Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 28 minutes
Mardi 14 avril 2026, retrouvez Nathalie Benatia (Macroéconomiste, BNP Paribas Asset Management), Michel Prouteau (Partner, Pareto Asset Management), Matthieu de Clermont (Directeur des investissements Assurance & Stratégies Réglementaires, Allianz GI) et Louis Albert (Directeur de la gestion Actions, Auris Gestion) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bismarck for Change.
00:12Pour rester à l'écoute des marchés chaque jour, vous nous suivez à 17h en direct à la télévision via
00:16vos box
00:17et vous nous retrouvez chaque soir dans la foulée, en rattrapage, en replay sur bismarck.fr ou en podcast
00:22sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:24Au sommaire de cette édition ce soir, c'est bien l'idée d'une désescalade dans le golfe
00:29qui domine encore les marchés aujourd'hui, avec des actifs risqués qui poursuivent leur rebond et leur reprise
00:37au point même que Wall Street a effacé le choc de la crise iranienne et de ses quelques semaines de
00:43baisse consécutive.
00:44Le S&P 500 et le Nasdaq sont revenus sur les niveaux qui prévalaient avant le déclenchement du conflit
00:49avec un S&P 500 très proche à nouveau de ses sommets historiques.
00:54L'Europe et l'Asie sont encore un peu en retard, mais ce mouvement de rebond semble plutôt bien engagé
01:00à ce stade
01:01avec en parallèle une détente des cours du pétrole assez significative aujourd'hui.
01:05Bien simple, depuis que les Etats-Unis ont décrété un blocus sur le détroit d'Hormuz,
01:09les cours du pétrole ont dû reculer d'une bonne dizaine de pourcents
01:12avec un baril de Bren qui se traite autour de 95 dollars.
01:15Au moment où on se parle, évidemment, la situation reste fragile,
01:21et notamment le sort d'Hormuz qui reste un sujet critique pour l'approvisionnement en pétrole.
01:27C'est un sujet immédiat, mais plus globalement pour la liberté de circulation
01:30à travers les différentes routes maritimes névralgiques autour du globe.
01:36Un sujet qui est donc suivi de près par de nombreux pays aujourd'hui.
01:40Voilà pour la situation géopolitique et la situation des marchés.
01:44Nous en discuterons dans un instant, bien sûr, avec nos invités.
01:47Et puis l'autre volet de l'actualité concerne désormais les entreprises.
01:50Nous entrons dans la saison de publication des résultats et des chiffres d'affaires du premier trimestre.
01:55À ce titre, LVMH voit sa croissance, ou plutôt son absence de croissance, à nouveau sanctionnée.
02:01Le titre écope d'une peine relativement légère, une baisse de 1 à 2% pour le titre LVMH aujourd
02:07'hui.
02:07Les banques américaines continuent de publier avec un trimestre spectaculaire pour les activités de JP Morgan.
02:14Pauline Grattel vous apportera un peu plus de détails dans un instant.
02:17Et puis nous suivrons dès ce soir et demain matin d'autres publications de poids lourds en Europe,
02:22notamment avec le groupe ASML qui publiera ses résultats demain matin avant l'ouverture des marchés.
02:28Voilà donc pour le topo.
02:30Et puis le dernier quart d'heure de Smart Bourse, vous le savez chaque soir, le quart d'heure thématique
02:33qui nous emmènera du côté des marchés nordiques ce soir, des marchés qui bénéficient d'une attractivité grandissante
02:39avec, il faut le dire, dans le contexte actuel, une indépendance énergétique pour des pays comme la Norvège ou la
02:46Suède
02:46qui bien rend les marchés nordiques plus intéressants peut-être que d'autres.
02:52Nous en parlerons avec les équipes de Pareto Asset Management et l'un des partenaires de Pareto AM,
02:57Michel Proutot qui sera avec nous en plateau dans ce dernier quart d'heure de Smart Bourse.
03:11Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel est avec nous
03:14et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
03:16Bonsoir Pauline.
03:17Bonsoir.
03:17Je ne sais pas si l'espoir fait une bonne stratégie.
03:19En tout cas, les espoirs sont aujourd'hui un soutien pour les marchés.
03:23Je parle bien sûr des espoirs de nouvelles négociations prochaines entre les parties américaines et iraniennes.
03:29Oui, les négociations pourraient reprendre dès la fin de cette semaine à Islamabad après l'échec des premières discussions.
03:36Le président Trump affirme que l'Iran l'a contacté afin de conclure un accord,
03:40mais exclut catégoriquement tout accord permettant à Téhéran d'obtenir l'arme nucléaire.
03:46Les marchés évoluent au rythme de la géopolitique au jour le jour
03:49et aujourd'hui ce sont les espoirs d'un cessez-le-feu de long terme qui l'emporte.
03:53Oui, des espoirs qui se traduisent évidemment par une nouvelle séance de détente pour les cours du pétrole.
03:58Oui, le baril de Brent cède jusqu'à plus de 3% au cours de la séance pour retomber autour
04:02de 95 dollars.
04:04Le WTI américain est en repli de plus de 5% à moins de 95 dollars.
04:09Sur les marchés obligataires, les rendements se stabilisent.
04:12Le 10 ans américain évolue autour de 4,30%.
04:15Le rendement allemand à 10 ans se détend légèrement pour évoluer autour de 3,05%.
04:21Sur le marché d'échange, le dollar cède du terrain face à un panier de grandes devises ramenant l'euro
04:26-dollar autour de 1,18%.
04:28Oui, le dollar qui fait partie des actifs qui ont été marqueurs du stress et du risque dans le marché.
04:33Et puis bien sûr les indices actions qui sont en hausse à nouveau aujourd'hui.
04:37Oui, en Europe, l'heure est au rebond avec un Eurostoxx 50 en hausse de 1%.
04:41Par exemple, le CAC 40 en France efface son léger repli d'hier et progresse de plus de 1%
04:47au cours de la séance
04:48pour revenir sur le seuil de 8300 points soutenus par Eurofence scientifique en hausse de plus de 5%
04:54après l'annonce de la session de Metlabs.
04:57En Asie, les indices ont clôturé en hausse ce matin avec un Nikkei gagnant 2,5% et un Kospi
05:02en hausse de près de 3%.
05:04Enfin, aux Etats-Unis, les indices ont déjà effacé la crise iranienne et poursuivent leur marche en avant
05:09avec un S&P 500 qui n'est plus qu'à 1% de son sommet historique
05:13et un Nasdaq qui entame sa dixième séance d'affilée dans le vert du jamais vu depuis 5 ans.
05:19Et des investisseurs qui vont garder un oeil bien sûr sur la géopolitique
05:22mais qui vont avoir l'autre oeil rivé sur les publications d'entreprises
05:26avec notamment le secteur bancaire aux Etats-Unis qui entame cette saison
05:29plutôt de belle manière si on en croit les résultats publiés par JP Morgan, la plus grande banque du monde.
05:35Oui, JP Morgan signe le deuxième meilleur trimestre de son histoire en termes de profit
05:40et dépasse les attentes au premier trimestre.
05:43Jamie Dimon parle d'excellents résultats avec un bénéfice net de 16,5 milliards de dollars.
05:49Les performances de chaque secteur d'activité sont solides.
05:52Dans la CIB, le chiffre d'affaires progresse de 20%.
05:55Les revenus des marchés sont à un niveau record.
05:57Les commissions de la banque d'investissement sont en hausse de 30%
06:00et le secteur des paiements affiche encore des performances robustes.
06:05Bref, c'est un sans-faute pour JP Morgan.
06:07Le titre est autour de l'équilibre dans les premiers échanges.
06:10Dans le secteur financier, Citigroup, Wells Fargo ou encore BlackRock étaient également au programme.
06:15Citigroup fait état d'un solide premier trimestre et ses résultats sont supérieurs aux attentes.
06:19Le bénéfice net s'établit à près de 6 milliards de dollars contre 4 milliards un an plus tôt.
06:24Le titre est en hausse de 2%.
06:26Wells Fargo fait état d'un bénéfice net en hausse de 7%.
06:29C'est supérieur aux attentes.
06:30La banque a su tirer profit de la volatilité des marchés.
06:34Malgré tout, le titre cède 5%.
06:36Enfin, le bénéfice de BlackRock s'envole de près de 50% au premier trimestre porté par les ETF.
06:42Les encours sous gestion du plus grand gestionnaire d'actifs du monde
06:45s'établissent à près de 14 000 milliards de dollars.
06:49Le titre est en hausse de 4% à l'ouverture de Wall Street.
06:52En France, les investisseurs ont pris connaissance des chiffres d'activité de LVMH et de Publicis pour ce premier trimestre.
06:57Le chiffre d'affaires de LVMH ne croit que de 1% au premier trimestre à 19 milliards d'euros.
07:02Alors que la fin d'année dernière était encourageante avec des signaux de reprise en Asie,
07:06le groupe est aujourd'hui pénalisé par le conflit au Moyen-Orient.
07:09Le titre recule de 2% à Paris.
07:12Publicis de son côté est en hausse de plus de 1% après une publication solide.
07:16La croissance organique est en hausse de plus de 6% et les objectifs annuels sont confirmés.
07:21Les perspectives sont encourageantes malgré un contexte difficile.
07:25Quels sont les événements prévus à l'agenda demain sur les marchés, Pauline ?
07:28Les investisseurs arbitreront demain les résultats de Kering publiés ce soir après la clôture des marchés.
07:33Les publications vont continuer demain avec celles de ASML, Johnson & Johnson, Bank of America, Morgan Stanley
07:38ou encore le chiffre d'affaires d'Hermès côté macro.
07:41L'inflation française du mois de mars en seconde lecture est attendue ainsi que la production industrielle de la zone
07:47euro pour le mois de février.
07:49Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel est avec nous et vous apporte les infos
07:54clés du jour sur les marchés.
08:06Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
08:09Nathalie Benathia est avec nous ce soir, macroéconomiste chez BNP Paribas Asset Management.
08:13Bonsoir Nathalie.
08:14Bonsoir.
08:15Merci d'être avec nous.
08:16Merci à Mathieu de Clermont d'être à nos côtés également.
08:18Bonsoir Mathieu.
08:19Bonsoir.
08:19Vous êtes le directeur des investissements, assurances et stratégies d'Allianz Global Investors.
08:23Et Louis Albert nous accompagne également, le directeur de la gestion actions d'Ori Gestion.
08:27Bonsoir et bienvenue Louis.
08:28Merci beaucoup.
08:29Parlons des actions avec vous, Louis, puisque le S&P 500, le Nasdaq ont effacé la crise iranienne.
08:34Je parle des prix sur le marché, bien sûr.
08:37Comment est-ce que vous qualifiez ce rebond ?
08:40On est dans le playbook assez traditionnel, historique, de ce que la géopolitique peut
08:44apporter comme volatilité sur les marchés.
08:47Est-ce que ce rebond est une pure question de sentiments avant tout ?
