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  • il y a 21 heures
Jeudi 5 mars 2026, retrouvez Mathieu Vidal (Président, Villes Internet), Georgie Courtois (Avocat), Julien Pillot (Economiste, enseignant-chercheur en économie, Inseec - Groupe Omnes Education) et Pascal Malotti (directeur de la stratégie, Valtech) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.

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Transcription
00:08Bonjour à tous, bienvenue dans Smartech, vous nous regardez sur la chaîne Bismarck,
00:12il est 10h45 et c'est l'heure du grand direct pour débriefer l'actu tech tout de suite.
00:21C'est parti pour le grand débrief de la tech, vous nous regardez les 10h45,
00:24on est en direct sur la chaîne Bismarck et aujourd'hui autour de la table pour commenter l'actualité,
00:29j'ai le grand plaisir de recevoir Julien, enseignant-chercheur en économie à l'INSEC,
00:38et Pascal, pareil, grand fidèle, directeur de la stratégie chez Valtech, et puis Georgie Courtois,
00:47avocat en droit des nouvelles technologies, bonjour, bienvenue, bienvenue à tous.
00:51On va parler aujourd'hui de cette incroyable fuite de données médicales avec des données très intimes,
00:56j'ai envie de dire très personnelles, et on va voir quelles questions ça pose.
01:00On va s'intéresser aussi à la grande confrontation entre Open AI Anthropique et le ministère de la Défense,
01:06ou je devrais dire de la guerre.
01:08Mais on commence par les municipales avec le rôle de l'élu au numérique,
01:12et oui quand même on a envie de s'intéresser au numérique nous, dans cette campagne.
01:15Et pour lancer de la discussion, nous donnons la parole à Mathieu Vidal.
01:18Bonjour Mathieu.
01:20Bonjour à tous.
01:21Vous êtes adjoint au maire de la ville d'Albi,
01:24et le président bénévole, je précise, de l'association Ville Internet,
01:28qui porte la voix des collectivités locales,
01:30sur justement cette question de transformation numérique de nos villes.
01:34Vous les aidez aussi dans le déploiement de leurs feuilles de route.
01:38Vous êtes très mobilisés sur cette campagne municipale,
01:41pour mettre en avant l'importance du numérique,
01:43mais j'ai l'impression de n'entendre que votre voix finalement Mathieu, non ?
01:47Non, pas du tout.
01:49Je représente un collectif, celui de Ville Internet,
01:53et de l'ensemble des élus qui sont membres de l'association, évidemment.
01:57C'est vrai, mais pourtant ce thème ne fait pas partie des grands thèmes aujourd'hui
02:02dans les campagnes, dans les équipes municipales qui mènent campagne.
02:07Alors oui, effectivement, et c'est pour ça que je publie au titre de Ville Internet
02:14quelques tribunes depuis début février pour poser une question simple,
02:19mais qui nous semble essentielle à l'approche des élections municipales,
02:23c'est quelle place est-ce que nous voulons donner à ce numérique dans l'action publique ?
02:27Parce qu'il y a une idée de départ qui est simple.
02:31Il nous semble que le numérique n'est plus seulement un outil de modernisation administrative,
02:35il structure véritablement l'accès aux droits, l'organisation des services publics,
02:40la gestion des données, la cybersécurité des collectivités,
02:44et même les relations évidemment entre citoyens et institutions.
02:48Autrement dit, il devient un véritable choix de société,
02:51et c'est pour ça qu'on plaide à Ville Internet,
02:53pour que le numérique sorte de l'ombre et soit mis au centre des enjeux,
03:00et notamment au niveau municipal.
03:02Oui, c'est assez fou, parce que c'est quand même un sujet central,
03:05aujourd'hui on l'a bien compris au niveau des enjeux,
03:08et pourtant, oui, si peu présents dans les campagnes pour les municipales.
03:14Alors vous, vous plaidez, vous le dites, pour la présence systématique d'un élu
03:17qui serait vraiment dédié au numérique dans les équipes municipales.
03:22Ce n'est pas un sujet transverse ?
03:24Vous pensez qu'il faut vraiment quelqu'un en charge ?
03:27Et alors justement, c'est parce que c'est un sujet transverse
03:30qui nous semble qu'il faut quelqu'un spécifiquement en charge,
03:35et peut-être à partir des communes et des collectivités d'au moins 3500 habitants.
03:42Alors pendant longtemps, le numérique était considéré comme une question surtout technique
03:46qui aurait pu relever des seuls services informatiques.
03:51Pour lui, c'est plus le cas.
03:52Les décisions numériques ont des conséquences directes sur, je le disais,
03:57l'accès au droit, la qualité du service public, sur la sécurité des collectivités locales,
04:01sur la gestion des données publiques aussi.
04:04Et dans ce contexte, il nous semble absolument nécessaire
04:07qu'il y ait un responsable politique identifié pour porter ces juillets,
04:11parce que ce sont des sujets finalement véritablement politiques.
04:15Et il faut que cette personne soit sensibilisée à l'ensemble des enjeux du numérique,
04:21voire formée, tout comme l'ensemble du conseil municipal.
04:25Alors, vous vous plaidez pour que ce soit systématique.
