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Mercredi 18 février 2026, retrouvez Elisabeth Laville (Fondatrice, Utopies), Patrick Lamour (médecin bénévole, Le Comede), Augustin Boulot (délégué général, BLab France), Henri Godron (président, Biocoop) et David Caumartin (CEO, ReBrAIn) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission de celles et ceux qui font de
00:12la transformation environnementale et sociétale un axe fort de leur stratégie.
00:16Et voici le sommaire, c'est Henri Gaudron, le président de Biocop, qui sera l'invité du grand entretien.
00:21Tout à l'heure, 26 minutes d'interview, on va détailler ensemble son plan de croissance, ouverture prévue de 160
00:28nouveaux magasins d'ici 2029.
00:31Mais d'abord, notre rubrique Smart Cause, une association soutenue par DIFT.
00:35On va découvrir le comédé qui agit pour la santé des personnes exilées.
00:40Dans notre débat, on va parler de la refonte du label BiCorp.
00:4420 ans après sa création, les critères et donc le degré d'exigence sont renforcés, on verra pourquoi.
00:49Et puis dans notre rubrique Startup et Innovation, je vous présenterai Rebrain, quand l'intelligence artificielle se met au service
00:56de la neurochirurgie de précision.
00:59Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:06Smart Cause, c'est notre rubrique mensuelle dans Smart Impact avec DIFT, la plateforme qui aide des centaines d'associations
01:14vérifiées à collecter les dons,
01:15à la fois grâce au mécénat d'entreprise et puis à des campagnes de collecte grand public parmi ces associations.
01:21Il y a le comède, bonjour, Patrick Lamour, bienvenue, vous êtes médecin, membre du conseil d'administration du comède.
01:28Bonjour.
01:28Il a été créé en 79, c'est ça ? Alors c'est quoi le comède ?
01:32Alors, cette association qui a donc 47 ans, s'est créée au départ sur l'observation d'un manque, d
01:38'une difficulté d'accès aux soins des personnes qui exilent, qui s'exilent,
01:43créée dans les locaux de l'hôpital de Bicêtre.
01:46À Paris.
01:47À Paris, et qui connaît depuis 47 ans l'évolution dégradée de la situation des exilés, aussi bien sur le
01:55plan administratif que sur le plan de la santé et de leur accès aux soins.
01:58Et donc poursuit, année après année, un travail d'accompagnement, voilà, pour améliorer l'accès aux soins de ce public.
02:06Comède, comité pour la santé des exilés, c'est ça ?
02:09Comité, au départ, comité médical pour les exilés, et les activités de l'association se sont tellement élargies qu'on
02:16est plus proche du concept de santé.
02:18La santé, c'est très large, ça passe d'abord par se loger, manger, avoir un statut.
02:23Alors justement, l'association, elle agit à plein de questions, elle agit où ? Combien de bénévoles, de salariés ?
02:29Sur quoi elle tient, en fait, en quelque sorte ?
02:31Oui, rapidement, on a cinq centres d'accueil, dont le principal est dans l'hôpital de Bicêtre, on a un
02:36centre dans le nord de Paris,
02:37on en a un à Saint-Etienne, à Marseille, à Cayenne, en Guyane, et on accueille à peu près 10
02:45000 personnes par an,
02:46grâce au travail acharné et énergique d'une équipe de 65 professionnels, aidés aussi par 35 bénévoles, qui sont des
02:56professionnels aussi.
02:57Donc c'est une centaine de personnes au service de 10 000 exilés par an, et on a accueilli à
03:01peu près 170 000 personnes maintenant depuis la création de l'association.
03:05Avec, on l'a vu, 25 000 consultations, participations aux ateliers, ou réponses aux questions téléphoniques, c'est-à-dire
03:11qu'on interagit beaucoup comme ça,
03:14par mail, par téléphone ?
03:16Oui, on a à la fois un centre d'accueil, un centre avec des médecins, des consultations, beaucoup d'accueil
03:22en termes de santé mentale, une équipe de psychiatres,
03:25on a des socio-juristes, et finalement, parce que les problèmes administratifs sont très importants et impactent beaucoup la santé,
03:33et ce dispositif, j'allais dire physique, se double d'une activité aussi téléphonique, des lignes nationales, des lignes régionales,
03:40et un site, et voilà, tous les outils du numérique.
03:43Avec peut-être une question d'information, c'est-à-dire qu'on comprend bien qui sont les bénéficiaires du
03:49Comed,
03:49mais est-ce qu'ils vous connaissent ? Comment faire en sorte que la rencontre se fasse ?
03:54Alors, eux nous trouvent, c'est clair, on a des listes d'attente énormes le matin,
03:58ils nous trouvent parce qu'on est très impliqués dans énormément de coordination, plus d'une cinquantaine,
04:03avec d'autres acteurs qui sont plus connus, Médecins Sans Frontières, Médecins du Monde,
04:07tous les acteurs de la précarité, car ils sont beaucoup en situation de très grande vulnérabilité,
04:12et assez vite, ils entendent parler du Comed.
04:15Il y a un bouche à oreille qui fonctionne assez vite.
04:17Voilà, avec des gens qui peuvent être depuis peu de temps en France, jusqu'à d'autres plus longtemps,
04:21la moyenne c'est à peu près un an et demi de présence en France,
04:23avant d'arriver chez nous avec un vrai problème.
04:26Alors justement, quelles difficultés ils connaissent, ils rencontrent ces exilés pour l'accès aux soins ?
04:31Ceux qu'on voit, ils sont en mauvaise santé, le premier problème c'est des problèmes de santé mentale,
04:37c'est-à-dire des troubles, des angoisses, des dépressions, des psychotraumatismes lourds,
04:43parce qu'ils ont connu des parcours épouvantables, venant de situations déjà dans leur pays,
04:48pour des multiples motifs très très traumatiques.
04:51Et puis souvent, la traversée jusqu'en Europe occidentale est traumatisante aussi.
04:57On n'a plus besoin de la raconter, la liste des traumatismes sur le trajet est gigantesque.
05:02Et en fait, ils arrivent en France avec cet espoir d'être enfin arrivés quelque part, dans un lieu sécure,
05:08et ce n'est pas toujours le cas, puisqu'on les retrouve à la rue,
05:11on trouve des femmes et des enfants encore à la rue,
05:13et voilà, c'est des gens qui arrivent avec des problèmes lourds en termes de santé et d'accès aux
05:19soins.
05:19Puisqu'en France, on a une protection sociale quand même, qui ne marche pas trop mal.
05:23Sur le papier, elle marche assez bien, normalement tout le monde est couvert,
05:26sauf que chez nous, 7 sur 10 arrivent et n'ont pas eu accès à la fameuse aide médicale d
05:31'État
05:32ou à la sécurité sociale dont ils relèvent,
05:34mais complexité des papiers, accueil toujours, pas toujours positif,
05:40voilà, et on aide beaucoup à cette inclusion.
05:42Justement, cette aide médicale d'État, elle est, allez, on peut dire, kidnappée par des enjeux politiques.
05:51Quels arguments, parce que je pense qu'on peut répondre par des arguments en termes de santé publique,
05:56quels arguments il faut opposer à ceux qui disent, il faut supprimer l'aide médicale d'État, etc.
06:01D'abord, je voudrais pouvoir rencontrer ces gens et leur expliquer le parcours de ces gens
06:07qui ont recours à l'aide médicale.
06:09Je prends le pari avec vous qu'il n'y a pas une personne qui dirait,
06:13ah oui, quand même, celui-là, il faut l'aider, il faut le soigner.
06:16D'accord ?
06:16On parle de gens qui ont besoin du système de santé, pas pour aller faire des cures.
06:21D'accord ?
06:22Parce qu'ils ont des cancers, parce qu'ils ont des maladies infectieuses,
06:25parce qu'ils ont la tuberculose, parce qu'ils ont des tas de choses, le diabète.
06:30Et ces gens-là, en fait, le coût de la santé est...
06:34Alors voilà, ce que je vais vous dire, parce qu'il y a l'argument, évidemment, moral, il est évident.
06:38Mais bon, mais au-delà de ça, il y a ce que, voilà, le coût en termes de santé,
06:42s'il n'y a pas la prévention, s'il n'y a pas l'aide médicale d'État, etc.
06:45Non, mais même le coût...
06:46C'est une vraie question.
06:47Un milliard, un milliard, évidemment, si tu as une famille, ça coûte un milliard.
06:50Voilà, qu'est-ce que je pourrais faire avec un milliard ?
06:52Mais la santé, c'est 1 400 milliards, pour l'ensemble de la population.
06:56Donc, c'est rien du tout.
06:57C'est rien du tout.
06:58Par contre, c'est un vrai bénéfice, pour eux et pour tout le monde.
07:01Quand vous êtes dans le métro, que vous croisez quelqu'un qui a une jambe cassée,
07:05tout le monde se satisfait plutôt d'une situation où on se dit,
07:08on va pouvoir l'emmener à l'hôpital et lui réparer sa jambe, etc.
07:12Donc, je pense que c'est une fausse nouvelle qui circule,
07:15une intoxication du débat public.
07:18Non, l'aide médicale d'État ne coûte rien.
07:20Et rend d'énormes services.
07:23Elle est menacée.
07:25Est-ce que ça vous met en difficulté ?
07:26Oui.
07:27Vous en voyez les faits, déjà ?
07:29Bien sûr.
07:29Parce que nous, ce qu'on peut faire, on a un plateau de consultation.
07:34Les médecins qui nous écoutent vont bien comprendre.
07:36À un moment donné, on a besoin du recours à l'hôpital,
07:38pour des soins lourds, pour des opérations, pour tout ça.
07:40Et ça, on ne pourra jamais nous le faire au niveau associatif.
07:43Donc, nous, on est cet intermédiaire qui permet justement
07:45que le monde hospitalier accueille dans de meilleures conditions
07:48des gens qui sont perdus.
07:50On les accompagne.
07:50Ça va mieux se passer derrière.
07:52Et on a absolument besoin de cette aide médicale, oui,
07:55pour continuer notre travail.
07:57Donc, il y a la dimension santé.
07:59Mais vous l'avez dit, finalement, l'association,
08:03de fil en aiguille, elle s'occupe de beaucoup d'autres choses,
08:05notamment l'aspect administratif.
08:07Quel est votre rôle en la matière ?
08:11La charte d'Ottawa, en 86, l'ONU, l'OMS, avait dit
08:15que la santé, c'est d'abord un hébergement, une alimentation, une sécurité.
08:20Voilà.
08:20Sur la question de la sécurité, ces gens sont en grand danger.
08:23Ils craignent tout le temps un contrôle.
08:25Beaucoup d'entre eux, non.
