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  • il y a 2 jours
Lundi 6 juillet 2026, retrouvez Anne-Claire Roux (Directrice générale, Mirova Foundation), Myriam Maestroni (Présidente, Fondation e5t), Simon Bestel (Cofondateur, FEVE), Laure Wagner (Co-fondatrice, Kelsite) et Denis Dementhon (Directeur Général, France Active) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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Transcription
00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission des entreprises à impact positif.
00:13Et voici le sommaire, c'est Miriam Maestroni, la présidente du cercle de réflexion E5T,
00:18qui sera l'invité du grand entretien aujourd'hui, 26 minutes, pour découvrir son antidote au défaitisme,
00:24son livre Économie et Climat, le folie d'aime, ou comment sortir du choix entre fin du monde et fin
00:29du mois.
00:29Mais d'abord, je reçois Simon Bestel, le cofondateur de FEV, il nous expliquera comment mettre l'épargne des Français
00:36au service de la transition agricole.
00:38Dans notre débat, on verra comment articuler philanthropie, accompagnement et financement au sein de l'économie sociale et solidaire,
00:45l'équilibre budgétaire de nombreuses structures du secteur est en péril.
00:50Et puis dans notre rubrique Startup et Innovation, je vous présenterai 1km à pied, c'est une plateforme d'analyse
00:56des trajets domicile-travail.
00:58Et voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:07L'invité de ce Smart Impact, c'est Simon Bestel, bonjour.
01:10Bonjour.
01:10Bienvenue, vous êtes le cofondateur de FEV, vous l'avez créé il y a 6 ans, avec Marc Batty et
01:15Vincent Croce.
01:17FEV pour Ferme en Vie, de quoi s'agit-il ?
01:20Ferme en Vie est une société de l'économie sociale et solidaire dont l'objectif est d'installer des jeunes
01:25agriculteurs sur des exploitations
01:28qu'on va financer pour les aider à reprendre ces fermes et à effectuer une transition de l'agriculture
01:34vers des modèles plus résilients, plus robustes, plus sains pour à la fois l'environnement et la santé.
01:39Alors pourquoi vous l'avez créé il y a 6 ans ? Et pourquoi le choix de l'économie sociale
01:43et solidaire ?
01:45L'idée initiale était vraiment d'aider l'agriculture à effectuer cette transition.
01:49On avait tous des convictions à la fois écologiques et le souhait, parce qu'on connaissait bien le milieu agricole,
01:56le souhait de pouvoir aider les agriculteurs.
01:58Donc on s'est dit que le meilleur moyen, c'était d'aider les jeunes à pouvoir s'installer.
02:02Et donc très naturellement, on s'est orienté vers l'économie sociale et solidaire,
02:05parce que c'était l'objet en fait de cette société.
02:08Oui, il ne s'agissait pas forcément de faire du profit ou de l'argent.
02:13Non, vraiment, c'était d'avoir de l'impact et d'aider la conversion ou la reconversion de l'agriculture.
02:17Et alors, quelles difficultés, quels écueils rencontrés par les agriculteurs vous cherchez à résoudre et comment ?
02:25Alors, un des principaux freins pour l'installation d'un jeune, bien évidemment, c'est l'accès aux fonciers,
02:31le financement d'une exploitation agricole.
02:34Une exploitation moyenne, ça va être en France 60-70 hectares.
02:39Si on doit acheter des bâtiments, des terres, du matériel, investir dans l'exploitation,
02:44ça peut représenter plusieurs centaines de milliers d'euros, voire plus d'un million d'euros.
02:49Donc, c'est inaccessible pour la plupart des jeunes.
02:52Donc, FEV va intervenir pour aider le financement sur le foncier, ainsi faciliter le démarrage de l'activité.
02:58Et alors, comment ça marche ?
03:00Alors, en fait, on collecte de l'épargne auprès de particuliers et d'institutionnels.
03:05Et cette épargne va ensuite permettre d'acheter des fermes qu'on aura, nous, évaluées,
03:09qu'on va ensuite louer à l'agriculteur qui s'installe avec une option d'achat.
03:13C'est-à-dire qu'il n'aura pas à rembourser le capital de l'exploitation,
03:17il va juste être en location.
03:18Et le jour où il le souhaite, s'il est prêt, s'il en a envie,
03:21il pourra quand même racheter l'exploitation sur laquelle il est installé.
03:24Alors, ici, on va regarder à la fois le profil type des...
03:28Enfin, je ne sais pas s'il y en a, d'ailleurs, des agriculteurs.
03:29Et puis, peut-être aussi de celles et ceux qui participent des épargnants d'avant.
03:34Les agriculteurs jeunes, agriculteurs, ça, c'est le principe de base.
03:38Quand on dit jeunes, ça veut dire quoi, d'ailleurs ?
03:40Alors, la définition de jeunes en agriculture, ça va loin.
03:42C'est, en général, une quarantaine d'années.
03:45Jusqu'à 40 ans, on est considéré comme jeunes.
03:47Nous, il nous arrive d'installer des gens de plus de 40 ans, quand même.
03:50Après, effectivement, majoritairement, c'est une trentaine d'années ou un peu moins.
03:53Il faut quand même un minimum d'expérience,
03:55parce que reprendre une exploitation agricole, c'est un rôle de chef d'entreprise.
03:58Donc, il faut avoir un certain bagage, on va dire.
04:02Et c'est, aujourd'hui, assez divers en termes de profil.
04:05On a à la fois des gens qui sont issus du milieu agricole,
04:08des gens qui sont en périphérie du milieu agricole,
04:11qui travaillent dans des coopératives, des chambres d'agriculture
04:13et qui souhaitent s'installer, on peut passer le pas.
04:15Et puis, des gens qui ne sont pas du tout issus du milieu,
04:17qui ont vraiment un coup de cœur pour l'agriculture.
04:19Là, on est très attentifs, quand même, à ce qu'ils aient une expérience significative
04:23sur des fermes pour être sûrs que c'est fait pour eux,
04:25parce que ce n'est pas un métier simple.
04:26Parce qu'on peut un peu fantasmer le métier de l'agriculture.
04:30Oui, surtout post-Covid, on a eu beaucoup de gens qui rêvaient du retour à la nature,
04:33mais voilà, ce n'est pas juste ça, l'agriculture.
04:36C'est vraiment, il y a des contraintes qu'il faut assumer.
04:38Donc voilà, on est assez attentifs à ça,
04:39mais ça permet aussi d'avoir des profils assez différents,
04:42qui ont vécu d'autres choses, qui ont vu d'autres modes de fonctionnement,
04:45d'autres activités économiques,
04:47donc qui apportent quelque chose de nouveau à l'agriculture,
04:49qui permet un peu un renouvellement aussi des modes de pensée,
04:52des modes de fonctionnement.
04:52Un agriculteur, c'est d'abord un chef d'entreprise, un,
04:56et deux, est-ce que c'est un chef d'entreprise forcément atypique ?
05:00C'est-à-dire, est-ce que son entreprise ne coche pas exactement les mêmes cases
05:04que toutes les entreprises ?
05:05Alors je dirais oui et non.
05:07Dans ce qu'on cherche, nous, quand même, plutôt oui,
05:09parce qu'on est dans la transition,
05:12donc il faut inventer de nouveaux modèles agricoles,
05:14donc on va quand même rechercher des profils qui ont cette appétence
05:17pour faire différemment, chercher la nouveauté,
05:21ne pas faire comme les voisins,
05:22parce qu'il y a quand même aujourd'hui une grosse pression sociale en agriculture.
05:26Donc nous, on cherche plutôt ce profil,
05:27mais c'est effectivement en agriculture pas obligatoire,
05:29on peut tout à fait appliquer des modèles existants,
05:32et ça fonctionne.
05:33Et les épargnants alors, qui rentrent dans l'aventure ?
05:37Oui, donc ils sont assez nombreux aujourd'hui,
05:39on doit être à plus de 5 000 épargnants particuliers,
05:43et eux, leur premier attrait,
05:45c'est évidemment le sens que ça a d'investir
05:48pour aider des jeunes à s'installer sur des modèles
05:51agriculture biologique, agroforesterie et autres,
05:53donc ça c'est vraiment le premier intérêt.
05:56Le deuxième intérêt, c'est aussi l'économie d'impôts,
05:58comme on est une société de l'économie sociale et solidaire,
06:01ils peuvent bénéficier d'une réduction d'impôts lorsqu'ils investissent,
06:05donc il y a quand même cette attractivité.
06:09Et puis, au global, ça reste des gens intéressés
06:12par l'agriculture et les problématiques environnementales.
06:16Donc voilà, c'est un peu tout ça,
06:17et leur profil, c'est aujourd'hui plutôt des urbains,
06:20avec un certain niveau de revenu,
06:22qui investissent en moyenne 5 000, 6 000 euros,
06:25mais ça peut aller à 500 euros pour les moins fortunés,
06:29on va dire, le ticket d'entrée.
06:30Ça c'est le ticket le plus bas, c'est ça ?
06:31Exactement, et à plusieurs dizaines ou centaines de milliers d'euros
06:35pour les plus riches.
06:37Il y a aussi des investisseurs plus institutionnels ?
06:39Oui, tout à fait, on est accompagnés par exemple
06:41par la Banque des Territoires ou le Fonds Impact Mirovin,
06:45en fait des structures qui sont vraiment concernées
06:49par la transition qu'on doit faire,
06:53que nos sociétés doivent faire,
06:54et donc qui investissent pour supporter des jeunes entreprises
06:57qui vont dans ce sens-là et qui vont créer de nouveaux modèles,
07:00de nouveaux modes de fonctionnement.
07:01Alors ça répond, Fèvre répond à deux défis majeurs de l'agriculture,
07:06la transition agroécologique, on va y revenir,
07:09et puis aussi la transmission,
07:12alors je ne sais pas ce chiffre,
07:14je le vois circuler un peu partout,
07:15un agriculteur sur deux va prendre sa retraite dans les...
07:17Oui, c'est ce qu'on dit généralement, dans les 10 ans...
07:1910 ans, 10-15 ans, bon, voilà.
07:21En tout cas, on est dans cette épure-là.
07:24Ça veut dire qu'il y a un enjeu presque existentiel
07:28pour l'agriculture française, là, qui se joue dans la décennie ?
07:30Existentiel, certains sont pour des modèles
07:32où l'agriculture devient très financière,
07:35et on a des très grosses exploitations,
07:36plutôt possédées par des financiers ou des industriels.
07:41Et donc, il faut plus de départ à la retraite
07:43pour faire grandir les exploitations.
07:44Pour faire grandir les exploitations, exactement.
07:45Effectivement, il y a des pays où les exploitations
07:47sont beaucoup plus grandes qu'en France.
