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  • il y a 12 heures
Mardi 7 juillet 2026, retrouvez Adime Amoukou (Co-fondateur et CTO, Hectarea), Solène Garcin Charcosset (Directrice conseil ESG/Carbone, Tennaxia), Douglas Bertin (Cofondateur, CalX) et Nathalie Bardin (Directrice marketing, innovation et RSE, Altarea) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans Smart Impact, l'émission de la transformation environnementale et sociétale de notre
00:13économie.
00:13Et voici le sommaire, c'est Nathalie Bardin, la directrice marketing stratégique RSE et innovation d'Altaria,
00:20qui sera l'invité du grand entretien tout à l'heure, 26 minutes, pour découvrir ce groupe immobilier qui possède
00:26notamment Cogedim.
00:27On parlera de l'adaptation de nos villes à la canicule, évidemment, et aux urgences climatiques.
00:32Mais d'abord, je reçois Alime Amoukou, qui est le cofondateur d'Ektarea, plateforme d'investissement qui permet aux particuliers
00:39de financer les terres agricoles.
00:41C'est une entreprise à mission qui vient d'annoncer une levée de fonds d'un million cinq cent mille
00:45euros.
00:46Dans notre Zoom, on va décortiquer les nouvelles règles européennes avec la loi Omnibus, une CSRD moins ambitieuse.
00:53Peut-elle quand même devenir un levier de transformation stratégique des entreprises ?
00:57Réponse dans une dizaine de minutes.
00:59Et puis, comme chaque jour, une startup à l'honneur, je vous présenterai Calyx,
01:03qui transforme les coquilles d'huître en matière première industrielle.
01:07Voilà pour les titres.
01:08C'est l'heure de Smart Impact.
01:16L'invité de ce Smart Impact, c'est Adi Mamoukou.
01:19Bonjour.
01:20Bonjour.
01:20Bienvenue.
01:20Vous êtes le cofondateur d'Ektarea.
01:22Vous l'avez créé en 2022 avec Paul Rodriguez.
01:25Et avec quelle idée ? Présentez-nous Ektarea.
01:27Oui.
01:28Alors, Ektarea, c'est d'abord une entreprise à mission que nous avons créée en 2022.
01:32Et nous permettons aux particuliers d'investir dans la terre agricole et de financer l'installation de la nouvelle génération
01:38d'agriculteurs.
01:39Concrètement, un agriculteur qui souhaite s'installer, reprendre une exploitation, développer son activité,
01:45nous allons venir avec Ektarea financer l'acquisition des terres grâce à l'épingle des particuliers
01:51et lui permettre finalement de les exploiter sans avoir à porter tout seul le poids de l'achat.
01:56C'est aussi un choix personnel, je crois, avec Paul Rodriguez.
01:59C'est une histoire de reconversion, c'est ça ?
02:00C'est vrai.
02:01Effectivement, Paul et moi, nous venons à la base professionnellement, on va dire, du milieu de la tech et de
02:05la finance.
02:06Mais nous sommes tous les deux issus de familles d'agriculteurs et d'agronomes.
02:09Donc on a été très vite sensibilisés.
02:12Rattrapés par le...
02:13Complètement.
02:14Et c'est un jeu-là d'accès aux fonciers.
02:17On l'a découvert en 2022.
02:19Et notre idée, c'était vraiment de s'attaquer à ce sujet-là en accélérant l'installation de la nouvelle
02:25génération d'agriculteurs
02:26grâce au léviat de l'épingle citoyenne.
02:28Alors comment vous...
02:29On va rentrer dans le détail du fonctionnement.
02:30Mais comment vous sélectionnez ces terres agricoles qui sont proposées à l'investissement ?
02:35Alors on va regarder essentiellement trois volets.
02:37Un premier volet, ça va être d'abord la qualité du projet agricole.
02:41Quel est le porteur de projet ?
02:43Quel type d'installation ?
02:44Quel type de culture il souhaite mettre ?
02:47Son expérience et aussi son modèle économique.
02:49Il faudrait qu'il y ait des débouchés dans la filière dans laquelle il souhaite s'installer.
02:53Dans un second volet, on va regarder essentiellement une analyse qui va s'apparenter énormément à de l'immobilier.
02:59Finalement, on aime bien dire chez Actaria, investir dans la terre, c'est comme investir dans la pierre,
03:03mais avec le sens en plus.
03:05C'est-à-dire qu'on va regarder où est-ce qu'on achète, à quel prix.
03:07On va regarder la cohérence finalement de ces indicateurs-là sur le marché,
03:11avec ce qui s'est fait précédemment.
03:13Et dernièrement, un point super important pour nous, c'est l'impact.
03:16Est-ce que notre financement du projet va faciliter une installation, une conversion en bio
03:23ou finalement financer un projet agricole qui va vers la transition agricole ?
03:28Ça veut dire que vous privilégiez ces projets-là ?
03:30Effectivement.
03:31Aujourd'hui, on a une communauté de 25 000 investisseurs sur la plateforme
03:34et ils sont là essentiellement pour aider à accompagner la nouvelle génération vers une transition agricole.
03:40Vous avez des exemples récents d'agriculteurs que vous êtes en train d'accompagner,
03:44que vous venez d'accompagner ?
03:45Alors, sur les deux dernières années, on a financé à peu près 4,5 millions d'euros grâce à l
03:49'épargne des particuliers.
03:50Et ça va de, typiquement, la semaine prochaine, on lance un producteur de noisettes et d'amandes bio en Nouvelle
03:56-Aquitaine.
03:57On finance des vignerons qui sont beaucoup en difficulté en ce moment.
04:00On va financer de l'élevage.
04:02C'est assez varié.
04:02On touche à peu près toutes les filières et on est sur les 11 régions en France.
04:06Alors, c'est un investissement qui rapporte ?
04:08Effectivement.
04:10Aujourd'hui, comment ça fonctionne ?
04:12On achète la terre et on la met à disposition à l'agriculteur avec un bail rural.
04:16D'où mon parallélisme avec l'immobilier.
04:18Donc, l'agriculteur, tous les mois, va venir payer un loyer qui s'appelle le fermage.
04:22Et c'est ce loyer-là qui représente la rémunération de l'épargnant.
04:25D'accord.
04:26Et par rapport à un investissement immobilier, justement,
04:29puisque j'imagine que vous avez des épargnants qui vous disent
04:31« Ok, d'accord, pourquoi pas ? Ça m'intéresse, votre projet. »
04:34Mais si je compare, est-ce que c'est plus intéressant ?
04:36Alors, nous, on va être plutôt sur un produit d'investissement de diversification.
04:40Donc, on va être sur des loyers qui vont tourner autour de 3%.
04:43Donc, ce n'est pas forcément des loyers corrélés avec de l'immobilier classique.
04:47Mais les gens qui viennent chez nous, ils cherchent aussi à donner du sens à leur épargne.
04:51Donc, ils vont plutôt soutenir l'agriculteur à côté de chez eux
04:53et avoir un rendement acceptable qui ait du sens aussi.
04:57Alors, il y a un certain nombre de nouveautés dans l'histoire d'Hectaria.
04:59Déjà, vous avez annoncé il y a trois semaines une levée de fonds d'un million cinq cent mille euros.
05:04C'est ça ?
05:04Alors, avec quel partenaire et avec quelle stratégie ?
05:07On a effectivement annoncé une levée de fonds il y a quelques semaines.
05:11Et en fait, la principale stratégie, l'idée, c'est d'accélérer notre déploiement national.
05:15On souhaite financer de plus en plus d'agriculteurs, plus de filières, plus de régions.
05:19Et ça passe par, je dirais, une accélération de l'opérationnel.
05:23Donc, le sourcing des terrains agricoles, des agriculteurs,
05:26et aussi les améliorations de nos différentes plateformes digitales.
05:31Avec un ticket d'entrée qui a été abaissé.
05:34Tout à fait.
05:34Alors, c'est quoi le montant aujourd'hui et pourquoi vous l'avez abaissé ?
05:36Il était à 500 euros et il passe à 100 euros.
05:38Alors, l'idée, c'est vraiment de démocratiser et de rendre l'investissement dans la terre plus accessible.
05:44Aujourd'hui, et historiquement, c'est un type d'investissement qui est réservé souvent à des gros investisseurs
05:50ou à des investisseurs institutionnels.
05:53Nous, on aimerait que, tout en chacun, on puisse finalement, à son échelle,
05:58participer à la transition et à l'installation de la nouvelle génération d'agriculteurs.
06:02D'ici 2030, on a quasi la moitié qui vont à la retraite.
06:05Et les jeunes générations peinent de plus en plus à s'installer à cause de la difficulté de l'achat.
06:10Le fait d'abaisser le ticket d'entrée, il y a un lien avec la rentabilité du modèle ?
06:17C'est plus difficile d'assurer la rentabilité du modèle avec des tickets d'entrée du plus bas ou pas
06:22?
06:22Alors, c'est assez mathématique.
06:24Finalement, la baisse du ticket fait qu'on touche beaucoup plus de personnes.
06:28Donc, finalement, on arrive à financer de plus en plus de terrains.
06:30Et la structuration du produit financier en tant que tel reste la même.
06:33Donc, franchement, sur les loyers, ce qui est bien avec le monde agricole, c'est que c'est assez encadré.
06:38Donc, on n'est pas là forcément pour la spéculation.
06:40Donc, on ne peut pas mettre le loyer et le fermage qu'on veut sur un terrain.
06:43C'est un décret départemental.
06:45Donc, nous, notre travail, c'est surtout d'aller chercher des fonds et de les ramener dans le monde agricole.
06:49Alors, vous avez aussi lancé une nouvelle plateforme qui s'appelle Place des Terres.
06:52Absolument.
06:52Alors, c'est quoi ? Racontez-moi.
06:54Alors, Place des Terres, c'est un peu l'autre face de l'entreprise, si je peux me permettre.
06:58Avec Actaria, ce qu'on a vu en début d'entretien, c'est qu'on allait financer les projets agricoles.
