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  • il y a 3 mois
Invités :
-Hadrien Clouet, député LFI de Haute-Garonne,
-Laurence Garnier, sénatrice LR de la Loire-Atlantique.

Parlement Hebdo est au coeur de l'actualité politique pour vous faire vivre cette année parlementaire inédite.
Chaque vendredi c'est le tour d´horizon complet d'une semaine au Parlement. Kathia Gilder (LCP-Assemblée nationale) et Alexandre Poussart (Public Sénat) passent en revue les événements et les discussions en séance ou en commission.
Cette saison, une nouvelle formule : un débat entre un député et un sénateur sur les grands sujets qui rythment la vie du Parlement.

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Transcription
00:00Générique
00:00Bonjour à tous, ravis de vous retrouver dans ce nouveau numéro de Parlement Hebdo,
00:13l'émission qui vous fait revivre les temps forts à l'Assemblée et au Sénat.
00:18On va refaire le film de la semaine avec nos invités, Quentin.
00:21Voilà, comme chaque semaine, nous vous proposons un débat entre un député et un sénateur.
00:25Aujourd'hui, c'est Laurence Garnier qui nous accompagne, sénatrice des Républicains de la Loire-Atlantique.
00:30Face à vous, Adrien Clouet, député de la France Insoumise de Haute-Garonne.
00:34Bonjour.
00:36À la une, cette semaine, la course contre la montre sur le budget.
00:4070 jours, pas plus pour le voter.
00:42Les députés de la Commission des Finances ont largement rejeté la partie recette, mais le débat continue.
00:48On reviendra sur les points chauds de la discussion.
00:51Trois jours après le cambriolage spectaculaire du Louvre, la directrice du musée, Laurence Descartes, a été entendue par la Commission de la Culture du Sénat
01:00pour s'expliquer sur ce fiasco qui a fait le tour du monde.
01:05Mais d'abord, donc, le budget 2026.
01:08Examen sous haute tension à l'Assemblée nationale, le récit de Stéphanie Despierre.
01:12Il faut essayer de prendre le rythme dès le début.
01:18Après trois jours et trois soirs de travail, les députés sont arrivés au bout de l'examen du budget, à 2h du matin ce jeudi.
01:26Première étape, donc, de cette course contre la montre budgétaire.
01:30La Commission des Finances a fait sale comble pour ce volet recette et ses 1500 amendements.
01:36Des débats sans compromis où chacun campe sur ses positions.
01:40Le Parti Socialiste a échoué à faire voter la célèbre taxe Zuckman.
01:44Elle est confiscatoire, elle porte atteinte aux droits de propriété, ce n'est pas sérieux.
01:50Comment vous n'allez pas taxer les biens professionnels ?
01:52Comment vous n'allez pas en faire nourrir une vague de désindustrialisation ?
01:55Sur la fiscalité des plus riches, il n'y aura pas non plus de retour de l'ISF, pas de hausse de la flat tax.
02:01En revanche, les députés ont largement rejeté des mesures emblématiques du budget de Sébastien Lecornu.
02:07Ils ont dit non à la fin de l'abattement de 10% sur les retraites.
02:11Non aussi au gel complet du barème d'impôt sur le revenu.
02:15Non encore à la hausse des taxes sur les biocarburants.
02:18Et non surtout à l'imposition des indemnités pour les maladies longue durée.
02:23Maintenant vous allez dire aux malades du cancer, vous allez payer des impôts.
02:27C'est une honte, en ce moment c'est une honte.
02:29Moins d'impôts, c'est autant de recettes en moins pour le budget de l'État.
02:33Ce qui donne des sueurs froides aux députés du bloc central.
02:37Nous sommes en train d'enchaîner les chèques en blanc.
02:40Et on va faire comment pour financer tout ça ? Comment ça coûte ?
02:43La copie du Premier ministre prévoyait 13 milliards de recettes supplémentaires.
02:48Les députés n'en ont validé que 7, selon le rapporteur du budget.
02:53Il y a beaucoup à faire parce que le budget tel qu'il est n'est pas un budget crédible.
02:56Ce budget Lecornu, pourtant largement retouché, ne convient à personne ou presque.
03:02Dans la nuit, les députés ont rejeté ce premier volet recettes de la loi de finances en commission.
03:0737 contre, 11 pour.
03:08Seul ensemble pour la République a voté pour.
03:11Après cet échauffement en petit comité, les 577 députés au complet recommencent le débat budgétaire dans l'hémicycle.
03:18Voilà pour cette première étape.
03:24Adrien Clouet, le débat se poursuit sur ce budget de tous les dangers.
03:29On a l'impression que la discussion est impossible.
03:31On se dit toutes ces mesures votées pour finir par un rejet.
03:34Est-ce que vous voyez l'issue ?
03:35Est-ce qu'un compromis est possible au bout du chemin ?
03:38Ou on va vers l'impasse budgétaire ?
03:40On est dans une contradiction qui a quelques semaines maintenant.
