00:01Générique
00:05...
00:09Bonjour à tous, ravie de vous retrouver dans Parlement Hebdo.
00:12Vous connaissez la formule, un débat entre un député et un sénateur.
00:16Cette semaine, nous accueillons Laurence Rossignol.
00:19Bonjour.
00:19Bonjour.
00:20Sénatrice socialiste du Val-de-Marne.
00:23Et face à vous, Guillaume Gouffier-Valinte.
00:25Bonjour.
00:26Vous êtes député apparenté ensemble pour la République du Val-de-Marne.
00:29Également, on va revenir sur les temps forts de l'actualité à l'Assemblée et au Sénat.
00:33On parlera de la colère lycéenne après une nouvelle semaine de mobilisation dans toute la France.
00:39Manque d'enseignants, bâtiments en mauvais état, critiques de parcours sup.
00:43Les revendications sont multiples.
00:45Alors, quelle réponse politique à cette crise émaillée d'épisodes violents ?
00:49On en débat avec vous.
00:52L'autre sujet de la semaine, c'est la loi intégrale contre les violences sexuelles et sexistes.
00:56Elle a été votée à l'unanimité de l'Assemblée nationale.
00:59Le débat va se poursuivre au Sénat sur ce texte réclamé depuis longtemps par les associations de victimes
01:05et accéléré après le viol et le meurtre de la jeune Liana.
01:08Vous en discuterez.
01:10Vous discuterez de cette loi.
01:13Mais d'abord, question jusqu'où ira la colère ?
01:16Et quelle réponse politique à la mobilisation des lycéens ?
01:19Qui se poursuit ?
01:20Le récap de Stéphane Duguay.
01:26De la rue à l'hémicycle du Sénat, les revendications des lycéens ont été portées par les sénateurs de gauche
01:31mercredi.
01:32Plutôt que des réponses de fond, une répression inédite et inutile.
01:37La présidente du groupe écologiste a interpellé directement le Premier ministre.
01:41Du matériel de guerre contre des enfants de 15 ans.
01:46Un État qui tire sur ses enfants est un État qui a déjà perdu.
01:51Réponse ferme de Sébastien Lecornu qui dit voir une transformation du mouvement lycéen en un mouvement de violence urbaine.
01:58Deux minutes, pas une seule condamnation de la violence.
02:03Où est la gauche qui défendait les enseignants et les proviseurs ?
02:08Où est la gauche ?
02:09Même pas un mot pour condamner des tirs de mortiers sur des salles de classe.
02:15Une passe d'armes, symbole de l'une des deux jambes sur laquelle marche le gouvernement.
02:19L'ordre, l'autorité.
02:21En commission, le ministre de l'Intérieur a justifié sa politique de maintien de l'ordre,
02:25malgré l'ouverture de 36 enquêtes par l'IGPN pour des violences sur des lycéens.
02:29Il n'y a pas d'intervention des forces de l'ordre lorsque les lycéens revendiquent pacifiquement.
02:34Il n'y a pas d'intervention des forces de l'ordre, ça n'existe pas.
02:38Il n'y a pas d'intervention policière s'il n'y a pas d'exaction, s'il n'y
02:41a pas de violence commise.
02:42Et ce principe d'ailleurs vaut en réalité pour tout type de manifestation.
02:45L'autre jambe du gouvernement, c'est celle de l'éducation.
02:48Le ministre Edouard Jeffrey a défendu son action devant les sénateurs
02:52et sa seule annonce, l'envoi en urgence de 3000 professeurs remplaçant.
02:56La réorganisation du temps scolaire pour éviter des emplois du temps surchargés,
03:01préoccupation principale des lycéens, a elle été renvoyée à plus tard.
03:04J'ai fait le choix effectivement l'année dernière, dès le départ,
03:06de dire que c'était tellement structurant pour la société à tous égards,
03:09que ça me semblait un débat justement structurant et donc de présidentielle,
03:13et pas un débat de fin de mandat qui en tout était de cause en termes de carrément mis en
03:17oeuvre
03:17aurait forcément été postérieur à la présidentielle
03:19et donc aurait pu conduire des gens à détricoter ce qu'on avait tricoté.
03:21Le ministre devrait faire de nouvelles annonces pour les lycées d'ici la fin du mois d'octobre.
03:27Guillaume Gouffier-Valente, Sébastien Lecornu estime que ce mouvement lycéen
03:32qui fait la une de la presse internationale relève désormais des violences urbaines.
03:37Dire ça, est-ce que ce n'est pas un peu mettre de l'huile sur le feu ?
03:41Certainement, et c'est se tromper.
03:42En tout cas, moi, ce n'est pas ce que je vois sur le terrain.
03:47Il y a des violences, elles sont inacceptables.
