- il y a 11 heures
Mercredi 17 juin 2026, retrouvez Dominique Delmas (Directeur du développement et Président du Comité de Mission, Saretec), Alexia de Bernardy (Présidente fondatrice, Prix ImpactUs), Sébastien Noireau (cofondateur, Vnexia) et Perrine Motte (Cofondatrice, Bini) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission de celles et ceux qui font de
00:12la transformation environnementale et sociétale, un axe fort de leur stratégie.
00:15Et voici le sommaire, c'est Isabelle Spiégel, la directrice environnement de Vinci, qui sera l'invité du grand entretien
00:21tout à l'heure, autoroute, aéroport, construction, énergie, autant d'activités polluantes et donc de leviers de transformation.
00:28On verra s'ils sont activés et comment. Mais d'abord, je reçois Dominique Delmas, le directeur du développement, président
00:34du comité de mission de Saretec, spécialiste de l'expertise des sinistres devenues entreprises à mission il y a trois
00:42ans.
00:42On fera le bilan. Dans notre débat, on parlera des prix Impact Us 2026, où comment des entrepreneurs mettent leur
00:49expérience au service de la transition.
00:50On va notamment découvrir une solution pour mettre fin aux accidents du travail.
00:54Et puis dans notre rubrique consacrée aux startups, vous découvrirez Bini, qui propose des contenants réutilisables pour réduire les déchets
01:02pendant les pauses déjeuners.
01:03Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:12L'invité de ce Smart Impact, c'est Dominique Delmas. Bonjour, bienvenue.
01:16Vous êtes le président du comité de mission de Saretec. On commence par une question de présentation. C'est quoi
01:21Saretec ?
01:22Saretec, c'est un groupe qui a 45 ans, qui est leader dans son domaine, qui est l'expertise de
01:26sinistres et la gestion de crise.
01:28Plus précisément, c'est deux grandes familles de sinistres.
01:32Ça peut être relié à des événements de catastrophes naturelles, typiquement les inondations du Pas-de-Calais, la tempête, le
01:40cyclone Chido à Mayotte,
01:41ou encore des accidents industriels, comme à Rouen, les grands incendies de Rouen.
01:49Et sinon, de façon plus pratique et quotidienne, nos mille experts sont sur le territoire, maillent le territoire,
01:56à la rencontre de tous les assurés et les sinistrés, pour des dossiers sur...
02:00Enfin, des sinistres parlant de dégâts des eaux, défauts de construction, vols, incendies, dégâts électriques, et j'en passe.
02:08Voilà, donc c'est ça le quotidien des experts.
02:11Aujourd'hui, le groupe, il est organisé en quatre grandes filières.
02:14Donc le métier historique, qui est donc l'expertise de la gestion de crise et la prévention, peut-être qu
02:20'on en parlera.
02:21Mais aussi la réparation bas carbone, la mobilité et des services technologiques.
02:27C'est un groupe qui fait à peu près 300 millions de chiffres d'affaires, 1500 personnes.
02:31Vos clients, ce sont des particuliers, les compagnies d'assurance ? Comment ça se passe exactement ?
02:37Alors, pour l'essentiel, ce sont les compagnies d'assurance, qui nous missionnent sur des sinistres.
02:41Mais on travaille aussi en direct pour les entreprises, notamment quand ils sont hors assurance, sous franchise, ou dans des
02:48captives.
02:48On travaille aussi pour les collectivités territoriales et les particuliers, en fait, l'ensemble de la société.
02:53Mais au principal, c'est quand même les assureurs.
02:55Alors, vous êtes forcément une vigie du changement climatique, d'une certaine façon.
02:59Est-ce que la sinistralité liée au changement climatique, vous la voyez évoluer ?
03:03On la voit évoluer depuis très longtemps.
03:05C'est-à-dire, quand on entendait des discours disant « quand le réchauffement climatique sera là », on y
03:11était déjà.
03:12On voit la fréquence, l'intensité sur ces théâtres que j'expliquais, les inondations.
03:16Donc, on le mesure dans nos données, puisqu'on fait 400 000 dossiers par an.
03:20Donc, on collecte une donnée importante.
03:22Donc, oui, on est confronté au quotidien au réchauffement climatique.
03:25– Je pense, par exemple, à tous ces dossiers.
03:28Ça concerne des millions et des millions de Français, le gonflement, rétractation des sols argileux.
03:35Alors, l'impression, mais peut-être qu'elle est fausse que j'ai, c'est que c'est un phénomène
03:40massif depuis quelques années.
03:43Alors, je ne saurais pas dire si c'est 4, 5, 10 ans.
03:45Mais est-ce que c'est vrai ou est-ce que c'est une progression constante, en fait ?
03:50– Alors, il y a eu, effectivement, cette accélération du dérèglement climatique.
03:56Donc, ces phénomènes d'inondations sécheresses qui font que l'argile gonfle ou se rétracte.
04:01Et donc, effectivement, c'est massif, parce qu'il y a à peu près la moitié du territoire qui pourrait
04:04être touché.
04:05Donc, ça effraye tout le monde, les assureurs, les particuliers, les entreprises qui ont des actifs.
04:11Donc, oui, c'est un phénomène important.
04:14Je crois qu'en 2023, c'était quelque chose comme 60 000 ou 70 000 dossiers qui ont fait l
04:19'objet d'arrêter.
04:20– Avec une mission compliquée pour vos experts, parce que parfois, on ne comprend pas bien pourquoi,
04:26d'ailleurs, quand on est béotien comme moi, d'un côté à l'autre de la rue ou dans des
04:32régions un peu plus rurales,
04:33on dit qu'il y a une maison qui va être assurée et l'autre part, quoi.
04:38– Oui, alors, il y a déjà la spécificité du bâti, puisque le bâti a une histoire, a un vécu,
04:43a une conformité ou pas, donc chaque cas est particulier.
