- il y a 57 minutes
Jeudi 21 mai 2026, retrouvez Julien Pillot (Consultant, Enseignant-chercheur en économie, Inseec - Groupe Omnes Education), Nathalie Irisson (responsable de missions Direction Métier IARD, Macif), Georgie Courtois (Avocat) et Alain Garnier (Président, Jamespot) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.
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00:08Bonjour à tous, nous sommes ensemble pour 28 minutes en direct sur la chaîne Bismarck, vous regardez le grand débrief
00:14de l'ActuTech.
00:19C'est parti pour le grand débrief de l'ActuTech, que vous regardez les jeudis à 10h45 en direct sur
00:25la chaîne Bismarck.
00:26Aujourd'hui, autour de la table avec moi pour commenter l'actualité, j'ai eu le plaisir d'accueillir Georgie
00:30Courtois, qui est avocat associé chez Simons & Simons.
00:34Bienvenue Georgie aujourd'hui, Alain Garnier également présent, bonjour Alain, bienvenue dans Smartech, PDG de Jamespot et Julien Pillot, enseignant
00:44-chercheur en économie à l'INSEC.
00:46Bienvenue aussi Julien dans ce nouveau débrief de l'ActuTech, dans lequel on va parler de cet accablant rapport de
00:52l'ActuTech sur les fuites de données.
00:54On bat encore un record, record historique en France en matière de fuites de données, avec en plus les administrations
01:01qui sont vraiment en première ligne.
01:02On va faire notre revue de presse pour sortir nos cartons rouges.
01:06On va s'intéresser à ce bruit qui court concernant les VPN qui pourraient être interdits dans l'Union Européenne.
01:12On y croit vraiment à ça ?
01:13On va parler aussi de CHAPS Vision, qui est notre champion européen face à Palantir, mais qu'on n'a
01:17pas choisi en France.
01:18En revanche, l'Allemagne, oui, a osé basculer vers un choix souverain, dirait-on.
01:24Et puis on va parler des recommandations remises au gouvernement pour accélérer le déploiement d'infrastructures numériques en France.
01:30Mais d'abord, je propose qu'on démarre avec le véhicule autonome, peut-être demain d'utilité publique, en tout
01:36cas pour lancer cette discussion.
01:37Je vous propose d'écouter Nathalie Hérisson, qui est connectée à distance. Bonjour Nathalie.
01:43Bonjour Delphine.
01:44Vous êtes responsable au sein de la direction assurance d'hommage aux biens de projets prospectifs et transversaux à la
01:52Massif.
01:53Massif, donc assureur mutualiste, qui est un assureur auto très important, le premier, je crois, en France.
02:01Absolument, en nombre de contrats, oui.
02:02Voilà, très bien. Et vous avez publié les résultats d'une enquête menée avec l'Institut VDcom sur les robots
02:09-taxis navettes automatisées.
02:11Vous les voyez comme finalement un moyen de réduire les fractures sur la mobilité, presque j'allais dire comme une
02:18alternative au transport en commun ?
02:21Alors, vous l'avez rappelé, la Massif est un acteur important en matière d'assurance d'hommage.
02:27Nous nous assurons plus de 6 millions de véhicules. Donc, évidemment, ça nous place comme observateurs privilégiés de l'évolution
02:34des besoins et des usages en matière de mobilité.
02:38Alors, en fait, nous avons évidemment observé la montée croissante de véhicules automatisés.
02:45Et nous, on s'est dit en quoi ces innovations technologiques peuvent aussi servir le progrès sociétal et le progrès
02:53territorial.
02:53Parce qu'en fait, ce qui nous intéresse, c'est en quoi ces nouveaux véhicules, que ce soit des navettes
02:59automatisées ou des robotaxis, vont rendre un service très concret à nos concitoyens qui peuvent être dans des zones rurales
03:08ou périurbaines
03:09où ils ont peu de choix, peu d'alternatives à la voiture individuelle.
03:13Il y a 7, ça c'est dans notre baromètre, il y a 7 personnes sur 10 en zone périurbaine
03:19et rurale qui disent ne pas avoir d'autre choix que de prendre leur voiture individuelle.
03:24Ce qui peut être compliqué, en fait, parce qu'on en parle énormément, évidemment, avec le prix des carburants.
03:30Ça peut avoir un impact important sur le pouvoir d'achat de nos concitoyens.
03:35Et surtout, ce qui nous intéresse beaucoup dans cette automatisation des véhicules, c'est est-ce que ça ne peut
03:41pas aussi aider ?
03:43Nous sommes dans une France qui vieillit et on va avoir de plus en plus de personnes âgées qui ne
03:49vont plus pouvoir conduire.
03:51Donc, est-ce que l'automatisation de véhicules, la mise à disposition de navettes automatisées, partagées, ne va pas aider
03:57à leur maintenir une mobilité,
04:00notamment dans les territoires reculés où il manque de transports en commun ?
04:03Oui, c'est ça. Alors, parce que je parlais des transports en commun, les transports publics jusqu'ici allaient partout.
04:09Mais c'est vrai qu'on voit des gares fermées de plus en plus souvent.
04:12Donc, on se retrouve finalement avec des zones blanches, comme on le dit dans les télécoms en matière de mobilité.
04:18Donc, vous pensez que ça pourrait être un moyen de réduire ces fractures d'accès à la mobilité.
04:23Mais qui est prêt à investir là-dedans ?
04:26Parce que moi, pour l'instant, ce que j'ai passé comme historique en tête,
04:31ce sont plutôt des échecs sur les expérimentations qui ont été menées, des échecs même commerciaux.
