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Mardi 12 mai 2026, retrouvez Thomas Boucher (fondateur, Praxys), Yann Rolland (Directeur Général Délégué, ENGIE Solutions), Nathalie Alquier (directrice développement durable, Groupe Danone), Clément Le Roy (associé, Wavestone) et Elise Thibault-Gondré (cofondatrice, Day One) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission des entreprises à impact positif.
00:12Et voici le sommaire du jour, c'est Nathalie Alquier, la directrice du développement durable du groupe Danone,
00:18qui sera l'invité du grand entretien tout à l'heure, 26 minutes, pour voir comment ce géant français de
00:23l'agroalimentaire,
00:24société à mission depuis 2020, applique sa stratégie sociale et environnementale.
00:30Mais d'abord, je reçois Thomas Boucher, qui est le fondateur de Praxis, c'est une agence de paysage et
00:35d'urbanisme.
00:36On découvrira comment repenser l'espace public pour redynamiser les centres-villes et sauver les petits commerces.
00:42Notre débat, il portera sur les réseaux de chaleur dans nos villes.
00:46Le chauffage représente 47% de l'énergie finale consommée en France et ces réseaux, ils sont très largement minoritaires.
00:53On verra comment les développer. Et puis dans notre rubrique Startup et Innovation, je vous présenterai Day One.
00:58C'est une plateforme d'engagement solidaire en entreprise. Voilà pour les titres. C'est l'heure de Smart Impact.
01:10On parle d'urbanisme tout de suite, comment intégrer les enjeux de biodiversité au nouveau projet,
01:16comment sauver également les commerces de centre-ville.
01:19Et mon invité, c'est Thomas Boucher. Bonjour.
01:21Bonjour, merci de m'accueillir.
01:22Vous êtes le fondateur de Braxis, agence d'urbanisme, de paysage créée en 2007.
01:30Je veux bien que vous nous présentiez votre agence en quelques mots.
01:33Donc moi, je suis paysagiste des PLG, diplômé de l'École du paysage de Versailles, urbaniste au PQ et architecte.
01:39Et donc, j'ai monté cette agence en 2007.
01:40On a eu la chance d'être lauréat des albums des jeunes architectes et paysagistes en 2009.
01:46Voilà. Et donc, on fait des projets, à la fois des projets d'urbanisme.
01:50On fait des plans d'urbanisme pour des centres-villes, pour des nouveaux quartiers, pour la transformation de quartiers existants.
01:57Et on dessine des espaces publics, des places, des parcs, des squares.
02:02Et on dessine aussi des jardins.
02:03Et beaucoup de jardins historiques en France.
02:06Et à l'étranger, on traite en Belgique, en Suisse.
02:08On a, quand c'était encore possible, on a travaillé en Russie.
02:12Voilà.
02:13En 20 ans, parce que ça fait presque 20 ans, la question de la biodiversité, l'intégration de la biodiversité,
02:20le fait de remettre de la biodiversité dans les villes, c'était déjà présent, moins présent ?
02:25Comment vous pouvez évaluer, partager avec nos téléspectateurs et téléspectatrices cette évolution ?
02:31Alors, ce que nous, on cherche, c'est vraiment à reconnecter l'homme à la nature.
02:35Donc, il y a un peu deux angles de vue sur cette question-là.
02:38Il y a le fait qu'on a tous besoin de nature au quotidien.
02:40Donc, il y a un très beau livre, on va dire, de Cathy Willis, qui s'appelle Naturel,
02:44qui, elle, elle, elle va classer par les cinq sens toutes les études scientifiques qui montrent qu'on en a
02:50besoin.
02:50Ce qui est même étonnant, c'est qu'on a besoin d'un livre scientifique pour se dire, ah oui,
02:53on en a besoin.
02:54C'est vrai, vous avez raison, on le ressent.
02:57Alors qu'en fait, on le ressent.
02:58On a tous un moment, on se dit, il faut qu'on aille à la campagne.
03:01On a tous un moment, on se dit, mais tiens, c'est le printemps quand on a la campagne.
03:04On a tous le chant des oiseaux, des odeurs, l'odeur de l'herbe coupée, l'odeur de la forêt,
03:09les résineux.
03:10Quand on va dans un institut de massage, de détente, c'est des bruits d'eau, des bruits de feuilles,
03:15des bruits de vent, des bruits d'oiseaux.
03:17Donc, voilà.
03:18Cette question-là, en fait, on se rend compte que, sûrement, une des questions de la crise environnementale,
03:24c'est le fait de cette perte de sensibilité aux vivants.
03:27Et qu'un des enjeux de la remettre au quotidien, dans tout notre quotidien urbain, mais même pas que, je
03:36pense, au fond,
03:38c'est de retrouver ce contact-là et donc un bien-être.
03:41Cathy Willis montre que, si on est hospitalisé, si on est dans une chambre d'hôpital,
03:47quelqu'un qui est opéré récupère trois fois plus vite s'il voit un arbre de sa chambre.
03:51Ce qui est assez fascinant, parce qu'on se dit, rien que, enfin, on résoudrait un...
03:54C'est simplement par la vue, hein ?
03:56Rien que par la vue.
03:56Oui, oui, puisque c'est des chambres...
03:58Mais alors, qu'est-ce que ça change dans les projets qu'on vous confie ?
04:01C'est-à-dire, là, par exemple, moi, je viens...
04:04Pardon, je suis un dinosaure en voiture, ici, et je traverse une partie de Paris,
04:09et il y a ces nouvelles forêts urbaines, là, par exemple.
04:12Alors, on peut ergoter ou sourire de la dénomination, parce que c'est des places,
04:18donc on est loin d'une forêt, mais quand même, et c'est relativement nouveau.
04:22Donc, est-ce que vous, vous avez vu des demandes, comme ça, de revégétalisation de centre-ville apparaître ?
04:29Alors, nous, en tout cas, c'est ce qu'on propose.
04:32C'est-à-dire que la ville a été stérilisée, et la voiture a participé à stériliser la ville,
04:37à la fois la question des sols, à la fois la question de la gestion de l'eau,
04:41toutes les dynamiques, en fait, et une stérilisation des dynamiques naturelles.
04:45Et donc, c'est ça qu'on essaye de remettre en place.
04:47C'est-à-dire que, si on remet en place une forêt urbaine,
04:49il faut remettre en place aussi le cycle de l'eau qui va avec.
04:54Et la forêt urbaine, on se rend compte, par exemple,
04:56un chêne centenaire relargue dans l'atmosphère 1000 litres d'eau par jour.
04:59Donc, l'effet rafraîchissant, enfin, il y a un effet qui est extrêmement vertueux.
05:03Mais on l'avait oublié, ça.
05:04Et ça, on l'avait oublié.
05:05Mais même moi, quand j'ai commencé à travailler, donc il y a quelques années,
05:10on pouvait mettre l'eau dans les tuyaux,
05:12et à côté, on mettait de l'arrosage automatique.
05:14Donc, il y avait un espèce de paradoxe,
05:16c'est-à-dire qu'on a fabriqué une sécheresse structurelle,
05:22et en même temps, en amont et en aval, on inonde.
05:27Donc maintenant, en fait, il faut arriver à réinfiltrer l'eau de pluie,
05:31recharger les nappes phréatiques, alimenter les végétaux, voilà.
05:35Et donc, ce qui va créer toute une forme de nature.
05:38Alors, il faut qu'on s'y habitue aussi,
05:39parce que...
05:40Mais il y a d'autres époques dans l'histoire de la ville,
05:42au XIXe siècle, la transformation des grandes métropoles occidentales,
05:47la création des parcs publics,
05:49comme le parc des Buts-Chaumont, pas très loin d'ici,
05:52voilà, Hyde Park, Central Park, le Tiergarten,
05:56à partir de boisements existants, voilà,
05:59a transformé radicalement l'espace public urbain.
06:02Et je pense qu'on est dans le même sceau de se dire,
06:05aujourd'hui, la nature, il faut qu'on l'ait au quotidien,
06:08il faut que l'eau s'infiltre entre les pavés.
06:10Oui, avec donc cet impératif-là,
06:13et puis toujours la question du commerce,
06:19du dynamisme des centres-villes,
06:21est-ce que ces deux impératifs sont liés,
06:25et à quel point ils sont liés ?
06:26Eh bien, moi, je pense qu'ils se conjuguent,
06:28enfin, alors je ne suis pas un grand spécialiste du commerce,
06:30mais je vois comme tout le monde les évolutions du commerce,
06:32et nos propres pratiques qu'on a chacun avec la question du commerce,
06:35c'est-à-dire qu'il y a eu le e-commerce,
06:37on voit la question, il y a toute une réflexion sur la question des entrées de ville,
06:41on se rend compte que les entrées de ville sont en train de devenir obsolètes,
06:44il y a la question de ces grands bâtiments,
06:46de la question thermique de ces grands bâtiments,
06:48comment ça va fonctionner,
06:49et on se rend compte aussi, c'est que plus on va avoir des espaces publics de centre-ville,
06:54avec une vraie aménité, avec une vraie possibilité de se promener,
06:57on a travaillé par exemple à Saint-Julien-Genevoix,
06:59où le maire nous disait qu'il n'y avait pas de grande place en fait,
07:04donc les gens ne se rencontraient pas,
07:06et donc le fait de mettre des espaces publics végétalisés extrêmement confortables,
07:12voilà, je pense que ça fait des lieux de rencontre,
07:14et donc le commerce va profiter en fait du fait qu'on redevient plus que des automobilistes qui passent,
07:20mais des badauds, des promeneurs,
07:22et qu'on va reprofiter de ces espaces publics de centre-ville.
07:25Oui, avec une critique exprimée à tort ou à raison d'ailleurs par souvent des collectifs de commerçants,
07:30qui disent oui, mais quand vous nous retirez les voitures du centre-ville, on perd des clients.
07:34Alors ça c'est sûr que je pense que ça fait partie des évolutions,
07:38ça va prendre un certain temps,
07:39que la place de la voiture,
07:43la voiture est une autre place, pardon,
07:46dans les centres-villes,
07:47et qu'on ait un autre usage de la voiture,
07:50on se rend compte qu'à Paris,
07:51on utilise la voiture pour faire 3 km,
07:53je pense que ça va faire partie des évolutions
07:57qui vont être nécessaires,
08:00et ce qui fait que l'espace public,
08:02aujourd'hui,
08:02enfin nous on a retravaillé le centre-ville de Grandville,
08:04là, où on est entièrement végétalisé,
08:08on est passé d'une voirie qui fait plus de 8 mètres,
08:10à une voirie qui fait 4 mètres,
08:12et donc tout le reste est redonné aux plantations,
08:14aux badauds,
08:15aux enfants,
08:16aux bancs,
08:17aux jeux de boules,
08:19voilà,
08:19au marché,
08:21au carnaval une fois par an.