04:47Donc, le travail de l'expert, c'est vraiment de catégoriser, de serrer, d'adapter.
04:51Ce qu'on dit aussi, il y a parfois des notions de non-garantie, ça peut être une bonne nouvelle.
04:57Parce que quand vous êtes garanti, ça veut dire que votre maison est sérieusement endommagée
05:01et que vous allez dans des situations qui vont être compliquées.
05:04Il va falloir faire des travaux, parfois déménager.
05:06Une non-garantie, souvent, ça peut être des fissures qui sont…
05:09– C'est moins grave.
05:09– Moins grave, c'est esthétique, c'est désagréable, mais ça n'est que désagréable.
05:13– Alors, on va voir comment, puisque vous êtes une vigie du changement climatique
05:16et que vous l'avez détectée concrètement depuis longtemps,
05:23comment vous avez fait évoluer vos pratiques à vous ?
05:25Ça, ça m'intéresse.
05:26Vous parliez des chantiers de réparation, par exemple.
05:29Qu'est-ce que vous avez changé dans votre façon d'appréhender un chantier de réparation ?
05:32– On a mis en place ce qu'on appelle un bordereau bas carbone.
05:35C'est une réflexion en 2021-2022, où effectivement, on voyait le réchauffement climatique arriver,
05:41on voyait ses impacts, on voyait le risque d'inassurabilité aussi, on pourra en parler.
05:45Et on s'est donc penché sur cette notion d'empreinte carbone,
05:50les limites planétaires qu'on a intégrées dans notre mission,
05:52puisque nous sommes une société à émission depuis juin 2023,
05:55qui a été un changement assez impactant.
05:57Et donc, l'histoire du bordereau bas carbone, c'est-à-dire comment pouvons-nous faire une réparation
06:03à faible empreinte carbone ?
06:05Parce que nous chiffrons environ 2,6 milliards d'euros par an, juste à Arétech.
06:10Si vous cumulissez avec les experts, c'est énorme.
06:12Donc, on s'est dit qu'on pouvait avoir un véritable impact.
06:14On a créé ce bordereau bas carbone, c'est une belle histoire.
06:16Moi, j'adore cette histoire.
06:18Donc, c'est nos ingénieurs de recherche qui ont travaillé sur ce bordereau.
06:23Et à un moment donné, on s'est posé la question de dire,
06:26si on fait tout ça seul dans notre coin, peut-être que ça sera limité.
06:30On a décidé, notre gouvernance a décidé de le mettre en open source.
06:34Ça veut dire pour les confrères et concurrents, pour les entreprises, pour les assureurs.
06:41La réaction de la Fédération des sociétés d'assurance a été un petit peu mitigée,
06:45en disant, c'est surprenant quand même, vous avez un avantage concurrentiel, vous nous l'offrez.
06:51La réponse de notre PDG, elle a été simple, en disant, non, si j'y vais tout seul, je rate
06:55mon impact.
06:56D'accord.
06:56Et ce que j'ai inscrit dans ma mission.
06:58Concrètement, ça veut dire quoi ?
06:59Ça veut dire plus de matériaux de réemploi, par exemple ?
07:02Alors, oui, déjà, c'est des matériaux vertueux, c'est des peintures à l'eau,
07:07c'est des enduits à faible émission de composés organiques volatiles.
07:11Ça a aussi une conséquence santé dans la maison,
07:14ce qui est assez intéressant.
07:17C'est aussi des pratiques.
07:19La pratique faisait que, dans une inondation, en général,
07:23c'est plus facile de découper tout le placopâtre et de tout remplacer.
07:27Là, on va limiter uniquement la partie qui a été touchée
07:31et remplacer uniquement cette partie-là.
07:33Donc, économie de matériaux.
07:34C'est effectivement du réemploi.
07:36Tout ça se met en place et il faut faire bouger les lignes,
07:39juridiques, techniques, habitudes, etc.
07:43Et donc, ce bordereau, aujourd'hui, devient la norme de la référence
07:47grâce à la Fédération des sociétés d'expertise qui l'a intégrée.
07:52Et donc, les assureurs regardent ça de très près.
07:54Une société à mission, vous l'avez dit, depuis trois ans.
07:56Qu'est-ce que ça change ?
07:57On en parle souvent du fait de définir sa raison d'être,
08:02de l'inscrire dans ses statuts.
08:04C'est ça, être une entreprise à mission.
08:05Qu'est-ce que ça a changé pour vous ?
08:07Ça a complètement transformé notre chaîne de valeur,
08:10notamment avec cette notion de bordereau-baccarbone.
08:12En fait, notre métier était, je vais sur place,
08:16je constate un sinistre, je chiffre,
08:19et la réparation se passe derrière moi.
08:21On s'est dit, si on parlait d'inassurabilité,
08:25si je prolonge cette recrudescence de sinistre,
08:28ça va être multiplié par 6, par 8, d'ici 2030.
08:32Donc, on s'est dit, le risque d'inassurabilité...
08:35Le modèle économique de l'assurance, il est questionné par ça.
08:38Il se fracasse complètement.
08:39Donc, ce qu'on a dit, le meilleur des sinistres,
08:42la meilleure des réponses, c'est d'éviter le maximum les sinistres.
08:45Donc, on est allé en amont de notre prestation sur la prévention.
08:49Donc, on développe énormément de prestations de prévention pour en parler.
08:52Oui, on va en parler, oui.
08:52Et en aval, on est allé sur la réparation bas carbone,
08:56qui est donc quelque chose de vertueux.
08:58Et donc, on a étendu cette chaîne de valeur.
09:00Ça, ça nous a apporté ça.
09:01Et on l'a rendu cyclique.
09:03En fait, c'est la vie des affaires.
09:04Tout va bien.