03:43C'est que le gouvernement est tenu par des macronistes qui perdent toutes les élections dans ce pays.
03:47Et donc vous voyez bien qu'on est dans une situation qui est bloquée, non pas par le fait du Parlement,
03:53mais bel et bien par le fait exclusif d'Emmanuel Macron, qui nomme ses proches à tous les postes de commande
03:57et s'étonne que les propositions ne passent pas.
03:59Rappelons-nous que l'année dernière, enfin, les députés avaient réécrit les projets budgétaires du gouvernement.
04:05On les avait même adoptés, on les avait envoyés au Sénat.
04:07Après, il y a une discussion, une navette avec le Sénat.
04:09Mais on est en capacité, lorsqu'on nous laisse voter, de créer des budgets.
04:13Là, qu'est-ce qui pose problème ?
04:14Ce n'est pas tellement ce qu'on a voté.
04:16C'est d'abord que le projet lui-même est archi-minoritaire, est un projet de privilégiés fiscaux.
04:21Et deuxièmement, la démonstration de la semaine, c'est que l'ERN est quand même venu en support de la Macronie,
04:25surtout contre l'impôt sur la fortune, contre la taxe Zuckmann.
04:29Systématiquement, l'ERN a défendu les privilèges fiscaux.
04:31Mais c'est vrai que le président AFI de la Commission des Finances, c'est Éric Roquerel,
04:34il a parlé de budget patchwork, soulignant son manque de cohérence,
04:37la difficulté pour une famille politique, quelle qu'elle soit, de s'y reconnaître.
04:41Est-ce que ce n'est pas la limite du parlementarisme et de redonner la main aux parlementaires ?
04:45On voit que là, ça échoue.
04:48Oui, on est clairement au bout d'un exercice.
04:51Effectivement, on a un président de la République aujourd'hui qui n'a jamais été aussi faible,
04:57dont la représentation parlementaire n'a jamais été aussi faible.
05:00Vous êtes d'accord sur ce point, au moins ?
05:01Tout à fait.
05:02Et un Premier ministre qui a fait le choix, le pari, à mes yeux, extrêmement risqué,
05:08de se priver de la seule arme institutionnelle qui lui permettrait de faire passer le budget,
05:13le 49-3.
05:14Alors, le pari me semble odacieux, parce qu'aujourd'hui, nous sommes issus de sensibilités politiques très différentes.
05:20Je pense que ni l'un ni l'autre ne nous retrouvons dans le budget tel qu'il a été préparé
05:26par les députés de la Commission des finances et finalement très largement rejeté.
05:30Donc, on est au bout de cet exercice.
05:33Nous, au Sénat, on a l'habitude de faire un travail consensuel dans l'intérêt des Français,
05:37dans l'intérêt du pays, parce que ça reste l'intérêt des Français et l'intérêt du pays
05:42que notre pays est un budget pour le début de l'année prochaine.
05:46Pour autant, le consensus, il n'est pas tenable à n'importe quel prix
05:49et surtout pas au prix du manque de clarté qui apparaît aujourd'hui.
05:53Parce qu'on est vraiment, j'ai regardé un peu les travaux des députés de la Commission des finances,
05:58c'est la foire aux taxes.
05:59Enfin, ça part dans tous les sens.
06:01C'est d'une incohérence permanente.
06:04Donc, je ne vois pas en l'État comment on pourrait y arriver.
06:08Est-ce que c'est responsable de proposer autant de taxes ?
06:13Laurence Garnier dit la foire aux taxes.
06:14Vous lui répondez quoi ?
06:15La foire aux taxes, on parle de 4 ou 5 impôts sur les 1000 plus riches du pays.
06:20Pardon, je n'appelle pas ça la foire aux taxes.
06:23Enfin, de quoi on parle ?
06:24Qu'est-ce qui pose problème dans les propositions qui sont faites ?
06:27L'impôt sur la fortune ?
06:28Oui, j'assume.
06:29Je pense que les gens qui ont un très gros patrimoine
06:30doivent s'acquitter de plus d'impôts dans ce pays.
06:32C'est une infime minorité.
06:33Et si eux ne payent pas l'impôt, c'est le reste qui va le payer.
06:36Deuxièmement, la taxe Zuckmann.
06:38Oui, à l'heure où les revenus patrimoniaux génèrent 6 à 7 % par an de revenus en plus
06:43pour les personnes qui les détiennent.
06:44Oui, demander un impôt minimum à 2 %, c'est la moindre des choses.
06:47Parce que le grand public paye déjà plus que ça.
06:50On est dans un pays où plus vous êtes riche, quand vous êtes très très riche,
06:53vous payez moins d'impôts que les classes moyennes.
06:55Moi, j'entends et j'essaye sincèrement d'écouter les arguments
06:59des gens qui pensent différemment.
07:00Parce qu'ils ont certainement aussi quelque chose à dire.
07:03Pour autant, on est dans le pays qui est déjà parmi les plus taxés au monde.
07:08La dépense publique dans notre pays, c'est 57 % du PIB.