04:28Il y en a déjà des élus municipaux en charge du numérique.
04:30Vous avez réalisé une enquête d'ailleurs avec votre casquette d'universitaire
04:35que j'invite d'ailleurs tout le monde à consulter,
04:38qu'on peut trouver sur la plateforme de sciences ouvertes AL, H-A-L.
04:42Donc, ces élus municipaux, quel est votre...
04:46Si vous pouvez nous partager peut-être les grandes lignes de votre enquête,
04:49les grandes conclusions ?
04:50Il y a effectivement de plus en plus d'élus au numérique.
04:53Il y en avait déjà au début des années 2000,
04:55mais ça se systématise quasiment désormais dans les communes de plus de 10 000 habitants.
05:02Sans être exhaustif, vous l'avez dit, l'enquête est en ligne.
05:05Le premier résultat est que cette fonction est largement diffusée dans les exécutifs municipaux
05:12avec la présence d'une délégation qui inclut le numérique
05:17qui est devenue relativement courante dans les villes moyennes et grandes.
05:20Alors, ça traduit la reconnaissance progressive de ces enjeux dans la gouvernance locale.
05:25Le deuxième résultat, c'est que ça concerne le profil sociologique de ces élus.
05:30Et l'enquête montrait qu'il s'agit très majoritairement de personnes qui sont fortement diplômées.
05:38On a 60% des répondants qui avaient au moins un Bac plus 5.
05:41Et puis, on a aussi des cadres et des professions intellectuelles supérieures
05:45qui sont très surreprésentées,
05:48ce qui représente plus des deux tiers des répondants.
05:51Troisième élément intéressant, je fais rapide,
05:54mais beaucoup de ces élus sont des nouveaux élus entrant en politique
05:58puisque deux tiers des personnes interrogées ont été élues pour la première fois en 2020
06:02et plus de 80% exercées pour la première fois dans une délégation qui incluait le numérique.
06:09Donc, ça montre que les compétences numériques peuvent constituer une porte d'entrée
06:13également pour l'engagement municipal.
06:17Allez, on va utiliser nos cartons rouges, cartons verts.
06:20Est-ce que vous êtes pour ou contre un élu systématiquement en charge du numérique
06:24dans les équipes municipales ?
06:28Pas facile, c'est une nouvelle question qu'on nous pose.
06:30Je vous propose de montrer ce carton devant votre micro, mais vraiment au milieu.
06:34Voilà.
06:35Ok, c'est une question nouvelle, donc en fait, c'est vrai que c'est difficile de se positionner.
06:40Allez, Julien, pourquoi cette hésitation ?
06:42Je suis mitigé parce que, par définition, un élu, il est là de façon temporaire.
06:47Oui.
06:47Il est là de façon temporaire, il peut changer en cours de mandature
06:50ou il peut tout simplement être remplacé si la municipalité,
06:52l'équipe municipale tombe d'une élection à une autre.
06:54Donc je plaiderai davantage pour qu'il y ait un CTO à plein temps,
06:59dans les mairies, notamment les mairies de municipalité qui comptent un certain nombre d'habitants,
07:03peut-être au-delà de 5 ou 10 000 habitants,
07:05qui puissent en fait assurer cette acculturation numérique qui est nécessaire
07:09et cette diffusion des compétences numériques,
07:11notamment en matière de gestion des risques cyber,
07:14à plein temps.
07:15Et peu importe la couleur de la municipalité, la couleur politique de la municipalité.
07:19Raison pour laquelle je suis mitigé, parce que d'un côté, je trouve que l'initiative est bonne,
07:23mais je crois que peut-être qu'en passant par des élus,
07:27plutôt que par des employés à plein temps,
07:29on se trompe peut-être de terrain, de bataille.
07:32Pourquoi l'hésitation aussi, Pascal ?
07:34Moi, je suis partagé sur le principe, je dis oui,
07:35parce que c'est une couche transverse dans la vie de la cité.
07:38J'utilise le terme grec volontairement,
07:40c'est-à-dire mobilité, urbanisme, commerce, éducation, sécurité.
07:45Et dans le même temps, ça ressemble, ça fait gadget, c'est tout.
07:48C'est-à-dire qu'on a l'impression de revoir l'élu informatique à la fin des années 90,
07:53avant le bug de l'heure 2000.
07:56Et s'il est coincé entre le wifi gratuit et l'application mobile
08:00qui recense les nids de poules dans la ville,
08:03c'est un manque de vision.
08:05Carton vert comme moi, vous, vous êtes pour.
08:07Alors moi, je suis favorable parce que je pense qu'en politique,
08:09on est avant tout sur des signaux
08:11et que le fait d'incarner quelqu'un qui va être spécialiste du numérique,
08:16ça permettra d'envoyer un signal,
08:17notamment auprès de la population des électeurs.
08:20Je suis totalement d'accord avec Julien,
08:22il faut une continuité, c'est certain.
08:23Donc je n'oppose pas des SI ou CTO et élus.
08:27Et en revanche, il y a une responsabilité de la municipalité,
08:30compte tenu, on va en parler tout à l'heure,
08:31des fuites de sécurité.
08:32Il y a l'ANSI qui est intervenu sur plus de 200 fuites de sécurité
08:35sur les collectivités territoriales.