03:48Mais ce que je vois avant tout, moi, c'est des jeunes, une jeunesse qui se mobilise,
03:52qui essaie d'envoyer des messages et qui installe son mouvement dans la durée
03:57parce qu'elle a le sentiment de ne pas être écoutée, entendue et avoir un cadre
04:01pour parler des sujets dont elle veut parler.
04:03Deux sujets très matériels sur l'organisation de la vie lycéenne,
04:07de l'organisation des cours à, on va dire, la qualité des bâtiments,
04:12à Parcoursup et tout le stress qui est créé quand même Parcoursup
04:16et qu'il faut revoir, a bien d'autres messages beaucoup plus généraux
04:21sur les inquiétudes de l'époque dans laquelle on vit,
04:24sur quelles sociétés l'ont construit,
04:28sur le rejet de la montée des idées d'extrême droite.
04:31Moi, en tout cas, c'est ce que je vois tous les matins
04:34en passant devant, par exemple, le lycéenne Boucher, que vous voyez là,
04:37avec des pancartes de solidarité, des pancartes de lutte contre les idées
04:41d'extrême droite, d'inquiétude sur les transformations
04:45qu'on peut connaître aujourd'hui, ou que j'entends de la part des lycéens
04:48qui me saisissent, ou des parents d'élèves qui me saisissent
04:52en disant ça continue parce que vous n'écoutez pas,
04:56parce que le politique n'écoute pas et on demande à ce qu'il y ait maintenant
04:59des dispositifs qui permettent de mettre ça en écoute
05:01pour que les cours reprennent, et c'est quand même là aussi important.
05:04Mais d'abord, peut-être cette question à vous, Laurence Rossignol.
05:06Qu'est-ce que vous répondez à Sébastien Lecornu,
05:08qui vous demande où est la gauche, qui défendait les enseignants
05:11et les professeurs ? Qu'est-ce que vous répondez ?
05:15Non, mais que Sébastien Lecornu essaye de repasser le mystigri
05:19à l'opposition. Ce n'est pas nous qui gouvernons depuis 10 ans,
05:21ce n'est pas nous qui sommes responsables de la situation dans laquelle...
05:24Oui, c'est ça, il cherche... Il passe le mystigri, il a des difficultés,
05:28on les identifie bien, et il met en accusation la gauche.
05:33En ce qui me concerne, je n'ai aucune difficulté
05:35à condamner l'ensemble des violences qui ont été commises,
05:38la manière dont certains d'éléments se greffent sur le mouvement lycéen,
05:41la manière dont certains lycéens également se mettent à avoir
05:46des pratiques violentes qui sont inacceptables,
05:50qui sont révélatrices quand même d'une banalisation
05:52et d'une montée des violences dans notre société,
05:57dans la vie politique.
05:58Comment vous expliquez cette moralisation ?
05:59Moi, je suis assez frappée de voir qu'en fait,
06:00il est devenu très difficile d'organiser un événement public,
06:04y compris un mouvement social,
06:05mais on peut aller jusqu'à une victoire, un match de foot,
06:09sans être confronté à des violences,
06:11sans que les abribus, un certain nombre de...
06:14Ce qui s'était passé après la victoire du PSG en Ligue des Champions.
06:17Absolument, absolument.
06:17Une violence inacceptable, vous dites.
06:18Oui, donc il y a, en partie à causer des réseaux sociaux,
06:22en partie parce que la vie politique, elle-même,
06:25donne une image de légitimité de la violence,
06:29parce que, soit par la violence verbale qui est distillée,
06:33soit aussi par le soutien ou l'absence de condamnation de la violence.
06:36Donc, je vais répondre à Sébastien Leurcornu
06:38que la gauche qui défend les profs, elle est là,
06:40la gauche qui condamne les violences, elle est là,
06:43mais qu'en revanche, le gouvernement qui s'occupe des revendications des lycéens,
06:47je le cherche.
06:48Celui-là, je le cherche.
06:50Oui, parce que, pour le moment,
06:52il n'y a rien qui soit de nature
06:55à permettre aux lycéens de sortir du mouvement
06:58en disant, on a gagné.
07:00Parce que c'est ça, quand même, la réalité.
07:02Alors, c'est un mouvement particulier.
07:03Si je prends trois secondes,
07:04si Guillaume veut bien me laisser deux minutes.
07:07C'est une spécificité de ce mouvement
07:09par rapport à d'autres mouvements étudiants et lycéens.
07:11Le plus souvent, ce sont des mouvements
07:13pour le retrait d'une réforme, d'un projet ou d'un projet de loi.
07:17Cette fois-ci, ce n'est pas un mouvement de demande de retrait.
07:21En fait, quand c'est le retrait, c'est assez facile.
07:22Au bout d'un moment, le gouvernement retire son projet.
07:24Les lycéens et les étudiants disent qu'on a gagné.
07:27CPE, premier embauche,
07:28on peut remonter jusqu'aux années 70, comme ça.
07:31Et la loi de Vaquet, enfin bref.
07:33Bon, là, ce n'est pas le cas, en tout cas.