08:50Est-ce que c'est un peu plus que ça, avec les résultats des entreprises qui arrivent par exemple ?
08:54Alors déjà c'est une bonne nouvelle, puisque pour tous les épargneurs et les investisseurs,
08:57c'est une bonne nouvelle.
09:00Une crise financière en plus d'une crise géopolitique.
09:03Ensuite j'ai peur qu'il y ait un peu de complaisance.
09:05Le marché est quand même complaisant.
09:09Être quasiment au plus haut aujourd'hui dans un contexte où on a un sujet au Moyen-Orient,
09:14un sujet au pétrole.
09:15Des taux d'intérêt qui ont quand même considérablement monté.
09:21Ça amène à être prudent quant à cette situation.
09:26Alors je ne sais pas s'il faut prendre des bénéfices ou pas,
09:28mais en tout cas il ne faut pas se dire qu'on finira l'année forcément 25% là-dessus
09:34et qu'on va garder un rythme de croissance conséquent.
09:39Le marché clairement achète la fin de la crise.
09:42Les investisseurs ont subi dans les cinq dernières années des chocs très importants.
09:47Covid, Oseto, Ukraine, os en inflation.
09:51Et finalement le marché s'en est toujours remis très rapidement.
09:53Les investisseurs l'ont vu, les investisseurs ont compris.
09:56Ils ne veulent pas se faire avoir, ils ne veulent pas ne pas être investis si jamais ça repart.
10:01Donc ils restent investis, ils tiennent.
10:03Quand on reste investi, les marchés montent, les marchés sont en haut.
10:07Maintenant qu'est-ce qu'on va faire ?
10:09À suivre, le marché achète la fin de la crise.
10:12Maintenant il faut que la crise s'arrête.
10:15Parce que tous les jours qui passent vont peser dans les marges,
10:18vont peser dans les coûts de production.
10:20Et ça va devenir de plus en plus un sujet.
10:22Il y a un peu d'asymétrie, vous dites, quand même, à ces niveaux de prix, à ces niveaux de
10:26marché, là,
10:27sur le marché américain en l'occurrence.
10:28Alors, il y a de l'asymétrie.
10:31Le marché américain monte des avantages quand même.
10:35Oui.
10:36Ce n'est pas anodin que ce soit Wall Street qui d'abord est remonté la pente devant des marchés
10:42asiatiques ou des marchés européens.
10:43C'est un marché dans une zone qui a un niveau de croissance qui est plus important que nous, Européens.
10:49C'est un marché qui est très tech, avec des GAFAM qui sont très marginalement impactés par le conflit au
10:57Moyen-Orient.
10:57Et puis, le conflit au Moyen-Orient impacte moins les États-Unis que l'Europe.
11:02Donc, c'est relativement logique qu'ils fassent la course en tête, même si on n'est pas non plus
11:08sur une performance year-to-date qui soit...
11:11Non, pour l'instant, c'est du zéro plus au mieux.
11:14Mais ça vient après une année dynamique.
11:16Oui, oui.
11:17Le point sur la tech, il est intéressant parce que je me souviens encore un peu des discussions de marché
11:21qu'on avait avant le déclenchement du conflit.
11:23Et on avait une tech, je ne dis pas qu'ils suscitaient de la défiance, mais en tout cas, on
11:28s'apercevait que le thème de l'IA était un peu moins un one-way trade.
11:31Qu'il y avait quand même, s'il y avait de la création de valeur d'un côté, il pouvait
11:34y avoir beaucoup de destruction de valeur.
11:35Qu'on avait des interrogations sur les retours, des investissements massifs qui vont être déployés encore tout au long de
11:41l'année 2026.
11:41Tant et si bien que le Nasdaq ne montait plus depuis le mois d'octobre.
11:45On avait marqué un pic.
11:46Après avoir été sceptique et emballé, le marché a fait le prix.
11:49Et donc là, on retrouve quand même de l'intérêt, au-delà même des valorisations qui sont considérablement détendues,
11:55le marché retrouve des facettes intéressantes dans l'investissement technologique.
11:59Il est prêt à réinvestir dans les sociétés qui l'estiment être des futurs gagnants de l'IA à des
12:06valorisations qui sont bien en dessous de l'historique 5 ans.
12:11On a des multiples qui sont intéressants sur les sociétés comme Meta, sur les sociétés comme Microsoft.
12:19Alphabet se paye encore à des niveaux un peu plus élevés, mais pour des bonnes raisons.
12:23On en avait déjà parlé ensemble.
12:25Alphabet a la capacité à monétiser ses CAPEX de manière un peu plus évidente que les autres.
12:30Mais oui, ce n'est pas logique de voir le S&P avoir plus d'attrait pour les investisseurs.
12:38Les boîtes de la tech que vous citez, même le Nasdaq en général,
12:42se sont revenus à un moment sur des niveaux de valorisation qui étaient équivalents au marché général dans son ensemble.
12:47Ce qui est quand même très très rare qu'on ait plus cette prime pour les valeurs technologiques américaines.
12:52Des boîtes de staples ou de consommation pouvaient se payer plus cher,
12:54ou peuvent se payer d'ailleurs peut-être encore plus cher aujourd'hui que certaines boîtes de la tech que
12:57vous avez citées.
12:57Parce qu'on a aussi eu des flux qui sont venus en Europe à un moment en 2025
13:02où on s'attendait à une dynamique de croissance en accélération,
13:06des PMI qui repassent en zone d'expansion.
13:10Aujourd'hui, les dynamiques, on ne sait pas trop où ça va.
13:13Donc on regarde plus les niveaux, le niveau de la croissance US est plus élevé qu'en Europe.
13:18Et puis tout ce qu'on a dit avant font que les marchés US se comportent un peu.
13:25Il y a une attractivité retrouvée pour ces marchés américains avec un aspect défensif lié à cette composante technologique.
13:33Si on regarde les autres marchés, je me tourne vers vous Mathieu,
13:36on a décrit un petit peu l'idée du moment sur les marchés actions.
13:42C'est vrai que quand je regarde le niveau des taux,
13:44on était allé peut-être autour de 4% ou plus pour le 10 ans américain au démarrage du conflit.
13:48On est quand même 30 centimes au-dessus désormais.
13:51Ça doit être à peu près pareil sur tous les taux de référence.
13:55Et pour le pétrole, même histoire.
13:57Certes, on a des courbes du pétrole qui nous montrent l'idée d'une normalisation,
14:03mais quand même très graduelle.
14:04Je regardais un contrat Brent pour décembre 26,
14:07on est quand même à plus de 80 dollars pour ce type de contrat.
14:11Donc si je reviens à la première partie de votre question qui est sur le marché des taux,
14:14qu'est-ce qui est passé ?
14:15Si on se met au premier jour de la crise jusqu'à aujourd'hui,
14:18on a ce qu'on appelle des corrélations,
14:19donc des mouvements similaires entre ce qui se passe sur le Brent,
14:22ce qui se passe sur les contrats d'inflation futurs ou le pétrole.
14:25C'est pareil.
14:26Ça a été du 1 pour 1 quasiment.
14:27Quasiment du 1 pour 1, 0,9 aujourd'hui autour.
14:30Et c'est lié à quoi ?
14:31C'est lié à la réponse des banques centrales
14:33et au fait que les baisses de taux qui étaient anticipées en début d'année,
14:36elles ne sont plus là.
14:38Et même, je pense, on peut dire qu'il n'y aura peut-être plus de baisses de taux
14:41au cours de l'année 2026,
14:44peut-être en toute fin d'année pour la fête,
14:45peut-être qu'on en parlera un peu plus tard.
14:47En tout cas, en Europe, ça semble exclu aujourd'hui,
14:49sachant que le débat, quand on s'était vu la dernière fois,
14:51on se demandait déjà si elle allait baisser à 1,75 ou si elle restait à 2.
14:54Donc, si on se dit que le taux d'équilibre était autour de 2,
14:57ce qu'elle attendait,
14:59peut-être qu'il y aura une hausse dans le 28 avril ou 29 avril,
15:03dans 15 jours.
15:05On peut en reparler plus tard.
15:06En tout cas, ça faisait partie des choses que le marché anticipait
15:09et on en a pricé jusqu'à 3 ou 4 hausses,
15:11donc 100 points de base de hausse,
15:13pour répondre à ce choc externe,
15:16qui est similaire, en fait, la réaction du marché,
15:18elle est similaire à ce qu'on avait connu pendant le Covid,
15:20avec des éléments sous-jacents qui ne sont pas du tout les mêmes,
15:22mais je pense qu'on en parlera beaucoup mieux que tout à l'heure.
15:26Ce qui est différent, c'est que les niveaux de croissance,
15:29les niveaux d'inflation desquels on partait ne sont pas identiques,
15:32et la fonction de réaction de la Banque centrale n'est pas identique.
15:35Et ce que je soulignais tout à l'heure,
15:37c'est qu'en fait, la Banque centrale européenne
15:40a mis en place des scénarios
15:42qu'elle est en train de piloter plus ou moins,
15:43un scénario central, un scénario adverse,
15:45un scénario favorable.
15:47Quand vous me parlez des contrats futurs Brent
15:49qui sont autour de 90,
15:51ça veut dire une seule chose aujourd'hui,
15:52et par rapport au niveau des valorisations actions,
15:55ça veut dire quand même que le pétrole va rester plus élevé,
15:58ou son prix va rester plus longtemps plus élevé
16:00que ce qu'on pensait,
16:01et je ferai la même analogie sur les taux.
16:03Les taux vont rester plus élevés plus longtemps
16:05que ce qu'on imaginait il y a quelques semaines.
16:07Et donc ça, ça joue sur le niveau absolu des taux.
16:09Je rejoins un des points qui a été mentionné.
16:11En tant qu'investisseur, c'est une bonne nouvelle,
16:13moi je suis investisseur de long terme,
16:15c'est-à-dire que si on regarde...
16:16Les taux qui ont remonté, c'est une bonne nouvelle ?
16:17Oui, on a perdu de l'argent à court terme,
16:19mais en fait on reconstruit de la valeur pour demain.
16:21Et j'aime bien cette logique de reconstruire de la valeur,
16:23et peut-être qu'on parlera du crédit,
16:25c'est la même chose,
16:26les espèces de crédit,
16:26il y en a qui se sont écartées,
16:27ça donne des opportunités,
16:29peut-être pas pour la semaine qui vient,
16:31mais pour les 6 ou 12 mois qui viennent.
16:32Oui, reverrouiller des niveaux de rendement réels,
16:36positifs, intéressants,
16:37quand on porte comme ça sur plusieurs années,
16:39parfois des positions.
16:40Oui, si on se dit que ce choc d'inflation,
16:42je ne sais pas quand est-ce qu'il va s'arrêter,
16:43je ne sais pas si l'inflation sera à 2,7%,
16:453% ou 3,2% cette année,
16:48par contre on peut se dire que même dans un an,
16:50si le prix du pétrole est toujours à 90 dollars,
16:53ça peut avoir des effets sur la croissance,
16:54par contre en inflation dans un an,
16:57ce ne sera plus le même pourcentage.