08:37Donc c'est un sujet extrêmement important
08:38et je pense que c'est dans l'air du temps de mettre ça en avant
08:41et je pense que politiquement, ça peut être intéressant.
08:44Moi, vraiment, Mathieu Vidal, vous m'avez fait réfléchir à ce sujet.
08:48Donc j'ai mis un carton vert parce que je me dis,
08:50c'est vrai qu'on pense que c'est un sujet transverse
08:52et du coup, c'est un petit peu soupré partout
08:54et on n'a pas de vraie stratégie du numérique,
08:57au-delà de la question technique informatique,
09:00parce qu'aujourd'hui, c'est l'écologie, c'est l'économie, c'est le social.
09:03Et donc, je pense qu'effectivement, c'est une erreur
09:06de ne pas avoir un élu au numérique aujourd'hui dans son équipe.
09:10Merci beaucoup, Mathieu Vidal, d'avoir soulevé ce sujet avec nous dans Smartech.
09:14On vous laisse retourner aux urgences
09:16parce que quand même, ça s'accélère là sur les municipales.
09:20Et nous, on va enchaîner avec effectivement
09:23le problème des fuites de données,
09:25un problème qu'on n'arrive pas à résoudre visiblement.
09:28et j'ai l'impression que c'est de pire en pire.
09:30C'est-à-dire qu'à chaque fois, on se dit, bon, là, c'est vrai, on a atteint...
09:32Je ne sais même plus quel qualificatif employer
09:34quand je parle d'une fuite de données gigantesque,
09:37titanesque, effrayante, tout ça.
09:38Lunaire.
09:40Scandaleuse aussi.
09:41Scandaleuse.
09:43Là, on s'intéresse...
09:44Donc, c'est une enquête de France 2, quand même,
09:45qui a révélé ce sujet.
09:47C'est important de le signaler.
09:48Qui a consulté une base de données en libre accès
09:50qui expose, nous disons, entre 11 et 15 millions de personnes.
09:53On trouve des informations vraiment intimes, en fait,
09:56sur les patients, à travers des annotations
09:57que mettent les médecins dans un logiciel
10:00qui leur est fourni par la société Cégédime.
10:04Alors, on a un peu du mal à savoir
10:06quelle est véritablement l'ampleur de cette fuite de données.
10:09Mais ce qui est intéressant, c'est que là,
10:10on ne parle pas juste de données, finalement, d'identité,
10:13mais vraiment de données, je disais, très intimes.
10:16Qu'est-ce que vous inspire cette histoire ?
10:18Comment vous avez réagi quand vous l'avez découverte, cette fuite ?
10:22Je ne vais pas poser de questions à ce sujet encore.
10:25Non, parce que d'un mal peut déboucher beaucoup de biens.
10:28Mais c'est vrai que le terme, moi, qui me vient à l'esprit
10:31lorsqu'on parle de fuite de données en France,
10:33c'est passoire.
10:34On est une passoire.
10:35Pas que dans le public, d'ailleurs,
10:36parce qu'effectivement, il y a le public,
10:38il y a eu le ministère du Travail,
10:40enfin, France Travail,
10:41il y a eu Cégédime,
10:43il y a eu l'office à l'immigration,
10:46mais on pourrait parler aussi du privé,
10:47avec SFR, Free,
10:49on a eu une multiplication, selon la CNIL,
10:51de 14, une accélération, un facteur 14, en fait,
10:54sur l'année dernière,
10:55d'attaques cyber et de fuites de données
10:57qui s'en suivent.
10:58Ce qui fait qu'aujourd'hui, en fait, en France,
11:00on estime que chaque citoyen français
11:02a à peu près 29 données,
11:04parmi lesquelles des données très sensibles
11:05qui sont en circulation sur le Dark Web,
11:07qui veut bien payer pour ces données-là.
11:09Ce qui fait quand même la France,
11:10en proportion de sa population,
11:11le troisième pays le plus ciblé
11:13et le plus touché par les menaces cyber,
11:16qui ne sont plus des menaces,
11:17en fait, elles sont très tangibles.
11:19Et quelque part, on a toujours une mauvaise approche
11:21parce qu'on continue à penser
11:24qu'un cyberattaquant est un super génie de l'informatique
11:27qui viole des lignes de code, en fait,
11:30qui viole des sécurités
11:31derrière un ordinateur extrêmement puissant,
11:33alors qu'en vérité, non,
11:35ce n'est pas tant qu'il force des serrures,
11:36c'est qu'on lui donne les clés.
11:38C'est de l'ingénierie sociale
11:39qui permet, en fait, d'accéder
11:40par le biais des maillons les plus faibles,
11:43qui sont les utilisateurs, en fait,
11:44en bout de course de nos systèmes informatiques,
11:47aux données les plus sensibles, en fait,
11:49et derrière, d'en faire commerce aux mauvais usagers.
11:51Oui, parce que, là, encore une fois,
11:52c'est l'utilisation d'un compte administrateur
11:54qui a permis de récupérer ces données, visiblement.
11:55Exactement.
11:56Et pourquoi un carton vert ?
11:57Parce que j'ai moins de deux convictions.