07:34Là, ce n'est pas le cas.
07:35Et donc, les lycéens, comment le mouvement s'arrête ?
07:39Le mouvement s'arrête, soit dans le pourrissement
07:40et il y aura de la violence,
07:42soit quand les lycéens peuvent démocratiquement dire
07:45« on a gagné ».
07:46Et pour le moment, le gouvernement ne leur a pas encore donné
07:49la formule qui va leur permettre de dire
07:51« on a été victorieux, on ne s'est pas battus pour rien ».
07:54Guillaume Gouffier-Valente,
07:55où est le gouvernement, comme le dit la sénatrice Laurence Rossignol ?
07:58On a l'impression que la réponse est un peu faible.
08:01Est-ce que c'est votre avis aussi ?
08:02Je pense qu'ils sont mal pris dès le départ.
08:06Ils ont du retard à l'allumage, si je puis dire.
08:09Près de dix jours, je crois, avant d'avoir une...
08:12Il fallait réagir plus tôt.
08:13Le point de départ, c'est d'écouter cette jeunesse.
08:17Bien sûr qu'il faut maintenir l'ordre public
08:20et lutter contre celles et ceux qui viennent casser.
08:23Mais en un, il faut écouter ce que nous dit cette jeunesse.
08:26Elle nous dit quelque chose.
08:27Qu'est-ce qu'elle vous dit à vous ?
08:28Vous avez rencontré les lycéens ?
08:29J'en ai pu changer avec un certain nombre.
08:31Là, j'ai fait une proposition via les parents d'élèves
08:34si on pouvait organiser des temps d'échange
08:36après les congés qui débutent ce soir
08:39pour les lycéens pour aborder l'ensemble des sujets qu'ils veulent aborder.
08:42Encore une fois, je vois, que ce soit sur les pancartes,
08:44ou en tout cas dans les messages qui me sont remontés,
08:46ce n'est pas que le problème de profs absents
08:49ou le problème de bâtiments qui sont vêtustes.
08:53Quand on échange, on tombe assez rapidement
08:55dans des échanges sur toutes les inquiétudes
08:57liées à la transition écologique,
08:59aux transitions numériques,
09:01au poids de la dette.
09:02Et quelle est cette société qu'on va construire ?
09:04Je suis très frappé sur le nombre, évidemment, de panneaux
09:06qui disent non à l'extrême droite.
09:08Ça veut dire quelque chose de cette jeunesse qui se mobilise
09:09et qui dit non aux idées d'extrême droite
09:11qui sont complètement diffusées dans le débat public.
09:13C'est un des messages.
09:15Mais par ailleurs, il faut quand même revenir
09:16sur ce qui s'est passé au cours des dix dernières années.
09:19Moi, je n'ai toujours pas compris
09:20quelle était la philosophie du président de la République
09:23en matière d'éducation
09:25et de rôle qu'il donne à l'école et à l'enseignement supérieur.
09:28Et j'en prends pour exemple une succession de ministres,
09:31parfois mais totalement contraires,
09:33l'un à l'autre, on est passé de Blanquer à Papendijk
09:36qui lui-même a été...
09:40Gabriel Attal est venu après lui.
09:41Et c'est quoi la cohérence de la politique éducative
09:45de dix ans qui viennent de s'écouler ?
09:46Je n'en vois aucune.
09:47En revanche, ce que je sais,
09:48c'est que la réforme des lycées
09:50n'est pas pour rien dans la mobilisation d'aujourd'hui.
09:53Avant Parcoursup, il y a la réforme des lycées,
09:56la réforme Blanquer
09:56et la réforme avec les spécialités.
09:58Elle aboutit à ce que les gamins,
10:00dès la troisième, sont mis sous une pression de choix.
10:05Je ne sais pas s'il y a un troisième...
10:06Donc il faut supprimer ce Parcoursup qui...
10:08Non, non, non, je ne vous parle pas de Parcoursup,
10:10je vous parle de la réforme des lycées
10:11qui est la première étape
10:13avec les choix de spécialités
10:14où les gamins,
10:16dès la fin de la troisième,
10:17dès la seconde,
10:18il faut qu'ils aient choisi leur grande matière
10:21et c'est des choix qui vont déterminer
10:23toute la suite de leur parcours scolaire,
10:25lycée, Parcoursup, etc.
10:27Pourquoi tu n'arrives pas à assurer ça ?
10:28Mais parce que cette réforme est une mauvaise réforme
10:31et elle est doublement mauvaise.
10:33La première, c'est parce qu'elle a déstabilisé,
10:37y compris les classes,
10:38les communautés d'élèves dans les classes.
10:41Les mômes se retrouvent tantôt avec les uns,
10:43tantôt avec les mômes, pardon,
10:44les lycéens se retrouvent tantôt avec les uns,
10:46tantôt avec les autres.
10:47Elle met une pression énorme sur les élèves
10:51et sur les parents.