08:26Effectivement, pas le papier administratif qu'il leur faut.
08:29Et ça, ça abîme beaucoup leur santé.
08:31Et quand on les accompagne, on arrive à solutionner parfois
08:34cette situation-là aussi, d'accord ?
08:36En particulier, il y a une loi française qui existe encore
08:39et qui permet à des gens, quand ils ont des maladies importantes,
08:41d'avoir accès à un titre provisoire pour se soigner.
08:44Donc, par exemple, on accompagne beaucoup ça.
08:46Et ça, c'est d'abord leur santé.
08:48Une fois qu'ils ont ce titre, ils se soignent aussi.
08:51Mais on voit bien que c'est une dimension très importante pour eux.
08:54Et les professionnels de santé, ils se transforment
08:58en spécialistes de l'administration, en quelque sorte ?
09:00Non, parce qu'on travaille en pluridisciplinaire.
09:02Moi, je suis dans mon rôle, je suis médecin,
09:04j'accueille, j'écoute, je prescris.
09:06Et mon collègue socio-juriste le va le voir après
09:09ou l'a vu avant et s'est occupé de son accès
09:12à l'aide médicale, à la C2S,
09:14à tous ces acronymes un peu compliqués,
09:17mais qui sont des sésames pour se soigner très importants.
09:19Vous travaillez avec Santé Publique France ?
09:21Beaucoup.
09:22On est très soutenus par Santé Publique France.
09:24Ils nous font, par exemple, un grand service
09:27avec l'édition d'un guide à 45 000 exemplaires
09:30qu'on retrouve dans toutes les urgences des hôpitaux
09:32et où on a essayé de détailler un peu
09:35tous les problèmes de santé,
09:36les problèmes médicaux qui se posent à cette population.
09:39On est quand même avec une cohorte
09:40de 10 000 personnes par an,
09:42un des lieux d'observation de la santé des exilés,
09:45les plus reconnus.
09:46L'HAS vient aussi nous solliciter
09:49pour des avis sur certaines maladies
09:51par rapport à certaines populations.
09:53On va parler du financement du Comède
09:54et donc de DIFT.
09:56Alors, ce partenariat avec DIFT,
09:57il est récent, il existe depuis longtemps.
10:00Qu'est-ce que vous pouvez nous en dire ?
10:01Alors, on bénéficie de subventions publiques
10:04puisqu'on a finalement rempli une mission de service public.
10:06Tout le monde sait que l'appui public
10:09est en grande difficulté pour les associations.
10:11Cette année, l'année 2025,
10:13a été un coup de massue
10:15puisqu'une perte de 20 % sur un budget,
10:17c'est énorme.
10:18Voilà.
10:18Donc, on n'a jamais été trop sur le financement privé.
10:22On fait appel à certaines fondations.
10:25Mais là, il faut absolument
10:27qu'on élargisse nos sources de financement.
10:28C'est très important
10:29parce qu'on ne peut plus assurer pleinement
10:33et de manière de qualité nos prestations
10:35si on n'est pas aidé.
10:36D'où cette collaboration avec DIFT
10:38qui s'est révélée, j'allais dire,
10:40à la fois amusante et intéressante.
10:42Oui, parce que vous avez lancé un DIFT Challenge, c'est ça ?
10:45C'est ça.
10:45Alors, c'est quoi ?
10:46Un petit peu sur tout le réseau d'adhérents
10:49et de 200 personnes.
10:50On a été sollicités pour interpeller nos carnets d'adresses
10:54avec tous les outils numériques que nous propose DIFT
10:56et des petites relances
10:58et des choses un peu amusantes
11:01pour solliciter les gens
11:01par des messages personnalisés.
11:03Je crois que c'est ça qui a marché
11:04et qui a permis de donner un petit peu d'oxygène à l'association.
11:08Mais on est loin du compte.
11:09Oui, alors justement, on va terminer là-dessus.
11:11Si on veut vous aider,
11:12il y a certainement des téléspectatrices,
11:15des téléspectateurs qui se disent
11:16tiens, allez, je suis convaincu, je vais aider le ComEd.
11:19C'est très formidable, c'est très facile.
11:21Vous tapez ComEd dans n'importe quel moteur de recherche
11:23et là, vous avez l'onglet soutenez-nous
11:25et on vous proposera différentes possibilités
11:27de nous soutenir.
11:29Voilà, vous allez soutenir beaucoup de femmes.
11:31Un patient sur deux, c'est une femme.
11:33Il y a aussi des enfants,
11:34il y a des personnes âgées,
11:35il y a vraiment tous les publics,
11:36plus de 140 nationalités
11:38et des gens qui ont vraiment besoin d'aide.
11:42Merci beaucoup Patrick Lamour.
11:43Bon vent au ComEd.
11:45On passe au débat de ce Smart Impact,
11:48le label Bicorp qui se refonde.
11:57C'est le débat de ce Smart Impact.
11:59On parle du label Bicorp qui se refonde
12:02avec Augustin Boulot.
12:03Bonjour.
12:04Bonjour.
12:04Bienvenue, déléguée générale de Bilab France.
12:06C'est Elisabeth Laville.
12:07Bonjour.
12:07La fondatrice d'Utopie.
12:09Bonjour.
12:10Augustin Boulot.
12:12Déjà, en quelques mots, Bilab France
12:13par rapport au label Bicorp,
12:15c'est quoi qu'on comprenne bien ?
12:16Bilab, c'est l'organisation internationale
12:18qui porte le mouvement Bicorp.
12:20Donc Bilab France, c'est le chapitre français
12:22de cette organisation.
12:23Et donc, on parle d'un mouvement Bicorp.
12:25C'est plus qu'une certification, c'est ça ?
12:27Exactement.
12:27Bicorp, c'est un mouvement d'entreprises
12:29qui cherche à questionner la place
12:32qu'elles prennent au sein de la société.
12:34Et donc, elles sont rassemblées
12:36au sein d'une communauté.
12:37Bicorp, c'est vraiment cette singularité
12:40qui repose sur deux choses.
12:42Un réseau d'entreprises qui travaillent ensemble,
12:44qui est hyper engagé,
12:45qui collabore ensemble pour résoudre
12:47toute une série d'enjeux sociaux
12:49et environnementaux,
12:50et qui est adossé à la rigueur
12:53et la crédibilité d'une certification internationale.
12:56C'est combien d'entreprises en France aujourd'hui ?
12:57En France, c'est un petit peu plus de 600 entreprises,
12:59630 entreprises.
13:00Avec une progression régulière ?
13:03Avec une progression régulière.
13:05Et alors, en plus, je pense qu'on en parlera,
13:06on rentre là dans une nouvelle ère pour Bicorp.
13:10Évidemment, on va expliquer...
13:12C'est changer les standards.
13:13Bien sûr.
13:14Et donc, il y a évidemment un élément de progression
13:16qui est encore plus ancré
13:18dans les nouveaux critères,
13:19dans ce nouveau système.
13:21C'est quoi Utopie, Elisabeth, la ville, en quelques mots ?
13:23Alors, Utopie, c'est un cabinet de conseil
13:25qui est spécialisé sur l'engagement,
13:26les stratégies d'engagement des entreprises
13:28depuis 33 ans.
13:29Donc, nous aussi, j'espère qu'on est dans une année
13:31de résurrection, de renaissance.
13:34Et en fait, on a notamment été la première entreprise
13:37certifiée Bicorp en France en 2013.
13:39Et on a lancé le mouvement ensuite en France
13:42et donc, on s'est occupé pendant 5 années.
13:46On peut faire un bilan.
13:47Plus d'une douzaine d'années, 12-13 ans de certification.
13:50Ça veut dire qu'on n'est pas certifié pour toujours.
13:54Il faut expliquer comment ça marche.
13:55Quel bilan vous en faites ?
13:56Qu'est-ce que ça a apporté à votre entreprise ?
13:58Ce qui est intéressant, c'est que ce que ça apporte,
14:00et c'est encore plus vrai sur la nouvelle version
14:03des standards, de l'extérieur, on pourrait voir ça
14:06comme une case, on la coche ou on ne la coche pas,
14:09on est certifié, on passe la barre ou on ne la passe pas,
14:11on est certifié ou on ne l'est pas,
14:13une espèce de reconnaissance du travail accompli.
14:14En réalité, c'est beaucoup plus intéressant
14:16de le voir comme un chemin de transformation
14:18puisque là, il y a eu déjà six révisions des standards
14:22avant celles d'aujourd'hui.
14:24Tous les trois ans, les standards étaient rehaussés.
14:28Donc, l'idée, c'est que si vous ne progressez pas,
14:30mathématiquement, au bout d'un moment,
14:32vous perdez la certification.
14:33Et donc, c'est vraiment fait pour accompagner,
14:35il faut plus le voir comme un mouvement
14:37de transformation des entreprises
14:39et un mouvement d'entrepreneurs
14:40qui ont conscience que l'entrepreneuriat,
14:44c'est une transformation permanente
14:46et une façon de progresser en continu
14:48dans ce qu'on veut faire.
14:49C'est vraiment comme ça que c'est conçu.
14:51On va vraiment parler des nouveaux critères,
14:53mais pour ceux qui ne connaissent pas,
14:54celles et ceux qui ne connaissent pas,
14:55c'est une note, on obtient une note ?
14:58Jusqu'à aujourd'hui, ça a été une note.
15:01C'est ça.
15:02Il fallait franchir la barre de 80 points
15:04sur entre 200, 300, parfois 400 points disponibles.
15:09Et là, c'est vrai qu'on change de dimension.
15:11On va s'appuyer sur une série d'exigences
15:15partagées de critères
15:17où toutes les entreprises Bicorp
15:19devront répondre à cette série d'exigences.
15:21Alors, il y a quelques subtilités
15:23en fonction de la taille de l'entreprise,
15:24de son secteur d'activité.
15:26Mais ça va être le nouveau principe de fonctionnement.
15:29Qu'est-ce qui change fondamentalement ?
15:30Est-ce que ça veut dire qu'une entreprise,
15:31elle doit être,
15:32alors je vais être un peu caricaturale,
15:34mais elle doit être bonne sur tout,
15:35sur tous les critères ?
15:36Est-ce que c'est un des changements ?
15:38Dans ce nouveau système,
15:39effectivement, il faudra qu'elle démontre
15:41un certain niveau de performance
15:43sur un ensemble de critères.
15:45Alors après, elle pourra les surpasser
15:47sur certaines exigences,
15:49mais c'est vrai que c'est une des transformations
15:51majeures de ce nouveau système.
15:53Et donc, sur un ensemble de critères
15:56qui sont rangés dans sept thématiques d'impact
15:59qu'on pourra peut-être détailler.
16:01Alors allons-y.
16:01Allons-y, les sept thématiques d'impact.