07:02Et Place des Terres, c'est un peu notre site pour les agriculteurs, où l'agriculteur peut trouver finalement le
07:09terrain, les terrains dont ils ont besoin.
07:10Donc, ça va s'apparenter à un site d'annonce agricole, spécialement dédié à la transmission et aux opportunités frontières.
07:17Donc, l'agriculteur qui cherche à s'installer, avant d'adresser la question du financement, finalement, il faut qu'il
07:23trouve le terrain qu'il souhaite acheter.
07:25Et donc, il passe par Place des Terres.
07:27Et vous l'aurez compris, en amont, nous, ça nous permet aussi d'identifier les potentiels candidats au financement, au
07:33côté extérieur.
07:33Il y a beaucoup de terres agricoles qui sont finalement sur le marché.
07:39Absolument.
07:412025, les transactions agricoles, on est autour de 7 milliards d'euros.
07:44Donc, pour financer le renouvellement des générations, il faut aller chercher des capitaux.
07:50Et c'est vraiment notre ambition, c'est d'accélérer là-dessus et d'aller chercher les capitaux pour les
07:54ramener et financer nos jeunes agriculteurs.
07:56C'est combien d'agriculteurs qui vont partir à la retraite ?
07:59On estime vraiment 50% des agriculteurs qui passent à la retraite d'ici 2030.
08:05Et la jeune génération, on a une particularité, c'est qu'on a 30 à 40% des candidats à
08:09l'installation qui sont non issus du milieu agricole.
08:11Donc, ils n'ont pas forcément accès au réseau traditionnel de financement et aux garanties.
08:16Donc, ils cherchent des financements alternatifs et c'est là qu'on intervient.
08:21Avec aussi parfois des fantasmes sur le métier d'agriculteur.
08:26Ça peut être l'écueil des jeunes urbains qui se disent « je deviens agriculteurs ».
08:31Oui, j'entends. On fait attention aussi, c'est là notre travail aussi dans le sourcing, dans la sélection.
08:37Il faut vraiment que le projet soit avant tout économiquement viable, qu'il aille en transition dans des filières qui
08:44ont besoin de financement
08:44avant que nous, on soumette ce projet-là sur la plateforme à des investisseurs particuliers.
08:49Le fait qu'il y ait ce départ à la retraite d'un agriculteur sur deux dans les dix prochaines
08:56années, on va dire ça comme ça,
08:59ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on va aussi vers des exploitations de plus en plus grandes
09:04en France ou pas forcément ?
09:06Pas forcément ou en tout cas, on ne l'espère pas.
09:10Pourquoi d'abord on a décidé de s'adresser à ce sujet de terre agricole ?
09:14C'est qu'on a tendance à l'oublier, mais c'est la base quand même de notre souveraineté alimentaire.
09:19On parle souvent d'agriculture, d'alimentation, de transition écologique.
09:22Mais finalement, on oublie le point de départ, c'est que sans accès à la terre, nos agriculteurs ne pourront
09:28pas produire.
09:28Donc c'est un enjeu crucial.
09:30Ça passe par une transition d'agricole avec le changement climatique.
09:34Les modèles agricoles aussi doivent s'adapter.
09:36Donc c'est tout ça qu'il faut financer et accompagner.
09:39Et pourquoi vous pensez que ce serait une mauvaise solution ?
09:41Parce que la France a plutôt une taille moyenne de ses exploitations assez faible par rapport à d'autres pays
09:47européens.
09:48Absolument.
09:49Pourquoi on pense que c'est la solution ?
09:52Alors c'est une des solutions.
09:53Pour le coup, aujourd'hui, les structures alternatives qui font du portage foncier
09:59financent quelques dizaines de millions par an sur de la transactionnalité qui va jusqu'à 7 milliards par des financements
10:05classiques.
10:05Mais grosso modo, le besoin de transition n'est pas forcément adressé par les financements classiques.
10:11Et donc c'est pour ça qu'il faut adresser cette nouvelle génération-là qui veut y aller.
10:15Vous avez choisi, vous l'avez dit en tout début, d'être une entreprise à mission.
10:19Absolument.
10:19Alors c'est comment vous avez défini votre mission, et puis après on va rentrer dans le détail de ce
10:23que ça change en termes de statut.
10:25Oui, bien sûr.
10:26Alors la mission d'Hectaria, c'est vraiment financer le renouvellement générationnel.
10:30Les agriculteurs, c'est un jeu-là qui est devant nous, c'est ce mur-là.
10:33On veut accompagner les agriculteurs, la nouvelle génération à s'installer et la transition vers une agriculture plus durable.
10:39C'est notre mission.
10:40Et ça passe par…
10:41Donc ça veut dire, je rappelle, on a fait beaucoup de débats sur la raison d'être, la loi PAC,
10:45etc.
10:46Absolument.
10:46Mais ça veut dire que c'est inscrit dans vos statuts, c'est un engagement réel ?
10:51Et on est audité aussi par des structures externes, une périodicité pour voir l'adéquation entre notre activité,
10:58le financement des agriculteurs qu'on fait et la mission.
11:02Comment vous imaginez l'avenir ? Vous êtes une jeune entreprise qui est en 2022.
11:07Ce modèle-là, il pourrait s'étendre à d'autres pays ?
11:09Absolument.
11:10Absolument, si vous voulez.
11:13Finalement, on va s'apparenter.
11:15Ce n'est pas vraiment ce qu'on fait techniquement, mais c'est du financement participatif.
11:18C'est un modèle qui a pas mal tourné sur des sujets de financement de start-up, de financement immobilier.
11:25Et on pense qu'il y a sa place aussi dans le monde agricole.
11:28Merci beaucoup, Adi Mamoukou.
11:30Et à bientôt sur Be Smart for Change.
11:32On passe au zoom de ce Smart Impact, la CSRD, le reporting extra-financier en question.
11:38C'est le zoom de ce Smart Impact.
11:46On parle de la loi Omnibus, les nouvelles règles européennes en matière de reporting extra-financier.
11:51J'accueille Solène Garcin-Charcosset.
11:53Bonjour.
11:53Bonjour.
11:54Bienvenue.
11:54Vous êtes la directrice ESG de Tenexia.
11:57Tenexia, alors c'est une PME française, logiciel, conseil en durabilité, c'est ça Tenexia ?
12:02Exactement.
12:03Donc on est une entreprise qui a 25 ans maintenant, qui travaille à la fois sur les sujets HSE, santé,
12:09sécurité, environnement et RSE.
12:11Et à la fois, on est éditeur de logiciel et cabinet de conseil.
12:14Donc on accompagne les entreprises sur de la veille réglementaire, sur du reporting ESG carbone par exemple, ou sur la
12:20gestion des déchets.
12:22Ces deux impératifs ou ces deux piliers, HSE, RSE, la santé, l'environnement, ils sont liés finalement ?
12:31Ah oui, oui, oui, c'est effectivement deux métiers qui sont de plus en plus proches aujourd'hui.
12:37On le voit souvent, ce qu'on dit, c'est que voilà, la HSE, ça va être le bras armé
12:41de la RSE, avec une déclinition très opérationnelle.
12:45La RSE va être un petit peu plus stratégique, mais finalement, l'un ne va pas sans l'autre aujourd
12:49'hui, au sein des entreprises.
12:50Alors on va parler donc ensemble de ces nouvelles règles autour de la CSRD, du reporting extra-financier.
12:59Moi, ma première réaction, c'est quand même de me dire que l'ambition est beaucoup moins forte.
13:03On peut difficilement dire autre chose, moins d'entreprises concernées, des délais beaucoup plus longs.
13:09Quels sont pour vous les changements les plus significatifs ?
13:11Alors effectivement, avec la directive Omnibus, il y a une révision du périmètre des entreprises concernées.
13:17On estimait à peu près 50 000 entreprises en Europe concernées avant, on est passé plutôt à 6 000.
13:22Donc voilà, forte réduction du périmètre.
13:26Délai accordé aussi aux entreprises pour se mettre en conformité.
13:30C'est-à-dire qu'au départ, les entreprises un petit peu plus petites devaient publier dès 2026 sur 2025.
13:36Sur les données 2025, là, elles ont deux ans de plus.
13:39Ce qui n'est pas forcément dans ce cadre-là un mal, parce que ça leur a permis aussi de
13:44bien comprendre ce qu'il fallait faire.
13:47Se préparer et avoir un peu plus de temps pour mettre en place des choses, que ce soit en termes
13:53de reporting ou même de politique ou d'action.
13:55Donc ça, à la limite, pour pas mal d'entreprises, c'était plutôt un point positif ce décage dans le
14:00temps.
14:00Maintenant, effectivement, même le périmètre des informations à reporter a aussi été revu un peu à la baisse.
14:06Est-ce que c'était trop ambitieux ? On peut aussi regretter qu'il y ait un recul, mais se
14:14dire que 800 pages, c'était un petit peu trop compliqué ?
14:18Alors, effectivement, je pense que le texte initial, le scope était intéressant, parce que l'objectif, c'est d'embarquer
14:24vraiment toutes les entreprises.
14:26Donc le scope était très intéressant.
14:27Maintenant, le texte est effectivement ambitieux.
14:30C'est-à-dire que qu'on soit une entreprise à l'époque de 250 salariés ou une entreprise du
14:34CAC 40, l'obligation réglementaire était la même, avec le même délai.
14:39Donc, forcément, les entreprises n'ont pas les mêmes moyens, elles n'ont pas la même capacité d'intégrer autant
14:45de choses et aussi des coûts, malgré tout.
14:47Et donc, c'était peut-être très ambitieux.
14:49Je pense que le scope était intéressant, mais il aurait peut-être fallu faire déjà une approche peut-être plus
14:54progressive dans le temps.
14:56Peut-être pas des audits dès le départ pour tout le monde.
15:00Un périmètre peut-être et un niveau de détail d'information peut-être plus allégé.
15:04Ce qui, finalement, est ce qu'il fait aujourd'hui.
15:07C'est-à-dire que le niveau d'information qui est demandé aujourd'hui va être plus allégé aussi par
15:10rapport à ce qu'il y avait avant.
15:11Et ce nouveau scope d'information est intéressant.
