- il y a 12 heures
Mardi 16 juin 2026, retrouvez Paul Medevielle (Head of Agentforce France, Salesforce), Thomas DUVACHER (Directeur Général, Pair Finance France), Sylvain Poirier (Directeur de l’IA, France Travail) et Jean-Paul Smets (PDG, Rapid.Space) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.
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00:08Bonjour à tous, bienvenue dans Smartech, aujourd'hui deux grands rendez-vous, d'abord les interviews de l'IA, on
00:13va parler agents, on va parler finances et puis transformation de France Travail également.
00:18Le deuxième rendez-vous c'est avec le Monde du Libre, on va parler jeux vidéo cette fois. Allez c
00:23'est parti.
00:28On démarre cette édition avec les interviews de l'IA, votre grand rendez-vous sur l'intelligence artificielle avec des
00:34gens qui pratiquent ce sujet et cette semaine nous avons autour de la table Thomas Duvaché, le directeur général de
00:42Perfinance France qui veut rendre le recouvrement plus intelligent, plus humain et plus efficace grâce à l'IA, n'est
00:51-ce pas ?
00:51Exactement.
00:52Bon vous allez nous expliquer ça, nous avons également avec nous mais à distance Paul Medeviel qui est le vice
00:59-président agent force France qui est une plateforme d'agents IA de Salesforce, Salesforce si besoin de le présenter c
01:08'est quand même un des champions des solutions de gestion de relations clients.
01:12Merci beaucoup Paul d'être connecté avec nous mais je vous propose qu'on démarre avec Sylvain Poirier avec plaisir.
01:19Sylvain Poirier donc directeur en charge de l'IA à France Travail, bienvenue également dans cette émission.
01:26Que faites-vous aujourd'hui avec l'IA chez France Travail ?
01:29Merci de m'accueillir, donc l'intelligence artificielle ça fait beaucoup, ça nourrit beaucoup de débats, beaucoup d'échanges dans
01:38la société, ça fascine autant qu'elle inquiète.
01:41À France Travail on a la chance d'avoir investi déjà depuis plus de 10 ans dans la data et
01:47dans l'IA en utilisant, avec l'objectif de pouvoir utiliser l'IA comme un levier stratégique pour améliorer les
01:57services de France Travail, mieux faire notre métier et pas pour remplacer l'humain.
02:02Très concrètement, deux outils qui ont particulièrement transformé notre manière de travailler, on a développé ChatFT, donc un chat GPT
02:12sécurisé qui est ouvert à l'ensemble des salariés de France Travail,
02:16qui est utilisé au quotidien par plus de 30 000 salariés de France Travail et qui leur permettent d'améliorer,
02:24d'avoir un outil pour répondre aux mails, une aide, à synthétiser les entretiens, les aider dans toutes leurs tâches.
02:32Un chatbot qui repose sur un grand modèle de langage, qui est développé en interne par les équipes de France
02:39Travail avec un partenariat qu'on a avec Mistral,
02:42donc on a une plateforme DataIA qui est maîtrisée par les équipes en interne et qui permet de proposer des
02:47outils d'intelligence artificielle aux salariés de France Travail
02:50et de leur libérer du temps jusqu'à 3 heures pour les plus aguerris par semaine pour qu'ils puissent
02:57réinvestir ce temps, réinvestir ce temps sur l'humain.
02:59Donc ça c'est Chat FT, Chat France Travail, si j'ai bien compris. Et le deuxième ?
03:05Alors on a également Match FT, l'objectif c'est de pouvoir repenser, réinventer la manière de faire se rencontrer
03:13un parcours, une offre, une formation
03:15avec un demandeur d'emploi, avec un chercheur d'emploi. Et donc là en fait l'objectif c'est d
03:20'utiliser l'intelligence artificielle pour aller vérifier un certain nombre de prérequis,
03:25d'éléments qu'on n'aurait pas forcément toujours dans notre système d'information. Par exemple, je suis assistante sociale,
03:32je cherche une offre d'emploi à la Roche-sur-Yon.
03:35Et bien parfois, dans mon profil, il n'est pas forcément dit que je ne suis pas tout à fait
03:41disponible pour travailler tôt le matin ou tard le soir
03:44parce que j'ai une garde, enfin je suis en charge, j'ai des charges avec mes enfants, etc.
03:51Et donc on va envoyer un SMS, on va envoyer un SMS qui va être piloté par une conversation guidée
03:56pour aller vérifier un certain nombre d'éléments.
03:58Est-ce que je suis mobile ? Est-ce que je suis disponible ? Est-ce que j'ai bien
04:01compris que c'était un poste à temps partiel ? Et donc ça nous permet...
04:06Mais ce match FT, il est entre les mains de qui ? Il est entre les mains de l'agent
04:10France Travail ?
04:11Ou alors des personnes en recherche d'emploi qui peuvent faire des matching avec les offres ?
04:16Alors très concrètement, c'est le conseiller qui a dans un premier temps un matching qui est réalisé par rapport
04:22à une offre d'emploi.
04:23Il va déclencher cette préqualification, cette vérification par SMS.
04:26Les candidats vont répondre et au bout de quelques heures, le conseiller va pouvoir reprendre la main pour regarder par
04:34rapport à ces éléments précis
04:35et avoir des profils beaucoup plus pertinents à proposer aux recruteurs.