09:05Vous avez un sinistre.
09:06Vous vous réparez.
09:07Vous faites de la prévention.
09:08Tout va bien.
09:09Donc, en fait, vous avez rajouté des métiers, si je comprends bien.
09:13C'est ça.
09:13On a étendu le métier.
09:15L'expert, quand il va sur le terrain,
09:16il fait de la prévention de façon un peu naturelle.
09:19Il voit tellement de choses.
09:20Il va sur une inondation.
09:22Il gère l'inondation.
09:23Il va regarder votre installation électrique.
09:25Il va dire, là, si vous ne voulez pas me revoir,
09:27je vous conseille de faire quelques modifications sur votre installation électrique.
09:30Et donc, la prévention est devenue une vraie ligne de business,
09:34à la fois sur le terrain par les experts,
09:36avec nos partenaires assureurs et avec les institutions.
09:39Et alors, elle ne s'applique pas seulement quand vous intervenez sur un sinistre.
09:43Comment vous mettez en œuvre la prévention ?
09:45Alors, c'est une autre belle histoire que j'aime bien raconter.
09:48L'image de l'expert, je ne sais pas laquelle vous avez,
09:51elle est soit à peu près inexistante,
09:53soit elle n'est pas très jolie.
09:57On a fait un partenariat avec des grands assureurs.
10:02C'est un partenariat qui s'appelle GEOIA,
10:04avec Generali, Maïf, Société Générale Assurance,
10:07et une filiale de Vinci.
10:09Et l'idée, c'est de faire de la prévention à grande échelle
10:11sur tous les portefeuilles des assureurs.
10:14Donc, ils ont, ces trois assureurs-là,
10:16environ 5,4 millions d'assurés.
10:19Donc, un beau levier d'action.
10:21Et c'est un service aussi qui pourrait être proposé
10:24à l'ensemble des assureurs.
10:26Donc, voilà, c'est le genre d'effet de levier
10:29qui nous a donné la mission.
10:30C'est un changement d'image.
10:32On a vu ce qu'on pouvait apporter.
10:34Nous, ce qu'on apporte, c'est la capacité à faire du diagnostic
10:37et de la donnée.
10:38400 000 dossiers par an, c'est énorme pour avoir une énorme donnée.
10:41Et donc, en fait, quand vous...
10:43Et ça se nourrit, si je comprends bien,
10:45des sinistres sur lesquels vous êtes intervenu aussi.
10:47C'est-à-dire que voilà ce qu'on a vécu
10:50ou ce que tels particuliers ou entreprises ont vécu.
10:53Et donc, si vous voulez y échapper,
10:55voilà ce qu'il faut faire, c'est ça ?
10:56Exactement.
10:56Par exemple, dans nos données,
10:57on sait que 70% des dossiers d'inondation indemnisés,
11:02la lame d'eau, elle était de l'ordre de 30 cm.
11:05Donc, avec cette donnée, vous dites,
11:07voilà, je sais comment je peux protéger ce type d'habitation.
11:10Il suffit, par exemple, déjà,
11:11je vais remonter les prises électriques au-dessus de 30,
11:13je protège.
11:14Et puis, c'est plus facile de protéger avec des bâtards d'eau,
11:19enfin, tous les matériels qui existent, l'installation.
11:22Donc, nos données éclairent sur la capacité à faire de la prévention.
11:25Et alors, on l'a évoqué,
11:27mais les compagnies d'assurance,
11:30quand vous leur dites,
11:31vous allez dans...
11:31Enfin, le modèle économique va dans le mur.
11:35Qu'est-ce qu'elles répondent à ça ?
11:37Les assureurs en sont extrêmement conscients.
11:39Et GEOIA est une première réponse à ça.
11:42C'est-à-dire que...
11:43C'est presque existentiel pour le secteur de l'assurance.
11:46Bien sûr.
11:46Bien sûr.
11:47Et ce qui est extraordinaire de GEOGA,
11:48c'est de dire comment trois concurrents farouches
11:51dans trois grandes lignes de business assurance
11:53se mettent autour d'une table
11:55pour finalement gérer un problème qui est plus grand qu'eux.
12:00C'est ça, et ça, c'est une belle leçon, je trouve.
12:02Merci beaucoup, Dominique Delmas,
12:03et à bientôt sur Bsmart4Change.
12:05On passe tout de suite à notre débat,
12:07les prix Impact US 2026 au programme.
12:16On parle d'entrepreneuriat à impact
12:19avec Alexia Debernardi.
12:21Bonjour, bienvenue.
12:22Vous êtes la présidente fondatrice des prix Impact US,
12:26je ne sais pas comment vous le dites,
12:28et Sébastien Noirot, bonjour.
12:29Bienvenue.
12:30Le cofondateur de Vinexia,
12:31lauréat du prix Impact US 2026.
12:34Alors, il faut nous rappeler ce que sont ces prix,
12:36même si vous êtes déjà venue dans l'émission.
12:38Oui, pour refaire le contexte,
12:39moi, je suis serial entrepreneur depuis 20 ans,
12:42et on est un collectif d'entrepreneurs ingénieurs
12:44et ouverts pour chercher à contribuer à un monde meilleur.
12:49Donc, on s'intéresse à tous les grands défis de demain,
12:52comment on va sauver des vies, la santé, l'alimentation, l'énergie, etc.
12:56Et derrière, on a créé un dispositif pour les accompagner,
12:59parce que ces projets-là, c'est souvent des projets industriels
13:02pour avoir un impact positif.
13:04Et donc, c'est porté par des ingénieurs, des chercheurs
13:06qui ne connaissent pas, en fait,
13:09comment est-ce qu'on met sur le marché une innovation.
13:10Qui ne sont pas spontanément entrepreneurs.
13:12C'est ça, exactement.
13:13Et pas de client, pas de boîte.
