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  • il y a 49 minutes
Mardi 9 juin 2026, retrouvez Aymeric Diday (Directeur de la gestion, Pergam), Bertrand Rocher (Co-head fixed income, Mirova), Hervé Besnard (Fondateur et CEO, Rivage Investment) et Hervé Goulletquer (Senior Economic Advisor, Accuracy) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change.
00:11Pour rester à l'écoute des marchés, chaque jour vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via
00:16vos box
00:17et vous nous retrouvez chaque soir dans la foulée en rattrapage, soit en replay vidéo sur bsmart.fr
00:22soit en podcast audio sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:25Au sommaire de cette édition ce soir, la tech au rebond après une micro-secousse de quelques séances à peine
00:33qui a quand même marqué les esprits.
00:35On a vu des chutes spectaculaires sur les marchés les plus lourdement chargés en valeur technologique
00:40que ce soit en Corée du Sud, au Japon, sur le marché américain à travers le Nasdaq bien sûr
00:45mais tout ça semble désormais complètement effacé après le rebond entamé hier sur les marchés américains
00:51qui s'est poursuivi en Asie cette nuit et qui va continuer encore à Wall Street.
00:56Au cours de cette séance, Pauline Grattel vous apportera un peu plus de détails sur ces mouvements
01:01autour du thème de la tech et de l'IA dans un instant.
01:05Le rebond de la tech qui s'effectue également sur fond de détente des cours du pétrole,
01:10une baisse de l'ordre de 3% un peu plus même pour les cours du pétrole aujourd'hui.
01:16Non pas que la situation ait beaucoup évolué dans le Golfe mais l'Iran et Israël ont stoppé à ce
01:24stade leurs attaques mutuelles.
01:26Là aussi, Pauline Grattel vous apportera les derniers développements sur le front de la géopolitique
01:31et de cette crise du Golfe Persique qui dure depuis plus de 100 jours désormais
01:37et un Donald Trump qui continue de promettre que le compromis, que l'accord, le deal,
01:43un très bon accord forcément, arrive dans les prochains jours.
01:46Voilà, on en est de la situation des marchés alors que tous les yeux sont braqués évidemment
01:50sur l'introduction en bourse de SpaceX cette semaine qui aura valeur de test bien sûr
01:55pour mesurer l'appétit des investisseurs face à ces promesses d'Elon Musk.
02:00C'est un cas spécifique mais derrière SpaceX, vous le savez, d'autres fournisseurs de modèles d'intelligence artificielle
02:07arriveront en bourse dans les prochains mois.
02:09Anthropic a déjà déposé son dossier et OpenAI a indiqué l'avoir déposé également de manière confidentielle
02:14auprès des autorités de marché américaines.
02:17OpenAI qui se donne la possibilité de devenir une entreprise publique
02:21tout en indiquant qu'à ce stade, être une entreprise privée, non cotée, reste sans doute plus avantageux.
02:28L'opération, si elle devait se faire cette année, pourrait avoir lieu au cours du quatrième trimestre.
02:33Voilà donc pour les sujets de marché, sans compter le retour des banques centrales bien sûr
02:37avec la hausse de taux attendue par le marché, la hausse de taux de la Banque Centrale Européenne
02:43qui sera délivrée ce jeudi, le prix de la crédibilité.
02:47Quel sera le prix de cette hausse de taux pour les marchés, pour nos économies ?
02:51Là aussi c'est une question que nous poserons à nos invités dans un instant.
02:54Et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse, nous évoquerons le thème des infrastructures
02:58dans ce monde en transition, transition au pluriel bien sûr.
03:03La classe d'actifs infrastructure bénéficie bien sûr de ces transitions et de ces ruptures
03:08même parfois quand on regarde les questions digitales ou énergétiques, infrastructures et souveraineté.
03:15Ce sera le thème du dernier quart d'heure de Smart Bourse et nous en parlerons avec le fondateur de
03:18Rivage Investments.
03:2015 ans dans les infrastructures, c'est Hervé Bénard qui sera notre invité dans ce dernier quart d'heure de
03:24Smart Bourse ce soir.
03:36Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel est à nos côtés
03:39et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
03:41Bonsoir Pauline.
03:42La géopolitique à la une, Israël et l'Iran ont annoncé stopper leurs attaques mutuelles.
03:47Oui aujourd'hui l'heure est à l'optimisme sur les marchés.
03:49Les investisseurs semblent apaisés après les dernières déclarations de Donald Trump
03:54même s'il est difficile de prendre au sérieux les promesses de paix du président américain
03:59après 100 jours de conflit.
04:01Selon lui, une fois encore, les Etats-Unis seraient en train de mener les derniers efforts
04:06dans le but de la conclusion d'un accord de paix avec l'Iran d'ici 2 à 3 jours.
04:11Du côté des marchés macro évidemment, on a vu des réactions sur les cours du pétrole en l'occurrence.
04:16Le baril de Brent cède 3% pour évoluer autour de 90 dollars.
04:21Le WTI américain repasse de son côté sous ce seuil.
04:25Sur les marchés obligataires, les rendements américains se stabilisent aujourd'hui
04:28mais restent à des niveaux élevés de l'ordre de 4,55% pour le 10 ans
04:34et les rendements à 20 et 30 ans restent supérieurs à 5%.
04:37En Europe, le rendement allemand à 10 ans évolue autour de 3,05%.
04:41Sur le marché d'échange, le dollar se replie, ramenant l'euro-dollar proche de 1,16.
04:46Du côté des marchés d'action, le rebond semble se poursuivre aujourd'hui
04:51même si on note en ce début de séance une petite faiblesse sur les indices américains.
04:55En tout cas, en Europe, c'est plutôt la hausse qui l'emporte.
04:58Oui, en Europe, la tendance est à la hausse aujourd'hui.
05:00Les indices européens rebondissent avec un stocks 600 et un euro-stocks 50 dans le vert.
05:06Le CAC 40 rebondit également de l'ordre de 1%
05:08après avoir signé deux séances de repli consécutives
05:11et se rapproche à nouveau de 8300 points soutenus par les valeurs du luxe
05:16avec Kering en tête de l'indice et aussi avec Essilor Luxottica, Publicis ou encore Société Générale
05:22tous en hausse de plus de 2%.
05:24Côté américain, les indices sont ouverts en hausse avec un Nasdaq qui progressait
05:29de plus de 1% à l'ouverture portée par la poursuite du rebond des valeurs de la tech.
05:34Des indices qui se sont déjà retournés aux Etats-Unis
05:37en cette première partie de séance avec un Nasdaq désormais qui cède quasiment 1%.
05:42Il n'empêche, on a assisté à un puissant rebond quand même de la thématique technologique
05:46après le trou d'air de la fin de semaine.
05:49Rebond qu'on a pu constater en Asie ce matin par exemple.
05:51Oui, la tech sud-coréenne respire et elle le doit en grande partie au géant NVIDIA.
05:57Tout s'est joué en deux temps.
05:58D'abord, le soulagement est venu de Wall Street.
06:02Les fonds sectoriels ont signé leur meilleure séance de l'année
06:05en bondissant de 6% pour le Sox par exemple.
06:08Mais le vrai coup de boost est venu du patron de NVIDIA.
06:10En visite à Séoul, Jensen Huang a lancé un message clair aux investisseurs.
06:14Acheter le creux de la vague.
06:15Il a aussi officialisé un partenariat.
06:18Ses futures puces Vera embarqueront les mémoires ultra rapides de SKNX.
06:23Résultat, Samsung et SKNX s'envolent entraînant toute la place de Séoul dans leur sillage.
06:28La question c'est où est le creux de la vague ?
06:30Est-ce qu'on a déjà passé le creux de la vague ?
06:32Ou est-ce que le creux de la vague est potentiellement encore devant nous ?
06:35ActuTech toujours en ébullition bien sûr avec ce phénomène d'introduction en bourse
06:41qui va capter beaucoup de bandes passantes chez les investisseurs au cours des prochains mois.
06:46Oui, à commencer par l'IPO à venir d'OpenAI.
06:49Le créateur de ChatGPT vient d'officialiser le dépôt confidentiel de son dossier d'introduction en bourse
06:56auprès de la SEC.
06:57Face à son rival anthropique, l'entreprise prépare le terrain pour une entrée sur le marché d'ici la fin
07:02d'année.
07:03Bien que le calendrier précis reste à définir la start-up pour réviser une valorisation proche de 1000 milliards de
07:09dollars.
07:10SpaceX évidemment sera à la une cette semaine avec le grand jour attendu vendredi.
07:16Oui, et Elon Musk a fait un nouveau coup de communication stratégique pour SpaceX avant son entrée en bourse
07:22en déclarant que la construction de Data Center IA en orbite était techniquement simple.
07:28Une annonce clé pour séduire les investisseurs avant son IPO qui est donc prévu vendredi.
07:32Enfin, un mot des valeurs des semi-conducteurs au global qui poursuivent leur rebond.
07:37Nvidia, Marvel, Broadcom et Micron progressent de 1 à 4% dans les premiers échanges.
07:41Quels sont les événements programmés à l'agenda demain sur les marchés, Pauline ?
07:45Les regards seront tournés demain vers deux grands rendez-vous.
07:48Côté macro, on prendra connaissance de l'inflation américaine du mois de mai.
07:51Et côté micro, les résultats d'Oracle seront à l'honneur.
07:54Ils sont attendus demain soir après la clôture des marchés.
07:57Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, les infos clés du jour sur les marchés avec Pauline
08:02Grattel.
08:133 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
08:16Nous sommes ravis d'accueillir ce soir Bertrand Rocher.
08:18Bonsoir Bertrand.
08:30Bonsoir Grégoire.
08:31est également en notre compagnie, le directeur de la gestion de Pergam.
08:34Bonsoir à vous Emmerick.
08:36Bonsoir.
08:36Merci d'être là.
08:38Un mot quand même sur cette séquence de micro-secousses autour du thème de la tech et de l'intelligence
08:43artificielle.
08:44L'idée étant pas de remettre en cause cette thématique,
08:48mais de s'interroger sur le moment du cycle dans lequel on se trouve.
08:55Emmerick, pour constater quand même un peu plus de volatilité ces dernières séances sur le sujet de l'IA,
09:00sur le sujet de la tech, on l'a vu en Asie, en Corée du Sud, on l'a vu
09:04sur le Nasdaq,
09:05sur les indices japonais également avec des mouvements d'ampleur à la baisse.
09:10Suivi d'un rebond puissant à la hausse, qu'est-ce que ça nous dit de l'état d'esprit
09:14du moment ?