16:03Alors, il y a deux thématiques
16:07plutôt attrées à la notion de gouvernance
16:10et de mission,
16:12et de gouvernance de ses parties prenantes.
16:17Une qui est plutôt tournée,
16:18qui est très innovante,
16:20qui est tournée autour des affaires publiques
16:22et de l'action collective.
16:23Donc, on va demander aux entreprises
16:24des actions de lobbying positif
16:26et de s'inscrire dans des démarches
16:28d'action collective.
16:29C'est très...
16:30On va en reparler, ça.
16:31C'est vraiment intéressant.
16:32C'est très proche des valeurs de Bicorp
16:34depuis ses débuts.
16:36Ensuite, il y a trois thématiques sociales.
16:37Une sur le travail équitable,
16:40les droits humains,
16:41et ensuite une thématique
16:42sur les enjeux de diversité et d'inclusion.
16:44Et puis, deux thématiques environnementales.
16:46Une sur le climat
16:46et une plutôt sur les enjeux de circularité.
16:48Vous l'accueillez comment, cette refonte ?
16:52Il y en avait besoin ?
16:53Vous dites, c'est bien,
16:54ça nous aiguillonne d'une certaine façon ?
16:56Oui, il y en a besoin parce que...
16:58D'abord, parce que le monde change,
17:00parce que les enjeux sont de plus en plus complexes,
17:02parce que d'une certaine façon,
17:03on sait qu'aujourd'hui,
17:04ces sujets sont un peu en flottement
17:05dans le monde, on va dire.
17:07On peut le dire comme ça.
17:09Et c'est bien de montrer que les entreprises,
17:12certaines entreprises,
17:14ont conscience qu'elles sont à nouveau
17:15en première ligne d'une certaine façon,
17:17puisqu'on voit bien que sur le multiralé,
17:18les latéralismes, les COP,
17:19ça ne marche pas trop,
17:20la réglementation, là,
17:21ça pousse moins que ça a poussé.
17:23Et donc, les entreprises se retrouvent à nouveau,
17:25un peu comme quand moi,
17:26j'ai créé Utopie, en réalité,
17:27en première ligne pour faire avancer la transition,
17:29au sens où, si elles ne le font pas,
17:32ça va avancer moins vite.
17:33Et comme elles sont de toute façon
17:34en première ligne sur les impacts,
17:35c'est l'occasion.
17:36Et donc, finalement,
17:38la refonte des standards,
17:39elle correspond à cet impératif de l'époque,
17:42d'une part,
17:43et d'autre part,
17:44au fait que,
17:45parce que Bicorp rassemble aujourd'hui
17:48plus de 10 000 entreprises dans le monde,
17:50il y a un enjeu à changer d'échelle.
17:52On a à changer d'échelle
17:53au fil du temps,
17:55le mouvement,
17:56et encore plus maintenant,
17:58parce qu'au fond,
17:59ce qu'on voudrait incarner,
18:00je pense,
18:01vous connaissez peut-être
18:02cette théorie des minorités actives
18:04qui dit que,
18:04pour qu'un mouvement gagne
18:06et change vraiment la société,
18:08ou en l'occurrence,
18:08le capitalisme,
18:09il faut qu'il représente
18:11une minorité active
18:12constituée en général
18:12autour de 10 %,
18:13ça veut dire 10 % des entreprises d'un pays,
18:1610 % des entreprises d'un secteur,
18:17etc.
18:18Et à partir de ce seuil de 10 %,
18:20on considère que les pratiques
18:22et la vision de la minorité active
18:24gagnent la majorité silencieuse.
18:26Ça peut devenir la norme,
18:27d'une certaine façon.
18:27Ça devient la norme sociale,
18:28c'est exactement la façon
18:29dont ça se produit.
18:30Et donc,
18:31alors ça,
18:32c'est pas que Bicorp,
18:33c'est Bicorp,
18:34peut-être plus les entreprises à mission,
18:35plus un certain nombre de mouvements
18:37qui sont dans...
18:38Mais Bicorp est le plus gros mouvement mondial.
18:40Donc,
18:42on a pour responsabilité
18:44d'accélérer cette transformation
18:45et ce changement d'échelle,
18:47je pense,
18:47il est vrai pour l'organisation Bicorp
18:49parce qu'on a aussi
18:50des grosses entreprises
18:51qui sont devenues certifiées Bicorp,
18:53etc.
18:54Et donc,
18:54voilà,
18:54c'est une façon de changer d'échelle.
18:56Il y a une logique aussi
18:57d'auditeur tiers indépendant
18:59qui n'existait pas forcément avant
19:01et que vous rajoutez,
19:02c'est ça ?
19:03Alors qu'on rajoute oui,
19:05il y a une réglementation européenne
19:07qui va arriver en septembre 2026,
19:11Empowering Consumers
19:11for the Green Transition,
19:13qu'on soutient.
19:14On trouve que ça va donner
19:16plus de clarté aux consommateurs
19:18justement sur
19:18qu'est-ce que sont
19:19ces cadres d'exigence,
19:23que ce soit des certifications,
19:24des labels
19:25sur des enjeux de durabilité.
19:27Et dans cette réglementation
19:29qui vient encadrer
19:30les certifications,
19:32donc voilà,
19:32nous on trouve que c'est plutôt positif,
19:34ça va permettre aussi
19:34de faire un peu le tri.
19:35Il y a beaucoup,
19:36beaucoup de labels,
19:37de certifications.
19:38Je ne sais pas s'il y a
19:39trop de labels,
19:40mais il y a beaucoup.
19:41Ça existe aussi,
19:42on ne va pas se rire.
19:43Peut-être trop de labels
19:43qui sont moins crédibles.
19:44Donc là,
19:45ce qui se passe,
19:45c'est qu'il y aura un audit
19:46qui va dépendre,
19:47je crois,
19:47du chiffre d'affaires
19:47tous les trois ans
19:48pour un chiffre d'affaires
19:49inférieur à 10 millions d'euros,
19:50tous les deux ans
19:51entre 10 et 75 millions d'euros,
19:53tous les ans
19:53au-delà de 75 millions d'euros,
19:55c'est ça ?
19:55C'est ça.
19:56Il y aura ce qu'on appelle
19:56des audits de surveillance
19:59intermédiaires
19:59et puis ensuite,
20:00il y aura des passages
20:01qui seront communs
20:02pour toutes les entreprises,
20:03effectivement,
20:04en année zéro,
20:04en année trois,
20:05pour démontrer
20:06qu'on aura progressé
20:07sur les exigences
20:09et puis en année cinq
20:09et donc,
20:10le nouveau cycle
20:11de certification Bicorp
20:12sera sur cinq ans.
20:13Elisabeth Laville,
20:14ça va dans le bon sens ?
20:15Ça va dans le sens
20:16de la progression,
20:17c'est-à-dire qu'on n'est plus
20:18sur trois ans,
20:19on est sur cinq ans
20:20avec des objectifs de progrès
20:22que vous prenez
20:23en année zéro
20:24et un contrôle à minima
20:26en année trois
20:27et en année cinq.
20:28Donc,
20:28c'est vraiment
20:28l'accompagnement
20:30d'un processus
20:30de transformation.
20:31ça correspond
20:31à ce que pas mal
20:32de Bicorp font déjà,
20:33c'est-à-dire que
20:34les entreprises
20:35qui rentrent
20:35dans ce mouvement
20:37utilisent
20:39le référentiel
20:39de certification
20:41comme un outil
20:41pour progresser
20:42en se disant,
20:43tiens,
20:44là,
20:44ça va être encore plus
20:45le cas avec les sept
20:46domaines d'impact
20:47obligatoires,
20:48mais on se disait,
20:49tiens,
20:49là,
20:49on n'est pas très bon,
20:50on pourrait,
20:51et comme avant,
20:52c'était sous la forme
20:53d'un QCM,
20:54donc on se disait,
20:54même si vous cochiez
20:55la case la plus basse,
20:56vous disiez,
20:57tiens,
20:58ça,
20:58en fait,
20:58on ne le fait pas
20:59ou je n'y ai jamais pensé,
21:00mais on pourrait le faire,
21:01ça,
21:01si on allait chercher
21:02vraiment un peu
21:02d'effort,
21:03on pourrait le faire,
21:04etc.
21:04Donc,
21:04c'était une façon,
21:05déjà,
21:06de structurer
21:06un plan de progrès
21:07et là,
21:08c'est encore plus le cas
21:09avec un seuil
21:10d'exigence
21:12encore plus ambitieux.
21:14Alors,
21:14effectivement,
21:15je suis assez d'accord
21:15pour dire qu'il y a
21:16trop de labels,
21:16trop de certifications,
21:19comment Bicorp
21:22se singularisait déjà
21:23et à quel point
21:25cette nouvelle mouture
21:27vous permet
21:28de vous singulariser
21:28encore plus ?
21:29Je pense qu'une des singularités,
21:32une des points de force
21:33de Bicorp,
21:34au-delà des critères,
21:36où il y a effectivement,
21:36on a parlé de quelques éléments
21:38assez innovants
21:39dans ces nouveaux critères,
21:40que ce soit sur le lobbying positif
21:42ou la démarche d'action collective,
21:44qui sera donc exigée
21:45pour toutes les entreprises,
21:46toutes les entreprises
21:47devront démontrer
21:48qu'elles s'inscrivent
21:49au-delà de leur performance
21:51d'impact individuel
21:52dans des démarches
21:53d'action collective.
21:54Ça,
21:54je pense que c'est assez singulier
21:55dans le paysage
21:56des certifications.
21:57et je pense que moi,
21:58un des éléments
21:59les plus forts
22:00de ce mouvement,
22:01c'est qu'elle repose
22:03à la fois
22:03sur cette certification
22:05et cette communauté
22:06d'entreprises
22:07hyper engagées
22:08et qui n'est pas juste là
22:10effectivement
22:10pour travailler ensemble,
22:12être interdépendants,
22:13mais qui croit en
22:14une théorie du changement
22:16de système économique
22:18où on veut
22:18non seulement
22:19changer
22:20les pratiques
22:21des entreprises,
22:22mais on veut aussi
22:23aller sur le terrain
22:24réglementaire,
22:25on veut changer
22:25ce qui structure
22:27l'économie.
22:27C'est pour ça d'ailleurs
22:28que quand on devient
22:29Bicorp,
22:30on modifie aussi
22:31ses statuts,
22:32ça fait partie
22:33des exigences,
22:34donc voilà,
22:34il y a plein de choses
22:35qui effectivement
22:35permettent de singulariser
22:36le mouvement Bicorp.
22:38Est-ce que...
