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  • il y a 3 mois
Vendredi 26 juin 2026, retrouvez Michel Ruimy (Économiste associé, SPAK), Bertrand Lamielle (Directeur, Portzamparc Gestion) et Laurent Albie (Responsable, Next Momentum) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart4Change
00:11pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box
00:17et vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, soit en replay vidéo sur bsmart.fr
00:21soit en podcast audio sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:24Au sommaire de cette édition ce soir, nous parlerons de cette volatilité des marchés,
00:29actions qui s'installent autour du thème de la technologie, notamment séance encore compliquée
00:34pour certaines grandes valeurs tech et notamment dans le secteur des semi-conducteurs.
00:40Pauline Grattel vous donnera un peu plus de détails effectivement sur la séance en cours
00:44et les secousses qui animent désormais de plus en plus fréquemment, régulièrement,
00:48ce secteur de la technologie et notamment cette partie semi-conducteur,
00:54le sous-secteur de la mémoire étant le secteur chaud du moment.
00:57La volatilité s'incruste donc dans les marchés technologiques avec des signaux de plus
01:03en plus contrastés, des questionnements qui reviennent sur le coût des investissements,
01:09le véritable coût à la sortie pour le client final et entre les deux, quel sera le degré
01:13de rentabilité pour les acteurs de l'IA aujourd'hui.
01:17Voilà donc pour l'ambiance en cette fin de semaine.
01:20Pauline Grattel vous apporte plus de détails, je le disais, dans un instant.
01:24Comme chaque dernier vendredi du mois, nous dresserons par ailleurs ce grand tableau de bord des marchés
01:28pour essayer de vous apporter le maximum d'informations sur le mois écoulé
01:32et des perspectives évidemment pour la suite.
01:36Laurent Albi sera avec nous en visio dans un instant.
01:39Et à mes côtés en plateau, nous serons avec Bertrand Lamiel, directeur général de Port-en-Part-Gestion.
01:44Et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse, notre rendez-vous de décryptage économique
01:49comme chaque mois avec Michel Rumi, économiste associé de SPAC,
01:53qui nous parlera de l'héritage Greenspan.
01:56Alan Greenspan nous a quitté à 100 ans il y a quelques semaines.
02:00Il laisse évidemment un important héritage après avoir passé 20 ans à la tête de la réserve fédérale américaine
02:07de 1987 jusqu'à 2006.
02:09Michel Rumi, donc sur l'héritage Greenspan, ce sera à suivre dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse
02:14ce soir.
02:26Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
02:28Pauline Grattel est à nos côtés et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
02:31Bonsoir Pauline.
02:32Tous les regards sont donc braqués vers le secteur technologique.
02:35Oui parce que l'IA ça coûte cher, les investisseurs s'inquiètent de la rentabilité réelle
02:39et du coût massif des investissements liés à l'intelligence artificielle.
02:44Les annonces d'augmentation de prix chez Apple et Microsoft justifiées par les envolées des coûts des composants
02:49ravivent les doutes.
02:51Ainsi les indices sont en repli.
02:53En Europe, le Stoxx 600 et l'Eurostoxx 50 cèdent 1% environ.
02:57Pareil pour le CAC 40 en France qui évolue autour de 8 350 points,
03:01lesté par STMicroelectronics qui perd 3% dans ce contexte.
03:05Côté américain, les indices sont ouverts en repli.
03:08Le Nasdaq est pénalisé par cette situation et cède jusqu'à 1% dans les premiers échanges.
03:13Oui effectivement, l'ambiance est plutôt au redressement depuis l'ouverture de Wall Street
03:18mais encore une fois avec une volatilité qui est remontée d'un cran sur le secteur technologique
03:23et notamment sur le secteur des semi-conducteurs.
03:25Pauline, avec un indice Sox, quand le Nasdaq est en train de revenir à l'équilibre,
03:29l'indice Sox lui perd encore 4,5 à 5% au moment où on se parle.
03:35Tout ça freine évidemment un peu l'enthousiasme.
03:37Oui, face à l'explosion des coûts de production,
03:39Apple officialise des augmentations immédiates de 15 à 25% sur ses Macs et iPads
03:44pour préserver ses marges.
03:46A titre d'exemple, le MacBook Air subit une hausse de 200 euros
03:49et l'iPad Pro voit ses prix s'envoler.
03:52Apple a déclaré qu'il n'avait jamais vu les prix d'un composant augmenter autant
03:55et aussi rapidement.
03:57Apple affirme par ailleurs chercher d'autres leviers
04:00pour éviter de faire payer la facture à ses clients.
04:03D'autres réactions se sont enchaînées.
04:05Juste après Apple, Microsoft augmente à son tour le prix de ses Xbox,
04:08victime de la même crise des composants.
04:11Apple avait cédé 6% hier et ouvre à l'équilibre.
04:14Microsoft progresse de 3%.
04:15Petit rebond pour Apple, effectivement, actuellement.
04:18Mais pour le secteur des semi-conducteurs,
04:21c'est plutôt à nouveau la douche froide après le rebond d'hier.
04:25Oui, c'était grâce aux résultats de Micron portés par la frénésie des data centers.
04:30Le géant des semi-conducteurs a vu son titre rebondir de 16%
04:33suite à des performances financières bien plus élevées qu'attendues.
04:38Aujourd'hui, à Wall Street, le titre cède une partie de ses gains
04:40sous la pression d'un climat sectoriel devenu plus lourd, comme on le disait.
04:44Un mot rapide aussi de SpaceX.
04:46Le souffle retombe un peu après deux semaines de cotation.
04:50Une IPO record marquée par une envolée de 70%.
04:52Le titre consolide.
04:54L'action évolue peu et se négocie autour de 150$.
04:57Oui, la tech, c'est aussi l'Asie au sein d'indices lourdement chargés en valeur technologique.
05:03On pense au Cospi sud-coréen, mais le Japon également est un marché de technologie.
05:08Oui, le Nikkei a clôturé en repli de 4% ce matin après avoir gagné 4% hier.
05:13Le principal catalyseur, le coup de froid d'OpenAI sur SoftBank.
05:17Selon des informations du New York Times, OpenAI envisagerait de reporter son introduction en bourse à l'année prochaine.
05:24Le géant de l'investissement SoftBank, qui a massivement misé sur la start-up, a vu son titre s'effondrer
05:29de 12,5%.
05:31Au Japon, les investisseurs ont également certainement profité des doutes sur les coûts des infrastructures IA pour prendre des bénéfices.
05:38A noter également en France, dans le secteur de la défense, le titre Exail Technologies bondit de quasiment 30%.
05:45Oui, Exail confirme des informations de presse et indique être en discussion avec Safran en vue d'un rachat au
05:51prix de 128,50€ par action.
05:54Le groupe précise toutefois qu'il n'y a aucune garantie à ce stade de voir les négociations aboutir.
05:59Avec le rebond du jour, le titre se négocie autour de 120€.
06:02Un mot également des grands marchés macro et des équilibres qu'on peut observer sur les marchés obligataires par exemple,
06:08Pauline.
06:08Le rendement américain à 10 ans est tout à fait stable au cours de la séance pour évoluer autour de
06:124,40%.
06:13En Europe, le rendement allemand à 10 ans évolue autour de 2,85%.
06:18Sur le marché d'échange, le dollar 7 du terrain après avoir flambé depuis une semaine.
06:23L'euro dollar se traite autour de 1,14%.
06:25Enfin, du côté du pétrole, le baril de Brent est en repli de près de 3%, légèrement au-delà de
06:3170$.
06:32Et le WTI américain évolue autour de 70$ le baril.
06:36Quels seront les temps forts qui marqueront la semaine prochaine sur les marchés, Pauline ?
06:39On attend l'inflation de plusieurs pays de la zone euro en première lecture pour le mois de juin tout
06:43au long de la semaine.
06:44Et l'inflation de l'ensemble de la zone mercredi.
06:47On regardera également la croissance britannique du premier trimestre en seconde lecture.
06:52Et les PMI manufacturiers et services de la zone euro par exemple pour le mois de juin.
06:56Côté américain, ce sera la semaine de l'emploi du mois de juin.
07:00Exceptionnellement, elle se conclura avec le rapport du département du travail jeudi.
07:04Parce que les marchés américains seront fermés vendredi pour l'Independence Day.
07:10Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse.
07:12Pauline Grattel à nos côtés, à vos côtés pour vous apporter les infos clés du jour sur les marchés.
07:27Deux invités avec nous ce soir pour dresser ce grand tableau de bord des marchés comme chaque dernier vendredi du
07:32mois.
07:32Bertrand Lamiel est à mes côtés en plateau, le directeur général de Port-en-Part-Gestion.
07:36Bonsoir Bertrand.
07:37Bonsoir Grégoire.
07:37Bienvenue, merci beaucoup d'être là.
07:39Merci à Laurent Albi de nous accompagner également à distance.
07:41Le responsable de Next Momentum et cofondateur de Calais 360.
07:45Bonsoir à vous Laurent.
07:47Ravi de vous retrouver messieurs.
07:50Alors nous allons parler évidemment de ce qui se passe sur le Nasdaq américain.
07:54Mais un mot peut-être du match traditionnel entre les marchés européens et américains.
07:59Bertrand, on peut remonter d'ailleurs un peu plus loin que le seul mois de juin.
08:03Vous avez pris une période qui remonte d'ailleurs sur un peu plus d'un an.
08:07Vous faites démarrer cette séquence au moment de l'annonce des tarifs.
08:12Enfin donc c'est mars 2025 avec Donald Trump qui revient en grande pompe fracassante à la Maison Blanche.
08:21Depuis en fait, intéressant de voir quand même les performances comparées.
08:24Vous allez regarder les choses entre le Nasdaq, l'Eurostoxx et les smalls et cap européennes.
08:29Spécialité bien sûr de Port-en-Part.
08:31Oui donc tout est remis en euros.
08:33Donc la traduction du Nasdaq et du S&P 500 est remise en euros.
08:37Ce qui était important l'an dernier parce qu'en 2025 on a quand même eu un change assez défavorable.
08:42Donc on s'aperçoit qu'au moment où Donald Trump déclenche la guerre des tarifs douaniers,
08:46en fait la première victime c'est le marché américain qui s'écroule.
08:49Alors on voit que ça baisse aussi, c'est la ligne bleue et verte sur le marché européen.
08:53Mais alors le marché américain, lui pour le coup, c'est vraiment la première victime.
08:57Et derrière, donc rétro-pédalage, je reviens, je vous laisse 90 jours.