04:36Est-ce qu'il y a un problème d'utilisateurs, les citoyens qui ne sont pas prêts à monter à
04:41bord de ces navettes ?
04:41Est-ce qu'on a un problème d'investissement, de modèle économique ?
04:47Alors, en matière d'acceptabilité, l'étude que nous menons avec l'Institut VEDECOM auprès des Français
04:52nous montre que les Français, en fait, jugent tout à fait utile d'avoir des navettes automatisées
04:59ou des véhicules automatisés partagés.
05:01Ils sont plus de 9 sur 10, en fait, à nous dire oui, ça peut être utile.
05:06Et notamment, donc, dans ces fameuses zones blanches de mobilité,
05:10l'idée, c'est que ces navettes automatisées puissent apporter une brique complémentaire
05:16au système de mobilité en place dans certains territoires
05:19pour qu'il n'y ait justement pas de problème de mobilité,
05:22notamment pour les publics les plus fragiles, comme les seniors, j'en parlais tout à l'heure,
05:27mais aussi, par exemple, les plus jeunes.
05:29Mais est-ce qu'on va réussir à les remplir, en fait, ces navettes autonomes ?
05:34Alors, nous, nous avons soutenu, nous allons continuer à le faire,
05:38des expérimentations très concrètes de ces navettes automatisées,
05:43notamment dans la Drôme.
05:45Nous avons investi dans un opérateur de mobilité spécialisé dans la mobilité automatisée
05:51qui s'appelle Petit.
05:53Et donc là, l'année dernière, il y a plus de 3 000 personnes
05:56qui ont pu emprunter une navette automatisée aux abords de la gare Valence-TGV.
06:01En fait, cette navette circulait sur route ouverte,
06:04avec une insertion parfaite dans la circulation.
06:09Et en fait, il y a eu plus de 3 000 personnes qui ont pu bénéficier de ce service.
06:14Parce que nous, l'intérêt aussi qu'on voit sur les navettes automatisées,
06:18pour que ça marche, pour que le public adhère,
06:21c'est que ça réponde à un vrai besoin.
06:23L'idée, ce n'est pas d'aller faire des gadgets technologiques
06:27et poser des véhicules supplémentaires
06:30qui pourraient encore plus congestionner le trafic
06:33dans certaines zones urbaines, notamment.
06:36Donc, s'il y a un besoin de mobilité,
06:39eh bien, très vite, en fait, les personnes acceptent de monter à bord
06:44d'une navette automatisée.
06:46Et on le voit, en fait, plus les expérimentations vont se développer,
06:51plus il y aura une acceptabilité.
06:52Oui, c'est sûr.
06:53Nous, on travaille beaucoup.
06:55Excusez-moi, je voulais juste faire un petit tour de table
06:57pour savoir si vous étiez convaincu sur cette possibilité
07:00d'avoir en France des véhicules autonomes qui vont circuler,
07:03qui vont permettre de réduire cette fracture d'accès aux moyens de transport.
07:09Pour la petite question, c'est un ancien de l'Institut Védécom.
07:11Oui ?
07:11Oui.
07:12J'étais le premier post-doctorant de l'Institut en 2012 jusqu'à fin 2013.
07:18Et déjà, à l'époque, on lançait les réflexions sur ces questions-là.
07:21Et je suis content de voir que les travaux perdurent
07:23et que ça aboutit petit à petit.
07:25Les gros points noirs de l'époque, c'était vraiment des questions d'acceptabilité.
07:27Mais celles-ci, je pense qu'elles ne sont pas à être dépassées,
07:30si elles ne le sont déjà.
07:31Mais oui, le gros point noir, c'était le business model qui était derrière.
07:33Parce qu'on voit très bien ce que ça permet d'économiser,
07:35notamment le coût du chauffeur.
07:37Et puis, le fait de pouvoir dimensionner peut-être un peu mieux les moyens de transport.
07:41Souvent, les bus sont surdimensionnés par rapport à des zones blanches,
07:43justement, où il y a peu de temps à transporter.
07:46Mais néanmoins, le coût de la technologie,
07:47ce qui a un passé récent, était vraiment très important.
07:50Et puis, les risques associés aussi à l'utilisation de ces véhicules en totale autonomie,
07:55sur des routes parfois qui, justement, en zone blanche,
07:57sont un peu plus dangereuses, moins bien cartographiées, moins bien entretenues,
08:00faisaient que ça devenait très vite une usine de gaz
08:02lorsqu'on intégrait les coûts cachés dans les modèles économiques.
08:05Donc, si ça, ça a évolué dans le bon sens,
08:06évidemment que ça peut être une solution super intéressante.
08:09Alain ?
08:10Ce qu'on voit aujourd'hui, c'est que le véhicule autonome,
08:12on envoie les VT-taxis, mais dans des endroits très denses
08:14où il y a justement une connaissance parfaite de l'environnement.
08:17Et moi, je me projette, moi, dans mon petit village natal,
08:20il y a un vrai besoin.
08:21Il y a un vrai besoin.
08:22La population vieillit.
08:23Les gens ne peuvent plus prendre leur voiture,
08:24mais des fois, parce qu'ils sont trop âgés,
08:25même quand ils ont une voiture.
08:26Et donc, il y a un vrai besoin.
08:27Mais le truc, c'est qu'il faut faire les 3 km et 4 km pour aller à la ville.
08:31Et ceux-là, ils ne sont effectivement souvent pas cartographiés.
08:33Il faut le faire au niveau de toute la France.
08:35Donc, il y a une question technologique,
08:37ce que tu appelles le coût caché derrière,
08:38pour savoir si cette cartographie, elle est faite.
