- il y a 4 jours
Invités :
- Eric Martineau, député Les Démocrates de la Sarthe,
- Victorin Lurel, sénateur Socialiste de la Guadeloupe.
Parlement Hebdo est au coeur de l'actualité politique pour vous faire vivre cette année parlementaire inédite.
Chaque vendredi c'est le tour d´horizon complet d'une semaine au Parlement. Kathia Gilder (LCP-Assemblée nationale) et Alexandre Poussart (Public Sénat) passent en revue les événements et les discussions en séance ou en commission.
Cette saison, une nouvelle formule : un débat entre un député et un sénateur sur les grands sujets qui rythment la vie du Parlement.
- Eric Martineau, député Les Démocrates de la Sarthe,
- Victorin Lurel, sénateur Socialiste de la Guadeloupe.
Parlement Hebdo est au coeur de l'actualité politique pour vous faire vivre cette année parlementaire inédite.
Chaque vendredi c'est le tour d´horizon complet d'une semaine au Parlement. Kathia Gilder (LCP-Assemblée nationale) et Alexandre Poussart (Public Sénat) passent en revue les événements et les discussions en séance ou en commission.
Cette saison, une nouvelle formule : un débat entre un député et un sénateur sur les grands sujets qui rythment la vie du Parlement.
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00:01Générique
00:09Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver pour un nouveau numéro de Parlement Hebdo,
00:13l'émission qui vous fait vivre les temps forts de la semaine au Parlement.
00:16Et vous connaissez la formule, un débat entre un député et un sénateur.
00:20Aujourd'hui nous accueillons Eric Martineau, bonjour.
00:22Merci d'être avec nous, vous êtes député, mouvement démocrate de la SARC et agriculteur de profession.
00:27On le précise qu'on va parler d'agriculture dans cette émission.
00:30Face à vous, Victorin Lurel, bonjour, sénateur socialiste de Guadeloupe et ancien ministre des Outre-mer.
00:36Et vous débattrez tous les deux de la loi Duplon, votée l'an dernier par le Parlement
00:40et qui autorisait un pesticide néonicotinoïde interdit en France.
00:44Elle a fait l'objet d'une pétition signée par plus de 2 millions de personnes opposées à ce texte.
00:49Et cette pétition a donné lieu ce mercredi à un débat à l'Assemblée nationale,
00:53une première dans l'histoire de la Ve République.
00:55Et on parlera du prix de l'alimentation, comment expliquer qu'il augmente dans les rayons
01:00alors que le revenu des agriculteurs est toujours aussi bas.
01:02La commission d'enquête du Sénat sur les marges de la grande distribution a poursuivi ses auditions.
01:09Mais d'abord la loi Duplon qui s'est à nouveau invitée à l'Assemblée nationale, Elsa Mondin-Gavard.
01:18C'est la première fois que cette procédure est mise en oeuvre.
01:21C'est un trait d'union qui s'établit entre la société civile et la représentation nationale.
01:27Exercice inédit à l'Assemblée nationale.
01:29Le débat sur la pétition contre la loi Duplon a tourné à l'affrontement.
01:34Une question doit nous guider dans ce débat.
01:38A qui profite vraiment cette loi ?
01:41Elle ne profite pas à la population qui voit le nombre de malades à cause des pesticides augmenter chaque année.
01:46Elle ne profite pas aux 400 000 agriculteurs qui disparaissent d'année en année
01:50tenus à la gorge par les banques, l'agrochimie et l'agroindustrie.
01:53Vous dites responsable des cancers, la mort des enfants, l'empoisonnement du sol, l'effondrement de la biodiversité.
02:00Voilà ce que vous dites aux agriculteurs aujourd'hui.
02:03Ça, ça n'est pas possible.
02:05Les échanges ont également concerné la réintroduction de l'acétamipride,
02:09censurée par le Conseil constitutionnel, mais reproposée dans un nouveau texte par le sénateur Duplon.
02:16Aucun autre pays européen, laissez-moi terminer, que la France n'a jugé important d'interdire l'acétamipride.
02:22La France elle-même ne l'a pas fait sur la base de dangers avérés ou propables de cette substance,
02:25mais uniquement parce qu'elle appartient à la famille des néonicotinoïdes.
02:28Il n'y a plus de débat sur la dangerosité de ce pesticide et des néonicotinoïdes.
02:34La quasi-totalité du monde scientifique et médical s'oppose à la loi Duplon.
02:39Un débat sans vote et une nouvelle pétition contre une éventuelle nouvelle loi Duplon.
02:47Éric Martineau, la pétition contre cette loi Duplon a fait plus de 2 millions de signatures, un record.
02:52Ça n'a débouché ni sur un vote, ni sur une remise en cause de la loi Duplon,
02:56mais vous dites quand même victoire de la mobilisation, victoire de la démocratie citoyenne.
03:01Tout à fait. On ne doit pas nier ce qui s'est passé avec cette pétition.
03:06Après, même moi, je le dis, j'aurais pu la signer, cette pétition.