11:58Je n'ai pas posé de questions encore.
12:00C'est vrai.
12:00Quelle est la question à laquelle Julien répond
12:02sans qu'on ne l'ait posée ?
12:04Non, mais ce n'est pas vraiment une question,
12:05mais c'est plus un constat.
12:06La première, c'est qu'il faut qu'on se prenne le mur
12:09de façon assez récurrente et fréquente,
12:12de façon à pouvoir enfin prendre conscience du danger,
12:15et se rendre compte que ça n'arrive pas forcément qu'aux autres,
12:18et peut-être commencer à adopter de bonnes pratiques
12:20sur le plan de la prévention des risques cyber.
12:24Ça, c'est la première chose.
12:25Et puis, sur le plan législatif,
12:26on traîne des pieds depuis bien trop longtemps
12:29pour transposer Nice 2, par exemple, dans le droit français.
12:33Bon, j'avais une discussion en off hier avec quelques députés
12:36qui me disaient que, quelque part,
12:38un problème comme celui de Cégédime
12:40apporte de l'eau à leur moulin
12:42pour accélérer le rythme législatif.
12:44Donc, d'un mal peut surgir du bien.
12:46On verra ce qu'il va devenir.
12:49Effectivement, ça, c'est un sujet pour Georgie.
12:52Effectivement, on attend la transposition de Nice 2.
12:55Pour l'instant, on n'a toujours pas de date.
12:57On nous a donné des dates avant la fin de l'année 2025.
13:00Maintenant, c'est avant la fin de l'année 2026.
13:02Voilà, donc ça va arriver.
13:03En plus, le projet est quasiment prêt.
13:06Tout est là pour que ce soit mis en œuvre.
13:08Donc, là-dessus, ça va arriver.
13:10Après, moi, sur la problématique de la fuite de données,
13:14la question, c'est plus si ça va arriver,
13:16c'est qu'on sait que ça va arriver.
13:17Et la problématique aussi,
13:18pour accompagner beaucoup de clients là-dedans,
13:20c'est que pourtant, il y a des moyens qui sont mis en œuvre
13:22et les sociétés ont conscience.
13:24Et alors, en l'occurrence,
13:25c'était le genre de logiciel.
13:27Je suis persuadé qu'ils ont tout fait
13:30pour éviter que ça arrive,
13:32mais maintenant, ça arrive.
13:33Je ne sais pas, moi, je...
13:35Alors, tiens, voilà,
13:35c'est la question que je voulais poser
13:36avec les cartons rouges et cartons verts.
13:38Est-ce que vous avez l'impression
13:40ou la connaissance
13:41qu'on fait le nécessaire aujourd'hui
13:43pour protéger nos données ?
13:45Moi, je dis non, mais...
13:47Ah !
13:47Moi, je vais être le contrepoint, en fait.
13:52J'ai l'impression que oui,
13:53parce qu'encore une fois,
13:54pour accompagner les clients,
13:55on fait de la mise en conformité
13:57sur le RGPD notamment,
13:59sur les problèmes de cybersécurité,
14:00on fait des audits.
14:01Donc, les sociétés sont quand même
14:03de plus en plus encadrées, accompagnées.
14:05Après, malgré ça,
14:07c'est sûr que ça peut...
14:08Malgré ça,
14:09les pirates arrivent à obtenir ces données.
14:11Donc, c'est ça qui est...
14:12C'est là que c'est extrêmement difficile.
14:14Et je ne suis pas sûr
14:15qu'on arrivera dans un monde merveilleux
14:17où il n'y aura plus jamais
14:18de failles de sécurité.
14:20Ça va arriver tout le temps.
14:21Après, la problématique, là,
14:22c'est qu'il faut le minimiser.
14:23Et ce qui s'est passé, en l'occurrence,
14:25c'est surtout parce que les champs,
14:26les informations extrêmement sensibles
14:28ont été rentrées dans des champs libres
14:30qui n'avaient pas vocation
14:32à recevoir ces informations
14:32de santé extrêmement sensibles.
14:34Les petites notes de médecins
14:35sur notre situation personnelle.
14:37Voilà.
14:37Il faut éduquer l'intégralité
14:38du négociable.
14:39Eh bien oui, ça fait partie
14:40des bonnes pratiques
14:41qui ne sont pas mises en place, ça.
14:42Exactement.
14:43Pascal, comme moi,
14:44vous êtes quand même assez remonté, non,
14:47sur ce sujet de la protection ?
14:48Déjà, on le découvre
14:49quatre mois après
14:51que le problème soit survenu.
14:54Trois mois dans les médias.
14:55Merci à France Télévisions.
14:56Ils ont enfin joué
14:57leur rôle de service public.
14:58En fait, je ne sais pas
14:59ce qui est pire.
15:01Enfin.
15:01Si c'est le fait de découvrir
15:02que mon fameux passeport numérique
15:04de santé,
15:04c'est un champ commentaire
15:06en texte libre,
15:07sans classification,
15:08sans structuration
15:09et sans chiffrement spécifique,
15:11dans lequel un médecin
15:12peut écrire n'importe quoi
15:13sur moi,
15:15sur mes orientations sexuelles,
15:18sur ma religion,
15:19sur des traumatismes passés,
15:20ou bien si c'est de découvrir
15:22qu'une société éditeur
15:23de logiciels
15:24applique des normes de sécurité
15:25qui sont dignes
15:26d'une fiche contact.