08:40Parce qu'on n'est pas à San Francisco, justement.
08:41D'accord ?
08:42On sera à Vivonne, dans le Poitou.
08:45Voilà, maman, bonjour.
08:47Je fais un petit bonjour, moi, à Hissoir, en Nouvelle.
08:50Parce que ma cousine me disait que,
08:51chez les personnes âgées,
08:53c'est Blabla Car qui cartonne.
08:55Voilà.
08:55Donc, ils utilisent déjà ces applications d'automartage.
08:59Et donc, après, par contre, le coût,
09:01si on arrive à des véhicules plutôt individuels,
09:02il faut voir que, par contre, là,
09:03on n'est plus dans des coûts technologiques très élevés.
09:05Parce qu'on est dans une coût...
09:06En fait, est-ce qu'une commune peut, entre guillemets,
09:08s'acheter une voiture autonome, par exemple, pour ses administrés ?
09:11C'est moins cher que le banquet qu'on fait tous les ans
09:14pour les personnes âgées.
09:15D'accord ?
09:15Donc, en vrai, oui...
09:17C'est encore moins cher qu'un rond-point ?
09:20C'est 10 fois moins cher qu'un rond-point
09:22dont on fabrique beaucoup trop en France.
09:24Et avant ça, typiquement, ça pourrait être une réallocation budgétaire.
09:27Je parle sous le contrôle de l'économie.
09:29Tout à fait logique.
09:30Absolument.
09:31Georgie ?
09:31Moi, juste peut-être un point de vue techno, en fait.
09:34Je pense que ça dépend, effectivement, de l'évolution de la technologie.
09:36Vous savez, les voitures autonomes,
09:38c'est stage 3, stage 4, stage 5,
09:41en fonction de le niveau d'autonomie.
09:43En fait, on va voir aussi le parc automobile
09:46qui va évoluer, qui va changer.
09:48Quand on sera dans un parc automobile
09:49où la majorité des voitures seront stage 4,
09:52ça sera beaucoup plus facile
09:53parce que tout sera mieux cartographié,
09:55ça sera beaucoup plus facile à intégrer.
09:56Donc, je pense que c'est aussi une question de temps
09:59sur le fait que ces initiatives vont nécessairement arriver.
10:03Après, la question, c'est aussi l'investissement.
10:04Est-ce qu'on investit en avance
10:05pour que ça arrive plus vite ou pas ?
10:06Ah oui, c'est ça le problème.
10:07Mais ça va, je crois.
10:09On voit qu'on développe les technos,
10:11mais que finalement, il faut tenir sur la distance,
10:13il faut investir, il faut qu'il y ait de la commande publique.
10:16Juste une réaction à tout ce que vous avez entendu, Nathalie,
10:19avant qu'on se quitte.
10:22Alors, sur le volet technologique, en fait, ça fonctionne.
10:27Nous, les expérimentations que nous avons menées dans la Drôme,
10:30en fait, on a parfaitement réussi
10:31à faire cartographier la zone
10:34et avec une hypervision à distance,
10:36on n'a rencontré aucune difficulté en matière de technologie.
10:40D'accord.
10:41Nous, on travaille beaucoup aussi avec les territoires,
10:44avec les collectivités locales,
10:46et nous leur fournissons des outils
10:48pour qu'ils puissent évaluer si, effectivement,
10:50la solution mobilité automatisée
10:52peut correspondre aux besoins de mobilité
10:55de leurs concitoyens sur leur territoire.
10:57Donc ça, c'est très important, en fait,
11:00parce que l'idée, c'est de faire bouger les usages.
11:02Mais si, en face, il n'y a pas un besoin réel,
11:05en fait, ça va tomber à l'eau.
11:08Donc, très important d'associer l'ensemble des acteurs
11:12et surtout, quand on met en place comme ça,
11:14quand on déploie une expérimentation de navettes automatisées,
11:17il faut faire un effort de pédagogie assez important.
11:20C'est-à-dire qu'il faut non seulement sensibiliser
11:23les usagers ou futurs usagers du service,
11:26mais aussi tous ceux qui vont cohabiter dans l'espace public
11:30avec ces nouveaux modes de transport.
11:33Merci beaucoup, Nathalie Risson, d'avoir été avec nous
11:35dans le débrief de la TEC.
11:38Merci.
11:38Je rappelle que vous êtes au sein de la direction assurance
11:40d'hommage aux biens chez la Massif.
11:43Nous, on enchaîne, merci beaucoup,
11:46on enchaîne avec notre record de fuite de données,
11:49un record français révélé dans le rapport annuel de l'ACNIL.
11:54On est à 6167 violations de données,
11:57plus 9,5% par rapport à 2024.
12:00Secteur les plus touchés, c'est ça,
12:02la surcouche, deuxième mauvaise nouvelle,
12:05l'administration publique, la santé, la finance
12:08et les assurances, justement.
12:11Une réaction, rapidement, là-dessus.
12:13Parce qu'on en parle tellement souvent.
12:15Je vais peut-être juste un contrepoint là-dessus.
12:17Donc, effectivement, les chiffres sont énormes,
12:20mais aussi, il faut se rendre compte
12:21que les gens déclarent maintenant les fuites de données.
12:23Avant, il y avait un phénomène
12:25où il y avait un nombre caché, gris,
12:28qui n'était pas déclaré.
12:29Il faut voir aussi qu'avec les obligations,
12:32avec le RGPD, etc.,
12:33il y a aussi une prise de conscience
12:36par les entreprises et par le public
12:37de l'importance des données personnelles.
12:39Donc, il y a aussi une prise de conscience
12:40de l'obligation de déclarer.