09:15Est-ce qu'il y a un peu plus de fébrilité autour d'un thème qui n'est plus un
09:19thème à sens unique peut-être aujourd'hui ?
09:21Tout à fait. En fait, il y a beaucoup de mouvements parce qu'on arrive à un moment donné,
09:24dans cette thématique-là, où on va commencer à rechercher la vraie valeur des choses,
09:28c'est-à-dire évaluer si on peut donner une croissance à l'infini à des chiffres
09:34et si ces sociétés le méritent.
09:37Et là, aujourd'hui, on arrive à un moment où les valorisations sont à des niveaux extrêmement élevés.
09:42Donc, toute nouvelle qui impacte l'économie se ressent sur la valorisation de ces entreprises.
09:47Donc, ça sent un petit peu quand même, pas la fin d'un cycle,
09:51mais au moins le moment où tout le monde commence à se poser les vraies questions.
09:54D'accord.
09:54On n'est plus sur le momentum, uniquement le momentum.
09:57On regarde quand même les portefeuilles, là.
09:59Là, on commence à regarder le potentiel à venir de ces sociétés-là.
10:03Parce que le gros de la hausse, l'effet momentum, ça y est, il commence à être bien visible, il
10:09a eu lieu.
10:10On va passer dans la phase de digestion,
10:11qui va commencer aussi à segmenter un tout petit peu les différents sous-secteurs.
10:18avec l'IA, les fournisseurs de l'IA, l'infrastructure énergétique liée à l'IA.
10:24Et donc, à commencer à faire un petit peu son marché pour dire,
10:26ceux-là, ils ont des carnets de commandes et, pour le coup, ça va vraiment avoir lieu.
10:32Ceux-là, il y a de la surcommande, parce que certaines sociétés surcommandent
10:38pour s'assurer d'être dans les carnets de commandes.
10:40Et donc, c'est des commandes qui, potentiellement, sont hypothétiques.
10:45On connaît bien les phénomènes depuis des années, notamment dans l'aviation,
10:49dans l'aéronautique.
10:51Donc, c'est pour ça que le marché commence à se poser des questions.
10:53Et souvent, ça, c'est des signes où, voilà, il y a quand même un point haut de marché.
10:59Ça ne veut pas dire que le cycle ne va pas se poursuivre,
11:02parce que l'histoire de l'intelligence artificielle, elle ne va pas s'arrêter ici.
11:06Très, très clairement, on le voit, il va y avoir les IPO qui arrivent.
11:09Donc, il y a vraiment des relais de croissance importants sur cette thématique-là.
11:13C'est un thème qui a vocation à s'élargir, vous dites, désormais.
11:15Mais il ne va plus y avoir uniquement que les grands acteurs
11:19qui ont financé, pour le moment, ces opérations-là.
11:22Et c'était les seuls à pouvoir le faire,
11:23parce que c'est les seuls qui avaient la liquidité pour le faire.
11:26Donc, c'était les très bonnes personnes qui ont fait les bons investissements.
11:31Maintenant, on va commencer à se poser les questions de la rentabilité.
11:33Et donc, quand on regarde la rentabilité, là, les questions ne sont plus aussi claires
11:37et aussi nettes qu'avant.
11:38Et c'est pour ça que toute incidence qu'il y a sur l'économie
11:42impacte aujourd'hui ces sociétés-là.
11:44Parce que, pour le moment, ce sont des activités qui ne sont pas forcément rentables
11:47et avec de la dette.
11:50Donc, là, aujourd'hui, se pose la question de qui sont les gagnants de demain et les autres.
11:54On parlera des taux, évidemment, dans cette émission,
11:56avec le sujet des politiques monétaires.
11:58Mais c'est vrai que dans la phase de rebond de la tech qu'on a connue
12:02depuis les points bas de fin mars,
12:04créée et générée par la crise d'Hormuz,
12:07on a l'impression d'un thème qui a été complètement insensible
12:10à l'évolution des rendements et des taux obligataires, par exemple.
12:15On pouvait commenter les deux histoires à part.
12:17On avait l'impression que c'était deux mondes qui s'ignoraient totalement.
12:20Mais totalement, parce que le marché est passé dans un mode totalement momentum hausse IA.
12:25Ça n'a été que ça pendant un mois et demi, deux mois.
12:28Là, on va remettre un peu de rationalité économique dans les investissements.
12:31Exactement.
12:31Et on voit les valorisations.
12:32Le mouvement qu'on a eu vendredi est assez symptomatique de ces moments-là
12:35où un chiffre économique, potentiellement, va générer des hausses de taux de manière plus visible.
12:42Et donc, on cherche à voir ce qui a vraiment monté très fort
12:46et on l'impacte immédiatement dans les cours de bourse.
12:49Pas si anodin que ça.
12:50Alors, on a beaucoup souvent écrit que l'introduction de SpaceX qui arrive dans quelques jours
12:56sera peut-être un point haut de marché, qu'il fallait faire attention sur ces moments-là
13:00parce qu'il y a aussi des portefeuilles où on fait des liquidités pour certains investisseurs américains
13:04qui veulent participer à ces IPOs.
13:07Donc là aussi, attention à ne pas être dans des effets techniques
13:13qui permettent de faire baisser un petit peu les marchés.
13:15C'est pour ça qu'un peu de prudence à court terme, même si on a des petits rebonds aujourd
13:18'hui,
13:18un peu de prudence quand même pendant quelques semaines, c'est peut-être pas mal pour le moment.
13:23Le temps de digérer notamment l'introduction en bourse de SpaceX, effectivement,
13:26qui sera un vrai test pour l'appétit des investisseurs.
13:29Comment vous regardez l'évolution du thème de l'IA sur le plan boursier ?
13:34J'entends Hervé.
13:36Est-ce qu'il faut réfléchir forcément à l'idée d'un pic boursier à un certain stade ?
13:42Est-ce que c'est le moment d'y réfléchir ?
13:44Est-ce que c'est beaucoup trop tôt ?
13:45Est-ce que l'accumulation des levées de capital peut générer une forme d'indigestion
13:49qui marquerait un paroxysme en termes d'enthousiasme, j'entends ?
13:53Alors, macroéconomiquement, l'IA, on voit bien ce que ça apporte aux acteurs de l'IA.
14:02On n'est plus confus sur ce que ça apporte au reste de l'économie.
14:07C'est-à-dire que les progrès de l'IA vont-ils rester dans le secteur ?
14:11Vont-ils être diffusés ?
14:13Et si on veut qu'il y ait un progrès macroéconomique, il faut qu'il y ait de la diffusion.
14:17Alors, le paradoxe très instantané, c'est que quand on prend les derniers trimestres,
14:23on avait l'impression de gains de productivité meilleurs.
14:27Et il y avait un parallèle avec les deux chocs technologiques précédents,
14:31l'informatique, Internet.
14:34Et on disait, ça y est, c'est parti.
14:36Mais quand on voit plus récemment, depuis le début de l'année, les chiffres de l'emploi,
14:40l'emploi se redresse dans un contexte où personne ne revoit à la hausse la croissance économique.
14:47Et là, ça ferait dire, tiens, la productivité va se mettre à ralentir.
14:50Donc, en fait, je pense que macroéconomiquement, ça reste très confus.
14:55On ne sait pas très bien ce que ça va impliquer.
14:57L'histoire qu'on lit, l'espèce d'autonomie de l'intelligence artificielle
15:01par rapport à tout ce qu'il y a autour,
15:03c'est une histoire un peu étonnante,
15:05mais c'est une histoire.
15:06Et c'est là où SpaceX vient renforcer le caractère de l'histoire.
15:11C'est le compte de fait, alors, SpaceX.
15:13En fait, si on cherche une référence historique,
15:16il faut regarder 1960, la nouvelle frontière de John Kennedy.
15:21C'est le terme qu'il emploie lorsqu'il accepte la candidature des démocrates à la présidence,
15:27qu'il gagnera.
15:28Mais en fait, elle est un peu multi-thème, comme aujourd'hui,
15:36parce qu'il parle d'économie, c'est la conquête spatiale,
15:41il parle de diplomatie, la lutte contre la Russie,
15:45il parle de social, c'est en fait comment faire que les inégalités raciales baissent dans le pays.
15:51Donc, il y a des parallèles avec aujourd'hui, mais il y a quand même une grosse différence.
15:56En fait, si on raisonne en termes de subsidiarité avec l'intelligence artificielle,
16:01j'utilise le thème à bon escient,
16:03parce qu'il a été employé par le pape Léon XIV dans son encyclique sur l'IA.
16:08Et en fait, à l'époque,
16:11en fait, la subsidiarité, c'était tout ce qui va être fait est enclenché par l'État,
16:16sous la houlette de l'État,
16:17alors qu'on voit bien qu'aujourd'hui, avec M. Musk,
16:21et c'était pointé par le pape,
16:24tout en haut de la subsidiarité, il y a les monstres de la tech,
16:29les acteurs de l'intelligence artificielle.
16:31Donc, à ce titre-là, il y a une histoire.
16:34Alors, cette histoire, on la retrouve, les 100 millions de personnes sur Mars,
16:38les 1 TWh de data center dans l'espace.
16:43Donc, tout ça, ça fait rêver.
16:44Mais les gens n'ont peut-être pas bien compris, aux États-Unis,
16:48les petits épargnants,
16:50qu'en fait, la régulation, la gouvernance de tout ça
16:54était quand même vachement différente de celle d'il y a 85 ans maintenant,
16:5986 ans maintenant.
17:00C'est une vieille histoire.
17:02Mais en fait, ça, c'est l'histoire.
17:06Alors après, quand on entre plus dans les détails,
17:08et mes collègues sont sans doute plus forts que moi sur le sujet,
17:11la gouvernance de l'Empire Musk, c'est quand même un peu compliqué,
17:16avec des achats croisés, ce qui fait qu'on ne comprend pas.
17:19Et on arrive à l'économie de l'Empire Musk.
17:22Bon, les résultats, je laisse de côté Tesla.
17:26Les résultats ne sont quand même pas très bons,
17:28et donc on se met à payer extrêmement cher.
17:30Et donc, voilà, est-ce qu'on accepte de payer aussi cher ?
17:33C'est 100 fois, je crois, les profits.
17:36Oui, 100 fois le chiffre d'affaires.
17:36100 fois le chiffre d'affaires.
17:38Oui, sur les profits, on serait alors à infiniment vraisemblablement.
17:43Il y a des divisions qui sont profitables, mais l'ensemble ne l'est pas.
