- il y a 16 heures
Samedi 14 mars 2026, retrouvez Olivier Salleron (président, Fédération Française du Bâtiment), Gaël QUEINNEC (Directeur Général, Movin'On) et Philippe Coy (porte-parole, CPME) dans SMART TRENDS, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:07Smart Trends, c'est l'émission des mutations et des tendances deux fois par mois.
00:13On s'installe au cœur des événements qui font bouger la France et ses filières,
00:18Salon de l'Agriculture et Vivatech, Mondial de l'Auto, Fashion Week.
00:21Et aujourd'hui, dans la dernière ligne droite des élections municipales,
00:25on donne la parole aux entrepreneurs, qu'attendent-ils des futurs élus ?
00:30Réponse dans Smart Trends.
00:36Smart Trends, c'est l'émission, le rendez-vous des mutations et des tendances, vous le savez.
00:40Et on a choisi dans la dernière ligne droite de ces élections municipales de donner la parole aux entrepreneurs,
00:46qu'attendent-ils de leur futur maire ?
00:49J'accueille Philippe Coye, bonjour.
00:50Bonjour.
00:51Vous êtes le porte-parole de la CPME, la Confédération des petites et moyennes entreprises.
00:55Olivier Salon, bonjour.
00:56Bonjour.
00:56Et bienvenue, le président de la Fédération française du bâtiment,
00:59et Gaël Keinec, bonjour et bienvenue.
01:01Vous êtes le directeur général de Moving On.
01:04Peut-être une question assez générale, pour commencer, Philippe Coye.
01:06Pourquoi c'est important que les patrons, les patrons de PME,
01:10se fassent entendre, prennent la parole, à ce moment-là,
01:13dans la dernière ligne droite des municipales ?
01:15C'est primordial parce que nous sommes les acteurs du territoire.
01:17Nous sommes les créateurs de richesses, de l'emploi, du bien-vivre, la cohésion du territoire.
01:22Alors, que les chefs d'entreprise soient des militants aujourd'hui, des bonnes idées,
01:26me semble tout à fait logique.
01:28Et peut-être, si je dois faire une remarque, on ne s'est pas assez impliqué par le passé
01:32pour faire entendre notre voix, faire des propositions.
01:35Ce n'est pas être dans l'opposition, c'est accompagner ceux qui, demain, vont présider des communes,
01:41des intercos, à prendre les bonnes décisions, à connaître l'écosystème de l'économie des territoires.
01:45Par peur d'être jugé partisan, etc., c'est peut-être pour ça qu'il y avait un peu d
01:50'hésitation ?
01:50Je pense que le monde de l'entreprise, du commerce que je représente,
01:54a toujours eu un détachement à cette élection, à ces élections,
01:59ce qui n'est pas vrai dans le monde agricole.
02:01Il y a beaucoup plus d'agriculteurs engagés dans les territoires, dans les collectivités,
02:05parce que, forcément, il y a peut-être moins de partis pris.
02:08Quand vous êtes commerçant, c'est toujours délicat de s'afficher, de prendre position,
02:13d'expliquer notre vision.
02:15Donc, ça manque peut-être un peu d'engagement chez les patrons, aujourd'hui,
02:19de nos entreprises, dans nos commerces, pour faire porter cette voix.
02:23Et puis, on a peut-être aussi le sentiment,
02:24il se trouve que je prends aussi une émission sur la chaîne parlementaire public-sénat,
02:28qu'on ne parle pas beaucoup des chefs d'entreprise dans une campagne électorale en général,
02:33et peut-être encore plus lors des municipales.
02:35Est-ce que c'est aussi votre sentiment, ou pas, d'ailleurs ?
02:37Oui, oui, c'est mon sentiment.
02:38Alors, c'est vrai qu'il y a beaucoup de chefs d'entreprise,
02:40et peut-être de petites structures, dans les villages plutôt ruraux.
02:44Parce qu'il y a quand même moins d'intérêt, un chef d'entreprise,
02:47il faut le dire, il travaille pour le privé, mais il travaille aussi pour le public.
02:50Donc, les appels d'offres, on ne peut pas être jugé parti,
02:52et donc, on a un frein au niveau de nous, entrepreneurs.
02:55Alors, nous, entrepreneurs du bâtiment, du BTP,
02:58là, oui, on est plongé, j'allais dire, autant que nos amis agriculteurs,
03:02mais dans la vie locale.
03:03Mais c'est vrai, vous avez raison, on a quand même ce petit...
03:06Allez, ce petit frein, vraiment, à s'engager en politique.
03:11Alors que c'est la politique noble, c'est la politique des collectivités, du territoire.