12:42Après, on va y revenir,
12:43mais c'est très bien que ce soit fait.
12:47Effectivement, l'IA permet aux hackers
12:51de faciliter les attaques.
12:53La réaction de la CNIL qui est de dire
12:54« on va faire plus de contrôles »,
12:55je ne suis pas certain que ce soit la bonne réaction.
12:57C'est très bien, je voulais vous faire sortir vos cartons.
13:00La réponse de la CNIL,
13:01c'est que 50% de contrôles, maintenant,
13:04seront consacrés à la cybersécurité.
13:07Première historique, nous dit-on,
13:08avec une priorité aux organismes
13:10gérant plus d'un million de données.
13:11Vous trouvez que c'est une bonne réponse ou pas ?
13:15Ah, c'est difficile !
13:17Moi, j'ai les deux.
13:19Un petit tour de table.
13:20Mettez vos cartons devant vos micros
13:22qu'on vous voit tous.
13:23Donc, tout le monde est un peu compliqué.
13:25Alors, le plus tranché, c'est Alain.
13:27Oui.
13:27Pourquoi c'est une mauvaise réponse ?
13:28Je vais dire mauvaise réponse,
13:29parce qu'en fait,
13:30selon vous,
13:32depuis deux ans, effectivement,
13:33on a de plus en plus d'attaques,
13:35et y compris au niveau des administrations,
13:36plus graves.
13:37En fait, ce qu'on fait,
13:37c'est qu'on met plus de contrôles,
13:38les contrôles étant, en fait,
13:40derrière du contrôle administratif.
13:42Donc, en fait, ce qui se passe,
13:43c'est que tout le monde a intérêt
13:45à investir plus tôt,
13:46à avoir des gens
13:47qui remplissent des dossiers
13:48pour prouver qu'eux,
13:49ils vont faire des choses,
13:50qu'ils mettent en place
13:50des plans d'action, etc.
13:52Est-ce que ces plans d'action sont faits ?
13:53Oh, ben ça, c'est pas le sujet.
13:54C'est pas le sujet.
13:55Et d'ailleurs,
13:56c'est ce qu'on est sur la NTS,
13:58c'est exactement ce qui a été démontré
13:59dans les enquêtes préliminaires.
14:01Donc, plus on va mettre de la répression,
14:04plus, en fait,
14:05on va avoir un phénomène,
14:06justement, d'occultation.
14:07Donc, moi, je pense que c'est vraiment
14:08la pire chose à faire.
14:10Le vrai sujet,
14:11c'est de mettre
14:11des professionnels de la sécurité,
14:15cyber, tech, sur le terrain.
14:16Et d'avoir des gens plutôt,
14:18comme le faisait la CNIL au départ,
14:19qui accompagnent pour dire,
14:21écoute, voilà les nouvelles menaces,
14:23et se mettent ensemble pour les traiter.
14:25Là, ce qu'on a,
14:26c'est qu'on a des logiques
14:27où tout le monde est en train
14:28de sortir le parapluie.
14:29Et il y a pire que ça,
14:30c'est qu'il y a un petit alinéa
14:32dans, justement,
14:33la proposition de loi du...
14:34Et là, qui me fait double carton,
14:35j'ai envie d'en prendre un dième chez vous.
14:37C'est que...
14:37Non, mais non.
14:39Double.
14:39C'est que l'État
14:42va financer sa cyber
14:44par un fonds,
14:45vu qu'ils n'ont pas d'argent,
14:46l'État, on le sait,
14:47un fonds qui est celui
14:48des amendes de la CNIL.
14:50Donc, on va avoir la CNIL
14:51qui va chasser, en fait,
14:52un peu comme dans les villes
14:53où on regarde les voitures
14:54qui sont mal garées,
14:56pour financer la cyber de l'État.
14:58Alors là, on a la CNIL
14:59qui va devenir tout simplement
15:01un organisme
15:02qui était plutôt verteux.
15:03C'est pas fait, ça, pour l'instant.
15:05Non, c'est écrit
15:05dans la proposition de loi.
15:06Oui, c'est une proposition.
15:07Non, mais d'où mon carton rouge
15:08pour essayer peut-être
15:09d'empêcher que ça arrive.
15:10Oui.
15:10Voilà.
15:11Donc, je pense que là,
15:12on prend vraiment
15:13le problème du mauvais côté.
15:14Et moi, je suis plutôt
15:15un praticien de la cyber.
15:16Moi, ce que je préfère,
15:17c'est des ingés qui bossent
15:19plutôt que des gens
15:20qui remplissent des dossiers
15:20et d'autres qui mettent
15:21des amendes
15:22pour récupérer des amendes
15:23pour payer des gens
15:23qui payent les dossiers.
15:24Voilà dans quelle situation
15:25on est.
15:26Julien.
15:26J'ai envie de dire amène.
15:28Non, non, mais
15:29t'as tout dit
15:30sur la partie rouge.
15:32Il y a quand même
15:32une petite partie verte.
15:33C'est que ça ne fait que démontrer
15:37que la cyber devient
15:38un vrai sujet dans ce pays.
15:40On a enfin un ministre du numérique
15:42qui connaît ces sujets,
15:43qui en parle.
15:45Et effectivement,
15:46de rapport en rapport,
15:47on voit que de plus en plus
15:48de parlementaires
15:49s'emparent du sujet.
15:50Et c'est plutôt
15:51une bonne nouvelle.
15:52Mais effectivement,
15:52pour l'instant,
15:52les réponses qui sont apportées
15:54sont clairement insuffisantes.
15:55Clairement insuffisantes.