07:12C'est quasiment 10 points de plus que la moyenne des pays européens.
07:15Si ça marchait, ça se saurait.
07:18Je veux dire, on a des services publics qui sont fragilisés.
07:20Regardez notre système éducatif.
07:22Regardez nos hôpitaux.
07:23Regardez notre système de santé.
07:24Donc, si c'était du taxé imposé toujours plus pour garantir des services publics de qualité,
07:30ça se saurait.
07:31Vous me dites, ce n'est pas la foire aux taxes.
07:33Pardon.
07:34Moi, j'ai regardé un petit peu les travaux.
07:36Je vois des volontés de taxer les produits de luxe.
07:39Je vois des volontés de taxer ceux qui voudraient importer des trophées de chasse.
07:45Il faudrait les taxer d'une redevance écologique.
07:48J'ai entendu des députés de votre parti...
07:49C'est une bonne idée, par ailleurs.
07:50Vous avez raison de le soumettre.
07:51Non, mais c'est pour ça que je parle de foire aux taxes.
07:52J'ai entendu des députés de votre parti de la France insoumise
07:55vouloir augmenter les droits de douane sur les produits qui arrivent d'Israël.
08:00Pardon, mais si ça, ce n'est pas une foire aux taxes, je ne sais pas ce que c'est.
08:03Alors, vous allez répondre à Laurence.
08:05Oui, plusieurs éléments qui sont intéressants dans la discussion.
08:08D'abord, vous nous dites, on aurait des dépenses publiques dans le PIB plus élevé.
08:11Oui, parce qu'en France, par exemple, on a des crèches publiques.
08:15Là où d'autres pays, on a des crèches privées.
08:16Donc, en fait, les services sont les mêmes.
08:18Et artificiellement, dans les comptes publics, c'est plus élevé.
08:20Moi, je pense que ce n'est pas très important.
08:21Ça ne marche pas, c'est ça que je veux dire.
08:22Ça ne marche pas, les crèches publiques.
08:23L'impôt n'est pas forcément efficace pour améliorer le fonctionnement.
08:26Attendez, attendez, attendez.
08:27Non, mais je finis juste parce qu'on pourrait comparer aussi,
08:29allons voir les pays où c'est 5 à 10 % de dépenses publiques dans le PIB.
08:32C'est des pays en développement où les gens ont une espérance de vie de 40 ans.
08:35Donc, si, pardon, mais enfin, la France est un des pays avec l'espérance...
08:38Je ne suis pas en train de plaider ça, monsieur Clouet.
08:39Je sais bien, mais vous voyez bien que, du coup, l'argument est réversible.
08:42Donc, cet argument, s'il est réversible, il n'a pas de portée, je pense, concrète.
08:45Et puis, deuxièmement, on peut poser la question, non pas des recettes,
08:48mais enfin des dépenses.
08:50Est-il normal dans ce pays que, tous les ans,
08:52il y ait 240 milliards d'euros d'aides aux entreprises qui soient versées sans condition ?
08:56Un des premiers postes de dépense de l'État.
08:57C'est plus que le remboursement de la dette.
08:59On dépense au profit des grandes entreprises de ce pays.
09:02Ce n'est pas normal.
09:05Les députés qui, en commission, ont voté le maintien de l'abattement fiscal
09:08de 10% sur les pensions de retraite.
09:10Cette mesure a été censée rapporter 1,2 milliard d'euros,
09:14selon le rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale.
09:16Est-ce que les retraités doivent être particulièrement contributifs cette année ?
09:21Ou est-ce qu'il faut les épargner ?
09:22On sent que c'est un sujet politiquement très touchy.
09:24Qu'est-ce que vous en pensez, madame Garnier ?
09:25Je pense qu'il y a une question d'équilibre à tenir.
09:28C'est-à-dire qu'on voit aujourd'hui qu'on a trop de dépenses publiques.
09:32On a trop de dettes publiques.
09:35C'est un vrai problème.
09:36Certains voudraient nous faire croire que ça n'en est pas un.
09:38En réalité, la question, c'est celle du remboursement des intérêts de la dette.
09:43Dans deux ans, je crois, la totalité de l'impôt sur le revenu
09:47ne suffira plus à payer les intérêts de la dette.
09:48La question, c'est dans la contribution des retraités.
09:50Oui, il faut faire des efforts.
09:52Et tout le monde devra faire des efforts.
09:53Y compris les retraités.
09:54Non, mais attendez, laissez-moi terminer.
09:57Il y a déjà des efforts qui sont faits par les retraités
09:59au travers de l'année blanche,
10:01qui ne verra pas l'indexation des retraites sur l'inflation.
10:04Donc, on peut essayer de réfléchir, je pense,
10:06à des schémas équilibrés,
10:08où on répartisse de manière intelligente
10:10l'effort qu'il faudra fournir,
10:12parce que ça ne sert à rien de promettre mon émerveille aux Français.
10:15Oui, il va falloir qu'on fasse des efforts.
