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  • il y a 17 heures
Invités:
- Danielle Simonnet : Députée du groupe "Ecologiste et social" de Paris.
- Olivier Paccaud : Sénateur "Les Républicains" de L'Oise.

Présentation :
- Quentin Calmet : Journaliste Public Sénat.
- Kathia Gilder : Journaliste LCP-Assemblée nationale.

Parlement Hebdo est au coeur de l'actualité politique pour vous faire vivre cette année parlementaire inédite.
Chaque vendredi c'est le tour d´horizon complet d'une semaine au Parlement. Kathia Gilder (LCP-Assemblée nationale) et Alexandre Poussart (Public Sénat) passent en revue les événements et les discussions en séance ou en commission.
Cette saison, une nouvelle formule : un débat entre un député et un sénateur sur les grands sujets qui rythment la vie du Parlement.

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Transcription
00:00Générique
00:00Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver pour ce nouveau numéro de Parlement Hebdo,
00:14l'émission qui vous fait revivre les moments forts de la semaine au Parlement.
00:17Et comme chaque semaine, nous vous proposons un débat entre un député et un sénateur.
00:21Aujourd'hui, députée Danielle Simonnet, bonjour.
00:23Députée du groupe écologiste et social de Paris, vous débattez avec Olivier Paco.
00:28Bonjour.
00:28Sénateur Les Républicains de l'Oise.
00:31A la une, cette semaine, la proposition de loi sur la fin de vie,
00:34qui fait son retour à l'Assemblée nationale, une semaine après son rejet par les sénateurs.
00:38Les députés ont à nouveau voté l'autorisation de demander une aide à mourir sous certaines conditions.
00:44Un autre texte est de retour, l'explosive proposition de loi Duplomb.
00:47Le sénateur LR a déposé un nouveau texte pour réintroduire deux molécules dans certaines filières agricoles.
00:52La loi Duplomb qui avait suscité la colère de nombreux citoyens qui avaient signé une pétition l'été dernier contre cette loi.
00:58Mais d'abord, la question de la fin de vie, qui est donc de retour à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale.
01:05Marion Becker.
01:06Le texte porté par le député Olivier Falorni est de retour à l'Assemblée en deuxième lecture après son rejet par les sénateurs la semaine dernière.
01:20Ils avaient auparavant détricoté le texte.
01:23Les députés ont de nouveau validé le droit à mourir malgré quelques réticents.
01:28Avec cette légalisation du suicide assisté et de l'euthanasie, est-ce qu'on acterait dans la loi que certaines vies valent plus que d'autres ?
01:37Que diriez-nous d'ailleurs de notre conception de la valeur d'une vie ?
01:41Un examen au parcours tumultueux pour cette loi sur la fin de vie.
01:45D'abord interrompue par la dissolution en 2024, puis en 2025, François Bayrou, alors Premier ministre, avait scindé le texte en deux.
01:54L'un sur les soins palliatifs, l'autre sur le droit à mourir, sans jamais citer le mot suicide assisté ou euthanasie.
02:03La loi est adoptée en première lecture en mai 2025.
02:06Il y a des jours dont on sait qu'on ne les oubliera jamais. Je n'oublierai jamais cette journée. Merci à tous.
02:15Le dispositif créé est très encadré. Pour bénéficier du droit à mourir, il faut remplir cinq conditions.
02:23Être majeur, être français, être atteint d'une affection grave et incurable qui engage le pronostic vital en phase avancée ou terminale.
02:31Présenter une souffrance physique ou psychologique constante qui est soit réfractaire au traitement, soit insupportable.
02:40Enfin, être apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée.
02:46Un texte solide, cohérent et équilibré pour son rapporteur.
02:51Il espère son adoption à l'Assemblée le 24 février.
02:54Mais le Sénat risque à nouveau de bloquer, obligeant à une dernière lecture.
02:58Dans ces conditions, les délais pourront-ils être tenus pour une adoption de la loi avant l'été ?
03:06Justement, une question pour vous, Daniel Simonnet.
03:08C'est la deuxième fois que les députés votent l'autorisation d'avoir un droit à mourir sous certaines conditions.
03:14Est-ce que les Français confrontés à des situations de fin de vie et qui voudront demander l'aide à mourir pourront le faire d'ici l'été ?
03:21– Bien, on aimerait bien. On est tellement en retard.
03:25Il faut savoir que ça fait déjà très longtemps, en fait, que l'opinion publique est majoritairement favorable
03:31à ce qu'il puisse y avoir une aide à mourir dans des conditions extrêmement cadrées,
03:37mais qu'on puisse bénéficier de cette ultime liberté si on souhaite en user.
03:42C'est un nouveau droit, une liberté qui n'impose rien à personne.
03:47Mais si on estime qu'on est face à une affection grave et incurable avec des douleurs réfractaires à tout traitement
03:54et qu'on estime finalement qu'il vaut mieux éteindre la lumière,
03:58eh bien, il faut qu'on puisse bénéficier de ce droit-là.
