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  • il y a 5 semaines
Mercredi 17 décembre 2025, retrouvez Julien Franclet (Président, SudVinBio), Malo Gaudry (fondateur et président, Ekino), Bertrand Milliat (responsable du digital, Binomes), Maya Bendifallah (directrice scientifique,, Nutropy) et Frédéric Pastur (Directeur Général, Columbus Café) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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Transcription
00:00Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission de celles et ceux qui font de la transformation environnementale et sociétale un axe fort de leur stratégie.
00:16Et voici le sommaire, c'est Frédéric Pasture, le directeur général de Columbus Café, qui sera l'invité du grand entretien tout à l'heure.
00:2426 minutes pour comprendre à la fois l'entreprise, sa croissance et puis la réduction de son impact environnemental.
00:30Mais d'abord, je reçois Julien Francklet, le président de Sud Vimbion.
00:34On verra comment se porte le secteur et puis comment il fait face au dérèglement climatique dans notre débat.
00:40C'est un gros plan sur un projet d'intelligence artificielle au service de l'humain que je vous propose,
00:46ou quand le groupe de conseil Equino crée un outil numérique pour aider l'association Binôme à ouvrir le sport aux personnes en situation de handicap.
00:54Et puis dans notre rubrique Smart Ideas, je vous présenterai une utropie qui produit des protéines de lait sans passer par la case élevage.
01:04Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:06L'invité de ce Smart Impact, c'est Julien Francklet. Bonjour.
01:16Bonjour.
01:16Bienvenue, vous êtes le président de Sud Vimbion.
01:18On va parler ensemble de cet événement Millésime Bio.
01:22C'est un mondial du vin bio que vous organisez à Montpellier au mois de janvier prochain, 26 au 28 janvier.
01:27Mais d'abord, vous représentez qui ? Sud Vimbion, c'est quoi ?
01:30Sud Vimbion est une association interprofessionnelle qui regroupe en fait tous les acteurs de la filière viticole bio en Occitanie.
01:37Donc nous représentons 1100 vignerons bio d'Occitanie et une cinquantaine de metteurs en marché.
01:43D'accord. Et donc cet événement, 26-28 janvier, c'est la 33e édition déjà.
01:48J'ai été déjà surpris par la durée.
01:51C'est-à-dire que cette préoccupation du vin bio, elle existe depuis plus de trois décennies.
01:56Effectivement. Déjà, l'agriculture biologique existe depuis 40 ans.
02:00Puisqu'en 2025, nous avons fêté les 40 ans du label.
02:03Et effectivement, déjà au début des années 90, il y avait déjà une poignée de vignerons convaincus
02:10qui se sont structurés en créant Sud Vimbion en 1991.
02:13Et dès 1993, on créait la première édition du salon qui s'appelle Millésime Bio.
02:18Pourquoi Montpellier ? Est-ce que c'est une terre de bio d'une certaine façon ?
02:21Alors effectivement, originellement, la région Languedoc-Roussillon propose un climat
02:27qui facilite la culture en agriculture biologique avec un climat plutôt sec.
02:30Et donc, il va vraiment diminuer la pression sur la maladie numéro 1 de la vigne qui est le milieu de la vigne.
02:36Alors tiens, on aurait pu commencer par ça.
02:38Ça veut dire quoi, produire du vin bio ? Qu'est-ce que vous faites de différent ?
02:41Alors déjà, pour produire du vin bio, mais c'est vrai pour toute l'agriculture biologique,
02:46on est certifié par rapport à un cahier des charges européen.
02:51Donc en fait, on a des règles qui sont clairement écrites.
02:56Et l'objectif, c'est vraiment de ne pas utiliser de produits chimiques de synthèse.
03:02Et donc, on a une liste positive de produits d'origine naturelle.
03:05On parle souvent du cuivre, mais il y a également plein d'autres produits qui sont autorisés pour produire du raisin bio.
03:13Et ensuite, au chez, c'est pareil, lorsqu'on transforme le raisin en vin
03:15et pendant tout l'élevage jusqu'à la mise en bouteille,
03:17là également, on a un cahier des charges qui ne nous autorise que certains produits dans tout le codex onologique.
03:23Si on compare au monde du vin en général, c'est un univers qu'utilise beaucoup d'un tronc chimique ?
03:33C'est assez caché, finalement, mais disons qu'on n'a pas de liste des ingrédients officiellement sur les bouteilles de vin.
03:41Enfin, ça a un petit peu changé avec l'intégration du QR code au dos des bouteilles.
03:45Mais globalement, on a toujours l'impression que le vin, c'est juste du raisin qui fermente dans les cuves
03:48et puis après, on le met en bouteille.
03:49Alors qu'il y a beaucoup de techniques derrière.
03:51Et effectivement, le fait d'être en agriculture biologique nous demande un peu plus de technicité, de précision
03:56puisqu'on a moins d'outils pour préserver la qualité des vins.
03:59Alors, deux questions générales sur le secteur du vin.
04:02C'est vrai qu'il y a un recul global de la consommation de vin.
04:06En France, même, on pourrait dire dans le monde.
04:09Est-ce que ça touche aussi le vin bio ?
04:10Ou un peu moins ?
04:12En fait, quand on regarde la consommation de vin, effectivement, elle baisse dans le monde entier.
04:16Si on regarde vraiment l'évolution du vin bio, que ce soit en valeur ou en volume, il y a une progression.
04:22Il y a une progression parce qu'il y a aussi de plus en plus de vignerons et de caves coopératiques qui travaillent en bio.
04:26Si on compare 2024 à 2023, on a plus 7% en volume de vente et plus 7% en valeur également.
04:33Est-ce que vous séduisez ? Parce qu'il y a un vrai défi pour le secteur du vin en général, c'est de séduire les jeunes.
04:39Est-ce que vous séduisez plus les jeunes que la moyenne ?
04:42Ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui, il y a un changement, en fait, vraiment sociétal sur la consommation d'alcool.
04:48Et la société cherche à moins consommer d'alcool, mais des alcools de meilleure qualité.
04:54Et en ce sens, les vins bio répondent vraiment à cette demande-là, puisqu'on sait qu'on a des impacts positifs sur l'environnement
05:01et également sur la santé des travailleurs et des riverains de nos vignes.
05:05Oui, évidemment. Il y a aussi la question du titrage, du degré d'alcool des vins.
05:09C'est vrai qu'avec le réchauffement, ça devient parfois compliqué de rentrer dans les cases.
05:14Et c'est vrai aussi que, si on reparle de la consommation, il y a peut-être une demande de vins moins puissants.
05:22Est-ce que ça fait partie de vos réflexions d'avenir ?
05:24Complètement. Il y a la catégorie de ce qu'on appelle les no-lots, donc no-alcool, low-alcool.
05:27Donc, pas d'alcool sans alcool, avec, depuis mars dernier, la désalcoolisation totale des vins bio
05:33qui est autorisée par le Cahier des Charges Européens.
05:35Et ensuite, effectivement, on cherche à coller, de toute façon, aux tendances de consommation.
05:40Et les vins à faible degré d'alcool sont une piste de débouché et la désalcoolisation totale également.
05:48Est-ce que le secteur du vin bio a besoin du soutien de l'État ?
05:53Est-ce que c'est un secteur sous subvention ?
05:56Parce que ça peut valoir pour le bio en général.
05:59C'est une vraie question qu'on se pose.
06:01Alors, souvent, cette question est souvent posée, mais on s'aperçoit que quand on décortique, par exemple, la PAC,
06:05la part d'aide qui va à l'agriculture biologique est relativement faible dans le volet de la PAC.
06:11Alors, on a besoin d'aide aux investissements, d'aide à la restructuration de notre vignoble.
06:16Ça, c'est quelque chose qui est important, puisque, comme je vous disais tout à l'heure, on a des changements de consommation.
06:20Donc, ce qui veut dire qu'on a besoin de faire évoluer notre vignoble pour coller aux consommateurs.
06:24Et ensuite, on a aussi des besoins pour trouver des débouchés.
06:28Et ça, c'est assez important de pouvoir avoir le soutien de l'État sur ces actions-là.
06:33Alors, le vin bio, il fait sa part de la lutte contre le dérèglement climatique,
06:40ou en tout cas le travail commun qu'on essaye de faire pour limiter les dégâts du réchauffement.
06:48Est-ce que vous en souffrez, à l'inverse ? Vous voyez ce que je veux dire ?
06:50C'est-à-dire que vous, par exemple, dans votre région, autour de Montpellier, à quel point vous envoyez les effets ?
06:57Alors, en fait, on envoie les effets, mais comme n'importe quel agriculteur.
07:00Qu'on soit en agriculture conventionnelle ou biologique, on a les mêmes impacts.
07:02Sachant que l'Occitanie est une région, une grande région, avec toute une partie du vignoble qui est sur un climat méditerranéen.
07:09Moi, je suis originaire du Gers, vigneron dans le Gers, et donc du coup, je suis sur la partie océanique.
07:13Et donc, on a des problématiques avec le changement climatique, mais qui sont assez différentes.
07:17La partie, l'arc méditerranéen va plutôt souffrir d'un manque d'eau,
07:20et avec une désertification par endroit du monde agricole,
07:24sans parler de l'incidence des incendies, notamment du méga-feu de cet été.
07:29Et à contrario, nous, dans le sud-ouest, on va avoir un autre problème.
07:32Des fois, c'est un excès d'eau au printemps.
07:33Donc, vraiment, si on prend juste le cas de l'eau, on a vraiment des difficultés dans la gestion
07:37et qui peut aller d'un extrême à l'autre.
07:39Mais est-ce que, alors, la question, je la pose quasiment à chaque fois,
07:42mais c'est bien de le rappeler, pour ceux qui doutent du réchauffement,
07:45c'est les vendanges, la date des vendanges, quoi.
07:48Alors, si on regarde, si on prend un peu de recul, quoi.
07:51Moi, ça fait un peu plus de 20 ans que je vinifie.
07:55Lorsque je suis arrivé dans le sud-ouest et que mes premières vinifications
07:57ont commencé entre le 10 et le 15 septembre.
08:00Aujourd'hui, on commence les vendanges, généralement, autour du 25 août.
08:05Donc, on a quand même presque deux à trois semaines.
08:07En peu de temps, hein ?
08:07En l'espace de 20 ans.
08:09En deux décennies.
08:09En l'espace de 20 ans.
08:11Et on s'aperçoit aussi que la durée des vendanges se raccourcit.
08:13C'est-à-dire que, normalement, on a des cépages qui ont des maturités différentes
08:16et l'incidence du climat fait qu'on a moins d'écart de temps, en fait,
08:22entre la maturité de chaque cépage.
08:24Est-ce que vous êtes obligé aussi d'adapter vos cépages d'ores et déjà
08:27ou est-ce que vous réfléchissez à une adaptation de vos cépages
08:30pour subir ce réchauffement
08:34ou alors pour les questions de titrage de degrés d'alcool, par exemple ?
08:38Alors, il y a des réflexions.
08:40On parle souvent des cépages résistants.