03:09Mais pour moi, oui, mais il manque une phrase essentielle, c'est-à-dire
03:12« Et je m'engage à acheter français, des produits de qualité, en rémunérant les agriculteurs
03:17à la hauteur de mes exigences sanitaires et environnementales. »
03:21Et là, j'aurais signé. Parce que je trouve que cette pétition, elle a le mérite d'exister.
03:25Pourtant, vous avez voté pour la loi Duplon en juillet dernier.
03:28Alors, j'ai voté pour la loi visant à lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur,
03:32parce que je suis agriculteur. Je connais aussi ces difficultés.
03:35On sait très bien qu'on nous dit qu'on a des solutions, par exemple, dans certaines filières.
03:39Eh bien, moi, j'aimerais qu'on me les donne.
03:41Parce que moi, je les ai même réclamés à des scientifiques
03:43qui m'ont accusé d'être, limite, un criminel en votant ce texte.
03:48Mais moi, j'aimerais qu'on me dise, voilà, eh bien, Éric, toi, tu es producteur de pommes,
03:53tu dois faire ça contre les pucerons, ou autrement, ou autre chose.
03:57Je ne suis qu'agriculteur, je ne suis pas scientifique,
03:59mais je n'irai jamais dire qu'un pesticide est bon ou mauvais.
04:04Ce n'est pas à moi de le dire.
04:05Moi, je ne suis qu'agriculteur.
04:07Pour moi, c'est aux scientifiques de le faire.
04:08Victorin Lurel.
04:10Sur cette pétition, c'est pour la première fois dans l'histoire de la Ve République,
04:13une pétition a donné lieu à un débat à l'Assemblée nationale,
04:16mais un débat sans vote, un hémicycle très parsemé.
04:19Est-ce que ça a servi vraiment à quelque chose ?
04:21Oui, mobilisation populaire et citoyenne.
04:24Mais ce qui s'est passé il y a deux jours à l'Assemblée nationale,
04:27en fait, c'est l'épilogue, c'est la fin de la première séquence.
04:30Et c'est aujourd'hui, j'ose le dire publiquement,
04:33une utilisation astucieuse pour maintenir vivant, si j'ose dire, le débat,
04:40cliver la société.
04:42Comment ça ?
04:42Pour permettre au gouvernement de déposer sa loi d'urgence agricole
04:48avant le salon de l'agriculture et permettre à l'État de dire,
04:52vous voyez, je présente un projet de loi et je ne mets pas la réintroduction
04:55des néonicotinoïdes, dont l'acetamipride peut être le fluorapiradifurone,
05:01qui est un organe au chloré.
05:03Et pour celui qui vous parle des Outre-mer...
05:04Chlordécone.
05:05Chlordécone.
05:06C'est des organes au chloré, que le chlordécone appartient à ça.
05:09Donc c'est une manière pour le gouvernement et pour les majorités parlementaires
05:14de réintroduire ce débat-là, de le maintenir vivant
05:17et de réintroduire par amendement cette réintroduction.
05:21Ça sera déposé probablement avant le salon,
05:25en tout cas en Conseil des ministres,
05:27déposé peut-être sur le bureau de l'Assemblée nationale,
05:29ensuite au Sénat.
05:31Le gouvernement dira, vous voyez, je respecte cette mobilisation citoyenne
05:35historique qui est véritablement importante,
05:37mais pour la première fois, on utilise un débat sans vote,
05:41c'est la première fois qu'on l'utilise,
05:42c'est simplement pour dire, six mois après la mobilisation,
05:46pour dire que vous voyez, c'est un corps clivant
05:49et que le débat n'est pas fermé
05:51et que ça permettra de faire passer cette réintroduction.
05:55– Éric Martin, est-ce que si jamais ces deux mesures controversées,
05:58ces deux néonicotinoïdes revenaient par le biais d'un amendement,
06:02comme le dit le sénateur,
06:04est-ce que vous le re-voteriez ?
06:06Parce que vous avez voté pour une première fois.
06:07– On rappelle qu'elles avaient été censurées par le Conseil constitutionnel
06:10et que Laurent Duplomb vient de déposer un nouveau texte
06:13qui autorise l'acétamipride et le cupiradifuron.
06:14– En tenant compte de cette censure du Conseil constitutionnel,
06:17est-ce que vous la re-voteriez ?
06:18– Aujourd'hui, je ne suis pas sûr, d'accord ?
06:21Pourquoi ? Parce que, je vous l'ai dit tout à l'heure en introduction,
06:24moi je veux faire confiance aux scientifiques.
06:26C'est-à-dire que si les scientifiques nous disent
06:28qu'il n'y a pas de danger, c'est possible.
06:29Pour moi, les scientifiques, il faut savoir qui donne le feu vert.
06:33L'EFSA, l'ANSES, pour moi ce sont les deux référents.
06:36– L'ANSES, c'est l'agence sanitaire européenne et l'ANSES française.
06:39– L'ANSES, c'est français.