17:45Voilà, oui, oui.
17:46Et toute l'histoire, c'est que quand...
17:49Ce que je trouve intéressant, c'est que Musk, qui n'a peur de rien,
17:52dit mon marché potentiel est de près de 30 000 milliards de dollars.
17:57Là-dedans, il y en a 2 000, c'est l'espace et les satellites.
18:01Et il y a le reste, 28 000 ou à peu près, c'est l'intelligence artificielle.
18:06Donc en fait, il y a un immense pari, et ça nous ramène à la première question.
18:11Le modèle économique pérenne de tout ça, pour le moment, ce n'est pas extrêmement clair.
18:16Mais ça va être une opération majeure vendredi, Emric.
18:21On en parle là, chaque jour, et jusqu'à vendredi, et sans doute au-delà.
18:25Mais on a rarement vu une opération de cette taille, de cette ampleur,
18:31avec des caractéristiques tellement liées à une personne, une personnalité, celle d'Elon Musk.
18:36Oui et non, parce que quand on se rappelle les introductions en bourse de Google ou de Facebook avec Zuckerberg,
18:42c'était déjà des phénomènes.
18:45À chaque fois, ça a été des événements incroyables,
18:47où on se disait, on ne va pas avoir de papier, c'est des entreprises pas forcément rentables.
18:52Celle de Facebook, pour ceux qui s'en souviennent, oui, c'était incroyable.
18:54Parce que ça avait été un crash industriel quand même majeur, l'introduction en bourse de Facebook.
18:58Après, le parcours de bourse a été ce qu'il a été.
19:01Bien sûr.
19:01Sur l'introduction en bourse, je crois que ça avait été quand même une opération assez désastreuse.
19:05C'est compliqué.
19:06Autre époque aussi.
19:08Mais encore une fois, c'est à chaque fois des événements assez marquants, assez marqués.
19:12On voit souvent les problématiques techniques,
19:15parce qu'on est aussi avec des problématiques où il va y avoir énormément de particuliers
19:19qui vont intervenir.
19:21au même moment, est-ce que les infrastructures techniques vont marcher ?
19:24On a vu que les dernières très très grandes introductions en bourse,
19:27il y avait eu pas mal de problèmes.
19:28Ça met des heures à côté.
19:30Bien sûr.
19:30Et quand ça cote, ça cote de manière saccadée.
19:33Les heures n'arrivent pas tous au même moment.
19:34Donc, ça pose beaucoup de questions techniques.
19:36Mais au-delà de ça, ce qui va être très intéressant,
19:39c'est de voir quelles vont être la réalité des chiffres.
19:42C'est-à-dire, est-ce qu'on va coter 15% au-dessus, 20% au-dessus,
19:45souvent encore plus, sur la première cotation ?
19:47En dessous, ce n'est pas possible.
19:48Est-ce qu'on va coter 20% en dessous ?
19:50Bien sûr que si, c'est totalement possible.
19:53Mais logiquement, on ne peut pas vendre tout son appart.
19:56Vu l'investissement qui est mis dans cette opération,
19:57j'espère quand même qu'ils vont s'assurer que ça ne baisse pas trop.
20:00Non, normalement, non.
20:01Normalement, non.
20:03Mais encore une fois, il y a beaucoup d'incertitudes.
20:05Et le modèle fait qu'aujourd'hui,
20:08c'est vraiment des entreprises qui ne sont pas du tout rentables
20:09et qui sont extrêmement chères.
20:11Donc aujourd'hui, prendre le choix d'aller acheter à l'ouverture
20:15sans regarder le prix,
20:17ça semble être de la croyance,
20:20ou pas du pari, parce que le mot n'est pas le bon,
20:24mais un choix pur de dire « je veux avoir participé ».
20:28Qu'un particulier fasse ce choix, c'est une chose.
20:30Qu'un professionnel de la gestion le fasse, c'en est une autre.
20:34Je ne dis pas que des professionnels ne vont pas le faire.
20:36Bien sûr qu'ils vont le faire, ils vont la convaincre.
20:37Je crois qu'il y a déjà 10 milliards de souscriptions
20:39en provenance des institutionnels.
20:41Tout est histoire de proportion, évidemment.
20:42Mais, encore une fois,
20:46ça va être dans un portefeuille un animal particulier, SpaceX.
20:50Exactement.
20:50Et c'est pour ça que c'est toute une histoire de proportion.
20:52On peut, à la limite, se dire
20:53« on va en acheter un tout petit peu à l'ouverture »
20:55pour en avoir une toute petite partie d'un portefeuille
20:57et se dire « pour participer à l'histoire ».
21:00Parce que c'est une histoire.
21:01Parce qu'il y a quand même un fondamental incroyable
21:03derrière cette introduction en bourse.
21:05Il ne faut pas le nier.
21:07Starlink, c'est un progrès technologique incroyable.
21:09C'est rentable.
21:12L'histoire des data centers,
21:13je pense qu'il est capable de le faire.
21:15Il nous a quand même fait atterrir des fusées,
21:17réatterrir des lanceurs
21:18à deux endroits de la planète
21:19à quelques secondes d'intervalle.
21:20Personne ne pensait qu'il y arriverait.
21:21Il y est arrivé.
21:22Il dit que ce n'est pas si cher et pas si compliqué.
21:23Si on roule, pour certains, en électrique aujourd'hui,
21:26il a été quand même un moteur
21:28de toute cette évolution.
21:30Il est quand même capable
21:31d'avoir fait des choses incroyables.
21:33Donc, on peut lui donner quand même un peu de crédit.
21:35Après, évidemment,
21:36la personne pose beaucoup de questions.
21:39On peut être très clivante.
21:40On peut ne pas partager certaines de ses...
21:42En termes de gouvernance,
21:42ça peut être un sujet.
21:43Bien sûr.
21:44Pour ceux qui appliquent des critères ESG,
21:46il y a beaucoup de questions qu'il faut se poser.
21:48Exactement.
21:48Donc, c'est pour ça que chaque gérant
21:50peut avoir des choix assez différents
21:51et marqués par rapport à ça.
21:53Mais pour ma part,
21:54moi, je sais qu'on va attendre quand même...
21:57On va quand même être un tout petit peu sérieux
21:58sur ces sujets-là.
21:59Quand bien même,
22:00on est assez favorable
22:06à financer le progrès,
22:07l'innovation et la croissance.
22:09Il y aura de toute façon un effet rareté
22:11parce que je crois qu'il y a
22:12quelques pourcents de flottants seulement
22:13qui vont être mis à disposition.
22:17et il y aura ensuite
22:19tous les insiders,
22:20enfin ceux qui sont investisseurs
22:21de la première heure de SpaceX,
22:22qui auront des fenêtres de tir pour vendre.
22:25Donc, la pression vendeuse
22:27est encore à venir devant nous
22:29avec des périodes de lock-up, etc.
22:31Donc, c'est ça qu'il va falloir guetter quand même aussi.
22:33Il va y avoir beaucoup de vendeurs derrière.
22:35Sur l'animation du titre.
22:36Tout à fait.
22:36Comment ça résonne chez vous, Bertrand ?
22:39Encore une fois,
22:40vous venez du monde obligataire,
22:42mais on en discutait avec des gérants
22:44et des gérantes obligataires cette semaine.
22:46Aujourd'hui, le phénomène macro-IA
22:49intéresse tout le monde.
22:50Il est un gérant obligataire.
22:51Il regarde aussi les résultats de Nvidia,
22:53les résultats, peut-être l'introduction
22:55en bourse de SpaceX, j'en sais rien.
22:56Mais en tout cas, ça fait partie.
22:57On ne peut pas être complètement déconnecté
22:59de cet univers,
22:59même quand on est sur le bilataire.
23:01Oui, au début, c'était une histoire equity.
23:03On était bien tranquille.
23:03On vous écoutait.
23:04Et puis, tout allait bien.
23:06Et puis, les choses vont changer
23:08parce qu'il y a trois impacts indirects
23:10qu'on peut mesurer.
23:12Le premier, c'est l'effet richesse.
23:14C'est-à-dire qu'il y a une partie
23:15des ménages américains
23:16qui sont très risqués, très investis
23:18et très investis en IA
23:20et dans les sept magnifiques.
23:23Si la machine commence à se gripper
23:24en termes de valo,
23:25elle peut aller assez bas,
23:27si jamais tout un tas de narratifs
23:28se déconstruisent,
23:29ce sur quoi je n'ai pas d'idée.
23:31Là, l'effet richesse, il va ployer.
23:32Or, pour le moment,
23:34une partie de la résistance incroyable
23:36de l'économie américaine,
23:37elle provient de ces ménages
23:39qui ont la chance de pouvoir
23:40avoir des portefeuilles equity
23:42très renforcées.
23:42Ça, c'est le premier effet.
23:44La limite, c'est un effet macro.
23:46Le deuxième effet, il est plus direct,
23:47c'est que ces gens-là,
23:50Nvidia, Alphabet, etc.,
23:52ils commencent à venir
23:52sur les marchés obligataires.
23:53Ils émettent beaucoup,
23:55ils ont plein de devises,
23:57en France-Suisse, en Sterling,
23:59à long terme.
24:00Il y a eu une 100 ans,
24:01il y a eu une 2064,
24:02il y en a plein d'autres.
24:03Et ils distordent nos univers
24:05un petit peu,
24:05par la masse,
24:06et en plus, par la duration.
24:09Tout ça avec des notations,
24:10vous dites qu'ils sont très endettés,
24:12c'est vrai, en absolu,
24:13c'est des niveaux de dette importants,
24:14mais bon,
24:14ça reste des niveaux de notation
24:16très, très, très favorables.
24:18Google est en dette nette négative,
24:20je crois, aujourd'hui.
24:20Oui, un excédent nette financier.
24:22Oui, c'est ça.
24:22On n'est pas très inquiet.
24:23Mais en plus,
24:24ça vient d'istordre nos courbes,
24:25sans rajouter énormément de spread
24:27par-dessus les taux actuels.
24:30Et puis enfin,
24:30le dernier effet,
24:31c'est peut-être le plus intéressant
24:32pour nous tous,
24:33là, autour de cette table,
24:34c'est les effets d'accompagnement.
24:35L'IA, elle est gourmande en énergie,
24:37ça ne sert à rien de le rappeler,
24:40mais ça veut dire
24:41qu'il va falloir plugger
24:42tout un tas d'infrastructures économiques
24:44pour servir ces IA.
24:46C'est peut-être ça, d'ailleurs,
24:47la limite.