16:59En fait on va retrouver ça dans les chiffres de l'année prochaine,
17:01il faut être patient,
17:03il faut, non mais on pilote aussi,
17:04il y a eu des déclarations des banquiers centraux ces jours-ci,
17:07on est balancé un petit peu par ce que dit Trump d'un côté,
17:10la banque centrale en réponse à ce qui se passe
17:13sur les valorisations des marchés.
17:14Pour bien comprendre comment cette hausse des taux s'est faite,
17:17comment elle se décompose là sur la période,
17:19Mathieu, vous dites que c'est une réaction
17:20à la fonction de réaction anticipée des banques centrales,
17:23j'essaie de simplifier,
17:24mais les taux ont monté,
17:26les taux réels ont monté quand même dans cette affaire.
17:29Les taux réels et les taux nominants.
17:30Et les taux nominants, d'accord.
17:31Mais il y a une partie quand même
17:32qui est liée à une augmentation des taux réels,
17:35c'est-à-dire que ce n'est pas que les anticipations d'inflation
17:38qui ont provoqué cette hausse des rendements
17:40sur les parties longues notamment.
17:41Donc il y a, je pense que dedans,
17:42alors moi je ne suis pas économiste,
17:44Non, mais vous avez droit à la parole quand même.
17:46Non, mais il y a une chose
17:47qui m'apparaît assez certaine,
17:50et la banque centrale l'avait dit,
17:51c'est que ces taux réels,
17:52ils doivent monter graduellement
17:53pour les thématiques qui sont bien en place en Europe,
17:58souveraineté, indépendance,
17:59retour des chaînes de valeur qui sont locales.
18:01Donc ça, ça a des petits effets d'inflation.
18:04La deuxième chose, ce qui est paradoxal,
18:06c'est que ce taux réel qui monte,
18:08il va à l'encontre de l'idée qu'on a
18:10de la croissance potentielle européenne,
18:12qui pour le moment n'a pas vu des signes d'amélioration.
18:15Et donc ça, peut-être qu'il y a un moment,
18:16il faudra rééquilibrer.
18:17Cela dit, il y a des aspects sous-jacents
18:18qui font que ce taux d'équilibre dont on parlait,
18:212% autour, il est normal.
18:23En tout cas, c'est ce que Philippe Lein défend.
18:26Donc ça, ça paraît normal.
18:27Et donc, il ne faut pas s'attendre
18:29à ce qu'il baisse fortement.
18:31Mais là, on a vu effectivement
18:32une translation de tous ces taux.
18:34Et pour répondre plus précisément,
18:35c'est qu'à partir du moment
18:36où vous remontez tous les taux courts,
18:38le 2 ans, il est passé de moins de 2%,
18:41jusqu'à 2,50, 2,60 il y a quelques jours.
18:44Et donc ça, ça anticipait trois hausses de taux
18:46de la Banque Centrale Européenne.
18:47Donc, qu'on y croit ou qu'on n'y croit pas,
18:49ça fait que les courbes de taux
18:50se sont aplaties fortement.
18:52Et les taux longs ont mieux résisté
18:53que les taux courts,
18:54puisque comme vous l'avez dit,
18:56si on regarde le 5 ans, 5 ans,
18:58donc les taux à 5 ans, 5 ans d'inflation,
19:01ça n'a quasiment pas bougé.
19:02Donc le marché se dit,
19:03c'est un choc de court terme,
19:05de moyen terme, temporaire.
19:06Temporaire.
19:08Et comme on dit,
19:09retour à la normale
19:09dans les semaines ou les mois qui viennent.
19:11Bon.
19:12Comment vous regardez l'affaire
19:14en tant que macroéconomiste,
19:16Nathalie ?
19:17Alors certes,
19:17le marché est porté
19:18par l'espoir d'une désescalade.
19:20Si on se place quand même
19:20dans cette idée,
19:21des négociations ont eu lieu,
19:23d'autres vont sans doute avoir lieu
19:24dans les prochaines heures
19:25ou les prochains jours.
19:26Bref, il y a quand même l'idée
19:27que tout le monde a envie
19:27de sortir un peu de ce conflit.
19:30Qu'est-ce que ça nous laisse
19:31en matière d'impact macroéconomique,
19:33à la fois sur l'inflation
19:34et sur l'activité ?
19:35Oui, comme tout le monde,
19:37on a fait tourner des modèles,
19:38comme tout le monde,
19:39on a fait des scénarios.
19:41Donc le FMI est le dernier institut
19:44en date à publier.
19:45Et comme tout le monde,
19:46et comme fonctionnent
19:48tous les modèles,
19:48pour le prix du pétrole,
19:50on regarde la tête des futurs
19:51au moment où on fait tourner.
19:53Donc le FMI,
19:53ils ont indiqué le 10 mars,
19:54nous on les a pris au 20 mars.
19:56Il n'y a pas eu
19:57d'énormes différences,
19:58effectivement.
19:59Et avec des scénarios alternatifs,
20:01alors comme on est
20:02d'un naturel joyeux,
20:03notre scénario alternatif,
20:05positif,
20:05est très très positif.
20:06On revient quasiment,
20:09quasiment instantanément
20:10au niveau qui prévalait.
20:11On y accorde
20:12peu de probabilités néanmoins.
20:13et le scénario désagréable
20:16et ressemble au scénario
20:20non pas adverse,
20:21mais le troisième de la BCE.
20:23Donc le scénario sévère.
20:24Mais encore une fois,
20:25on est relativement confiant
20:27avec le scénario central
20:28à l'heure actuelle.
20:29Et ça correspond
20:30à un choc d'inflation
20:32et pas à une stagflation.
20:35C'est ça qui est important.
20:36Et c'est, à mon sens,
20:37ce qui explique la relative
20:39bonne tenue
20:39ou complaisance des marchés.
20:41C'est-à-dire quoi ?
20:44L'impact sur la croissance
20:45ne sera pas si fort que ça,
20:47Nathalie ?
20:49Dans nos résultats
20:50relativement courts aussi.
20:53Ça aussi,
20:53ça correspond au scénario
20:54de la BCE
20:55qui avait cette inquiétude
20:57sur l'inflation
20:58et où finalement,
20:59les chiffres de croissance
21:00après une petite baisse
21:02retrouvaient assez rapidement
21:04le rythme
21:05qui prévalait auparavant.
21:07Donc ça,
21:08ça semble tenir
21:09parce qu'on est
21:11dans une situation
21:12où malgré tout,
21:13que ce soit aux Etats-Unis
21:14ou dans la zone euro
21:16et pour des raisons différentes,
21:17on a des sortes
21:18de sous-jacents
21:20qui restent solides.
21:21Donc aux Etats-Unis,
21:21c'est l'investissement
21:22en intelligence artificielle
21:24mais l'investissement
21:25macroéconomique.
21:26Et dans la zone euro,
21:28nous,
21:28on croit au thème,
21:30tout ce qui est lié
21:31au bazooka allemand,
21:32au thème de la défense,
21:34etc.
21:34Et ce bazooka allemand,
21:36pour le moment,
21:36c'était peut-être
21:37un petit briquet,
21:38un peu timide
21:40en 2025
21:42puisque le budget allemand
21:43a été voté
21:45en septembre 2025.
21:47Mais là,
21:47on s'aperçoit
21:48qu'on devrait commencer
21:50à voir des premiers résultats.
21:52Ça ne fait pas non plus
21:531% de croissance
21:53en Allemagne cette année.
21:56Ça pourrait peut-être faire
21:58au moins 1% de croissance.
22:00Malgré tout.
22:02Il y a quand même
22:03un mouvement.
22:04Et donc à la marche,
22:05quand la première économie
22:06d'Europe passe de 0 à 1,
22:07oui,
22:08c'est quand même quelque chose
22:09qui se ressent.
22:09Oui, parce que la première économie
22:10était à 0
22:11et pas seulement l'an dernier,
22:12l'année d'avant.
22:13Non, mais j'entends beaucoup
22:14de...
22:14Pas de déception,
22:15mais de...
22:16Ouais, si,
22:17un peu de critique.
22:17Le plan allemand,
22:18ça ne va pas assez vite.
22:20Et puis,
22:21il n'y a pas de gros soutien
22:22non plus
22:22à la demande domestique.
22:25C'est beaucoup d'investissements,
22:26de dépenses d'infrastructures,
22:27etc.
22:28Mais la partie consoude...
22:29La partie consoude,
22:31j'allais dire,
22:31c'est à la fois une bonne
22:32et une mauvaise nouvelle.
22:33C'est vrai que dans
22:34ce magma de dépenses,
22:36il y en a peut-être
22:37un petit bout
22:37qui sera pris
22:38pour soutenir la consommation
22:40parce que l'essence
22:41a augmenté.
22:42Mais ça sera
22:43isopérimètre.
22:45Oui, absolument.
22:46On ne va pas rajouter
22:47une couche de dépenses
22:48pour accommoder
22:49la situation énergétique.
22:50C'est une bonne nouvelle
22:51à court terme.
22:52À long terme,
22:52c'est un peu dommage
22:53de prendre de l'argent
22:56public pour soutenir
22:57ponctuellement
22:58la consommation.
23:00Mais c'est important,
23:01c'est sans doute important
23:02de le faire aussi.
23:03Des impératifs sociaux,
23:04politiques,
23:05effectivement,
23:05qui peuvent être considérés
23:06également dans ce genre
23:08de situation.
23:09Sur la fonction de réaction
23:10de la Banque Centrale Européenne,
23:11je crois que la réunion
23:12est le 30 avril
23:12pour la BCE.
23:14C'est un meeting ouvert,
23:16très ouvert,
23:19potentiellement ennuyeux,
23:20je n'imagine pas,
23:20mais un meeting de statu quo
23:22quand même.
23:23On ne va pas s'ennuyer,
23:23c'est un meeting
23:24où, à mon avis,
23:25seront discutées
23:27justement toutes ces fonctions
23:29de réaction
23:30et également
23:31ce dont a déjà parlé
23:32Christine Lagarde,
23:34c'est-à-dire un article
23:35de la BCE
23:35qui a montré,
23:38ça paraît assez simple
23:40dit comme ça,
23:40mais ça a été prouvé
23:42qu'étant donné
23:43que le dernier épisode
23:44où l'inflation
23:46était haute
23:47et relativement récent,
23:49les agents économiques
23:50se souviennent
23:51comment il faut réagir
23:52pour avoir
23:53justement une compensation
23:54de cette inflation
23:55et c'est là-dessus
23:56finalement
23:57que Christine Lagarde
23:59et l'ensemble
24:00du Conseil
24:01j'ai l'impression
24:01qu'il y a quand même
24:01une unanimité,
24:02en tout cas
24:03compte tenu
24:04des déclarations
24:05qu'on voit passer,
24:07justifient
24:07de réagir
24:09pour bloquer
24:10les anticipations
24:11inflationnistes,
24:11pour ne pas avoir
24:12d'effet de second tour,
24:13etc.