04:40Et là encore, l'intelligence artificielle, elle est positionnée pour permettre au conseiller de réinvestir ce temps gagné
04:46à préparer le candidat à l'entretien, à lui donner confiance, à faire son métier d'accompagnement à l'emploi.
04:54Donc vous dites en fait que ça enrichit la relation. Quel est le niveau d'adoption déjà aujourd'hui chez
05:01France Travail de ces deux outils,
05:02si on prend juste ces deux-là ? Et comment c'est réceptionné ? J'imagine que vous connaissez bien
05:09le sujet chez France Travail.
05:11Donc il y a des formations, enfin il y a toute une préparation et l'utilisation aussi de ces nouveaux
05:16outils.
05:16Alors dans notre baromètre interne, on interroge régulièrement les salariés sur un certain nombre de points.
05:21On a des points spécifiques sur l'intelligence artificielle. Il y a 70% des salariés de France Travail qui
05:26déclarent utiliser l'intelligence artificielle
05:28dans leur activité, dans leur quotidien. Donc on est déjà dans une adoption qui est importante.
05:34Et ensuite bien sûr, la finalité ou l'usage de ces outils, puisque ça reste des outils au service de
05:40leur activité,
05:42et bien ça s'accompagne d'une acculturation, d'une formation.
05:44Et c'est un enjeu qui est essentiel pour France Travail, de pouvoir adopter, aller vers ce défi
05:50qui est l'adoption, l'acculturation, le développement de l'esprit critique,
05:55comment j'utilise bien ces outils parce que ça reste des outils.
05:57Donc on a développé un certain nombre de modules de formation, à la fois en interne, avec l'Académie France
06:03Travail.
06:03On a développé un calendrier de l'IA, qui est une sorte de calendrier de l'Avent,
06:08développé avec Microsoft et Coco Roe, pour permettre à la fois aux conseillers,
06:12mais aussi aux demandeurs d'emploi, puisque c'est accessible aux demandeurs d'emploi,
06:15de s'acculturer et de se former à l'IA.
06:17Très bien. Une réaction, Thomas ?
06:20Écoutez, moi, en tout cas, je peux...
06:21Quand vous entendez cette transformation ?
06:22Je ne suis pas surpris, je peux vous témoigner, parce que justement, on en parlait juste avant l'interview,
06:26Pair Finance, on est en pleine croissance, on est en plein recrutement.
06:29Hier, j'avais même, du coup, un rendez-vous avec une conseillère de France Travail.
06:34Je l'ai vu extrêmement bien préparé.
06:37Vraiment très, très bien préparé sur la connaissance de Pair Finance,
06:40sur la société, le groupe.
06:42Et du coup, on est allé, effectivement, ça a été très, très pertinent sur cette interview.
06:46Voilà, en tout cas, ça, je peux vous le témoigner.
06:47Ah ben là, ce témoignage hyper positif.
06:49C'était hier.
06:50Peut-être que savait-elle que Sylvain Poirier serait dans les interviews de l'IA de Smartech avec vous ?
06:56Écoutez, en tout cas, voilà, c'était pertinent.
06:58Ok.
06:58C'était vraiment pertinent.
06:59Paul, une réaction ? Parce que là, on ne parle pas de relations clients,
07:03mais enfin, on parle de relations entre fournisseurs de services, finalement, France Travail,
07:09et puis son usager.
07:12Bien sûr.
07:13Déjà, bravo, parce que 70% des collaborateurs qui utilisent l'IA au quotidien,
07:17c'est un super chiffre.
07:18Et Sylvain l'a mentionné, il y a énormément de challenges d'adoption,
07:22d'acculturation dans les organisations.
07:24Donc, c'est une belle marque de réussite.
07:28Ce qui est intéressant aussi sur ce qui est partagé, c'est qu'au-delà de la relation client,
07:32nous, chez Cellforce, on accompagne toutes les entreprises dans le cadre de leur déploiement de stratégie agentique.
07:39Et l'une des organisations qui est très en avance avec lesquelles on travaille s'appelle le groupe ADECO.
07:43Et c'est aussi sur un cas d'usage de recrutement, comme l'évoquait Sylvain,
07:48avec des agents IA qui vont prescriner des candidats avant de les positionner auprès des recruteurs
07:56qui vont ensuite prendre le fil.
07:58Et on parle de déjà, puisque vous parliez de chiffres tout à l'heure,
08:00il y a plus de 200 000 candidats qui ont été comme ça traités et qualifiés par l'IA chez
08:06ADECO.
08:06Et ce qui est intéressant aussi, c'est que 60 % de ces candidats sont adressés
08:11et de ces conversations, finalement, ont lieu en dehors des heures de travail.
08:14Donc, ADECO s'est rendu compte lors de son passage à l'échelle,
08:17puisqu'on parle de vrai passage à l'échelle,
08:19que finalement, l'IA et les agents IA allaient étendre leur capacité à répondre à une demande,
08:25pas forcément, encore une fois, pendant les heures de travail,
08:27mais au-delà des heures de travail, pour être encore plus efficace et mieux servir,
08:31mieux servir, en l'occurrence, ces candidats et non ces clients.
08:34Là, pour l'instant, si j'ai bien compris, chez France Travail,
08:37l'outil, il doit être déclenché, utilisé par le personnel de France Travail.
08:43Il ne bosse pas la nuit pendant que tout le monde dort.
