- il y a 4 heures
Lundi 25 mai 2026, retrouvez Isabelle Spiegel (directrice de l'Environnement, VINCI), Johan Ricaut (cofondateur, Shopopop), Thomas Parouty (fondateur, agence Mieux), Franck Duez (Membre du Comité Exécutif, Banque Transatlantique) et Laurent Coudercher (directeur Impact, Crédit Coopératif) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission des entreprises à impact positif.
00:12Et voici notre sommaire du jour, c'est Isabelle Spiégel, la directrice de l'environnement de Vinci,
00:17qui sera l'invité du grand entretien tout à l'heure.
00:22Autoroutes, aéroports, construction, énergie, autant d'activités polluantes et donc de leviers de transformation.
00:27On verra s'ils sont activés par Vinci et comment.
00:31Mais d'abord, je reçois Franck Duez, qui est membre du comité exécutif de la Banque Transatlantique,
00:35qui publie la deuxième édition de son baromètre sur les politiques de rémunération.
00:39Plus des trois quarts des entreprises intègrent des critères ESG et certaines font de leurs managers des actionnaires.
00:46On verra pourquoi.
00:47Notre débat, il portera sur le levier de la finance, justement pour aider les entreprises à se transformer.
00:52On prendra l'exemple du Crédit Coopératif, qui veut financer une économie durable et solidaire.
00:58Et puis dans notre rubrique consacrée aux startups et à l'innovation, je vous présenterai Shopopop.
01:02C'est une plateforme de livraison collaborative.
01:05On va découvrir ensemble les bénéfices du co-transportage.
01:08Voilà pour les titres.
01:09C'est l'heure de Smart Impact.
01:17L'invité de ce Smart Impact, c'est Franck Duez.
01:20Bonjour.
01:21Bonjour.
01:21Bienvenue.
01:21Vous êtes membre du comité exécutif de la Banque Transatlantique,
01:24qui publie la deuxième édition de son baromètre sur les politiques de rémunération,
01:28réalisée avec le cercle Malagelan et OpinionWay.
01:31On va le détailler dans un instant.
01:32Mais d'abord, je veux bien que vous nous présentiez la Banque Transatlantique.
01:35Oui. Alors la Banque Transatlantique, c'est une banque de gestion de fortune qui n'est pas très connue,
01:40mais c'est l'une des plus importantes en France à travers les capitaux qu'elle gère.
01:44Elle fait partie d'un grand groupe bancaire qui est le Crédit Mutuel Alliance Fédérale.
01:49Et puis en fait, c'est une banque de gestion de fortune un peu typique,
01:51parce que justement, elle a deux particularités que n'ont pas ses concurrents notamment.
01:56C'est une capacité à accompagner nos clients sur les problématiques internationales.
02:00Et puis toute cette activité actionnariat, je pense, qui va être un peu le sujet du jour,
02:04sur lequel on a fait le baromètre.
02:07Et dans cette activité, en fait, il se trouve que la Banque Transatlantique est un leader en France.
02:11C'est elle qui accompagne la plupart des entreprises dans la mise en place de ces mécanismes d'actionnariat.
02:16Alors, actionnariat manager, de quoi on parle ?
02:18C'est assez simple en fait.
02:19C'est des managers d'entreprises qui finissent petit à petit par devenir actionnaires de leur boîte, c'est ça
02:25?
02:25Oui, alors ce n'est pas tout à fait ça justement.
02:27C'est très particulier dans les entreprises.
02:29En fait, il faut voir l'actionnariat manager comme une composante de la rémunération.
02:33On est habitué à un salaire fixe, à un bonus variable annuel.
02:37Tout ça, c'est du cash.
02:40Et depuis de nombreuses années, les entreprises ont compris qu'il fallait ajouter une troisième composante à cette rémunération.
02:45Et cette composante devant être adossée à la performance à long terme de l'entreprise.
02:50C'est pour ça qu'on appelle souvent ça les ILT, incentive long term.
02:54Et donc, c'est une composante importante, souvent sous forme d'action de l'entreprise, parce que la valeur de
03:01l'action, sa progression, c'est ça qui montre la performance durable de l'entreprise.
03:06Et alors, pourquoi c'est important ? Parce qu'aujourd'hui, pour certaines catégories de managers dans l'entreprise, cette
03:12composante, ça représente parfois plus de 50% du package,
03:15notamment sur les dirigeants des grandes sociétés côté française.
03:18Et ça montre que les entreprises mettent l'accent sur la performance durable de l'entreprise à travers cette incentive.
03:26Et donc, ça rejoint les enjeux de RSE ou de SG dont on parle tous les jours dans cette émission.
03:31Ça fait combien de temps que la Banque Transatlantique, finalement, est pionnière dans l'accompagnement des entreprises dans ce domaine
03:38?
03:38Alors, ça ne date pas d'hier, ça date du milieu des années 80, en fait.
03:43On s'appelait Banque Transatlantique, donc certaines sociétés américaines qui s'implantent en France se sont dit, tiens, Transatlantique, ils
03:49doivent nous connaître.
03:50Et ils avaient, eux, été les premiers à mettre en place ces mécanismes.
03:54Et ils cherchaient un établissement en France pour accompagner leurs salariés français, les aider dans les problématiques administratives françaises.
04:01Et c'est comme ça qu'on s'est retrouvés à gérer des plans pour des sociétés à la base
04:05anglo-saxonnes.
04:06Et puis, très vite, on a compris que c'est quelque chose qui allait se développer dans les sociétés françaises.
04:11Et donc, depuis, on a développé des outils pour accompagner à la fois l'entreprise sur la mise en place
04:16des plans,
04:17les bénéficiaires pour qu'ils comprennent finalement ce que leur offre l'entreprise,
04:20et des outils qui leur permettent de suivre, de mesurer la performance.
04:24Et ça concerne uniquement quelques managers par entreprise ?
04:28Ça dépend de la politique salariale du groupe ?
04:32Alors, justement, le baromètre montre un peu ses évolutions.
04:36Au départ, oui, c'était ça.
04:38C'était l'intérêt de l'actionnariat manager, c'était aligner les intérêts des dirigeants avec ceux des actionnaires.
04:44Avec une conviction simple, c'est que si vous êtes vous aussi actionnaire,
04:48vous aurez comme moi, à cœur, que l'entreprise performe, que la valeur augmente,
04:52et quelque part, on partage la valeur avec les dirigeants.
04:55Et puis, petit à petit, on s'est aperçu que rendre les salariés actionnaires, ça avait d'autres vertus.
05:01Les salariés étaient plus fidèles, plus engagés, plus on avait la performance.
05:06Donc, au fil des années, finalement, ces mécanismes ont été utilisés pour des populations de plus en plus larges.
05:12Alors, aujourd'hui, ça reste centré sur les dirigeants, bien sûr, les managers.
05:17Mais aujourd'hui, beaucoup d'entreprises les utilisent aussi pour les talents, les high performers.
05:21Et puis, pour revenir un peu à cet aspect ESG, partage de la valeur sociétale,
05:26souvent, les entreprises qui mettent en place des plans d'actionnariat manager
05:29mettent aussi en place des plans plus larges pour l'ensemble des salariés.
05:33Évidemment, ce ne sont pas les mêmes enjeux financiers, ils ne fonctionnent pas de la même manière.
05:36Mais elles ont quand même à cœur que tout le monde, quelque part, dans l'entreprise,
05:40soit en prise avec la progression de la valeur de l'action et donc la performance long terme de l
05:45'entreprise.
05:45Avec donc ce baromètre réalisé avec le Cercle Magellan et Opinionouet.
05:51Deuxième baromètre, je vais vous donner deux chiffres, vous en avez beaucoup d'autres, évidemment.
05:5594% des entreprises interrogées ont mis en place au moins un dispositif d'incentive à long terme.
06:00Et plus des trois quarts des entreprises y intègrent des critères ESG.
06:04Alors, on reviendra aux critères ESG dans un instant, mais ça veut dire que, finalement, tout le monde le fait,
06:10si je comprends bien.
06:11Alors, tout le monde le fait dorénavant.
06:13Et dans les 94%, il faut savoir que dans notre baromètre, on a interrogé beaucoup de sociétés cotées,
06:19la moitié quasiment du SBF 120, donc les grandes sociétés cotées,
06:22mais on a interrogé beaucoup de sociétés non cotées.
06:25Et en fait, ce que montre le baromètre, c'est qu'aujourd'hui, même les sociétés non cotées s'y
06:29sont mises.
06:30Et il y a combien de temps ?
06:32– Nous, c'est un mouvement qu'on a constaté il y a 4-5 ans.
06:35– D'accord. C'est devenu massif il y a 4-5 ans ?
06:37– Non, ça a commencé il y a 4-5 ans et là, ça devient massif.
06:40– Ok.
06:40– C'est-à-dire que là, tout le monde a compris que c'est dorénavant une composante incontournable de
06:45la rémunération,
06:46que pour attirer des dirigeants, pour partir à l'international, pour valoriser ses collaborateurs,
06:51il fallait intégrer cette composante. Et ce n'est pas facile pour les sociétés non cotées,
06:56parce que justement, elles ne sont pas cotées. Il y a souvent une famille ou des fonds qui détiennent le
07:00capital,
07:01donc il faut ouvrir le capital. Donc ce n'est pas simple.
07:03Et tout ça crée un frein qui fait que les sociétés ne se sont pas mises.
07:07Mais aujourd'hui, elles ont compris l'intérêt de ces plans.
07:09Et ce que montre le baromètre, c'est une forte progression aussi dans les sociétés non cotées.
07:13Donc aujourd'hui, oui, tout le monde le fait maintenant et il faut y aller.
07:16– Avec un lien, est-ce qu'il est systématique ou pas d'ailleurs,
07:22avec justement ces critères ESG environnementaux, sociétaux et de gouvernance ?
07:29– Alors ça, c'est pareil, ça a progressé.
07:31Alors historiquement, tous ces plans sont conditionnés à la performance de l'entreprise.
07:36C'est-à-dire, quand je vous disais tout à l'heure que c'était une composante corrélée
07:40à la performance moyen terme, long terme de l'entreprise, on l'a mesuré.
07:44Donc il y avait beaucoup de plans qui, parfois, n'étaient pas livrés aux salariés.
07:50Donc les salaires gagneraient parce que l'entreprise n'était pas au rendez-vous.
07:53– Et donc là, on intègre des critères ESG maintenant.
07:56– Voilà, maintenant on intègre des critères ESG.
07:57Donc 90% ou plus des plans ont des critères, des conditions de performance.
08:02Et plus des trois quarts ont maintenant des critères ESG,
08:06essentiellement environnementaux, parce qu'en fait, ils sont les plus faciles à mesurer,
08:10mais parfois sociétaux ou de gouvernance.