24:15Avec,
24:15ça a été très bien dit,
24:172% c'est vraisemblablement
24:19le taux neutre,
24:20si on va à 2,5%
24:21c'est pas non plus
24:24très très élevé
24:25ni sans doute
24:25très très restrictif,
24:27c'est vraiment
24:27en termes de messages
24:28à faire passer.
24:30Bon,
24:30on n'a pas beaucoup
24:31de marge de manœuvre quand même,
24:31je vous donne la parole
24:32dans un instant Louis,
24:33mais sur la Banque Centrale Européenne,
24:35pourquoi le marché
24:36est convaincu
24:36que c'est une situation
24:38qui appelle
24:38une réaction
24:39de la Banque Centrale Européenne ?
24:41Et est-ce que,
24:42oui,
24:42le risque,
24:43puisque c'est le mandat,
24:44le job de la BCE,
24:45est-ce que le risque
24:46inflationniste,
24:47d'effet inflationniste
24:48de second tour
24:49est tel
24:49qu'il faille
24:50en passer par
24:52deux réhaussements
24:53des taux directeurs
24:54peut-être cette année ?
24:55Il y aura peut-être trois,
24:55je ne sais pas.
24:56Non,
24:57je pense que
24:58le marché
24:58s'est tout de suite convaincu
24:59que la Banque Centrale
25:00allait revenir
25:01dans ses travers
25:01de 2022
25:03et l'idée
25:03qu'elle pourrait faire
25:04une erreur
25:04de politique monétaire,
25:05elle allait tout de suite
25:06venir à l'encontre de ça
25:07et très vite d'ailleurs
25:07ils ont dit
25:08qu'ils allaient réagir.
25:09Je rappelle,
25:10parce qu'il y a eu
25:11une erreur de 2008
25:11de l'Ukraine,
25:14du choc.
25:15Oui,
25:15c'est ça.
25:16L'erreur de 2020,
25:17la critique qu'on a fait
25:18à la BCE à cette époque,
25:19c'était d'y être allé trop tard
25:20et pas assez vite,
25:21pas assez fort
25:22d'une certaine manière.
25:24C'est pour ça
25:25que le discours
25:25s'est durci tout de suite
25:26parce que le marché
25:26a commencé à anticiper
25:27que la BCE
25:28laisserait passer
25:29et en fait non,
25:30la BCE a dit
25:31on ne laissera rien passer.
25:32On ne laissera rien passer
25:33et je pense qu'elle veut
25:34faire savoir au marché
25:35qu'elle ne commettra pas
25:36cette erreur de nouveau.
25:38Donc elle veut couper
25:39un peu les scénarios
25:40de l'erreur.
25:41Cela dit,
25:42la dynamique...
25:42L'autre erreur,
25:42c'est celle de 2008.
25:44Non mais ce que je veux dire,
25:45c'est qu'à ne pas vouloir
25:46reproduire l'erreur de 2022,
25:48est-ce qu'on va reproduire
25:49l'erreur de 2008 ?
25:50Alors je ne pense pas non plus.
25:51Je pense qu'elle est pareille.
25:53Il y a une sorte de leçon.
25:56Ils ont appris
25:57des erreurs passées.
25:59Non, ce que je veux dire,
26:00c'est que malgré tout,
26:01il faut revenir
26:01à ce qui s'est passé en 2022.
26:03Le soutien budgétaire
26:04et fiscal
26:04qui s'est mis en œuvre
26:06au moment du Covid
26:07et qui a provoqué aussi
26:08une partie de cette inflation,
26:12notamment le deuxième effet salaire.
26:14Aujourd'hui,
26:15moi j'ai du mal à anticiper
26:16qu'il y ait un effet salaire,
26:18donc inflation suivie
26:19par des hauts salariales,
26:20qui ferait qu'on arrive
26:21dans une spirale
26:22que la BCE ne peut pas maîtriser.
26:23Parce qu'on est dans des dynamiques
26:24où les salaires,
26:25ils sont en train
26:26de rebaisser tranquillement.
26:28Il y a un effet
26:29sur lequel ils vont devoir lutter,
26:30c'est que l'inflation des biens
26:34en enlevant l'énergie
26:35va forcément remonter
26:36parce que les entreprises
26:38vont essayer de passer les prix.
26:39Et ça, ce délai,
26:40je ne le connais pas.
26:41Donc on est en train,
26:42on est à 45 jours
26:43du début du conflit.
26:45Peut-être que dans les 45 jours
26:46qui viennent,
26:47on va subir aussi,
26:48on l'a déjà vu
26:49dans les premiers indices d'inflation,
26:50et donc ça, c'est forcément
26:51une obligation
26:52de la Banque centrale
26:54de réagir à ça.
26:55Après, est-ce qu'il y a
26:56urgence pour avril ?
26:58Moi, je n'en suis personnellement
26:59pas convaincu.
27:00Ce que j'apprécie,
27:01c'est qu'ils aient fait en mars
27:03un exercice
27:03de trois scénarii
27:06et ils auront
27:06les prévisions officielles
27:07qui viendront au juin.
27:08Peut-être que juin,
27:09c'est trop tard.
27:10Donc je pense qu'il y a
27:10une balance politique.
27:12Il y a peut-être
27:13un commun accord.
27:14En fait, je ne sais pas.
27:16Pour moi, c'est ouvert,
27:17sauf qu'il y a 50 points de base
27:18qui sont déjà anticipés.
27:19Est-ce qu'il y a de la valeur
27:20aujourd'hui ?
27:21Je ne suis pas sûr
27:21qu'il y ait beaucoup de valeur
27:22à se dire, ça va lieu,
27:23ça aura lieu ou pas lieu.
27:25Quel comportement
27:26des entreprises ?
27:26C'est intéressant.
27:27On va rentrer,
27:27on rentre dans la période
27:28de publication.
27:29Beaucoup d'entreprises
27:29vont être questionnées
27:30évidemment sur ce choc
27:31et la manière
27:31dont elles vont pouvoir
27:32le transmettre ou non
27:33d'ailleurs à leurs clients finaux.
27:35Qu'est-ce que vous en dites
27:37à ce stade,
27:38chez Aurigestion
27:38et au regard notamment
27:40des comportements
27:41de transmission,
27:42des mécanismes de transmission
27:43des hausses de coût
27:44dans les prix
27:44qu'on a pu vivre
27:48ce qui va être très intéressant
27:50c'est le discours.
27:52C'est ce que voient
27:52les CIO maintenant
27:54parce que dans le T1
27:55il n'y aura pas grand-chose.
27:56La crise a démarré
27:58fin février.
28:00Les tankers
28:01qui ont pu quitter Hormuz
28:04ils livrent aujourd'hui.
28:08Donc les vrais effets
28:10c'est maintenant
28:10et les publications
28:12sont maintenant aussi.
28:12Les CIO vont présenter
28:14des publications
28:14qui devraient être bonnes.
28:16Si elles ne le sont pas
28:16ça va être inquiétant.
28:17il y a pas mal d'attentes
28:18sur la croissance des BPA
28:19que ce soit en Europe
28:20ou aux Etats-Unis
28:22mais ces bonnes publications
28:24vont être accompagnés
28:25d'un discours
28:25et là on va être
28:27très très attentifs
28:28parce qu'il faut s'y remettre
28:30dans un contexte
28:31au début de l'année
28:32on a eu le stress
28:34de disruption
28:36par l'IA
28:36de pas mal de secteurs
28:38et les investisseurs
28:39sont allés
28:40sur l'économie réelle.