08:45Non. Enfin, en tout cas, la conversation guidée, une fois qu'elle est déclenchée,
08:49on peut répondre au SMS, puisque c'est piloté par la...
08:52Oui.
08:52Mais effectivement, il n'y a pas...
08:55Il y a une action...
08:56Le conseiller est toujours au centre de cette mise en relation.
09:00Ça va lui libérer du temps.
09:01Et ce temps, il va être réinvesti, réinvesti sur son expertise humaine.
09:05Et ce qu'on a fait sur le volet offre d'emploi,
09:07ça diminue de trois jours et demi le délai de pourvoi.
09:10On l'a fait aussi sur le volet formation.
09:11Et dans les tests qu'on a réalisés, ça augmente de 17%
09:15l'identification de candidats pour qu'ils participent à une formation.
09:18Et ça diminue d'une heure et quart le temps passé pour les conseillers
09:22sur cette recherche de candidats.
09:24C'est extraordinaire toutes ces données qu'on a maintenant, très précises.
09:28On peut mesurer vraiment le retour sur investissement.
09:32Alors, Paul, on revient ensemble.
09:35Donc, vous êtes le vice-président Agent Force France de Salesforce.
09:39Vous m'avez posé quand même pas mal de pièges pour vous présenter.
09:41C'est ça.
09:42Donc, vous êtes en charge du développement de l'adoption
09:45de cette plateforme d'agents IA sur le marché français.
09:50Est-ce que vous pouvez nous donner des précisions
09:52sur ce que ça veut dire, cette plateforme d'agents IA ?
09:56Sur quoi vous investissez véritablement ?
10:00Avec grand plaisir.
10:01Et merci pour la présentation.
10:02C'était parfait.
10:04Déjà, nous, quand on parle d'agents IA et d'agents TIC,
10:06ça fait un moment qu'on en parle,
10:08puisque notre président et fondateur, Marc Benioff,
10:10a évoqué ce terme d'entreprise agentique
10:12depuis 2024, date de lancement d'Agent Force.
10:15Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'Agent Force,
10:16ce n'est pas une plateforme à part de Salesforce.
10:19C'est une couche dans Salesforce
10:20qui permet à n'importe quelle organisation
10:21de déployer des agents IA,
10:24adaptés à leur métier, adaptés à leur contexte,
10:27ancrés dans leur processus d'entreprise,
10:28dans leurs règles d'entreprise
10:29pour mieux exécuter leur mission
10:33et finalement leur stratégie d'entreprise.
10:36Donc, ce qu'il faut comprendre aujourd'hui,
10:38c'est qu'on est vraiment sur cette plateforme
10:40qui consolide les applications
10:42au métier de l'entreprise,
10:43qui consolide les données de l'entreprise
10:45et qui permet aux collaborateurs humains
10:47de collaborer avec des collaborateurs IA
10:49sur des fonctions qui lui sont propres.
10:52On parlait de recrutement avec ADECO.
10:54On a évidemment beaucoup d'autres exemples,
10:57puisqu'on est vraiment dans une phase
10:58de passage à l'échelle
11:00au sein des organisations que l'on accompagne.
11:02Je peux vous citer par exemple Bouygues Télécom,
11:04qui a déployé pour plus de 12 000 collaborateurs
11:07au service client, un agent IA qui s'appelle Iris,
11:10qui permet de consolider tout un contexte
11:12autour d'une demande client,
11:13d'arriver avec des recommandations,
11:15de capter l'intention du client
11:17pour in fine répondre plus rapidement,
11:19de façon plus pertinente,
11:20et donc continuer d'exceller sur le service client.
11:23C'est à ça que ça sert aujourd'hui,
11:25Agent Force,
11:26c'est à déployer des stratégies agentiques
11:27dans un contexte métier précis,
11:30sur des processus métier précis,
11:32quelle que soit la taille de l'organisation
11:34ou le métier de l'organisation.
11:35Je parlais d'investissement
11:36parce que c'est 2 milliards de dollars
11:38qui ont été annoncés d'investissement en France
11:40d'ici à 2030
11:42pour accélérer ce déploiement de l'IA
11:45et donc de l'utilisation des agents.
11:48Parce que vous pensez,
11:49vous avez la conviction
11:50que c'est la grande transformation numérique,
11:53c'est là où on va tous mettre
11:55toute notre énergie aujourd'hui
11:57dans les entreprises ?
11:59Complètement.
12:00On a cette conviction qui est forte
12:01et qui date, comme je vous le disais,
12:03depuis 2024 déjà.
12:07Et cette transformation,
12:08elle est au service de la stratégie des entreprises,
12:10au service des entreprises.
12:12On n'est pas sur une IA qui remplace
12:14ou on n'est pas sur une IA qui est anecdotique.
12:17Et on a d'énormes enjeux de transformation,
12:19d'accompagnement au changement,
12:20d'accompagnement des organisations.
12:23Et c'est notamment ce qu'on a annoncé
12:24avec les 2 milliards d'investissements
12:26dans le cadre de Choose Friends
12:28jusqu'à horizon 2030,
12:30c'est de créer un hub IA innovation
12:33au sein de Salesforce à Paris
12:35pour nos clients,
12:36mais aussi pour aller former
12:39des professionnels
12:40qui ne sont pas forcément d'ailleurs
12:41dans le monde tech, de la tech
12:43ou dans le monde de l'IA.