08:42Donc, c'est des cépages qui sont naturellement résistants aux maladies
08:44qui peuvent permettre, en fait, aux agriculteurs biologiques
08:46de mieux résister à l'attaque de certains champignons.
08:52On a aussi...
08:53On sait que la consommation du vin rouge baisse plus vite
08:55que la consommation du vin en général.
08:57Donc, on a aussi une réorientation du vignoble
08:59avec moins de rouge et plus de blanc.
09:00Et ensuite, on peut également aussi avoir l'introduction de cépages
09:05qui vont mieux se comporter avec un déficit d'eau.
09:09À l'inverse, est-ce que vous voyez arriver des concurrents du Nord ?
09:12Vous voyez ce que je veux dire ?
09:13C'est-à-dire des régions qui ne faisaient pas de vin
09:15et qui commencent à en faire.
09:16Ça se développe.
09:17On sait qu'il y a des vignobles qui s'installent en Bretagne.
09:19Il y a des vins qui commencent à avoir de bonnes réputations en Belgique également.
09:23L'Angleterre, depuis déjà quelques années sur la partie effervescente.
09:26Sur le salon Millésime Bio, dans nos exposants,
09:28nous avons des exposants qui viennent d'Angleterre.
09:31Nous avons un exposant qui vient d'Angleterre.
09:34Et dans les années qui viennent, parce que ces vignobles sont assez jeunes,
09:36donc il va leur falloir un petit peu de temps
09:38avant de pouvoir venir jusqu'à Millésime Bio.
09:40Mais je suis sûr que d'ici 2-3 ans,
09:42on aura effectivement des vins de nouveaux vignobles.
09:44On peut trouver que c'est désastreux.
09:47On peut se dire que c'est une bonne nouvelle.
09:49Mais moi, ça m'inspire plutôt une question
09:51sur la capacité du vin français à se réinventer.
09:57parce que c'est le vin peut-être le plus réputé au monde,
10:02qui vit peut-être un peu sur ses acquis.
10:04Est-ce que vous avez parfois ce sentiment-là ?
10:06Dans les difficultés ou la crise que le secteur, au-delà du bio,
10:10que le secteur en général traverse ?
10:12L'arrogance française, on peut dire ça comme ça aussi.
10:15Je n'en suis pas persuadé,
10:16parce que le vignoble essaie de se réinventer quand même depuis longtemps.
10:19Alors il y a toujours un peu le poids des générations aussi,
10:21qui n'est jamais facile quand on veut faire table rase du passé.
10:24Mais en tout cas, aujourd'hui, je crois que chaque vigneron
10:27a bien conscience du fait qu'il faut avancer
10:29et que ceux qui n'avanceront pas seront amenés à disparaître.
10:33Donc vraiment, c'est changer nos pratiques, les améliorer
10:36et coller toujours plus au mode de consommation.
10:40Un dernier mot, il nous reste une minute trente pour parler des labels,
10:44parce qu'il y a quand même beaucoup de labels environnementaux,
10:48plus ou moins exigeants, etc.
10:49Le label bio, c'est quoi ?
10:52C'est le plus exigeant ?
10:53C'est l'un des plus exigeants ?
10:54C'est certainement l'un des plus exigeants.
10:56Et derrière ce label, il y a une certification.
10:59En fait, il y a des organismes certificateurs
11:00qui viennent faire un contrôle chaque année
11:02chez tous les vignons,
11:03enfin, chez tous les agriculteurs engagés en bio,
11:05qui sont mandatés par le ministère de l'Agriculture.
11:07Et ils viennent nous contrôler.
11:08Donc on a des audits et on est contrôlé précisément
11:10sur le fait que l'on respecte bien le cahier des charges de l'agriculture.
11:13Dans votre exploitation, par exemple, ça se passe comment ?
11:15Vous savez à quel moment il vient ?
11:17Ça se prépare plusieurs semaines à l'avance ?
11:19On a un audit qui est prévu,
11:22généralement en fin de campagne,
11:23pour pouvoir contrôler ce que j'ai effectué sur mes vignes et dans mon chai.
11:26Et puis on peut avoir des audits inopinés également,
11:28qui viennent contrôler n'importe quand dans l'année.
11:31Les agriculteurs payent pour cette certification.
11:33Donc ça, c'est quand même quelque chose qui est important.
11:35Ça engage l'agriculteur.
11:36Et on parle souvent de surcharge administrative.
11:39Quand on est en bio,
11:39on se rajoute une surcharge administrative avec la certification bio.
11:43Dernière question.
11:45Ça concerne peut-être plus l'agriculture bio en général,
11:48mais est-ce qu'il y a beaucoup de, je ne sais plus quel est le terme,
11:50de déconversion, enfin de retour en arrière ?
11:52Alors, en termes de nombre, oui,
11:55mais parce que le pourcentage est stable, pardon.
11:57Et donc ce qui fait que 3% de 100 vignerons,
12:00c'est toujours un nombre plus petit que de 200.
12:03Pour l'instant, on ne le voit pas exploser, ce chiffre-là.
12:06On est très vigilants.
12:08On sait que l'engagement, par contre, la conversion baisse.
12:11Mais pour l'instant, on n'a pas de signaux forts de retour en arrière.
12:17Ça prend combien de temps de basculer au bio ?
12:18Alors, il faut 3 récoltes.
12:20Entre le moment où on commence l'agriculture biologique
12:23et on met en œuvre les pratiques de l'agriculture biologique,
12:25il faut attendre 3 récoltes avant de pouvoir certifier
12:27le produit agriculture biologique.
12:29Merci beaucoup.
12:30Je rappelle que l'abus d'alcool est évidemment dangereux pour la santé.
12:33Et je rappelle que ce salon,
12:35ce millésime bio mondial du vin bio et des boissons biologiques
12:38aura lieu du 26 au 28 janvier à Montpellier.
12:41Merci encore et à bientôt, Julien.
12:44Francklet, on passe tout de suite à notre débat.
12:48C'est le débat de ce Smart Impact.
12:54On va parler d'intelligence artificielle.
12:55Vous allez voir avec Malo Gaudry, bonjour.
12:57Bonjour.
12:58Bienvenue.
12:58Vous êtes le fondateur, le président d'Equino.
13:00Et Bertrand Millat, bonjour.
13:01Bonjour.
13:01Bienvenue à vous aussi.
13:02Vous êtes responsable du digital de l'association Binôme.
13:05Alors, on va savoir déjà qui vous représentez.
13:07Equino, vous l'avez créé il y a 18 ans.
13:09Tout à fait.
13:09C'est quoi Equino ?
13:10Equino, c'est un cabinet spécialiste du numérique
13:13et de l'intelligence artificielle.
13:14Notre métier depuis 18 ans, du coup,
13:16c'est d'aider les clients à résoudre des problèmes
13:19et créer de la valeur à partir de ces technologies.
13:23Ça fait maintenant longtemps que pour faire ça,
13:27nous, on a deux piliers.
13:31Le premier pilier, c'est l'expertise.
13:32Il faut maîtriser ces technologies.
13:34Il faut savoir s'en servir au bon moment,
13:35pour la bonne raison.
13:37Et le deuxième, c'est l'intelligence collective.
13:39Au sein d'Equino, on a différents métiers,
13:42des designers, des ingénieurs, des consultants.
13:44Et en fait, en regardant le problème sous différents angles,
13:47on arrive à trouver une solution,
13:48une résolution qui est plus durable.
13:51La meilleure preuve, on va dire,
13:53c'est que 99% de nos projets sont des succès
13:56et que parfois, même,
13:57des clients qui avaient échoué avec d'autres
13:59réussissent avec nous.
14:00J'ai un client en tête qui fait partie du CAC 40.
14:03Ça fait 18 ans qu'on l'accompagne.
14:04Donc voilà.
14:05Puis la création, il est toujours là.
14:06C'est plutôt bon signe.
14:08L'association Binôme, c'est quoi ?
14:10Alors, l'association Binôme, c'est une association
14:12qui est composée à la fois de personnes malvoyantes,
14:14donc déficientes visuelles ou aveugles,
14:16et de personnes voyantes.
14:18Et ensemble, on a créé le binôme.org,
14:21la première plateforme de sport inclusif.
14:23Concrètement, on met en relation
14:25des personnes malvoyantes
14:27qui souhaitent pouvoir pratiquer du sport,
14:29de la randonnée, de la course à pied,
14:31de la natation, mais aussi du ski alpin,
14:32avec des personnes comme vous et moi
14:35qui souhaitent pouvoir accompagner,
14:37être guide dans la pratique du sport.
14:40Et alors, on va essayer de comprendre
14:42comment vous vous êtes rencontrés.
14:45Équino, qui travaille pour une association,
14:49c'est classique, c'est original dans votre parcours ?
14:53Alors, non.
14:54On a déjà travaillé avec beaucoup d'associations.
14:56On travaille en fait pour des grands groupes,
14:58eux aussi des plus petites organisations
15:00et des associations.
15:01Avec Bertrand, on se connaît d'avant,
15:03donc ça aide.
15:04Un jour, il a cette idée pour cette association.
15:07Il m'appelle et je lui dis
15:07« Oui, effectivement, on peut t'aider. »
15:09Alors, vous aidez binôme comment ?
15:11Concrètement, ce qu'on a fait sur ce projet-là,
15:14c'est d'utiliser l'intelligence artificielle
15:16pour en faire plus.
15:17Et donc, parce qu'une association,
15:19à un moment, surtout sur ce sujet-là,
15:21c'est des choses qui sont sensibles,
15:23qui sont techniquement complexes.
15:25Et là, l'intelligence artificielle nous a aidés
15:27à aller plus vite, à en faire plus
15:29pour répondre aux besoins,
15:30et j'espère à tous les besoins de Bertrand.
15:32Alors, c'était quoi ?
15:33Le cahier des charges, c'était quoi ?
15:34Quel besoin ?
15:35Alors, nous, effectivement,
15:36il y avait ce développement de cette application
15:38de mise en relation, de matching, finalement,
15:41à l'image d'un mythique,
15:42mais pour le sport inclusif,
15:44entre justement des personnes
15:45qui sont partout en France
15:47et qui souhaitent pouvoir trouver
15:48un guide pas loin de chez eux.
15:50Et dans ce cadre-là,
15:52l'IA et la proposition d'Equino
15:54nous ont intéressés à trois niveaux.
15:56Le premier, effectivement,
15:57c'est l'IA qui a un rôle d'accélérateur
16:00dans les développements,
16:01puisque, Malo pourra revenir dessus,
16:03une certaine partie des tâches du développement
16:06ont été, entre guillemets,
16:07déléguées à l'IA,
16:08et ça nous permet justement
16:09d'aller plus vite
16:10et d'avoir un coup de revient,
16:12et pour nous, des coûts,
16:13parce qu'on a une structure de coûts,
16:15plus intéressant.
16:16Le deuxième, c'est dans la possibilité
16:20de s'accaparer la solution,
16:22notamment pour des déficients visuels.