04:01Beaucoup de pays déjà l'ont fait autour de nous.
04:03La France est en retard.
04:06Et on a eu pour autant, je trouve, des débats relativement apaisés à l'Assemblée nationale.
04:09Ça a été un texte où on a montré qu'il était possible de réfléchir sur un sujet pour autant extrêmement délicat, compliqué,
04:17qui touche à des convictions intimes fortes.
04:21Mais justement, c'est un texte garant de la laïcité.
04:26C'est-à-dire que chacun, avec ce nouveau droit instauré, peut décider d'en user ou pas.
04:31Donc j'espère que d'ici l'été, on va pouvoir enfin adopter définitivement le texte.
04:36Olivier Paco, comment est-ce que vous vivez ce timing politique,
04:39le texte qui revient à l'Assemblée seulement une semaine après son rejet par le Sénat ?
04:43C'est vrai qu'on a vu des parcours législatifs un petit peu plus longs.
04:48Donc il y a une volonté de la part notamment de l'exécutif,
04:52mais aussi de la tête du législatif à l'Assemblée d'aller très vite.
04:58La présidente de l'Assemblée nationale qui a parlé aussi de l'adoption.
05:00Elle l'a dit de façon très claire.
05:03Vous savez que moi, je suis beaucoup plus réservé sur ce texte.
05:06D'abord parce qu'il y a...
05:08Oui, comme la majorité du Sénat.
05:09D'abord parce qu'il y a la problématique des soins palliatifs,
05:13qu'on n'a pas abordé, malheureusement.
05:15Or, si nous sommes en retard, c'est aussi en matière de soins palliatifs.
05:19Il y a une vingtaine de départements français où les soins palliatifs,
05:23c'est pas qu'ils ne sont pas développés, c'est qu'ils n'existent pas.
05:25Donc la première des choses, c'est développer les soins palliatifs,
05:27surtout quand on sait que là où ils existent
05:31et là où des gens sont pris en charge,
05:34leur demande éventuelle d'adieu volontaire est beaucoup plus rare.
05:40Il se réduit quasiment de 90%.
05:42Après, il faut être très clair,
05:45pourquoi je fais partie des gens qui sont réservés sur ce texte,
05:49même si j'entends bien que dans la souffrance,
05:52certains puissent avoir envie de partir et certains des proches puissent encourager cela.
05:56Il y a la loi Claes-Léonetti déjà qui permet ce départ,
06:00alors peut-être pas de façon assez franche selon vous,
06:04mais surtout, il faut bien être clair,
06:06c'est une profonde rupture civilisationnelle.
06:10Et je pense qu'on n'insiste pas assez là-dessus.
06:12Notre civilisation, elle est née autour du soin.
06:16Le premier acte civilisateur dans l'histoire de l'humanité,
06:19il remonte au paléolithique, c'est l'anthropologue états-unienne Margaret Mead
06:23qui l'a parfaitement démontré,
06:25c'est le premier soin qui a été donné,
06:27on l'a découvert avec un fémur qui avait été cassé,
06:29qui a été réparé.
06:31Parce que lorsque un homme était blessé,
06:34il mourait automatiquement.
06:36Et lorsque donc un homme préhistorique a aidé un autre homme
06:39à survivre, la civilisation a progressé.
06:42Toute notre civilisation, c'est le progrès, c'est le soin,
06:45c'est plus de vie.
06:46Et là, on veut non pas organiser la fin de vie,
06:49mais institutionnaliser la possibilité de donner la mort.
06:53Est-ce que vous entendez les réserves du sénateur,
06:55comme d'autres députés aussi,
06:57sur un texte qui va changer de façon irréversible
06:59la législation française
07:00en permettant aux médecins de donner la mort ?
07:04Je partage le fait qu'il faut absolument mettre plus de moyens
07:06sur les soins palliatifs.
07:07Ça, il n'y a pas de souci là-dessus.
07:08Et d'ailleurs, je ne comprends pas que vous soyez à ce moment-là
07:11pas plus impliqués avec votre groupe
07:12pour exiger d'autres politiques en matière budgétaire,
07:16sur la sécurité sociale,
07:17sur notre système de santé,
07:18parce que la problématique des soins palliatifs
07:20est étroitement liée au fait qu'on ne donne pas
07:22les moyens à notre hôpital de pouvoir exercer
07:25pleinement ces missions.
07:26Mais ensuite, c'est une question d'ultime liberté.
07:29Alors, ce qui est assez paradoxal,
07:30vous savez, parce que moi,
07:31je porte plein de combats, comme vous,
07:33sur plein de sujets différents.
07:35Et je pense que c'est le seul sujet
07:36sur lequel je suis résolument convaincue
07:39qu'il faut absolument permettre d'accorder ce droit.
07:42Et en même temps, je souhaite que les conditions de l'existence
07:44fassent que nous soyons très peu nombreux
07:47à avoir besoin d'en user.
