Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 jours
Mardi 13 janvier 2026, retrouvez Valentin Lautier (Fondateur, Homaio), Zoé Garnier (Cofondatrice, Be Cause), Valérie Brisac (directrice générale, Communauté des entreprises à mission) et Sébastien Guillo (PDG, Blunomy) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission de celles et ceux qui font de la transformation environnementale et sociétale un axe fort de leur stratégie.
00:16Voici le sommaire, c'est Valérie Brizac, la directrice générale de la communauté des entreprises à mission, qui sera l'invité du grand entretien tout à l'heure, 26 minutes,
00:25pour savoir où en est le mouvement impulsé par la loi Pacte en 2019 et comment ces entreprises engagées transforment nos sociétés.
00:34Auparavant, je reçois Sébastien Guillot, qui est le président de Bluenomy, il appelle les entreprises à prendre justement le relais des États dans la lutte contre le réchauffement climatique
00:42en reconnectant durabilité et création de valeur. Dans notre Zoom, on va parler du marché, des quotas d'émissions au carbone avec le fondateur Domaio
00:52qui lance une plateforme pour permettre aux investisseurs privés d'accéder au marché des quotas européens.
00:57Et puis dans notre rubrique start-up, je vous présenterai Bico, c'est une solution pour flécher le budget mécénat des entreprises vers des associations
01:05ou des causes conformes à leurs valeurs. Voilà pour les titres, c'est parti, c'est l'heure de Smart Impact.
01:10– L'invité de Smart Impact, c'est Sébastien Guillot, bonjour. – Bonjour. – Bienvenue, vous êtes le président de Bluenomy.
01:24Alors je vais commencer par vous demander de nous présenter Bluenomy, c'est une société de conseils spécialisée en gens environnementaux notamment ?
01:31– Oui, alors Bluenomy, c'est un cabinet de conseil en stratégie qui est spécialisé sur les enjeux climatiques et environnementaux
01:36pour faciliter, accélérer la transition des entreprises et du monde financier.
01:41On est 120 en France, au Royaume-Uni, en Australie et à Singapour.
01:48– D'accord. – Et on est une équipe d'experts, d'ingénieurs, de scientifiques
01:51qui aident les entreprises et le monde financier à accélérer sur la trajectoire de transition.
01:56– Alors vous avez publié, rédigé une tribune après la COP30 au Brésil, la COP de Belhem,
02:03pour mettre en avant le rôle du monde économique face aux enjeux climatiques.
02:07Pourquoi ? Parce qu'elle vous a déçue cette COP, d'une certaine façon ?
02:11– Alors, les COP sont utiles.
02:13– Oui.
02:13– Et je pense qu'on est dans une deuxième phase après les dix ans de l'accord de Paris,
02:18qui était il y a dix ans maintenant.
02:19On a eu une phase assez dynamique, très favorable,
02:23qui a donné lieu à des engagements des États,
02:26qui a donné lieu à beaucoup d'engagement des entreprises aussi.
02:29Et aujourd'hui, au vu du contexte géopolitique qui a un petit peu changé,
02:32on pense que c'est les entreprises qui doivent prendre le relais,
02:37parce que le contexte géopolitique est peut-être un tout petit peu moins favorable.
02:40– Il est même beaucoup moins favorable.
02:42– Absolument.
02:42– Il y a les États-Unis, mais pas seulement.
02:44Il y a des grands pays qui avaient décidé de ne pas y aller à Belhem.
02:47– Absolument. Non, absolument.
02:49Et donc, on voit que ce multilatéralisme, qui est très utile,
02:52parce que le climat, le carbone est un sujet global, donc on a besoin de ça.
02:56On pense que sur le court terme, et pour atteindre les objectifs déjà en 2030,
03:00les entreprises doivent prendre le relais,
03:02parce qu'à leur niveau, elles ont énormément de leviers d'anticipation,
03:07de maîtrise des risques aussi climatiques,
03:09mais aussi de création de valeur,
03:10qui leur permet finalement de résoudre ce problème peut-être plus vite.
03:14– C'est vrai que les États-Unis, l'État américain n'était pas représenté,
03:20mais il y avait des entreprises, il y avait des États au sens Californie ou autres qui étaient là.
03:26Donc il y a quand même, enfin il y a une partie de l'Amérique qui continue d'une certaine façon.
03:29– Il y a une partie de l'Amérique qui continue,
03:31l'Europe est encore très très engagée,
03:34l'Asie l'est aussi, pourquoi ?
03:36Parce que tous ces États voient quand même émerger des risques climatiques de plus en plus forts.
03:43Et donc déjà à l'aune de ces risques,
03:45ces États doivent forcément s'engager dans une trajectoire.
03:50Et on sait qu'il faut que les États et les entreprises s'engagent
03:53sur des trajectoires de diminution carbone
03:55pour aussi maîtriser les risques climatiques qui vont venir
03:58et qui seront du coup moins importants.
04:00– Ça veut dire que c'est la peur qui est le moteur ?
04:02C'est jamais très bon, mais…
04:04– C'est jamais très bon,
04:05et nous ce qu'on essaye de faire,
04:07et aussi pour les entreprises,
04:09c'est certes il y a une maîtrise des risques qui est indispensable,
04:13mais il y a aussi beaucoup d'opportunités,
04:14beaucoup d'opportunités de création de valeur
04:16en développant des nouvelles activités,
04:19en maîtrisant mieux finalement les risques sous-jacents.
04:24Mais c'est un sujet positif la transition,
04:26et ça doit l'être.
04:27– Et c'est effectivement, alors nous on y participe humblement,
04:30on essaye de faire en sorte que le discours soit également
04:32peut-être moins anxiogène ou culpabilisateur
04:34et un peu plus positif, ça ouvre des perspectives
04:37qui sont assez fascinantes et passionnantes,
04:39une perspective de défi collectif.
04:41Mais je voudrais qu'on parle de l'efficacité
04:45et de l'interaction entre le politique et l'économique.
04:48Vous nous dites, les entreprises,
04:50parce qu'il y a ce climat de retour de bâton,
04:53de coups de frein donnés par les États-Unis,
04:54il y a aussi par l'Europe, très clair,
04:57il faut que les entreprises continuent.
04:58Est-ce qu'elles peuvent continuer sans l'impulsion de l'État ?
05:02– Elles peuvent, mais sous certaines conditions.
05:05La première, c'est que quand on s'adresse à une entreprise
05:08ou à un chef d'entreprise,
05:10pour attirer son regard sur ce sujet de la transition,
05:14on est obligé de parler de création de valeur et de rentabilité.
05:16Je vais vous donner un exemple d'un industriel
05:18avec qui on travaille en ce moment,
05:20qui fait des revêtements de sol,
05:22revêtements plastiques,
05:24et qui est très engagé pour la décarbonation.
05:27Lui, son enjeu, c'est le coût de l'énergie.
05:29Et en décarbonant,
05:31et avec des solutions relativement simples,
05:33des panneaux solaires, des pompes à chaleur,
05:34de consommer de l'énergie au bon moment,
05:37on lui a fait gagner 2 millions d'euros
05:38de résultats opérationnels en décarbonant.
05:42Donc ça, c'est un levier très très fort,
05:43parce que quand on fait gagner de l'argent
05:45à des entreprises et qu'en même temps on décarbone,
05:48ça les intéresse.
05:49– Oui, mais alors il y a aussi,
05:51il y a l'exemple inverse,
05:52c'est-à-dire que les entreprises
05:54pour lesquelles la décarbonation
05:56ou l'engagement environnemental,
05:57c'est d'abord un coût,
05:59et c'est parfois un coût impossible à supporter
06:02dans un contexte économique qui peut être difficile,
06:05avec une concurrence aggravée, etc.
06:07– Alors c'est vrai,
06:09jusqu'en 2030,
06:11toutes les solutions qui technologiquement sont matures
06:13et donc qui ne coûtent pas forcément cher
06:15d'un point de vue d'une entreprise,
06:17sont les technologies qu'il faut mettre en avant
06:19pour se décarboner.
06:21Et on peut atteindre une très grande partie
06:23des objectifs de décarbonation à horizon 2030
06:25avec des choses qui ne coûtent pas très cher
06:27et qui sont d'ailleurs probablement relativement rentables
06:30pour les entreprises.
06:31Donc nous, c'est ça qu'on essaie de mettre en avant.
06:32– Elles ne sont pas forcément connues ?
06:34– En fait, elles sont connues,
06:36mais on a mis beaucoup d'emphase
06:37sur des technologies hydrogènes,
06:40capture carbone,
06:41qui sont très utiles,
06:41mais qui ne sont pas matures forcément aujourd'hui
06:43et qui concernent très peu de filières.
06:45pour la majorité des entreprises,
06:47les solutions de décarbonation sont finalement
06:49parfois relativement peu chères
06:52et en fait relativement rentables.
06:54Donc nous, c'est ce qu'on essaie de développer,
06:56on essaie de développer des méthodologies
06:58pour les entreprises,
06:59pour qu'elles priorisent les leviers de décarbonation
07:02qui sont d'abord rentables
07:03et il y en a un certain nombre.
07:04– Je parlais de la complémentarité public-privé
07:08et là, en ce moment,
07:09la France n'a pas de budget.
07:11Ça veut dire qu'il y a des…
07:13Par exemple, ma prime rénov' s'est arrêtée.
07:15Tout simplement.
07:15Donc il y a le secteur du bâtiment
07:17qui s'est dit,
07:18qu'est-ce qu'on fait ?
07:19On a des objectifs de rénovation,
07:22de décarbonation,
07:23on ne pourra pas les atteindre.
07:24– Oui, alors effectivement,
07:25et c'est rentable,
07:27les solutions doivent être rentables,
07:28même sans subvention.
07:30Parce qu'en fait,
07:30on voit bien que les entreprises agissent
07:33dans un cadre où les subventions
07:34sont parfois très avantageuses,
07:37parfois disparaissent le lendemain.
07:39Donc il faut que ces entreprises-là
07:40puissent raisonner dans le moyen terme.
07:44Et donc il faut que les solutions
07:46de décarbonation qu'elles mettent en place
07:48soient rentables,
07:50qu'il y ait des subventions ou pas.
07:51Et ça, c'est très très important.
07:52– Et ce n'est pas toujours évident.
07:53– Ce n'est pas toujours évident.
07:54– Ce n'est pas toujours évident.
07:55Vous dites, alors je reprends votre tribune,
07:57que l'ESG 1.0 est devenu obsolète.
08:00Qu'est-ce que ça veut dire pour vous ?
08:01– Oui, alors je pense que c'est,
08:03et c'est dans la même logique
08:04d'une deuxième phase
08:06après l'accord de Paris
08:07qui était il y a dix ans,
08:09on rentre, je pense,
08:10sur le monde de la sustainability
08:11de l'ESG dans une deuxième phase.