10:53Et puis enfin, ce qui n'est pas dit,
10:54c'est que la réforme Blanquer,
10:55elle avait aussi comme deuxième lame
10:59la sélection à l'entrée de l'université.
11:01Il faut comprendre la réforme Blanquer
11:02dans son projet qui était celui
11:04d'une mise en place de sélection à l'université.
11:06Ce qu'il n'a pas fait, il n'a pas pu le faire,
11:08soit parce qu'il n'était plus ministre,
11:10soit parce que de toute façon,
11:11c'est un sujet très sensible
11:12et il aurait probablement déclenché un mouvement.
11:15Mais aujourd'hui, ce que les lycéens disent,
11:17c'est que leur parcours scolaire
11:19ne leur garantit pas d'avoir une bonne situation dans la vie.
11:26Et moi, j'ai autre chose qui m'a frappée,
11:28c'est que la colère lycéenne,
11:31elle a commencé peut-être 8-10 jours
11:33après la livraison des enquêtes PISA.
11:37C'est-à-dire que ces gamins,
11:38ils ont entendu qu'ils ne sont pas heureux,
11:40que ça ne se passe pas bien,
11:41qu'ils sont inquiets pour leur avenir
11:42et qu'en plus, tout ça amène
11:44à un très mauvais niveau scolaire.
11:46Je comprends qu'ils ne soient pas contents.
11:48Quand on voit ça, c'est un désastre.
11:50Non, ce n'est pas un désastre.
11:51Parce que d'abord, il y a une cohérence
11:52dans ce qu'on a fait depuis 10 ans.
11:53Au tout début, quand on arrive sur deux choses essentielles.
11:56Quelles raisons d'espérer encore ?
11:57Pour deux choses essentielles,
11:58c'est que pour la première fois,
11:59et depuis longtemps,
12:00on a réaugmenté les moyens
12:01sur les premières classes, les premiers âges.
12:04Parce que notre pays, jusqu'à 2017,
12:06en fait, il faisait surtout l'effort
12:08plus haut sur le lycée
12:09que sur la maternelle ou sur le primaire.
12:11Et donc ça, effectivement,
12:12on a plutôt inversé,
12:14c'est le dédoublement des classes,
12:15c'est la politique des 1 000 premiers jours
12:16pour la toute petite enfance,
12:18pour essayer de lutter contre les inégalités
12:19dès le départ.
12:21Et ça, ça fonctionne plutôt bien.
12:24C'est même généralisé, ça se déploie.
12:25La deuxième chose,
12:25c'est l'augmentation des moyens,
12:27c'est l'augmentation des salaires.
12:28Il n'y avait pas eu d'augmentation
12:29des salaires des enseignants
12:30depuis le gouvernement Jospin.
12:33Il y avait eu des augmentations mécaniques,
12:35mais pas de revalorisation
12:37réelle des salaires.
12:38Et ça, il faut continuer.
12:39J'invite ceux qui vont prendre la suite à continuer.
12:41Là où il y a un défaut
12:42dans ce qu'on a pu mettre en place,
12:43et moi, je l'entends sur la critique,
12:45je l'entends dès le départ,
12:46c'est très vrai,
12:47sur la réforme du lycée
12:48et sur Parcoursup.
12:49Il y a quelque chose
12:50qui, dès le début,
12:52n'est pas compris.
12:52Moi, je me souviens, par exemple,
12:53sur la réforme du lycée,
12:54avoir accueilli à ma permanence
12:55toute l'équipe enseignante
12:57d'un des lycées
12:57de ma circonscription
12:59qui venait me voir en me disant
13:00qu'on n'a pas compris
13:01comment ça allait fonctionner.
13:02Donc, un lycée
13:03de la 6e circonscription
13:04et qui venait me demander à moi
13:06comment allait se passer
13:07la disparition des classes SESL,
13:10notamment.
13:10La deuxième réforme
13:11qu'on n'a visiblement pas,
13:14on n'a pas été,
13:15assez loin ou assez lourd,
13:17c'est toute la réforme
13:17des lycées professionnels
13:18qui n'est pas oubliée
13:19parce qu'il y a
13:20un très grand mécontentement
13:21exprimé dans les lycées professionnels.
13:23Alors que là aussi,
13:24on est certainement,
13:25on va dire,
13:26une majorité
13:27et il y a eu
13:27une équipe gouvernementale
13:28autour du Président
13:29qui en a parlé
13:30comme rarement
13:31depuis longtemps
13:34du renforcement
13:35de la place,
13:35de la reconnaissance
13:37du lycée professionnel
13:38et des métiers professionnels
13:39sur lesquels
13:40il débouche.
13:41Mais là encore,
13:43même après ce qu'on a fait,
13:44j'entends un certain nombre
13:44de mécontentements.
13:45Alors je pense que c'est
13:45pour aller plus loin
13:46et plus vite peut-être
13:47sur ce qui a été mis en place
13:49mais un mécontentement
13:50qui perdure.