16:24Je crois beaucoup, notamment,
16:25à l'IA générative combinée à la voix.
16:28Demain, un déficient visuel
16:30pourra aller sur l'application Binome
16:31et dire, OK, Binome,
16:33trouve-moi un guide,
16:35samedi, près de Vincennes,
16:37pour faire de la course à pied.
16:39Et là, on voit qu'on dépasse, en fait,
16:41des contraintes d'accessibilité
16:43qui sont toujours, effectivement,
16:46un effort pour les déficients visuels,
16:48quand bien même l'application
16:49respecterait toutes les normes.
16:51Et donc, on a une appropriation
16:52qui sera meilleure
16:53de la part des déficients visuels.
16:55Et enfin, l'application,
16:57elle nous permet de croître
16:59beaucoup plus rapidement,
17:01puisque, finalement,
17:02on a créé l'association
17:03il y a un peu plus d'un an et demi,
17:04et d'une plusieurs dizaines de personnes.
17:07Aujourd'hui, on a plus de 800 personnes
17:09inscrites sur la plateforme.
17:11Et donc, on voit l'effet d'accélération
17:12qu'on peut avoir l'application
17:14et l'IA pour favoriser le matching
17:16entre des déficients visuels,
17:18d'une part,
17:19et des guides,
17:20comme vous et moi,
17:21j'insiste,
17:22l'idée, c'est ouvert à tout le monde,
17:25c'est sans engagement,
17:25c'est gratuit,
17:27et c'est pas compliqué.
17:29Est-ce que c'était un défi particulier pour vous ?
17:32Un défi, je ne sais pas,
17:36mais en tout cas,
17:37ça nous a vraiment attirés
17:38parce que ça a du sens.
17:39C'est un point important
17:41et moi, c'est une conviction que je défends.
17:43Je pense qu'on entend,
17:45on lit beaucoup,
17:46l'IA, c'est super pour optimiser.
17:48Mais en vrai,
17:48l'IA, c'est aussi super pour créer.
17:50Et là, on a apporté énormément de valeur
17:52à quelque chose qui, moi-même,
17:54touche certainement d'autres personnes.
17:56Mais ça aurait été possible sans IA ?
17:59Ça aurait été possible sans IA, tout à fait.
18:01Je pense qu'on ne serait pas allé aussi loin.
18:03D'accord.
18:03Là, on a vraiment réussi
18:04à faire des choses qui sont canons.
18:07Et donc, moi, je rejoins,
18:10enfin, en tout cas, j'insiste là-dessus.
18:12Créons de la valeur.
18:13On le voit dans la médecine,
18:14on le voit dans l'agriculture.
18:15L'IA peut apporter beaucoup de choses.
18:17Donc, au-delà du spectre,
18:18parce qu'il y a beaucoup de peur
18:20et de crainte autour de tout ça,
18:21on peut faire des choses positives avec l'IA.
18:23Et je pense que c'est exactement
18:24ce qu'on a fait avec Bertrand Surbien.
18:26Si on rentre dans le détail,
18:28alors j'ai bien compris l'intérêt de l'IA générative
18:31pour permettre à une personne déficiente visuelle
18:33de dialoguer, finalement.
18:35Ça me semble très important.
18:36Où est-ce que vous voyez, vous,
18:37un apport décisif de l'intelligence artificielle
18:41dans ce projet-là
18:41pour, effectivement, passer un cap
18:43ou aller plus vite ?
18:44Bertrand l'a dit tout à l'heure.
18:47Nous, déjà, il y a eu, côté développement,
18:50une accélération des développements.
18:52L'IA est un outil formidable.
18:54Alors, il ne marche pas tout seul.
18:55Il faut l'encadrer.
18:57Je reviens à ce que je disais tout à l'heure.
18:58Il faut de l'expertise.
18:59Il faut de la maîtrise.
19:00Il faut du contrôle.
19:01Moi, j'ai une image dans les équipes.
19:02Je dis, l'IA, c'est un peu comme le faux.
19:04Si on le laisse libre, il va tout dévorer.
19:08En revanche, si on l'encadre,
19:09il va chauffer, il va éclairer.
19:11Et ça, c'est ce qu'on est arrivé à faire.
19:13C'est utiliser l'IA à bon escient
19:15pour un projet qui a du sens.
19:17Ça nous a permis d'accélérer les développements.
19:19Ça nous a permis d'arriver directement
19:21avec des contraintes d'accessibilité
19:22parce que la réglementation, c'est compliqué.
19:25Mais techniquement, pour respecter toutes ces contraintes,
19:27c'est super compliqué.
19:29Là, on a pu le faire beaucoup plus rapidement.
19:31Ce n'est pas magique.
19:32Il a fallu des experts derrière pour contrôler.
19:35Mais on y est arrivé.
19:36Comment vous réussissez, au-delà de l'outil,
19:41à développer ce lien entre participants ?
19:46Et puis, je pourrais rajouter à la question
19:48l'importance de l'activité sportive
19:51pour celles et ceux qui vont sur binôme.org.
19:55Oui, effectivement.
19:56Sur les gains pour les déficients visuels,
20:00on a des gains à la fois sportifs pour la santé,
20:03mais aussi par rapport à l'isolement.
20:04Moi, j'ai souvenir d'une personne que j'accompagnais
20:07qui, avant de connaître Binône
20:09et de pouvoir courir en duo,
20:12s'entraînait à monter dans sa cage d'escalier
20:16parce qu'on était dans un univers connu.
20:19On imagine bien le gain pour la santé mentale,
20:23la santé physique,
20:24pour les personnes de déficients visuels.
20:27Après, nous, on accompagne tout au long du parcours
20:30les personnes qui sont motivées pour guider
20:32puisqu'on a mis en ligne un certain nombre de tutoriels.
20:36On organise régulièrement des sorties autour de Paris
20:39et puis demain également partout en France
20:41pour apprendre à guider, tous ensemble, en groupe.
20:44Et là aussi, on crée du lien
20:47entre des déficients visuels et des personnes,
20:50que ce soit pendant des courses,
20:52sur des trails et après des sorties le week-end ou en semaine.
20:56Et ensuite, on a également mis en place
20:59des outils de communication assez classiques.
21:00On a des forums WhatsApp sur lesquels,
21:03en fonction des régions,
21:04les déficients visuels peuvent dialoguer entre eux
21:07avec des guides.
21:08Typiquement, je cherche pour la prochaine course,
21:11pour le Paris-Versailles, un guide.
21:14Et cette semaine, il y avait encore une demande.
21:16et une guide s'est dit
21:18« Moi, je suis disponible, je peux t'aider. »
21:20Et super, ils ont trouvé.
21:21Est-ce que l'effet des Jeux Olympiques
21:24et Paralympiques de Paris
21:25continue de se faire sentir ?
21:26Ou est-ce que c'est un soufflé qui est ressemblé ?
21:28Alors nous, il y a clairement eu un effet,
21:29effectivement, puisque,
21:31notamment pour sensibiliser
21:33les mécènes également,
21:35qui croient en nous,
21:36qui nous accompagnent,
21:37notamment la fondation Valentin Aï,
21:39par exemple,
21:40qui nous aide à développer cette application.
21:43Il y a eu un effet,
21:43effectivement, J.O.,
21:46et qui aujourd'hui est encore présent,
21:48honnêtement,
21:48et on sent qu'il y a une volonté
21:50de pouvoir développer le sport
21:54et l'inclusion.
21:56Et après, effectivement,
21:57aujourd'hui, il y a d'autres thématiques
21:59qui arrivent,
21:59notamment l'IA for good,
22:02sur laquelle, effectivement,
22:03on souhaite s'appuyer
22:04pour pouvoir continuer
22:05à développer Binom.
22:06Alors justement,
22:07cette idée d'IA for good,
22:08pourquoi c'est important
22:09de ce qu'on fait là ?
22:11C'est-à-dire de montrer
22:12que l'intelligence artificielle,
22:13sert aussi,
22:15on pourrait parler de santé,
22:16enfin bon, en général,
22:17pourquoi c'est un combat
22:18que vous menez ?
22:19Moi, c'est un combat que je mène
22:20parce que je crois
22:21qu'on a une chance inouïe,
22:23quand même,
22:23c'est qu'on a un outil
22:24extrêmement puissant
22:25entre les mains,
22:26mais du coup,
22:27on a une responsabilité
22:29en face de cet outil.
22:30Voilà, exactement.
22:31C'est la conviction
22:32que je défends,
22:33notamment dans une tribune
22:34qui a été publiée par Forbes
22:35il y a quelques semaines.
22:37C'est aussi ce que fait,
22:39je trouve,
22:40l'Europe,
22:40qui est remarquable en ce moment,
22:42avec l'EI Act,
22:43de dire non,
22:44on n'est pas obligé
22:46de partir sans contrôle,
22:48sans garde-fou.
22:51Il y a des termes techniques
22:52pour ça dans l'IA,
22:53etc.
22:54Donc, on a cette responsabilité.
22:56et je pense que ça dépasse
22:58les enjeux technologiques,
23:00économiques,
23:01etc.
23:03Moi, mon rôle
23:03en tant que dirigeant,
23:05ce n'est pas le quoi,
23:06ce n'est pas le comment,
23:06c'est pourquoi,
23:07qu'est-ce qu'on choisit.
23:09Et je pense qu'aujourd'hui,
23:09on est dans ce moment,
23:10tous ensemble,
23:11où on doit choisir.
23:14C'est un enjeu sociétal,
23:16en fait.
23:16C'est dans quel monde
23:17est-ce qu'on a envie de vivre.
23:19Voilà.
23:20Sauf qu'il n'y a pas
23:21de gouvernance mondiale,
23:22si tant est qu'il y en ait eu une
23:23à une époque,
23:26et elle est particulièrement affaiblie.
23:27On est dans une période
23:28où le multilatéralisme
23:30n'est presque plus qu'un mot,
23:33et de moins en moins une réalité.
23:35Donc, dans ce contexte-là,
23:36on voit que les États,
23:38et pas les plus petits,
23:39les États les plus puissants,
23:41accélèrent.
23:42Ils sont à la course au gigantisme
23:43et à la puissance en matière d'IA.
23:45Et puis, côté entreprise,
23:46pareil,
23:47les plus grosses entreprises,
23:48les plus puissantes,
23:49sont dans cette course.
23:49Donc,
23:50ce n'est pas pour autant
23:52qu'il ne faut pas mener ce combat,
23:54mais je vais essayer
23:56de ne pas être pessimiste.
23:57Mais est-ce qu'il n'est pas
23:57un peu perdu d'avance ?
23:58Vous voyez ce que je veux dire ?
23:59Non, vous avez raison.
23:59Il ne faut pas être naïf.
24:01Surtout qu'on n'en a pas parlé,
24:02mais derrière,
24:03c'est des enjeux géopolitiques,
24:05c'est des enjeux sur les...
24:05De souveraineté.
24:06...extractions,
24:07les minerais, etc.,
24:08y compris environnementaux,
24:09qui sont énormes.