15:56Je pense souvent
15:57à cette métaphore
15:58dans cette émission.
16:00Mais on continue
16:02à essayer d'avoir
16:03une politique répressive,
16:04très administrative,
16:06et de ne pas parler,
16:07ou pour éviter peut-être même
16:08d'en parler,
16:09de l'acculturation des masses
16:11au cyber,
16:12et aux bonnes pratiques,
16:13aux bons usages,
16:15à la mise en place
16:16de vraies filières de formation
16:17pour qu'il y ait derrière
16:18des experts
16:19qui fassent de l'acculturation
16:20dans les lieux
16:20où on utilise le numérique,
16:21notamment de façon intensive
16:23et avec des données sensibles.
16:24Et puis,
16:25la dernière chose,
16:25c'est que malgré tout,
16:27il faut se rappeler
16:28que 60% des fuites
16:29de données,
16:30c'est issu
16:32de mauvaises utilisations
16:33par des utilisateurs.
16:34Donc tant qu'on aura
16:35aussi cette culture
16:36d'essayer toujours
16:38de renforcer un peu plus
16:39le coffre-fort
16:40en oubliant
16:41de regarder
16:42à qui est-ce qu'on a confié
16:43les clés du coffre-fort
16:44et est-ce qu'ils sont...
16:45Non, mais quand on pense
16:46qu'on en est encore à dire
16:47qu'il va falloir mettre
16:48de la double authentification,
16:50c'est fou, quoi.
16:51C'est terrible.
16:52On est tous d'accord.
16:53Moi, je voulais quand même
16:54citer le député Laton
16:56qui a encore,
16:56je trouve,
16:57le mot juste.
16:58C'est d'ailleurs
16:59une excellente enquête
17:00du Monde
17:01que je vous invite à lire,
17:02Donner perso la grande fuite.
17:03Il dit
17:03on est en train de perdre
17:04les bénéfices
17:05de la numérisation
17:06de notre économie
17:07et ça,
17:08l'État en est responsable.
17:09C'est vrai que,
17:10du coup,
17:11tous ces projets,
17:12il ne faut pas qu'ils s'étonnent,
17:13l'État,
17:14que quand on voit arriver
17:15un nouveau projet
17:15de numérisation
17:16de nos papiers d'identité,
17:17de vérification de l'âge,
17:18par exemple,
17:19on ne soit pas tout à fait rassuré.
17:21Je peux vous dire quelque chose ?
17:23Très vite.
17:23Après, on passe à la revue.
17:24Une seconde.
17:25Juste, en plus,
17:26la CNIL
17:27va certainement chapeauter
17:29tout ce qui est lié à actes
17:30et l'intelligence artificielle.
17:31Donc, il ne faudrait pas
17:32qu'on parte
17:33dans une dérive
17:35où on n'est que sur du contrôle
17:36et de la sanction.
17:37Il faut aussi comprendre,
17:38maîtriser
17:39et accompagner sur les sujets
17:40parce que sinon,
17:41on risque d'aller dans le mur.
17:43Revue de presse,
17:44allez,
17:45on va citer Euronews.
17:47Euronews,
17:47qui titre
17:48« Vérification des faits,
17:49l'UE est-elle en train de... »
17:52Non, est-elle sur le point, pardon,
17:53de restreindre l'utilisation
17:55des VPN ?
17:56C'est une rumeur
17:57selon laquelle l'Union européenne
17:58pourrait restreindre
17:59cette utilisation
18:00qui s'est largement répandue
18:02en ligne,
18:02suscitant des inquiétudes
18:03sur, évidemment,
18:04nos libertés numériques.
18:06Il semble toutefois
18:07qu'il s'agisse
18:08d'un malentendu précise
18:10Euronews.
18:11Donc, effectivement,
18:14cela remonte quand même
18:15à quelque temps
18:16un malentendu.
18:17Pour l'instant,
18:18la Commission n'a pas du tout
18:19pris position
18:19sur l'interdiction des VPN.
18:21Ils sont plutôt en train
18:21de dire que
18:22ça peut poser un problème
18:24sur les sujets
18:24de vérification de l'âge.
18:26Voilà.
18:26On en est là.
18:27Est-ce que vous,
18:27vous êtes inquiet ?
18:28Allez.
18:30Non, pas inquiet ?
18:31Alors, oui.
18:34Est-ce que ça vous semble
18:36plausible
18:36que les VPN
18:37soient interdits
18:39dans l'Union européenne ?
18:40Oui.
18:40Est-ce que ça vous semble
18:41plausible
18:41que ce soit interdit ?
18:42Non.
18:44Ah, donc,
18:45il n'y a que Julien,
18:47parce qu'on ne voit pas
18:47tous les cartons,
18:48là, pas dommage.
18:49Il n'y a que Julien
18:50qui pense que c'est plausible.
18:51Oui.
18:52Qu'est-ce qui te fait croire ça ?
18:53Déjà, parce qu'il n'y a pas
18:54de fumée sans feu.
18:54Alors, je ne dis pas
18:55que ce sera demain.
18:56Je dis qu'au fur et à mesure
18:58que les années passent
19:00et au fur et à mesure
19:00que les débats,
19:01notamment autour du numérique,
19:02mais pas uniquement,
19:02c'est des débats sociétaux aussi,
19:05se cristallisent au niveau
19:06de l'Union européenne.
19:07On voit qu'il y a
19:07de plus en plus de députés
19:08qui sont fâchés
19:09avec la notion même
19:09de liberté, en fait.
19:11Et qu'on va vers,
19:14tendanciellement,
19:15bon an, mal an,
19:16vers toujours un peu plus
19:16de contrôle,
19:17toujours un peu plus
19:17de sécurité
19:18et de sévérité.
