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Mardi 5 mai 2026, retrouvez Nicolas Pagès (co-fondateur et CEO, Satelia), Emmanuel Serrurier (Directeur France, Armis), Murielle Cagnat-Fisseux (senior advisor, OXYGY) et Jérôme Bouteiller (Fondateur, ecranmobile.fr) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.
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00:08Bonjour à tous, bienvenue dans Smartech. Aujourd'hui deux grands rendez-vous, d'abord les interviews de l'IA, on
00:13va être avec des praticiens de l'intelligence artificielle et puis un autre rendez-vous pour s'intéresser à l
00:19'économie autour du mobile, on va parler de Vibe Coding et de son impact sur l'App Store.
00:30Bonjour à tous, bienvenue dans Smartech. Aujourd'hui deux grands rendez-vous, d'abord les interviews de l'IA, on
00:35va être avec des praticiens de l'intelligence artificielle et puis un autre rendez-vous pour s'intéresser à l
00:42'économie autour du mobile, on va parler de Vibe Coding et de son impact sur l'App Store.
00:48On commence cette édition avec les interviews de l'IA et ses praticiens de l'intelligence artificielle. Aujourd'hui autour
00:54de la table, j'ai le grand plaisir de recevoir Nicolas Pagès. Bonjour Nicolas.
00:57Bonjour Delphine.
00:58Alors vous incarnez comme ça une nouvelle génération de médecins innovateurs, waouh !
01:02On tente.
01:04Enfin en tout cas votre objectif c'est quand même d'engager une transformation du système de santé par la
01:08technologie et notamment l'intelligence artificielle, vous êtes cofondateur et CEO de Satellien, on va parler de ça ensemble.
01:15Emmanuel Serrurier est à côté de vous, bonjour Emmanuel.
01:17Bonjour Delphine.
01:18Directeur France d'Armis, vous, votre sujet aujourd'hui ça va être l'industrialisation des attaques par intelligence artificielle.
01:25Mais on commence avec Muriel Kania-Fissieux. Bonjour Muriel, merci beaucoup d'être avec nous.
01:31Vous êtes Senior Advisor pour Oxygique, qui est la branche conseil du cabinet international Bird & Bird.
01:37Directrice générale du cabinet de formation Perseis, vous accompagnez les PME, les ETI, les grands groupes dans leur stratégie et
01:44leur transformation digitale.
01:45Aujourd'hui la transformation digitale, c'est la transformation par intelligence artificielle j'imagine ?
01:49Essentiellement oui, mais honnêtement il n'y a pas que ça. On peut faire autrement d'ailleurs.
01:52Il y a plein d'autres choses à faire. C'est une vraie question.
01:55Mais comme on est dans les interviews de l'IA, on va s'intéresser à cette transformation.
01:58Quelle est votre vision justement, vous, de l'irruption de l'intelligence artificielle dans l'entreprise ?
02:02Alors l'irruption, elle n'est pas si récente que ça, parce qu'on parle beaucoup d'IA générative,
02:06mais bien avant l'IA générative, il y avait bien d'autres déclinaisons de l'IA plus anciennes.
02:12Donc ce n'est pas si nouveau que ça. En revanche, ce qui est nouveau, c'est effectivement les potentiels
02:17qui sont apportés par l'IA générative. Et aujourd'hui, le sujet, c'est l'IA agentique.
02:22Et c'est vrai que ça va tellement vite qu'en termes de transformation, c'est compliqué de suivre.
02:28Aujourd'hui, si on parle des grandes entreprises et des ETI, elles ont toutes mis en place des cas d
02:33'usage.
02:34Elles ont toutes mis en place des bacs à sable.
02:36Donc en fait, on en est au passage à l'échelle. Et ce passage à l'échelle fait que ça
02:40n'est plus seulement un sujet technologique et opérationnel.
02:43Ça devient un sujet stratégique, de gouvernance, juridique, en termes de conformité à la réglementation qui est en train de
02:50se déployer.
02:51Évidemment RH, RSE aussi. Donc en fait, l'IA est en train de toucher l'ensemble des fonctions.
02:59Et aujourd'hui, ce qu'il faut, c'est déployer l'intelligence humaine de l'intelligence artificielle au sein des
03:04organisations.
03:05Alors j'ai reçu Charles Salvaudon, je ne sais pas si vous le connaissez, il a publié un livre sur
03:10la géopolitique pour l'entreprise.
03:13Quand je vous entends parler justement de ce sujet de l'IA qui est devenu un sujet stratégique, vous êtes
03:19d'accord avec ça ?
03:19Aujourd'hui, il faut faire de la géopolitique.
03:21Absolument. J'ai été il n'y a pas très longtemps à une conférence organisée par l'IHEDN justement sur
03:26le sujet.
03:27Oui. Et d'ailleurs, les COMEX des grands groupes sont en train de recruter des spécialistes, des experts de la
03:33géopolitique parce que c'est absolument indispensable de maîtriser un grand nombre de considérations et d'enjeux pour mieux en
03:43fait, pour travailler la robustesse de son modèle opérationnel.
03:45Et ça veut dire aussi s'interroger sur les questions de résilience de son infrastructure et d'autonomie ?
03:51Absolument, c'est ça. Tout à fait. De souveraineté qui est un des grands sujets aussi du moment.