07:48Oui, on est plutôt dans une moyenne
07:50avec des exploitations relativement petites.
07:53Mais c'est assez contradictoire avec un modèle agroécologique,
07:56c'est-à-dire, pour faire de l'agroécologie,
07:58avoir, on va dire, des pratiques qui sont assez vertueuses
08:01d'un point de vue environnemental,
08:02il faut avoir des exploitations pas de taille trop grande,
08:05parce qu'il faut beaucoup de diversité,
08:07ce qui demande quand même pas mal de main-d'oeuvre,
08:08une attention forte aux terres, aux cheptels,
08:12si on a de l'élevage.
08:13Donc voilà, il faut une grande proximité.
08:14Ce qui est assez contradictoire avec des exploitations très grandes,
08:17on va plutôt rechercher de l'économie d'échelle,
08:20donc une simplification des modèles agricoles
08:23qui ne sont pas tout à fait compatibles avec l'agroécologie.
08:26Donc, nous, on ne pose pas trop vers ces modèles,
08:28ils sont viables, ils sont certainement existants
08:31dans 10, 15, 20 ans,
08:33mais il faut absolument qu'on ait à côté de ça
08:35des modèles beaucoup plus vertueux,
08:36plus résilients et plus bénéfiques
08:40pour la santé aussi des agriculteurs et des consommateurs.
08:44Bien sûr.
08:44Il y a quelques critères principaux, majeurs,
08:49dans les projets que vous accompagnez,
08:51donc derrière ce terme agroécologie,
08:53qu'est-ce que vous mettez ?
08:55Alors, l'agroécologie, il y a pas mal de choses derrière,
08:58mais en gros, c'est utiliser d'une manière très respectueuse
09:01les ressources auxquelles on a accès,
09:02et les ressources principales, ça va être la terre,
09:04donc préserver la qualité des sols,
09:06l'eau, extrêmement important,
09:08et on le voit aujourd'hui de plus en plus, malheureusement,
09:11et la biodiversité.
09:13Donc ça, c'est vraiment les trois facteurs
09:14sur lesquels l'agriculture ne peut pas fonctionner
09:17et que l'agroécologie doit absolument préserver.
09:19Il y a plusieurs moyens de le faire.
09:21Aujourd'hui, notre choix, ça a été d'orienter en particulier
09:24vers la bio, l'agriculture biologique,
09:27qui préserve, parce qu'elle n'utilise pas d'intrants de synthèse,
09:29qui préserve les sols, qui préserve l'eau,
09:31qui préserve la biodiversité.
09:32Donc c'est aujourd'hui un des seuls labels
09:35ou une des seules pratiques qui a vraiment un impact
09:37très positif sur ces trois facteurs-là.
09:39Donc on a choisi de privilégier.
09:41Mais après, il y a des gens qui font
09:43la restauration des sols,
09:44qui ont d'autres types de pratiques
09:46qui peuvent aussi être intéressantes.
09:47Sur la question de l'eau,
09:49la loi d'urgence agricole a été votée par le Sénat cette semaine.
09:54Elle est critiquée par les associations environnementales
09:56en disant qu'elle a été, je simplifie,
09:58mais un peu dictée par la FNSEA.
10:00Elle prévoit notamment d'augmenter,
10:02de doubler les capacités de stockage.
10:05Donc ça repose la question notamment des bassines
10:07et du partage de l'eau.
10:09Et puis elle prévoit une gouvernance
10:10un peu différente de l'eau,
10:13notamment dans la façon dont les agriculteurs
10:16pourraient devenir un peu prioritaires
10:18dans les instances qui gouvernent le partage de l'eau.
10:22Vous dites qu'on est à contresens
10:24avec une loi comme celle-là ?
10:27Je dirais un peu, oui, malheureusement.
10:30Alors, que l'eau soit indispensable à l'agriculture
10:32et donc à la vie de toute une population,
10:35évidemment.
10:36L'objet de l'agriculture, c'est de nous nourrir
10:38et de nourrir les animaux.
10:39Donc, il est assez normal que l'agriculture
10:43ait une forme de priorité sur l'accès à l'eau.
10:45Maintenant, on ne devrait pas laisser les décisions
10:47uniquement dans les mains des agriculteurs.
10:49C'est quand même une décision collective
10:50et qui doit donc être prise collectivement.
10:53Est-ce que, je reviens sur le terme méga-bassine
10:56qui est devenu une sorte de gros mot,
10:58est-ce que ce n'est pas une erreur finalement ?
11:00Parce que le cycle de l'eau s'est transformé,
11:03il faut quand même aussi pouvoir récupérer,
11:06par exemple, l'eau de pluie
11:07quand elle tombe massivement
11:08à d'autres périodes de l'année
11:09pour pouvoir peut-être l'utiliser l'été
11:11quand on n'en a plus.
11:12Tout à fait.
11:13Après, c'est sous quelle forme on le fait.
11:15Effectivement, on se dit aujourd'hui
11:16qu'on perd les glaciers dans les montagnes
11:19qui étaient une réserve d'eau douce pour l'été.
11:22Aujourd'hui, on perd ça.
11:23Donc, recréer des réserves d'une manière ou d'une autre
11:25n'est pas une mauvaise idée.
11:26Après, il ne faut pas faire que ça.
11:30Il ne faut pas considérer que ça
11:31répondra à tous les problèmes.
11:32Il faut avant tout consommer moins d'eau,
11:34restaurer nos sols
11:35pour que l'eau reste dans les sols
11:36et ne reparte pas à la mer.
11:38Et après, oui,
11:39on peut également aussi
11:41prévoir des rétentions d'eau
11:42sous forme de bassines
11:43ou directement dans les nappes phréatiques
11:45pour faire que l'eau aille moins vite
11:47vers les mers.
11:49Mais donc, c'est en fait
11:49une multitude de solutions
11:50qu'il faudra avoir.
11:52Il ne faut surtout pas laisser penser
11:53que les méga-bassines
11:55seront la solution magique.
11:57Ce ne sera pas le cas.
11:58Merci beaucoup, Simon Bestalé.
12:00A bientôt sur Bsmart for Change.
12:02On passe tout de suite à notre débat.
12:03Voilà le financement de l'économie sociale
12:05et solidaire au programme.
12:12Le financement de l'économie sociale
12:14et solidaire au programme de notre débat.
12:16J'accueille Anne-Claire Roux.
12:17Bonjour.
12:18Bonjour.
12:18Bienvenue.
12:19Vous êtes la directrice générale
12:20de la fondation Mirova.
12:21Denis Demanton, bonjour.
12:23Bonjour.
12:23Bienvenue à vous aussi,
12:24le directeur général de France Active.
12:26Vous avez signé un partenariat
12:27qui court pour la période 2026-2028.
12:30Vous allez nous le présenter
12:30dans un instant.
12:32Allez, d'abord,
12:32on présente vos structures respectives,
12:35Mirova Foundation,
12:36en quelques mots.
12:38Alors, Mirova Foundation,
12:39c'est le fonds de dotation,
12:40donc on va dire l'outil philanthropique
12:41de Mirova,
12:42qui est un investisseur à impact,
12:44société à mission.
12:45Et on a vraiment voulu utiliser
12:46la philanthropie comme levier
12:47pour aller financer
12:49ce qu'on ne peut pas financer
12:50à travers l'investissement classique,
12:52aussi bien à impact que solidaire.
12:55On parle de quelle enveloppe budgétaire
12:59dispose la fondation ?
13:01On a un beau budget
13:02pour une entreprise comme Mirova,
13:04puisqu'on a un budget
13:04d'à peu près 2,5 millions,
13:063 millions d'euros par an.
13:08Et on s'adresse vraiment
13:10aux angles morts
13:11sur le volet social,
13:12parce qu'on est très présent
13:13sur la partie environnementale,
13:14biodiversité, climat,
13:15transition énergétique.
13:16Et le volet social,
13:17c'est plus difficile à adresser
13:18via l'investissement.
13:19Donc nous, on adresse
13:20trois segments via la fondation,
13:22l'éducation, l'emploi,
13:23l'accès aux ressources essentielles,
13:24et notamment la lutte
13:26contre la précarité énergétique
13:27en France.
13:28On y reviendra évidemment.
13:29France Active,
13:29en quel commode de l'île de Menton ?
13:31France Active,
13:32c'est un réseau associatif
13:33qui est présent partout en France
13:34et qui finance des projets
13:36d'entreprises
13:37ou d'associations à impact social.
13:41On le fait avec des équipes
13:42qui sont dans tous les territoires,
13:44qui accompagnent les projets,
13:45qui les reçoivent,
13:46qui expertisent les plans de financement.
13:48Et puis on a des outils
13:48de financement,
13:49d'investissement notamment,
13:51qui nous permettent,
13:52alors avec des actionnaires prestigieux
13:53comme Mirova et d'autres,
13:55et qui nous permettent
13:56d'investir et d'aider
13:57ces entreprises à se développer,
14:00à renforcer leur haut de bilan,
14:01comme on dit,
14:01et donc à trouver
14:03des moyens de financement.
14:04C'est au moment,
14:05ça peut être à différentes étapes
14:07de la vie d'une entreprise,
14:08c'est à la création,
14:09c'est...
14:10Alors on a à peu près
14:1220-25% de ce qu'on finance
14:14avec France Active Investissement,
14:15qui sont des structures très jeunes,
14:17donc en création,
14:18ou dans les premiers mois,
14:19les trois premières années.
14:20Donc ça, c'est une phase
14:21qui est assez critique.
14:23Et puis bien sûr,
14:24on finance du développement,
14:26des changements d'échelle,
14:27comme on dit aussi dans le milieu,
14:28donc des structures
14:29qui ont un beau projet,
14:30qui à un moment donné
14:31bascule dans une dimension
14:33économique plus large.
14:34Et puis, malheureusement,
14:36mais on le fait aussi,
14:37on soutient des structures
14:38dans des phases un peu difficiles.
14:40Et dans la période actuelle,
14:41on a pas mal de clients
14:43qui viennent nous voir
14:43pour reconstituer
14:45leur fonds propres,
14:46par exemple.
14:47Alors justement,
14:48je vais vous poser
14:48la même question
14:49à l'une et à l'autre.
14:51Le constat de la situation
14:53de l'économie sociale,
14:54alors c'est très vaste
14:55l'économie sociale et solidaire.
14:56Dans l'économie sociale et solidaire,
14:58il y a des banques
15:00ou des assureurs mutualistes
15:01et puis il y a des associations.
15:03Mais si on parle plutôt
15:04du modèle associatif,
15:07à quel point il est en souffrance
15:09aujourd'hui, budgétairement ?