15:14Avec une autre dimension.
15:17Également, c'est l'aspect, on va dire, volontaire d'une partie de ce reporting extra-financier.
15:23Comment, déjà, on peut expliquer comment ça va fonctionner, puis après, est-ce qu'on peut en attendre ?
15:27Oui, alors, effectivement, l'Europe a aussi décidé d'adopter un référentiel pour les entreprises qui ne seront pas soumises
15:33à la CSRD, mais qui voudront faire un reporting volontaire.
15:35Donc, ils ont appelé ça le VS, le Voluntary Standard.
15:38L'objectif étant de dire aux entreprises, si vous voulez reporter de manière volontaire, voilà un premier cadre qui est
15:43intéressant pour vous.
15:44C'est aussi un cadre qui va être utilisé dans le cadre des relations entreprise-donneur d'ordre, entreprise-investisseur,
15:51où, en fait, un investisseur ou un donneur d'ordre qui veut poser des questions à un fournisseur ou à
15:56une entreprise, une participation,
15:57va pouvoir regarder aussi ce cadre et poser des questions dans le cadre de ce cadre.
16:01Alors, ça va être aussi utilisé, ils ont utilisé le terme de value chain cap, c'est-à-dire qu
16:07'en fait, une entreprise qui ne voudra pas répondre au-delà de ce référentiel
16:11pourra dire à son donneur d'ordre ou à son investisseur, moi, j'ai ce référentiel, je me contente de
16:16ce référentiel et ne me posez pas plus de questions.
16:19Après, c'est uniquement utilisé pour, si l'entreprise donneur d'ordre ou investisseur veut uniquement communiquer sur ces informations.
16:26Si elle a besoin d'informations complémentaires, en revanche, dans le cadre de sa stratégie, dans le cadre de son
16:31pilotage des risques,
16:33là, l'entreprise devra quand même répondre à plus de questions.
16:35Alors, c'est intéressant parce qu'on est sur le volontariat et en même temps, c'est sans doute un
16:40vrai levier de transformation. Pourquoi ?
16:42Alors oui, c'est un vrai levier de transformation. Aujourd'hui, c'est vrai que la CSRD a affaibli son
16:47périmètre.
16:47En revanche, ce qu'on voit, c'est qu'aujourd'hui, les investisseurs, les donneurs d'ordre, eux, continuent de
16:53poser des questions, en fait.
16:54Ils continuent d'être là et même de plus en plus présents.
16:57Nous, on travaille régulièrement avec une banque qui nous disait, dans cinq ans, on n'accordera plus un prêt à
17:02une entreprise
17:03qui n'a pas mis en place une démarche RSE, qui n'a pas pris en compte ses risques, ses
17:07impacts, pour créer sa résilience.
17:09On ne veut plus prêter à une entreprise qui ne sera pas résiliente demain.
17:12Intégrer le risque climatique à sa stratégie.
17:15Exactement.
17:15Les risques climatiques.
17:16Exactement, parce que la banque voit qu'il y a un risque pour elle aussi si l'entreprise n'est
17:20pas résiliente
17:21et aussi parce que les banques ont des obligations.
17:23Elles ont aussi des obligations maintenant de la BCE notamment de devoir aussi publier leurs risques.
17:30Et leurs risques, c'est quoi ? C'est le risque des entreprises.
17:32Donc, il y a une sorte de ruissellement, en fait, d'effets dominaux,
17:34parce que les très grandes entreprises qui, elles, sont toujours soumises à la CSRD
17:38continuent de demander, effectivement, ces référentiels dont vous parliez à leurs fournisseurs.
17:43Exactement, exactement.
17:44Donc, vous conseillez aux petites entreprises d'y aller, quoi,
17:47de ne pas se dire « il n'y a plus de CSRD, je peux tout arrêter ».
17:51Non, non, effectivement.
17:52Nous, c'est vraiment notre conseil, c'est vraiment de continuer à y aller
17:55parce que si ce n'est pas la réglementation, ce sont les parties prenantes
17:59qui vont demander, effectivement, à avancer.
18:01Ça peut être par le biais de reporting,
18:03ça peut être par le biais aussi beaucoup de donneurs d'ordres
18:05demandent à leurs entreprises de mettre en place la norme ISO 140001
18:08qui va aussi sur ces sujets-là maintenant.
18:10Donc, il y a vraiment, pour moi, besoin que les entreprises avancent.
18:14Et c'est aussi intéressant pour les entreprises de faire l'exercice
18:17pour aussi leur résilience.
18:19On le voit en ce moment, la canicule,
18:21combien d'entreprises n'avaient peut-être pas identifié ces sujets d'adaptation
18:25comme des vrais sujets pour elles, n'ont rien mis en place.
18:28Et en fait, ce sujet va peut-être se renforcer demain.
18:32Enfin, ce n'est même pas peut-être, ce n'est pas se renforcer demain.
18:33Et en fait, tous ces sujets, c'est aussi pour, finalement, leur compétitivité,
18:37leur impact sur leurs salariés, etc.
18:40Les principales motivations des entreprises que vous accompagnez aujourd'hui,
18:43des PME ou même des ETI qui se disent
18:46« Ok, il faut quand même que je travaille sur ce reporting extra-financé »,
18:50quelles sont leurs principales motivations ?
18:52Alors, on voit vraiment deux approches.
18:54Certaines qui ont vraiment compris le sujet de la résilience de l'entreprise,
18:57qui ont compris qu'en fait, aujourd'hui, si je prends un exemple,
19:00les coûts de l'énergie sont quand même assez élevés aujourd'hui,
19:04très instables demain,
19:05et donc se disent « Peut-être qu'il faut que je réduise ma dépendance à l'énergie.
19:10Et donc, finalement, mon empreinte carbone, c'est quoi mon empreinte carbone ? »
19:13Parce que c'est ma dépendance à l'énergie en interne,
19:16mais aussi dans ma chaîne de valeur.
19:17Si demain, mes coûts explosent parce que l'énergie explose chez mes fournisseurs,
19:21comment je fais ?
19:22Donc, il y a ce premier aspect, on va dire,
19:24de « J'ai identifié que j'avais un sujet de résilience,
19:27et puis le deuxième sujet, c'est les parties prenantes. »
19:29Effectivement, les donneurs d'ordre,
19:31les clients me demandent ce que je fais,
19:33les clients me demandent maintenant de m'engager aussi,
19:36à m'améliorer,
19:37ou les investisseurs.
19:38J'ai un prêt indexé sur des critères ESG,
19:42donc il faut que j'atteigne les objectifs
19:44pour que mon prêt reste un plus faible coût.
19:46Donc, voilà, il y a vraiment ces deux aspects,
19:49à la fois « Demande partie prenante » et puis « Résilience ».
19:52Est-ce que ça veut dire qu'une entreprise
19:54qui s'engage dans cette norme volontaire,
19:57dans ces référentiels volontaires,
19:59elle se différencie des autres ?
20:02Celle qui le fait aujourd'hui,
20:03ou est-ce que…
20:05Alain, je peux retourner la question différemment,
20:07c'est-à-dire celle qui ne le fait pas,
20:08et à quel point elle se met en dehors du mouvement ?
20:11Alors, effectivement, pour l'instant,
20:13on est un peu à la bascule entre ça devient le « nice toive »
20:16ou c'est un « must have »,
20:17c'est vraiment le moment où on commence à voir
20:20que ça commence à prendre vraiment,
20:21et celles qui ne le font pas,
20:23là, commencent à prendre du retard.
20:24Donc, c'est vraiment, en ce moment,
20:25ça ne devient plus quelque chose de communiquant,
20:29de « on le fait parce que c'est bien de le faire
20:31et que ça va nous apporter un bénéfice ».
20:33Là, ça devient vraiment…
20:35C'est vraiment le moment d'un peu de bascule
20:37de « si je ne le fais pas,
20:39là, je vais perdre peut-être des parts de marché,
20:40je vais perdre des investisseurs,
20:42je vais perdre peut-être moins avoir des prêts
20:45ou des prêts plus chers ».
20:46Donc, ça devient, on va dire,
20:48un frein de ne pas le faire
20:49plutôt qu'un accélérateur de le faire.
20:52Vous parliez de la norme ISO 14001,
20:56triple objectif,
20:56amélioration de la performance environnementale,
20:58respect des obligations de conformité,
21:01réalisation des objectifs environnementaux.
21:04Elle vient d'être remise à jour,
21:06c'est ça, cette norme ?
21:07Là aussi, est-ce que vous parlez d'un tournant
21:09pour les entreprises ?
21:10Alors, effectivement,
21:11ils viennent de remettre à jour la norme,
21:13la version précédente datée de 2015,
21:15donc ça faisait plus de dix ans
21:17qu'elle avait été déjà revue.
21:19Et oui, il y a un tournant
21:21pour les entreprises avec cette nouvelle norme.
21:24Alors, elle va, on va dire,
21:25de la continuité de la 2015,
21:26mais vraiment, elle renforce beaucoup
21:27certains aspects
21:29qui avant pouvaient être un peu mis de côté,
21:31maintenant, qui ne peuvent plus être mis de côté.
21:33Par exemple ?
21:33Par exemple, justement,
21:35l'approche cycle de vie.
21:37Donc, l'idée étant de dire,
21:39jusqu'à maintenant,
21:39une entreprise va certifier son usine,
21:42certifier ses process internes,
21:44vérifier ses impacts locaux,
21:46cycle de vie,
21:47ça veut dire quoi ?
21:47Ça veut dire, ben, le produit.
21:49Ben, mes impacts aussi dans ma chaîne de valeur.
21:51Donc, ça veut dire embarquer les achats,
21:53embarquer la conception des produits.
21:55Donc, ça veut dire sortir du périmètre
21:57vraiment purement physique du site
22:00pour embarquer tout.
22:01Donc là, on le voit aussi,
22:03ça veut dire qu'un site tout seul
22:04dans un grand groupe
22:05ne pourra plus vraiment être certifié
22:07aux 14 000 ans tout seul, en fait.