13:15Pas de boîte, pas d'impact.
13:16Donc, on les entraîne à être ce qu'on appelle cash ready.
13:19C'est-à-dire que quelqu'un ait envie d'acheter leur solution
13:22et envie d'investir.
13:23Et donc, c'est comme ça qu'est né Impact US.
13:25Et on propose à des promotions, des cohortes, à des incubateurs,
13:30d'accompagner avec des entretiens, avec des entrepreneurs
13:33à très forte expérience, des outils et des collectifs.
13:36Donc, et les prix, c'est un lauréat, plusieurs lauréats chaque année ?
13:40Comment ça marche ?
13:41Et du coup, tous les six mois, on décide,
13:43parce qu'on est un collectif, on veut aider,
13:45donner un coup de pouce en plus,
13:46on décide de mettre en valeur
13:48le ou les entrepreneurs qui ont le plus d'impact,
13:52un potentiel économique fort et le meilleur état d'esprit.
13:56Et ça, c'est vraiment super important.
13:57Et donc, cette année, vous avez choisi Sébastien Venexia,
14:02parce qu'on a trouvé que d'abord,
14:04quand on lui conseillait quelque chose, il le faisait.
14:06Il avait vraiment un bon mindset.
14:08On le trouve rassurant et il a compris les codes du marché.
14:12C'est le moment où vous rougissez.
14:15Expliquez-nous ce qu'est Venexia ou Venexia.
14:17Alors, en quelques mots, Venexia,
14:19c'est la première solution deep tech portable
14:21qui va combiner des caméras, des capteurs et de l'IA embarquée.
14:25L'objectif, c'est de pouvoir analyser en temps réel des chantiers
14:29sur lesquels on va pouvoir détecter des situations à risque.
14:32Le but de Venexia, la vision de Venexia,
14:34c'est à terme d'éliminer les accidents sur le chantier
14:37en ayant de l'alerte en temps réel.
14:39Donc, typiquement, quelqu'un qui ne va pas porter son casque
14:41ou des véhicules qui vont rouler trop vite.
14:43On va être capable de le détecter
14:44grâce à de l'intelligence artificielle embarquée
14:47et d'émettre des alertes, à la fois pour les ouvriers qui travaillent,
14:50mais aussi de faire de la remontée d'informations de terrain
14:53pour permettre aux responsables de sécurité
14:55d'avoir une meilleure compréhension de ce qui se passe
14:57et ensuite faire de la prévention ciblée.
14:58Ça doit dépendre des secteurs d'activité,
15:01des types de chantiers, évidemment.
15:03Mais quels sont les dangers
15:06ou les situations les plus à risque, les plus critiques ?
15:10Voilà, si vous devez faire une liste,
15:12celle qui provoque le plus d'accidents,
15:13comment vous l'appréhendez, ça ?
15:15Alors, ce qui revient très régulièrement,
15:17qu'on soit dans les chantiers éoliens,
15:20par exemple, qu'on travaille avec des boîtes
15:22qui construisent des éoliennes
15:23ou alors des travaux publics,
15:24il y a, par exemple, la coactivité engin-piéton.
15:27C'est-à-dire que comment on fait
15:28pour s'assurer que les distances de sécurité
15:31entre des véhicules au sol
15:33soient suffisamment éloignées
15:34des personnes qui travaillent ?
15:36Donc là, l'idée avec nous,
15:37ces boîtiers Vinexia,
15:39c'est de pouvoir analyser en temps réel
15:41un véhicule, une trajectoire d'un véhicule
15:43et la position d'un piéton
15:44pour qu'on puisse émettre une alerte
15:46pour dire, attention,
15:47le véhicule se rapproche un peu trop vite.
15:49Autre cas, c'est lorsqu'une grue
15:51va soulever une charge,
15:52savoir si quelqu'un passe sous une charge
15:55pour éviter des drames.
15:57Voilà, l'idée, c'est vraiment...
15:59Alexia, on va continuer d'expliquer
16:01ce que vous faites,
16:01mais Alexia de Bernardi,
16:03quand...
16:03Juste pour bien comprendre,
16:04vous êtes combien d'entrepreneurs,
16:06de serial entrepreneurs,
16:07à vous pencher sur les dossiers
16:08qui vous sont proposés ?
16:11Et alors, choisir, c'est éliminer ?
16:12Donc, c'est compliqué,
16:15quand j'imagine, de se dire
16:16tiens, ça va être sept entrepreneurs
16:18cette année ou pendant ce semestre.
16:20Alors, la particularité du Grand Prix Impact Us,
16:22c'est que ne peuvent,
16:23ne sont nominables que
16:24des participants à nos programmes.
16:26Donc, ça veut dire qu'on accompagne
16:28ces entrepreneurs toute l'année.
16:30En l'occurrence, on a accompagné Sébastien
16:32parce que l'incubateur Télécom Paris
16:34nous l'a confié.
16:34Et donc, on le voit au fil des semaines,
16:37lors des sessions d'advisor,
16:38comment est-ce qu'il réagit ?
16:39Est-ce qu'on a parlé de ça le mois dernier ?
16:41Est-ce qu'il l'a fait ?
16:43Comment il se comporte avec les autres ?
16:44Est-ce qu'il nous parle de clients
16:45ou que de tech ?
16:46Donc, finalement, nous,
16:47on a un avis avec tous ceux
16:49qui ont accompagné Sébastien
16:50assez rapide,
16:51et enfin, assez rapide,
16:53le jour du jury.
16:54Et on est complété d'autres,
16:56on appelle ça des Sherpas.
16:58Donc, c'est des céréales entrepreneurs
17:01impactus qui arrivent le jour du jury,
17:03qui ne le connaissent pas.
17:04Et là, effectivement,
17:05c'est comme une session de pitch.
17:07Ils vont pouvoir donner leur avis.