15:28sur un site internet.
15:29Ça, pour moi,
15:30c'est le vrai problème.
15:31Je suis spécialisé
15:32chez Valetec
15:33dans le retail.
15:34Si un retailer
15:37dévoilait,
15:37quatre mois après,
15:38à son client
15:39que ses données
15:40de carte bancaire
15:41ont été piratées,
15:43je pense qu'il ferme boutique.
15:44C'est clair.
15:46Oui, moi,
15:46je pense que d'abord,
15:47on a un problème
15:47de politique de sécurité.
15:48Aujourd'hui,
15:49ce n'est pas pris au sérieux,
15:51en tout cas pas à la mesure
15:52des risques.
15:53Et on a un problème
15:53avec les gros fichiers.
15:54Il faut arrêter
15:55de faire des énormes fichiers
15:57parce qu'on sait
15:58qu'aujourd'hui,
15:58ce sont des risques.
15:59Et donc,
16:00je ne peux que,
16:01je change de sujet,
16:01vous allez me dire,
16:02mais me joindre
16:03aux scientifiques,
16:04aux plus de 300 scientifiques
16:05qui ont demandé
16:06un moratoire
16:06sur la vérification de l'âge
16:08parce qu'aujourd'hui,
16:09on ne sait pas protéger
16:10les données.
16:10Voilà.
16:11Alors,
16:12on va enchaîner
16:12parce que le temps passe vite
16:13avec l'affaire,
16:15la dispute,
16:16la discorde,
16:17OpenAI versus
16:18Anthropik versus
16:19le ministère de la guerre
16:20comme l'appelle
16:21Donald Trump.
16:22Au départ,
16:22c'est une opposition
16:23d'Anthropik
16:25à répondre
16:26aux demandes
16:27du département
16:29de la défense américaine
16:31pour finalement
16:33utiliser son grand modèle
16:34de langage
16:35à tout type d'usage
16:36sans limite.
16:37Anthropik aimerait
16:39que ce ne soit pas
16:40le cas
16:41pour l'utilisation
16:42pour la surveillance
16:43massive des Américains
16:44et non plus
16:45pour créer
16:46des armes
16:47complètement autonomes.
16:48Alors,
16:49qu'est-ce qui s'est passé ?
16:49OpenAI au début
16:50a soutenu Anthropik
16:52dans des publications
16:54sur les réseaux sociaux
16:55et puis finalement
16:56a récupéré le budget.
16:58Alors ?
16:59En fait,
16:59il y a quelque chose
17:00qui est extrêmement bizarre
17:01dans ce dossier.
17:03Trump a fait du Trump,
17:04on l'a vu.
17:05Mais en revanche,
17:07OpenAI
17:08qui a récupéré
17:09tout ça,
17:11s'est engagé
17:11ou prétend
17:12s'être engagé
17:13à justement
17:14ne pas avoir
17:14de surveillance de masse
17:15et à ce que son modèle
17:17de langage
17:17ne soit pas utilisé
17:18pour les armes autonomes.
17:20Est-ce que c'est clair que ça ?
17:20Alors que c'était
17:21ce que justement
17:22Anthropik disait.
17:23Anthropik disait
17:24je ne veux pas
17:24que mon modèle
17:26soit utilisé par l'armée
17:26pour la surveillance de masse
17:27et pour les armes autonomes.
17:28Donc il y a quand même
17:29quelque chose de très bizarre.
17:30Après,
17:30c'est la question
17:32de l'éthique,
17:33l'utilisation
17:34des armes autonomes
17:34et ce que dit
17:35Anthropik,
17:36le président Anthropik,
17:38il estime qu'il y a
17:39un risque réel
17:40si jamais on met
17:41son système
17:42d'IA autonome
17:43dans ses armes
17:45qu'il y a un manque
17:46de contrôle
17:46et donc c'est ce qu'il ne souhaitait
17:48pas faire.
17:48Donc c'était une position
17:49avant tout éthique.
17:50Après,
17:50Open AI a une position différente.
17:52Qui n'empêchait pas
17:52quand même
17:53Anthropik
17:53d'être un fournisseur
17:55assidu justement
17:56de ce département
17:57de la défense
17:59et a accepté
18:00tout type d'utilisation,
18:01Pascal ?
18:02Anthropik a mis
18:03ces lignes rouges
18:03dans un contrat.
18:05Open AI l'a fait
18:06dans un communiqué de presse,
18:07ça a fait toute la différence.
18:08C'est ça le sujet de fond.
18:10Anthropik
18:10a mis l'éthique
18:11de l'IA
18:12dans son produit
18:13et pas un principe.
18:16Donc ce contrat...
18:18C'est une éthique
18:18quand même très restreinte.
18:20Moi,
18:20quand j'entends ça,
18:22je me dis
18:23que les limites
18:24que pose Anthropik
18:25sont...
18:25Je vous rappelle
18:26quand même
18:26qu'Anthropik
18:27pourrait être un peu plus élevée.