07:49Et pour moi, c'est vraiment cette ultime liberté
07:52que chacune et chacun, en conscience,
07:54doit pouvoir bénéficier de ce droit
07:57à l'aide à mourir s'il souhaite.
08:00Après, vraiment, c'est tout un processus.
08:02C'est des conditions extrêmement strictes.
08:04Et ce droit-là ne le retire à personne.
08:06Et je pense qu'il est grand temps
08:08qu'enfin le législateur légifère,
08:10alors que le peuple nous attend là-dessus
08:13depuis très longtemps,
08:14et y compris dans tous les milieux sociaux,
08:16et y compris parmi les croyants.
08:18Et c'est ça qui est très intéressant.
08:19Et pourquoi pas le référendum ?
08:21On voit s'il y a un blocage
08:22entre les deux chambres du Parlement
08:23et, au final, un débat philosophique.
08:26Pourquoi pas laisser les Français le trancher ?
08:28Ça ne me gênerait pas.
08:29Même si ça peut, effectivement...
08:32Les référendums peuvent, des fois, déraper.
08:36C'est-à-dire que la question initiale
08:37peut passer derrière.
08:38Mais je pense que sur ce type de problématiques,
08:40c'est-à-dire les lois bioéthiques en général...
08:43Vous connaissez la fameuse phrase de Montesquieu,
08:46il faut légiférer d'une loi tremblante.
08:48D'une main.
08:48D'une main tremblante, tout à fait.
08:50Là, je pense sincèrement que c'est un problème
08:53qui peut toucher toutes les familles,
08:58un jour ou l'autre,
08:58avec le vieillissement de la population.
09:00Moi, ça ne me gênerait pas
09:01que la population soit saisie,
09:03que les Français soient saisis.
09:05Un référendum ?
09:06Oui, pourquoi pas ?
09:07Mais Emmanuel Macron ne fera pas un référendum
09:09sur ce thème-là.
09:11D'accord.
09:11Enfin, on ne va pas se raconter d'histoire.
09:13Mais il l'avait évoqué pourtant.
09:14Le référendum, je crois que c'est intéressant.
09:15Regardez, on n'a pas utilisé le référendum
09:19quand, sur les retraites,
09:21l'exécutif a décidé d'aller à l'encontre
09:23de la démocratie parlementaire
09:26par coup de 49-3,
09:27à l'encontre des syndicats,
09:29à l'encontre de la vie de la population.
09:31Je ne crois pas qu'il ira au référendum non plus
09:33sur ce sujet-là.
09:34Mais on serait très surpris du résultat.
09:36Parce que je peux vous dire
09:37que l'écrasante majorité de la population
09:39est favorable à l'octroi de ce droit
09:41pour avoir fait des réunions.
09:42Je n'en suis pas du tout convaincu.
09:43Et je salue le travail fait par les associations,
09:46notamment l'association ADMD
09:48qui fait un travail remarquable là-dessus.
09:50Mais il ne faudrait pas que la question soit brouillée
09:52par ailleurs, par le ras-le-bol anti-Macron
09:54qui fait qu'il suffit que ce soit lui
09:56qui lance le référendum
09:58pour que peut-être des gens soient intéressés
10:01à donner une réponse à une autre question.
10:03Toutes les grandes religions sont contre,
10:05y compris les bouddhistes, les bouddhistes.
10:06Oui, mais pas les croyants.
10:07C'est ça qui est étonnant.
10:08Quand on a auditionné, il y a déjà deux ans de ça,
10:11parce que quand même, on n'est plus de deux ans
10:13sur ce texte,
10:14les autorités religieuses ont été auditionnées
10:17et donc toutes sont contre,
10:19vraiment toutes les trois religions monothéistes.
10:22Parce que la vie, c'est sacré.
10:24Et par contre, justement, ce qui est intéressant,
10:26c'est que les sondages parmi les croyants
10:28et même les croyants pratiquants
10:30des trois religions monothéistes
10:32sont néanmoins majoritairement favorables.
10:35Et ils ont beaucoup évolué, les sondages.
10:38Ils ont beaucoup évolué.
10:39Mais pas notre classe politique,
10:40c'est ça le problème.
10:42Mais qu'est-ce que vous répondez à l'argument
10:43que 75% des Français
10:44plébisciteraient dans les sondages ?
10:47Ça aussi, c'est une étudiant séance au Sénat.
10:49Une aide avec...
10:50Alors, ces fameux 75%,
10:51c'est des sondages qui datent d'il y a deux ans.
10:53Et le dernier sondage qui concerne
10:54cette problématique,
10:56c'est celui de la Fondapol, il me semble.
10:57Il n'aboutissait pas du tout à ces résultats-là.
11:00Moi, personnellement,
11:01dans les gens que je côtoie
11:03ou que j'ai pu interroger à ce sujet,
11:05notamment ceux qui travaillent dans le monde médical,
11:08ils y sont beaucoup plus opposés.
11:10Beaucoup plus opposés.
11:11Alors, ça dépend totalement.
11:11On a aussi plein de médecins qui sont favorables.
11:14Et donc, franchement, non.
11:15Moi, je pense franchement
11:17que de se baser sur d'éventuels sondages
11:19d'avant-hier ou d'il y a deux ans
11:22n'est pas sérieux.
11:23Ça fait 20 ans qu'on a ce débat dans la société.
11:25Ça fait 20 ans qu'on a ce débat.
11:2720 ans que la population est majoritairement favorable
11:29et que, par contre, la classe politique
11:31n'assume pas de prendre ses responsabilités.
11:33Je le répète, c'est un nouveau droit.
11:34Ça veut dire que les politiques,
11:35ils doivent suivre les sondages
11:36si on suit votre raisonnement.
11:38Je suis totalement défavorable.
11:38Non, mais ce que je veux dire,
11:39c'est qu'enfin,
11:40on a le débat à l'Assemblée nationale et au Sénat,
11:43alors que ça fait 20 ans
11:43qu'on aurait dû l'avoir.
11:45Parce qu'à partir du moment
11:45où il y a un sujet qui préoccupe
11:47autant la population,
11:49la moindre des choses,
11:49c'est que la représentation nationale
11:51se fasse le devoir d'en délibérer.
11:54Alors, certains craignent,
11:55notamment parmi les soignants,
11:57que cette loi puisse ouvrir la voie
11:59à de possibles dérives,
12:01comme ça a par exemple été le cas au Canada,
12:04où finalement,
12:04on a mis des conditions strictes au départ
12:06et que ça s'est élargi.
12:07Est-ce que vous craignez
12:07que ce soit la même chose en France
12:09avec cette loi ?
12:10Ou vous pensez que le législateur
12:11a tout éroyé ?
12:12Toutes les craintes dans la vie
12:14sont bonnes conseillères
12:15pour être d'autant plus vigilants,
12:17exigeants.
12:17Je vais vous dire,
12:18la première des choses à faire,
12:20c'est de ne pas mettre un sentiment
12:21moins dans l'hôpital public
12:22et au contraire,
12:23augmenter les moyens
12:24de l'hôpital public.
12:25Et des soins palliatifs.
12:26des soins palliatifs,
12:28mais également augmenter
12:29l'ensemble des moyens
12:30dans le service public.
12:31Pour permettre de soigner.
12:32On soit le moins en tension possible
12:34pour que par ailleurs,
12:35la place des usagers
12:36et de la démocratie
12:38dans l'hôpital public
12:39entre les agents de la santé
12:41et les citoyens
12:43soient les plus fortes.
12:44Pourquoi ?
12:44Parce que vous reconnaissez
12:45qu'il y a eu des dérives
12:46dans ces pays.
12:46Vous l'avez vu aussi,
12:48ces dérives où on met des critères
12:49très stricts au départ,
12:51comme là,
12:52dans cette proposition de loi,
12:53et au fil des années,
12:54on voit que ces critères sautent.
12:55Je vais vous dire,
12:56ça, ce n'est pas des dérives,
12:57c'est la décision des législateurs
13:00de faire évoluer le cadre.
13:01Ce n'est pas une dérive.
13:01Je vais vous dire une chose.
13:03Si, Olivier Paco.
13:04Je veux bien répondre quand même
13:05parce que je pense effectivement
13:06qu'un des risques,
13:07c'est que les garde-fous,
13:08il y a des garde-fous
13:09qui sont proposés
13:10dans le texte Falorni.
13:12Sauf que dans certains pays,
13:14il y avait des garde-fous
13:14et progressivement,
13:16les associations
13:17qui veulent aller plus loin
13:18parviennent,
13:19via des biais législatifs,
13:21à ronger
13:22éroder
13:24ces garde-fous.
13:25Le pire,
13:26exemple,
13:26vous avez parlé du Canada...
13:27Dans la discussion,
13:28les garde-fous,
13:29la force délibérante
13:31estime que les garde-fous
13:31ne sont pas les bons.
13:32Vous avez une proposition
13:34de loi qui a été déposée
13:35il n'y a pas si longtemps que ça,
13:36non pas au Canada,
13:37mais aux Pays-Bas,
13:39pour permettre
13:40à tout adulte
13:41d'au moins 74 ans
13:43de solliciter
13:44une aide à mourir
13:46sans condition médicale.
13:47Alors,
13:48ce n'est pas voté,
13:49mais c'est un bon exemple
13:50malheureusement du fait
13:51que la jarre de Pandore
13:54est ouverte.
13:54Combien de personnes la soutiennent ?
13:55Est-ce qu'il y a
13:56beaucoup de parlementaires
13:56qui la soutiennent ?
13:57Non,
13:57bon,
13:57alors écoutez,
13:58parlons de choses sérieuses.
13:59Ce que je dis,
14:01ce n'est pas sérieux,
14:02c'est la vérité,
14:03c'est ce qui se passe
14:03aux Pays-Bas.
14:04Et c'est un pays
14:05qui était en avance sur nous.
14:06Vous avez dit,
14:06nous sommes en retard
14:07dans cette législation.
14:09S'il faut cavaler
14:10après ceux qui veulent
14:12encore plus
14:13d'institutionnalisation
14:14de morts,
14:15je suis opposé.
14:16Vous, législateurs,
14:17vous ne cavalez pas
14:18avec ceux qui veulent
14:20encore plus de désirs de mort,
14:22comme le dit Olivier Pagot.
14:24Vous avez mis
14:25suffisamment de garanties.
14:26Comprenons bien
14:27le choix des thèmes
14:27désirs de mort,
14:28personne n'a le désir de mort.
14:29Je n'ai pas utilisé ce mot.
14:30C'est monstrueux.
14:32On a un cadre législatif
14:34aujourd'hui
14:35qui est finalement
14:36le laisser mourir.
14:39Qui est le laisser mourir.
14:40Aider à s'endormir.
14:41Non, non,
14:42laissez-moi,
14:43c'est le laisser mourir.
14:44C'est le laisser mourir,
14:45c'est-à-dire
14:45c'est la sédation profonde
14:46et continue jusqu'au décès.
14:48On arrête l'alimentation.
14:49Qui est permise
14:50par la loi Clès-Néolétique.
14:51On arrête l'alimentation,
14:52on arrête l'hydratation,
14:54on peut mettre
14:55sous antidouleur
14:56et ça peut être rapide
14:57comme ça peut être très long.
14:59On a des témoignages.
15:00Qui meurent de faim
15:00et de soif quelque part.
15:01Exactement,
15:02on peut mourir de faim
15:03et de soif
15:03et donc pour l'ensemble
15:05de sa famille
15:05et de ses proches,
15:07on peut souhaiter
15:07ne pas vouloir
15:09cette faim-là
15:10pour ses proches
15:11comme pour soi-même.
15:13Là, on est face
15:13à un choix personnel.
15:15Est-ce que l'on souhaite
15:16pouvoir dire
15:16« Moi, je préférais être maître,
15:19choisir le jour, l'heure
15:21quand vraiment
15:22je ne pourrais plus ? »
15:24Donc, cette discussion-là,
15:25elle est importante.
15:25Il ne faut pas la caricaturer.
15:27Il ne faut pas la caricaturer.
15:28Et on a aussi
15:29plein de cas
15:30vraiment délicats, douloureux.
15:32Et donc,
15:32il faut faire attention
15:33à ne pas jeter des anathèmes
15:34sur ceux qui estiment
15:35qu'il faut faire progresser
15:36notre société
15:37et permettre ce droit-là.
15:38Il y a énormément
15:39de souffrance derrière.
15:40Et personne n'obligera
15:41qui que ce soit
15:42à user ce droit.
15:43On va passer
15:44au deuxième thème
15:45dans cette émission.
15:46Le sénateur LR Lurand-Duplomb
15:48qui a donc déposé
15:49un nouveau texte
15:50cette semaine.
15:51L'idée est de réintroduire
15:52deux molécules
15:53classées parmi
15:54les néonicotinoïdes.
15:55Le Conseil constitutionnel
15:56avait retoqué
15:57cette partie de la loi
15:58Duplomb
15:58l'été dernier.
15:59Le récit
15:59de Fabien Réquer.
16:04Lurand-Duplomb
16:05persiste
16:06et signe
16:06un nouveau texte
16:08pour réintroduire
16:09certains pesticides
16:10de la famille
16:10des néonicotinoïdes
16:12dans notre agriculture.
16:14Cet été,
16:15le Conseil constitutionnel
16:16avait partiellement censuré
16:18la première
16:19et controversée
16:20loi Duplomb.
16:21En particulier,
16:22une réautorisation
16:23de l'acétamipride,
16:25une molécule interdite
16:26en France
16:26mais autorisée
16:27ailleurs en Europe.
16:28On est dans une hypocrisie
16:30bien française
16:31qui consiste
16:32à ne pas voir regarder
16:33la réalité en face
16:34de filières
16:35qui vont disparaître
16:35et de continuer
16:36à manger des produits
16:37qui ne seront plus
16:38produits en France
16:39mais qui seront produits
16:40à l'autre bout
16:40de la planète
16:41ou de l'autre côté
16:43de la frontière
16:43en Europe.
16:44Cette deuxième mouture
16:45rédigée sur mesure
16:47pour répondre
16:48aux critères
16:48édictés par le Conseil constitutionnel
16:50précise les modalités
16:52d'application
16:53de ces molécules,
16:54durée d'autorisation
16:55et culture concernée.
16:57Pour les opposants
16:58à la loi Duplomb,
16:59ces dérogations
17:00sur les néonicotinoïdes
17:02bloquent l'avènement
17:03de solutions alternatives
17:04et représentent
17:06un danger
17:06pour notre santé.
17:07C'est quand même
17:08faire fi
17:08de toute la science
17:09alors qu'aujourd'hui
17:10tous les scientifiques,
17:12les sachants,
17:13le monde médical
17:13nous dit
17:14qu'il ne faut absolument
17:15pas réintroduire
17:16ces produits
17:16qui sont dangereux
17:18pour la santé.