22:38Allez-y,
22:39pour aller dans ce sens-là,
22:41peut-être qu'il y a deux choses
22:41qui me paraissent importantes,
22:43c'est que souvent
22:43les réglementations,
22:44c'est très complexe
22:45et assez rébarbatif,
22:46j'ai envie de dire presque,
22:47ça finit par être
22:48aussi rébarbatif
22:49que des textes réglementaires
22:50qui ont justement
22:50été pointés du doigt
22:51par les entreprises
22:52comme étant très rébarbatif.
22:53Ce que Bicorp a réussi,
22:54parce que c'est un mouvement
22:55d'entrepreneurs à la base,
22:56c'est d'arriver à être
22:57à la fois très robuste
22:58sur le fond
22:59et très enthousiastement,
23:00très exigeant
23:01et de plus en plus
23:02au fil des révisions
23:04des standards
23:05et très enthousiasmant
23:07sur le projet
23:08qui est porté,
23:09qui est vraiment
23:09de porter un rôle
23:11plus positif,
23:12contributif de l'entreprise
23:13dans la société.
23:13Est-ce que cette refonte,
23:14ce n'est pas aussi
23:15un moyen de rester
23:16un club un peu fermé ?
23:17Vous voyez ce que je veux dire ?
23:19Parce que si les critères
23:20deviennent de plus en plus exigeants...
23:21C'est tout ce que j'expliquais
23:22sur la complexité
23:24de la minorité active.
23:25Et donc peut-être que ça va
23:25inciter certains
23:26à ne pas y aller.
23:27Vous avez dû vous poser la question,
23:29j'imagine,
23:29où on met le curseur
23:30pour continuer
23:32d'être exigeant
23:33et en même temps
23:34pas trop...
23:34Ça fait évidemment partie
23:35des questions
23:36qui ont été posées
23:37au moment où on a réfléchi
23:38à cette nouvelle évolution.
23:41Et alors,
23:42ce n'est pas du tout
23:42dans la vision
23:44qui est portée
23:45dans ce nouveau système.
23:46D'abord,
23:47la première chose
23:47qu'on cherche à faire,
23:49c'est d'embarquer
23:50toutes les entreprises
23:51qui sont déjà certifiées
23:52dans ce nouveau système.
23:54Il n'y a pas eu de volonté
23:55de se dire
23:55qu'il faut qu'on crée quelque chose
23:56pour éjecter 20%,
23:5830%.
23:58Vraiment,
23:59l'ambition,
23:59c'est que toutes les entreprises
24:00puissent être embarquées
24:02dans ce...
24:03Toutes les entreprises
24:04bicorps puissent être embarquées
24:05dans ce nouveau système.
24:06Et je pense qu'on va voir
24:07qu'avec ce nouveau système,
24:09où la première marge d'entrée,
24:11puisqu'on est beaucoup plus
24:12dans cette démarche de progrès,
24:14va peut-être en fait
24:15parler à d'autres entreprises
24:17qui, dans l'ancien système,
24:21ne s'y retrouvaient pas.
24:22Donc je pense que,
24:23oui, il y a cette volonté
24:24d'être exigeant,
24:26d'être robuste,
24:26mais pas de rester un club
24:29trop fermé.
24:30Seulement,
24:30je ne vous ai pas entendu
24:31sur le critère affaires publiques,
24:34ce lobbying,
24:36en fait,
24:37qui va être exigeant.
24:38Quand vous discutez
24:39avec les gens
24:39qui font les lois,
24:40notamment sur la transition,
24:41ils vous disent
24:42que quand ils ont une loi,
24:43en gros,
24:44ils n'ont que des ONG
24:45qui sont pour
24:45et que des entreprises
24:47qui sont contre.
24:48Et que, en fait,
24:48ça les aiderait,
24:49même en interne,
24:50vis-à-vis du Premier ministre,
24:51du Président de l'Assemblée,
24:52d'avoir des entreprises
24:53qui disent
24:53mais nous,
24:53on pense que c'est une bonne chose,
24:55cette réglementation.
24:56Et oui, ça nous contraint,
24:57mais on est prêts à faire ça.
24:58Je voudrais insister
24:59sur deux points,
24:59sur ce que vous aviez dit.
25:0030 secondes, alors.
25:01Challenge.
25:03Les standards bicorps,
25:04historiquement,
25:04il y a les entreprises certifiées
25:06mais les standards
25:07sont gratuits,
25:08accessibles à l'ensemble
25:09des entreprises dans le monde
25:10pour s'auto-évaluer
25:11et se fixer
25:12des objectifs de progrès
25:13même si elles ne sont pas intéressées
25:14par la certification.
25:16C'est un énorme sujet
25:17et ça différencie beaucoup
25:19bicorps
25:19de plein d'autres référentiels
25:21ou quasiment de tous les autres.
25:22Et l'autre chose,
25:23c'est que c'est le seul
25:24à traiter la question
25:26non pas juste
25:27de la diminution
25:28des impacts négatifs
25:28sur les activités
25:29telles qu'elles sont
25:30mais de la transformation
25:31du modèle d'affaires
25:32vers des modèles d'affaires
25:33à impact.
25:33C'est un énorme sujet
25:34de la certification bicorps.
25:36Dans les standards précédents,
25:37c'était très présent.
25:38Là, c'est en train
25:39d'être retravaillé
25:39pour être réintégré
25:40au nouveau standard.
25:41On a déjà fait
25:42le socle de base
25:43et c'est quelque chose
25:44qui plaît beaucoup
25:44aux entreprises.
25:45Merci beaucoup.
25:46Vous avez rempli la mission.
25:4840 secondes.
25:48Parfait.
25:49Merci beaucoup
25:50et à très bientôt
25:51sur Bsmart for Change.
25:53C'est l'heure
25:53du grand entretien
25:54de ce Smart Impact
25:55avec le président de Biocop.
26:03Prêt pour l'impact ?
26:04C'est la question
26:04que je pose chaque jour
26:05à une personnalité
26:06qui compte
26:06dans notre économie.
26:08Et aujourd'hui,
26:09je reçois
26:09Henri Gaudron.
26:10Bonjour.
26:11Bonjour.
26:11Président de Biocop.
26:13Bienvenue à vous.
26:14Comme son nom l'indique,
26:15c'est une coopérative.
26:16Combien de magasins ?
26:17Quelle philosophie ?
26:19Présentez-nous Biocop.
26:20Alors, Biocop,
26:20c'est une coopérative
26:21de magasins,
26:22de producteurs,
26:23de salariés
26:24et de consommateurs.
26:25On est unique
26:25sur le marché
26:26à avoir cette décomposition
26:27et cette multitude
26:28d'acteurs.
26:30747 magasins
26:31aujourd'hui
26:33et un développement
26:34qui se maintient,
26:36qui se développe
26:36et on est les leaders
26:38sur la distribution
26:39bio spécialisée.
26:40C'est quoi la philosophie ?
26:42C'est important
26:42de parler
26:44quand on dit coopérative.
26:46C'est quoi la logique
26:47de la philosophie ?
26:47Alors,
26:48la philosophie
26:48d'une coopérative,
26:49c'est de pouvoir partager
26:50le pouvoir,
26:50de pouvoir se dire
26:51et c'est typiquement
26:52le cas
26:53au conseil d'administration,
26:53où j'ai à la fois
26:54des producteurs
26:55qui, eux,
26:57veulent pouvoir vendre
26:57et vivre décemment
26:58de leur travail
26:59et on en reparlera
27:00tout à l'heure
27:01avec l'omers équitable.
27:01On va parler de l'omers équitable,
27:02évidemment.
27:03C'est très important pour nous.
27:04On a des salariés
27:04qui sont là aussi
27:05parce qu'ils font le travail
27:08de Biocop
27:09mais que ce soit aussi
27:10Biocop,
27:10les magasins
27:11mais aussi,
27:11on a des salariés
27:12de groupements de producteurs
27:14qui sont représentés
27:15et les consommateurs
27:17qui sont là aussi
27:18pour nous aiguillonner,
27:19j'allais dire,
27:20un peu aussi
27:20sur le prix.
27:21Oui, oui,
27:22ce qui est normal,
27:22ce qui est très bien
27:23et au sein
27:24du conseil d'administration
27:25donc on partage
27:26cette vision
27:27tous ensemble.
27:29Le but,
27:29la philosophie de Biocop
27:31c'est de développer
27:31l'agriculture biologique.
27:32Oui.
27:33Donc on a vraiment
27:34cette mission
27:35depuis maintenant
27:3640 ans.
27:37On est sur quel modèle économique ?
27:40Alors,
27:40un modèle économique...
27:41Parce que ça veut dire quoi ?
27:42Ça veut dire
27:45un adhérent,
27:45j'allais dire une voix ?
27:46Voilà,
27:47la logique...
27:48Le principe d'une coopérative
27:49c'est un homme,
27:50une voix.
27:51Alors nous,
27:51c'est un petit peu différent
27:51parce que c'est un magasin,
27:52un magasin,
27:54une voix,
27:54un groupement de producteurs,
27:56une voix,
27:57un sociétaire salarié,
27:58une voix,
27:59et une assaut de consommateurs
28:00aussi,
28:00une voix.
28:01Et on est sur cette logique
28:03de partage,
28:04on est sur cette logique
28:05de discussion incessante
28:07pour faire avancer
28:08le modèle agricole,
28:10pour développer
28:11l'agriculture biologique.
28:12Et on a rajouté
28:13dans un souci
28:14de coopération
28:15et d'équité.
28:16Vous êtes vous-même
28:18à la tête d'un magasin ?
28:19Oui,
28:19j'ai trois magasins
28:21dans la Manche,
28:22trois magasins
28:22en Normandie
28:23et j'ai pris
28:26la présidence
28:26de Biocop
28:26depuis maintenant
28:27deux ans.
28:28Qu'est-ce que ça apporte ?
28:29Est-ce qu'il faut forcément
28:30être à la tête
28:31d'un magasin ?
28:31Vous voyez ce que je veux dire ?
28:33Il faut comprendre,
28:35avoir les mains
28:36dans le cambouis
28:36en quelque sorte ?
28:37Alors,
28:38pas forcément
28:39parce qu'on a
28:40par exemple
28:41deux producteurs.
28:42On a Mathieu
28:43qui se présente
28:46comme éleveur de patates
28:47qui fait de la culture
28:48de plein champ
28:50dans le nord
28:51et Johan
28:52qui vient de nous rejoindre
28:53qui est apiculteur
28:54dans le limousin
28:55et ils connaissent
28:56parfaitement bien
28:57le monde agricole
28:58ils connaissent
28:59parfaitement bien
28:59maintenant Biocop
29:00parce que ça fait
29:01des années
29:01qu'ils travaillent avec nous
29:02et ce sont aussi
29:04d'excellents administrateurs
29:05qui connaissent bien
29:06les problématiques
29:07à la fois des magasins.