22:08Il va falloir que le groupe travaille aussi
22:10sur ce sujet
22:11pour pouvoir, justement,
22:13avoir cette approche produit,
22:14améliorer le produit.
22:16Donc, il y a aussi un lien fort
22:18qui est fait avec la RSE
22:19parce qu'ils ont vraiment bien reprécisé
22:23comment faire le process
22:24pour identifier quels sont les impacts,
22:26les risques, les opportunités.
22:27Et typiquement, un très bon outil
22:30pour faire cet exercice
22:31dans le cadre de l'ISO 14,
22:32c'est l'analyse de double matérialité
22:34de la CSRD.
22:34On y revient.
22:36On y revient,
22:36qui coche toutes les cases.
22:37Est-ce que ça donne aussi
22:39aux entreprises qui le font
22:42un avantage ou une facilité à l'export ?
22:44Est-ce que ça peut leur ouvrir
22:45certains marchés ?
22:46Je pense, par exemple,
22:47au marché chinois
22:48qui est en train de copier un peu
22:49les normes européennes.
22:51Alors, qui sont en train
22:52de copier, devancer
22:53les normes européennes maintenant.
22:56Effectivement, la Chine a mis en place
22:58un programme jusqu'à 2030
23:01d'obligation de reporting
23:02pour ces entreprises en interne
23:05qui mixe l'approche CSRD
23:07avec l'analyse de double matérialité
23:09et le modèle de reporting
23:11plutôt de l'IFRS,
23:13modèle plutôt porté
23:14par le monde anglo-saxon.
23:16Là où c'est intéressant,
23:18c'est qu'ils vont publier des normes.
23:21Ils ont commencé par le changement climatique.
23:22Ils vont aborder tous les sujets
23:24qu'il y a dans la CSRD aujourd'hui
23:25et en rajouter quelques-uns
23:26vraiment très spécifiques.
23:27Chine, revitalisation du territoire,
23:31des choses comme ça très spécifiques.
23:33Et au final, ça va vraiment se recouper.
23:36Donc, effectivement,
23:37une entreprise présente en Chine,
23:39en France,
23:39elle va avoir un reporting.
23:40Ils sont en train d'essayer
23:41de faire en sorte que ce soit
23:42quand même le même,
23:43que ce soit vraiment
23:44une interopérabilité.
23:45Mais la Chine va pousser énormément.
23:46Et la Chine a passé récemment,
23:49il y a une ou deux semaines,
23:50un décret assez intéressant.
23:52Ils ont retourné ce principe
23:54de value chain cap contre nous
23:55en refusant l'extraterritorialité
23:58des normes étrangères
23:58sur ces sujets de reporting.
24:00Effectivement,
24:01c'est un bras de fer géopolitique aussi.
24:03Merci beaucoup,
24:04Solène Garcin,
24:05Charcosset,
24:06à bientôt sur Bsmart4Chain.
24:07C'est l'heure du grand entretien
24:09de ce Smart Impact
24:10avec Nathalie Bardin,
24:11la directrice RSE du groupe Altaria.
24:17Prêt pour l'impact ?
24:18C'est la question que je pose chaque jour
24:20à une personnalité qui compte
24:21dans notre économie.
24:22Je reçois Nathalie Bardin.
24:23Bonjour.
24:23Bonjour.
24:24Bienvenue.
24:24Vous êtes directrice marketing stratégique
24:26RSE et innovation
24:27du groupe Altaria.
24:29Alors, la marque la plus connue
24:31du groupe, c'est Cogedim.
24:32Évidemment, il y en a beaucoup d'autres.
24:33Alors, en fait,
24:34on est un groupe,
24:34moi j'aime bien dire
24:35qu'on est une entreprise de ville.
24:37On est un groupe
24:37complètement atypique.
24:39On a effectivement
24:39une activité de promotion
24:41très forte avec Cogedim.
24:42Et puis, on a également
24:44dans la partie promotion
24:46une activité sur les monuments historiques
24:48avec Histoire et patrimoine
24:50qu'on requalifie.
24:51On est un acteur
24:53de l'immeuble d'entreprise.
24:54On fait des grands sièges sociaux
24:56comme le dernier siège d'Orange,
24:58la Tour First à la Défense,
25:00notre propre siège,
25:01Roderichelieu.
25:02On est une foncière
25:03de centres commerciaux.
25:04Donc, on a développé
25:06et on détient en patrimoine
25:0744 centres commerciaux
25:08avec des formats très différents
25:10qui vont du pied d'immeuble
25:11dans des nouveaux quartiers
25:13jusqu'à des gares.
25:15Gare Montparnasse
25:16est la dernière
25:17que l'on est livré.
25:19Et puis,
25:19des plus gros centres commerciaux
25:20ou inversis villages
25:21que certains d'entre vous
25:22peuvent connaître.
25:24Et puis,
25:25on s'est diversifiés,
25:27on s'est lancés
25:27dans des nouvelles activités.
25:28On a lancé
25:31une société
25:31d'asset management
25:33avec une SCPI
25:34Alta Conviction
25:35pour adresser
25:36la question
25:37de l'épargne immobilière.
25:38Et puis,
25:39on s'est lancés
25:39dans les data centers
25:40et les énergies renouvelables
25:42avec le photovoltaïque
25:44avec toujours
25:45un sous-jacent immobilier
25:47et toujours
25:48une question
25:49de la durabilité
25:50de toutes les activités.
25:51Oui,
25:52parce que vous vous définissez
25:53comme un acteur
25:53de la transformation urbaine
25:55bas carbone.
25:56Quels objectifs,
25:58quelles ambitions
25:58vous avez
26:00mis en place
26:01en la matière ?
26:02Alors,
26:04nous,
26:05on est un acteur
26:05qui adresse
26:05toutes les transitions.
26:07Et donc,
26:08on se dit que
26:09dans ce monde
26:10complètement en transformation,
26:12l'enjeu
26:13de la décarbonation
26:14et au-delà
26:15de la décarbonation
26:15du bas carbone
26:16est clé.
26:17Et donc,
26:18pour faire ça,
26:19d'abord,
26:20on a travaillé
26:20en interne
26:21chez nous,
26:21on s'est fixé
26:22nous-mêmes
26:23nos propres objectifs.
26:25On a aujourd'hui
26:2674%
26:27de notre chiffre d'affaires
26:28qui est aligné
26:29à ce qu'on appelle
26:30la taxonomie européenne.
26:31En fait,
26:33ça correspond
26:33au chiffre d'affaires vert.
26:34Ça veut dire
26:34qu'on a embarqué
26:35toutes nos équipes,
26:37toutes nos activités
26:38pour dire
26:38comment est-ce qu'on améliore
26:40l'impact,
26:41puisque c'est le sujet
26:41d'aujourd'hui.
26:42On améliore l'impact,
26:44alors aussi bien
26:44sur la question
26:45de la décarbonation,
26:47de l'énergie,
26:48mais de la biodiversité,
26:49de l'eau,
26:50et puis
26:53du sociétal aussi,
26:54puisque ce n'est pas
26:54que l'enjeu environnemental.
26:58on a directement
27:03de l'intéressement
27:05pour l'ensemble
27:05de nos salariés.
27:07Et donc,
27:07on a dans les critères
27:08d'intéressement
27:09des critères ESG.
27:12Donc,
27:12c'est bien le sujet
27:14de tout le monde,
27:14puisqu'en plus,
27:15notre démarche RSE,
27:16elle s'appelle
27:16Tous Engagés,
27:17donc c'est bien
27:18pour tout le monde.
27:20Et puis,
27:21au-delà d'avoir
27:21des démonstrateurs
27:22dont on parlera peut-être,
27:24notre sujet,
27:25c'est comment
27:25est-ce qu'on massifie,
27:28comment est-ce qu'on
27:29industrialise des solutions.
27:30C'est bien d'avoir
27:31des prototypes.
27:32Dans un monde
27:33en transformation,
27:34c'est mieux
27:34de les dégénéraliser.
27:35Il faut passer à l'échelle,
27:36on est bien d'accord.
27:36Quelques chiffres,
27:37plus de 2 milliards
27:38d'euros de chiffre d'affaires
27:39en 2025,
27:39plus de 130 000 personnes
27:41logées depuis 2019,
27:43plus de 1650 collaborateurs,
27:4695% d'énergie renouvelable
27:47dans l'énergie consommée,
27:49et alors 93%
27:49des déchets
27:50de promotion
27:51valorisée matière.
27:52Alors là,
27:52je ne sais pas
27:53ce que c'est
27:54qu'un déchet de promotion
27:55valorisée matière
27:56et vous allez donc
27:56m'expliquer
27:57c'est quoi ça ?
27:58En fait,
27:58c'est quand on démolit,
28:04la question c'est
28:05comment est-ce qu'on réutilise
28:06une partie de ces déchets,
28:08donc ça participe
28:08de la question
28:09de l'économie circulaire,
28:11et donc on les valorise
28:12de différentes façons,
28:14soit ils sont réutilisés
28:16sur l'actif,
28:18le projet qu'on est
28:19en train de réaliser,
28:20soit ils peuvent être
28:21transformés
28:21pour être sur la voirie
28:24par exemple,
28:25ou du mobilier urbain,
28:27ou ils vont être recyclés.
28:29Et donc,
28:30c'est un enjeu
28:31hyper important
28:32puisque c'est toute
28:33la question
28:33de la circularité
28:36des matériaux
28:37et de se dire
28:37que finalement,
28:38comment est-ce qu'on fait
28:39de ce qui était avant
28:40un déchet
28:41qui partait
28:43en incinération,
28:44comment est-ce qu'on le réutilise
28:46dans un monde
28:47qui est fini ?
28:47Oui,
28:48mais alors,
28:49depuis quand on le fait de vous ?
28:50On va arriver à ce chiffre
28:51quand même de 93%.
28:52Et puis,
28:53à quel point il a fallu
28:55repenser l'organisation
28:57des chantiers,
28:58des process,
28:59presque même des filières,
29:00je ne sais pas ?
29:01Alors,
29:01on le fait depuis un petit moment.