24:47Le troisième point,
24:48il va peut-être rejoindre le premier,
24:49parce que nous, selon nous,
24:50le potentiel de l'IA,
24:50il est incroyable,
24:52mais il n'a peut-être pas
24:53les moyens de son potentiel,
24:54c'est la production énergétique.
24:55Google, vous venez de mentionner,
24:57investit sur la fusion nucléaire.
24:59On ne sait pas s'ils vont y arriver,
25:01mais c'est un indice du problème
25:04qu'ils ont à réussir
25:04à fournir leur centrale.
25:06Il y aura une limite physique
25:07qui va à un moment s'imposer
25:10à ces CAPEX,
25:11ce qu'il y a derrière ces CAPEX,
25:12la construction de l'intestinetteur,
25:13de l'infrastructure, etc.
25:14Le token marginal,
25:16son coût d'énergie marginal,
25:18ça va devenir un problème
25:19qui est déjà envisagé
25:20par les alphabètes et consorts,
25:24mais on verra comment ça va se passer,
25:26parce que ça veut dire
25:26que ça peut caper un petit peu l'histoire,
25:28qui est belle pour le moment,
25:29et là, on rentre peut-être
25:30dans un cycle vicieux.
25:33Ce n'est pas notre scénario,
25:34mais c'est ça qu'on surveille.
25:35C'est un risque, effectivement,
25:36à surveiller aujourd'hui.
25:37Je reviens sur l'émission
25:38de dettes obligataires
25:40de la part des grands
25:41hyperscalers américains.
25:43Ça veut dire qu'aujourd'hui,
25:43dans un portefeuille diversifié,
25:45on se retrouve doublement exposé
25:48au thème de l'IA
25:49à travers la partie actions,
25:51mais aussi à travers
25:51la partie crédit
25:52et la partie obligataire.
25:53Ça commence,
25:54on est obligé,
25:54en faisant le choix
25:55soit d'investir dessus,
25:56soit de ne pas y aller.
25:57Dans tous les cas,
25:57on prend un pari
25:58pour les fonds benchmarkés,
25:59bien entendu.
26:00On commence à prendre
26:00un petit pari.
26:01Donc, l'histoire
26:02n'est plus seulement equity.
26:04Est-ce que l'IA devient...
26:05C'est une question
26:05qui est posée par un de vos confrères,
26:07Hervé, je vous la pose,
26:08mais est-ce que l'IA
26:09devient une classe d'actifs ?
26:11Alors, il faut peut-être
26:11définir ce que c'est
26:12une classe d'actifs,
26:13mais dans le sens où
26:15on y réfléchit
26:16presque comme une brique
26:17d'allocation
26:18dans une allocation globale.
26:21Est-ce qu'on va en venir là
26:22ou est-ce que ça reste un thème
26:23aussi puissant,
26:24aussi large soit-il ?
26:26Ça ne reste qu'un thème.
26:27Pour que ça soit
26:28une classe d'actifs,
26:30il faudrait qu'il y ait
26:31un peu des fondamentaux propres,
26:36des mécanismes de dynamique
26:38de la classe d'actifs
26:39qui, lui, sont propres.
26:41J'ai l'impression que l'IA,
26:43si on raisonne comme ça,
26:45c'est moins une classe d'actifs
26:47qu'un multiplicateur
26:49de classes d'actifs.
26:51C'est-à-dire qu'il y a
26:52un côté action
26:53et il faut qu'on booste
26:54les référents que l'on a.
26:56Donc, on booste les multiples,
26:58on booste les perspectives
27:00de profit que l'on attend.
27:02En termes de financement
27:04et dans ce cas-là,
27:05de spread de taux,
27:07alors on peut dire
27:08les bilans sont parfois
27:09très solides.
27:10Ce sont les vieux de la tech,
27:13moins solides.
27:14Ce sont les jeunes de la tech.
27:16Et donc, on va accumuler
27:17de la dette.
27:18Et d'ailleurs,
27:19si on accumule de l'action,
27:21si on fait des IPO,
27:21ça veut bien dire
27:22qu'on essaie de diversifier
27:24les modes de financement
27:26pour que ça ne soit pas trop
27:27du côté de la dette.
27:28Et donc, en fait,
27:29je pense que c'est plutôt
27:30des références
27:31qui vont être différentes.
27:33C'est-à-dire,
27:34comme dans les actions,
27:36on peut dire
27:36qu'il y a du fonds de portefeuille,
27:38il y a du plus risqué.
27:39On mettra
27:39de l'intelligence artificielle
27:41comme un sous-groupe
27:43et pareil du côté taux.
27:45Donc, je ne dirais pas
27:46que c'est une classe d'actifs
27:47ou alors,
27:47vous découpez tout.
27:49Mais dans ce cas-là,
27:49il faut accepter
27:50que dans une classe d'actifs,
27:52vous regardez le bilan
27:54dans son entièreté
27:55et vous dites,
27:56eh bien,
27:56en fonction des caractéristiques
27:58du haut du passif,
27:59du bas du passif,
28:00je mets comme ceci.
28:01Du côté de l'actif,
28:02il se passe ceci.
28:03On pourrait recomposer
28:04des portefeuilles comme ça.
28:07Mes souvenirs d'investissement
28:09me font dire
28:10que moi,
28:11je n'ai jamais vu ça.
28:12Mais peut-être
28:12qu'on le verra un jour.
28:13Non, non,
28:13mais c'est une question...
28:14Non, mais comme vous dites,
28:15c'est vrai qu'on a l'impression
28:17que c'est un thème
28:18qui est décorrélé
28:19des marchés obligataires,
28:21des marchés de taux
28:21et d'où cette question.
28:23Mais on n'en est pas encore
28:24à penser l'IA
28:25comme une classe d'actifs
28:27indépendante des autres.
28:29Non, ça reste quand même
28:29un sous-secteur
28:30et pour le moment,
28:31c'est un sous-secteur de la tech
28:33mais qui a l'avantage
28:34de toucher pas mal
28:35d'autres secteurs
28:37parce qu'en effet,
28:37le côté énergétique est important.
28:39Donc, il impacte vraiment
28:40le côté énergétique
28:42et il va impacter
28:43quand même beaucoup de secteurs.
28:45Il va surtout impacter
28:46aussi bien la finance,
28:47donc les banques et assureurs,
28:49que le secteur de la santé
28:51qui va potentiellement
28:52aller beaucoup plus vite
28:53dans son innovation.
28:55Donc, c'est vraiment
28:55un secteur,
28:56un sous-secteur
28:57qui va prendre de l'ampleur
28:58et qui va prendre de l'ampleur
28:59aussi dans les allocations d'actifs.
29:01Après, c'est un secteur aussi
29:02qui va continuer d'innover
29:04parce qu'on le disait,
29:05et vous le disiez très bien,
29:06il va y avoir
29:06des vrais sujets d'énergie.
29:08Mais on voit que potentiellement,
29:10il y a aussi des solutions.
29:12Alphabet investit aussi énormément
29:14dans la compression des données.
29:16Donc, il dit qu'on compresse
29:17les données beaucoup plus,
29:18il dit qu'il y a beaucoup moins
29:19besoin de data centers.
29:20Si on met des data centers
29:22dans l'espace,
29:22il y a beaucoup plus
29:23d'énergie solaire
29:24et beaucoup moins
29:24de problèmes de refroidissement.
29:26Donc, il y a des...
29:27À travers la photonique,
29:29le secteur des puces,
29:30des mémoires,
29:31on voit que le marché
29:32chasse toutes les solutions
29:34qui peuvent permettre
29:34de faire baisser le coût de l'IA,
29:36de faire baisser son intensité énergétique,
29:39etc.
29:39C'est le marché focalisé
29:41sur cette idée-là.
29:42Et c'est l'innovation.
29:43L'innovation est à la base
29:43de toute croissance pérenne
29:44et rentable dans le temps.
29:46Bon, venons-en à...
29:48On l'encadre,
29:49on l'encadre, celle-là.
29:51Venons-en à l'autre sujet
29:52fort de la semaine
29:53et je me tourne à nouveau
29:54vers vous, Bertrand.
29:55C'est le sujet,
29:55le retour des banques centrales
29:57comme on le dit
29:58toutes les six semaines,
29:59à peu près,
29:59avec une hausse de 25 points de base
30:01qui va être délivrée ce jeudi
30:02par la Banque centrale européenne.
30:04C'est la première
30:05depuis septembre 2023
30:08dans un contexte
30:09où le choc de prix
30:12est devant nous,
30:13lié notamment
30:14au blocage d'Hermouz
30:16et c'est un choc de prix
30:16qui semble se diffuser.
30:18Il n'en reste pas moins
30:20que ça n'est qu'un choc de prix
30:21à ce stade.
30:23Qu'est-ce qu'on peut dire
30:24de la manière
30:25dont la BCE y répond
30:27avec cette hausse de taux
30:28et qu'elle va être
30:28la communication, selon vous,
30:30qui peut entourer
30:31ou qui pourra entourer
30:31cette hausse de taux ?
30:33Je ne sais pas comment Christine Lagarde
30:34va communiquer
30:35sur ces 25 points de base
30:37qui n'ont pas restombé
30:38sous le sens
30:39vu la situation.
30:40La question, bien sûr,
30:41c'est le narratif pour la suite.
30:42Alors, la BCE,
30:43elle a été,
30:45je vais la féliciter,
30:46maligne dans sa communication
30:47en liant un petit peu
30:48le sort des hausses de taux
30:50au destin
30:51de ce qui se passe
30:51dans le détroit d'Hermouz.
30:53Lié son destin
30:54à la possibilité
30:55que le blocage
30:56demeure longtemps,
30:58c'est une certaine façon
30:59s'ouvrir la voie
31:00à ne pas monter les taux
31:01si jamais le conflit
31:02se résolvait assez vite.
31:04Donc, ils vont monter
31:05après-demain
31:06et puis après,
31:07ils auront le temps
31:07pour eux,
31:08ils ont acheté du temps.
31:09On pense qu'une deuxième hausse
31:11est à la place.
31:13On va réviser à la hausse,
31:14sans doute,
31:15les projections d'inflation
31:16et à la baisse,
31:17sans doute,
31:17les projections de croissance.
31:18Mais c'est bien la révision
31:19à la hausse
31:19des projections d'inflation
31:20qui devrait guider
31:22un mouvement suivant
31:23éventuel de la baissée.
31:24Et la peur de renouveler
31:25ou de renouer
31:26avec la petite erreur
31:29de l'automne 2021.