03:15Et alors, nous, bien sûr, bâtiments et travail public,
03:18c'est le management du territoire,
03:20c'est l'implantation de nouveaux services pour nos adhérents,
03:24c'est la création de commerce, c'est la création d'entreprises,
03:26et puis c'est surtout la création de logements.
03:27Donc, oui, de plus en plus, les chaînes d'entreprises,
03:31d'ailleurs, les Français nous le demandent, quand on entend les sondages,
03:33font confiance aux chaînes d'entreprises pour, allez-y, prenez la main.
03:37Mais je le dis, dans les villes moyennes à grosses, c'est compliqué,
03:41parce qu'il y a cette question aussi des marchés publics,
03:44et évidemment, il faut qu'on sauvegarde notre entreprise et l'emploi.
03:47Oui, effectivement.
03:48Gaëlle Keinec, je veux bien, en quelques mots, vous nous présentiez,
03:50Mouvinone, vous êtes déjà venu dans cette émission,
03:53mais quand même, et puis peut-être aussi nous expliquer
03:55quel peut être votre rôle auprès des élus, auprès des maires.
03:59Donc, Mouvinone, on est une association d'intérêt général,
04:02mais soutenue par des entreprises, mais plutôt des grandes,
04:06des entreprises du CAC 40, et par contre, pour pousser un seul sujet,
04:10on ne les représente que sur un sujet, qui est la mobilité durable.
04:13Donc, nous, notre mission, c'est de faire en sorte
04:16que la mobilité abîme moins la planète et soit plus juste.
04:21Donc, les grandes entreprises qui sont derrière vous,
04:23on ne va pas toutes les citer, mais c'est des constructeurs auto...
04:26Des constructeurs auto, vous avez Michelin,
04:28là, justement, pour le programme sur les municipales,
04:30on a travaillé avec Accenture, on a travaillé avec Orange, Massif, voilà.
04:35Et donc, c'est assez varié.
04:37Nous, on couvre toute la chaîne de valeur.
04:39Je dirais que, si j'ai bien compris,
04:41mes collègues sont plutôt monosecteurs,
04:44mais tout le sujet, nous, c'est l'inverse.
04:46On est un seul sujet, mais par contre, on couvre toute la chaîne de valeur.
04:49Et donc, avec quel rôle auprès des maires, auprès des élus ?
04:51Alors, un peu comme vous...
04:53Rôle de conseil ?
04:53Un peu notre...
04:55Mais à coup de port, on a réfléchi.
04:56On parle assez souvent à l'Europe ou à l'État,
05:00parce que les grands enjeux de mobilité,
05:02les grands programmes,
05:04d'infrastructures, etc., se jouent là.
05:06Mais on s'est dit, en fait,
05:07il se joue quand même aussi beaucoup de choses dans les territoires.
05:10Il pourrait se jouer beaucoup de choses dans les territoires.
05:12Il devrait se jouer plus de choses dans les territoires.
05:16Et dans les mairies et dans les intercos,
05:19on peut faciliter la vie des gens,
05:20on peut faire avancer la mobilité durable.
05:23Et c'est trop urgent, trop important,
05:25pour qu'on ne s'intéresse pas à cet échelon.
05:27Donc, on s'est dit, là, on a une opportunité formidable.
05:30Donc, comme mes collègues, on a fait des propositions.
05:33Voilà, vous êtes les uns et les autres venus avec les propositions
05:37que vous avez pu faire aux élus.
05:39Alors, on ne peut pas tout, évidemment, évoquer,
05:41même dans une émission d'une demi-heure.
05:42Mais on va commencer par la question de l'attractivité,
05:45qui est certainement centrale.
05:47Et d'ailleurs, on trouve des points de convergence dans vos propositions.
05:52Comment on rend ces territoires, là, dont on parle,
05:54plus attractifs, peut-être aussi plus fonctionnels ?
05:58Philippe, oui.
05:59Alors, comment on les rend plus attractifs ?
06:00Avec l'offre.
06:01Mais l'offre, elle est plurielle.
06:03Avec la Fédération du bâtiment,
06:05je crois qu'il y a une vraie complémentarité,
06:06parce qu'avoir un commerce, c'est aussi avoir un habitat de qualité.
06:09Et je crois que la place que l'on prend aujourd'hui
06:12dans ce débat de l'organisation du territoire,
06:14des élections municipales, est très importante
06:16pour accompagner, je dirais, l'ensemble des sujets.
06:19Pas que parler du commerce ou du pied d'immeuble,
06:22c'est quelle est la qualité de l'habitat dans ma ville,
06:24quelle est l'offre des infrastructures routières.