10:17Il faudra qu'on fasse tous des efforts.
10:19Alors, les retraités vont le faire
10:21au travers de la non-indexation de leur pension de retraite.
10:23Mais donc, pas sur la suppression de l'abattement.
10:25Je pense que l'abattement, en plus,
10:26ça n'est pas une manière d'équilibrer
10:29clairement les efforts pour les Français.
10:32Sur les retraités, Adrien Clouet,
10:33est-ce qu'ils doivent participer davantage ?
10:35Les retraités, c'est comme tout le monde.
10:36Il y a des retraités qui sont riches,
10:37des retraités qui sont moins riches.
10:38Eh bien, il faut que l'impôt sur le revenu équilibre ça.
10:40Il n'y a pas de raison d'avoir une double peine
10:42parce que vous êtes retraité.
10:43D'où vient l'abattement sur les retraites ?
10:45Il faut s'en rappeler.
10:45Il a été créé à l'époque
10:46parce qu'il y avait un sous-remboursement
10:48des frais de santé pour les personnes à la retraite
10:50et qu'il y avait plus d'engagement financier en la matière
10:53et que donc, on a trouvé cette solution
10:54pour les épargner un petit peu.
10:56Mais enfin, le budget qui est présenté aujourd'hui,
10:58non seulement il fait une année blanche.
10:59Alors, une année blanche,
11:00tout le monde doit bien comprendre.
11:01Ça veut dire que l'inflation ne sera pas répercutée
11:03sur vos pensions de retraite.
11:04Donc, l'inflation est faible en ce moment.
11:05Oui, alors, elle est faible.
11:06Alors, c'est 1,2% les prévisions pour l'année prochaine.
11:09Ça fait 200 euros par an quand même.
11:11Donc, je veux bien dire aux pensionnés
11:12à qui on dit « c'est faible, ne vous inquiétez pas »,
11:14on vous prend 200 euros.
11:15Plus, les franchises médicales
11:17et les participations forfaitaires aux consultations médicales,
11:19ils vont être les premiers concernés,
11:20ils vont prendre encore jusqu'à 200 euros.
11:22On parle quand même de leur faire les poches pour 400 euros.
11:25Et pendant ce temps-là, moi, je le répète,
11:27on met à contribution des gens qui ont travaillé
11:29toute leur vie, qui ont cotisé des décennies,
11:30tandis que les rentiers et les grandes fortunes
11:32ne payent à rien de nouveau.
11:33Le débat se poursuit.
11:35Une question très rapidement sur la taxe Zuckman,
11:37très médiatique taxe Zuckman,
11:39que la gauche voulait ajouter par voie d'amendement
11:41mais qui n'a pas été adoptée,
11:42en tout cas lors du débat en commission,
11:44cela pourrait présenter quand même
11:45jusqu'à 25 milliards de nouvelles recettes.
11:48Selon les promoteurs de cette taxe,
11:49pourquoi s'en priver, Laurence Garnier ?
11:51Alors d'abord, vous avez bien fait de préciser
11:53selon les promoteurs de cette taxe,
11:54parce que les estimations sont extrêmement différentes
11:58en fonction des analystes.
12:00Certains ne parlent que de 4 ou 5 milliards,
12:01d'autres de 25 ou 30.
12:03En tout cas, ça fait des recettes.
12:05En tout état de cause, on a aujourd'hui une difficulté
12:09lorsqu'on dit qu'on veut taxer les revenus personnels
12:12et professionnels.
12:14Vous avez vu Mistral, dont nous nous servons sans doute
12:17les uns et les autres.
12:17Le géant français de l'intelligence artificielle.
12:19Le géant français de l'intelligence artificielle.
12:21Il a expliqué clairement que la valorisation des actions de Mistral,
12:24il ne pouvait pas, si vous voulez, en faire une rente personnelle
12:28ni, et encore moins, payer des impôts dessus.
12:30Donc, ce qu'il faut dire clairement, c'est qu'on ne peut pas s'y prendre mieux
12:34si on veut faire fuir les entreprises, les initiatives dans notre pays.
12:38Alors, si on enlève les biens professionnels,
12:39est-ce que vous pourriez voter une forme de taxe Zuckman
12:41si on enlève, par exemple, ce que vous disiez
12:43sur les entreprises qui sont aux côtés ?
12:45Très franchement, je pense qu'aujourd'hui, on a besoin de clarté.
12:47Le travail que font les députés LR actuellement à l'Assemblée nationale,
12:51c'est de s'opposer à toute augmentation de taxes, d'impôts,
12:55révision de l'assiette, ce que je disais tout à l'heure,
12:57la foire aux taxes, parce qu'il faut qu'on s'occupe des dépenses.
13:00On a un sujet qui est colossal, que personne ne veut voir,
13:04qui est la réduction des dépenses.
13:05Commençons par réduire, ensuite on verra ce qu'il faut augmenter ou pas.
13:08Chacun compte sur ces lignes rouges.
