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  • il y a 3 mois
Lundi 11 mai 2026, retrouvez François Singer (Directeur Général, SportMed Summit), Didier Poulmaire (président, Sport et Citoyenneté), Sylvain Breuzard (PDG et fondateur, Norsys) et Audrey Bourolleau (Entrepreneure, fondatrice, HECTAR) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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Transcription
00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission de celles et ceux qui font de
00:12la transformation environnementale et sociétale un axe fort de leur stratégie.
00:16Et voici le sommaire, c'est Sylvain Brezard, le président de Norcise, qui sera l'invité du grand entretien tout
00:22à l'heure, 26 minutes,
00:23pour détailler ce numérique éthique qu'il met en place et revenir à son concept de perma-entreprise.
00:30D'abord, je reçois Audrey Bourrello, qui est la directrice générale de la ferme Hectare, accélérateur de l'entrepreneuriat agricole
00:37qu'elle a créé avec Xavier Niel en 2020.
00:40On fera le bilan de cette ferme pilote.
00:43Le débat de notre émission sera consacré au SportMed Summit qui s'est déroulé le 29 avril dernier à Marseille.
00:49Rendez-vous international qui fait du sport un levier de transformation économique, sociale, environnementale.
00:55Et puis, dans notre rubrique consacrée aux startups, vous découvrirez Sobri.io et ses systèmes de maintenance prédictives pour allonger
01:04la durée de vie des ordinateurs.
01:06Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:14L'invité de ce Smart Impact, c'est Audrey Bourrello. Bonjour.
01:18Bonjour.
01:18Bonjour. Bienvenue. Vous êtes la directrice générale de la ferme Hectare que vous avez créée en 2020 avec Xavier Niel.
01:23C'est quoi l'histoire, la jeunesse de cette ferme ?
01:25C'était l'idée d'inspirer des repreneurs, des jeunes générations à s'investir dans le secteur agricole.
01:31L'Europe, c'est la première puissance agricole du monde et on a besoin de super entrepreneurs.
01:35Et le faire avec Xavier Niel, c'était assez naturel puisque c'est quelqu'un qui est très investi dans
01:39l'entrepreneuriat comme levier, transformation, de transition dans notre société.
01:43Et donc je suis allée le voir et on a fait l'acquisition de cette ferme qui fait 300 hectares,
01:48qui a 35 minutes d'ici, au port de Paris,
01:51pour à la fois gérer nous-mêmes une ferme, parce que je pense que c'est en faisant qu'on
01:54se cogne et qu'on apprend des choses et qu'on peut les transmettre.
01:57Et puis en faire un lieu d'innovation. On est orienté très tech, on y reviendra peut-être.
02:01Et un lieu qui donne envie aux jeunes de revenir vers ces métiers.
02:04Ce n'est pas votre métier d'origine ?
02:05Alors moi j'ai fait plein de choses. J'ai travaillé 15 ans dans la filière viticole, je me fais
02:08un passage en cabinet politique.
02:10Oui, vous étiez à l'Elysée au cabinet d'Emmanuel Macron.
02:13Tout à fait, sur ces questions agricoles. Et puis à un moment donné, c'est peut-être la crise de
02:16la quarantaine qui m'a dit comment je peux agir concrètement
02:19et essayer de porter cette conviction et donner un envie.
02:22Et moi-même, je suis d'origine rurale, agricole, et ça ne s'est jamais posé comme un choix de
02:29reprendre ma ferme historique familiale.
02:31On m'a dit, si tu veux réussir, pars de ton territoire, va faire autre chose.
02:35Alors que c'est un secteur qui est hyper entrepreneurial, qui demande des investissements, qui est un acteur de la
02:43transition environnementale.
02:45On n'atteindra pas la neutralité carbone sans le faire avec les agriculteurs, en prenant soin de nos sols et
02:51en trouvant des repreneurs.
02:52Et je me suis dit, finalement, ça coche toutes les cases de l'entrepreneuriat et allons-y, faisons ce projet
02:57qui s'appelle Hectares et qui est aux portes de Paris.
02:59Alors c'est quoi cette ferme ? La ferme Hectares ? Parce que c'est une ferme, mais pas que.
03:03Exactement. On a quand même 300 hectares à gérer nous-mêmes, une partie en céréales.
03:07C'est un peu l'histoire de ce bassin parisien très céréalier.
03:10On a remis un élevage. L'élevage avait disparu dans les années 80 et puis ça s'y prêtait très
03:15bien.
03:15Donc on produit 400 000 pots de yaourt, on fait du miel, de la fleur.
03:19On fait aussi du miscanthus, qui sont des matériaux qui permettent demain de faire de l'énergie.
03:24Parce qu'aujourd'hui, nos fermes font de la nourriture, mais font aussi des énergies de plus en plus.
03:28Et c'est bien combiner tous ces modèles pour créer de la valeur ajoutée.
03:31Et c'est surtout, et aussi un lieu d'accueil, on accueille à peu près 10 000 personnes par an.
03:36Ce qui est hyper important.
03:36Donc c'est de la formation ?
03:38Alors on a trois types de public.
03:40Évidemment la formation pour la reprise de fermes, avec des nouveaux profils.
03:44Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui on a la moitié de nos agriculteurs qui vont partir à la retraite.
03:48C'est un enjeu majeur.
03:50Énorme enjeu.
03:50Vertigineux d'ailleurs.
03:52Vertigineux avec deux tendances.
03:53Une tendance à l'agrandissement des fermes.
03:55Pas forcément en prenant la terre de son voisin ou à côté,
03:59mais en ayant des fermes qu'on exploite de manière un peu plus grande.
04:02C'est-à-dire que quand vous êtes un agriculteur, vous pouvez aussi faire des travaux chez votre voisin pour
04:07mieux gérer votre parc matériel et vos investissements.
04:10C'est une ferme sur dix en France qui sont ce qu'on appelle sous ce mode de délégation, de
04:14prestation.
04:15C'est une tendance dont on parle peu médiatiquement, mais qui est lancée et qui est très grande.
04:19Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui on a un parc matériel, on a des fenêtres météo qui sont de plus
04:23en plus courtes.
04:23Et donc on va chercher de la taille critique parce qu'on le voit dans l'actualité avec le coût
04:27du gasoil, avec le coût des engrais.
04:30Comme tout entrepreneur, on doit écraser ses coûts, être plus compétitif.
04:34Et donc on le fait en allant chercher de la taille critique.
04:36Ça c'est une première voie qu'on accompagne de l'entrepreneuriat.
04:39Et puis une autre, qui est un peu les nouveaux repreneurs qui ne viennent pas forcément de familles agricoles.
04:43Eh bien eux, ils doivent trouver un prêt bancaire, payer leurs terres, avoir des équilibres de vie.
04:50On en parle peu, mais tout entrepreneur a une phase de lancement, mais après il doit vivre de son métier.
04:55Oui, peut-être sortir du fantasme et se confronter à la réalité du métier d'agriculteur.
04:59Se confronter, avoir le droit aussi à des vacances, avoir le droit à une vie de famille.
05:02Et bien quand on met tout ça dans une structure de coût d'entrepreneur, dans des durées d'amortissement classiques,
05:07eh bien il faut créer de la valeur ajoutée.
05:09Et créer de la valeur ajoutée, c'est plusieurs leviers.
05:11Transformer des produits sur sa ferme.
05:13Nous-mêmes chez Hectare, on a fait un élevage.
05:15Quand je dois payer mes salariés, quand je dois gérer mon troupeau, payer mon vétérinaire,
05:19je suis obligée de faire de la transformation à la ferme.
05:21Donc des yaourts, on s'est installé.
05:23Éleveur, producteur de yaourts.
05:25C'est quand même un métier où il faut les vendre.
05:26Après on fait 500 000 pots de yaourts sur une petite ferme laitière en Ile-de-France.
05:31Donc vous voyez, c'est bien toute la dimension de l'entrepreneuriat qu'il faut embrasser.
05:34Donc vous devez créer de la valeur ajoutée par la transformation sur votre ferme,
05:38par peut-être demain de la production d'énergie, par de l'agrotourisme,
05:41donc en diversifiant vos revenus.
05:43Donc ces deux voies, agrandissement ou valeur ajoutée,
05:46on les accompagne par des programmes de formation.
05:48D'accord.
05:48C'est une école gratuite.
05:49Alors on a des programmes qui sont financés par des mécènes.
05:52D'accord.
05:52Donc on en a un, par exemple, sur le leadership au féminin,
05:55parce qu'on a aussi besoin de rôle modèle, d'inspirer.
05:57On en a aussi beaucoup sur l'organisation au travail,
06:01parce que je pense que c'est peut-être ce que j'ai découvert au bout de 4 ans avec
06:05Hectare,
06:06c'est qu'on accompagne très bien techniquement et économiquement nos agriculteurs.
06:10Il y a beaucoup de formations qui existent,
06:11mais ça repose encore beaucoup sur un homme ou une femme clé.
06:15Notre histoire dans notre pays, c'était des familles d'agriculteurs
06:18qui transmettaient souvent à leurs enfants.
06:21Eh bien, comme je le dis souvent, une ferme, c'est une entreprise,
06:24vous avez un capital seul, mais il y a aussi tout un patrimoine intellectuel.
06:28Et aujourd'hui, tout ça n'a pas été vraiment formalisé.
06:30C'est un métier qui s'est transmis plutôt par l'oralité, très peu de process.
06:34Et donc nous, on a créé vraiment un programme très entrepreneurial
06:36pour aider les nouveaux repreneurs à bien mettre en place ces process pour tenir dans le temps.
06:42Mais donc le modèle économique, c'est le mécénat, ce sont vos partenaires,
06:46c'est les revenus que vous générez, comment ça marche ?
06:49On a trois types de revenus chez Eka, parce qu'on a trois activités.
06:52Du mécénat, souvent pour soutenir le programme de formation.
06:55Notre ferme doit trouver par la vente de ses produits son point d'équilibre,
06:58comme tout agriculteur.
07:00Et notre troisième ressource, c'est à peu près 70% de nos revenus,
07:03c'est du séminaire à impact.
07:04On a accompagné 7000 dirigeants.
07:07Depuis l'année dernière, c'est à peu près 10 000 personnes par an qu'on reçoit.
07:11Parce que, vous le voyez dans vos émissions,
07:14les entreprises se questionnent sur leur neutralité carbone.
07:17Bien sûr.
07:18Et que je prenne un groupe dans la restauration collective,
07:21qui doit servir des repas dans des cantines,
07:23un groupe de cosmétiques, un groupe d'énergie,
07:26ils sont en lien avec les terres agricoles.