06:27Parce que la crise que nous traversons,
06:29qui est quand même présente, durable,
06:31et qui pèse sur chacun d'entre nous,
06:34doit trouver une solution par la concertation.
06:36On ne peut plus travailler en silo,
06:38que les commerçants d'un côté,
06:39que les collectivités de l'autre,
06:41ou telle profession.
06:42On doit mettre sur la table l'ensemble des problématiques
06:45pour trouver collectivement, collégialement,
06:47je dirais même, les solutions pour le bien-vivre ensemble,
06:50l'harmonie du territoire.
06:52Parce que si vous faites venir une entreprise,
06:54il faut aussi trouver de l'emploi, souvent dans un couple.
06:56Si vous faites de l'industrie, comment madame va travailler ?
06:59Donc tout cela ne peut pas se travailler que dans son précaré.
07:02Je suis militant de dire, partageons nos idées,
07:05partageons nos problématiques pour créer des solutions communes.
07:08Olivier Saleron, qu'est-ce que vous proposez en matière d'attractivité du territoire ?
07:14J'imagine que vous le liez aux enjeux d'aménagement.
07:16Oui, bien sûr.
07:17L'attractivité du territoire, c'est vrai que tous les maires aujourd'hui,
07:22d'ailleurs, ils sont jugés sur leur bilan.
07:24Avez-vous gagné des habitants ou perdu ?
07:26C'est toujours un drame, quand on passe sous les 30 000 et sous les 10 000.
07:31Cela veut dire que, quelque part, les habitants, vous n'avez pas fait votre boulot,
07:34vous n'avez pas attiré des jeunes, des moins jeunes, des actifs ou non actifs,
07:37mais en tout cas, vous n'avez pas fait ce travail.
07:39Donc, c'est là qu'il faut, effectivement,
07:42et c'est pour cela que la Fédération du bâtiment n'est pas sclérosée dans le bâtiment,
07:45BTP ou aménagement du territoire aux constructions.
07:47Nous faisons partie dans l'exécutif de la CPME nationale
07:50et aussi du MEDEF au niveau national.
07:53Et alors, qu'est-ce que vous proposez pour rendre ces territoires plus attractifs
07:57en matière d'aménagement, notamment ?
07:59Donc, aménagement, bien sûr, service aujourd'hui, bien évidemment.
08:03Et puis, vous savez, tous nos concitoyens ne cherchent pas que du loisir.
08:08Ils cherchent d'abord à être bien accueillis dans leur entreprise,
08:11donc rénover les entreprises de plus en plus,
08:14donner des solutions, justement,
08:16on va parler tout à l'heure de tout ce qui est transition environnementale,
08:19transition énergétique,
08:21mais être bien chez soi en confort, mais d'abord au travail,
08:24et ensuite, bien sûr, leur proposer ce qu'ils désirent
08:28par rapport à leur confort, par rapport à leurs moyens,
08:31à des logements abordables ou un petit peu plus.
08:35Donc, de la maison individuelle, soit existante et rénovée,
08:38ce qui est compliqué aujourd'hui,
08:40quand on se déplace ou voilà,
08:42quand on quitte une grande ville,
08:44d'aller dans une plus petite ville,
08:46voilà, il y a toujours des espaces peut-être un peu moindres.
08:49Donc, on peut aussi construire,
08:51il va falloir construire avec les règles du zone.
08:54Alors, on y reviendra aux élo-artificialisations nettes,
08:57c'est quand même une vraie question.
08:58Mais tout ça, c'est ça.
09:00On ne peut pas parler d'attractivité sans dire,
09:03les Français, on est dans un pays libre,
09:05on le voit aujourd'hui et tant mieux,
09:07ils veulent vivre aujourd'hui à 84% être propriétaires
09:11dans une maison individuelle,
09:12avec un petit bout de terrasse,
09:14un petit bout de jardin s'ils peuvent,
09:15mais en tout cas, voilà leur désir.
09:17Alors, la maison individuelle, le collectif aussi,
09:19ça peut être très bien aménagé,
09:20il y a des très bons collectifs.
09:20Donc, c'est ça, c'est le confort d'abord de la famille,
09:24du travail, ce qui veut dire forcément
09:26une construction neuve
09:28ou une rénovation d'ampleur énergétique aujourd'hui.
09:31La mobilité, quand on parle attractivité,
09:33elle est là, elle est là presque,
09:36elle est déjà là dans les problèmes,
09:37mais même spontanément,
09:39quand vous allez poser la question à des électeurs
09:42ou à des citoyens d'une ville,
09:43quelle que soit la taille,
09:44ils vont souvent nous parler mobilité.