09:02Enfin bref, on se rappelle de l'histoire.
09:05Et là on s'aperçoit que les marchés américains repartent, mais on considère du terrain qu'ils n'arrivent pas
09:14à reprendre au marché européen.
09:16Et arrive la deuxième valse hésitation sur les marchés avec le conflit déclenché par les Etats-Unis en Iran.
09:25Donc là pareil, les marchés rebaissent.
09:27Donc on est à peu près sur les mêmes dates et c'est à peu près le mouvement de même
09:31emploi.
09:31Donc les marchés rebaissent.
09:33Et là pour le coup, quand il démarre, les 7 magnifiques, qui n'étaient plus d'ailleurs tant magnifiques,
09:39je me rappelle que Laurent le mois dernier nous disait qu'il n'y en restait plus qu'une ou
09:42deux.
09:44Bref, repartent quand même.
09:45Alors ça n'en fait pas des leaders, mais comme elles sont quand même grosses dans l'indice,
09:48elles repartent et elles aident le Nasdaq, c'est ce qu'on voit, même traduit en euros, à revenir au
09:52niveau des indices européens.
09:53Et pendant tout ce temps-là, les indices petites et moyennes capitalisations font aussi bien, voire de temps en temps
10:00mieux,
10:01qu'un indice de grande capitalisation en Europe.
10:04Il y a tout le sujet de la souveraineté qui a joué à plein.
10:06Et des investissements européens ou les européens, en fait, les deux séquences de Trump là,
10:11ont clairement fait changer quasiment du tout au tout la plupart des politiques européennes
10:18qui se disent OK, alors plus ou moins vite, avec plus ou moins d'ampleur,
10:22se disent il faut qu'on compte sur nous-mêmes, on ne peut plus compter sur les Américains,
10:26donc il va falloir faire des investissements sur nos technologies, sur nos industries.
10:33Chaque épisode de crise supplémentaire pousse un peu plus l'Europe,
10:36force un peu plus l'Europe à avancer sur ce chemin de la souveraineté.
10:41Oui, clairement, on l'a vu avec des revirements, bon on en a parlé l'an dernier,
10:45mais il y a eu le revirement sur l'armement qui était persona non grata,
10:50et qui là, on s'aperçoit que non, en EG, finalement c'est bien,
10:53parce qu'on a besoin de valeurs d'armement pour défendre nos valeurs de démocratie.
10:57Donc ça, c'était l'événement le plus fort,
11:00mais on voit après des plans d'investissement européens
11:02qui se mettent doucement en place, mais en tous les cas qui se sont annoncés.
11:07Malheureusement, face à ça, on a quand même le sujet de la dette,
11:09parce que tous les États ne sont pas comme l'Allemagne,
11:11qui a la capacité à monter de la dette, mais encore faut-il forcer un tabou,
11:15ce qui n'est pas gagné.
11:16Pour les autres, on voit que c'est un peu plus compliqué.
11:19Ça peut expliquer d'ailleurs la sous-performance sur les derniers mois
11:22du secteur de la défense en Europe,
11:24parce que 24-25 ont été des grandes années de rallye
11:27pour ce secteur-là, au sein de l'industrie.
11:31Depuis le début de l'année, c'est plutôt un secteur hors-tarde.
11:33Oui, c'est compliqué.
11:34On a vu que les grandes capitalisations,
11:36Rheinmetall, qui était la valeur star des années 2024-2025,
11:40doit être à moins 20 ou moins 30%.
11:42Au moins 30, parce qu'ils ont beaucoup baissé encore cette semaine,
11:45avec une commande publique, justement, qui change de main.
11:49Donc là, c'est compliqué.
11:51Il restait Exocence et Excel,
11:54mais qui finissaient par être tirés par la gravité.
11:58Bon, là, on a une nouvelle sur Excel,
12:00avec potentiellement une offre de safran,
12:04sachant qu'Excel était empêtrée dans une histoire
12:06pour faire sortir un fonds qui a son capital.
12:08Enfin bref, il y avait un emploi financier qui, malheureusement,
12:12promettait de durer jusqu'à fin d'année, pour pouvoir faire clair.
12:14Donc ça, déjà, ça a mis une chatte de plomb sur Excel.
12:16Bon, et là, bah oui, c'est...
12:18On l'a vu à 160, Excel, effectivement.
12:20Donc elle est quand même en dessous, très nettement en dessous de ses semaines.
12:23Et là, bon, il y a peut-être un titre qui est en train de se dessiner avec safran,
12:27ce qui serait a priori assez synergique.
12:30Oui, et qui va dans l'idée quand même de préserver la technologie,
12:36non seulement sur le sol européen, mais avec des capitaux européens.
12:39Oui, parce que clairement, c'est une pépite technologique.
12:43C'est une véritable boîte d'ingénieurs.
12:45Donc on connaît Excel sur le côté des drones marins,
12:49mais il y a aussi les centrales à l'inertie,
12:52les centrales inertielles, en fait, qui permettent de se repérer sans avoir de GPS.
12:56Donc là, franchement, c'est quelque chose de très pointu.
12:59Sur l'Europe, commençons par l'Europe, Laurent,
13:02puisque en plus, vous le dites, vous l'écrivez,
13:04quand on regarde un indice comme l'Eurostoxx 50,
13:07la dynamique est intacte.
13:09Peut-être que ce message-là est différent quand on parlera du Nasdaq,
13:13mais sur l'Europe, l'Eurostoxx affiche une dynamique intacte.
13:18Oui, oui, absolument.
13:19On est dans un canal haussier de long terme,
13:23puisque l'Eurostoxx 50, depuis le point bas d'octobre 2022,
13:27est dans un trend qui est clairement positif.
13:31Et il vient d'inscrire des nouveaux records absolus.
13:36Donc, j'ai envie de dire, tout va bien.
13:39C'est vrai qu'on ne parle pas beaucoup de l'Eurostoxx.
13:41En tout cas, l'intelligence artificielle étouffe tous les autres narratifs.
13:47C'est la séquence du moment.
13:49Mais il faut quand même reconnaître que l'Eurostoxx,
13:52il est dans une très belle dynamique.
13:55Alors, je pense qu'on pourrait avoir, peut-être d'un point de vue tactique,
14:02une respiration, peut-être dans les prochaines semaines,
14:07sur un niveau de polarité qui est à 6080 points,
14:10c'est-à-dire l'ancien sommet du mois de février.
14:14Mais je pense que c'est un point d'achat
14:17et qu'on est dans une tendance qui, pour le moment,
14:21ne donne pas de signes particuliers de fatigue.
14:25Donc, je trouve que c'est intéressant de le rappeler,
14:27parce que c'est évident que le trade qu'il fallait faire,
14:30c'était celui des semis et du Nasdaq à partir du 31 mars.
14:34On a peut-être un petit peu oublié l'Europe
14:36et je pense qu'on a encore des atouts à mettre en avant,
14:43d'autant plus que je pense que cette deuxième partie d'année,
14:46même si cette révolution intelligence artificielle
14:49est loin d'être terminée
14:51et je fais partie de ceux qui y croient totalement,
14:55je pense néanmoins que, du point de vue de l'investisseur,
14:57de l'allocation d'actifs et de la diversification,
15:00ça ne serait pas complètement idiot
15:02de réallouer un petit peu ces fonds
15:05en repondérant peut-être un petit peu plus l'Europe.
15:09C'est la prolongation d'un message
15:11que vous esquissiez déjà le mois dernier,
15:13Laurent, si je me souviens bien.
15:16Absolument, Grégoire, vous vous souvenez parfaitement.
15:19Alors, c'est intéressant que vous le soulignez maintenant
15:21parce que si on regarde ce qui s'est passé sur le Nasdaq,
15:25justement depuis le dernier grand tableau de bord des marchés
15:27à la fin du mois dernier,
15:29il ne s'est rien passé en fait.
15:30On est en consolidation,
15:32donc ça montre bien qu'on est maintenant
15:35dans une phase de digestion ou d'indigestion,
15:37je ne sais pas,
15:38par rapport au rallye précédent
15:41de la part des investisseurs.
15:43On a eu une espèce d'enthousiasme débridé
15:46et voilà,
15:47quand les titres montent
15:49et que les valorisations montent,
15:51on commence à se poser des questions
15:52qu'on se posait d'ailleurs avant le début
15:55du rallye du mois de mars,
15:56à savoir les CAPEX,
15:58est-ce que ce n'est pas trop,
15:59où est la rentabilité,
16:01à quelle échéance,
16:02quel horizon,
16:03est-ce qu'on sait ?
16:04Voilà,
16:05toutes ces questions qu'on avait un petit peu étouffées
16:06à partir du 31 mars,
16:08elles reviennent dans l'esprit des investisseurs.
16:11Et donc,
16:12on a effectivement
16:13des sous-segments de la tech
16:16qui continuent d'être explosifs,
16:18vous le rappeliez tout à l'heure
16:19avec Maikon,
16:21mais il y a aussi maintenant
16:22des incertitudes,
16:24des hésitations
16:25sur le coût
16:27de ces semi-conducteurs
16:28et de ces infrastructures
16:30il y a
16:31avec le prix des matières premières
16:33qui,
16:34avec l'inflation,
16:35donc,
16:35montent le prix
16:36de ces équipements
16:37et donc,
16:38pour avoir
16:39des CAPEX identiques,
16:40ça va coûter plus cher
16:41et donc,
16:42voilà,
16:42on voit que le marché,
16:43il est un peu moins convaincu
16:45qu'il y a un mois,
16:47c'est tout à fait normal
16:48et plus extrême.
16:49Alors maintenant,
16:50le prochain rendez-vous,
16:51Grégoire,
16:51c'est quoi ?
16:52Ça va être les résultats trimestriels
16:53qui vont arriver
16:54dans la deuxième partie
16:56du mois de juillet
16:57et ça,
16:58pour moi,
16:58ça va être vraiment
16:59l'heure de vérité
17:00parce que s'il y a des déceptions,
17:02alors on pourrait avoir
17:03des dégagements plus importants
17:05et puis si au contraire,
17:05on a encore une fois
17:07des bonnes surprises,
17:08on pourrait avoir
17:09un marché qui continue
17:10de bien se tenir
17:11mais de toutes les manières,
17:12ce qu'on a vécu
17:14depuis le 31 mars,
17:15on n'est pas capable
17:16tout de suite
17:17de le revivre
17:18donc si vous voulez connaître
17:19très rapidement
17:21mon séquencement
17:21de 2026,
17:23moi je pense
17:23qu'on pourrait encore avoir
17:25des marchés
17:25qui tiennent bien
17:26en juillet
17:26parce que historiquement,
17:28juillet est un bon mois
17:30du côté de la saisonnalité.
