- il y a 7 heures
Jeudi 4 juin 2026, retrouvez Cyril Gomez (Directeur général adjoint, Institut océanographique de Monaco), Julien Pillot (Consultant, Enseignant-chercheur en économie, Inseec - Groupe Omnes Education), Henri d'Agrain (Délégué général, Cigref) et Margarita Zlatkova (directrice mondiale de la performance, Seedtag) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.
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00:02Générique
00:08Bonjour à tous, bienvenue dans Smartech, on est en direct, il est 10h45, c'est le moment du grand débrief
00:13de l'actu tech sur la chaîne Bsmart.
00:18Bsmart
00:19Il est 10h45, on est en direct sur Bsmart, vous regardez le grand débrief de l'actu tech de Smartech.
00:25Aujourd'hui autour de la table pour commenter ces actualités que nous avons sélectionnées.
00:30Margarita Zlatkova est avec nous, directrice monde de la performance chez Zitag, experte s'il en est en pub numérique,
00:38e-pub et donc vous allez tout nous dire de ce nouveau traceur qui fait polémique utique.
00:44Avec nous également Henri Dagrin, bonjour Henri, délégué général du CIGREF.
00:49Bon bah tous les sujets vous intéressent évidemment dans ce qu'on a choisi mais peut-être plus particulièrement celui
00:55de la révolution du PC, non ?
00:57Ça doit passionner.
00:58C'est un élément intéressant.
01:00Le DSI au fond de vous.
01:02Bref, Julien Pillot est avec nous également enseignant-chercheur à l'INSEC en économie.
01:07Bon, de la même façon, bonjour Julien.
01:09Bonjour.
01:09Voilà, vous êtes ravis de tous les sujets qu'on a sélectionnés ensemble, n'est-ce pas ?
01:13Donc je disais, on va parler de ce traceur utique, dénoncé à tort ou à raison.
01:17On va faire une petite revue de presse où on va sortir nos cartons rouges, mais peut-être aussi des
01:21cartons verts.
01:22On va parler des 93 milliards d'euros d'investissements étrangers qui ont été annoncés à l'issue du sommet
01:26Choose France.
01:27On verra si cette fin de Macronie se fait en fanfare pour la tech.
01:32Vous me direz ce que vous en pensez.
01:33On va s'intéresser aussi au pape Léon XIV qui appelle à désarmer l'intelligence artificielle.
01:39Voilà, est-ce qu'il porte la bonne parole ?
01:42Et puis donc Microsoft et Nvidia qui veulent réinventer le PC extraordinaire.
01:47Ou alors on n'en est pas du tout là.
01:49On commence par s'intéresser aux océans à Monaco.
01:53C'est tenu deux événements, la Monaco Blue Initiative et la Blue Economy and Finance.
02:00Oh là là, forum, je vais y arriver.
02:02Pour lancer cette discussion, Cyril Gomez est connecté avec nous normalement.
02:06Il est directeur général adjoint de l'Institut Océanographique de Monaco.
02:10Donc ces deux événements avaient pour idée de rassembler des scientifiques,
02:14mais aussi des acteurs économiques, de la finance et de l'innovation
02:17pour trouver des solutions concrètes pour protéger nos océans.
02:21On va peut-être commencer par cette question.
02:22D'ailleurs, quel est l'état des lieux aujourd'hui de nos mers, de nos océans ?
02:29Bonjour, en premier lieu.
02:31L'état des lieux est évidemment préoccupant pour plusieurs raisons.
02:36La biodiversité recule et les paramètres de l'océan
02:43subissent de plein fouet le changement climatique.
02:45Les pollutions des activités humaines, ça c'est pour les mauvaises nouvelles.
02:50Dans les bonnes nouvelles, il y a un gros travail qui est fait sur le plan politique
02:54depuis une quinzaine d'années, notamment avec l'impulsion du prince Albert II de Monaco,
03:00pour développer des outils internationaux.
03:02Donc c'est bien, on a l'accord sur la biodiversité mondiale,
03:05l'accord sur la biodiversité en haute mer, mais ce n'est pas suffisant.
03:09Et aujourd'hui, tout l'enjeu est de passer de ces décisions politiques à la mise en œuvre.
03:15Et pour la mise en œuvre, à Monaco, on pense que les pouvoirs publics ne suffisent pas seuls.
03:20Il faut que tout le monde travaille ensemble, les scientifiques, les ONG,
03:24les secteurs publics, mais aussi et surtout le secteur privé.
03:27Et vous êtes satisfait justement de ce qu'ont donné ces discussions-là au cours des événements que j'ai
03:33cités ?
03:34Oui, il y a un changement d'approche sur l'économie maritime
03:40qui trouve de plus en plus de solutions,
03:43que ce soit dans l'innovation des mécanismes de financement
03:45ou dans l'innovation technologique qui permet de bouger.