08:14On a eu, dans cette première phase,
08:16beaucoup d'engagement volontaire,
08:17beaucoup de reporting,
08:20parfois un peu trop.
08:21Et aujourd'hui,
08:23avec le contexte qu'on connaît,
08:24on est obligé de se focaliser
08:27avec les entreprises
08:28sur la création de valeur
08:29et la résilience des chaînes d'approvisionnement
08:32et des business models.
08:34Par exemple,
08:35dans l'agroalimentaire,
08:37on voit des risques très importants
08:40au niveau des exploitations agricoles
08:42qui sont les fournisseurs,
08:43par exemple,
08:44des grands producteurs
08:47des industriels du lait.
08:49Et donc,
08:49sur cette industrie,
08:50particulièrement,
08:52on a été regardé
08:53avec un grand industriel du lait
08:55dans 15 pays,
08:57là où il y avait des enjeux
08:59de stress hydrique
09:01liés à un manque d'eau
09:02avec le réchauffement climatique.
09:04Est-ce que vous savez
09:05combien de litres de lait
09:07consomme une vache par jour ?
09:10De litres d'eau ?
09:11D'eau, oui.
09:12Combien de litres d'eau
09:13une vache consomme par jour, non ?
09:14150 litres.
09:15C'est quand même pas mal.
09:17Donc, ça veut dire
09:17que cette industrie,
09:19s'il n'y a pas d'eau
09:19dans un certain nombre
09:20d'exploitations,
09:22elle va faire face
09:24à une baisse de rendement,
09:25voire à une exploitation
09:27quasi impossible.
09:28Et donc,
09:29ce qu'on a fait
09:29avec cette industrie
09:30elle du lait,
09:31c'est regarder exactement
09:33dans quelles fermes,
09:35chez quels agriculteurs
09:36il y avait des vrais sujets
09:37d'accès à l'eau,
09:39potentiel aujourd'hui
09:40ou potentiellement demain
09:41avec un scénario climatique
09:42un petit peu dégradé,
09:43et de trouver des solutions
09:44très concrètes,
09:46changer les parcelles,
09:48investir,
09:48financer des nouveaux matériels
09:50pour finalement
09:51améliorer la résilience
09:53de l'approvisionnement
09:55en eau
09:56de ces exploitations
09:57qui ensuite
09:57permet de produire
09:59du lait
09:59dans des bonnes conditions.
10:00Est-ce que,
10:00puisqu'on parle
10:01d'une nouvelle forme
10:02de SG,
10:04est-ce que le directeur
10:05de développement durable
10:06il a encore un avenir
10:07ou est-ce que c'est un peu
10:08daté, dépassé,
10:09ce poste-là ?
10:10Il a un avenir
10:11mais il doit se placer
10:13dans l'organisation.
10:15Dans la stratégie ?
10:16Dans la stratégie,
10:17avec les directeurs financiers,
10:18avec les directeurs opérationnels,
10:20avec le directeur général.
10:21on a eu tendance
10:23à penser
10:24que le directeur
10:25développement durable
10:26avait un rôle
10:27un petit peu à part
10:28de l'organisation
10:29parce qu'il favorisait l'impact
10:31et on a considéré
10:32que l'impact
10:32était en dehors
10:33de l'entreprise.
10:33Et l'impact est
10:34dans l'entreprise
10:35et dans la notion
10:36d'impact,
10:37il y a aussi la notion
10:38de faire émerger
10:39des solutions rentables
10:40qui sont en ligne
10:42avec la stratégie
10:42de l'entreprise.
10:43Vous l'avez vu
10:44cette évolution
10:44au fil des années,
10:46elle est déjà en cours.
10:47Elle est déjà en cours.
10:48Le directeur
10:50du développement durable
10:53et de la communication,
10:54ça n'existe plus ça par exemple ?
10:56Ça existe beaucoup moins
10:57parce que les directeurs généraux
11:00considèrent que c'est maintenant
11:02quelque chose de stratégique
11:03pour la résilience
11:04et la stratégie de l'entreprise.
11:05Je ne sais pas
11:05si vous conseillez
11:06des grands groupes
11:07qui sont très présents
11:09aux Etats-Unis.
11:10Il y a quand même
11:13un défi
11:13dans un pays
11:14dirigé par Donald Trump
11:15qui dit que le changement climatique
11:16est l'arnaque du siècle
11:17qui interdit
11:18un certain nombre de mots
11:19qui coupe les budgets
11:22des universités
11:24qui travaillent
11:25sur le climat.
11:27Est-ce qu'on peut continuer
11:28d'afficher une ambition
11:29environnementale forte
11:30quand on fait beaucoup
11:31de business
11:31aux Etats-Unis ?
11:33La réponse est oui.
11:34Il faut le faire intelligemment.
11:36C'est-à-dire que
11:36les choses qui ont été
11:37finalement retoquées
11:39par Donald Trump
11:41et le contexte actuel.
11:43C'est la bureaucratie
11:44réglementaire
11:45liée à l'environnement.
11:46Je pense qu'on est probablement
11:47allé un tout petit peu
11:48trop loin dans ça.
11:50Et des engagements volontaires
11:52notamment du monde financier.
11:53On a vu que les grands
11:54asset managers américains,
11:55les grandes banques
11:56se sont un peu repliés
11:57sur leurs engagements.
11:59Sur le reste,
12:00notamment sur la maîtrise
12:01des risques climatiques,
12:03les Etats-Unis
12:04est un des premiers pays
12:06où la maîtrise
12:07de ces risques
12:08est fondamentale
12:09parce qu'il y a
12:09des feux de forêt,
12:10il y a des inondations.
12:11Donc, ils sont soumis
12:12eux-mêmes
12:13à des conséquences
12:14du changement climatique
12:14qui sont énormes.
12:15Et là-dessus,
12:16le marché américain,
12:18il est très porteur
12:19sur ces enjeux-là.
12:20Donc, tout dépend
12:20du prisme
12:21et de la définition
12:22qu'on prend
12:23de la sustainability,
12:26du développement durable.
12:27Il y a des choses
12:28qui sont non discutables,
12:30qui sont l'amélioration
12:31de la rentabilité
12:32des entreprises,
12:33la création de valeurs
12:33et la création
12:34de nouveaux leaders
12:36qui vont porter
12:37cette nouvelle économie.
12:38C'est une nouvelle économie
12:39la transition.
12:40C'est comme ça
12:40qu'on le considère
12:42chez Blounomy.
12:43Donc, l'émergence
12:44de ces nouveaux leaders,
12:45la maîtrise des risques
12:47et la création de valeurs,
12:48c'est des choses
12:48que personne ne peut remettre
12:49en cause,
12:50même Donald Trump.
12:51En fait,
12:52l'anticipation du risque,
12:53c'est presque,
12:54je vous écoute attentivement
12:55depuis une dizaine de minutes,
12:57c'est presque l'argument
12:58qui porte le plus
12:59aujourd'hui
12:59auprès des chefs d'entreprise.
13:01Oui, parce qu'en fait,
13:02on va attaquer
13:03le sujet climatique
13:04d'abord et avant tout
13:06par l'angle de la résilience
13:07et de la maîtrise du risque
13:08parce que c'est ça
13:09qui fait peur aujourd'hui,
13:11mais aussi par la création
13:12de valeurs
13:13avec des nouvelles branches
13:14de business,
13:15des nouvelles opportunités
13:15qui sont en train
13:16de se développer
13:16parce qu'on voit
13:17des marchés
13:17qui sont en train
13:18de s'ouvrir
13:18liés à justement
13:19soit la maîtrise
13:20de ce risque climatique,
13:21soit la décarbonation.
13:23Donc, c'est vraiment
13:24comme ça
13:25que le message
13:26peut porter positivement
13:28et qu'on va avoir
13:29finalement beaucoup plus
13:30d'impact à court terme.
13:31C'est ce qu'on pense
13:32chez Bluenomy,
13:33c'est que pour avoir
13:34de l'impact
13:35à court terme,
13:36il faut parler
13:37le même langage
13:38qui porte
13:39avec les politiques
13:40mais aussi avec
13:41les chefs d'entreprise.
13:42Merci beaucoup
13:43Sébastien Guillaume.
13:44A bientôt
13:44sur Bsmart for Change.
13:46On passe au zoom
13:47de notre émission.
13:47On va parler
13:48du marché des quotas
13:49d'émissions carbone.
13:57Le zoom
13:58de ce smart impact
13:59consacré au marché
14:01des quotas
14:01d'émissions carbone.
14:03J'accueille Valentin Lothier.
14:04Bonjour.
14:05Bonjour Thomas.
14:05Bienvenue.
14:06Vous êtes le fondateur
14:06d'Omaio.
14:08Vous présidez aussi
14:08la structure
14:09Omaio Carbon Holdings.
14:10Alors, c'est quoi
14:11Omaio ?
14:11Expliquez-moi.
14:12Alors, Omaio,
14:13c'est une plateforme
14:13d'investissement
14:14qui permet à des investisseurs
14:15privés et familiaux
14:16d'accéder pour la première fois
14:18au marché des quotas
14:19d'émissions.
14:20Le marché européen
14:21qui est le plus gros
14:21mais aussi des marchés
14:23de quotas d'émissions
14:23dans d'autres géographies.
14:25D'accord.
14:25Vous l'avez lancé
14:26de cette plateforme
14:26en septembre 2024.
14:28Absolument.
14:29Ça n'existait pas avant ?
14:30La possibilité
14:31pour des investisseurs privés
14:32d'accéder à ce marché ?
14:33Oui, c'est ça.
14:34Le marché des quotas d'émissions,
14:36notamment le marché européen,
14:37existe lui depuis 20 ans.
14:38C'est un très gros marché
14:39qui concerne
14:40des dizaines de milliers
14:41d'industries,
14:42de sites industriels,
14:43de transporteurs maritimes,
14:44d'énergéticiens.
14:45C'est un marché
14:45qui fait à peu près
14:46800 milliards d'euros de volume.
14:47C'est un gros marché.
14:49En revanche,
14:50ce qui n'était pas possible
14:50jusqu'alors,
14:51c'était pour des gens
14:52comme vous et moi
14:53d'y participer,
14:54c'est-à-dire d'investir
14:55dans ces titres financiers,
14:56un quota d'émissions
14:57étant un titre financier,
14:59et d'accélérer,
15:00ce faisant,
15:02les traducteurs
15:02de décarbonation,
15:03tout en se constituant
15:04un portefeuille décorrélé
15:06qui s'apprécie
15:07presque par construction.
15:09Alors, on va vraiment
15:10faire de la pédagogie.
15:11Je pense qu'il y a
15:11beaucoup de nos téléspectateurs,
15:12téléspectatrices
15:13qui savent de quoi on parle,
15:14mais c'est quoi
15:16le marché en question ?