15:12Nous, on le constate,
15:13effectivement,
15:14du côté de la fondation,
15:15on accompagne majoritairement
15:16des associations
15:17avec une approche aussi particulière,
15:19j'y reviendrai peut-être,
15:20mais sur du long terme.
15:21Et donc, ça veut dire aussi
15:22que nous, on a un vrai lien
15:23de confiance avec les associations.
15:24On ne fait pas juste
15:25distribuer des chèques actuellement.
15:27Donc, cette relation
15:28de long terme,
15:29de confiance avec des moyens
15:30financiers structurants
15:31de l'accompagnement,
15:32ça fait aussi qu'on voit vraiment
15:33quand il y a des difficultés
15:35et des problèmes qui arrivent.
15:36Et c'est sûr que là,
15:36depuis 18 mois, 2 ans,
15:38et je pense que Denis
15:39fait le même constat
15:40sur l'économie sociale et solidaire
15:41de manière large,
15:42mais on voit un secteur
15:43qui est en souffrance,
15:44déjà parce qu'il y a
15:45une diminution
15:46des subventions publiques
15:47quand même extrêmement importante.
15:51Etatiques et des collectivités locales.
15:53Et des collectivités, exactement.
15:54Et puis aussi, surtout,
15:54qui arrivent parfois aussi
15:56un peu en fin de course,
15:58même parfois des subventions
15:59qui devaient être renouvelées
16:00et qui ne le sont pas.
16:01Donc, c'est ça aussi
16:02qui peut causer des difficultés
16:03ou même des difficultés de trésorerie
16:05parce qu'il peut y avoir aussi
16:06un délai extrêmement important.
16:08Pour les associations
16:09qui sont moins dépendantes
16:10des subventions publiques,
16:11on voit quand même du côté,
16:11y compris du mécénat d'entreprise,
16:13aussi une diminution des budgets.
16:16Et puis, malheureusement,
16:16il y a un effet boule de neige
16:17puisque quand vous avez
16:19des associations
16:20qui voient leur financement
16:21public diminuer,
16:22ils vont se reporter
16:23sur aussi peut-être
16:24du mécénat d'entreprise
16:25qu'ils ne demandaient pas auparavant.
16:26Donc, forcément,
16:27ça fait des financements
16:29qui n'augmentent pas,
16:31mais des bénéficiaires
16:32et des demandeurs
16:33qui, eux, augmentent.
16:34Donc, forcément,
16:35il y a des difficultés.
16:36Et puis, nous,
16:36ce qu'on voit quand même,
16:38et ce n'était pas le cas auparavant,
16:40bien sûr,
16:40qui a toujours eu des difficultés
16:41dans le secteur
16:42de l'économie sociale et solidaire.
16:43Mais là, on voit vraiment
16:45des associations,
16:45y compris des associations
16:46qui étaient quand même
16:47assez solides,
16:47qui existaient depuis plusieurs années,
16:49qui mettent la clé sous la porte.
16:51Donc, ça, c'est vrai
16:51que c'est quand même
16:52une situation extrêmement compliquée.
16:54C'est justement la question
16:55que j'allais vous poser,
16:56Denis Demantor.
16:56Est-ce que vous voyez là
16:59malheureusement
17:00des associations fermées ?
17:01Alors, oui,
17:02il y a des associations
17:03qui ferment.
17:06Je rejoins complètement
17:07ce que dit Anne-Claire,
17:09mais avec un élément supplémentaire,
17:11c'est qu'en fait,
17:12on est face
17:13à un tissu associatif en France
17:14qui est composé
17:15très majoritairement
17:16de petites associations,
17:18avec parfois un salarié,
17:20quatre salariés,
17:20huit salariés.
17:22En fait, ce sont des TPE,
17:23comme on dit,
17:23ce sont des très petites entreprises.
17:25Donc, avant même
17:26d'avoir un reflux
17:28des politiques publiques,
17:29ce sont des structures
17:30qui avaient besoin
17:31d'investir
17:32pour pouvoir se transformer,
17:33pour pouvoir faire face
17:34à des défis d'investissement
17:36dans des systèmes
17:37d'information un peu plus modernes,
17:39dans des parcs de véhicules,
17:40quand on est par exemple
17:41sur l'aide à domicile
17:42en milieu rural,
17:43dans de la formation
17:44des salariés.
17:44Donc, il y avait déjà
17:45ces besoins-là
17:46et dans un contexte économique
17:47qui était déjà tendu
17:48avec des marges très faibles.
17:50Donc, c'est déjà
17:50un tissu fragilisé
17:52qui se prend
17:53de plein fouet
17:54des réductions de budget
17:56de l'État,
17:56des collectivités
17:57et donc, là,
17:58on a de la casse.
17:59Oui, parce que
18:00si les marges sont très faibles,
18:02forcément,
18:02tu perds une subvention,
18:04ça peut mettre en péril.
18:05Voilà, ça retourne
18:05complètement la situation
18:07avec des dirigeants associatifs
18:08qui sont souvent
18:09donc des bénévoles
18:10et qui ont du mal
18:12à anticiper
18:13ces instabilités.
18:14Mais est-ce que
18:14ce n'est pas aussi
18:15le signe
18:16d'un besoin
18:17de professionnalisation
18:18de certaines
18:19de ces associations ?
18:21Alors, oui,
18:22on dit ça,
18:24comment dire,
18:26je ne suis pas sûr
18:28que les dirigeants
18:29associatifs,
18:30y compris bénévoles,
18:32soient des mauvais gestionnaires.
18:34c'est devenu
18:35de plus en plus compliqué,
18:37surtout dans des périodes
18:39instables
18:39où il est très difficile
18:40d'anticiper
18:42des augmentations
18:43de coûts
18:43sur l'énergie,
18:44par exemple,
18:45très difficile
18:45d'anticiper
18:46des diminutions
18:47de subventions
18:48pour l'année suivante.
18:49En fait,
18:49on se retrouve
18:50avec des dirigeants
18:51associatifs
18:52qui doivent vraiment
18:53devenir des très,
18:54très bons chefs
18:55d'entreprise.
18:56Donc, on ne part pas
18:57d'une situation
18:57où tout le monde
18:58est non professionnalisé,
19:00ne s'est pas géré,
19:01mais on a vraiment
19:02besoin maintenant
19:03d'avoir une réactivité
19:04très forte,
19:05une capacité de prise
19:06de décision
19:06et puis des décisions
19:07qui ne sont pas faciles
19:08du tout.
19:09Et quand on est
19:09dirigeant bénévole,
19:11licencié de personnes,
19:12c'est très compliqué
19:13parce qu'on tient
19:14à son projet
19:15et on n'est pas venu
19:16pour ça.
19:17Est-ce que,
19:17alors vous avez donc
19:18signé ce partenariat
19:19pour les deux,
19:20trois prochaines années
19:21à venir,
19:21Anne-Claire-Roux,
19:22est-ce que l'idée
19:23c'est de,
19:24face à cette situation,
19:26d'innover,
19:26d'inventer
19:27d'une certaine façon
19:29de nouveaux modèles
19:29de financement ?
19:31Exactement.
19:31En fait,
19:32le partenariat
19:33avec France Active,
19:34il s'inscrit
19:34dans un partenariat
19:35historique entre Mirova,
19:37pour le coup,
19:37l'entreprise,
19:38dont le métier
19:39c'est de faire
19:39de l'investissement
19:40et de l'investissement
19:40solidaire
19:41et d'accompagner
19:42France Active là-dessus.
19:43Et nous,
19:44depuis quatre ans déjà,
19:46donc là on a déjà eu
19:47un premier partenariat
19:48de trois ans
19:48qu'on a renouvelé
19:50là pour trois ans
19:51à nouveau,
19:51on a décidé nous
19:52de soutenir
19:52via la partie fondation
19:54France Active,
19:54l'association,
19:56en se disant
19:56effectivement,
19:57il y a peut-être
19:58de l'innovation
19:59aussi à avoir
20:00dans les financements
20:01puisqu'il y a
20:01de l'investissement
20:02à apporter
20:03via France Active,
20:04notamment investissement
20:05et garantie,
20:06mais France Active
20:07c'est aussi
20:07une association,
20:08une structure
20:08qui a aussi besoin
20:09de soutien
20:10et donc pour nous
20:11c'était important
20:11aussi de pouvoir
20:13apporter ce soutien
20:14complémentaire
20:15et j'allais dire
20:15l'innovation
20:16elle est peut-être
20:17dans deux volets,
20:18à la fois sur le fait
20:19que pouvoir apporter
20:21un soutien quand même
20:21structurant
20:22et sur la durée
20:22sur six ans
20:24de manière aussi
20:25ce qu'on appelle
20:25non fléchée,
20:26c'est-à-dire que nous
20:27on accepte ce qu'on fait
20:27avec toutes nos associations
20:28mais ce qu'on fait aussi
20:29avec France Active
20:30de pouvoir soutenir
20:30l'association
20:31pour ce qu'elle est
20:31donc concrètement aussi
20:33payer des salaires,
20:34payer des coûts
20:35de fonctionnement
20:35et ça pour toute association
20:37je pense que c'est
20:38un vrai besoin aussi
20:39que les mécènes
20:39prennent conscience
20:41en fait qu'il y a
20:41ce besoin-là
20:42et puis j'allais dire
20:43la deuxième aussi
20:44peut-être innovation
20:45pour nous
20:45c'est qu'on soutient
20:47vraiment le secteur associatif
20:48mais soutenir une tête
20:49de réseau comme
20:49France Active
20:50c'est aussi un moyen
20:51de faire ruisseler
20:52notre soutien
20:52sur l'ensemble
20:53en fait de l'économie
20:55sociale et solidaire
20:56là où France Active
20:57est présent sur tout le territoire
20:58et ça je pense que
20:59c'est pas forcément
20:59encore quelque chose
21:00qui est forcément
21:03perçu de manière
21:04on va dire stratégique
21:05pour beaucoup de mécènes
21:06soutenir les têtes de réseau
21:07c'est aussi un moyen
21:09de soutenir derrière
21:09l'ensemble du tissu associatif
21:11Alors justement
21:12ce partenariat
21:13Denis Demanton
21:14qu'est-ce que
21:15alors effectivement
21:15il y a la continuation
21:16parce que Mirova
21:17je crois que ça fait
21:17presque un quart de siècle
21:18que Mirova et France Active
21:21voilà
21:21vous travaillez ensemble
21:23donc ce partenariat
21:24qu'est-ce qui change
21:25qu'est-ce qui va vous permettre
21:26de continuer de faire
21:27si je comprends bien
21:29Comme l'a très bien dit
21:30Anne-Claire
21:31ce qui est extrêmement appréciable
21:33c'est la visibilité
21:34un partenariat
21:35sur plusieurs années
21:38voilà
21:38c'est une manière
21:39pour des mécènes
21:40d'intervenir
21:41qui
21:41pour une organisation
21:42comme la mienne
21:44change tout
21:44parce qu'on n'est pas
21:46dans
21:47une temporalité courte
21:48où il va falloir
21:49remplir un objectif