17:32Ensuite,
17:33août et septembre,
17:34je pense qu'il ne va pas
17:35se passer grand-chose,
17:35voire on va assister
17:36à une baisse
17:37et puis après,
17:38c'est les mid-turns
17:38et on sait bien
17:39que pour le dernier trimestre
17:41de l'année
17:42avec les mid-turns,
17:43on a des marchés
17:43qui repartent très fort
17:45donc je reste constructif
17:46sur les marchés actions
17:47pour 2026
17:48mais je pense maintenant
17:50que lever le pied
17:53et prendre des bénéfices
17:53n'est peut-être pas
17:55une stratégie
17:56complètement idiote.
17:58Organiser une rotation
17:59dans les portefeuilles,
18:01aller chercher un peu
18:01de diversification
18:02en dehors
18:03des seules grandes valeurs
18:05technologiques américaines
18:07et pas que
18:07parce qu'on retrouve
18:08énormément de concentration
18:09en Asie également
18:10sur ce thème-là
18:11avec une poignée de valeurs
18:12là aussi qui font
18:13la performance
18:14des indices asiatiques.
18:15Comment vous regardez
18:16le marché américain
18:17Bertrand chez Porzampart Gestion ?
18:19Est-ce que vous...
18:21On a l'impression
18:22qu'on est de plus en plus
18:24sans filet ?
18:25C'est-à-dire qu'à part la tech,
18:26les semi-conducteurs
18:27et dans les semi-conducteurs
18:29la partie mémoire
18:29c'est beaucoup moins Nvidia
18:31qui drive le marché
18:32qu'une boîte comme Micron
18:33alors il y en a d'autres après
18:35Sandisk, etc.
18:36Enfin là,
18:37chaque mois
18:38on découvre,
18:39on redécouvre
18:40d'ailleurs
18:40des nouveaux noms
18:41parce que c'est des noms
18:42qu'on connaît depuis longtemps
18:43Sandisk notamment
18:44ou Nokia en Europe
18:45mais c'est vrai
18:46qu'on les voit repartir
18:47de manière spectaculaire
18:49à la faveur
18:50de ce marché
18:51qui chasse comme ça
18:52les poches
18:53d'étranglement aussi
18:55de l'industrie
18:56des semi-conducteurs.
18:57Dans le tableau
18:58que vous nous apportez là
18:59à part la techno
19:00sur le marché américain
19:01il n'y a pas grand-chose
19:02qui reste
19:04foncièrement bullish.
19:05Là j'ai mis
19:06les six premiers secteurs
19:08américains
19:09dans l'ordre
19:11décroissant
19:11donc la technologie
19:13qui représente
19:1335%
19:14du secteur
19:15du S&P
19:16donc on le voit
19:17c'est le seul
19:17qui est haussier
19:18même si on était
19:18un petit peu secoué
19:19parce que là
19:20dans la technologie
19:20on a tout
19:21on a aussi les logiciels
19:22d'accord
19:22c'est beaucoup moins
19:23bullish
19:23que si c'était
19:26l'indice
19:27de
19:28Philadelphia
19:29semi-conducteur
19:31Finance
19:32c'est compliqué
19:32on le voit
19:34consommation
19:34même communication
19:35dans lequel
19:36on va retrouver
19:37Meta
19:37et Google
19:38on voit que ça ne marche pas
19:39on est sous les 200 baissières
19:41en fait
19:41le seul
19:42et pareil
19:42il faut accepter
19:43de se faire chahuter
19:44c'est l'industrie
19:45donc
19:45pareil
19:46dans l'industrie
19:47on va retrouver
19:47un peu les mêmes thématiques
19:48qu'en Europe
19:48c'est-à-dire
19:49globalement
19:50dans ceux qui fonctionnaient bien
19:51donc il y avait le côté
19:53aviation
19:53mais ça
19:54ça s'est calmé
19:54comme on l'a vu sur Safran
19:55comme on l'a vu sur Airbus
19:58et ce qui reste
19:58c'est tout ce qui tourne
19:59autour de l'énergie
20:00donc des sociétés
20:01qui vont être contributeurs
20:04à
20:06quelle que soit
20:06ou qu'elle soit
20:08dans l'échelle de valeur ajoutée
20:09mais
20:10à la mise en place
20:11soit des data centers
20:12soit des centres
20:13de production d'électricité
20:14pour les data centers
20:15mais ça reste la même thématique quoi
20:16ça reste la même thématique
20:17quand on se retrouve
20:18dans ce genre de situation
20:19c'est toujours un peu
20:19la même question
20:20est-ce que ça
20:21est-ce que ça veut dire
20:22que tous ces secteurs
20:23finance
20:24communication
20:25conso
20:26discrétionnaire
20:26santé
20:26sont autant de réservoirs potentiels
20:29pour voir la hausse s'élargir
20:30ou est-ce que c'est quand même
20:32le risque
20:33d'une fragilisation importante
20:35du marché
20:35avec l'idée effectivement
20:37qu'on ne tient plus
20:37qu'à un fil
20:40là c'est une vision
20:41en relatif
20:42S&P 500
20:43donc on peut continuer
20:46donc la finance
20:47marche moins bien
20:47que le S&P
20:48pour autant
20:48il y a des dossiers
20:49qui
20:49on est vraiment
20:50dans une affaire
20:51de stock picking
20:52donc le côté sectoriel
20:54acheter un ETF sectoriel
20:56en fait on le voit
20:57ça marche moins bien
20:57que le S&P
20:59qui lui-même
21:00on l'a vu tout à l'heure
21:00était le plus mauvais
21:01des 4 indices
21:02que je proposais
21:03dans le match
21:03Europe-US
21:04donc on regarde
21:06et franchement
21:07on ne voit rien arriver
21:10en termes sectoriels
21:11il y a des histoires individuelles
21:12mais c'est vraiment
21:13des histoires individuelles
21:14et donc du coup
21:15comme c'est des histoires individuelles
21:16il faut vraiment
21:17qu'il y ait un côté
21:17où la boîte
21:18est en train de
21:20sortir d'une période
21:21de consolidation
21:21avec un nouveau narratif
21:23à apporter au marché
21:24avec une restructuration
21:25avec des choses
21:25de ce style là
21:26parce que sinon
21:27on sait que ça
21:28ça va être fragile
21:29donc on est dans
21:30cette situation là
21:31et bon
21:33qui plus est
21:34avec un sujet
21:35de
21:37ça ne se voit pas
21:37sur la volatilité
21:38parce que la volatilité
21:39sauf erreur
21:40on doit être encore
21:41en dessous de 20
21:41on est remonté à 20
21:42là sur VIX
21:43on est remonté à 20
21:43aujourd'hui
21:44ce qui n'est pas
21:45un gros niveau
21:46de volatilité
21:46non
21:47ça montre d'ailleurs
21:47que les gens
21:48ou que les investisseurs
21:49sont couverts
21:50sont prudents
21:51ne sont pas
21:52dans une exubérance
21:54totale
21:55irrationnelle
21:55pour citer
21:56Alain Greenspan
21:57à 20
21:58sur le VIX
21:58on n'est pas
21:59dans l'optimisme
22:00le plus débridé
22:01non plus
22:01par contre
22:02il suffit
22:03de 2 points de doigt
22:03pour se retrouver
22:04à 36
22:04ce d'autant plus
22:06qu'en fait
22:06le sujet
22:06qu'on a eu
22:07sur la texte
22:08c'est que
22:08le 5 juin
22:09l'indice des semi-conducteurs
22:11a perdu 10%
22:13dans la journée
22:14ça
22:14il faut remonter
22:15très loin
22:16pour avoir
22:17ce type de comportement
22:18et en fait
22:18on est vraiment
22:19dans le sujet
22:20du six sigma
22:21enfin bref
22:22c'est un truc
22:22hyper rare
22:23donc on ne peut pas
22:24le passer de côté
22:24parce que là
22:25pour le coup
22:25ça bouge
22:25avec des gros capitaux
22:27et en fait
22:27on se rend compte
22:28que les investisseurs
22:30américains
22:30donc les institutionnels
22:33mais également
22:34les particuliers
22:36travaillent le marché
22:36de plus en plus
22:37avec de l'effet de levier
22:38à la hausse
22:40des ETF
22:41levraigés
22:41et on a des ETF
22:43single stock
22:44levraigés
22:45exactement
22:47et donc du coup
22:48forcément
22:48quand tout va bien
22:49tout va bien
22:50ça monte
22:51il n'y a pas de volatilité
22:52au moment où il y a
22:53un petit choc
22:55tous ceux qui commencent
22:56à sortir
22:57créent la sortie
22:58des autres
22:58font des appels
22:59de marge
23:00parce qu'en fait
23:00les choses vont très vite
23:01on est sur des dossiers
23:03on a fréquemment
23:05des dossiers
23:06qui ont des volatilités
23:07de 60
23:08dans la tech
23:09ce qui est à dire
23:09à peu près
23:10trois fois plus élevée
23:12que le marché
23:13dans son ensemble
23:14le marché dans son ensemble
23:16donc il faut bien voir
23:17que quand il bouge
23:18il bouge trois fois plus vite
23:19donc là où le marché
23:20fait des journées entre
23:21plus 1,5
23:22moins 1,5
23:22là on se retrouve
23:23sur du plus 4,5
23:24moins 4,5
23:25mettez du levier là-dessus
23:27vous vous retrouvez vite
23:28dans la journée
23:28avec du plus 10
23:29plus 15
23:30votre carrière
23:31de trader
23:31s'arrête tout de suite
23:33émotionnellement
23:33c'est très compliqué
23:35et si ce n'est pas
23:36vos émotions
23:36qui vous arrêtent
23:37c'est les appels de marge
23:38et ça c'est pour vous
23:39c'est quand même
23:40la partie comportementale
23:42la partie
23:45leverage
23:46retail
23:46qui est peut-être
23:48le risque le plus important
23:49aujourd'hui
23:49dans ces marchés
23:49parce que le SOX
23:50a perdu 10%
23:51le COSPI a perdu 10%
23:52aussi sur une séance
23:53il y a quelques jours
23:54il les a gagnés
23:54trois jours après
23:56donc au milieu de ça
23:57c'est compliqué
23:58parce que là
23:58pour le coup
23:58on est vraiment
23:59sur un marché
23:59qui joue avec nos émotions
24:01donc quand on regarde
24:02des dossiers
24:02comme Micron
24:03comme Seagate
24:04qui ont connu
24:05des performances
24:07de dingue
24:09nous on a commencé
24:10à acheter du Seagate