03:55Quels fournisseurs ont choisi ? Quel backup ? Quel plan de continuité d'activité on met en place ?
04:01Parce que les sujets géopolitiques, tant en termes d'influence, de capacité de certains fournisseurs à couper certains accès ou
04:09de coupure en fait des chaînes de valeur et de difficulté d'accès à certains composants ou à certaines mailles
04:18de la chaîne de valeur de l'IA.
04:20Tout ça devient de plus en plus important effectivement.
04:22Et je ne crois même pas des sujets énergétiques, excusez-moi.
04:25Vous évoquiez aussi la question RH, ça c'est un autre sujet quand même au cœur des débats sur l
04:32'intelligence artificielle en entreprise, c'est le rapport entre l'utilisation des agents IA et les métiers, comment ils travaillent
04:40ensemble ou comment les agents font le travail finalement d'une partie du métier, quel impact sur l'emploi ?
04:47Alors, il y a plusieurs sujets en fait dans tout ça. Si on veut essayer d'être un peu rigoureux
04:51dans l'analyse, évidemment tout le monde parle beaucoup d'impact de l'IA sur l'emploi.
04:55Mais quand on regarde ça au niveau microéconomique au sein d'une organisation, d'abord ça veut dire comment on
05:01passe à un management hybride où on va continuer à manager des hommes et des femmes mais on va aussi
05:05manager des agents.
05:06Et les agents ont des comportements qui sont pour le moment difficiles à maîtriser.
05:10Donc il faut savoir manager les premiers, les seconds et le lien entre les deux et la capacité en fait
05:17à faire évoluer son modèle opérationnel en conciliant les deux et les rythmes et les composantes de chaque qui sont
05:25très différentes.
05:26Il y a ensuite toute la question de la gestion des emplois et des compétences. Comment on fait évoluer son
05:31modèle de compétence et de connaissance au sein de l'organisation en fonction de l'impact progressif de l'IA
05:37sur les différents emplois ?
05:38Et ça c'est un sujet éminemment RH et de knowledge management. Il y a tous les aspects de dialogue
05:43social puisque forcément plus on va faire évoluer les emplois et plus on va en supprimer parce qu'il y
05:48en a qui vont être supprimés et d'autres créés.
05:50Eh bien il faut instaurer un dialogue social. Il est composante aussi de conformité à l'IACT et de conformité
05:57à toutes nos règles, à tout le droit social en fait.
06:00Bien avant de parler de l'IACT, donc là aussi c'est un gros travail. Donc oui les RH ont
06:06un sacré travail devant eux pour intégrer tout ça.
06:09Nicolas, Emmanuel, une réaction ou une question peut-être pour notre expert en transpo ?
06:14Non mais on en parlait tout à l'heure, en fait on est à peu près sur les mêmes sujets.
06:21La difficulté aujourd'hui c'est pas le constat, c'est comment faire transformer, comment transformer en fait nos dirigeants.
06:28Ils en ont conscience mais ils sont un peu démunis en fait aujourd'hui sur comment faire. D'où le
06:34fait d'être accompagnés par des cabinets, c'est indéniable.
06:36Oui parce qu'on se dit que le chantier est tellement gigantesque, bon, faut avancer pas à sa part j
06:42'imagine.
06:42Un des avantages de l'hôpital sur le sujet, si je me permets de rebondir, c'est qu'on n
06:46'est pas particulièrement en excès de personnel.
06:48Donc ce sujet de la transformation est bienvenu puisqu'il y a probablement moins de sujets de, on va dire,
06:54d'unsizing des équipes à l'hôpital.
06:55C'est pas un sujet qui nous touche donc évidemment ça va prendre des mois et des années mais on
06:59est très content de voir arriver ces sujets-là
07:00qui vont peut-être participer à résoudre dans les prochaines années des choses que nous n'avons pas réussi à
07:03résoudre dans les dix dernières.
07:04C'est un sujet qui me parle particulièrement parce que je fais partie de la commission de la réforme de
07:09la puissance publique du MEDEF depuis 13 ans.
07:12Donc l'hôpital, la fonction publique hospitalière fait partie du spectre.
07:16Et effectivement il faut voir dans l'IA une opportunité que ce soit à l'hôpital ou dans l'ensemble
07:19de la sphère publique comme une véritable opportunité.
07:22Mais il ne suffit pas de claquer des doigts, on ne fait pas de magie comme font certains magiciens dans
07:26vos émissions précédentes.
07:27Vous avez vu ça aussi.
07:28J'ai vu ça, j'ai vu ça avec intérêt.
07:32C'est un vrai savoir-faire la transformation aussi bien d'une organisation que des emplois et de l'accompagnement
07:38des personnes qui sont concernées.
07:40Et c'est un enjeu des organisations mais c'est un enjeu de l'ensemble du territoire.
07:45En fait les pays, les nations qui vont tirer leur épingle du jeu, ce n'est pas seulement celles qui
07:50vont le plus financer les choses, le mieux les financer et avoir une forme de souveraineté technologique.
07:56Ce sont celles qui vont le mieux gérer justement la transformation, l'adoption et ce lien entre la technologie et
08:03l'humain.