06:40Si les deux donnent un feu vert, pourquoi on s'y opposerait le politique ?
06:44Ok, on doit tenir des craintes de la population, ça je l'entends.
06:49Après, ce que je vous ai dit tout à l'heure, je ne suis pas scientifique.
06:52Ce que je trouve dommage, c'est que ça revienne par le biais d'un amendement
06:56où aujourd'hui, on voit bien que, pour moi, ce que révèle cette pétition,
07:01c'est bien une méconnaissance aussi de l'agriculture
07:03et des problèmes en agriculture.
07:06Alors, je ne mets pas…
07:07– Mais il y a ces craintes par rapport à ces deux substances
07:09dont certaines études du CNRS disent qu'elles sont nocives pour la santé.
07:13– Tout à fait.
07:13– Notamment ce cousin du chlordécone là.
07:16– Oui, alors je ne vais pas défendre.
07:18Je ne suis pas là pour défendre les pesticides, vraiment.
07:20Moi, ce que je voudrais, c'est qu'on nous donne des solutions, des possibilités.
07:24Et ce qui est dangereux doit être interdit, là-dessus, il n'y a pas de sujet.
07:28Par contre, aussi après, si nous, on va au-delà de ce qui…
07:31Pourquoi ?
07:32Ce qui est difficile à comprendre chez les agriculteurs, imaginez,
07:35c'est interdit en France, c'est autorisé à l'étranger,
07:37enfin à l'étranger, en Europe.
07:38– En Europe.
07:39– En Europe.
07:39Donc, dans ce cas-là, il faut qu'on ait le courage d'aller jusqu'au bout.
07:41Si c'est dangereux, dans ce cas-là, il faut qu'on arrête d'importer.
07:44Et tant pis si on manque, parce que dans la Duplon,
07:47voilà, pardon de le nommer, mais il n'y a pas uniquement les pesticides.
07:52Il n'y a pas que ça.
07:53Moi, cette semaine-là, je suis allé à un magasin dans le 6e arrondissement,
07:57il n'y avait pas d'oeufs, pourtant, une moyenne surface.
08:00Les poulets de louer, aujourd'hui, on n'arrive pas à construire des poulaillers.
08:03En Sarthe, on n'arrive pas à construire des réserves d'eau,
08:06des réserves collinaires.
08:06– Ça, c'est la Duplon, aussi, Victor Aurel, sur le fond de cette question des néonicotinoïdes.
08:12Il y a quand même des filières françaises qui sont en difficulté,
08:15qui ne trouvent pas d'alternative à ce pesticide.
08:17Si on l'interdit, est-ce qu'on ne risque pas de faire disparaître ces filières
08:21et, du coup, d'importer des produits ?
08:22– C'est précisément ce qu'on veut faire revivre, l'opposition de ces deux visions.
08:28Ce qui est, à mon sens, infamant de dire que c'est ceux qui utilisent les pesticides,
08:32même de manière modérée, dans des itinéraires techniques que l'on peut comprendre,
08:37que ce seraient des empoisonneurs.
08:39– Tout à fait.
08:39– Bon, donc, ce n'est pas acceptable.
08:41Et on voit fleurir des insultes.
08:43Je dis d'ailleurs, M. Duplon et mon collègue,
08:47c'est un expert qui connaît son sujet et qui est courageux.
08:51Je ne partage pas son point de vue, mais il est courageux, il le dit.
08:54Donc, on ne peut pas s'associer à ces insultes.
08:57Ça, c'est une première chose.
08:58La deuxième chose, contrairement à ce que j'entends,
09:00moi, j'ai été directeur de chambre d'agriculture pendant 13 ans,
09:03il y a des itinéraires techniques qui ne sont peut-être pas suffisamment efficaces,
09:08mais des alternatives existent.
09:10Alors, c'est vrai que j'ai appris que vous êtes producteur de pommes,
09:14c'est vrai que sur la betterave, il y a des sujets,
09:16sur la pomme, la cerise, les noisettes, il y a des problèmes.
09:19Mais il y a des itinéraires techniques.
09:20Et ensuite, lorsqu'il y a un doute scientifique,
09:23même si ici ou là, on peut dire, comme l'EFSA ou comme l'ANCES,
09:27on ne s'est pas tout à fait avéré ni fiabilisé,
09:30lorsqu'il y a un doute, ça doit profiter à la santé.
09:33Le principe de précaution.
09:34Et moi qui vis là-bas, 92% de la population en Martinique et en Guadeloupe
09:39sont touchés par des organochlorides, donc l'ochlordécone.
09:41Quand j'entends que le flux pyramidifuron appartient à la famille des organochlorides,
09:49je suis prudent.
09:50La prudence, c'est le principe de précaution.
09:53Et c'est vrai qu'on peut trouver des alternatives.
09:55Ensuite, il faut que la planification écologique,
09:57que le modèle agroécologique et que la préservation de la biodiversité,
10:02notamment pour les pollinisateurs, soient financées.
10:05On a sacrifié cette planification écologique.