07:28Et donc on a créé plusieurs simulateurs
07:30pour voir comment ils pouvaient décarboner leur filière.
07:33Et ça, c'est une expérience qu'on propose.
07:35Donc c'est des décideurs qui viennent une journée
07:38pour vraiment comprendre leur transition.
07:39Et qu'est-ce qui les pousse à venir ?
07:40Est-ce que l'aspect risque climatique
07:43prend de plus en plus d'importance dans leur démarche ?
07:45Alors effectivement, nous on a une salle dédiée à la résilience climatique
07:48pour vraiment montrer ce que c'est les chocs climatiques
07:50et ce qui va nous attendre.
07:51Je le dis souvent, si on regarde une culture comme le maïs,
07:54soit on arrive à trouver des moyens de l'irriguer pour le maintenir,
07:57soit il va se déplacer dans d'autres zones.
07:58Et derrière, vous avez des industries,
08:00donc des usines en taille réelle,
08:02qui sont dans ces endroits-là.
08:03Donc ça pose des questions de
08:04où est-ce qu'on met demain nos nouveaux outils de production
08:06pour relocaliser des filières.
08:08Donc ça, il y a vraiment une salle
08:10qui est un simulateur de changement climatique qu'on a créé.
08:13Et puis il y a aussi comment je peux agir avec l'agriculteur.
08:16Souvent, il faut savoir qu'une marque
08:18n'est pas en lien direct avec l'agriculteur.
08:20Au milieu, il y a soit une coopérative, soit un négociant.
08:23Et donc il faut arriver à recréer,
08:25tout au long de la chaîne de valeur, des modèles.
08:27Je peux prendre un exemple qu'on aime beaucoup
08:30et qu'on accompagne,
08:31qui est une marque de farine assez connue.
08:32Je ne vais pas citer de marque sur l'émission.
08:34On peut prendre Francine.
08:35C'est une coopérative avec laquelle
08:37on a créé un simulateur sur notre ferme.
08:40La coopérative qui est au milieu,
08:41elle donne 150 euros par hectare
08:43aux agriculteurs qui s'engagent dans ce programme.
08:45C'est parfaitement ce qui va couvrir
08:47les coûts pour l'agriculteur
08:48de pouvoir décarboner sa ferme.
08:50Donc ça finance des pratiques dans les champs.
08:52Donc mettre en place des couverts végétaux, etc.
08:54Et parce qu'ils ont vu que les consommateurs
08:56étaient prêts à payer quelques centimes de plus
08:58pour une farine plus neutre en carbone
09:00qui respecte l'environnement.
09:01Et il y a une vraie redescente
09:03de la valeur économique
09:04du paquet de farine,
09:05donc du consommateur,
09:06en passant par la coopérative
09:07jusqu'à l'agriculteur.
09:09Et ça pose évidemment,
09:10au cœur de votre action,
09:11de votre modèle,
09:12il y a cet enjeu de transformation
09:14de l'agriculture.
09:18Pourquoi on a autant de mal
09:19à transformer notre agriculture,
09:21en France mais pas seulement,
09:23avec souvent ces agriculteurs
09:25qui sont montrés du doigt
09:26comme pollueurs,
09:30qui veulent absolument
09:31continuer d'utiliser les pesticides ?
09:33Je ne vais pas vous faire
09:33toute la liste des critiques
09:34qui sont émises envers les agriculteurs.
09:38Pourquoi c'est dur de transformer le modèle ?
09:40Parce que je pense qu'il y a
09:41une méconnaissance,
09:42et ça c'est ce que j'ai pu voir
09:43avec Hectare,
09:44d'où le fait d'accueillir
09:45ces 7000 décideurs,
09:46sur un peu une image d'épinal
09:48de notre agriculture,
09:49et on ne se pose jamais
09:50ces questions sur d'autres
09:51secteurs industriels.
09:52Il y a toujours cette image
09:53de la personne seule sur sa ferme
09:55qui fait tout,
09:56qui vit sur sa ferme,
09:57ce n'est déjà plus le cas,
09:58et moi je voudrais juste
09:59qu'on prenne d'autres lunettes
10:00pour regarder ce secteur,
10:01et qu'on le regarde
10:02comme un secteur d'entrepreneurs,
10:04d'entreprises à part entière,
10:05et qu'on ne se dise pas
10:06parce que c'est une petite ferme,
10:07c'est mieux pour l'environnement,
10:08parce que c'est une grande,
10:09c'est mal,
10:10il faut sortir de ces préjugés,
10:11en France on a de l'artisanat,
10:13des petits commerçants,
10:14on a la grande distribution,
10:15et on n'a pas les mêmes
10:16jugements de valeur,
10:17et ça je trouve que c'est
10:18très marqué
10:19quand on reçoit les personnes
10:20qui ont un peu,
10:21on a perdu une génération,
10:22qui ne connaît plus très bien
10:23les fermes et la façon
10:24dont on travaille,
10:25et je trouve qu'il faut vraiment
10:27changer de regard
10:28sur les agriculteurs.
10:29Mais vous avez été,
10:29on l'a dit,
10:30conseillère agriculture
10:31d'Emmanuel Macron
10:31à l'Élysée
10:32lors de son premier mandat,
10:33est-ce que vous arriviez
10:34à porter ces idées-là,
10:36ou est-ce que finalement
10:37vous vous êtes dit
10:40est-ce qu'on fait vraiment
10:41bouger les choses
10:42quand on est au plus haut
10:43du pouvoir en France ?
10:44Moi je trouve qu'il y a
10:45des plans qui ont été lancés
10:46sur les états généraux
10:47de l'alimentation,
10:48mais aussi là sur ce qu'on peut voir
10:49et je viens d'en parler
10:50indirectement,
10:50on parle souvent d'un projet
10:53agricole,
10:53mais il doit être aussi
10:54industriel et agroalimentaire.
10:56Aujourd'hui on le voit,
10:57quand on importe
10:58la moitié de notre poulet,
10:59on a aussi des déficits
11:00sur la viande bovine,
11:02c'est qu'en fait
11:02on envoie souvent
11:03de la matière brute,
11:04des produits bruts,
11:05et on réimporte
11:06des produits transformés.
11:08Donc l'agriculteur
11:08il peut tout bien faire
11:09dans ses champs,
11:10être un super champion
11:11de l'environnement,
11:12mettre en place ses pratiques.
11:13Si dans nos territoires
11:14on n'a pas des outils industriels
11:15pour transformer ces matières-là,
11:17on n'y arrivera pas.
11:18Donc je crois qu'il y a deux jambes,
11:20emmener des bonnes pratiques
11:21dans les champs
11:21et les agriculteurs
11:22sont prêts à le faire
11:23s'ils ont une rémunération
11:25supplémentaire,
11:25mais aussi relocaliser
11:27de l'industrie
11:27dans nos territoires.
11:28C'est un projet de territoire,
11:29on a besoin de remettre
11:30des usines de transformation
11:32industrielle.
11:32On a vu quand même,
11:33on va terminer là-dessus,
11:34pas mal d'agriculteurs
11:36qui avaient fait
11:36la transition vers le bio,
11:38faire le chemin inverse
11:39parce que le marché du bio
11:40s'était effondré
11:41notamment dans la foulée
11:42de la crise Covid.
11:43Est-ce que vous sentez
11:44que ça a durablement
11:47freiné les vocations ?
11:48Je ne pense pas
11:49parce qu'aujourd'hui,
11:51d'un, il y a le rôle
11:51et la responsabilité de chacun.
11:53Quand on est consommateur,
11:54manger c'est un acte citoyen,
11:55il faut regarder
11:55l'origine des produits
11:56si on veut maintenir
11:58cette excellence agricole.
11:59Et je trouve qu'en tout cas,
12:00nous les porteurs de projets
12:01qu'on accompagne,
12:03ils sont vraiment
12:03dans cette démarche
12:04de prendre soin
12:05de leur sol,
12:06de vouloir continuer
12:06à produire plus durablement.
12:08Le sujet,
12:08c'est est-ce que les consommateurs
12:09suivent ?
12:10Et on a une responsabilité,
12:12chacun,
12:12dans des budgets
12:13qui sont aussi tendus,
12:14de pouvoir essayer
12:15de manger des produits,
12:16en tout cas français,
12:17faits par des formidables
12:18entrepreneurs
12:19que sont les agriculteurs.
12:20Et puis aussi,
12:21ce qu'on voit,
12:22c'est qu'il y a souvent
12:23cette opposition
12:23environnement-tech.
12:25Nous, on ne les oppose pas
12:26chez Hectare.
12:26Là, on vient de faire
12:28un projet qui peut sembler
12:30un peu ambitieux
12:31sur l'intelligence artificielle
12:32parce qu'on en parle
12:33dans tous les secteurs.
12:34Et je me suis dit,
12:34en plus,
12:35en ayant Xavier Niel
12:36en partenaire de ce projet,
12:37on doit s'intéresser
12:38à ce sujet.
12:39Et bien aujourd'hui,
12:40sur notre ferme,
12:40on travaille avec deux assistants
12:42d'intelligence artificielle.
12:44Alors, qu'est-ce que c'est
12:45concrètement ?
12:45Très rapidement.
12:47Je trouve que c'est formidable.
12:48On a un métier
12:48de l'oralité,
12:49de l'observation.
12:50J'ai des salariés,
12:51je suis avec vous ce matin,
12:52mais là,
12:53j'ai des salariés
12:53qui sont avec les animaux,
12:54d'autres qui sont
12:55dans les parcelles.
12:56Et bien,
12:56ils captent tout ce qu'ils peuvent voir.
12:58L'observation remonte
13:00sur le téléphone
13:01en commande vocale.
13:02Et moi,
13:02ça me fait un petit rapport
13:03pour que je puisse capitaliser
13:04sur ce savoir,
13:05sur cette observation.
13:06Donc, je pense qu'on aura aussi
13:07des solutions
13:08sur l'environnement
13:09ou sur la transition
13:09qui doivent se faire
13:10avec les outils de notre temps,
13:12avec cette modernité
13:13qui a toujours été au cœur
13:14des métiers de l'agriculture.
13:15Merci beaucoup,
13:16Audrey Bourrelo.
13:17Et à bientôt
13:17sur Be Smart for Change.
13:19On passe tout de suite
13:19à notre débat.
13:21Le sport comme levier de transition.
13:30C'est le débat
13:31de notre Smart Impact.
13:32Le sport comme levier de transition.
13:34On est juste après
13:35le Sport Med Summit
13:36qui s'est tenu
13:37le 29 avril dernier
13:38à Marseille.
13:39J'accueille Didier Poulmer.