29:03Ce qui nous a permis
29:04d'accélérer,
29:05c'est justement le fait
29:05qu'on s'assigne
29:09à avoir un chiffre
29:10d'affaires vert important
29:11et donc,
29:12dans les objectifs,
29:14il faut qu'on valorise
29:15au moins 70%
29:16de nos déchets.
29:18Et donc,
29:20on a travaillé
29:21à tous les niveaux,
29:22au niveau de nos chantiers,
29:24avec des bennes de tri.
29:26C'est ça,
29:26il faut les organiser
29:27un peu différemment.
29:28Au niveau des plateformes de tri,
29:30on a un certain nombre d'accords
29:31avec des plateformes
29:31qui réutilisent.
29:34Et puis,
29:34au niveau même
29:36de la conception
29:37de nos projets,
29:37en disant,
29:37est-ce qu'on peut réutiliser ?
29:40Je vous donne un exemple,
29:42on a un gros chantier
29:43à Lyon
29:43qui s'appelle Qui,
29:45qui était l'ancien siège
29:47du Crédit Agricole.
29:49Eh bien,
29:50on a identifié
29:5240 gisements
29:53de matières
29:55différentes,
29:56donc ça va de,
29:56je ne sais pas,
29:57des cloisons
29:57en passant par
29:58des isolants
29:59ou des fenêtres
30:00ou du carrelage
30:01qu'on réutilise
30:02dans le bâtiment.
30:03Et donc,
30:04il y a eu
30:04un diagnostic matière
30:06qui a été fait
30:07en se disant,
30:08ben voilà,
30:08c'est plus vertueux
30:09de réutiliser
30:10que d'aller acheter
30:11d'autres,
30:12enfin,
30:12du matériau neuf.
30:14On va évidemment
30:15consacrer un chapitre
30:16important de ce grand
30:17entretien
30:19aux canicules
30:20au pluriel
30:21puisqu'on en a déjà
30:23vécu deux
30:24depuis le début
30:25de l'été
30:25et sans doute
30:26une troisième
30:27au moment
30:27où on enregistre
30:28cet entretien
30:29à venir.
30:31Alors déjà,
30:32peut-être une question
30:33très générale.
30:34Elle fait souffrir
30:37les humains,
30:38les infrastructures,
30:39les animaux,
30:40la nature,
30:41enfin,
30:41je ne vais pas faire
30:42toute la liste,
30:42mais est-ce qu'on peut
30:43aussi y voir
30:44un électrochoc salutaire ?
30:46Comment vous le percevez
30:48cette période ?
30:49Vous l'apercevez
30:49cette période ?
30:50Alors,
30:52moi j'ai du mal
30:53à me dire
30:53que c'est un électrochoc
30:54salutaire,
30:56mais peut-être
30:56pour poursuivre
30:58votre question,
30:59peut-être que
31:01ça nous oblige
31:02à nous dire
31:07la réglementation
31:08qu'on a
31:08qui est assez exigeante
31:09ne suffira pas
31:10à faire
31:11que nos villes
31:12restent habitables,
31:13que nos logements
31:15restent
31:16soutenables,
31:17que nos trains
31:18continuent
31:19de circuler.
31:20Et donc,
31:21je pense que
31:22cette question
31:23nous pose
31:24le sujet
31:26des vulnérabilités
31:28individuelles
31:29et urbaines.
31:32Et donc,
31:33peut-être que
31:34ce que ça accélère,
31:35c'est une prise
31:36de conscience
31:37en se disant
31:38il faut qu'on change
31:39notre façon de faire.
31:41Et quand moi j'entends
31:42les débats
31:43clim pas clim,
31:44je pense que
31:45ce n'est pas le sujet.
31:47Je pense que
31:48le sujet
31:49c'est
31:50finalement
31:51de définir
31:52une méthode.
31:53Et d'ailleurs,
31:53on vient juste
31:54de signer
31:55avec une initiative,
31:56avec pas mal
31:57d'acteurs de l'immobilier,
32:00une doctrine,
32:02dans le cadre
32:02d'une réflexion
32:03sur les villes
32:03à 50 degrés,
32:04où on dit
32:05en fait,
32:05le sujet
32:07c'est d'avoir
32:07une méthode
32:08où on acte
32:09le fait que
32:10la chaleur
32:11elle est intégrée
32:14au cycle immobilier.
32:16On ne peut pas
32:17se dire que c'est
32:17juste
32:18un épiphénomène.
32:21Deux,
32:21ça veut dire
32:22qu'il faut
32:22qu'on travaille
32:23la résilience
32:25de nos bâtiments
32:25en mettant en place
32:26un certain nombre
32:27de solutions
32:28qu'on a déjà
32:30et qui sont
32:31des solutions
32:32bioclimatiques
32:33dans la conception
32:34de nos bâtiments.
32:36et puis
32:36qu'on regarde
32:38précisément
32:38comment est-ce
32:39qu'on évacue
32:41la chaleur
32:42avant de rafraîchir.
32:43C'était la question
32:43que j'allais vous poser
32:44parce que là
32:44on a pris conscience
32:46que peut-être
32:47qu'on a en partie
32:48fait fausse route,
32:48c'est-à-dire qu'on a
32:49des logements
32:50qui sont classés A
32:50et qui sont des bouillards
32:51thermiques.
32:52C'est-à-dire qu'on les a
32:52tellement bien isolés
32:53que la chaleur ne repart pas.
32:54Donc ça,
32:55c'est quand même
32:56une réflexion
32:57à accélérer
32:58j'imagine.
32:58En tout cas,
33:00nous c'est vrai
33:01qu'au niveau
33:02de Cogedim
33:02qui est notre
33:03principale marque
33:05de promotion
33:06logement,
33:06on a déjà
33:07des engagements
33:08très forts
33:08sur le confort
33:10climatique
33:11et en tout cas
33:11le confort
33:12dit d'été
33:13avec des
33:14conceptions
33:15bleu climatique,
33:15avec des terrasses
33:16végétalisées
33:18qui correspondent
33:19à 10%
33:19de la surface
33:21de l'appartement,
33:22avec des
33:23brasseurs d'air,
33:25avec des
33:27appartements
33:27traversants
33:28pour créer
33:29des courants d'air.
33:29Donc des choses
33:30qui sont avec
33:31des ombrières.
33:32Donc on a déjà
33:33une conception
33:33qui est
33:35je pense
33:36extrêmement vertueuse.
33:38Là,
33:38en fait,
33:39cette canicule
33:40nous incite à dire
33:41il faut qu'on aille
33:41plus loin
33:43et donc
33:44on va
33:45intégrer
33:46dans les appartements
33:47à minima
33:48une pièce
33:48rafraîchie,
33:49ce qui n'était
33:50pas le cas
33:51au-delà
33:52des rafraîchissements
33:55avec les
33:55brasseurs d'air.
33:56Et puis on va même
33:57jusqu'à
34:02nos halls
34:02d'entrée,
34:03on va les rafraîchir
34:04pour que ça devienne
34:06des lieux de refuge.
34:07Parce qu'en fait,
34:07il y a aussi ça,
34:08il y a
34:09votre espace habitable,
34:11votre lieu de travail,
34:12votre studio,
34:14mais il y a aussi
34:15un moment
34:15où on se dit
34:16on n'y arrive plus,
34:17il y a des lieux de refuge
34:18et donc on pense
34:19que ces halls d'entrée
34:20peuvent devenir
34:21des lieux de refuge
34:22et de la même façon
34:24que là,
34:24sur nos centres commerciaux,
34:27on les a aménagés
34:30et de plus en plus
34:31on rejoint une initiative
34:31qui s'appelle
34:33Escale Fraîcheur
34:34pour en faire
34:35des vrais lieux de fraîcheur.
34:36Est-ce qu'il ne faut pas
34:37aussi,
34:37Nathalie Bardin,
34:38repenser les sous-sols ?
34:40Il fait frais dans les sous-sols
34:41et on y entrepose
34:44des trucs dont on ne se sert
34:45plus jamais
34:46et qui prennent la poussière.
34:47C'est très vrai
34:49et d'ailleurs,
34:49il faut beaucoup s'inspirer
34:51et c'est ce qu'on fait
34:52des pays
34:53qui structurellement
34:55sont des pays chauds.
34:57On ne va peut-être pas dire
34:58qu'on va aller jusqu'à
34:59de l'habitat troglodyte
35:01mais on voit bien
35:02que tous les lieux
35:03qui sont plus fermés,
35:05en sous-sol,
35:05où on a une fraîcheur naturelle,
35:08il y a certainement
35:09quelque chose à faire.
35:10Après,
35:11moi j'ai du mal
35:12à me dire
35:12qu'on va vivre en sous-sol
35:15et donc peut-être
35:16qu'on arrivera
35:16Non mais quand on parle
35:17de lieux de refuge.
35:18Absolument.
35:18Mais peut-être
35:19qu'on arrivera
35:20à des lieux de refuge
35:21en sous-sol
35:22qui seront finalement
35:23rafraîchis naturellement
35:24avec la température
35:25de la Terre.
35:27Alors,
35:28on n'est pas encore
35:28en train de dire
35:29on repense nos caves
35:30mais peut-être.
35:31Vous avez raison.
35:32C'est partie des réflexions.
35:33Je vais vous citer
35:33en avril dernier
35:34sur LinkedIn.
35:34Vous dites
35:35au fond,
35:35faire partie du changement,
35:37c'est cela,
35:38accepter de changer soi-même,
35:39repenser ses pratiques,
35:41interroger ses certitudes,
35:42se demander avec honnêteté
35:43ce qui transforme.
35:45Vraiment,
35:45vous avez commencé
35:46à répondre à ça
35:47mais je voudrais
35:49raccrocher cette citation
35:51à un débat
35:52qu'on a plusieurs fois
35:54eu dans l'émission
35:55sur la CSRD,
35:57sur le bilan extra-financier,
35:59sur le fait
36:00que l'ambition européenne
36:01ait été réduite
36:03en la matière.
36:03Vous me disiez
36:04juste avant
36:04qu'on démarre l'interview
36:05que ça a été
36:06un outil
36:07de transformation
36:09et finalement
36:09d'ambition
36:11dans cette transformation.