29:08Il ne faut pas forcément
29:08être directeur de magasin
29:09pour être à la tête
29:10du réseau Biocop ?
29:11Non,
29:11dans les statuts
29:12on peut très bien avoir
29:14soit un producteur
29:15soit un magasin
29:16ça permet d'avoir
29:17cette diversité
29:18et puis de pouvoir
29:19vraiment parler
29:20de la culture biologique.
29:21Vous êtes rentré
29:22en 2013
29:23c'est ça
29:23chez Biocop ?
29:24En quoi ?
29:24En ouvrant
29:25un premier magasin ?
29:25J'ai racheté un magasin
29:27après une carrière
29:28dans le domaine bancaire
29:29j'ai racheté
29:29le magasin de la branche
29:31en 2013
29:32j'en ai créé
29:33et voilà
29:34maintenant
29:34Est-ce que vous imaginez
29:35devenir président ?
29:37Non
29:37Comment c'est venu alors ?
29:39Alors comment c'est venu
29:39un intérêt
29:42pour la politique interne
29:43chez Biocop
29:44on a la particularité
29:46d'être une coopérative
29:47très vivante
29:48puisqu'on a beaucoup
29:49d'élus
29:49dans différentes commissions
29:50beaucoup
29:51de postes
29:52et chacun
29:53prend la parole
29:54c'est vraiment
29:55alors
29:55j'ai pu vivre
29:56notamment
29:57dans des coopératives
29:58bancaires
29:59où c'est très
30:01feutré
30:02j'allais dire
30:03la discussion
30:03chez Biocop
30:04on s'est discuté
30:05on discute
30:07franchement
30:07entre nous
30:08Vous n'êtes pas forcément
30:09d'accord ?
30:10On a
30:10et heureusement
30:11on a
30:12heureusement des désaccords
30:13sinon ce serait trop simple
30:15et on se dirait
30:15voilà avec une seule voix
30:16c'est quand même problématique
30:17donc on a très souvent
30:18des désaccords
30:19mais c'est aussi
30:20la richesse
30:21et c'est comme ça
30:21après quand on se met d'accord
30:23on avance
30:23et on avance toujours
30:24dans cet objectif
30:25de développer
30:26l'agriculture biologique
30:26et c'est très intéressant
30:29c'est très fort
30:30des discussions
30:32importantes
30:33mais on a toujours
30:34ce cap
30:34comment on peut faire
30:35pour développer
30:36Quelques chiffres
30:37le chiffre d'affaires
30:37consolidé TTC 2024
30:391,8 milliard d'euros
30:43vous l'avez dit
30:44740
30:45aujourd'hui 747 magasins
30:46alors vous avez prévu
30:48un plan stratégique
30:49jusqu'en 2029
30:50avec pas mal
30:52d'ouverture de magasins
30:52Tout à fait
30:53je veux juste revenir
30:53sur le chiffre d'affaires
30:54parce qu'on a consolidé
30:55le chiffre d'affaires 2025
30:56Ah ça y est
30:57vous l'avez
30:57et 1,924,000
30:59millions
31:00Donc on n'est pas loin
31:02des 2 milliards
31:02C'est un objectif
31:04que vous avez atteint
31:04On va très certainement
31:04atteindre le 2 milliards
31:05cette année
31:06on est en bonne voie
31:06parce que le début d'année
31:08est encore très bon
31:09et on gagne des parts de marché
31:11ce qui veut dire
31:11qu'on est le leader
31:12et qu'on se développe
31:14bien et vite
31:15Et donc
31:17160 nouveaux magasins
31:18c'est pas prévu ?
31:19L'objectif
31:20alors on n'a pas sorti
31:21de chiffres comme ça
31:21au hasard
31:22parce que c'est le travail
31:22de toutes les commissions
31:23je parlais des élus
31:24on a des commissions
31:25qui travaillent
31:26sur le développement
31:27chez nous
31:27et qui connaissent
31:28le terrain
31:29qui savent
31:30oui tiens
31:31à tel endroit
31:31on pourrait avoir un magasin
31:32parce qu'il y a du potentiel
31:34et quand on compile ça
31:35on arrive à 900 magasins
31:36peut-être qu'on sera
31:37à plus
31:38peut-être qu'on sera à moins
31:39peu importe
31:40mais ça nous donne
31:40un cap
31:41et la particularité
31:42comme on est une coopérative
31:43on n'a pas d'actionnaire
31:44donc si on fait moins
31:45c'est pas grave
31:45si on fait plus
31:46tant mieux
31:46parce que ça développera
31:47la culture biologique
31:48comment vous décidez
31:49d'ouvrir un magasin
31:50est-ce que vous regardez
31:50la concurrence
31:51est-ce qu'il y a déjà
31:52pas mal de magasins bio
31:53autour etc
31:54alors on a des études
31:56géomarketing
31:57qui sont assez poussées
31:58qui nous permettent
31:59de pouvoir définir
32:00un potentiel
32:01pour le magasin
32:03il y a des zones
32:04où le potentiel
32:04peut être assez élevé
32:05et on peut se dire
32:06oui ok
32:07il y a des zones
32:08où le potentiel
32:09va être trop faible
32:09et on se dira
32:10ben non
32:10à court terme
32:11c'est pas possible
32:12parce qu'on n'aura pas
32:13suffisamment de clients
32:14et après il y a
32:16toute une analyse
32:16on accompagne
32:17les porteurs de projets
32:18donc les porteurs de projets
32:19ceux qui nous écoutent
32:21qui n'ont pas encore
32:22de magasin bio
32:22je vous invite
32:23à vous renseigner
32:24et c'est très bien
32:25c'est vraiment
32:25un très très beau métier
32:27et on accompagne
32:29nos porteurs de projets
32:30soit pour un SMH
32:32s'ils ont déjà
32:33un magasin
32:34soit pour une création
32:35ex nihilo
32:36c'est le terme
32:37qu'on utilise
32:37et partant de là
32:39on va vraiment
32:40accompagner dans la durée
32:43la création d'un magasin
32:44prend entre 9 et 18 mois
32:45ça dépend vraiment
32:46de pas mal de facteurs
32:48l'immobilier
32:48de la formation
32:49et on va accompagner
32:51les porteurs de projets
32:52de façon à ce que ce soit
32:53une réussite
32:53et on a beaucoup de réussite
32:56chez Biocop
32:56alors je vais peut-être
32:58peut-être que
32:59c'est un cliché
33:00c'est pas grave
33:01je vais l'assumer
33:01mais est-ce que vous ouvrez
33:03forcément des magasins
33:04dans des zones
33:05où il y a une population
33:09une catégorie
33:10socio-professionnelle
33:11un tissu socio-économique
33:12plus riche qu'ailleurs
33:14vous voyez ce que je veux dire
33:15est-ce qu'il faut un potentiel
33:17de pouvoir d'achat
33:18plus important
33:18pour ouvrir un magasin
33:19Biocop
33:20ou pas du tout
33:20alors les cas
33:22sont très divers
33:23si je prends mes trois magasins
33:24Avranche
33:25dans la Manche
33:25qui est une sous-préfecture
33:26de la Manche
33:28petite commune
33:29de 12 000 habitants
33:30Saint-Lô
33:31qui est la préfecture
33:32de la Manche
33:32et Saint-Illard-du-Hercouet
33:33qui est une petite commune
33:36et pour autant
33:37ça marche
33:38milieu rural
33:40il y a tout type
33:42de clients
33:43des CSP plus
33:44mais des CSP aussi
33:45il n'y a pas de règle
33:46absolue
33:47non non
33:47et bien au contraire
33:49ce qui nous importe
33:50c'est de pouvoir
33:52ouvrir le magasin
33:53le pérenniser
33:53parce qu'on a vraiment
33:54cette approche-là
33:54de se dire
33:55si on ouvre un magasin
33:56il faut qu'il puisse tenir
33:57dans la durée
33:57et on a des magasins
33:59qui sont dans des zones
34:00extrêmement rurales
34:01on a des magasins
34:01qui sont dans des zones
34:02extrêmement urbaines
34:04Paris et autres
34:06et autres agglomérations
34:06on n'a pas de modèle type
34:08et on n'a pas de modèle
34:09pour dire
34:10voilà
34:10la magasin
34:11c'est 300 mètres carrés
34:12c'est tac tac tac
34:12non non
34:13chaque magasin
34:15va être différent
34:16avec des typologies
34:17vraiment différentes
34:18avec sa propre histoire
34:20sa propre philosophie
34:21et demain
34:22vous voulez ouvrir
34:23un magasin
34:24dans la Creuse
34:25s'il y a le potentiel
34:26on y va
34:26il n'y a pas de problème
34:27et donc
34:27les produits
34:29qu'on va trouver
34:30dans ce magasin
34:31ils sont forcément
34:33prioritairement locaux
34:34ils sont forcément
34:35prioritairement de saison
34:36ou alors
34:37c'est pas le premier critère
34:38alors
34:39on va parler de la saisonnalité
34:41oui
34:41ça c'est un critère
34:42extrêmement important
34:43on se refuse
34:44et ça fait des années
34:46même des décennies
34:47qu'on refuse
34:48d'avoir des produits
34:48hors saison
34:49donc nous sommes
34:50au mois de février
34:51on va pas manger des fraises
34:52vous n'aurez pas de fraises
34:54elles vont arriver
34:55les premières arriveront
34:56probablement au mois de mars
34:57mais vous n'aurez pas de tomates
34:58par exemple
34:58parce que les tomates
34:59c'est pas du tout la saison
35:00pas de poivrons
35:00pas d'aubergines
35:02et ça c'est un critère
35:03qu'on a depuis
35:04très longtemps
35:05le critère de la localisation
35:09localisation
35:09on travaille
35:11essentiellement
35:12avec nos producteurs locaux
35:13et pas que heureusement
35:14parce que sinon
35:15on aurait certains produits
35:16qu'on ne pourrait pas avoir
35:17dans nos magasins
35:19on travaille en moyenne
35:20avec
35:21on fait 15%
35:22de notre chiffre d'affaires
35:23avec de la production locale
35:25en moyenne
35:26on a à peu près
35:2770 à 80
35:28fournisseurs locaux
35:29pour chaque magasin
35:31quand on dit locaux
35:32là aussi
35:33je
35:33c'est quelle rayonne
35:3545 km
35:36du magasin
35:37c'est
35:38c'est ambitieux
35:39il y en a qui affichent
35:41des producteurs locaux
35:43sur un rayon
35:43beaucoup plus large
35:44nous la règle
35:47la distance maximale
35:48pour le local
35:48c'est 150 km
35:49qui se trouve être
35:50la distance
35:51du département de la Manche
35:52entre le nord et le sud
35:53qui se trouve aussi
35:54être la distance
35:56entre l'est et l'ouest
35:57d'un département
35:58que j'aime bien
35:58qui est le nord
36:00et il nous paraissait cohérent
36:02d'être sur une échelle départementale
36:03alors si on va un peu parler
36:04du marché du bio
36:06et puis je vais commencer
36:07par donner quelques chiffres
36:09sur le comparatif
36:12entre mi-2025
36:13mi-2024
36:15marché du bio en France
36:16plus 8,8% en vente directe
36:18plus 6,2% en magasin bio spécialisé
36:21plus 1,4% en grande distribution
36:24donc une tendance générale
36:25qui est plutôt positive
36:26je m'arrête un instant
36:27tiens sur la grande distribution
36:29est-ce qu'elle joue vraiment le jeu
36:32du bio
36:33ah question délicate
36:35est-ce qu'elle joue le jeu du bio
36:37pas suffisamment à notre goût
36:38et on aimerait bien
36:39qu'elle le fasse davantage
36:40pourquoi ?