17:08Mais on ne leur soumet que des projets
17:10dont on sait que pour nous,
17:12voilà, l'état d'esprit est là.
17:13Parce qu'il faut savoir
17:14que les investisseurs
17:15n'investissent quasiment que
17:16en fonction de la vision
17:18de ce qu'ils sentent de l'équipe.
17:20Est-ce que c'est une équipe solide,
17:21est-ce que c'est quelqu'un
17:23d'émotionnellement stable ?
17:24Enfin, il y a tous ces critères
17:25qui rentrent en jeu.
17:26Qu'est-ce que ça vous a apporté ?
17:28Qu'est-ce que ça vous apporte ?
17:30Ces conseils,
17:31ce regard d'entrepreneur,
17:34de sérieux entrepreneurs,
17:35pour reprendre votre terminologie ?
17:36Au quotidien,
17:37on a souvent un peu la tête
17:38dans le guidon.
17:39Et d'avoir, en fait,
17:41des sériens entrepreneurs
17:42qui ont une vision extérieure
17:43du projet,
17:45ça aide beaucoup aussi
17:45à se poser les bonnes questions
17:47et peut-être de nous aiguiller
17:49dans des voies
17:49qui nous font gagner
17:50énormément de temps.
17:51Qu'est-ce qui...
17:51Alors, essayons d'être concrets,
17:52parce que c'est toujours
17:54plus intéressant
17:54pour celles et ceux
17:55qui nous regardent.
17:56Quel, je ne sais pas
17:57si vous en preniez,
17:57mais quel mauvais chemin
17:59vous étiez en train de prendre
18:00ou alors au contraire,
18:01vers quel bon chemin
18:02ils vous ont dit
18:02tiens, là,
18:02il faut que tu accélères ?
18:04Par exemple, sur la découverte
18:06sur la découverte du marché.
18:07Moi, j'étais extrêmement focus
18:09sur la partie, voilà,
18:10grand chantier de construction,
18:12grand chantier énergétique.
18:14Comment on va faire
18:15pour remonter la chaîne de valeur ?
18:16C'est-à-dire, voilà,
18:17on va pouvoir questionner
18:18peut-être les assureurs,
18:19les banques.
18:20Et donc ça,
18:21c'est des pistes
18:22que je n'avais pas du tout envisagées.
18:23Et c'est notamment
18:23en échangeant
18:24pendant ces six mois
18:25avec Alexia,
18:27de dire, tiens,
18:27tu devrais remonter
18:28ta chaîne de valeur
18:28parce que tu vas trouver
18:30potentiellement des personnes
18:31qui sont aussi intéressées
18:32par ta solution.
18:32Et c'est en faisant
18:33cette découverte-là
18:34et en ayant ces tips-là
18:36que ça peut faire gagner du temps.
18:37Comment,
18:38quels sont les principaux freins ?
18:39Parce que vous êtes
18:40une sorte de banque de données
18:43des difficultés
18:44que les entrepreneurs
18:44ou les ingénieurs
18:46qui deviennent entrepreneurs
18:47rencontrent.
18:47Quels sont les principaux?
18:48Alors, le principal frein,
18:50c'est le cash.
18:50Il n'y a pas photo
18:51parce que surtout
18:52quand on est un entrepreneur
18:53à impact,
18:54on veut ou sauver le monde
18:55ou bien on est amoureux
18:57d'une tech
18:57qui va sauver le monde.
18:58Donc, on est ingénieur,
19:00on a des valeurs très fortes.
19:01Il y a des doctorants,
19:02des scientifiques.
19:03Et en fait,
19:04pour beaucoup,
19:06parler d'argent,
19:07c'est non seulement
19:08ce n'est pas naturel,
19:08mais voire même
19:09c'est moche.
19:10C'est-à-dire que c'est...
19:11Je n'ai jamais créé
19:12d'entreprise,
19:12mais je pense que
19:13si j'avais créé une entreprise,
19:14je serais 100% dans la cible.
19:15Voilà.
19:16Donc, le principal écueil,
19:17et c'est pour ça que la méthode,
19:18on l'a appelée
19:18cash ready,
19:20c'est de les aider
19:21à se détacher
19:22de la techno
19:23et se dire
19:23en fait,
19:24ce n'est pas ça
19:24qui est important,
19:25ce n'est pas une belle tech
19:26qui va avoir de l'impact.
19:27C'est d'abord
19:28d'aller trouver des personnes
19:29qui ont un problème
19:30à résoudre
19:30et de voir
19:31si à un moment,
19:32la technologie
19:33peut y répondre.
19:33Et ça,
19:34c'est vraiment...
19:35Mais la plupart
19:36tombent vraiment
19:36dans cet écueil
19:37et c'est tout notre rôle.
19:38Est-ce que c'est plus difficile,
19:40tout le monde me répond
19:41un peu oui,
19:41mais de lever des fonds,
19:43de convaincre
19:44des investisseurs
19:45là en ce moment,
19:45depuis deux ans ou...
19:47Ça dépend du projet.
19:48Oui et non,
19:48c'est qu'à un moment,
19:49il y a eu peut-être
19:49trop d'argent,
19:50trop de subventions,
19:51trop d'aides, etc.
19:54Là, on revient effectivement
19:55plus sur une vision
19:55assez frugale
19:56en disant finalement
19:57quel est le bénéfice
19:58concret et chiffrable
20:00de cette proposition de valeur.
20:01Pourquoi est-ce que
20:02je l'achèterais ?
20:03Et ça repose beaucoup aussi...
20:05Je rejoins la question
20:06sur la difficulté.
20:07C'est qu'en fait,
20:08nous-mêmes tous
20:08en tant que consommateurs,
20:10on ne va pas changer facilement
20:11d'habitude de consommation.
20:13On ne va pas changer
20:13de façon d'acheter à manger,
20:16de se chauffer, etc.