08:13– Et est-ce que les nouvelles, les entreprises qui s'y mettent,
08:16là vous nous disiez, ça a commencé il y a 4-5 ans et c'est massif aujourd'hui,
08:20elles s'y mettent aussi pour justement donner cette dimension environnementale
08:25à l'intéressement des salariés et des clients ?
08:28– Alors, je pense qu'il y a une double prise de conscience.
08:31La première, c'est que la performance à long terme,
08:33elle est forcément corrélée aux impacts environnementaux sociaux.
08:37Si demain on ne peut plus s'approvisionner, si tout est pollué,
08:40l'entreprise va disparaître.
08:42Donc ça, première réelle prise de conscience.
08:45Deuxièmement, les talents d'aujourd'hui, les jeunes, sont sensibles à ces critères.
08:49Donc attirer des talents en leur disant,
08:51regardez finalement la seule condition de performance
08:53et le chiffre d'affaires, le résultat, ça résonne moins chez eux.
08:56Maintenant, vous les entraînez, vous les embarquez beaucoup plus
08:59en leur disant, ben voilà, et nous en tant qu'entreprise,
09:02on veut être aussi vertueux.
09:03Et puis souvent les talents, au départ,
09:05ils n'ont pas de prise directe sur les performances globales de l'entreprise.
09:08Ils sont très loin des commandes,
09:10bon, ils ne sentent pas comment ils vont manœuvrer tout ça.
09:12Par contre, il peut avoir un impact beaucoup plus facile
09:15sur le sociétal, sur l'environnemental.
09:17Et ils y sont sensibles.
09:18Oui.
09:19À quel point, justement, c'est une demande de ces jeunes diplômés ?
09:23C'est-à-dire que, est-ce que les entreprises qui ne le font pas
09:27le ressentent dans leur politique de recrutement ?
09:30Je pense...
09:30Parce que ce n'est quand même pas le premier critère.
09:32Non, ce n'est pas le premier critère.
09:33Il y a évidemment la rémunération,
09:35il y a la qualité de travail,
09:38parfois la question du télétravail ou pas, etc.
09:41Exactement.
09:41Alors, par contre, la composante actionnariat est importante
09:46et ça, c'est un véritable choix pour attirer des talents.
09:52Il faut savoir que, je vous disais que les dirigeants,
09:54parfois, cette composante représentait plus de 50% de leur rémunération.
09:57Sur les talents, ça peut être 10-15%.
10:00Donc, c'est moins.
10:01Par contre, il y a un côté intéressant,
10:03c'est que cette composante-là, elle peut beaucoup s'apprécier.
10:07Elle varie.
10:07Il y a une volatilité.
10:08Et là, ça intéresse les jeunes parce qu'ils se disent
10:11« Tiens, si je travaille bien, si l'entreprise va bien,
10:13si elle est vertueuse,
10:14en fait, ces 15%, ça peut prendre une place plus importante
10:17parce que le cours de l'action va progresser,
10:19parce que j'aurais valorisé. »
10:21Et ça, ça plaît beaucoup.
10:22Vous voyez ?
10:23Et quand les entreprises françaises, souvent,
10:25commencent à ouvrir des filiales,
10:26notamment dans les pays anglo-saxons,
10:28si elles n'ont pas dans leur package des programmes comme ça,
10:31elles sont en grande difficulté pour recruter.
10:33D'ailleurs, souvent, elles viennent nous voir à ce moment-là
10:34en disant « On part aux États-Unis,
10:36on a du mal à recruter, tout le monde nous parle d'actionnariat,
10:39de package, on ne comprend rien,
10:41qu'est-ce qu'on peut faire ? »
10:43Et aujourd'hui, vous n'attirez aucun salarié
10:45en dehors de France dans les pays anglo-saxons
10:47si vous n'avez pas intégré ce type de mécanisme.
10:49Donc, on l'a bien compris,
10:50c'est un outil de partage de la valeur
10:51qui se diffuse et se démocratise de plus en plus.
10:56Est-ce que ça peut être un levier ou un terreau de conflit ?
11:04C'est-à-dire, dans une entreprise,
11:05il y aurait seulement quelques top dirigeants
11:07qui en bénéficieraient ?
11:08Ça peut.
11:09Ça peut.
11:10La réalité, c'est qu'on ne le constate pas
11:12parce que, moi, personnellement,
11:15et pourtant, on en voit beaucoup,
11:16on est les leaders sur le marché,
11:17je n'ai jamais vu une entreprise
11:18faire des plans spécifiques dirigeants
11:20sans mettre en place d'autres choses
11:22pour l'ensemble des salariés.
11:24Donc, ça, je pense que les DRH,
11:26les Compensation and Benefits Manager
11:27qui s'occupent de ce sujet
11:29sont sensibles à l'erte de l'entreprise
11:31et les dirigeants souvent comprennent
11:32qu'il faut adapter les plans.
11:34Le dirigeant, il prend des risques,
11:36c'est lui qui prend des décisions,
11:37c'est normal
11:37parce que pratiquement 50% de ses rémunérations
11:40ne peut ne pas être versé
11:42si les conditions ne sont pas là.
11:43Donc, est-ce qu'un talent,
11:44il serait d'accord pour avoir un package comme ça ?
11:46Non.
11:47Par contre, avoir 10-15%,
11:48oui, ça, ça l'intéresse
11:50parce que ça crée un levier.
11:51Donc, les entreprises ont fait un mouvement
11:53de dire, ces plans-là, je les ai élargis.
11:55Avant, c'était vraiment le COMEX,
11:57les dirigeants monataires sociaux.
11:59Aujourd'hui, c'est parfois 10-15% de la population.
12:01Dans les sociétés anglo-saxonnes,
12:02c'est parfois directement 100% de la population.
12:05Et en France, on a nos spécificités.
12:06Donc, on a ces plans d'actionnariat manager
12:08et puis on a l'épargne salariale
12:10avec la participation intéressement
12:12dans lequel on propose à nouveau
12:14à l'ensemble des salariés
12:15d'investir avec des décotes, etc.
12:16Donc, on a nos spécificités
12:18qui font que l'actionnariat manager
12:20n'a pas été autant développé,
12:21mais quelque part,
12:22on couvre quand même
12:23l'ensemble de la population
12:24avec des réponses plus adaptées.
12:27Merci beaucoup, Franck Dues,
12:28et à bientôt sur Bsmart for Change.
12:30On passe à notre débat.
12:31On va justement parler
12:33du levier de la finance
12:33pour transformer notre économie.
12:42Comment la finance peut aider
12:43les entreprises à se transformer ?
12:45Voilà le thème de notre débat.
12:47J'accueille Laurent Coudershier.
12:48Bonjour, bienvenue.
12:49Vous êtes directeur impact
12:50du Crédit Coopératif,
12:52également membre du Codir
12:53du Crédit Coopératif.
12:55Et Thomas Parouti.
12:56Bonjour Thomas.
12:57Un habitué de Smart Impact,
12:58le président de l'agence Mieux.
13:01Alors, on a déjà reçu
13:02et parlé du Crédit Coopératif.
13:05plusieurs fois dans cette émission,
13:06mais je veux bien
13:06que vous nous présentiez
13:07peut-être le modèle
13:08du Crédit Coopératif.
13:09En fait, historiquement,
13:10le Crédit Coopératif,
13:11c'est la banque coopérative
13:12des coopératives.
13:14Donc, c'est la banque, en fait,
13:15des entrepreneurs
13:16de l'économie sociale.
13:17Ça, c'est vraiment l'historique.
13:18Et puis, on s'est développé,
13:19on a ouvert un peu la banque
13:21à notamment les secteurs
13:23de l'économie classique,
13:24les entreprises,
13:25mais aussi les particuliers
13:26depuis une vingtaine d'années
13:28et plutôt les particuliers engagés.
13:30Oui, avec un modèle coopératif.
13:33Donc, on peut réexpliquer
13:34qu'est-ce que c'est
13:34qu'un modèle coopératif ?
13:35Alors, on n'est pas coté.
13:36Donc, à qui appartient
13:38la coopérative ?
13:38La coopérative appartient
13:40à ses sociétaires.
13:41Ils sont 150 000.
13:42Le Crédit Coop,
13:43c'est 410 000 clients
13:45et 150 000 qui ont souscrit
13:47des parts.
13:47Donc, ils sont sociétaires
13:48de la banque.
13:51Et contrairement à une
13:52entreprise cotée,
13:53c'est une personne, une voix.
13:55Donc, c'est une gouvernance
13:56démocratique.
13:57Et est-ce qu'il y a des marchés,
13:58des secteurs dans lesquels
13:59vous intervenez plus que d'autres ?
14:01L'économie sociale et solidaire,
14:03c'est un peu notre ADN,
14:04notre famille de départ.
14:06Donc, ça représente
14:06aujourd'hui encore une grosse part
14:09des financements que nous faisons
14:10et puis de nos clientèles,
14:11bien sûr.
14:11Mais, aujourd'hui,
14:13beaucoup d'entreprises,
14:15coopératives ou non,
14:16et puis, comme je vous le disais,
14:17Thomas, de plus en plus
14:18de particuliers engagés
14:19qui sont extrêmement attirés
14:21par notamment un sujet
14:22dont on parle assez peu
14:24concernant la banque,
14:25je trouve,
14:25c'est la traçabilité
14:27et le Crédit Coopératif.
14:28Où va mon argent ?
14:28À quoi il sert ?
14:29Où va mon argent ?
14:30D'où vient mon argent ?
14:32Ok.
14:32C'est important aussi.
14:33Est-ce que ce modèle,
14:34Thomas Paroudi,
14:35le modèle coopératif,
14:38il est recherché,
14:41innovant,
14:42moderne,
14:42d'une certaine façon ?
14:43Alors qu'il y a quelques années,
14:45j'aurais peut-être pas posé
14:46cette question.
14:47Oui, mais c'est vrai
14:48que, alors que ce soit
14:49une banque
14:50ou que ce soit
14:50un autre secteur d'activité,
14:52le modèle coopératif,
14:53il l'attire beaucoup
14:55et il est très pertinent
14:57et innovant
14:58parce qu'en fait,
14:58il réfléchit sur le long terme.
15:00C'est-à-dire que
15:01quand on est coté,
15:02on doit présenter
15:02des chiffres
15:03tous les trimestres
15:04et là,
15:05avec les sociétaires,
15:07il y a une communauté
15:08de valeurs
15:09et une réflexion
15:10à long terme
15:10qui n'existe pas
15:12dans beaucoup
15:12d'entreprises privées.
15:13Avec une faculté
15:15d'innovation
15:16qui est peut-être
15:16plus importante
15:17que dans d'autres entreprises ?
15:19En fait,
15:20ils sont plus proches
15:21de la société civile,
15:22ils sont,
15:22j'ai l'impression,
15:23plus proches du réel
15:24et donc en fait,
15:26parfois,
15:27il se pose des questions
15:28que les entreprises privées
15:29ne se posent pas
15:30parce qu'elles réfléchissent
15:31à l'internationalisation
15:33ou sur d'autres sujets
15:35de rentabilité
15:36un peu court terme
15:37et là,
15:38quand on se pose
15:39des questions
15:40avec ce sociétaire
15:41sur les mêmes valeurs,
15:42on peut réfléchir
15:43et innover
15:44à long terme.