03:50Alors on ne parle pas, on ne peut plus parler de niche en fait.
03:52C'est ça l'évolution positive qu'on peut constater aujourd'hui.
03:56Notamment quand vous pensez au shipping, quand vous pensez aux infrastructures portuaires,
04:02au tourisme côtier, à la pêche évidemment.
04:05Toutes ces activités sont lourdes, on est dans les activités mainstream je dirais.
04:10Et des solutions de durabilité et de financement existent de plus en plus.
04:15Alors justement ce que j'ai lu dans la présentation,
04:18vous dénoncez que pendant des années finalement le débat était mal posé,
04:22qu'on opposait l'exploitation et la conservation.
04:26des océans, est-ce qu'on sort un peu de cet impasse selon vous ?
04:30Comment est-ce qu'on fait justement pour trouver peut-être d'autres modèles économiques
04:34autour de l'océan ?
04:36Oui, on pense qu'il n'y a que l'océan finalement aujourd'hui peut être investissable et de façon
04:43durable.
04:44Et c'est ce qu'on voit au travers notamment de tout un tas de nouveaux instruments financiers.
04:50On a un problème de dérisquer l'économie maritime.
04:53Donc on a des assurances paramétriques qui permettent de faire ça.
04:56Pour le dire simplement, ça permet d'assurer, et c'est difficile,
04:59une barrière de corail qui joue un rôle de protection côtière.
05:03Ça doit s'assurer, ce genre d'infrastructures naturelles.
05:07On a évidemment des solutions en aquaculture qui permettent à moindre coût de produire des protéines de qualité,
05:15parce que beaucoup d'êtres humains dépendent du monde marin pour accéder à des protéines.
05:22Bref, on a là-dedans, vous voyez, dans tout un tas de domaines,
05:26des possibilités d'investissement rentables et aussi qui préservent l'environnement.
05:33Ah, vous avez...
05:33Oui, j'ai déjà des réactions en plateau.
05:37Je vois les têtes qui bougent autour de moi.
05:39Mais juste avant de leur donner la parole, peut-être nous pointer quelques têtes,
05:43quelques innovations qui vous ont semblé intéressantes,
05:46parce que vous aviez un hub vraiment dédié à l'innovation autour de la protection de l'océan.
05:51Oui, tout à fait.
05:52Nos sessions, elles étaient organisées avec des panels, comme ça peut être d'habitude,
05:57mais aussi pas mal de pitch sessions pour démontrer des solutions concrètes.
06:01Vous parliez tout à l'heure d'intelligence artificielle.
06:03Je peux peut-être citer une entreprise qui s'appelle Cosma,
06:06qui est une entreprise française et qui développe des drones sous-marins en nuages
06:12qui peuvent faire des cartographies très précises du fond marin
06:17et couplé avec de l'IA qu'on entraîne, permet d'identifier tous les éléments de biodiversité qu'il y
06:22a au fond.
06:23Et ça, c'est très puissant.
06:24Alors, ceux qui plongent, ils savent que quand on plonge, on ne voit pas grand-chose.
06:27On parcourt des toutes petites surfaces.
06:30Là, ça permet d'abord de couvrir de grandes surfaces à l'échelle d'une infrastructure, finalement.
06:34Et avec l'IA, d'avoir un recensement de biodiversité vraiment exhaustif
06:39et du coup, de prendre des bonnes décisions au moment de réaliser l'infrastructure ou le projet.
06:44Henri, alors, vous voulez réagir ?
06:46Oui, c'est l'ancien officier de marine qui est très touché par ce sujet.
06:52Et en première ordre de grandeur, en fait, les deux sujets principaux qu'il faut avoir en tête,
06:56c'est d'abord le réchauffement climatique qui engage le réchauffement des masses d'eau,
07:00des océans et leur acidification.
07:02Ça, c'est le premier et le plus vaste sujet à traiter.
07:06Et donc, on ne le traitera qu'en réduisant nos émissions de gaz à effet de serre.
07:10Le deuxième sujet, c'est celui des pollutions, et notamment pollutions plastiques,
07:15qui provoquent une dissémination de ces plastiques partout dans les océans.
07:23Et on devrait appeler cette planète, non pas la planète Terre, mais la planète mer,
07:26puisque c'est plus de 70% de sa surface qui est recouverte par les eaux maritimes.
07:31Et notre avenir, notre avenir sur Terre, dépend de la préservation que nous allons pouvoir mettre en place de ces
07:38espaces océaniques.
07:40Julien, un mot aussi ?
07:41Oui, je voudrais réagir à quelque chose que j'ai entendu de la part de l'intervenant, de la part
07:45de Cyril.
07:45C'est qu'en économie, les océans, les mers, ce sont des biens communs.
07:51Et les biens communs sont frappés d'un paradoxe économique qui est bien connu, qui est bien documenté,
07:54qui s'appelle la tragédie des communs, c'est des années 70.