13:40Bonjour.
13:41Bonjour.
13:41Bienvenue.
13:41Vous êtes avocat
13:42au Boreau de Paris,
13:43président de Sport et Citoyenneté.
13:45Et avec nous en duplex,
13:46François Singé
13:47qui est le directeur général
13:48de ce sommet.
13:50C'est quoi le Sport Med Summit ?
13:53Racontez-moi.
13:55Bonjour Thomas.
13:55Merci pour l'invitation.
13:56Alors effectivement,
13:57le Sport Med Summit aujourd'hui,
13:58c'est un sommet de l'impact
14:00et du sport qui réunit à la fois
14:02des clubs, des fédérations,
14:04des grands groupes,
14:04des start-up autour de thématiques
14:05très précises.
14:06Le sport santé,
14:08le sport et les co-responsabilités,
14:09le sport et la féminisation,
14:11le sport et l'inclusion.
14:12L'ensemble des thématiques
14:13qui composent le sport aujourd'hui
14:14et qui en font un levier de développement
14:16pour les territoires
14:16et pour la société.
14:17Pourquoi ça se passe à Marseille ?
14:20Écoutez, Marseille,
14:21c'est quand même
14:21ce lieu géostratégique.
14:23On est à 2h de Paris,
14:24on accueille les Alpes 2030,
14:26on a l'Afrique et le Maghreb
14:28en face de nous.
14:29On a nos voisins militariens
14:30qui ont des choses formidables
14:31à raconter sur ces sujets
14:31d'inclusion,
14:32la Grèce, l'Italie, l'Espagne.
14:34Donc voilà,
14:34on a cette fabuleuse région sud
14:37qui est catalyseur
14:38des enjeux de transformation sociétale.
14:39Donc on s'est décidé
14:40que Marseille serait
14:41un des fers de lance
14:43et un des ambassadeurs,
14:44une ville ambassadrice
14:45de ces sujets.
14:46Didier Poulmer,
14:47c'est quoi votre association
14:49sport et citoyenneté
14:51en quelques mots ?
14:52Le Think Tank,
14:53il a bientôt 20 ans.
14:56Il a été créé
14:57par Julien Japper
14:59et Sylvain Landat.
15:00L'idée c'était
15:01de promouvoir
15:02la place du sport
15:02dans la société.
15:03Alors ça peut paraître
15:04comme ça anodin
15:05mais en fait
15:06on s'est rendu compte
15:07très vite
15:08qu'il fallait
15:10une entité
15:10qui fasse des plaidoyers.
15:12Il fallait démontrer
15:13l'impact sociétal
15:15du sport
15:15dans tous les domaines
15:17et je félicite François
15:18pour ce qu'il fait
15:19au niveau du SportMet Summit
15:20parce que c'est une occasion
15:21de rappeler
15:21que le sport
15:23est un formidable levier
15:24de transition.
15:25On a vécu
15:25des jeux incroyables,
15:26tout le monde s'est régalé,
15:27on a applaudi.
15:28J'ai terminé le livre
15:28de Tony Estanguet
15:29que je conseille à tout le monde
15:30parce que c'est un boost
15:32de positif,
15:34de fierté nationale.
15:35Il ne faut jamais oublier
15:35ce qu'ont été les jeux.
15:37Exactement.
15:37Et pour moi
15:38c'est un moment fort
15:40parce que toutes ces générations
15:41qui ont été impactées
15:42pendant les jeux,
15:43qui ont vu
15:43la puissance du sport,
15:44la puissance émotionnelle,
15:46maintenant il faut convertir tout ça,
15:47il faut que ce soit utile
15:48à la société.
15:49Ce n'est pas tout
15:50d'aller vers le spectacle sportif,
15:52c'est important,
15:53ça crée de l'émotion,
15:54ça rend joyeux
15:55et ça rend heureux,
15:56mais il est essentiel
15:58de démontrer
15:58que le sport
15:59a un impact positif
16:00et que c'est un levier
16:01de transformation
16:02et ça il faut le dire,
16:03il faut le démontrer.
16:04Il y a beaucoup
16:05de mesures d'impact,
16:05je pense qu'on va en parler
16:06un peu plus tard,
16:07mais donc le think tank
16:08il est dédié
16:10à démontrer
16:11le rôle positif
16:12que le sport a
16:13dans la société
16:14à tout point de vue.
16:15François Stinger,
16:16ce sommet à Marseille,
16:18vous dites que c'est
16:19un catalyseur d'action,
16:20je comprends bien
16:21ce que vous voulez dire par là
16:22mais je veux bien l'entendre
16:22avec vos mots à vous.
16:24Oui, bien sûr,
16:25alors vous savez,
16:25on a beaucoup de conférences
16:26où parfois les gens
16:27viennent parler,
16:28on écoute
16:28et puis on repart.
16:29Nous, ce qu'on a décidé
16:30de faire sur cet événement-là,
16:32c'est des workshops de travail
16:33par exemple,
16:33où on vient regrouper
16:34une quarantaine d'experts
16:35et d'expertes
16:35sur des sujets très précis.
16:37Là aussi,
16:37un atelier sur plus de femmes,
16:39plus de sport,
16:39plus d'impact,
16:40un atelier sur le sport en 2030,
16:42qu'est-ce que c'est ?
16:42On fait venir des collectivités
16:44pour que ces collectivités
16:45puissent anticiper aussi
16:46les sujets de dérèglement climatique
16:47demain dans leur ville
16:48et dans leur collectivité.
16:53avec Sport et Citoyenneté
16:54qui vient animer un atelier
16:55sur ces thématiques.
16:56On a des pitchs de start-up aussi
16:58qui viennent,
16:59des start-up engagées
17:00qui travaillent sur des sujets
17:01là aussi,
17:01des co-responsabilités,
17:02d'inclusion, de féminisation.
17:04Et puis,
17:05ce qu'on a décidé de faire aussi
17:06cette année,
17:07c'est de donner la place
17:08aux athlètes,
17:09les athlètes qui agissent,
17:10les athlètes qui sont performants,
17:11des multimédailiers,
17:12multichampions olympiques
17:13et multichampionnes du monde.
17:14Par contre,
17:15nous, on aimerait aussi
17:16que les athlètes s'engagent,
17:17prennent la parole.
17:17Les athlètes ne sont plus neutres
17:18aujourd'hui
17:19et c'est un des sujets.
17:20Donc, nous,
17:20on agit sur le sommet,
17:21bien sûr,
17:22on écoute,
17:22on s'inspire
17:23et puis derrière,
17:24on repart avec
17:24du très concret,
17:25des infographies,
17:26des livrables blancs
17:27qui sont portés politiquement
17:28pour changer les règles,
17:29pour changer les lois aussi
17:31et pour essayer d'avoir
17:32un impact très fort
17:33avec les sports partout.
17:34Didier Poulmer,
17:35cette question,
17:35on était au sommet
17:36de la mesure d'impact
17:37au Palais d'Iéna
17:38à Paris
17:38il y a quelques semaines,
17:40on voit bien
17:42à quel point
17:43la connaissance
17:45de l'impact,
17:46de la mesure
17:46permet ensuite
17:47de générer des actions
17:48soit des acteurs privés
17:49soit des acteurs publics.
17:50En matière d'impact social,
17:52est-ce que c'est plus compliqué
17:53ou pas d'ailleurs
17:54à mesurer ?
17:56L'impact social du sport ?
17:57Alors, ça se travaille,
17:59il y a des,
17:59nous on a à peu près
18:02environ,
18:02enfin plus d'une centaine
18:03d'experts
18:03qui sont au sein du comité
18:04qui travaillent,
18:06on a élaboré justement
18:07des questionnaires,
18:08c'est à la fois quantitatif
18:10mais c'est surtout qualitatif.
18:11Donc, on a des outils
18:12aujourd'hui très concrets
18:13pour mesurer cet impact
18:14et vous avez raison
18:15de le souligner,
18:15il est essentiel
18:17de démontrer
18:18que cet impact
18:19il est concret.
18:20Il touche dans les territoires,
18:22il touche les personnes
18:22qui ont des difficultés
18:23d'accès au sport,
18:24il touche tous ces problèmes
18:26d'inclusion,
18:27il touche vraiment
18:28tellement de sujets sociétaux
18:29qu'on est capable aujourd'hui
18:31d'amener les entreprises
18:32à évoluer
18:33d'un modèle classique
18:35de sponsoring
18:35où on recherche avant tout
18:36de la visibilité
18:37vers une dimension
18:39qui est beaucoup plus engagée
18:40et ça tombe bien
18:40parce qu'au moment
18:42où ce mouvement a lieu,
18:43les entreprises
18:44ont de plus en plus
18:45l'obligation
18:45d'établir
18:46elles-mêmes
18:47un rapport
18:48extra-financier.
18:50Ça s'impose aujourd'hui
18:50aux grands groupes,
18:51ça s'imposera demain
18:51de manière beaucoup plus
18:52généralisée
18:53et le sport
18:54est un formidable
18:55levier de RSE.
18:57Ça, on oublie
18:58quelquefois de le dire
18:58mais il n'y a pas plus
19:00inclusif,
19:01il n'y a pas plus
19:03RSE
19:03que le sport
19:04parce que dans
19:04toutes ses dimensions,
19:05il réunit des gens,
19:06il améliore
19:07la santé,
19:09il intervient aussi
19:09sur l'environnement.
19:10Il y a de plus en plus
19:11de travail
19:12qui est fait sur le terrain
19:13pour que les infrastructures
19:15sportives tiennent compte
19:15de l'environnement
19:16donc sur toutes les thématiques
19:18du RSE
19:19le sport est là
19:20et il peut aider
19:21vraiment très concrètement
19:22les entreprises
19:22à remplir
19:23ce rapport extra-financier
19:24et là ça devient
19:25très concret.
19:26Effectivement,
19:26François Stinger,
19:27c'est une demande
19:28des entreprises
19:28d'avoir des métriques
19:30en quelque sorte
19:31un impact social,
19:34restons sur ce thème
19:35de l'impact social,
19:36clairement,
19:37précisément mesuré
19:38pour pouvoir s'engager
19:39ensuite ?
19:40Bien sûr,
19:40alors il faut savoir
19:41que ces entreprises
19:41sont elles-mêmes
19:42challengées par leurs consommateurs,
19:43par les citoyens,
19:44vous le voyez
19:44avec des applications,
19:46Youka, etc.