15:18C'est quoi ?
15:18C'est une entreprise
15:19émettrice
15:20qui va acheter
15:21le droit de polluer ?
15:22C'est juste pour bien
15:23comprendre de quoi on parle.
15:24Alors,
15:24le marché des quotas d'émissions,
15:26c'est vraiment le pilier,
15:28l'épine dorsale
15:29de toute la stratégie
15:30énergétique et climatique
15:31de l'Europe.
15:32Le principe
15:32est de diminuer
15:35progressivement
15:35les émissions
15:36en imposant
15:37aux industries
15:39émettrices
15:39l'obligation
15:41d'acheter
15:41un nombre de quotas
15:42équivalent
15:43à leurs émissions.
15:43Et le nombre total
15:44de quotas disponibles
15:45diminue
15:46année après année.
15:47Donc, un quota,
15:48c'est un titre
15:49émis par la Commission européenne,
15:51un petit peu comme
15:52l'euro est un titre financier
15:53quelque part émis
15:54par la Banque centrale.
15:55Et la quantité
15:57de ces titres
15:57diminue.
15:58Donc, pour donner
15:59un exemple concret,
16:00si vous produisez du sucre
16:02et pour produire du sucre,
16:04vous brûlez du gaz
16:05pour faire chauffer
16:06de la betterave
16:06et sortir le sucre.
16:08Pour 1 000 tonnes
16:09de sucre,
16:09vous allez produire,
16:10vous allez émettre
16:11300 kg de CO2.
16:13Donc, à la fin de l'année,
16:14si vous avez fait,
16:14disons,
16:1510 000 tonnes
16:16de sucre,
16:17vous avez émis
16:18donc 3 000 tonnes
16:19de CO2,
16:20vous avez l'obligation
16:22d'acheter 3 000 quotas
16:23à la Commission européenne,
16:25de les lui restituer,
16:26ces quotas sont détruits,
16:28et l'année suivante,
16:28on recommence.
16:29Mais on recommence
16:30avec un nombre
16:30de quotas plus faible.
16:32Donc, ça incite
16:33les entreprises
16:33à décarboner,
16:35ça les oblige
16:35même presque
16:36d'une façon
16:36à décarboner.
16:37Parce que le quota
16:38étant de plus en plus cher,
16:39ça coûte de plus en plus cher
16:40d'émettre du carbone.
16:41Exactement.
16:42Et donc,
16:42au bout d'un moment,
16:43l'entreprise va se dire,
16:45j'ai un arbitrage
16:46à faire,
16:46investir dans les solutions
16:47de décarbonation
16:48ou continuer
16:49à acheter ces quotas.
16:50Plus le quota est cher,
16:52plus cet investissement,
16:53rapporté au nombre
16:54de tonnes émises,
16:55devient compétitif.
16:56Et ça veut dire
16:57que les entreprises
16:58qui réduisent,
17:00qui sont les plus vertueuses,
17:01qui réduisent leurs émissions,
17:02elles peuvent quoi ?
17:02Vendre des quotas ?
17:03Des quotas excédentaires,
17:04par exemple ?
17:04Alors, non,
17:05parce que c'est bien
17:07la quantité d'émissions
17:09qui impose
17:11une obligation d'achat,
17:12mais ne pas émettre,
17:13ne donne pas droit
17:14à des quotas.
17:16Ce qui se passe,
17:17c'est que les entreprises
17:17les plus vertueuses
17:18sont mécaniquement
17:20plus compétitives
17:21parce qu'elles n'ont pas
17:22ce surcoût.
17:23Si on prend un autre exemple,
17:26la production énergétique
17:26française décarbonée,
17:28nucléaire,
17:29énergie renouvelable,
17:31hydroélectricité,
17:32et ainsi de suite,
17:32va être progressivement
17:34plus compétitive
17:34que la production énergétique
17:36carbonée allemande
17:38ou polonaise
17:38parce que EDF
17:39n'a pas acheté des quotas
17:40lorsqu'il produit
17:41l'électricité nucléaire,
17:42alors que RWE,
17:43par exemple,
17:44doit acheter des quotas
17:45lorsqu'il brûle du gaz
17:45ou du charbon.
17:46C'est quoi la différence
17:47avec le marché volontaire
17:48des crédits carbone ?
17:49C'est deux choses différentes ?
17:50Alors absolument,
17:51c'est vraiment deux choses différentes.
17:52Il se trouve que les termes
17:53sont similaires,
17:54donc on a tendance
17:54à les comprendre,
17:55mais c'est vraiment
17:56comme parler de sneakers
17:59et de doudounes.
18:01Ça n'a rien à voir.
18:03Le marché volontaire,
18:05c'est un marché
18:06entre deux entreprises,
18:09alors que le marché
18:10réglementé des quotas d'émissions,
18:12c'est entre les industries
18:14et une juridiction,
18:16la Commission européenne,
18:17l'État de la Californie,
18:18l'État chinois,
18:19enfin,
18:19et le marché volontaire,
18:21son objectif
18:22est de générer
18:24un flux financier
18:25entre une entreprise
18:28qui émet du CO2
18:30et une entreprise
18:31qui développe un projet
18:32qui va soit éviter,
18:34soit absorber du CO2,
18:35par exemple,
18:36remplaçant un four à charbon
18:38par un four photovoltaïque
18:39ou en plantant des arbres.
18:41Donc,
18:42dans un cas,
18:43on finance,
18:43on génère des flux
18:44pour financer des projets
18:46d'absorption ou d'évitement.
18:47Dans l'autre cas,
18:49on met un prix
18:50sur les émissions,
18:51c'est-à-dire qu'on réinternalise
18:52quelque part
18:53l'extrénalité négative
18:54qui est les émissions
18:56de gaz à effet de serre.
18:57Donc,
18:57c'est vraiment
18:57deux marchés
18:58complètement différents.
18:59Il n'y a pas
19:00de superposition,
19:02deux objectifs
19:03complètement différents.
19:04C'est aussi
19:04des marchés
19:06de taille
19:06complètement différentes.
19:07Les quotas d'émissions
19:08à l'échelle européenne,
19:09c'est 800 milliards
19:10d'euros par an.
19:11À l'échelle mondiale,
19:12c'est à peu près
19:121000 milliards d'euros par an.
19:14Le marché volontaire,
19:16c'est à peu près
19:161,5,
19:17maximum 2 milliards
19:18d'euros par an.
19:19Donc,
19:19c'est 500 fois plus petit.
19:20On n'est vraiment pas
19:21dans la même dimension,
19:23effectivement.
19:25Le fait d'ouvrir
19:27ce marché
19:27des quotas européens
19:28d'émissions carbone
19:29aux investisseurs
19:30privés
19:31non institutionnels,
19:32à quel point
19:33ça change la donne ?
19:34Ça veut dire quoi ?
19:34Ça veut dire que c'est un marché
19:35qui va encore grandir.
19:36Qu'est-ce qu'on peut anticiper ?
19:38Alors,
19:39ça dépend du succès
19:40de Omaio
19:41et peut-être demain
19:41d'autres plateformes
19:42similaires.
19:44Oui,
19:44s'il y a tout un coup
19:45un afflux
19:46nouveau
19:47de demandes,
19:49ça va venir
19:51créer une tension
19:52sur l'offre.
19:53Encore une fois,
19:53l'offre est contrainte.
19:55Cette année,
19:56il va y avoir
19:56un milliard de quotas.
19:57Il y a de moins en moins
19:58de quotas.
19:58Exactement.
19:59Et si tout à coup,
20:00il y a des nouveaux acteurs
20:01qui arrivent
20:01et qui achètent ces quotas,
20:02il y a une pression supplémentaire
20:04et donc une pression
20:04à la hausse sur le prix.
20:06Or,
20:06le prix,
20:08c'est ce qui va entraîner
20:09les décisions
20:10de décarbonation
20:10des industries.
20:11Donc,
20:11on accélère
20:12les trajectoires
20:13de décarbonation
20:13et plus le prix augmente,
20:15plus la rentabilité
20:16des investisseurs
20:17augmente elle aussi.
20:18Donc,
20:18il y a un double effet
20:19où plus les investisseurs
20:22partent au marché,
20:23plus le prix va augmenter,
20:24plus on va accélérer
20:25notre trajectoire
20:26de décarbonation
20:26et plus le portefeuille
20:28de ces mêmes investisseurs
20:29va s'apprécier.
20:31Est-ce que c'est encore difficile
20:33de convaincre
20:33les investisseurs,
20:35les citoyens français
20:36ou européens ?
20:36Il y a eu des scandales
20:37autour des quotas carbone
20:38qui pèsent encore,
20:39j'imagine,
20:39dans les esprits.
20:40Oui,
20:40surtout lorsqu'il y a
20:41des films et des séries
20:42qui sortent sur le sujet.
20:43Ils sont plutôt bien faits,
20:44d'ailleurs,
20:45et des documentaires.
20:46Je me suis toujours
20:46refusé de les regarder
20:48un peu par esprit
20:49de contradiction,
20:49mais apparemment,
20:50ils sont très bien
20:50et il va falloir
20:51que je m'y mette.
20:53Maintenant,
20:53ce qu'il faut savoir,
20:56on utilisait le marché
20:57comme vecteur,
20:58mais le vrai problème
20:59entre guillemets
21:00ou la vraie fraude
21:00était un problème de TVA,
21:02on n'a pas pour autant
21:02supprimé la TVA.
21:06Sur le fait
21:06de devoir convaincre
21:08aujourd'hui ?
21:09En fait,
21:09la difficulté
21:10est plus
21:12une difficulté
21:14de notoriété.
21:15C'est un marché
21:15qui est très peu familier,
21:16dont on parle assez peu.
21:18En grande partie,
21:19à cause de ces fraudes
21:19il y a maintenant
21:20plus de 15 ans.
21:21Ce qui est dommage
21:22parce que,
21:23comme je le disais
21:23tout à l'heure,
21:24c'est le pied
21:25de toute notre stratégie
21:26énergétique et climatique.
21:28Mais aussi,
21:29c'est central
21:30pour la stratégie
21:31de réindustrialisation européenne,
21:33pour la souveraineté énergétique,
21:35pour l'électrification
21:36des usages
21:36à la fois des industries
21:37mais aussi des ménages.
21:40Ce sont ces marchés-là,
21:42parce qu'en fait,
21:42il y en a plusieurs,
21:44les marchés
21:44des quotas d'émissions
21:45qui vont accélérer
21:46le déploiement
21:47des pompes à chaleur,
21:48des véhicules électriques,
21:49des batteries,
21:50des panneaux solaires
21:50et ainsi de suite.
21:51Donc,
21:52il faudrait qu'on en parle
21:52en permanence.