10:07Je ne sais pas ce qui est dans le budget, votez pas 49-3.
10:10Mais moi, je suis co-rapporteur pour les affaires agricoles, rurales,
10:14l'alimentation et les affaires rurales.
10:16J'ai vu la baisse.
10:18Même si on peut financer un certain nombre de choses.
10:20Je ne critique pas le gouvernement sur ça,
10:23parce qu'on ne pouvait pas faire le budget de 2024,
10:25mais on a quand même sacrifié la planification écologique.
10:28Donc, il y a des alternatives qui existent.
10:29Il faut que le gouvernement en prenne conscience.
10:31Justement, sur les alternatives et aussi sur l'autre modèle qui existe,
10:35celui de l'agriculture bio.
10:36Pourquoi ne pas privilégier ce modèle-ci ?
10:39Vous qui êtes justement producteur.
10:40Alors, je suis producteur et je suis aussi en agriculture biologique.
10:43Mais je n'ai pas pu mettre tous mes vergers en agriculture biologique,
10:46aussi parce que vous avez des variétés type reine des rennettes
10:49où ça devient très compliqué parce qu'on a un gros problème de pucerons.
10:52Et on est en droit de s'interroger, y compris...
10:54Alors, après, est-ce qu'on doit dire...
10:57Est-ce que toutes les vérités sont bonnes à dire, y compris au grand public ?
11:00Je vous pose une question et je vais vous apporter la réponse.
11:02Si je commence à dire que nous aussi, en agriculture biologique,
11:06on peut avoir besoin...
11:08D'insecticides ?
11:09Mais oui, on utilise des insecticides d'origine naturelle, bien évidemment.
11:14C'est pour ça que ce sont des pesticides bio, donc naturels.
11:18Naturel ne veut pas dire forcément non toxique.
11:20Par quoi on a remplacé ?
11:22Moi, je n'ai pas besoin d'acétamipride dans mes vergers.
11:24Vous mettez quoi, par exemple ?
11:26Alors, on utilise l'huile de Nîmes.
11:29Oui, mais l'huile de Nîmes, c'est un insecticide non sélectif,
11:33on va dire, voilà, qui tue tous les insecticides.
11:35Mais toxique.
11:35Ah ben, il est autorisé en France uniquement par dérogation 120 jours.
11:38Et si vous regardez les phrases de risque,
11:41eh bien, écoutez, la matière active, c'est l'azadiractine.
11:44Ça peut inquiéter, voilà.
11:46Mais je ne suis pas là pour faire mal.
11:50C'est-à-dire que...
11:50Mais est-ce qu'on peut dire toutes les vérités ?
11:52Aujourd'hui, moi, ce que je regrette, c'est qu'on dit
11:54agriculture égale pesticides égale cancer.
11:57Moi, je ne suis pas un criminel.
11:59Si quelqu'un veut me dire comment faire, je l'attends.
12:03Victor, il n'y a pas de solution miracle pour certaines filières ?
12:06Il n'y a pas de solution miracle.
12:08Même la science a quelques doutes.
12:10Mais aujourd'hui, des expérimentations ont été faites.
12:14Des molécules sont autorisées.
12:16Les renouvellements d'approbation sont faits.
12:19Moi, je m'en tiens à ce que disent les scientifiques,
12:22les savants, les instituts, les associations de médecins
12:26et autres professionnels, pour dire qu'il y a une voie
12:29d'apaisement, comme dirait Dominique Poutier,
12:32de conciliation, tout en préservant et en disant
12:37que la priorité reste encore quand même la santé.
12:40Mais est-ce qu'il y a aussi le poids des lobbies agrochimiques
12:42dans ce débat, notamment au niveau européen ?
12:44La pression des lobbies agrochimiques pour autoriser
12:47certains pesticides.
12:48C'est ce qu'on va nous opposer.
12:50J'ai entendu ça dans le débat à l'Assemblée nationale.
12:52C'est de dire que, vous comprenez, l'agriculture française
12:54est en train de sombrer.
12:55L'Allemagne est en train de nous dépasser.
12:58Et que nos concurrents européens peuvent utiliser l'acétamitride.
13:01et que les pays tiers peuvent venir.
13:03Donc, il y a des systèmes d'alerte avancée,
13:06des contrôles aux frontières.
13:07C'est vrai, ça prend du temps.
13:08Mais c'est vrai qu'il faudra les activer.
13:10C'est clair.
13:11Ensuite, il faut donner les moyens aux chercheurs
13:13pour trouver des formules opérationnelles et opérantes
13:15très rapidement.
13:16Cela est possible.
13:17On fait des expérimentations partout.
13:19C'est vrai que ça coûte plus cher, le bio.
13:22Il y a des lois biocontrôle
13:24qui peuvent être mobilisées autrement
13:26que ce que fait le gouvernement actuel.
13:29On peut faire mieux, c'est clair.
13:31On peut mieux respecter la santé.
13:34On peut mieux préserver ces choses-là
13:37qui se trouvent dans nos assiettes.
13:38On travaille pour les générations qui viennent.