13:09Comment c'est possible de croire qu'on va voter le budget dans les temps, dans les 70 jours ?
13:13D'abord, parce que quand il y a un blocage politique,
13:15la solution, c'est toujours l'intervention populaire
13:16et j'invite toutes celles et ceux qui nous écoutent à écrire à leurs élus, donner leur avis.
13:19Vous parliez à l'instant de la taxe Zuckman.
13:21On ne va pas être d'accord pour trois raisons différentes là aussi.
13:23D'abord, vous dites, ça serait peut-être moins que 25 milliards.
13:26Moi, je prends quand même, d'abord.
13:30Vous l'avez dit, les biens professionnels.
13:32Pourquoi il faut les intégrer ?
13:33Parce que les biens professionnels sont mis dans des holdings qui échappent généralement à l'impôt
13:36et qu'on fait passer en biens professionnels un patrimoine qui, du coup, n'est pas imposable.
13:40Et puis, on prend l'exemple de Mistral.
13:42Alors, on va aussi faire absolument toutes les évidences du moment, les fausses évidences.
13:47Mistral ne peut pas payer parce qu'il ne touche pas un revenu sur la valorisation boursière.
13:50Mais oui, mais en fait, on peut payer un impôt en nature, par action.
13:53Il suffit de donner des actions à l'État pour payer les impôts.
13:56La personne n'a rien déboursé en cash.
13:58L'entreprise, elle, est encore plus stable parce qu'il y a une petite partie qui est propriété de l'État.
14:03Et vous pouvez faire un étalement des comptes dans le temps, comme on fait pour les droits de succession.
14:06Mais M. Clouet, si vous enlevez les biens professionnels, vous pourriez...
14:08Si personne ne fait ça au monde, M. Clouet, non seulement c'est que ce n'est peut-être pas une idée si géniale que ça,
14:14et ils vont aller voir ailleurs comment ça se passe.
14:16Personne ne taxe le patrimoine au monde ? Vous êtes sérieuse ?
14:18La taxe Zuckman, elle n'existe pas dans le monde.
14:20La taxe Zuckman, personne ne l'a mise en œuvre.
14:24Écoutez, si une idée était formidable, ça fait longtemps qu'on l'aurait trouvée, on va faire fuir nos chefs d'entreprise.
14:30Et nos chefs d'entreprise, ils créent l'emploi, ils créent le travail, ils créent la richesse.
14:36On ne rappelle jamais assez que pour redistribuer, et c'est essentiel, on est une nation très redistributive,
14:42il faut d'abord qu'on la crée cette richesse.
14:44Si on fait fuir la richesse, on n'y arrivera pas et on arrivera au bout du modèle.
14:47Je ne crois pas qu'un dirigeant fuit parce que l'État a 0,5% des actions de son entreprise.
14:53Moi, je n'y crois absolument pas.
14:54Et je pense même que beaucoup de ces dirigeants le comprennent.
14:58On était d'ailleurs, il y avait l'Assemblée Générale des différentes start-up il y a un mois à Paris,
15:02et on en voyait qu'il nous disait, moi ça me sécurise de pouvoir payer en nature des impôts avec la taxe Zutman
15:06parce que du coup, l'État aura 4-5% et ça maintient la valeur d'ailleurs boursière de l'ensemble des actifs.
15:12Donc c'est une bonne chose pour tout le monde.
15:13Et franchement, ceux qui partent parce qu'ils n'ont pas envie de donner 0,5% d'actions,
15:16et bien oui, ce sont des traîtres à la patrie en matière fiscale.
15:18On ne vous mettra pas d'accord pour l'instant, le débat va se poursuivre.
15:21En tout cas, en séance publique à l'Assemblée nationale, nous, on poursuit.
15:24Non, mais c'est juste un tout petit point.
15:25On nous dit que les gens vont partir, mais on peut aussi faire comme les États-Unis
15:28et faire payer des impôts aux gens qui sont partis parce qu'ils sont français.
15:31Donc il n'y a pas de raison de se dire que parce qu'ils quittent le pays, ils ne payeront pas.
15:34Ils payeront, qu'ils soient ici ou qu'ils soient ailleurs.
15:36On se met aussi enchaîné sur la taxe sur les GAFAM qui a été votée, je crois, par les députés,
15:41mais que je peux partager dans l'esprit.
15:44Mais attention quand on fait ce genre de choses,
15:46parce que des chefs d'entreprise nous expliquent qu'aujourd'hui,
15:49les Google, les géants des GAFAM,
15:50répercutent directement sur leurs clients français l'intégralité de la taxe.
15:54Donc on augmente la taxe, on augmente finalement, on pénalise nos entreprises françaises.
16:00Donc attention aux fausses bonnes idées.
16:02Attention aux fausses bonnes idées.
16:03Est-ce que vous défendez sur les mutuelles, typiquement ?
16:05On va passer au deuxième thème dans cette émission.
16:07On voit le débat faire rage et il commence ces jours-ci à l'Assemblée nationale.
16:10Le débat continué.