19:47Donc on a aujourd'hui
19:48cette pression sociale,
19:49sociétale,
19:50une pression aussi bien sûr
19:51des gouvernants
19:52et donc ces acteurs du sport
19:54qui sont aussi parfois
19:54des grandes entreprises,
19:55des sponsors,
19:56se doivent eux aussi
19:57de changer,
19:57de démontrer
19:58à leurs consommateurs,
20:00à leurs collaborateurs
20:00aussi en interne
20:01parce que c'est un sujet
20:01aussi de recrutement
20:02en interne,
20:03qu'elles changent,
20:04qu'elles mesurent
20:05et on a ce sujet là aussi
20:06sur des enjeux
20:07de sponsoring par exemple.
20:08là aujourd'hui
20:08dans les contrats
20:09de sponsoring
20:09on va venir
20:10éco-conditionnaliser
20:11les flux financiers
20:12à des critères RSE.
20:13Donc je vous donne
20:14un exemple,
20:14demain vous n'aurez pas
20:15100 000 euros
20:16de mon sponsoring
20:16mais 90 000 euros
20:17si vous n'avez pas
20:18une équipe de foot féminine,
20:20si vous n'avez pas
20:21un bilan carbone,
20:22si vous n'avez pas
20:23intégré des sujets
20:24de sport santé.
20:25Donc ça va devenir
20:25une pression
20:26à la fois citoyenne,
20:27à la fois des régulations
20:29et puis à la fois aussi
20:30des entreprises elles-mêmes
20:31qui changent
20:31et qui se doivent de changer
20:32si elles veulent avoir
20:34un impact concret et pérenne.
20:35Je vais vous poser
20:36la même question,
20:37on va revenir
20:38à la fois sur les Jeux
20:39de Paris 2024
20:39et puis peut-être aussi
20:40se projeter sur
20:41les Jeux d'hiver de 2030.
20:43Je commence avec vous
20:44François Singé,
20:44est-ce qu'on n'a pas
20:46refermé trop vite
20:47cette parenthèse enchantée ?
20:49Bon, écoutez, alors nous
20:50c'est un très beau sujet.
20:52On commence le sommet,
20:54on a commencé le sommet
20:55justement avec cette table ronde-là,
20:57Alpes 2030,
20:58entre défis écologiques
20:59et retombées économiques
21:00sur un territoire.
21:01Donc je peux vous dire
21:01que tout de suite
21:02on a été mis dans le bain,
21:03on a créé du débat
21:04avec des associations
21:05de défense de l'environnement,
21:06avec des acteurs aussi
21:08comme Alpes 2030,
21:09l'Asso Idéo
21:09qui va être en charge
21:11de la construction
21:11de la rénovation énergétique
21:12des bâtiments.
21:13On est au cœur aujourd'hui
21:14de ces sujets
21:15de débat de société.
21:16Et je pense que le sport,
21:17quand le débat est sain,
21:18quand on a une écoute
21:19des différents acteurs,
21:20on fait progresser la cause
21:22et on n'a pas du tout
21:23refermé cette parenthèse enchantée.
21:25Au contraire,
21:26on est en train d'essayer
21:27aussi de s'améliorer,
21:27d'en construire une nouvelle.
21:28Et pour ça,
21:29il faut que tout le monde
21:30soit ensemble.
21:30Et c'est un long chemin,
21:31c'est un long cheminement.
21:33Et il faut aussi
21:33pouvoir s'écouter,
21:34débattre dans une cacophonie
21:36parfois qu'on peut aussi
21:37nous entendre
21:38dans la société.
21:39Et ça, c'est important.
21:40Les positions extrémistes
21:41de toute façon
21:41ont du mal à dialoguer.
21:42Nous, on arrive à trouver
21:43ce terrain d'entente
21:44pour faire progresser la cause.
21:46Donc, voilà,
21:47on est assez ambitieux.
21:48Est-ce que, Didier Poulmer,
21:49effectivement,
21:50les Jeux d'hiver 2030
21:51vont permettre
21:52de rouvrir ?
21:54Parce que moi,
21:55j'ai quand même le sentiment
21:56que la parenthèse des Jeux,
21:57on l'a refermé assez vite,
21:58ne serait-ce que politiquement.
22:00C'est une très bonne question.
22:02Nous, acteurs de terrain,
22:03et je pense que François
22:04fait la même analyse,
22:06on sait que les Jeux
22:07de Paris 2024,
22:08c'est un marqueur.
22:09C'est-à-dire que
22:10c'est le point de départ
22:11d'un chemin assez important.
22:13Et comme l'a dit François,
22:14ça prend du temps.
22:15Rome ne s'est pas fait
22:15en un jour,
22:16donc une nation sportive
22:17ne se fera pas non plus
22:17en un jour.
22:18Mais il y a des acteurs
22:19de terrain,
22:20le think tank
22:21sport et citoyenneté
22:21en est un,
22:22ce que fait François
22:23avec le sport
22:24maître de famille
22:24est formidable.
22:25Il y a un héritage
22:26des Jeux de Paris 2024,
22:28notamment sur le temps
22:29qu'on...
22:30Parce qu'à côté de ça,
22:31on voit des résultats
22:33des enfants
22:35qui ont moins de capacité
22:37à tenir un effort sportif
22:39sur 1000 mètres
22:41comparé aux générations présentes.
22:43Donc, il y a un vrai
22:43défi de santé publique.
22:45lié au sport.
22:46Et en même temps,
22:47effectivement,
22:47il y a 30 minutes de sport
22:50chaque jour.
22:50Ça a été incité,
22:52créé au moment des Jeux.
22:53Est-ce qu'il y a
22:53un vrai héritage des Jeux
22:55pour vous ?
22:55Pour moi,
22:56il est indéniable.
22:56Mais vous avez raison,
22:57Thomas,
22:58et vous avez des enfants,
22:58donc vous devez le voir.
22:59Ils sont très grands,
23:00mais bien maintenant.
23:00Ils sont tiraillés,
23:02ils ont beaucoup de sollicitations,
23:04ils peuvent rester sur leur mobile,
23:05ils peuvent jouer aux jeux vidéo.
23:06mais il y a quand même aussi
23:07un mouvement de fond.
23:08On a des indicateurs
23:09qui sont quand même bien
23:11sur la pratique de l'activité sportive
23:13de manière générale.
23:14Quand vous cherchez un dossard
23:16maintenant pour faire une course
23:16d'un 10 km,
23:17un semi-marathon,
23:17ça devient très compliqué.
23:19Donc, il y a à la fois
23:19un mouvement de fond
23:20qui amène le public
23:22vers le sport.
23:23Au sein de l'entreprise,
23:24il y a aussi un effort qui est fait.
23:25Il y a de plus en plus d'entreprises
23:26qui l'intègrent maintenant
23:27au niveau de l'organisation
23:29de l'entreprise.
23:30Mais c'est vrai
23:31qu'il y a par ailleurs
23:33des indicateurs
23:33qui sont un peu inquiétants
23:34sur la sédentarité,
23:35sur un certain nombre
23:36de choses qui sont inquiétantes.
23:38Mais c'est la responsabilité
23:40des acteurs.
23:41Alors, il y a les pouvoirs publics
23:42bien entendu,
23:43mais il y a les acteurs de terrain
23:44comme ceux que vous avez aujourd'hui
23:45autour de la table.
23:46Et c'est notre rôle aussi
23:48que de militer,
23:49que de trouver des actions concrètes,
23:50que d'embarquer les entreprises.
23:52Et on est intimement convaincus,
23:54nous,
23:54et on le voit à travers nos partenaires,
23:55que les entreprises
23:56ont un vrai rôle à jouer.
23:58Donc, même celles qui n'étaient pas habituées
24:00à être présentes dans le sport,
24:00qui ne faisaient pas de sponsoring
24:01parce qu'elles étaient en B2B
24:03où elles ne voyaient pas l'intérêt,
24:05par la dimension RSE du sport aujourd'hui,
24:06elles peuvent se tourner vers nous
24:07et on peut les aider
24:08à accompagner la promotion du sport
24:10dans la société.
24:11Un dernier mot,
24:12François Singé,
24:12sur l'impact environnemental
24:15des grands événements sportifs.
24:16Parce que c'est intrinsèque.
24:17Moi, je suis fan de sport.
24:18J'adore les Jeux Olympiques,
24:19la Coupe du Monde de foot,
24:20même si je regrette
24:21qu'elles soient organisées
24:22dans trois pays en même temps.
24:23Je pense que c'est une absurdité
24:24environnementale.
24:25Je vais quand même la regarder.
24:26Malgré tout,
24:27ces grands événements,
24:28ils ont un bilan carbone
24:29qui est lié
24:30au déplacement de spectateurs.
24:32Et ça,
24:33on ne peut rien y changer.
24:34Donc, comment on réussit
24:35quand même à faire baisser
24:35le bilan de ces événements ?
24:40On a nous.
24:4180% d'empreintes carbone
24:42d'un événement,
24:43c'est le déplacement.
24:44Donc, si vous voulez,
24:44nous,
24:44on met autour de la table
24:45des représentants du FA,
24:47de la FIFA,
24:48on met des représentants aussi
24:49des experts du sujet
24:50de la responsabilité.
24:51On apporte des solutions concrètes,
24:53des recommandations.
24:53Alors après,
24:54il faut que ces événements
24:54l'appliquent.
24:55Ça, c'est une autre chose.
24:56Nous, on fait notre rôle
24:57de lanceur d'alerte,
24:58de plénoyer,
24:59comme le disait aussi Didier,
25:00on propose des recommandations précises,
25:02des fanzones par pays,
25:03moins de déplacements,
25:04moins de matchs
25:05dans les calendriers.
25:06Tout ça,
25:06c'est du très concret
25:07pour justement réduire
25:08cette empreinte carbone.
25:09Après,
25:10il faut que,
25:11politiquement aussi,
25:12l'ayant droit,
25:13ce grand organisateur d'événements,
25:14prenne un bras le compte
25:15de ces sujets
25:15et les applique.
25:16Ça, c'est un autre débat.
25:19En tout cas,
25:19nous, on est là
25:20pour apporter des solutions
25:21très concrètes,
25:22des recommandations,
25:23pour qu'ensuite,
25:24il les applique politiquement
25:25et stratégiquement.
25:26Mais vous avez raison,
25:27demain,
25:28est-ce qu'on aura encore
25:29des Jeux olympiques d'hiver ?
25:31Quelle ville sera capable
25:31de les accueillir
25:32et quel impact ça aura ?
25:33Est-ce qu'on aura encore
25:34des Coupes du Monde
25:35aux quatre coins du monde ?
25:37C'est un sujet
25:38qui fait objet du débat
25:40dans notre industrie
25:41et qui mérite
25:42d'avoir toute sa place
25:43dans l'infection.