08:04Alors Nicolas Pagès, on passe à vous, médecin, anesthésiste, réanimateur et entrepreneur, cofondateur, CEO de Satellia, donc Scale-Up française
08:14qui est dédiée à la télésurveillance des patients insuffisants cardiaques.
08:18Combien de patients aujourd'hui utilisent votre solution ?
08:21Alors plus de 11 000 patients sur le territoire, pour vous donner un ordre de grandeur, un grand CHU comme
08:26le CHU de Bordeaux, c'est à peu près 3 000 lits.
08:28Donc évidemment on ne suit pas des patients de la même gravité puisqu'on suit des patients une fois qu
08:31'ils sont chez eux.
08:32En tout cas on permet aux hôpitaux d'avoir les outils technologiques et de services, puisqu'on a une vingtaine
08:37d'infirmières salariées en interne chez Satellia,
08:39qui leur permettent de rester en contact avec des grands nombres de patients, plusieurs centaines, et de savoir exactement chaque
08:45jour quels sont les 5 ou 10 qui demandent une consultation, une téléconsultation.
08:49Donc on sort du côté médecine programmée.
08:51Expliquez-nous comment fonctionne la solution ? Qu'est-ce qu'il y a comme technologie ?
08:54Alors concrètement, Satellia c'est un programme qui repose sur deux piliers.
08:58Un pilier qui est de l'amélioration de la connaissance des patients et un pilier qui est de la détection.
09:02On ne se charge que de patients insuisants cardiaques et on ne fait que de la télémédecine, donc médecine à
09:07distance.
09:07On a un système hospitalier qui est très bon aujourd'hui pour la pathologie aiguë, on y va, on se
09:11fait servir, on revient.
09:12Pour la pathologie chronique qui demande un suivi un peu plus continu, le système de soins actuellement n'est pas
09:16adapté.
09:17Donc il y a un objet, il y a un support matériel ?
09:19Alors c'est principalement logiciel, nous notre rôle c'est de capturer de la donnée, ça peut être des symptômes,
09:24donc des réponses à des questionnaires, ça peut être via des objets connectés, des balances 3G ou des tensiomètres 3G.
09:28On capture toute cette donnée-là, on fait des algorithmes en interne et on pousse en fonction de seuil et
09:33de niveau de risque, on fait de la détection de niveau de risque, on pousse des informations au cardiologue pour
09:37qu'il puisse prendre les bonnes actions au bon moment.
09:38Et en parallèle de ça, qu'il y a un filet de sécurité de détection, on a un filet de
09:42sécurité d'éducation du patient, on essaye d'augmenter son niveau de connaissance sur sa maladie pour qu'il soit
09:49autonome.
09:50Comment ?
09:50Par exemple, les insuffisants cardiaques, s'ils mangent un peu salé, ils vont faire de la rétention d'eau et
09:57du coup c'est ça qui va les empêcher de respirer.
09:59Si à Noël, vous savez que quand vous mangez trop d'huîtres, trop salé, vous doublez votre traitement pendant deux
10:03jours par exemple, vous savez que vous allez éviter une hospitalisation, en tout cas une grande partie des patients vont
10:07éviter une hospitalisation liée à cet excès de sel.
10:09D'accord.
10:09Donc c'est du management de traitement autonome par le patient, ce que certains médecins font et ce qu'on
10:14participe à l'industrialisation.
10:15Et cette solution, elle est distribuée via les spécialistes de santé, les professionnels de santé.
10:20Exactement, donc c'est un modèle un peu particulier puisqu'on a une application sur prescription médicale.
10:25Le médecin, en général, les cardiologues qui se cherchent de patients insuffisants cardiaques, les patients insuffisants cardiaques, 2 millions de
10:30patients en France, on considère que 400 000 sont graves.
10:32Graves veut dire j'ai déjà été hospitalisé au moins une fois dans ma vie.
10:36Et donc nous on se charge de ces 400 000 patients graves, aujourd'hui on en suit à peu près
10:4011 000, et on est pris en charge par l'assurance maladie
10:43puisque elle fait un bénéfice, on a démontré lors d'une grande étude...
10:46Parce que le patient doit payer pour l'application ?
10:48Non, c'est pris en charge complètement par l'assurance maladie pour ces patients-là.
10:53On a démontré, donc pourquoi c'est pris en charge ?
10:55On a démontré lors d'une grande étude sur 18 000 patients, 5 000 patients Satellia qui suivaient le programme
10:59d'éducation et détection, et 13 000 patients contrôle.
11:03Les patients du groupe Satellia avaient une réduction de mortalité de moins de 36% et une réduction des passages
11:08aux urgences de moins de 17%.
11:10C'est la raison pour laquelle l'assurance maladie française y trouve un intérêt.
11:14D'accord.
11:14Donc vous dites 100% pris en charge par la sécurité sociale.
11:19Ok, très bien.
11:20Mais qui paye ?
11:21À quel moment ?
11:22Alors en fait, nous...
11:23Quel est votre modèle économique ?
11:24Alors le modèle économique, c'est un abonnement par mois par patient.
11:26L'assurance maladie rémunère Satellia sur un forfait par mois par patient de quelques dizaines d'euros, une cinquantaine d
11:32'euros.
11:32Et elle rémunère également les médecins qui utilisent Satellia.
11:35C'est-à-dire que nos médecins cardiologues sont payés pour utiliser le logiciel, tellement la sécurité sociale y trouve
11:39un intérêt médico-économique.
11:41Et donc...
11:42Et vous êtes capable d'absorber un grand volume de patients supplémentaires ?
11:46Alors oui, évidemment, progressivement.
11:48Mais aujourd'hui, on l'a dit, on suit 11 000 patients.
11:50Vous avez un sujet de passage à l'échelle, comme on dit dans le scale-up ?
11:54C'est plus facile quand on gère du logiciel, le passage à l'échelle.
11:58Je vous ai dit, on a une unité d'infirmières.
11:59Et en fait, c'est ça le vrai sujet.
12:00C'est facile de parler de patients insuïants cardiaques qui ont 74 ans de moyenne d'âge quand même.
12:04Mais une partie d'entre eux, 25% d'entre eux, pour être précis, ne sont pas capables d'utiliser
12:10les technologies.
12:10Et donc, c'est ces infirmières qui vont les rappeler, soit pour leur fournir l'éducation, soit pour faire de
12:15la détection de symptômes.
12:15Évidemment, l'IA, vous me voyez arriver, arrive de manière importante là-dessus,
12:19puisque ça permet de réduire les coûts et donc de proposer plus de contenu,
12:23puisqu'on est obligé de travailler à enveloppes fermées de financement de l'assurance maladie.
12:27Donc, on peut proposer beaucoup plus de contenu pour le même prix.
12:30Et nous développons également un certain nombre de nouvelles technologies,
12:33pour lesquelles on recrute d'ailleurs beaucoup d'ingénieurs, data scientists sur Paris.
12:38Ceux qui nous écoutent, donc des postes sont ouverts.
12:42Notamment des biomarqueurs vocaux.
12:43Je vous ai dit tout à l'heure que quand on se chargeait un peu en eau et en selle,
12:47on gonflait un peu.
12:48Et donc, si les cordes vocales gonflent un peu,
12:49vous allez avoir une voix qui va être un peu plus grave.
12:51Et si vous êtes essoufflé, vous allez prendre votre respiration plus fréquemment que la normale.
12:56Et ça, ça peut se détecter par enregistrement de la voix.
12:59Et on a une grande étude aujourd'hui en France, aux États-Unis et en Allemagne,
13:04qui va nous permettre, on l'espère, d'améliorer nos algorithmes actuels,
13:08qui sont basés sur des symptômes du poids ou de la tension artérielle,
13:10par des mécanismes vocaux.
13:12Je ne peux pas ne pas vous poser la question de la cybersécurité.
13:15Comment est-ce que vous la prenez en compte ?
13:17Alors, il se trouve qu'on est ce qu'on appelle software as a medical device,
13:21dispositif médico-logiciel.
13:22Et donc, on a un certain nombre d'obligations de sécurité
13:26pour avoir le droit de commercialiser, comme les pacemakers, par exemple.
13:29D'accord.
13:30Donc, on est un monde dans lequel les obligations de cybersécurité sont déjà très élevées.
13:34Parce que vous allez avoir le Cyber Resilience Act qui va bientôt entrer en vigueur
13:38et vous serez dedans ou pas ?
13:39Oui.
13:39Parce que les dispositifs médicaux sont...
13:41En fait, on a déjà des normes préexistantes qui évoluent relativement rapidement
13:45tous les deux, trois ans pour s'adapter.
13:46Alors, c'est vrai qu'en ce moment, ça va très vite, il faut le dire.
13:50Mais on a des obligations, toutes les entreprises du secteur d'ailleurs,
13:53des obligations de tests d'intrusion annuels, documentés, etc., qui sont déjà présentes.
13:59Emmanuel Serrurier, directeur France d'Armis, vous vous aidez les entreprises
14:03à avoir une vision claire, en fait, de tout ce qui est connecté à leur système d'information.
14:08Vous publiez, vous avez publié un rapport Cyber Guerre 2026.
14:12Tout à fait.
14:13Ce n'est pas un nom très gai, je dois dire, mais malheureusement, c'est la réalité.
14:17Vous, c'est la réalité.
14:18Oui.
14:19On est en Cyber Guerre.
14:20Oui, tout à fait.
14:21En fait, ce que demande ce rapport, c'est que la Cyber Guerre,
14:24c'est une réalité opérationnelle, malheureusement, aujourd'hui,
14:26et qui est augmentée par l'utilisation de l'intelligence artificielle
14:29et puis également accrue par les tensions géopolitiques.
14:33Donc, aujourd'hui...
14:34Donc, ma question, vous êtes d'accord sur des dispositifs médicaux,
14:37elle est essentielle sur cette question de la sécurité des données.
14:39Oui, absolument.
14:40Et d'ailleurs, nous, le monde médical, c'est un monde qu'on adresse
14:44avec une offre spécifique au monde médical.
14:46Parce qu'aujourd'hui, je crois qu'il n'y a pas une semaine
14:48où on n'entend pas qu'un hôpital s'est fait hacker,
14:51au moment le pire, souvent, pendant une opération,
14:54et on lui demande une rançon.
14:55Très souvent, ils ne savent pas trop comment réagir,
14:57ils ne sont pas forcément préparés.
15:00Donc, voilà, c'est une réalité dans le monde médical,
15:04mais pas que, c'est une réalité auprès de l'ensemble
15:07de toutes les sociétés françaises et internationales.
15:09Alors, il y a ce qui explique cette cyberguerre,
15:12c'est évidemment le contexte géopolitique,
15:15mais c'est aussi les nouveaux outils
15:17qui permettent des attaques de plus en plus importantes,
15:23sophistiquées, à des prix très bas.
15:25Alors, en fait...
15:26Et avec peu de complexité, finalement.
15:28Alors, peu de complexité, je ne dirais pas ça,
15:30mais une rapidité extraordinaire.
15:32On est en temps machine.
15:35C'est-à-dire que quand on regarde, par exemple,
15:37un élément qui est important, qui est la compromission,
15:38le moment où on détecte une attaque et on peut réagir,
15:42c'était quelques heures dans les approches traditionnelles,
15:44là, on est en seconde.
15:46Donc, l'attaque a lieu, ça y est, c'est déjà fait.
15:51Et aujourd'hui, dans cette étude, ce qui est intéressant,
15:54c'est qu'on a interrogé 1900 leaders de l'IT,
15:58dont 200 en France,
15:59et 32% ont constaté une attaque dans les 12 derniers mois,
16:03et 41% ont confirmé que cette attaque avait été faite
16:08à base d'intelligence artificielle.
16:10D'accord.
16:11Donc, ce n'est pas anodin, puisque c'est quasiment un cas sur deux.
16:15Oui, effectivement.
16:16Et c'est vrai qu'aujourd'hui, ce qui se passe,
16:19c'est qu'on utilise de plus en plus l'intelligence artificielle,
16:24mais on l'utilise...
16:25Alors, c'est un outil, c'est quelque chose qui est utilisé aujourd'hui,
16:28mais qui n'est pas forcément contrôlé en termes de matière de cybersécurité.
16:33Il y a énormément de failles dans le code qui est développé
16:35par les agents, automatiquement.
16:37Donc, si vous n'avez pas vous-même une solution
16:43et un dispositif basé sur l'IA,
16:45vous êtes toujours en retard.
16:47Vous êtes en permanence en retard derrière ce qui est opéré.
16:51Et aujourd'hui, les...
16:52Oui, pardon, Muriel.
16:53Excusez-moi, en fait, je voulais juste ajouter,
16:54en plus, il faut être conscient que dans les organisations,
16:58on ne maîtrise pas tous les usages de l'IA,
16:59c'est-à-dire qu'il y a les usages officiels et il y a toute l'achat d'OIA.
17:03En fait, l'IA augmente la surface d'attaque.
17:06Et donc, il y a non seulement la surface officielle
17:09sur laquelle il faut mettre une gouvernance
17:11et un management des risques le plus efficace possible,
17:13mais il y a tout ce qu'on ne sait pas
17:15qui offre une surface d'attaque encore plus importante.
17:19Les utilisations cachées, oui, chadouillères.
17:21Aujourd'hui, les politiques de cybersécurité
17:23vous semblent adaptées face à cette nouvelle menace ?
17:26Alors, ce que je disais, c'est qu'il y a une vraie prise de conscience
17:29ça, c'est indéniable, mais l'exécution, elle n'est pas là.
17:32C'est-à-dire qu'aujourd'hui, maintenant...
17:35À cause de quoi ?
17:36Tout simplement parce que les sociétés,
17:38un, ne savent pas comment s'y prendre,
17:40deux, ont une très mauvaise connaissance de leur surface d'attaque.
17:43Aujourd'hui, ils savent à peu près ce qui est connecté au réseau,
17:47dans ce qui est répertorié,
17:49mais ils ne connaissent pas tous les assets
17:51qui sont ce qu'on appelle du shadow
17:54et qui sont pour autant connectés,
17:56qui ne devraient pas être connectés.
17:59Donc, ça multiplie le nombre de failles potentielles.
18:03C'est comme une maison que vous voulez, en fait, finalement,
18:08sécuriser.
18:08Si vous rajoutez des ouvertures,
18:10mais que vous ne les sécurisez pas,
18:11tout ce qui a été fait avant n'a plus de sens.
18:14Les investissements, finalement, n'ont plus de valeur.
18:16Mais est-ce qu'il faut augmenter les investissements
18:19en matière de cybersécurité du fait de cette nouvelle menace ?
18:23Ou finalement, c'est une réallocation ?
18:26Non, alors, il faut augmenter les investissements.
18:28Ils sont relativement faibles aujourd'hui, d'une part.
18:31Si on regarde, à chaque fois, il faut regarder le côté opposé.
18:35Si on regarde la rançon moyenne en France,
18:38elle est passée de 6 millions à 8 millions d'euros.
18:43Moi, j'ai une question pour vous.
18:44C'est quoi le budget idéal ou moyen ou médian
18:47que les entreprises doivent consacrer à leur cyber ?
18:480,5%, 1%, 10% de leur chiffre d'affaires ?
18:52C'est difficile de répondre de cette manière-là
18:55parce que ça va dépendre de l'activité.
18:57Nous, c'est ce qu'on a fait, par exemple.
18:58On a fixé un seuil en pourcentage du chiffre d'affaires
19:00et en fait, on alloue automatiquement ce montant-là.
19:03Oui, mais ça va dépendre de votre activité.
19:05Et on peut vous demander quel est ce pourcentage, Nicolas ?
19:07Oui, entre 0,5 et 1% du chiffre d'affaires,
19:11mais c'est un minimum.
19:11C'est-à-dire que c'est une obligation de dépenser ça
19:14parce que le problème de la cybersécurité,
19:15c'est qu'en fait, on le voit à chaque fois quand c'est trop tard.
19:18Et donc, on sait que l'humain n'est pas fait
19:20pour anticiper les événements très incertains
19:23à faible taux de probabilité.
19:26Mais plutôt que de parler d'investissement,
19:28de montant idéal d'investissement,
19:30ce qu'il faut voir, c'est quelle est la méthode qu'on va utiliser ?
19:32Je pense que la première chose pour une entreprise,
19:34un groupe, quelle que soit l'activité,
19:36c'est de dire, c'est quoi mon patrimoine applicatif ?
19:39Qu'est-ce que j'ai de connecter au réseau ?
19:41Et de comparer avec ce que je pensais ?
19:44Parce qu'il y a énormément de choses
19:45qui sont connectées au réseau.
19:47Vous n'êtes pas le premier à me dire ça,
19:47c'est assez dingue, c'est qu'effectivement,
19:49visiblement, dans les organisations,
19:50on ne sait pas, on ne connaît pas
19:52l'ensemble des matériels, dispositifs connectés.
19:56Je vais vous citer des exemples simples.
19:58Vous êtes une banque, vous avez des agences,
19:59il y a le Covid, vous fermez les agences,
20:01et puis vous revenez partiellement au bureau,
20:04et puis vous dites, tiens, il y a des bureaux
20:06qui nous appartiennent, ça fait partie
20:08du patrimoine immobilier, on va faire du bureau partagé.
20:14À partir de ce moment-là, vous oubliez
20:16qu'il y a une caméra qui est toujours là,
20:18qui est toujours connectée au réseau.
20:19Voilà, c'est une faille assez simple.
20:21Donc, ce n'est pas de la négligence,
20:23c'est juste l'évolution de notre activité au quotidien
20:27qui fait qu'on engendre des nouvelles menaces.
20:30Mais là, on est sur un asset physique.
20:32À partir du moment où vous dites,
20:34maintenant, cette même banque,
20:35je vais développer des nouvelles applications
20:37avec les outils d'IA,
20:40les agents développent automatiquement.
20:43Il va y avoir des failles de sécurité
20:44qui ne sont pas identifiées,
20:46qui ne sont pas contrôlées.
20:47Et est-ce qu'on ne conseillerait pas aux décideurs,
20:49parce que moi, je suis dirigeant de mon entreprise
20:50d'une soixantaine de salariés,
20:52que ce soit des PME, des ET ou même des grands groupes.
20:54Alors, les grands groupes, je suppose qu'ils sont staffés
20:56pour ça déjà,
20:57mais d'avoir un minimum de budget,
20:59quel qu'il soit.
20:59Parce qu'en fait, pour prendre et pour acheter
21:01vos solutions de transformation,
21:02il faut d'abord, avant qu'il y ait le budget,
21:03c'est-à-dire s'il n'y a pas le budget l'année dernière,
21:05l'année d'avance, c'est compliqué.
21:06Tout le travail, je pense.
21:09Je pense qu'il faut prendre un petit peu de hauteur
21:11sur le sujet.
21:11Ce n'est pas seulement une question de budget à consacrer,
21:13c'est une question de rationalisation d'infrastructures
21:16et d'optimisation de l'usage des applicatifs.
21:18Ce que je dis, Nicolas, c'est intéressant,
21:20c'est que déjà, il faut se fixer un minimum,
21:22un objectif d'investissement.
21:24Parce que si on n'investit pas du tout,
21:26on est à zéro,
21:27on ne va même pas se poser la question de comment.
21:30Après décider d'un budget d'investissement,
21:31ça veut dire qu'on a la marge suffisante pour le faire.
21:33Il faut aussi regarder la compétitivité globale
21:35quand même de l'entreprise
21:36et son niveau de marge.
21:38Alors, effectivement, si l'entreprise se porte très bien,
21:40qu'elle ait un niveau de marge confortable...
21:41Donc, on ne peut pas faire un impasse sur la cyber.
21:43Non, non, mais ce que je veux dire,
21:44c'est que ce n'est pas seulement une question de décision
21:46de budget consacrée,
21:48c'est une question de rationalisation.
21:50Si vous rationalisez votre parc applicatif,
21:53si vous augmentez le taux d'usage de certaines applications,
21:56si vous supprimez des applications
21:57qui ne sont pas ou peu utilisées
21:59ou qui ne sont pas assez efficaces,
22:01vous faites des économies,
22:02ce qui va vous permettre d'investir ensuite
22:05dans la cyber ou dans autre chose.
22:07J'ai l'impression que dans cette guerre
22:07que vous décrivez très bien,
22:09si les entreprises françaises,
22:11ma position de dirigeant, peut-être partiale,
22:13mais n'investissent pas dans cette cybersécurité,
22:15on ne sera jamais souverains
22:16et on ne sera jamais les leaders du monde de demain
22:18qui est un monde dont vous le voyez tous les jours
22:20et extrêmement violent,
22:21y compris d'un point de vue économique.
22:23Et ça me paraît hyper important aujourd'hui
22:25de maximiser les budgets,
22:26mais je pense qu'une entreprise,
22:27une PME, une ETI,
22:28qui dit « moi aujourd'hui,
22:29je n'ai pas les marges pour »,
22:30en fait, c'est fini pour elle déjà,
22:32dans les cinq ans qui viennent.
22:33Vous voyez ce que je veux dire ?
22:34C'est pour ça qu'il faut l'aider
22:34à trouver les marges nécessaires pour le faire.
22:37C'était mon message.
22:38On voit des PME mettre la clé sous la porte
22:40après le cyberatheur.
22:41Je vais donner un exemple simple
22:43pour un hôpital.
22:45Un hôpital,
22:47vous faites une analyse
22:48de tous les assets connectés,
22:50vous vous rendez compte
22:50qu'il y a trois scanners,
22:51finalement,
22:52qui sont obsolètes,
22:53qui ne sont plus du tout utilisés,
22:54sur lesquels vous payez des contrats de maintenance.
22:56Vous dégagez un budget.
22:57Exactement.
22:58Merci beaucoup,
22:59Nicolas Pagesco,
23:00fondateur CEO de Satellia,
23:01Emmanuel Serrurier,
23:03directeur France d'Armis,
23:04et Muriel Cagna-Fissieux,
23:06senior advisor d'OxyG.
23:07Je vous invite à continuer
23:09à regarder l'émission,
23:10parce qu'on va s'intéresser maintenant
23:11au vibe coding
23:12et son impact sur les app stores.
23:20On termine cette édition
23:22avec notre rendez-vous mobile business
23:24et Jérôme Bouteiller,
23:25le fondateur d'écran mobile.fr.
23:27Bonjour Jérôme.
23:28Bonjour Delphine.
23:29Alors, aujourd'hui,
23:30le sujet que vous avez choisi,
23:31c'est le vibe coding,
23:33ce phénomène
23:33et surtout son impact
23:34sur l'app store.
23:37Oui, alors le vibe coding,
23:38c'est le principe
23:39de coder une application
23:41en utilisant
23:41l'intelligence artificielle générative.
23:43Donc là,
23:43on ne va pas générer du texte,
23:45des photos ou des vidéos,
23:46mais du code,
23:47du HTML,
23:48du Swift,
23:49du Kotlin,
23:50du Python,
23:50du C++.
23:51Non, je t'ai dit.
23:52Il va ensuite nous permettre
23:54de créer une application
23:54ou parfois tout simplement
23:55un site web.
23:56Alors, l'expression,
23:57elle a été définie
23:58l'année dernière,
23:59en février 2025,
24:00par Andrei Karpati,
24:02l'un des développeurs
24:03du système autopilot
24:04de Tesla,
24:05mais qui est aussi
24:05un ancien directeur
24:06de recherche
24:07chez OpenAI.
24:08Et lui,
24:09il définit le vibe coding
24:10comme un feeling,
24:12un dialogue
24:13en langage naturel
24:14avec une IA
24:15qui va nous permettre
24:15de matérialiser nos idées.
24:17Alors, ce concept,
24:18il a été démocratisé
24:20ces dernières années
24:20par des startups
24:21comme Repli,
24:22Lovable,
24:23Base44
24:24ou encore Cursor.
24:25Vous savez qu'Elon Musk
24:26veut les racheter
24:27pour plus de 60 milliards de dollars.
24:28et désormais,
24:30il est proposé
24:30par toutes les grandes
24:31plateformes du marché.
24:32On peut citer
24:32ChatGPT Codex,
24:35CloudCode,
24:35Google iStudio
24:36ou encore le GitHub
24:37Copilot de Microsoft.
24:39Sait-on combien
24:40il y a de vibe codeurs
24:42ce que représente
24:42ce phénomène ?
24:44Alors, c'est un phénomène
24:45spectaculaire,
24:46massif,
24:46puisqu'on estime
24:48que 92%
24:49des développeurs américains
24:51utiliseraient déjà
24:52le vibe coding.
24:53Ça s'est développé
24:54en très très peu de temps.
24:55Mais c'est un phénomène
24:56qui va évidemment
24:56bien au-delà
24:57des développeurs
24:58puisque 63%
25:00des utilisateurs
25:00de ces plateformes
25:01sont des non-développeurs,
25:03donc du grand public,
25:04des particuliers
25:04qui n'avaient pas
25:05de connaissances particulières
25:07de la programmation.
25:08Et selon plusieurs
25:09autres évaluations,
25:10aujourd'hui,
25:1041%
25:11des nouvelles lignes
25:13de code
25:13partout dans le monde
25:14sont générées
25:15par du vibe coding.
25:17Et selon une indiscrétion
25:18de Sundar Pichai,
25:19le nouveau PDG
25:20de Google,
25:21aujourd'hui,
25:21plus de 75%
25:22des nouvelles lignes
25:23de code
25:24chez Google
25:24seraient générées
25:25par ces dispositifs.
25:26Ça peut inquiéter,
25:27en fait,
25:28cette démocratisation
25:30du code,
25:30je pense notamment
25:31au problème de sécurité
25:32que ça peut poser.
25:33En effet,
25:34il y a une évaluation
25:35qui est faite
25:35par Code Rabbit,
25:37qui est un site américain
25:38justement qui relie
25:39le code généré par l'IA,
25:40qui estime que l'IA
25:41produit en moyenne
25:421,7 fois plus d'erreurs
25:44que du code généré
25:45par l'homme.
25:46Alors,
25:46on comprend,
25:47les développeurs professionnels,
25:48ils ont parfois
25:48la possibilité
25:49de se relire
25:49et d'identifier
25:50les anomalies
25:51ou les erreurs,
25:51mais ce n'est pas toujours
25:52le cas des débutants.
25:52Par exemple,
25:54les IA,
25:54elles ont tendance
25:54à inventer
25:55des noms de bibliothèques
25:56logicielles,
25:57des packages
25:57qui n'existent pas
25:58et il y a des hackers
25:59qui identifient
26:00ces noms proposés
26:01par l'IA
26:02et qui vont faire en sorte
26:03de les remplacer
26:04par ces noms inventés
26:05par des packages
26:06qui contiennent
26:07des virus.
26:08Et une étude récente
26:09de l'AiseGuard
26:10montre que 45%
26:11des échantillons
26:12de code généré
26:13par l'IA
26:13échouent
26:14au code standard
26:16de sécurité.
26:18On est dans
26:18le rendez-vous
26:19mobile business
26:20donc on va s'intéresser
26:21à l'impact
26:21et notamment
26:22l'impact
26:22sur l'App Store.
26:23Il est important ?
26:24Il est massif
26:25selon une étude
26:26de Sensor Tower
26:27qui scroote
26:28le monde des applications.
26:30Le nombre
26:31de soumissions
26:31à l'App Store
26:32en 2025
26:33aurait déjà augmenté
26:34de 30%
26:35avec un total
26:36de 600 000 soumissions
26:37mais il serait en hausse
26:38de plus de 85%
26:40pour le seul
26:41premier trimestre
26:422026
26:42avec déjà
26:43plus de 235 000
26:45soumissions.
26:45À ce rythme
26:46on s'approcherait
26:47d'un million
26:47de soumissions
26:48sur l'ensemble
26:48de l'année
26:49et au-delà
26:50de cette avalanche
26:50de soumissions
26:51qui bouscule
26:52on le comprend
26:52les équipes
26:53de validation
26:53d'Apple
26:54le Vibe Coding
26:55pose un problème
26:56de qualité
26:57l'App Store
26:58doit accueillir
26:58des milliers
26:58d'applications
26:59qui sont souvent
27:00de simples copies
27:00d'applications existantes
27:02mal sécurisées
27:03et parfois un peu bâclées.
27:04Et que peut faire Apple ?
27:06Apple est face
27:07à un dilemme
27:07d'un côté
27:08ils veulent toujours
27:09plus d'applications
27:09pour augmenter
27:11l'attractivité
27:12de l'écosystème
27:12de l'iPhone
27:13mais de l'autre
27:14ils sont également
27:14les garants
27:15de la sécurité
27:16et de la fluidité
27:17de leur smartphone.
27:18Alors pour sa prochaine
27:19conférence développeur
27:20la WWDC
27:21qui doit avoir lieu
27:22le 8 juin prochain
27:23Apple pourrait
27:24durcir les règles
27:25à l'encontre
27:26des développeurs
27:26d'applications
27:27proposer des nouveaux outils
27:28dans Xcode
27:29par exemple
27:29bloquer des applications
27:31clonées
27:31on parle aussi
27:32d'introduire un label
27:33pour certifier
27:34l'origine humaine
27:35du code
27:35mais un durcissement
27:37en tout cas
27:37qui pourrait permettre
27:38à Apple
27:38de garantir
27:39et la qualité
27:40et la sécurité
27:41de l'App Store
27:42et de pouvoir
27:43ce qui était quand même
27:43la grande promesse
27:44de l'App Store
27:45et oui depuis le début
27:46ce qui reste sur l'iPhone
27:47enfin ce qui se passe
27:48sur l'iPhone
27:48reste sur l'iPhone
27:49c'était une pub
27:49qu'ils avaient faite
27:50à Las Vegas je crois
27:51mais en tout cas
27:51ça leur permettrait
27:52d'aborder sereinement
27:53le 20ème anniversaire
27:55de l'iPhone
27:55qui est attendu
27:56pour l'année prochaine.
27:57Merci beaucoup
27:58Jérôme Bouteillet
27:59fondateur d'Ecran Mobile
28:00pour vos éclairages
28:01sur ce monde économique
28:03autour du mobile
28:05et de nous avoir parlé
28:06du vibe coding
28:06dans Smartech
28:08nous on se retrouve
28:09jeudi prochain
28:10à 10h45
28:11on sera en direct
28:12pour le débrief
28:13le grand débrief
28:13de l'ActuTech
28:14en attendant
28:15je vous souhaite
28:15une excellente journée
28:16à tous
28:17à bientôt
28:17Sous-titrage Société Radio-Canada
28:21Sous-titrage Société Radio-Canada
28:22Sous-titrage Société Radio-Canada
28:25Sous-titrage Société Radio-Canada
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