28:42L'économie réelle
28:44est impactée
28:45par ces hausses
28:45des coûts de l'énergie
28:46est impactée
28:47par les coûts de production
28:50les marges
28:51vont être impactées
28:54Il n'y aura pas autant
28:55de pricing
28:56qu'avant
28:56dans cette économie réelle
28:57mais il y a moins la place
28:59parce qu'on a moins de croissance
29:00parce qu'il y a moins d'épargne
29:03il y a moins de politique
29:05budgétaire expansive
29:06il y a moins la place
29:08il y a peut-être moins de cash
29:10il y a moins la place
29:11d'avoir du pricing power
29:12Donc il faudra en prendre
29:12une partie sur les marges
29:14En tout cas
29:16peu d'entreprises
29:16sont capables
29:17de répercuter
29:19instantanément
29:19leurs coûts de production
29:21Et le marché
29:22est prêt à ça
29:23si je reviens
29:24à la question de départ
29:24effectivement
29:25Le marché croise les doigts
29:27pour que ce soit
29:28le plus court possible
29:29et donc
29:29le moins d'impact possible
29:30Tous les jours
29:30c'est plus cher
29:32Et ça peut changer
29:34effectivement la course
29:34des marchés
29:35vous le disiez
29:35en début d'année
29:36on partait
29:36avec l'idée
29:37le thème de la reprise cyclique
29:39l'Europe était bien positionnée
29:41avec les efforts
29:42d'investissement
29:43etc
29:43on avait envie en plus
29:44de se diversifier
29:45en dehors
29:46du seul monde dollar
29:47les émergents
29:49l'Asie
29:49en profitait également
29:51mais avec
29:52le thème
29:52comme vous dites
29:53des hard assets
29:54l'économie réelle
29:57comme vous dites
29:58les choses
29:59à la sortie de ce conflit
30:00les choses vont être
30:01un peu différentes
30:02Elles vont être différentes
30:03et
30:03on a vu que
30:05les entreprises
30:06ont acquis
30:08une faculté
30:09d'adaptation
30:10qui est colossale
30:11dans ces même
30:12cinq dernières années
30:13qui ont été
30:15si difficiles
30:16donc
30:17elles vont
30:19arriver
30:20à sortir
30:21des chiffres
30:22qui sont corrects
30:22mais il y a quand même
30:22des entreprises
30:23qui vendent
30:23un prix fixe
30:24avec des commandes
30:25qui sont assez importants
30:26il va falloir assumer
30:28la hausse des coûts
30:28de production
30:28et c'est pas facile
30:29d'aller voir
30:30ses clients
30:30et qu'on a vendu
30:31à un prix
30:31et leur dire
30:32en fait
30:33ça va être un peu plus cher
30:33est-ce que tu veux bien
30:34payer plus ou pas
30:36On verra comment
30:36l'attitude des compagnies aériennes
30:38toujours intéressant
30:38mais visiblement
30:39certains experts du secteur
30:40sont en train de nous dire
30:41qu'une semaine
30:41avant votre vol
30:42cet été
30:43vous aurez peut-être
30:44un petit mail
30:44de la compagnie aérienne
30:45et ce serait un précédent
30:46en vous disant
30:47non mais le prix
30:47que vous avez payé
30:48en fait il y a deux mois
30:49c'est plus celui-là
30:51et ça ce serait un vrai précédent
30:53en tout cas
30:53dans ce monde
30:54du consommateur
30:55et de la consommation
30:58pour revenir
30:58à l'histoire
30:59de la banque centrale européenne
31:01du point de vue
31:01du marché action
31:02et du gérant action
31:04une, deux hausses de taux
31:05de la BCE
31:06on l'a déjà intégrée
31:07c'est jamais une bonne nouvelle
31:08c'est une composante
31:09qui est au cours
31:09sur une composante
31:11importante des taux longs
31:12les taux longs
31:13ont un impact
31:13sur la valorisation
31:14sur les capacités
31:15à investir
31:16dans des entreprises
31:17à créer de la valeur
31:18donc non c'est jamais
31:18une bonne nouvelle
31:19bon marché
31:20le marché l'a déjà un peu
31:21pris en compte
31:21quand vous regardez
31:22le marché action européen
31:24j'ai l'impression
31:25surtout la fin de la crise
31:26surtout la fin de la crise
31:27effectivement
31:28on revient au point de départ
31:29sur
31:31les croissances des BPA
31:33parce que la croissance des BPA
31:34elles ont été révisées à la hausse
31:35tout au long du trimestre
31:36mais elles ont
31:37grâce à l'énergie
31:38été révisées à la hausse
31:38ce serait étonnant
31:41on sort de
31:42plusieurs années
31:42on a démarré
31:44avec des attentes
31:44de croissance en Europe
31:45entre 5 et 10%
31:46on a fini à zéro
31:48ça fait 3 ans que c'est comme ça
31:49là on a un choc
31:50qui est important
31:52qui va impacter les marges
31:55on peut se demander
31:57où on finira l'année
31:59avec une expansion de multiples
32:01qui ne peut être
32:02que limitée désormais
32:03on n'est plus sur les niveaux
32:04de valorisation
32:04qu'on pouvait trouver
32:05je ne sais pas
32:05en octobre 22
32:06ou dans les moments de creux
32:07vraiment
32:08de dépression
32:09des valorisations européennes
32:10toujours une grande disparité
32:11entre les secteurs
32:13intersectoriels
32:14intrasectoriels
32:14des sociétés
32:15qui ont été
32:16beaucoup plus pénalisés
32:17que d'autres
32:17donc il y a vraiment
32:18des opportunités
32:19là le stock picking
32:20est vraiment
32:22très intéressant
32:23un marché dispersé
32:25donc favorable
32:25aux sélectionneurs
32:26de valeurs
32:27de ce point de vue là
32:28on a parlé de l'Europe
32:29un mot quand même
32:30de la Fed
32:30dont on attendait
32:31qu'elle puisse poursuivre
32:32la normalisation
32:32de sa politique monétaire
32:34est-ce que le sujet
32:35est derrière nous
32:36ou est-ce qu'il y a
32:37un vrai risque
32:38quand même
32:38pour l'économie américaine
32:39alors vous parliez
32:40tout à l'heure
32:40de nos économies
32:41de leur capacité
32:42de résilience
32:43la dimension investissement
32:45soutient évidemment
32:46la croissance américaine
32:47c'est quand même
32:48encore une économie
32:49qui repose beaucoup
32:49sur la consommation
32:50est-ce que le consommateur
32:51américain peut encore
32:52être au rendez-vous
32:53de cette année
32:542026
32:55Nathalie ?
32:56Eh bien le consommateur
32:57américain sera au rendez-vous
32:58s'il garde son emploi
32:59c'est ça
33:00finalement la question
33:01de l'emploi
33:02qui est celle
33:02qui occupe
33:02la Banque Centrale Européenne
33:03et les économistes
33:04depuis bientôt un an
33:06maintenant
33:06avec ce marché du travail
33:07en équilibre
33:09un équilibre bizarre
33:10où pas d'embauche
33:11pas de licenciement
33:13la question c'est
33:14est-ce que ça va basculer
33:15donc au sein du
33:16au sein du comité
33:17de politique monétaire
33:18de réserve fédérale américaine
33:19il y a
33:20alors j'allais dire
33:21deux camps
33:21c'est excessif
33:22il y a Christopher Waller
33:23qui pense que ça va basculer
33:25vers le négatif
33:27il y a
33:28plus ou moins
33:29un noyau
33:31un noyau neutre
33:32qui a utilisé
33:33là aussi une enquête
33:34disant que finalement
33:36le
33:37le marché du travail américain
33:39peut conserver
33:40cet équilibre
33:41pratiquement sans création
33:42d'emploi parce que
33:43le taux de participation
33:44à la population active
33:45a baissé
33:46parce que la politique
33:48anti-immigration
33:49de Trump
33:50etc
33:50donc ça j'ai l'impression
33:51que c'est un peu
33:53la position de Jérôme Powell
33:54en tout cas il a évoqué
33:55cette étude
33:57et puis
33:59un outsider
34:00toujours
34:01dont on ne sait pas
34:01combien de temps
34:02il va rester
34:02puisqu'il est
34:03peut-être censé
34:05donner sa place
34:05à Kevin Warch
34:09si Jérôme Powell
34:10décide de rester
34:11donc un jeu
34:13un jeu un petit peu compliqué
34:14mais donc
34:15Stéphane Miren
34:16qui lui est un tenant
34:17des gains de productivité
34:19donc qui permettrait
34:20de baisser
34:20beaucoup plus
34:21beaucoup plus
34:22les taux directeurs
34:23donc face à cette situation
34:25et en sachant
34:26qu'il va y avoir
34:27le même creux d'activité
34:28aux Etats-Unis
34:29purement mécanique
34:31entre guillemets
34:32on a maintenu
34:34malgré tout
34:34une baisse de taux
34:36mais plutôt
34:37à la fin de l'année
34:38le temps que tout le monde
34:39reprenne ses marques
34:40et peut-être
34:41que le marché
34:42de l'emploi
34:43commence à montrer
34:43mais le prochain mouvement
34:44pourrait être encore
34:45une baisse de taux
34:46selon vous
34:46parce que ce qui est intéressant
34:48la différence
34:48entre la réserve fédérale
34:50et la BCE
34:50c'est que la position
34:52de Jérôme Powell
34:53c'est très clairement
34:54position d'attente
34:55wait and see
34:56alors que donc la BCE
34:58s'est engagée
34:59dans ce discours
35:00et que la Banque d'Angleterre
35:01s'est engagée
35:02dans le même chemin
35:03que la BCE
35:03pour faire
35:07un virage
35:08en épingle
35:09je crois que le UK
35:10c'est là où le FMI
35:10a le plus révisé
35:11à la baisse
35:12la croissance
35:12pour l'an prochain
35:14et l'inflation
35:14à la hausse
35:15bien sûr
35:15mais quand même
35:16un gros coup
35:16pour la croissance
35:18britannique
35:19du fait du choc énergétique
35:20l'économie britannique
35:21est de toute façon
35:22assez
35:24à la fois
35:25un problème
35:26d'inflation
35:26et de croissance
35:27mais même avant
35:30cette situation
35:31cette crise
35:32la possibilité
35:33que le prochain mouvement
35:34de la FED
35:34soit encore
35:35un mouvement de baisse
35:35Mathieu
35:36elle est réelle
35:37oui
35:37elle est réelle
35:39et on n'a pas évoqué
35:40le petit facteur politique
35:41qui est difficile
35:42à probabiliser
35:44mais c'est même pas sûr
35:45que ce facteur politique
35:46puisse jouer
35:47dans ce contexte-là
35:49je pense que
35:50ce qui a été dit
35:50est très juste
35:51c'est que Jérôme Powell
35:51a tout de suite
35:52mis les bases
35:53de leur approche
35:54le mois dernier
35:55en début du mois
35:56et je pense
35:57que c'était une force
35:58qu'il a envoyée au marché
35:59un signal fort
36:00qu'il a envoyé au marché
36:01encore une fois
36:02je ne suis pas sûr
36:03que ça change grand chose
36:03aujourd'hui
36:04qu'est-ce qu'une baisse
36:04de 25 points de base
36:05demain
36:06au mois de mars
36:06change
36:07pardon
36:09que ce soit en Q4
36:10ou en 2027
36:12change quelque chose
36:13ce qui est sûr
36:14c'est que
36:15plus les banques centrales
36:16seront attentistes
36:17plus elles monteront
36:18les taux aujourd'hui
36:19plus elles devront
36:20les baisser demain
36:21à partir d'un moment
36:22on reviendra
36:22dans des tendances naturelles
36:23donc ce choc
36:24aura été