07:57Osborne.
07:57Osborne, exactement, qui l'a développée.
08:01Et il y a forcément un conflit, à un moment donné, entre exploitation et préservation du bien commun.
08:06Alors évidemment, la technologie, l'innovation, peut nous permettre de déplacer le curseur,
08:10mais jamais de résoudre parfaitement cette ligne de fracture entre les deux.
08:14Et on a donc besoin de régulation.
08:16En plus de la technologie, on a aussi besoin de régulation.
08:18Et on a un exemple récent, finalement, pour...
08:21Pour orienter la finance, en fait, c'est ça ?
08:23Pour orienter la finance et pour éviter, en fait, la surexploitation des ressources.
08:26La mise en place de quotas sur la pêche intensive de thon rouge en Méditerranée a permis de repeupler la
08:33Méditerranée en thon rouge.
08:34Et donc préserver à la fois les activités économiques futures, mais aussi cette biodiversité qui est absolument indispensable.
08:39Et j'inviterai Cyril, peut-être, si ce n'est déjà fait, à se tourner vers l'Union pour la
08:43Méditerranée,
08:43qui travaille beaucoup sur ces sujets-là de préservation, alors pas des océans, mais de la mer de Méditerranée.
08:48Ils ont des solutions à la fois technologiques, mais aussi politiques, qui sont sur étagères et qui peuvent peut-être
08:53les intéresser.
08:54Alors vous avez un plan Méditerranée, d'ailleurs, que vous venez de lancer.
08:57Oui, oui. Alors là, vraiment, je suis complètement d'accord avec ce qui vient d'être dit.
09:02Notre séquence de trois jours, d'ailleurs, Monaco Blue Initiative est consacrée à la gouvernance
09:07et le Blue Economy and Finance Forum au déploiement de solutions privées.
09:10Donc on est très convaincus, comme ce qui vient d'être dit, que c'est la combinaison des réglementations
09:16et de la bonne orientation des capitaux qui constituent la solution.
09:20Et notamment, dans les conditions, il faut arrêter les subventions nocives.
09:25Aujourd'hui, le marché est finalement pénalisé par des solutions non durables
09:31qui sont soutenues à un coût de milliards, 22 milliards d'euros par an à l'échelle globale
09:36pour soutenir la surpêche qui, sans ça, ne seraient pas viables, finalement, économiquement
09:44et qui viennent complètement impacter tous les efforts de restauration ou d'activité durable.
09:50Donc on a de gros enjeux de gouvernance et de solutions technologiques dans ces sujets-là,
09:57en Méditerranée et ailleurs.
09:58Merci beaucoup de nous avoir apporté votre éclairage.
10:02Cyril Gommet, je rappelle que vous êtes le directeur général adjoint de l'Institut océanographique de Monaco.
10:07Merci encore.
10:08Nous, on continue notre débrief.
10:10On passe au tracker Utik dénoncé à tort ou à raison.
10:14C'est la question que je vous pose.
10:16Peut-être qu'on va commencer par expliquer comment ça fonctionne Utik, Margarita.
10:20Alors, très simplement, Utik fonctionne un peu de la même manière qu'à les cookies qu'on avait jusqu'à
10:26présent.
10:26Quand on arrive sur un site éditeur, on a une proposition de consentement qui est demandée.
10:31Et en fait, on accepte la possibilité d'avoir un identifiant qui est créé,
10:35qui n'est pas calqué cette fois sur des données de la machine, mais par contre sur l'adresse IP.
10:40Eh oui, mais ça fait quand même toute la différence.
10:42Ça s'est présenté d'une manière très douce, Margarita.
10:45Mais pourquoi est-ce qu'on parle d'Utik aujourd'hui ?
10:48Parce que depuis le début de l'année 2026, on s'aperçoit qu'effectivement, dans les boîtes de consentement,
10:52il y a un nouveau truc qui est apparu et qui semble quand même un peu plus engageant que le
10:58traçage par cookie,
10:59qui est vraiment un traçage qui démarre par récupérer notre adresse IP,
11:04créer un identifiant à partir de ça avec notre opérateur, que ce soit fixe ou mobile,
11:09pour tracer ensuite tous nos surfs, toutes nos connexions.
11:11Alors, c'est très intéressant que Utik, cette polémique Utik apparaisse qu'à maintenant,
11:15parce qu'ils existent depuis trois ans.
11:16Ils ont une étendue, ils couvrent quand même plus de 90% de la population française.
11:20Et ils ont toujours été extrêmement honnêtes et ouverts et transparents sur la manière dont ils fonctionnent.
11:26En fait, c'est le seul, c'est un identifiant alternatif, donc par rapport au cookie,
11:29qui est apparu par la nécessité, en fait, de continuer à faire de la publicité de manière, j'allais dire,
11:36efficace.