36:41parce que
36:42moins il y a de bio en grande surface
36:43plus les clients se tournent vers nous
36:45bien sûr
36:46mais on oublie tout l'écosystème
36:47qu'il y a derrière
36:48il y a des producteurs
36:49il y a des transformateurs
36:50et quand une grande surface
36:52décide de déréférencer un produit
36:55ça a des impacts
36:56sur toute la chaîne
36:57et on a vu des producteurs
36:59qui étaient vraiment
37:00dans des situations très critiques
37:02parce que
37:03il y a eu des déréférencements
37:04alors ça peut aller
37:04le transformateur
37:05que ça soit
37:06des gâteaux
37:07de la viande
37:08ou autre
37:08effectivement
37:09quand vous déréférencer un produit
37:10ça a des impacts
37:11sur le transformateur
37:12et aussi sur les producteurs
37:13et on a eu des producteurs
37:14dans des situations
37:15très critiques
37:18Biocop n'a pas changé
37:20si vous avez un magasin
37:21qui fait 300 mètres carrés
37:22c'est 300 mètres carrés
37:22de produits
37:24exclusivement bio
37:25et on n'a pas déréférencé
37:27un produit
37:27parce que
37:28on a gardé la même gamme
37:30on propose 10 000 produits
37:32bio
37:32à notre catalogue
37:34alors on n'a pas
37:35heureusement
37:3610 000 produits au magasin
37:37ça c'est un peu beaucoup
37:38on a environ
37:393 000 à 4 000 produits
37:40mais on a un catalogue
37:41de 10 000 produits
37:43c'est votre
37:44DG Franck Poncet
37:45qui dit
37:46le bio n'est plus en crise
37:47Biocop en est l'exemple
37:48déjà combien de temps
37:49elle a duré cette crise ?
37:50la crise a duré 18 mois
37:53grosso modo
37:54allez
37:54grosso modo
37:55non je vais avoir
37:56des dates précises
37:5716 mai 2021
37:59on sortait
38:00du confinement
38:04et jusqu'à
38:05début 2023
38:07effectivement
38:07là on a une période
38:08très compliquée
38:10nous avions tous
38:11de bonnes résolutions
38:13avec le Covid
38:13de changer le monde
38:14de manger plus sainement
38:16etc
38:16et puis dès confinement
38:17on s'est tous
38:18on s'est tous
38:20crué sur les restaurants
38:21et puis on a un petit peu
38:22oublié nos grands
38:23nos grands principes
38:24je parle d'un point
38:25général
38:26et ça a touché
38:27et puis après il y a eu aussi
38:28une période d'inflation
38:29qui a démarré
38:30avec la guerre en Ukraine
38:31qui a
38:31de perception
38:32d'inflation
38:33et je vais revenir dessus
38:34parce que
38:34on va parler des prix
38:35on va parler des prix
38:362000
38:38pendant cette période
38:39de crise
38:39on a eu une inflation alimentaire
38:41qui est entre 22 et 24%
38:43pour Biocop
38:44on a eu
38:44dans cette même période
38:45une inflation de 12%
38:47et pourtant
38:48on continue de vous dire
38:48régulièrement
38:49le bio c'est trop cher
38:50voilà
38:50mais j'invite
38:51vos téléspectateurs
38:53à venir voir
38:53à venir comparer
38:54que ça soit
38:55pour des fruits et légumes
38:56que ça soit
38:57pour des produits
38:58de grande consommation
38:58on est souvent
39:00pas pour tout
39:01bien entendu
39:02mais on peut être
39:02moins cher
39:03que du produit conventionnel
39:04en vente sur place
39:05est-ce qu'on ne revient pas
39:06à une part
39:07de responsabilité
39:08de la grande distribution
39:09qui a peut-être fait
39:10sa marge sur le bio
39:11de temps en temps
39:12alors pas uniquement
39:14moi je pense
39:15qu'il y a aussi
39:15les multinationales
39:16qui ont imposé
39:17leur souhait
39:19d'avoir des marges
39:19importantes
39:21quand vous faites
39:22quand vous avez
39:24des produits
39:24de très grandes marques
39:25je ne vais peut-être
39:25pas en citer là
39:27vous vous battez
39:29des grandes surfaces
39:30se battent
39:30pour avoir
39:32des prix bas
39:33il faut faire
39:34de la compensation
39:34de marge
39:35péréquation de marge
39:36ce que tout commerçant
39:37connaît
39:37et la péréquation de marge
39:39dit qu'on va marger
39:40un peu plus
39:41sur d'autres produits
39:42le bio en a fait partie
39:43mais pas que
39:43et tout le monde
39:45s'est battu
39:45pour des produits
39:46vraiment de
39:47de grandes marques
39:48tout le monde se bat
39:49pour les produits
39:50de grandes marques
39:50et va marger
39:52un peu plus
39:52sur d'autres produits
39:53je voudrais qu'on parle
39:54d'ailleurs ça touche
39:55aussi l'équitable
39:57c'est-à-dire qu'il y a
39:57des produits
39:58dont les grandes surfaces
39:59ne vont pas pouvoir
39:59se passer
40:00parce qu'il faut absolument
40:02que ce soit dans
40:02lénéaire
40:03avec des géants
40:03de l'agroalimentaire
40:04alors là c'est la marge
40:05c'est quasiment zéro
40:06et donc la marge
40:07ils vont la faire
40:08sur le bio
40:08ou sur l'équitable
40:10vous avez décidé
40:11de lancer
40:13des fruits et légumes
40:14labellisés bioéquitables
40:15en France
40:16c'est ça ?
40:16Tout à fait
40:17Alors ça concerne
40:17combien de producteurs
40:19et puis quel est l'objectif ?
40:20Alors l'objectif
40:21chez Biocop toujours
40:22c'est de travailler
40:23dans un souci d'équité
40:25et se dire que
40:26si on a un producteur
40:27il doit pouvoir vivre
40:29décemment
40:30de son travail
40:30parce qu'il bosse au quotidien
40:32dans sa ferme
40:34et la labellisation
40:36bioéquitable en France
40:37permet d'assurer
40:38à nos producteurs
40:39une juste rémunération
40:40de son travail
40:41on a signé
40:43des partenariats
40:44avec des producteurs
40:45donc les partenaires
40:46de Biocop
40:46sur les fruits et légumes
40:47on l'a fait également
40:48sur les laits végétaux
40:50boissons végétales
40:51pardon
40:51les boissons végétales
40:53et ça permet
40:54d'assurer
40:55à la fois
40:56une pérennité
40:57de la relation
40:58parce qu'on s'engage
40:58sur plusieurs années
41:00des débouchés
41:01et surtout
41:02du prix aussi
41:03parce que
41:03pouvoir dire
41:04à un producteur
41:05par exemple
41:05de pommes
41:06je pense à Biocentre-Loire
41:07pouvoir dire
41:08on s'engage
41:09à prendre tel volume
41:11pour 2026
41:122027
41:122028
41:13et à un prix minimum
41:15qui sera défini
41:16ça permet d'avoir
41:17une visibilité
41:18ça permet de prévoir
41:19aussi les investissements
41:20parce que
41:20comme tout chef d'entreprise
41:22un exploitant agricole
41:23il doit pouvoir
41:23avoir une visibilité
41:25est-ce que ça veut dire
41:26j'en reviens au prix
41:27pour le consommateur
41:28alors on recevait
41:31Blaise Desbordes
41:32le DG du label
41:35Fairtrade Max Havlar
41:36il y a peu de temps
41:36est-ce que ça veut dire
41:39peut-être un centime
41:41enfin vous voyez
41:42un prix un peu plus élevé
41:43et est-ce que vous l'affichez
41:45d'une certaine façon
41:45alors le prix sera
41:49toujours un petit peu plus élevé
41:50parce que la norme
41:51de commerce équitable
41:52prévoit un reversement
41:53un fonds de développement
41:56de l'ordre de 1%
41:57mais c'est rien
41:58sur un kilo de pommes
42:00ou c'est rien
42:00sur une tablette de chocolat
42:02le commerce équitable
42:03c'est pas des surcoûts
42:06il ne faut pas le voir comme ça
42:07par contre ça permet
42:07vraiment de pérenniser
42:09et se dire que
42:10oui dans 5 ans
42:11dans 10 ans
42:12on aura bien
42:12les mêmes producteurs
42:13qui seront là
42:14parce qu'on n'aura pas
42:15cherché à
42:16entre guillemets
42:18les tuer
42:19en baissant les prix
42:20sans arrêt
42:20donc très très léger surcoût
42:22c'est pas ça qui va jouer
42:23ça fait partie de vos
42:25j'allais dire obsessions
42:26peut-être un peu fort
42:27mais cette histoire de prix
42:28c'est-à-dire que
42:30parce que j'ai vu
42:31que vous étiez engagé
42:32là en 2025
42:33vous avez baissé les prix
42:34sur plusieurs dizaines
42:36ou plusieurs centaines
42:36de produits
42:38donc à quel point
42:39ça fait partie
42:40de la stratégie
42:40de croissance
42:41de Biocop
42:42dont on a parlé tout à l'heure
42:43alors le prix
42:44c'est toujours un critère
42:46important pour le consommateur
42:47et ça on l'entend
42:48avoir un prix
42:49juste
42:50parce qu'on ne fera jamais
42:51du discount
42:51pourquoi on ne fera jamais
42:52du discount
42:52parce que ça veut dire
42:53que derrière
42:53il faut serrer tous les prix
42:56il faut vraiment chercher
42:57à gagner quelques centimes
42:59sur le produit
43:00aller chercher
43:01de l'émental
43:02plus loin
43:03parce qu'on aura
43:04ou du lait
43:05parce qu'on a eu
43:05du lait bio
43:07qui venait
43:08d'autres pays européens
43:09c'est pas la philosophie
43:10de Biocop
43:11nous on est là
43:11pour avoir le prix
43:13au prix
43:13enfin un prix juste
43:15un produit
43:15un prix juste
43:17pour tout le monde
43:19pourquoi on a pu baisser
43:20les prix
43:20assez simplement
43:21comme on a de plus en plus
43:22de clients qui viennent
43:24économie d'échelle
43:25on a pu réduire
43:26le prix de pas mal
43:27de produits
43:27on continue en 2026
43:28à travailler
43:29sur cette stratégie
43:31de pouvoir rendre
43:32accessible
43:34nos prix
43:35vous disiez
43:36que la crise du bio
43:37elle est derrière nous
43:38sauf que
43:38il se trouve que
43:39j'ai interviewé
43:41l'ancienne
43:41président de la FNSEA
43:42Christiane Lambert
43:43il y a assez peu de temps
43:44qui disait
43:45il y a plus de déconversion
43:47d'agriculteurs
43:49du bio
43:49que l'inverse
43:50aujourd'hui
43:51est-ce que c'est vrai ?