36:11Pourquoi ?
36:12Absolument.
36:13Alors nous,
36:13on a fait partie
36:13de la première vague.
36:15Donc on a publié
36:17notre deuxième rapport
36:18de durabilité.
36:20Et en fait,
36:22le retour d'expérience,
36:23c'est un,
36:24d'abord ça nous a permis
36:26d'embrasser
36:27le sujet ESG
36:29globalement
36:31et de poser
36:32une stratégie
36:33encore plus claire
36:34de re-challenger
36:35ce qu'on appelle
36:36la matrice
36:37de double matérialité
36:38et nos priorités.
36:40De poser
36:41le fait
36:41que finalement
36:43nos priorités,
36:44elles étaient
36:44sur la sobriété
36:46environnementale
36:47et l'utilité sociale.
36:49Ça,
36:49ça nous a permis
36:50de définir
36:51cette stratégie-là.
36:53La deuxième chose,
36:54c'est que ça nous a permis
36:54d'embarquer tout le monde
36:55en disant
36:56en fait,
36:57c'est pas le sujet
36:58juste de la direction
36:59RSE,
37:00de la direction financière,
37:02de la direction
37:02des risques.
37:04c'est le sujet
37:04de tout le monde.
37:06Est-ce que ça vous a permis
37:07d'identifier
37:08justement
37:09des leviers
37:10de transformation
37:10ou des risques
37:12que vous n'aviez pas
37:12forcément intégrés ?
37:13Alors,
37:14je pense que dans
37:15les deux leviers
37:16principaux,
37:17je pense qu'on avait
37:17identifié la plupart,
37:19ceux sur lesquels
37:20on a accéléré
37:21depuis,
37:22c'est tout le sujet
37:23dont on vient de parler
37:24de l'adaptation.
37:25Donc,
37:26voilà,
37:26comment est-ce qu'on adapte
37:27l'ensemble de nos actifs,
37:29pas seulement à la chaleur
37:31mais à toutes les crises
37:32climatiques ?
37:33Donc ça,
37:34c'est vraiment un travail
37:35qui est en cours
37:38et qui est une priorité.
37:40Et le deuxième,
37:41c'est l'eau.
37:43Si on est en pleine actu,
37:44là.
37:44Dont on ne parle pas suffisamment
37:46parce qu'en fait,
37:47on a beaucoup parlé
37:48de la décarbonation,
37:50enfin du carbone.
37:51Et en fait,
37:51le carbone a caché
37:52le sujet de l'adaptation
37:54et le sujet de l'eau.
37:56Donc l'idée,
37:56c'est quoi ?
37:57C'est de se dire
37:57que l'eau est une ressource
38:00plus rare qu'on s'y est habituée
38:03en France
38:03et que des situations
38:04de stress hydrique,
38:06elles vont exister,
38:07elles existent déjà,
38:08elles vont se multiplier.
38:08Et que donc,
38:09c'est quoi ?
38:09C'est un nouveau risque
38:10que vous intégrez
38:11à votre stratégie ?
38:11C'est quoi l'idée ?
38:12Alors,
38:13c'est un nouveau risque
38:14et nous,
38:15on sait qu'un risque,
38:16c'est une opportunité.
38:18Donc,
38:19je vous donne un exemple.
38:20Là,
38:20on vient de signer
38:21avec une filiale de sorts
38:24qui s'appelle Odalie.
38:26la mise en place
38:28de solutions
38:29dans nos immeubles
38:30de logement
38:31pour réutiliser
38:33les eaux grises,
38:34c'est-à-dire
38:35les eaux
38:36de votre douche.
38:40Et donc ça,
38:41en fait,
38:42non seulement ça va nous permettre
38:43de faire des économies
38:44dans l'utilisation
38:45de votre eau
38:46à hauteur de 30%,
38:48mais également
38:49des économies financières,
38:52budgétaires
38:52pour les occupants.
38:54Donc,
38:55vous voyez,
38:55d'un risque,
38:56on en fait une opportunité
38:57et pour la planète
38:58et pour le client
39:00parce que
39:02notre obsession
39:03quand même,
39:03c'est que
39:05oui,
39:05la planète,
39:06évidemment,
39:06c'est essentiel,
39:07mais c'est essentiel
39:09pour servir nos clients,
39:10pour qu'ils vivent mieux.
39:12Et donc,
39:12toute cette question
39:13du bien-être
39:14et ça va avec
39:15là,
39:16on a pris
39:1725 engagements
39:18en qualité
39:19avec Gédime
39:20qui sont aussi bien
39:21sur la conception,
39:22l'environnement,
39:23la relation client,
39:25la construction,
39:27mais c'est bien
39:29dans cette idée
39:29que,
39:30en fait,
39:32qualité,
39:33durabilité
39:33et bien-être,
39:35ça va ensemble.
39:36C'est pas,
39:37on ne les oppose pas.
39:38Oui.
39:40On a une tradition
39:41dans cette émission,
39:41c'est que l'invité
39:42du grand entretien
39:43pose une question
39:44à celui ou celle
39:45qui lui succède.
39:46Et donc,
39:46la semaine dernière,
39:47on avait
39:47le directeur général
39:48d'énergie d'ici,
39:49Antoine Garnier.
39:50et voici sa question.
39:52Bonjour Nathalie.
39:54Donc moi,
39:55mon questionnement,
39:57c'est effectivement
39:57si on se projette
39:58à 10 ans,
39:59donc en matière
39:59de construction,
40:02est-ce qu'il y a
40:02des innovations
40:03aujourd'hui
40:04qui paraissent
40:04balbutiantes,
40:05qui pourraient être
40:06un vrai changement
40:08à terme
40:08pour améliorer
40:12le confort thermique
40:13de l'habitat
40:14et également
40:15réduire
40:16le bilan carbone.
40:18Voilà.
40:18Donc,
40:19écoutez,
40:19merci beaucoup
40:20pour votre réponse.
40:21On parle d'innovation
40:22et on va pouvoir
40:23s'appuyer
40:23sur un certain nombre
40:24d'exemples emblématiques
40:25de ce qu'est
40:27la ville d'aujourd'hui
40:28puisque c'est déjà construit
40:29et donc la ville de demain.
40:30Est-ce qu'il y a
40:30une innovation comme ça
40:31un peu balbutiante
40:32pour reprendre
40:33les termes
40:33d'Antoine Garcier ?
40:35Moi,
40:35j'aimerais dire
40:36Antoine,
40:37oui,
40:37il y a un truc
40:39révolutionnaire.
40:40En fait,
40:42la bonne
40:42ou la mauvaise nouvelle,
40:43c'est qu'en fait,
40:44je pense que
40:44toutes les innovations,
40:45elles sont là.
40:48Alors,
40:49il y a des choses
40:49qui ne paraissent pas
40:50comme des innovations
40:51type le low-tech.
40:53Voilà,
40:53quand je parlais
40:54d'appartements traversants,
40:58de mettre des ombrières,
40:59enfin,
40:59tout ça,
40:59c'est de la végétalisation,
41:01c'est du low-tech
41:01mais ça réduit quand même
41:03et le bilan carbone
41:06et la chaleur
41:08dans les appartements.
41:10Il y a tout ce qui est
41:11la rénovation.
41:13il y a
41:14évidemment
41:15les matériaux,
41:17toute la dimension
41:18matériaux biosourcés,
41:19on a une marque bois
41:22qui est Oudéum
41:23où on fait des logements
41:24en bois
41:24et donc,
41:24on voit bien
41:25la qualité
41:26de ces logements
41:27y compris
41:28sur la dimension thermique
41:31et donc,
41:32tout ça,
41:32c'est sur
41:33à la fois
41:35les matériaux
41:36et en même temps
41:39les structures existantes.
41:40peut-être que
41:41ce qui va pouvoir
41:42nous aider
41:43à accélérer
41:44c'est l'IA
41:47parce qu'aujourd'hui
41:48de plus en plus
41:49on développe
41:49des jumeaux numériques
41:50de nos bâtiments
41:52et donc ces jumeaux
41:53on va pouvoir
41:53de plus en plus
41:56pouvoir anticiper
41:56une canicule,
41:57pouvoir régler
41:58mieux
42:01la GTB
42:02et donc ça,
42:03ça va nous aider
42:05mais en fait,
42:06il n'y a pas,
42:06en tout cas,
42:07moi je ne l'ai pas trouvé.
42:09le sujet
42:10c'est plutôt
42:10de pouvoir massifier
42:12et de faire
42:13les solutions existent
42:14massifions-les
42:15c'est ce que je comprends
42:16alors vous parliez
42:16de Wodeum
42:17il y a un certain
42:17nombre d'exemples
42:18sur lesquels
42:18on peut s'appuyer
42:19il y a notamment
42:20un immeuble
42:21un projet
42:22qui est assez emblématique
42:23qui est à Paris
42:23Wodeum
42:24Paris-Rive-Gauche
42:25alors c'est assez dingue
42:27parce qu'on parle
42:27d'un immeuble pont
42:28alors c'est quoi
42:29un immeuble pont
42:30et il est où ?
42:31alors cet immeuble
42:31il est dans le 13ème
42:33au-dessus de la gare
42:35qui mène
42:36au futur
42:36notre chantier
42:37sur la gare de Sterlitz
42:40et en fait
42:41c'est un logement
42:42enfin un immeuble
42:44qui va être
42:45complètement conçu
42:46enfin qui est
42:47en chantier
42:47en bois
42:49d'accord
42:49structure bois
42:51au-dessus des
42:52au-dessus des voies ferrées
42:53c'est ça
42:54donc il y a
42:54d'un point de vue technique
42:56ça a été un immeuble
42:56extrêmement compliqué
42:57parce que
42:57il a fallu
42:58donc avoir une structure
43:01qui puisse absorber
43:02les vibrations
43:05donc d'un point de vue
43:06technique
43:06ça a été une prouesse
43:08et en même temps
43:09on voulait assurer
43:10évidemment
43:13aux résidents
43:14la qualité optimum
43:15et donc ils vont vivre
43:17voilà
43:17dans le 13ème
43:19dans un logement
43:20100% bois
43:22et donc avec
43:23une qualité de vie
43:25et une qualité thermique
43:26réelle
43:27il s'inscrit
43:28dans tout un
43:29projet autour
43:31de la gare de Sterlitz
43:32c'est ça ?