11:37Mais on a, pour poser le contexte, la publicité digitale et les investissements dans les annonceurs
11:43a un besoin essentiel qui est le calcul du retour sur investissement.
11:47Un annonceur n'investit pas dans la publicité juste pour le principe de donner de l'argent aux éliteurs.
11:51Et il le fait pour un retour sur investissement.
11:54Ce que faisait le cookie, et ce qu'il fait maintenant moins bien, parce qu'on l'a fait quasiment
11:57disparaître,
11:58c'est de mesurer ce retour sur investissement.
12:00C'est de savoir combien un euro investi a ramené en termes de chiffre d'affaires.
12:04La baisse des cookies entraîne d'abord ce problème-là, c'est-à-dire qu'on ne mesure plus efficacement.
12:10Et le deuxième effet, qui est encore plus important pour moi, c'est qu'on a un shift des budgets
12:15investis,
12:16du open web, des sites éditeurs, vers les GAFAM.
12:20Parce qu'eux, ils ont toute la donnée chez les utilisateurs.
12:22On ne parle pas seulement de données personnelles, toute la navigation des utilisateurs.
12:26Ils ont tout ça chez eux, ils ont la capacité de cibler de la manière la plus pointue possible
12:31et également aussi de mesurer de la manière la plus pointue.
12:34En fait, les ideas alternatives...
12:35Donc là, vous nous dites, là, on a une alternative française en plus ?
12:38Une alternative européenne, parce qu'à la base, oui, on a des opérateurs.
12:42Donc c'est né par Deutsche Telekom, Orange, on a également maintenant d'autres opérateurs.
12:46Mais il y avait Vodafone, Deutsche Telekom et Orange à la base.
12:50Donc vraiment une alternative européenne.
12:51D'accord.
12:51Qui permet aussi de préserver l'attractivité de l'open web face aux GAFAM.
12:56Ça, c'est une des premières choses.
12:57Mais également aussi de continuer à permettre aux annonceurs de mesurer concrètement.
13:01Donc l'open web, juste parce qu'on n'est pas hyper spécialiste dans ces sujets-là,
13:06c'est en fait de la publicité qui est affichée sur les sites internet.
13:11Les sites internet, tout à fait.
13:12Sur les sites d'information, sur le Figaro, sur le Monde, sur le Nouvel Obs,
13:16sur toute la consultation qui se passe en dehors des GAFAM.
13:19D'accord.
13:20J'ai une question quand même encore sur le fonctionnement.
13:23Parce que comme c'est lié à l'adresse IP de ma box, par exemple, à mon domicile,
13:27donc ça veut dire qu'il va y avoir le même ciblage publicitaire pour tout le foyer ?
13:31Pour tout le foyer.
13:32Donc c'est pas hyper précis.
13:33Il n'y a pas de discrimination.
13:35Et si dans le foyer il peut y avoir des tensions sur ce qui est finalement utilisé en termes de
13:40navigation ?
13:42Alors c'est un tout petit peu plus intelligent que ça.
13:45Parce qu'effectivement, il y a soit des foyers, soit des utilisateurs individuels.
13:49Quand on a aussi également un mobile qui est rattaché,
13:51du coup ça devient individuel.
13:53Parce qu'on peut individualiser effectivement la publicité.
13:56Donc il y a un peu plus d'utilisateurs individuels que de foyers.
14:00Mais également aussi les foyers.
14:01Mais on a exactement le même souci avec la CTV, avec la Connected TV,
14:05qui a exactement le même problème.
14:06Elle est sur le foyer et non pas sur les utilisateurs.
14:09sur l'ordinateur familial sur lequel on est les enfants, la femme, le mari,
14:15et qui ont tous la même consultation.
14:17Donc en fait, il n'y a pas un paradigme, un changement énorme par rapport au cookie.
14:22Le gros changement, c'est qu'en fait, le cookie n'a jamais été créé pour la publicité.
14:27Il a été créé pour tout autre outil.
14:28C'est un outil technique qui permettait de se connecter,
14:32de reconnaître une personne quand elle veut se reconnecter,
14:34d'éviter de refaire son mot de passe 15 fois.
14:36Et en fait, il n'a pas été créé pour la publicité.
14:40Donc il avait beaucoup de défauts.
14:41Il avait des problèmes aussi de privacy.
14:43On va être effectivement une de sécurité, de privacy, de protection des données.
14:47Donc effectivement, on a eu raison à travers de différentes réglementations
14:51et différentes initiatives de l'UBC.
14:54Mais là, ça se semble quand même beaucoup plus intrusif.
14:55Je ne sais pas, quelle est votre réaction ?
14:56Alors, ce n'est pas beaucoup plus intrusif que le cookie lui-même.
14:58Tout simplement parce que l'adresse IP n'est pas utilisée.
15:01Ce qu'on utilise, c'est un identifiant.