12:44On parle de plus de 2000 professionnels
12:46pour justement être capable
12:47de mieux utiliser,
12:49mieux adopter ces applications intelligentes
12:52et finalement demain,
12:53réussir la transformation
12:55au sein des différents groupes
12:56qu'on accompagne.
12:57Parce qu'en fait,
12:59vous mettez en place par exemple
13:01une plateforme d'agents IA
13:02dans laquelle on peut aller piocher
13:04les outils dont on a besoin,
13:05mais ce n'est pas si simple
13:07après la mise en œuvre.
13:09C'est le sujet,
13:10je disais, de transformation.
13:11C'est peu comme quand on a travaillé
13:13la transformation numérique.
13:14La transformation IA,
13:16c'est une sacrée paire de manches
13:18à relever quand même.
13:19Oui, mais je pense qu'ils ont raison,
13:21c'est un peu tout l'enjeu.
13:22Là, on est vraiment sur travailler
13:24à partir d'un système d'information existant
13:26qui est souvent les légacies
13:27de beaucoup d'entreprises
13:28qui sont compliquées,
13:29qui génèrent des processus
13:30qui sont longs,
13:31qui sont aujourd'hui finalement
13:31pas beaucoup adaptés.
13:33Quand on est comme Pair Finance,
13:34on est IA natif,
13:35c'est beaucoup plus facile quelque part
13:36parce que finalement,
13:37en fait,
13:38on n'a pas tout ce passé
13:39et ce poids historique
13:40en termes de processus,
13:41système d'information.
13:43Donc, ce qu'ils proposent
13:44et l'investissement qu'ils font
13:45pour moi est juste
13:46parce qu'aujourd'hui,
13:47finalement,
13:48soit vous allez travailler en interne
13:49mais vous allez buter
13:50sur des problématiques technologiques
13:51qui vont finalement
13:52vous amener à une certaine limite
13:54alors qu'effectivement,
13:55la recherche d'agents IA
13:56et travailler sur cette logique
13:57de plateforme proposée
13:58par le Selfforce,
13:59moi, personnellement,
14:00ça me paraît pertinent
14:01si vous voulez impacter positivement
14:02votre modèle opérationnel
14:03et aller rechercher
14:04de la performance
14:06autour de ce modèle.
14:06Le sujet de la mise en œuvre,
14:08pour revenir dessus,
14:09Juste Paul,
14:10c'est un sujet de formation,
14:13de quoi ?
14:13De revoir tous ces processus métiers ?
14:18Alors, c'est une très bonne question.
14:20Le sujet de mise en œuvre,
14:21il y a plusieurs problématiques
14:23autour de la mise en œuvre.
14:24Déjà, il faut bien déterminer
14:26sur quel processus
14:27on va démarrer.
14:29Et j'aime beaucoup
14:29cette phrase de Pierre Matuchet
14:31qui gère la transformation
14:33au sein du groupe Adéco
14:34qui est de dire
14:34on ne va pas agentiser
14:35des processus qui sont cassés.
14:37Donc déjà,
14:37il y a une notion
14:38de bien identifier les processus
14:40sur lesquels ça fait du sens,
14:42bien les définir
14:43et ensuite mettre en place
14:45des agents IA.
14:46Mais ces agents IA,
14:47ils doivent être performants
14:49et pour qu'ils soient performants,
14:50il faut qu'ils soient ancrés
14:50sur un contexte d'entreprise,
14:52sur une donnée d'entreprise.
14:53Il faut qu'ils s'appuient
14:54sur des processus métiers,
14:55sur des règles
14:56qui sont au sein d'une entreprise.
14:58On ne peut pas faire n'importe quoi.
14:59Et donc,
15:00ce qui est important justement,
15:01c'est de s'appuyer
15:02sur les acteurs
15:02et les technologies
15:03qui permettent de faire ça,
15:04qui permettent
15:04de mapper ces processus,
15:06qui permettent de sécuriser
15:08la façon dont on déploie
15:09des agents
15:09et qui permettent
15:10de monitorer
15:11la façon dont ces agents opèrent
15:13parce que ce n'est pas
15:13un projet qui sort
15:14et ensuite,
15:15boum, c'est live,
15:16ça marche,
15:16si on n'entend plus parler,
15:17c'est les managers de demain
15:19vont manager des agents IA.
15:21Et donc,
15:21cette notion de supervision,
15:22d'amélioration continue
15:23est extrêmement importante
15:25dans une logique
15:25de transformation réussie.
15:26Olivier,
15:27une réaction rapidement ?
15:28Alors, Sylvain,
15:29du coup,
15:30l'objectif,
15:32juste la réaction,
15:33c'est qu'effectivement,
15:34on n'est pas sur un enjeu
15:35ou un défi technologique.
15:36On est sur un défi
15:37humain et collectif.
15:39L'objectif pour nous,
15:40c'est de ne laisser
15:42personne à l'écart.
15:44Et donc,
15:44effectivement,
15:45on a cet enjeu
15:46de formation
15:47à l'échelle,
15:48à la fois pour
15:48les conseillers de France Travail,
15:50mais aussi pour nos publics,
15:51pour les demandeurs d'emploi,
15:52pour les recruteurs.
15:53Et on s'inscrit
15:53dans l'action du gouvernement
15:54lié à pour tous
15:55avec l'ambition
15:56de former jusqu'à 15 millions
15:58de Français
15:59d'ici 2030.