24:11du côté des
24:12150 ou 200
24:13elle vaut 1000
24:16là il y a quand même
24:17le risque management
24:18qui rentre en jeu
24:18quand on a fait
24:19fois 10 sur une valeur
24:21alors comme les signaux
24:22donc nous on a un système
24:23de ranking
24:24qui tourne tous les jours
24:25donc qui nous donne le truc
24:26par contre on sait que
24:27voilà
24:28on a un éloignement
24:29enfin on a
24:30on porte un risque
24:31donc pour le coup
24:31on le gère via la pondération
24:34sur les stocks
24:35donc on est obligé
24:35d'alléger en permanence
24:36ces positions
24:37c'est ça Bertrand
24:38parce qu'on sait que
24:40quand ça se retourne
24:42sans que
24:43enfin non
24:43quand ça se retourne
24:44quand il y a une normalisation
24:44c'est à dire qu'il y a un choc
24:45comme on a eu là
24:46sur le Sox
24:48moins 10, moins 15
24:49c'est possible dans la journée
24:50et donc on ne peut pas
24:51se permettre
24:52que de perdre trop
24:53donc du coup
24:53on va limiter nos pondérations
24:55et dès qu'on arrive
24:55que la dérive nous a amené
24:57du côté des 5, 6, 7, 100
24:58on écrête
24:59on prend régulièrement
25:00on revient un peu plus bas
25:02parce que
25:02ce genre de journée
25:04il faut qu'on soit capable
25:05de les gérer
25:05et si vous avez laissé
25:06trop dériver une position
25:07et il est très facile
25:09dans ces conditions-là
25:10avec des performances aussi fortes
25:11de vous retrouver
25:12avec votre portefeuille
25:13même si vous construisez
25:14une position entre 3%
25:15à 10 ou 15%
25:15quand vous perdez
25:1710 ou 15%
25:17sur 10 ou 15%
25:18du portefeuille
25:19là pour le coup
25:19c'est très compliqué à gérer
25:20le risque
25:21c'est de tout sortir
25:22derrière sa remonte
25:23oui on prend que
25:24les mauvaises décisions
25:24derrière
25:25donc voilà
25:26et puis continuer
25:27à chercher
25:28de la diversification
25:29même si c'est compliqué
25:30comme je le disais tout à l'heure
25:31dans des secteurs
25:32qui ne sont pas forcément
25:34super en ce moment
25:35on va en parler
25:36de la diversification
25:37et des secteurs pas super
25:38qui peuvent peut-être
25:39demain redevenir
25:40redevenir super
25:41Laurent
25:41quel est le regard
25:42que vous portez
25:43sur effectivement
25:44l'investissement
25:46des particuliers
25:47avec des produits
25:47de plus en plus
25:48le vrai de G
25:49encore une fois
25:49des ETF single stock
25:50sur une seule valeur
25:52le vrai de G
25:52ça rentre aujourd'hui
25:54dans la boîte à outils
25:55de l'investisseur particulier
25:57en Asie
25:58aux Etats-Unis
25:59et quels sont un peu
26:01les marqueurs
26:02d'exubérance
26:03là que vous suivez
26:04Laurent
26:06alors
26:08je regarde
26:10surtout en ce moment
26:11le ratio de force relative
26:14entre le S&P
26:16équipondéré
26:16et le Nasdaq
26:18pourquoi
26:20parce que
26:21quand on connaît
26:23l'importance
26:24du Nasdaq
26:26et les valeurs
26:27de la tech
26:27en général
26:28dans la hausse
26:29des marchés
26:30en ce moment
26:31comme Bertrand
26:32le disait
26:33tout à l'heure
26:33on a un marché
26:35qui est porté
26:35par cette thématique
26:38et en plus
26:39il se trouve
26:40que les valeurs
26:41de la tech
26:41sont aujourd'hui
26:42de très loin
26:43les plus grosses
26:44capitalisations boursières
26:45de Wall Street
26:46alors
26:47quand on voit
26:47un ratio de force relative
26:49qui commence à montrer
26:51que le S&P
26:52équipondéré
26:53est peut-être
26:54en train d'arrêter
26:55sa sous-performance
26:56est peut-être
26:57également
26:58en train de
26:59repartir à la hausse
27:00pour moi
27:02c'est un signal
27:03c'est un avertissement
27:04que quelque chose
27:06est peut-être
27:07en train de changer
27:07si on regarde
27:08ce qui s'est passé
27:09en octobre
27:10de l'année dernière
27:11on voit
27:12une sur-performance
27:13très nette
27:14du S&P
27:15et plus pondéré
27:16face au Nasdaq 100
27:17alors
27:18vous pourriez me dire
27:19en fait
27:20c'est assez positif
27:21parce que ça veut dire
27:21qu'il y a de la rotation
27:22sectorielle
27:23et que les flux
27:24se réorientent
27:25vers d'autres secteurs
27:26et que le rallye
27:27peut se poursuivre
27:28le problème
27:29c'est qu'on a aujourd'hui
27:31un bloc moteur
27:32qui est le Nasdaq 100
27:34et que si
27:35le S&P
27:37plus pondéré
27:37le surperforme
27:39je ne vois pas
27:40comment on pourrait avoir
27:41un S&P
27:42qui continue
27:43de progresser
27:44si effectivement
27:45le Nasdaq
27:46s'arrête de le faire
27:48et d'ailleurs
27:49quand on regarde
27:50le ratio
27:50de force relative
27:51entre octobre
27:53et le début
27:54de cette année
27:54qui était haussier
27:55qu'est-ce qui s'est passé
27:56sur le Nasdaq 100
27:57il a consolidé
27:58et qu'est-ce qu'a fait
27:59le S&P
28:00il a consolidé
28:01donc ça veut dire
28:02que si
28:04on a effectivement
28:06et c'est le titre
28:07du slide
28:07une surperformance
28:09du S&P
28:10plus pondéré
28:11qui est en gestation
28:12et qui demande
28:13donc
28:14à être confirmé
28:15ça veut dire
28:16que le potentiel
28:17de hausse
28:17à court terme
28:18sur le S&P
28:20et a fortiori
28:21sur le Nasdaq
28:22elle me paraît
28:23très très limitée
28:24donc ça veut dire
28:26que c'est pas forcément
28:27le signal
28:30annonciateur
28:30de quelque chose
28:31de très très négatif
28:32sur les marchés
28:34non mais quelque chose
28:34de plus défensif
28:35quelque chose
28:36de plus défensif
28:37qui se mettrait en place
28:37c'est ça Laurent
28:38c'est exactement ça
28:40c'est-à-dire que
28:41pour moi
28:41cette rotation sectorielle
28:43elle est défensive
28:45et donc
28:46encore une fois
28:48si vraiment
28:49elle se met en place
28:50ça veut dire
28:51qu'on n'a pas
28:52beaucoup de chance
28:53en tout cas
28:54c'est mon analyse
28:55de voir
28:56les indices actions
28:58aux Etats-Unis
28:59continuer
28:59de progresser
29:01de manière significative
29:02et donc ça
29:03ça nous remet
29:04au rendez-vous
29:05des midterms
29:06parce que je pense
29:07qu'on peut avoir
29:08maintenant
29:08un espèce
29:09de passage à vide
29:10c'est-à-dire
29:11grosso modo
29:12un moment
29:13une séquence
29:13où ça sera
29:14pas très intéressant
29:15sur les marchés
29:16américains
29:17il peut tout à fait
29:18y avoir
29:19une séquence
29:19de consolidation
29:20sans pour autant
29:21qu'il y ait
29:22beaucoup de volatilité
29:23parce que je pense
29:23que encore une fois
29:24je reste constructif
29:26sur 2026
29:27je joue pas du tout
29:28les cassandres
29:29mais je pense
29:31qu'on voit bien
29:33du côté
29:34de l'appétit
29:35pour le risque
29:36que c'est quelque chose
29:37qui est en train
29:37de se tarir
29:38et je vous avais
29:39d'ailleurs
29:40amené
29:41un autre graphique
29:42qui va dans
29:43l'idée
29:43c'est de comparer
29:44effectivement
29:45la classe
29:46d'actifs crédit
29:47le plus risqué
29:48le high yield
29:49par rapport
29:49au marché action
29:51en prenant
29:52la référence
29:52américaine
29:53du S&P 500
29:55exactement
29:55et là on voit
29:57qu'il y a une divergence
29:58baissière
29:58qui est importante
30:00alors
30:00dans toutes les classes
30:01d'actifs
30:02il y a des actifs
30:03qui sont défensifs
30:04et d'autres
30:04qui sont considérés
30:05comme risqués
30:06donc sur
30:08la partie obligataire
30:09le high yield
30:10et la partie
30:11qui est risquée
30:12et donc
30:12logiquement
30:14elle se comporte
30:15comme les actions
30:16c'est-à-dire que
30:17quand on a confiance
30:18dans le cycle économique
30:19on va prêter
30:20de l'argent
30:21à ces entreprises
30:22qui sont jugées
30:22risquées
30:23et puis quand on commence
30:24effectivement
30:25à sentir
30:26que le vent tourne
30:27on réduit la voilure
30:28et on procède
30:29à des dégagements
30:30et donc
30:31cette divergence
30:31que vous voyez
30:32à droite
30:33entre le S&P
30:34qui continue de progresser
30:35et le high yield
30:36qui n'a plus à le faire
30:37pour moi
30:38c'est encore une fois
30:40un petit signal
30:41qui montre
30:43qu'on est en train
30:44d'assister
30:45à une dégradation
30:46sur les marchés
30:48encore une fois
30:49une dégradation
30:50qui devrait a priori
30:51fournir aux investisseurs
30:53des points d'entrée
30:54beaucoup plus intéressants
30:56dans les semaines
30:57qui arrivent
30:57ou peut-être
30:58dans les deux ou trois mois
30:59qui arrivent
30:59mais
31:01si on essaie
31:02de réfléchir
31:03de manière tactique
31:05je pense
31:06qu'on devrait
31:07maintenant
31:08a priori
31:08plus réfléchir
31:10à alléger
31:11les positions
31:12qui ont gagné
31:12qui ont dégagé
31:13beaucoup de gains
31:14plutôt que de continuer
31:16de croire
31:16que le momentum
31:17du 31 mars
31:18va continuer
31:19Bertrand
31:19il faut qu'on dise
31:20un mot de l'euro-dollar
31:21aussi
31:21parce que ça a été
31:22la grande histoire
31:22de 2025
31:23à la faveur