15:45Alors,
15:45il y a les secteurs
15:46dans lesquels
15:46vous innovez
15:48et vous investissez
15:50et puis,
15:51il y en a aussi
15:52que vous refusez.
15:54Dans quel domaine,
15:55alors général,
15:55je vais penser aux hydrocarbures,
15:57ce n'est pas très compliqué,
15:57mais dans quel domaine
15:58vous ne financez pas,
16:01vous n'investissez pas ?
16:01Parce qu'un bon impact,
16:03c'est aussi faire des choix.
16:03Les choix,
16:04c'est les choix
16:04de ce qu'on veut faire
16:05et c'est les choix
16:06de ce qu'on renonce
16:07à faire en fait.
16:08Et pour rebondir
16:09sur ce que disait Thomas,
16:11quand on fabrique
16:12des produits,
16:13parce que c'est ça,
16:14tu parles d'innovation,
16:15mais on a fabriqué
16:15des produits
16:16avec des clients.
16:18Ça correspondait
16:19à leur demande.
16:19Exactement,
16:20à côté du client.
16:21Même pas pour le client,
16:23avec le client
16:23et à côté du client.
16:24Et lorsqu'on a décidé
16:26d'exclure
16:26certains de nos secteurs
16:27d'activité,
16:28dans certains cas,
16:29on l'a fait
16:29parce qu'on a été titillé
16:30par des clients
16:31qui nous le demandaient
16:32et qu'on se disait
16:33en fait c'est une chouette idée
16:35et on veut le faire.
16:35Donc en fait,
16:36la taille de la banque
16:38et l'ADN de la banque
16:39fait qu'on est capable
16:40d'avoir cette agilité
16:42à la fois une grande banque
16:43parce que c'est une banque universelle
16:45comme on dit,
16:46donc ça veut dire
16:46qu'on peut absolument
16:48avoir tous les services classiques
16:49qu'on connaît
16:49d'une banque au crédit coopératif
16:52et à la fois
16:53une petite banque universelle
16:55qui permet
16:55d'avoir cette agilité.
16:56Donc oui,
16:58sur les hydrocarbures,
16:59on a refusé,
17:00il y a maintenant
17:0115 ans
17:02de participer
17:04au financement
17:05de l'extraction
17:08de gaz naturel
17:10de charbon
17:11et de pétrole,
17:12je ne sais pas pourquoi
17:12on dit gaz naturel
17:13et pas charbon naturel
17:14de pétrole naturel,
17:15en tout cas
17:17de produits carbonés,
17:18mais on n'a pas fait,
17:19on n'a pas voulu refuser
17:20pour refuser
17:21ou pour donner des leçons,
17:23pas du tout.
17:23On a voulu ne pas le faire
17:25pour privilégier
17:25d'autres types de financements.
17:27Alors tiens,
17:28il y a une question là-dessus,
17:29c'est l'armement.
17:30Parce que moi,
17:32je peux comprendre
17:33qu'une banque dise
17:33qu'on ne va pas financer
17:34l'armement,
17:34sauf qu'aujourd'hui,
17:35on est plutôt dans une logique
17:36à se dire
17:36qu'on est obligé
17:37de se réarmer,
17:39l'Europe doit se réarmer
17:39parce que la menace
17:40est beaucoup plus importante
17:41qu'avant.
17:42On y réfléchit.
17:43Alors l'armement,
17:43c'est typique
17:44d'une posture
17:45qu'on a eue
17:47dans les refus
17:48de financement
17:49qui venait
17:49d'un échange
17:50avec des clients
17:50qui nous disaient
17:51finalement
17:52l'ESG
17:53exclut l'armement
17:54dans la traçabilité
17:56que j'attends de vous,
17:56j'aimerais que vous ne fassiez pas ça
17:57et on l'a inscrit
17:58effectivement.
18:00Alors on est en pleine réflexion
18:01là-dessus
18:01mais
18:03la coopérative,
18:04crédit coopératif
18:05appartient à ses sociétaires.
18:08Si vous êtes client
18:09du crédit coopératif,
18:11Thomas,
18:11elle vous appartient à vous
18:12et donc
18:13si on bouge,
18:14on va discuter de ça
18:15avec nos sociétaires.
18:16Ce sera une volonté collective.
18:18On va en parler avec eux,
18:19on ne voit pas du tout
18:20nous bouger des choses
18:22sur le fond
18:23sans échanger
18:24avec nos sociétaires.
18:25Est-ce qu'il y a beaucoup,
18:25est-ce que c'est si fréquent que ça
18:27Thomas Parotti,
18:27des entreprises
18:28qui renoncent à des marchés ?
18:29Moi j'ai l'impression
18:29que c'est de plus en plus fréquent.
18:31Alors évidemment
18:31on connaît les trucs classiques
18:33de Patagonia
18:34qui dit
18:34n'achetez pas ma veste
18:36etc.
18:36il y a Biocop
18:37qui l'avait fait.
18:38En fait ce qu'on voit
18:39c'est qu'il y a des bénéfices
18:40à renoncer
18:41parce que ça prouve
18:42un certain alignement
18:43de l'entreprise
18:44avec ses valeurs
18:45et avec les valeurs
18:46de ses clients.
18:48L'autre jour
18:50avec le crédit coopératif
18:51on a rencontré
18:52Expanscience
18:52qui a refusé
18:54de développer
18:55les lingettes
18:56enfin
18:56qui a décidé
18:58d'arrêter
18:58de vendre des lingettes
19:00parce que
19:01ce n'est pas recyclable
19:02donc il se prépare
19:03à ça etc.
19:04Et en fait
19:04il y a beaucoup de gens
19:05qui disent
19:05du coup Expanscience
19:06et la marque Mustela
19:08c'est vraiment
19:08une très très belle marque
19:09mais à chaque fois
19:10il y a des bénéfices
19:12nous on a accompagné
19:13Nexence
19:13pendant pas mal de temps
19:14qui a décidé
19:15d'arrêter de vendre
19:16certains produits
19:16qui étaient
19:18trop carbonés
19:20donc Nexence
19:20c'est des câbles électriques
19:21et donc en fait
19:22ils ont choisi
19:24ils ont supprimé
19:25un certain nombre
19:25de produits
19:26pour réinvestir
19:27évidemment
19:27sur des produits
19:28plus innovants
19:28et plus décarbonés
19:30Alors
19:30et c'est une décision
19:31lourde de conséquences
19:32quand même
19:32renoncer à un marché
19:33pour une entreprise
19:35en coup d'arché
19:35et à ce moment-là
19:37il y a quoi ?
19:37Parce qu'on parle
19:38de changement de modèle
19:39ça peut aller jusque là
19:40Thomas
19:40donc vous
19:41votre rôle c'est quoi
19:42à ce moment-là ?
19:43C'est de les accompagner
19:44c'est d'accepter
19:45que peut-être
19:46une entreprise
19:48je ne sais pas
19:48un peu moins rentable
19:49pendant quelques années
19:52comment on se place
19:54dans cette trajectoire ?
19:56Déjà alors
19:58le monde est fini
19:59les ressources sont finies
20:00donc il faut bien
20:01quand même commencer
20:02à un moment
20:02donc nous effectivement
20:03on a commencé
20:04il y a une quinzaine d'années
20:06on a commencé peut-être
20:07plus tôt que d'autres
20:08mais aujourd'hui
20:09le discours quand même
20:10est public
20:11et pas contesté
20:13Oui
20:14Parce qu'il est contesté
20:14mais bon
20:15on ne va pas ouvrir ce débat
20:17Il y a encore une décision
20:18aux Etats-Unis hier
20:19sur les gaz à effet de serre
20:21Bref bon
20:22Scientifiquement
20:22de mon point de vue
20:23pas contesté
20:23Ah bah scientifiquement
20:24pas contesté
20:25on est bien d'accord
20:27Alors est-ce que
20:28c'est compliqué
20:29d'opérer
20:30en renonçant
20:31à des activités ?
20:32Oui
20:32Est-ce que ça obère
20:34une partie de notre rentabilité ?
20:35Oui
20:36Est-ce qu'on assume ça ?
20:37Oui
20:39Et est-ce que ça obère
20:41la rentabilité
20:42de nos clients entrepreneurs ?
20:44Bah ça dépend
20:44Moi j'ai le souvenir
20:47si vous voulez
20:47un exemple
20:48très simple
20:49d'un plasturgiste
20:52qui faisait
20:53des petites séries
20:54en France
20:54en Ile-de-France
20:55on lui a financé
20:57un groupe
20:57de chauffe
20:58de ses billes
21:00de plastique
21:02qui était
21:03un groupe
21:03de chauffe
21:04solaire
21:05et méthane
21:06de mémoire
21:06et il était au gaz
21:07et c'était avant le Covid
21:08je pense que
21:09avec le passage du Covid
21:11je suis pas sûr
21:11qu'il sera encore là
21:12et il est encore là
21:13donc est-ce que
21:14aller vers le durable
21:16va contre l'économie ?
21:17Moi je pense pas
21:18en fait
21:18je pense même que
21:20si je rencontre
21:20un entrepreneur
21:21et qu'il ne me parle
21:22jamais de durabilité
21:23ça m'inquiète
21:24sur sa durabilité
21:25Est-ce que
21:27Non mais ce que dit
21:28Laurent c'est
21:30aujourd'hui
21:30les directeurs
21:31RSE
21:31ils pensent long terme
21:33et ils ont vraiment
21:34ce discours là
21:34c'est comment
21:35on évite
21:36les problèmes
21:37dans 5 ans
21:37dans 10 ans
21:38c'est vraiment
21:38cette réflexion
21:39Mais le levier de transformation
21:40l'impression que j'ai
21:41vu d'ici
21:42c'est que
21:43le risque climatique
21:44finalement
21:45même dans un contexte
21:48de backlash
21:50de coups de frein
21:51dans certains pays
21:52et en Europe
21:53y compris
21:53le risque climatique
21:54ça c'est un argument
21:55qui porte
21:57et le risque
21:58de l'inaction
21:58en fait
21:59et c'est ça qui change
22:00c'est à dire que
22:01aujourd'hui
22:01toutes les directions
22:02RSE disent
22:03si on ne bouge pas
22:04dans 5 ans
22:05dans 10 ans
22:05on va se faire allumer
22:07on va perdre des marchés
22:08on n'aura pas accès
22:09à telle ressource
22:10qui est hyper importante
22:11et donc vraiment
22:12c'est cette réflexion
22:13long terme
22:13que peuvent avoir
22:14les directions RSE
22:15Vous travaillez aussi
22:17en forme de partenariat
22:19avec un certain nombre
22:19d'associations
22:22je peux citer
22:23Team for the Planet
22:24Gen Act
22:25le C3D
22:26qui regroupe
22:27les directeurs
22:28de développement durable
22:28pourquoi c'est important ça ?