19:19Et d'autorité aussi.
19:21Donc, est-ce que les VPN
19:22sont condamnés à court terme ?
19:25Je ne le pense pas.
19:26Est-ce que ça fait partie
19:28du domaine des possibles ?
19:29Et ce serait une grave erreur,
19:31d'ailleurs,
19:31qu'on pourrait développer
19:32éventuellement.
19:33Mais oui,
19:34ça fait partie
19:34du domaine des possibles.
19:35Nous, on n'y croit pas du tout.
19:37J'espère que dans l'esprit
19:40humaniste européen,
19:40qui est quand même
19:41celui de la liberté,
19:42les députés n'iront pas là-dessus.
19:44D'autant plus que,
19:45effectivement,
19:45toute la confusion,
19:46alors qu'on est sur
19:48la question du contrôle
19:49de l'âge,
19:49vient d'une note technique
19:51qui a été envoyée
19:52aux députés
19:52pour expliquer
19:53ce que c'était les VPN.
19:54Et puis,
19:54comment on interdit les VPN ?
19:55C'est n'importe quoi.
19:56Et puis,
19:57de toute façon,
19:57si jamais on interdit les VPN,
19:58on contournera
19:59l'interdiction des VPN
20:00avec un autre système.
20:01C'est comme si on disait
20:02« Tiens,
20:02on va interdire Internet ».
20:03Ce serait complètement
20:04contre-productif,
20:05en plus.
20:06Oui,
20:07c'est pour aller un peu
20:08dans ce sens-là.
20:08D'autant plus que les VPN,
20:10il ne faut pas oublier
20:10que là,
20:11ils sont réapparus
20:11dans le champ public
20:12avec cette histoire
20:13de contrôle d'âge
20:14parce qu'on a peur
20:15que quelques jeunes
20:16voient des choses
20:17alors qu'ils ne devraient pas le voir,
20:18alors qu'ils ont la capacité technique
20:19de contourner la loi.
20:21Bon,
20:21OK.
20:22Donc,
20:22en fait,
20:22on parle vraiment
20:22d'un phénomène minoritaire
20:23alors que les VPN
20:24sont utilisés massivement
20:25par les entreprises
20:26pour sécuriser
20:27leur connexion inter-site.
20:28Donc,
20:29moi,
20:29c'est dans ce sens-là
20:29où je dis que c'était
20:30peu probable
20:30parce qu'en fait,
20:31on gagnerait un risque mineur,
20:34pour les mineurs d'ailleurs,
20:36pour un risque majeur
20:37pour les entreprises.
20:38Donc,
20:38à un moment-là,
20:39il y aurait peut-être
20:39une grande personne
20:40qui se leverait
20:40pour dire
20:41qu'il faut peut-être
20:41arrêter un peu le gag.
20:43Oui.
20:43Allez,
20:44on passe au Monde
20:45qui titre
20:46« Les services secrets allemands
20:47se tournent vers le français
20:48CHAPS Vision
20:49pour leur logiciel
20:50d'analyse de données
20:51afin d'éviter palentir. »
20:53Et donc,
20:54cette administration allemande
20:55a pris conscience
20:56du risque
20:56que représente
20:57une dépendance excessive
20:58aux services informatiques américains,
21:01nous dit le Monde.
21:03Bon,
21:03alors,
21:04donc,
21:04on dit chapeau
21:05à l'Allemagne,
21:06j'imagine,
21:07mais on peut sortir
21:08un carton rouge
21:09au ministère
21:09de l'Intérieur français,
21:10là.
21:11Alors,
21:11j'ai vu que le ministère
21:12de la Défense
21:12utilisait quand même
21:14notre champion.
21:15parce que ça fait des années,
21:16moi,
21:16j'ai reçu
21:17le CHAPS Vision
21:17il y a longtemps,
21:18ça fait des années
21:18qu'ils postulent
21:19pour remplacer palentir
21:20et pour l'instant,
21:21on leur dit toujours
21:21« Ben non,
21:22vous n'êtes pas prêts. »
21:22Alors,
21:23pour moi,
21:23c'est un sujet,
21:24j'en ai même parlé
21:25sur ce plateau,
21:26on voit bien
21:26la trajectoire française
21:27de la trajectoire allemande.
21:29Les Français
21:29ont beaucoup parlé
21:30de souveraineté numérique
21:31et on peut agir
21:32et les Allemands
21:33ont longtemps freiné
21:35et quand ils se sont mis,
21:36par contre,
21:36ils s'y mettent sérieusement.
21:37Voilà.
21:37Et c'est encore un exemple
21:38du sérieux allemand.
21:39C'est-à-dire que sur cette question-là,
21:41ils ne vont pas transiger.
21:42D'autant plus avec une boîte,
21:44d'ailleurs,
21:44il faut quand même reconnaître
21:45que CHAPS Vision,
21:46c'est justement
21:47l'exemple typique
21:48de ce qu'on veut.
21:49C'est-à-dire que c'est une boîte
21:49qui a réussi à monter
21:50à plusieurs centaines
21:51de millions d'euros
21:51avec quelqu'un en plus
21:52qui est hyper expérimenté,
21:53Olivier Dellenbach
21:54qui a déjà lancé
21:55plusieurs boîtes
21:56successfulles en plus
21:56au niveau mondial.
21:58Donc c'est quelqu'un en plus
21:59qui est costaud
21:59d'un point de vue
22:00dans le domaine numérique.
22:01Il prend un sujet
22:02sur lequel effectivement
22:03il n'y a pas de réponse
22:05aujourd'hui.