31:30On avait écrit chez Mirova
31:32un article disant que les...
31:33Je crois que c'était
31:34en août 2021,
31:35disant que les banques centrales
31:36allaient dire
31:37que l'inflation serait transitoire
31:38mais qu'ils seraient obligés
31:39de monter les taux
31:40même si ça leur déplaisait.
31:41Parce qu'il y avait
31:42des signaux stagflationnistes
31:44qui apparaissaient
31:44un petit peu
31:45selon la définition
31:46d'une stagflation
31:47telle qu'on l'a vue
31:47au Royaume-Uni
31:48à la fin des années 60.
31:50Ils ont voulu ignorer ça.
31:52Ça les a pris
31:53un peu de revers.
31:53Ils ont eu un effet rattrapage
31:55qui a été correct.
31:55Cette fois,
31:56ils veulent éviter ça.
31:57Donc, les 25 centimes
31:58servant parti à ça.
31:59Une deuxième hausse
31:59peut-être à ça aussi.
32:00Parce qu'en plus du pétrole,
32:02du gaz
32:03ou de l'aluminium,
32:04le détroit d'Hormuz
32:05va conditionner évidemment,
32:06on en a entendu parler partout,
32:08les récoltes.
32:08Pour le moment,
32:09nos agriculteurs européens
32:12ils ont semé,
32:13ils vont récolter.
32:14Il n'y a pas de problème
32:15même s'ils ont acheté
32:16un peu moins d'engrais.
32:17Si une saison de plus
32:18ça durait,
32:18imaginons que le détroit d'Hormuz
32:20soit bloqué
32:21à les six mois de plus.
32:23Là, ce serait
32:23la productivité agricole
32:25qui serait vraiment touchée.
32:26Et quand ça passe
32:27dans l'alimentaire,
32:28c'est une autre affaire.
32:29Oui, c'est ça.
32:29Ce serait une autre affaire
32:30avec des conséquences politiques
32:31que je vous épargne,
32:32qu'on connaît tous.
32:33Donc, voilà.
32:34Pour nous,
32:35la BCE,
32:35elle a une hausse
32:36à près de main.
32:37On a tous compris.
32:38Une deuxième sans doute
32:39dans l'année 2026.
32:41Une troisième.
32:42Attention quand même
32:43à ne pas attacher
32:43un nouveau boulet
32:44au pied de l'économie européenne
32:45qui n'a pas besoin de ça.
32:46Une des clés de lecture.
32:48Hervé dira ce qu'il en pense.
32:49C'est quand même
32:49la production industrielle allemande.
32:51Le chiffre de mai
32:52n'était pas si mauvais.
32:53Mais enfin,
32:54l'automobile continue
32:54de patiner.
32:56Il faut quand même
32:57que la BCE fasse attention
32:58à ces sujets-là
32:59plus qu'à sa communication
33:00en un sens.
33:01Une voire deux hausses de taux.
33:03Qu'est-ce que ça nous coûte ?
33:04Est-ce que ça peut
33:06peser sur les marchés
33:07globaux
33:08au sens large,
33:10européens en particulier ?
33:11Et qu'est-ce que ça coûte
33:12à l'économie ?
33:13Est-ce que ça reste marginal
33:14ou est-ce que c'est,
33:15comme vous le dites,
33:16déjà un boulet supplémentaire
33:19au pied d'une économie européenne
33:20qui a toujours du mal
33:22à réaccélérer quand même ?
33:23Non, mais je dirais
33:24que c'est plutôt sain quand même.
33:26Pour les marchés,
33:27ils ont déjà intégré la nouvelle.
33:28Oui, on en a mis trois.
33:29Pour l'économie,
33:30je pense même que
33:31ça a un effet de renforcement
33:34tourlatif,
33:34mais de renforcement quand même
33:35de l'euro à une période
33:36où il faut acheter du pétrole.
33:38Donc, ce n'est pas forcément
33:39une mauvaise chose.
33:40Effectivement,
33:40si vous enchaînez
33:41six hausses de taux
33:42très rapprochées,
33:43ce serait,
33:43et je vous raconterai
33:43un autre discours.
33:44Pour le moment,
33:45c'est franchement neutre
33:47sur l'économie
33:48de notre point de vue.
33:49La BCE peut se permettre ça.
33:51La troisième hausse ?
33:52Oui, c'est ça.
33:55La goutte d'eau éventuelle.
33:57Est-ce qu'on peut imaginer
33:58que la BCE
33:59soit assez symétrique
34:01dans sa fonction de réaction ?
34:02C'est-à-dire la capacité
34:03de délivrer une à deux hausses
34:04assurantielles
34:05au bon moment,
34:07pas trop en retard,
34:08mais la capacité aussi
34:09à les enlever
34:11dès que le moment
34:13le permettra ?
34:14On ne se pose pas encore
34:15cette question.
34:16C'est une façon
34:16de répondre à votre question
34:19sur la trajectoire
34:19qu'on pourra voir.
34:20Quand est-ce qu'on va
34:21les rebaisser,
34:22par exemple ?
34:23Pour moi,
34:24ils ne vont pas le faire
34:25tout de suite,
34:26quand bien même
34:26il y aura une fenêtre
34:27d'opportunité
34:27qui s'ouvrirait.
34:28Pourquoi ?
34:29Parce que,
34:31ce que j'ai dit tout à l'heure,
34:32sur le troisième trimestre 2021,
34:33ça les a marqués.
34:35Ils se donneront un peu
34:36de temps
34:37avant de procéder
34:38à une éventuelle baisse nouvelle.
34:39Une recalibration
34:41en sens inverse.
34:41Oui,
34:42et qui plus est,
34:42quand on compare
34:43à nos amis états-uniens
34:45ou à nos amis britanniques,
34:47les hausses de taux
34:47n'ont pas été
34:48si spectaculaires
34:49comparées à ce que
34:50d'autres ont fait,
34:51voire le Japon.
34:52Hervé,
34:53sujet de discussion infinie,
34:54évidemment,
34:55mais quel est le prix
34:57de cette hausse de taux
34:59attendue
34:59de la part de la BCE
35:00ce jeudi ?
35:01En fait,
35:02le geste n'est quand même
35:03pas si facile
35:04que ça à faire,
35:05parce que
35:06le premier point,
35:07c'est l'incertitude.
35:09Alors,
35:10c'est l'incertitude
35:11qui dure
35:11et en fait,
35:13aujourd'hui,
35:15on a un conflit
35:16moyen-oriental
35:17plus long
35:18que ce que
35:19à peu près
35:20tout le monde
35:20avait prévu
35:21et quand
35:22les bornes
35:23sont dépassées,
35:24on ne sait pas bien
35:24où est la limite
35:25et donc,
35:27je pense qu'à ce titre-là,
35:29la BCE
35:29est fondée
35:30à se dire
35:31puisque les bornes
35:32sont dépassées,
35:33il faut que j'y aille
35:34mais voilà,
35:35elle y va
35:36avec regret
35:37parce que ça ne se passe pas
35:38entraînant des pieds
35:39quand même alors.
35:39Ça ne se passe pas
35:40comme attendu.
35:41Ça,
35:41c'est le premier point.
35:42Le deuxième point,
35:43c'est qu'il faut
35:44qu'elle monte
35:45cette eau
35:45face à un choc d'offres
35:47et on sait bien
35:48que la politique monétaire
35:50n'est pas la mieux adaptée
35:52à un choc d'offres
35:53donc,
35:54elle va le faire
35:55sans doute
35:55mais là encore,
35:57ce n'est pas terrible
35:57avec réticence.
35:59En fait,
35:59l'argument le plus fort
36:00c'est celui
36:00qu'a proposé Bertrand
36:02c'est-à-dire que bon,
36:03il y a un passé
36:05qui a ressemblé
36:06à une petite faute de car
36:09pour parler
36:10d'un faute d'écart
36:10un mauvais d'écart
36:11comme le ski
36:12c'est gentil.
36:13Voilà,
36:13mais en fait,
36:14donc,
36:15ils vont le faire
36:16parce que
36:17bis repetita
36:18non placent quoi.
36:20Ils ne veulent pas
36:20recommencer
36:21mais je pense
36:22qu'ils le font
36:23avec réticence
36:25et donc,
36:26la hausse,
36:26ils vont la faire,
36:27ça oui.
36:29Quelle porte ça ouvre ?
36:31Ils montrent simplement
36:32qu'ils sont réactifs,
36:33que lutter contre
36:35les anticipations
36:36inflationnistes
36:37même dans un contexte
36:38de faible,
36:39très faible croissance économique
36:41ça ne leur fait pas peur.
36:43Donc,
36:43ils s'achètent des crédits
36:44comme ça
36:44et puis après,
36:46ils vont bien voir
36:46ce qui se passe
36:47parce que comme tout le monde,
36:48on n'a aucune idée
36:49de ce qui va se passer.
36:51Donc,
36:51une communication
36:51qui va rester ouverte ?
36:53À mon avis,
36:54enfin,
36:55elle sera ouverte
36:56et ça ne va pas être
36:58un discours
36:59de durcissement
37:01de la politique monétaire.
37:03Ça va être un...
37:03On prend une assurance.
37:05Vous voyez qu'on n'a pas peur
37:06de le faire
37:07mais je ne pense pas
37:08que ça ira au-delà
37:09et que les hausses
37:11de taux derrière,
37:12en fait,
37:13je pense qu'ils n'ont pas envie
37:14de conforter le marché
37:16dans cette direction.
37:18Je dirais plutôt
37:19c'est un dove-aïque.
37:22C'est quelque chose comme ça.
37:24Un point, Bertrand,
37:25qui a été discuté,
37:27mis sur la table
37:27par certains membres
37:28de la Banque Centrale Européenne,
37:31ceux en faveur
37:32des hausses de taux,
37:33c'est de dire
37:35aussi sous forme
37:35d'avertissement,
37:36j'allais dire,
37:37aux dirigeants
37:38et au gouvernement
37:39de la zone euro.
37:41Attention,
37:42parce que
37:42la réponse budgétaire
37:44et fiscale
37:45a été très forte
37:46ces dernières années.
37:47C'est aussi
37:48ce qui a sans doute
37:48participé
37:49à l'entretien
37:51de l'inflation
37:52ou du risque
37:53inflationniste
37:54en zone euro.
37:55Attention,
37:56si vous vous mettez
37:57à accommoder
37:58à nouveau
37:59ce choc de prix
38:02avec une ampleur
38:03un peu trop importante,
38:05nous,
38:05on sera obligé
38:06d'en faire peut-être,
38:07de faire peut-être
38:08cette troisième
38:09hausse de taux.