16:12On passe au deuxième thème dans cette émission et le vol par effraction au musée du Louvre.
16:17C'était dimanche dernier.
16:18Laurence Descartes, la présidente directrice du musée qui s'est exprimée mercredi devant les sénateurs,
16:22elle a notamment appelé à l'installation d'un commissariat de police à l'intérieur du musée.
16:27Voyez les moments forts de son audition, c'est préparé par Fabien Recker.
16:33Une blessure immense.
16:36C'est en ces termes que la présidente et directrice du musée du Louvre
16:39a qualifié le cambriolage des joyaux de la couronne de France.
16:43Mais devant les sénateurs, Laurence Descartes a surtout tenu à défendre son action.
16:48Je n'ai cessé depuis ma prise de fonction en septembre 2021 d'attirer l'attention de notre tutelle,
16:55de la représentation nationale et des médias sur l'état de dégradation et d'obsolescence générale du Louvre,
17:01ses bâtiments et ses infrastructures.
17:03Malgré ces alertes, le plus grand musée du monde présente d'importantes failles de sécurité,
17:09a reconnu Laurence Descartes, en particulier en matière de vidéosurveillance.
17:13Le parc est très insuffisant, ne couvre pas l'ensemble des façades du Louvre, très clairement.
17:19Et malheureusement, du côté de la galerie d'Apollon,
17:22la seule caméra qui est posée est posée en direction de l'ouest
17:26et donc ne couvrait pas le balcon concerné par l'effraction.
17:32Un peu plus tôt, lors des questions au gouvernement,
17:35la ministre de la Culture avait nié toute défaillance des systèmes de sécurité du musée,
17:40tout en reconnaissant un échec.
17:42Est-ce que les dispositifs de sécurité internes au musée du Louvre,
17:46comme je le dis depuis dimanche, ont fonctionné ?
17:49Oui.
17:50Est-ce que les alarmes ont fonctionné ?
17:52Oui.
17:53Est-ce que les agents ont respecté le protocole de sécurité et de sûreté,
17:59notamment la mise à l'abri des visiteurs ?
18:02Oui.
18:02Alors est-ce que c'est un succès ?
18:04Non, sinon les joyaux seraient encore là.
18:05Devant la commission,
18:07Laurence Descartes a notamment défendu le plan Nouvelle Renaissance du Louvre,
18:11annoncé par Emmanuel Macron en janvier dernier,
18:14il prévoit d'importants travaux d'aménagement,
18:17dont des investissements nouveaux dans la sécurité du musée,
18:20à horizon 2031.
18:22Est-ce qu'il n'y avait pas moyen d'accélérer un certain nombre de défaillances constatées,
18:28comme la question de la vidéo par exemple,
18:31la question demeure ce soir.
18:32Devant la multiplication des cambriolages dans les musées français,
18:36le Sénat veut demander la création d'un fonds d'urgence
18:38pour améliorer leur sécurité dans le cadre du projet de loi de finances.
18:43Laurence Garnier, dans cette affaire,
18:45on a l'impression que chacun se renvoie à la responsabilité,
18:48tout le monde se défausse un peu sur l'autre.
18:50Qui est responsable ?
18:51On a du mal à le savoir.
18:52Mais est-ce que la ministre de la Culture, Rachida Dati,
18:55ministre en exercice,
18:56doit être, selon vous, auditionnée au Sénat ?
18:59Mais je crois qu'elle va l'être la semaine prochaine,
19:01et c'est une bonne chose,
19:03parce qu'à l'évidence, il y a eu des défaillances.
19:06Je vois mal, comme on pourrait expliquer aux Français,
19:08que tout s'est bien passé,
19:10que tous les dispositifs ont fonctionné,
19:11que les alarmes se sont déclenchées,
19:12que les vitrines...
19:12Défaillance politique, madame Garnier ?
19:14Mais il y a une commission d'enquête
19:16qui va être créée à l'Assemblée nationale,
19:18je crois qu'Alexandre Portier a ce projet-là,
19:20et il faudra déterminer les défaillances,
19:24les fautes ou les erreurs,
19:26et de qui elles relèvent,
19:28de quoi elles relèvent.
19:29Il y a, à l'évidence, effectivement,
19:31des failles dans le dispositif de sécurité,
19:33des caméras périmétriques,
19:35des difficultés même de réseau,
19:37de sous-calibrage du réseau électrique
19:39pour avoir un dispositif de vidéoprotection complet.
19:43Moi, si vous voulez, ce qui m'intéresse,
19:44je ne suis pas là pour mettre des têtes au bout des pics,
19:46il y a évidemment eu des défaillances.
19:49Ce qu'il faut, c'est que,
19:50lors des auditions de madame Dati,
19:52j'étais présente à l'audition
19:54de la directrice du Louvre mercredi au Sénat,
19:56il faut simplement qu'on fasse en sorte
19:58que ça n'arrive plus.