24:11Alors,
24:11je suis peut-être
24:12un incorrigible optimiste,
24:13mais personnellement,
24:14je pense qu'au contraire,
24:16on doit s'emparer de ce sujet.
24:18Et d'ailleurs,
24:18il y a eu un rebond
24:20cette semaine
24:20ou la semaine dernière,
24:21je ne sais plus,
24:21mais le Canada s'est joint.
24:23Un peu comme sur la CSRD
24:24qu'on avait beaucoup critiqué
24:26au début.
24:27En fait,
24:27il y a d'autres États,
24:29d'autres régions du monde
24:30qui se sont inspirées
24:31de cette norme.
24:32Là,
24:33il est en train,
24:34en tout cas,
24:34le Canada le montre,
24:35de se passer un peu
24:36la même chose avec les Hayaks.
24:37Donc,
24:38nous sommes des hommes,
24:39c'est à nous de choisir.
24:40Oui,
24:40en espérant que l'Union Européenne
24:42ne lâche pas.
24:43Vous m'avez apporté
24:45ce chasuble,
24:47c'est ce que portent vos guides,
24:49c'est ça ?
24:49Exactement.
24:50En fait,
24:51il y a des chasubres
24:51pour les guides
24:52et des chasubres
24:52pour les défis en visuel
24:53de manière à ce qu'on puisse
24:55les repérer facilement
24:56que ce soit pendant des courses
24:57et c'est très utile.
24:59Donc,
24:59c'est facile.
25:00Exactement.
25:01Vous portez ça
25:01et clac,
25:02c'est magique.
25:02C'est la partie
25:02et on vous accompagne
25:03s'il y a des questions.
25:05Merci beaucoup.
25:06Donc,
25:06c'est sur binome.org.
25:08Merci à tous les deux.
25:10A bientôt sur
25:10BeSmart for Change.
25:11C'est l'heure du grand entretien
25:13avec le directeur général
25:14des Columbus Café.
25:19Êtes-vous prêt pour l'impact ?
25:21Voilà la question
25:21que je pose chaque jour
25:23dans notre émission.
25:25Question posée
25:25à une personnalité
25:26qui compte dans notre économie
25:27et je reçois aujourd'hui
25:28Frédéric Pasteur.
25:29Bonjour.
25:30Bonjour.
25:30Vous êtes le directeur général
25:32de Columbus Café
25:33qui a fêté ses 30 ans
25:34en 2024
25:35et qui se porte comment ?
25:37Il y a une question
25:37très générale pour démarrer.
25:39Columbus Café
25:39se porte plutôt bien
25:40dans un marché
25:42qui est en pleine
25:43effervescence du coffee shop
25:44aujourd'hui en France.
25:45Donc ça, c'est super
25:46parce qu'on attendait ça.
25:47En tout cas,
25:47on était dynamique
25:48dans cette position-là
25:50depuis 30 ans maintenant.
25:52J'ai plus de 30 ans.
25:53Et ça y est,
25:53le coffee shop
25:54fait partie des quotidiens
25:55des Français.
25:55Alors ça dépasse
25:56les frontières de France
25:57mais c'est un concept,
25:59il y a un mode de consommation
26:01en tout cas
26:01qui fait partie
26:02de leur quotidien.
26:02Le modèle,
26:03c'est quand même
26:04la franchise ?
26:05Oui, absolument.
26:05C'est ça ?
26:06Donc la marque
26:07qui existe depuis plus de 30 ans,
26:08elle a été revue en 2007
26:09parce qu'elle a été reprise
26:10par Wagram Food Service
26:12et le groupe
26:13qui appartient à la marque
26:14aujourd'hui
26:14et le réseau
26:15et entre 2007 et 2009,
26:17on a remis à plat
26:17le concept,
26:18la marque
26:18pour la relancer
26:19sur une dynamique de franchise.
26:21Aujourd'hui,
26:21on est vraiment franchiseur.
26:23Quasiment 95% des magasins
26:25sont opérés par des franchisés.
26:26Avec quelques chiffres
26:27fondés en 1994,
26:30chiffre d'affaires 2024,
26:31plus de 130 millions d'euros,
26:3316 millions de commandes
26:34en magasin et en ligne
26:35toujours sur cette année 2024
26:37et puis plus de 250 coffee shops
26:38en France et à l'étranger.
26:39C'est peut-être
26:41pas le dernier chiffre d'ailleurs
26:42parce qu'il y en a
26:42qui se traînent régulièrement.
26:43On a passé les 250,
26:44on a ouvert 3 la semaine dernière
26:45dans des typologies
26:47très complémentaires
26:47les unes des autres
26:48dans une scène de bricolage
26:50à Clermont-Ferrand,
26:52dans une zone commerciale
26:53à Pamier
26:54dans le sud-ouest de la France.
26:56Il y a beaucoup de franchisés
26:57qui en ont beaucoup.
26:59Vous voyez ce que je veux dire ?
26:59Ou est-ce qu'en général,
27:01on a son Columbus Café
27:02et pas forcément plusieurs ?
27:03Le début de l'aventure
27:04commence par un premier magasin,
27:05un premier coffee shop Columbus.
27:06On a 120 franchisés indépendants,
27:08donc des gens comme vous et moi
27:09qui un jour se sont lancés,
27:10ont pris ce pari-là
27:12et ont rejoint plutôt
27:13une enseigne, un concept
27:13et un modèle de franchise
27:14qui leur connaît
27:15et qui répondent
27:16à leurs besoins
27:16et leurs attentes.
27:17Et aujourd'hui,
27:18sur ces 120 franchisés,
27:19on en a une cinquantaine
27:19qu'on en a plusieurs.
27:20Et nous, le modèle,
27:21en tout cas,
27:23notre modèle,
27:24c'est vraiment
27:24de les accompagner
27:25en faire un,
27:25puis un deuxième,
27:26puis un troisième.
27:27Le modèle économique
27:28tient bien sur trois Columbus
27:29et puis ça permet
27:29de mailler aussi la ville
27:30où on est
27:30en fonction des régions.
27:32Alors, vous dites en France
27:33que nous avons une culture
27:35gastronomique
27:36liée à un mode de consommation
27:39à l'univers du coffee shop,
27:41Columbus Café
27:42et français,
27:43mais le client
27:44ne le perçoit pas assez.
27:45Je vais être très honnête
27:45avec vous.
27:46Quand je suis rentré
27:47dans un Columbus Café,
27:48je n'imaginais pas forcément
27:49que c'était une marque française.
27:52C'est lié au nom, etc.
27:55En quoi c'est un positionnement
27:56important pour vous ?
27:57En tout cas,
27:59on est sur un concept
27:59plutôt anglo-saxon,
28:00c'est vrai,
28:01qui a été amené en France
28:01par le fondateur
28:02il y a plus de 30 ans maintenant.
28:04Ce côté français,
28:04il est déjà d'une
28:05parce que c'est une marque française,
28:06c'est une entreprise française
28:07qui la détient
28:08et qui l'opère
28:08et qui l'animent au quotidien.
28:09Donc on est vraiment
28:11100% français
28:12sur ce qu'on appelle
28:13la tête de réseau,
28:13le siège.
28:14Et ce côté français,
28:15en fait,
28:15on l'anime au quotidien
28:16à travers la qualité.
28:17Donc la qualité
28:17de notre service à la française,
28:18la qualité de nos produits.
28:20Vous parlez de culture
28:21et astronomique,
28:21c'est vrai que c'est fort
28:22et c'est incontournable
28:23aujourd'hui
28:23quand on parle de restauration,
28:26de mettre de côté cela.
28:28D'autant plus
28:29quand on est dans un univers
28:29de la restauration rapide
28:30qui est quand même
28:31assez porté
28:31ou dynamisé
28:32par des marques
28:32plutôt américaines,
28:33anglo-saxonnes.
28:34Mais est-ce que c'est
28:35un atout à faire valoir
28:36vis-à-vis de vos clients ?
28:38Moi, je ne vais pas forcément...
28:39Enfin, vous voyez
28:39ce que je veux dire.
28:40Si je parle de fast-food,
28:42est-ce qu'un client
28:44pousse la porte
28:44d'un fast-food
28:45parce qu'il se dit
28:45« Ah tiens,
28:46c'est une marque française
28:46derrière ».
28:47Le côté français
28:48va apporter un gage
28:49de qualité
28:50dans la tête du consommateur
28:51et dans l'esprit
28:52et dans l'attente
28:53qu'il va avoir.
28:54Donc c'est vrai
28:54que ce côté français,
28:55nous, on le défend plus
28:56aujourd'hui
28:56sur toute la partie qualité
28:58de nos produits
28:58qui a été de services,
28:59qualité des magasins.
29:00On ne le dit pas assez,
29:02on ne le communique pas assez,
29:03c'est vrai.
29:04On a deux, trois sujets
29:05dans nos enjeux là-dessus.
29:07Mais aujourd'hui,
29:08le client,
29:09à quoi il attache
29:10le plus d'importance,
29:11c'est la qualité.
29:12Et aujourd'hui,
29:12il regarde encore plus
29:13l'expérience qu'il va vivre
29:14dans un restaurant,
29:15dans un coffee shop
29:15et encore plus chez Columbus
29:16parce que c'est notre marque
29:17de fabrique,
29:17l'expérience client.
29:19Donc ce côté français,
29:20il est là-dessus,
29:21en tout cas côté consommateur.
29:22Derrière ça,
29:23il y a aussi
29:23la majorité de nos produits
29:24sont approvisionnés de France,
29:26sont fabriqués en France,
29:27sont produits en France
29:28en fonction des matières
29:29qu'on utilise,
29:29mais ça fait partie
29:31de notre cahier
29:32des charges d'approvisionnement
29:33et de fabrication.
29:34Justement,
29:35c'était une question
29:35que j'allais vous poser
29:36sur le sourcing des produits.
29:40À partir du moment
29:41où vous êtes
29:41à plus de 250 coffee shops,
29:44vous devez avoir,
29:44j'imagine,
29:45un maillage territorial
29:47assez vaste.
29:50Ça veut dire quoi ?
29:50Ça veut dire dénicher
29:51des producteurs locaux
29:53systématiquement
29:54ou alors c'est passer
29:55des accords
29:56avec des producteurs français
29:57et puis ensuite
29:58dispatcher les produits
30:00un peu partout.
30:00C'est des producteurs français
30:02qui vont alimenter
30:04une chaîne de logistique
30:05qui va, elle,
30:05livrer tous les,
30:06enfin pas tous les jours,
30:06mais plusieurs fois par semaine
30:07les colombus
30:08qui sont implantés
30:09dans toute la France.
30:10Plutôt en région,
30:11si je vais faire une parenthèse,
30:13que Paris-Région-Parisais,
30:13même si on est présent,
30:14on est plutôt en région historiquement.
30:16Et voilà,
30:16et après,
30:16on va créer des partenariats
30:18avec ces industriels,
30:18ces fournisseurs-là français
30:19ou européens
30:20quand on n'a pas le volume
30:22ou la possibilité
30:22de trouver du français.