43:33alors en fait
43:33tout ce quartier
43:34a été complètement transformé
43:36sur l'avenue de France
43:38et donc
43:39peut-être que
43:40finalement
43:41dans ce quartier
43:42on a deux démonstrateurs
43:43même si je disais
43:45qu'il fallait passer l'échelle
43:46mais on a quand même
43:46deux démonstrateurs
43:47qui est donc
43:47cet immeuble Paris-Rive-Gauche
43:48qui offre tout le confort
43:50du bois
43:51et qui en plus
43:52permet de stocker
43:54le carbone
43:56et en même temps
43:57on a
43:58ce grand
44:00quartier
44:01qui est autour
44:02de la gare
44:03de Sterlitz
44:04qui est complètement
44:04en train de se transformer
44:05et donc
44:06nous
44:08ce quartier
44:08qu'on appelle
44:09Grand Sterlitz
44:10on transforme
44:12ce qui était
44:15finalement
44:15un lieu
44:16peut-être même
44:17un non-lieu
44:17pour un certain
44:18nombre
44:18de personnes
44:21en une gare
44:23de nouvelle génération
44:24qui va accueillir
44:2430 millions
44:25de visiteurs
44:27le futur
44:28Orient Express
44:29et
44:30on va y proposer
44:32110 commerces
44:34et
44:35au-delà
44:36de la partie
44:37commerciale
44:38on
44:40revégétalise
44:40tout ce quartier
44:42avec plus de
44:43deux hectares
44:43d'arbres
44:44et donc
44:45là aussi
44:46c'est aussi une façon
44:46de dire
44:47en fait on peut
44:48refaire la ville
44:49sur la ville
44:49en créant
44:50non seulement
44:51de l'agrément
44:52du bien-être
44:53et en même temps
44:54en répondant
44:55à des besoins
44:55pour faire une nouvelle
44:56centralité
44:57à l'est de Paris
44:58Oui effectivement
44:58avec toujours
45:00cette question
45:00dans ces projets
45:01là dont vous nous parlez
45:03de la circularité
45:05que vous évoquiez
45:06tout à l'heure
45:06est-ce que cette
45:07économie circulaire
45:09dans l'industrie
45:11du bâtiment
45:12elle est encore
45:14marginale
45:14ou elle est en train
45:15de devenir la norme
45:16la nouvelle norme
45:18En tout cas
45:19elle est
45:19la question
45:21qu'on se pose
45:21systématiquement
45:22Comment faire
45:23Comment mettre
45:24de la circularité
45:25dans le projet
45:25Exactement
45:25Donc je ne peux pas dire
45:27qu'on a la réponse
45:28à chaque fois
45:29mais à minima
45:32le diagnostic matière
45:33on le fait
45:34Qu'est-ce qu'on peut
45:35réutiliser
45:38pour le projet
45:39ou pour d'autres projets
45:40Je disais qu'il y avait
45:41des plateformes
45:42de réemploi
45:43qui existent
45:43Il y a une initiative
45:45du secteur
45:46qui s'appelle
45:46le booster du réemploi
45:47qui nous permet
45:48justement
45:49de booster
45:50et d'avoir
45:51des retours
45:51d'expérience
45:52Donc oui
45:53la question
45:53on se la pose
45:54systématiquement
45:55Vous êtes plutôt
45:56en avance
45:57par rapport
45:57à vos concurrents
45:58sur ces questions-là
46:00Est-ce qu'il faut
46:01embarquer le secteur ?
46:02C'est un peu ça
46:03le sens de ma question
46:04Je ne sais pas
46:05si on est en avance
46:05Vous parlez de passer
46:06à l'échelle
46:06de massifier
46:07On est
46:08je pense
46:09hyper engagé
46:10hyper moteur
46:11on teste
46:12beaucoup de choses
46:18Je pense qu'il y a
46:19une culture
46:21au-delà de tester
46:22il y a une culture
46:22qu'on a vraiment
46:23embarquée
46:23dans tous les métiers
46:28J'aime bien dire
46:29qu'on gagne
46:30tous ensemble
46:30ou on perd
46:31tous ensemble
46:33Nous on fait
46:33plutôt partie
46:35de ceux
46:35qui disent
46:36qu'on va gagner
46:36tous ensemble
46:38mais c'est vrai
46:39qu'on essaye
46:39d'être très moteur
46:41et de porter
46:42des projets
46:43une parole
46:44pour dire
46:45finalement
46:46c'est possible
46:47et c'est possible
46:48dans une équation
46:49économique
46:50puisque très souvent
46:51on nous oppose
46:52que tout ça
46:53coûte trop cher
46:54Mais justement
46:55c'était la question
46:56où vous devancez
46:57ma question
46:57parce qu'on est
46:58plutôt dans une période
46:59qui est une période
46:59difficile pour le secteur
47:01immobilier
47:01Est-ce que
47:02cette crise
47:03freine la transformation
47:05et avec beaucoup
47:06d'acteurs qui se disent
47:07mais en ce moment
47:07on ne peut pas
47:08on n'a pas les moyens
47:09on ne peut pas
47:11se rajouter
47:12le coût
47:12de la transformation
47:12environnementale
47:13Je vais vous donner
47:14un exemple
47:15On a lancé
47:16en logement
47:17une offre
47:18qui s'appelle
47:18Access
47:20qui est destinée
47:21aux primo-accédants
47:21et qui est
47:23à la fois
47:24une offre
47:24qui est
47:25de dire
47:25comment est-ce
47:26qu'on permet
47:27à des gens
47:28qui aujourd'hui
47:29sont locataires
47:30se disent
47:30moi jamais
47:30je pourrais emprunter
47:32et jamais
47:33je pourrais
47:33devenir propriétaire
47:34d'acquérir
47:36un logement
47:37aux meilleures performances
47:39environnementales
47:40et d'habitabilité
47:42et ça
47:43on l'a fait
47:44en retravaillant
47:45le produit
47:46en se disant
47:46on va faire un produit
47:47où on va réétudier
47:48tous les mètres carrés
47:50pour qu'il n'y ait
47:50aucun espace perdu
47:52on l'a fait
47:53en s'appuyant
47:55sur des dispositifs
47:56existants
47:57le prêt à taux zéro
47:59et en bonifiant
48:00le reste des prêts
48:02avec des accords
48:03avec deux banques
48:05et en disant
48:06finalement
48:06pour le prix
48:08d'un loyer
48:08vous pouvez devenir
48:10propriétaire
48:11d'un logement
48:12durable
48:13et d'un logement
48:15aux dernières performances
48:17en matière
48:17de SG
48:19et avec
48:20toutes les qualités
48:23qu'on est en droit
48:24d'exiger
48:25donc
48:27ça veut dire
48:27que c'est possible
48:28mais ma question
48:29c'était
48:29est-ce qu'il y a
48:30malgré tout
48:31un coup de frein
48:32que vous ressentez
48:32vous
48:33peut-être pas forcément
48:34chez Altaria
48:34mais dans le secteur
48:35alors oui
48:36on entend ce coup de frein
48:38c'est vrai qu'il y a
48:39cette espèce de petite musique
48:40qui dit
48:40ça coûte trop cher
48:41ça coûte trop cher
48:42et en même temps
48:42vraiment
48:44et moi je l'ai entendu
48:45chez nous
48:46vous vous posez
48:47avec les directions
48:47techniques
48:48qui vous disent
48:49au départ
48:49non mais ça va pas être
48:50possible
48:50ça va être vraiment
48:51trop cher
48:52et vous dites
48:52ben voilà
48:53on regarde
48:54on fait des arbitrages
48:55et si on change
48:55ce matériau
48:56et si on met
48:56cet isolant
48:57et en fait
48:58on y arrive
49:00et je trouve
49:01qu'un enseignement
49:02qui est hyper intéressant
49:03quand la RE 2020
49:05la réglementation
49:05environnementale
49:06a été lancée
49:07tout le monde a crié
49:08en disant
49:09on y arrivera jamais
49:10c'est pas le moment
49:10etc
49:11Robin Rivaton
49:12a fait son étude
49:15et en fait
49:15aujourd'hui
49:16on est en 25
49:17enfin en 26
49:19et ben
49:20on travaille
49:21sur des projets
49:22à 2030
49:232031
49:23et on y arrive
49:26mais ça veut dire
49:27et ça revoit
49:28je vois peut-être
49:28à la citation
49:29que vous évoquiez
49:29il faut qu'on fasse autrement
49:31on ne peut pas
49:32reprendre
49:33exactement
49:33la même matrice
49:34que ce qu'on faisait avant
49:35voilà
49:35donc c'est ça
49:36le message
49:37un dernier mot
49:38qui ramène à vous
49:40puisque vous êtes membre
49:40du COMEX
49:41du groupe Altaria
49:42qu'est-ce que ça change ?