31:25des américains
31:27on va le dire
31:28pour un européen
31:29c'était compliqué
31:29c'était un risque
31:30de change important
31:31puisque le dollar
31:32a perdu 10%
31:33contre l'euro
31:34pour un européen
31:35qui investissait en dollars
31:36il fallait intégrer
31:37cette baisse
31:37de 10%
31:38à la performance
31:40là
31:41on a
31:41on a l'impression
31:43qu'on repart
31:43en sens inverse
31:44avec ce qu'on appelle
31:45le smile du dollar
31:46le sourire du dollar
31:47qui ne cesse
31:47de s'accentuer
31:48on a vu le dollar
31:49retrouver son
31:50un peu
31:51de valeur refuge
31:52au moment de la crise
31:54d'Ormouz
31:54le pétrole montait
31:56avec le risque géopolitique
31:57le dollar
31:58remontait également
31:59se raffermissait également
32:00avec le risque géopolitique
32:01maintenant on a quand même
32:02le signal
32:03par le pétrole
32:05que ce risque géopolitique
32:06s'est considérablement détendu
32:08le pétrole est revenu
32:09d'ailleurs sur ces niveaux
32:10d'avant la crise d'Ormouz
32:11quand le dollar
32:12lui continue de progresser
32:13il baisse un peu
32:14sur la science
32:15mais on est tombé
32:16à un 13,50
32:17sur l'euro-dollar
32:18quand même
32:18donc il faudra voir
32:20sur l'euro-dollar
32:21là
32:22c'est
32:23en fin de semaine
32:25le prix de fin de semaine
32:26qui va être intéressant
32:28parce que sur des
32:29sur des cotations
32:30en journée
32:31oui on est passé
32:32en dessous
32:32d'une limite
32:33que tout le monde regarde
32:35donc la clôture fin de semaine
32:37va être intéressante
32:38de ce point de vue là
32:38on remonte à un 14
32:39sachant que
32:42sur le dollar index
32:43donc qui intègre
32:44le yen japonais
32:46et la livre britannique
32:46le signal
32:47il est clair
32:48et net
32:48ça a déjà cassé
32:49donc il faudra surveiller
32:52ça veut dire ça
32:52que pour un investisseur
32:53qui va faire
32:54ses emplettes
32:55aux Etats-Unis
32:57alors même si j'entends
32:58le signal de
33:01il y a un petit peu
33:03de gain de change
33:03à faire probablement
33:04on se dirige probablement
33:05vers une période
33:06qui va être un peu plus sympa
33:07pour les investissements
33:08qu'on pourrait faire
33:10aux Etats-Unis
33:10pour vous ça ne s'arrête pas
33:11tout de suite
33:13le raffermissement du dollar
33:14peut avoir encore
33:15un peu d'espace
33:16il faudra surveiller ça
33:18mais ça veut dire aussi
33:19que
33:21nous ça corrobore
33:22parce que quand je vous disais
33:22on cherche des alternatives
33:24quand on regarde
33:26dans les secteurs
33:27c'est compliqué
33:27si on voit que le secteur
33:29de l'hôtellerie marche bien
33:30aux Etats-Unis
33:31en Europe
33:32donc bon
33:32c'est vraiment un sous-segment
33:34dans les travel
33:34enfin dans le travel
33:35voyage et loisir
33:36c'est le côté véritablement
33:38hôtel qui fonctionne
33:38le reste c'est compliqué
33:40donc bon
33:41il y a quelque chose
33:41mais encore une fois
33:42là on est sur un sujet de l'art
33:44par définition
33:45dans le tourisme
33:46et on s'aperçoit après
33:48que
33:48quand on regarde
33:49les dossiers
33:50qui remontent
33:51qui sont peut-être
33:52demain intéressants
33:53et qui ont longtemps souffert
33:54on va retrouver du publicis
33:55moitié des chiffres
33:56de la France-Média
33:57on va retrouver du ABNBEV
33:58pareil c'est une européenne
34:01donc on est en train de regarder
34:03là c'est pas complètement
34:04mûr comme raisonnement
34:04mais il semblerait
34:05que
34:07ces dossiers là
34:08qu'on voit revenir
34:09sur le devant de la scène
34:10alors chacun avec ses histoires
34:11bon bah publicis
34:13mais le facteur dollar
34:13est peut-être en train
34:14de remonter un peu
34:15le facteur dollar
34:16est peut-être un facteur commun
34:18donc ça va pas forcément
34:19marcher avec tous
34:19on le voit
34:20publicis
34:21il y a le sujet
34:21voilà c'était
34:22la victime de l'IA
34:23et plus rien ne va se passer
34:24bon là on a vu avec la dernière acquisition
34:26qui est bourrée de sens
34:27enfin nous on adore le management
34:28donc et enfin on va peut-être
34:30reconnaître justice
34:31on a un titre qui est en train
34:33qui a une phase de controverse
34:35qui est potentiellement mûr
34:36pour repartir
34:39ABNBEV
34:39bah l'histoire a été compliquée
34:40parce qu'il y avait beaucoup de dettes
34:41bon ils ont beaucoup travaillé là-dessus
34:43et puis là en fait
34:44ils sont en train de nous raconter
34:45une autre histoire
34:45alors c'est ténu
34:46mais tout ce qui est bière sans alcool
34:48ça marche bien
34:50c'est un succès
34:51ah bah c'est
34:52visiblement
34:52c'est le secteur en croissance
34:54c'est là où il y a la croissance
34:57parce que sur le reste
34:58c'est une croissance très à tonnes
35:00donc il y a peut-être une histoire
35:01à raconter autour de ça
35:02donc voilà
35:02on est en train de
35:04surveiller tous ces dossiers-là
35:05compliqué de façon
35:06l'alimentaire
35:07entre les GLP1
35:10la désalcoolisation
35:10des générations
35:12je sais pas comment le dire
35:13le fait que la consommation
35:14d'alcool baisse
35:15etc
35:15c'est vrai qu'il y a peut-être
35:16des changements
35:17de modes de consommation
35:18qui sont en train de germer
35:20et qui pourraient modifier aussi
35:22les profils un peu
35:23de ces entreprises
35:24voilà
35:24donc on regarde ça
35:25on a des valeurs
35:26comme Puma
35:27pareil
35:27c'est valeurs européennes
35:29certes
35:29mais avec un
35:30enfin une exposition
35:32au dollar
35:33ouais ouais
35:34donc ça ça peut être
35:35un début d'idée
35:36un embryon d'idée
35:37regarder cette exposition
35:38du chiffre d'affaires au dollar
35:40voilà
35:40mais on voit bien
35:41et je suis complètement d'accord
35:42avec Laurent
35:42que voilà
35:43sur la tech
35:44on a fait des grosses performances
35:46on peut continuer
35:47et on est positionné
35:48donc on en profitera
35:49mais il faut quand même préparer
35:50ouais
35:52le plan B
35:53parce que le choc
35:54à moins 10 sur le SOX
35:55il n'est pas anodin
35:56on ne peut pas le passer
35:57sous silence
35:58il y a un sujet
35:59et à un moment donné
36:00le sujet reviendra
36:01de dire
36:01qu'est-ce qui peut marcher
36:02si la tech
36:03à quand les sujets là
36:04et donc du coup
36:06on va se retourner
36:07enfin alors
36:07tout va
36:08dans la première étape
36:09c'est tout baisse un peu
36:10beaucoup
36:10et après on va regarder
36:12et c'est peut-être des valeurs
36:13parce qu'en fait
36:14il y a des secteurs
36:15qui ont été complètement ignorés
36:16depuis très longtemps
36:17qui peuvent revenir
36:18et objectivement
36:19qui sont bien sous tout rapport
36:20mais qui ont juste été
36:21oubliés de la bourse
36:22alors il y a les victimes
36:23de l'IA
36:23et les oubliés aussi
36:25de la bourse
36:25comme vous dites
36:26à quoi on fait référence
36:28Bertrand
36:29et est-ce que c'est des secteurs
36:30effectivement
36:30qui peuvent amortir
36:32une secousse
36:33sur la tech
36:34voire peut-être même
36:36performer
36:36dans un moment
36:37où la tech
36:38elle
36:38est-ce qu'on trouve encore
36:40des histoires
36:41de secteurs
36:42ou d'entreprises
36:43qui soient décorrélées
36:45de l'IA
36:45c'est un peu ça
36:46la question
36:46aujourd'hui
36:47on a l'impression
36:47que l'IA
36:48érique tellement de choses
36:49qu'une boîte
36:50un équipementier automobile
36:51Valeo
36:51voilà on peut lui mettre
36:5320% sur une journée
36:54parce qu'il a fait un contrat
36:55pour un refroidisseur
36:57de data center
36:58enfin des histoires
36:59comme ça
36:59Caterpillar
37:00qui a dû prendre
37:0170-80%
37:02parce qu'ils se mettent
37:02aussi à fournir
37:03un peu d'équipement
37:04pour des data centers
37:05très en dehors
37:06de leur coeur de métier
37:07mais finalement
37:08dès que l'IA
37:08s'approche
37:09boum
37:10la valeur explose
37:10en fait sur Caterpillar
37:11je suis tombé
37:12dans le panneau aussi
37:12moi je l'avais laissé
37:13avec ses gros
37:13dans un chantier
37:14en fait ça fait un moment
37:15qu'ils se sont sur le BESS
37:16enfin sur des batteries
37:18conteneurs
37:19et qu'ils en fournissent
37:20en fait ça c'est monté
37:21en puissance
37:21dans le chiffre
37:22d'après
37:23elle est marge
37:23d'accord
37:24mais oui oui
37:25donc on est en train
37:26de regarder
37:26voilà les alternatives
37:28l'énergie
37:29quoi qu'il en faudra
37:31il en faudra
37:32donc il peut y avoir
37:33des moments compliqués
37:34on l'a vu
37:35il y a des dossiers
37:35Schneider
37:36ça n'a pas toujours été
37:37très simple
37:37donc voilà
37:39mais il y a d'autres moteurs
37:40aussi que la seule IA
37:41dans l'énergie
37:42l'IA est un nouveau moteur
37:44pour l'énergie
37:45mais le thème
37:46pour revenir à la souveraineté
37:47de l'électrification
37:48en Europe
37:48il ne s'arrêtera pas demain
37:50si une boîte annonce
37:51une baisse de ses capex