13:40Oui, tout à fait.
13:41Et on n'est pas propriétaire.
13:42pour protéger la santé des Européens
13:45de manière générale.
13:46Il y a trop de pression des lobbies de l'agro-business.
13:49Il faut une harmonisation.
13:50Non, moi, je ne dirais pas ça.
13:51Parce que, vous voyez, en tant que producteur,
13:54il y a quand même un certain isolement.
13:56Et puis, à la limite,
13:56on se trouve tellement culpabilisé aujourd'hui,
13:59je vous promets,
14:00même y compris lorsque l'on traite
14:03les vergers bio,
14:04vous avez des gens qui vous prennent en photo
14:06parce que, comme si on allait encore
14:08tuer encore ou faire quelque chose.
14:10Alors que non, on peut aussi...
14:13Pourquoi on traite ?
14:14On retraite parce qu'il y a des maladies,
14:16il y a des ravageurs.
14:17On est sorti du jardin d'Éden.
14:19On n'est pas dans un...
14:20Il y a une réalité sur le terrain.
14:23C'est pour ça que je dis
14:24qu'il y a une réelle méconnaissance.
14:26Après, je comprends.
14:26Mais j'entends ces inquiétudes sur la santé.
14:29Moi, le premier.
14:30Aujourd'hui, le plus dangereux,
14:31c'est bien pour l'agriculteur.
14:33Donc, celui qui prépare la bouillie
14:35et qui va la mettre dans la cuve.
14:36Donc, il faut trouver des alternatives.
14:39On peut planter des haies, des jachères,
14:41des bandes enherbées, des bandes fleuries.
14:42Sauf que, même quand on met...
14:44Par exemple, on va avoir des lois,
14:45quelques fois, par exemple,
14:47avec certains arrêtés pour protéger,
14:48qui vont faire qu'on ne pourra même pas
14:49avoir de fleurs dans nos vergers.
14:50Allez, on continue à parler d'alimentation,
14:52mais cette fois-ci, de la question des prix,
14:54puisque la commission d'enquête du Sénat
14:56sur les marges commerciales
14:57réalisées par la Grande Distribution
14:59a poursuivi ses auditions cette semaine.
15:01Cécile Cixot.
15:06Mercredi, la commission d'enquête
15:08sur les marges dans la Grande Distribution
15:10a poursuivi ses auditions au Sénat.
15:12Et c'est Thierry Cotillard,
15:14le président du groupement Mousquetaire,
15:16qui a ouvert le bal.
15:17Selon lui, contrairement aux idées reçues,
15:20la Grande Distribution ne se porte pas bien.
15:22Elle est sous tension,
15:23comme les autres maillons de la chaîne alimentaire.
15:26Je me dis, en fait, quand je vais le dire,
15:28ils vont avoir peine à y croire
15:29parce que c'est nouveau.
15:33Et puis, j'ai vraiment l'impression
15:35que ce n'est pas un ressenti,
15:36c'est une réalité économique.
15:37C'est une réalité économique
15:38parce que Cora a été racheté,
15:40vous le savez, Casino a été démantelé,
15:42Colreuth a quitté la France
15:44et certains acteurs encore présents
15:46sont dans le rouge.
15:46C'est-à-dire qu'à la fin de l'année,
15:47ils sortent des résultats négatifs.
15:50Thierry Cotillard pointe la responsabilité
15:52de certains grands fournisseurs
15:54de l'industrie agroalimentaire,
15:56qui ne respectent pas la loi EGalim
15:58et la sanctuarisation des prix
15:59des matières premières agricoles.
16:01La matière première agricole
16:02doit être obligatoirement contractualisée
16:04dès l'amont
16:05et intégrée de façon transparente
16:07les conditions générales de vente.
16:09Alors, vous allez me dire,
16:10l'esprit de la loi, c'était ça.
16:12Mais dans la vraie vie,
16:13dans la vraie vie
16:13et dans beaucoup de cas,
16:15pour certains très grands industriels,
16:17les choses ne sont pas claires.
16:19On est dans un monde actuellement
16:21de transparence opaque.
16:22Le non-respect des prix fixés,
16:24c'est aussi le reproche
16:25adressé quelques heures plus tard
16:26par les sénatrices
16:27de la commission d'enquête
16:28à Eurelec,
16:29la centrale d'achat européenne
16:31dont dépend le géant français Leclerc.
16:33Comme ses activités sont basées
16:35en Belgique,
16:36elle échappe à la loi française,
16:38bien qu'elle fournisse
16:39les supermarchés Leclerc.
16:40La question qu'on vous pose,
16:42c'est est-ce que Leclerc considère
16:45que les produits qui sont achetés
16:48par votre centrale d'achat
16:50et qui sont destinés
16:51au marché français
16:52ne doivent pas respecter
16:54les règles françaises ?
16:56Nous avons fait valoir nos droits
16:58en termes de société belge
16:59et surtout le droit
17:00par rapport à nos contrats
17:01et fait reconnaître
17:01par le tribunal de Bruxelles
17:03l'applicabilité du droit belge
17:05sur nos contrats
17:06et surtout la protection
17:07du secret d'affaires.