30:23Ce serait plus trop compliqué
30:24ou trop compliqué
30:25ou impossible,
30:26je ne sais pas,
30:27d'être encore plus local
30:29d'une certaine façon ?
30:30Non, le local,
30:31oui,
30:31alors c'est des contraintes
30:32de logistique
30:33et de volume
30:33qui nous poussent
30:35malheureusement
30:35à aller au-delà
30:36de la frontière régionale.
30:38Maintenant,
30:38quand on le peut,
30:39on travaille
30:40avec des industriels
30:42de région
30:43mais qui alimentent,
30:44je vous dis,
30:44une plateforme
30:44qui va livrer tous les jours
30:46les colombus
30:46dans toute la France.
30:47Donc ce côté local,
30:48oui,
30:48il est important pour nous,
30:49mais c'est plutôt
30:49le local français
30:50qu'on va opérer.
30:52Ce qui est déjà très bien.
30:53Le café,
30:54en revanche,
30:54il vient de loin.
30:55Forcément.
30:55Oui,
30:56il vient de loin.
30:56Ça,
30:56ça ne change pas.
30:57Il est 100% bio,
30:58c'est un premier point
30:59et c'est aussi
31:00une marque de qualité
31:01pour le consommateur français.
31:03Ce label-là,
31:04mais oui,
31:05il vient de loin forcément
31:05parce que le café
31:06n'est pas cultivé en France.
31:08Par contre,
31:08il est torréfié
31:09par un torréfacteur français
31:10qui nous le torréfie
31:11depuis plus de 15 ans maintenant.
31:13On construit aussi
31:14des partenariats
31:15à long terme
31:15avec nos fournisseurs
31:16et voilà,
31:18après,
31:18on travaille avec lui
31:19sur l'assemblage,
31:19etc.
31:19Comment vous contrôlez
31:21la chaîne de valeur ?
31:22Vous dites,
31:23c'est du café 100% bio
31:24sauf que plus c'est loin,
31:25plus j'imagine.
31:26Ça peut être compliqué
31:27surtout qu'il y a souvent
31:28pas mal d'intervenants
31:31ou de sous-traitants
31:31dans une chaîne de valeur
31:32notamment d'une matière première
31:33comme le café.
31:34Comment vous contrôlez ?
31:35Oui,
31:35on a une équipe achat
31:36approvisionnement
31:37qui est en charge
31:38de s'assurer
31:39que notre cas de décharge
31:39est bien respectée
31:40donc on va d'abord
31:41construire un cas de décharge
31:41nous au niveau de la direction
31:42qu'on va commencer
31:44à partager
31:44avec les fournisseurs
31:45ou les fabricants
31:46ou les industriels
31:47qui vont pouvoir
31:47nous fournir
31:48et ensuite on vérifie
31:49régulièrement ce qu'ils font
31:51comment ils le transforment
31:53d'où il vient
31:53dans notre café
31:54il y a plusieurs
31:55torréfactions
31:56qui sont faites sur un mois
31:56mais à chaque fois
31:57elle est testée
31:58avant d'être livrée
31:58en magasin
31:59par nos équipes
31:59pour s'assurer
32:00que le cahier décharge
32:01est bien respecté
32:02et qu'on y retrouve
32:03bien le goût
32:03la couleur
32:04l'arôme
32:04C'est quoi la différence ?
32:05Parce que quand on dit bio
32:06le cahier décharge du bio
32:09n'est pas forcément le même
32:10en France
32:11en Europe
32:12ou dans les pays
32:13qui produisent le café
32:14donc c'est le cahier décharge
32:15bio local
32:16non,
32:16on est sur des cahiers décharges français
32:18oui
32:18vous avez mis la barre
32:19un peu plus haut
32:20c'est ce que je voulais dire
32:21c'est un cahier décharge
32:22plutôt engageant
32:23exigeant
32:24mais oui
32:25parce que c'est des produits
32:26qu'on va commercialiser
32:27sur le marché français
32:28donc on est sur le
32:29est-ce que l'engagement
32:30va jusqu'à la question
32:33de la rémunération
32:33du producteur
32:34alors là on est plutôt
32:35sur le café équitable
32:37c'est encore un autre label
32:38et un autre engagement
32:40mais est-ce que ça fait partie
32:41là aussi
32:41de vos préoccupations ?
32:42oui
32:43notre cahier décharge
32:45agréable
32:45mais au-delà c'est plutôt
32:46notre décharge qualité
32:47on va essayer de couvrir
32:49toutes les parties prenantes
32:50du début jusqu'à la fin
32:51c'est-à-dire que le producteur
32:52de café entre autres
32:53mais j'ai un autre exemple
32:54à vous donner
32:54on a construit une filière
32:56de lait avec Candia
32:56depuis trois ans
32:57on est sur un lait
32:59bleu blanqueur
32:59donc c'est un lait français
33:00voilà
33:01qui en tout cas
33:02qui rémunère à juste valeur
33:04toute la chaîne
33:05entre l'animal
33:07la nourriture
33:08qui va lui être donnée
33:10l'agriculteur en tout cas
33:11qui élève le lait
33:12et qui le produit
33:13la chaîne logistique
33:14et comment c'est restitué
33:15au final dans la boisson
33:16du client
33:17parce que
33:17ce qui est intéressant aussi
33:18on a toute cette partie industrielle
33:20mais on a aussi
33:21la partie qualitative
33:21pour le client
33:22et c'est un lait
33:23qui a suffisamment de matière grasse
33:25pour qu'il soit suffisamment goûteux
33:26en tout cas
33:27pas sucré
33:27mais suffisamment goûteux
33:29et facile à travailler aussi
33:30par nos baristas
33:30donc nos baristas
33:31c'est nos employés
33:32nos artistes du café
33:33qui font les laits
33:34les boissons
33:35tous les jours pour nos clients
33:35ça ça n'improvise pas d'ailleurs
33:36il y a une formation
33:37ils ont une formation barista
33:39où ils apprennent bien
33:40à chauffer du lait
33:42différentes typologies de lait
33:43à faire aussi un bon expresso
33:44l'expresso parfait
33:45il y a des gestes
33:46il y a cette étape
33:47et puis pour revenir à ce lait
33:49il faut aussi
33:49qu'il soit suffisamment
33:50qualitatif
33:52pour qu'il puisse dessiner
33:52avec le lait
33:53donc là ils vont chauffer le lait
33:54d'une certaine manière
33:54ils vont faire des dessins
33:55là c'est clairement extraordinaire
33:57de ce qu'ils peuvent faire
33:58l'intelligence artificielle
34:00fait plein de belles choses
34:00mais ça pour le coup
34:01c'est un vrai savoir-faire
34:02manuel
34:03et puis
34:04et oui
34:05et l'origine du
34:06enfin en tout cas
34:06la qualité du produit
34:07va être importante
34:08pour cette chose là
34:09allez tiens
34:10je reste sur le café
34:11je vous titille un peu
34:11parce qu'on a reçu ici même
34:12Alexandre Bélanger
34:13qui est le patron de Belco
34:14vous connaissez peut-être
34:15son entreprise
34:16qui transporte ses cafés
34:18ses cacaos
34:18à la voile
34:19qui a participé d'ailleurs
34:21à la Transat
34:22Café L'Or
34:24il n'y a pas longtemps
34:25est-ce que vous pourriez
34:27travailler avec lui
34:28ou est-ce que c'est un surcoût
34:29trop important ?
34:31en tout cas
34:31c'est une démarche
34:32qui a du sens
34:32donc dans la démarche
34:34on pourrait
34:34on s'y retrouverait certainement
34:35après c'est des questions
34:37oui
34:37de quantité d'approvisionnement
34:39de régularité d'approvisionnement
34:40aussi au final du coup
34:41parce qu'à un moment
34:42il faut que le client
34:43ait un café
34:43en tout cas
34:44une transformation
34:45du produit accessible
34:46parce que nous
34:46on est une marque
34:47en tout cas
34:47on se dit
34:48Columbus Café accessible
34:49toute France
34:49mais aussi
34:50toute clientèle
34:51donc oui
34:51en tout cas
34:52sur la démarche
34:52on pourrait se retrouver
34:54à discuter
34:55oui
34:55certainement
34:56et alors ça m'amène
34:57à commencer à parler
34:58puis on va y consacrer
34:58vraiment du temps
34:59à
35:00en parlant du bio
35:02et des choix de bio
35:03que ce soit pour le café
35:05ou alors même
35:06la rémunération
35:06avec le label Blanquer
35:09vous avez commencé
35:09à répondre à la question
35:10mais on va vraiment
35:10se concentrer
35:11sur les engagements
35:12notamment environnementaux
35:13ou plus généralement
35:14les engagements RSE
35:15de Columbus Café
35:16mais
35:17si on parle
35:18de la logistique
35:19et transport
35:19il y a la question
35:20notamment
35:21des choix
35:22que vous faites
35:23pour transporter
35:24voilà
35:25tous vos achats
35:26la logistique
35:28du dernier kilomètre
35:29est-ce que ça
35:30qu'est-ce que vous avez fait
35:31comme choix
35:31donc nous on s'appuie
35:33sur une plateforme logistique
35:35en tout cas nationale
35:36qui va livrer
35:36une à trois fois par jour
35:38en fonction des sites
35:40et de leur géographie
35:40des magasins
35:41donc ça fait beaucoup
35:41de camions sur les routes
35:42oui par contre
35:43c'est un seul camion
35:43pour 100% de la marchandise
35:45qu'ils vont commander
35:45donc vous avez
35:46de l'alimentaire
35:46du non alimentaire
35:47ce qu'on appelle
35:48du tri-température
35:49donc vous avez
35:49oui
35:49certains produits surgelés
35:51des produits frais
35:52et de l'ambient aussi
35:52donc ça permet d'optimiser
35:54et ensuite
35:55on s'appuie
35:55un spécialiste
35:57donc c'est son savoir-faire
35:58aussi d'optimiser
35:59ses routes
36:00et son nombre de stops
36:01qu'il va y avoir
36:02entre le départ
36:02du camion du dépôt
36:03jusqu'à
36:03avec le nombre
36:05d'arrêts dans sa tournée
36:06et le retour
36:06donc nous on va plutôt
36:08travailler
36:09je dirais
36:09l'impact qu'on va avoir
36:11sur les produits
36:12sur ce qu'on va mettre
36:13dans le camion
36:13ce qui va se passer
36:14avec le camion
36:15ça va plutôt être
36:15le rôle de notre partenaire
36:16judicien
36:17avec qui on travaille aussi
36:19et on attend
36:20que son cahier des charges
36:21évolue au fur et à mesure
36:22alors sur cet engagement
36:24environnemental
36:25c'est justement la question
36:26que celui qui était
36:27à votre place
36:27la semaine dernière
36:28Yves Contasso
36:29le président de Grand Paris Climat
36:31a voulu vous poser
36:32on l'écoute
36:33bonjour Frédéric
36:35je connais un peu
36:37Colombus Café
36:38et d'autres entreprises
36:42qui travaillent comme vous
36:43ma question
36:44elle est relativement simple
36:45c'est
36:46ce que vous pouvez nous dire
36:47ce que vous faites
36:48pour limiter
36:49vos consommations énergétiques
36:52limiter les consommations
36:54de biens jetables
36:55on le voit souvent
36:56hélas
36:57dans ce type
36:58de commerce
36:59et donc
37:00comment vous contribuez
37:01à votre niveau
37:02je dirais
37:03la lutte contre
37:04le dérèglement climatique
37:05merci d'avance
37:06alors question double
37:08je commence par
37:08les consommations énergétiques
37:10comment vous les limiter
37:11c'est une question
37:12qui tombe à pile
37:13peut-être pas
37:13mais bien
37:14depuis septembre
37:15nous on a lancé
37:15notre bilan carbone
37:16c'est quelque chose
37:17qui n'est pas très
37:18très commun
37:18en tout cas très partagé
37:19encore dans l'univers
37:20de la restauration rapide
37:21je ne dis pas
37:22qu'on est les premiers
37:22mais voilà
37:22on a lancé la démarche
37:24donc on commence
37:24à avoir les premiers retours
37:25et les premiers
37:25en tout cas
37:26les premiers indicateurs
37:27qui nous montrent
37:27les leviers à travailler
37:28la consommation énergétique
37:30bien sûr
37:31fait partie du lot
37:32on a du travail à faire
37:36on parlait de logistique
37:37sur la logistique
37:38sur comment nos produits
37:40sont transformés
37:41comment ils sont amenés
37:41jusqu'au magasin
37:42donc c'est un premier levier
37:44et puis toute la partie
37:45bien sûr
37:46alors emballage oui
37:47mais plutôt déchet
37:48voilà comment on essaye
37:50d'améliorer
37:50sachant qu'on fait déjà
37:51pas mal de choses
37:52je vais y revenir
37:53sur les emballages
37:53mais est-ce que
37:54quand on fait un audit
37:55comme ça
37:56de votre impact 40
37:57est-ce que vous avez
37:58eu des surprises ?