19:59Au Sénat, on avait fait une commission d'enquête,
20:02vous vous rappelez, la Ligue des champions,
20:05qui s'était épouvantablement mal passée.
20:07Commission d'enquête,
20:09les Jeux olympiques se sont bien passés,
20:11donc maintenant, il faut aller au bout du travail
20:14pour savoir ce qui a mal fonctionné
20:16et amélioré la protection de nos musées français.
20:17Commission d'enquête à l'Assemblée nationale
20:19sur cette affaire pour évaluer les dysfonctionnements,
20:22les défaillances ?
20:23Il n'y a jamais de problème à mener une enquête
20:25sur un dysfonctionnement.
20:26Là, on parle quand même de huit objets
20:27subtilisés en sept minutes.
20:30Visiblement, il y a des choses qui n'ont pas marché.
20:31Et on ne va effectivement pas se lancer
20:32dans une chasse aux sorcières.
20:33Le sujet n'est pas les responsabilités individuelles
20:35des uns et des autres.
20:36En revanche, on est dans un moment,
20:37on venait d'en parler avant, de budget.
20:39Quand même, on ne peut pas parler de cette situation
20:41sans rappeler que le budget qui est prévu actuellement
20:43retire 5 millions d'euros encore au Louvre,
20:45en financement.
20:45Et après, les mêmes vont venir,
20:47l'art moyen, nous dire,
20:48regardez, dans une salle sur trois,
20:50il n'y a pas de caméras de surveillance.
20:52Regardez, depuis 10 ans,
20:53on a supprimé 25% des postes d'accueil,
20:55surveillance et en magasin.
20:57Et après, on s'étonne que les monuments,
21:00le patrimoine public n'aient plus les moyens
21:02de garantir sa sûreté,
21:03parce que ce n'est pas le seul cas cette année.
21:04Il y a eu le Muséum d'Histoire Naturelle aussi
21:06qui a été victime de vols.
21:07Enfin, tout le patrimoine public aujourd'hui,
21:10à Limoges aussi,
21:11est en état de déliquescence avancée.
21:13Non pas que les gens ne font pas leur boulot,
21:15au contraire.
21:15Abandonnés par l'État, du coup.
21:16Bien sûr.
21:16Évidemment que les salariés font leur boulot,
21:18ils font même des heures sub-gratuites
21:19pour protéger ceux dont ils ont la charge.
21:21Les parlementaires aussi.
21:22Mais on en coûte encore de l'argent.
21:23Vous avez un exemple concret.
21:24Tant qu'on ne fait pas payer des impôts justes
21:26aux plus aisés de ce pays,
21:27aux grandes fortunes,
21:28eh bien on coupera même dans les musées.
21:29Mais on l'a fait déjà, monsieur Clouet.
21:30Mais est-ce qu'il y a une défaillance
21:31de la part des parlementaires
21:32qui n'ont pas voté ces budgets à la culture ?
21:34Est-ce que vous prenez aussi votre part,
21:36à droite,
21:36sur le fait de ne pas avoir voté
21:37ces budgets à la hauteur aujourd'hui ?
21:39Non, franchement,
21:40on peut faire tous les exercices intellectuels
21:44et tordre les choses dans tous les sens.
21:46Les premiers responsables,
21:47ce sont les cambrioleurs.
21:48On peut aussi peut-être le rappeler.
21:50La sécurisation du Louvre,
21:51elle est de la responsabilité
21:53de la directrice du Louvre.
21:55Encore une fois, si vous voulez,
21:56on peut tout raconter.
21:58Il y a des budgets qui sont difficiles
22:01parce qu'il n'y a plus d'argent
22:03dans les caisses du pays.
22:04Donc quand on est dans cette situation,
22:05qu'est-ce qu'on fait ?
22:06On priorise.
22:07Je crois qu'effectivement,
22:08le musée du Louvre
22:09doit prioriser de manière absolue
22:11la sécurisation.
22:13Il a mal priorisé ces dernières années.
22:13Les auditions vont nous permettre
22:16d'y voir clair sur ce sujet.
22:18Oui.
22:19La présidente du Louvre
22:19qui a aussi parlé, pardon,
22:20Katia,
22:21d'installer un commissariat de police
22:22au sein du musée.
22:24Est-ce que c'est une bonne idée ?
22:25Vous pourriez valider cette idée ?
22:28Moi, je ne suis pas directrice de musée,
22:30donc j'ai un peu de mal
22:31à voir la configuration
22:32que ça pourrait prendre.
22:33J'ai envie de vous dire aujourd'hui,
22:34comme tous les Français,
22:35parce qu'il y a eu une émotion nationale
22:37qui est intéressante aussi,
22:38qui dit beaucoup
22:39de l'attachement des Français
22:40à leur patrimoine
22:41et à leur histoire.
22:42Je pense que c'est bien
22:42de le rappeler.
22:43Tout ce qui pourra permettre
22:44une sécurisation
22:45dans de bonnes conditions
22:46de notre patrimoine,
22:48de notre histoire nationale,
22:49doit être étudié.