16:01Grosse ambition.
16:02Je voulais qu'on garde
16:03quand même un petit peu
16:04de temps pour Thomas.
16:05Thomas Duvaché
16:06qui est venu nous parler
16:07de Père Finance France.
16:09On en avait déjà parlé.
16:10Vous êtes le directeur général
16:12de cette FinTech.
16:13Je disais en introduction,
16:14vous voulez à la fois
16:16travailler sur le sujet
16:17du recouvrement,
16:18mais vous voulez aussi
16:18que ce soit plus humain,
16:20plus efficace.
16:21Qu'est-ce que ça veut dire
16:22être plus humain
16:23dans le recouvrement ?
16:24Alors,
16:24c'est déjà effectif.
16:25Ce n'est pas toujours agréable
16:26d'avoir un rappel à l'ordre ?
16:28Alors, c'est vrai que Père Finance
16:29a l'ambition de révolutionner
16:31quand même le métier
16:31probablement le plus impopulaire
16:33de France et ailleurs
16:34qui est le recouvrement.
16:35L'objectif,
16:36c'est assez simple,
16:37c'est l'utilisation de l'IA
16:38pour remettre l'humain
16:39au cœur de la relation client.
16:42Donc, ça veut dire quoi ?
16:43Ça veut dire que,
16:43alors moi,
16:44je suis,
16:45j'ai travaillé,
16:46j'ai dirigé
16:46le recouvrement traditionnel.
16:48Donc,
16:49j'en connais ses qualités
16:50et ses défauts.
16:50J'ai rejoint Père Finance.
16:53Pourquoi ?
16:53Parce qu'à travers
16:54une conviction.
16:55La conviction,
16:55c'est quoi ?
16:56C'est qu'un impayé
16:57ne fait pas d'une personne
16:59un mauvais client.
17:00Et ça,
17:01c'est essentiel en fait.
17:02C'est-à-dire que,
17:03par le passé,
17:04on pensait qu'une personne
17:05ou un client
17:05qui va en recouvrement,
17:06c'est un client qui est perdu.
17:07Le coût d'acquisition
17:08d'un nouveau client aujourd'hui
17:09est tellement élevé
17:10que de toute façon,
17:11ça n'a pas de sens
17:11de garder ce principe.
17:13Et puis encore une fois,
17:14cette conviction
17:15qu'un impayé
17:16ne fait pas d'une personne
17:17un mauvais client,
17:17c'est très important.
17:18Père Finance est né en 2016.
17:20Donc,
17:21c'est effectivement
17:21IA Natif.
17:22Ça a été créé
17:23par Stéphane Strieker
17:24en 2016.
17:25Aujourd'hui,
17:26on compte 250 collaborateurs.
17:27Il y a 80 ingénieurs tech
17:29qui travaillent tous les jours
17:30sur le modèle.
17:3112 pays,
17:3215 pays à la fin de l'année,
17:33croissance à deux chiffres.
17:34Donc,
17:35ça va vite.
17:36Et c'est vrai que
17:38le modèle en tant que tel
17:39a pour objectif
17:40justement d'analyser
17:42les comportements
17:43des consommateurs
17:44et d'améliorer,
17:45de proposer en fait
17:46des parcours de recouvrement
17:47qui soient individualisés.
17:48Ça veut dire que l'IA,
17:49elle ne va pas me blacklister.
17:51C'est ça que vous dites ?
17:51Non,
17:52au contraire.
17:53Pourtant,
17:53on pourrait se dire
17:54qu'elle est encore plus
17:57pragmatique finalement
17:57qu'un humain.
17:58Au contraire,
17:59l'IA au sein du modèle
18:00chez Père Finance,
18:01elle va analyser
18:02effectivement
18:04les comportements.
18:05Imaginez un monde
18:06dans lequel
18:07chaque communication
18:09est individualisée.
18:10Chaque communication
18:11individualisée.
18:12C'est le principe de départ.
18:12C'est le monde des humains ça ?
18:14C'est le monde des humains.
18:15Chez Père Finance,
18:16on parle d'un principe
18:16où vous avez six critères.
18:18Donc,
18:18dans toute joignabilité,
18:19vous avez un canal
18:20de communication,
18:21RCS,
18:22SMS,
18:22mail,
18:23lettre,
18:23etc.
18:25Une heure de communication,
18:26la possibilité d'adapter
18:27en fonction des usages
18:28des uns et des autres,
18:29si c'est à 9h le matin,
18:3018h,
18:3110h,
18:31etc.
18:32Un ton,
18:33également une certaine tonalité
18:34dans la joignabilité.
18:35Je m'adresse
18:36de certaines façons
18:37à certains collaborateurs
18:38en fonction.
18:39Également,
18:40une fréquence,
18:41un style.
18:42Aujourd'hui,
18:42on ne communique pas
18:43avec toutes les générations
18:44de la même façon.
18:45Et puis,
18:45vous intégrez
18:46des moyens de paiement
18:47dans chaque communication
18:48qui sont adaptés.
18:50Probablement,
18:51je n'ai pas le droit
18:51de citer des marques,
18:52mais admettons que vous ayez
18:53un iPhone,
18:54je ne vais pas vous envoyer
18:55un Samsung Pay.
18:56Donc,
18:56c'est adapté
18:57à chaque usage.