37:59parce que parfois
38:00on se dit
38:00ah tiens
38:00là j'ai un levier
38:02d'amélioration
38:03que je ne soupçonnais pas
38:04non alors la bonne nouvelle
38:05pour nous
38:06c'est qu'on n'est pas surpris
38:07par les premiers chiffres
38:08qui arrivent
38:09parce que je pense
38:11qu'on fait déjà
38:12on essaie de faire les choses
38:12bien depuis beaucoup
38:13de pas mal d'années
38:14avant que la réglementation
38:16où les choses
38:17deviennent un peu plus
38:17un peu plus légales
38:19on est un concept
38:22on est une marque
38:22de coffee shop
38:23aussi française
38:24je pense que le côté français
38:25nous aide aussi
38:26en tout cas
38:26nous emmène dans cette dynamique là
38:28où on essaie de faire
38:28bien les choses
38:29pour le client
38:30pour le magasin en soi
38:32pour les équipes
38:32pour la planète
38:34en tout cas
38:34pour ce que ça peut générer
38:35en dehors du quotidien
38:37de servir un bon café
38:38au client
38:39tous les jours
38:39avec le sourire
38:40donc je pense qu'on a déjà
38:41une démarche
38:42j'irais interne
38:43qu'on peut toujours améliorer
38:44et le bilan va nous aider à ça
38:45pour aller encore plus loin
38:46on a déjà une base de travail
38:48et puis des fondamentaux
38:48qui sont là
38:49qui vont déjà dans le bon sens
38:50donc non
38:50on n'a pas été surpris
38:51et alors sur la consommation
38:53de biens jetables
38:54ou d'emballages à usage unique
38:56vous avez commencé à répondre
38:57mais qu'est-ce que
38:58qu'est-ce que vous faites
39:00quelles actions vous menez ?
39:01nous en 2017-2018
39:02on a commencé à lancer
39:03la vaisselle sur place
39:03dans le réseau
39:04avec des premiers magasins
39:06des premiers franchisés
39:06on travaille beaucoup
39:07avec des pilotes
39:08avec des tests
39:09c'est des franchisés ambassadeurs
39:10qui vont donner la bonne parole
39:11à leurs collègues
39:12mais ouais
39:122017-2018
39:13on a commencé
39:13bien sûr
39:14quand la législation est arrivée
39:15tous les magasins étaient prêts
39:16et les derniers ont basculé
39:17mais nous
39:18le gros du réseau
39:19a basculé entre 2020-2021
39:21donc on était déjà prêt
39:22à la législation
39:23on était déjà rodé
39:24donc ça pour nous
39:25c'est déjà un effort
39:25qu'on avait déjà lancé
39:26vous l'aviez lancé
39:27parce que la législation arrivait ?
39:29non
39:29vous l'aviez anticipé ça ?
39:31on l'a lancé
39:32pour deux raisons
39:33la première
39:33c'est une question
39:34qualitative de service
39:35on était dans des marges
39:37d'amélioration de service
39:37pour le client
39:38et d'expérience client
39:39et on sait qu'en tout cas
39:40boire une bonne boisson
39:42dans une belle tasse
39:43en tout cas
39:43dans un beau verre
39:45non jetable c'est plus sympa
39:46et c'est plus valorisant
39:47pour tout le monde
39:47deuxième chose
39:49c'était aussi un moyen
39:50de travailler
39:51avec les équipes terrain
39:52pour diminuer
39:53justement la logistique
39:54le fait de recevoir
39:57des cartons de gobelets
39:58plusieurs fois par semaine
39:59devoir les déballer
40:01les ranger
40:01vider des poubelles
40:02tous les jours
40:02faire le tri
40:03parce qu'on trie
40:05en tout cas le pep et le carton
40:06depuis plusieurs années déjà aussi
40:08donc voilà
40:08ça permettait aussi
40:09de limiter
40:10toute cette logistique interne
40:11pour les équipes
40:12et leur soulager
40:13alors après oui
40:14il faut remplir
40:14des laves verres
40:15il y a une autre logistique
40:16il y a une consommation
40:17d'eau un peu plus importante
40:18une consommation
40:18d'eau plus importante
40:19mais on s'équipe
40:20de machines en tout cas
40:21qui sont étudiées pour ça
40:22à consommation réduite
40:24à faible consommation
40:25que ce soit électrique
40:26au produit d'entretien
40:27tout est lié
40:28mais au final
40:30le retour des équipes
40:31c'est plus plaisant
40:32enfin plus plaisant
40:33c'est moins contraignant
40:34de gérer de la vaisselle
40:35et donc du lavable
40:36que de gérer du jetable
40:38et en plus
40:38on se rend compte
40:39qu'on fait plutôt un bon geste
40:40en tout cas on participe
40:41à l'amélioration des choses
40:42pour la planète
40:42vous disiez
40:44on teste d'abord
40:45un franchisé
40:45en quelque sorte pilote
40:46est-ce qu'il y a des idées
40:47qui viennent des franchisés
40:48vous voyez ce que je veux dire
40:49c'est à dire
40:49hé le siège parisien
40:52regardez ce que je fais
40:53depuis 6 mois
40:54ça marche
40:54et ça je pense que
40:55c'est un vrai
40:56un vrai savoir-faire
40:57qu'on a développé
40:58maintenant depuis
40:5815 ans de franchiseurs
40:59moi je dis souvent
41:00à des candidats
41:01parce que je prends plaisir
41:02à les rencontrer
41:03toujours dans leur processus
41:05il y a être franchiseur
41:06et être franchiseur
41:07alors je ne sais pas
41:07pour faire la blague
41:08qu'on connait sur les bons
41:09et les mauvais chasseurs
41:10mais il y a être franchiseur
41:11dont en tout cas
41:13notre revenu à nous
41:14dépend de leur réussite
41:15et puis il y a être franchiseur
41:17où une partie de mon réseau
41:17est franchisée
41:18et une autre partie
41:18est gérée en propre
41:19et donc je diversifie
41:21un peu mes revenus
41:21nous notre réussite
41:24passe par la leur
41:24bien sûr qu'on travaille
41:25pour développer la marque
41:26et donc pour développer
41:27leur business
41:27et on les accompagne
41:28au quotidien pour ça aussi
41:29pour développer leur business
41:30mais on travaille essentiellement
41:32enfin on ne travaille
41:33qu'avec eux
41:33on a des équipes sièges
41:34une quarantaine de personnes
41:35nos franchises
41:36c'est 120 franchises indépendantes
41:37donc il y a 120 têtes pensantes
41:38donc il y a toujours
41:39des bonnes idées
41:40vous avez un exemple en tête ?
41:42la vaisselle
41:43la mise en place de la vaisselle
41:44les premiers tests
41:46qu'on l'a fait
41:47on l'avait qu'un franchisé
41:48qui était convaincu
41:48et qui était prêt
41:49à apporter le projet
41:50en tout cas lui
41:51de manière très opérationnelle
41:52et on a monté le projet
41:53avec lui
41:54d'abord sur un magasin
41:55de magasin
41:55et puis on a affiné
41:56on a commencé à élaborer
41:57comment on allait mettre en place
41:58la mise en oeuvre
41:59et puis le déploiement
41:59et ensuite
42:00un deuxième
42:01un troisième
42:01un quatrième franchisé
42:02se sont rejoints au groupe
42:03mais on l'a sur les produits
42:07par exemple le fait de travailler
42:09vous parliez du lait
42:10et du blanqueur
42:11c'est venu de vous ça
42:11ou c'est pareil ?
42:12ça c'est plutôt venu de nous
42:13parce que c'était un sujet
42:14qui était plus approvisionnement
42:15qualité produit matière première
42:17et comment on pouvait donner
42:18encore plus de valeur
42:19à la marque
42:19et aux produits qu'on vendait
42:21en partant de l'industriel
42:23enfin en partant de la base du produit
42:24non les retours franchisés
42:25sont très opérationnels
42:27donc c'est sur le quotidien
42:28comment ils font
42:28pour améliorer le quotidien
42:29le leur
42:30celui de leurs équipes
42:31mais pour délivrer mieux
42:31au client
42:32et que le client passe
42:32à un meilleur moment
42:33mais je pense
42:34sur des systèmes de caisse
42:36le test des bornes
42:36de prise de commande
42:38l'organisation
42:39derrière les comptoirs
42:39les évolutions des machines
42:40il y a beaucoup
42:41d'automatisation
42:43qui arrive
42:44pas à l'intelligence artificielle
42:45mais en tout cas
42:45des machines
42:46qui vous restituent
42:47un produit automatisé
42:48et qui vous soulage aussi
42:49votre quotidien
42:50avec vos équipes
42:50ces sujets
42:51on les voit passer
42:52on les étudie
42:53et puis souvent
42:54on a un fonction
42:54ah j'ai vu ça
42:55c'est un l'air intéressant
42:56alors puisqu'on parle
42:57de matière première
42:57on a parlé du café
42:58on a parlé du lait
42:59il y a les oeufs
43:01ça représente quoi ?
43:03j'ai vraiment la question
43:04de curieux
43:05combien vous consommez
43:07deux par exemple
43:08avec 250 coffee shops
43:10quelques milliers
43:11je n'ai pas le chiffre exact
43:12quelques milliers
43:13on s'approche des millions
43:14des millions d'eux
43:15parce qu'en plus
43:15c'est une matière première
43:16qui est de plus en plus
43:17consommée aujourd'hui
43:17nous on l'a vraiment
43:19mise en place
43:19quand on a développé
43:20l'offre salée
43:20du petit déjeuner
43:21c'était 2018-2019
43:23non on consomme
43:24beaucoup d'eux
43:25et alors là aussi
43:27il y a des choix
43:27est-ce que c'est
43:29de l'élevage en batterie
43:30est-ce qu'on peut
43:32se passer de l'élevage
43:33en batterie
43:33quel choix vous avez fait ?
43:34non non
43:34notre choix est toujours
43:35porté sur la qualité du produit
43:36donc la qualité du produit
43:36c'est aussi des engagements
43:37donc on est sur des oeufs plein air
43:38100% plein air
43:39d'origine France
43:40pour la plupart
43:41en fonction des approvisionnements
43:43et au-delà de cet engagement
43:44j'irais
43:45du bon traitement animal
43:47on sait aussi
43:48que ce bon traitement
43:49en tout cas
43:49cette qualité de produit
43:50permet de délivrer
43:51un bon produit au client
43:52et puis
43:52en plus de ça
43:53de pouvoir communiquer
43:54des engagements forts
43:55même si ce n'est pas
43:56une matière première
43:57aussi forte que le café
43:58ou que le lait
43:58mais ça va dans notre démarche
44:00c'est pas la première
44:01matière première
44:01à laquelle on pense
44:02quand on pousse la porte
44:03d'un colby
44:03on est engagé aussi
44:04sur le poulet
44:04on est en train de s'engager
44:05aussi sur le porc
44:06mais ce n'est pas
44:06des matières premières
44:07fortes dans la tête du client
44:09mais c'est important aussi
44:10que notre démarche qualitative
44:12et d'engagement
44:12soit on la retrouve
44:14sur les différents produits
44:16mais est-ce qu'il y a des clients
44:17qui vous disent
44:17moi je ne veux pas consommer
44:18un oeuf d'une poule
44:20qui est élevée en cage
44:21vous voyez ce que je veux dire
44:22ou est-ce que ça ne rentre pas
44:23finalement dans la grille
44:25de lecture d'un client
44:25non c'est pas une demande
44:27régulière des clients
44:29par contre
44:30c'est une reconnaissance
44:32et un moyen
44:33d'engagement du client
44:34vis-à-vis de Columbus Café
44:35de se dire
44:35je consomme dans une marque
44:37qui est française
44:37qui est dans un concept
44:39qui est plutôt là
44:39pour me faire passer
44:41on dit toujours
44:41nous faire passer
44:41les 15 meilleures minutes
44:42de la journée
44:42donc je viens passer
44:43un bon moment
44:44un moment dans ma journée
44:45qu'à ce soit 5 minutes
44:46ou 1 heure
44:46et en plus je consomme
44:47des bons produits
44:48parce que la qualité
44:49de nos produits
44:49sont reconnues
44:50et des bons ingrédients
44:51et en fait
44:52ça lui permet
44:52de trouver du lien
44:53et d'avoir
44:54pas une harmonie
44:55mais d'avoir un sens
44:56dans toute sa démarche
44:56de client
44:57mais avec une marque
44:59un concept
44:59un moment
44:59et puis le produit
45:00et les ingrédients
45:01qu'il va utiliser
45:02donc nous c'est notre
45:03c'est notre marque de fabrique
45:04en tout cas c'est notre cahier des charges
45:05c'est notre engagement
45:06sur la qualité
45:08et puis le client
45:10en fait ça lui donne du sens
45:11parce qu'il est là
45:11pour passer un bon moment
45:12donc s'il est là
45:13pour passer un bon moment
45:14c'est plutôt quelque chose de bon
45:14donc que ça soit bon
45:15mais que ça soit bon
45:16j'irais de l'animal
45:17jusqu'à l'assiette
45:17253 coffee shops
45:19en France
45:20et à l'étranger
45:20il y en a beaucoup à l'étranger
45:21oui on en a une vingtaine
45:22une vingtaine
45:23plutôt dans quelle partie
45:24essentiellement le Canada
45:25parce qu'on a ouvert une filiale
45:26en 2021
45:27donc on a 20 Columbus là-bas
45:29et on est en train de déployer
45:30maintenant le modèle de franchise
45:30et ensuite on est en train de revenir
45:32sur le Moyen-Orient
45:33qui était une zone
45:35où on était assez fort
45:36avant le Covid
45:37et puis avec le Covid
45:37des choses ont un peu évolué
45:39mais on y revient
45:39et ensuite
45:40pour l'instant
45:41c'est déjà bien
45:42oui c'est déjà pas mal
45:43mais est-ce que
45:43la dimension française
45:46vous la gommez
45:47ou est-ce qu'au contraire
45:48vous la mettez en avant
45:49parce que
45:49qui dit gastronomie
45:51dit bonne image de la France
45:53en fonction des régions internationales
45:55le français
45:55parle vraiment
45:56des catégories de consommateurs
45:58en tout cas
45:58à des pays
45:59et puis d'autres pays
46:00où c'est plutôt le côté qualité
46:01derrière le français
46:02voilà Canada
46:03sur la partie Québec
46:04qui est très francophone
46:06Columbus qui a fait français
46:08oui ça leur parle
46:08mais ce qui leur parle surtout
46:10c'est qu'ils voient de la qualité
46:11chez Columbus
46:11et ils voient aussi une offre large
46:13du matin jusqu'en fin de journée
46:14ils voient du sucré
46:15enfin de la boisson
46:16du sucré
46:17mais aussi du salé
46:18et c'est vrai que nous en France
46:18le salé est un moment fort
46:20entre midi et deux
46:20c'est 30% de notre activité
46:22donc c'est pas rien
46:23c'est pas quelques sandwichs vendus
46:24ou quelques salades
46:24c'est un vrai moment de consommation
46:26donc ils y voient
46:27ce côté qualité
46:28ou ce côté marque de fabrique français
46:29parce que
46:30on a la chance
46:30que la France est reconnue
46:32comme un pays de qualité
46:32dans la gastronomie
46:33et dès qu'on parle alimentaire
46:35je dirais le coup de tampon français
46:36est toujours rassurant
46:37mais ça parle pas aussi fort
46:39d'un pays à l'autre
46:40donc c'est plutôt le côté
46:41soit français
46:41soit qualité
46:42ou les deux
46:42quand on peut faire les deux
46:43autre question de curieux
46:44est-ce que le goût est le même
46:45ou est-ce que vous adaptez
46:46vos produits au marché
46:4775%
46:4980%
46:49la gamme est la même
46:50et ensuite il y a 20-30%
46:51qui est adapté au marché
46:52on est déjà adapté
46:53déjà au goût
46:54aux recettes
46:54il y a des ingrédients
46:56qui sont incontournables
46:56voilà
46:57et puis ensuite
46:58on adapte aussi
46:59en fonction de la chaîne logistique
47:00pour pas
47:01par exemple
47:01tout vient pas de la France
47:03pour l'Union du Canada
47:03une partie
47:04mais on va chercher aussi
47:07des approvisements du coup locaux
47:08plutôt locaux sur le pays
47:09voilà
47:10pour que ça soit
47:10pour que ça soit
47:11j'irais logique
47:12en fait
47:13au Québec
47:13si il n'y a pas une poutine
47:14à la carte
47:15ça va pas
47:16non
47:16ils n'ont pas une poutine
47:17mais ils ont quelque chose
47:18qui s'y ressemble
47:19qui s'en approche
47:20je pense à ça
47:22le goût
47:22parce qu'il y a la question
47:23du sel
47:25du sucre
47:26enfin voilà
47:26des dosages
47:27en sel et au sucre
47:28de ce que vous proposez
47:29à vos clients
47:30là aussi
47:31ce sont des exhausteurs de goût
47:33mais pas forcément idéaux
47:35pour notre santé
47:35on va dire ça comme ça
47:37vous réussissez à réduire
47:40les teneurs en sel
47:41et en...
47:41oui surtout sur le sucre
47:42parce qu'on est
47:43on vend beaucoup de sucré
47:44forcément
47:44entre les boissons
47:45et les pâtisseries
47:46donc on travaille
47:47sur deux axes
47:48le premier c'est réduire
47:49le sucre dans nos boissons
47:50donc pour ça
47:51on travaille avec les industriels
47:52qui nous font des recettes
47:53ou avec la quantité de sucre
47:56qu'on met dans nos boissons
47:56même si c'est le client
47:57qui choisit un peu sa taille
47:58oui c'est à dire
47:59il faut réussir
47:59à le faire évoluer
48:00sans trop perturber
48:02et le goût du client non plus
48:03c'est pas une démarche facile
48:04on travaille une partie là-dessus
48:04ensuite on travaille aussi
48:05sur des développements
48:06de boissons sans sucre
48:07depuis deux ans
48:08on développe
48:09enfin ce qu'on appelle
48:10une plateforme de boissons froides
48:11d'eau aromatisée
48:12qui sont sans sucre
48:13pour le coup
48:14et qui viennent remplacer
48:15progressivement
48:16tous les sodas
48:16qu'on peut connaître
48:17qui faisaient partie
48:18de la carte
48:18et qui sont en train
48:19de disparaître
48:20mais en proposant
48:20d'autres alternatives
48:21meilleures
48:22en termes de goût
48:23qualité
48:23vous avez essayé
48:23de virer les grands sodas
48:24de votre carte
48:25oui la majorité
48:25sont virés déjà
48:26là je pense que
48:28dans les 2026
48:29ça sera l'année charnière
48:30où ça va vraiment
48:31vraiment s'arrêter
48:31mais on a plus de 60%
48:33du réseau
48:33qui a mis en place
48:33cette plateforme
48:34d'eau aromatisée
48:35et qui a remplacé
48:37du coup
48:37tous les sodas
48:38qu'on peut connaître
48:38est-ce qu'il y a des clients
48:40qui font demi-tour
48:41parce qu'ils n'ont pas
48:42leur soda préféré
48:43toujours
48:43mais moi j'ai toujours
48:45un mot de franchisé
48:45on essaie de faire plaisir
48:47à plein de monde
48:47mais on ne peut pas
48:47réussir à convaincre
48:48en tout cas
48:49à satisfaire 100%
48:50de la clientèle
48:51ou 100% du passant
48:51donc voilà
48:52on a une marque
48:54on a un positionnement
48:56on a un niveau de qualité
48:57qui est de plus en plus
48:58reconnu
48:58et apprécié
48:59et recherché
48:59donc on continue
49:00à travailler
49:01dans cette ligne là
49:01et après oui
49:02il y a des clients
49:03qui sont insatisfaits
49:04malheureusement oui
49:04mais ça fait partie du jeu
49:06donc allons chercher
49:06plutôt les clients
49:07qui ne connaissent pas encore
49:08Columbus
49:09qui ne savent pas
49:09que c'est français
49:09qui ne savent pas
49:10que la qualité est importante
49:11pour nous
49:12qui vont passer un bon moment
49:13donc voilà
49:13on a encore
49:13ce qu'on disait au début
49:14le marché du coffee shop
49:15explose
49:16et il y a encore
49:17on sait aujourd'hui
49:17qu'un français sur deux
49:18ne consomme pas coffee shop
49:19donc il y a encore du travail
49:21et il y a encore plein de potentiel
49:22puisqu'on est sur la stratégie RSE
49:25il y a ce partenariat
49:26avec Too Good To Go
49:27depuis quand
49:28et pourquoi ?
49:29depuis 2016-2017
49:30quand ils sont arrivés en France
49:32ils nous ont rapidement sollicisés
49:33on a trouvé la démarche
49:34très intelligente
49:35et très saine
49:36Columbus c'est un concept
49:38où on ne génère pas
49:39beaucoup de pertes
49:39parce qu'on fabrique
49:40beaucoup le matin
49:40pour la journée
49:41beaucoup de produits
49:41sont fabriqués
49:42il n'y a pas trop
49:43de gâchis alimentaires
49:44c'est plutôt maîtrisé
49:45mais du coup
49:46le peu de gâchis qu'on a
49:47on préfère le
49:47voilà le
49:48le proposer à moindre coût
49:50en fait à coût coûtant
49:50à une clientèle
49:52quand on a le besoin
49:54et puis
49:54et puis je dirais
49:55la démarche est plutôt saine
49:56donc elle est plutôt bien suivie
49:57par nos franchisés
49:58elle est mise en avant régulièrement
49:59sur nos réseaux
50:00et ça marche
50:01c'est obligatoire
50:02ou c'est volontaire ?
50:03c'est-à-dire tout ce dont on parle
50:04vous voyez ce que je veux dire ?
50:05c'est-à-dire que c'est toujours
50:06le rapport entre le franchiseur
50:07et les franchisés
50:08qu'est-ce que vous imposez ou pas ?
50:10Too Good To Go est recommandé
50:11il n'est pas obligatoire
50:12parce que ça dépend aussi
50:13du niveau de perte
50:14les magasins qui ont ouvert
50:157 jours sur 7
50:15par exemple
50:16ont très peu de pertes
50:18et pas forcément suffisamment
50:19pour proposer un ou deux paniers
50:21tous les jours
50:21donc c'est plutôt
50:22c'est proposé
50:2375%
50:2480% du réseau l'applique
50:26pas tous les jours
50:27mais régulièrement
50:27plusieurs fois par semaine
50:28donc c'est plutôt suivi
50:30et puis c'est là aussi
50:31l'intérêt de travailler
50:31avec des franchisés
50:32quand on propose
50:32ou qu'on suggère des choses
50:33si on voit qu'il y a un faible intérêt
50:35on se dit bon
50:35soit on a mal bossé notre truc
50:37soit il n'y a vraiment pas d'intérêt
50:38donc il faut peut-être revoir la copie
50:39et là aussi
50:40on a commencé avec des franchisés
50:41qui nous ont dit
50:42non non c'est la bonne démarche
50:43il va falloir travailler plutôt ci
50:44plutôt ça
50:44pour que l'ensemble du réseau
50:46ou un franchisé
50:47dans son quotidien
50:49puisse voir l'intérêt
50:50plusieurs intérêts
50:51merci beaucoup
50:52Frédéric Rassimur
50:53et à bientôt
50:54sur Be Smart for Change
50:55c'est l'heure de notre rubrique
50:57Startup tout de suite
50:58Smart Ide
51:05c'est notre rubrique
51:06Startup et Innovation
51:07je présente mon invité
51:08Maya Bendifala
51:10bonjour
51:10bonjour
51:11merci pour l'invitation
51:12vous êtes la cofondatrice
51:13directrice scientifique
51:14de Nutropie
51:15créée en 2021
51:15avec Nathalie Roland
51:18et avec quelle idée
51:18c'est quoi Nutropie ?
51:20Nutropie est une entreprise française
51:22basée au Génopole
51:23donc le plus grand bioparc de France
51:25qui a pour but
51:26de produire des protéines de lait
51:28sans passer par l'élevage
51:30donc en fait
51:30on produit ces protéines de lait
51:32via la fermentation
51:33donc un processus
51:34on utilise les micro-organismes
51:37comme un micro-usine
51:38à la base de macro-usine de vaches
51:40donc c'est comme la fermentation
51:42pour faire de la bière
51:43sauf qu'au lieu de faire de l'alcool
51:45on donne du sucre aux micro-organismes
51:47et font des protéines de lait
51:49d'accord
51:49ok
51:49alors quand vous créez l'entreprise
51:51c'est quoi ?
51:53c'est de la recherche scientifique
51:54ou le procédé existe déjà ?
51:56vous voyez ce que je veux dire ?
51:57on est dans quelle démarche ?
51:59en fait la technologie
52:00d'utiliser la fermentation
52:01pour produire des molécules d'entrée
52:03existe depuis des décennies
52:05d'accord
52:05mais appliquées à d'autres produits
52:08comme les arômes
52:09ou comme les enzymes
52:10donc déjà utilisés
52:12dans l'agroalimentaire
52:13ou d'autres industries
52:14mais ça n'avait jamais été appliqué
52:16à nos protéines
52:17donc des protéines de lait
52:18donc des casines
52:19pour fournir un nouvel ingrédient
52:21à l'industrie laitière
52:23qui est notre source d'approvisionnement
52:25donc moi j'ai travaillé en fait
52:27dans ce domaine
52:28pendant ma thèse
52:29où j'ai utilisé la même technologie
52:31mais pour produire d'autres molécules
52:33et j'ai eu l'idée
52:34de pouvoir appliquer ça
52:35à cette technologie-là
52:36et ma co-fondétrice elle
52:38a travaillé sur
52:38tout ce qui n'était pas le produit
52:40donc de côté
52:41plus réglementaire
52:42comprendre les besoins des industriels
52:45aider au développement du domaine
52:47donc quand on s'est rencontré
52:49on a vu qu'on avait
52:50une vision
52:50vous étiez complémentaire
52:51ça matchait bien
52:53les caséines
52:55c'est l'autre nom
52:56des protéines de lait en fait
52:57c'est quoi ?
52:58les caséines
52:58ce sont les protéines majoritaires du lait
53:00et c'est cette protéine-là
53:01qui sont responsables
53:02pour tout ce qu'on aime dans le lait
53:03c'est grâce à elle
53:04qu'on fait du fromage
53:05et du yaourt
53:06donc si vous aimez du fromage
53:08vous aimez forcément des caséines
53:09et d'ailleurs il y a un produit
53:10que vous appelez
53:12cheesable milk
53:13alors c'est quoi exactement ?
53:15c'est un lait fromageable
53:16c'est un vrai terme de l'industrie
53:17nous on s'en sert de ce terme
53:20pour dire
53:21c'est un lait qui est capable
53:22un produit de type lait
53:25qui est capable d'être transformé en gel
53:27qui est la base d'un fromage
53:29ou d'un yaourt
53:29donc c'est un produit fonctionnel
53:31qui peut permettre à l'industrie
53:33de faire les produits
53:34qui les intéressent
53:36parce qu'en fait
53:37l'entreprise c'est une entreprise B2B
53:39vos clients ce sont des entreprises
53:41voilà
53:41donc le but c'est de fournir des ingrédients
53:43aux industriels laitiers agroalimentaires
53:45pour qu'eux ils puissent transformer
53:47ces ingrédients
53:47en un produit pour les consommateurs
53:50est-ce que c'est une
53:51le point de départ
53:54j'ai bien compris à la recherche etc
53:55mais est-ce que
53:56ça vient du marché
53:57c'est à dire qu'il y avait
53:58de la part de l'industrie agroalimentaire
54:00une demande de protéines de lait
54:02non animale
54:03tout à fait
54:04aujourd'hui l'industrie agroalimentaire
54:06n'a uniquement les protéines végétales
54:08comme alternative
54:09à la source d'approvisionnement
54:11des protéines de lait
54:12aujourd'hui
54:12mais les protéines végétales
54:14ont un comportement
54:15très très différent
54:16des casines
54:17donc ils sont
54:18incapables de faire
54:20des produits
54:21recherchés par les consommateurs
54:22qui sont par exemple
54:23sans lactose
54:24sans cholestérol
54:25mais toujours avec
54:26la nutrition
54:27la texture et le goût
54:28qui plaît aux consommateurs
54:29donc en plus
54:31aujourd'hui on a
54:32beaucoup de questionnements
54:33sur
54:33comment répondre
54:35au marché croissant
54:36des produits laitiers
54:37avec une population
54:38qui augmente
54:39avec la production de lait
54:40qui baisse
54:41aujourd'hui on a
54:42un consensus
54:43que la production de lait
54:44est en train de
54:46ne soit pas capable
54:47de répondre
54:48aux besoins du marché
54:49dans le futur
54:50même on dit qu'en France
54:51on peut être
54:52un net emporteur de lait
54:53même dès 2027
54:55donc on a vraiment
54:56besoin
54:57de trouver des sources
54:59de ces protéines fonctionnelles
55:01hors l'élevage
55:01pour être un complément
55:02à l'industrie actuelle
55:03dernière question
55:05vous avez annoncé
55:06une levée de fonds
55:06de 7 millions d'euros
55:08voilà
55:08quelle stratégie
55:10avec cette
55:10levée de fonds
55:12oui donc
55:13cette levée de fonds
55:13sert à nous permettre
55:16de monter en échelle
55:17la production
55:18afin d'envoyer
55:19des quantités
55:20plus importantes
55:21d'échantillons
55:22à nos futurs clients
55:24parce que justement
55:25en alimentaire
55:25ils ont besoin
55:26de tester
55:26dans les échelles
55:27plus importantes
55:28pour voir
55:29quels sont
55:29tous les produits
55:30faisables
55:30grâce à nos ingrédients
55:32et de pouvoir
55:33aller plus loin
55:33dans ces démarches
55:34commerciales
55:35merci beaucoup
55:36Maya Bendifala
55:37et bon vent
55:38à Nutropy
55:39merci d'être venu
55:40nous présenter
55:41ces caséines
55:42ces protéines
55:44de lait
55:45voilà c'est la fin
55:46de ce Smart Impact
55:47je vous dis à demain
55:48pour une nouvelle émission
55:49je voudrais remercier
55:50Nathalie Croizet
55:51la coordinatrice éditoriale
55:52Alexis Mathieu
55:53en charge de la production
55:54Pierre Loubergoni
55:55le réalisateur
55:56Alban Jacquin
55:56l'ingénieur du son
55:58belle fin de journée
55:59sur BeSmart4Change
56:00salut
56:00Musique
56:10Musique
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