15:03Donc en fait, à partir de l'adresse IP, on crée une suite alphanumérique d'identifiant
15:08qui, si vous avez donné le consentement sur un site donné,
15:11vous reconnaît quand vous y retournez
15:13et vous propose des contenus en rapport avec ce que vous avez regardé,
15:16plus de la publicité ciblée.
15:18Il permet également aussi de mesurer par la suite.
15:20Et en fait, cet identifiant-là, ce qui est bien chez Utix,
15:23c'est qu'il n'est pas partagé.
15:24En fait, il n'est pas le même sur chaque site éditeur,
15:26ce qui ne permet pas à un annonceur précis d'aller suivre une personne d'un site à un autre,
15:31ce que le cookie permettait.
15:32Et en fait, il n'y a jamais de partage de cet identifiant en clair
15:36avec qui que ce soit en dehors de Utix.
15:37C'est le seul gardien de cet identifiant.
15:40Et les opérateurs ?
15:41Et les opérateurs, bien sûr.
15:43Ils font partie d'un...
15:44Parce que c'est lié à notre abonnement, quand même, Télécom.
15:47Tout à fait.
15:48C'est peut-être le problème.
15:49Alors, on met un carton rouge ou un carton vert à Utix ?
15:53Moi, je vais vous dire pourquoi je mets un carton rouge tout de suite.
15:56C'est que pour moi, c'est la bannière de consentement qui est complètement ratée.
16:00C'est-à-dire que l'objectif qui était de faire un truc un peu transparent,
16:03on a le choix.
16:03Finalement, on clique super vite sur oui
16:05et on ne sait pas exactement ce qu'il y a dedans.
16:07Et quand on commence à s'apercevoir que
16:09« Oh là là, il y a mon adresse IP, c'est lié à mon abonnement. »
16:12Là, on se dit « Ben mince, j'ai cliqué peut-être un petit peu trop vite. »
16:15Donc pour moi, ça c'est carton rouge et il n'y a pas assez de transparence.
16:17Merci de nous avoir fait une explication, Margarita.
16:20Carton rouge, carton vert ?
16:22Ni l'un ni l'autre, en vérité.
16:23Comment ça ?
16:24Ni l'un ni l'autre.
16:25Les deux, alors.
16:26Il y a deux choses qui ne changent pas avec Utix.
16:28On ne remettra pas en cause l'économie du web
16:30qui, de toute façon, est basée sur une question d'attention, de clic
16:33et de mesure de la performance.
16:35Parce qu'une grosse partie du financement du web se fait par la publicité.
16:37Donc ça ne changera pas.
16:39Ce qui ne changera pas non plus, c'est de toute façon,
16:41on était traqué avec les cookies, on le sera aussi avec Utix,
16:44par d'autres moyens, mais les mécanismes à la fois front et back-office,
16:49franchement, restent à peu près les mêmes.
16:51Ce qu'on peut déplorer quand même avec Utix,
16:52c'est que pour pouvoir supprimer les cookies, c'est assez simple.
16:56On va sur son navigateur qu'on utilise, on clique,
16:58et en gros, on supprime les cookies.
16:59Il faut vider le cash.
17:00Il faut vider le cash.
17:02Avec Utix, c'est un peu plus compliqué.
17:03Il faut aller sur leur site, rentrer dans une procédure.
17:04Et c'est une procédure qui est valable seulement pendant un an,
17:07si je ne dis pas de bêtises.
17:08Non, mais en revanche, le problème, c'est que les cookies,
17:11effectivement, qui n'ont pas du tout été initialement fabriqués,
17:14pensés pour le ciblage publicitaire, le tracking site par site,
17:18le sont devenus de fait.
17:19Mais il n'en d'ailleurs pas moins que ce sont des solutions
17:20qui sont non propriétaires.
17:23Elles finissent par devenir propriétaires par le raffinement des données
17:25qui sont faits par les différentes entreprises.
17:27Là, j'ai l'impression que Utix est en train de monopoliser,
17:29d'une certaine façon, le ciblage publicitaire.
17:31Et ça, pour un économiste, le monopole, a priori,
17:34ce n'est pas toujours génial.
17:36Ce n'est pas le seul.
17:36On met l'accent sur Utix parce que, pour une simple raison,
17:38c'est parce que c'est le plus transparent.
17:40Mais il y en a d'autres.
17:41Il y en a plein.
17:42Mais ils sont plusieurs à avoir signé avec l'ensemble des opérateurs ?
17:46En fait, Utix est le seul qui a ce fonctionnement-là,
17:49qui utilise effectivement les données des opérateurs.
17:52Mais des ID alternatives, il y a plus de 90 connus en Europe.
17:57Donc, en fait, il n'y a pas vraiment de cette monopolisation
18:00parce qu'ils sont énormément.
18:02Ils ont des fonctionnements différents.