22:30Parce qu'on a une banque
22:31écosystémique
22:32Donc il faut que tout le monde
22:34On a envie d'emmener
22:37d'être emmené
22:38et d'emmener
22:38parce qu'on est
22:39au centre de l'écosystème
22:41typiquement
22:42alors par exemple
22:44pourquoi Team for the Planet
22:45on a créé ensemble
22:46une offre
22:47qui s'appelle
22:47Bank for the Planet
22:48parce que Team for the Planet
22:50agit directement
22:52sur le sujet du climat
22:54mais aussi
22:54sur le fait
22:55d'opérer en France
22:56parce qu'aujourd'hui
22:57quand vous avez un français
22:58qui a une bonne idée
22:59qui permet d'apporter
23:01une solution
23:01sur le sujet
23:02du réchauffement climatique
23:03très souvent ça part
23:04aux Etats-Unis
23:05et en Chine
23:06vous le savez bien
23:06vous recevez beaucoup de gens
23:07ici qui vous disent ça
23:09Team for the Planet
23:10le fait en France
23:11je crois qu'ils ont investi
23:13on en est à 47 millions d'euros
23:15qui ont été investis
23:16sur ces sujets en France
23:17on ne pouvait pas
23:18nous ne pas être avec eux
23:19donc on a créé
23:20cette offre
23:20Bank for the Planet
23:21où vous ouvrez un compte
23:23crédit coopératif
23:23Team for the Planet
23:24qui s'appelle
23:24Bank for the Planet
23:25où à chaque fois
23:26on reverse
23:27plus de 80 euros
23:28à Team for the Planet
23:29par compte ouvert
23:30qui les aident
23:31donc pour leur action
23:32et puis on a créé
23:33avec eux
23:34un fonds dédié
23:35qu'on a ouvert
23:36il y a à peu près
23:37deux mois
23:38et je crois qu'en une semaine
23:40on avait collecté
23:4015 millions d'euros
23:41on doit être à 26 millions d'euros
23:43hier ou avant-hier
23:45qui est un grand succès
23:46quoi
23:46donc en fait
23:47vous pouvez pas
23:48l'idée c'est pas
23:49de réussir seul
23:49l'idée c'est de se faire
23:50réussir un écosystème
23:52et puis c'est nous
23:53de réussir un peu
23:54dans cet écosystème
23:54allez un dernier mot
23:55il nous reste
23:55une minute trente
23:56pour parler théâtre
23:58ça peut sembler surprenant
23:59mais c'est important
24:00parce qu'on développe
24:01souvent la question ici
24:02des nouveaux récits
24:02des nouveaux imaginaires
24:03vous allez présenter
24:04une pièce
24:05au sociétaire
24:06du crédit coopératif
24:07au Trianon
24:08et puis cet été
24:08à Avignon
24:09le rôle de l'argent
24:10aujourd'hui
24:11ça fait du théâtre ça
24:12en fait
24:14on aurait pu leur montrer ça
24:15je sais pas si on le voit
24:17on aurait pu leur montrer ça
24:18ça c'est notre circuit
24:18de l'argent
24:19en fait
24:19parce qu'il n'y a pas
24:21d'amour
24:22il n'y a que des preuves d'amour
24:23il n'y a que des preuves
24:24en fait dans la vie
24:24et ça c'est la preuve
24:26de la traçabilité
24:27du crédit coopératif
24:28qu'on édite
24:29et qu'on envoie
24:30à tous nos sociétaires
24:31ça c'est le petit document
24:32que j'ai reçu moi
24:33en tant que sociétaire
24:33pour l'Assemblée générale
24:34voilà
24:35on dit d'où vient l'argent
24:36où va l'argent
24:36cette pièce de théâtre
24:38c'était ça en fait
24:39donc ça c'est un peu
24:40voilà
24:41donc c'est une version
24:42un peu moins aride
24:43on va dire
24:43de la traçabilité
24:44je vais vous le laisser Thomas
24:45je veux bien
24:45ça m'intéresse
24:46c'est plutôt sympa
24:46mais je vous laisserai aussi
24:53génial
24:53c'est une version
24:54très sympa
24:56qui interroge
24:57les français
24:57sur en fait
24:58la traçabilité
24:59je vais vous amener
25:00un exemple
25:02est-ce que vous savez
25:02ce que c'est ça ?
25:03oui je crois
25:04j'en ai déjà mangé
25:04un kiwi
25:05c'est un kiwi
25:05voilà
25:06moi qui habite
25:08en région parisienne
25:09j'ai plein d'amis
25:10qui sont très sensibles
25:11à la traçabilité
25:11et qui aiment les kiwi
25:12moi j'aime les kiwi
25:13j'en ai pris un ce matin
25:16et qui sont capables
25:17de faire des kilomètres
25:18parfois
25:18pour acheter un kiwi
25:20dans une boutique particulière
25:21parce qu'il est bio
25:22parce qu'il est traçable
25:22parce qu'il savent
25:24d'où vient le kiwi
25:25en fait on ne se pose
25:26jamais la question
25:27sur la banque
25:28en fait nous
25:29crédit coopératif
25:30c'est un peu ça
25:30qu'on apporte comme réponse
25:31on apporte une réponse
25:32et c'est très très spécifique
25:34une réponse de traçabilité
25:35on est capable
25:36de dire prouver
25:37d'où vient l'argent
25:38où va l'argent
25:39merci beaucoup
25:40à tous les deux
25:40et à très bientôt
25:42sur Bsmart for Change
25:43on passe tout de suite
25:44au grand entretien
25:45de ce Smartapinct
25:46avec Isabelle Spiégel
25:47la directrice de l'environnement
25:48de Vinci
25:54prêt pour l'impact
25:55c'est la question que je pose
25:56chaque jour
25:56à une personnalité
25:57qui compte
25:58dans notre économie
26:00et je reçois aujourd'hui
26:00Isabelle Spiégel
26:01bonjour
26:02bienvenue
26:02vous êtes la directrice
26:04de l'environnement
26:04de Vinci
26:06alors on parle d'un géant
26:07un chiffre d'affaires
26:0874,6 milliards d'euros
26:10au 31 décembre 2025
26:12et un carnet de commandes
26:14de près de 75 milliards d'euros
26:16au 31 mars de cette année 2026
26:18dont plus de 70% hors de France
26:20c'est quoi le principal business de Vinci
26:24moi je connais les autoroutes
26:25peut-être les aéroports
26:26c'est ça ?
26:27alors on a trois activités
26:28effectivement les concessions
26:29donc on opère des infrastructures
26:30de transport
26:31des autoroutes
26:32des aéroports
26:32du rail
26:33un petit peu
26:33on a l'ISEA
26:34en France
26:35c'est la ligne Sud-Europe-Atlantique
26:38donc Bordeaux-Paris
26:39deuxième activité
26:40les services à l'énergie
26:41et ça commence à peser
26:43de plus en plus lourd
26:43avec l'électrification
26:44je suis sûre qu'on n'y reviendra
26:45on va en parler lentement
26:46et puis la construction
26:47donc à la fois des bâtiments
26:49des ouvrages
26:49des routes
26:50ceux dans 120 pays
26:52qu'est-ce qui rapporte le plus ?
26:54alors ça dépend ce qu'on regarde
26:56en chiffre d'affaires
26:57il y a des poids du corps
26:58qui sont assez relatifs
26:59le système des concessions
27:01fait qu'aujourd'hui
27:03on a des temporalités
27:05en fait sur les concessions
27:06de temps long
27:07et donc on a certains contrats
27:09qui arrivent
27:11dans la dernière phase
27:12de la concession
27:13et effectivement
27:13qui rapporte du résultat net
27:15après
27:16tous les métiers du groupe
27:17ont fait des efforts
27:19ces dix dernières années
27:20pour de façon très constante
27:22donner plus de marge
27:23donc sur le côté
27:24ça rapporte
27:25en résultat net
27:26effectivement aujourd'hui
27:27on a quand même
27:28un business très résilient
27:29et qui fonctionne bien
27:30avec cet équilibre
27:31de trois métiers
27:32avec un contexte
27:33qui est quand même
27:33très particulier
27:34question d'actualité
27:35la guerre au Proche-Orient
27:36le blocage
27:38quasi-blocage
27:38il y a quelques bateaux
27:39qui passent
27:39mais bon
27:40du détroit d'Ormousse
27:41ça va bientôt faire trois mois
27:42quelle conséquence
27:43ça a pour un groupe
27:43comme le vôtre ?
27:45Alors je pense que d'abord
27:46c'est compliqué
27:47d'être en temps de crise
27:48donc on pense à toutes
27:49les familles touchées
27:50voilà
27:51on est en train
27:52d'enchaîner des guerres
27:52donc c'est pas simple
27:55je viens de citer
27:56je viens de citer le terme
27:56de résilient
27:57en parlant des revenus
27:58et du business
27:58et je pense que
28:00on tient ferme
28:02je dirais sur nos stratégies
28:03d'à la fois
28:04internationalisation
28:05et puis de combiner
28:06temps long
28:06avec ces métiers
28:07de concession
28:08dans les infrastructures
28:08de transport
28:09et de temps court
28:10dans la construction
28:10et l'aménagement
28:12donc on est globalement
28:14serein
28:15parce que des crises
28:16on a déjà connues
28:16on en a d'autres
28:18et on tient le cap
28:20on est un grand groupe
28:22je dirais que moi
28:23spécifiquement sur l'environnement
28:24ça veut dire
28:25qu'on a un petit coup de collier
28:26qui est mis
28:26sur l'électrification
28:28donc on a plutôt
28:29un alignement de planète
28:30qui se fait
28:31à se dire
28:32ok on n'a plus de pétrole
28:33il n'arrive pas
28:34pour x raisons
28:34et dont certaines dramatiques
28:37par contre
28:38l'électrification
28:39est une solution
28:39et elle va dans le sens
28:40à la fois de l'indépendance énergétique
28:42de l'Europe
28:43et du bas carbone
28:44donc on a plutôt
28:45une porte ouverte
28:46c'est ça
28:46c'est une opportunité
28:48on peut dire ça aussi
28:49à saisir
28:49pour aller plus vite
28:50dans l'électrification
28:51mais quand même
28:51si je prends
28:53la hausse des prix
28:54du kérosène
28:54est-ce que ça provoque
28:56une baisse du trafic aérien
28:57et donc
28:58sur les aéroports
28:59dont ainsi a la concession
29:00des conséquences ?