21:54Or,
21:55on n'en parle jamais,
21:55c'est un tout petit peu
21:57complexe,
21:57mais surtout,
21:58il y a ce spectre
22:00de la fraude
22:01et donc,
22:02on a tendance
22:02à le passer sous silence.
22:04Donc,
22:05convaincre les gens
22:05n'est pas si facile,
22:07parce que,
22:07pas si difficile,
22:08pardon,
22:09l'absus,
22:09parce que la preuve
22:12empirique
22:13du fonctionnement
22:14du marché,
22:15d'un point de vue
22:15environnemental,
22:17mais aussi d'un point de vue
22:18financier,
22:18existe.
22:19Et on a 20 ans
22:20d'historique.
22:21ce qui est plus difficile,
22:23c'est de le faire savoir,
22:25de le rendre familier.
22:26C'est quoi la rentabilité ?
22:27Si j'investis
22:281 000
22:29via Omayo ?
22:31Alors,
22:31si vous aviez investi
22:321 000
22:33il y a 10 ans,
22:34vous auriez aujourd'hui
22:3510 000.
22:37Donc,
22:37ça fait fois 10 en 10 ans,
22:38ce qui représente à peu près
22:3925 % par an en moyenne.
22:41Sur 2025,
22:43on était à à peu près
22:4425 % sur l'année.
22:45pile dans la moyenne.
22:49Sur les 6 derniers mois,
22:51on est environ à 30 %.
22:52Et les projections
22:54d'ici à 2030
22:55sont à peu près
22:57un doublement du prix.
22:58Donc,
22:58on est autour de 10-12 % par an
23:00entre aujourd'hui et 2030.
23:01Est-ce qu'on sait déjà
23:02le rythme de réduction
23:05de ces quotas
23:07par l'Europe ?
23:09Et est-ce que
23:09c'est basé sur
23:11des connaissances scientifiques,
23:13cette décision-là
23:14prise par l'Union européenne ?
23:15Absolument.
23:15Et c'est pour ça
23:16qu'on arrive à faire
23:16des projections
23:17relativement fiables,
23:18même si le prix est volatile.
23:21C'est un actif
23:22qui est volatile.
23:23Il y a des risques.
23:24Le capital n'est pas garanti.
23:26Et ainsi de suite.
23:27On a vu
23:28des chutes de prix
23:29assez brutales
23:30liées à des événements
23:31géopolitiques,
23:32à des variations
23:33de prix de l'énergie.
23:34Il y a plein de facteurs
23:35qui vont influencer
23:36sur la demande.
23:37En revanche,
23:38l'offre,
23:39qui est le facteur fondamental
23:40structurel à long terme,
23:42elle est connue
23:43et on connaît en effet
23:44les trajectoires
23:46sur une dizaine d'années
23:49de la réduction
23:50de l'offre.
23:51Maintenant,
23:51comment cette réduction
23:52de l'offre est fixée ?
23:53Elle est en effet fixée
23:55par rapport
23:56aux engagements
23:57climatiques,
23:59aux engagements
23:59de décarbonation
24:00de l'Europe.
24:01Donc,
24:02pour atteindre
24:03zéro émission
24:05nette en 2050,
24:07il faut une certaine
24:08trajectoire de décarbonation
24:09et c'est elle
24:10qui va indiquer
24:12la trajectoire
24:13de l'offre
24:13parce qu'encore une fois,
24:14un quota
24:14équivaut à
24:16une tonne de CO2
24:17émise.
24:18Est-ce que cette trajectoire
24:20n'est pas
24:21trop rapide
24:23et est-ce qu'elle est
24:24révisable ?
24:25Je m'explique
24:26parce qu'on voit
24:26par exemple
24:27le retour en arrière
24:30ou le coup de frein
24:31donné par l'Union Européenne
24:32sur l'objectif
24:33des interdictions
24:34véhicules thermiques
24:35en 2035.
24:36Est-ce qu'il peut y avoir
24:37le même mécanisme
24:38sur les quotas carbone ?
24:40Oui,
24:41à partir du moment
24:41où c'est un mécanisme
24:43qui existe
24:46en fait juridiquement,
24:48c'est un mécanisme
24:49européen.
24:49L'émetteur peut décider
24:50de le faire évoluer.
24:51Maintenant,
24:52l'Union Européenne,
24:54c'est en fait
24:54plusieurs institutions,
24:55c'est 27 pays membres,
24:56il faut que la Commission,
24:58le Conseil,
24:59le Parlement,
25:00collectivement,
25:02décident de revenir
25:02en arrière.
25:04Alors,
25:05il y a eu pas mal
25:05de retour en arrière
25:06sur des sujets
25:07purement climatiques,
25:08mais là,
25:09on est également
25:09sur un sujet
25:10industriel et énergétique.
25:11Et la réussite
25:13de ce marché
25:14est à mon sens
25:15la condition
25:16de la souveraineté
25:17énergétique de l'Europe
25:18et de sa réindustrialisation
25:19et donc de sa compétitivité.
25:22Donc,
25:22je vois vraiment pas
25:23de retour en arrière.
25:24En fait,
25:24on assiste plutôt
25:25à un renforcement
25:26du marché
25:27et des mécanismes
25:28connexes,
25:29c'est-à-dire
25:29l'introduction
25:30du mécanisme...
25:32de la taxe carbone
25:36aux frontières,
25:36pardon.
25:36Il n'y a pas des entreprises
25:37qui disent,
25:38on va vraiment terminer
25:38rapidement là-dessus,
25:39qui disent,
25:40comme pour d'autres thématiques,
25:42attention,
25:42la pression que vous nous mettez
25:43avec la diminution régulière
25:47du nombre de quotas
25:48et donc des efforts
25:49de décarbonation
25:50qu'on doit faire,
25:51elle est trop forte.
25:51Si,
25:52bien sûr.
25:53Et ce débat est sain.
25:55Il y a toujours
25:56des gens
25:57qui vont chercher
25:57à préserver l'existant,
25:59préserver le statu quo.
26:01Chacun va essayer
26:02de défendre un petit peu
26:03son intérêt.
26:04Donc,
26:04d'un point de vue microéconomique,
26:06d'un point de vue
26:06de l'entreprise,
26:08ça va pénaliser
26:08certaines entreprises
26:09qui ont tout intérêt
26:10à ce que le système actuel,
26:13la consommation d'énergie fossile,
26:16et ainsi de suite,
26:16continue.
26:17Mais d'un point de vue macro,
26:18si on veut réellement
26:20retrouver une indépendance
26:22ou une souveraineté énergétique,
26:24réindustrialiser l'Europe,
26:27être compétitif
26:28sur les industries d'avenir,
26:30c'est-à-dire
26:30les batteries,
26:32les panneaux solaires,
26:34les pompes à chaleur,
26:36l'arc électrique
26:37dans la métallurgie,
26:39et ainsi de suite,
26:39et ainsi de suite.
26:40Il va falloir
26:40qu'on fasse cette transformation.
26:41OK.
26:41Merci beaucoup,
26:42Valentin Loutier,
26:43et à bientôt
26:43sur Be Smart for Change.
26:44On passe au grand entretien
26:46de notre émission
26:47avec Valérie Brissac,
26:48la directrice générale
26:49de la communauté
26:49des entreprises à mission.
26:55Prêt pour l'impact ?
26:57C'est la question que je pose
26:58chaque jour
26:58à une personnalité
26:59qui compte
27:00dans notre économie.
27:01Je reçois aujourd'hui
27:02Valérie Brissac,
27:02bonjour.
27:03Bonjour Thomas.
27:04Bienvenue,
27:04vous êtes la directrice générale
27:05de la communauté
27:06des entreprises à mission.
27:08Question qu'on doit vous poser
27:09très régulièrement,
27:10c'est combien d'entreprises
27:11aujourd'hui ?
27:12Aujourd'hui,
27:12on est presque à 2400
27:13entreprises à mission
27:14en France.
27:15C'est même un peu plus
27:16d'un million de salariés
27:18dans tous les secteurs
27:20d'activité,
27:21dans toutes les régions.
27:21Les régions sont même
27:22plus importantes,
27:23il n'y a plus que 52%
27:25des entreprises à mission
27:25qui sont en région.
27:27D'accord.
27:27Et toute taille
27:28d'entreprise aussi
27:29ou alors c'est plutôt
27:29des grands groupes,
27:31des ETI qui font ce choix ?
27:33Alors il y a 80%
27:34d'entreprises à mission
27:35qui sont des PME
27:36de moins de 250 salariés.
27:37Donc on voit bien
27:38que c'est vraiment ancré
27:39dans l'économie française
27:41mais on a aussi
27:42par rapport à l'économie française
27:43une surreprésentation
27:44des ETI
27:45et des grandes entreprises
27:46donc ce qu'elles font
27:4720% du nombre.
27:48La loi Pacte
27:49qui est à l'origine
27:49de ce statut
27:51d'entreprise à mission
27:52elle date de 2019.
27:54Alors on peut voir
27:55vers un moitié vide
27:55ou un moitié vide
27:56ou un moitié vide.
27:562400 entreprises,
27:58c'est peu ?
27:59Alors oui,
27:59effectivement par rapport
28:00au plus de 4 millions
28:02d'entreprises.
28:03En revanche,
28:04ce qu'il faut voir
28:04c'est la dynamique.
28:05C'est un chiffre
28:06qui a quadruplé
28:07en 4 ans
28:07et tous les ans
28:08donc là le prochain
28:09c'est le 24 mars
28:10on publie un baromètre
28:12qui montre la dynamique
28:13qui continue
28:15à se poursuivre
28:16malgré le contexte
28:17que l'on connaît
28:18qui est compliqué.
28:20Cette dynamique
28:21elle est régulière
28:23année après année
28:24ou alors
28:25là on est dans
28:26un coup de mou par exemple ?
28:27Non, non,
28:27elle est tout à fait
28:28régulière.
28:29Alors effectivement
28:302025 sera un peu moindre
28:32que les autres années
28:33mais c'est vraiment
28:34quelque chose
28:34d'assez ténu.
28:36On voit bien finalement
28:37que c'est un courant de fond
28:39les entreprises
28:40qui deviennent
28:40entreprises à mission
28:41y ont réfléchi
28:42depuis plusieurs années
28:43ça ne se fait pas
28:45sur un coup de tête
28:45parce qu'il faut avoir
28:46l'accord de la gouvernance
28:47de tous les actionnaires
28:48donc c'est le fruit
28:50d'une réflexion
28:51de long terme
28:52en fait ce qu'il faut voir
28:53au-delà du nombre
28:54de 2400 entreprises à mission
28:56c'est qu'effectivement
28:57déjà c'est plus
28:57d'un million de salariés
28:58donc voilà
28:59on a des entreprises
29:00qui pèsent
29:01mais qui marquent
29:02leur secteur d'activité.