25:44C'est pour ça
25:44qu'on a aussi monté
25:45ce sommet.
25:46C'est de créer ces débats
25:47pour apporter des solutions concrètes
25:49et faire en sorte
25:49que ces événements changent.
25:50Merci beaucoup
25:51à tous les deux
25:52d'être venus nous parler
25:53de ce SportMed Summit
25:55qui s'est donc tenu
25:56à Marseille
25:57le 29 avril.
25:59Je vous dis à bientôt
25:59sur Bsmart for Change
26:01et tout de suite,
26:01c'est l'heure
26:02du grand entretien
26:03de notre émission
26:04avec le patron
26:05de Norcy,
26:06Sylvain Brezard.
26:12Prêt pour l'impact ?
26:13C'est la question
26:13que je pose chaque jour
26:14à une personnalité
26:15qui compte dans notre économie.
26:17J'ai le plaisir
26:17d'accueillir Sylvain Brezard.
26:18Bonjour.
26:19Bonjour.
26:19Vous êtes le patron,
26:20le PDG de Norcy.
26:22Je veux bien
26:22que vous nous présentiez
26:23Norcy en quelques mots
26:25pour commencer.
26:26Alors Norcy,
26:27c'est une entreprise
26:28qui a 30 ans
26:28que j'ai créée
26:29donc en un peu plus
26:30de 30 ans,
26:31en 1994.
26:32On s'est spécialisé
26:33dans la conception
26:34et le développement
26:35de logiciels numériques
26:37autour des nouvelles technologies.
26:39Alors il y a 30 ans,
26:39c'était de connecter
26:40une machine
26:41à un système d'information.
26:42Voyez, on en est aujourd'hui.
26:43Et donc,
26:44on a développé ensuite
26:45des activités
26:46de maîtrise d'ouvrage
26:46pour accompagner
26:47nos clients
26:48et une activité
26:49d'agence du numérique
26:50pour accompagner
26:51les projets marketing
26:51liés au développement
26:53que l'on fait.
26:53Avec une dimension
26:55qui est devenue centrale
26:56dans l'entreprise
26:57d'un numérique éthique.
27:01On peut simplifier
27:02un peu cet engagement.
27:04Mais à partir de quand
27:05et pourquoi ?
27:07À partir de quand ?
27:08C'est vraiment
27:08début des années 2000.
27:09D'accord, oui.
27:12La petite anecdote,
27:13c'est qu'il y avait eu
27:14cette loi des 35 heures
27:15et tout le monde
27:15se sentait un peu coincé
27:16par cela.
27:17Et moi, je me suis dit
27:17comment faire une opportunité ?
27:18Et mon orientation,
27:19c'était de dire
27:20tiens, dans les années
27:21qui viennent,
27:22la vie va être
27:22de plus en plus compliquée
27:23dans les métropoles,
27:24les crèches, etc.
27:26Peut-être qu'on peut
27:27finalement donner
27:29davantage d'équilibre
27:30à la vie professionnelle
27:31avec un accord
27:32de 35 heures
27:33de 20 jours
27:33en complément
27:34de 27 jours.
27:35Et vous voyez,
27:35j'étais là
27:36sur la combinaison
27:36économique-sociale.
27:38Et donc,
27:38j'ai rajouté l'environnement
27:39et ça fait 25 ans
27:41qu'on développe
27:42l'entreprise
27:42autour de ces trois axes-là.
27:43Donc, vous avez fait
27:45d'une contrainte
27:46une opportunité
27:47de transformation.
27:48Et c'est maintenant
27:49une maxime
27:49de dire finalement
27:51quand quelque chose
27:53peut interpeller,
27:54déstabiliser les entreprises,
27:55plutôt que de la vivre
27:56de manière passive
27:58une contrainte,
27:59travaillons pour
28:00en faire une opportunité.
28:01Et je vous donne
28:02une autre anecdote,
28:03c'est qu'en 2015,
28:05justement pour accentuer
28:06ces dispositifs d'équilibre,
28:08vie pro, vie perso,
28:09réduire notre bilan carbone,
28:10on est passé en télétravail.
28:13Contrainte, opportunité.
28:14Je ne savais pas
28:14qu'en 2020,
28:15le monde allait s'arrêter
28:17et tout le monde allait le faire.
28:18Mais on avait 5 ans,
28:19pas d'avance,
28:20mais en tout cas,
28:20on a pu conduire
28:21le changement tranquillement,
28:23expérimenter tout cela.
28:24On était sereins en 2020.
28:25Et ça a marché,
28:26on a fait de la croissance.
28:27Oui.
28:27Avec,
28:28il y a plein de thématiques,
28:30thématiques sociales,
28:31thématiques environnementales.
28:32Je veux bien
28:32qu'on se concentre un peu
28:33sur cette thématique environnementale
28:35avec cette fausse idée
28:36d'un numérique sans impact.
28:38Est-ce que c'était le cas
28:41en 1994,
28:43peut-être pas chez vous,
28:44mais dans la société,
28:46que comme c'était
28:47un peu immatériel,
28:48c'était un secteur économique
28:50qui n'avait pas
28:50d'impact environnemental.
28:52Et à partir de quand
28:52ça a changé, d'après vous ?
28:53Alors,
28:54oui,
28:57mon petit chemin professionnel
28:59m'a amené,
28:59début des années 2000,
29:01à animer sur le plan national
29:03le centre des jeunes dirigeants.
29:04Et c'est là
29:04où j'ai poussé
29:06cette notion
29:06de performance globale
29:07intégrant l'environnement.
29:08Et donc,
29:09je dis ça pour vous dire
29:10que derrière ma réponse,
29:11oui, il y a des milliers
29:12et des milliers d'entreprises
29:13qui ne voulaient pas
29:14en entendre parler.
29:15Nous, on est dans le tertiaire,
29:16on a dit le matériel,
29:17ça ne nous concerne pas.
29:18Et c'était très difficile
29:19de faire évoluer
29:21les mentalités
29:22en disant si,
29:23mais regardez,
29:24et ça pourrait s'accentuer.
29:25Et ça s'est vérifié
29:26puisque finalement,
29:27maintenant,
29:27avec l'IA,
29:28ça devient terrible.
29:29donc,
29:30je crois qu'il a fallu 20 ans
29:32pour qu'on arrive
29:34à démystifier
29:35ce fait
29:36qu'il y a l'industrie,
29:37ça les concerne,
29:38il y a le tertiaire,
29:39ça ne les concerne pas.
29:40Aujourd'hui,
29:40il y a encore un manque
29:41de lucidité à mon sens,
29:42mais néanmoins,
29:43il y a quand même
29:44une prise de conscience.
29:44Il y a une prise de conscience
29:45de l'impact qui est réelle.
29:46Voilà, exactement.
29:46Partout ?
29:47Partout, franchement, oui.
29:48Quand vous dites
29:48manque de lucidité,
29:50ça prend quelle forme ?
29:51Le manque de lucidité,
29:52c'est de dire
29:53ok,
29:54oui,
29:54nous aussi,
29:55on émet du CO2,
29:57nous aussi,
30:00mais il n'y a pas
30:01cette lucidité
30:03qui consiste à dire
30:03qu'il faut qu'on s'active
30:05rapidement
30:05par rapport à ces problèmes-là
30:07parce que ça va engendrer
30:08de plus en plus
30:09de catastrophes,
30:10ça va engendrer
30:10de l'injustice sociale
30:11et ça va déstabiliser
30:14nos entreprises,
30:15en fait.
30:15Et une entreprise,
30:16pour qu'elle fonctionne bien,
30:17il faut qu'elle soit
30:17dans un environnement sain.
30:19Et ça,
30:19c'est là où je trouve
30:20qu'il y a un manque
30:20de lucidité.
30:21On va s'intéresser
30:24à la gouvernance,
30:25au choix que vous avez fait
30:27dans l'entreprise
30:28qui est devenue
30:28une société à mission
30:30avec une raison d'être
30:31qu'on va citer tout de suite,
30:33concevoir avec une préoccupation
30:34humaine et éthique
30:35des usages du numérique
30:36efficace
30:37afin de contribuer
30:38à l'évolution positive
30:39du monde.
30:40À quel point
30:41cette démarche,
30:43raison d'être,
30:43entreprise à mission,
30:44ça a transformé
30:45le fonctionnement
30:46de Norcisse ?
30:48En fait,
30:49ce qui l'a transformé
30:51et on va y venir,
30:51c'est la création
30:52du modèle
30:53perma-entreprise.
30:56Derrière ce modèle
30:57dans lequel
30:58on rentrera tout à l'heure,
31:01il y a en premier lieu
31:02le fait
31:03de défier
31:03une raison d'être.
31:04Donc nous,
31:05notre raison d'être,
31:05elle date de 2017,
31:07bien avant
31:07la loi PAC,
31:08l'entreprise à mission.
31:09Et comme un certain nombre
31:12de choses que l'on fait,
31:13on essaie
31:13de mener des démarches
31:15auxquelles on croit,
31:15évidemment,
31:16mais de montrer
31:17en quoi ça permet
31:18à l'entreprise
31:19de mieux fonctionner,
31:20d'être plus performante.
31:21Et en l'occurrence,
31:22là,
31:22on a pu indirectement
31:24dans les débats
31:25des commissions parlementaires
31:26sur la loi PAC,
31:27dire voilà pourquoi
31:28c'est important
31:28qu'il y ait une raison d'être
31:29dans des statuts d'entreprise
31:30et qu'il y ait des engagements
31:31derrière.
31:32Donc nous,
31:32on a fait le chemin
31:33un petit peu de manière inverse.
31:34Vous aviez été entendus
31:36par des parlementaires
31:37au moment où la loi PAC
31:38était en discussion ?
31:40Entendus par des personnes
31:40en contact avec le Parlement
31:42sur ce sujet-là,
31:43on n'était pas en direct.
31:43Mais oui,
31:44tout à fait entendu
31:44parce qu'en fait,
31:46d'avoir une histoire
31:47concrète à raconter,
31:48ça crédibilise
31:49un projet de loi.
31:50On le voit là
31:51avec la nature actionnaire
31:52où on est même cité
31:53dans le projet de loi.
31:55On va y revenir là-dessus
31:56parce qu'il y a effectivement
31:57ces grands principes
31:58de la perma-entreprise.
32:00C'est une idée,
32:01un concept
32:01que vous avez imaginé
32:04et promu depuis.
32:06Prendre soin des humains,
32:07préserver la planète,
32:08se fixer des limites
32:09et partager les richesses.
32:11Comment l'idée
32:12de perma-entreprise,
32:14vous est venue en fait ?