37:52dans l'IA
37:53j'imagine
37:53non non non
37:54ça il faut continuer
37:55à surveiller très près
37:56donc voilà
37:56on est dans ce moment là
37:58où il faut s'y préparer
38:00et en fait ça ne coûte rien
38:01de s'y préparer
38:01enfin il faut juste réfléchir
38:02un peu
38:03mais concrètement
38:04voilà
38:04c'est dans ces moments là
38:05qu'il faut le faire
38:06voilà parce que
38:07cette période
38:08de ce qu'on appelle
38:09de controverses
38:09ou des dossiers
38:10ceux que j'ai cité
38:11dernièrement
38:11les publicistes
38:12qui ont beaucoup baissé
38:13sont en train de repartir
38:13on sait que c'est une période
38:15où personne n'est d'accord
38:16les analystes
38:16il n'y en a pas un qui est d'accord
38:18donc certains commencent à se dire
38:19oui mais quand même
38:20c'est pas cher
38:20il faut y retourner
38:21alors que les autres voient encore
38:22des problèmes d'inflation
38:23des problèmes de
38:24le marché de la pub
38:25n'est pas génial
38:25enfin bref
38:27donc c'est des moments
38:28où on peut se faire
38:28un peu secouer
38:29donc voilà
38:30on va surveiller très près
38:31les publications
38:32parce que c'est sur les publications
38:34qui en général
38:34il peut y avoir le déclencheur
38:35où voilà
38:37on a plusieurs analystes
38:38qui vont dire
38:39mais mon dieu
38:40mais c'était tellement égal
38:41ouais ouais ouais
38:41après
38:42après je vois dans les
38:43donc il ne faut pas avoir peur
38:44sur ces moments-là
38:45de rentrer
38:46même si le titre
38:47est en train de prendre
38:4810 ou 15 dans la journée
38:49c'est juste le démarrage
38:50d'une séquence
38:51qui peut être
38:52un peu plus longue
38:52après pour revenir
38:54sur les victimes de l'IA
38:55dans les médias
38:55dans les logiciels
38:56j'ai quand même l'impression
38:58que des boîtes
38:59on pense à SAP
39:00Capgemini
39:01Publicis
39:02c'est des boîtes
39:02qui vont devoir quand même
39:04apporter une quantité de preuves
39:06pour démontrer
39:06qu'elles ne sont pas victimes
39:08de l'IA
39:08mais qu'au contraire
39:09elles peuvent en profiter
39:10j'ai l'impression
39:11que ce n'est pas un trimestre
39:12de bons résultats
39:13parce que des SAP
39:14des Capgemini
39:14continuent d'avoir
39:15des bons résultats
39:16mais ça ne réveille pas
39:18les titres pour autant
39:18j'ai l'impression
39:19qu'il va falloir
39:20démontrer ça
39:21sur des trimestres
39:23et des trimestres
39:23avant que le marché
39:24se dise peut-être
39:25oui en fait
39:26ils vont réussir
39:27à en profiter
39:27clairement
39:28il y aura un sujet
39:29sur apporter des preuves
39:32qui seront pas
39:33mais voilà
39:34sur l'utilisation
39:35parce qu'en fait
39:35le sujet de la rentabilité
39:37il arrive de l'autre côté
39:37puisqu'il arrive chez elles
39:38c'est à dire en fait
39:39combien ça vous coûte
39:39je pense qu'on va avoir
39:41le moment token
39:42il va
39:43d'ici très peu de temps
39:44on va en avoir partout
39:45sur tous les murs
39:46tokenisation
39:46combien ça coûte
39:47tokenomics
39:48donc voilà
39:49parce que l'utilisation
39:51de l'IA
39:51pour l'instant
39:51c'est un peu en mode
39:53freemium
39:53c'est pas le vrai prix
39:54ils le disent
39:55c'est pas le prix du token
39:56c'est pas le vrai prix
39:57aujourd'hui
39:58voilà
39:58et on le voit
39:59quand on commence
40:00à faire des promptes
40:01on s'aperçoit
40:01qu'il y a des moments
40:02où la bécane
40:03tonte quand même
40:04pendant 4 ou 7 minutes
40:05à marcher de la donnée
40:05ça on se doute bien
40:07qu'entre ça
40:08un prompt
40:09pour avoir
40:10j'en faisais un dernièrement
40:11justement
40:12pour revoir les ratios
40:12sur Mélia
40:14la comparer à d'autres
40:14enfin bref
40:15et en fait
40:16ça a tourné
40:17pendant une dizaine de minutes
40:18ça coûte
40:19ça forcément
40:20ça coûte plus cher
40:21que quand vous demandez
40:22une recette
40:23sur une quiche Lorraine
40:23pour 32 minutes
40:24et c'est pas le même prix
40:26bon
40:27c'est quoi une idée
40:28diversifiante
40:29ou décorrélante
40:30par rapport à l'IA
40:30pour vous Laurent
40:34alors
40:34je vous ai amené
40:35un graphique
40:35de la santé
40:37parce que je trouve
40:37qu'il est dans une
40:38ce secteur de la santé
40:39stoxissant
40:40et healthcare
40:40il est dans une situation
40:41que je trouve
40:43particulièrement intéressante
40:44ça va toujours
40:45dans ce questionnement
40:47y a-t-il une vie
40:48en dehors de l'IA
40:49aujourd'hui
40:50sur les marchés
40:51c'est pas une question
40:52qui est facile
40:54à répondre
40:55mais
40:56quand on regarde
40:57ce secteur de la santé
40:58avec une belle base
41:00qui s'est constituée
41:01on a ici un graphique
41:02en hebdomadaire
41:03avec donc une base
41:05sur les 1060 points
41:06qui a bien tenu
41:08et puis cette semaine
41:08on voit que
41:09ça repart à la hausse
41:10voilà
41:11c'est une manière
41:13de réallouer
41:14un petit peu
41:15des fonds
41:15c'est-à-dire que
41:16si on a été
41:16un investisseur
41:17astucieux
41:18et qu'on a joué
41:19donc cette thématique
41:21intelligence artificielle
41:22aux Etats-Unis
41:22peut-être que c'est le moment
41:23de prendre des gains
41:25et puis de revenir
41:26sur l'Europe
41:27et pourquoi pas
41:27sur la santé
41:28qui est vraiment
41:29pour le coup
41:29un secteur défensif
41:31et qui rentre bien
41:32dans ma lecture
41:33que j'ai
41:34des semaines
41:35et des mois
41:35à venir
41:36d'autant plus
41:37que graphiquement
41:38on voit que
41:39c'est justifié
41:40et que du point de vue
41:41de la force relative
41:42on a en bas
41:43du graphique
41:43un ratio
41:44qui est en train
41:44de se retourner
41:45donc c'est-à-dire
41:45qu'il y a des flux
41:46qui arrivent
41:46sur ce secteur
41:48et que
41:48de mon point de vue
41:49c'est quelque chose
41:50qu'il faut considérer
41:51du point de vue
41:52des actions
41:53j'aime bien
41:53Novartis
41:54en Suisse
41:56j'aime bien
41:56Merck
41:58en Allemagne
41:58en France
41:59j'aime bien
42:00Eurofins
42:01donc voilà
42:01ce sont des dossiers
42:02qu'on peut regarder
42:03et qui participent
42:05à cette diversification
42:06qui de mon point de vue
42:08est maintenant
42:09de plus en plus justifiée
42:10c'est la stratégie
42:11à suivre
42:11aujourd'hui
42:12c'est marrant
42:12parce que le secteur
42:13de la santé
42:14quand on écoute
42:14quand même
42:14des spécialistes
42:16c'est le secteur
42:18qui va peut-être
42:18être le plus révolutionné
42:20par l'utilisation
42:22de l'IA
42:22dans la conception
42:23de nouveaux médicaments
42:25dans la recherche
42:26de surmesures
42:27etc
42:28et d'ailleurs
42:29on va avoir
42:29assez vite
42:30peut-être
42:31des premiers médicaments
42:32IA
42:32ou en tout cas
42:33conçus
42:34designés
42:34par l'IA
42:35mais c'est vrai
42:36que c'est un secteur
42:37qui se comporte
42:37de manière assez
42:39cantonnée
42:40par rapport
42:40au thème de l'IA
42:41jusqu'à présent
42:42Laurent
42:43en fait
42:44l'IA
42:46elle devient
42:47de plus en plus
42:47transverse
42:48et on peut parier
42:49que dans 5 ans
42:51il y en aura
42:52partout
42:52dans tous les secteurs
42:53donc
42:54vous avez raison
42:55il va y avoir
42:56de l'IA
42:57dans le secteur
42:58de la santé
43:00mais
43:00on sort quand même
43:02de la thématique
43:03immédiate
43:03qui a créé
43:05chez les investisseurs
43:06privés
43:07mais surtout
43:07aux Etats-Unis
43:08cette espèce
43:09d'euphorie
43:10collective
43:10où ils continuaient
43:12de payer
43:12des sociétés
43:13qui certes
43:14faisaient
43:14des bénéfices
43:16et des trimestres
43:18exceptionnels
43:19mais
43:20on a quand même
43:21été
43:21dans un mouvement
43:23que je trouve
43:24excessif
43:25et
43:27je pense
43:28qu'il va y avoir
43:29de l'IA
43:30partout
43:30et dans le secteur
43:31de la santé
43:32mais
43:32si on devait
43:34mesurer
43:35la distance
43:36qui existe
43:37entre
43:37la frénésie
43:39qui existe
43:39et la thématique
43:40IA
43:40et la thématique
43:41IA
43:42et son atterrissage
43:43dans le secteur
43:43de la santé
43:44on a peut-être
43:45un lag
43:46qui fait que
43:47c'est un secteur
43:49où on est encore
43:50un peu
43:50à l'écart
43:51de ce que l'IA
43:53peut apporter
43:55Une minute Bertrand
43:56avant de conclure
43:57mais je voyais
43:57acquiescer
43:58quand Laurent
43:59évoquait
43:59le secteur
44:00de la santé
44:00là aussi
44:01c'est un secteur
44:02qui trouve
44:05des intérêts
44:06spécifiques
44:07dans l'environnement
44:07de marché actuel
44:08C'est un secteur
44:09qui était compliqué
44:10parce que
44:10franchement
44:11sur tous les dossiers
44:11qu'on a eu
44:13on a quand même
44:14pris des portes
44:15de saloon
44:15ça a été un peu compliqué
44:17sur des dossiers
44:18qui ont eu des parcours
44:20pas forcément simple
44:21assez chaotique
44:22et donc qui rendaient
44:23l'investissement
44:24pas forcément simple
44:25On a trouvé mieux quoi