18:03Ce que je trouve un peu plus, beaucoup plus, pour moi, perturbant
18:08pour la vie personnelle, c'est ceux qui sont basés sur l'adresse e-mail.
18:13Parce que, là, pour le coup, on est sur une vraie donnée personnelle.
18:15Mon abonnement, c'est l'abonnement de mon foyer.
18:17Il n'est pas utilisé par Utix.
18:19Il n'est pas transmis aux annonceurs.
18:20En mon adresse e-mail, elle est personnelle.
18:22Elle m'identifie, moi, en tant que personne.
18:24Et je suis traquée.
18:25Du carton vert.
18:25Moi-même.
18:26Parce qu'en fait, on est en train de changer de couleur de carton
18:28au fur et à mesure que Marguerite la parle.
18:30C'est ça ?
18:31Il faut s'engager.
18:32Il faut s'engager.
18:33Je vais m'engager.
18:35Juste pour dire qu'à un moment, de toute façon,
18:37on a besoin de faire fonctionner cette économie.
18:40Sinon, de toute façon, on va appauvrir cette économie.
18:44Sinon, peut-être, on peut repasser à un modèle payant.
18:47En revanche, ce qui est nécessaire, c'est effectivement qu'il puisse y avoir des mécanismes simples
18:54pour supprimer ce type de consentement, pouvoir y revenir très simplement.
19:00Et ça, je trouve qu'avec Utix, manifestement, ce n'est pas le cas.
19:04Et donc, c'est la seule raison pour laquelle je mettrai un carton.
19:08Ok, très bien.
19:09Je me suis engagée.
19:11Margarita, je ne demande pas, c'est un carton vert ?
19:12Pour moi, c'est un carton vert, parce que je connais effectivement
19:15la plus grande partie des identifiants universels.
19:17Je trouve qu'Utix a cet avantage-là d'être transparent
19:20et de permettre, moi, contrairement à mon avis, un peu différent,
19:23parce que je connais les autres, de manière beaucoup plus simple
19:26de supprimer son consentement.
19:28Tout est relatif, en fait, dans la transparence.
19:30J'en connais quelques autres qui, non seulement ne nous demandent pas le consentement,
19:33mais ne sont pas transparents aussi sur la manière de les supprimer.
19:35Et on ne se rende en fait jamais compte qu'ils sont présents
19:38et qu'ils font le tracking.
19:40C'est vrai qu'il y a eu pas mal de personnes qui ont dit
19:41que ce n'était pas si simple que ça de supprimer...
19:43Oui, mais ce que nous dit Margarita, c'est qu'il y a pire.
19:46Oui, oui, mais c'est toujours pire.
19:48Alors, on passe à la revue de presse.
19:50Le Monde, titre, au sommet de Chouze France,
19:53Emmanuel Macron annonce un record de 93 milliards d'euros
19:56d'investissements étrangers.
19:59Alors, est-ce que c'est une fin de Macronie en fanfare pour la tech ?
20:03Vous dites, oui, carton vert, non, carton rouge.
20:08Et je ne montre pas l'exemple, puisque je suis très...
20:12Il y a du très bon, et puis alors il y a du quand même questionnable.
20:17On n'a pas vu ton carton, Julien.
20:19Oui, alors vas-y, c'est toi qui es le plus catégorique.
20:21Pourquoi non ?
20:24Parce que si c'est un fin de règne en fanfare pour la tech,
20:27c'est un fin de règne en fanfare pour la tech, surtout étrangère, en vérité.
20:30Parce qu'une grosse partie des investissements qui ont été annoncés...
20:32Alors, c'est le principe de Chouze France, hein ?
20:34On est d'accord.
20:35On est d'accord.
20:36Il n'en demeure pas moins que ça a été présenté comme un très gros avantage pour la France.
20:42Mais le problème, c'est que ça cible essentiellement des data centers.
20:46Une grosse partie de ces investissements sont ciblés pour les data centers.
20:48Et les data centers, en vérité, aujourd'hui,
20:51ils sont gavés de technologies et de semi-conducteurs étrangers.
20:55Donc, on commande à l'étranger, avec de l'argent qui vient de l'étranger,
20:58mais qui bénéficie, ou finis, à des entreprises étrangères.
21:01Et puis derrière, ces data centers, aujourd'hui,
21:03alors ça peut changer à l'avenir,
21:04mais aujourd'hui, ils sont surtout mobilisés pour entraîner des algorithmes étrangers,
21:08pour stocker des données à des fins de streaming
21:11qui profitent aussi à des acteurs étrangers.
21:14Donc, en vérité, une grosse partie de l'économie liée au data center en aval
21:18est aussi une économie qui bénéficie beaucoup à l'étranger.
21:21Donc, à la sortie, ça fera peu de création d'emplois
21:24et pas tant de création de valeur que ça pour la France.
21:2615 000 sont annoncées.