38:10L'équilibre
38:11du policy mix,
38:12cela paraît quand même
38:13plus confortable
38:14pour la Banque Centrale Européenne.
38:15Le niveau d'accommodation
38:17budgétaire
38:17semble quand même
38:18moins délirant,
38:20moins démesuré.
38:22Mais ça a des limites.
38:23Je rejoindrai un peu
38:24Hervé.
38:26Aller faire
38:27de la bonne vieille discipline
38:28budgétaire
38:29par le message
38:30envoyé par la Banque Centrale,
38:32c'est l'état d'esprit
38:34dans lequel certains
38:34des membres
38:35de la Banque Centrale sont.
38:37Mais c'est difficile
38:38à faire admettre
38:39en année électorale
38:40en France.
38:41Alors on sait tous
38:42les chiffres de dettes
38:43sur PIB
38:43de la France,
38:44de la Belgique,
38:45de l'Italie,
38:45il ne faut pas l'oublier.
38:47Mais dans l'ensemble,
38:49les budgets actuels,
38:51pourvu que les trajectoires
38:52restent celles
38:53qui avaient été promises,
38:54en France on a
38:55quelques mal
38:55à les piloter,
38:56ça devrait être
38:57dans l'ordre du acceptable
38:58pour une BCE
38:59à peu près sereine.
39:01Faire une troisième hausse
39:03dans un contexte
39:04un petit peu dur
39:05pour envoyer
39:06un message aux politiques
39:07avant l'élection
39:08présidentielle française
39:09alors que la France
39:10émet cette année
39:10310 milliards de dettes,
39:12que l'Allemagne
39:13c'est autour
39:13de 500 milliards,
39:14que le,
39:14bon,
39:15j'allais dire
39:15le trésor britannique
39:16mais il n'est pas
39:17dans la BCE bien entendu
39:17mais enfin,
39:18c'est un effet de supply
39:19dont il faut parler.
39:20C'est 300 milliards
39:21de sterling.
39:23C'est quand même,
39:24là pour le coup
39:24on touche à des limites
39:25politiques,
39:26la BCE a des marches
39:27pour envoyer ses signaux
39:28sans qu'ils deviennent
39:29publics et aussi frontaux.
39:31Donc voilà.
39:32Et Marek,
39:33qu'est-ce que ça change
39:34ou qu'est-ce que ça ne changera pas
39:35cette hausse de taux
39:36de la BCE ?
39:37Peu de choses,
39:37aujourd'hui 0,25
39:38c'est pas grand chose
39:39donc peu d'impact
39:40sur les marchés
39:41donc ça c'est plutôt
39:42plutôt assez agréable.
39:44Ce qu'on espère surtout
39:45c'est que
39:46c'est que s'il y a
39:47fin de conflit
39:48et que l'inflation baisse
39:50ils arriveront
39:51à s'adapter.
39:52C'est ça le plus important
39:53quelque part
39:54parce que la BCE
39:55a souvent été
39:56assez mauvaise
39:57à ce jeu-là
39:58au jeu de financement
39:59de la croissance
40:00là où les Etats-Unis
40:01ils ont été
40:02100 fois meilleurs
40:02et l'Europe
40:04a toujours voulu
40:05plutôt jouer
40:06sur les sujets
40:08de déficit
40:09et de dettes
40:11là où les Etats-Unis
40:12ont toujours été
40:12orientés sur la croissance
40:14et quand on regarde
40:15aujourd'hui
40:15le PIB global américain
40:17par rapport au PIB
40:18global européen
40:20on voit les écarts
40:21qu'il y a eu
40:21en 15 ans
40:22ou en 20 ans
40:22avec deux types
40:23de politiques monétaires
40:24qui ont été opposées
40:25l'une et l'autre.
40:27Donc c'est vrai
40:28qu'on a envie
40:29d'avoir une BCE
40:30un peu meilleure
40:31qui élève un petit peu
40:33son niveau de jeu
40:33parce qu'aujourd'hui
40:35ils sont encore faibles
40:36ils sont beaucoup
40:37trop faibles aujourd'hui
40:38dans leur communication
40:38dans leur capacité
40:40à s'adapter rapidement
40:42efficacement
40:43y compris dans le discours
40:44à prendre des vrais paris
40:45parce que souvent
40:47il faut oser
40:48et là où les Américains
40:50je pense
40:50étaient quand même
40:51bien meilleurs.
40:51Alors depuis
40:54quelques trimestres
40:54on a un petit peu
40:55de signe d'amélioration
40:56de la part de la Banque centrale
40:58qui a été un petit peu meilleure
40:59là dans sa réactivité
41:02donc on était plutôt contents
41:04de voir enfin
41:04une Banque centrale européenne
41:05un peu plus à contre-temps
41:07moins à contre-temps
41:08et totalement
41:09voire très très en retard
41:11donc là pour le coup
41:12on a eu plutôt
41:13de proactivité
41:14là où la Fed
41:14était un peu engluée
41:16ces derniers temps
41:18on était plutôt contents
41:19de voir ça
41:19donc on espère
41:20que ça va continuer
41:21et qu'ils vont continuer
41:22à améliorer
41:22leur niveau de technicité.
41:24Comment se pose l'équation
41:25pour la Réserve fédérale
41:27américaine
41:28et notamment la Fed
41:29de Kevin Walsh
41:30qu'on va découvrir
41:31alors on le connaît déjà
41:32mais on va le découvrir
41:33en tant que président de la Fed
41:34à partir de la semaine prochaine
41:35Bertrand
41:36en quoi l'équation américaine
41:38monétaire
41:39est différente
41:39de l'équation européenne ?
41:41Ah
41:42elle est différente
41:42en bien des points
41:43bon l'inflation
41:44la trajectoire
41:45elle peut ressembler
41:46un petit peu
41:47elle est un petit peu au-dessus
41:48mais les gains de productivité
41:49c'est pas les mêmes
41:50le marché de l'emploi
41:51c'est pas les mêmes
41:53le lien à l'IA
41:54c'est pas le même non plus
41:56et puis
41:56on a un tout nouveau
41:58gouverneur
42:00un chairman
42:01qui à mon avis
42:02va surprendre positivement
42:03on a beaucoup attendu
42:04que ce soit la marionnette
42:05de Trump
42:06je crois pas que ce soit le cas
42:07vu
42:09sa biographie
42:10vu ce qu'il a fait
42:11dans le passé
42:12ses capacités
42:13à se mettre en frontal
42:14face à ses
42:15ses chefs
42:16on pense qu'on a quelqu'un
42:17là d'assez indépendant
42:19et c'est peut-être
42:20une bonne nouvelle
42:20pour la Fed aussi
42:21il travaille à ça
42:22depuis des années
42:23il est passé à la Fed
42:24comme gouverneur 2006-2011
42:26depuis j'imagine que
42:27le projet d'y revenir
42:28et d'être un jour président
42:29ne l'a pas quitté
42:30en tout cas
42:31il travaille
42:32à cet objectif
42:33depuis des années
42:34c'est pas pour saper
42:36toute cette crédibilité
42:37comme ça
42:38en une ou deux réunions
42:39alors je connais pas
42:40ses ambitions personnelles
42:41je crois qu'on a compris
42:43en lisant quand même
42:44que ça faisait partie
42:45de ses ambitions
42:46déjà dans les précédentes
42:48nominations
42:48autour de nominations
42:49et puis il a un parcours
42:50assez atypique
42:51parce qu'il a travaillé
42:52en banque d'affaires
42:52chez Morgan
42:53et puis aussi
42:53un parcours académique
42:55le mix des deux
42:56à mon avis
42:56il a envie
42:57c'est de la psychologie
42:58de bas étage
42:58mais vous me le pardonneriez
42:59j'espère
42:59il a envie de montrer
43:00qu'il sait faire quelque chose
43:02d'assez novateur
43:03et de pragmatique
43:05donc on va voir
43:06moi je pense
43:07encore
43:08j'insiste
43:08parce que c'est le gros message
43:09qui va peut-être pas être
43:11la marionnette
43:11faite là
43:12pour baisser les taux
43:13sur commande
43:14que monsieur Trump
43:15peut-être a cru espérer
43:16il y a quelques mois
43:17et donc la fête
43:18sous Walsh
43:18va peut-être
43:20monter les taux
43:21là aussi
43:22moi je pense
43:23qu'il y a la place
43:23aussi là aussi
43:24pour monter les taux
43:25je serais curieux
43:25d'entendre mes camarades
43:27et leur propre opinion
43:28sur le sujet
43:28sachant qu'on n'est jamais
43:29vraiment retourné
43:30au taux neutre
43:31enfin en tout cas
43:31dans la fourchette haute
43:34de l'estimation
43:35de taux neutre
43:36donc on n'est pas revenu
43:37à une vraie neutralité
43:38de la politique
43:38monétaire aux Etats-Unis
43:39ça se débat ?
