous trois
37:27Nathalie Benatia
37:28BNP Paribas
37:29Asset Management
37:29Mathieu de Clermont
37:30Alliance Global Investors
37:32et Louis Albert
37:33Auré Gestion
37:34ont été les invités
37:35de Planète Marché
37:35ce soir.
37:36Sous-titrage Société Radio-Canada
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