44:25On a trouvé mieux à faire
44:27Donc voilà
44:28donc c'est assez
44:29voilà
44:29donc par contre
44:30effectivement
44:31aux Etats-Unis
44:32on s'aperçoit
44:33que le Nasdaq Biotech
44:34est en train
44:36de revenir
44:37sur le devant de la scène
44:38donc pareil
44:39c'est une controverse
44:40c'est plus ou moins avancé
44:40mais il y a quelque chose
44:42sur l'indice santé
44:42non
44:43mais sur le sous-segment
44:44du Nasdaq Biotech
44:45oui
44:45on commence à trouver
44:46des noms
44:46qui sont sympas
44:47et du côté
44:48de côté européen
44:50on a des sociétés
44:52plutôt du côté
44:53des petites et moyennes
44:54capitalisations
44:54enfin après
44:55c'est des boîtes
44:55qui sont déjà
44:562 milliards
44:563 milliards
44:574 milliards
44:57mais je pense
44:58à Swedisher Fan
44:59donc en Suède
45:01et puis après
45:02sur la fin de l'année
45:04normalement
45:04mais d'un sel
45:05j'en avais déjà parlé
45:06là c'est un peu compliqué
45:07en ce moment
45:07mais logiquement
45:09avec les résultats
45:09qui vont sortir
45:10ça devrait l'apporter
45:11pour faire un redémarrage
45:12d'ici la fin de l'année
45:13Merci beaucoup messieurs
45:14on s'arrêtera là
45:15pour conclure
45:16ce mois boursier
45:18ensemble
45:18Bertrand Lamiel
45:19qui était à mes côtés
45:20en plateau
45:20le directeur général
45:21de Portz en part gestion
45:22et Laurent Albi
45:23qui nous accompagnait
45:23à distance
45:24responsable de Next Momentum
45:26et cofondateur
45:27de Calais 360
45:39Le dernier quart d'heure
45:40de Smartbourg
45:40chaque soir
45:41c'est le quart d'heure
45:41thématique
45:42une fois par mois
45:43nous avons rendez-vous
45:43avec Michel Rumi
45:44économiste associé de SPAC
45:46pour un exercice
45:47de décryptage économique
45:48bonsoir Michel
45:49ravi de vous retrouver
45:51un rendez-vous
45:52un peu people
45:53aujourd'hui
45:53parce qu'il y a
45:54quelques jours de cela
45:55nous en avons parlé
45:56autant que possible
45:57évidemment dans l'émission
45:59nous quittait Alan Greenspan
46:00à l'âge de 100 ans
46:02il a tenu 5 mandats
46:04quand même
46:04je crois
46:05à la tête
46:05de la réserve fédérale américaine
46:0720 ans
46:07de 1987
46:08à 2006
46:10alors vous dites
46:11avant d'en faire
46:11un personnage historique
46:13c'est l'occasion aussi
46:16de revenir
46:16sur le fonctionnement
46:19de l'économie
46:20et ce que la politique
46:21monétaire
46:22et l'économie
46:22peuvent avoir en commun
46:24tout à fait
46:24parce que
46:26laquelle est l'idée
46:26c'est qu'on ne peut pas
46:28rester 20 ans
46:29à la tête
46:30de la fédérale réserve
46:31sans avoir impacté
46:32le monde des affaires
46:33et donc
46:34c'est ça
46:35qui est très important
46:36parce que
46:37la fédérale réserve
46:38ce n'est pas n'importe
46:39quelle banque centrale
46:40c'est la banque centrale
46:41la première puissance économique
46:43et puis en même temps
46:44ce qu'il faut bien voir
46:45c'est que
46:47le dollar
46:47étant la monnaie
46:49la devise internationale
46:51et bien
46:51les décisions
46:52de politique monétaire
46:53associées avec
46:54la place du dollar
46:55fait que
46:56on s'impacte
46:57les marchés financiers
46:58européens
46:58les mouvements de capitaux
47:00sur les pays émergents
47:01etc.
47:02et d'une certaine manière
47:03on peut dire
47:04que Greenspan
47:04a été
47:06dans une certaine mesure
47:07une délustration
47:08de la mondialisation financière
47:10c'est-à-dire
47:10qu'une décision
47:12dans un endroit
47:13bien précis
47:14pouvait affecter
47:15l'ensemble
47:15de la planète
47:17d'une certaine manière
47:18Est-ce qu'il a été
47:19à cette époque
47:19l'homme le plus puissant
47:21du monde ?
47:23Dans une certaine mesure
47:25Alors il n'y avait pas
47:25les Elon Musk
47:26il y avait d'autres
47:27grands investisseurs
47:28et d'autres
47:28grands capitaines
47:29d'industrie à l'époque
47:29mais pas avec
47:30ces tailles d'entreprises
47:31qu'on a aujourd'hui
47:32qui obligent
47:32à se poser la question
47:33de savoir
47:33qui est le plus puissant
47:34entre un Elon Musk
47:35et un chef d'état
47:37etc.
47:38Mais à l'époque
47:38Oui parce que
47:40je dirais
47:40il faut se remémorer
47:42que
47:42je dirais
47:43dans la décennie
47:44on va dire
47:4590-2000
47:46la Federal Reserve
47:48était encore
47:48cette puissance
47:49elle a encore
47:50Oui oui oui
47:51Don't fight the Fed
47:52C'est elle qui initiait
47:53le mouvement
47:55de l'activité économique
47:57et puis
47:58c'est ça qui fait
47:59que
48:00quand on est
48:01à la tête
48:01d'un gros bateau
48:02on fait attention
48:02Qu'est-ce qui fait
48:04que les Français
48:05et même ceux
48:06qui n'ont jamais entendu
48:07parler d'Alan Greenspan
48:08et qui n'entendront
48:09peut-être jamais
48:09parler de leur vie
48:10d'Alan Greenspan
48:11c'est pas grave
48:12Qu'est-ce qui fait
48:13quand même
48:14que cet homme-là
48:15a eu une influence
48:17aussi sur la vie
48:18des Français
48:18par exemple
48:19pendant les 20 ans
48:21pendant lesquels
48:21il a présidé la Fed
48:22En effet
48:23vous avez raison
48:23ce qui se passe
48:24c'est qu'une banque centrale
48:26on va dire
48:26pour simplifier
48:27a un outil
48:29qui est fondamental
48:30c'est les taux directeurs
48:31et donc ce taux directeur
48:32affecte
48:33on va dire
48:34le taux de refinancement
48:35des banques commerciales
48:36et donc lorsque
48:38le taux d'intérêt
48:40américain baissait
48:41donc ça se diffusait
48:43progressivement
48:44dans l'économie mondiale
48:45et donc les banques
48:46eh bien
48:47pouvaient faciliter
48:48l'octroi de crédit
48:49aussi bien aux ménages
48:50qu'aux entreprises
48:50et donc il y avait
48:51les prix immobiliers
48:52l'investissement des entreprises
48:53consommation des ménages
48:54à l'inverse
48:54lorsqu'ils augmentaient les taux
48:56ça pouvait avoir
48:57des restrictions
48:58et donc
48:58ce qu'il faut bien voir
48:59c'est que derrière
49:01et ce qu'il ne faut pas perdre
49:02en même temps
49:02c'est la notion
49:03d'éducation financière
49:05c'est que derrière
49:06chaque opération économique
49:08que ce soit un crédit immobilier
49:09achat d'une voiture
49:10ou un investissement
49:11il y a une décision
49:12de politique monétaire
49:13donc de banque centrale
49:14et en fait
49:15ce qu'il faut bien saisir
49:16c'est que la banque centrale
49:17agit comme
49:17on va dire
49:18le régulateur
49:19de la vitesse de l'économie
49:20et c'est ça
49:21qui est important
49:21de saisir
49:22à travers
49:23je dirais
49:24ce personnage
49:24qu'il a beaucoup influencé
49:26la vitesse de l'économie
49:27alors Alan Greenspan
49:28c'était un grand banquier central
49:30c'était aussi un homme
49:31de punchline
49:32un homme d'expression
49:34une des expressions
49:35qui restait dans l'histoire
49:36il la prononce
49:37je crois d'ailleurs
49:38une seule fois
49:39dans sa carrière
49:39à l'occasion d'un discours
49:41en 1996
49:42décembre
49:431996
49:45Alan Greenspan
49:46nous parle
49:46de l'exubérance
49:47irrationnelle
49:48des marchés
49:49qu'est-ce qu'il a voulu dire
49:50à ce moment-là
49:51avec cette expression
49:53en fait
49:53dans toutes les théories
49:54économiques et financières
49:56on parle de rationalité
49:57des marchés
49:58les marchés sont des acteurs
49:59et en même temps
50:00les marchés ont l'information
50:02parfaite etc
50:02et en fait
50:03lui
50:04part d'un principe
50:05il dit mais
50:06concrètement
50:06les investisseurs
50:07ne sont pas toujours rationnels
50:09ils achètent
50:10je dirais
50:11dans un environnement
50:13euphorique
50:13d'une certaine manière
50:14ils peuvent acheter
50:15des actifs
50:16à un prix supérieur
50:17à leur valeur intrinsèque
50:19valeur fondamentale
50:19et c'est ça
50:20qui est très important
50:21parce que
50:22il a été
50:23on va dire
50:23novateur
50:24à cette période
50:25et ce qu'il faut bien voir
50:27c'est que
50:28cette idée
50:28d'exubérance
50:29et donc
50:30d'irrationalité
50:30des investisseurs
50:31est à la base
50:32de la finance
50:33comportementale
50:33avec
50:34aujourd'hui
50:34on parle
50:35donc bien sûr
50:35il y a les données économiques
50:37mais il faut parler
50:38du comportement
50:39des investisseurs
50:40des anticipations
50:41de la psychologie
50:42et même parfois
50:43de l'effet de mode
50:43et donc
50:44on retrouve ça
50:45à travers
50:46on va dire
50:47certaines crises financières
50:49et aussi bien
50:50les subprimes
50:51dernièrement
50:52qu'un peu plus tôt
50:54on va dire
50:54plus tôt
50:55même beaucoup plus tôt
50:56les bubles tulipes
50:57donc c'est ça
50:58qui est important
50:58de comprendre
50:59et c'est ça
51:00qui fait que
51:01il a eu
51:04une autre vision
51:04des marchés financiers
51:05d'une certaine manière
51:06effectivement
51:07petit aparté
51:08d'ailleurs
51:08décembre 96
51:10il fallait
51:11évidemment