18:59Du coup,
18:59vous avez un résultat
19:00qui vous crée
19:0030 000 combinaisons possibles.
19:02De ces 30 000 combinaisons possibles,
19:04vous comprenez
19:04que finalement,
19:05on passe d'un recouvrement
19:06de masse industrielle,
19:08sans l'art disait,
19:09à un recouvrement individualisé.
19:11Et c'est là où,
19:12en fait,
19:13la démarche est pertinente.
19:14Et les chiffres sont pertinents
19:16en termes de résultats.
19:17là où la transformation numérique
19:18peut-être avait trop standardisé
19:20le sujet du recouvrement,
19:22on revient à quelque chose
19:23de plus personnalisé,
19:25et donc plus proche
19:25de ce qu'on faisait
19:26entre humains.
19:27C'est ça ?
19:27Le paradoxe de l'IA,
19:29c'est que là,
19:30on essaie de remettre
19:31de l'humain
19:32dans, effectivement,
19:32le parcours client.
19:33Mais le sujet
19:35du comportement
19:37de chacun
19:38des données
19:39très personnalisées
19:40pose aussi
19:41des questions
19:41d'éthique,
19:42de protection
19:43des données personnelles,
19:45des nouveaux sujets
19:46qui arrivent aussi
19:47avec l'IA.
19:48Tout à fait.
19:48Alors,
19:48le point important
19:49sur les données,
19:51il faut clarifier
19:53ce sujet
19:53dès le départ,
19:54c'est que,
19:54un,
19:55premier point,
19:56c'est pas de sanctionner,
19:58c'est de faciliter.
19:59Deux,
20:00la donnée,
20:00en fait,
20:01c'est une donnée
20:02qu'on exploite,
20:02c'est une donnée
20:03de comportement
20:04de contact.
20:05Donc,
20:05on ne va pas chercher
20:06à utiliser
20:07de la psychologie
20:09ou des données sensibles,
20:11etc.
20:11Trois,
20:12ce qui est très important,
20:13c'est dans le respect RGPD,
20:14alors on en parle souvent
20:14d'un grand mot,
20:15mais concrètement,
20:16ça veut dire quoi ?
20:16Ça veut dire
20:16que chez Per Finance,
20:18on ne traite que de la donnée
20:19qui nous a été communiquée
20:21par nos clients
20:22qui, eux-mêmes,
20:22dans un cadre contractuel,
20:24ont reçu le consensus
20:25de leur consommateur final
20:26et exclusivement.
20:28Donc,
20:28on n'imagine pas
20:29d'aller traiter
20:29de la donnée
20:30qui peut provenir
20:30de d'autres sources,
20:31c'est exclusivement
20:32cette donnée.
20:33Ensuite,
20:34la force de Per Finance
20:34dans le modèle,
20:35c'est d'utiliser
20:36cette donnée
20:37pour adapter
20:38le parcours
20:39de recouvrement
20:40en fonction,
20:41effectivement,
20:41des comportements
20:42des uns et des autres.
20:43Donc,
20:44pas de sujet pour vous
20:46là-dessus
20:47sur la question éthique.
20:49Et en matière
20:49d'efficacité,
20:50ce qu'on parlait
20:51de retour sur investissement
20:52déjà,
20:52en matière d'efficacité,
20:54ça fait ses preuves ?
20:54La vraie révolution,
20:56c'est que
20:56par le passé
20:57dans le recouvrement,
20:58et on l'imagine tous,
20:59il fallait un peu
21:00arbitrer probablement
21:03le service client
21:04pour aller chercher
21:05davantage de performance
21:06et de recouvrement
21:07en termes de performance
21:08de recouvrement.
21:08Aujourd'hui,
21:09c'est fini.
21:10Aujourd'hui,
21:11en fait,
21:11vous imaginez,
21:12on regarde juste
21:12les chiffres
21:12de Per Finance,
21:13Per Finance,
21:14en termes de performance
21:15de recouvrement
21:16par rapport à ses pairs
21:17en Europe,
21:18c'est plus 15%.
21:18En France,
21:19c'est plus 40%.
21:20Performance de recouvrement.
21:22D'un autre côté,
21:24vous avez effectivement
21:24la satisfaction consommateur
21:26et là,
21:26vous regardez effectivement
21:27les consommateurs
21:28satisfaction Trust Pilot.
21:29Trust Pilot Per Finance,
21:31c'est 4,7 sur 5.
21:32C'est plus de 3 points
21:34par rapport
21:35aux sociétés traditionnelles
21:36qui aujourd'hui
21:37peuvent être scorées
21:37en externe,
21:38etc.
21:38Donc,
21:39c'est la preuve
21:40qu'il faut arrêter
21:41d'avoir un peu,
21:42de réaliser ce recouvrement
21:43un peu à l'ancienne.
21:44L'objectif,
21:45il faut arrêter
21:46de vouloir sanctionner,
21:47il faut adapter le parcours.
21:49Merci beaucoup.
21:49J'ai vu tout le monde
21:51opiner du chef.
21:52Je crois que vous êtes
21:53tous convaincus
21:54par le discours
21:55de Thomas Duachet
21:56de Per Finance.
21:58Donc,
21:58merci beaucoup.
21:59Paul Médevielle,
22:01merci aussi
22:01d'avoir été avec nous
22:02de Salesforce
22:03et Sylvain Poirier
22:04de France Travail.