29:03Donc quand on est
29:04entreprise à mission
29:05on rayonne auprès
29:06de ses fournisseurs
29:07de ses parties prenantes
29:09de ses clients
29:10voire de son territoire
29:11et donc en fait
29:12c'est un impact
29:13qualitatif
29:14qui est beaucoup plus
29:15puissant
29:16que le simple chiffre.
29:18Alors je vais vous citer
29:18notre ambition
29:19c'est que l'entreprise à mission
29:20devienne la norme
29:22faire du business
29:23en alliant responsabilité
29:25et liberté.
29:26c'est pourquoi
29:27est-ce difficile
29:28d'en faire la norme ?
29:29Parce qu'on n'y est pas
29:29même si la tendance
29:32est bonne
29:32même s'il y a
29:34une accélération
29:34j'entends évidemment
29:35tous vos arguments
29:36mais on est loin
29:37d'avoir 80%
29:39d'entreprises françaises
29:41qui se sont déclarées
29:41entreprises à mission
29:42c'est pas la norme.
29:43Non non c'est pas la norme
29:44et évidemment
29:45après c'est la loi
29:46date de 2019
29:47donc à l'échelle
29:48de l'histoire de l'économie
29:49ça reste quelque chose
29:50de récent.
29:50Bien sûr mais c'est quoi
29:51quels sont les freins en fait ?
29:52Pourquoi c'est difficile
29:53d'en faire la norme ?
29:54Alors déjà sur le
29:55associé responsabilité
29:56et économie
29:58je pense qu'il y a aussi
29:58d'autres mouvements
30:00qui existent
30:01des entreprises
30:02qui s'engagent
30:02sur ce chemin
30:03déjà parce qu'elles voient
30:04qu'elles n'ont pas le choix
30:05le coût de l'inaction
30:06est beaucoup plus fort
30:07que celui de
30:08de juste rester
30:09de s'engager
30:11donc en fait
30:13il y a beaucoup d'entreprises
30:14qui ne sont pas forcément
30:15entreprises à mission
30:16mais qui sont aussi
30:17sur ce chemin-là.
30:18On a beaucoup reçu
30:18d'entreprises qui participent
30:19à la convention des entreprises
30:20pour le climat
30:21par exemple
30:21elles ne sont pas toutes
30:22entreprises à mission
30:22et pourtant elles font évoluer
30:24leur modèle économique
30:25Exactement
30:25les entreprises à impact
30:26donc en fait
30:26ce mouvement
30:27il dépasse le simple modèle
30:29ce qu'apporte le modèle
30:30entreprise à mission
30:31et c'est ça qu'il faut
30:32bien comprendre
30:33c'est vraiment
30:33cet alignement
30:35de la gouvernance
30:36le fait de mettre
30:36dans les statuts
30:37et qui crée une dynamique
30:38un peu obligatoire
30:40entre guillemets
30:40c'est-à-dire que
30:41les instances
30:42sont obligées
30:43de se poser la question
30:44de leur engagement
30:45de la progression
30:45sur leur transformation
30:47et donc en fait
30:48elles se mettent
30:50volontairement
30:50dans cette dynamique
30:51positive
30:52et c'est ça en fait
30:53qu'il faut que les entreprises
30:54acceptent
30:55c'est une forme
30:55de dynamique
30:59qu'elles s'impliquent
31:00qu'elles s'imposent
31:01à elles-mêmes
31:01pour s'assurer
31:03d'être sur ce trajectoire
31:04Question plus personnelle
31:06qu'est-ce qui vous a motivé
31:07à vous investir
31:10à devenir
31:10directrice générale
31:12de cette communauté ?
31:14Moi je suis absolument
31:15persuadée
31:15que les entreprises
31:16sont une des clés
31:17de la solution
31:18on voit bien
31:19que les efforts
31:21qu'on peut faire
31:22à titre personnel
31:22c'est bien
31:23mais c'est limité
31:24il y a des études
31:25qui montrent
31:26que 75%
31:26des efforts
31:28doivent porter
31:29sur les entreprises
31:29donc c'est pour moi
31:30vraiment la clé
31:31on voit bien
31:31que les états
31:32sont exsangles
31:33d'un point de vue financier
31:34on voit bien
31:35qu'on a des marges
31:36de manœuvre limitées
31:37en termes de capacité
31:38de décision
31:38l'entreprise
31:39c'est un lieu
31:40où on a une liberté
31:41de pouvoir choisir
31:43ses produits
31:43qu'est-ce qu'on fait
31:44sa trajectoire
31:45et donc en fait
31:46c'est le lieu
31:47selon moi
31:48où on a une capacité
31:49d'impact
31:50une capacité d'agir
31:51et en plus
31:52en créant quelque chose
31:53de positif
31:55en innovant
31:55et ça c'est hyper
31:56exactement
31:57Est-ce que c'est aussi
31:58une façon de lutter
31:59contre l'éco-anxiété
32:00le fait d'être
32:01dans l'action
32:02vous voyez ce que je veux dire ?
32:03C'est tout à fait ça
32:04Non mais surtout
32:05que en fait
32:06moi au quotidien
32:07je passe ma vie
32:09à rencontrer
32:09des gens
32:10très engagés
32:11et qui sont
32:12extrêmement différents
32:13de la toute petite
32:14entreprise
32:14de transport
32:15dans la Drôme
32:16à la grande
32:17multinationale
32:18sont des gens
32:18très différents
32:19qui n'ont pas du tout
32:19le même ADN
32:20la même histoire
32:21ils ne parlent pas du tout
32:21de la même chose
32:22ce n'est pas du tout
32:24les mêmes entreprises
32:24mais elles ont cette volonté
32:26de mettre
32:27leur outil
32:28industriel économique
32:29au service
32:30d'une vision de la société
32:30tout en restant un business
32:32ça ne devient pas des ONG
32:33Effectivement
32:34et avec peut-être
32:36un discours
32:36nécessairement plus positif
32:39parce qu'il y a vraiment
32:40un enjeu
32:41sur la façon
32:42dont on parle
32:43de la transformation
32:44environnementale
32:45passer de l'anxiogène
32:47au positif
32:49à l'envie
32:50tout simplement
32:51au désir collectif
32:52est-ce qu'une entreprise
32:53n'est pas un peu obligée
32:54de faire ça ?
32:54Vous voyez ce que je veux dire ?
32:55d'éditer
32:59le mot n'est pas génial
33:00mais
33:00de parler de sa transformation
33:04en termes positifs
33:05et pas simplement en disant
33:06on est obligé
33:09la transformation climatique
33:11l'humanité va disparaître
33:14donc je fais ça
33:15Non mais évidemment
33:16et en fait
33:17devenir entreprise à mission
33:18c'est un acte de leadership
33:19c'est en fait
33:20transformer la contrainte
33:21qui est réelle
33:22les enjeux climatiques
33:23en opportunité
33:25et en projet
33:26effectivement positif
33:27qui embarque
33:28les collaborateurs
33:28et vous connaissez
33:30forcément ce chiffre
33:31de l'étude Gallup
33:31qui dit que 8% seulement
33:33des salariés
33:34s'estiment engagés
33:36bon ça c'est quand même
33:37un problème
33:37pour les dirigeants
33:38donc embarquer
33:40son écosystème
33:41autour d'un projet
33:42positif
33:43motivant
33:44c'est vraiment
33:45quelque chose
33:46qui permet
33:48de passer
33:48ce cap
33:49je vous cite juste
33:49un exemple
33:50l'entreprise Pando
33:52qui fabrique
33:52des fenêtres
33:53soit en bois
33:54en alu
33:54ou en PVC
33:56vous connaissez
33:57les enjeux
33:58sur ces matières là
33:59ils ont décidé
34:00de créer
34:00Ex Nilo
34:01une filière industrielle
34:02de recyclage
34:03de fenêtres
34:04en PVC
34:04c'est à dire
34:05qu'ils ont créé
34:06donc un nouveau business
34:07ils créent une filière
34:08ils créent une filière
34:09avec un partenaire
34:10qui du coup
34:11est en forte croissance
34:12et ils proposent
34:13sur le marché
34:14des fenêtres
34:15donc innovantes
34:16et moins chères
34:17et avec un bilan carbone
34:18imbattable
34:19voilà
34:20et ça c'est parce qu'ils
34:21se sont mis
34:21dans cette dynamique
34:22de repenser complètement
34:23leurs offres de services
34:25et tout ça
34:26avec le collectif
34:27parce qu'ils ont développé
34:28aussi de l'actionnariat salarié
34:29donc en fait
34:29on voit bien
34:30que quand on tire
34:30un peu toutes les ficelles
34:31ça crée une dynamique
34:33très positive
34:33et qui permet
34:34évidemment
34:34de lutter contre
34:35l'éco-anxiété
34:36tout en faisant du business
34:37et en croissant
34:39vous avez parlé
34:40vous avez parlé des régions
34:40tout à l'heure
34:41en septembre dernier
34:41vous avez signé
34:42un protocole
34:43avec la métropole
34:44de Rouen
34:45en quoi ça consiste ?