09:46Absolument, et c'est pour relier les bâtiments
09:49et les commerces,
09:51c'est vraiment le système sanguin du système
09:53et on peut être beaucoup plus heureux
09:56ou beaucoup moins heureux
09:57selon que la mobilité fonctionne ou pas.
10:00Donc, c'est très important
10:01d'avoir une mobilité fluide.
10:03Nous, on oeuvre aussi pour qu'elle soit durable,
10:06qu'elle abîme moins la planète aussi
10:07et ça, les gens, ils sont très attachés.
10:09On a toutes nos propositions,
10:10on les a testées avec l'Institut Cantart
10:12et c'est un vrai plébiscite.
10:14Les gens ont envie de mobilité durable.
10:17Mais alors, je vais me mettre
10:19dans la peau de quelqu'un
10:20qui habite un village
10:23et qui, tous les jours,
10:24prend sa voiture pour aller travailler
10:26dans la plus grande ville
10:27qui est à 25 minutes de voiture.
10:29Il n'a pas de solution de transport en commun,
10:31il ne va pas prendre son vélo
10:32parce qu'il trouve que c'est trop loin.
10:33Qu'est-ce que des élus locaux
10:35peuvent proposer
10:36pour favoriser la mobilité durable ?
10:38Alors, on en a plusieurs,
10:39mais on peut déjà qu'il parte
10:42et qu'il arrive dans un lieu
10:43qui conjugue points de mobilité et services.
10:46C'est ce qu'on appelle
10:47les relais mobilité-services.
10:49Donc, ceux qui favorisent
10:51le commerce local.
10:52C'est-à-dire, il faudrait
10:53que ce soit tout au même endroit.
10:54Il y a plein d'expérimentations comme ça.
10:55Ce qui est important,
10:56c'est que toutes nos propositions
10:58ont été testées partout.
11:00Pas qu'en France,
11:01mais on a à chaque fois,
11:03pour chacune,
11:03trois ou quatre exemples
11:04qui sont des succès.
11:05Ça marche, on sait que ça marche.
11:07Et donc, un des trucs qui marche,
11:09justement, c'est ça.
11:10C'est concentrer le bureau de tabac,
11:15la boulangerie, etc.,
11:16au départ de la ligne.
11:18Ça, c'est un axe.
11:19Un autre axe,
11:19c'est tout ce qui est covoiturage,
11:21les axes de covoiturage,
11:23faciliter,
11:24ça peut être un petit revenu additionnel
11:26pour certains
11:27et une dépense en moins
11:28très importante pour d'autres.
11:30Après, il y a aussi,
11:32vous avez pris l'exemple du rural,
11:33mais il y a aussi l'exemple du périurbain
11:35qui est souvent un peu perdu
11:37entre deux politiques,
11:38en fait,
11:39qui est un peu ni l'un ni l'autre.
11:40Et là, typiquement,
11:41il y a des idées de navettes
11:42point à point
11:43qui sont très, très importantes.
11:44Vous pouvez faire gagner
11:45une heure par jour aux gens
11:46en les amenant,
11:48en amenant, par exemple,
11:49une navette
11:49qui va de la gare au lotissement
11:51et sans s'arrêter 15 fois,
11:53ce qui est un autre service,
11:54ça, c'est le bus.
11:55Voilà.
11:55Donc, on a ce type de propositions.
11:58Puis, on a aussi des propositions
11:59pour les personnes
12:00à mobilité réduite
12:00parce que c'est une quantité
12:03importante de gens
12:03qui ont des vrais soucis
12:04et donc qui ont besoin
12:05de se sentir dans une ville
12:07où ils peuvent circuler.
12:09Voilà.
12:10Et on a, bien sûr, aussi
12:11la mobilité des biens
12:12qui est très importante.
12:14Alors, quand on parle
12:15de mobilité durable,
12:17c'est une façon
12:18d'introduire la thématique
12:21plus générale
12:22de la transition environnementale,
12:24de la transition énergétique.
12:26Philippe Coy,
12:26là aussi,
12:27il y a des propositions
12:29de la CPME
12:30pour inciter les maires
12:33à intégrer ces enjeux
12:36dans leur action.
12:37C'est une évidence.
12:38Aujourd'hui,
12:38on ne peut pas faire l'économie.
12:39Ça serait d'ailleurs
12:40une grosse erreur
12:41de prendre en accord
12:43le sujet de l'environnement
12:44et de la transition
12:45qui s'impose à nous.
12:47D'ailleurs,
12:47la CPME s'est engagée
12:49dans ce dialogue
12:50de proximité
12:51en étant présente
12:52pour la première fois
12:53de l'histoire
12:54au Salon des maires
12:54pour avoir cette proximité
12:55avec les acteurs des territoires
12:57aujourd'hui
12:57à l'aune
12:59du premier tour
13:00des élections municipales
13:02pour accompagner aussi
13:03ce que les commerçants
13:04ont besoin
13:04parce qu'on parle
13:05de transition.