36:25donc il faut
36:26une fois encore
36:27c'est le scénario
36:28du pire d'abord
36:29après le meilleur
36:29en tout cas
36:30quand on est investisseur
36:31obligataire
36:32on n'a pas non plus parlé
36:33de ce qui se passe
36:34sur les marchés
36:34donc on parlait
36:35des niveaux de taux
36:35il se passe aussi des choses
36:37sur la défiance
36:37toujours fiscale
36:39et budgétaire
36:39que peut mettre le marché
36:41aujourd'hui
36:42sur les Etats-Unis
36:42qui peut aussi expliquer
36:44en partie
36:44pourquoi les taux
36:46sont autour de 4,30
36:47aujourd'hui
36:47même si on dit
36:48que c'est l'économie
36:49la plus immunisée
36:50par rapport à ce qui se passe
36:51et le retour
36:52vous parliez en ouverture
36:53du dollar
36:54qui est de nouveau
36:54à 1,18
36:56ça paraît
36:57ça allait vite
36:58ça allait très très vite
36:58donc ça montre bien
37:00cette thématique
37:01le statut refuge
37:01a été une petite parenthèse
37:03des dédollarisations
37:04du statut refuge
37:05de ce marché
37:05le marché n'a pas oublié
37:06ce traîne là
37:07voilà n'a pas oublié
37:08et donc c'est
37:09et je pense
37:09on pourrait mettre
37:11dans le même panier
37:11ce qui se passe au Japon
37:12où finalement
37:13le dollar Yen
37:14les taux japonais
37:15sont remontés très haut
37:16et ça pose plein de questions
37:17sur la soutenabilité
37:18de la dette
37:19et les réactions
37:19des hommes politiques
37:20face à ça
37:21ouais
37:21puis le marché
37:23a dû être assez vigilant
37:24je pense que le marché
37:25a craint d'une certaine manière
37:26qu'on ait une
37:27une accommodation
37:27de ce choc
37:28un peu trop large
37:30et un peu trop généreuse
37:31ce qui aurait
37:32sans doute aggravé
37:33encore cette situation
37:34sur la résidence
37:35du consommateur
37:35il y a une thématique
37:36qui est en train de revenir aussi
37:37c'est de dire que
37:37le rendu fiscal
37:39de l'État
37:40permettrait d'absorber
37:41le choc du pétrole
37:43donc peut-être
37:43ça je sais
37:44le fait que les marchés
37:45n'ont pas tellement baissé aussi
37:46les richesses
37:47restent quand même
37:48plutôt positifs
37:48j'ai pas vu de chiffres
37:50ça fait partie
37:51du narratif
37:52plus que de la réalité
37:53exactement
37:53c'était vraiment
37:54un message politique
37:55de la même façon
37:56ce que Trump
37:57essaye de faire passer
37:58au congrès
37:58du point de vue budgétaire
37:59c'est vraiment
38:00cosmétique
38:01et c'est plus
38:01pour dire
38:03qu'il se passe quelque chose
38:04non ce qui peut être important
38:06également
38:06pour la consommation
38:07c'est la confiance
38:08et la confiance
38:10des ménages américains
38:11j'allais dire
38:12plus qu'en Europe
38:13elle passe par le prix
38:15de l'essence
38:15à la pompe
38:15surtout qu'on va entrer
38:16dans la driving season
38:18donc ça
38:19ça peut
38:19ça peut bousculer
38:20alors on a vu le
38:22on a vu le
38:24l'indice de confiance
38:25du Michigan
38:27baisser beaucoup
38:28plus bas historique
38:29très polarisé
38:30comme enquête
38:30toujours
38:30de plus en plus polarisé
38:31sans doute de moins en moins
38:33infiable
38:34puisque l'enquête
38:35se fait uniquement
38:36par internet
38:37très polarisé
38:38effectivement
38:38mais malgré tout
38:40il y a un bon historique
38:42dans cette enquête
38:43de réaction
38:44au prix
38:45au prix à la pompe
38:46bon
38:47comment gère la situation
38:48dans les portefeuilles
38:48on a parlé déjà
38:49effectivement
38:50l'aspect un peu refuge
38:51résilience des marchés américains
38:53et peut-être
38:53les interrogations
38:54sur le cycle
38:56européen
38:57une fois qu'on a dit ça
38:58comment vous aimez
38:59équilibrer vos investissements
39:00aujourd'hui
39:01en matière d'action
39:02il faut équilibrer
39:03entre la crise aujourd'hui
39:04c'est à mettre de l'énergie
39:05mettre des utilities
39:06attention
39:06elles commencent à être
39:06un peu chères quand même
39:09de la défense
39:10qui pour le coup
39:10c'était une surprise
39:11a pas mal baissé
39:13en mars
39:13et donc
39:16analyse exposte
39:16à cause des coûts de production
39:17qui ont augmenté
39:19c'est l'industrie
39:20et beaucoup de boîtes
39:21de la défense
39:23vendent à prix fixe
39:24donc on rentre vraiment
39:25dans ce modèle
39:25qui vendent à prix fixe
39:27mais les coûts
39:27augmentent
39:28attention aux marges
39:29dans un moment
39:30où on attendait
39:31que ce soit
39:31l'année de la croissance
39:33bénéficiaire
39:34avec des bonnes rentabilités
39:36mais ça rend
39:37le sujet intéressant
39:40et puis
39:41on doit commencer
39:42à regarder
39:43pour la sortie de crise
39:44et là
39:45on se retourne
39:46vers
39:47toute l'économie réelle
39:48qui a été impactée
39:50en termes de valorisation
39:51et qui va redevenir
39:53intéressant
39:54l'immobilier
39:55s'il est au baisse
39:56la construction
39:57parce qu'il y aura
39:57on a pas mal de thèmes
39:59de construction
39:59quand même
40:00de reconstruction
40:01à venir
40:02les thèmes
40:03infrastructure
40:04le renouvelable
40:05tout ce qui touche
40:06à la souveraineté
40:07sont des thématiques
40:09très long terme
40:10qui vont
40:11qui vont
40:11qui sont
40:14incontournables
40:14dans une nouvelle question
40:15incontournable
40:16et surpeuplé
40:17un peu comme thématique
40:18ou pas
40:19surpeuplé
40:19ça couvre en tout cas
40:20de plus en plus de secteurs
40:22donc c'est des thèmes
40:23larges
40:23profonds
40:23on peut faire de la souveraineté
40:26sans faire que de la défense
40:27on peut faire de la souveraineté
40:29sans faire que de la défense
40:30et de l'énergie renouvelable
40:31il y a beaucoup de sujets
40:32ça se décline
40:32sur plusieurs secteurs
40:34il y a beaucoup
40:34beaucoup de sujets
40:36et pour reprendre un peu
40:37le fil de la tech américaine
40:39là aussi
40:39la conversation
40:41de marché
40:42IA
40:43créatrice
40:43ou destructrice
40:44de valeur
40:45cette conversation
40:46elle reprend aussi
40:47ce qu'on a vu
40:48à un moment
40:48les logiciels
40:49se ressaisir un peu
40:51parce que là aussi
40:51j'imagine
40:52pas très dépendant
40:53du coût du pétrole
40:54puis on s'est dit
40:54que ça avait beaucoup baissé
40:55etc
40:56ou est-ce qu'on reprend
40:57cette histoire
40:59on la reprend
40:59avec une réalité
41:00c'est que
41:00les logiciels
41:01se payaient très cher
41:02parce qu'il y avait
41:03une logique
41:04de revenu récurrent
41:05de revenu presque
41:06perpétuel
41:06avec le SAS
41:08et avec l'IA
41:09on s'est rendu compte
41:10que finalement
41:10peut-être pas
41:11donc il y a un dérating
41:12et aujourd'hui
41:13si on prend
41:13certaines boîtes
41:14de logiciels
41:14elles se payent toujours
41:15au-dessus du prix
41:16du marché
41:17donc finalement
41:18attention quand même
41:19à jeter les points bas
41:21qui pourront
41:22dans le futur
41:23être plus bas
41:25à l'opposé de ça
41:26on a le SOX
41:28qui est au plus haut
41:30donc l'indice
41:31des semi-conducteurs
41:32c'est ça
41:32très très bien
41:34mais qui sont
41:35sur une dynamique
41:36cyclique
41:37et tant que le cycle
41:38est porteur
41:38tant qu'il y a du capex
41:40il y a
41:41il n'y a pas de raison
41:43que ça s'arrête
41:43sauf la valorisation
41:44attention aussi
41:45à la valorisation
41:46si jamais il y avait
41:48dans les publications
41:49il y avait des communications
41:50sur un ralentissement
41:52des capex
41:52ce qui est possible
41:54ça pourrait
41:55ça pourrait corriger
41:56pour l'instant
41:56il profite effectivement
41:57des effets volume
41:59mais des effets prix
42:00aussi à plein
42:00il y a une telle tension
42:01dans les chaînes
42:02d'approvisionnement
42:02sur la partie
42:03semi-conducteur
42:04qu'effectivement
42:04les prix peuvent bouger
42:05très très vite
42:06d'une semaine
42:07d'une semaine sur l'autre
42:08sur la dimension
42:09taux, crédit
42:11donc là
42:12on a des points d'entrée
42:12si je vous suis
42:13Mathieu
42:16bon déjà
42:16je suis amoureux
42:17de ma classe
42:18je ne suis pas forcément
42:20objectif
42:20c'est toujours le moment
42:21d'acheter
42:21je pense que le marché
42:22a réouvert aussi
42:23un peu les yeux
42:24par rapport aux 12
42:26ou 14
42:26ou 18 derniers mois
42:27qu'on a connus
42:28sur le marché du crédit
42:29qui était
42:29une seule direction
42:31qui était notamment
42:32le resserrement
42:32des primes de crédit
42:33par rapport
42:34aux emprunts d'Etat
42:35ou par rapport
42:36aux courbes de swap
42:37et donc je pense
42:38que ce qui vient d'être dit
42:39c'est la même chose
42:40on identifie
42:41les sociétés
42:41qui sont exposées
42:42à ce qui se passe
42:43de manière à court terme
42:44moyen terme
42:45et à plus long terme
42:46on parlait du secteur
42:47de l'aviation
42:48typiquement c'est un secteur
42:48sur lequel on peut
42:49s'interroger
42:49comment ils vont gérer ça
42:51l'afflux
42:52et quels seront les impacts
42:53sur les ratings
42:54et là je voulais en venir
42:55c'est que
42:56malgré le choc aujourd'hui
42:58les prévisions de défauts
42:59restent très modérées
43:00et donc le marché
43:02pourrait avoir des défauts
43:04c'est pas le problème
43:04et capable de les digérer
43:06et ce qui me fait dire ça
43:07c'est que
43:08un les flux
43:09sur la classe d'actifs
43:10ont continué
43:10donc l'investissement
43:11sur le crédit
43:11et souverain c'est autre chose
43:12ça a continué
43:13le high yield
43:14donc la partie
43:15dite spéculative
43:16a un peu plus souffert
43:17c'est normal
43:18elle est beaucoup plus
43:18corrélée à ce qui se passe
43:19sur les actions
43:20donc c'est normal
43:22mais il y aura de nouveau
43:22des points d'entrée
43:23la phrase que je vais utiliser
43:24c'est que le taux
43:25appelle le taux
43:26c'est à dire que
43:26plus votre taux est élevé
43:27plus vous pouvez aller dessus
43:29parce que vous êtes payé
43:30pour porter ça
43:30à moyen long terme
43:31encore une fois
43:32peut-être que demain
43:32ce ne sera pas le cas
43:33mais à moyen long terme
43:34il y aura
43:35la capacité
43:36d'identifier les sociétés
43:37qui seront le plus à risque
43:38dans le cycle qui vient
43:40donc nous on a
43:41fait ça
43:42et l'autre chose
43:42que je voulais indiquer
43:43c'est qu'on était peut-être
43:43un peu moins actifs
43:44dans les marchés aujourd'hui
43:46pourquoi ?