34:47bien c'est simple
34:48ce sont les services
34:49économiques
34:51de la métropole
34:51de Rouen
34:51qui créent
34:52une forme
34:53de promotion
34:54en fait
34:55d'une cinquantaine
34:56d'entreprises
34:56pour les aider
34:57à se transformer
34:58en entreprises à mission
34:59et en fait
35:01ce qu'il faut voir
35:02derrière
35:02c'est que
35:02dans les entreprises
35:03à mission
35:04il y a des objectifs
35:05statutaires
35:06et aujourd'hui
35:07la plupart des objectifs
35:08des entreprises
35:08intègrent un objectif
35:10territorial
35:10c'est-à-dire que
35:11ces entreprises
35:12ont compris
35:13que pour gagner
35:14s'ancrer
35:15faire vraiment
35:16du business
35:17local
35:18mais qui correspond
35:19aussi aux ambitions
35:20du territoire
35:21il y avait cette dimension
35:22territoriale
35:23qui était très importante
35:24et ça le maire
35:25donc le président
35:26de la métropole
35:26Nicolas Mayer-Rossignol
35:27a bien compris
35:28son intérêt aussi
35:29d'avoir des entreprises
35:31qui s'intègrent
35:32qui s'associent
35:33et qui font du bien
35:35au territoire
35:37mais ça veut dire
35:38qu'une métropole
35:39ou une région
35:40elle va aider
35:42une entreprise
35:43à
35:44je veux juste
35:45comprendre concrètement
35:45ce qui se passe
35:46en fait
35:47parce que
35:48quand on s'engage
35:48dans un processus
35:49pour devenir
35:49une reprise à mission
35:50effectivement
35:51c'est un processus
35:51qui est assez long
35:53et on a besoin
35:54de quoi
35:54quand on est chef
35:55d'entreprise
35:55dans ce cas-là
35:55d'une aide
35:57d'une aide
35:57je ne sais pas
35:58juridique
35:58d'une aide scientifique
36:00alors c'est une aide
36:01au niveau de la sensibilisation
36:03donc vraiment
36:03comprendre ce que ça veut dire
36:05une entreprise à mission
36:06les mettre en relation
36:07avec des consultants
36:09des organisations
36:11qui sont spécialisées
36:12dans comment on définit
36:13sa raison d'être
36:13par exemple
36:14comment on structure
36:14sa gouvernance
36:15en comité de mission
36:17et aussi il y a des aides financières
36:18c'est-à-dire que
36:19ces formations
36:20sont offertes
36:22par la communauté locale
36:25et aussi la BPI
36:27et il y a aussi
36:28une prise en compte
36:30d'une partie du coût
36:31de l'accompagnement
36:32par un consultant
36:33et évidemment
36:34nos ambassadeurs locaux
36:36donc en Normandie
36:36sont là
36:38pour construire
36:39ce programme
36:40pour accompagner
36:41les entreprises
36:42vers le chemin
36:42de l'entreprise à mission
36:43alors juste avant
36:44le break
36:44des vacances
36:45de Noël
36:47à votre place
36:47il y avait Sophie Vannier
36:48la présidente de la Ruche
36:50elle a une question
36:50pour vous
36:52bonjour Valérie
36:54déjà bravo
36:56pour toute la communauté
36:58des entreprises à mission
36:59et donc moi je voudrais
37:00avoir trois arguments
37:02concrets
37:02pour les personnes
37:04qui se questionnent encore
37:05entreprise à mission
37:07qu'est-ce que c'est
37:09et pourquoi
37:09et leur expliquer
37:11que dans l'écosystème
37:12dans la conjoncture actuelle
37:14et bien ça peut être
37:16un vrai plus
37:17un vrai avantage
37:17et donc je veux bien avoir
37:18trois arguments
37:19à leur partager
37:20merci
37:21alors là on imagine
37:23qu'on a face à nous
37:25un téléspectateur
37:27une téléspectatrice
37:27qui est chef d'entreprise
37:29et qui se dit
37:29j'hésite encore
37:30alors les trois arguments
37:31c'est quoi ?
37:32alors le premier je dirais
37:33c'est la clarté
37:34d'avoir un projet
37:35extrêmement clair
37:36sur lequel on s'engage
37:37et qui permet
37:38de montrer
37:39l'embarquement
37:41vraiment de toute la gouvernance
37:43il n'y a pas de
37:44voilà
37:45il n'y a pas de loup
37:46c'est clair
37:46voilà où on va
37:47notre direction
37:47ce pourquoi
37:48on est fait
37:49quelle est notre utilité
37:50et quelle est notre stratégie
37:52le deuxième je dirais
37:53c'est vraiment
37:54la mobilisation
37:56des collaborateurs
37:58c'est quand même
37:59extrêmement motivant
37:59d'être dans une entreprise
38:00qui a une ambition
38:01qui va au-delà purement
38:02de la vente de produits
38:03et de services
38:04mais qui a une ambition
38:06un peu plus sociétale
38:07et donc ça donne
38:08vraiment du sens
38:09et le troisième argument
38:12c'est que ça marche
38:13c'est un très bon argument
38:15et qu'il y a des entreprises
38:17qui ont fait ce pari
38:19ce chemin
38:20et qui ont des très bons résultats
38:21je donne un exemple
38:22l'entreprise Christel
38:24par exemple
38:24qui fabrique
38:25des ustensiles de cuisine
38:26des casseroles
38:27exactement
38:28et qui a vu
38:30son chiffre d'affaires
38:30fortement augmenter
38:32ces dernières années
38:33notamment à cause
38:33du scandale des PFAS
38:34les polluants éternels
38:36parce qu'eux
38:37n'en ont pas
38:37dans leurs produits
38:38et donc les consommateurs
38:39ont bien compris
38:40oui mais ce n'est pas
38:41forcément lié à sa mission
38:43au fait qu'elle soit
38:43devenue une entreprise
38:44à mission
38:44si parce que dans
38:46leurs principes
38:47dans leur ADN
38:47dans leurs valeurs
38:48il y a vraiment
38:49de faire des produits
38:50qui sont bons
38:51pour les consommateurs
38:52donc ce sont des produits
38:54de qualité
38:54qui sont peut-être
38:55un peu plus chers
38:56qu'une casserole classique
38:57mais qui répond
38:59à leur propre ambition
39:00d'être des bons produits
39:02oui alors ça ne va pas
39:02être dans leur raison d'être
39:03mais ça veut dire
39:04que dans les engagements
39:06qui sont liés
39:07à la raison d'être
39:07quand on dit
39:08entreprise à mission
39:08une entreprise comme Christelle
39:10elle s'engage
39:10à jamais utiliser
39:11de pifas par exemple
39:14ça peut aller
39:16à ce point de détail
39:17alors je n'ai pas
39:17la question
39:18d'une manière générale
39:19pour bien comprendre
39:21quand on inscrit
39:22dans les statuts
39:23qu'est-ce qu'on a inscrit
39:24dans ces statuts
39:24alors on inscrit
39:25la raison d'être
39:26qui est vraiment
39:26le rôle
39:28ce que l'entreprise
39:29se donne comme rôle
39:30mission dans la société
39:32et après
39:33c'est les trois objectifs
39:35trois, quatre, cinq
39:35objectifs statutaires
39:37qui sont effectivement
39:37dans les statuts
39:38qui décrivent
39:39cette raison d'être
39:41donc c'est souvent
39:41des objectifs
39:44qui peuvent être destinés
39:44plutôt à la société
39:45à l'environnement
39:47et aussi au territoire
39:49comme je le disais
39:49tout à l'heure
39:50et donc ça vient
39:51expliciter très concrètement
39:53ce que l'entreprise
39:54s'engage à faire
39:55sur un certain nombre
39:56de dimensions
39:58et c'est ça qui permet
39:59lorsqu'il y a des décisions
40:00à prendre
40:01on voit bien
40:01qu'il y a des coûts
40:02de matière parfois
40:02qui explosent
40:03donc il faut faire
40:04des arbitrages
40:05on va peut-être
40:06choisir une solution
40:07qui reste saine
40:09pour quand je pense
40:10à l'alimentaire
40:11par exemple
40:11mais qui n'est pas
40:12forcément
40:12la même que la première
40:16mais qui ne va pas
40:17être au détriment
40:18de la santé
40:19de la qualité
40:20et ça c'est une espèce
40:21de verrou finalement
40:22d'engagement
40:23qui permet aux équipes
40:25aux collaborateurs
40:25de savoir
40:26jusqu'où
40:27quelle est la route
40:29à suivre
40:29Est-ce qu'il y a
40:30des secteurs
40:31d'activité
40:32que vous jugez
40:33impossibles
40:33à transformer
40:36en entreprise
40:38à mission ?
40:39Pour moi
40:39il n'y a absolument
40:40aucun secteur
40:40en revanche
40:41Même la pire
40:42industrie polluante
40:43si sa mission
40:44c'est de faire mieux
40:45dans 10 ans
40:46c'est une mission
40:47Oui bien sûr
40:48en fait ce qui compte
40:48c'est le chemin
40:49c'est la vision
40:50comme vous héritez
40:52d'une maison
40:53qui est pleine
40:53qui a plein
40:54de vis
40:56ou qui est mal
40:57vous vous dites
40:58je vais la transformer
40:59ça va me prendre
41:00X années
41:00mais ce qui est important
41:01c'est l'engagement
41:02c'est la vision
41:03alors évidemment
41:04si vous donnez
41:04des objectifs
41:05à 50 ans
41:05c'est pas crédible
41:06ça va pas
41:06mais voilà
41:08l'importance
41:09c'est la transformation
41:11l'intention
41:12et la sincérité
41:13dans cette transformation
41:15Oui alors justement
41:16qui dit sincérité
41:17dit insincérité
41:18il y a des exemples
41:20de greenwashing
41:21où la raison d'être
41:22elle est un peu
41:24un peu vaporeuse
41:26et puis derrière
41:27il n'y a pas grand chose
41:28qui se passe
41:28c'est encore vrai ça ?
41:29Alors déjà
41:30les entreprises
41:30qui n'ont qu'une raison d'être
41:31ne sont pas entreprises
41:32il y a la raison d'être
41:34et les engagements
41:35je le sais
41:36et en fait
41:36dans le modèle
41:37il y a deux organismes
41:39deux éléments de contrôle
41:40le premier
41:41il est interne
41:42c'est le comité de mission
41:43donc qui est structuré
41:45par l'entreprise
41:46mais qui fait appel
41:47à des personnalités extérieures
41:49et qui vient regarder
41:50si l'entreprise
41:51elle respecte sa mission
41:52donc déjà
41:53il y a ce
41:53garde-fou
41:55entre guillemets
41:56qui permet
41:56de rappeler à l'entreprise
41:57ses engagements
41:58et le rythme
41:59auquel elle y répond
42:00et ensuite
42:01il y a le deuxième
42:02élément de contrôle
42:03c'est quand même
42:04en France
42:04on a quand même
42:05un dispositif
42:05qui est extrêmement
42:06qui peut lutter
42:07contre le greenwashing
42:08c'est un audit
42:10par un organisme
42:11tiers indépendant
42:12un peu comme si
42:13c'était le CAC
42:13de la mission
42:15donc qui est
42:16complètement indépendant
42:17et qui va venir
42:18regarder si les objectifs
42:19donc qui sont chiffrés
42:20parce que
42:21en fait il y a
42:22la raison d'être
42:22les objectifs
42:23et après il y a
42:24des indicateurs
42:25très précis
42:25on s'engage
42:26à avoir
42:28tel niveau
42:29sur tel indicateur
42:30à telle date
42:31et donc
42:31cet organisme-là
42:32donne un avis
42:33qui est public
42:34donc c'est une lutte
42:36contre le greenwashing
42:37mais est-ce qu'il existe
42:38encore
42:39parce que
42:39c'est tellement risqué
42:40vous voyez ce que je veux dire
42:41c'est-à-dire qu'une entreprise
42:43qui d'abord définit
42:44sa raison d'être
42:45puis devient
42:46entreprise à mission
42:47qui donc prend ses engagements
42:48statutaires
42:49dont vous parlez
42:50il y a des consommateurs
42:52des associations
42:53de défense
42:54qui vont regarder ça
42:55de près
42:55est-ce que ça existe
42:57encore
42:58l'entreprise
42:58qui prend le risque
42:59du greenwashing ?