49:44d'être au COMEX
49:45oui
49:48ça change beaucoup
49:49en fait
49:50ça change beaucoup
49:51c'est pas tant moi
49:52que ce que je porte
49:53comme sujet
49:53oui bien sûr
49:55et là où ça change
49:56c'est que
49:57en fait
49:59dès lors que
50:01vous mettez
50:02une conviction
50:04sur la table
50:05en disant
50:05voilà
50:06laissez-moi tester ça
50:09ou
50:12laissez-moi avancer
50:12sur tel et tel sujet
50:15je pense que ça vous permet
50:18d'embarquer beaucoup plus
50:19de monde
50:20parce que tout d'un coup
50:21votre parole
50:23n'est pas juste la parole
50:24d'un individu convaincu
50:25mais c'est la parole
50:27d'une direction générale
50:29qui se dit
50:30on va y aller
50:31et on va y aller
50:31tous ensemble
50:32et on va trouver
50:33les solutions
50:33merci beaucoup
50:34Nathalie Bardin
50:35à bientôt sur
50:36sur Bsmart4Channel
50:37c'est l'heure de notre rubrique
50:38start-up et innovation
50:46Smart ID
50:47c'est notre rubrique
50:48consacrée aux start-up
50:49éco-responsables
50:50j'accueille Douglas Bertin
50:51bonjour
50:51bonjour
50:51co-fondateur de Calix
50:53avec Quentin Germes
50:54l'écrit en 2024
50:55avec quelle idée
50:56racontez-moi
50:56avec l'idée
50:58un peu folle
50:58de récupérer des déchets
51:00et au lieu de les mettre
51:01à la poubelle
51:02de les récupérer
51:03et d'en créer
51:04une ressource stratégique
51:05pour demain
51:05ce déchet
51:07donnez-le moi
51:07c'est une
51:08coquille d'huître
51:10qu'est-ce que ça devient
51:11une matière première industrielle
51:13racontez-moi
51:13comment vous faites
51:14exactement
51:14donc la coquille d'huître
51:15ce qu'il faut savoir
51:16c'est du carbonate de calcium
51:17du calcaire
51:18c'est présent absolument
51:18partout dans l'industrie
51:19aussi bien cosmétiques
51:21plasturgie
51:21peinture
51:22BTP
51:23et nous
51:24on la valorise
51:25on récupère un déchet
51:26issu de la perte
51:27austréicole
51:28à cause du réchauffement climatique
51:29issu de la consommation
51:31on la récupère
51:32on la traite
51:33et on la valorise
51:34en poudre
51:35comme ça
51:37ou en flocon
51:38alors donnez-les moi
51:39je vais les montrer
51:39parce qu'il faut les montrer
51:40un peu haut
51:40donc ça c'est de la poudre
51:41poudre pour la cosmétique
51:43la plasturgie
51:44la peinture
51:45ou flocon
51:45ou flocon
51:46pour le BTP
51:47qui remplace le gravier
51:48le paysagisme
51:49l'agriculture
51:51la viticulture
51:51mais alors là c'est un packaging
51:52juste pour le montrer
51:53est-ce que vous avez déjà
51:54les clients
51:55vous en êtes tous
51:55du développement
51:56du développement de Calix
51:58aujourd'hui on a
51:59on a mis en place
51:59une preuve de concept industriel
52:01sur le bassin d'Arcachon
52:02donc on a conceptualisé
52:04une usine
52:05qui est sortie de terre
52:06
52:07maintenant aujourd'hui
52:08on appuie sur un bouton
52:09et ça tourne
52:09on est en phase de commercialisation
52:11on a déjà des premiers clients
52:13et go
52:14il n'y a plus qu'à
52:15bon
52:15quels sont les secteurs
52:16les plus intéressés
52:17aujourd'hui
52:18les meilleurs prospects
52:19les meilleurs prospects
52:20sont dans le BTP
52:21sont dans la peinture
52:22la plasturgie
52:23la nourriture pour les poules
52:25c'est très vaste
52:26mais c'est pour ces premiers
52:28secteurs là
52:29et vos premiers clients ?
52:31viticulture
52:31non ma première cliente
52:33a été une personne
52:34dans le paysagisme
52:35qui m'a fait confiance
52:36j'ai broyé
52:38lavé
52:38séché
52:39livré
52:40moi-même
52:40à 20h
52:41ma première tonne
52:42de coquilles d'huîtres
52:43avec cette super cliente
52:45et qu'est-ce qu'elle en a fait ?
52:47un parking
52:47elle en a fait un parking
52:49pour devant son cabinet
52:51devant chez elle
52:52vous avez aussi avec vous
52:54alors c'est quoi
52:55c'est une sorte de béton
52:56exactement
52:57parce que ça c'est la face
53:00un peu ça c'est la face cachée
53:01de l'iceberg
53:02parce qu'en fait
53:03la coquille d'huître
53:03elle est dans l'eau
53:05on la sort pour la consommer
53:06et on jette cette coquille d'huître
53:07ou on l'enfouit
53:08nous on a décidé
53:09d'arrêter cette hérésie
53:10écologique et économique
53:12et on s'est rapproché
53:13des biologistes
53:14et ils nous expliquent
53:15que c'est la matière
53:16la plus optimisée
53:18pour capter les espèces marines
53:19pour que ça soit un support de vie
53:21dans l'eau
53:22donc l'huître
53:22est un support
53:23la biodiversité vient dessus
53:24et on s'est dit
53:25mais il faut la remettre dans l'eau
53:26de manière écologique
53:27et économique
53:29et du coup
53:29on a dû trouver un liant
53:31une colle
53:31sauf qu'il n'y avait rien
53:33qui était satisfaisant
53:35pour la biodiversité
53:36pour recréer de la vie
53:38du coup on a créé
53:39notre propre ciment
53:39un ciment
53:40sans ciment
53:41on a fait fort
53:42on n'a pas besoin de chauffer
53:44pas de produits chimiques
53:45et on est spécialisé
53:47pour faire des bétons
53:48qui vont dans l'eau
53:49dans le domaine maritime
53:50dans le domaine aquacole
53:52dans le domaine aquatique
53:55et dans tout ce qui touche
53:57à l'eau en fait
53:58nos bétons
53:59sont spécialisés
54:00dans cette classification là
54:01voilà
54:02et alors là aussi
54:03c'est quel type de débouché ?
54:05ben là ça va être
54:05très très très très large
54:06on ne s'en rend pas trop compte
54:07mais par exemple ici à Paris
54:08les quais de Seine
54:09c'est des bétons
54:11spécialisés dans l'eau
54:12donc avec une classification
54:13spécifique
54:14donc ça
54:15des récifs artificiels
54:16des ponts
54:17des ports
54:18des quais
54:18ça va être très très vaste
54:20mais jusqu'à la canalisation d'eau
54:22ou des bassins de rétention
54:24par exemple
54:24voilà
54:25est-ce que vous avez travaillé
54:26avec des scientifiques
54:27des instituts
54:28pour aboutir à ces solutions ?
54:29exactement
54:29ça n'est pas sorti du chapeau
54:31même si on a commencé
54:32dans un garage
54:33dans une chambre étudiante
54:36on a travaillé
54:37main dans la main
54:38avec l'IFROMER
54:39sur la partie biologie marine
54:41donc tous nos tests
54:41depuis maintenant 5 ans
54:43sont testés en mer
54:44in situ
54:44avec l'IFROMER
54:46et la partie chimie
54:48parce que je ne suis pas chimiste
54:49je suis ingénieur
54:49mais pas chimiste
54:50on a travaillé
54:51avec le CNRS
54:53mais principalement
54:54on a innové
54:55en interne
54:56pour pouvoir développer
54:57ce ciment
54:58après 5 ans d'R&D
55:005 ans de R&D
55:01ça veut dire quoi ?
55:02beaucoup d'itérations
55:03beaucoup d'échecs
55:04racontez-moi
55:05énormément d'échecs
55:06c'est bien
55:06l'échec permet d'avancer
55:08de se relever
55:08il faut savoir se relever
55:09c'est l'entrepreneuriat
55:10beaucoup d'échecs
55:12mais ce n'est pas des échecs
55:12parce qu'on est passé
55:13de 5 ans de formulations
55:14de cols
55:15de liens différents
55:15à itérer
55:17comme ça
55:18et c'est la biodiversité
55:19qui a fait son choix
55:21et nous a amené
55:23sur ce ciment-là
55:25qui est un ciment
55:26donc vraiment
55:27on ne chauffe plus
55:27à 1500 degrés
55:28comme traditionnellement
55:29ça c'est effectivement
55:30en termes d'impact
55:30environnemental
55:31c'est majeur
55:32on façonne à froid
55:33donc c'est un peu
55:35la nouvelle génération
55:36des bétons
55:37et en fait
55:37pourquoi je vous amène
55:38de la coquille d'huître ici
55:39parce que ça remplace
55:40le sable et le gravier
55:42en partie
55:42pour arriver
55:43avec des applications
55:45où la biodiversité
55:46doit revenir
55:46sur les constructions
55:47sur des digues
55:48par exemple
55:48quand tout va être détruit
55:50sur des éoliennes offshore
55:51sur des récifs artificiels
55:52parce que le sable
55:54en fait
55:54est dans les fonds marins
55:55on drague les fonds marins
55:56pour pouvoir construire
55:57ce qui est plus possible
55:59parce que la biodiversité
56:00en déclin
56:00et du coup
56:01on le remplace
56:02par le sable
56:02de coquille d'huître
56:03on termine là-dessus
56:04quelle perspective
56:05de développement
56:06vous voyez où
56:07dans 5 ou 10 ans ?
56:08dans 5 ou 10 ans
56:09notre modèle
56:09en fait
56:10c'est de créer
56:10des mini-usines
56:11duplicables
56:12pour éviter
56:13de faire convoyer
56:14la coquille d'huître
56:14qui a un taux de 50%
56:16donc monter plusieurs usines
56:17travailler avec les ostréiculteurs
56:19avec les paysans de la mer
56:20parce que c'est leur déchet
56:22et issu de la perte
56:23qu'on récupère
56:24et qu'on valorise
56:25donc vraiment mettre
56:25l'ostréiculture
56:26et les ostréiculteurs
56:27au centre de ça
56:28et après
56:30changer la donne
56:31avec un nouveau ciment
56:31qui n'a plus besoin
56:32d'être chauffé à 1500 degrés
56:33et éviter cette hérésie
56:35écologique et économique
56:35et créer de l'emploi
56:36donc faire de l'impact
56:38écologique, économique
56:39et sociétal
56:40voilà les piliers de la boîte
56:41merci beaucoup
56:42belle ambition
56:43Douglas Bertin
56:44bon vent à Calix
56:45voilà c'est la fin
56:46de ce Smart Impact
56:47merci à toutes et à tous
56:48de votre fidélité
56:49à la chaîne des affaires
56:50à la chaîne des audacieuses
56:51et les audacieux
56:51salut
56:53merci à tous
56:54merci à tous
56:55...
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