20:17Donc, l'entrepreneur,
20:19il doit vous proposer
20:20quelque chose
20:21où vous vous dites
20:21vraiment, il n'y a pas photo,
20:22oui, je vais changer
20:23de façon de faire.
20:23Et c'est ça
20:24où on essaye de les enlever.
20:25Alors, si on reprend
20:27la description
20:28de ce que vous proposez,
20:30comment ça fonctionne ?
20:31Je suis très...
20:32C'est vraiment
20:32des questions curieux.
20:33C'est beaucoup de caméras,
20:35c'est une IA
20:36qui se nourrit
20:38de situations
20:39que vous avez nourries
20:40de situations précédentes.
20:41Comment ça marche ?
20:41Alors, un peu des deux.
20:43L'idée, c'est vraiment
20:43d'avoir un boîtier portable
20:45sur batterie
20:46qu'on va pouvoir positionner
20:48là où on souhaite
20:48sur son chantier.
20:49Donc, c'est des fixations
20:50magnétiques ou mécaniques.
20:51Et après,
20:52c'est appuyer sur un bouton
20:53et après,
20:54c'est l'intelligence artificielle
20:55qui prend le relais.
20:56Et à partir de là,
20:57en fonction de comment
20:58on l'a paramétré,
20:59elle va pouvoir dire
20:59tiens,
21:00il y a des véhicules
21:01qui roulent trop vite
21:01ou alors je détecte
21:02des personnes
21:03qui ne portent pas...
21:04Donc, le boîtier,
21:04c'est une caméra ?
21:06Caméra, capteur
21:06et un ordinateur embarqué.
21:08Et c'est ça qui nous différencie
21:09par rapport à d'autres solutions existantes,
21:11c'est que tout se fait en local,
21:13rien n'est envoyé dans le cloud
21:14et ça nous permet en fait
21:15d'avoir un traitement en direct
21:17et qui est centralisé.
21:18Mais pour bien comprendre,
21:20il faut...
21:20Enfin, j'imagine forcément
21:21plusieurs boîtiers.
21:23Enfin, un chantier,
21:23ça peut être vaste.
21:25Donc, il faut plusieurs boîtiers.
21:26C'est de créer un réseau
21:27en fait de ces boîtiers-là
21:28en fonction de la zone
21:29qu'on souhaite analyser
21:29et de dire,
21:30le lendemain,
21:31je vais travailler
21:32dans une autre zone
21:32de mon chantier.
21:33Alors, je vais déplacer
21:33mes boîtiers Vinexia
21:35pour couvrir la zone
21:36que je souhaite analyser.
21:37Il y a d'autres dispositifs
21:39d'accompagnement,
21:41d'autres accélérateurs
21:42de start-up.
21:44Qu'est-ce qui vous différencie ?
21:45Alors, nous,
21:46on travaille aussi
21:46avec des accélérateurs
21:48et des incubateurs
21:49parce que ce qu'ils apprécient
21:50chez nous
21:51et ce que les entrepreneurs
21:52disent apprécier chez nous,
21:53c'est la séniorité
21:55entrepreneuriale apportée
21:56qui aide à avoir
21:57de la clarté stratégique.
21:58Et on a un taux de satisfaction
22:00de nos entrepreneurs
22:01qui est très élevé
22:02et donc les incubateurs
22:03viennent aussi à nous
22:05pour faire bénéficier de ça.
22:06Et il y a aussi autre chose,
22:07c'est comme on est spécialisé
22:09deep tech,
22:10entrepreneurs à impact,
22:11on a aussi vulgarisé
22:13toutes ces méthodes
22:13parce que comme
22:15en fait,
22:15ils sont un peu effrayés
22:16par cette notion
22:17de commercial,
22:18on a fait énormément
22:19de contenus,
22:20de méthodologies
22:21pour dédramatiser
22:23ce sujet
22:23et le rendre
22:24accessible à tous.
22:25On veut vraiment
22:25démocratiser
22:28ce sujet.
22:28J'ai une question
22:29un petit peu
22:31anecdotique
22:32et peut-être pas que.
22:33Est-ce qu'il y a des modes ?
22:35Vous voyez ce que vous voyez
22:36dans les projets
22:36que vous voyez arriver ?
22:38Bien sûr,
22:39il y a plein de modes
22:41et il y a aussi
22:42plein de réglementations
22:43qui génèrent des fausses modes
22:44et en fait,
22:45tout ça,
22:46c'est un peu des girouettes,
22:47ce n'est pas des boussoles.
22:48C'est-à-dire que nous,
22:49justement,
22:50on revient vraiment
22:50aux fondamentaux
22:51et un des livrables
22:53qu'on promet aux entrepreneurs,
22:55c'est qu'ils vont sortir
22:56du programme
22:56en disant,
22:57en une phrase,
22:58qui ils aident
22:59comme type de client,
23:00c'est quoi le problème,
23:01qu'est-ce qu'ils apportent
23:01et en quoi c'est efficace.
23:03Et là,
23:03si on arrive à faire ça,
23:04on n'est plus dans la mode.
23:05Ok.
23:06Alors,
23:06vous en êtes où
23:07du cash ready,
23:08du financement
23:10de Vignexia ?
23:11On est en pleine clôture
23:12de notre levée de fonds.
23:13Donc là,
23:14on cherche à récolter
23:15un premier tour
23:15à 250 000 euros.
23:17Et là,
23:18on est en train
23:19de clôturer ça
23:20et l'objectif,
23:20c'est de renforcer
23:22l'équipe tech
23:23et commencer
23:23l'industrialisation
23:24aussi de nos boîtiers.
23:25Ce sera un vrai sujet
23:26pour les mois
23:27et années à venir
23:28si on veut vraiment...