22:05Il amène une réponse
22:06qui est quand même solide,
22:08qui est d'ailleurs validée
22:09un peu partout.
22:10Et puis alors nous,
22:11alors nous en France,
22:12on est là,
22:13oh non,
22:13on va encore garder ça
22:15à la DGSI pour quelque temps.
22:16Manque de confiance quand même
22:17dans notre écosystème français.
22:18C'est un manque de confiance
22:19absolu,
22:20mais qui revient vraiment
22:21à cette idée.
22:22Alors qu'en plus,
22:23vraiment,
22:23il y a Olivier Dellenbach
22:24qui a tous les attributs
22:26de ce que justement
22:27ont dit les champions de demain.
22:28En plus,
22:29c'est quelqu'un
22:30qui est reconnu
22:30parce qu'il a même fait l'X,
22:32donc il est dans le Serail.
22:33Enfin,
22:33ce n'est pas un problème de réseau.
22:35Donc,
22:36à un moment donné,
22:36il faudrait vraiment
22:37qu'on regarde en face,
22:38qu'on se dise
22:38qu'est-ce qui se passe.
22:39Et puis ça fait des années
22:40qu'il se plie aux demandes,
22:41qu'il travaille très sérieusement
22:42avec eux main dans la main.
22:43Carrément.
22:44Et en plus,
22:44sur lequel,
22:45on sait qu'en plus,
22:47la DGSI n'utilise même pas
22:49Palantir
22:49pour tout ce qu'il devrait faire
22:50parce qu'ils ont peur
22:51justement de l'utiliser.
22:53Et là,
22:53on veut dire,
22:53donc,
22:54on achète un produit
22:55plus cher aux Américains
22:57qu'on n'utilise pas complètement,
22:58mais ça veut dire que là,
22:59il y a vraiment
23:00un syndrome de Stockholm absolu.
23:02Et oui,
23:03moi,
23:03je le vis tous les jours
23:04dans la souveraineté numérique.
23:04L'État là-dessus,
23:05aujourd'hui,
23:06est pire que pas exemplaire.
23:07Il est même,
23:07des fois,
23:08dysfonctionnel.
23:08Il est dysfonctionnel
23:09comme pour l'être quelqu'un
23:10qui est un peu émotionnel.
23:12Très rapidement,
23:13parce que je voudrais
23:13qu'on fasse quand même
23:14notre dernier sujet
23:14de revue de presse.
23:15Très rapidement,
23:16on est sur la souveraineté numérique,
23:17la problématique de l'État
23:18et du fait de savoir
23:20s'ils vont l'utiliser.
23:21Là-dessus,
23:22encore une fois,
23:23je pense qu'on est aussi,
23:24enfin,
23:25il y a un impact
23:25de l'administration Trump
23:27sur la prise de conscience.
23:29Je pense que ça,
23:30si on parle de ça aujourd'hui,
23:31c'est que les lignes vont bouger,
23:32donc soyons patients.
23:33Je pense que notre champion
23:35sera utilisé par la DGC.
23:36On est très,
23:37très patients,
23:38Julien.
23:38Non,
23:39mais l'État est capable aussi
23:39de temps en temps
23:40de défaire ce qu'il a fait.
23:41On l'a vu récemment
23:42avec Scalway,
23:43par exemple,
23:43qui va remplacer
23:44dans la gestion
23:45des données de santé Microsoft.
23:46C'est vrai.
23:48On a l'impression
23:49de patienter depuis très longtemps.
23:51Allez,
23:52Free News.
23:52Ça me fait plaisir
23:53de citer Free News
23:54qui titre
23:55« Il y a des France Data Center
23:57veulent accélérer
23:58les infrastructures
23:58numériques françaises ».
24:00Donc,
24:00ça part d'un communiqué
24:01de presse publié
24:02par un groupe de travail
24:04qui a réuni
24:05France Data Center
24:07et le groupe Il y a
24:08donc 19 propositions
24:09à Anne-le-Hénanf
24:11pour accélérer
24:11sur le développement
24:12de ces infrastructures numériques.
24:14Réaction.
24:16Julien.
24:17Je vais ouvrir le bal
24:18pour ne pas dire
24:18« Je vais ouvrir le feu ».
24:19Oui.
24:20Carton rouge ou carton vert
24:21sur ces propositions ?
24:23C'est compliqué.
24:24Dans l'ensemble,
24:25ce serait plutôt
24:25un carton vert.
24:25Un carton vert.
24:27Avec le petit rouge
24:28de Julien.
24:28Mais oui.
24:30Parce qu'on en a parlé
24:30un petit peu en off.
24:31Ok, donc c'est Julien
24:32qui va faire le rouge.
24:33Allez.
24:33Il y a au moins
24:34une proposition
24:35parmi les 19
24:36qui est proprement scandaleuse.
24:37C'est celle qui propose
24:38d'aligner la fiscalité
24:39des Data Center
24:40sur celle des industries
24:41intensives en énergie.
24:42Pourquoi c'est scandaleux ?
24:43C'est scandaleux
24:43pour plein de régions.
24:44Déjà parce que
24:44les Data Center
24:45font l'objet
24:46déjà d'une fiscalité
24:47dérogatoire d'une part
24:48qui est plutôt avantageuse
24:49mais d'autre part
24:50parce qu'un Data Center
24:51c'est peu intensif
24:52en capital humain.
24:54Donc ça crée
24:54peu d'emplois
24:55et derrière
24:55pour un économiste
24:56il va vous parler
24:56de faiblesse
24:57du multiplicateur keynésien.