18:28Ce sont des anciens
18:28d'Open AI
18:29qui ont quitté Open AI
18:30parce qu'ils pensaient
18:31que la roadmap stratégique
18:32de la marque
18:33pouvait remettre
18:34en cause
18:35on va dire
18:35la société humaine.
18:37Donc il y avait déjà...
18:37Oui, mais ce que je veux dire
18:38c'est que ces limites
18:39ne sont pas très élevées
18:40aujourd'hui
18:41sur les usages
18:42de l'IA.
18:43Vous, vous trouvez ça bien
18:44qu'on se dise
18:45ok, on ne doit pas s'en servir
18:46pour faire la surveillance de masse
18:47ni pour des armes autonomes
18:49mais on peut peut-être
18:50s'arrêter encore plus tôt
18:51que ça, je veux dire.
18:52Anthropik
18:52voulait l'intégrer
18:53dans des clauses exclusives
18:54du contrat
18:54et c'est ce que finalement
18:55Open AI
18:57a accepté de faire.
18:58D'accord, on parle de...
18:59On parle d'un qui a cédé
18:59là où l'autre n'a pas cédé.
19:01D'accord, mais ils ont cédé
19:02sur d'autres choses.
19:04Aujourd'hui, l'IA est utilisé
19:05déjà pour de la surveillance
19:07et déjà pour de la défense.
19:08On est d'accord.
19:09Les plateformes sociales
19:10sont déjà utilisées
19:11pour faire de la surveillance.
19:12Donc il n'y a rien de nouveau.
19:14Là-dessus, on est totalement d'accord.
19:16Et Dario Amodei,
19:16le patron d'Enthropique,
19:17a dit qu'il n'irait jamais
19:18chercher des financements
19:19au Moyen-Orient
19:20et il l'a fait l'année dernière.
19:21Bon, quand même Pascal,
19:23on est d'accord.
19:24Julien, votre analyse de cette affaire.
19:26Effectivement, parce qu'il y a
19:26une dose d'hypocrisie dans l'affaire.
19:28Sur le plan éthique,
19:29il y a une autre question
19:30que ça pose en creux, finalement,
19:32qui est une divergence
19:33entre les patrons
19:35des deux sociétés dont on parle,
19:36d'Enthropique d'un côté
19:37et de l'autre.
19:38C'est du côté Saint-Malpin,
19:40on considère que, finalement,
19:42lorsqu'il est question
19:42de sécurité nationale,
19:44ce n'est pas un dirigeant
19:45d'une société de se substituer
19:46à un gouvernement
19:47qui a été démocratiquement élu.
19:49Et donc, quelque part,
19:50il faut se plier
19:51aux injonctions du gouvernement.
19:53Maintenant, moi,
19:53je ne vais pas donner mon opinion
19:55parce que je pense à chacun
19:56de se positionner
19:57vis-à-vis de cette problématique-là.
20:00Mais je vais redescendre d'un cran
20:01et aller sur des considerations
20:03peut-être plus terre-à-terre
20:04qui intéressent l'économie.
20:05C'est une question économique.
20:06C'est que, finalement,
20:08OpenAI est dans une situation
20:09aujourd'hui où ils ont besoin
20:10de cash,
20:11de sécuriser du cash
20:12et, quelque part,
20:14pouvoir sécuriser le cash
20:15qui vient des contrats
20:16du Pentagone,
20:17le ministère de la guerre,
20:18désormais.
20:19C'est quelque chose
20:20qui était peut-être
20:21davantage vital pour OpenAI
20:22que ça ne l'était
20:24pour Anthropique.
20:26Et puis, autre chose,
20:27c'est que sur le plan
20:28de la communication,
20:29on voit les ravages
20:31que la décision
20:33d'OpenAI
20:33commence à provoquer.
20:35On verra si c'est durable
20:36ou si c'est juste ponctuel.
20:37Mais toujours est-il
20:38que si on prend
20:39les données
20:40de certains fournisseurs
20:42de données,
20:42notamment Tower Sensor
20:44ou SimmerWeb,
20:45on se rend compte
20:46qu'il y a un pic
20:47de désinstallation
20:49d'OpenAI
20:50sur les téléphones mobiles
20:51fois 4
20:51en l'espace d'une seule journée
20:53sur la journée
20:54de samedi dernier,
20:55que le nombre
20:57de mauvais commentaires,
20:58de mauvaises notes
20:58liées à OpenAI
21:00et à ChatGPT
21:01pullulent aujourd'hui
21:02sur les magasins d'application
21:03et que peut-être
21:04que OpenAI
21:05est en train
21:05de gagner
21:07une partie
21:07de la guerre
21:08sur le plan
21:09purement économique
21:09de court terme
21:10mais en train
21:11peut-être
21:11d'obérer ses chances
21:12de la gagner
21:13sur le long terme
21:13surtout si ça se traduit
21:15par une augmentation
21:15de l'utilisation
21:16des services
21:17de ses rivaux.
21:17Ça reste à voir
21:19mais c'est vrai
21:19que s'ils avaient fait
21:20front ensemble
21:22véritablement
21:22peut-être que
21:23ça aurait pu
21:24changer la donne
21:26et...