17:18Je ne comprends pas
17:19pourquoi on s'acharne
17:20à réintroduire
17:21ces produits-là.
17:22Hasard ou non
17:23du calendrier,
17:24le dépôt de ce nouveau texte
17:26coïncide avec un débat
17:27prévu la semaine prochaine
17:28à l'Assemblée nationale
17:29sur la première loi Duplomb
17:31après qu'une pétition
17:32qui demandait son rejet
17:34avait recueilli
17:35plus de 2 millions
17:36de signatures.
17:36Alors Olivier Paco,
17:39c'est le retour
17:39de la loi Duplomb.
17:40Nouvelle version,
17:41celle retoquée
17:42en partie
17:42par le Conseil constitutionnel
17:44l'été dernier.
17:45Pourquoi recommencer
17:46ce combat politique
17:47pour la réintroduction
17:48de ces substances controversées ?
17:50Parce que l'agriculture française
17:52est en danger.
17:54Alors la loi Duplomb
17:55comptait beaucoup d'articles
17:56et il y en a un
17:57qui a été effectivement
17:58retoqué
17:59par le Conseil constitutionnel
18:00non pas sur le fond
18:01mais sur la forme.
18:01C'est le fameux article 2
18:03qui concernait
18:03notamment l'utilisation
18:04de ce produit phytosanitaire
18:07l'acétamipride
18:08et cet acétamipride
18:11qui est utilisé
18:12partout en Europe
18:13et qui est utilisé
18:15notamment sur
18:154 productions
18:16les betteraves,
18:18les noisettes,
18:19les noisettes,
18:19les cerises.
18:20Arboriculture un petit peu.
18:22Or,
18:22dans toutes ces productions,
18:24la France qui jadis
18:26était leader,
18:27aujourd'hui
18:27elle est effectivement
18:29et même au niveau global,
18:31la France qui est encore
18:32la première puissance
18:33agricole européenne
18:34ne cesse de reculer.
18:35Un chiffre très important,
18:372005,
18:38la France avait
18:39un excédent
18:40agricole commercial
18:41de 12 milliards d'euros,
18:422005.
18:43Aujourd'hui,
18:4320 ans plus tard,
18:44nous sommes en déficit
18:45agricole commercial
18:46d'à peu près
18:47500 millions d'euros
18:48alors que l'Europe,
18:49globalement,
18:50qui était déficitaire
18:51il y a 20 ans
18:52est excédentaire.
18:54Les Espagnols
18:55sont en train
18:56de nous rattraper
18:57et de nous dépasser,
18:58les Italiens,
18:59les Polonais
18:59nous courent après,
19:00notamment à cause
19:01de deux choses,
19:02problématique de coût du travail
19:03et problématique de normes.
19:04Et là,
19:05il s'agit simplement
19:06de donner à nos agriculteurs
19:07les mêmes armes
19:10que leurs concurrents,
19:11sachant que,
19:12pour reprendre
19:12ce que disait
19:13M. Tissot,
19:14quand même,
19:15toute l'Europe
19:16et notamment
19:17l'agence européenne
19:18sanitaire
19:19permettent
19:20l'utilisation
19:21de ces produits
19:22et que,
19:22en même temps
19:23qu'en France
19:23on faisait signer
19:24la fameuse pétition,
19:26il faut savoir
19:27que l'acétamipride,
19:29on augmentait,
19:30l'Europe,
19:31quand je dis l'Europe,
19:32c'est pas seulement
19:33la Commission,
19:34c'est le Parlement européen
19:35qui permettait
19:36de multiplier
19:37par 20
19:38le taux
19:39d'acétamipride
19:40dans les résidus
19:42de miel,
19:43par exemple.
19:43Daniel Simonet
19:44va vous répondre.
19:45Est-ce que vous entendez
19:46les arguments
19:46du sénateur
19:47qui dit que
19:48l'agriculture française
19:49est en danger
19:50et partout en Europe
19:52cette substance,
19:53l'acétamipride,
19:54est autorisée ?
19:55Qu'est-ce que vous répondez
19:55au sénateur ?
19:56Vous avez des personnes
19:56autour de vous
19:57qui sont atteintes du cancer ?
19:59Vous connaissez des paysans
20:01qui sont atteints du cancer ?
20:03Vous savez la réalité ?
20:05La réalité de l'évolution
20:06du cancer en France ?
20:08Moi, je suis en colère
20:09mais complète.
20:11On est le pays
20:12qui a le plus
20:12de taux de cancer.
20:13Depuis 90,
20:14le nombre de malades
20:14du cancer
20:15a doublé en France.
20:17Donc les Européens
20:17ont bien compris.
20:18Les enfants,
20:20les cancers des enfants
20:21ont explosé aussi.
20:23On sait pertinemment,
20:24toutes les études scientifiques
20:25que ces produits
20:27sont très dangereux
20:29pour notre santé.