43:47parce que les prix
43:48sont plus larges
43:49donc le prix de vente
43:50et le prix d'achat
43:51sont plus larges
43:51les fourchettes sont plus larges
43:53et donc faire tourner
43:54des portefeuilles
43:54ça peut coûter
43:55un peu plus cher
43:56donc on a continué
43:57de manière sélective
43:59et mesurée
44:00mais pas forcément anticipé
44:01des mouvements
44:02qu'on voulait faire
44:03ou qu'on aurait fait
44:03de toute façon
44:04j'entends
44:04les conditions de marché
44:05ne sont pas idéales
44:06encore pour bien traiter
44:08elles ne sont pas mauvaises
44:09mais il ne faut pas non plus
44:11se précipiter parfois
44:12et prendre un peu
44:13le temps de la réflexion
44:14et c'est je pense
44:15ce qu'on a fait
44:15dans les dernières semaines
44:16bon
44:16quelles sont les réflexions
44:17en matière d'investissement
44:18qui vous animent
44:20chez BNP Paris-Bahem
44:21c'est la même histoire
44:25les mêmes conclusions
44:26on a réduit le risque
44:27en début de conflit
44:28le risque action
44:29ce qui paraissait
44:31être la chose à faire
44:32en s'assurant
44:33de la flexibilité
44:34dans les portefeuilles
44:35et là l'idée
44:36c'est selon les portefeuilles
44:37ou d'être déjà
44:38un petit peu revenu
44:39sur les actions
44:39ou d'y retourner
44:41bientôt
44:42avec finalement
44:43une grande direction
44:45c'est toujours
44:46l'IA
44:47comme thème
44:48de réalité économique
44:49et qu'on envisage
44:51à court terme
44:52de prendre en compte
44:53plutôt
44:54via les émergents
44:55c'est quand même
44:56un petit peu moins cher
44:57et également
44:58quelque chose
44:58d'un petit peu
44:59connexe
45:00qui sont les métaux stratégiques
45:02finalement
45:02des thèmes
45:04de long terme
45:05des tendances
45:06de long terme
45:06absolument
45:07et effectivement
45:08autour de la souveraineté
45:09ça a été évoqué
45:10c'est un thème
45:11dans lequel on croit
45:14également
45:14puisque ça balaye
45:15énormément de secteurs
45:16ceux qui ont été cités
45:17également le secteur
45:18de la santé
45:19qui sont aussi importants
45:22merci beaucoup
45:22merci à vous trois
45:23Nathalie Benatia
45:24BNP Paris Basse
45:257 Management
45:25Mathieu de Clermont
45:26Allianz Global Investors
45:28et Louis Albert
45:29Auris Gestion
45:30étaient les invités
45:31de Planète Marché ce soir
45:42Le dernier quart d'heure
45:43de Smartbourg
45:44chaque soir
45:44c'est le quart d'heure
45:45thématique
45:45le thème ce soir
45:46c'est celui
45:47des marchés nordiques
45:48et de leur attractivité
45:50grandissante
45:50dans le monde
45:51de l'investissement
45:52nous en parlons
45:52avec Michel Proutot
45:53partner chez Pareto
45:54Asset Management
45:55à mes côtés en plateau
45:56bonsoir Michel
45:56bonsoir Grégoire
45:57bienvenue
45:58ravi de vous retrouver
45:59on s'était parlé
46:00en visio
46:01il y a quelques semaines
46:02quelques mois
46:02pour évoquer déjà
46:04Pareto
46:04qui est un groupe
46:05financier au sens large
46:06Pareto Asset Management
46:07étant la division
46:08d'Asset Management
46:09mais juste pour rappeler
46:10que Pareto est natif
46:12local
46:13dans ses marchés nordiques
46:14vous êtes vous-même
46:15basé à Oslo
46:15en Norvège
46:16vous habitez à Oslo
46:17avec une empreinte
46:19locale native
46:20très très forte
46:21dans ses marchés
46:22financiers nordiques
46:24un mot en lien
46:25avec l'actualité
46:26puisque tous les yeux
46:27des investisseurs
46:28sont focalisés
46:28sur les dépendances
46:30les mix énergétiques
46:31aujourd'hui
46:31des différents pays
46:32c'est l'occasion
46:33de rappeler
46:34c'est une évidence
46:34quand on parle
46:35de la Norvège
46:36notamment
46:36de rappeler quand même
46:37que cette zone
46:38des nordiques
46:38Norvège
46:39Suède
46:39Danemark
46:40Finlande
46:41bien sûr
46:41est une zone
46:42assez autosuffisante
46:44en matière énergétique
46:45Michel
46:45oui tout à fait
46:46moi j'ai coutume
46:46de dire en fait
46:47de reprendre ce slogan
46:48que les pays nordiques
46:49c'est à la fois proche
46:50et lointain
46:51et donc pourquoi c'est lointain
46:53en fait sur un certain nombre
46:54de sujets
46:54ils sont très différents
46:55des pays européens
46:56et notamment sur l'énergie
46:57alors donc effectivement
46:58le gaz et le pétrole
46:59en Norvège
46:59il y en a en abondance
47:00c'est exporté
47:01ça alimente le fonds souverain
47:03qui fait 2000 trilliards
47:05de dollars
47:06et ça
47:07ça donne une aisance
47:08à la Norvège
47:09très clairement
47:10il faut voir que
47:11les rendements
47:13accumulés
47:13sont de l'ordre
47:14de 8% par an
47:15ils reversent 3%
47:16au budget de l'Etat
47:17donc chaque année
47:17un peu comme notre métier
47:18d'ailleurs
47:19ça ne cesse de grandir
47:21en fait la fortune
47:22des Norvégiens
47:22au point qu'on se demande
47:23si les Norvégiens
47:24si la Norvège
47:25n'est pas devenue
47:25un pays trop riche
47:26donc ça c'est sur le volet
47:28un peu je dirais
47:29énergie fossile
47:30mais en même temps
47:31depuis 20 à 30 ans
47:32ils ont développé
47:33des énergies renouvelables
47:34à la fois en Norvège
47:35et en Suède
47:37et c'est des leaders
47:38ils ont eu une politique
47:40consistante
47:40sur longue période
47:4295% de l'électricité
47:43en Norvège
47:44et d'origine hydroélectrique
47:46voilà
47:46donc décarboné
47:48pas cher
47:48et dans le contexte actuel
47:50clairement
47:50ils profitent sur les deux volets
47:51à la fois
47:52le prix de l'essence
47:54du gaz
47:55et du pétrole
47:56est élevé
47:56donc ça
47:56ça alimente en fait
47:57le fonds souverain norvégien
47:58et d'autre part
47:59les citoyens
48:00à la fois suédois
48:01et norvégiens
48:03ont accès
48:04à une énergie
48:04pas trop chère
48:06qui n'augmente pas
48:06dans ces périodes de crise
48:07à la fois
48:08pour se chauffer
48:09pour consommer
48:10pour utiliser leur véhicule
48:11donc ça
48:12oui c'est une particularité
48:13de ces pays là
48:14ah oui bien sûr
48:14mais si on regarde
48:16ces caractéristiques
48:17à l'aune du monde actuel
48:18où la question
48:18de l'accès aux ressources
48:20en général
48:20va devenir clé
48:21que ce soit des ressources énergétiques
48:23ou autres
48:23là on a des pays
48:25qui sont quand même
48:26plutôt bien positionnés
48:27en relatif
48:27notamment par rapport
48:28à d'autres voisins européens
48:29tout à fait
48:30ça confère une indépendance énergétique
48:32ça c'est clair
48:32les pipelines
48:33vont de la Norvège
48:35vers la Pologne
48:36vers l'Allemagne
48:37et vers l'Angleterre
48:39et pas l'inverse
48:39donc effectivement
48:40en plus il y a des aléas
48:42un petit peu géopolitiques
48:43c'est plutôt
48:44les pays européens
48:44qui seront en première ligne
48:46pour en subir les conséquences
48:47non c'est sûr
48:48indépendance énergétique
48:49et énergie moins chère
48:50ça c'est clair
48:52moi je le vois
48:53la pompe
48:53ça n'a rien changé
48:54rien n'a bougé
48:55ça ne bouge pas
48:56ça ne bouge pas
48:57donc ça ça protège aussi
48:58le pouvoir d'achat
48:59des consommateurs
49:00leur capacité à épargner
49:02et puis voilà
49:04à partir de la stabilité
49:05effectivement
49:05de ces pays
49:06petite parenthèse là
49:08parce qu'on va parler
49:08de l'investissement
49:09mais qui dit que la Norvège
49:10est un pays trop riche
49:11c'est quoi ce débat
49:12Michel ?
49:12il y a un débat
49:13c'est bien que le débat
49:14a été ouvert
49:14pourquoi pas
49:15c'est un débat en Norvège
49:17tout à fait
49:18il y a deux ans
49:19le responsable
49:21de McKinsey
49:22a publié un livre
49:22effectivement sur ce sujet là
49:24voilà c'est mécanique
49:25le fonds il fait 2000 milliards
49:26il fait voilà
49:27et chaque année
49:28il engrange autour de 6 à 8%
49:30de rendement
49:31ce qu'on essaye de faire
49:32pour nos clients
49:32quelque part
49:33et il reverse autour de 3%
49:35au budget de l'État
49:36et ça représente 25%
49:37du budget de l'État norvégien
49:38c'est 3% qui sont reversés
49:39donc chaque année
49:40il croit
49:41de l'ordre de 5%
49:42et c'est 5 millions
49:43de Norvégiens
49:43et donc ça veut dire que
49:45d'une certaine manière
49:46c'est pas qu'ils vivent
49:47dans le confort
49:47mais quand vous avez
49:48en arrière-plan
49:50cette masse
49:51de capitaux
49:52qui ne cessent de croître
49:53voilà
49:54ils sont quelque part
49:55riches de façon éternelle
49:56s'il n'y a pas un choc
49:58un astéroïde
49:59qui vient
50:01impacter l'économie mondiale
50:02quelque chose de très vertueux
50:04quand même
50:04du fait notamment
50:05de ces ressources
50:06et de la bonne gestion
50:06parce qu'avoir les ressources
50:08c'est une chose
50:08bien les gérer
50:09c'en est une autre
50:10également
50:10comment vous participez
50:11à ce développement
50:12alors à travers
50:13notamment des fonds crédit
50:14ça fait partie
50:15des classes d'actifs
50:16sur lesquelles vous êtes
50:16très fort
50:17chez Paris Tourème
50:18Michel
50:19à travers le thème
50:20de l'énergie
50:20ces industries
50:21elles se sont créées
50:22aussi grâce à
50:23le crédit
50:25et grâce à de la dette
50:26tout à fait
50:26le marché du high yield
50:28nordique
50:28a été créé
50:29dans les années 2000
50:30justement pour financer
50:31la création
50:32d'une industrie
50:33ex nihilo
50:35pétrolière
50:35en Norvège
50:36et puis c'est développé
50:37c'est ça l'intérêt
50:38c'est que le marché nordique
50:38high yield maintenant
50:39est très diversifié
50:41et il apporte
50:42vraiment un intérêt
50:44il représente
50:45une attractivité
50:45assez forte
50:46pour des investisseurs
50:47européens
50:47on voit de plus en plus
50:48nous on le voit bien
50:49en Europe continentale
50:50d'investisseurs
50:51qui viennent se positionner
50:52sur cette zone là
50:53on le voit là
50:54il suffit de voir
50:54le premier trimestre
50:55de cette année
50:56notre fonds
50:57est en territoire positif
50:58tous les indices
50:59fixed income