21:27C'est Google
21:27qui y sera allé
21:28c'est le troisième
21:29impétrant potentiellement
21:30donc de toute façon
21:31dans cette oligopole
21:32à la fin
21:33non ce qui est assez triste
21:35c'est que
21:35Pitexec
21:36vous savez celui
21:37qui lutte contre
21:38l'obésité dans l'armée
21:39a déclaré
21:40qu'Enthropique
21:42pardon
21:42c'était un risque
21:44pour la chaîne
21:45d'approvisionnement
21:45c'est-à-dire qu'on traite
21:47Anthropique
21:48et une pépite
21:48technologique américaine
21:50comme Huawei
21:50a été traité à son époque
21:52quand ils ont été interdits
21:53sur le marché américain
21:54et c'est vrai
21:55j'en ai raison
21:56en fait
21:56aujourd'hui
21:57les utilisateurs
21:58votent avec leur pouce
21:59il y a plus de téléchargements
22:00sur iOS
22:02de Claude
22:03que de Tchad GPT
22:04oui mais moi je me souviens
22:05de l'époque
22:07du backlash
22:08je ne sais même plus
22:09comment dire en français
22:10du retour de bâton
22:12pour Facebook
22:13au moment des Facebook Files
22:15tout le monde appelait
22:16à quitter Facebook
22:17avec les révélations
22:18de Français Sougan
22:18et puis finalement
22:19Facebook est toujours là
22:20on est d'accord
22:21mais Apple a gagné
22:22la bataille du smartphone
22:23le jour où ils ont déclaré
22:24que la donnée personnelle
22:26était un droit intangible
22:27de l'être humain
22:27face à Android
22:28qui est une passoire à données
22:30après
22:31une question plus générale
22:33que ça pose aussi
22:34c'est l'utilisation de l'IA
22:35dans les armes autonomes
22:37il faut se rendre compte
22:38qu'il n'y a pas de moratoire
22:40il n'y a pas de loi
22:41il n'y a pas de guide
22:42il n'y a aucun cadre
22:43et donc en fait
22:44là on est au cœur du sujet
22:45c'est-à-dire qu'on est
22:46sur le sujet démocratique ou pas
22:49comment se fait-il
22:49qu'une société privée
22:51va pouvoir
22:52potentiellement décider
22:53ou pas
22:54de mettre des freins éthiques
22:56ou pas
22:56sur ce type d'armement
22:59et là on arrive
22:59sur les fantasmes
23:02à la Terminator
23:03il y a une vraie réalité là-dessus
23:04il n'y a pas de consensus
23:05international là-dessus
23:06et donc on est au cœur du sujet
23:09et on voit que
23:10les Américains
23:11ont effectivement
23:12avec ces systèmes
23:14de langage
23:15LLM
23:17beaucoup d'avance là-dessus
23:18donc voilà
23:18ça interroge aussi
23:20la capacité
23:22européenne
23:23à se positionner
23:24sur ce genre de questions
23:24Alors tout à l'heure
23:25on a félicité
23:26France 2
23:27maintenant je vais féliciter
23:28Euractive
23:29je suis
23:29voilà
23:30je suis avec mes confrères
23:32qui pointe
23:33un truc intéressant
23:34c'est que
23:34dans les limites
23:36qui sont imposées
23:37enfin que souhaitaient
23:38imposer
23:38en tropique
23:39ça concernait
23:40la surveillance de masse
23:41des Américains
23:43donc ça ne pose visiblement
23:44aucun problème
23:45quand même
23:45à ces compagnies
23:46la surveillance de masse
23:47des non-Américains
23:48ça ça doit quand même
23:50aussi nous faire réfléchir
23:51parce qu'utiliser
23:52ces grands modèles
23:53de langage
23:54ça veut dire
23:55que ça a un impact
23:55véritablement
23:56c'est juste
23:57pas du tout
23:57anodin
23:58pour nous
23:59européens
23:59je veux dire
24:00il y a un moment
24:00il faut qu'on entende
24:01quand même
24:01tous ces messages
24:02tous ces signaux
24:04on le répète
24:05à longueur d'année
24:06sur ce plateau
24:08ces entreprises-là
24:10vivent littéralement
24:11de notre surveillance
24:12je n'ai pas entendu
24:12de réaction politique
24:13là-dessus
24:14c'est-à-dire qu'on
24:15ok on parle
24:15de la surveillance de masse
24:16ok on parle
24:17des armes autonomes
24:18mais nous en Europe
24:19on est les premiers
24:20concernés par ces menaces
24:22est-ce qu'on est
24:22les premiers concernés
24:23je ne sais pas
24:23on est extrêmement concernés
24:25ça c'est sûr
24:25on est le premier pays
24:25consommateur
24:27des tech américaines
24:28bien sûr
24:29donc on est
24:29à priori les premiers
24:30concernés quand même
24:31par la surveillance
24:32bien sûr
24:32mais là pareil
24:33ça fait écho
24:34et d'ailleurs
24:34Jean-Gilles le disait
24:35à un instant
24:36à quelque chose
24:37qui a pu être dit
24:37un peu plus tôt
24:38dans l'émission du jour
24:40mais il faut que
24:41l'opinion prenne
24:43massivement conscience
24:45de la valeur