08:23Quand vous arrivez comme ça,
08:25sur un nouveau projet,
08:27il y a toujours une participation des habitants,
08:32une itération,
08:33une navette comme ça,
08:34d'idées entre vous et eux,
08:36c'est quoi ?
08:36C'est un triangle entre la mairie,
08:38votre agence,
08:39la population,
08:39comment ça se passe ?
08:41On essaye en fait souvent de faire des visites en marchant,
08:44c'est-à-dire de discuter avec les gens,
08:46tous sur le même plan,
08:47on va dire,
08:48pas avec différents plans,
08:51et de comprendre en fait ce qu'ils veulent,
08:54et ensuite on a pas mal d'outils pédagogiques,
08:56par exemple comme des systèmes de maquettes,
08:57ou des choses comme ça,
08:58pour partager ensemble les ambitions du projet.
09:01Parce que la question de la ville va être la question de l'équilibre
09:04que vous évoquiez,
09:05c'est-à-dire qu'en même temps,
09:06on veut plus de piétons,
09:09on veut plus de vélos,
09:10on veut plus de plantations,
09:11mais on veut pas enlever la voiture.
09:12Et donc il va falloir qu'on discute ensemble,
09:15pour la question des centres-villes par exemple,
09:17de cette question du centre-ville,
09:19et de montrer des exemples en fait,
09:21où ça fonctionne très bien,
09:23en réduisant la place de la voiture,
09:25en fait au fond le commerce fonctionne mieux.
09:27Alors on va prendre un exemple,
09:29c'est l'une de vos réalisations à Cachan,
09:32la place Jardiner-la-Préhéron,
09:33avoir quelques images s'affichées,
09:35quel était le cahier des charges là,
09:37et qu'est-ce que vous avez fait ?
09:38Alors là c'était un endroit,
09:40on est arrivé,
09:40c'était une ancienne station-service,
09:42on est en entrée de ville de Cachan,
09:43qui était devenue un deal de drogue dur,
09:46donc concertation,
09:48première réunion,
09:49où je rencontre les élus et les habitants,
09:51ils me disent surtout,
09:52on veut pas d'usage.
09:54Traumatisés par le fonctionnement du site,
09:55ils disent on veut pas d'usage,
09:56et on leur a dit,
09:58ok, on a pris ça comme une donnée d'entrée,
09:59donc on a dessiné un bosquet,
10:01et au centre de ce bosquet,
10:02il y a deux prairies,
10:03et on leur a dit,
10:03quand vous serez prêt,
10:04quand vous serez mûr,
10:05quand vous serez de nouveau capable
10:06de vous projeter dans cet espace public,
10:09et bien vous le transformerez
10:10en jardin partagé,
10:11en jeu pour enfants,
10:12en terrain de boule,
10:13en ce que vous voudrez.
10:14Mais nous,
10:15mon rôle,
10:16c'est de fabriquer un espace
10:18qui soit ouvert,
10:20évolutif,
10:21programmable,
10:22donc vous pouvez imaginer
10:23qu'en fait,
10:24il y aura un terrain de boule,
10:26puis après,
10:26on refera un jardin potager,
10:27voilà,
10:28donc,
10:29où il y a un vrai usage
10:31concret des habitants,
10:32et on leur a fabriqué
10:32un très beau cadre naturel,
10:34qui fait que je pense
10:35que ça change tout.
10:37Allez,
10:37une minute trente,
10:37un autre exemple,
10:38on est à Lannis-sur-Marne,
10:40c'est le parc Saint-Pay,
10:41on va revoir là aussi
10:42quelques images,
10:43c'était quoi ce projet ?
10:44C'est quoi ce projet ?
10:45Alors là,
10:46on avait été appelés
10:47à la fois pour renaturer
10:48les berges de la Marne,
10:49où il n'y avait que des pérets,
10:51donc des systèmes en béton
10:52qui tenaient les berges,
10:54et donc les systèmes rigides
10:55ont l'inconvénient de casser,
10:58alors que dès qu'on est
10:58dans un système de renaturation,
11:00en fait,
11:00ça s'adapte,
11:01et c'est beaucoup plus souple,
11:02et donc il y avait aussi,
11:03on a remis en scène,
11:05en fait,
11:05le lit majeur de la Marne,
11:08on a regardé des endroits
11:10où il y avait un ancien bras mort,
11:11le rue de Bicherey,
11:12qu'on ne touchait pas,
11:13et on a renaturé,
11:14on n'a rien sorti,
11:15c'est-à-dire que tout ce qu'on coupait,
11:17on le réutilisait sur place,
11:18et on a mis au fond,
11:19en centre-ville de la Nice-sur-Marne,
11:21un parc extrêmement naturel,
11:23avec des endroits qu'on tonde,
11:24d'autres endroits qu'on fauche,
11:26et d'autres endroits
11:27où on laisse la végétation spontanée
11:29se développer.
11:30Ça aussi,
11:31c'est une nouveauté,
11:32je ne sais pas,
11:33depuis quelques années,
11:33j'ai l'impression
11:34qu'on laisse beaucoup plus pousser
11:36la végétation
11:37dans les jardins publics,
11:38dans les parcs de nos villes.
11:41On est moins dans des tontes rases,
11:43là,
11:43que...
11:43Oui, oui, oui,
11:44je pense qu'on se rend compte
11:45qu'il y a toute une biodiversité,
11:4878% de la biodiversité,
11:50c'est les insectes,
11:51enfin,
11:52ce n'est pas les mammifères,
11:52les mammifères,
11:53c'est très très peu nombreux,
11:54donc on se rend compte
11:55que dans toute cette végétation spontanée,
11:59il y a énormément aussi d'animaux,
12:01et la question de la végétation spontanée,
12:02c'est que c'est une végétation,
12:03comme elle pousse toute seule,
12:05en fait,
12:05elle est extrêmement adaptée,
12:07et donc,
12:07elle se développe très bien
12:09avec les questions,
12:09vous savez,
12:10qu'on se pose de réchauffement climatique,
12:12qu'est-ce qu'il faut planter,
12:13comment il faut le planter,
12:13la végétation spontanée
12:15à cette qualité-là,
12:16et c'est aussi cette question du vivant,
12:18d'autres textures de nature.
12:21Merci beaucoup,
12:22Thomas Boucher,
12:22à bientôt sur Bsmart4Change,
12:24on passe à notre débat,
12:25on va parler des réseaux de chaleur
12:27dans nos villes.
12:28C'est le débat de ce Smart Impact,
12:35on parle des réseaux de chaleur
12:37avec Clément Leroy,
12:37bonjour,
12:38bienvenue,
12:39habitué de ce plateau,
12:40vous êtes associé chez WaveStone,
12:41et Yann Roland,
12:42bonjour,
12:43bienvenue,
12:43heureux de vous accueillir,
12:44directeur général délégué
12:45d'Engie Solutions,
12:47président de FEDEN,
12:48réseau de chaleur et de froissé,
12:50la fédération professionnelle
12:51des entreprises de services
12:52dédiées à l'énergie
12:53et à l'environnement.
12:55On va donc parler
12:55de ces réseaux de chaleur,
12:57Clément Leroy,
12:57avec un premier constat,
12:59avec un certain nombre de signaux
13:00qui passent au vert,
13:02pourquoi ?
13:02C'est vrai que,
13:03ces dernières semaines,
13:04on a beaucoup parlé
13:04d'électrification,
13:06d'électricité,
13:07on en a entendu parler
13:08dans la PPE 3,
13:09on en a parlé ensuite
13:10dans le plan d'électrification
13:11que le gouvernement a présenté
13:13et on parle peu
13:15des réseaux de chaleur
13:15et en fait,
13:16c'est vrai que c'est un sujet
13:17qui revient sur le devant
13:19de la table.
13:20D'abord,
13:20on sort de la période électorale,
13:22municipale,
13:23et donc,
13:23on a vu fleurir
13:24dans un certain nombre
13:25de programmes,
13:26des projets,
13:27soit de rénovation,
13:29soit de mise en place
13:29de nouveaux réseaux.
13:31La chaleur,
13:32aujourd'hui,
13:32il faut se rappeler
13:32que c'est quand même
13:33une grosse majorité
13:33de l'énergie finale
13:34qui est consommée en France,
13:36à la fois dans les bâtiments,
13:38dans le tertiaire,
13:39dans l'industrie
13:39et puis dans d'autres usages
13:41et il y a eu certes
13:42un certain nombre d'évolutions
13:44en termes sur le verdissement,
13:46sur la mise en place
13:47d'énergie renouvelable
13:47mais ça reste quand même
13:48globalement fossile,
13:49cette chaleur
13:50et donc à l'heure
13:51où on parle à la fois
13:52de souveraineté,
13:53d'économie de ces réseaux,
13:55on voit que c'est vraiment
13:56un sujet
13:56et puis il y a aussi
13:57de l'innovation
13:58avec les sujets de stockage,
14:00les sujets de co-génération,
14:01d'utilisation de chaleurs fatales
14:03et donc c'est un sujet
14:04qui est très au-devant
14:05de la scène
14:06en cette période.
14:07Avec, si on remonte
14:08à 2022,
14:09à la crise énergétique
14:10de 2022,
14:12Yann Roland,
14:13il y a une dynamique
14:14qui a démarré
14:15ou qui s'est activée
14:16à ce moment-là
14:17et qui est en cours ?
14:18Oui, très clairement.
14:19Je pense qu'il y a
14:21une vraie prise de conscience,
14:22en tout cas c'est comme ça
14:23que nous on vit,
14:23une prise de conscience
14:24collective et individuelle
14:26que les réseaux de chaleur,
14:27c'est quand même
14:28une très bonne solution
14:28pour chauffer les Français.
14:30Et je peux reprendre
14:32d'ailleurs les titres
14:33de la PPE 3
14:33qui parlent de souveraineté,
14:35de décarbonation
14:36et de prix.
14:38Et bien un réseau de chaleur,
14:39c'est les trois en même temps.
14:40Aujourd'hui,
14:41un réseau de chaleur,
14:42c'est deux tiers
14:43de chaleur décarbonée.
14:45Quand la chaleur
14:46des Français,
14:46c'est l'inverse.
14:47Elle est carbonée
14:48aux deux tiers.
14:49Donc un réseau de chaleur,
14:50c'est décarboné.
14:51C'est évidemment,
14:53puisque c'est l'usage
14:55d'une chaleur locale
14:56beaucoup moins soumise
14:57aux aléas
14:58et aux variations
14:59du prix des énergies fossiles.
15:01Et puis c'est donc
15:02très local.
15:03Donc voilà,
15:04ça a tout pour plaire
15:05aujourd'hui
15:06à nos collectivités,
15:08à nos élus
15:08qui sont finalement
15:09les représentants
15:09et la voix de la société.