21:2715 000 sont annoncées, oui.
21:29Les promesses n'engagent que ceux qui les croient.
21:30Tout l'essentiel de ces investissements, manifestement,
21:34représente, en fait, une activité extractive
21:38de l'énergie bas carbone produite en France.
21:41C'est ça.
21:42Voilà.
21:43Chacun ses atouts.
21:45Oui, mais encore faut-il que ça bénéficie à l'économie française.
21:49Alors, ça va bénéficier, si, quand même, à certains acteurs,
21:52comme Schneider Electric, qui produit des équipements pour les data centers.
21:57Mais, in fine, vous savez, aujourd'hui, un data center extrêmement moderne,
22:02c'est quasiment une dark factory.
22:05Il n'y a personne, il n'y a pas de monde dedans.
22:08Il n'y a pas de monde.
22:08C'est sûr.
22:08Voilà, ça produit très peu d'emplois.
22:11Et ce qui intéresse les investisseurs en venant en France,
22:16c'est d'abord et avant tout cette énergie bas carbone.
22:19Donc, on vient extraire, miner, pour produire du token,
22:25on vient miner notre énergie bas carbone.
22:26C'est un des éléments essentiels.
22:28Et ça pose plusieurs questions.
22:30Est-ce qu'on va continuer à multiplier les centrales
22:32pour pouvoir continuer à fournir de l'énergie supplémentaire ?
22:35Il faut quand même avoir en tête les rapports.
22:37Quand on annonce un data center de 2,4 gigawatts,
22:41ça fait deux tranches d'EPR.
22:44Oui.
22:451,2 gigawatts, un EPR.
22:46Deux tranches d'EPR.
22:48Pour l'instant, on en construit que six.
22:50Et la question qui se pose, c'est est-ce que certaines régions
22:52dans lesquelles on implante ces data centers
22:54ne vont pas se trouver en sous-tension électrique
22:57parce qu'elle va être absorbée par les data centers ?
23:00Est-ce que les prix de l'électricité ne vont pas augmenter suite à cela ?
23:03Et puis, on se retrouve dans une situation de tension.
23:05On ne peut pas en même temps, à long terme, à moyen terme,
23:08parce qu'aujourd'hui, effectivement,
23:09on produit plus d'électricité qu'on en consomme.
23:11Mais décarboner l'industrie lourde, décarboner les mobilités,
23:16décarboner le confort thermique
23:18et alimenter les data centers.
23:20À un moment, est-ce que les courbes, comment est-ce que ça évolue ?
23:22Et puis, on ne peut pas parler d'une politique industrielle non plus.
23:26Voilà.
23:27Je propose qu'on enchaîne parce que, vraiment, ça va très très vite.
23:30Les échos, titres.
23:31La technologie peut guérir, elle peut aussi diviser.
23:34C'est le pape qui est cité, le pape Léon XIV,
23:37qui appelle donc à désarmer l'intelligence artificielle.
23:40Est-ce qu'il vous semble qu'il porte la bonne parole ?
23:43Carton vert, oui.
23:44Carton rouge, non.
23:46On est tous d'accord avec le pape, disons.
23:48Une unité.
23:49C'est extraordinaire.
23:51Margarita, qui n'a pas eu le temps tellement de s'exprimer sur le sujet précédent.
23:56Moi, c'est carton vert parce que tous les messages que le pape a portés
23:59sont vraiment des messages de fond,
24:01qu'on discute depuis des années sur l'intelligence artificielle.
24:04On parle de l'impact sur l'humain,
24:07on parle de l'impact sur la paix, sur la médecine, sur notre monde.
24:12Mais on parle aussi de l'impact sur les plus fragiles, sur les jeunes,
24:15de la dominance par la désinformation.
24:18En fait, on parle de tous les sujets, je pense surtout de la souveraineté,
24:21qui est quand même un des sujets des chandreaux.
24:24La gouvernance, le sujet que je pense le plus important
24:27et qui remet très bien au cœur de tout ça,
24:29et d'où désarmer l'IA, c'est aussi la gouvernance.
24:32Est-ce qu'on peut laisser des multinationales,
24:34dont une grande partie sont quand même américaines,
24:38gouverner ce monde-là pour le monde entier ?
24:40Est-ce qu'on peut laisser ces entreprises-là
24:42avoir toute la valeur, tout le savoir-faire,
24:44et en fait, le reste de la société porterait les...
24:46Et puis on peut nous dire quand même, bravo,
24:47de s'emparer de ce sujet, de poser les vraies questions sur la table.
24:52Tout à fait.
24:53Juste d'un mot, quelque chose à rajouter, Julien ?
24:55Le mot qu'il faut prononcer, je pense, pour compléter les tiens,
24:57c'est l'éthique.