13:06Mais derrière,
13:06il y a des coûts
13:07et forcément,
13:08nos entreprises aujourd'hui
13:09sont sur des marches contraintes,
13:11des marchés compliqués
13:12et donc,
13:13il ne faut pas opposer
13:14cette évolution,
13:15cette nécessité
13:16de prise en considération
13:18des évolutions sociétales
13:20et environnementales
13:21au regard
13:22de l'économie
13:23de nos entreprises.
13:24Donc,
13:24c'est tous ces paramètres
13:25que nous devons accompagner
13:26ce que fait la CPME
13:27dans ses différentes missions
13:29et avec ses fédérations adhérentes
13:31parce que
13:32si on opposait
13:33la transition écologique
13:34à la raison économique,
13:36ça serait un échec
13:37et là aussi,
13:38c'est plutôt
13:39une discussion,
13:40une concertation
13:41ce qui est faisable
13:42avec les fournisseurs
13:43pour nos établissements.
13:44Pardon de nous interrompre,
13:45mais il y a la question
13:46de la place de la voiture
13:47dans les centres-villes.
13:49Est-ce que oui ou non,
13:50quand on réduit
13:50la place de la voiture,
13:52on est au commerce ?
13:53J'entends tous les sons de cloche.
13:54Vous posez une bonne question
13:56dans laquelle la réponse
13:57est très complexe.
13:58Très complexe.
13:59Le oui ou non.
14:01Oui,
14:01on peut vivre
14:02un centre-ville apaisé
14:03sans automobile,
14:04mais la seule et unique condition
14:06de l'accompagner,
14:07ce centre-ville.
14:09Déjà,
14:09ce que nous préconisons
14:10à la CPME,
14:11c'est un dialogue
14:12avec les élus
14:12parce que quand vous envisagez
14:14une piétonnisation,
14:15une végétalisation
14:16de votre centre-ville,
14:17il faut le faire
14:18en concertation
14:19parce que des commerçants
14:20ont besoin
14:20des camions de livraison.
14:21vous avez quand même
14:23besoin de familles
14:24qui arrivent
14:24avec des enfants.
14:26Donc,
14:26tout cela se fait
14:27dans une concertation.
14:28Et c'est là où,
14:29souvent,
14:29vous opposez les commerçants
14:31avec le stationnement.
14:31C'est un débat omniprésent
14:33dans les municipales.
14:34On a fermé le stationnement,
14:35on ne peut plus venir
14:36commercer chez moi.
14:37Non.
14:37D'abord,
14:37il faut penser
14:38un centre-ville
14:39comme une galerie
14:40marchande à ciel ouvert.
14:41Et en fonction de cela,
14:42ils donnaient des aménagements.
14:44Ils donnaient aussi,
14:45en amont,
14:45parce que ce sont des travaux longs,
14:47une concertation.
14:48Je comprends mes collègues
14:49qui sont en difficulté
14:50parce qu'ils découvrent
14:52que la rue va être barrée
14:53et que les places de stationnement
14:54sont supprimées
14:55au bénéfice
14:56de parking relais.
14:57C'est très intelligent,
14:58mais il faut le faire
14:59dans l'aménagement
15:00et dans la concertation.
15:01Alors,
15:01je vous pose à peu près
15:03la même question,
15:03mais en rebondissant
15:04sur ce ZAN,
15:05ce zéro artificialisation nette
15:07qui fonctionne peut-être
15:08un peu comme un épouvantail
15:09pour certains élus.
15:12À tort ou à raison,
15:13je ne vais pas prendre parti ici,
15:15mais est-ce qu'on peut concilier
15:16cet objectif ?
15:18Zéro artificialisation nette 2050
15:19avec l'attractivité
15:21dont on parlait tout à l'heure,
15:22la croissance économique
15:23des villes ?
15:24Alors,
15:24en fait,
15:24ça a été débattu,
15:26mais pas vraiment
15:27dans l'opinion.
15:28Et puis,
15:28on s'est très vite aperçu
15:30que le zéro artificialisation nette,
15:33finalement,
15:33c'était très bien
15:34pour la planète
15:34et tant mieux,
15:35et qu'il y avait
15:36beaucoup de friches
15:38disponibles aujourd'hui,
15:39c'est-à-dire des zones
15:39déjà imperméabilisées.
15:41Et là-dessus,
15:42on peut faire
15:42beaucoup de choses.