43:01en tout cas
43:02sur les entreprises
43:03à mission
43:04elles s'engagent
43:05à honorer
43:06leurs engagements
43:07donc
43:08là-dessus
43:09le mécanisme
43:11fait qu'il n'y a pas
43:13de greenwashing
43:14voilà
43:14mais il y a quand même
43:17des entreprises
43:18qui prennent le risque
43:18ou pas ?
43:20des entreprises
43:20qui ne sont pas
43:20entreprises à mission
43:21ou qui démarrent
43:25une démarche
43:26et puis vous dites
43:27mais attendez
43:28cette entreprise
43:29elle n'a pas sa place
43:30dans la communauté
43:31et bien dans ce cas-là
43:32elle ne va pas forcément
43:32jusqu'au bout
43:33justement c'est le rôle
43:34que l'on a nous
43:35à la communauté
43:36ça vous arrive ça ?
43:37de dissuader les entreprises ?
43:39ah non jamais
43:39pas du tout
43:40notre rôle
43:41c'est de développer le modèle
43:43mais avec un souci
43:44d'exigence
43:44de conformité à la loi
43:46évidemment
43:46mais aussi d'exigence
43:47évidemment une entreprise
43:49à mission qui a une raison
43:50d'être pas très ambitieuse
43:52on va lui dire
43:53on fait d'ailleurs
43:53des challenges
43:54de la mission
43:55en toute confidentialité
43:57où des dirigeants
43:58nous confient
43:59leur mission
43:59et il y a un jury
44:00composé de pairs
44:02qui vont lui dire
44:04bon bah voilà
44:04là votre mission
44:06peut-être que vous pourriez
44:07lui donner plus d'ambition
44:08il y a toute une partie
44:09de votre activité
44:10qui n'est pas assez couverte
44:11donc nous on sert aussi
44:13de garde-fous
44:13de pairs
44:15voilà
44:16est-ce que ça SM
44:18à l'étranger ?
44:19oui tout à fait
44:20est-ce que le modèle
44:21de l'entreprise à mission
44:22et de la loi Pacte
44:23est en train
44:24de faire des pieds
44:25à l'étranger ?
44:25oui alors il y a le modèle
44:26en Italie
44:27qui a existé
44:27avant la loi Pacte
44:28aujourd'hui il y a plus
44:29de 5000
44:29alors Societa Benefit
44:31en Italie
44:32on est très proche d'eux
44:32et ils ont une vision
44:33très proche de la nôtre
44:35il y a également
44:35la Belgique
44:36qui vient de déposer
44:37un projet de loi
44:37pour créer la société
44:39à mission
44:39en Belgique
44:40l'Espagne
44:41et en fait on travaille
44:43avec tous ces réseaux
44:43pour voir l'émergence
44:45de la Purpose Driven Company
44:47en Europe
44:48qui viendrait consolider
44:49finalement tous ces modèles
44:50qui ont des petites différences
44:51pour faire en sorte
44:53que les entreprises
44:53parce que certaines
44:54sont à mission
44:54à taille européenne
44:56comme Doctolib
44:57Groupe Rocher
44:58In vivo etc
44:58avoir cette conformité
45:01cette homogénéité
45:02au niveau européen
45:03et qu'elles puissent
45:03faire valoir
45:04cette mission
45:05dans tous les pays
45:07et surtout
45:07leur marché
45:09vous avez évoqué
45:10le label Bicorp
45:10il est quoi
45:13complémentaire
45:14des entreprises à mission
45:16il y a beaucoup
45:16d'entreprises à mission
45:17qui cherchent aussi
45:18à être labellisées Bicorp
45:20oui oui tout à fait
45:21c'est complémentaire
45:22en fait Bicorp
45:22vient
45:23en fait
45:24c'est un label RSE
45:25qui vient regarder
45:26sur un certain nombre
45:27de verticales
45:28où l'entreprise
45:29se situe
45:30et ça ne dit rien
45:31de la singularité
45:32et de l'utilité
45:34le projet sociétal
45:36finalement
45:36de l'entreprise
45:36et en fait
45:37une entreprise à mission
45:38qui est Bicorp
45:39va pouvoir
45:40vérifier sur certaines dimensions
45:42qu'elle ait un certain nombre
45:43de
45:44un niveau suffisant
45:45et ce n'est pas forcément
45:46le cœur de sa mission
45:47l'égalité des salaires
45:48hommes-femmes
45:49par exemple
45:49ce n'est pas forcément
45:50le cœur de la mission
45:50en revanche
45:51c'est bien
45:51de le faire
45:52et de le mesurer
45:53oui effectivement
45:54il se renforce
45:56ce label Bicorp
45:57avec peut-être
45:58un peu plus
45:58d'exigence
46:00avec peut-être
46:02la volonté
46:02de rester
46:03un club
46:03un peu
46:03fermé
46:05c'est une bonne
46:05ou une mauvaise nouvelle
46:06parce que vous
46:07vous nous dites
46:08il faut qu'il y ait
46:08de plus en plus
46:09d'entreprises à mission
46:10et il faut que ça devienne
46:11la norme
46:12après chacun
46:13a sa propre
46:16stratégie
46:18l'entreprise à mission
46:19c'est un cadre légal
46:20donc nous
46:21c'est ce que l'on
46:22c'est ce que l'on défend
46:22on a cette conviction
46:23que parce que
46:24dans la gouvernance
46:25et dans les statuts
46:26sont inscrits
46:27ces objectifs
46:28que ça accélère
46:30la transformation
46:30après voilà
46:32il y a d'autres labels
46:33qui transforment
46:33les entreprises
46:34sur d'autres dimensions
46:35et nous on trouve
46:35que c'est très bien
46:36parce que ça crée
46:37un mouvement
46:37un mouvement global
46:39vers plus de responsabilités
46:41les entreprises
46:42au coeur des changements
46:43de nos sociétés
46:44est-ce qu'elles sont
46:45plus efficaces
46:45que les états
46:46en ce moment
46:48on est dans une période
46:48
46:49difficulté budgétaire
46:52backlash
46:53retour de bâton
46:54aux Etats-Unis
46:55coup de frein
46:56européen
46:57sur les ambitions
46:57du pacte vert
46:58est-ce que vous dites
46:59il faut que les entreprises
47:00prennent le relais
47:01moi je pense
47:02qu'on est sur des plans
47:03complètement différents
47:04c'est-à-dire que
47:04l'entreprise
47:05effectivement
47:06apporte des produits
47:07et des services
47:08et il y a cette liberté
47:09cette agilité
47:10que n'ont pas les Etats
47:11et donc la responsabilité
47:12des entreprises
47:13c'est de produire
47:14des choses
47:14qui sont
47:14propres et utiles
47:17et qui font avancer
47:18la société
47:19en revanche
47:20on voit bien
47:20qu'on a besoin
47:21des Etats
47:21pour les protéger
47:23ce qui s'est passé
47:23sur la fast fashion
47:24récemment
47:26on voit bien
47:26qu'à un moment
47:27on manque d'outils
47:27pour protéger
47:29les entreprises
47:31donc c'est plus
47:31un pacte
47:33à renouer
47:34à recréer
47:35entre les Etats
47:36et les entreprises
47:36pour que chacun
47:37dans sa ligne de nage
47:38fasse ce qu'il a à faire
47:41et pour protéger
47:42finalement
47:43la société
47:44toute entière
47:45oui mais effectivement
47:46mais ces sociétés
47:47elles sont aussi
47:47pour certaines
47:48tributaires
47:49de l'Etat
47:50il n'y a pas de budget
47:51on démarre l'année
47:53sans budget
47:55la loi de finances
47:552020
47:55ça n'a pas été voté
47:57ça veut dire qu'il y a
47:57certains secteurs
47:58qui dépendent
47:59en partie de subventions
48:00qui sont freinés
48:02ou à l'arrêt
48:03ah mais ça
48:04c'est sûr
48:05que là aujourd'hui
48:05on constate
48:07que ça se grippe
48:09au niveau politique
48:10et malheureusement
48:11les entreprises
48:12à part prendre la parole
48:14et constater
48:15leur insatisfaction
48:17ne peuvent pas faire
48:17grand chose
48:18mais est-ce que ça
48:18incite certaines
48:20à être moins ambitieuses
48:21en matière
48:22de transformation
48:23justement
48:23moi je ne vois pas ça
48:24du tout
48:25non vous ne voyez pas ça
48:25non pas du tout
48:26pas du tout
48:26les entreprises engagées
48:27continuent à l'être
48:28et en fait
48:29elles n'ont pas le choix
48:30les freins climatiques
48:34sociaux
48:34sont toujours là
48:35elles ont toujours besoin
48:36de se développer
48:37donc non
48:37l'engagement
48:37continue
48:38après il y a peut-être
48:39de temps en temps
48:41des arbitrages
48:42qui sont faits
48:43parce que
48:43évidemment
48:43le contexte économique
48:44est compliqué
48:46mais à partir du moment
48:47où la stratégie est claire
48:48elle continue
48:49mais si on prend
48:51si on prend l'exemple
48:51d'une grande entreprise
48:53qui fait du business
48:55aux Etats-Unis
48:55elle doit gommer
48:58son ambition
48:59environnementale
49:00son ambition
49:01en matière de diversité
49:03par exemple
49:03chez ses salariés
49:05pour répondre
49:06aux injonctions
49:07du président Trump
49:08ou elle en parle moins
49:10c'est juste un axe
49:11de communication
49:12qui va être un peu différent
49:13oui je pense que les mots
49:14changent
49:15en revanche
49:15à partir du moment
49:16où encore une fois
49:17c'est sincère
49:18c'est dans les valeurs
49:18de l'entreprise
49:19les engagements
49:20continuent
49:21mais si elle perd
49:21des marchés aux Etats-Unis
49:22parce qu'elle continue
49:23d'afficher un engagement
49:24environnemental
49:25il y a un moment
49:26c'est comme dans toute
49:26stratégie d'entreprise
49:27il faut se replier
49:29aller chercher
49:30d'autres marchés
49:32je discutais
49:32il n'y a pas longtemps
49:33avec une Canadienne
49:34qui était responsable
49:35d'un réseau d'entreprises
49:36très engagées
49:37et je lui posais
49:37la même question
49:38et elle me disait
49:39ah non
49:39on a juste changé
49:40le vocabulaire
49:41mais nous
49:42on n'a pas du tout
49:43changé de stratégie
49:43parce qu'ils sont convaincus
49:45que c'est ça qu'il faut faire
49:46est-ce que
49:47ça coûte cher
49:49de devenir
49:49entreprise à mission
49:50vous voyez ce que je voulais dire
49:50parce qu'on définit
49:52une raison d'être
49:53on définit les engagements
49:54parfois ça veut dire
49:55peut-être changer
49:57un peu le modèle économique
49:58c'est des investissements
49:59pour obtenir
50:00les engagements environnementaux
50:01etc.