43:52on a eu
43:53et ça dépend aussi
43:54des filières
43:54on a eu des filières
43:55qui étaient en grosse difficulté
43:57on a des filières
43:58qui se portent bien
43:59et globalement
44:00on voit
44:01pas mal de conversions
44:02ou pas mal de jeunes
44:03qui se réinstallent
44:04on a des déconversions
44:06j'ai suivi pas mal
44:07le lait
44:08parce que j'étais
44:09dans une commission
44:10sur le lait
44:10oui on a eu
44:11des déconversions
44:12on a une décapitalisation
44:14c'est-à-dire une perte
44:15de cheptel
44:18qui pose question
44:19toujours
44:20et c'est préoccupant
44:21après il faut que les politiques
44:23aussi jouent le jeu
44:24c'est la question
44:25que j'allais vous poser
44:26ces déconversions
44:27elles s'expliquent
44:28par quoi ?
44:29parce qu'en même temps
44:30les agriculteurs
44:31ils ne demandent pas
44:32c'est une activité
44:34qui est sans doute
44:35trop subventionnée
44:36enfin vous voyez
44:36ce que je veux dire
44:37il y a un moment
44:37où ils voudraient bien
44:39échapper aux subventions
44:40et aux aides de l'Etat
44:41parce que là
44:42il fallait mieux
44:43les accompagner
44:44en termes de financement
44:46de la bio
44:46en termes de subventions
44:48ça a été
44:48il y a eu des coupes majeures
44:50et la Cour des comptes
44:51a fait
44:52a établi un rapport
44:53là-dessus
44:53il y a eu des coupes majeures
44:55et
44:56on voit
44:57qu'il y a
44:58un rapport
44:59entre le premier décile
45:00et le dernier décile
45:01des agriculteurs
45:01mais qu'ils soient bio
45:02ou non
45:03avec des gros agriculteurs
45:04qui touchent énormément d'argent
45:06avec énormément de subventions
45:07et des plus petits
45:08qui sont
45:09malheureusement pauvres
45:10parce qu'il y a vraiment
45:11une réelle pauvreté
45:12que les paysans
45:14soient bio ou non
45:15mais il y a vraiment
45:15cette problématique
45:16donc là
45:17le politique
45:18doit aussi
45:18s'emparer de ça
45:20et assurer
45:21on parle beaucoup
45:22de souveraineté française
45:23la ministre
45:24a fait
45:25le grand réveil alimentaire
45:28Biocop
45:28on travaille
45:30énormément dessus
45:31puisqu'on a pu relocaliser
45:32beaucoup de filières
45:33on a travaillé ça
45:34on travaille avec
45:36énormément d'agriculteurs français
45:3887% de notre offre
45:39est d'origine française
45:42je ne suis pas pressé
45:43d'avoir du chocolat
45:44ou du café en France
45:45ça serait signe
45:46quand même
45:46d'un échauffement dramatique
45:48ça explique les 13%
45:50on l'a bien compris
45:51et alors sur ce rapport
45:53avec le politique
45:53avec Naturalia
45:55et la Viclair
45:56vous avez décidé
45:56de quitter l'agence bio
45:57c'est l'agence de l'état
45:58qui a été créée
45:59pour justement
46:00promouvoir le bio
46:01pourquoi vous claquez la porte ?
46:03c'est une décision du syndicat
46:04je ne vais pas forcément
46:06m'étendre dessus
46:08vous n'étiez pas forcément
46:10sur cette ligne là
46:11si je comprends bien
46:11on va dire ça
46:14cette agence
46:15alors on peut poser
46:16la question différemment
46:17l'agence bio
46:17à quoi elle sert ?
46:18pourquoi il faudrait
46:19la booster ?
46:21l'agence bio
46:21elle a trois missions
46:22d'une part
46:23l'information
46:24la communication
46:25deuxième point
46:26les fonds avenir bio
46:27et la synthèse du marché
46:31sur la communication
46:32il y a eu
46:32les campagnes de communication
46:34BioRéflex
46:35qui ont été
46:36un succès
46:37pour pouvoir parler
46:38de la bio
46:38et ça ça touche
46:39tout le monde
46:40que ce soit
46:41la grande distribution
46:42comme pour
46:44les magasins bio spécialisés
46:45mais également
46:46la vente directe
46:47etc
46:47donc ça permet
46:49de réunir tout le monde
46:50et se dire
46:50voilà on peut faire
46:51une campagne de communication
46:52les fonds avenir bio
46:53ce sont des fonds européens
46:55qui sont redistribués
46:55pour des projets d'avenir
46:56dans le milieu
46:58et ça
46:59l'agence bio
47:00est primordiale
47:01pour pouvoir le faire
47:02et enfin
47:03c'est aussi
47:04une analyse du marché
47:05parce que
47:06le rapport
47:07de l'agence bio
47:08est toujours regardé
47:09avec attention
47:10parce que c'est
47:11comme c'est une agence
47:12qui dépend aussi
47:15qui dépend
47:15oui il faut que je veux
47:16qui dépend aussi
47:19du ministère de l'agriculture
47:20on a des chiffres
47:21qui sont fiables
47:21et qui nous permettent
47:22d'avoir une vue
47:23globale marché
47:23qui est très intéressante
47:24donc je défends
47:25l'agence bio
47:26il y a eu
47:27très bon travail
47:28de fait
47:28depuis des années
47:29après
47:30on a dit
47:31que ça coûtait trop cher
47:32c'est des budgets
47:32qui sont ridicules
47:33par rapport au budget de l'état
47:34mais il y a eu
47:35quelques pressions politiques
47:36quelques bisbilles politiques
47:38vais-je dire
47:39qui fait que
47:40voilà
47:41alors vous savez
47:41il y a un principe
47:42dans cette émission
47:42l'invité du grand entretien
47:44pose une question
47:44à celui ou celle
47:45de la semaine d'après
47:46alors il y avait
47:46Esther Creuser-Dellbourg
47:47qui était à votre place
47:48la semaine dernière
47:50l'eau cofondatrice
47:51de Waterweiser
47:51qui vous pose forcément
47:52une question sur l'eau
47:54Bonjour Henri
47:55je voudrais savoir
47:56s'il y a des cultures bio
47:57qui font plus ou moins
47:58de pression sur l'eau
48:00Alors là
48:01question très précise
48:02très technique
48:04et puis alors
48:05je vous laisse répondre
48:06puis ensuite
48:06j'en aurai une autre derrière
48:07Très bien
48:08alors sur
48:10la pression sur l'eau
48:12le cahier des charges
48:13bio
48:14n'a pas de particularité
48:16ne traite pas
48:18ce sujet là
48:18par contre
48:19chez Biocop
48:20on a beaucoup de projets
48:22notamment de
48:22plantations de haies
48:24parce qu'on sait
48:25que quand on plante
48:26des haies
48:26on a un meilleur
48:28équilibre de l'eau
48:28ça permet à la fois
48:30de limiter les irrigations
48:32ça permet d'avoir
48:33beaucoup d'apports
48:34et on a ce programme là
48:35et après chacun
48:36donc nos 20 groupements
48:38ont des démarches
48:39aussi vertueuses
48:40je pense à Biocop
48:41pardon
48:42Coplatour
48:43Coplatour
48:44ou Univers
48:44qui ont mis en place
48:46des systèmes d'irrigation
48:47en goutte à goutte
48:47plutôt que d'avoir
48:48comme on peut le voir
48:49dans le maïs
48:50des chaînes d'irrigation
48:51qui balancent de l'eau
48:52en pleine journée
48:53et ça s'évapore aussitôt
48:55là il y a vraiment eu
48:56un travail de réflexion là-dessus
48:57pour pouvoir maîtriser l'eau
48:58parce qu'on sait que c'est
48:59une ressource
49:01très précieuse
49:01en danger
49:02et il faut faire
49:03très attention à ça
49:03mais c'est intéressant
49:04ça veut dire que
49:05la pression d'eau
49:08donc la quantité d'eau
49:09utilisée pour un produit
49:11ne rentre pas
49:12dans les critères du label
49:15je trouve que c'est intéressant
49:17parce que
49:18tout le débat
49:19qu'on a eu
49:19avec Esther Creuser
49:20d'Elbourg
49:20c'était de dire
49:21il y a une forme
49:21d'invisibilisation
49:23de l'eau
49:24oui
49:25complètement
49:25c'est quand même une erreur
49:26quand on y réfléchit
49:27si vous prenez
49:28un grain de blé bio
49:29ou un grain de blé conventionnel
49:31vous aurez
49:32en termes de consommation d'eau
49:34sensiblement la même chose
49:35par contre
49:36si vous avez
49:37des grandes surfaces
49:38des grandes plaines
49:39qui sont couvertes
49:40de champs
49:41sans aucun moyen
49:42de retenir
49:43de façon naturelle
49:44je ne parle pas
49:45des bassines
49:45qui sont une catastrophe
49:48là l'eau
49:49va pénétrer
49:49dans la terre
49:50va être évacuée aussi
49:51par les rivières
49:52si vous avez
49:53un système bocager
49:54si vous avez des haies
49:55ça permet
49:57de conserver l'eau
49:59plus longtemps
49:59et c'est un système vertueux
50:01qui permet
50:01d'assurer mieux l'avenir
50:02pourquoi les bassines
50:04sont des catastrophes
50:04il n'y a pas des endroits
50:05où il y en a besoin
50:06alors les bassines
50:07quand je parle de bassines
50:08je vais parler de grandes bassines
50:10les méga bassines
50:13de tout temps
50:14dans l'agriculture
50:14on a fait des mâres
50:15on a fait des retenues d'eau
50:16à l'échelon local
50:18les parents étaient exploitants
50:19à l'école
50:20il y avait aussi une mâre
50:21et c'était très bien
50:21parce que ça permet aussi
50:22d'avoir un écosystème
50:23ça permet d'avoir une biodiversité
50:25les grenouilles
50:26les crapauds
50:26c'est très utile
50:28par contre
50:28se dire
50:29on va pomper
50:30dans les nappes phréatiques
50:31pour pouvoir avoir
50:33à disposition de l'eau
50:34l'été
50:34quand on en a besoin
50:35on vide
50:36on vide la baignoire
50:37c'est vraiment ridicule
50:39par contre
50:40oui
50:40avoir des retenues collinaires
50:41avoir des retenues
50:42à l'échelle d'une ferme
50:44oui c'est utile
50:45mais sans
50:48sans déshabiller aussi
50:49le reste de la collectivité
50:50allez un dernier mot
50:51il y a aussi une minute
50:51c'est passé vite
50:52vous avez lancé
50:53il y a un fonds de dotation
50:54Biocop
50:55c'est quoi le fonds d'actualité ?