22:50Des policiers au musée du Louvre,
22:52ça changerait quelque chose,
22:53Adrien Clouet ?
22:54Ça dépend qui paye
22:56et pourquoi,
22:56parce que si en fait
22:57vous ajoutez 10 agents de police
22:58et que vous retirez encore
22:5910 agents de surveillance,
23:01vous n'avez pas changé grand-chose.
23:02Moi, ce que je retiens
23:02de la séquence,
23:03c'est quand même
23:03qu'on serait plus inspiré
23:04d'écouter les syndicats
23:05de la culture
23:05qui sonnent l'alerte
23:09plutôt que d'écouter Mme Dati,
23:10les macronistes en général.
23:11Parce que c'est eux
23:12qui ont causé cette situation
23:13de mise en danger
23:15du patrimoine public.
23:16Et on voit bien
23:17que petite coupe par ici,
23:19petite coupe par là,
23:19à la fin,
23:20on finit par des désastres.
23:215 millions d'euros
23:22en moins un an sur un musée,
23:24c'est qu'il y a vraiment
23:24d'une centaine de postes
23:25qui du coup
23:26auraient pu être créés
23:27ou d'un ensemble
23:28d'équipements
23:28de vidéosurveillance
23:29ou de protection du site.
23:30Il y a un grand plan
23:31qui avait été prévu,
23:33Louvre,
23:33Nouvelle Renaissance.
23:34Ils prévoyaient 80 millions d'euros
23:36pour la sécurisation du site.
23:37Pourquoi est-ce qu'on a mis
23:38autant de temps
23:39à le mettre en place
23:40ce plan selon vous ?
23:41Encore une fois,
23:43les auditions vont permettre
23:44d'y voir clair.
23:45Est-ce qu'on s'est là aussi
23:45trompé dans les priorités ?
23:47On a voulu améliorer,
23:48augmenter le nombre
23:49de touristes dans le musée.
23:51On a vu les choses à l'envers.
23:52Il y a une question de priorité
23:53à l'évidence
23:54qu'il faudra regarder de près.
23:56Encore une fois,
23:57on est dans un budget
23:57qui est contraint.
23:59Donc le budget de la culture
24:00est contraint.
24:00Le budget de l'ensemble
24:02des politiques publiques
24:03de l'État
24:03sera contraint en 2026.
24:06Et moi, j'assume
24:07cette ligne-là
24:07parce qu'on ne peut pas
24:08continuer à dépenser
24:10toujours plus.
24:10J'entends, M. Clouet,
24:12que votre remède miracle
24:14est de taxer toujours davantage
24:15pour dépenser toujours plus.
24:17Je crois qu'on ne peut plus
24:18se permettre ça.
24:19Moi, je suis favorable
24:20à l'impôt, évidemment,
24:21et beaucoup de Français
24:22payent leur impôt
24:23en se disant qu'ils le payent
24:25justement pour alimenter
24:27des politiques.
24:27Sauf les très riches,
24:28comme par hasard.
24:28Mais on ne peut plus arriver,
24:30on ne peut pas continuer
24:31avec cette folie fiscale
24:33qui fait de notre pays
24:34un des plus taxés d'Europe.
24:35Et encore, je le redis,
24:35si ça marchait bien,
24:37si ça marchait bien,
24:39après tout,
24:39ce serait une ligne
24:40contre une autre.
24:41Mais ça ne marche pas.
24:42Regardez l'état
24:43des hôpitaux français.
24:44Regardez l'état
24:45de l'école.
24:47On a des dysfonctionnements
24:49colossaux.
24:50Il faut qu'on s'attache
24:51à réduire la dépense publique
24:52sans réduire
24:53la qualité du service
24:54pour nos concitoyens.
24:55À l'hôpital,
24:56on a 35%
24:57de personnel administratif.
24:58Alors, il va vous répondre
25:00parce qu'il reste 30 secondes.
25:01De soignants,
25:02moins d'administratifs
25:03pour être davantage efficace
25:04aux services français.
25:07Je vous écoute,
25:07le problème de l'hôpital,
25:08c'est le personnel de l'hôpital.
25:09Non, le problème de l'hôpital,
25:10comme de l'école,
25:11c'est qu'il y a des coupes
25:12budgétaires depuis 15 ans
25:13parce que ça fait 15 ans
25:14que la droite nous explique
25:15que les riches
25:16paieraient trop d'impôts au bilan,
25:17ils en payent moins
25:18que les classes moyennes aujourd'hui
25:18et que vu qu'on refuse
25:19d'en faire payer l'impôt,
25:20on ferme des classes,
25:21on ferme des lits
25:22et les soignants.
25:23Ça, c'est la réalité.
25:24Ce sera le mot de la fin.
25:25On ne va pas vous mettre d'accord,
25:26en tout cas pas aujourd'hui.
25:27Nous, on se quitte là.
25:29Merci, Katia.
25:30À la semaine prochaine.
25:31Ciao, ciao.
25:31– Sous-titrage ST' 501
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