24:59Et puis du reste
25:00les Data Center
25:01aujourd'hui
25:02font l'objet
25:02en fait
25:03de convoitises internationales
25:05pour s'implanter
25:05en France
25:06là où l'énergie
25:07est abondante,
25:07décarbonée et bon marché.
25:08Donc on a déjà
25:09un avantage comparatif.
25:10Pourquoi aller
25:11subventionner
25:11à une industrie
25:13sur laquelle
25:13on a déjà
25:14des avantages comparatifs
25:15qui font de nous
25:16le lieu privilégié
25:17des investissements étrangers
25:17pour les Data Center
25:18actuellement ?
25:18Mais ça c'est pour les étrangers
25:19et pour notre écosystème français.
25:21Mais ces Data Center
25:22se feront
25:23avec ou sans subvention.
25:24Moi je préfère les faire
25:25sans subvention
25:25surtout si derrière
25:26je sais que ça créera
25:27peu d'emplois.
25:28Moi je suis plutôt favorable
25:29aux initiatives
25:31de renforcement
25:32des infrastructures françaises
25:35poussées par des champions français
25:36donc moi je trouve ça
25:37plutôt bien.
25:38Encore une fois
25:38on sait encore une fois
25:40que ces initiatives
25:40c'est pour ouvrir la voie
25:42et que tout ne sera pas
25:43mis en oeuvre.
25:45Donc c'est encore une fois
25:45je trouve le message politique
25:47est plutôt bon
25:48poussé par notamment
25:49Iliade.
25:50Et puis là il vient du terrain
25:50ce France Data Center
25:51ça rassemble quand même
25:52tout l'écosystème
25:53Data Center
25:54ou presque.
25:55Donc il ne faut pas
25:56qu'on rate non plus le coche
25:57quand on a un avantage
25:58à prendre.
25:58Oui mais justement
25:59pour aller dans le sens
25:59de Julien
26:00aujourd'hui la filière
26:01c'est les Data Center
26:02ensuite c'est la partie
26:03justement intermédiaire
26:04de cloud
26:05ensuite c'est la partie software
26:06aujourd'hui on a
26:07sur la partie software
26:09vraiment une faiblesse
26:10donc en fait
26:11ce que dit Julien
26:12est très juste
26:12c'est-à-dire qu'aujourd'hui
26:13il n'y a pas besoin
26:13de surfinancer cette partie-là
26:15alors qu'on sous-finance
26:17la partie logicielle
26:17exemple Chape Vision.
26:19Donc en fait
26:19ce que je dis
26:20c'est que si on veut
26:20une filière
26:21il faut qu'elle soit équilibrée.
26:23Donc là la question
26:24c'est est-ce qu'on aime
26:24ses enfants de la même manière ?
26:26Aujourd'hui il se trouve
26:26qu'il y a
26:27en fait pourquoi
26:28est-ce que les Data Center
26:28parlent ?
26:29Parce qu'un politique
26:30quand il est devant
26:31un Data Center
26:31il peut faire des images
26:33devant un logiciel
26:33il n'y a pas d'image
26:35et donc en fait
26:36et oui à ça
26:36du coup le problème
26:38c'est qu'on favorise
26:39quelque chose
26:40qui est déjà
26:41en fait suffisamment pourvu.
26:43Le problème
26:43moi je parlais
26:44avec les gens de Skyway
26:45leur problème
26:45c'est pas de mettre
26:46des Data Center
26:47c'est pas de mettre
26:47des machines dedans
26:48donc c'est du hardware
26:49donc la question
26:50Il y a quand même
26:50le problème aussi
26:51de l'installation
26:52aujourd'hui sur les territoires
26:54et il y a le problème
26:55de l'accès à l'énergie.
26:56Oui mais sauf que
26:56voilà
26:57donc c'est un problème
26:57d'accès à l'énergie
26:58qui n'est pas un problème
26:59de Data Center
26:59donc en fait
27:00on a un problème
27:00d'électrification
27:02des zones non denses
27:03et on a un problème
27:04de hardware.
27:05Alors là
27:06pour le coup
27:07celle-là
27:07dans la filière
27:08il faut les pousser
27:09par moi je pense
27:10qu'il vaut mieux
27:10pousser la filière hardware
27:12parce qu'aujourd'hui
27:13on n'a que des puces
27:14qui viennent du reste du monde
27:15voilà un endroit
27:16de la filière
27:16qu'il faut renforcer
27:17c'est ce que j'appelle
27:21et pour bien montrer
27:22que ce sont vraiment
27:23des problèmes
27:23qui sont différents
27:23il y a d'autres propositions
27:24parmi les 19
27:25qui proposent en fait
27:26de faciliter les démarches
27:27administratives et bureaucratiques
27:28pour pouvoir installer
27:29les Data Center
27:30notamment sur des questions
27:31de performance environnementale
27:33par exemple.
27:34Oui alors c'est un rapport
27:35qui s'ajoute d'ailleurs
27:35à d'autres rapports
27:36donc on voit effectivement
27:37que ça pousse beaucoup
27:38du côté des Data Center.
27:40Merci beaucoup
27:41à tous les trois
27:42Georgie Courtois
27:43avocat était avec nous
27:44Alain Garnier
27:45de Jamespot
27:46et Julien Pillot
27:48de l'INSEC
27:49voilà
27:49merci à vous
27:50de nous avoir suivis
27:51vous nous regarderez
27:52la semaine prochaine
27:53j'espère aussi
27:53en direct à 10h45
27:55pour le Grand Débrief de la Tech
27:56d'ici là
27:57je vous retrouve sur Bsmart
27:58lundi
27:58pour des discussions
28:00des interviews
28:01et des débats.
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