24:58Cette encyclique, elle est vraiment orientée
25:01autour de l'éthique, à la fois des affaires,
25:03en général, puis l'éthique, évidemment,
25:05des entreprises dans leur choix de politique générale
25:07autour de la tech,
25:08parce que la tech, aujourd'hui, effectivement,
25:10résout beaucoup, beaucoup de problèmes
25:11et continue à en résoudre,
25:12mais elle génère aussi son lot d'externités négatives,
25:16qu'elles soient environnementales,
25:17qu'elles soient sociétales aussi.
25:18Elle divise énormément,
25:19et lorsqu'elle est mise entre de mauvaises mains
25:21pour de mauvais dessins,
25:23en vérité, elle crée plus de problèmes qu'elle n'en résout.
25:25Donc là, il y a une question, évidemment,
25:27d'éthique fondamentale à se poser,
25:28et je pense que le pape a mis le doigt là où il fallait.
25:31Un mot.
25:32Un mot.
25:33Cet encyclique, indépendamment de vos convictions religieuses
25:37ou philosophiques,
25:38si vous êtes un dirigeant
25:40de quelque domaine que ce soit,
25:42de quelque secteur que ce soit,
25:43si vous ne l'avez pas lu,
25:44dans le monde qui vient,
25:45c'est une faute professionnelle lourde.
25:48On passe aux numériques.
25:50Les numériques qui titrent
25:51RTX Spark.
25:53Comment Nvidia lance ses processeurs pour PC portable ?
25:56Enfin, surtout, comment Microsoft et Nvidia,
25:58je traduis vite parce qu'on est pressé,
26:00disent réinventer le PC.
26:02Donc, carton vert, vous dites,
26:04oui, c'est génial la réinvention du PC.
26:06Carton rouge, vous n'êtes pas très chaud.
26:09Moi, je trouve que c'est vachement bien.
26:10Voilà.
26:10Alors, Henri, on ne voit pas.
26:12OK.
26:12Vachement bien, pourquoi ?
26:15Parce que...
26:15Des PC dans lesquels il y aura de l'agentique
26:17à intégrer au cœur du système.
26:19Non, mais c'est surtout que c'est une...
26:22D'abord, c'est très bien de réinventer le PC.
26:26Ça, à un moment, réinventer cette architecture,
26:28c'était quand même quelque chose de tout à fait intéressant.
26:31Mais surtout, ça va permettre de pouvoir s'affranchir,
26:34de faire tourner des grands modèles
26:35ou des modèles très importants de langage
26:41sur une infrastructure locale.
26:44et ça permet de s'affranchir,
26:46notamment du cloud.
26:49Et pourquoi ?
26:50Pour pouvoir protéger ces données,
26:53ces données notamment sensibles
26:54dès lors qu'elles tournent sur un modèle.
26:56C'est probablement...
26:57Maria, il y a un rouge comme moi, je crois.
26:58Pour l'instant...
26:58Oui, j'ai mis un rouge et un vert.
27:00Je suis tout à fait d'accord avec ce que tu dis, Henri.
27:03Le seul bémol que moi, j'ai,
27:06c'est qu'on commence à devenir extrêmement dépendant
27:08d'un acteur comme NVIDIA
27:09qui est déjà extrêmement présent dans l'IA
27:11et qui maintenant a qu'à part la totalité du sujet.
27:14Julien.
27:15Non, je suis obligée.
27:16C'est très bien d'avoir enfin un Windows
27:18qui soit orienté sur une architecture ARM,
27:21ce que permettra effectivement
27:22ce partenariat avec NVIDIA.
27:23En revanche, le dindon de la France,
27:24effectivement, c'est peut-être Intel
27:26qui risque de perdre de nouveau des plumes
27:29et à la sortie, effectivement,
27:31renforcer d'autant plus
27:31l'hégémonie d'NVIDIA
27:32qui commence à devenir extrêmement transversale.
27:34Moi, j'ai mis un rouge
27:35parce que je m'inquiète en fait
27:36qu'on nous impose cet IA gentil
27:38et qu'on perd définitivement la maîtrise de nos PC
27:40et qu'on passe de...
27:40Au début, on programmait la machine,
27:42maintenant, on l'utilise
27:43et puis demain, on la consommera simplement.
27:46Merci à tous les trois
27:47de ne pas avoir été d'accord avec moi.
27:49Margarita Zlatkova,
27:50directrice Monde de la Performance
27:52chez Zitag, Henri Dagrin,
27:53déléguée générale du CIGREF
27:55et Julien Pillot,
27:56chercheur en économie à l'INSEC.
27:57Merci à tous de nous suivre.
27:59On se retrouve pour un nouveau direct.
28:00Ce sera jeudi à 10h45,
28:02comme toutes les semaines.
28:03En attendant, dès lundi,
28:04de nouvelles histoires sur la tech,
28:06sur Bismarthez.
28:07Suivez dans Smartech.
28:07Sous-titrage Société Radio-Canada
28:11...
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