17:09Depuis 2024,
17:10l'administration française
17:12poursuit Leclerc
17:12pour son non-respect
17:13de la concurrence
17:14et la sanctionner
17:15d'une amende
17:16de 38 millions d'euros.
17:19Victor Alurel,
17:20on vient d'entendre
17:20le patron du groupe Mousquetaire
17:22qui affirme
17:22que la grande distribution
17:23est aujourd'hui en crise,
17:24qu'elle ne réalise pas
17:25de marge financière suffisante.
17:28Vous le croyez ?
17:29Non.
17:29Franchement, je suis cash.
17:31Non.
17:32Il y a,
17:33comme dans toutes les filières
17:34des hauts et des bas,
17:35on a connu
17:35les difficultés de casinos.
17:38Ils n'en sont pas
17:38sortis.
17:39Mais qu'est-ce qui se passe ?
17:41En moyenne,
17:43dans l'opacité d'ailleurs,
17:45ce que je vous dis,
17:46ce sont des modélisations
17:48qui ont été faites.
17:49Les grandes surfaces,
17:51tous groupes confondus,
17:52la marge nette,
17:53c'est entre 1 et 3 %.
17:55Mais dans cette affaire-là,
17:57on ne met pas
17:58les dividendes
18:01qui viennent
18:01des centrales
18:02d'approvisionnement
18:02et des centrales
18:03de services
18:04et de référencement.
18:06Ensuite,
18:06on ne met pas
18:07ce qu'on appelle
18:08les marges arrières.
18:09On ne compte là
18:10que les marges avant.
18:11Entre 3 et 3 %.
18:12Quand on ajoute tout ça,
18:14ils sont entre 5 et 7 %.
18:16En moyenne.
18:16Il y a des marges cachées
18:17par la grande distribution.
18:18Bien sûr.
18:19Parce que ce sont
18:20des groupes,
18:21disons,
18:22intégrés
18:22avec des intermédiaires,
18:24avec des prix
18:25de cession interne.
18:27C'est tout pas,
18:27personne ne le sait,
18:28au nom précisément
18:29de ce que j'ai entendu,
18:30le secret des affaires,
18:32la liberté
18:32d'organisation interne.
18:34Et donc,
18:35on n'a pas les chiffres
18:36véritablement,
18:37si ce n'est
18:38les résultats publiés.
18:40Donc,
18:40on a du mal
18:42à croire ça.
18:43Et dans les automers,
18:43c'est pire encore.
18:44Quand ici c'est entre 1 et 3 %,
18:46le groupe,
18:47par exemple,
18:48Bernard Hayot
18:48ou Parfaite là-bas,
18:50vous disent que nous aussi
18:51c'est la même chose.
18:52Mais ils ne vous disent pas
18:53ce qu'ils prennent
18:53dans toute la chaîne
18:54de valeurs,
18:57depuis l'amont
18:58jusqu'à l'aval,
18:59c'est-à-dire
18:59à la distribution
19:00dans les rayons.
19:01Éric Martino,
19:02comment vous expliquez
19:03ce grand écart
19:04entre le niveau
19:05des prix de l'alimentation
19:06qui augmente
19:06et le revenu
19:07des agriculteurs
19:08qui lui stagnent,
19:09voire
19:11est misérable parfois ?
19:12Vous me donnez
19:13comme ça
19:14la possibilité
19:15d'expliquer encore
19:16pourquoi on a voté
19:18cette loi
19:18visant à lever
19:19les contraintes
19:20au métier d'agriculteur.
19:21C'est la fameuse loi du plomb.
19:22Mais oui,
19:22pourquoi ?
19:23Parce que d'un côté,
19:24on vous demande
19:24de produire encore différemment,
19:26d'être plus blanc que blanc,
19:27d'être mieux que les autres
19:28et d'être toujours payé
19:30moins cher,
19:30moins cher,
19:31moins cher.
19:31D'où cette phrase
19:32que je vous ai sortie
19:32en début d'émission
19:33où je veux...
19:34Mais il faut que les producteurs
19:35soient rémunérés.
19:36Et aujourd'hui,
19:37moi je l'ai dit
19:37parce qu'il va y avoir
19:38cette loi d'urgence agricole
19:40qui va sortir,
19:40je ne sais pas quand.
19:41On rappelle que vous êtes
19:42producteur de pommes.
19:43Oui, oui, tout à fait.
19:44Mais on voit bien
19:47qu'aujourd'hui,
19:47la vraie faille,
19:48c'est bien la rémunération
19:49des agriculteurs.
19:50Parce que quand on leur impose
19:51des normes
19:52et des contraintes,
19:53c'est normal.
19:54Quand vous allez au restaurant,
19:55vous exigez
19:56je veux ça, ça
19:57et même vous payez
19:58le supplément chantilly
19:59ou le supplément chocolat.