29:01Alors c'est des choses
29:02évidemment qu'on suit
29:03il n'y a pas d'impact
29:04majeur
29:05à date
29:06c'est toujours
29:07très difficile
29:08de se prononcer
29:08sur combien de temps
29:09ça va durer
29:10etc
29:10donc là on subit
29:12comme tous
29:12l'incertitude
29:13en fait
29:13liée à cette crise
29:15liée à la hausse des prix
29:16liée au fait
29:17que oui
29:18il y a un peu
29:18de perturbations marginales
29:21voilà
29:22mais rien à voir
29:22avec le Covid
29:23je dirais
29:23donc
29:24on a appris
29:25à relativiser
29:26les crises
29:27parce qu'on les enchaîne
29:27effectivement
29:28oui
29:28c'est une manière
29:30de voir les choses
29:30et on se doute
29:33que voilà
29:33malheureusement
29:34il risque d'en avoir
29:35d'autres
29:35en fait
29:35sur différents niveaux
29:37alors sur l'électrification
29:38justement
29:38tiens
29:39on peut regarder
29:40et là
29:41malheureusement aussi
29:42on a le
29:44le regard
29:45ou le recul
29:46sur ce qui s'est passé
29:47au moment de l'invasion
29:49de l'Ukraine
29:49par la Russie
29:50les conséquences
29:51déjà sur la hausse
29:52des prix
29:54des hydrocarbures
29:55est-ce que vous avez vu
29:56déjà à ce moment-là
29:57une accélération
29:58de l'électrification
29:59et comment vous l'accompagnez ?
30:00alors
30:01à la fois oui
30:02c'est-à-dire que
30:03c'est plutôt
30:04une accélération
30:05où on se dit
30:05en fait
30:06plus on est dépendant
30:07de la manière
30:08dont les prix sont faits
30:09et donc
30:10de l'ensemble
30:11des fossiles
30:13il y a quand même
30:14même s'il y a eu
30:15des pics aussi
30:15sur le prix de l'électricité
30:16en 2022
30:17donc guerre en Ukraine
30:18ça n'a pas été simple
30:19justement sur le côté
30:20prix de l'électricité
30:22après
30:22quand on regarde
30:23sur des décennies
30:24etc
30:25les statistiques historiques
30:26l'électricité a quand même
30:27des prix plus stables
30:29qu'effectivement
30:30les aspects fossiles
30:31donc
30:32on va dans le bon sens
30:33de dérisquer
30:34quelque part
30:35l'économie
30:35en électrifiant
30:36ça c'est quand même
30:37un point important
30:39après il ne faut pas le faire
30:40tout seul dans son coin
30:41donc je pense
30:41que ce qu'on a vu aussi
30:42avec la guerre en Ukraine
30:43c'est que
30:44on a intérêt à y aller
30:46en tant que secteur
30:47et je pense notamment
30:48au métier de la construction
30:50heureusement qu'on était
30:51plusieurs majors
30:53européens
30:53à aller dans le même sens
30:54au même endroit
30:56et sur l'électrification
30:57pour effectivement
30:58être capable
30:59de façon un peu
31:00court-termiste
31:00à un client
31:01d'expliquer
31:01là il y a une hausse
31:02parce que l'électricité
31:03est en train de gonfler
31:05à cause du gaz
31:07etc
31:07donc c'est effectivement
31:08ça fait partie
31:09de toutes les barrières
31:10au changement
31:11avec des pics
31:13mensuels
31:14mais la tendance de fond
31:15elle est bien là
31:16en fait
31:16la tendance de fond
31:17elle est l'électrification
31:18et il faut continuer
31:20à investir massivement
31:21là-dessus
31:22il faut se souvenir aussi
31:23que l'électrification
31:24c'est une meilleure efficacité
31:25enfin si je pense
31:26aux véhicules électriques
31:27c'est aussi moins d'énergie
31:28consommée au kilomètre parcouru
31:30c'est rentable à l'usage
31:31c'est-à-dire que c'est moins cher
31:32à l'usage
31:34donc il y a
31:35voilà
31:36c'est l'ensemble
31:37d'un mécanisme économique
31:38qui fait que
31:39en théorie
31:40et quand on se projette
31:41sur le temps long
31:42avec le bon ROI
31:42il y a des bons retours
31:44et puis marginalement
31:45de façon ponctuelle
31:47il y a encore
31:48des petits freins
31:48à la mise en oeuvre
31:49mais concrètement
31:50à la dimension du groupe Vinci
31:51qu'est-ce que ça signifie ?
31:54qu'est-ce que vous avez
31:55modifié pour
31:55que la part de l'électricité
31:57soit plus importante
31:58dans vos usages ?
31:59alors je pense
32:00qu'on est resté
32:01très très stable
32:02sur nos objectifs
32:03donc il y a
32:04presque 7 ans maintenant
32:06enfin fin d'année 2019
32:07on lançait notre ambition
32:08environnementale
32:08avec des objectifs
32:09forts sur différents piliers
32:11mais en termes
32:12d'énergie
32:13ça va être concerné
32:14principalement
32:14par la réduction
32:15de nos émissions
32:15de gaz et effet de serre
32:16et ça passe
32:18par l'électrification
32:20de nos propres usages
32:21donc à commencer
32:22par les flottes de véhicules
32:23et ça ça marche aussi
32:24pour
32:25citer Vinci Autoroute
32:26le trafic
32:27de nos usagers
32:28donc comment on démultiplie
32:30les bornes de recharge électriques
32:31pour que nos usagers
32:32sur les autoroutes
32:33puissent aussi prendre
32:33leurs voitures
32:34ça ça va vous permettre
32:35d'améliorer l'Hodscope 3
32:36par exemple
32:37oui
32:37l'émission
32:38tout à fait
32:38en fait
32:39une contribution positive
32:40je dirais
32:41au fait d'électrifier
32:42les transports
32:43dans l'absolu
32:44c'est ce qu'on va apporter
32:45on est aujourd'hui
32:46à 55 bornes de recharge
32:47installées pour 100 km
32:48et ça fait 3 ans
32:49qu'on a 100%
32:50de nos aires de service
32:51équipées de bornes de recharge
32:52et quand on dit équipées
32:54c'est pas une
32:54c'est un minimum 6
32:55enfin voilà
32:55c'est les règles un peu
32:56atteintes
32:56quand on a des données
32:58donc ça c'est un volet
32:59c'est électrifier les usages
33:00et on peut appliquer chez nous
33:02on peut proposer dans nos services
33:04et il y en a beaucoup
33:05pareil sur le bâtiment
33:06pour parler des pompes à chaleur
33:08l'efficacité énergétique
33:09des bâtiments
33:10parce que dans les services
33:10à l'énergie
33:11c'est directement nos métiers
33:12donc ça c'est un des premiers côtés
33:15l'autre ensuite
33:15c'est l'ensemble
33:16de la production d'énergie
33:18renouvelable et nucléaire
33:19et des infrastructures énergétiques
33:21et en fait quelque part
33:22sur ces trois leviers
33:22de la chaîne de valeur
33:23on est présent
33:24on est actif
33:26et donc on a
33:27effectivement des opportunités
33:29encore beaucoup
33:29de transition
33:30et de transformation
33:31à faire
33:31alors vous êtes directrice
33:33de l'environnement de Vinci
33:33depuis 2019
33:35membre du COMEX
33:36depuis 2022
33:39membre du COMEX
33:40100% dédié à l'environnement
33:41qu'est-ce que ça change
33:42pourquoi c'est important
33:43c'était surtout
33:44de la mise en cohérence
33:45en fait
33:45par rapport à l'ambition
33:47environnementale du groupe
33:48qui a été lancé
33:50avec la décision
33:51je dirais
33:51de me recruter
33:52et d'en faire déjà
33:53un poste à temps plein
33:54et d'identifier l'environnement
33:56un peu séparément
33:57du développement durable
33:58ou de façon vraiment
34:00intégrée au développement durable
34:01mais avec ce point de focus
34:05membre du COMEX
34:06c'est de le mettre
34:07au bon endroit
34:08en fait je dirais
34:08c'est une importance stratégique
34:10pour le groupe
34:10j'ai un balayé
34:11les premiers sujets
34:12d'électrification
34:13qui sont directement
34:14dans la stratégie
34:14de développement du groupe
34:15donc effectivement
34:16c'est de le mettre
34:17à la bonne place là-dessus
34:18et puis
34:20on est aussi
34:21un groupe multilocal
34:22donc la mise en oeuvre
34:23elle se fait sur le terrain
34:24donc quelque part
34:25c'est de donner
34:26la bonne tonalité
34:28de la direction
34:28sur ces sujets-là
34:29encore une fois
34:30le niveau d'importance
34:31du sujet
34:32la manière
34:32dont on prend en compte
34:34le niveau d'ambition
34:35et l'implémentation
34:36elle se fait
34:37sur chacun des projets
34:39dans chacune des géographies
34:40avec une déclinaison
34:42adaptée à nos métiers
34:43vous avez senti la différence
34:44à partir du moment
34:45où vous êtes entrée
34:46au COMEX
34:48oui
34:48oui
34:49pourquoi
34:50parce que
34:52c'est déjà
34:53plus d'écoute
34:54on va dire
34:56en interne
34:56et en externe
34:57pour dire
34:58encore une fois
34:59aujourd'hui
34:59le sujet n'est pas
35:00à côté
35:01c'est pas un truc
35:02qu'on fait en plus
35:03parce qu'il fallait le faire
35:05dans un exercice
35:06secondaire
35:07donc il est
35:08coeur stratégie
35:10après maintenant
35:11voilà ça fait 4 ans
35:12c'est tellement intégré
35:13je dirais
35:14dans les présentations
35:16je pense que
35:17toute présentation
35:18maintenant
35:18d'une entité du groupe
35:19qui vient présenter
35:20à ses patrons
35:21intègre de l'environnement
35:23tout comme
35:24voilà
35:24elle ne négligerait
35:25jamais aucun sujet
35:26sociaux
35:27ou de sécurité
35:28en fait
35:28donc c'est devenu
35:30un réflexe
35:31je pense
35:31aidé effectivement
35:32par ce niveau
35:33de positionnement
35:34alors je vais donner
35:34quelques chiffres
35:35sur les réductions
35:37d'émissions
35:38de CO2
35:39depuis 2018
35:41vous affichez 26%
35:42de réduction
35:43sur les scopes 1 et 2
35:45et un objectif
35:46de réduction
35:47de 40%
35:48en 2030
35:49est-ce que c'est plus compliqué
35:51on va revenir sur
35:52les scopes 1 et 2 après
35:53mais est-ce que c'est plus compliqué
35:54justement sur le scope 3
35:55dont on parlait
35:56c'est-à-dire sur les émissions
35:57indirectes
35:57pour un
35:57voilà
35:58par exemple
35:59si je prends les concessions
36:00autoroutes
36:00ou aéroports
36:02forcément on sait que
36:03les avions
36:04ils vont peut-être un jour
36:06avoir beaucoup plus
36:07de biocarburant
36:08dans leur réservoir
36:10mais on en est encore
36:11un peu loin
36:12effectivement
36:13alors moi j'utilise
36:14beaucoup le vocabulaire
36:15de direct et indirect
36:15c'est-à-dire
36:16scope 1 et 2
36:16c'est vraiment
36:18l'énergie qu'on consomme
36:20voilà
36:20donc on a des leviers
36:21d'action qui sont
36:22pas tout à fait
36:23100% entre nos mains
36:24mais quand même
36:25on peut influencer
36:25donc on avance
36:26à notre rythme
36:27on va dire
36:27sur ce sujet-là
36:28le scope 3
36:29c'est effectivement
36:29nos chaînes de valeurs
36:30et puis l'usage
36:32des ouvrages
36:33et des autoroutes
36:35des infrastructures
36:36qu'on opère
36:36donc effectivement
36:37c'est de l'indirect
36:38on est en influence
36:39on n'est pas le seul
36:40décisionnaire
36:41on est nombreux
36:42parce que le scope 3
36:43on le partage
36:44on est nombreux
36:46il y a du multicompte
36:47effectivement
36:47donc c'est ça
36:48la première difficulté
36:49c'est que les chiffres
36:50sont grands
36:50on n'est pas tout seul
36:52ça dépend de l'impulsion