23:29Et alors,
23:29vous avez commencé
23:30à tester l'idée
23:33auprès d'entrepreneurs
23:35ou d'assureurs
23:36puisqu'on a vu
23:36qu'il y avait
23:37de différents...
23:38Alors là,
23:38on travaille déjà
23:39avec des entreprises
23:40comme des groupes
23:42comme Vinci
23:42qui nous aident
23:43depuis le début
23:44qui sont vraiment
23:44à la pointe de l'innovation
23:46et qui sont prêts
23:46à tester ces solutions
23:47au terrain.
23:48Donc là,
23:48on déploie en ce moment
23:49quasiment un chantier
23:51quasiment par semaine.
23:52Donc,
23:53c'est intéressant pour nous.
23:54Alors,
23:54sur des cas d'usage
23:54bien spécifiques,
23:55on travaille aussi
23:56avec des groupes
23:57éoliens
23:57qui sont intéressés
23:59par ce type
23:59de solutions-là.
24:00Donc,
24:02opérationnellement,
24:02on est à fond.
24:04Alexia,
24:04de Vernard.
24:04C'était juste pour dire
24:05que c'est vraiment,
24:06je trouve,
24:07Sébastien exemplaire
24:08parce qu'il a à la fois
24:09des valeurs
24:09qui est de dire
24:10je veux mettre l'IA
24:11au service de
24:12je veux sauver des vies
24:13et il a trouvé,
24:14on voit ici,
24:15une proposition de valeur
24:16hyper percutante
24:17ce qui fait qu'aujourd'hui,
24:18il n'a même plus
24:19de problème
24:20de cash rediness
24:21si on parlait de ça.
24:22C'est-à-dire que lui,
24:23aujourd'hui,
24:23ce qu'il faut,
24:24c'est des équipes
24:24pour déployer
24:25les chantiers
24:25parce que sa proposition
24:27de valeur,
24:27elle est pertinente
24:28donc il a des appels
24:29et toutes les semaines
24:30il faut délivrer
24:31des chantiers
24:31donc c'est l'idéal.
24:33Et donc avec un potentiel
24:35de développement
24:35que vous évaluez,
24:37à combien ?
24:38Vous l'avez imaginé ça ?
24:40Moi si dans 4 ans
24:42on atteint
24:42les 30-40 millions
24:45de chiffres d'affaires,
24:46je serais au Viséo.
24:47Ayons cette ambition
24:48merci beaucoup
24:49à tous les deux
24:50d'être venus nous présenter
24:52le grand prix Impactas
24:54du 2026
24:55on se reverra
24:56l'année prochaine
24:56sûrement
24:57peut-être avant
24:57qui sait
24:58avec d'autres bonnes idées.
24:59A bientôt sur
25:00Bsmart Fortune
25:01bon vent à vous
25:01on passe au grand entretien
25:02de ce Smart Impact
25:04justement avec Isabelle Spiagel
25:05la directrice environnement
25:06de Vinci.
25:14Smart Ide
25:14c'est notre rubrique
25:15consacrée aux startups
25:16éco-responsables
25:18j'accueille Perindéon
25:19bonjour
25:19Bonjour Thomas
25:20Bienvenue
25:20vous êtes la fondatrice
25:22co-fondatrice de Bini
25:23vous l'avez créée en 2020
25:23avec Alice Abeil
25:25qu'on avait reçue
25:25dans cette émission
25:26il y a quelques années
25:28alors on va quand même
25:28rappeler à nos téléspectateurs
25:30et téléspectatrices
25:31ce qu'est Bini
25:32c'est quoi l'idée de départ ?
25:33Oui Bini a été créée
25:34maintenant il y a presque 5 ans
25:35dans l'objectif
25:36de passer tout le monde
25:37au réutilisable
25:39on voulait vraiment
25:40que les gens arrêtent
25:41de prendre du plastique
25:42à usage unique
25:43parce qu'aujourd'hui
25:43c'est ce qu'on retrouve
25:44le plus dans les océans
25:45et on voulait que
25:46les gens s'équipent
25:47facilement
25:48de produits fabriqués
25:49en France
25:50bien pensés
25:52innovants
25:53et qu'ils réutilisent
25:54tous les jours
25:54et arrêtent de prendre
25:55du jetable
25:56tous les jours
25:57quand ils vont déjeuner
25:58en dehors de chez eux
25:58c'est vraiment changer
25:59les pratiques
26:00de nos pauses déjeuner
26:01en quelque sorte
26:02exactement
26:02avec quel type de produit ?
26:04en fait nous on a fait
26:04le constat
26:05avec Alice
26:05on travaillait dans Paris
26:07dans les quartiers d'affaires
26:07et tous les jours
26:08on allait aux mêmes
26:09salades bar
26:10et on prenait sacs
26:11couverts
26:13et ça c'était des montagnes
26:14de déchets
26:14des poubelles remplies
26:15à chaque fois
26:15et on voyait à la fois
26:16dans des petites entreprises
26:17ou dans des grosses entreprises
26:18c'était le même constat
26:19à la fin de chaque déjeuner
26:20et on s'est dit
26:21pourquoi alors qu'aujourd'hui
26:22on a envie de faire mieux
26:23dans notre vie de tous les jours
26:24à l'heure du déjeuner
26:25on n'y arrivait pas
26:26et donc on n'avait pas trouvé
26:27de produits
26:27qui correspondaient
26:28à nos attentes
26:29et c'est là
26:30on s'est dit
26:30il y a quelque chose à faire
26:31donc ça c'était
26:32il y a plus de 5 ans
26:33juste avant le Covid
26:36où on s'est dit
26:36on va essayer
26:37de faire changer les mentalités
26:38en proposant des nouveaux produits
26:40avec du design
26:42fabriqués en France
26:43qui vont engager les gens
26:44dans le réutilisable
26:45et qui ont envie
26:46d'en porter tous les jours
26:46et se dire
26:47regarde c'est facile
26:48on peut s'équiper
26:49et ça ne pose pas de problème
26:50et ça rentre dans les mentalités
26:51alors là par exemple
26:53c'est quoi ça ?