13:51Alors on va passer
13:52au deuxième thème
13:53de cette émission,
13:54l'adoption à l'unanimité
13:55de la loi intégrale
13:56contre les violences sexuelles
13:57et sexistes,
13:58un texte attendu
13:59depuis longtemps
14:00par les associations.
14:02Retour sur ce texte
14:03avec Stéphanie Despierre.
14:08La socialiste Céline Thiebaud-Martinez
14:11est la star du jour,
14:13applaudie par les féministes
14:15et les défenseurs
14:16des enfants.
14:17La loi intégrale
14:18contre les violences
14:19sexuelles et sexistes
14:20vient d'être adoptée
14:21quelques minutes avant
14:22par l'Assemblée nationale.
14:24La députée
14:25est la rapporteure du texte
14:26qui reprend en grande partie
14:28les propositions
14:29des associations.
14:30À son tour
14:31de les remercier.
14:32Tout au long du chemin
14:34qu'on a parcouru
14:35jusqu'à présent,
14:36les associations
14:37sont présentes,
14:38les militantes sont présentes,
14:39les victimes sont présentes
14:40et c'est une force immense
14:44quand on est parlementaire
14:45de savoir que ce qu'on défend
14:46c'est légitime,
14:48c'est juste,
14:49ça vient d'une expertise,
14:51ça vient du terrain
14:51et vraiment merci,
14:53merci pour ça.
14:54Le résultat du vote
14:55est sans appel.
14:57503 voix pour,
14:59aucune voix contre.
15:01Le Rassemblement national
15:02qui s'était abstenu
15:03en commission
15:04a finalement voté pour.
15:06Ce texte est avant tout
15:07devenu,
15:07grâce au Rassemblement national,
15:09un texte plus répressif
15:11qui vient consolider
15:12des actes d'enquête,
15:13créer des incriminations,
15:15alourdir des peines.
15:16Nous avons aussi combattu
15:18les dingueries immigrationnistes
15:20en supprimant,
15:21grâce à notre mobilisation,
15:22les articles 62 et 63
15:23qui ouvraient
15:24de nouvelles filières
15:25d'immigration.
15:27Seul groupe
15:27à s'abstenir,
15:28la France insoumise.
15:30A la France insoumise,
15:31nous ne hiérarchisons pas
15:32les oppressions.
15:33Nous ne considérons pas
15:34ce texte comme une victoire
15:35tant que les femmes étrangères
15:37seront menacées d'OQTF
15:38lorsqu'elles portent plainte.
15:39Nous ne considérons pas
15:40ce texte comme une victoire
15:42tant qu'il renforcera
15:42un système punitif,
15:44classiste et raciste.
15:45Nous ne considérons pas
15:46ce texte comme une victoire
15:48tant que rien ne sera mis en place
15:49pour enrayer la culture du viol.
15:51Ce n'est qu'une première étape
15:52pour la loi intégrale.
15:54Elle doit désormais
15:54être examinée au Sénat.
15:57Alors justement,
15:58Laurence Rossinol,
15:59c'est ma question.
16:00Cette loi a été votée
16:00à l'unanimité
16:01à l'Assemblée nationale
16:02mais on ne sait toujours pas
16:03quand elle sera examinée
16:06au Sénat
16:06parce que le temps presse,
16:08les travaux parlementaires
16:09seront suspendus
16:10en février
16:11pour cause d'élection.
16:12Vous avez une date ?
16:13À l'unanimité,
16:14moins les voix
16:14de la France insoumise.
16:15C'est quand même
16:15très important de dire
16:16que dans cette unanimité,
16:19il a manqué
16:20une partie
16:21de l'Assemblée nationale,
16:22la France insoumise.
16:22Oui, ça me choque beaucoup.
16:23Ça me choque
16:24parce que d'abord,
16:25je ne partage pas
16:27la démarche
16:28qu'elle a l'heure,
16:29c'est-à-dire
16:30rien,
16:30c'est mieux qu'un peu
16:31et c'est beaucoup plus
16:33qu'un peu
16:34dans la loi intégrale.
16:36C'est beaucoup de victoire
16:37de ce que nous demandons
16:38avec les associations féminines.
16:40Je suis aussi présidente
16:41de l'association
16:41que de ce que nous demandons
16:42avec les associations
16:43et qui est là.
16:45C'est une démarche
16:46à la fois de la société civile,
16:48du mouvement associatif,
16:50transpartisane
16:50et ce que la France insoumise
16:52démontre, en fait,
16:52c'est qu'elle est incapable
16:54de s'allier avec d'autres
16:55pour apporter quelque chose
16:57de nouveau
16:57à la collectivité
16:59que nous formons.
16:59Je finis avec
17:01la France insoumise
17:02et son sectarisme.