36:53je dirais réglementaire
36:55la disponibilité
36:55des techniques
36:56comme les SAF
36:57donc les sustainable
36:59aviation fuel
36:59par exemple
37:00sur l'aérien
37:02cela dit
37:03la trajectoire est là
37:04donc c'est
37:05comment on oeuvre
37:05suffisamment en amont
37:06pour aider
37:07sur des technologies
37:08si on revient
37:09sur les autoroutes
37:10on est en train
37:10de tester sur l'A10
37:11de la recharge
37:12par induction
37:13qui est une des technologies
37:15plutôt prometteuses
37:16pour recharger
37:17en roulant
37:18les poids lourds
37:18alors les véhicules électriques
37:19légers aussi
37:20mais voilà
37:21donc on va mettre
37:22des billes
37:23dans l'innovation
37:23l'ARED
37:24le test
37:25pour se dire
37:25est-ce que la techno
37:26est possible
37:27il faudra encore
37:28une énorme impulsion
37:29pour nous donner
37:30les bonnes lignes
37:31sur le financement
37:33etc
37:33et continuer
37:35dans cette voie
37:35ça veut dire
37:35que sur un projet
37:36comme celui-là
37:37vous donnez l'impulsion
37:38mais il faudra forcément
37:40des financements publics
37:41il faudra forcément
37:42que d'autres grandes entreprises
37:45du secteur
37:45vous accompagnent
37:46pour qu'on passe
37:47d'un test
37:48sur quelques kilomètres
37:49sur l'A10
37:50à des autoroutes
37:52où les poids lourds
37:53pourront se recharger
37:53en fait
37:54ce dont on a encore besoin
37:56parce qu'il y a
37:57beaucoup de technologies
37:57qui sont déjà disponibles
37:58il y a encore besoin
37:59d'innovation
37:59également
38:00parce que
38:01la route est encore longue
38:02mais il y a aussi
38:04beaucoup de choses disponibles
38:05et font un énorme
38:06coup d'accélérateur
38:06donc je dirais
38:07la première des choses
38:08on parle souvent
38:09beaucoup de financement
38:10parce que c'est difficile
38:10d'aligner
38:12je dirais
38:12les bons capitaux
38:14au bon endroit
38:15sur ces technologies
38:15mais en réalité
38:16c'est aussi
38:17de l'impulsion
38:17et de la visibilité
38:19réglementaire
38:20et sur les trajectoires
38:21et aujourd'hui
38:22voilà
38:22il y a une technologie
38:24nous on y croit beaucoup
38:24sur l'induction
38:25mais il y en a d'autres
38:26qui existent en parallèle
38:27la Chine teste des choses
38:29etc.
38:29donc il nous faudra déjà
38:30le cadre qui dit
38:31ok c'est par là
38:32qu'il faut aller
38:33et ensuite
38:34je pense sur l'hydrogène
38:35par exemple
38:36on a été aux côtés
38:36d'autres groupes
38:37parmi les fondateurs
38:39ou en tout cas
38:40les premiers
38:40à mettre
38:42dans un fonds
38:43qui s'appelle
38:43I24 sur l'hydrogène
38:44avec Air Liquide
38:45et Total Energy
38:46donc il y a un moment donné
38:47on a eu cette visibilité
38:48là de l'hydrogène
38:49et on a dit
38:50ok on met sur la table
38:51voilà
38:53100 millions
38:55pour soutenir
38:56le développement
38:57de projets
38:58plutôt moyens
38:58etc.
38:59sur ce pilier là
39:00donc la capacité
39:01de financement
39:02on va réussir
39:03à un moment donné
39:03à la lever
39:04à la trouver
39:05mais il faut lever
39:07ces voiles d'instabilité
39:08on va dire
39:08choisir la solution
39:10technique
39:11la plus efficace
39:12on va parler
39:12on va ouvrir un chapitre
39:13consacré à la biodiversité
39:15et tiens pour l'ouvrir
39:16je vous propose
39:17d'écouter la question
39:17que Nathalie Alquet
39:19qui était à votre place
39:20il y a quelques jours
39:21vice-présidente
39:21de développement durable
39:22de Danone
39:22a choisi de vous poser
39:23on l'écoute
39:25bonjour Isabelle
39:26je voulais savoir
39:27la position de Vinci
39:28face à la rareté de l'eau
39:31et tous les problèmes
39:32en fait d'accès
39:33à l'eau de qualité
39:35qui se posent aujourd'hui
39:36merci
39:37est-ce que c'est devenu
39:39pour vous un risque
39:40un risque climatique
39:41la question de l'eau
39:42est-ce que vous l'intégrez
39:43comme ça
39:43alors en tout cas
39:44je pense que c'est comme ça
39:46qu'il faut l'intégrer
39:46dans les entreprises
39:48c'est-à-dire que le principal sujet
39:50de l'eau
39:51c'est la continuité
39:52d'activité
39:53en fait
39:53donc le risque
39:54de perte d'exploitation
39:55il y a des arrêts
39:56d'activité
39:58pour cause de manque d'eau
40:00et de restrictions d'usage
40:01c'est-à-dire qu'il y a des préceptes
40:01qui va restreindre
40:03l'usage de l'eau
40:04donc on a aujourd'hui
40:06à date
40:07quelques épisodes
40:08avec des restrictions d'usage
40:10c'est pas du tout
40:10encore majeur
40:11à l'échelle du groupe
40:12par contre
40:13quand on regarde
40:13toutes les courbes
40:14et à peu près
40:15dans toutes les géographies
40:16du monde
40:16il y a forcément
40:17un peu partout
40:18des périodes de l'année
40:19des usages etc
40:20sur lesquels
40:21on va avoir
40:21une augmentation
40:22de ces restrictions
40:24donc oui
40:25c'est un sujet
40:25dont on s'empare
40:28ça veut dire que
40:29alors il faut rappeler
40:30que les métiers de l'eau
40:31en fait dans le groupe Vinci
40:32c'est un peu aussi
40:34à l'origine
40:35de certains projets
40:36qu'on a pu faire
40:36c'était à la fois
40:37sur l'électricité
40:37d'ailleurs
40:38avec des barrages hydrauliques
40:39et du coup
40:39sur l'hydraulique
40:40les métiers de l'eau
40:41aujourd'hui
40:42c'est pas loin
40:42de 3 milliards
40:43d'euros de chiffre d'affaires
40:44donc finalement
40:45c'est pas si petit
40:46à l'échelle du groupe
40:48ce qu'on va faire
40:49sur ces métiers d'infrastructure
40:50et on est persuadé
40:50que des infrastructures
40:51pour stocker l'eau
40:53être capable
40:54de prendre l'eau
40:55plus à un endroit
40:55la stocker
40:56et la réutiliser
40:57à un autre
40:57il y a un rôle à faire
40:58sur effectivement
40:59ce sujet d'infrastructure
41:00qui est une partie
41:01de notre coeur business
41:03ensuite c'est beaucoup
41:04de solutions
41:06de je dirais
41:08quotidiennes
41:08de comment on utilise
41:09effectivement
41:10on réutilise
41:11par exemple
41:11les eaux non conventionnelles
41:12ce qu'on appelle
41:13la ré-hut
41:14réutilisation des eaux
41:15non conventionnelles
41:16on a un exemple
41:17à Faro
41:18sur l'aéroport
41:19de Faro
41:20au sud du Portugal
41:21sur lequel
41:22on utilise
41:23les eaux issues
41:23de la station
41:24d'épuration communale
41:26pour réutiliser
41:27dans les sanitaires
41:27de l'aéroport
41:28donc quelque part
41:29on a du traitement
41:30et on essaie
41:30d'être en boucle
41:31le plus fermé possible
41:32on a un test en cours
41:34avec un système
41:36un peu similaire
41:36sur un chantier
41:39de Vinci Autoroute
41:40pour réutiliser
41:41dans les travaux
41:42de chantier
41:42de l'eau aussi
41:43qui était pas très loin
41:44à disposition
41:45issue d'une station
41:46d'épuration
41:47donc ça c'est de l'économie
41:48d'eau potable
41:49par la ré-hut
41:50c'est ce qu'on va faire
41:50bien sûr
41:51alors d'ailleurs
41:51les pays du sud
41:52de l'Europe
41:53sont beaucoup plus avancés
41:54que nous
41:55en la matière
41:56parce qu'ils ont été
41:57confrontés à la sécheresse
41:58avant nous
41:59ça veut dire que
42:00les solutions
42:00on les connaît
42:01d'une certaine façon
42:01alors ça
42:03on a des solutions
42:04et voilà
42:05il y a encore
42:06du traitement d'eau
42:07adapté
42:08il y a des normes
42:08à faire évoluer
42:09pour être capable
42:09de réutiliser
42:10ces eaux non potables
42:11du coup
42:13et par contre
42:14c'est majeur
42:15c'est à dire
42:15que la vitesse
42:16à laquelle aujourd'hui
42:17globalement
42:18l'ensemble
42:18de l'économie
42:19des pouvoirs publics
42:20et des citoyens
42:21s'emparent de la question
42:21je pense qu'on risque
42:22d'être un peu trop souvent
42:23dépassé
42:24par ces événements
42:25alors ça veut dire aussi
42:26qu'on travaille en collectif
42:28je préside la commission
42:29O2PE par exemple
42:30entreprise pour environnement
42:31et c'est une nouvelle commission
42:33qui a été créée
42:34depuis fin d'année dernière
42:35sur ces sujets là
42:36spécifiquement
42:37on peut se dire
42:37voilà
42:3760 et quelques entreprises
42:40membres
42:40comment on réfléchit
42:41et particulièrement
42:42à cette question centrale
42:44de continuité d'activité
42:47et du rôle
42:48des entreprises
42:49de tous secteurs
42:49d'apporter des solutions
42:50concrètes
42:51sur cette énorme problématique
42:54effectivement
42:54alors si on parle
42:55de biodiversité
42:56maintenant
42:57est-ce que c'est plus compliqué
42:58à mesurer
43:00dans votre activité quotidienne
43:02c'est-à-dire qu'à un moment
43:03où vous vous rendez des comptes
43:04sur les progrès
43:06en matière environnement
43:07de Bercy
43:08et sur la biodiversité
43:10est-ce que les métriques
43:11ne sont pas là
43:12alors autant effectivement
43:13sur les émissions
43:14de gaz à effet de serre
43:15on compte depuis
43:17plus de 30 ans
43:18à peu près
43:18de la même manière
43:19il y a ce jargon
43:20ce copain de Troyes
43:21etc
43:21donc voilà
43:22comme c'est des émissions
43:23qui contribuent
43:24au réchauffement global
43:24il y a des normes internationales
43:26la biodiversité
43:27c'est pas le cas
43:27et la biodiversité
43:29elle est très locale
43:30au sens où
43:31sur une autoroute
43:32sur une carrière
43:32ou sur un chantier
43:34en pleine ville
43:35on n'a pas du tout
43:36les mêmes enjeux
43:37la même perception
43:38les mêmes types d'actions
43:39à mettre en oeuvre
43:40sur la biodiversité
43:41donc on a plutôt
43:42nous donné une trajectoire
43:43en disant
43:43voilà
43:43il faut qu'on tente
43:45vers le zéro perte net
43:46on sait pas très bien
43:46le définir
43:47mais c'est pas grave
43:47c'est la trajectoire
43:48qu'on se donne
43:49au niveau du groupe
43:50et allons-y vraiment
43:51sur le terrain
43:52chacun dans ses activités
43:53pour démultiplier les actions
43:55et on a commencé
43:56à en faire un bilan
43:57depuis l'année dernière
43:58donc c'est encore
43:59assez récent
43:59pour se dire
43:59est-ce que déjà
44:00dans nos actions
44:01il manque des choses
44:02donc vous avez rendu compte
44:03sur l'aspect
44:03plutôt chaîne de valeur
44:04donc vis-à-vis des achats
44:06il y avait des choses
44:06à renforcer
44:07sur l'eau par exemple
44:08voilà
44:09et puis après
44:10c'est de se dire
44:11il y a des actions
44:12qu'on met en oeuvre
44:12en France
44:13je sais pas
44:13les autoroutes
44:14sur la continuité écologique
44:15puisque si vous prenez
44:17l'autoroute
44:17vous voyez des écoponds
44:18qu'il y a des choses
44:19qui ont été faites
44:20depuis X années
44:21avec des suivis
44:22de la biodiversité
44:23etc.