21:50tout de suite
21:50et puis après
21:51on ne sait pas
21:51donc nous ça nous permet
21:52de construire des programmes
21:53d'action sur lesquels
21:54on se met d'accord
21:55des grandes orientations
21:56et puis chemin faisant
21:57d'ajuster
21:58aussi parce que
21:59le monde autour de nous
22:00change
22:01et donc cette forme
22:02d'intervention là
22:03dans la durée
22:04elle est extrêmement précieuse
22:06on se connaît avec Mirova
22:07depuis la création
22:09de Mirova
22:09et presque la création
22:10de France Active
22:11parce que Mirova
22:11est un des investisseurs
22:12chez nous
22:13donc il y a ce lien
22:14déjà professionnel
22:15sur l'investissement
22:16mais cette nouvelle forme
22:18complémentaire d'intervention
22:19nous a permis
22:19de déployer
22:21ce que l'investissement
22:21lui-même ne peut pas faire
22:22c'est-à-dire
22:23des actions pédagogiques
22:25vous parliez tout à l'heure
22:25de former les dirigeants
22:28professionnalisés
22:28on le fait
22:29on l'a fait
22:30avec des podcasts
22:31on l'a fait
22:31avec des formations
22:33on a des webinaires
22:34pour les dirigeants associatifs
22:35et ça
22:36ça crée un environnement
22:38qui démultiplie
22:39notre action
22:40donc voilà
22:41ça c'est l'un des programmes
22:42d'action par exemple
22:43c'est une des actions
22:43qu'on a faites
22:44et puis
22:45cette année
22:46grâce à l'ingénierie
22:48que nous a permis
22:49de monter
22:49Mirova Foundation
22:51on a créé
22:52ce qu'on appelle
22:52le programme Trajectoire
22:53et qui précisément
22:54s'adresse
22:55à des associations
22:57qui sont en limite
22:58de rupture
22:59et qui ont besoin
23:00de souffler un petit peu
23:00d'avoir des avances
23:01de trésorerie
23:02pour prendre le temps
23:03de reconstituer
23:04leur modèle
23:05200 structures
23:06qui seront touchées
23:07cette année
23:07avec une enveloppe
23:09qui nous permet
23:10de faire des avances
23:11de trésorerie
23:11jusqu'à 60 000 euros
23:13et d'accompagner
23:14dans la durée
23:14ces dirigeants associatifs
23:15pour se retourner
23:16c'est la logique
23:17dont vous parliez
23:18tout à l'heure
23:18cette approche
23:19de long terme
23:21avec France Active
23:23c'est le cas
23:23avec toutes les structures
23:25que vous accompagnez
23:26toutes les associations
23:27que vous aidez
23:28c'est vraiment
23:29peut-être j'aurais pu le rappeler
23:30effectivement dans l'introduction
23:32déjà on est une jeune fondation
23:33puisqu'on fête nos 5 ans
23:34on vient de fêter nos 5 ans
23:35au mois de juin
23:36mais c'est vrai que
23:37dès le démarrage
23:38on a voulu avoir
23:38cette approche
23:39de dire
23:39on va accompagner
23:40les associations
23:41sur la durée
23:42pour leur donner
23:42de la visibilité
23:43leur permettre
23:44de financer leurs projets
23:45donc on apporte
23:46un soutien financier
23:47structurant
23:47mais comme l'a dit Denis
23:48aussi
23:49il y a toute cette partie
23:50du non fléché
23:51pour nous
23:51qui est importante
23:53et puis aller au-delà
23:54juste du soutien
23:55financier
23:56par exemple
23:56ce qu'on fait
23:57avec France Active
23:57et qu'on fait
23:58avec l'ensemble
23:59de nos associations
23:59c'est qu'on va aller
24:01aider les associations
24:02à monter en compétences
24:04ou en tout cas
24:05à les accompagner
24:06sur des sujets importants
24:06donc c'est aussi
24:07du mécénat de compétences
24:09et avec une innovation
24:10qui n'est pas que
24:11du mécénat de compétences
24:12parce qu'on admet aussi
24:13que nous-mêmes
24:13on n'a pas
24:13toutes les compétences
24:14y compris Sémirova
24:16et donc pour vous donner
24:16deux exemples concrets
24:18sur la partie digitale
24:19intelligence artificielle
24:21monter en compétences
24:22en numérique
24:22on a noué par exemple
24:23un partenariat
24:24avec la fondation Accenture
24:25et là
24:25c'est pas nous
24:26qui apportons
24:27du mécénat de compétences
24:28mais c'est les équipes
24:29d'Accenture
24:30qui accompagnent
24:30nos associations
24:31sur du pro bono
24:32très concrètement
24:33et je pense que c'est aussi
24:34une innovation
24:34de notre partenariat
24:35le métier de France Active
24:36comme l'a très bien dit Denis
24:37c'est d'accompagner aussi
24:38les associations au quotidien
24:40il y a une vraie expertise
24:41chez France Active
24:42et nous par exemple
24:43pour nos propres associations
24:44lauréates
24:45on leur fait bénéficier
24:46d'un accompagnement
24:47sur mesure de France Active
24:49sur des sujets
24:50très concrets
24:51qui vont être
24:51le pilotage de la trésorerie
24:53les outils de gestion
24:54la formation
24:55des dirigeants associatifs
24:56et donc c'est vraiment ça aussi
24:57peut-être
24:58qui rend un peu
24:59notre approche particulière
25:01c'est ce long terme
25:01ces moyens financiers
25:02mais c'est aussi
25:03aller au-delà du financier
25:04et vraiment
25:05nouer une relation
25:06de partenaire
25:07et pas juste
25:07de financeur financier
25:09Merci beaucoup
25:10à tous les deux
25:11d'avoir participé
25:12à ce débat
25:13je vous dis à bientôt
25:14sur Bsmart for Change
25:15c'est l'heure du grand entretien
25:16de ce Smart Impact
25:18avec Myriam Maestroni
25:19la fondatrice
25:20du think tank
25:21du cercle de réflexion
25:22et d'action
25:23E5T
25:28Prêt pour l'impact
25:29c'est la question
25:30que je pose
25:30chaque jour
25:31à une personnalité
25:31qui compte
25:32dans notre économie
25:33je reçois aujourd'hui
25:34Myriam Maestroni
25:35bonjour
25:35bonjour
25:36bienvenue
25:36vous êtes la fondatrice
25:37du cercle de réflexion
25:39et d'action
25:39E5T
25:40et cofondatrice
25:41de la start-up
25:42Disco
25:42vous publiez aussi
25:43avec Raphaël
25:45Omaïoun Bourouman
25:46économie et climat
25:48le faux dilemme
25:49antidote au défaitisme
25:51j'adore
25:51l'antidote au défaitisme
25:53heureusement que vous êtes là
25:54pour nous faire passer
25:54une bonne journée
25:55cette édition de Boc
25:56alors je commence par
25:57ce think tank là
25:58E5T
25:59de quoi s'agit-il ?
26:00E5T déjà ça veut dire
26:02énergie au pluriel
26:03efficacité énergétique
26:04environnement
26:04économie et territoire
26:06et en fait
26:06nos 15 ans
26:07c'est un think tank
26:08dédié à la transition énergétique
26:10vu par les solutions
26:12donc pendant 15 ans
26:13on a rencontré
26:14des centaines d'experts
26:16organisés
26:17des dizaines
26:18de conventions
26:19de séminaires
26:19en France
26:20en Italie
26:21en Espagne
26:21en Tunisie
26:22en Chine
26:23et donc
26:24on a conforté
26:26l'idée
26:26qu'il y avait
26:27des solutions
26:28et beaucoup de choses
26:29à faire
26:30le monde
26:31de l'énergie
26:32des énergies fossiles
26:33vous le connaissez bien
26:35vous avez commencé
26:35votre carrière professionnelle
26:37je crois avec des postes
26:38notamment des postes
26:39de direction
26:39chez Dinef Agil
26:40chez Primagaz
26:41à quel moment
26:42vous vous êtes dit
26:42il faut faire basculer
26:44ce monde là
26:46le faire évoluer
26:47de l'intérieur
26:47d'une certaine façon
26:48j'ai eu un moment
26:48très impactant
26:49quand j'ai découvert
26:50le trou dans la couche
26:51d'ozone
26:51d'ailleurs c'est pas mal
26:52de le rappeler
26:52puisqu'aujourd'hui
26:53on voit qu'il y a
26:54des solutions
26:54donc ça ça fait partie
26:56des solutions
26:56qu'on a trouvées
26:57voilà
26:57quand j'ai démarré
26:58en 96
26:59dans le GPL
27:01en Espagne
27:02et ensuite
27:03je suis arrivée
27:04en France
27:04en 2004
27:06et j'ai compris
27:07que moi
27:09qui on avait raconté
27:10que le 20ème siècle
27:11serait le siècle
27:12du pétrole
27:13et le 21ème siècle
27:14celui du gaz
27:15et bien on m'avait
27:16raconté n'importe quoi
27:17que le monde
27:18était en train de changer
27:19que ce ne serait pas
27:20du tout comme ça
27:20et là
27:22j'ai décidé
27:23de m'intéresser
27:24beaucoup
27:24à l'énergie
27:25vue par le client
27:26par le consommateur
27:28à l'époque
27:28on l'appelait l'usager
27:30ça a beaucoup évolué
27:31et donc
27:32c'est un sujet
27:33qui ne m'a pas quitté
27:33depuis
27:34notre rapport
27:35à l'énergie
27:36qui est fondamental
27:36Qu'est-ce que vous avez
27:37appris de cette expérience
27:39dans plusieurs entreprises
27:41de l'énergie fossile
27:42sur le fonctionnement
27:43de nos systèmes
27:44énergétiques
27:45sur la logique
27:45qui nous guide
27:46finalement
27:46depuis des décennies
27:48Déjà que l'énergie
27:49c'est quand même
27:50au cœur
27:51de nos sociétés modernes
27:52et au cœur
27:53de notre économie
27:54donc c'est vraiment
27:55une réflexion fondamentale
27:58évidemment
27:59qu'on a beaucoup
28:01pensé l'énergie
28:02dans la grande logique
28:04héritée
28:05de la révolution industrielle
28:06comme quelque chose
28:08de centralisé
28:09et lié
28:10à des infrastructures
28:11on avait des infrastructures
28:12on avait des clients
28:14avec la diversification
28:16et toutes les sources
28:17d'énergie possibles
28:18on s'aperçoit
28:19qu'il est extrêmement important
28:20d'y associer
28:21le client
28:22consomme-acteur
28:23ou l'éco-citoyen
28:24consomme-acteur
28:25et je pense
28:27qu'aujourd'hui
28:27on va redécouvrir ça
28:28parce que c'est la synthèse
28:30de l'énergie
28:31dont la demande
28:32est en explosion
28:33et des datas
28:34qui sont locaux
28:35et qui sont générés
28:37par le client
28:38qui devient
28:39ce consomme-acteur
28:40qui consomme l'énergie
28:44qu'il crée lui-même
28:45par exemple
28:46avec des panneaux photovoltaïques
28:49c'est vrai pour des particuliers
28:50c'est vrai pour des entreprises
28:51est-ce que nos réseaux
28:52sont prêts à ça ?