17:03En revanche,
17:05en ce qui concerne
17:05le Sénat,
17:06nous,
17:06ce que je sais,
17:08ce qui se dit,
17:08moi,
17:09je ne suis pas
17:09mis d'intégration
17:09avec le Parlement,
17:10c'est que le texte
17:10viendrait au mois de janvier
17:11au Sénat,
17:13au mois de janvier
17:13au Sénat,
17:14ce qui permettrait
17:15une adoption
17:16courant janvier,
17:17une commission mixte paritaire
17:19de députés et de sénateurs
17:20qui se mettent d'accord
17:21sur le texte final.
17:23Merci de préciser
17:24parce qu'on a tendance
17:25à jargonner des fois.
17:27Et ensuite,
17:28un nouveau vote
17:29à l'Assemblée
17:30et au Sénat
17:30pour, en gros,
17:31ratifier
17:32ce qui sort
17:33de la commission mixte paritaire.
17:34Ça fait un calendrier
17:35qui peut tenir.
17:36Nous préférerions
17:37que ça vienne plus tôt,
17:38ce qui nous donnerait
17:39un peu plus de marge
17:40de manœuvre,
17:40mais comme on est
17:41en période budgétaire
17:42sur novembre, décembre,
17:43voilà.
17:43Si le gouvernement
17:44peut faire plus tôt,
17:45c'est bien.
17:45Qu'est-ce qui va se passer
17:46au Sénat ?
17:49Je sais déjà
17:50ce que nous,
17:50nous allons faire,
17:51la gauche sénatoriale,
17:52le groupe socialiste.
17:53Nous allons d'abord
17:54reprendre un certain
17:55nombre de dispositions,
17:57en particulier le fait
17:58qu'une femme
18:00qui est en situation
18:01irrégulière,
18:02qui porte plainte
18:03pour des violences sexuelles,
18:05ne peut pas être ensuite
18:07victime d'une OQTF,
18:09l'objet d'une OQTF,
18:11d'autant plus
18:12si elle se manifeste
18:13et se fait connaître
18:14des services de police
18:15par sa plainte.
18:16Il y a quelque chose
18:16qu'il faut protéger
18:17les femmes qui portent plainte.
18:18C'est valable pour toutes,
18:20y compris pour les femmes étrangères
18:21en situation irrégulière.
18:22Ça, c'est la première chose.
18:23La deuxième chose,
18:24nous allons essayer de revenir.
18:26Mais on va essayer
18:27de préserver
18:27ce qui a été voté
18:28à l'Assemblée nationale.
18:30Sur cette question
18:31de femmes sous OQTF
18:33qui portent plainte,
18:34est-ce que vous êtes d'accord
18:35avec la sénatrice
18:36que c'est dommage
18:36que ça a été enlevé du texte ?
18:38Totalement.
18:39Après, moi,
18:39je suis le deuxième signataire
18:41de la proposition de loi.
18:42J'ai voté contre
18:43les amendements
18:43de suppression.
18:45Je regrette
18:46que cet article
18:48n'ait pas été adopté.
18:50En fait,
18:50je regrette
18:51qu'il ait été supprimé d'abord.
18:52Parce qu'il faut voir
18:52dans les outils de débat.
18:54Mais l'article n'a pas été rejeté
18:55après un débat.
18:56Il a été rejeté
18:57après des amendements
18:57de suppression.
18:58Et qu'est-ce que ça révèle pour vous ?
18:59Que ça révèle
19:00des collègues
19:00qui, en fait,
19:02nient l'existence
19:03de ces femmes,
19:05de ces victimes,
19:06refusent d'en parler.
19:06Elles sont victimes.
19:07Elles sont peut-être
19:08victimes,
19:08mais elles sont victimes.
19:09Ces amendements
19:10veulent les invisibiliser,
19:11les propos
19:11et les positions
19:12de ces collègues
19:13les invisibiliser totalement.
19:15Il fallait permettre le débat
19:16comme ce que nous avons fait
19:18en commission spéciale,
19:19où nous avions eu le débat
19:20et où l'article avait été
19:23adopté.
19:23Moi, je formule le souhait
19:25comme l'a très bien dit
19:26la rapporteure générale
19:26Céline Thibault-Martinez
19:27à la fin,
19:28de tendre la main,
19:30alors non pas à la gauche
19:31au Sénat
19:32qui soutiendra
19:32ces mesures-là,
19:33qu'ils a construites
19:34avec nous,
19:35mais à la majorité de droite
19:36en disant qu'à un moment donné,
19:38nous devons parler
19:39de ce sujet
19:40parce que ces victimes sont,
19:41ces femmes victimes
19:42sont certainement
19:43parmi les publics
19:44qui subissent
19:45les violences
19:46les plus fortes
19:48et inacceptables.
19:50Donc j'espère
19:50qu'on arrivera
19:51à rouvrir la discussion
19:52sur ce sujet.
19:54C'est quelque chose
19:55de majeur.