44:23pour éviter la rupture
44:24de continuité écologique
44:26donc liée
44:27à cette infrastructure linéaire
44:29et bien
44:30dans nos autoroutes
44:31en dehors de France
44:32là où
44:33c'est moins avancé
44:35moins mature
44:35comment on arrive
44:36pour déployer
44:38ce type de concept
44:40et ça passe
44:41je dirais
44:41là où c'est moins mature
44:42en termes d'indicateurs
44:43ça veut dire
44:43qu'il faut se
44:45se faire accompagner
44:47des bons scientifiques
44:48et donc
44:49on a depuis plus de dix ans
44:50des partenariats
44:51avec par exemple
44:51le Muséum National
44:52d'Histoire Naturelle
44:53je dirais
44:54pour nous apprendre
44:55à savoir compter
44:56et donc sur les carrières
44:57c'est l'indice de qualité
44:58écologique
44:59enfin environnementale
44:59des carrières
45:00qui a été développé
45:01par des scientifiques
45:02pour se dire
45:03voilà
45:03comment on mesure
45:04les progrès
45:06voilà
45:06donc quelque part
45:07c'est pas un frein
45:08le fait de pas savoir
45:09bien compter
45:09ne doit surtout pas
45:10nous empêcher d'agir
45:11ça vous oblige
45:12à renoncer
45:13à une sorte d'objectif
45:14un peu général
45:16qu'on annonce
45:17et on va dire
45:18on sera à moins
45:18à moins temps
45:20en 2035
45:21voilà
45:22ça c'est plus possible
45:23en fait
45:23sur la biodiversité
45:23par contre effectivement
45:24c'est très difficile
45:25donc si vous voulez
45:26on s'est engagé
45:27dans les objectifs
45:28Act for Nature
45:29International
45:30reconnu par
45:31Business for Nature
45:31aussi à l'échelle
45:32là encore
45:33International
45:33et en fait
45:34les plans d'action
45:35biodiversité
45:36on les a fait
45:36volontairement
45:37court terme
45:37et en réduisant
45:38les pressions
45:39donc en fait
45:40c'est très orienté
45:41action
45:41c'est à dire
45:41on va réduire
45:43les consommations
45:44d'eau dans les zones
45:45de stress hydrique
45:45sur toute la partie
45:47concession
45:47on a fait plus de 10%
45:48de réduction
45:49on va réduire
45:51l'usage des phytosanitaires
45:52donc les produits
45:54phytosanitaires
45:54et là encore
45:55on réduit les quantités
45:57et on a
45:57voilà
45:58cet objectif
45:58de zéro phyto
46:00etc
46:00donc c'est par la réduction
46:02des pressions
46:03quitte à ne pas
46:04correctement mesurer
46:05l'impact réel
46:06sur les écosystèmes
46:07alors je vais vous citer
46:08on va parler un peu
46:08du contexte
46:11général
46:11de backlash
46:12de retour de bâton
46:13vous disiez à l'occasion
46:14d'un événement
46:15sur la géopolitique
46:16du climat
46:17c'est il y a quelques semaines
46:17fin janvier
46:18ne passons pas à côté
46:19de la transformation
46:20silencieuse
46:21qui traverse
46:21l'agenda international
46:22les enjeux environnementaux
46:23ne sont plus un sujet
46:24à défendre
46:24ils s'installent durablement
46:25au coeur de l'agenda
46:26économique mondial
46:27les équilibres géopolitiques
46:28bougent
46:29derrière le climat
46:29c'est la recomposition
46:30des chaînes de valeur mondiale
46:31qui se joue
46:32vous dites
46:32les enjeux environnementaux
46:34s'installent durablement
46:35au coeur de l'agenda
46:36économique mondial
46:36est-ce que c'est pas
46:37un peu optimiste
46:38quand même ?
46:38ah mais j'aime garder
46:39ce côté optimiste
46:40moi aussi j'adore
46:41être optimiste
46:41de partir du côté
46:42ensoleillé de la rue
46:43mais quand même
46:44en fait je pense que
46:45à l'échelle internationale
46:46donc c'est hyper compliqué
46:48les COP ont du mal
46:49à atterrir
46:51on va dire
46:52notamment sur cette question
46:52de financement
46:53par exemple
46:54et les COP garderont
46:56cet objectif
46:57d'avoir le plus petit
46:57dénominateur commun
46:58donc finalement
46:59il y a toujours
46:59un côté très déceptif
47:01mais quand je regarde
47:02l'agenda du G7
47:04qui parle d'indépendance
47:05énergétique
47:05de criticité des matériaux
47:07de réindustrialisation
47:08en mettant ces deux sujets
47:09là au coeur
47:10et de résilience
47:11intégrant la résilience
47:12climatique
47:13je me dis ok
47:14c'est pas bas carbone
47:15c'est pas climat
47:16c'est pas les mêmes mots
47:17mais c'est bien
47:18à chaque fois des sujets
47:19qui lient environnement
47:20et économie
47:21et c'est ça qui me fait dire
47:22qu'on est sans doute
47:23en train d'être
47:24au début du rebond
47:25c'est à dire
47:26juste après le retour
47:27de bâton
47:28il y a encore des choses
47:28qui sont pas plagérées
47:29parce qu'il y a encore
47:30des annonces régulières
47:31aux Etats-Unis
47:32ou des reculs
47:33au niveau européen
47:35aussi
47:35le Green Deal
47:37le pacte vert
47:37il est petit à petit
47:39il est tricoté
47:39dans la simplification
47:41réglementaire
47:42effectivement
47:43mais
47:45il y a aussi
47:46cette obligation
47:47je dirais
47:47de recentrage
47:48sur ce qui compte
47:50vraiment
47:51d'un point de vue
47:52aussi économique
47:53souveraineté etc
47:54qui me donne
47:55cette note
47:56d'espoir
47:57un peu plus fort
47:58de dire
47:58on est peut-être
47:58enfin en train
47:59de ne pas
48:00traiter l'environnement
48:01à côté
48:02et en plus
48:02mais un peu plus
48:04lié à l'économie
48:06directement
48:06c'est les enjeux
48:08de santé aussi
48:08par exemple
48:09bien sûr
48:09c'est lié
48:10One Health
48:11la santé
48:11de la planète
48:12et la santé
48:13des humains
48:14sont liés
48:15est-ce que ça veut dire
48:16que vous communiquez
48:18différemment aux Etats-Unis
48:19dans vos activités
48:20américaines par exemple
48:21alors oui
48:22très clairement
48:23moi depuis une grosse année
48:24avec le début du backlash
48:25on va dire
48:26on a dit
48:28c'est pas très grave
48:29si on change de vocabulaire
48:31il faut se souvenir
48:32qu'il y a toute une partie
48:33de décarbonation
48:34qui est liée à de l'efficacité
48:35réduire les consommations
48:36c'est réduire les factures
48:37donc on va parler
48:38d'efficacité
48:40sur notre béton
48:41bas carbone
48:41c'est aussi une innovation
48:42sur les matériaux et autres
48:43on va parler d'innovation
48:45donc effectivement
48:45il y a ce côté
48:46qui est de
48:47changer un peu
48:48d'image
48:49de marque
48:50etc
48:51et très très vite
48:52là où je garde
48:52cette dose
48:53quand on parle
48:54de souveraineté
48:54quand on parle
48:55de santé
48:55de One Health
48:56etc
48:57on va toucher
48:58à d'autres cordes
48:59qui nous permettent
49:00alors non pas de faire
49:01l'ensemble du chemin
49:01ça veut pas dire
49:02que tout va être facile
49:03juste en changeant
49:04de vocabulaire
49:04mais faire en tout cas
49:06une partie du chemin
49:08pendant quelques années
49:08est-ce que ça en durera
49:093, 4, 5, 6, 10
49:12et suffisamment
49:13sans doute pas
49:13mais ça nous permet
49:14de passer
49:15ce cap
49:16quand même
49:16très compliqué
49:17je voudrais
49:18qu'on jette
49:19un coup d'oeil
49:19au résultat net
49:20de Vinci
49:21près de 5 milliards
49:23d'euros
49:23au 31 décembre
49:252025
49:25plus 1%
49:27par rapport
49:28à 2024
49:28et alors
49:29ça aurait été
49:30plus 10%
49:31sans la surtaxe
49:31d'impôt
49:32sur les sociétés
49:32en France
49:34est-ce que
49:35ce sont des milliards
49:36qui ont aussi manqué
49:37à la transformation
49:38environnementale
49:39de Vinci ?