20:30Il y a un autre sujet
20:31qu'on va mettre sur la table
20:32à la niche du groupe
20:34écologiste et social
20:35jeudi prochain.
20:36Ce sera la question
20:36du canium également
20:37dans nos engrais.
20:39On est en train
20:39de laisser crever
20:41bon nombre des nôtres
20:43pour une question de profit.
20:44C'est au contraire
20:45de l'Europe
20:45à ce moment-là
20:46qu'il faut faire campagne.
20:47Ce n'est pas contre
20:47nos agriculteurs.
20:48Vous vous trompez
20:49totalement de cible.
20:50Ils vont crever nos agriculteurs.
20:51Je ne me bats contre vous.
20:52Ils vont crever nos agriculteurs.
20:53Je ne me bats contre M. Duplon.
20:54Je me bats contre ce gouvernement
20:55qui veut à la fois
20:57empoisonner nos agriculteurs,
20:59empoisonner la population.
21:00Les agriculteurs,
21:01c'est eux qui demandent.
21:01Tout ça pour ne pas garantir.
21:03Non, non, la FNSEA demande.
21:04La FNSEA demande.
21:05L'immense majorité
21:06des agriculteurs.
21:07Il y a une...
21:08Je ne vous ai pas coupé la parole.
21:09Il y a une toute autre façon
21:10de faire de la politique
21:11pour protéger notre santé,
21:12la santé de nos agriculteurs,
21:15garantir une alimentation
21:16saine et bio,
21:17protéger l'environnement
21:18et surtout garantir
21:20un juste revenu
21:21de nos agriculteurs.
21:23Mais racontons pas de conneries.
21:25Sur la betterave,
21:26sur la betterave, monsieur,
21:27sur la betterave,
21:28moi, ce que je lis,
21:29c'est que l'interdiction
21:29des néonicotinoïdes
21:30n'a pas fait chuter
21:31les rendements.
21:32La betterave française
21:33a au contraire gagné
21:346% de production.
21:36D'accord ?
21:36La filière noisette française
21:38souvent citée en exemple
21:39par les défenseurs
21:40des néonicotinoïdes
21:41affiche toujours
21:42des rendements supérieurs
21:44à ceux des concurrents
21:45italiens et turcs
21:46qui, eux,
21:47continuent à utiliser
21:48ces pesticides.
21:48Danger pour la santé,
21:50Olivier Paco,
21:50si vous entendez
21:51les craintes
21:52du consommateur.
21:53Moi, je me mets
21:54à la place
21:54de tous mes amis agriculteurs.
21:55Mon suppléant est un agriculteur,
21:56Pascal Verbeck.
21:57Bon, je me mets
21:58à leur place.
21:59Vous les faites passer
21:59pour des empoisonneurs,
22:00c'est une honte absolue.
22:01Je vous fais passer,
22:02vous, nous,
22:03les législateurs
22:04pour des empoisonneurs.
22:05On laisse la parole
22:05à monsieur Paco,
22:06on va le laisser finir.
22:07Allez-y.
22:07C'est une honte absolue.
22:09Ils prennent soin
22:10de leur territoire.
22:12Ils sont particulièrement
22:14attachés à la qualité
22:15de leurs produits.
22:15Vous dites,
22:16la production de betteraves,
22:19je suis dans un département
22:21sucrier,
22:22eh bien,
22:23elle a chuté
22:23quand, justement,
22:26il y avait
22:26des prédateurs,
22:28des ravageurs,
22:29un puceron.
22:302020-2024
22:32et qu'on n'a pas pu,
22:33justement,
22:34utiliser
22:34cette fameuse
22:35acétamipride.
22:37Quand il n'y a pas
22:38de maladie,
22:39il n'y en a pas besoin.
22:41Mais,
22:41à certains moments,
22:42il faut,
22:43les produits phytosanitaires,
22:44c'est comme des médicaments,
22:45ni plus,
22:46ni moins.
22:47Voilà.
22:47Donc,
22:47il faut faire confiance
22:48à nos agriculteurs,
22:49ne pas les traiter
22:49d'empoisonneurs
22:50et surtout...
22:51C'est eux qui sont empoisonnés
22:52par ailleurs.
22:53Certains,
22:54tout à fait,
22:54sont malades,
22:55c'est vrai.
22:56Par votre système.
22:57Ce que moi,
22:58je ne comprends pas,
22:58c'est que vous voulez
23:00interdire ces produits,
23:01mais par contre,
23:02je n'entends
23:02en aucun cas
23:03vouloir interdire
23:05l'importation
23:06de ces produits.
23:07Prenons le cas du miel.
23:08Monsieur Paco,
23:09j'avais une question
23:10à poser,
23:10excusez-moi.
23:11Prenons le cas,
23:12parce que c'est ça
23:12la vraie problématique.
23:14Pourquoi s'ils s'opposent
23:15aux accords de libre-échange ?
23:16Parce qu'ils permettent
23:16justement...