22:06Merci encore.
22:06Vous restez connectés
22:07parce que juste après,
22:08on part dans
22:09le monde du libre.
22:16On termine cette édition
22:17avec le rendez-vous
22:19avec le monde du libre
22:20et Jean-Paul Smets,
22:21le PDG de Rapid Space.
22:22Bonjour Jean-Paul.
22:23Bonjour.
22:23Alors,
22:24cette semaine,
22:24tu vas nous parler
22:25de Lutris
22:25qui est un logiciel libre
22:27qui permet de jouer
22:28sous Linux.
22:29Et de se passer
22:30totalement de Windows
22:31désormais.
22:32Parce que jusqu'à présent,
22:34quand on passait
22:35sur un Mac
22:35ou sur une machine Linux
22:36comme la Gendarmerie nationale,
22:38on avait toujours
22:39quelque part
22:39une application métier
22:40qui traînait.
22:41On devait créer
22:42une machine virtuelle Windows
22:43avec QMU
22:43ou virtual PC.
22:44Puis,
22:45on était dans une entreprise,
22:47la partager avec ses collègues,
22:48avec un logiciel
22:49comme SoftClicks
22:49qui permet en fait
22:50de transformer Windows
22:51en une sorte d'intranet.
22:53Mais tout ça,
22:54ça oblige à garder Windows.
22:56Et depuis 2024,
22:58tout logiciel américain
22:59a l'obligation
23:00d'être une porte dérobée
23:01en raison du
23:02Foreign Intelligence
23:03Surveillance Act.
23:04Ce qui pose un petit problème
23:05de confidentialité.
23:06Oui.
23:07Un réseau d'entreprises
23:08avec Windows,
23:08en fait,
23:10est soumis
23:10aux droits extraterritoriaux
23:12qu'ils le veuillent ou non.
23:13Et donc,
23:14on peut maintenant
23:15se passer de Windows
23:16avec l'utrice.
23:17Et comment ?
23:18En fait,
23:19tout ça,
23:19ça vient des gamers.
23:21Et ça vient
23:22d'une société
23:23qui s'appelle Valve
23:24qui édite Steam,
23:26la plateforme dominante
23:27de distribution
23:27des jeux sur PC.
23:29Et il se trouve
23:30que Valve
23:30a vendu
23:314 millions
23:32de consoles de jeux
23:33Steam Deck,
23:35ce qui est incroyable.
23:38Et Valve,
23:39c'est la boîte
23:39qui a fait
23:39Half-Strike,
23:40pardon,
23:41Half-Life,
23:41Counter-Strike,
23:42ce genre de jeux.
23:43Donc,
23:44en fait,
23:44Valve a fait
23:4510 ans au moins
23:46d'efforts
23:46d'amélioration
23:48du logiciel Wine
23:49pour que les jeux
23:50puissent tourner dessus.
23:52D'accord.
23:53Mais alors,
23:54tu veux dire
23:54faire tourner
23:55des logiciels Windows
23:56sous Linux ?
23:58C'est ça.
23:59Alors ça,
23:59c'est possible
24:00depuis 1993,
24:01en théorie,
24:02avec Wine
24:03de Bob Amstatt
24:04et Eric Youngdale.
24:05Mais il fallait configurer.
24:07Puis,
24:07les API Windows,
24:08elles étaient simulées
24:09par Wine,
24:09mais parfois,
24:10Windows ne marchait pas
24:11exactement comme il le disait.
24:12Puis,
24:12parfois,
24:12il fallait une bibliothèque
24:13supplémentaire
24:14qui n'était pas dans Wine
24:15mais dans Windows
24:16qui créait quand même
24:17une dépendance
24:17et un problème éventuel
24:19de droit d'auteur
24:19avec Windows.
24:20Donc,
24:20ça marchait,
24:21mais c'était compliqué,
24:22c'était complètement impossible.
24:23Et avec Valve,
24:24en fait,
24:24ils ont développé
24:26tous les drivers
24:27pour les GPU.
24:29Ils ont développé
24:30un équivalent
24:31de DirectX
24:31pour Linux.
24:33Donc,
24:33en fait,
24:34ils ont fait tout l'effort
24:35pour que Wine
24:36fonctionne vraiment.
24:37D'accord.
24:38Et donc,
24:39c'est Valve
24:39qui est l'unique bénéficiaire
24:42de ce basculement
24:43technologique.
24:44Donc,
24:45on a un autre logiciel
24:46qui s'appelle Lutris
24:46qui a été créé
24:47par Mathieu Commandon.
24:49C'est quelqu'un
24:50qui a étudié
24:50à l'Epsi-Montpellier
24:51qui faisait du C-Sharp
24:53et du .NET
24:53pour Areva
24:54dans sa jeunesse
24:55avant de travailler
24:56ensuite pour Disney
24:57et Verizon
24:57et qui a créé
24:58un logiciel.
24:59Donc,
24:59il dit Lutris
25:00est une plateforme
25:00dédiée à la préservation
25:01des jeux vidéo
25:02qui a pour objectif
25:03de vous permettre
25:04de continuer
25:04à profiter
25:05de votre collection
25:05pendant de nombreuses années.
25:07Donc,
25:08Lutris,
25:08ça permet d'installer
25:09n'importe quel jeu
25:10Windows,
25:11mais également
25:11PlayStation,
25:11Xbox,
25:12Sega.