20:00Vous voyez,
20:01pas en agriculture.
20:02En agriculture,
20:02ça vient d'en haut,
20:03on vous dit tec,
20:04vous livrez à la coopérative,
20:06vous ne savez pas exactement
20:07combien vous serez payé
20:08et puis vous le saurez à la fin.
20:09Imaginez,
20:10vous venez au boulot
20:11et vous aurez votre fiche de paye,
20:14votre patron vous donnera
20:15ce qu'il veut.
20:16Ce n'est pas possible.
20:17On ne peut pas continuer comme ça.
20:18Et pourtant,
20:19il y a des textes
20:20pour garantir
20:21et protéger
20:22le revenu des agriculteurs.
20:23Et des textes
20:24qui sont contournés.
20:25C'est le fameux
20:25loi Egalie,
20:27le Cousaille
20:28et le SRP plus 10.
20:29Donc,
20:30seuil de revente à perte,
20:3110% précisément
20:32pour garantir
20:33un revenu
20:35décent
20:35ou correct
20:36aux agriculteurs.
20:37Il y a une chose
20:37qui n'est pas dans ces lois-là
20:38et qui ne vous protège pas
20:40suffisamment.
20:40C'est qu'en amont,
20:42vous avez des fournisseurs
20:43et ce qui c'est du business
20:45pour les engrais,
20:46pour les intrants,
20:47pour la mécanisation
20:49qui ne sont pas contrôlés.
20:50Et dans l'Observatoire
20:51des prix et des marges
20:52que présidait à l'époque
20:53M. Chalmet,
20:54la fameuse commission Chalmet
20:55que personne ne lit d'ailleurs.
20:56Vous avez un rapport
20:57de 600 pages chaque année
20:59ici à l'Assemblée nationale
21:00au Sénat.
21:02Si vous voulez connaître
21:03les marges
21:03sur toutes les filières,
21:04sur tous les produits,
21:05y compris les pièces
21:06et les morceaux,
21:06par exemple,
21:07dans la viande,
21:08les levages,
21:09vous avez tout là
21:11même s'il y a
21:12quelques incertitudes.
21:13Eh bien,
21:13ça ne marche pas.
21:14Donc,
21:14il faut mieux encadrer.
21:15Il n'y a pas suffisamment
21:16de contrôle
21:16au nom du secret des affaires.
21:18Oui.
21:18Il faut mieux encadrer.
21:19Moi,
21:19je crois en la structuration
21:20des filières.
21:21C'est ce que je défends toujours.
21:23C'est-à-dire qu'il faut
21:23qu'on arrive à se réunir.
21:25Mais forcément,
21:25quand vous voyez
21:26le nombre d'acheteurs
21:27qui sont même réunis
21:28maintenant à l'étranger
21:29pour contourner
21:30les lois françaises,
21:31comment voulez-vous
21:32qu'un petit producteur,
21:33un producteur même
21:34de taille moyenne,
21:35même un moyen
21:36ou un gros producteur
21:38puisse y arriver ?
21:39Tout de suite,
21:40on va se faire attaquer
21:40dès qu'on se réunit,
21:42nous,
21:42les producteurs,
21:43sur l'entente illicite
21:44des prix.
21:45Vous n'avez pas
21:46la puissance de négociation.
21:48Exactement.
21:48C'est pourquoi
21:48ils se réunissent
21:49en centrale d'approvisionnement
21:50et en centrale de service
21:52de référencement.
21:53Eurilek pour Leclerc,
21:56Aura.
21:56Aujourd'hui,
21:57il y a un contrôle exercé
21:58par l'autorité de la concurrence
21:59sur Concordis
22:00qui est une alliance d'achat
22:03et Aura.
22:04Ils vous disent
22:05nous sommes obligés
22:05de le faire
22:06parce qu'en Europe,
22:07on le fait,
22:07l'Allemagne le fait,
22:08la Belgique,
22:08les Pays-Bas le font,
22:09l'Espagne le fait.
22:12En plus,
22:12on a la concurrence
22:13des hard discounts.
22:15Bon,
22:15tout ça,
22:16c'est la structuration
22:17du paysage commercial
22:19avec une puissance
22:20de négociation
22:21et vous avez entendu
22:22le président d'Intermarché
22:23ou de Mousquetaire
22:25qui disait
22:26c'est pas rentable
22:29et on est en difficulté.
22:31Bien sûr,
22:31ils sont peut-être
22:32en difficulté.
22:32on sait que le modèle économique
22:35c'est un volume important
22:37et des prix bas.
22:39Et donc,
22:40que ça,
22:40ensuite,
22:41ils ajoutent,
22:42bien entendu,
22:43ce que je vous ai dit,
22:44les bénéfices de ces centrales
22:45qui sont en amont
22:47et qui échappent
22:49le droit français
22:50avec ces centrales
22:51d'achat européennes,
22:52par exemple,
22:53en Belgique.
22:53Et l'Europe le fait.
22:55Alors,
22:56j'ai entendu que
22:57non,
22:57c'est pour contourner
22:58les lois.
23:00La position française,
23:01et j'espère qu'il y aura
23:02une jurisprudence,
23:03c'est de dire que
23:04c'est consommé en France,
23:05c'est des lois françaises
23:06qui s'appliquent.
23:07Ils le contestent.
23:08En principe,
23:09c'est ça.
23:10Mais jusqu'ici,
23:11je n'ai pas vu
23:11de jurisprudence
23:12ou de décision
23:13de tribunaux
23:13pour dire
23:14c'est la loi française
23:15qui s'applique.
23:16Donc,
23:16il y a un contrôle
23:16qui doit s'exercer
23:17sur ces contournements-là.
23:20Comment vous faites,
23:21vous législateurs,
23:22pour empêcher
23:23ces groupes-là
23:24de contourner
23:24la loi française
23:25au nom du secret
23:26des affaires ?
23:27Alors,
23:27ce n'est pas si évident
23:28que ça.
23:28Oui,
23:28il faut essayer
23:29de faire...
23:30Alors,
23:30c'est des vraies démarches
23:33personnellement
23:33que ce soit auprès
23:34du ministère de l'Agriculture
23:35parce que moi,
23:36ce que je rêve,
23:36c'est qu'il y ait
23:37un maximum d'agriculteurs
23:38en organisation de producteurs
23:39qui,
23:40elles-mêmes,
23:40soient regroupées
23:41en associations
23:41d'organisations de producteurs
23:43de telle sorte
23:43à pouvoir proposer
23:44un minimum,
23:46enfin,
23:46un prix
23:47qui soit décent
23:48pour les filières.
23:50On ne peut pas
23:50leur imposer
23:52tout
23:53et ne pas
23:54les rémunérer.
23:55On a le cas,
23:56je pense,
23:56à la filière tomate,
23:57par exemple,
23:57où on a eu
23:58un gros scandale.
23:59Quand même,
23:59quand vous voyez
24:00la tomate marocaine
24:01à 99 centimes
24:02dans les rayons,
24:03l'association
24:03d'organisation
24:04de producteurs
24:05se met d'accord
24:05pour faire
24:06une tomate française
24:07à 1,29€.
24:08Tout le monde est d'accord.
24:09Vous la retrouvez en magasin
24:10à 1,95€,
24:111,99€.
24:12Ça veut dire qu'on...
24:13L'Europe ne fait pas...
24:14Une dernière question
24:16sur l'outre-mer.
24:16Est-ce que les acteurs
24:17de la grande distribution
24:18de l'agroalimentaire
24:20qui travaillent
24:20sur les territoires
24:21ultramarins,
24:22ils font assez d'efforts
24:22pour bien rémunérer
24:23les agriculteurs
24:24et puis également
24:25lutter contre la vie chère
24:25en Outre-mer ?
24:26Les grands groupes
24:27travaillent avec les agriculteurs
24:28même si ce n'est pas suffisant.
24:30On fait des reproches
24:30au groupe Bernard Ayotte,
24:32GBH,
24:33qui travaille avec
24:34les agriculteurs.
24:35Alors,
24:35est-ce que c'est suffisant ?
24:36Non,
24:36parce qu'on pèse sur les prix
24:37et sur les marges.
24:38C'est une évidence.
24:39Et les agriculteurs
24:40ne sont pas suffisamment organisés
24:42sauf avec un début
24:43d'organisation
24:44à l'île de la Réunion
24:45mais leur puissance
24:46de négociation est faible.
24:47C'est la raison pour laquelle
24:48dans ce que vous entendez
24:49sur les centrales d'achat européennes,
24:50Eurelec,
24:51Aura et les autres,
24:53on fait des discriminations
24:54qui devraient respecter la loi
24:56et la loi devrait être européenne.
24:59Quel est le problème ?
24:59Il y a des alliances d'achat
25:01qui sont aujourd'hui en cours,
25:03Aura et je crois Concordis,
25:07l'autorité de la concurrence
25:08ne peut pas intervenir
25:09en émettant un avis.
25:11Ça relève de la DGCCRF.
25:13Donc il y a des difficultés.
25:14Ce qu'ils font aujourd'hui,
25:15c'est ce qu'ils appellent
25:16un bilan concurrentiel.
25:18Un bilan concurrentiel.
25:19Mais il y a des limitations
25:20de la loi.
25:21Et qu'est-ce qui devrait se faire ?
25:22C'est une harmoniation.
25:23Comme pour d'ailleurs
25:24les néonicotinoïdes.
25:25Et on devrait avoir là
25:27un texte harmonisé de l'Europe
25:29pour mieux réguler
25:31ces négociations commerciales.
25:31Ce sera le mot de la fin.
25:33Merci beaucoup,
25:33Victoria,
25:34et Eric.
25:35On mange français.
25:36On mange français.
25:37Merci.
25:38C'est la fin de cette émission.
25:39On est d'accord.
25:45Sous-titrage Société Radio-Canada
25:46Sous-titrage Société Radio-Canada
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