15:43Alors,
15:43évidemment,
15:44malheureusement,
15:44il y en a beaucoup
15:45qui sont déjà pollués
15:46et donc ça coûte
15:47beaucoup plus cher.
15:47Mais quand même,
15:48soyons intelligents.
15:49Et nous,
15:49ce qu'on dit dans le bâtiment,
15:50on n'est pas des bétonneurs
15:52compulsifs
15:52ou des grignoteurs
15:53de terres agricoles,
15:54surtout pas.
15:55D'abord,
15:55occupons-nous des friches.
15:56Mais,
15:57il y a quand même
15:57une réalité aujourd'hui,
15:58c'est réindustrialiser la France
16:00ou développer des services,
16:02des commerces spécialisés
16:04aujourd'hui
16:04qui changent.
16:05Le monde change
16:06tellement vite aujourd'hui,
16:07on le voit aujourd'hui.
16:08Eh bien,
16:09on doit faire du cas par cas
16:10et c'est ce que l'on voit
16:10aujourd'hui.
16:11On avait dit
16:11le ZAN,
16:12bon,
16:12aller un hectare
16:13par chaque commune
16:16et donc on va construire
16:16la moitié
16:17de ce qu'on a construit
16:18jusqu'à les dix dernières années.
16:19Mais ça ne marche pas partout.
16:21Pour certaines villes,
16:23certains territoires
16:24où il va y avoir
16:25de la réindustrialisation,
16:26on a parlé beaucoup
16:27des méga factories,
16:28on a parlé beaucoup
16:29de toutes ces choses électriques
16:30où toutes les...
16:31Oui,
16:32aujourd'hui,
16:32on voit que l'industrie
16:34de l'armement,
16:35de l'aéronautique
16:36est en croissance.
16:38Eh bien,
16:38il va falloir loger
16:39du personnel à côté,
16:42loger des ouvriers
16:43comme dans le bâtiment,
16:44il va falloir loger
16:44des cadres,
16:45il va falloir loger
16:45des ingénieurs
16:46et ceux-là n'ont pas
16:47forcément envie de vivre
16:48dans l'existant
16:49donc il va falloir construire.
16:51Donc,
16:51il va falloir adapter.
16:52C'est un peu ce que
16:53on parlait des zones flash
16:55il y a deux, trois ans.
16:56Président Macron
16:57parlait des zones flash.
16:58C'est-à-dire,
16:58oui,
16:59on fait un truc
17:00commun à toute la France
17:01mais finalement,
17:02là,
17:02Dunkerque,
17:03ah oui,
17:03on avait oublié
17:04qu'il fallait des logements
17:05mais la factory
17:06ne va pas faire déplacer
17:088 000 personnes
17:09chaque jour.
17:10C'est-à-dire,
17:10un principe pour tout le monde
17:11mais la capacité
17:12de l'adapter
17:14en fonction des projets.
17:15C'est ce que je comprends.
17:16Et ce que j'ai l'impression
17:16c'est qu'aujourd'hui
17:17on est beaucoup plus là-dessus
17:18avec les nouveaux gouvernements
17:19parce qu'ils mettent en exergue
17:21ce qui a très bien fonctionné.
17:22C'est vrai,
17:23la construction des Jeux Olympiques,
17:25moins de recours
17:25à la construction
17:26sur le foncier,
17:27sur tout ça.
17:28Il y a eu tous les recours possibles,
17:29évidemment,
17:30mais en tout cas,
17:31ça a été réduit.
17:32Notre-Dame,
17:34exactement la même chose.
17:35Il n'est pas ça
17:36sur le marché,
17:36le marché public,
17:37plus rapide
17:38mais dans toutes les règles.
17:39En revanche,
17:40on a suivi vraiment
17:43seconde par seconde
17:44l'évolution du dossier.
17:45Et on a vu que
17:45normalement,
17:46Notre-Dame,
17:46on aurait dû le faire
17:47en 10 ans,
17:47on l'a fait en 5 ans.
17:48Donc tout ça,
17:48en fait,
17:50devient un peu,
17:51pas la norme,
17:51mais presque
17:53pour tous les projets
17:54qu'il y a en France.
17:55Et j'allais dire,
17:55tant mieux,
17:56ne soyons pas dogmatiques
17:58enfermés dans un cadre.
17:59Et ça,
18:00ce que vous avez rebondi
18:01tout à l'heure
18:01sur la rénovation énergétique
18:02et sur l'environnemental,
18:04eh bien voilà,
18:05soyons intelligents.
18:06Mais aujourd'hui,
18:07il va falloir aussi
18:07faire des efforts
18:08pour loger les Français
18:09pour qu'ils puissent travailler
18:10à proximité de leur industrie.