49:42ça ne nous a absolument
49:44pas empêchés
49:44de maintenir le cap
49:45je dirais
49:46sur les activités
49:47après je ne peux
49:49que souhaiter
49:49que ces milloirs
49:50soient mis aussi
49:51au profit
49:51de la transformation
49:52environnementale
49:53de la société
49:54par les publics
49:56etc
49:57parce que finalement
49:58s'ils peuvent être utiles
49:59ailleurs
49:59je suis prête
50:01je dirais
50:02à nous en faire
50:03une certaine raison
50:05et philosophie
50:06vous avez dit
50:07traîné
50:07certains de vos problèmes
50:08non
50:09on n'a rien traîné
50:09très franchement
50:10on n'a rien freiné
50:12parce que
50:13c'est suffisamment
50:14ancré dans notre notion
50:15de performance globale
50:16de dire
50:17environnement social
50:18et économique
50:20se nourrissent l'un l'autre
50:21et se font la courte échelle
50:22ce sont vraiment
50:22les mots de Pierre-Angeolras
50:24notre directeur général
50:25et qu'en réalité
50:27c'est arrivé
50:28à un moment
50:29où déjà
50:30cinq bonnes années
50:31après le début
50:31de notre ambition
50:32on a déjà vu
50:33la valeur créée
50:34pour nos équipes
50:35en attractivité
50:36pour l'économie
50:37sur des sujets
50:38de retour sur investissement
50:39et à l'efficacité
50:40que je donnais
50:40et dans cette vision
50:41de temps long
50:42donc en fait
50:43c'est pas
50:44le court terme économique
50:45non
50:46on a plus à y gagner
50:47à continuer
50:48que
50:49effectivement
50:49sur le court terme
50:50à gérer notre marge
50:53nette
50:53fin de mois
50:54donc
50:55on garde le cap
50:56ça veut dire
50:57qu'il faut le répéter
50:58souvent
50:58ça veut dire
50:58qu'il faut passer du temps
50:59à l'international
51:00dans les pays
51:01peut-être moins matures
51:02sur certains enjeux
51:04et qu'il faut réussir
51:05à prioriser
51:06dans l'ensemble
51:06de l'échiquier
51:07de l'environnement
51:08on va faire plus de biodiversité
51:10en Colombie
51:11par exemple
51:11parce qu'ils ont accueilli
51:13la COP16
51:14au niveau mondial
51:15c'est un sujet d'actualité
51:17que effectivement
51:18d'innovation
51:19sur des matériaux
51:20bas carbone
51:21par exemple
51:21voilà
51:22donc il faut savoir
51:23je dirais
51:24réussir à prioriser
51:25pour maintenir le cap
51:26et on arrive à le maintenir
51:28heureusement
51:28merci beaucoup
51:29Isabelle Spiégel
51:30et à bientôt
51:31sur Bsmart4Change
51:32c'est l'heure tout de suite
51:33de notre rubrique
51:33Startup
51:40Smart ID
51:41c'est notre rubrique
51:42consacrée aux startups
51:43éco-responsables
51:44en étant duplex
51:45avec Yohann Rico
51:46bonjour
51:46vous êtes le fondateur
51:48de Shopopop
51:48vous l'avez créé
51:49il y a une dizaine d'années
51:502015-2016
51:51avec quelle idée ?
51:52c'était quoi l'idée de départ ?
51:54l'idée de départ
51:55c'était de traiter
51:56la problématique
51:57de la livraison
51:58du dernier kilomètre
51:59et inspirée par un modèle
52:00qui est un modèle indien
52:01qu'on appelle
52:02les Dabavala
52:03qui est très particulier
52:04et qui est très spécifique
52:05à ce pays
52:06mais le point de départ
52:07c'était vraiment
52:07d'apporter une solution
52:09sur les enjeux
52:10de livraison à domicile
52:11et notamment
52:11avec un modèle
52:12qui nous parlait bien
52:13et qu'on connait encore
52:13très bien en France
52:14qui est le co-voiturage
52:15et donc là
52:16on parle de co-transportage
52:17comment ça marche ?
52:19alors le co-transportage
52:20c'est un particulier
52:22qui va pouvoir se déplacer
52:23récupérer sur sa route
52:24une commande
52:25au départ d'un magasin
52:26et la déposer du coup
52:27au domicile
52:28de la personne
52:28qui vient d'acheter
52:29ses produits
52:29donc c'est effectivement
52:30ce qu'on appelle
52:31ce co-transportage
52:32c'est pour ça que je faisais référence
52:33aussi au co-voiturage
52:34c'est un cousin
52:35on va dire
52:36dans l'aspect
52:37et dans la façon
52:37dont cette logistique
52:39se déroule
52:39c'est une logistique
52:40entre particuliers
52:41donc concrètement
52:42en tant que consommateur
52:43vous pouvez acheter
52:44des produits
52:45dans votre supermarché
52:46dans un commerce
52:46de proximité
52:47ou chez une grande enseigne
52:48vous pouvez demander
52:49à vous faire livrer
52:50à domicile
52:50nous on va recevoir
52:51de notre côté
52:52les informations de livraison
52:54on va créer une annonce
52:55de livraison
52:55sur l'application
52:56de ShopUpUp
52:56et la communauté
52:58d'utilisateurs
52:59qu'on appelle
52:59des co-transporteurs
53:00des gens qui s'inscrivent
53:01pour rendre service
53:03et faire des livraisons
53:03de temps en temps
53:04sur leur trajet
53:04vont pouvoir
53:05sélectionner
53:06une annonce de livraison
53:07récupérer pour vous
53:08le produit au magasin
53:09vous la déposer
53:10et en contrepartie
53:11du service rendu
53:12récupérer 5, 6, 10 euros
53:13sur leur trajet
53:14oui donc il y a une rémunération
53:16de celui ou celle
53:18qui va effectuer
53:19ce transport
53:20quel bilan vous faites
53:22une décennie d'existence
53:23dans les taux aujourd'hui ?
53:25une décennie d'existence
53:27beaucoup de phases différentes
53:28dans le développement
53:29de l'entreprise
53:30aujourd'hui c'est un modèle
53:31qui a trouvé sa place
53:32sur ce marché
53:33de la livraison à domicile
53:34on accompagne
53:35un peu plus de 7500 commerces
53:37en France
53:38on est également présent
53:39dans deux autres pays
53:40aujourd'hui
53:41que sont la Belgique
53:42et le Luxembourg
53:43et ça représente aujourd'hui
53:44à l'échelle d'un mois
53:45l'équivalent d'un demi-million
53:47de livraisons réalisées
53:48par ce modèle
53:49et une communauté
53:50d'utilisateurs
53:51qui s'est construite
53:52sur un peu plus de 2 millions
53:53de téléchargements
53:53de notre application
53:55oui avec une volonté
53:56de continuer de vous étendre
53:58à l'étranger
53:59à l'international
54:00exactement
54:01ça fait partie
54:02du chemin de l'histoire
54:03qu'on a envie
54:03de continuer de créer
54:04on a réussi à
54:07créer un peu
54:07ce nouveau standard
54:08dans le transport
54:09à l'échelle du pays
54:10en France
54:10maintenant c'est de faire
54:11un copier-coller
54:12dans d'autres pays
54:13en Europe
54:14et d'en faire
54:14un standard européen
54:16de devenir un peu
54:18le pendant du covoiturage
54:20et de blablacar
54:21qu'on connaît beaucoup
54:22dans ce référentiel
54:23du covoiturage
54:24et de devenir
54:25l'acteur de référence
54:26sur le co-transportage
54:26en Europe
54:27Quel frein vous rencontrez ?
54:29Est-ce qu'il y a
54:29un frein psychologique
54:30encore ?
54:32Il y a toujours
54:33un frein psychologique
54:34et c'est pas tant
54:36un frein psychologique
54:37à utiliser le modèle
54:38pour se faire livrer
54:39c'est plus
54:40de mon point de vue
54:41un amalgame
54:42qui est un peu malheureux
54:43qui est souvent fait
54:44parce qu'on a deux termes
54:45plateforme et livraison
54:47qui nous envoient souvent
54:48vers les modèles
54:48ubérisés
54:49les modèles où on a
54:50plutôt des flottes
54:51d'auto-entrepreneurs
54:52ou de personnes
54:52qui vont devenir
54:53des livreurs
54:54quasi professionnels
54:56c'est vraiment pas notre cas
54:58on est sur un modèle
54:58qui est totalement différent
54:59on reste sur un usage
55:01qui reste occasionnel
55:03les sommes d'argent
55:04qui sont perçues
55:05à l'occasion du co-transportage
55:06comme je disais
55:07c'est de l'ordre
55:07de 5 à 10 euros
55:08sur une livraison
55:09si on prend en 2025
55:11la somme moyenne
55:12qu'ont pu percevoir
55:13les utilisateurs
55:14on parle de 400 euros
55:15sur une année
55:16donc on ne vit pas
55:17de 400 euros
55:18et c'est vraiment pas
55:18la philosophie
55:19et l'ADN de l'entreprise
55:20de devenir
55:20une énième plateforme
55:22de cette ubérisation
55:23où on met à disposition
55:25des commerces
55:25des flottes de livreurs
55:26quasi professionnels
55:28ou semi-indépendants
55:28Est-ce que le cadre réglementaire
55:30vous est favorable ?
55:32Vous convient ?
55:33Ou est-ce qu'il faudrait
55:33le faire évoluer ?
55:35Alors on milite
55:36depuis 3 ans
55:37pour qu'il puisse évoluer
55:39il y a déjà une définition
55:40qui encadre
55:41la pratique du co-transportage
55:42qui est une définition
55:43qui a été lancée
55:44en 2019
55:44à l'époque
55:45de la loi d'orientation
55:46des mobilités
55:47et aujourd'hui
55:48on demande
55:48à ce que ce texte
55:49puisse un peu
55:51se retravailler
55:52pour qu'il soit
55:52plus proche
55:53de la réalité
55:53et de la manière
55:54dont est opéré
55:55le service
55:56Merci beaucoup
55:57Johan Rico
55:58et on vous souhaite
55:59le meilleur
56:00bon vent
56:02à Shopopop
56:03qui donc
56:04vient de passer
56:04sa décennie
56:06ses 10 ans
56:07d'existence
56:08je vous dis à bientôt
56:08sur BeSmart for Change
56:10Merci à toutes et à tous
56:11de votre fidélité
56:13à la chaîne des affaires
56:14je vous dis
56:15à demain
56:16Salut
56:21Sous-titrage Société Radio-Canada
56:21Sous-titrage Société Radio-Canada
56:26Sous-titrage Société Radio-Canada
56:27Merci à tous
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