32:17En regardant l'agriculture,
32:19la permaculture,
32:20c'est quoi le point de départ ?
32:22Le point de départ déjà,
32:23c'est que j'approche
32:25de mes 60 ans.
32:25Alors on parle
32:26de la crise des 40 ans,
32:27moi j'ai fait la crise
32:28des 60 ans,
32:29j'avais un fils
32:29qui s'interrogeait
32:30sur le fait d'avoir des enfants,
32:31c'était très interpellant.
32:33Et mon recul a été de dire
32:35la RSE,
32:36la responsabilité sociétale
32:37des entreprises,
32:38si elle avait été suffisante,
32:39satisfaisante,
32:40le monde ne serait pas dégradé
32:41comme c'est dégradé en 20 ans.
32:42Donc il faut revoir
32:43les choses autrement.
32:44Et la première idée,
32:46ça a été de dire
32:46arrêtons de parler de RSE,
32:48il y a des tas d'entreprises
32:49qui ne veulent pas
32:50longtemps parler,
32:51mais essayons de parler
32:52de développement d'entreprise.
32:53Moi quand je vois un dirigeant,
32:54je dis je ne viens pas
32:55parler de RSE,
32:55je viens parler de développement,
32:56comment mieux développer ta boîte,
32:58comment la faire grandir.
32:59Et donc à partir de là,
33:01je me suis dit
33:02mais de quoi je pourrais m'inspirer ?
33:03Or, dans la production agricole,
33:06il y a un développement
33:07de production agricole
33:08qui est le plus vertueux
33:09qui s'appelle la permaculture.
33:10Et donc c'était intuitif
33:12parce que je ne pratiquais pas
33:13la permaculture,
33:14mais on a pendant quelques mois
33:16décortiqué tout le concept
33:17de permaculture
33:18qui est d'une richesse incroyable,
33:19on pourra y revenir.
33:20Et je me suis dit
33:21oui, ça tient la route,
33:23il faut que je transpose ça
33:24dans le monde de l'entreprise
33:24et que je l'enrichisse
33:26pour en faire un modèle
33:27de développement.
33:27Alors justement,
33:28on va rentrer dans le détail,
33:29qu'est-ce que vous avez trouvé
33:30dans la permaculture
33:31qui est transposable,
33:33efficace pour les entreprises ?
33:34Alors, la première chose
33:35qu'on a trouvée,
33:36j'avais un groupe
33:37avec des gens de Norcisse
33:38et d'autres personnes,
33:39dont un jeune philosophe,
33:41et trois principes éthiques.
33:43La permaculture dit,
33:45voilà, il faut que notre production
33:47soit alignée sur le fait
33:48de prendre soin des...
33:50il disait des hommes à l'époque,
33:51ça à 50 ans,
33:53prendre soin du sol
33:54parce que c'est nécessaire
33:56pour produire...
33:56Et puis, fixer des limites
33:58à la consommation
33:59et redistribuer le surplus.
34:01Et là, la transposition
34:03s'est faite immédiatement,
34:04disons, prendre soin
34:04des femmes et des hommes
34:05plutôt que le sol
34:06préserver la planète
34:07et le fixer des limites
34:08en notre consommation.
34:10Se fixer des limites,
34:11quels que soient
34:11les sujets de l'entreprise,
34:13donc créer de la richesse
34:14en se fixant des limites
34:15et en la redistribuant
34:16équitablement.
34:16Et partager les richesses.
34:17Ça s'est fait vraiment naturellement.
34:19Et ça, ça a été pour moi
34:21vraiment un étonnement
34:22parce que je me suis dit,
34:23même Norcisse,
34:23on ne développe pas
34:24notre entreprise
34:25avec ces trois principes éthiques
34:26qui me semblent universels.
34:28Donc voilà.
34:28Vous ne le faisiez pas à l'époque,
34:30vous le faites depuis.
34:30Oui, c'est ça.
34:31Est-ce que la transformation,
34:33pardon vous un temps,
34:34est-ce que la transformation
34:35elle est si simple à faire ?
34:36Alors, c'est ce que j'allais dire.
34:38Notre chemin faisait
34:39qu'on avait déjà
34:40bien avancé
34:41sur le plan humain,
34:42sur le plan environnemental.
34:43Mais ça nous a amené plus loin.
34:44Ça, c'est sûr.
34:45Et pour des entreprises
34:46qui n'ont pas encore
34:47véritablement avancé,
34:48là, ça leur donne un modèle
34:49avec une méthodologie
34:50pour y aller,
34:51mais dans l'esprit
34:53de développer son entreprise.
34:54Alors, si je prends par exemple
34:55le partage de la richesse,
34:56ça signifie quoi chez Norcisse ?
34:57Alors, chez Norcisse,
34:58le partage de la richesse,
35:00c'est de dire, voilà,
35:01c'est un objectif d'impact important.
35:04Je crois que le premier problème
35:05du monde,
35:05c'est le partage de la richesse.
35:07Quand il y a les COP
35:08par rapport au problème
35:10de la planète,
35:10ça ne parle que de ça.
35:11Et on ne se met toujours
35:12pas d'accord
35:13sur la répartition de la richesse
35:14dans les pays censés riches
35:15chez les autres.
35:17Donc, chez Norcisse,
35:19ça veut dire quoi ?
35:19Ça veut dire que,
35:20un, bien sûr,
35:21il y a une richesse
35:22qui va aux salariés,
35:23ça s'appelle la participation,
35:24par exemple,
35:25mais on a une fondation
35:26d'entreprise
35:27où on verse à peu près
35:295-6% de nos résultats
35:31à cette fondation.
35:32On a une fondation actionnaire,
35:34c'est encore autre chose.
35:35J'ai donné 10% des actions
35:37de l'entreprise
35:37pour créer cette fondation.
35:38Donc là,
35:39c'est 10% des résultats
35:40qui vont également
35:41à la société civile
35:42puisqu'elle a un intérêt général.
35:43Et puis,
35:45l'ensemble de tout ça
35:47doit tendre vers 50%
35:49des résultats distribués.
35:51Voilà,
35:51ça, c'est ce qu'on fait à Norcisse.
35:5350% des résultats distribués.
35:55Est-ce que ça veut dire,
35:56par exemple,
35:57que vous regardez de près
35:59les écarts de salaire
36:00dans l'entreprise ?
36:01Dans le modèle
36:02permentreprise,
36:04il y a,
36:04dans les ingrédients,
36:06si on parle d'ingrédients
36:07pour bâtir un projet,
36:08il y a ce qu'on a appelé
36:09des objectifs d'impact.
36:10L'écart des salaires
36:12est un des objectifs d'impact.
36:13qui touche le principe éthique
36:15de prendre soin
36:16des femmes et des hommes.
36:17Et donc,
36:18effectivement,
36:20l'objectif d'impact
36:21vers lequel on pousse,
36:22c'est de dire
36:24entre le salaire médian,
36:26celui qui est au milieu
36:27de la population des salariés,
36:29et le plus haut salaire,
36:31il faut que ça aille
36:31de 1 à 5,
36:32voire de 1 à 10
36:33pour les grands groupes.
36:34Donc là,
36:34c'est sûr que je ne me fais pas
36:35que des amis,
36:36mais en tout cas,
36:38nous,
36:38il est de 1 à 3,8.
36:40Ah oui,
36:40effectivement,
36:41vous êtes en dessous
36:42de cet objectif.
36:43Et je ne pense pas être malheureux.
36:45Ça se voit en vous regardant.
36:47Qu'est-ce que vous répondez
36:48à l'argument de dire
36:49« Ah mais oui,
36:50mais si on ne paye pas
36:51très très bien,
36:51les patrons,
36:52ils iront voir ailleurs. »
36:55La compétence,
36:55ça se paye.
36:56Ça, c'est clair.
36:59Maintenant,
37:00je pense que
37:02rien n'a démontré
37:04que c'est parce qu'on paye
37:05très très cher
37:06un patron
37:07qu'il est très efficace.
37:09D'ailleurs,
37:10il me semble que,
37:11c'est ma même bonne,
37:12un monsieur gandois
37:13qui était un patron
37:14de grandes entreprises
37:16a dit « Moi,
37:16je suis payé
37:172 à 300 000 euros.
37:19C'est très très bien. »
37:21Et il a fait très bien
37:22son métier.
37:22Donc, je pense
37:24qu'il faut prendre
37:25du recul sur cela.
37:27Et dans les plus petites entreprises,
37:29c'est tout aussi important.
37:31Parce que la richesse
37:33qui est créée,
37:34ok,
37:35le dirigeant,
37:35c'est peut-être lui
37:36qui a eu l'idée d'origine,
37:38qui prend des risques.
37:41Le dirigeant actionnaire,
37:42il prend des risques.
37:42Donc,
37:43il faut qu'il soit rémunéré
37:44là-dessus.
37:45Mais c'est quand même
37:46le collectif des salariés
37:47qui produit
37:48et qui participe largement
37:50à la création de richesses.
37:52vous faites de la politique.
37:56Alors,
37:56de la politique
37:57telle que je voudrais
38:00qu'elle soit diffusée partout.
38:02C'est-à-dire,
38:02oui,
38:03préoccupation de la cité,
38:04du monde,
38:05mais pas de la politique politicienne.
38:06Ça,
38:07non,
38:07pas du tout.
38:08Non,
38:09je ne suis pas fait pour ça.
38:10Oui,
38:10on vous a sollicité.
38:12Parce que la démarche
38:13qui est la vôtre,
38:13elle est politique intrinsèquement.
38:15Elle est politique
38:15parce que le modèle
38:17permet entreprise.
38:19Je vous ai parlé,
38:20c'est pour développer l'entreprise,
38:21mais sa finalité
38:22qui est affichée,
38:23c'est d'améliorer
38:24les conditions d'existence
38:25des êtres humains.
38:26Voilà.
38:27Donc,
38:27ça,
38:27c'est politique.
38:28Évidemment.
38:28Mais encore une fois,
38:29moi,
38:30je pense ne savoir faire
38:31et encore,
38:32restons modestes,
38:33que de l'influence
38:34par des pratiques.
38:36Et c'est souvent
38:37le plus efficace.
38:38Alors,
38:38il y a une question,
38:39il y a un principe dans l'émission.
38:41L'invité de la semaine précédente
38:42pose la question
38:43à son successeur.
38:44C'était Thierry Moza,
38:45le président d'Otégo.
38:47Ça rejoint les thématiques
38:47dont on parle.
38:48On l'écoute.
38:49Bonjour Sylvain.
38:50Bonjour.
38:50Vous défendez
38:52une économie à impact.