50:02est-ce que ça coûte cher ?
50:04alors comme tout projet
50:04d'entreprise
50:05j'ai envie de vous dire
50:06il y a évidemment
50:06des coûts
50:08après intrinsèquement
50:08le modèle en lui-même
50:09ne coûte pas très cher
50:10changer ses statuts
50:12vous payez un peu
50:12votre avocat
50:14le fait de définir
50:16sa raison d'être
50:17c'est un temps
50:18presque de réflexion interne
50:20ça coûte un peu
50:21d'argent d'organisation
50:22et ça peut être fait
50:23totalement en interne
50:24mais effectivement
50:24c'est un peu de conseil
50:25et après
50:26c'est la vérification
50:27au TI
50:28qui a lieu
50:28tous les deux ou trois ans
50:29et puis
50:30qui coûte
50:31alors ça dépend
50:31la série d'entreprise
50:32entre 3-4 000 euros
50:33et 10-15 000
50:34encore une fois
50:35c'est pas tous les ans
50:36donc par rapport
50:37typiquement
50:37à d'autres labels
50:40c'est tout à fait
50:41c'est tout à fait
50:42correct
50:42après
50:43évidemment
50:44c'est un projet
50:45d'entreprise
50:45tout dépend de la mission
50:46qui est définie
50:47par celle-ci
50:48si on est dans la continuité
50:49d'engagement
50:50il y a une entreprise
50:51industrielle
50:52qui s'appelle
50:52IDEX
50:52qui est devenue
50:53entreprise à mission
50:54en 2025
50:55ils avaient déjà
50:56embarqué
50:57entre guillemets
50:58beaucoup de choses
50:59donc ça vient
51:00quelque part
51:00clarifier
51:01leurs engagements
51:03précédents
51:04et vont continuer
51:05à s'engager
51:06mais c'est pas une transformation
51:07à 180 degrés
51:09ils ne partaient pas du tout
51:10de zéro
51:11pareil
51:11EMEIS
51:12qui est devenue
51:12entreprise à mission
51:13en 2025
51:14ils ont derrière eux
51:16tout un plan de transformation
51:17depuis 2-3 ans
51:19et l'entreprise à mission
51:20vient couronner
51:21finalement
51:21c'est
51:22voilà
51:23donc en fait
51:24c'est quoi le coût
51:24de passer entreprise à mission
51:25quand ça fait déjà
51:26des années
51:27que l'on se transforme
51:29Merci beaucoup
51:30Valérie Brida
51:31qui est à bientôt
51:32sur Bsmart4Change
51:33on passe tout de suite
51:33à notre rubrique start-up
51:35Smart Ideas
51:42c'est notre rubrique start-up
51:44j'accueille Zoé Garnier
51:45bonjour
51:46bonjour
51:46vous êtes la co-fondatrice
51:48de Bicose
51:49créée en juillet 2023
51:50avec Pierre Moreau
51:51et avec quelle idée ?
51:52alors l'idée
51:53c'était d'apporter
51:54de la valeur finalement
51:55aux cadeaux d'entreprise
51:56qui aujourd'hui
51:57finalement
51:58finissent très régulièrement
51:59dans l'armoire
51:59à prendre la poussière
52:00ou tout simplement
52:02jeter à la poubelle
52:02et donc l'idée
52:03c'était d'apporter
52:04de la valeur
52:04et de transformer
52:05ces cadeaux d'entreprise
52:06en levier d'impact
52:07d'engagement
52:08et de création
52:09d'un lien émotionnel
52:10entre clients
52:11et collaborateurs
52:12et leur entreprise
52:13donc vous parlez
52:15de cas-don
52:15un cadeau
52:16qui devient un don
52:17c'est ça ?
52:17c'est ça
52:18un cadeau
52:18donc cette petite carte
52:20cadeau solidaire
52:21donc c'est un don
52:22préfinancé par l'entreprise
52:24offert aux collaborateurs
52:25ou aux clients
52:26selon le cas d'usage
52:27et aux bénéfices
52:28d'associations locales
52:29directement choisis
52:30par le bénéficiaire
52:31du coup selon
52:32ses propres sensibilités
52:33et ça veut dire
52:34que sur la plateforme
52:35Bicoz
52:36on trouve quoi ?
52:37on trouve des associations
52:38des causes
52:39pour lesquelles on peut
52:41s'engager ?
52:41c'est une très bonne question
52:42parce que nous
52:42on va mettre en avant
52:43la cause
52:44plutôt que l'association
52:45pour vraiment donner
52:46du tangible
52:47finalement au don
52:48ou à l'aspect économique
52:49et donc en fait
52:50quand le collaborateur
52:52ou le client
52:52reçoit son cadeau
52:53il va avoir un QR code
52:55à scanner
52:55arrive sur notre plateforme
52:57la marketplace
52:58de la bonne action
52:58que nous on a
52:59utilisé pour cataloguer
53:01finalement les actions
53:02terrain
53:02de nos associations
53:04partenaires
53:04il va pouvoir remplir
53:05ses sensibilités
53:06et ce qu'il est plus
53:07pour la lutte
53:07contre la déforestation
53:08pour le soutien
53:09en femmes victimes
53:10de violences
53:10ou les enfants
53:11à l'hôpital par exemple
53:12et nous ça va nous permettre
53:13de créer des packs
53:14à impacts
53:15composés d'actions concrètes
53:16faites sur le terrain
53:17par nos associations
53:18partenaires
53:18qui va pouvoir financer
53:20avec l'argent
53:21de l'entreprise
53:21et nous du coup
53:22on va pouvoir
53:23après mesurer
53:23l'impact
53:24de tout ce qui a été
53:25financé finalement
53:25et fournir cette mesure
53:27d'impact
53:27aux entreprises
53:29qu'elle va pouvoir
53:29valoriser
53:30dans la communication
53:31interne
53:32et dans ses rapports
53:32extra financiers
53:33comme la CSRD
53:34oui effectivement
53:35votre modèle économique
53:36c'est quoi
53:37ce sont les entreprises
53:38qui financent
53:39c'est ça ?
53:39oui ça reste totalement
53:40gratuit pour les associations
53:41c'est vraiment un positionnement
53:43qu'on a
53:43et qu'on aimerait garder
53:44le plus longtemps possible
53:44nous l'idée c'est
53:46de remettre en avant
53:47les associations locales
53:48qui aujourd'hui
53:48sont très peu aidées
53:50par le mécénat privé
53:51finalement
53:52enfin aujourd'hui
53:53elles ont plus
53:53besoin de nous
53:55que jamais
53:56pardon
53:56oui parce que les moyens
53:58publics sont en train
53:59de se réduire
54:00exactement
54:00donc on essaie vraiment
54:02de les intégrer à ça
54:03et donc oui
54:04c'est notre modèle économique
54:05c'est bien de faire payer
54:07donc les entreprises
54:08une commission
54:09et des prestations
54:10qu'on ajoute
54:11en fonction de
54:12oui alors
54:13qui dit
54:14don
54:15ou association
54:17qu'on finance
54:18etc
54:18il y a toujours la question
54:19du contrôle
54:20de où va l'argent
54:21à qui va l'argent
54:21etc
54:22comment vous garantissez
54:24finalement
54:24aux entreprises
54:26aux salariés
54:27que le don
54:28qu'ils font
54:29en passant par vous
54:30va être vraiment efficace
54:31alors en fait
54:32nous on a une granularité
54:33au début on va avoir
54:34la thématique
54:35donc on en a 4
54:35environnement social
54:37humanitaire
54:37et animal
54:38dans ces thématiques
54:39on a des causes
54:40donc par exemple
54:41dans le social
54:41on va avoir
54:42les enfants à l'hôpital
54:43les femmes victimes
54:44de violences
54:44l'égalité des chances
54:45etc
54:45et dans ces causes
54:47on va avoir
54:47des actions
54:48enfants à l'hôpital
54:49ça va être
54:50distribué à un jouet
54:51à un enfant malade
54:52par exemple
54:52on ne pourra jamais
54:53garantir
54:54aller aussi loin
54:56dans le
54:57pardon
54:59la granularité
55:00le suivi
55:02du don
55:03sur l'action
55:04parce que forcément
55:05si c'est 3,88€
55:07pour financer
55:07un jouet
55:08à un enfant
55:09on ne pourra pas
55:09vraiment aller vérifier
55:11que ce 3,88€
55:12allait sur ce jouet d'enfant
55:13par contre
55:14on va pouvoir aller
55:15retracer à la cause
55:16donc ça va bien
55:17à la cause
55:17des enfants à l'hôpital
55:18quel que soit
55:19après l'action
55:20qui est mis derrière
55:21mais voilà
55:21et les entreprises
55:23vous nous l'avez dit
55:24elles peuvent valoriser
55:25c'est une façon
55:27de valoriser
55:27leurs actions de mécénat
55:29c'est ça ?
55:29c'est ça exactement
55:30en fait nous on vient
55:30débloquer des budgets
55:31aujourd'hui
55:31qui sont des budgets
55:32RH
55:33marketing
55:33donc ça va être
55:34les récompenses RH
55:35les welcome packs
55:37la cooptation
55:37ça peut être le marketing
55:38avec les offres de parrainage
55:40les cadeaux d'affaires
55:40et ces budgets-là
55:41on les transforme en mécénat
55:43donc ça permet aussi
55:43d'avoir des leviers
55:44avec des leviers fiscaux
55:46pour pouvoir récompenser
55:47plus à moindre coût
55:49et donc oui voilà
55:52ça permet à l'entreprise
55:53finalement de donner
55:54de la valeur
55:55à quelque chose
55:56qui de base est financé
55:57et donc rendre quelque chose
55:59de tangible
55:59et le mettre dans les rapports
56:00rapidement c'est facile
56:01à modéliser
56:02il y a des indicateurs
56:03qui permettent de mesurer
56:04l'impact
56:05générés par ces actions
56:07des entreprises
56:09oui mais je vous inviterai
56:10du coup à aller sur notre site
56:11parce qu'on a vraiment
56:11tout bien expliqué
56:12on a vraiment une fiche
56:14d'impact
56:15une mesure d'impact
56:16qui après est valorisable
56:18dans les rapports extra-financiers
56:19comme je disais
56:20la CSRD par exemple
56:21on a plusieurs formats
56:23on peut aussi avoir
56:24d'autres rapports extra-financiers
56:26qui peuvent être sortis
56:28avec des cadons
56:29Merci beaucoup
56:30Zoé Garnier
56:31bon vent à Bicose
56:33et à vos cadons
56:34Voilà c'est la fin
56:34de ce Smart Impact
56:36Merci à toutes et à tous
56:37Je vous dis à demain
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations