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  • il y a 22 minutes
Jeudi 7 mai 2026, retrouvez Bernard Benhamou (Secrétaire général, Institut de la Souveraineté Numérique), Philippe Le Grand (Président, InfraNum) et Garance Mathias (avocate et fondatrice dirigeante, Mathias Avocats) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.

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00:08Bonjour à tous, bienvenue dans Smartech, vous nous regardez en direct sur la chaîne Bismarck, il est 10h45, c'est
00:13l'heure du grand débrief de l'ActuTech.
00:20Bienvenue dans le grand débrief de l'ActuTech, il est 10h45, on est en direct, vous nous regardez sur la
00:24chaîne Bismarck comme tous les jeudis matins.
00:27Aujourd'hui autour de la table pour commenter l'actualité, nous avons Maître Mathias, Garance Mathias, bonjour, avocate, spécialiste en
00:34droit, des technologies, du numérique, de la protection des données personnelles, fondatrice et dirigeante de Mathias, avocat.
00:41En face de vous, Bernard Mellamou, bonjour Bernard, secrétaire général de l'Institut de la Souveraineté Numérique, qui n'est
00:47pas venu depuis longtemps dans Smartech.
00:49Absolument, je redécouvre.
00:51Super, et Philippe Legrand est avec nous, j'allais dire, très régulièrement.
00:55Plus récemment en tout cas, bonjour Delphine.
00:57Vice-président, bonjour Philippe, vice-président d'Infranum et le président de Téléos.
01:03Alors, on va parler de ce plan national terre rare, terre rare et aimant permanent.
01:08Est-ce qu'on y croit ou on n'y croit pas à ce plan qui doit nous permettre de,
01:12finalement, devenir un peu une offre de classe mondiale.
01:15C'est comme ça que le gouvernement nous le vend.
01:17Les ministres, Lescure et Martin, l'ont présenté ce plan depuis l'AC.
01:22C'était le 5 mai, donc là, tout récemment.
01:26Voilà, donc on va voir, parce que c'est terre rare, on sait que c'est vraiment, aujourd'hui, vraiment
01:30très critique, très stratégique.
01:31C'est au cœur de tous les objets électroniques qu'on utilise.
01:34On s'interrogera aussi, est-ce une bonne ou une mauvaise réponse face à la hausse des cyberattaques,
01:39notamment qui ont visé les administrations, tous ces vols de données.
01:43Et bien, Sébastien Lecornu, le Premier ministre, a décidé de créer une nouvelle autorité,
01:47Autorité nationale du numérique et de l'IA,
01:50qui pilotera, en tout cas, qui sera directement sous sa responsabilité
01:55afin d'imposer des règles de sécurité à tous ses ministères.
01:59Mais on commence par un programme, un programme estonien,
02:02qui a séduit déjà des milliers de Français.
02:05Pourquoi ont-ils choisi de s'installer virtuellement en Estonie ?
02:10Cette résidence numérique estonienne peut-elle devenir un modèle pour l'Europe,
02:15qui est en train, on le sait, de plancher sur un 28e régime pour ces start-up,
02:19pour simplifier la création de ces entreprises dans l'Union européenne ?
02:23Alors, on lance la discussion tout de suite avec Christina Calda, qui est connectée avec nous.
02:27Bonjour Christina, vous êtes la directrice marché France et pays francophones du programme
02:31e-Residency, donc programme mis en place par l'État estonien,
02:36qui offre la possibilité d'avoir cette identité numérique pour devenir virtuellement estonien, c'est ça ?
02:43Oui, bonjour Delphine, merci beaucoup de m'avoir invitée.
02:46Alors, vous ne devenez pas forcément estonien, vous restez, donc,
02:53d'une part dans votre propre pays et vous gardez toujours votre citoyenneté.
02:58En revanche, l'e-Residency, alors peut-être qu'il faut que je fasse un petit peu de mise dans
03:04le contexte.
03:05Rapidement, oui.
03:06Rapidement, pourquoi l'Estonie a créé ce programme et sur quoi on s'appuie.
03:10En fait, aujourd'hui, en Estonie, on dit souvent que l'État estonien est un État digital first,
03:18puisque très vite, fin des années 90, début des années 2000,
03:25l'État a décidé de mettre en place, en fait, une véritable stratégie numérique.
03:30Donc, aujourd'hui, 100% des services administratifs sont en ligne,
03:35que ce soit pour le citoyen ou pour l'entrepreneur.
03:38Donc, à titre d'exemple, on peut se marier, on peut divorcer en ligne,
03:42on peut acheter une propriété en ligne en passant par un e-notaire.
03:45Et les services sont, en fait, également simples et fluides à utiliser.
03:49Oui, c'est vraiment toute l'administration, en fait, qui a été pensée autour de la plateforme numérique.
03:57Exactement.
03:57Et en fait, on dit aussi souvent que l'État estonien est finalement un État plateforme.
04:03Et on parle de ce service, en fait, que le gouvernement doit offrir, donc, aux citoyens.
04:11Donc, aujourd'hui, tout citoyen estonien possède, en fait, une carte d'identité numérique.
04:15Donc, finalement, cette identité numérique, c'est notre clé d'accès à tous ces e-services,
04:21qu'on soit, donc, citoyen ou entrepreneur.
04:24Et en 2014, l'État estonien a décidé, finalement, d'ouvrir, d'offrir également cette clé d'accès à notre
04:33écosystème numérique,
04:34à tous ressortissants étrangers.
04:36Quel est l'intérêt, Christina, aujourd'hui, d'avoir cette identité numérique estonienne, d'avoir accès à l'ensemble de
04:43ces services ?
04:44C'est un intérêt fiscal, par exemple ?
04:47Alors, il y a un intérêt, d'abord, on va dire, opérationnel, qui est vraiment ce côté fluidité.
04:52Et ça fait vraiment du sens, surtout pour des entrepreneurs qui cherchent à se développer à l'internet national
04:58et cherchent à se développer à l'international rapidement.
05:01Donc, c'est vraiment des startups innovantes.
05:03Ça s'adresse à des sociétés dans le numérique qui n'ont pas besoin d'avoir une base, on va
05:06dire, physique, quelque part.
05:09Donc, c'est des entrepreneurs sans frontières, ce qu'on voit de plus en plus.
05:13Et j'ai un exemple, par exemple, d'une licorne estonienne qui s'appelle Glia,
05:19qui a été créée par trois cofondateurs, donc deux Américains et un Guatémaltèque,
05:25qui ont finalement décidé que l'Estonie serait leur base, entre guillemets, neutre.
05:32Ils sont devenus tous les trois irrésidents, ce qui leur a permis, finalement, de gérer l'entreprise à distance,
05:37de signer tous les documents numériquement sans jamais devoir se déplacer,
05:42ni se rencontrer pour des réunions administratives, etc.,
05:46ni venir en Estonie pour des raisons administratives.
05:50Donc, en fait, les résidents...
05:51Quand vous dites que... Juste pour que ce soit un petit peu plus clair et très concret,
05:55quand vous dites que ça permet de développer son activité à distance,
05:59OK, bon, ça, c'est très clair, mais de développer son activité où ?
06:03Et en quoi ça faciliterait l'accès au marché européen ?
06:08Alors, pour des non-européens, ça veut dire que vous allez créer, en fait, une base en Europe.
06:13Donc, concrètement, vous allez enregistrer une société, grâce à votre e-residency,
06:17vous allez enregistrer, en fait, une société en Europe,
06:21facturer vos clients à partir de cette entité européenne,
06:25mais sans jamais, encore une fois, devoir se déplacer.
06:27Tu sais, j'ai une entreprise en France, qui est quand même la majorité des gens qui nous regardent, je
06:30pense.
06:31Qu'est-ce que ça change ?
06:33Alors, ce qui est curieux, c'est que c'est vrai que quand le programme a été créé,
06:37on pensait que ce serait extrêmement plébiscité par des non-européens, pour cette raison.
06:41Aujourd'hui, 50% des e-résidents sont des européens.
06:45Aujourd'hui, depuis donc la création du programme 2014,
06:49on comptabilise 6 000 e-résidents français qui ont créé 2 000 entreprises en Estonie.
06:55Encore une fois, ce ne sont pas des grosses entreprises,
06:59c'est vraiment des fondateurs de start-up qui se lancent.
07:03Ok, mais alors, quel est l'intérêt ?
07:04Expliquez-nous, qu'est-ce qu'ils y trouvent ? Pourquoi ils le font ?
07:07Un, la fluidité sur tout ce qui est démarche administrative.
07:14C'est vraiment quelque chose dont on parle beaucoup.
07:18C'est vrai que l'enfance, ce n'est peut-être pas notre qualité.
07:20Et on dit, je peux me concentrer sur mon cœur de métier
07:23et ne pas gérer des papiers, de la paperasse.
07:27D'accord.
07:27Et la deuxième chose, c'est l'autre exemple, justement.
07:29On a quand même de plus en plus d'entreprises qui sont vraiment déjà des entrepreneurs
07:34qui ont besoin d'entreprendre sans frontières.
07:37Comme je vous donnais cet exemple de plusieurs cofondateurs,
07:41lorsque vous avez un Français qui crée une entreprise
07:43avec des cofondateurs qui sont dans d'autres pays,
07:47eh bien, le choix de l'Estonie est pertinent dans le sens où ça va être
07:52finalement l'étape plateforme dans laquelle ils vont gérer leurs affaires.
07:56D'accord.
07:56Donc c'est un petit peu comme effectivement cette idée de EU Inc. ou le 28e régime.
08:03Sauf que, puisqu'on voit très bien que c'est un véritable besoin,
08:07sauf qu'aujourd'hui, on l'a créée en avance depuis 2014 à l'échelle d'un pays.
08:13Vous connaissiez l'e-residency tous les trois.
08:17Et est-ce que vous êtes tenté par ce dispositif qui simplifie les démarches administratives ?
08:22Et surtout, est-ce que ça vous semble intéressant comme modèle pour justement ce 28e régime sur lequel on travaille
08:28?
08:28Garance.
08:29Alors, en quelques mots, effectivement, j'ai découvert.
08:31Merci Delphine et merci pour cette découverte.
08:35C'est effectivement, je connaissais l'Estonie, le fait.
08:39L'État plateforme.
08:40L'État plateforme, les résidents, toute cette dématérialisation mise en place il y a de longues années
08:46avec aussi des enjeux cybersécurité très prégnants.
08:49Ce qui est important aussi, ce que je vois, et c'est sur le bout de fond d'écran,
08:52c'est qu'on peut créer une entreprise en 15 minutes.
08:55Donc, il y a vraiment ça qui est un point, je pense, fort pour attirer.
08:58Le coût économique, je crois que c'est 150 euros,
09:01qui est aussi un chiffre qui est accessible à tout le monde, tous.
09:06Après, ce que je comprends, c'est que ça permettrait d'avoir effectivement le siège social,
09:11d'avoir regroupé tous les documents, toute une facilité, on va dire, de gestion.
09:16Après, je m'interroge sur quand il y a une croissance des entreprises,
09:19des levées de fonds ou autres, et qu'il y a des exigences,
09:22ne serait-ce qu'en France, d'avoir des formes de sociétés spécifiques
09:25qui sont imposées aussi par des investisseurs
09:27pour garantir, on va dire, le scale-up, la croissance ou autre.
09:32Donc, je pense...
09:34On basculera sur Christina pour répondre peut-être à cette question.
09:37On va déjà continuer notre tour de table.
09:39Oui, moi je trouve ça tout...
09:39E-Résidence, je connaissais également,
09:42et de fait, c'est une merveilleuse initiative.
09:45Télé, ce n'est pas Résidence ?
09:47Non, on avait regardé, mais ça ne présente pas d'intérêt.
09:49En fait, justement, la difficulté que je vois dans E-Résidence,
09:51enfin, le risque que je vois, c'est le cheval de Troie,
09:54un peu comme cela vient d'être évoqué,
09:56où des entreprises étrangères pourraient chercher à accéder
09:58aux capitaux et aux financements européens grâce à cela.
10:02Donc, attention à ce que nos critères de financement
10:04respectent bien quand même une certaine présence
10:06au-delà de la e-Résidence.
10:08Exact.
10:09Et puis, n'oublions pas qu'il y a un intérêt pour l'Estonie
10:11qui est quand même la compétitivité fiscale.
10:14La Tax Foundation a analysé le fait que l'Estonie
10:17était le classé premier depuis 12 ans des pays de l'OCDE
10:20sur la compétitivité fiscale.
10:22Et ça ne vous étonnera pas, la France brille,
10:24une fois de plus, avec une 38e place sur 38,
10:27depuis quelques années maintenant,
10:29sur la compétitivité fiscale.
10:30Mais il y a aussi cet intérêt pour les entreprises étrangères
10:33à venir en Estonie plutôt qu'ailleurs.
10:34C'est la première idée que j'ai eue, l'intérêt fiscal.
10:37Évidemment.
10:40Bernard, intéressé par le principe ?
10:41Sur le principe, tout ce qui va vers une plus grande souplesse
10:46dans la manière d'établir des sociétés,
10:49de les développer en Europe,
10:50on citait le 28e régime, donc issu du rapport l'État,
10:54c'était ce principe, c'est-à-dire contourner les complexités,
10:57contourner les disparités entre les droits fiscaux,
10:59droits des entreprises, etc.
11:01On n'y est pas encore, on a la Commission européenne qui travaille dessus.
11:05Absolument.
11:05Donc l'idée de pousser ce genre d'idées,
11:07de manière à ce qu'effectivement elle gagne en visibilité,
11:11et donc quelque part en acceptabilité politique,
11:13moi je pense que c'est très bien.
11:15Alors après, effectivement, monsieur signalé,
11:17les risques de dérive, les risques de contournement,
11:19de toute manière, à chaque fois qu'il y a un système,
11:21à chaque fois qu'il y a un système,
11:23certains tendront à essayer de le contourner.
11:25Mais l'idée suivant laquelle,
11:27et ça c'est ce qu'a dit Draghi dans son rapport longuement,
11:30l'Europe a pêché par un trop grand poids bureaucratique,
11:35dans l'ensemble de ses institutions,
11:36dans l'ensemble de ses règlements,
11:38c'est évident,
11:39il est temps de trouver effectivement un passage
11:43vers des systèmes qui seront moins lourds,
11:46et donc quelque part plus adaptés à la période dans laquelle on est.
11:48Parce que malheureusement,
11:50comme on le rappelle trop souvent ici et ailleurs,
11:52nous sommes en situation purement défensive.
11:54Nous sommes effectivement, nous Européens,
11:57et c'est triste d'avoir à le dire comme ça,
11:59sous le feu croisé de trois empires.
12:02Russie, Chine, Etats-Unis.
12:04Ça ne nous était jamais arrivé.
12:06Donc oui, tout ce qui nous permettra d'essayer de rebondir,
12:09et pas uniquement de subir, sera bon.
12:11Alors, moi je vais vous demander de voter maintenant.
12:13Tour de table.
12:14Donc, oui ou non,
12:15vous pensez que cette irresistency pourrait servir de modèle
12:18pour l'Europe et son 28ème régime ?
12:20Oui vert, non rouge.
12:22Et les cartons sont au vert.
12:25Voilà, Christina, vous nous avez convaincus.
12:27Je suis désolée, je n'ai pas tellement le temps de vous donner davantage la parole,
12:29mais on refera des sujets ensemble, bien évidemment.
12:32Christina Calda, je rappelle que vous êtes la directrice du marché France
12:35et pays francophones de ce programme e-residency.
12:38Merci encore d'avoir été avec nous.
12:41Nous, on enchaîne parce qu'on a encore beaucoup de sujets importants à traiter ensemble.
12:45Ce plan national terre rare et aimant permanent,
12:47dévoilé par les ministres Lescure et Martin,
12:50donc à Lac dans les Pyrénées-Atlantiques,
12:53sur un site, le site de l'usine Carmac de l'entreprise Carrester,
12:57qui est une entreprise française,
12:58donc spécialisée dans l'extraction, le traitement, le recyclage
13:01de ces minerais stratégiques.
13:02C'est un plan, on nous dit, de résilience,
13:05c'est un plan qui doit permettre aussi à la France
13:07de se hisser au rang de classe mondiale,
13:10de permettre aussi d'être plus indépendant sur ces terres rares.
13:16Est-ce que ce plan que vous avez tous parcouru vous a convaincu ?
13:20Déjà, on va commencer par donner notre avis.
13:23Est-ce que ça vous a convaincu ?
13:24Est-ce que vous croyez qu'on peut vraiment être en classe mondiale,
13:27aujourd'hui en France, sur ces terres rares ?
13:29Sur le traitement ?
13:30Allez, d'abord on vote.
13:31Vert, rouge, on y croit.
13:33Vert, on n'y croit pas.
13:34Rouge.
13:35Devant le micro, au milieu, s'il vous plaît, qu'on voit tous bien.
13:38Merci.
13:38Donc, on est tous très optimistes.
13:40Allez, Bernard.
13:42Je souhaiterais rendre à César,
13:45comme on dit, ce qui lui appartient.
13:47À César.
13:49Quelqu'un que beaucoup d'entre nous doivent connaître,
13:51qui a eu de hautes responsabilités sur les questions juridiques des technologies,
13:56c'est Fabrice Matatia, qui effectivement,
13:59on nous avait alerté quand j'étais à l'époque auprès de Nathalie Kosciusko-Morizet,
14:03ça ne date pas d'hier, ça date presque 20 ans,
14:05sur les risques liés aux terres rares et sur l'hégémonie chinoise dans ces domaines.
14:10Il y a deux points, en fait, sur lesquels il faut revenir.
14:11Il y a l'extraction, parce que vous savez que le nom est trompeur.
14:14C'est vrai.
14:14Ces terres ne sont pas rares, elles sont très fréquentes,
14:16simplement, elles sont très difficiles à extraire et à traiter.
14:19Tout à fait.
14:19Et donc, les technologies d'extraction sur lesquelles nous avons des expertises
14:25sont malheureusement, la plupart du temps, développées en Chine ou ailleurs,
14:28et peu en France.
14:29Donc, s'il pouvait se trouver, effectivement, un levier de développement...
14:32Je n'ai pas idée, je ne suis pas géologue, je n'ai pas idée si dans les territoires français...
14:34Alors, sur les chiffres, d'après le gouvernement français,
14:36la Chine a 70% de l'exploitation minière, 90% du raffinage,
14:4190% de la fabrication d'aimants.
14:43C'est énorme.
14:44Voilà.
14:44C'est énorme.
14:45Et donc, à défaut de pouvoir avoir, dans notre sous-sol,
14:48ce que je ne sais pas, parce que je ne suis pas expert sur ces questions...
14:51Nous avons des terres, il y en a un peu partout dans le monde.
14:53Il y en a un peu partout.
14:54Donc, la question, c'est, est-ce qu'elles sont suffisamment exploitables ?
14:57Encore, c'est vraiment des métiers très pointus.
14:59Mais en tout cas, développer notre savoir-faire sur l'exploitation, le raffinage,
15:04c'est évident, vu les pressions...
15:07Soutenir, financer.
15:07Voilà.
15:08C'est-à-dire qu'aujourd'hui, nous sommes...
15:09Je parlais tout à l'heure de feux croisés des Trois Empires,
15:12qui utilisent tous leurs moyens, dont leurs ressources minérales,
15:16pour effectivement créer des leviers de pression sur nous.
15:19Donc, par définition, tout ce qui peut aller vers un peu moins
15:22de dépendance sur ces questions-là, évidemment, il va falloir.
15:26On applaudit.
15:27Garance.
15:27Alors, pareil, je rejoins exactement...
15:30Je connais aussi très bien Fabrice Matatia,
15:32et c'est vrai que sa vision est très intéressante,
15:35aussi, y compris sur le domaine des protections des données.
15:38L'enjeu, on va dire, c'est aussi avoir une position stratégique,
15:41une position de souveraineté au sens, effectivement, de ne pas être dépendant de la Chine.
15:46Dès les premières pages du rapport, la Chine est visée avec les chiffres que tu as rappelés, Delphine.
15:52Donc, on se rend compte...
15:52Oui, parce qu'ils ont décidé une réduction de l'exportation,
15:54et tout de suite, on a vu les prix monter, et tout de suite, on a compris que là...
15:57Donc, on voit bien qu'on est dans les feux croisés,
16:01et qu'on est en dépendance, parce qu'on les trouve, on a besoin.
16:04On a vraiment un besoin industriel de ces matériaux pour continuer nos développements.
16:09Il y a déjà des sites en France, donc on voit, il y en a trois de mémoire,
16:12on voit effectivement qu'il y a ce besoin d'industrialisation,
16:15qu'on a un savoir-faire en France, qu'on a une innovation,
16:18qu'on a de la recherche, et qu'il y a des moyens qui sont mis.
16:21Donc, on est sur des plans stratégiques ambitieux, puisqu'on rentre sur...
16:24Enfin, ambitieux à court terme, puisqu'on est tout de suite sur du 2030-2031,
16:29c'est-à-dire demain.
16:30Voilà, donc, cette innovation, et je pense que c'est un sujet
16:34dont on ne parlait pas assez avant,
16:38qui était déjà stratégique, puisqu'on ne pouvait pas ignorer cette dépendance.
16:41Alors, il nous rappelle quand même que cette stratégie française,
16:43elle a été lancée en 2022, la suite du rapport Varin.
16:46Oui, tout à fait, mais on n'en a pas parlé tant que ça.
16:49Non, c'est vrai.
16:50On n'a pas parlé tant que ça.
16:52On était peut-être dans une période un peu spécifique en 2022.
16:55Maintenant, et grâce à l'émission La Mets en Plus en exergue,
16:59c'est un plan très important, je pense,
17:02pour notre dépendance, pour nos stratégies,
17:04avoir aussi une Union européenne sans saisie,
17:06ça fait aussi partie des points.
17:07Et là, la France veut peut-être...
17:08Il y aura des discussions aussi dans le cadre du G7,
17:10dans le G7, donc tant l'Union européenne, tant les États,
17:15et à voir comment on se positionne
17:17par rapport aux différents blocs qui étaient rappelés.
17:20Philippe ?
17:21Oui, juste un mot.
17:21Effectivement, c'est une stratégie, en fait, européenne.
17:23La France décline une stratégie avec une ambition européenne
17:26de descendre à un niveau de dépendance inférieur à 65% d'ici 2030.
17:29Oui.
17:3065% vis-à-vis d'un seul pays.
17:31C'est la Chine qui est visée.
17:32C'est-à-dire qu'on est en train d'essayer d'imaginer
17:34que peut-être on pourrait gagner 5 points en 4 ans
17:36par une stratégie ambitieuse.
17:38Mais j'approuve à 100% évidemment cette démarche.
17:41La Chine a d'ailleurs fait des terres rares
17:43un instrument géopolitique,
17:45en mettant en place des licences aujourd'hui
17:47pour ces terres rares,
17:49en limitant le double usage, par exemple,
17:51au détriment du Japon.
17:53Les États-Unis ont 12 minéraux
17:55dont ils sont dépendants à 100%,
17:5729 dont ils sont dépendants à 50%.
17:59La France est dans la même situation.
18:00C'est une stratégie à la fois ambitieuse
18:02mais quand même, encore une fois, très défensive.
18:05Elle doit être déclinée au niveau de l'Union Européenne.
18:07Et attention, et d'ailleurs le gouvernement insiste bien là-dessus,
18:10il faut que la filière française joue le jeu,
18:12voire même soit contrainte de jouer le jeu
18:14d'utiliser les terres rares françaises.
18:16D'autant plus que la volatilité du prix,
18:18ça a été évoqué,
18:19est deux fois supérieure à celle du gaz.
18:22La volatilité des prix,
18:23puisque la Chine fait le marché.
18:24Bien sûr.
18:25Et ils insistent aussi beaucoup
18:27sur la nécessité de travailler sur l'offre
18:29mais aussi la demande.
18:30Et de tous se mettre d'accord au niveau international.
18:33Il y a des accords notamment avec le Japon.
18:35Bon, donc tout ça, on se dit,
18:37bon, c'est bien,
18:37on prend la mesure un peu des enjeux
18:38et on essaye d'agir.
18:40On devait aussi parler de cybersécurité,
18:43spécialité s'il en est d'ailleurs de Garance Mathias,
18:47avec la multitude de vols de données,
18:49les administrations qui sont touchées,
18:51on se demande jusqu'où ça va aller.
18:52Bon, alors du coup, Sébastien Lecornu,
18:54il s'est sans doute dit,
18:54il faut quand même que je fasse quelque chose.
18:56Oh, j'exagère.
18:57En tout cas, il a annoncé la fusion
18:59de la DINUM,
19:00donc la Direction Interministérielle du Numérique,
19:02et de la Direction Interministérielle
19:05de la Transformation Publique
19:07pour créer une nouvelle autorité nationale
19:10du numérique et de l'IA,
19:11qui serait donc sous son autorité,
19:12chargée d'imposer des règles de sécurité
19:15à l'ensemble de ses ministères.
19:16C'est une bonne ou une mauvaise réponse,
19:19selon vous ?
19:20Carton rouge,
19:21ce n'est pas une bonne réponse.
19:23Et Garance, on ne voit pas très bien.
19:25OK, on est tous d'accord aujourd'hui.
19:27Donc on est carton rouge à fond.
19:29Pourquoi ?
19:30Allez, Philippe.
19:30Eh bien écoute, d'abord, 200 millions.
19:33Mais qu'est-ce qu'on va faire de tout cet argent ?
19:35Non mais, tu couilles à flot.
19:385% du budget,
19:40d'abord sur les deux chiffres,
19:41après juste une analyse.
19:425% du budget des ministères
19:44doit être consacré à la cybersécurité.
19:46OK, c'est juste deux fois inférieur
19:47à la moyenne française
19:48pour n'importe quel DSI en France
19:50qui consacre 8 à 12% de son budget
19:52à la cybersécurité.
19:53Et là, on va demander au DSI des ministères
19:54de consacrer.
19:55Est-ce qu'on est sûr que les entreprises
19:56consacrent 8 à 12% de leur budget
19:58sur la cyber ?
19:59C'est en tout cas des chiffres accessibles.
20:00Oui.
20:02Budget informatique, bien entendu.
20:03Ah, pardon !
20:03Non, excuse-moi.
20:04Budget informatique.
20:05Ah, OK.
20:05Parce que là, on est tellement loin.
20:07Non, non, non.
20:08Budget informatique.
20:08Juste un point, quand même,
20:09et je termine là-dessus
20:10avant de laisser mes confrères
20:12à parler et confrères qu'on sœur
20:13à parler,
20:14juste quand même,
20:15c'est un énième coup de peinture,
20:17en fait.
20:18On appelle ça des coups de peinture
20:19dans l'administration française.
20:20Quand on dit,
20:20ce budget-là, on va dire,
20:22qui sert à ça.
20:23C'est une énième mutation
20:24de la dynume,
20:26qui a été d'ailleurs,
20:27ces incessants changements,
20:30ces incessants changements de périmètre
20:31ont été pointés
20:31par la Cour du Compte,
20:32qui reproche à la France
20:34son manque de stabilité
20:35et son manque de transversalité.
20:37Je ne vais pas parler
20:38de Claude Pille
20:39ou de la messagerie
20:40ou bien de l'IA Albert,
20:42qui ont été autant de flops,
20:44d'harmonisation
20:45au sein des ministères français.
20:46Donc, c'est un carton rouge,
20:47ce n'est pas une bonne réponse,
20:48elle n'est pas ambitieuse
20:49et en plus,
20:50elle n'est pas du tout
20:51à la hauteur des enjeux.
20:52On n'a plus beaucoup de temps.
20:53Qu'est-ce qu'on aurait dû faire ?
20:54Garance.
20:56Est-ce qu'on est d'accord
20:57que ce n'est pas une bonne réponse ?
20:58Alors, ce n'est pas une bonne réponse,
21:00ça reste une réponse.
21:01Ça reste une réponse,
21:02on va dire,
21:03sans vouloir faire ce mot,
21:04elle a le mérite d'exister,
21:06il y a une prise de conscience,
21:07on va être positif,
21:08il y a une prise de conscience
21:09au niveau de l'État,
21:10elle était là,
21:12là elle est affirmée
21:12par le Premier ministre.
21:14Il est temps.
21:15Il est temps,
21:16mais on va être positif.
21:17D'accord.
21:18Voilà, il est temps,
21:20il y a des moyens,
21:20200 millions,
21:21effectivement ce n'est pas suffisant,
21:22enfin c'est un chiffre,
21:23c'est une goutte d'eau,
21:24on connaît aussi
21:25dans quel état est le budget
21:26et surtout,
21:27on renvoie ça
21:28au vote de la loi de finances,
21:29puisqu'effectivement,
21:30le fléchage des fonds,
21:32des amendes CNIL,
21:33c'est très limite.
21:35On verra la loi de finances.
21:37La fongibilité,
21:37enfin bon.
21:38Oui, on verra la loi de finances.
21:39Donc voilà,
21:40on verra la loi de finances.
21:41C'est une annonce politique,
21:44ça reste une annonce politique,
21:45on verra.
21:46Donc effectivement,
21:47une fusion encore d'entités
21:50pour structurer les infrastructures
21:52et avoir une norme commune,
21:54sachant qu'il y a déjà
21:55multitude d'infrastructures critiques
21:58déployées au sein de l'État.
22:00À voir,
22:01comment ça va fonctionner.
22:02Est-ce que ce n'était pas
22:02le job de l'Annecy,
22:03par exemple ?
22:04Entre autres.
22:04Entre autres.
22:05Entre autres.
22:06Entre autres.
22:07Oui, c'est ça.
22:08C'est bien un rôle politique
22:09à une institution.
22:10Parce que,
22:10pour être très clair,
22:11à ces niveaux-là,
22:12rattachés censément
22:13au Premier ministre,
22:14c'est censé avoir
22:15un rôle politique.
22:17C'est quelque chose,
22:17en soi,
22:18c'est quelque chose
22:18que nous réclamons
22:19depuis longtemps.
22:19Moi,
22:19j'ai écrit des rapports
22:20là-dessus,
22:20il y a plus de 10 ans,
22:2115 ans,
22:22on parlait effectivement
22:23d'un coordinateur
22:26des technologies
22:26de l'État.
22:26Pourquoi pas un ministre
22:27de la cybersécurité ?
22:28Non, justement pas.
22:29L'idée,
22:30c'est d'en faire...
22:31Non, comme aux États-Unis,
22:32le CTO,
22:33c'est-à-dire
22:33le Chief Technology Officer,
22:35à l'échelle fédérale,
22:36qui a une vision
22:37sur l'ensemble
22:38des technologies
22:38de l'État.
22:39Et non pas quelqu'un
22:40qui va changer
22:41au gré des remaniements
22:42et dont on sait
22:43qu'ils ont été nombreux.
22:43Non.
22:44Le vrai problème,
22:45c'est que là encore...
22:46Là, moi,
22:47je n'ai pas vu le CTO.
22:48Non, pas du tout.
22:49Non, on ne le voit pas.
22:49Pas du tout.
22:50Et c'est bien là
22:51le problème.
22:52C'est-à-dire,
22:57c'est que, tout simplement,
22:58on a été face
22:59à une avalanche
23:00de mauvaises nouvelles
23:01sur les piratages.
23:02Qui des grandes entreprises ?
23:03On est dans la communication.
23:04Qui de l'État ?
23:04Donc, il faut faire quelque chose.
23:06Mais le problème,
23:07c'est qu'on n'en prend pas la mesure.
23:10On est toujours
23:11en arrière de la main,
23:12comme on disait avant.
23:13Et puis, Garance,
23:14on attend Nice 2 aussi ?
23:15Alors, on attend Nice 2.
23:17Sans être poussé.
23:17Le projet de loi
23:18n'est toujours pas inscrit
23:19à l'ordre du jour
23:20de l'Assemblée nationale.
23:21On parle de juillet, mais bon.
23:22On parle de juillet.
23:23Pour l'instant,
23:23ce matin,
23:24il n'y avait rien d'inscrit
23:25à l'ordre du jour.
23:26Donc, je pense qu'on se reverra
23:28sur ce sujet.
23:30Les infrastructures à voir.
23:32Pour moi,
23:32les chiffres ne sont pas au rendez-vous.
23:34L'engagement de l'État
23:35est effectivement défensif.
23:37On devrait être préventif.
23:38Il y a énormément d'institutions,
23:39soit l'NC,
23:40que ce soit Cybermalveillance,
23:42qui font de la prévention,
23:43qui font de la sensibilisation
23:44envers tout public.
23:46Et on sent que l'État,
23:48l'administration,
23:49l'administration centrale,
23:50qui détient aussi énormément de données,
23:52énormément d'actifs...
23:54Tellement sensibles.
23:54Tellement sensibles,
23:56en plus.
23:57Et le Premier ministre,
23:58dans son discours,
23:59cite les cibles.
24:00Donc, cite Bercy,
24:02qui a été attaqué.
24:03Bien sûr.
24:04Cite effectivement les hôpitaux.
24:06Cite effectivement
24:07toutes nos chaînes de dépendance.
24:08L'éducation nationale.
24:09Où on attend à nouveau des mesures.
24:11Donc, on attend.
24:12Donc, à nouveau,
24:13on est en réaction.
24:14Et on n'est pas dans une anticipation.
24:17Et effectivement,
24:18le rapport annuel de l'ENCI
24:19est sorti hier soir.
24:20On voit qu'il y a aussi des annonces.
24:23On voit qu'il y a des...
24:24On a eu quand même aussi l'annonce
24:25d'une stratégie nationale
24:27de la cybersécurité
24:28qui a été présentée en juin
24:29par la ministre Anne Le Hénan.
24:31Tout à fait.
24:31En dedans,
24:32il n'y avait pas grand-chose
24:33que je n'ai pas vu
24:34sur la protection des données
24:36au sein des administrations
24:37et tout ça.
24:37Et surtout,
24:38une vraie stratégie
24:39par rapport justement
24:40aux acteurs étrangers.
24:41C'est-à-dire que nous parlons
24:43après quelques jours,
24:44après le fait
24:45qu'on ait fini par sortir
24:46les données de santé
24:47de l'hébergement Azure.
24:49La sécurité passe aussi
24:51par une stratégie d'emploi
24:53par rapport à certains types
24:54de technologies
24:54ou un refus d'emploi
24:55de certains types
24:57comme Palantir,
24:58d'acteurs dont on sait
24:59qu'ils peuvent être toxiques
25:00parce que directement liés
25:01à l'État américain,
25:02comme on le voit
25:02pour la DGSI.
25:03Donc, ô combien sensible ?
25:05C'est vrai que tout ça,
25:06c'est une réflexion globale.
25:07Et donc,
25:07ce chief technology officer
25:09de l'État serait ô combien...
25:11Grâce à un certain tarif crime
25:12qui a beaucoup œuvré
25:13pour essayer de le mettre en place.
25:15L'État qui a du mal,
25:16les différents ministères
25:17qui ont du mal à se coordonner
25:18pour des architectures
25:19mutualisées,
25:19ont fait des investissements.
25:20On a investi dans les clouds,
25:22dans des clouds
25:23du ministère de la Défense.
25:25On a investi à chaque fois
25:2650, 60 millions d'euros
25:27en disant
25:27on va penser ce cloud
25:28pour l'ensemble
25:29de l'administration.
25:30Et à chaque fois,
25:31chaque ministère,
25:32chaque direction
25:33fait son projet.
25:34Il n'y a pas de coordination.
25:35Voilà.
25:36Il n'y a pas de coordination.
25:36Alors, est-ce qu'on peut imaginer
25:38que cette autorité
25:39fasse enfin ce rôle,
25:41tienne enfin ce rôle
25:42de coordination ?
25:43Si elle était politique
25:44au plus haut niveau, oui.
25:46si elle était prise en main
25:47par une personnalité
25:48qui ait, je dirais,
25:50un poids politique particulier.
25:51Alors là, c'est rattaché
25:52directement au Premier ministre.
25:53Rattaché au PM,
25:53ce qui est en soi
25:54plutôt une bonne chose.
25:55La vraie question
25:56sera de regarder
25:56dans le détail
25:57de quelle administration
25:58dispose-t-il.
25:59Oui, et puis...
26:00Là, on n'a pas
26:01ce que je disais.
26:03D'une part sur le positionnement,
26:06sur le fléchage des fonds,
26:07ça reste une question
26:08à part entière.
26:09On va être aussi
26:10et ça reste une annonce.
26:12Et sur...
26:13Je rejoins effectivement
26:14les stratégies politiques.
26:15Il faut une gouvernance.
26:16ancrée.
26:17On verra effectivement
26:18les lettres de mission.
26:19On verra les attributions.
26:21On verra qui est nommé.
26:22On verra aussi
26:23quels sont les moyens
26:24qui sont donnés.
26:25Parce qu'actuellement,
26:26les infrastructures
26:27sont en place.
26:29Donc, on fait quoi ?
26:30On change tour ?
26:31On commence à zéro ?
26:31On unifie ?
26:33C'est le jeu de Bonto classique
26:34à Bercy.
26:35Il faut rappeler quand même
26:36que le gorille dans la pièce,
26:38comme on dit dans ses domaines,
26:38c'est Bercy qui a historiquement
26:40toujours voulu rattacher
26:41à lui toutes les structures.
26:43Je me souviens de la DGME,
26:44auparavant, la DAE
26:45et quelques autres.
26:46J'y étais.
26:47Je vois bien.
26:48Donc, par définition,
26:49c'est comment essayer
26:50de créer quelque chose
26:50qui ne soit pas enfoui
26:52dans l'organigramme de Bercy.
26:53C'est toute la question
26:54à l'heure actuelle.
26:55Là où est le ministère,
26:56on va dire,
26:57du numérique aujourd'hui ?
26:58Bien sûr.
26:58Exactement.
26:58Mais là, pour que ce projet fonctionne,
27:00il faudrait de la clarté,
27:02de la stabilité et des moyens.
27:04Il n'y a aucune clarté.
27:05Le moins qu'on puisse dire
27:06dans ce communiqué,
27:07c'est qu'on ne voit rien
27:07de clair derrière, vraiment.
27:10La stabilité,
27:11la DINUM,
27:12ne cesse de se réinventer,
27:13de se réorganiser tous les ans.
27:15Et puis des moyens,
27:16bon, il n'y en a pas.
27:17Donc, au contraire,
27:18on est en train de dire
27:19qu'on va dépenser
27:19deux fois moins
27:20que les entreprises français
27:21sur la cybersécurité
27:22tout en disant
27:22que c'est très important.
27:23Ce n'est juste pas possible.
27:24Un DSI, aujourd'hui,
27:25dans un ministère,
27:26dispose de très peu de moyens
27:27pour cette stratégie,
27:28cette politique.
27:29L'État, une fois de plus,
27:31est tout sauf exemplaire.
27:32Il ferait bien de s'inspirer
27:34des collectivités territoriales
27:35ou d'autres acteurs publics.
27:36Et les chiffres ont été donnés,
27:38notamment ces chiffres,
27:38par Sébastien Lecornu,
27:40dans sa conférence de presse.
27:41C'est-à-dire qu'il est
27:42parfaitement conscient,
27:43en tout cas le politique
27:44est parfaitement conscient,
27:45que c'est 4%.
27:46Donc, aussi ça.
27:47Et je ne parle même pas
27:48des moyens humains.
27:49Je ne parle même pas
27:50des choix technologiques
27:51qui seront derrière ou autre.
27:52Bien sûr.
27:53À retravailler.
27:53Voilà.
27:53Donc, quand on dit
27:54prise de conscience,
27:55bon, ça fait longtemps
27:56qu'on nous dit
27:56qu'il y a une prise de conscience.
27:57Mais pour l'instant,
27:57en fait, on ne voit toujours
27:58rien venir par des annonces.
28:00Merci beaucoup à tous les trois.
28:02Garance Mathias,
28:02de Mathias Avocat,
28:03Bernard Benhamou,
28:04de l'Institut de la Souveraineté Numérique
28:05et Philippe Legrand de Téléos.
28:07Merci à vous de nous suivre.
28:09C'était Smartech.
28:09On est en direct,
28:11les jeudis à 10h45
28:12pour commenter l'actu tech
28:13avec vous
28:14et sortir nos cartons rouges,
28:15cartons verts,
28:16tout à fait.
28:17Et les lundis et mardis
28:18pour d'autres discussions
28:19sur la tech.
28:20À très bientôt.
28:27Sous-titrage Société Radio-Canada
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