25:13Et l'idée de préservation...
25:14Donc,
25:14le faire tourner sous Linux ?
25:15Oui.
25:16Ok.
25:16Et préservation,
25:17oui ?
25:17En fait,
25:18ça veut dire
25:18qu'on achète son jeu
25:19aujourd'hui,
25:19mais s'il est fait
25:21pour,
25:21par exemple,
25:22le Windows actuel
25:23dans 30 ans,
25:23on ne pourra plus
25:24acheter le Windows actuel.
25:25Donc,
25:25le jeu ne va plus fonctionner
25:26même si on a une copie légale.
25:28Et comme,
25:28en fait,
25:29le Windows actuel
25:29aura été dans 30 ans
25:31retiré du marché,
25:32on se retrouve
25:33avec une sorte
25:33de destruction
25:34des biens culturels.
25:35D'accord.
25:35Et donc,
25:36là,
25:37comme en fait,
25:38tout Windows,
25:39en quelque sorte,
25:39a été redéveloppé
25:41en libre
25:41avec l'Utrice,
25:42avec toutes les bibliothèques,
25:44dans 30 ans,
25:44il n'y a pas de problème.
25:45On peut le recompiler
25:46l'Utrice,
25:47recompiler le noyau Linux
25:48et se retrouver
25:49dans 30 ans
25:49avec exactement
25:51le même environnement
25:52d'exécution
25:52que celui qu'on a aujourd'hui.
25:54Donc,
25:54on préserve comme ça
25:55un bien culturel
25:57malgré,
25:58en fait,
25:58la déspération
25:59de l'accès
25:59dans 30 ans
26:00à Windows.
26:01Alors,
26:01juste,
26:02il faut que tu remettes
26:03les choses au clair.
26:04Lutris,
26:04Wine,
26:05quelle différence ?
26:07Alors,
26:07en fait,
26:08l'Utrice,
26:08ça intègre
26:10les milliers de recettes
26:12qui servent
26:13à faire marcher Wine
26:14dans chaque cas particulier.
26:16Parce qu'avant,
26:17en fait,
26:17vous voulez faire marcher
26:18Counter Strike,
26:19voilà ce qu'il faut faire.
26:20Vous voulez faire marcher
26:21Photoshop,
26:22voilà ce qu'il faut faire.
26:23Et donc,
26:23on passait des heures,
26:24on n'était pas sûr
26:25d'y arriver.
26:25Avec l'Utrice,
26:26on clique,
26:27ça installe tout,
26:28ça convicure tout,
26:29ça prend la bonne version
26:30de Wine,
26:31il n'y a rien à faire,
26:32ça marche comme un App Store
26:33et tout fonctionne.
26:34D'accord.
26:35Donc,
26:35est-ce que tu as cité,
26:37par exemple,
26:37Photoshop ?
26:38Ça veut dire que
26:38ce n'est pas uniquement
26:39pour les jeux vidéo,
26:40là ?
26:40Oui,
26:40alors moi,
26:40je suis arrivé à l'Utrice
26:41pour autre chose.
26:42En fait,
26:42j'étais en train de voir,
26:43en acheter un instrument de musique,
26:44il fallait Ableton
26:47pour configurer.
26:48Je n'avais pas envie
26:49d'installer une machine virtuelle
26:50Windows ou un PC
26:51sous Windows,
26:52donc j'ai tapé Wine,
26:53Ableton,
26:54et là,
26:54il m'a dit l'Utrice.
26:55Puis là,
26:55je vois des vidéos,
26:56ça a l'air facile,
26:57je me dis,
26:57ça a complètement changé.
26:58Et en fait,
26:58oui,
26:58ça a complètement changé.
27:00Aujourd'hui,
27:01faire tourner
27:02de l'application Windows
27:03sous Linux,
27:04c'est devenu facile
27:05avec l'Utrice.
27:06Et ça veut dire
27:07qu'en fait,
27:07aujourd'hui,
27:08si on regarde par exemple
27:09l'État qui dépend de Windows,
27:11la gendarmerie nationale,
27:12ça y est son passé,
27:13mais dans les autres directions,
27:14ils disent,
27:15oui,
27:15on a telle application métier
27:16qu'on a développée
27:17en visuel basique
27:17ou je ne sais quoi,
27:19ils mettent l'Utrice,
27:20ils peuvent se débarrasser
27:21de Windows complètement,
27:22à très peu de frais.
27:24Donc,
27:25c'est une bonne nouvelle
27:25pour les gamers,
27:26parce que ça leur fait
27:27une vidéo ludothèque
27:29à vie chez eux
27:31qui peut tourner sous Linux
27:32et une bonne nouvelle
27:32pour la souveraineté numérique.
27:33Et pour l'État
27:34qui peut finalement
27:35se passer intégralement
27:36de Windows
27:36grâce encore une fois
27:37à un Français
27:38et à du logiciel libre.
27:39Merci beaucoup,
27:40Jean-Paul Smets,
27:41pour ces histoires du monde
27:42du libre
27:43que tu nous livres régulièrement.
27:45Je rappelle que tu es
27:45le PDG de Rapid Space.
27:48Merci à tous
27:48de nous avoir suivis.
27:50C'était votre grand rendez-vous
27:51de la tech
27:52sur la chaîne Bsmart.
27:53À très bientôt.
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