28:53Non
28:53parce qu'il faut tout reconnecter
28:55d'une certaine façon
28:56Je pense qu'avant
28:57de parler des réseaux
28:58est-ce que nous sommes
28:59prêts à affronter
29:01une transition
29:02qui est d'abord énergétique
29:04on parle de transition énergétique
29:05on en parle un peu moins
29:05aujourd'hui
29:06c'est une erreur d'ailleurs
29:07parce qu'on s'est beaucoup
29:09focalisé sur la décarbonation
29:11or la décarbonation
29:12est un des trois aspects
29:14que l'on avait
29:15dans la transition énergétique
29:16qui bien sûr
29:17parle de compétitivité
29:20de concurrence
29:21entre les énergies
29:22entre les pays
29:23on le voit aujourd'hui
29:24plus que jamais
29:24et d'économie
29:26et de croissance
29:27on a beaucoup assimilé
29:28décarbonation
29:29à décroissance
29:30et donc à la décarbonation
29:32subie
29:32et évidemment
29:33de souveraineté
29:34et donc
29:35là où nous avions
29:37la révolution industrielle
29:39nous a mis le charbon
29:40le pétrole
29:42le gaz
29:42dans cet ordre là
29:43on doit réinventer
29:45de nouvelles énergies
29:46il y en a plein
29:46et évidemment
29:47avec une électrification
29:50de la société
29:50et électrification
29:53de la société
29:53ça veut dire
29:54bien sûr
29:55produire de l'électricité
29:57avec toutes les différentes sources
29:59que l'on peut imaginer
30:00puisqu'il y a évidemment
30:01beaucoup de moyens
30:01plus efficients
30:02moins efficients
30:03plus local
30:04plus centralisé
30:04moins centralisé
30:05d'ailleurs
30:06j'ai votre attention
30:07sur le fait
30:08que nous n'avons toujours pas
30:09d'accord
30:10sur un mix énergétique
30:11européen
30:12c'est un des grands sujets
30:13qui devrait
30:14vraiment retenir
30:15l'attention de tous
30:16et ensuite
30:17comme vous le disiez
30:19préparer nos réseaux
30:20de transport
30:21de distribution
30:22avoir une fiscalité
30:25évidemment
30:26qui porte plus
30:27sur l'électricité
30:29et qui est mieux comprise
30:30des tarifications
30:32mieux comprises
30:33des citoyens
30:34en France
30:34rappelons-nous
30:35qu'aujourd'hui
30:36seulement un quart
30:38de la demande
30:39est liée
30:40à
30:41de la puissance électrique
30:44le reste
30:44sont des énergies fossiles
30:47d'autres énergies
30:48dont majoritairement
30:50plus de 60%
30:50toujours les énergies fossiles
30:51donc ce phénomène
30:52d'électrification
30:53est majeur
30:54et requiert
30:55des investissements
30:56dans les infrastructures
30:57pas juste de production
30:59mais sur toute la chaîne
31:01quand vous parliez
31:01de mix énergétique européen
31:03c'est vrai que
31:03je disais ce matin
31:05dans les échos
31:06que ça coince
31:06par exemple
31:07sur les EPR2
31:09les nouveaux réacteurs nucléaires
31:11l'Europe
31:11est en train
31:12d'hésiter
31:15à donner son accord
31:16ça veut dire que
31:17peut-être qu'ils vont être
31:18reportés
31:19qu'est-ce qui coince
31:21dans cette absence
31:22de mix énergétique européen
31:23parce qu'il y a eu des accords
31:24quand même
31:24sur la taxonomie
31:26le fait de flécher
31:27les investissements
31:29ça suffit pas
31:30non
31:30parce qu'en fait
31:32je vous rappelle
31:32que dans l'Europe
31:33l'énergie est tellement importante
31:35qu'elle est restée
31:37un sujet
31:38de souveraineté nationale
31:40et en fait
31:41chacun
31:42l'a porté
31:42à sa guise
31:43finalement
31:44moi je suis
31:46donc les Allemands
31:47ont choisi
31:47d'avoir un mix
31:49plus gaz
31:50les Italiens
31:51je reviens de Rome
31:52bon
31:53on fait d'autres choix
31:54donc chaque pays
31:55s'est cru finalement
31:57souverain
31:57à juste titre
31:58et avait peut-être raison
32:00sauf que
32:00on découvre
32:01un rebattage
32:03mondial
32:04des cartes géopolitiques
32:06et on s'aperçoit
32:07que finalement
32:07on est coincé
32:08entre les pétrodollars
32:10trumpiens
32:10aujourd'hui
32:11les électroyans
32:12de Xi
32:13de l'autre côté
32:14et j'ai envie de vous dire
32:15les gazos roubles
32:18ailleurs
32:19et donc finalement
32:20le manque d'Europe
32:22de l'énergie
32:23se fait sentir
32:24plus que
32:25toute autre chose
32:26moi personnellement
32:27j'ai beaucoup porté
32:28l'idée
32:28de Energy Efficiency Union
32:30une union
32:31de l'efficacité énergétique
32:32parce que
32:33j'ai la conviction
32:34que nous ne parviendrons pas
32:36à faire cette Europe
32:37sans compter
32:38sur les échos
32:39citoyens
32:39consom-acteurs
32:40producteurs
32:41comme vous le disiez
32:41et la preuve année
32:43que lorsque nous avons eu
32:44le choc
32:45de la guerre en Ukraine
32:46et bien
32:47on a demandé
32:48à tous les citoyens
32:49européens
32:49de faire 15%
32:51d'économie
32:51et on est arrivé
32:52donc finalement
32:53faire un mix
32:54avec l'efficacité énergétique
32:56où on implique
32:57les citoyens
32:58et où on repense
32:59y compris
33:00des hubs énergétiques
33:01on pourrait tout à fait
33:02imaginer un mix énergétique
33:03européen
33:04mais aujourd'hui
33:05c'est difficile
33:05parce qu'il y a
33:06beaucoup de tensions
33:07liées à d'autres sujets
33:08mais il va quand même
33:09falloir qu'on s'attaque
33:10à cette question
33:12du mix européen
33:13et à notre compétitivité
33:14attention
33:15mix énergétique
33:16je répète
33:17ce ne sera pas
33:18juste une question
33:19de décarbonation
33:21ce sera aussi
33:21la souveraineté
33:22et la croissance
33:23et ce serait bien
33:23qu'on se mette d'accord
33:24sur une ambition
33:25de croissance
33:26puisqu'en fait
33:27on rétropédale
33:27on perd des parts de marché
33:29entre guillemets
33:29dans la compétition mondiale
33:31aujourd'hui
33:32alors vous publiez
33:32avec Raphaël Omaillon
33:33ce livre
33:34économie et climat
33:35le faux dilemme
33:36antilote au défaitisme
33:38pourquoi déjà
33:38vous parlez d'un faux dilemme
33:40parce que le sujet
33:42probablement
33:43de la transition énergétique
33:44qui a beaucoup glissé
33:45vers la décarbonation
33:46a clivé
33:47l'opinion
33:49une partie de l'opinion
33:50entre les vendeurs
33:52on appelle ça
33:52les vendeurs de doute
33:53qui remettent en question
33:54le changement climatique
33:55alors qu'on a largement
33:57et jour après jour
33:59des preuves tangibles
34:01pour ceux qui ne lisent pas
34:02les rapports du GIEC
34:03et donc finalement
34:05on a
34:06ce climato-scepticisme
34:08d'ambiance
34:09qui se décline
34:10de plusieurs façons
34:10et en face
34:11on a les marchands de peur
34:13décroissantistes
34:15déclinologues
34:15voire collapsologues
34:17et en fait
34:18quand on a
34:18un sujet
34:19qui est trop clivé
34:21on ne réfléchit pas
34:22sur la transition
34:23vers quoi
34:24ça peut être paralysant
34:25même pour les citoyens
34:26c'est absolument paralysant
34:27et donc en fait
34:28on se bat sur
34:29finalement
34:31des débats idéologiques
34:32quand
34:33le quotidien
34:35et
34:35une envie
34:37de croissance
34:38verte
34:39la croissance
34:40du discernement
34:41une économie
34:42du discernement
34:43s'imposerait
34:44dans notre pays
34:45et en Europe
34:45aujourd'hui
34:46mais comment convaincre
34:47effectivement
34:48cette transition
34:49c'est une opportunité
34:51une opportunité
34:51notamment de compétitivité
34:53et bien
34:54je pense qu'il faut
34:55donner une vision
34:57un peu plus globale
34:58c'est ce que nous appelons
34:59le nouveau paradigme
35:00éco-énergétique
35:01puisqu'il y a une équation
35:03entre les deux
35:04avec une vision
35:06c'est une vision globale
35:07la première
35:08la première des dimensions
35:09c'est que l'on peut
35:11avoir une croissance
35:12décorrélée
35:13de l'augmentation
35:14de l'utilisation
35:15des énergies fossiles
35:16c'est un fait
35:16c'est avéré
35:17il y a des exemples
35:19en Europe
35:20la deuxième dimension
35:22c'est prendre en compte
35:23les externalités
35:24donc le coût
35:25des dégâts
35:27climatiques
35:27et les solutions
35:29l'économie circulaire
35:30l'économie régénérative
35:32la réparation
35:33de ce que l'on a abîmé
35:34les territoires
35:35c'est une dimension
35:36de décentralisation
35:37qui est difficile
35:38à porter
35:38dans notre pays
35:39historiquement centralisé
35:40et la quatrième dimension
35:42c'est l'innovation
35:43on vit
35:44une vague d'innovation
35:45comme on a certainement
35:46pas vécu
35:46depuis la renaissance
35:48et donc accéléré
35:49par l'IA
35:49et au milieu de tout ça
35:50on a besoin
35:50de beaucoup de leadership
35:52et c'est un leadership
35:53difficile à exercer
35:54aujourd'hui
35:55parce que
35:55comment choisir
35:56entre ce monde
35:58qui se reconfigure
35:59sous nos yeux
36:00des pays émergents
36:02des changements
36:03complets
36:04d'utilisation
36:05où on fait
36:06des pas en avant
36:07des pas en arrière
36:07donc je crois
36:08qu'on doit
36:10redonner cette vision
36:11ce souffle
36:12cette énergie
36:13pour voir de l'espoir
36:14où beaucoup voient
36:15la partie
36:17quand on est entrepreneur
36:18on apprend
36:19à voir le verre
36:20à moitié plein
36:21et pas à moitié vide
36:22et c'est un état d'esprit
36:22il faut retrouver
36:23cet état d'esprit
36:23en septembre 2025
36:25vous disiez
36:25aux médias
36:27Capitaine Carbone
36:28nous ne pouvons pas
36:28attendre
36:29un messie énergétique
36:31chacun peut faire le vie
36:32à l'intérieur
36:32même des organisations
36:33je reprends cette expression
36:35c'est quoi un messie énergétique ?
36:37c'est l'idée
36:37qu'il y aurait
36:39une solution
36:40magique
36:41qui réglerait tout
36:43au détriment
36:44de toutes les autres
36:44aujourd'hui
36:45moi j'aimerais
36:46peut-être que ce sera le cas
36:47en 2050
36:47mais là tout de suite
36:48ça n'existe pas
36:49on a des énergies
36:51avec des inconvénients
36:52avec des avantages
36:53des inconvénients
36:54et donc on a besoin
36:55de vraiment reprendre
36:56cette idée
36:57de mix énergétique
36:58et approfondir
37:00moi je viens
37:01des Pyrénées
37:02donc le lieu
37:03le berceau
37:05français-européen
37:06mondial du solaire
37:07où on a eu
37:09les premières centrales
37:10à concentration
37:10aujourd'hui
37:12la Chine
37:13dans le désert de Gobi
37:14a fait
37:15des promotions
37:17énormes
37:18d'un système
37:18qu'on a inventé
37:19en France
37:19il y a 50 ans
37:20la différence
37:21qu'ils l'ont
37:22industrialisé
37:23on était les leaders
37:23de la production
37:24de panneaux photovoltaïques
37:25à la fin des années 90
37:26on a eu toutes les idées
37:28on les a industrialisées
37:29sauf qu'aujourd'hui
37:29les idées
37:30qui est le pays
37:31qui dépose le plus
37:32de brevets au monde
37:33et qui détient
37:34le plus de brevets
37:34c'est la Chine
37:35donc il y a quelque chose
37:36qui est assez frustrant
37:37parce qu'on se dit
37:38mais qu'est-ce qu'on a fait
37:38pour mériter ça
37:39et donc une fois passé
37:41l'énervement
37:41il faut se retrousser
37:43les manches
37:43et voilà
37:44c'est merveux
37:45mais alors
37:45je reviens sur cette expression
37:46de messier énergétique
37:47c'est une pierre
37:48dans le jardin
37:48des technosolutionnistes
37:50ceux qui pensent
37:51que la technologie
37:52l'innovation
37:53va tout
37:54va permettre
37:55de tout résoudre
37:56non non non
37:56je reviens sur mon paradigme
37:57éco-énergétique
37:58je pense qu'il faut
37:59vraiment raisonner
38:00globalement
38:00il y a des solutions
38:02qui passeront à l'échelle
38:03des solutions
38:04qui resteront locales
38:05d'où cette idée
38:06de territoire
38:06avec des ressources locales
38:08avec
38:11on a besoin
38:12de faire feu
38:13de tout bois
38:14si je peux m'exprimer ainsi
38:15et réellement
38:16penser qu'un mix énergétique
38:18c'est l'utilisation
38:19avec l'efficacité énergétique
38:21qu'on doit doubler
38:22c'est la production
38:24d'électricité
38:24qui va doubler
38:26partout dans le monde
38:27ou pratiquement
38:28d'ici à 2050
38:29puisqu'on sait
38:30que l'IA
38:31j'espère qu'on arrivera
38:32à la moduler un petit peu
38:33mais est en train
38:35de faire exploser
38:36la demande d'électricité
38:37le remplacement
38:38la substitution
38:39des véhicules électriques
38:41les pompes à chaleur
38:42donc on va avoir
38:43vraiment beaucoup
38:43un grand besoin d'énergie
38:45donc on peut se dire
38:46ah mais non
38:46mais ça c'est pas bien
38:47mais en attendant
38:48le reste du monde avance
38:49et nous on doit avancer
38:50avec tous nos pions
38:51vous parlez de plus en plus
38:52de régénération
38:54plutôt que de transition
38:55qu'est-ce que ça change
38:58fondamentalement
38:58j'ai fait travailler
38:59une jeune artiste
39:00qui elle dit ça autrement
39:02à 25 ans
39:02elle dit
39:03il faut réparer
39:03ce que l'on a
39:05on a fait
39:05ce que l'on a abîmé
39:07et donc quelque part
39:09avec les connaissances
39:10que nous avons aujourd'hui
39:11on fait toujours
39:12ce qu'on peut de mieux
39:13avec ce que l'on sait
39:14donc je crois qu'aujourd'hui
39:15on a compris le problème
39:16et on va pouvoir apporter
39:18des solutions
39:19qui vont aider
39:20à régénérer
39:22et il y a beaucoup d'exemples
39:24puisqu'on sait que
39:24la neutralité carbone
39:26ou le fait d'abaisser le carbone
39:27tout en restant compétitif
39:29en produisant mieux
39:30avec moins
39:31et bien ça demande
39:32de l'imagination
39:34et ça demande
39:34des disruptions
39:35dans nos systèmes
39:36de production
39:37qui vont évidemment
39:39être un peu challenging
39:40mais on a déjà
39:42les pièces
39:43pour avancer
39:44On va continuer
39:45de parler des territoires
39:46parce que c'est la question
39:48que celui qui était
39:48à votre place
39:49la semaine dernière
39:50Jean-Emmanuel
39:51Rodocanaki
39:51le fondateur
39:52des petits chaperons rouges
39:53a choisi de nous poser
39:54on l'écoute
39:55Bonjour Myriam
39:57j'ai vu avec attention
39:59votre livre
40:00économie et climat
40:02et sur ce faux dilemme
40:05permanent
40:05mais d'ailleurs
40:06qu'on a souvent en France
40:07quel que soit le secteur
40:08d'activité
40:08à vouloir opposer les gens
40:10au lieu d'aller chercher
40:11la complémentarité
40:12et ma question
40:13est la suivante
40:14finalement
40:17cette approbation
40:18des changements climatiques
40:19et la manière
40:21dont ils peuvent être
40:21vertueux pour l'économie
40:23est-ce qu'il ne faut pas
40:24arrêter que ça arrive
40:26du sommet
40:27sous forme de grande directive
40:28et est-ce qu'il ne faut pas
40:30maintenant
40:30est-ce qu'il n'est pas temps
40:31de faire confiance
40:32à la fois à la jeunesse
40:34et surtout au territoire
40:35au local
40:36au terrain
40:36pour leur permettre
40:38de trouver eux-mêmes
40:39des initiatives concrètes
40:40de tous les jours
40:42pour faire en sorte
40:43qu'on rapproche
40:44économie et climat
40:46alors des exemples
40:48ça plaide
40:49voilà
40:50ça rejoint
40:51vos arguments
40:52mais je veux bien
40:53qu'on prenne des exemples
40:54d'efficacité territoriale
40:57vous voyez ce que je veux dire
40:57écoutez nous
40:58depuis 15 ans
40:58on fait nos universités
40:59à la Rochelle
41:01aujourd'hui
41:02installer
41:04une infrastructure
41:05de production éolienne
41:06c'est entre 11 à 15 ans
41:08si on y arrive
41:09à la Rochelle
41:10j'ai vu un exemple
41:11Val-au-Sense
41:11d'une installation
41:13qui s'est faite
41:14à moins de 6 ans
41:15parce qu'on a regroupé
41:17les citoyens
41:19locaux
41:19qui ont pu devenir
41:20des producteurs
41:22en tout cas
41:22des actionnaires
41:23de cette
41:25infrastructure
41:26et ça
41:27c'est un exemple
41:28on a
41:29des exemples
41:30sur
41:32la consommation
41:33collective
41:33l'autoconsommation
41:34collective
41:35ou des villages
41:35vont comprendre
41:36qu'une partie
41:37au moins de leur énergie
41:38va provenir
41:40de ce qui est produit
41:41localement
41:42donc c'est des articulations
41:43entre
41:44un plan directeur
41:46global
41:46des réglementations
41:48mais
41:49force est de constater
41:50qu'on ne peut pas
41:52imaginer
41:53que cette transition
41:54ne se construise
41:55qu'à Bruxelles
41:55ou à Paris
41:56localement
41:57on a besoin
41:58de gens
41:58qui prennent
41:59le sujet
42:00en main
42:01et dans chaque territoire
42:03on va avoir
42:04en fonction
42:05des spécificités
42:06qui sont connues
42:06localement
42:07des enjeux
42:08des priorités
42:09mises en place
42:10par des élus
42:11bien sûr
42:12mais l'ensemble
42:13des parties prenantes
42:13des entreprises
42:14locales
42:15qui connaissent
42:16leur milieu
42:17des citoyens
42:19des étudiants
42:20des chercheurs
42:20enfin voilà
42:21des jeunes
42:21je suis tout à fait d'accord
42:22avec le fait
42:23qu'on doit
42:24passer
42:24notre relève
42:25à l'inverse
42:27Mia Maestroni
42:28est-ce qu'il n'y a pas
42:28des projets
42:29que vous avez vus
42:33abandonner
42:34parce qu'il y avait
42:35cette espèce
42:36de millefeuille
42:36administrative
42:37trop de réglementations
42:40ou de réglementations
42:40contradictoires
42:41c'est à dire
42:41à la rigueur
42:42qu'il y ait des réglementations
42:42c'est très bien
42:43elles nous protègent
42:43elles sont là
42:44pour nous protéger
42:44mais parfois
42:45elles sont totalement
42:45contradictoires
42:46donc pour des créateurs
42:47de projets
42:48c'est décourageant
42:49bien sûr
42:49je pense que
42:51on a besoin
42:52de retrouver cet équilibre
42:53ce discernement
42:54dont on parle
42:54l'excès de réglementations
42:56n'est pas
42:59souhaitable
42:59et on voit
43:00qu'il est assez
43:00paralysant
43:01avec des interprétations
43:03qui sont
43:04vraiment très difficiles
43:06localement
43:06et aujourd'hui
43:07dans les territoires
43:10une des principales
43:11complaîtes
43:12que l'on tend
43:12systématiquement
43:13c'est vraiment
43:15ce fameux
43:15permitting
43:16ces périodes
43:17pendant lesquelles
43:18on va attendre longtemps
43:19et finalement
43:20bien sûr
43:20au bout du compte
43:21quand on arrive
43:22à faire au bout
43:23de 15 ans
43:25une infrastructure
43:25est-ce qu'elle est
43:26toujours adaptée
43:27ou pas
43:27parce que le monde
43:28avance très très vite
43:28donc le temps
43:30est un enjeu
43:31et l'efficacité
43:32mais les critiques
43:34elles se
43:34sur cette thématique
43:37des injonctions
43:38contradictoires
43:39elles se reportent
43:40souvent sur le droit
43:41de l'environnement
43:41parce que c'est le dernier
43:43né d'une certaine façon
43:44et donc
43:45c'est celui qui est
43:46pointé du doigt
43:46parfois à raison
43:47souvent à tort
43:48c'est pour ça
43:50que je disais
43:51quelque part
43:52ce serait fondamental
43:53de partager
43:54un enjeu de mix
43:55en France
43:56on a beaucoup
43:57on a un débat
43:58qui se cristallise
43:59beaucoup
43:59et vous en parliez
44:00tout à l'heure
44:00autour du mix
44:02le nucléaire
44:03pas le nucléaire
44:04est-ce que les autres
44:05pays sont d'accord
44:05ou pas
44:06on a besoin de tout
44:08après
44:08dans quelle proportion
44:09et dans quel pays
44:10on doit porter l'effort
44:12on a besoin
44:13de clarifier ça
44:14parce que si
44:14déjà on était
44:15un peu plus clair
44:16là-dessus
44:16les choses
44:17avanceraient plus vite
44:18c'est pas facile
44:19peut-être à faire
44:20mais on s'aperçoit
44:21que dans l'environnement
44:22actuel
44:22ça devient une priorité
44:24qui devrait être
44:25en première ligne
44:26de tous les sommets
44:27qui pourraient porter
44:28ce sujet
44:29alors on va parler
44:30des entreprises aussi
44:30que vous avez créé
44:32je commence par
44:33économie d'énergie
44:34on est en 2011
44:35c'était quelle idée ça ?
44:36c'est une idée
44:37qui remonte à 2004
44:39lorsque j'étais
44:40dans ma période fossile
44:42où je me suis aperçu
44:43qu'il fallait vraiment
44:44prendre en compte
44:45les clients
44:46qui ne sont pas
44:47juste bons
44:48à payer des factures
44:49on a besoin
44:49de leur donner
44:50le pouvoir
44:51pas juste
44:52de les contraindre
44:53de les convaincre
44:54et beaucoup de français
44:55sont convaincus
44:55puisqu'aujourd'hui
44:56la facture d'électricité
44:57ou le budget énergie
44:58plutôt
45:00représente
45:00pratiquement
45:0110%
45:02donc c'est pas autant
45:03que l'alimentation
45:04mais presque
45:0413% pour l'alimentation
45:06donc on a une situation
45:08de précarité énergétique
45:09avec un effondrement
45:10en tout cas
45:11un abaissement
45:12du PIB
45:12par habitant
45:13en France
45:14et donc
45:16il faut leur redonner
45:17le pouvoir
45:18de contrôler
45:19de comprendre
45:20et de piloter
45:21leur consommation
45:22et donc
45:23économie d'énergie
45:24est née
45:25de l'idée
45:25qu'une partie
45:27de ce pouvoir
45:29consistait à comprendre
45:30que toutes les maisons
45:31ne se valent pas
45:32que si on vit
45:32dans un logement
45:33G
45:33c'est pas juste
45:34qu'on puisse
45:35pas louer
45:35ou vendre
45:36c'est qu'on consomme
45:379, 6 à 9 fois plus
45:39d'énergie
45:39que si on est
45:40dans une maison neuve
45:40ce qui crée
45:41une injustice sociale
45:42énorme
45:42et des coûts
45:43récurrents
45:44qui font qu'on a vu
45:45sur les dernières années
45:46la valeur des logements
45:48en EFG
45:49baisser de 5 à 30%
45:51selon les régions
45:52et selon les types
45:53de logements
45:54par rapport
45:54à quelque chose
45:55de similaire
45:56qui au contraire
45:57serait en A ou en B
45:58qui sont les nouvelles
45:59normes de construction
45:59donc c'est un enjeu
46:01sociétal énorme
46:02et donc
46:03j'ai eu cette réflexion
46:05peut-être sans doute
46:06avant tous les autres
46:07puisque c'était pas facile
46:08à cette époque-là
46:09de dire on va faire faire
46:10des économies d'énergie
46:11alors que je venais
46:11de prendre la direction
46:12de PrimaGaz
46:13en France
46:13et donc
46:15c'est peut-être
46:15la suite logique
46:16en 2024
46:17avec Charlotte Aubin
46:18vous avez lancé
46:18Disco
46:20D2E SCO
46:21c'est la suite logique
46:22d'économie d'énergie
46:23c'est une disruption
46:24plus qu'une suite logique
46:25ça capitalise
46:27sur tout le savoir
46:28que Charlotte
46:29avait en matière
46:30de finances durables
46:31de solaire
46:33et ma propre expérience
46:35donc c'est une rencontre
46:36et Disco
46:37c'est digitaliser
46:40et démocratiser
46:41l'efficacité énergétique
46:43dont Digital Energy Efficiency
46:45Service Company
46:46en anglais
46:46et donc on avait
46:47ce côté
46:48allons vers les clients
46:50et donnons-leur
46:51un compteur
46:52comme
46:53quand on conduit
46:54sa voiture
46:54on met une limitation
46:55de vitesse
46:55si on n'a pas un compteur
46:56ça sert à rien
46:57donc c'est cette idée
46:58de leur donner
46:59des outils
47:00clairs
47:00faciles d'accès
47:01pour pouvoir
47:02mieux comprendre
47:04leur facture d'énergie
47:05pour pouvoir
47:06la maîtriser
47:06avec leurs gestes
47:07pour pouvoir
47:08rénover étape par étape
47:10qui est un sujet
47:10qui a été complètement
47:11occulté du débat
47:12et puis bien sûr
47:14s'équiper
47:14comprendre
47:15leur consommation
47:17avec les données
47:18et s'équiper
47:19de véhicules électriques
47:20de panneaux
47:21de production
47:22d'électricité photovoltaïque
47:23de bornes électriques
47:25dont les associer
47:26à ce besoin
47:27c'est un marché énorme
47:28on parle de
47:29500 à 800 milliards
47:31d'euros
47:31juste en France
47:32et on peut
47:34déployer ça
47:34au niveau européen
47:35l'outil c'est le
47:36pass vert c'est ça ?
47:37c'est le discopass
47:38avec discopass
47:40discovery
47:40donc il y a une gamme
47:42de services
47:42que l'on a déployé
47:44le pass vert
47:45ou le discopass
47:46va pour le client
47:47permettre de stocker
47:48toutes les informations
47:49d'avoir une vision
47:50à 360 degrés
47:51j'ai fait des travaux
47:52j'ai changé ma pompe à chaleur
47:53ça sert à rien
47:54que je regarde
47:55les pompes à chaleur
47:55même si elles sont aidées
47:56ce qui m'importe
47:57c'est comment je vais
47:58articuler ces travaux
47:59avec la montée en gamme
48:01de mon logement
48:02et aujourd'hui
48:03vous noterez
48:03que nous avons
48:04d'un côté
48:05la promotion
48:06des travaux
48:06de rénovation énergétique
48:07de l'autre
48:09les injonctions
48:10sur les mauvaises
48:12catégories
48:13les passoires
48:14et les bouilloires énergétiques
48:15aujourd'hui
48:15mais l'articulation
48:16étape par étape
48:17pour passer
48:18de l'un à l'autre
48:19on ne l'a pas
48:19donc c'est très frustrant
48:20pour les gens
48:21qui ont fait un geste
48:22qui ont changé
48:23la pompe à chaleur
48:23qui pourraient
48:24deux ou trois ans plus tard
48:25changer leur fenêtre
48:26deux ou trois ans plus tard
48:27peut-être
48:28isoler leur toit
48:28et je crois que ça correspond
48:30au vrai marché
48:31de la rénovation
48:33et à la possibilité
48:35financière
48:35de chaque Français
48:36sauf que MaPrimeRénov' est en train
48:36de changer
48:36au contraire
48:37en fléchant plus
48:38vers les rénovations globales
48:40c'est pour ça que nous arrivons
48:41avec le Discopas
48:43c'est des idées
48:43qui sont disruptives
48:44parce qu'aujourd'hui
48:45quand on regarde
48:46le système
48:47qui a été pionnier
48:48et précurseur
48:49en France
48:49à partir de 2006
48:50des certificats
48:51d'économie d'énergie
48:52l'ancien de MaPrimeRénov'
48:54etc
48:55on s'aperçoit
48:56qu'on a très mal fait évoluer
48:58le système
48:58qui a besoin
48:59de s'appuyer
49:00sur les nouveaux outils
49:01entre temps
49:02on a déployé
49:02pratiquement 100%
49:04de Linky
49:04de compteur intelligent
49:05ou Gaspard
49:06sur le parc français
49:07on a nommé
49:08au Danemark
49:09un commissaire
49:10à l'énergie
49:11et au logement
49:11pour articuler
49:12ces deux notions
49:13le Danemark
49:14qui aujourd'hui
49:15est devenu un modèle
49:15en matière de transition énergétique
49:17donc nous on arrive
49:18avec cet outil
49:19pour permettre
49:20à chacun
49:20de maîtriser
49:21de piloter
49:22ces consommations
49:23et l'ensemble
49:24des leviers
49:25qu'ils permettent
49:26de comprendre
49:27et d'améliorer
49:27mais est-ce qu'on n'a pas
49:29alors on a privilégié
49:30la décarbonation
49:33quand on parle
49:33par exemple
49:34là avec la canicule
49:36et le focus
49:37sur les bouloirs thermiques
49:38on s'est rendu compte
49:39qu'il y avait des logements
49:39qui étaient classés A
49:40et qui étaient quand même
49:41des bouloirs thermiques
49:42grosso modo
49:43on les a tellement bien isolés
49:44qu'elles deviennent
49:46des bouloirs thermiques
49:46comment on peut concilier
49:48finalement
49:49confort d'hiver
49:50confort d'été
49:53confort en général
49:54pendant toute l'année
49:55je pense qu'on a trop
49:55négligé le confort d'été
49:56on a eu beaucoup
49:58de sorties médiatiques
50:00en disant
50:00oui mais
50:01à quoi bon
50:02mais aujourd'hui
50:02on a quand même
50:03des victimes
50:04de ce changement climatique
50:05donc dans la plupart
50:06des pays européens
50:07on voit
50:07que les consommations
50:09sur les climatisations
50:12équivalent à celles
50:13d'hiver
50:13pour le chauffage
50:14donc malheureusement
50:15que ça nous plaise ou non
50:16aujourd'hui un logement
50:17doit permettre
50:18le confort en matière
50:19d'eau chaude sanitaire
50:20et de températures
50:22à peu près tenables
50:24l'hiver et l'été
50:25même si on ne doit pas faire
50:26du 15 en plein été
50:27comme aux Etats-Unis
50:28ou du 24 pendant l'hiver
50:31donc on a cette éducation
50:32chez nous
50:33mais on doit s'équiper
50:34il y a des équipements
50:35qui permettent
50:36de faire ça
50:37et je pense qu'on doit
50:38former massivement
50:39les installateurs
50:40qui sont restés un peu
50:43dans des vieilles lunes
50:45y compris sur les PAC
50:46où là on me disait
50:46ah bon une PAC
50:47c'est réversible
50:47ben oui c'est une PAC
50:48c'est réversible
50:49je ne dis pas
50:49on peut installer ça
50:50partout n'importe comment
50:51mais on a le matériel
50:53il faut juste repenser
50:54ce rapport à la maison
50:55et au logement
50:56qui est fondamental
50:57sans en faire
50:58un sujet idéologique
50:59c'est un peu cette idée
51:00de ne pas se verre
51:01redonner le contrôle
51:02et à chacun
51:03la possibilité de comprendre
51:04Merci beaucoup
51:05Myriam Maestroni
51:06votre livre
51:06Économie et Climat
51:08le faux dilemme
51:08antidote au défaitisme
51:09et donc publié
51:10aux éditions
51:11de Boc
51:12à très bientôt
51:13sur Be Smart for Change
51:15c'est l'heure
51:16de notre rubrique
51:16Startup
51:23Smart Ideas
51:24c'est notre rubrique
51:25consacrée aux startups
51:25éco-responsables
51:27j'accueille Laure Gagner
51:28bonjour
51:28bonjour
51:29bienvenue
51:29vous êtes la fondatrice
51:30de quel site
51:31alors c'est le logiciel
51:32édité par l'entreprise
51:33qui s'appelle
51:33Un kilomètre à pied
51:34d'ailleurs vous étiez venu
51:35il y a quelques années
51:36nous parler d'un kilomètre à pied
51:37vous l'avez créé en 2020
51:38avec quelle idée ?
51:39l'idée de réduire les trajets
51:42domicile-travail
51:43mais vraiment réduire la distance
51:44moi j'étais avant
51:45chez Blablacar
51:46et donc on se disait
51:47que les trajets longs
51:48c'était bien de les mutualiser
51:49de les faire à plusieurs
51:50et là j'ai pris le problème
51:51à l'envers
51:51je me suis dit
51:52et si on réduisait la distance
51:53parce qu'il y a des millions
51:54d'employés de terrain
51:54qui pourraient faire le même job
51:55dans la même entreprise
51:56mais plus près de chez eux
51:57et comment fonctionne ce logiciel
51:59quel site alors c'est quoi ?
52:00concrètement ce logiciel
52:02quel site permet justement
52:02de savoir sur quel site
52:04affecter un candidat
52:05déjà on a l'adresse du candidat
52:06et ça s'adresse
52:07aux entreprises multi-sites
52:08et donc déjà là
52:10on va pouvoir faire
52:10une première affectation
52:11une primo-affectation
52:12plus logique
52:13que ce qui est fait actuellement
52:14parce que
52:15je dévoile un chiffre
52:1560% de ces employés
52:17de terrain multi-sites
52:18sont mal placés
52:19ils ne sont pas sur le site
52:20le plus proche de chez eux
52:21ils en ont 1, 2, 3 ou 4
52:22plus près de chez eux
52:23donc déjà
52:23primo-affectation
52:24et ensuite
52:25notre logiciel va montrer aussi
52:26comment réaffecter
52:27savoir sur quel site réaffecter
52:30au fil de l'eau
52:31quand il y a un poste
52:31qui se libère
52:32et bien on va montrer
52:33le vivier interne
52:34je recrute sur tel site
52:36à Aubervilliers
52:37je vois tous ceux
52:38à qui je peux proposer
52:39pour que ça réduise le trajet
52:40et on voit aussi
52:41sur quel site réaffecter
52:43reclasser des salariés
52:44quand un site ferme
52:45ça arrive en ce moment
52:46et donc pour voir
52:47redispatcher les salariés
52:48alors qui sont vos clients
52:49et puis quel bilan
52:50vous faites là
52:51après 5-6 ans
52:52d'existence
52:53ouais alors
52:54quand on s'était vu
52:55il y a 3 ans
52:56on démarrait
52:56là maintenant
52:57on travaille aussi
52:57pour des services publics
52:58on travaille pour la SNCF
52:59Transilien
53:00on travaille pour La Poste
53:01on travaille pour Lidl
53:02on travaille pour
53:03les crèches Petit Chaperon Rouge
53:04vous avez eu le fondateur
53:05il y a quelques jours
53:08et donc le bilan qu'on fait
53:09c'est que
53:10cette hypothèse
53:11que j'avais que
53:12parce que je connaissais
53:12quelques personnes
53:13qui étaient mal affectées
53:14maintenant c'est établi
53:15on a une doctorante
53:16chez nous
53:16qui fait la première thèse
53:17au monde sur ce sujet là
53:1960% des employés
53:21de terrain
53:21pourraient faire le même job
53:22dans la même entreprise
53:23plus près de chez eux
53:24avec un gain de 10 km
53:25alors c'était la question
53:26que j'allais vous poser
53:27c'est quel gain en kilomètre
53:28et en temps ?
53:29exactement
53:29un gain de 10 km par trajet
53:31donc 20 km par jour
53:33et en fonction de la vitesse
53:34du transport
53:35ils vont gagner
53:35entre 20 et 40 minutes
53:37par trajet
53:38et donc c'est vraiment
53:39significatif
53:40et donc grâce à cette thèse
53:42et à notre connaissance partagée
53:44puisqu'on a sorti
53:45un observatoire aussi
53:46maintenant avec la connaissance
53:47accumulée
53:47on commence à attirer
53:49les regards
53:50et l'intérêt
53:51à la fois du monde
53:52de la mobilité durable
53:53et des RH
53:54est-ce que ça veut dire
53:55que la marche à pied
54:00reprend de la place
54:01ou est-ce que quand même
54:02on reste quand même
54:02dans des déplacements
54:05qui sont des déplacements
54:06soit en transport public
54:07soit à vélo
54:08etc.
54:08j'étais peut-être un peu ambitieuse
54:10un peu utopiste
54:11en me disant
54:12allez on va faire en sorte
54:13qu'ils puissent marcher
54:15d'où le changement de nous aussi
54:16qu'elle cite
54:17c'est qu'en fait
54:17ce qu'on observe
54:18et dans notre observatoire
54:20ce qu'on a partagé
54:20c'est que tous
54:21on a rapproché maintenant
54:23plus de 2000 personnes
54:25et bien
54:26ils avaient un trajet
54:27moyen de 15 km et quelques
54:2915,3
54:30et ils se retrouvent
54:32à 3 km
54:32de leur domicile
54:34donc 3 km
54:35c'est encore trop long
54:36pour le faire à pied
54:37à pied c'est 1 km à pied
54:39en gros
54:40mais cela dit
54:41l'économie d'énergie
54:43liée au fait
54:44d'économiser comme ça
54:4512 km matin et soir
54:47c'est déjà énorme
54:48et donc on peut s'en satisfaire
54:50et alors ça
54:51on ne peut pas le promettre
54:52on ne l'a pas modélisé
54:53mais effectivement
54:53quand tout d'un coup
54:54on a un petit trajet
54:55de 3 km
54:56c'est beaucoup plus envisageable
54:57de se dire
54:57de passer au vélo
54:58si les conditions sont réunies
55:00mais en tout cas
55:00déjà rien que de faire
55:02moins de kilomètres en voiture
55:03on atteint déjà
55:04les objectifs de l'ADEME
55:05quel effet sur le moral
55:09la santé
55:10peut-être même aussi
55:11la productivité des salariés
55:13exactement
55:13tout est lié
55:14il y a plusieurs études
55:15et là ce n'est pas moi
55:16qui le dit
55:16entre la durée du trajet
55:19domicile-travail
55:20et l'absentéisme
55:22évidemment plus le trajet
55:23est long
55:23plus il y a d'absentéisme
55:24pourquoi ?
55:24parce qu'il y a plus de fatigue
55:25et il y a aussi d'autres études
55:27qui font la corrélation
55:28entre la durée du trajet
55:29et le turnover
55:30donc plus un salarié
55:31habite proche
55:32un petit trajet
55:33plus il va s'inscrire
55:34dans la durée
55:34dans l'entreprise
55:35et ça
55:35j'avoue que c'est ça
55:37l'intérêt des employeurs
55:38qui travaillent avec nous
55:39c'est à la fois se dire
55:40on fait une bonne action
55:41pour le climat
55:42on réduit les trajets
55:43mais aussi on améliore
55:44notre performance opérationnelle
55:46c'est comme ça qu'ils disent
55:47sur la réduction des retards
55:48de l'absentéisme
55:49et du turnover
55:50les freins que vous rencontrez
55:52en quelques secondes
55:53il reste 30 secondes
55:53c'est quoi ?
55:54et bien merci de m'inviter
55:55c'est la notoriété
55:56c'est le fait de
55:57maintenant on a établi les faits
55:59les employés de terrain
56:00ont un site plus proche
56:01de chez eux
56:01maintenant il faut que ce soit
56:02adopté par des milliers
56:03d'employeurs multi-sites
56:04et l'ADEME s'y intéresse
56:06l'ANDRH s'y intéresse
56:07le MEDEF nous a invité
56:08un webinaire
56:09donc ça commence
56:09ça y est
56:10il fallait le temps
56:11de l'innovation de rupture
56:12faire savoir à la fois
56:14le besoin
56:15l'intérêt
56:15et notre capacité
56:17nous maintenant opérationnelle
56:18à vraiment organiser
56:19ces rapprochements
56:20merci beaucoup
56:21Laure Wagner
56:22et bon vent
56:22à quel site ?
56:24voilà c'est la fin
56:24de ce Smart Impact
56:26à demain
56:26pour de nouvelles aventures
56:27salut
56:29Libré
56:30Phase
56:30Une就是
56:315
56:321
56:342
56:34Et儿
56:3510
56:35Merci.
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