15:11Et donc on a depuis
15:14finalement les événements
15:15en Ukraine,
15:16cette prise de conscience
15:17qui a donné
15:18un dynamisme très fort
15:20au développement
15:21de réseaux de chaleur.
15:21un chiffre
15:23qui résume ça
15:24de manière très simple.
15:25On a multiplié
15:26par trois
15:26le nombre de raccordements
15:28et de demandes
15:29de raccordements
15:29au réseau de chaleur
15:30depuis la guerre
15:31en Ukraine.
15:32Et les événements
15:33au Moyen-Orient,
15:35c'est malheureux
15:36de le dire ainsi,
15:36mais donnent
15:37une nouvelle dynamique
15:38encore avec cette prise
15:39de conscience
15:40qu'il faut quand même
15:41se débarrasser
15:42autant que possible
15:43de ces énergies fossiles
15:44qui coûtent cher,
15:44qui viennent de loin
15:45et qui sont carbonées.
15:46Oui, les crises
15:47sont aussi
15:48des accélérateurs
15:49de mutations.
15:50malheureusement,
15:51s'il faut des guerres,
15:52mais c'est pareil aussi
15:53sur la mobilité électrique,
15:54on voit avec les chiffres
15:55de vente
15:55des voitures électriques.
15:56Je reviens juste
15:57d'un mot
15:57sur les collectivités,
16:00à quel point
16:01cette prise de conscience,
16:03vous l'avez vue à l'œuvre
16:04chez vos interlocuteurs ?
16:06Je pense que
16:08c'est des projets
16:09qui rendent service
16:12aux citoyens.
16:14Ça, je pense
16:14que les élus
16:15en ont pris conscience.
16:16Ça leur apporte
16:17quand même
16:17cette chaleur décarbonée
16:18à un prix raisonnable.
16:20ce sont des infrastructures
16:21durables
16:22que les citoyens
16:23comprennent,
16:24même si ça fait
16:25des travaux
16:25dans les rues,
16:26etc.
16:27Mais voilà,
16:27cette prise de conscience
16:28est quand même traduite
16:29auprès des élus
16:31et dans leur environnement.
16:32Je pense qu'ils ont entendu
16:34leurs citoyens leur dire
16:35qu'on ne veut plus payer
16:36plus cher.
16:37C'est trop cher,
16:38cette chaleur.
16:39On a l'habitat social
16:40en particulier
16:41avec des populations
16:43qui peuvent avoir
16:43des difficultés
16:44de fin de mois.
16:46La chaleur
16:46des réseaux de chaleur,
16:48c'est une chaleur
16:48qui est bonne
16:49pour l'environnement
16:50et elle est bonne
16:51aussi pour le portefeuille.
16:52Je pense que les élus
16:53en ont pris conscience
16:54et ont poussé
16:55ce type de projet
16:56depuis 3-4 ans.
16:57Quelques chiffres,
16:58vous l'avez évoqué
16:58tout à l'heure,
16:59Clément,
17:00le chauffage,
17:00ça représente
17:0147% de l'énergie finale
17:03consommée en France
17:04et les réseaux de chaleur,
17:05c'est seulement
17:056 à 7%
17:06du chauffage
17:07des bâtiments.
17:07Ça veut dire
17:08qu'il y a de la marge
17:08de progression.
17:11Est-ce que c'est beaucoup ?
17:12Il y a des pays d'Europe,
17:13déjà on peut être
17:14un peu plus précis
17:14sur ce constat,
17:15où ces réseaux de chaleur
17:16sont beaucoup,
17:17mais vraiment
17:17beaucoup plus développés.
17:18Alors c'est vrai
17:19que la France là-dessus
17:20est assez marginale
17:21entre guillemets
17:21par rapport aux pays nordiques.
17:23Si on prend le Danemark,
17:25la Suède,
17:25on est à plus de 60%
17:27des logements
17:28qui sont raccordés
17:29et la France
17:30c'est 6-7%.
17:31Donc c'est vrai
17:32que certes c'est en hausse
17:33mais on part de très très loin.
17:34Alors pourquoi ?
17:35Donc c'est les pays
17:35du nord de l'Europe
17:36qui sont les plus amants.
17:37Il y a vraiment
17:38une culture historique
17:40du XXe siècle
17:41d'aller vers ce genre
17:42de réseaux de chaleur.
17:43Pourquoi ?
17:43Premièrement,
17:44en France c'est vrai
17:45qu'il y a eu cette volonté
17:46de développer le nucléaire,
17:47développer le chauffage électrique
17:48en particulier
17:49et puis le gaz naturel
17:51via les réseaux
17:52qui se sont développés
17:52et donc ça n'a pas laissé
17:53beaucoup de place
17:54au réseau de chaleur.
17:57Par ailleurs,
17:57l'urbanisme fait aussi
17:58que les choix
17:59qui ont été réalisés
18:01ont fait qu'il y a eu
18:02du retard de prix
18:03sur ce sujet
18:03et puis on le disait
18:05c'est vrai que c'est pas neutre
18:06d'implanter ce genre de réseau
18:07c'est quand même
18:07des gros travaux,
18:08des grosses infrastructures
18:09et donc il y a eu aussi
18:10parfois une volonté
18:11de repousser le tas de sable
18:12en se disant
18:12bon finalement
18:13économiquement
18:13il n'y a pas plus que ça
18:14de nécessité.
18:14C'est bien expression
18:15de repousser le tas de sable
18:16effectivement
18:17ça se sent le vécu
18:18auprès de certains élus.
18:20Je veux bien
18:21le retour d'expérience
18:22parce que ce qui est intéressant
18:23c'est qu'on a là
18:24une technologie
18:25qui est mature,
18:26qui est éprouvée,
18:26qui a démontré
18:28son efficacité ailleurs
18:29donc ce retour d'expérience
18:31des pays du nord de l'Europe
18:32je veux bien
18:32que vous le partagez avec nous.
18:33A quel point ça marche
18:34en quelque sorte ?
18:35Alors on a des relations
18:37très étroites
18:38avec les pays scandinaves
18:40Clément en parlait
18:41alors il y a aussi
18:42l'Europe de l'Est
18:43qui s'est beaucoup développé
18:44en termes de réseau de chaleur
18:46une particularité
18:47quand même de tous ces pays
18:48c'est qu'ils ont un besoin
18:49de chaleur
18:49qui est aussi plus important
18:50que dans les pays tempérés
18:52voire les pays du sud de l'Europe
18:53donc ils ont eu
18:54cette préoccupation
18:55de la chaleur
18:55sûrement de manière
18:56un peu plus forte
18:57que dans les pays
18:58d'un peu plus au sud
18:59et c'est vrai qu'on a donc
19:00du retard aussi pour ça.
19:01Et à l'inverse
19:03les pays du sud de l'Europe
19:04sont plus avancés que nous
19:05en matière de réutilisation
19:06des eaux usées
19:07il y a aussi une logique
19:08parce qu'ils étaient confrontés
19:08à une sécheresse
19:09qui n'était pas la nôtre
19:10Exactement
19:10donc il faut quand même rappeler
19:12ce petit...
19:13La géographie
19:13La géographie
19:14elle est quand même utile
19:15et oui oui
19:16on a beaucoup de collaborations
19:17pour revenir à votre question
19:18avec les pays du nord de l'Europe
19:19pour voir finalement
19:20avec eux
19:21comment ils ont d'abord
19:22réussi à implanter
19:24dans les rues
19:24on en parlait
19:25Clément en parlait
19:26des infrastructures
19:27quand même
19:27qui viennent s'implanter
19:28dans les rues
19:30comment ils ont développé
19:31des nouvelles technologies
19:32alors des nouvelles technologies
19:33extrêmement intéressantes
19:34ils sont à la pointe
19:35pour aller récupérer
19:36la chaleur fatale
19:37des industriels
19:39c'est vraiment un sujet
19:41sur lequel nous ici
19:42Donc la chaleur fatale
19:43je rappelle
19:43c'est une chaleur perdue
19:44C'est la chaleur perdue
19:45dans les usages industriels
19:48l'ADEME a chiffré
19:50cette chaleur fatale
19:51disponible en France
19:52à 100 MWh
19:53c'est gigantesque
19:55En centrale nucléaire
19:56ça fait quoi ça ?
19:58Oh en centrale
19:59100 TWh
20:01pardon
20:01je me suis coupé
20:02d'unité TWh
20:04ça fait
20:05une trentaine de réacteurs
20:07Ah oui quand même
20:07Oui oui oui
20:08c'est quand même considérable
20:10C'est important
20:11Et cette chaleur fatale
20:12on n'en récupère
20:13que 1%
20:14en France
20:15on est très très loin
20:16du compte
20:17et donc on utilise
20:18cet exemple
20:19des pays scandinaves
20:19pour essayer d'avancer
20:20on a pas mal d'exemples
20:22je pourrais les citer
20:23on a un data center
20:24par exemple
20:25pas très loin d'ici
20:26sur la plaine Saint-Denis
20:27où on va récupérer
20:28la chaleur
20:28d'un data center
20:29on a des usines
20:31j'en ai une antenne
20:32de production de yaourts
20:33chez Yoplait
20:34où on va récupérer
20:35la chaleur
20:36donc on a pas mal d'exemples
20:37sur cette dynamique
20:38un peu qu'on a été reprendre
20:39ailleurs
20:40mais on est encore
20:41très en retard
20:41Oui
20:42ce qui est plutôt
20:42une bonne nouvelle
20:43Oui oui
20:43il y a du potentiel
20:44Il y a du potentiel
20:47Sur cette question
20:48du retard à rattraper
20:50qu'est-ce qui freine ?
20:53Il faut
20:53il y a la question
20:53du financement
20:54comment ils sont financemés
20:55ces investissements lourds
20:56qu'est-ce qui freine
20:57encore leur emploi
20:58?
20:58Alors forcément
20:59le sujet du modèle économique
21:00est important
21:01il faut se rappeler
21:02que faire des travaux
21:03sur ce genre de réseau
21:04c'est plusieurs millions
21:05d'euros au kilomètre
21:06donc c'est vrai
21:06que c'est pas neutre
21:07en termes d'investissement
21:08quand on prend évidemment
21:10tout inclus
21:11c'est-à-dire l'ensemble
21:11des études
21:12l'ensemble de la mise en oeuvre
21:13BTP
21:13etc
21:14Alors aujourd'hui
21:15il y a différents dispositifs
21:16entre autres le fonds chaleur
21:17qui est en place
21:18et que le gouvernement
21:19a largement soutenu
21:20même si c'est des années
21:21au vu des arbitrages
21:22il y a eu quelques ajustements
21:23on va dire
21:23mais ça reste quand même
21:24un dispositif intéressant
21:25qui peut financer
21:26entre 30 et jusqu'à 60%
21:28de certains investissements
21:29donc ça ça encourage fortement
21:30les élus et les collectivités
21:31à se penser sur le sujet
21:34après le sujet
21:35du modèle économique
21:36ne fait pas tout
21:36parce que
21:37autant en termes de capex
21:38c'est important
21:39en revanche
21:40c'est intéressant
21:41comme on le disait tout à l'heure
21:41sur longue période
21:42puisque ça donne quand même
21:43une certaine perspective
21:44en termes de prix
21:45et en termes de coût
21:46donc le modèle économique
21:47ensuite tourne
21:48entre guillemets
21:48plutôt par lui-même
21:50après il y a le sujet
21:50de l'impact
21:51au quotidien
21:52donc c'est vrai
21:53que les élus
21:53parfois temporisent
21:54pour mettre en place
21:55les travaux
21:56typiquement là on l'a vu
21:56dans l'année qui a précédé
21:58les campagnes électorales
21:59globalement il y a quand même
22:00une sorte de pause
22:01sur ce sujet
22:01pour éviter des amalgames
22:03entre guillemets
22:03auprès de certains
22:05on essaye d'éviter
22:06que ses concitoyens
22:07aillent voter
22:08alors qu'il y a des
22:10il faut enjambé
22:10les barrières
22:11ça c'est sûr
22:13c'est pratique
22:13des mairies
22:14et puis on est quand même
22:16face à une succession
22:17de crise énergétique
22:18on pourrait imaginer
22:20qu'elles vont se succéder
22:24ou qu'en tout cas
22:24on va rester
22:25à un niveau
22:25de pétrole
22:28ou d'hydrocarbure
22:29assez élevé
22:30ça incite les élus
22:31j'imagine
22:32à prendre des décisions
22:33exactement
22:33et c'est pour ça
22:34qu'entre autres
22:35dans beaucoup de territoires
22:35plutôt urbains
22:36périurbains
22:37le sujet des réseaux de chaleur
22:38est quand même
22:38une solution très intéressante
22:39ça permet de se décarboner
22:42et de se décorréler
22:44des énergies fossiles
22:45ça permet de donner
22:46de la visibilité
22:47ça permet de raccorder
22:48effectivement
22:48des bâtiments tertiaires
22:50l'habitat social
22:51et donc c'est pour ça
22:51qu'aujourd'hui
22:52il y a un vrai engouement
22:52avec cette croissance
22:54qu'on a vu depuis 4-5 ans
22:55Yann Roland
22:56on parle de quoi ?
22:56de partenariat
22:57sur des très longues durées
22:59c'est quel type de partenariat ?
23:00Or c'est un mode
23:02de concession
23:03donc des délégations
23:04de services publics
23:05dans une concession
23:06il y a une particularité
23:08c'est que
23:08l'entreprise
23:10ou l'opérateur
23:11investit
23:12aux côtés de la collectivité
23:13le patrimoine
23:14appartient toujours
23:15à la collectivité
23:16mais l'industriel
23:18qui est le lauréat
23:19finalement
23:20il étudie
23:21il finance
23:22il réalise
23:23et il exploite
23:23pendant une durée suffisante
23:25pour permettre
23:25l'amortissement
23:26des biens
23:27Donc c'est en quoi ?
23:2920 ans ?
23:2925 ans ?
23:29C'est au minimum
23:3020 ans
23:31et on va dire
23:31au maximum
23:3230 ans
23:33mais c'est un modèle économique
23:34aujourd'hui
23:34qui marche bien
23:35on a aujourd'hui
23:38la quasi
23:39plus de 90%
23:41des réseaux de chaleur
23:42qui sont
23:43nouvellement créés
23:44qui sont
23:45gérés
23:46sous ce mode
23:46d'exploitation
23:47de la concession
23:48Je me permets de rebondir
23:50sur un point de clément
23:51et sur la croissance
23:53on ne l'a pas dit
23:54mais je voulais juste rappeler
23:55un chiffre de la PPE 3
23:56qu'on a attendu
23:58pendant très longtemps
23:59voilà
24:00elle dit quoi quand même
24:01pour nos réseaux de chaleur
24:02elle dit quasiment
24:03fois 3
24:04d'ici à 2035
24:05on est décarboné
24:06à 67%
24:07elle nous dit
24:08soyez à 80%
24:10vous distribuez
24:1130 TWh
24:11soyez pas loin
24:13des 90 en 2035
24:14donc
24:15c'est une manière aussi
24:16de caractériser l'élan
24:18qui pousse les collectivités
24:20à investir
24:21il y a une trajectoire
24:22qui est fixée
24:22pour les réseaux de chaleur
24:23qui est extrêmement ambitieuse
24:25alors nous évidemment
24:27en tant qu'entreprise
24:27on est extrêmement satisfaites
24:29de cette trajectoire
24:30il faudra la tenir
24:31on aura besoin
24:32d'un fonds chaleur
24:33au bon niveau
24:34pour accompagner
24:36les collectivités
24:36dans cet investissement
24:37enfin c'est une trajectoire
24:38très positive
24:39qu'on a devant nous
24:39Un dernier mot
24:40parce qu'on est là
24:41pour parler des réseaux de chaleur
24:42mais il y a aussi
24:43des réseaux de froid
24:44Clément
24:45qui sont en train
24:46de se développer
24:46Globalement on en est
24:47sur le froid
24:48là où on était
24:49il y a 15 ans
24:49sur la chaleur
24:50c'est-à-dire qu'on part
24:50de pas grand chose
24:51en tout cas de quelques réseaux
24:53entre autres dans le sud
24:54de la France forcément
24:54puisque c'est le sud
24:55qui est le plus concerné
24:56aujourd'hui par le réchauffement climatique
24:58et l'impact en ville
24:58en particulier
24:59et là on voit
25:00beaucoup d'élus
25:01qui commencent à sonder
25:03comprendre les problématiques
25:04on voit que le besoin
25:05en climatisation
25:06va tripler
25:06voire quadrupler
25:07dans les années qui viennent
25:08et donc forcément
25:09au moment où les villes
25:11s'équipent
25:12la question de se dire
25:13quelles technologies
25:13on choisit
25:15se posent
25:16et donc là aussi
25:16est-ce qu'on choisit
25:18de l'équipement individuel
25:19avec les nuisances
25:20le fait que ça rejette du chaud
25:22donc ça peut créer
25:22des îlots de chaleur urbain
25:24etc
25:24ou est-ce qu'au contraire
25:25on va sur des solutions
25:26mutualisées
25:27qui ont des bénéfices
25:28en termes à la fois
25:28de production
25:29à grande échelle
25:29en termes de capacité
25:31de raccorder là aussi
25:31de manière massive
25:32des logements
25:33et donc oui
25:33je pense que dans les années à venir
25:35on va voir une explosion
25:36aussi de ces demandes
25:36parfois aussi
25:37dans une logique mutualisée
25:38justement en termes à la fois
25:39de production
25:40et de mise en place
25:41de réseaux
25:41Merci beaucoup
25:42à tous les deux
25:43et à bientôt
25:43sur BeSmart4Change
25:45on passe tout de suite
25:45au grand entretien
25:47de ce Smart Impact
25:48avec Nathalie Alquier
25:49la directrice
25:50du développement durable
25:51du groupe Danone
25:57Prêt pour l'impact
25:58c'est la question
25:58que je pose
25:59chaque jour
25:59à une personnalité
26:00qui compte
26:01dans notre économie
26:02et je reçois aujourd'hui
26:03Nathalie Alquier
26:03bonjour
26:04Bonjour
26:04Bienvenue
26:05ravie de vous accueillir
26:05vous êtes vice-présidente
26:06en charge du développement durable
26:07du groupe Danone
26:09alors j'ai donné quelques chiffres
26:10peu de chiffres
26:11mais bon quand même
26:12fondé en 1919
26:15j'y arrive à Barcelone
26:16par Isaac Carasso
26:18c'est près de 90 000 salariés
26:19un chiffre d'affaires 2025
26:20de 27,3 milliards d'euros
26:23et des produits vendus
26:24dans un peu partout
26:24sur la planète
26:25plus de 120 pays
26:26alors vous avez occupé
26:27pas mal de postes
26:29de direction
26:29dans plusieurs marchés
26:30internationaux de Danone
26:31avant de prendre en charge
26:32le développement durable
26:35peut-être une double question
26:37on va commencer par
26:38la temporalité
26:39puis après peut-être
26:40la géographie
26:40dans le temps
26:42comment vous avez vu
26:43ces enjeux
26:44de développement durable
26:45prendre de l'importance
26:46au sein de l'entreprise
26:48au sein du groupe
26:48alors en fait
26:50l'engagement
26:51sur le développement durable
26:52il est très très ancien
26:53chez nous
26:55on dit qu'on a
26:56un acte fondateur
26:57qui est le discours
26:58de Marseille
26:59de 1972
26:59par notre
27:01vénéré
27:03créateur
27:03Antoine Riboud
27:04bien sûr
27:05qui déclarait
27:06que la responsabilité
27:07de l'entreprise
27:07donc en 1972
27:08ne s'arrêtait pas
27:10aux portes des usines
27:11mais il était conscient
27:12de l'impact sociétal
27:14qu'on a
27:14et du coup
27:15notre responsabilité
27:16et cette responsabilité
27:18a été
27:19on va dire
27:20un espèce de fondement
27:22on a appelé ça
27:23le double projet
27:24économique et sociétal
27:25du groupe
27:26et il a évolué
27:28effectivement
27:29au cours du temps
27:30mais le fond
27:31de la responsabilité
27:33demeure
27:34et prend
27:35une actualité
27:36encore plus grande
27:38maintenant dans le contexte
27:39à quel point
27:40c'était novateur
27:41il y a 5 décennies
27:42de tenir ce type
27:45de discours
27:45et alors en termes
27:46de géographie
27:46quand vous
27:47je ne sais plus
27:48dans quel pays
27:49ou dans quelle région
27:49du monde
27:50vous êtes allé
27:50mais ces enjeux
27:52ils sont perçus
27:53différemment
27:53en fonction des pays
27:54des continents
27:55oui alors c'est vrai
27:56donc j'ai eu la chance
27:56d'être directrice générale
27:58sur des eaux minérales
28:01en France
28:01j'ai été aussi en Ukraine
28:03c'était avant les événements
28:05et ensuite
28:06ma dernière position
28:07c'était directrice générale
28:08au Maroc
28:10donc effectivement
28:11à chaque fois
28:11en fait des enjeux
28:12très différents
28:13donc la ligne
28:14le fil rouge
28:16en fait
28:16c'est vraiment
28:16comment est-ce que
28:17dans le contexte
28:18on peut agir
28:19avec responsabilité
28:21donc c'est vrai
28:22qu'en France
28:22c'est la gestion responsable
28:25du cycle de l'eau
28:26c'est très important
28:28évidemment
28:28quand on est minéralier
28:29en Ukraine
28:30on avait des enjeux
28:31de santé publique
28:32beaucoup
28:33avec l'accompagnement
28:35sur l'amélioration
28:37nutritionnelle
28:38c'était très important
28:39au Maroc
28:40honnêtement
28:41c'est certainement
28:42ce qui a un peu fondé
28:44mon désir
28:45de me consacrer
28:46vraiment à ça
28:47c'est d'être face
28:48au changement climatique
28:49avec les agriculteurs
28:51sur place
28:52on était face
28:53à une sécheresse
28:54endémique
28:55il ne pleuvait pas
28:56on va dire
28:57printemps
28:58après printemps
28:59et du coup
29:00nos agriculteurs
29:01étaient frappés
29:01de plein fouet
29:03et voilà
29:04quand on vit ça
29:05on comprend
29:05qu'en fait
29:06un des enjeux clés
29:07ça va être
29:07l'accompagnement
29:08de la transition agricole
29:10et l'accompagnement
29:11des agriculteurs
29:12autant qu'on peut le faire
29:13voilà
29:13en tant qu'entreprise
29:14agroalimentaire
29:15est-ce qu'il y a des
29:17peut-être plus aujourd'hui
29:18mais il y a eu
29:19des endroits
29:20sur la planète
29:20vous êtes bien gentil
29:21chez Danone
29:22mais les enjeux
29:23environnementaux
29:24ils ne sont pas prioritaires
29:25vous venez nous parler
29:26d'enjeux
29:28qui ne sont pas les nôtres
29:30ça peut être une difficulté
29:31pour un groupe mondial
29:32ça
29:32de porter
29:34cette ambition là
29:35en fait
29:36je pense qu'il faut
29:38un peu
29:40revoir un petit peu
29:41ses lunettes
29:41c'est à dire que
29:42par exemple
29:43je suis ça
29:44à travers
29:45des enquêtes mondiales
29:48les pays dans lesquels
29:50il y a une population
29:51qui est la plus concernée
29:52par le développement durable
29:54c'est par exemple
29:55l'Amérique latine
29:56voilà
29:57c'est pas l'Europe de l'ouest
29:59pourquoi ?
29:59parce que ce sont ceux
30:00qui expérimentent
30:01les effets du changement climatique
30:03et en fait
30:04les gens sont très préoccupés
30:05de l'avenir
30:06de l'environnement
30:07enfin de la planète
30:08dans ce type de contexte
30:10donc en fait
30:11chaque pays
30:12bon bien sûr
30:13je ne parle pas
30:15des pays en conflit
30:16voilà armés etc
30:17évidemment
30:18mais dans les pays
30:20où on agit
30:20en fait
30:21chacun
30:22a des enjeux
30:24et finalement
30:25les consommateurs
30:26et les pouvoirs publics
30:27sont aussi face à ces enjeux
30:28et recherchent au fond
30:30de plus en plus
30:31des solutions
30:33donc certes
30:34si on est
30:34si les pays
30:35sont suffisamment riches
30:36il va y avoir peut-être
30:37des effets
30:38de subvention etc
30:40de la part des pouvoirs publics
30:41mais très souvent
30:42on se tourne aussi
30:42vers les entreprises privées
30:44voire les NGO
30:46etc
30:46pour apporter de l'aide
30:48donc je pense sincèrement
30:51que chacun
30:51à son endroit
30:53enfin
30:53dans son contexte
30:55vit ça
30:56et a besoin
30:58de trouver des solutions
30:58et de l'espoir
31:00on reparlera peut-être
31:01du backlash
31:02et des Etats-Unis
31:04dans un instant
31:05mais je voudrais quand même
31:05qu'on consacre beaucoup de temps
31:07au fait que Danone
31:08est une entreprise à mission
31:10et d'ailleurs a été
31:11la première entreprise
31:12cotée à devenir
31:12société à mission
31:13c'était il y a 5 ans
31:15alors ça donne un peu de recul
31:17vous nous dites
31:18ok il y avait
31:19le discours fondateur
31:22des années 70
31:24Antoine Riboud
31:24mais qu'est-ce que ça change
31:26de devenir société à mission
31:29concrètement
31:29dans les enjeux stratégiques
31:31dans les décisions stratégiques
31:32d'un groupe comme Danone
31:33alors c'est vrai
31:34que c'est une grande fierté
31:35d'être entreprise à mission
31:36mais c'est aussi
31:36j'avoue
31:37une grande responsabilité
31:38et une grande pression
31:39parce qu'il s'agit en fait
31:41d'un statut
31:42qui est voté par l'Assemblée Générale
31:44des actionnaires
31:45et qui ensuite
31:45nous engage légalement
31:47donc on a un comité indépendant
31:49le comité de mission
31:50qu'on a la chance
31:51d'être
31:51qu'il est présidé
31:52par Pascal Lamy
31:55donc quelqu'un
31:56de très distingué
31:57et reconnu
31:57pour son éthique personnelle
31:59entouré
32:00d'un certain nombre
32:00d'administrateurs indépendants
32:01et en fait
32:02ils vont juger
32:03si la feuille de route
32:04et les objectifs
32:05qu'on s'est déclarés
32:05enfin qu'on a déclarés
32:06et établis avec eux
32:07vont réellement
32:08année après année
32:09et surtout au bout des 5 ans
32:10être atteints
32:12et si jamais
32:13il n'est pas atteint
32:13on perd le statut
32:15donc je peux vous dire
32:16que c'est du sérieux
32:18donc on a un comité de mission
32:20qui se réunit
32:21plusieurs fois par an
32:22et notre top
32:23top management
32:24est engagé
32:24c'est ça aussi
32:25qui rend ce statut
32:27si particulier
32:28c'est que
32:28comme on doit rendre compte
32:29devant l'Assemblée Générale
32:31des actionnaires
32:32qu'on a
32:33cet élément externe
32:36et bien en fait
32:36le top management
32:37est engagé directement
32:39oui donc ça veut dire
32:40que ce travail
32:41du comité de mission
32:42il influence vraiment
32:44réellement
32:44les décisions
32:46opérationnelles
32:47de Danone
32:48ben oui
32:49dans la mesure
32:49où on s'est fixé
32:50des objectifs
32:51donc ça peut être
32:51des objectifs
32:52sur la décarbonation
32:53ça peut être
32:53des objectifs
32:54sur la santé
32:55sur la gestion
32:56de l'eau
32:56etc
32:57et ces objectifs là
32:58il faut les atteindre
32:59coûte que coûte
33:00et on les prend
33:01pour 5 ans
33:02et en 5 ans
33:03il peut se passer
33:03beaucoup de choses
33:04et pourtant
33:04il va falloir
33:05rester ferme
33:06et poursuivre
33:08les progrès
33:08donc oui
33:09pour ces objectifs là
33:11et ce sont des objectifs
33:12majeurs
33:13des objectifs
33:13qui englobent
33:14on va dire
33:15beaucoup d'activités
33:16évidemment oui
33:17ça absolument
33:18ça influe
33:19et tout le management
33:20est engagé
33:21à ce que
33:22ces résultats arrivent
33:23vous en êtes où là
33:24c'est bientôt
33:25le renouvellement
33:25alors justement
33:26en fait
33:26on a franchi
33:27un cap
33:27très important
33:29puisque
33:29comme vous le disiez
33:30c'était 2020
33:31donc à fin 2025
33:33on a fini
33:33le premier quinquennat
33:35on va dire
33:35d'action
33:36et bon
33:37bonne nouvelle
33:38on a tout atteint
33:40voilà
33:40et du coup
33:41il a fallu
33:41refaire une nouvelle
33:42feuille de route
33:43et on est réengagé
33:44pour 5 ans
33:45avec le même
33:46comité de mission
33:47et on a
33:47de nouveaux objectifs
33:48ça suppose aussi
33:49effectivement
33:50le fait de devenir
33:51entreprise à mission
33:52c'est inscrit
33:53dans les statuts
33:53c'est attaquable
33:55aussi
33:55par des tiers
33:57des associations
33:57etc
33:58des ONG
33:58dont vous parliez
33:59tout à l'heure
34:00donc il y a cette exigence
34:01qui est de plus en plus
34:02importante
34:03de transparence
34:05jusqu'où
34:06elle doit aller
34:07cette transparence
34:08sans fragiliser
34:09la compétitivité
34:10d'un groupe
34:11comme Danone
34:11qui est évidemment
34:12dans un secteur
34:13ultra concurrentiel
34:14avec d'autres géants mondiaux
34:16oui alors
34:17la transparence
34:18dans tous les cas
34:18pour les sociétés cotées
34:20et particulièrement
34:21celles qui sont en France
34:23elle est très très élevée
34:24puisque non seulement
34:25bon bien sûr
34:26on est audité
34:27par exemple
34:27sur la partie
34:28société à mission
34:29mais par ailleurs
34:30comme tout le monde
34:31on a la chance
34:32d'avoir un grand
34:34un grand élément
34:35de reporting
34:36obligatoire
34:37maintenant
34:37qui est la CSRD
34:39et qui est un exercice
34:41où pour notre part
34:42on a plus de 100 pages
34:44de reporting
34:45uniquement sur les aspects
34:47de RSE
34:47et qui sont auditées
34:49par des auditeurs indépendants
34:50comme on auditerait
34:51des comptes financiers
34:52donc là ça va loin
34:53et la transparence
34:55elle est énorme
34:56voilà
34:56donc pour gérer
34:57la compétitivité
34:58je pense que c'est
34:59vraiment l'aspect stratégique
35:00c'est à dire
35:02qu'est-ce qui
35:03dans nos engagements
35:05permet la compétitivité
35:07à moyen terme
35:08la résilience
35:09et finalement
35:10la performance
35:11et la durabilité
35:12de l'entreprise
35:12c'est ça en fait
35:13qu'on doit gérer
35:15évidemment
35:16il faut faire attention
35:17de pas
35:18enfin faire attention
35:20aux investissements
35:20qu'on va mettre
35:21derrière ces objectifs là
35:22pour que ces objectifs
35:23enfin que ces investissements
35:25ne soient pas
35:25mal adressés
35:27et puissent
35:27nous mettre en porte-à-faux
35:29par rapport à l'environnement
35:30concurrentiel
35:31donc bien sûr
35:31c'est un jeu d'équilibriste
35:33qui est géré
35:35au plus haut niveau
35:36de l'entreprise
35:36au niveau du comité exécutif
35:38directement
35:38parce que bien sûr
35:40on est en permanence
35:41en train de trouver
35:42cette voie d'équilibre
35:44entre performance
35:46et responsabilité
35:47et ça va aussi
35:49avec tout un tas
35:50de décisions
35:50parfois macro
35:51parfois micro
35:52et il faut effectivement
35:53à chaque fois
35:54bien peser
35:55et trouver le bon
35:56le bon équilibre
35:57si on regarde la raison d'être
35:59du groupe Danone
36:00apporter la santé
36:00par l'alimentation
36:01au plus grand nombre
36:04ça peut sembler
36:05est-ce que c'est
36:06parfois difficile
36:07de se dire
36:08on crée des produits
36:10qui sont accessibles
36:12et on cherche
36:13à améliorer
36:13la qualité nutritionnelle
36:14parce que pour qu'il soit
36:15accessible
36:15il faut qu'il soit pas cher
36:16donc on va tirer
36:17les coups vers le bas
36:18et donc peut-être
36:19perdre en qualité nutritionnelle
36:21j'imagine que cet équilibre là
36:23il doit être assez compliqué
36:24à trouver
36:25alors évidemment
36:27nous ne prétendons pas
36:28avoir les produits
36:29les moins chers
36:30de tous
36:30sur le marché
36:31évidemment
36:31nous sommes quand même
36:32des marques
36:33plutôt premium
36:33mais qui restent accessibles
36:35il s'agit de l'alimentation
36:36quotidienne
36:38donc en fait
36:39deux points
36:39c'est premièrement
36:40la qualité nutritionnelle
36:42n'est pas toujours
36:44avec un coût bas
36:46un coût élevé
36:47je veux dire
36:48donc par exemple
36:48quand il s'agit
36:49de réduire le sucre
36:51et dans notre cas
36:52c'est un engagement
36:53très fort
36:53on est passé en dessous
36:55de la barre des 10 grammes
36:56pour les produits
36:57enfants partout dans le monde
36:58partout dans le monde
37:00ça suppose d'éduquer
37:02d'ailleurs entre guillemets
37:03les consommateurs
37:04c'est-à-dire
37:04on le fait par palier
37:05c'est ça ?
37:06alors parfois
37:07il faut vraiment le faire
37:08par palier
37:08par exemple au Mexique
37:09je pense que vous savez
37:10qu'au Mexique
37:11voilà
37:12ils ont une grosse
37:13consommation de soft drink
37:14ils adorent le sucre
37:15etc
37:15donc là on a fait
37:17effectivement
37:17par palier
37:18mais on a pu réduire
37:19sur plusieurs années
37:20je ne veux pas me tromper
37:21mais en tout cas
37:22beaucoup d'années
37:22on a réduit de 40%
37:24à peu près le sucre
37:25dans les produits
37:25enfants au Mexique
37:26effectivement par palier
37:28d'autres fois
37:29il s'agit aussi
37:30de trouver les leviers
37:31du goût
37:31qui ne sont pas que
37:33la masse de sucre
37:34donc par exemple
37:35ça peut être
37:36des saveurs
37:37plus intéressantes
37:38des textures intéressantes
37:40voilà
37:40donc tout va compter
37:41aussi dans l'appréciation
37:42du consommateur
37:43et même du jeune
37:44consommateur
37:44donc encore une fois
37:46enlever du sucre
37:47ne va pas forcément
37:48coûter plus cher
37:49mais en revanche
37:49ça va demander
37:50de la R&D
37:50ça va demander
37:51de la recherche
37:52et du développement
37:52de la compréhension fine
37:54des bons leviers
37:55de la préférence consommateur
37:57et ça effectivement
37:58c'est l'investissement
37:59qu'on fait
38:00derrière
38:01on va dire
38:01cet aspect là
38:02et j'ajoute
38:03peut-être
38:04une petite anecdote
38:04c'est pour le sucre
38:06moi ce que je trouve
38:07très intéressant
38:07dans les yaourts
38:08c'est l'utilisation
38:09de la fermentation
38:10puisque le yaourt
38:11c'est du lait fermenté
38:12et en fait
38:13je ne sais pas
38:14si vous savez
38:14mais on a la bibliothèque
38:15de ferments
38:16la plus grande du monde
38:17qui est sous forme
38:18d'une espèce
38:19de méga
38:20freezer
38:21dans lequel on a
38:22des souches
38:23de ferments
38:24et il faut savoir
38:25en fait
38:25que chaque ferment
38:26et il y en a
38:26des centaines
38:27et pour ne pas dire
38:28des milliers
38:29chaque ferment
38:30va pouvoir apporter
38:31des goûts
38:32plus ou moins sucrés
38:33naturellement
38:34sans adjonction
38:35de sucre
38:35donc la maîtrise
38:36de la fermentation
38:37par exemple
38:38ça c'est un levier
38:39de qualité nutritionnelle
38:40pour pouvoir
38:41par exemple
38:42baisser le sucre
38:42sans nuire
38:44au goût final
38:46Danone qui soutient
38:47vous nous avez parlé
38:47de votre expérience
38:48au Maroc
38:49qui soutient
38:50l'agriculture régénératrice
38:51qui cherche à protéger
38:52ce cycle de l'eau
38:54avec quel résultat
38:56alors c'est compliqué
38:56parce que Danone
38:57c'est une marque mondiale
38:58enfin c'est un groupe mondial
38:59mais peut-être
39:00des exemples
39:01d'actions
39:03qui ont été menées
39:04justement
39:05et de résultats
39:07en matière
39:07d'agriculture régénératrice
39:09ou de cycle de l'eau
39:11je ne sais pas
39:11des boucles
39:12qui ont été mises en place
39:13quelque part
39:13le fait de
39:14comment vous réduisez
39:16votre consommation
39:17en eau
39:17et vous protégez
39:18cette ressource
39:18alors on a des
39:20ça fait très très longtemps
39:21qu'on soutient
39:23l'agriculture régénératrice
39:24on a été
39:25un des co-créateurs
39:26de OP2B
39:28qui est
39:30une organisation
39:31pour justement
39:32promouvoir
39:32l'agriculture régénératrice
39:34et la biodiversité
39:34et ça
39:35ça fait déjà
39:35pas mal d'années
39:36donc on a eu le temps
39:38d'avoir des pilotes
39:39et de commencer
39:39à être à échelle
39:40donc en France
39:40par exemple
39:41on a une expérience
39:42les deux pieds sur terre
39:44où effectivement
39:45on a pu mettre en place
39:47toute la panoplie
39:48c'est-à-dire
39:48on importe du conseil
39:49on commence à créer
39:52les bonnes pratiques
39:53pour avoir un meilleur sol
39:54ça c'est très important
39:56donc
39:56pas de
39:57comment dirais-je
39:59pas de
39:59de bêchage
40:01en profondeur
40:01laisser des
40:03laisser des
40:03des espèces
40:05vertes
40:05produire
40:07de la biodiversité
40:07dans le sol
40:08faire des
40:09des assolements
40:10adaptés
40:11bien sûr
40:12avec des ingénieurs
40:13agronomes
40:13etc
40:13voilà
40:15utiliser
40:15beaucoup moins
40:16d'intrants chimiques
40:17et on voit
40:19au bout de quelques années
40:20qu'en fait
40:21tous les paramètres
40:23s'améliorent
40:24donc la qualité des sols
40:27la biodiversité
40:28la rétention de l'eau
40:29dans les sols
40:30et bien entendu
40:31ce qui est très très important
40:32c'est bien sûr
40:33comment les agriculteurs
40:34peuvent en vivre
40:35et en vivre bien
40:36donc ça ça suppose
40:37un accompagnement
40:38pardon de vous interrompre
40:38un accompagnement
40:39de longue durée
40:40de ces agriculteurs
40:41ça veut dire
40:42que vous vous engagez
40:43sur quoi
40:44sur plusieurs années
40:45de collaboration
40:46c'est ça
40:46oui oui
40:46il faut absolument
40:47s'engager
40:48il faut s'engager
40:48sur plusieurs années
40:49parce que
40:50c'est comme
40:51un grand voyage
40:52en fait
40:52c'est une transformation
40:53des pratiques
40:54qui n'arrive pas
40:56en une seule année
40:57il faut le voir
40:58sur plusieurs temps agricoles
41:00et le temps agricole
41:01c'est souvent une année
41:02et il en faut
41:03il faut plusieurs rotations
41:05pour pouvoir
41:05voir tous les bénéfices
41:08etc
41:08donc oui
41:09du coup
41:09il faut s'engager
41:10sur plusieurs années
41:11et c'est ce qu'on fait
41:12à travers différents programmes
41:13donc là j'en ai cité un
41:15en fait
41:15on en a plusieurs
41:16dans pas mal de pays
41:18on a un outil
41:20extraordinaire
41:20qui s'appelle
41:21Danone Écosystème
41:22qui est un fonds
41:22d'investissement
41:23où on donne
41:24en fait
41:24donc c'est de l'argent
41:25que Danone a mis
41:26dedans
41:27je vais vous citer
41:28je vais vous laisser
41:29continuer de raconter
41:30Danone Écosystème
41:30organisation à but
41:31non lucratif
41:32qui pilote
41:32des initiatives
41:33dépassant
41:34la chaîne de valeur
41:35de Danone
41:35afin de contribuer
41:36à la construction
41:36de systèmes alimentaires
41:37inclusifs
41:37circulaires
41:38sains et durables
41:39donc je vous laisse
41:39continuer
41:40c'est des projets
41:41qui ne sont pas rentables
41:41tout de suite
41:42dont l'objectif
41:43n'est pas forcément
41:43la rentabilité
41:44voilà
41:45donc du coup
41:45le groupe a abondé
41:47en fait ce fonds
41:47et ensuite
41:48il est géré
41:49comme une association
41:50à but non lucratif
41:52et on va trouver
41:53des endroits
41:54où on peut avoir
41:55un impact
41:57avec un bon impact
41:58positif
41:59du point de vue
42:00de l'intérêt général
42:01et comme on sait
42:02que ça n'est pas rentable
42:03immédiatement
42:04le fonds va permettre
42:06d'apporter
42:07quelques centaines
42:08de milliers d'euros
42:09parfois même
42:09encore plus
42:11sur un territoire
42:12donc ça peut se passer
42:13en France
42:14ça peut se passer
42:15dans pas mal
42:15d'autres pays
42:16pour justement
42:17permettre la transformation
42:18alors on parlait
42:19d'eau
42:19et du cycle de l'eau
42:20c'est vrai qu'il y a eu
42:21ce scandale des eaux
42:22en bouteille
42:22qui a touché
42:23vos deux principaux
42:24concurrents
42:25Nestlé Waters
42:25et Alma
42:26est-ce que
42:27par effet de ricoucher
42:28vous a profité
42:30en termes de business
42:31tout simplement
42:31de vente
42:32alors je
42:34j'avoue que là
42:35vous me prenez
42:35un peu de cours
42:38je pense que
42:40en fait
42:40il y a deux aspects
42:41c'est-à-dire
42:41qu'en termes
42:42de part de marché
42:43ça peut être bénéfique
42:44pas très
42:46enfin pas de façon
42:47massive non plus
42:49en revanche
42:49c'est vrai que ça
42:50abîme un peu
42:51l'image générale
42:52du secteur
42:53ce qui est quand même
42:53très dommage
42:55parce que tout le monde
42:56n'a pas la même manière
42:57de gérer
42:57et c'est vrai qu'il faut
42:58énormément
43:00avoir une vue
43:01de très longue durée
43:03enfin avoir en tête
43:04vraiment des cycles
43:05très très longs
43:06quand on veut protéger
43:07une ressource en eau
43:07il faut savoir par exemple
43:09sur l'eau des viands
43:09que l'eau des viands
43:11qu'on met en bouteille
43:13aujourd'hui
43:13en fait
43:14elle a passé 15 ans
43:15dans les différentes couches
43:16de filtration
43:17à travers les Alpes
43:17mais alors comment
43:18vous la protéger
43:19c'est ça le défi
43:20des minéraliers
43:21donc en fait
43:22il faut comprendre
43:24d'abord le cycle de l'eau
43:25et l'aspect hydrogéologique
43:26on a d'ailleurs
43:27des hydrogéologues
43:28comme en tant qu'experts
43:30à l'intérieur même
43:30de la société
43:31donc on définit
43:32où est-ce que
43:33voilà
43:33l'eau qui va nous intéresser
43:35on va dire
43:36tombe et doit être filtrée
43:37et à l'intérieur
43:38de tout ce qu'on appelle
43:39l'impluvium
43:40il faut mettre en place
43:41des pratiques responsables
43:42c'est à dire
43:43pas de chimie
43:45c'est à dire
43:46travailler sur
43:47par exemple
43:47s'il y a de l'élevage
43:48comment on gère
43:50le fumier
43:51etc
43:51qui pacidifier les sols
43:53et les contaminer
43:54donc voilà
43:55et c'est toujours
43:56des actions
43:57très très collectives
43:57donc on peut être
43:58nous catalyseurs
43:59ou inspirateurs
44:00mais
44:00oui parce que vous n'êtes pas
44:01propriétaire de tous les terrains
44:02qui
44:02non non pas du tout
44:03par lesquels
44:04ou sous lesquels
44:05l'eau déviant
44:06transite
44:06non voilà c'est ça
44:07tout à fait
44:08donc en fait
44:08il s'agit de
44:09de catalyser
44:11en fait
44:11une action collective
44:12très souvent avec
44:13les pouvoirs publics
44:14bien sûr
44:14mais aussi beaucoup
44:15avec les agriculteurs
44:16et avec les propriétaires
44:17de tous les terrains
44:18pour se dire
44:18ok en fait
44:19c'est notre bien commun
44:21vous savez que
44:22voilà
44:22cet élément
44:24de bien commun
44:24il est très très important
44:25et de se rassembler
44:27tous autour
44:27et de se dire
44:28ok si on veut avoir
44:29de l'eau saine
44:30y compris dans 15 ans
44:32y compris dans 20 ans
44:33il faut en fait
44:34voilà
44:34travailler bien aujourd'hui
44:35et je me suis toujours
44:36posé
44:36alors c'est vraiment
44:37une question de consommateurs
44:37comment
44:38parce qu'il y a
44:39cette appellation
44:40d'eau minérale naturelle
44:41et puis il y a
44:41le succès de l'eau déviant
44:43et jusqu'où
44:44ce succès peut aller
44:45c'est-à-dire
44:45vous voyez ce que je veux dire
44:48la source
44:48elle peut fournir
44:49elle peut fournir
44:50ou est-ce que vous
44:51gérez la ressource
44:52quoi
44:52oui en fait
44:54contrairement à ce que
44:54vous pourriez penser
44:56le succès ne grandit pas
44:57ça fait très longtemps
44:58qu'Evian est plafonné
44:59dans sa quantité d'eau
45:01c'est ça la solution
45:02oui oui voilà
45:03donc on sait que
45:04ce cycle de l'eau-là
45:05ce bassin-là
45:07il peut donner
45:09une certaine quantité d'eau
45:10elle s'est définie
45:11avec les pouvoirs publics
45:12d'ailleurs
45:12vous savez que bien sûr
45:14on verse une rétribution
45:15importante à la collectivité
45:17pour ça
45:17et donc on a une espèce
45:19de couloir
45:19ni trop peu
45:20ni trop fort
45:21et en fait
45:22à nous de gérer
45:23à l'intérieur de ce couloir
45:24et quand il n'y en a plus
45:25ben il n'y en a plus
45:25voilà c'est tout
45:26donc voilà
45:27et en même temps
45:28je trouve que c'est
45:29assez formidable
45:30de se dire que
45:31voilà
45:31dans 15 ans
45:32dans 20 ans
45:33il y aura toujours
45:33cette eau d'Evian
45:34elle sera toujours
45:35de bonne qualité
45:37et que
45:38et du coup
45:39on va pouvoir
45:39au moins préserver
45:40certains endroits
45:41où l'eau restera
45:43bonne et saine
45:44et sans contaminants
45:46et je pense que ça
45:46c'est notre rôle
45:47de minéralier
45:48à notre échelle
45:49qui vous devez convaincre
45:50vous dites
45:51pas vos terrains
45:52donc vous êtes
45:54prescripteur
45:55ou accélérateur
45:55etc
45:56mais c'est qui
45:56les collectivités
45:58les agriculteurs
45:59évidemment
45:59éventuellement
46:00des industries
46:02s'il y en a
46:03alors peut-être
46:20l'agriculture
46:20en fait
46:21les pratiques agricoles
46:22sont déterminantes
46:23on voit d'ailleurs
46:24que dans certains cas
46:25on sait qu'il y a
46:26des contaminations
46:26qui sont issues
46:27de pratiques agricoles
46:28mais au fond
46:29les agriculteurs
46:30ils sont capables
46:32d'embrasser ça
46:33et si on garantit
46:35qu'ils vont avoir
46:36un revenu décent
46:37et que
46:38voilà
46:38ben pourquoi pas
46:40et ils peuvent être embarqués
46:41dans Evian
46:42comme j'ai dit
46:43c'est une association
46:45donc on a fondé
46:46une association
46:46dans laquelle viennent
46:47toutes les parties prenantes
46:49l'APM
46:50qui fonctionne depuis
46:51je crois plus de 20 ans
46:54et là on voit
46:55les résultats de ça
46:56maintenant
46:57des années et des années après
46:59mais des agriculteurs
47:01qui pour certains
47:01ont fait le choix du bio
47:02et puis bon
47:03on sait ce qui s'est passé
47:04sur le marché du bio
47:05dans la crise inflationniste
47:07post-invasion de l'Ukraine
47:08par la Russie
47:09il y a eu
47:10de la déconversion
47:12malheureusement
47:12donc c'est aussi
47:14pour ça
47:14ça rejoint
47:15l'argument
47:16de la temporalité
47:18de la durée
47:19d'engagement
47:20de Danone
47:21auprès de ces agriculteurs
47:22c'est compliqué
47:23pour les agriculteurs
47:24qui n'ont aucune envie
47:25d'utiliser
47:26beaucoup de pesticides
47:27parfois d'y résister
47:28vous voyez ce que je veux dire
47:29oui oui oui
47:30je pense sincèrement
47:31que le métier d'agriculteur
47:33est un métier compliqué
47:34et qui est pourtant
47:36au coeur de notre futur
47:37enfin je veux dire
47:38on a besoin
47:38d'une bonne alimentation
47:41et d'agriculteurs
47:42qui continuent
47:44de vrai
47:45donc
47:45alors
47:46bien sûr
47:47l'histoire du bio
47:48certains en sont déconvertis
47:49mais il faut savoir
47:50qu'il y a quand même
47:51deux choses différentes
47:52c'est le bio
47:52qui a un cahier des charges
47:54européen extrêmement particulier
47:55très très important
47:57et puis il y a
47:58l'agriculture régénératrice
48:00ou l'agriculture durable
48:02enfin certains
48:02donnent différents noms
48:03donc là
48:04il n'y a pas un cahier des charges
48:05similaire à celui du bio
48:07mais c'est plutôt
48:07une espèce
48:08de voyage
48:09on va dire
48:10avec de moins en moins
48:11d'intrants
48:11de plus en plus
48:12de pratiques vertueuses
48:13etc
48:13et ça je pense
48:15moins de déconversion
48:16quand on
48:16pardon on s'interrompt
48:17mais quand l'agriculteur
48:18choisit ce modèle
48:19oui à ma connaissance
48:20oui parce qu'on est plus
48:21dans quelque chose
48:22de progressif
48:23et qui va être moins
48:25on va dire
48:26moins contraignant
48:27qui va être moins
48:28un carcan
48:28et qui va certainement
48:29être plus souple
48:30et s'adapter davantage
48:31à des situations variées
48:34donc voilà
48:35donc je pense que
48:35l'agriculture régénérative
48:36ça c'est un peu
48:37le bon équilibre
48:38alors Nathalie
48:39parce qu'il y a une tradition
48:40dans ce grand entretien
48:42l'invité pose une question
48:44à celui-vous
48:44celle qui va lui succéder
48:45la semaine suivante
48:46à votre place
48:47il y avait Isabelle Giordano
48:48la semaine dernière
48:49déléguée générale
48:49de la fondation
48:50BNP Paribas
48:51voici sa question
48:53Bonjour Nathalie
48:54dans 10 ans
48:55de quoi
48:55et de quelle action
48:57serez-vous la plus fière
48:59par rapport à tout
49:00ce que vous avez pu faire
49:01chez Danone ?
49:03On voit qu'il y a
49:04des journalistes
49:05c'est une très bonne question
49:07de journaliste
49:07je vais lui piquer
49:08pour d'autres interviews
49:10ça vous oblige
49:11à vous projeter
49:12à la fois ce que vous faites déjà
49:13et de ce que vous imaginez
49:15de venir peut-être
49:17ce qui vous rendra
49:17la plus fière
49:18c'est quoi ?
49:19pas si facile de répondre
49:20Oui alors
49:22en tout cas
49:23vous avez entendu
49:24là dans mon discours
49:25pour moi je pense
49:26que la transition agricole
49:27c'est un enjeu fondamental
49:29c'est un enjeu fondamental
49:31pour nous
49:32Danone bien sûr
49:32mais je pense au-delà
49:34et du coup
49:35pour moi
49:36ma plus grande fierté
49:37serait d'avoir
49:38vraiment contribué
49:38à trouver les sources
49:39de financement
49:40à échelle
49:41de cette transition agricole
49:43aujourd'hui
49:44nous on peut apporter
49:45certains fonds
49:46comme j'ai expliqué
49:47pour faire des pilotes
49:48pour amorcer la pompe
49:49etc
49:49mais il faut maintenant
49:51attirer du financement
49:52à très grande échelle
49:53pour pouvoir faire
49:55une conversion
49:56beaucoup plus massive
49:57et c'est ça
49:58qui va changer
49:58et bien
49:59les niveaux de pollution
50:01qui va changer
50:02les revenus
50:04des agriculteurs
50:04à long terme
50:05la résilience
50:06de nos sols
50:06la capacité
50:07à gérer
50:07des cycles de l'eau
50:08de manière plus vertueuse
50:09donc ça
50:10ça demande vraiment
50:11des financements majeurs
50:13qui peuvent venir d'où ?
50:15alors moi
50:16ce que je constate
50:17c'est que bien entendu
50:18il faut que les subventions
50:19soient bien adressées
50:20et aillent dans le sens aussi
50:23de ce progrès
50:24de ce futur là
50:24mais on voit aussi
50:26qu'il y a énormément
50:26d'acteurs de bonne volonté
50:28qui peuvent être
50:29des philanthropes
50:30qui peuvent être
50:31des fonds d'investissement
50:32à impact
50:33ou qui peuvent être
50:34tout simplement
50:34des fonds d'investissement
50:35tout court
50:35et en fait
50:36il faut arriver
50:37à démontrer
50:38que c'est l'intérêt
50:39de tous
50:40y compris l'intérêt financier
50:41probablement à moyen terme
50:43d'y arriver
50:44et de proposer
50:46voilà
50:46des
50:48on va dire
50:48des exemples
50:49des solutions
50:50voilà
50:51pour pouvoir
50:52attirer ces financements là
50:53peut-être créer
50:54des outils
50:55de l'ingénierie financière
50:56donc là je suis en train
50:57de rêver
50:57non mais c'est bien
50:58c'est bien
50:58parce que effectivement
50:59je pense que c'est un secteur
51:00qui peut pas
51:01qui a été quand même
51:02dopé aux subventions
51:03depuis des décennies
51:04et ce modèle là
51:05il arrive sans doute
51:06à son terme
51:07alors je ne peux pas juger
51:08je ne vais pas juger
51:09les politiques publiques
51:10en matière agricole
51:12de façon générale
51:13mais en tout cas
51:13ce qu'il y a de sûr
51:14c'est que maintenant
51:15il s'agit de financer
51:16autre chose
51:16et de financer autrement
51:18donc si on peut
51:19par notre nom
51:20par notre position
51:21un petit peu
51:22au centre
51:22de pas mal de discussions
51:25avec les accès
51:26éconales
51:26internationales
51:27etc
51:27faciliter
51:28l'émergence
51:29en fait
51:29de ces solutions
51:30à impact
51:30oui voilà
51:31ça c'est mon rêve
51:32personnel
51:33merci beaucoup
51:34Nathalie Passier
51:34on espère
51:35qu'il va se réaliser
51:37ce serait une très bonne nouvelle
51:38pour tout le monde
51:38pour les consommateurs
51:39les citoyens
51:40et les agriculteurs
51:41eux-mêmes
51:41je vous dis à bientôt
51:42sur Bsmart4Change
51:43on passe tout de suite
51:44à notre rubrique
51:52Smart Ide
51:53c'est notre rubrique
51:54Startup et Innovation
51:55j'accueille Elis
51:56Thibault Gondré
51:56bonjour
51:57bonjour
51:57bienvenue
51:58vous êtes la co-fondatrice
51:59de Day One
52:00que vous avez créé
52:00en 2020
52:01avec Martin Bélorget
52:03c'était quoi l'idée
52:04de départ
52:04racontez-moi
52:05alors l'idée de départ
52:06c'était de mettre
52:07en relation
52:08les entreprises
52:09avec le monde associatif
52:10parce qu'on s'est rendu
52:11compte que
52:12dans les entreprises
52:13il y avait de plus en plus
52:14d'envie de s'engager
52:14mais la question était souvent
52:16quoi faire
52:17comment le faire
52:18qui aider
52:18et voire même
52:19j'ai pas les compétences
52:20je sais pas le faire
52:21et de l'autre côté
52:22dans le monde associatif
52:23c'était on a besoin d'argent
52:24mais souvent pour se payer
52:25les compétences
52:26comment est-ce qu'on fait
52:27peut-être pour créer
52:28un circuit court
52:29de la compétence
52:30et les apporter directement
52:31au monde associatif
52:32alors il y a pas mal
52:33d'initiatives
52:34de mécénat de compétences
52:35comment Day One
52:36se différencie
52:37des autres
52:38des autres solutions
52:38qu'il y a sur le marché
52:39alors chez Day One
52:41on fait du bénévolat
52:42et du mécénat de compétences
52:44donc on a des programmes
52:45un peu classiques
52:46où les entreprises
52:47vont donner un ou deux jours
52:48par an à tous leurs collaborateurs
52:49pour aller faire
52:50du mentorat
52:51de la distribution de repas
52:52etc
52:52mais nous là
52:53où on est extrêmement fort
52:55c'est qu'on va permettre
52:56à chaque collaborateur
52:57de trouver leur mission
52:59en fonction de leurs compétences
53:00sur plutôt du mécénat
53:01moyen long terme
53:02et donc on a des entreprises
53:03qui parfois ont des creux
53:05d'activité
53:05entre deux contrats clients
53:07avec des collaborateurs
53:08qui ne font rien
53:08pendant plusieurs semaines
53:09à plusieurs mois
53:10et pendant ces temps libres là
53:12on va les engager
53:13sur leur champ de compétences
53:14dans le monde associatif
53:15comment ça marche
53:16sur la plateforme
53:17c'est le salarié
53:18qui va regarder
53:20quelles associations
53:21quelles ONG
53:22ont besoin
53:23de compétences
53:24c'est ça ?
53:25alors là on a carrément
53:25créé un module de matching
53:27où les collaborateurs
53:28donnent leur profil
53:29leur passion
53:30mais aussi
53:31et surtout
53:32leur compétence professionnelle
53:33quand est-ce qu'ils sont disponibles
53:34et nous
53:35notre module
53:35et nos équipes
53:36vont lui recommander
53:38la bonne mission
53:38pour vous dire là
53:39on a des experts
53:40de chez Orange
53:41dans tout ce qui est
53:42IA
53:43et Data Science
53:45qui refont
53:46l'IA de détection de cancer
53:47de l'institut Curie
53:48donc on va vraiment être
53:50sur des missions
53:50très pointues
53:51de compétences
53:52et là c'est de la mission
53:52longue durée
53:53ils travaillent
53:55entre guillemets
53:55pour Curie
53:56pendant combien de temps ?
53:57pendant plusieurs mois
53:58mais les équipes
54:00vont elles-mêmes tourner
54:02et après parfois
54:03on a des collaborateurs
54:04qui sont disponibles
54:04plusieurs mois
54:05on a aussi parfois
54:06des collaborateurs
54:06en fin de carrière
54:07notamment en ce moment
54:08avec toutes les réformes
54:09sur la pré-retraite
54:09progressive etc
54:12donc le but
54:13c'est de trouver
54:13vraiment le bon match
54:14pour avoir cette ressource
54:15que l'association
54:16n'aurait pas les moyens
54:17de se payer
54:17et que le collaborateur
54:18est raviteur
54:19le modèle économique
54:20de Day One
54:20c'est quoi ?
54:21alors le modèle économique
54:22de Day One
54:23c'est très simple
54:23c'est un forfait
54:24soit en fonction
54:25du nombre de collaborateurs
54:26quand c'est sur des missions
54:27très courtes
54:27et quand c'est sur des missions
54:29de mécénat compétences
54:30longue durée
54:30c'est des forfaits
54:31en fonction du nombre de jours
54:32et l'intérêt
54:33pour l'entreprise
54:34comme c'est un don
54:36de compétences
54:37à l'association
54:38c'est qu'en plus
54:39elle va récupérer
54:3960% du salaire
54:40en avantage fiscal
54:41donc on s'inscrit
54:42vraiment dans un cercle
54:42vertueux pour tout le monde
54:43et comment vous choisissez
54:45entre guillemets
54:45les associations
54:46parce que c'est vrai
54:47qu'il y en a beaucoup
54:48on est un pays
54:49avec beaucoup
54:49d'engagements associatifs
54:50et c'est très bien
54:51qui ont d'ailleurs
54:52de plus en plus besoin
54:53de financement
54:54parce que les financements
54:55publics sont en train
54:56de chuter
54:57d'où l'importance
54:57des initiatives
54:58comme les vôtres
54:58mais comment vous les
55:00validez entre guillemets
55:01ces associations ?
55:02alors bien sûr
55:02on a nos critères à nous
55:03c'est un petit peu
55:04comme notre recette
55:05du Coca-Cola
55:05mais on va toutes
55:08les rencontrer
55:08on va s'assurer
55:09qu'elles sont dynamiques
55:10qu'il y a un bon nombre
55:12de bénévoles
55:13soit permanents
55:13soit de salariés
55:14qu'elles sont structurées
55:16voilà
55:16donc nous on fait
55:17tous nos petits checks
55:18surtout c'est que
55:19des associations
55:19d'intérêt général
55:20qui répondent à au moins
55:21un des objectifs
55:22du développement durable
55:23de l'ONU
55:25et qui s'inscrivent aussi
55:26dans les causes
55:27que les entreprises
55:28souhaitent soutenir
55:29au travers de leur démarche RSE
55:31Un mot d'actualité
55:32vous venez d'acquérir
55:34Collabi
55:34c'était il y a quelques semaines
55:362-3 mois
55:37plateforme spécialisée
55:39dans le mentorat
55:40en entreprise
55:41il y a une complémentarité
55:42entre vos deux activités ?
55:44Alors Collabi fait surtout
55:45du MSA compétence
55:46sur les intercontrats
55:48dans les entreprises
55:49de conseil
55:50et de services numériques
55:51donc c'était extrêmement
55:52complémentaire
55:53nous on a une plateforme
55:55digitale
55:55qui est assez scalable
55:57qui permet d'industrialiser
55:58ça dans les entreprises
55:59eux ils étaient
56:00pionniers de la démarche
56:01parce qu'ils ont lancé
56:02ça en 2018
56:02et ils accompagnaient vraiment
56:05de type
56:06comme des experts du conseil
56:07chaque profil
56:08dans chaque association
56:09et ce qui était intéressant
56:11c'est qu'ils avaient
56:11des très gros clients
56:13une belle équipe
56:14avec un beau savoir-faire
56:15de matching
56:16à la main
56:17et nous on s'est dit
56:18comment est-ce qu'on peut
56:18rassembler nos forces
56:19vous vous accompagnez énormément
56:21dans l'association
56:22la chefferie de projet
56:22nous on a tout l'outil
56:24comment est-ce qu'on fait
56:25pour ensemble
56:25aller plus loin
56:26plus vite
56:26et plus fort dans les entreprises
56:28merci beaucoup
56:29Élise Thibault Gondré
56:30et bon vent à Day One
56:32voilà c'est la fin
56:32de ce Smart Impact
56:34merci à toutes et à tous
56:35de votre fidélité
56:36à Be Smart for Change
56:38à la chaîne des audacieuses
56:39et des audacieux
56:40je vous dis à demain
56:41salut
56:41merci à tous
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