19:56En tout cas,
19:56ça ne doit pas
19:57nous faire oublier,
19:58comme l'a très bien dit
19:58Laurence Rossignol,
20:00ou en tout cas,
20:02faire oublier
20:02qu'on est en train
20:04de vivre autour
20:04de cette loi
20:05un moment vraiment important.
20:06Important pour les victimes,
20:07important pour l'égalité
20:09entre les femmes
20:09et les hommes
20:09et sortir du patriarcat,
20:11et pour notre démocratie
20:12parce que c'est le fruit
20:12de travaux
20:13d'une coalition féministe
20:14comme rarement constituée,
20:16reprise par une coalition
20:17parlementaire transpartisane
20:19à l'Assemblée nationale
20:20et au Sénat,
20:21et donc une loi
20:22qui est importante
20:23pour le devenir
20:24de notre société.
20:25Quand on voit
20:25toutes les difficultés
20:27auxquelles on est confrontés
20:28aujourd'hui,
20:28je pense qu'on a là,
20:29à travers cette loi,
20:31une réponse
20:34particulièrement encourageante
20:34pour les années...
20:35Vous êtes tous deux
20:35mobilisés de longue date
20:37sur ce sujet sensible.
20:38Pourquoi on a attendu
20:39autant de temps
20:39et qu'est-ce qui garantit
20:40aujourd'hui
20:41que ce soit
20:42une vraie loi intégrale
20:43et pas une énième loi pénale ?
20:47Ce qui garantit
20:48que ce soit
20:48une vraie loi intégrale,
20:49c'est la construction même
20:50de cette loi
20:51qui est une loi
20:51qui couvre le champ
20:52de la prévention,
20:54de la conduite des enquêtes,
20:55du traitement judiciaire
20:57et de la réparation.
20:59Et toutes les sphères
20:59de la société.
21:00Donc cette loi
21:01est intégrale
21:01parce qu'elle va
21:02d'un bout à l'autre
21:03de la chaîne
21:04de ce que sont
21:05les violences sexistes
21:06et sexuelles.
21:08Donc en quoi
21:09c'est différent ?
21:11Guillaume vient
21:12de le dire très bien,
21:13c'est le mode
21:14de construction.
21:14D'ailleurs,
21:16moi je regarde
21:16la manière dont cette loi
21:17a été construite
21:18et dans une société
21:20qui a un trouble démocratique
21:22pour dire les choses
21:22délicatement
21:23et un rapport compliqué
21:26avec l'élaboration
21:27de la loi,
21:29ce que nous sommes
21:29nous législateurs,
21:30ce qu'est le gouvernement,
21:31ce qu'est le président
21:31de la République
21:32et où il y a
21:33une fracture qui s'est faite.
21:35Je pense que c'est exemplaire
21:36ce qui s'est passé là.
21:37Moi pour ma part,
21:38je fais la campagne
21:39de Raphaël Glucksmann
21:40à cet instant
21:41et bien entendu,
21:42comme pour tous les candidats
21:43j'imagine,
21:44je ne pense pas
21:45que ça pourrait être autrement,
21:46la question
21:46du raccommodage démocratique
21:48de la France
21:49est un sujet majeur
21:50et je pense que cette loi
21:51devrait nous inspirer
21:53dans la méthode
21:54de construction législative.
21:56Il y a quand même
21:57une préoccupation,
21:58c'est le financement
21:59de toutes ces mesures,
22:01il y a le chiffre
22:01de 3 milliards d'euros
22:02par an
22:03qui est inscrit
22:04dans la proposition de loi,
22:08mais qu'est-ce qui garantit
22:09qu'elle sera financée,
22:10cette loi,
22:10que ce ne sera pas
22:11juste à l'état de promesse ?
22:13Rien pour le moment,
22:14mais si je peux revenir
22:14juste avant
22:15sur un point,
22:16sur l'intégralité
22:16pour bien comprendre
22:17parce que c'est vraiment majeur,
22:19cette loi couvre
22:19le pénal et les judiciaires,
22:20la protection de l'enfance,
22:22le monde du travail,
22:23de l'enseignement supérieur
22:24et de la recherche,
22:24de la santé,
22:25des personnes vulnérables,
22:26c'est une loi intégrale.
22:28Et le dire
22:29parce que le vote
22:30du Rassemblement national
22:31de l'extrême droite
22:31est une superchérée,
22:32une tromperie d'ailleurs
22:33dans l'explication de vote,
22:34ils disent qu'on le vote
22:35parce que c'est enfin
22:36un texte répressif.
22:37Non mais pas du tout.
22:38Ça c'était les amendements
22:38qui n'ont cessé de porter
22:39pendant tout le débat
22:40qui ont été rejetés,
22:41tout comme leurs amendements
22:42qui visaient à supprimer
22:43le mot femme
22:44ou les violences sexuelles
22:45et sexistes
22:45de tout le texte
22:47pour les invisibiliser.
22:49Pour eux c'est inadmissible ?