24:45de ces données
24:46de la valeur
24:47de sa vie privée
24:48pour commencer
24:49à se poser
24:50des questions
24:50qui peuvent
24:52les amener
24:52à voter
24:53avec leur pouce
24:54en vérité
24:54et peut-être
24:55se détourner
24:56de certains services
24:57qui sont extrêmement
24:58discutables
24:59sur le plan éthique
24:59mais parce que
25:00Jean-Gilles le disait
25:01et très justement
25:03lorsque l'opinion
25:05prend conscience
25:06que l'IA
25:07peut aussi servir
25:08à des fins
25:11de
25:12enfin des fins militaires
25:13mais pas uniquement
25:14des fins défensives
25:15mais aussi des fins
25:16de surveillance de masse
25:17des fins également
25:19de frappe
25:19téléguidée
25:21est-ce que l'opinion
25:22sera majoritairement
25:23favorable
25:24à ce type d'usage
25:26ou pas
25:26déjà
25:27le fait qu'elle
25:29en prenne conscience
25:29c'est peut-être
25:30le point de départ
25:31d'une réflexion
25:32plus profonde
25:33qui permettra
25:34peut-être
25:34que l'opinion
25:35questionne ses usages
25:36et à travers
25:37la question des usages
25:38questionne les entreprises
25:39qui fournissent
25:40les logiciels en question
25:41Peut-être juste
25:42un dernier point
25:42il faut aussi se rappeler
25:44que c'était très critiqué
25:46mais en Europe
25:46on a l'AI Act
25:48qui est justement
25:49ce règlement européen
25:50qui vient encadrer
25:52l'utilisation de l'IA
25:53mais sur un volet
25:55essentiellement éthique
25:56ce règlement
25:58a un volet éthique
25:59donc en fait
25:59on a une vision européenne
26:00qui est poussée
26:01donc l'humanisme européen
26:02et cette protection éthique
26:04qui n'est pas développée
26:06aux Etats-Unis
26:06qui n'est pas développée
26:07en Chine par exemple
26:08donc on est dans une position
26:10particulière
26:10que si jamais
26:12ces systèmes
26:13devaient être utilisés
26:14à terme
26:14pour essayer
26:15de faire du contrôle
26:17de masse
26:18on aurait en principe
26:20en théorie
26:21les outils
26:22donc après
26:23effectivement
26:24dans la pratique
26:25mais on a quand même
26:25un cadre juridique
26:27qui vise justement
26:27à se protéger
26:28contre ça
26:29la meilleure protection
26:30ce serait quand même
26:31d'utiliser des modèles
26:32qui respectent
26:33Mistral
26:33by design
26:34Mistral
26:35qui est un modèle français
26:36par exemple
26:38non
26:38deux éléments
26:39alors un
26:40je vais revenir
26:40sur l'aspect économique
26:41parce qu'en effet
26:42un Etat
26:43qui de manière arbitraire
26:44décide des boîtes
26:45avec lesquelles elle bosse
26:46ça s'appelle
26:46c'est un Etat communiste
26:47donc
26:48mais avec Trump
26:49on n'en est pas
26:49une contradiction
26:50c'est le meilleur
26:50et le pire
26:51le deuxième élément
26:52ça voudrait dire
26:53que potentiellement
26:54l'Union Européenne
26:55ou les Etats
26:56Européens
26:57seraient plus vertueux
26:58que les Etats Américains
26:59moi je n'y crois pas
27:00à un seul instant
27:00quand les intérêts
27:02sont présents
27:03et qu'on doit défendre
27:04nos intérêts
27:04je ne suis pas certain
27:05qu'on se comporte
27:06de la manière
27:06la plus vertueuse aussi
27:08c'est pas la DMA
27:09des SA
27:09on a moins d'outils
27:10pour le faire
27:10ah bah oui
27:11ça c'est un autre problème
27:12c'est un problème
27:13qui date de trois décennies
27:14maintenant
27:14et on ne rattrapera jamais
27:16les trains
27:16qui sont passés
27:18enfin
27:18je pense que
27:19sur l'opinion publique
27:20et l'IA
27:21si on continue
27:22à produire
27:23comme si Trini
27:24la semaine dernière
27:24des blocs post
27:25qui annoncent
27:25la fin de l'humanité
27:26à peu près tous les 15 jours
27:27et qui font tomber
27:28d'ailleurs les cours de bourse
27:28je pense que très rapidement
27:30les opinions publiques
27:31vont se retourner
27:31contre l'IA
27:32ça va devenir
27:32vraiment très impopulaire
27:34Merci beaucoup
27:35à tous les trois
27:35pour ce grand débris
27:37de la TUTEC
27:37ensemble
27:38comme tous les jeudis
27:38à 10h45
27:39en direct sur la chaîne
27:40Bsmart
27:41voilà
27:41donc on se retrouve
27:42évidemment lundi
27:43sur Bsmart
27:44pour d'autres discussions
27:45sur la tech
27:45avec Smartech
27:46et puis jeudi prochain
27:47à 10h45
27:48merci beaucoup
27:49à tous les trois
27:50merci à tous de nous suivre
27:51merci bien
27:51merci à tous
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