51:12écouter Alan Greenspan
51:12mais il fallait pas
51:13en faire
51:15une politique
51:16d'investissement
51:17parce que le marché
51:17continue de monter
51:19jusqu'en mars 2000
51:19qu'on puisse parler
51:22d'exubérance irrationnelle
51:24ça veut pas dire
51:25qu'on peut prévoir
51:27l'éclatement
51:28d'une bulle
51:29et c'est ça
51:29c'est ça
51:30c'est ça la difficulté
51:32c'est qu'on peut dire
51:33oui
51:35ça paraît exubérant
51:36c'est exubérant
51:37mais je peux pas te dire
51:38quand ça va éclater
51:39et c'est ça
51:39qui est très important
51:40c'est que
51:43son idée était de dire
51:44on ne peut reconnaître
51:45qu'une bulle
51:45que quand elle a éclaté
51:46et c'est ça
51:47donc on peut imaginer
51:48la même chose
51:49aujourd'hui
51:50avec les valorisations
51:51de certaines valeurs
51:53technologiques
51:53ou tout ce qui touche
51:54avec l'IA
51:55le grand drame
51:56de la fin de carrière
51:57d'Alan Greenspan
51:58c'est quand même
51:58ce qui s'est passé
51:59après son départ
52:00de la réserve fédérale américaine
52:01mais il y était encore
52:02jusqu'en 2006
52:02et c'est vrai
52:04que les prémices
52:05de la crise
52:05des sommes prames
52:06se font jour
52:07en 2007
52:08avec bien sûr
52:09la grande faillite
52:10de Lehman Brothers
52:10ensuite en 2008
52:12la grande crise financière
52:13et tout ce qui s'en est suivi
52:14est-ce qu'Alan Greenspan
52:16et c'est des critiques
52:17qui lui ont été adressées
52:18directement
52:18auxquelles il a tenté
52:20de répondre
52:21à la fin de sa carrière
52:22est-ce qu'il a été
52:24responsable
52:24en partie
52:25un peu
52:25beaucoup
52:26des événements de 2008
52:27sur les marchés
52:28on ne peut pas
52:29on va dire
52:31dire qu'il est
52:32le seul responsable
52:33il a une part
52:34et plusieurs études
52:36ont montré
52:36que
52:38pendant sa mandature
52:39à la présidence
52:40de la fédérale réserve
52:41et bien
52:42il a pris des décisions
52:44qui étaient favorables
52:44on va dire
52:45à la prise de risque excessive
52:46et donc après
52:47ce qu'il faut bien voir
52:48aussi il faut prendre le contexte
52:49c'est qu'après
52:50la mule internet
52:50il y a eu
52:51les événements
52:52de septembre 2001
52:54il fallait refaire partir
52:55de l'activité économique
52:56donc on fait baisser les taux
52:58et donc
52:58ce qu'il fait
52:59c'est qu'il fait baisser les taux
53:00on va dire
53:00d'une certaine manière
53:02mais
53:02des personnes
53:03et donc des acteurs
53:04ont pris des prises de risque
53:06excessives
53:06et c'est ça qui fait que
53:08on a favorisé
53:09l'endettement immobilier
53:10mais en même temps
53:11toute la bulle
53:12l'écosystème financier
53:15et monétaire
53:16et bien
53:16a développé des produits
53:17un peu
53:18on va dire
53:19très explosifs
53:20bien sûr
53:21trop exotiques
53:22voilà
53:22trop exotiques
53:23et puis
53:24ce qui s'est passé
53:24c'est que
53:25et bien
53:25quand
53:26il a commencé
53:27à gérer l'affaire
53:28un peu mieux
53:28et bien
53:29d'un seul coup
53:29c'est là
53:30où concrètement
53:31les risques sont apparus
53:33et c'est ça
53:35qui est apparu
53:35parce que
53:36et c'est ça
53:36qu'il y a aussi
53:37ce qu'il faut retirer
53:37de la philosophie
53:40on va dire
53:40d'une certaine manière
53:41de la crise de 2008
53:42c'est que
53:43une stabilité apparente
53:45ou on va dire
53:46une bonne santé
53:47économique et financière
53:48peut cacher des risques
53:49et c'est cette croissance
53:50qui fait que
53:51il ne faut pas se dire
53:52qu'il n'y a pas de risque
53:53donc c'est ça
53:54qui est fait
53:55est-ce qu'il a reconnu
53:57des erreurs
53:58d'ailleurs
53:59après avoir quitté
54:00la réserve fédérale
54:01américaine
54:02oui en fait
54:03et c'est ça aussi
54:04l'affaire des gros hommes
54:06on va dire
54:06on reconnaît
54:07ses erreurs
54:08et il a reconnu
54:10que
54:11avoir surestimé
54:12la capacité
54:13des agents
54:15financiers
54:16des marchés
54:16à s'autoréguler
54:17et en fait
54:18ce qu'il faut bien voir
54:19c'est qu'il considérait
54:21que les marchés
54:22pouvaient
54:22très libertarien
54:24dans l'esprit aussi
54:25il faut le redire
54:26quand même
54:26il disait
54:28finalement
54:28on va gérer
54:29les marchés
54:30vont autogérer
54:31et donc
54:31chacun gère ses risques
54:33et ce qui est
54:35surprenant
54:35c'est que
54:36en fait
54:36et c'est ça aussi
54:37qu'il faut bien voir
54:37à travers
54:38cette crise de 2008
54:40c'est que
54:40on peut chercher
54:42chaque individu
54:43ou chaque entité économique
54:44peut chercher
54:45à maximiser
54:46je dirais
54:47ses performances
54:49donc c'est un intérêt
54:50rationnel
54:51mais que
54:51quand tout le monde
54:52le fait en même temps
54:53ça peut arriver
54:54à un risque
54:55encore plus grand
54:56et donc
54:56c'est ce qu'on peut appeler
54:57un risque systémique
54:58et c'est ça qui est important
54:59c'est que
55:01la rationalité
55:02d'individus
55:03n'empêche pas
55:04un risque
55:04après potentiel
55:05global
55:06ce qui est très intéressant
55:07c'est que
55:07Alan Greenspan
55:08nous quitte
55:09à l'âge de 100 ans
55:10je le rappelle
55:10encore une fois
55:11au moment
55:12où Kevin Walsh
55:13prend la tête
55:14de la réserve fédérale
55:15américaine
55:17on a senti
55:18dans la première communication
55:19de Kevin Walsh
55:20l'envie
55:21de revenir
55:22à quelque chose
55:24des années 90
55:25est-ce que les débats
55:26qui prévalaient
55:27à cette époque-là
55:28à l'époque Greenspan
55:28sont des débats
55:29encore contemporains
55:30aujourd'hui ?
55:31Oui
55:31dans une certaine mesure
55:33et plus que jamais
55:35parce qu'en fait
55:36c'est le rôle
55:37de la banque centrale
55:38dans un environnement
55:39particulier
55:40aujourd'hui
55:40c'est jusqu'où
55:42faut-il soutenir la croissance
55:43est-ce que je dois
55:45en tant que banque centrale
55:46est-ce que je dois
55:47intervenir face à des
55:49valorisations un peu
55:50qu'on peut juger
55:51excessives
55:51est-ce qu'il faut
55:52comment gérer
55:54l'inflation
55:55la croissance
55:55la stabilité financière
55:56et en fait
55:57c'est ça qui fait
55:59que ces questions
56:00qui sont encore
56:01d'actualité
56:01existaient
56:02dans les années 90
56:03et d'une certaine manière
56:05Kevin Walsh
56:06je dirais
56:07revient un peu
56:08c'est pas
56:08prendre une nouvelle gouvernance
56:10pour moi
56:11à mon sens
56:11c'est que la nomination
56:12de Kevin Walsh
56:13donne
56:13c'est pas des actions
56:14de politique monétaire
56:15mais une nouvelle gouvernance
56:16avec
56:17une méthode
56:17voilà
56:18c'est ça
56:18quelle leçon
56:20l'épargnant
56:21doit-il retirer
56:22de tout ça
56:22Michel
56:23avec l'exemple
56:25effectivement
56:25d'un homme
56:26qui pendant 20 ans
56:28aura
56:31dirigé
56:31la réserve fédérale américaine
56:33et donc la politique
56:33monétaire mondiale
56:34pour dire
56:34j'avais pas une
56:36mais deux leçons
56:37première des choses
56:38c'est que
56:38l'environnement monétaire
56:40influence profondément
56:42les performances
56:43des placements
56:44et ça
56:44ça peut être évident
56:45mais il faut bien savoir
56:47d'où cela revient
56:47et puis deuxième chose
56:48c'est que toute situation
56:50économique
56:51n'est pas permanente
56:51et donc
56:52pour un épargnant
56:54il faut jamais
56:55se rester
56:56on va dire
56:57dans un même schéma
56:58que
56:59si on veut être
57:00un bon épargnant
57:01et un bon investisseur
57:02et bien on cherche plutôt
57:03non pas à voir
57:05la mastingale
57:06mais de prévoir
57:07ou de créer
57:08des portefeuilles
57:09qui peuvent résister
57:09à plusieurs scénarios
57:10et donc en fait
57:11ça revient à dire
57:13c'est qu'il faut diversifier
57:13son portefeuille
57:14et les stratégies
57:15pour on va dire
57:17subsister encore
57:17quelques années
57:1830 secondes pour finir
57:19Michel
57:20qu'est-ce qu'il faut retenir
57:22la leçon à retenir
57:24des 20 ans
57:25de pilotage
57:26de la politique monétaire
57:27par Alain Greenspan
57:27j'irais trois choses
57:29la place des banques centrales
57:30dans l'économie mondiale
57:32l'influence décisive
57:33des taux d'intérêt
57:34et puis
57:34la difficulté
57:35de détecter
57:36les bulles financières
57:38avant le réclatement
57:38et donc
57:38l'incertitude
57:39n'est pas une anomalie
57:40de marché
57:41on va dire
57:41de l'économie
57:42elle en fait
57:43une caractéristique permanente
57:44c'est ça
57:44c'est pas un bug
57:45c'est un feature
57:46de l'économie
57:47aujourd'hui
57:48l'incertitude
57:49appartient
57:50au régime économique
57:51et au marché
57:52merci beaucoup Michel
57:53Michel Rumi avec nous
57:53chaque mois
57:54économiste associé de SPAC
57:55dans Smart Bourse
57:56à retrouver bien sûr
57:57sur bismart.fr
57:58Sous-titrage Société Radio-Canada
58:03Générique

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