18:12Sinon,
18:13ça va finir
18:13pour faire des gilets jaunes.
18:14Je vais passer,
18:15oui,
18:15effectivement,
18:16on l'a connu
18:16et on peut considérer
18:18que les braises
18:19ne sont pas totalement
18:20les têtes.
18:20Je vais passer
18:20d'un acronyme à l'autre,
18:21du ZAN aux ZFE,
18:23les zones à faible émission
18:24puisque ça concerne
18:25en plein,
18:26Gaël Keïnec,
18:27les enjeux de mobilité.
18:28Là aussi,
18:29il y a le...
18:30Et alors,
18:30ce qui est intéressant,
18:31c'est que les deux
18:32sont devenus
18:34des enjeux politiques,
18:36notamment dans ces élections
18:37municipales,
18:38servant aux uns
18:39de totem à défendre,
18:41aux autres de...
18:42Et d'ailleurs,
18:42c'est caricatural
18:43parfois des deux côtés,
18:44d'épouvantail
18:45à détruire.
18:47Ces ZFE,
18:48elles ont été quoi ?
18:49Vidées un peu
18:50de leur substance finalement,
18:51ces zones à faible émission
18:52dans les centres-villes ?
18:54Les grandes villes ?
18:54Dans les grandes villes,
18:55oui.
18:56Un petit peu,
18:57oui.
18:57Elles sont,
18:57en tout cas,
18:59elles sont très,
19:00très flexibilisées
19:01au point qu'effectivement,
19:02voilà,
19:03elles deviennent moins
19:04les contraintes
19:05qu'elles avaient été imaginées.
19:07Mais on parlait
19:08de concertation tout à l'heure
19:09quand on vous interrompt.
19:09Je pense que dans les deux cas...
19:10C'est parce que ça n'a pas été pensé
19:11suffisamment en concertation ?
19:13Je pense quand même
19:13qu'il y a eu des concertations
19:14parce que la concertation
19:15même est encadrée
19:16par la loi en France.
19:18mais ici,
19:20on porte un discours
19:21d'entreprise
19:22qui est par essence
19:25pragmatique
19:25mais qui peut être exigeant.
19:27Nous,
19:27on prône l'exigence lucide.
19:29C'est un pléonasme d'ailleurs.
19:31Et donc,
19:32ce qui a sans doute manqué,
19:34c'est ce côté lucide
19:35et là où souvent
19:38l'erreur commence,
19:39c'est quand
19:40les gouvernements
19:41ou l'administration
19:42va aller être prédictif
19:45sur les moyens
19:45et non pas sur le cap.
19:47Donc,
19:47on doit être extrêmement ferme
19:49sur le cap
19:49et je pense que le cap
19:50de l'artificialisation,
19:52le cap de maintenir
19:53la biodiversité,
19:54il est extrêmement important
19:55pour nous tous,
19:56pour nos enfants,
19:57pour notre économie,
19:58pour notre résilience.
19:59De même que...
19:59À chaque inondation,
20:00on parle de l'artificialisation.
20:02Le lien,
20:03il est quand même réel.
20:05Et sincèrement,
20:05moi,
20:05je ne rencontre plus
20:06une entreprise
20:07qui n'ait pas réellement
20:08cet objectif
20:09cheville au corps.
20:10Il y a peut-être 20 ans
20:11parce que nous,
20:11on a 20 ans,
20:13on pouvait avoir des débats.
20:15Là,
20:15il n'y a plus de débats.
20:16Le débat,
20:17il n'est pas sur le si,
20:18il est sur le comment.
20:19Mais par contre,
20:19le rôle de l'administration
20:20n'est pas d'être prédictif
20:22sur le comment
20:22parce qu'elle ne peut pas,
20:23parce que c'est beaucoup
20:24trop complexe,
20:25c'est beaucoup trop local.
20:26Donc,
20:28c'est quand elle s'éloigne
20:29de son rôle
20:30de prescripteur
20:31sur le cadre
20:31et qu'elle dérive
20:32sur les moyens
20:33qu'elle peut tomber
20:36dans des choses
20:36trop dogmatiques.
20:38est-ce que les crises
20:39c'est des accélérateurs
20:40de changement ?
20:40Là,
20:40on est en pleine crise
20:44guerre au Moyen-Orient
20:45avec les conséquences
20:47sur le marché
20:48de l'énergie
20:48que l'on connaît
20:49et la crainte,
20:50si ça dure,
20:50que ça devienne
20:51un nouveau choc pétrolier.
20:52On n'y est pas encore,
20:53espérons qu'on n'y arrivera pas.
20:54Toutes les crises
20:55sont des accélérateurs
20:57de prise de conscience.