51:00sont en territoire négatif
51:01donc vous voyez
51:02qu'on délivre
51:03une performance
51:03qui est différenciante
51:04décorrélante
51:05quelque part
51:07des indicateurs
51:08des indices
51:09pardon
51:09traditionnels
51:10fixed income
51:11européens
51:12et ça c'est lié
51:13à ces sujets là
51:14à savoir
51:14ces secteurs
51:15qui sont un petit peu
51:16particuliers
51:16l'énergie
51:17on en a parlé
51:17mais le secteur bancaire
51:18également
51:18il faut savoir
51:20qu'on fonctionne
51:20à taux variable
51:21donc les banques
51:22scandinaves
51:23en France notamment
51:24les banques scandinaves
51:25vont bénéficier
51:26d'une période
51:26juste fantastique
51:27les trois dernières années
51:28quand les taux
51:28étaient élevés
51:29on n'utilise pas le chèque
51:30là-bas
51:30les chèques sont existants
51:32il y a très peu
51:32de distributeurs de billets
51:33très peu d'agences
51:34donc j'aime bien citer
51:36ce chiffre sur le coefficient
51:37d'exploitation
51:38des banques nordiques
51:39c'est de l'ordre
51:39de 40%
51:41contre je dirais
51:42en moyenne 63%
51:44pour la BNP
51:45qui est une banque
51:45plutôt bien gérée en nord
51:46vous voyez déjà nativement
51:47c'est le cas de le dire
51:48quelque chose de très light
51:49de très lean
51:50dans leur modèle
51:51ça génère quand même
51:52une profitabilité
51:53substantielle
51:55structurelle
51:56sur l'énergie
51:57je reviens
51:57parce qu'il y a à la fois
51:58l'aspect fossile
51:59et l'aspect renouvelable
52:00est-ce que tous les investisseurs
52:03embrassent
52:03le thème de l'énergie
52:04au sens large
52:05fossile, renouvelable
52:06on est prêt à jouer
52:07dans les deux camps
52:08et vous-même
52:10en tant qu'apporteur
52:11de solutions
52:11en termes d'offres
52:12est-ce qu'il faut
52:13distinguer les choses
52:14ou est-ce que c'est
52:15un sujet énergétique
52:16avant tout
52:17non c'est une réelle question
52:18c'est une réelle question
52:18c'est vrai que
52:19voilà
52:19notamment en France
52:21on a beaucoup
52:22d'investisseurs institutionnels
52:23qui veulent qu'on ait
52:24plutôt des solutions
52:25où le pétrole
52:26ne soit pas trop présent
52:28et donc on a répondu
52:29à ces questions-là
52:29puisque justement
52:30on a matière pour le faire
52:31on peut très bien
52:32construire des fonds
52:33avec zéro exposition
52:35sur le pétrole
52:35sur le renouvelable
52:36il faut savoir quand même
52:37que par exemple
52:38des leaders industriels
52:40mondiaux
52:40comme Yara
52:40par exemple
52:41sur les engrais
52:42le leader mondial
52:43a développé un processus
52:45de production d'engrais
52:47décarboné
52:47même chose en Suède
52:49où vous avez
52:49un des leaders
52:50suédois
52:51un des plus gros pollueurs
52:54suédois
52:54qui a développé
52:57un processus
52:57de production d'acier
52:58décarboné
52:59donc vous voyez
52:59il y a énormément
53:00d'initiatives
53:01dans le monde aussi
53:02de l'énergie décarbonée
53:04donc on a matière
53:05à pouvoir construire
53:06des stratégies
53:07à la fois
53:08purement
53:09je dirais
53:10fossil free
53:11et d'autres
53:11qui embrassent
53:12tout l'univers
53:13d'investissement nordique
53:14et donc pour revenir
53:16aux banques
53:16je reviens aux banques
53:17du coup
53:18Michel
53:18modèle un peu différent
53:19de ce qu'on connaît
53:21en France
53:22on parle d'entreprises
53:23qui sont considérées
53:24comme des entreprises
53:25de croissance
53:25par exemple
53:26quand on parle du secteur
53:27bancaire
53:27dans les pays nordiques
53:29en croissance
53:30à la mode bancaire
53:32très dynamique
53:33il n'y a pas de doute
53:35et surtout
53:36qu'on ait une capacité
53:37à générer
53:38de la profitabilité
53:39on parlait de JP Morgan
53:39tout à l'heure
53:41on s'attend aussi
53:41à de très bons résultats
53:42sur le secteur bancaire
53:43à la fin de ce premier trimestre
53:45et puis accompagner
53:46voilà
53:47c'est ce qu'on dit souvent
53:48auprès de nos clients aussi
53:49c'est toujours plus facile
53:50d'opérer dans un environnement
53:52en croissance
53:53et c'est des pays
53:54en croissance fondamentalement
53:56à la fois pour les acteurs bancaires
53:57comme pour les acteurs corporés
53:59sur lesquels on investit
54:00donc là voilà
54:01c'est vraiment
54:03un substrat très positif
54:05pour tous ces acteurs économiques
54:07et pour nous aussi
54:07comment vous regardez
54:08parce que les sujets bancaires
54:09sont toujours nombreux
54:10mais je veux dire
54:11en termes de réglementation
54:13de capitalisation
54:14oui il y a une bonne gestion
54:16de ces établissements
54:17bancaires nordiques
54:19je ne sais pas
54:20tout le monde parle
54:21de l'exposition
54:22aux crédits privés
54:23par exemple
54:23il y a une transparence
54:25il y a
54:25oui il y a une transparence
54:26et puis ils ont appris
54:27aussi de leurs erreurs
54:28dans les années 90
54:29il y a eu pas mal
54:29de défauts sur l'immobilier
54:31notamment
54:31et depuis
54:33les contraintes
54:33en fonds propres
54:34ont été renforcées
54:37donc vous avez des ratios
54:38de tier 1
54:39juste phénoménaux
54:40là on est à 17
54:4117 je crois
54:42pour les banques scandinaves
54:43comparé à 13
54:45surcapitalisés
54:45surcapitalisés
54:46et surprofitables
54:47donc c'est à la fois
54:48le meilleur des deux mondes
54:48en tant qu'investisseur
54:49et du coup nous
54:50dans nos deux fonds crédits
54:52d'ailleurs
54:53on a une exposition
54:54assez substantielle
54:55sur les valeurs bancaires
54:57bon je reviens
54:58à l'attractivité grandissante
54:59effectivement
55:00là vous le mesurez
55:00vous sentez
55:01je ne sais pas
55:01dans une crise
55:04comme celle du golf
55:04vous avez tout de suite
55:05un peu plus d'appels
55:07la prospection
55:07est plus facile
55:08le message commercial
55:10est plus facilement écouté
55:12par vos prospects
55:13Michel
55:14voilà par les prospects
55:15je pense que déjà
55:15nos clients sont bien informés
55:18du fait qu'on apporte
55:19de la diversification
55:21mais en fait
55:21ça joue sur deux volets
55:23à la fois du côté client
55:24mais aussi pour nos gérants
55:25dès qu'il y a une petite crise
55:26de cet ordre là
55:27ça leur permet
55:27d'avoir des opportunités
55:29de réinvestissement
55:29il faut savoir que dans nos fonds
55:31on a des maturités
55:32très courtes
55:32sur les obligations
55:33donc chaque mois
55:34vous avez beaucoup de cash
55:35qui tombent dans le fond
55:36à réinvestir
55:37et donc là
55:38quand il y a un petit choc
55:39un peu
55:39des décalages de prix
55:40c'est des opportunités
55:41pour nos trois gérants
55:42sur notre fonds à île
55:43et les deux gérants
55:44sur le fonds cross-credit
55:46de trouver
55:46des mispricings
55:48et des opportunités
55:50ce qui leur permet
55:51de délivrer une performance
55:53supérieure
55:53au rendement embarqué
55:54des fonds d'ailleurs
55:55donc ça
55:55c'est quand même
55:56assez attractif
55:59Décorrélation jusqu'où
56:00Michel
56:01vous dites
56:01c'est diversifiant
56:02il y a un pouvoir diversifiant
56:03décorrélant
56:04dans une allocation d'actifs
56:07quand est-ce que
56:07la décorrélation
56:08est optimale
56:09j'ai envie de dire
56:09et quand est-ce que
56:10la décorrélation
56:12est un peu
56:12moins importante
56:14en quel type
56:15d'environnement
56:16je suis vendeur
56:16donc je vous dirai
56:17il n'y a pas de moment
56:18de bien améliorer
56:19c'est toujours le moment
56:20d'en prendre
56:20et la preuve en l'air
56:22non c'est vrai
56:23puisque en fait
56:23ce qui est intéressant
56:25au-delà
56:25on a beaucoup parlé
56:26de l'économie
56:29mais aussi
56:29les caractéristiques financières
56:31des obligations
56:31on est essentiellement
56:32à taux variable
56:33on a des maturités courtes
56:35ce qui fait qu'on est
56:35peu volatiles
56:38et donc on est un peu
56:39décorrélés
56:39effectivement
56:40le premier trimestre
56:41le montre bien
56:41la performance
56:42quand il y a des chocs
56:43et puis après
56:44on encaisse tout de suite
56:46lorsqu'il y a une hausse
56:47des spreads de crédit
56:48on est passé de 5 à 5,50
56:50en termes de rendement
56:51embarqué sur notre fonds à yield
56:52donc on est en mesure
56:53aussi de délivrer
56:54ce surplus de rendement
56:55pratiquement ipso facto
56:57cette attractivité
56:58elle se mesure aussi
56:59au nombre d'émetteurs étrangers
57:00quand je dis étrangers
57:01non nordiques
57:01qui viennent profiter
57:02de ces marchés
57:03de capitaux nordiques
57:04alors tout à fait
57:04il y a ces deux volets
57:05effectivement
57:06il y a d'une part
57:06les investisseurs
57:08qui viennent
57:09chercher cette diversification
57:11dans nos fonds
57:11et il y a aussi
57:12et ça c'est le travail
57:13de notre société mère
57:14Parto Securities
57:15d'aller voir des émetteurs
57:16européens
57:17notamment SMI
57:19mid-size
57:20qui peuvent accéder
57:21ce marché
57:21et c'est en croissance
57:23c'est en très forte croissance
57:24très forte croissance
57:26chaque année
57:26le volume d'émissions
57:28les encours
57:30dépassent
57:30ceux de l'année précédente
57:31donc on est vraiment
57:32sur une très très belle dynamique
57:33côté émetteur également
57:34ça c'est clair
57:35merci
57:36voilà
57:37très intéressant
57:38merci beaucoup
57:39Michel
57:39on n'a pas fini
57:40de parler des marchés nordiques
57:41on le fait
57:43avec petite touche régulière
57:45pour parler de ces marchés
57:46effectivement
57:46qui possèdent des caractéristiques
57:48très particulières
57:49et notamment
57:49ce pouvoir de décorrélation
57:51par rapport à d'autres marchés
57:52quand on réfléchit
57:53en termes d'allocations d'actifs
57:54et cette attractivité
57:56grandissante
57:56donc des marchés nordiques
57:57Michel Proutot
57:58qui était l'invité
57:59de ce dernier quart d'heure
57:59de Smart Bourse
58:00Partners
58:00chez Pareto Asset Management
58:02Merci à vous
58:03au revoir
Commentaires

Recommandations