22:50C'est une tromperie
22:51mais comme tout ce qu'ils peuvent porter
22:53mais renforcée
22:54parce que fait effectivement
22:55de l'autre côté
22:55la France Insoumise
22:56en ne votant pas ce texte-là
22:58et en ne venant pas prendre
22:59les victoires
22:59de manière assez incompréhensible
23:01et qui viennent fragiliser
23:02je pense toute l'explication
23:03et la pédagogie
23:04qu'on doit faire autour de ce texte
23:05qui est compris par bon nombre
23:06de nos concitoyennes
23:06et concitoyens
23:07de cette approche globale,
23:09intégrale
23:09qui doit nous permettre
23:10de transformer la société
23:11ce que nous n'avions pas réussi
23:12à construire
23:14jusqu'à présent.
23:15Et dedans il y a la question
23:15du financement
23:16on réussit quand même
23:17à intégrer un dernier article
23:19l'article 68
23:20qui permet de commencer
23:21à discuter des critères
23:23de construction
23:23d'une programmation budgétaire
23:25pluriannuelle
23:26pour renforcer ces budgets.
23:26C'est ça qui pose problème.
23:27C'est la seule chose
23:28qu'on pouvait faire de notre côté
23:28évidemment
23:29parce que c'est une proposition de loi
23:30ça vient des députés
23:32et donc nous ne pouvions pas
23:33mettre les budgets en face.
23:34Ce qu'on a réussi à obtenir
23:34pour le moment
23:35c'est tout de même
23:36la protection du budget
23:37tel qu'il existe aujourd'hui
23:38dans le contexte budgétaire
23:40qu'on connaît
23:40c'est déjà quelque chose
23:42avec un budget socle.
23:44Ce qui est sûr aujourd'hui
23:44c'est qu'il faut réussir
23:45à doubler ce budget
23:47et l'emmener à 3 milliards d'euros.
23:48Moi je n'ai pas encore
23:49de candidat
23:50contrairement à madame
23:50Laurence Réveillet
23:51je serai très attentif
23:52sur les propositions
23:53des candidats
23:53sur le recommandage démocratique
23:59et le financement
24:00de ces politiques publiques
24:02dans les cinq années
24:04qui sont devant nous.
24:05On va faire une dernière question
24:06pour vous
24:06Laurence Réveillet
24:07Est-ce que vous avez les moyens
24:08vu le contexte budgétaire
24:10actuel catastrophique
24:11d'avoir une sanctuarisation
24:14de ces crédits
24:15dédiés à la lutte
24:17contre les violences
24:19Il faut dire la vérité
24:21aux gens qui nous écoutent
24:22il n'y a rien
24:23qui garantisse
24:25pour plusieurs années
24:26ni même pour cette année
24:27qu'il y aura bien
24:28les moyens nécessaires
24:29à la lutte contre les violences.
24:31On sait tous
24:31que le gouvernement
24:32qui viendra dans six mois
24:33n'est pas le même
24:34que celui qui gouverne aujourd'hui.
24:36En revanche
24:36et Guillaume Gouffier
24:37avait raison de le dire
24:38à l'instant
24:39ce qui est important
24:40c'est d'avoir mis
24:41un projet de programmation
24:43pluriannuelle
24:44parce que les moyens
24:45qui sont nécessaires
24:45ce n'est pas un one shot
24:47ce n'est pas uniquement
24:48cette année.
24:49Mais au moins l'engagement.
24:51Oui c'est un engagement
24:52pluriannuel
24:53c'est tant que la parole
24:54de l'Etat
24:54ait du sens
24:56et ça va être le moment
24:57de le montrer
24:58et surtout la continuité
25:00de l'Etat
25:00au-delà
25:01des péripéties
25:03électorales
25:04il y a une continuité
25:05de l'Etat
25:05des engagements
25:06qui sont pris par l'Etat
25:07et qui devront être pris
25:09puisque apparemment
25:10personne n'est hostile
25:11à cette loi
25:12donc tout le monde
25:13devra la porter
25:14et l'appliquer.
25:15Je pense que c'est important
25:17de dire ça
25:17et je vais finir
25:19comme ça à commencer
25:20cette loi
25:21elle procède
25:22d'une mobilisation
25:23de la société civile
25:24du monde associatif
25:25les moyens
25:26ils procéderont
25:27de la mobilisation
25:28des associations
25:29et de la société civile.
25:30Et donc le combat
25:31continue.
25:32Merci à vous deux
25:32d'avoir animé
25:33ce débat
25:34dans Parlement hebdo.
25:35Rendez-vous la semaine prochaine
25:37ce sera
25:37Alexandre Poussard
25:38qui sera aux commandes
25:40même lieu
25:41même heure
25:41Ciao ciao
25:42Sous-titrage Société Radio-Canada
25:48Sous-titrage Société Radio-Canada
25:50Sous-titrage Société Radio-Canada