43:41il envoie des signaux
43:42contradictoires
43:43parce que d'un côté
43:43il réaffirme
43:44la target des 2%
43:46il s'y tient
43:47et en même temps
43:47il dit que l'économie
43:49ne se comporte plus
43:49comme dans les années 2010
43:50et que peut-être
43:52le taux neutre
43:52ne se calcule plus
43:52de la même façon
43:54donc il y a à boire
43:55et à manger
43:56là j'avoue
43:56que je n'ai pas compris
43:57exactement où il voulait
43:58en venir
43:59sinon que sans doute
44:00il veut se dégager
44:01des marges de manœuvre
44:02dans le futur
44:02mais toucher
44:04à la target des 2%
44:07on en entend parler
44:07à chaque président
44:09de la Fed
44:10et à chaque fois
44:11les 2% restent
44:12et les présidents
44:13de la Fed passent
44:14il reste comme objectif
44:15ça fait 5 ans
44:16qu'on n'a pas vu
44:162% sur l'inflation américaine
44:18au moins 5 ans
44:19aujourd'hui
44:20Hervé il nous reste
44:20quelques secondes
44:21sur Kevin Warch
44:22le marché aura forcément
44:24envie de se confronter
44:25à Kevin Warch
44:26comme nouveau chair
44:27de la Fed
44:28je pense que
44:28si on était dans un
44:29diagnostic conjoncturel
44:31classique
44:31la question ça serait
44:32enlever le biais baissier
44:34de la communication
44:36de la banque centrale
44:37après sur un plan
44:38plus politique
44:39politique personnelle
44:40pour Kevin Warch
44:42il faut qu'il trouve
44:43sa place
44:44entre l'exécutif
44:45d'une part
44:46et le comité
44:47de politique monétaire
44:48de l'autre
44:50aujourd'hui
44:51il est plutôt
44:52du côté
44:52de l'exécutif
44:54il faut qu'il
44:55trouve sa place
44:56gagne la confiance
44:57du comité
44:58de politique monétaire
44:59donc aujourd'hui
45:00il ne faut pas
45:01qu'il plante un couteau
45:02dans le dos
45:03du président Trump
45:03mais il faut
45:04qu'il le trahisse
45:05en partie
45:06pour pouvoir
45:08actionner
45:08le comité
45:09de politique monétaire
45:11c'est ça
45:12l'enjeu
45:12mais sans perdre
45:14complètement
45:14la confiance de Trump
45:15donc il faudra
45:16qu'il soit habile
45:17mais la question
45:19est moins économique
45:20que politique
45:21aujourd'hui
45:21j'ai dit dans le bestiaire
45:22des banques centrales
45:23alors on sort un peu
45:24des oiseaux
45:25les faucons
45:26les colombes
45:27la chouette
45:28la garde
45:28il faudra qu'il soit
45:29anguille
45:30on a un peu ça
45:31au départ
45:32mais le bestiaire
45:34des banquiers centraux
45:35s'élargit encore un peu plus
45:36avec l'arrivée de Kevin Warch
45:37merci à vous trois
45:38messieurs
45:38d'avoir été les invités
45:39de Planète Marché
45:39ce soir
45:40Hervé Gouletker
45:41Accuracy
45:41Bertrand Rocher
45:42Mirova
45:43Emerick Didet
45:44Pergam
45:44était nos invités
45:55le dernier quart d'heure
45:57de Smartbourg
45:57chaque soir
45:58c'est le quart d'heure
45:58thématique
45:59le thème ce soir
46:00c'est celui
46:00des infrastructures
46:02des infrastructures
46:03critiques
46:03à l'heure
46:04où les enjeux
46:05de souveraineté
46:06l'emportent
46:07en Europe
46:07bien sûr
46:08nous en parlons
46:09avec le fondateur
46:10et directeur général
46:11de Rivage Investment
46:12à mes côtés
46:12en plateau
46:13Hervé Bénard
46:14bonsoir Hervé
46:15bonsoir
46:15merci beaucoup
46:16d'être avec nous
46:16on va parler de Rivage
46:18et de l'activité de Rivage
46:19alors qu'il y a une société
46:21spécialisée dans la dette privée
46:22d'infrastructures
46:23que vous avez fondée en 2010
46:24donc 15 ans de track record
46:26comme on dit
46:26plus de 8 milliards d'euros
46:28d'actifs sous gestion
46:29aujourd'hui
46:30mais avant de parler
46:31spécifiquement de Rivage
46:32je voulais qu'on parle
46:33de la classe d'actifs
46:34infrastructures
46:34parce que j'avais pas en tête
46:35que c'était un savoir-faire
46:37aussi français
46:38et aussi reconnu mondialement
46:41Hervé
46:41oui c'est vrai que
46:43les infrastructures
46:45ont une longue tradition
46:46une longue histoire
46:47assez française
46:48pour un certain nombre
46:49de raisons
46:50d'abord les infrastructures
46:52la France est un des pays
46:53qui a la plus longue histoire
46:55d'impliquer le secteur privé
46:57ça fait depuis le 19ème siècle
46:59qu'on a inventé
47:00des concessions
47:00pour pouvoir gérer
47:02un certain nombre de choses
47:03et puis on a un certain nombre
47:04d'acteurs majeurs
47:05des infrastructures
47:06on a des constructeurs
47:08parmi les plus gros au monde
47:09on peut citer Vinci
47:10Bouygues
47:12des acteurs du secteur de l'eau
47:13qui sont aussi majeurs
47:14comme Veolia
47:16et tout ça
47:16ça fait que la France
47:17est assez bien positionnée
47:18et puis a fait le choix
47:19comme on le sait tous
47:20depuis longtemps
47:20des infrastructures
47:22pour se développer
47:23le TGV
47:23le nucléaire
47:25qui aujourd'hui
47:25prend tout son sens
47:26et on sait pourquoi
47:28et puis c'est l'un des secteurs
47:29où finalement
47:30l'Europe se défend
47:31assez bien
47:32par rapport aux Etats-Unis
47:33puisque si on regarde
47:33la taille de ce secteur
47:35les infrastructures
47:36en Europe
47:37sont à peu près
47:37un secteur
47:38qui a la même taille
47:38que celui
47:40des infrastructures
47:41aux Etats-Unis
47:41c'est pas vrai pour tout
47:43donc pour une fois
47:44qu'on peut le dire
47:44C'est la seule classe d'actifs
47:45pour laquelle on peut dire ça
47:46même
47:47Absolument
47:47on révalise très bien
47:50sur ce secteur-là
47:51et tant mieux
47:52Bon mais je crois
47:53que c'est important
47:53de l'avoir en tête
47:54une fois qu'on a posé
47:55ce décor
47:56Hervé
47:56qu'est-ce qui caractérise
47:57là depuis 15 ans
47:58RIVAGE Investment
47:59dans l'univers
48:00de la gestion d'actifs
48:01mais dans l'univers
48:01des infrastructures
48:02plus précisément
48:03Non bien sûr
48:03Alors RIVAGE Investment
48:05on est le leader
48:08européen indépendant
48:09de la dette infrastructure
48:10donc la société
48:11a été créée
48:11il y a une quinzaine
48:13d'années
48:13on gère aujourd'hui
48:15une petite dizaine
48:15de milliards d'euros
48:17on a 65 collaborateurs
48:19qui s'occupent
48:22de ces investissements
48:23qui sont répartis
48:24principalement
48:24à Paris
48:26mais également
48:26à New York
48:27et à Londres
48:28où on a des équipes
48:28d'investissement
48:29dans ces pays
48:31depuis l'origine
48:32on a financé
48:33un peu plus
48:33de 300
48:34projets d'infrastructures
48:38à travers
48:39là aussi
48:39différentes géographies
48:40et différents secteurs
48:41bien sûr
48:42l'énergie
48:43bien sûr
48:43le digital
48:45mais également
48:46des secteurs
48:47un peu plus traditionnels
48:48les transports
48:49l'eau
48:49la valorisation
48:50des déchets
48:53historiquement
48:53nos investisseurs
48:54sont plutôt
48:55des institutionnels
48:56aujourd'hui
48:57on a un peu plus
48:58de 80 investisseurs
48:59institutionnels
49:00qu'on accompagne
49:01principalement
49:02des compagnies
49:02d'assurance
49:03des fonds de pension
49:05en Europe
49:06un tout petit peu
49:06en Asie également
49:09et donc
49:10on continue
49:11à poursuivre
49:12notre développement
49:14notamment
49:14en s'ouvrant
49:15aussi à une clientèle
49:17patrimoniale
49:17depuis
49:18quelques temps
49:20l'infra
49:21est une classe
49:21d'actifs
49:22adaptée
49:22justement
49:23à un public
49:24différent
49:24comme celui
49:25de l'accidentèle
49:25patrimoniale
49:26Hervé
49:26alors
49:27oui
49:28c'est vrai
49:28que c'est un secteur
49:30un peu moins
49:30classique
49:31dans l'allocation
49:32d'actifs
49:33mais c'est assez
49:34bien adapté
49:34parce que
49:35les infrastructures
49:36ça correspond
49:37à des actifs
49:38essentiels
49:39et à des actifs
49:41qui sont
49:42assez peu cycliques
49:43contrairement
49:44à la dette
49:45corporette
49:46ou au secteur
49:47du corporette
49:47grosso modo
49:48on a besoin
49:48de se transporter
49:49on a besoin
49:50d'eau
49:51et d'électricité
49:52quel que soit
49:53le point
49:53dans le cycle
49:54économique
49:54et donc
49:55ça donne
49:56des actifs
49:57qui sont
49:57assez résilients
49:58dont la valeur
50:00n'est pas
50:01tellement
50:01affectée
50:02par les cycles
50:02économiques
50:03donc il y a
50:03aujourd'hui
50:04un intérêt
50:05au rendement
50:06qui convient
50:07qui vient
50:08de la demande
50:08assez importante
50:09et des besoins
50:10d'infrastructure
50:10on va en parler
50:11dans un moment
50:12mais une assez
50:14grande résilience
50:15et une diversification
50:16dans les portefeuilles
50:17d'investissement
50:17et les investisseurs
50:18institutionnels
50:19l'ont bien compris
50:20en s'étant
50:21positionnés
50:22de ma signière
50:23assez importante
50:24depuis pas mal
50:25de temps
50:25sur cette classe
50:25d'actifs
50:26non seulement
50:26c'est une classe
50:27d'actifs
50:27qui est relativement
50:29insensible
50:29comme vous dites
50:30au cycle économique
50:31à la conjoncture
50:32mais dans un monde
50:33où les transitions
50:35je les mets au pluriel
50:36ça parente parfois
50:37des disruptions
50:37l'innovation
50:38va très vite
50:39on pourra parler
50:40du digital
50:40dans ce monde
50:42entre transition
50:42et disruption
50:43c'est même une classe
50:44d'actifs
50:44qui bénéficie
50:45de ces mouvements
50:47de ces changements
50:48de ces ruptures
50:49parfois
50:50alors oui
50:50c'est vrai
50:51qu'on est dans
50:51un contexte
50:51de marché
50:52qui est assez
50:53intéressant pour nous
50:54puisque
50:55j'irais qu'historiquement
50:56la classe d'actifs
50:57infrastructure
50:57était assez nécessaire
50:58mais c'était pas
50:59ça faisait pas
51:00la une des journaux
51:01c'était pas
51:02ce qui créait
51:03le plus de croissance
51:04dans nos sociétés
51:05et nos économies
51:06il n'y avait pas la hype
51:07voilà
51:07on n'était pas
51:08en haut de la fiche
51:09on était utile
51:10mais bon
51:11c'est un petit peu
51:12un petit peu ennuyeux
51:13c'était pas le vecteur
51:14de croissance premier
51:15le monde a un petit peu
51:16changé
51:16parce qu'aujourd'hui
51:17la croissance
51:18c'est quoi ?