26:53alors ça c'est le mug
26:54c'est un mug
26:55en fait aujourd'hui
26:56il y a de plus en plus de cafés
26:57tout le monde prend des cafés
26:58à emporter
26:58c'est vrai
26:59du développement du café
27:00et aujourd'hui
27:01les déchets de carton
27:03de café
27:05sont énormes
27:06et juste
27:07quand on va se servir
27:09son café
27:11dans son coffee shop
27:12en bas de chez soi
27:13on prend son oblet
27:13et on l'utilise toujours
27:15est-ce que ça rentre aussi
27:17dans les habitudes
27:18de ceux qui nous servent
27:21c'est-à-dire des restaurants
27:23etc
27:23ou est-ce qu'ils voient parfois
27:24arriver les clients
27:25avec un drôle d'air
27:26quand on arrive avec son
27:28son assiette
27:29je pense qu'aujourd'hui
27:29nous on s'est créé
27:30pendant le Covid
27:31et je pense que les mentalités
27:32ont été accélérées
27:34aussi pendant ce changement
27:35parce que déjà
27:35les gens ils voulaient avoir
27:36leurs propres produits
27:37ils ne voulaient pas le mélanger
27:38avec d'autres
27:38à la cantine
27:39à la cantine entreprise
27:41on ne voulait pas mélanger
27:41sa tasse
27:42ses couverts
27:43et je pense que depuis 5 ans
27:46les habitudes ont beaucoup changé
27:47aujourd'hui c'est de plus en plus
27:48plus en plus de gens
27:49qui apportent leur déjeuner
27:50aussi en entreprise
27:51et qui ont envie
27:52de s'équiper de produits français
27:55et bien faits
27:55alors justement
27:56vous faites ce choix
27:57du Made in France
27:57c'est génial
27:58et puis alors
27:59les difficultés commencent
28:00ou ça a été quand même
28:00assez facile
28:01de trouver les partenaires
28:03pour le faire ?
28:03ah bah rien n'est facile
28:04dans l'entrepreneuriat
28:05c'est vrai que nous
28:06on avait une commission forte
28:07c'est d'essayer d'avoir
28:09le moins d'impact possible
28:10sur la planète
28:10sur chaque étape de fabrication
28:12donc on a trouvé une matière
28:13notre matière
28:14elle est biosourcée
28:15c'est des déchets
28:15de copeaux de bois
28:17avec de l'huile
28:17de restaurant recyclé
28:18donc notre matière
28:19il n'y a pas de pétrole
28:20on a fait le choix
28:20on a fait le choix
28:21de produits bioplastiques
28:22pour que ça soit vraiment
28:23léger à emporter
28:24et grâce à ça
28:25on peut mettre des couleurs
28:25on a ajouté un design
28:26on s'est accompagné
28:27par Margot Keller
28:28qui est une très forte
28:29designeuse
28:30qui a réussi en fait
28:31sur des produits simples
28:32du quotidien
28:32à apporter une touche
28:33de design
28:34une identité
28:35parce que c'est aussi ça
28:36une identité de marque
28:37une marque forte
28:38pour que les gens
28:38aient envie
28:39et surtout nous
28:40on a pris le parti pris
28:41on n'a pas envie
28:42de dire tous les jours
28:43si on continue comme ça
28:44on va tous mourir
28:44on veut être une marque
28:45fun, joyeuse, engageante
28:48voilà c'est vrai
28:48que c'est des petits gestes
28:49du quotidien
28:50utiliser par exemple
28:50Bini tous les jours
28:51c'est 5 kilos de déchets
28:53par exemple
28:54pour le kit de couvert
28:55par personne et par an
28:56en moins
28:57donc en fait
28:58c'est chaque petit geste
28:59qui compte
28:59qui permet à la fin
29:00de réduire ensemble
29:02ce constat-là
29:03et alors ce qui s'est déclenché
29:05ou accentué
29:06pendant le Covid
29:06vous voyez ces habitudes
29:09durablement changées
29:10ou est-ce qu'il y a eu
29:11finalement
29:11un retour au bon vieux
29:14couvert
29:14et usage
29:16je pense qu'aujourd'hui
29:17encore plus
29:17c'est
29:19on se partage
29:20les recettes
29:21dans le changement
29:22chacun apporte son déjeuner
29:23les gens font un peu
29:24attention aussi
29:25de ne pas forcément
29:26déjeuner en extérieur
29:27tout le temps
29:27donc ils apportent
29:28leur déjeuner
29:30et je pense
29:31qu'au contraire
29:32ce côté nomadisme
29:34c'est devenu
29:35dans la vie quotidienne
29:36des gens
29:37de déjeuner en portée
29:38rapidement
29:39facile
29:39d'avoir son propre déjeuner
29:41aussi c'est sain
29:41c'est plus sain
29:42parfois
29:42ça peut être moins cher
29:43aussi
29:43moins cher
29:44donc au contraire
29:45c'est vraiment
29:46une habitude
29:46qui est ancrée
29:47et qu'on développe
29:49à fond avec Bini
29:49merci beaucoup
29:50Périndéon
29:51et bon vent
29:51à Bini
29:52je vous dis
29:53à demain
29:54pour un nouveau
29:55Smart Impact
29:56je vous remercie
29:56Nathalie Croizet
29:57la coordinatrice éditoriale
29:58Alexis Mathieu
29:59à la production
30:00Charles Grattel
30:01le réalisateur
30:02et Alexis Oustabassidis
30:03au son
30:04belle journée
30:05salut
30:05Sous-titrage Société Radio-Canada
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