38:55De quelle manière
38:58vous mesurez
38:59cette création de valeur
39:01à impact
39:02au niveau sociétal
39:04et au niveau économique ?
39:05Merci.
39:07Alors,
39:07on parle de mesures d'impact,
39:09en fait,
39:10ce qui est très important.
39:11Et j'imagine aussi
39:12pour convaincre
39:13d'autres chefs d'entreprise
39:14de prendre ce chemin-là.
39:15C'est ça.
39:15Et donc,
39:17le modèle
39:17perma-entreprise a 5 ans.
39:18Et il y a 5 ans,
39:19on ne parlait pas d'impact
39:20comme aujourd'hui.
39:21C'est pour montrer
39:21que ça avance.
39:23Dans le modèle
39:24perma-entreprise,
39:24il y a 24 objectifs
39:25d'impact incontournables.
39:27Et après,
39:27on peut en rajouter
39:28en fonction de son contexte
39:29d'entreprise.
39:30Vous en avez cité un tout à l'heure
39:31sur les cas des salaires.
39:32Je vous en ai cité un autre
39:33sur la redistribution des richesses.
39:35Si on revient
39:36sur les problèmes de la planète,
39:38il y a un objectif d'impact
39:40qui touche
39:40la réduction des émissions
39:41et un objectif d'impact
39:42qui touche
39:43la compensation
39:44des émissions
39:45qu'on n'arrive pas à réduire.
39:46Un objectif d'impact
39:48qui touche
39:48la participation
39:49à renouveler
39:50la biodiversité
39:51ou à éviter
39:52qu'elle disparaisse.
39:53Voilà.
39:54Donc le modèle PERMA
39:55intègre de lui-même
39:56ses objectifs d'impact.
39:57Ce qui fait qu'à la fin,
39:59quand on dit
40:00voilà mon projet,
40:01on a un référentiel
40:02mais qui n'est pas RSE,
40:03qui est un référentiel
40:04de développement
40:04avec des indicateurs
40:06de business,
40:06des indicateurs sociaux,
40:07etc.
40:08Ce sont souvent des coûts.
40:11Est-ce que c'est aussi
40:11de la performance ?
40:12Parce que c'est...
40:13Oui.
40:13Voilà, moi je me mets à la place.
40:14Je ne suis pas chef d'entreprise
40:16mais ok,
40:17il est super convaincant,
40:19Sylvain Brezard,
40:20je vais y aller.
40:20Mais est-ce que
40:21je vais être plus performant
40:22ou pas ?
40:22Alors, oui.
40:26Mais c'est essentiel.
40:27Parce que,
40:28encore une fois,
40:28je m'adresse aux dirigeants
40:29d'entreprise
40:30et si je leur dis
40:31que c'est un coût
40:32mais ça n'améliore pas
40:33vos résultats,
40:34ça ne marchera pas.
40:34En fait,
40:35l'impact qui s'est vérifié
40:36à Norcis,
40:37puisque bien sûr
40:37on expérimente ça
40:39depuis longtemps,
40:40et ensuite ailleurs,
40:41c'est que ça a notamment
40:42des impacts
40:43sur ce qu'on appelle
40:43les coûts cachés.
40:44Je vous donne des exemples
40:45dans mon monde du numérique
40:46où pendant 13-14 ans,
40:49pénurie, pénurie,
40:50pénurie de compétences.
40:51Donc,
40:52un des impacts
40:53de performance,
40:54c'était quel est votre turnover ?
40:55Quand vous avez des turnovers
40:56de 25% des salariés,
40:5825% qui partent chaque année,
41:00c'était le turnover moyen
41:01de notre secteur
41:01il y a encore 3 ans.
41:02Et que vous,
41:03vous êtes à 8%,
41:04et bien en fait,
41:05un calcul,
41:06vous alignez,
41:07nous on est 700 salariés,
41:08vous alignez
41:08les centaines de cas
41:10euros de bénéfices en plus.
41:12Un autre impact,
41:15c'est les arrêts maladie.
41:17Pour moi,
41:17les arrêts maladie,
41:18bien évidemment,
41:21on a tous,
41:22à un moment donné,
41:22des problèmes de santé,
41:23mais c'est révélateur aussi
41:24de la gouvernance
41:26et du management
41:27de l'entreprise.
41:28Vous regardez,
41:29il y a ce réflexe
41:31de dire,
41:32voilà,
41:32quand un manager
41:33est un peu violent
41:34avec quelqu'un,
41:34vous allez voir,
41:35comme par hasard,
41:36il va être en arrêt maladie.
41:37Donc c'est un bon indicateur.
41:38Nous,
41:39on est en arrêt maladie,
41:40on est à 3 jours en moyenne
41:41par salarié.
41:43Quand vous avez une entreprise,
41:44vous êtes à 12 jours,
41:45à 15 jours.
41:46Je crois que dans le privé,
41:47c'est autour de 15 jours.
41:48Vous voyez,
41:493 à 15 jours,
41:49ça fait 12 jours de production
41:51pour nous sur 700 personnes.
41:53Et bien,
41:53ça fait des bénéfices en plus,
41:55il me semble.
41:55Oui,
41:55effectivement,
41:56c'est mécanique en quelque sorte.
41:58Voilà.
41:59Je voudrais qu'on a parlé
42:00d'environnement.
42:01Alors,
42:01au-delà de notre site,
42:02du secteur,
42:03on a commencé par ça
42:03sur la prise de conscience
42:04de l'impact environnemental
42:06du secteur du numérique
42:08qui a la question
42:09de la durée de vie
42:10des équipements numériques.
42:12À quel point cet enjeu
42:13est central
42:14et comment il évolue ?
42:16Alors,
42:17dans le numérique,
42:20aujourd'hui,
42:21ce qui est le plus central,
42:23c'est effectivement
42:24l'usage de matériel
42:26et puis c'est le stockage de données,
42:28c'est-à-dire
42:30les clouds et compagnies.
42:31Après,
42:32le reste,
42:32c'est important
42:33mais c'est moins lourd
42:35en impact.
42:36Alors,
42:37si on en vient
42:37au matériel,
42:38effectivement,
42:39nous,
42:40notre première action,
42:42finalement,
42:42ça a été
42:43d'allonger la durée de vie.
42:45Le matériel,
42:46comptablement,
42:47il doit être amorti
42:47sur trois ans.
42:48Si on faisait évoluer
42:49la loi
42:49en disant
42:49voilà,
42:50il ne peut s'amortir
42:51que sur six ans,
42:52que sur huit ans,
42:53vous verriez tout le monde
42:56utiliser davantage
42:56le matériel.
42:57Vous voyez,
42:58il y a des choses
42:58comme ça
42:58qui pourraient être faites.
42:59Je ne parle pas de politique.
43:02Mais voilà une bonne idée
43:04à mettre dans les programmes.
43:04Voilà,
43:05donc c'est ce qu'on a fait nous.
43:07C'est-à-dire que
43:08nos ingénieurs,
43:09eux,
43:09veulent toujours
43:10les plus belles machines.
43:11Oui,
43:11alors c'est ce que j'allais vous dire.
43:12Mais est-ce qu'ils sont moins efficaces
43:14parce qu'ils n'ont pas
43:14les dernières machines ?
43:15Alors,
43:15on leur demande juste
43:16le droit d'expérimenter.
43:20Donnez-nous le droit
43:21d'expérimenter.
43:22Après,
43:22ça ne vous satisfait pas,
43:23on sait l'entendre.
43:24Si ça vous satisfait,
43:25on avance tous.
43:26Donc,
43:26on a aujourd'hui
43:27des durées de vie
43:28autour de huit ans
43:29de nos machines.
43:30et quand
43:33pour nos ingénieurs,
43:34elles ne sont plus suffisantes
43:36en termes de puissance de traitement,
43:37par exemple,
43:38évidemment,
43:38on fait en sorte
43:39qu'elles soient réutilisées
43:40et là,
43:41à nouveau,
43:41on rejoint le monde associatif
43:43qui est tout à fait intéressé par cela.
43:45Après,
43:45on a expérimenté
43:47du matériel d'occasion,
43:48évidemment,
43:49pour par exemple
43:50des fonctions
43:51de ressources humaines,
43:53financières et autres
43:53qui n'ont pas besoin
43:54de grosses machines.
43:56Il faut avouer,
43:57pour être honnête,
43:58que ce n'est pas encore
43:59très stabilisé,
44:00ces machines.
44:00C'est-à-dire que ça tombe
44:01un peu trop en panne
44:02à notre goût.
44:03Mais on a essayé cela.
44:07Sur les mobiles,
44:08puisqu'on travaille beaucoup
44:09sur les mobiles aussi,
44:10les applications mobiles,
44:11vous savez qu'il y a des mobiles
44:12qui sont,
44:13comment dirais-je,
44:14peut-être plus respectueux
44:16de la planète que d'autres.
44:17On les a expérimentés.
44:18En fait,
44:19on expérimente tout
44:19et puis on retient
44:20les bonnes idées
44:21quand elles s'avèrent
44:24acceptées par les salariés.
44:25Vous avez donné
44:26un siège à la nature
44:28à votre conseil d'administration.
44:31Pourquoi cette démarche ?
44:32Pourquoi il fallait
44:33aller jusque-là ?
44:33Oui.
44:34En fait,
44:38qui est souverain
44:39dans une entreprise ?
44:40C'est l'actionnaire.
44:42Donc,
44:43dans notre modèle
44:43perm'entreprise,
44:44on s'est dit
44:44si on va aller jusqu'au bout
44:46par rapport à nos principes éthiques
44:47et notamment préserver
44:48la planète,
44:49il faudrait que la nature
44:50soit souveraine à Norcis.
44:52Pour être souveraine,
44:53il faut qu'elle soit actionnaire.
44:55Donc,
44:56on a trouvé un dispositif.
44:58Je parlais tout à l'heure
44:59de la fondation actionnaire
45:00qu'on avait créée,
45:01dont je suis le président,
45:02ce qui fait que je représente
45:03cette fondation
45:04dans le conseil d'administration
45:05de Norcis.
45:06Eh bien,
45:06j'ai délégué
45:07pour tout ce qui touche
45:08la nature
45:08ces responsabilités-là
45:10avec le droit de vote
45:11et le droit de veto
45:12à quelqu'un d'extérieur
45:13qui a fait son chemin
45:16professionnel
45:16autour de ses problématiques
45:19de respect de la planète,
45:20de gouvernance,
45:21d'évolution de gouvernance,
45:22etc.
45:23Il s'appelle France Go.
45:24Et donc,
45:25voilà,
45:25on est allé au bout
45:26de cette démarche
45:27de dire qui est souverain.