50:56alors le fonds de dotation Biocop
50:57à 10 ans
50:58c'est un fonds qui permet d'aider
50:59de subventionner
51:01d'accompagner
51:02des grands projets de société
51:04je pense notamment
51:05à un sujet
51:06qui est très prégnant
51:06chez nous
51:07c'est la sécurité sociale
51:08de l'alimentation
51:09je n'aurai pas le temps
51:10d'expliquer en une minute
51:10mais grosso modo
51:11comment faire
51:12pour pouvoir accompagner
51:13tout le monde
51:13à manger sainement
51:15et c'est des projets
51:16qui se sont développés
51:18à Montpellier
51:19à Saint-Etienne
51:20à Angers
51:20Montreuil
51:21il y a eu beaucoup
51:22de projets comme ça
51:23qui permettent
51:23d'avoir une réflexion
51:25sur l'alimentation
51:26saine
51:26et vertueuse
51:27merci beaucoup
51:28Henri Audron
51:29et à bientôt
51:30sur Be Smart for Change
51:31on passe tout de suite
51:32à notre rubrique
51:33consacrée aux start-up
51:34éco-responsables
51:42Smart Ideas
51:43avec David Comartin
51:44bonjour
51:44bonjour
51:45bienvenue
51:45vous êtes le directeur général
51:46de Rebrain
51:47créé en 2021
51:48par Emmanuel Cuny
51:49et Nedjib Zemzemi
51:50c'est quoi Rebrain ?
51:52expliquez-moi
51:52Rebrain c'est assez simple
51:53en fait
51:54c'est une solution
51:54d'intelligence artificielle
51:55qui a collecté
51:56des cas cliniques
51:57de très très bonne qualité
51:58avec une amélioration
51:59des patients
52:00et là on parle
52:00de patients atteints
52:01de troubles sévères
52:02de Parkinson
52:02de tremblements essentiels
52:03et donc on est capable
52:05de reproduire
52:06ces très bons résultats
52:07grâce à un apprentissage
52:08supervisé
52:08et de guider
52:09le geste chirurgical
52:10d'une chirurgie
52:11qui est extrêmement compliquée
52:13pour ce qu'on appelle
52:14la stimulation cérébrale profonde
52:16donc ça veut dire quoi ?
52:17ça veut dire que
52:18l'intelligence artificielle
52:20va à quel point
52:21elle va guider
52:21le geste chirurgical
52:23c'est ça que j'aurais
52:23bien compris
52:24en fait
52:25pour traiter un patient
52:26qui n'arrive pas
52:27à avoir une tasse d'expresso
52:28ou qui n'arrive pas
52:29à écrire comme vous
52:29avec votre filo
52:30je ne réfléchis même pas
52:32c'est tout simple
52:33c'est pas possible
52:34pour ces patients là
52:34on met un pacemaker
52:36dans le cerveau
52:36c'est une technique chirurgicale
52:38qui a été développée
52:38par le CHU de Grenoble
52:39dans les années 80
52:40par le professeur français
52:42l'ami de Louis Benavide
52:43et qui consiste
52:43à mettre une sonde électrique
52:46de 1,5 mm à 1 mm de précision
52:48le seul problème
52:50c'est que
52:50c'est 1 mm
52:51dans une zone
52:52qui est du gris sur du gris
52:53donc on ne sait jamais
52:53où c'est
52:54et donc le standard
52:55actuel de la procédure
52:56consiste à réveiller le patient
52:57et de savoir
52:58en enregistrant
52:59l'activité bêta du cerveau
53:01pour savoir exactement
53:02quel est le point optimal
53:03à trouver
53:03sachant que si vous êtes
53:041 mm un peu trop à droite
53:05vous ne vous faites aucun effet
53:081 mm un peu trop à gauche
53:09vous avez un effet indésirable
53:10sur la parole
53:11sur le goût
53:12ça veut dire qu'on interagit
53:13avec le patient
53:13on interagit avec le patient
53:14pendant l'opération
53:15donc cette opération
53:16dure plus de 8 heures
53:17ça met 20 ans
53:18à former un neurochirurgien
53:19il y a une équipe de foot
53:20dans la salle de bloc opératoire
53:223 professeurs de médecine
53:24un neurochirurgien
53:25un neurologue
53:25un anesthésiste
53:26c'est très compliqué
53:27et donc Rebrain
53:28en fait
53:28a complètement réduit
53:30et est capable
53:31de digitaliser
53:31la procédure d'identifier
53:33où il faut faire
53:35la neuromodulation
53:36grâce à un apprentissage
53:37sur un système mathématique
53:39qui pour le coup
53:40est personnel
53:40c'est-à-dire que votre cerveau
53:41n'est pas le même que le mien
53:42et donc le modèle
53:43de référence Rebrain
53:44pour vous et pour moi
53:45est différent
53:45c'est comme une signature
53:47digitalisée
53:48par rapport au trouble
53:48de la démarche
53:49que Rebrain a inventé
53:50sur lesquelles on apprend
53:53sur des données cliniques
53:54de très très bonne qualité
53:55comment les reproduire
53:56de façon immédiate
53:59de quel
54:00enfin c'est combien
54:01de patients
54:02j'ai une question
54:02vraiment basique
54:03on parle de Parkinson
54:05de tremblements essentiels
54:09ça concerne
54:10dans le monde
54:11il y a à peu près
54:1180 millions de personnes
54:13qui souffrent
54:13de tremblements essentiels
54:14ou de Parkinson
54:15il y en a 8 millions
54:16qui sont en stade sévère
54:17c'est-à-dire
54:17qui sont à un niveau
54:18de handicap
54:19qui ne peuvent pas écrire
54:20ils ne peuvent pas boire
54:21ils ne peuvent pas s'habiller
54:22ils ne peuvent pas marcher
54:23par eux-mêmes
54:23et donc ces 8 millions-là
54:25malheureusement
54:25dans le monde
54:26on n'en opère que 6 millions
54:30parce que l'accès aux soins
54:32est trop compliqué
54:33la formation est compliquée
54:34c'est très très cher
54:35ça prend du temps
54:36et on attend quasiment
54:37plus d'un an
54:37avant de pouvoir
54:38rentrer au bloc opératoire
54:40et en France
54:43on en opère un petit peu
54:44moins de 1000
54:44entre 600 et 800 par an
54:45et donc vous
54:46la solution Ribrand
54:47ça va permettre
54:48d'opérer
54:50celles et ceux
54:50qui ne pouvaient pas
54:51être opérés aujourd'hui
54:52ça va pouvoir permettre
54:53oui d'une part cela
54:54parce que comme c'est une opération
54:55qui est très compliquée
54:56et qui nécessite plus de 8 heures
54:57de bloc
54:58et une semaine d'hospitalisation
54:59on restreint les conditions
55:00d'entrée à cette opération
55:01pour des raisons bien évidentes
55:02de capacité d'endurance
55:04et de faire face
55:05à cette opération
55:06donc là aujourd'hui
55:07l'opération elle dure
55:082 heures
55:09et donc on va bientôt
55:10pouvoir considérer
55:11faire de l'ambulatoire
55:12sur cette opération-là
55:13qui est quand même
55:14très très très très
55:16un énorme changement
55:17par rapport à ce qui se fait
55:18aujourd'hui
55:18et donc on va pouvoir recruter
55:20des patients qui sont plus malades
55:22ou alors peut-être aussi
55:23en phase plus précoce
55:24parce que le consentement
55:25est un peu plus facile à obtenir
55:26vous avez été lauréat
55:27du programme impact
55:28de la French Tech
55:30à Quinten
55:31qu'est-ce que ça
55:32vous êtes basé à Pessac
55:33je crois
55:33je suis basé à Pessac
55:34oui exactement
55:34près de Bordeaux
55:35ça représente quoi
55:36pour une entreprise comme vous ?
55:37c'est important
55:38parce que si vous voulez
55:39Rebrain
55:40c'est le fruit
55:40de la recherche clinique française
55:42c'est un PHRC national
55:43qui a permis
55:44une étude clinique randomisée
55:46qui va sortir dans 6 mois
55:47c'est le fruit
55:48de la recherche académique
55:50médicale et mathématique
55:51entre l'ENERIA et le CHU de Bordeaux
55:53et la reconnaissance
55:54de la région Aquitaine
55:55qui est actionnaire de Rebrain
55:56nous a permis d'arriver
55:57là on en est aussi
55:58avec le fonds d'investissement Carista
55:59et donc c'est une meilleure publicité
56:01pour nous qui sommes
56:02pas perpétuellement
56:03mais là on est actuellement
56:04en levée de fonds
56:04pour la CERIA
56:05pour augmenter notre taille
56:08de parc installé
56:09notamment pour aller
56:09sur le marché américain
56:10et donc ça tombe à point nommé
56:12pour dire au fonds d'investissement
56:13vous voyez
56:14on est lauréat de ceci
56:15ou lauréat de cela
56:16c'est toujours bienvenu
56:17merci beaucoup David Comertin
56:19et bon vent à Rebrain
56:20voilà c'est la fin
56:21de ce Smart Impact
56:22merci à Nathalie Croisé
56:24la coordinatrice éditoriale
56:25Alexis Mathieu
56:25à la production
56:27Fabien Bouknog
56:28le réalisateur
56:28et Paul Sanchez
56:29au son
56:30belle journée
56:31Sous-titrage Société Radio-Canada
56:34Sous-titrage Société Radio-Canada
56:35Sous-titrage Société Radio-Canada
56:36Sous-titrage Société Radio-Canada
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