23:16Non, non, mais là,
23:17c'est au sein de l'Union Européenne.
23:19Vous savez quel est
23:19le premier producteur de miel ?
23:21Vous savez quel est
23:22le premier producteur de miel ?
23:23Alors,
23:23il ne faut pas nous empoisonner tous.
23:24Je vous pose une question.
23:25Vous savez quel est
23:25le premier producteur de miel
23:26en Europe aujourd'hui ?
23:28Non, allez-y.
23:29C'est la Slovénie.
23:30Bon.
23:31Qu'a demandé la Slovénie
23:32à augmenter,
23:33comme beaucoup de producteurs
23:34de miel,
23:35à augmenter la possibilité
23:37d'utiliser
23:37l'acétamipro.
23:39Alors, bon.
23:40Ça n'a posé aucun problème
23:41à l'Union Européenne
23:42et visiblement à vous,
23:43d'ailleurs,
23:43puisque vous n'êtes pas
23:44allé protester
23:45devant l'agence sanitaire
23:47européenne.
23:48Monsieur Paco,
23:49on va avoir cohérent.
23:50On a vu l'eurodéputé
23:51Rima Hassan
23:51qualifier Laurent Duplon
23:53d'ordure.
23:54C'était sur le réseau social
23:55X hier.
23:56Les LR ont annoncé
23:57lancer une procédure judiciaire
23:58pour lever son immunité
24:00parlementaire.
24:01Une réaction à ce tweet
24:02qu'on voit s'afficher
24:03sur l'écran.
24:04Écoutez,
24:05Talleyrand disait
24:06tout ce qui est excessif
24:07est insignifiant.
24:08Mais là,
24:09c'est vrai quand même
24:10que c'est totalement indigne
24:11de la part
24:11d'une parlementaire.
24:14Alors bon,
24:14c'est Rima Hassan.
24:15On connaît
24:16sa capacité
24:18à déraper,
24:19mais c'est vrai
24:20que sa famille politique
24:22elle-même pourrait
24:24faire des excuses.
24:27Maintenant,
24:27moi,
24:27je connais personnellement
24:28Laurent Duplon.
24:30C'est un parlementaire
24:31très courageux,
24:33efficace,
24:34qui travaille sur ses problématiques
24:35depuis très longtemps.
24:35Il avait fait un rapport
24:37dès 2019
24:37sur la compétitivité
24:39de la Ferme France.
24:40Il a été,
24:41à partir de l'été dernier,
24:43menacé de mort
24:44et s'est reparti.
24:45on voudrait le faire brûler
24:48en place publique
24:49comme les sorcières
24:50au XVIe siècle.
24:51C'est une honte absolue
24:52et Rima Hassan
24:53est, entre guillemets,
24:57le pire de ce que
24:58les opposants
24:59à la loi Duplon
25:00incarnent.
25:01Une réaction
25:01d'Anne-Elle Simonnet
25:02par rapport à ce tweet
25:03de Rima Hassan.
25:04Est-ce que c'est acceptable ?
25:07Écoutez,
25:07moi,
25:07je n'ai jamais aimé
25:08les insultes en politique.
25:09Ce n'est pas comme ça
25:10qu'on fait dans ce débat.
25:12Même si la colère,
25:12elle est totalement légitime.
25:14Mais de toute façon,
25:16ça n'aide pas
25:16à mieux faire passer le propos.
25:18De toute façon,
25:19ça ne sert à rien.
25:20Et je pense qu'on est
25:20toujours plus convaincants
25:21en restant respectueux.
25:24Mais pour autant,
25:24oui, c'est criminel
25:25que de laisser
25:26tous ces pesticides
25:28dans notre alimentation.
25:30Et c'est pour ça
25:30que sur la question
25:31du canium,
25:32on abordera ce sujet-là
25:33dans votre niche.
25:35Il faut savoir que
25:36c'est un problème
25:37qui est connu
25:37depuis très longtemps,
25:38extrêmement grave.
25:40Et on a des enfants
25:41qui sont particulièrement
25:42à risque
25:42parce qu'on va le trouver
25:43dans plein d'alimentations
25:44les farines,
25:45les céréales.
25:46Et on a près d'un tiers
25:47des moins de trois ans
25:48qui ont déjà dépassé
25:49le seuil tolérable.
25:51Et il ne se passe rien.
25:52Il faut légiférer
25:53principe de précaution
25:54contre l'alimentation.
25:56Et on protège
25:57de la même manière
25:57nos agriculteurs.
25:58En deux mots,
25:59parce qu'on arrive au terme
25:59de cette émission.
26:00Alors, en deux mots,
26:01la nouvelle loi du plomb
26:03ne fait que répondre
26:04aux exigences
26:05du Conseil constitutionnel,
26:06ni plus, ni moins.
26:07Et merci.
26:08Merci beaucoup.
26:09C'est donc le mot de la fin.
26:09On se retrouve la semaine prochaine.
26:10À bientôt.
26:11Sous-titrage Société Radio-Canada
26:12...
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