45:29Depuis quand
45:29et avec quel effet ?
45:31Alors,
45:32depuis quand ?
45:33Ça fait 18 mois,
45:34le temps passe vite,
45:34c'est fou.
45:36Avec quel effet ?
45:39En fait,
45:40je dois rajouter
45:41que pour qu'ils se sentent forts
45:45et quand vous êtes
45:47dans un conseil d'administration,
45:48ça parle évidemment
45:50résultats, business,
45:51tout un tas de choses.
45:53Moi,
45:53là,
45:54sur ce sujet-là,
45:55je voudrais qu'on revienne en arrière
45:56ou ça ne me convient pas,
45:56il faut quand même être fort.
45:57Donc,
45:58on a créé un en-conseil de la nature
45:59qui finalement est composé
46:01d'autres experts
46:02qui sont dans notre commission éthique,
46:04dans notre conseil de mission,
46:06etc.
46:06Et qui vont l'aider
46:08à prendre des positions.
46:09C'est-à-dire que,
46:10comme ça,
46:10il est en conseil d'administration
46:11au nom d'un collectif
46:12et pas seul.
46:13Et ça,
46:13c'est extrêmement important.
46:14Et là aussi,
46:15on est allé jusqu'au bout
46:16puisque notre conseil social-économique,
46:18le représentant des salariés,
46:19on l'a fait évoluer
46:20en conseil social-économique
46:21et nature
46:22avec des prématiques de nature
46:23pour qu'il fasse partie de cela.
46:24Donc,
46:25notre nature actionnaire
46:27vient au nom d'un collectif
46:28avec un certain nombre
46:29de recommandations
46:31ou par rapport à des actions
46:33qu'on mène
46:33de positions à prendre.
46:35Donc,
46:36qu'est-ce que ça a fait évoluer ?
46:37La première chose
46:37que ça a fait évoluer,
46:39c'est qu'ils nous ont fait sortir
46:42du pur émission de CO2.
46:46Tout était orchestré par cela
46:47autour des bilans carbone.
46:49Et en disant,
46:49non,
46:50il y a ce principe
46:52des neuf limites planétaires,
46:54ils nous ont mis en contact
46:56avec un centre
46:56à Stockholm
46:57de recherche
46:58sur comment mesurer
46:59l'impact de ces neuf
47:00limites planétaires.
47:02Dedans,
47:02il y a l'eau,
47:03il y a les océans,
47:03il y a tout,
47:04voilà.
47:04Et donc,
47:05ils sont fait évoluer
47:06Norcise dans ce sens-là
47:07et aujourd'hui,
47:08on a autant de préoccupations
47:10vis-à-vis des problématiques
47:12d'eau
47:12que de CO2.
47:14Voilà.
47:14donc c'est une avancée.
47:15Alors vous allez me dire,
47:16qu'est-ce que vous faites
47:16par rapport à l'eau
47:17puisque la construction
47:18des machines consomme
47:19énormément d'eau.
47:21Je crois que,
47:22j'avais fait le calcul,
47:23700 ordinateurs,
47:25c'est 15 000 tonnes d'eau.
47:29Moi-même.
47:30Et on n'est pas la plus grosse
47:31entreprise de France.
47:32Donc voilà.
47:33Donc ce que l'on fait,
47:35c'est comme pour la BFCC,
47:36on mène des actions
47:37avec nos fondations.
47:38Voilà.
47:38C'est un peu des actions
47:40dites de compensation.
47:42Mais dans la mesure
47:43où on n'est pas en prise directe
47:44avec l'eau,
47:44on n'est pas en prise directe
47:45avec biodiversité,
47:46c'est le bon moyen,
47:48finalement,
47:48d'agir quand même
47:49au bénéfice de la planète.
47:50Est-ce que les labels
47:52servent à quelque chose ?
47:52J'ai vu que vous étiez
47:53Bicorp depuis un certain
47:55nombre d'années.
47:56Pourquoi vous avez...
47:57Parce que votre démarche,
47:59est-ce qu'il y a besoin
47:59de rajouter un label
48:01qui a plein de qualités,
48:03Bicorp,
48:03on le cite souvent
48:04dans cette émission ?
48:05En fait,
48:07on s'est dit
48:09puisque ce modèle
48:10perm'entreprise,
48:12on voulait tenter
48:13de l'essaimer,
48:15d'avoir un rôle d'influence
48:16sur le monde de l'entreprise.
48:18On s'est dit
48:18qu'il faut rentrer
48:19dans d'autres dispositifs.
48:20Il n'y a pas d'autres dispositifs
48:22qui parlent de modèles
48:23de développement,
48:23mais il y a des dispositifs
48:25purement RSE
48:25comme Bicorp.
48:27Et donc,
48:27on s'est dit
48:27qu'il faut qu'on rentre dedans
48:29pour les connaître
48:30très très bien
48:31et pouvoir justement
48:32voir en quoi
48:32il y a de la complémentarité,
48:34en quoi l'un peut tirer
48:35l'autre, etc.
48:36Donc, nous,
48:37qu'on soit entre première mission
48:38ou qu'on soit Bicorp,
48:39c'est simplement
48:40pour cela,
48:40pour être dans les dispositifs
48:42et pouvoir être
48:44entre guillemets
48:44un peu plus intelligent
48:45quand on parle
48:45de tous ces sujets-là.
48:46Est-ce que vous arrivez
48:48à convaincre
48:49toujours autant
48:50ou est-ce que c'est
48:50un peu plus difficile
48:51depuis quelques mois ?
48:52Alors,
48:54ça,
48:54c'est le monde
48:54de l'entreprise,
48:55c'est que quand
48:56le business est plus difficile,
48:57on a tendance
48:58à se refermer.
49:00Je l'ai vécu
49:01à chaque étape.
49:02Je me souviens
49:02de 2003
49:03où dans l'informatique,
49:04il y avait eu vraiment
49:05beaucoup de soucis.
49:06Tout le monde se renferme
49:07et ne pense plus qu'à ça
49:10en cours après le business.
49:11Donc,
49:11c'est vrai
49:12que ça prend
49:12beaucoup d'énergie
49:13et que ce n'est pas
49:14au bénéfice
49:15de l'RSE
49:15et de ses engagements
49:16dont on parle.
49:18Néanmoins,
49:19ce que j'essaie
49:20de faire un or 6
49:22et de démontrer,
49:23c'est que
49:24c'est quand c'est difficile
49:25qu'on fait plus
49:26la différence
49:27par rapport
49:27à nos concurrents.
49:28Quand c'est facile,
49:30quand il y a de la croissance.
49:31Nos marchés,
49:31jusqu'à 2023,
49:33étaient en croissance.
49:34Tout le monde
49:35pouvait prétendre
49:36et se glorifier.
49:37On fait de la croissance,
49:38on fait de la croissance.
49:40Quand c'est l'inverse,
49:41notre marché
49:41est en décroissance
49:42maintenant,
49:42c'est là
49:43où on va voir
49:43si vous êtes
49:45meilleur que d'autres.
49:46Or,
49:46une entreprise,
49:47pour réussir,
49:48elle doit être
49:48meilleure que d'autres.
49:49Donc moi,
49:50je trouve que
49:50ça peut être stressant
49:52tous ces contextes-là,
49:53mais je trouve
49:53que c'est des périodes
49:54intéressantes
49:55et justement,
49:56quand on fait
49:56de contraintes
49:57et des opportunités,
49:58quand on anticipe
49:58des choses,
49:59ça peut être efficace.
50:00Je vais vous citer
50:02en montagne,
50:03arriver au sommet,
50:04on relit sa trace.
50:06Moi,
50:06à la fin de ma vie,
50:06je serais heureux
50:07d'avoir pu transmettre
50:08autre chose
50:08que de l'argent.
50:09Là,
50:10et ma richesse.
50:10Alors,
50:11c'est trop tôt
50:11pour vous retourner
50:13relire la trace.
50:14Merci.
50:15Non,
50:15mais vraiment.
50:15mais quand même,
50:17si vous faites un peu
50:18le bilan,
50:19le chemin parcouru.
50:20Oui,
50:21c'est parce que
50:21j'ai fait beaucoup
50:22de randonnées
50:22en podfog,
50:23vous savez,
50:23où vous montez
50:23sur les sommets
50:24et vous voyez
50:26quand ça s'est serré,
50:28vous voyez que là,
50:28vous avez souffert
50:29de mes espiraux.
50:32Donc,
50:32oui,
50:34mais c'est...
50:35Moi,
50:36voilà,
50:37j'ai...
50:39Mon projet
50:40de chef d'entreprise
50:41est un projet
50:43qui veut
50:44se préoccuper
50:45des problématiques
50:46du monde,
50:47donc notamment
50:47sociales au départ.
50:49Alors,
50:49on me dit souvent
50:50pourquoi,
50:51comment c'est né cela ?
50:51Peut-être que mes parents
50:52instituteurs
50:53m'ont transmis
50:54certaines valeurs.
50:54Peut-être qu'aujourd'hui,
50:55ils sont s'occupés
50:56des jeunes
50:56avec une association
50:57que j'ai créée,
50:58le Réseau Étincelle,
50:59c'est pour cela.
50:59Mais,
51:01voilà,
51:01l'idée,
51:02c'est de dire finalement
51:03quelle est la plus grande richesse ?
51:04Moi,
51:04je crois que la plus grande richesse,
51:06c'est les aventures humaines
51:07que l'on peut vivre.
51:09Voilà.
51:10Eh bien,
51:10voilà,
51:10c'est une très belle conclusion.
51:12il y a moultes façons
51:13de les vivre.
51:14On peut le vivre par le sport.
51:15Moi,
51:15je le vis beaucoup
51:15par le monde associatif aussi
51:17où on rencontre
51:18des gens différents,
51:19des gens qui pensent différemment,
51:21qui agissent différemment,
51:22qui,
51:22voilà,
51:22et ça,
51:23c'est de la richesse.
51:24Et,
51:24et,
51:25le,
51:27le côté matériel,
51:29finalement,
51:30qu'est-ce que c'est
51:31dans tout cela ?
51:31Quand on pense
51:32à nos aïeux,
51:33on ne pense pas
51:33au côté matériel,
51:34on pense à,
51:35oui,
51:35mon grand-père,
51:36ben voilà,
51:37pendant la résistance,
51:38il a aidé des résistants.
51:40Merci beaucoup,
51:41Sylvain Bozard
51:41et à bientôt
51:42sur Bsmart Fortune.
51:43C'est moi qui m'en remercie.
51:44On passe tout de suite
51:44à notre rubrique start-up.
51:45Merci.
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