51:19c'est une transition énergétique
51:21on ne peut plus avoir
51:22du gaz abondant
51:24de manière certaine
51:25donc il faut forcer
51:26cette transition
51:26assez rapidement
51:27il n'y a pas 50 moyens
51:28de le faire
51:29ce sont les énergies
51:30renouvelables
51:31et ce sont également
51:32les nouveaux secteurs
51:33le biométhane
51:34ou autres
51:35qui permettent
51:35de répondre à ça
51:36de manière indépendante
51:37et autonome
51:38il y a également
51:39la révolution
51:40et la transition
51:41digitale
51:42l'intelligence artificielle
51:43les data centers
51:44et donc là aussi
51:45une sorte
51:46une sorte
51:47de cercle
51:48de besoins
51:48avec des besoins
51:50d'électricité
51:50très importants
51:51pour fournir
51:52l'électricité
51:53à ces objets
51:54et puis enfin
51:55la souveraineté
51:55on s'aperçoit
51:56que nos infrastructures
51:58sont parfois
51:59un petit peu à risque
52:00et dépendantes
52:02d'autres géographies
52:03nos chaînes d'approvisionnement
52:04également
52:05et donc il faut avoir
52:06des infrastructures
52:06robustes
52:07pour éviter
52:08d'avoir des expositions
52:09et des risques
52:10sur cet environnement
52:12géopolitique changeant
52:13donc ces trois tendances
52:15qui sont quand même
52:16des disruptions
52:17par rapport au monde
52:17qu'on connaissait
52:18amènent des besoins
52:20qui sont
52:21très importants
52:23et amènent l'infrastructure
52:24à jouer un peu
52:24un rôle pivot
52:25puisque si on n'a pas
52:26ces infrastructures
52:27finalement on ne va pas réussir
52:29à délivrer le potentiel
52:30de croissance
52:31de nos économies
52:32donc c'est redevenu
52:33en fait une infrastructure
52:34qui est au cœur des sujets
52:35cette notion
52:36cet enjeu de souveraineté
52:37ça change quand même
52:38profondément les choses
52:39j'ai l'impression
52:39dans la manière
52:40d'investir
52:41si on prend l'exemple
52:42du digital
52:44comment justement
52:45l'enjeu
52:46le besoin d'infrastructure
52:47se caractérise
52:48dans le digital
52:49en Europe
52:50sachant que
52:52beaucoup estiment
52:53que certaines batailles
52:54sont déjà perdues
52:55dans le numérique
52:56que l'Europe a déjà perdu
52:57un certain nombre
52:57de batailles
52:58face aux américains
53:00d'un côté
53:01face à la Chine
53:02de l'autre
53:02quand je dis
53:02perdues certaines batailles
53:03ça veut dire
53:04qu'il y en a peut-être
53:04d'autres qui méritent
53:05encore d'être menées
53:06dans cet univers
53:07du digital
53:08avec cet enjeu
53:09de souveraineté
53:10notamment Hervé
53:11oui tout à fait
53:13le digital
53:14effectivement
53:14l'Europe
53:15est un petit peu
53:17derrière
53:17par rapport aux Etats-Unis
53:19en capacité
53:20bien évidemment
53:21de calcul
53:22et notamment
53:22de data center
53:23mais on a un certain
53:25nombre d'atouts
53:25pour accélérer
53:27et rattraper
53:28notre retard
53:29alors je ne suis pas
53:30certain
53:31il y a des spécialistes
53:33qui pourront réfléchir
53:34à ces questions
53:34qu'on arrivera
53:35à avoir des modèles
53:36d'IA
53:37qui seront supérieurs
53:38à nos amis américains
53:39mais en revanche
53:40il y a d'autres secteurs
53:40un peu plus traditionnels
53:42qui sont le cloud
53:43où l'Europe
53:44est très très en retard
53:46où les data centers
53:47qui sont nécessaires
53:48pour faire tourner
53:49ces fameux modèles
53:49d'intelligence artificielle
53:51et qui deviendront peut-être
53:52le moyen aussi
53:53de redonner
53:54de la compétitivité
53:55à nos économies
53:56et pour donner
53:57un petit peu
53:58quelques notions
53:59de souveraineté
53:59aujourd'hui
54:01les corporate européens
54:03dépensent
54:04environ 265 milliards d'euros
54:06auprès des hyperscalers
54:07américains
54:08achetant toutes sortes
54:08de services
54:09donc AWS
54:10Google
54:11Microsoft
54:12voilà
54:12et tous ces gens-là
54:14et ce qui est d'autant
54:14plus embêtant
54:15c'est qu'aujourd'hui
54:17il y a l'US Data Act
54:19qui permet notamment
54:20aux américains
54:20d'avoir un accès
54:21aux données
54:23où qu'elles soient
54:23à partir du moment
54:24où vous avez
54:25un maillon de la chaîne
54:26qui va être teinté
54:27d'un composant américain
54:28donc pour être indépendant
54:30il faut se développer
54:31il faut construire
54:31des data centers
54:32et un petit chiffre
54:33entre aujourd'hui
54:35et 2040
54:35la capacité doit être
54:36multipliée par 5
54:38c'est vrai qu'on a des outils
54:39notamment en France
54:40parce qu'en France
54:41on a une électricité nucléaire
54:43donc on a une électricité
54:45décarbonée
54:45et moins chère
54:46que chez nos voisins
54:47sauf Bank l'a compris
54:48je crois
54:48sauf Bank l'a compris
54:50c'est très bien identifié
54:51avec cet investissement
54:5275 milliards
54:54annoncé
54:54lors de Choose France
54:55et la France
54:57aujourd'hui
54:57c'est 350 projets
54:59de data centers
55:02et puis
55:02c'est également
55:04un environnement
55:05qui devient
55:05de plus en plus
55:07porteur
55:07puisqu'il y a eu
55:09récemment
55:10une évolution réglementaire
55:11qui permettra
55:11aux data centers
55:12d'avoir
55:13des permis
55:14et des autorisations
55:15qui sont beaucoup plus rapides
55:16donc
55:17il y a une bonne chance
55:18pour que la France
55:19prenne une position
55:20de leader
55:21sur ce marché en Europe
55:22en tout cas
55:23c'est ce qu'on peut se souhaiter
55:24sur la question énergétique
55:26cette fois
55:27Hervé
55:27alors
55:29évidemment
55:30puisque
55:31l'IA s'est transformée
55:33de l'électricité
55:34en intelligence
55:35comme nous dit
55:35Arthur Mensch
55:36on comprend
55:37évidemment
55:37avec cette phrase
55:38très éclairante
55:39je trouve
55:40on comprend
55:40le besoin
55:41d'électrification
55:42et les plans
55:42s'accumulent
55:43il y a
55:43cette envie stratégique
55:45évidemment
55:46des pays européens
55:47d'accélérer
55:48sur l'électrification
55:49est-ce que vous le constatez
55:51et dans une zone
55:52comme l'Europe
55:53où on parle beaucoup
55:53d'hétérogénéité
55:55avant de parler d'union
55:56est-ce que vous constatez
55:57différents marchés
55:58de l'énergie
55:58est-ce que c'est autant
55:59d'opportunités pour vous
56:00en tant qu'investisseur
56:03en infrastructure
56:04ou est-ce que ça complique
56:05énormément les choses
56:06ou est-ce qu'il y a quand même
56:07des tendances de fonds
56:08qui sont communes
56:10en matière
56:11de stratégie énergétique
56:12bien sûr
56:12alors il y a un petit peu
56:13de tout ça
56:14alors effectivement
56:14les pays européens
56:15ont eu des stratégies
56:17un peu différentes
56:18sur leur production
56:19et leur mix énergétique
56:20donc on peut penser
56:21à la France
56:22sur le nucléaire
56:22on peut penser
56:23à l'Allemagne
56:24qui avait misé
56:25pas mal
56:26sur le gaz
56:27on peut penser
56:28à la Pologne
56:28qui a encore
56:28beaucoup de charbon
56:29on peut penser
56:30à l'Espagne
56:30qui a misé massivement
56:31sur le solaire
56:32donc chaque pays
56:33a un peu un mix énergétique
56:34différent
56:36et il ne faut pas oublier
56:37que l'électricité
56:38ça ne se transporte
56:38pas si bien que ça
56:39au-delà de 500 km
56:40c'est compliqué
56:41donc il demeure
56:43un certain nombre
56:43de spécificités géographiques
56:45qu'il faut prendre en compte
56:46dans nos investissements
56:47et les orienter
56:48sur les marchés
56:49qui sont les plus porteurs
56:50alors s'agissant
56:51de l'électrification
56:52en revanche
56:53c'est une tendance
56:54un peu plus générale
56:55et un peu plus partagée
56:56dans les différents pays
56:58parce qu'elle va essentiellement
57:00dépendre
57:01bien sûr
57:02du développement
57:03de l'industrie
57:03mais également
57:04des transports
57:06qui sont
57:06bien évidemment
57:07un gros vecteur
57:09de la demande
57:09en électricité
57:10et on ressent tous
57:11que la question
57:13de la voiture électrique
57:14est pas loin
57:15d'un point de bascule
57:16ça repart
57:17ça repart
57:18donc effectivement
57:19il faut y aller
57:20et on voit
57:22la demande
57:22qui est en train
57:23de croître
57:24sur ces sujets
57:25et qui permet
57:26un certain rattrapage
57:27parce que l'électrification
57:29était un petit peu
57:30en retard
57:30en Europe
57:31par rapport à ce que voulait
57:32la puissance publique
57:33et puis un petit peu
57:34les plans de prévision
57:35donc il y a un phénomène
57:36de rattrapage en ce moment
57:38qui est poussé aussi
57:39par des prix de l'énergie
57:40qui sont très élevés
57:41et notamment
57:42bien sûr
57:43du pétrole
57:44bon effectivement
57:45ça participe
57:46du réveil européen
57:48avec un monde
57:49en train de se recomposer
57:51sous nos yeux
57:51et ces enjeux de souveraineté
57:53qui viennent aujourd'hui
57:53guider un bon nombre
57:54d'investissements
57:55notamment dans le domaine
57:56des infrastructures critiques
57:58merci beaucoup Hervé
57:59merci d'être venu
58:00nous éclairer
58:01sur ces enjeux
58:02et ce lien
58:03entre l'investissement
58:04en infrastructures
58:04et la question
58:05de la souveraineté européenne
58:07aujourd'hui
58:07Hervé Bénard
58:08fondateur
58:09et directeur général
58:10de Rivage Investment
58:11était l'invité
58:11de ce dernier quart d'heure
58:12de SmartPourse
58:13Générique
58:15Générique
58:17Générique
58:19Générique
58:21Générique
58:22Générique
58:22Générique
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