20:58Après,
20:59sont-elles des solutions en soi ?
21:01Je le pense,
21:02si tant est que les filières
21:03aient l'audace
21:04de se transformer,
21:06de s'adapter
21:06et de considérer
21:07le moment de la crise,
21:09du choc,
21:10comme un signal fort
21:11qu'il doit être accompagné
21:13pour une évolution.
21:14Si on le reçoit
21:15comme une sanction,
21:17forcément,
21:17on se replie,
21:18on se renferme.
21:18Si on regarde
21:19les conséquences
21:21de la guerre en Ukraine
21:22et de cette flambée
21:23des prix de l'énergie,
21:25il y a eu une prise de conscience
21:26même au sein des PME
21:28sur le sourcil
21:30de leur énergie,
21:31Il ne vous a pas échappé
21:31qu'il y a eu
21:32une filière
21:33dans le métier du commerce
21:34et de proximité,
21:35les boulangers,
21:36qui ont payé
21:37un lourd tribut
21:37parce qu'il y avait
21:39un mauvais accompagnement
21:40ou de mauvais conseils
21:41sur l'accès à l'énergie
21:43et avec des contrats
21:44dérégulés
21:44qui se sont trouvés
21:45dans des explosions
21:48significatives
21:48de tarifs
21:49qui a conduit
21:51malheureusement
21:51à la ferventeur
21:52de nombreuses boulangeries
21:54de proximité.
21:55Donc, il y a là aussi
21:56dans tous les sujets,
21:57vous avez évoqué tout à l'heure
21:58la concertation,
21:59c'est par la loi.
21:59Oui, je dis oui
22:00à la concertation
22:01mais je dis encore plus oui
22:03et j'applaudis les deux mains
22:04quand il y a de l'écoute
22:05parce que faire
22:07des réunions
22:07et je pense qu'ici
22:08on est habitué
22:09à siéger dans des réunions
22:11pour dire
22:11il y a eu un dialogue
22:12et je décide
22:13ce que j'ai envie
22:14qui soit décidé,
22:15ça ne peut pas fonctionner
22:16et c'est là où ça...
22:17Vous avez vécu souvent ça.
22:19Je pense.
22:20Même à l'échelon local ?
22:21À l'échelon local,
22:22bien évidemment,
22:23c'est pour ça que
22:24à la CPME
22:24nous avons ce petit guide
22:26c'est adopter le réflexe PME.
22:27C'est pour mieux nous comprendre
22:29non pas pour faire de la politique
22:30on laisse ça aux politiciens
22:32on est là pour expliquer
22:33la vie économique
22:34les attentes
22:35sur la fiscalité
22:36sur les règlements
22:37sur l'évolution environnementale
22:39pour qu'elle soit appropriée
22:41adoptée
22:42et non combattue.
22:43On va reparler fiscalité
22:44tout de suite
22:45mais un mot de l'échelon
22:46je veux bien vous entendre
22:47là-dessus quand même
22:48Olivier Salon
22:49parce qu'il y a
22:5135 500 communes en France
22:54il y en a je crois
22:54un peu plus de 10 000
22:55en Allemagne
22:57si on regarde
22:58le ratio à la population
22:58bon je ne vais pas vous faire
23:00on ne va pas faire
23:00les maths ensemble
23:01mais est-ce qu'il y a
23:02trop de communes ensemble
23:03en France
23:04et est-ce que finalement
23:04le bon échelon
23:05il y a beaucoup de décideurs
23:06et puis vous
23:08vous cherchez
23:08quel interlocuteur
23:09l'intercommunalité
23:10vous avez les uns
23:10les autres employés
23:11nous un peu comme
23:12beaucoup de fédérations
23:13mais la fédération
23:14des bâtiments
23:14on est présent
23:15dans les 101 fédérations
23:16n'oublions pas
23:16l'outre-mer
23:17très important
23:17pour ces municipales
23:19et donc on est au plus proche
23:20de toutes les communes
23:21de tous les maires
23:22et donc on est là
23:24d'une façon pragmatique
23:25pour leur donner des conseils
23:26moi je le sais
23:27je l'ai fait
23:27quand j'étais président départemental
23:29et dans mon département
23:30je suis allé voir dans les villes
23:32et en fait
23:32qu'est-ce qu'il en est sorti ?
23:34oui
23:35toutes les crises
23:36que l'on a connues
23:36depuis le Covid
23:37des règlements etc
23:38derrière
23:39inflation
23:40des matières premières
23:41des riches fossiles
23:42qu'il faut éradiquer
23:43hier encore
23:44j'étais au ministère
23:45pour l'électrification
23:46des bâtiments en France
23:47justement
23:47pour sortir de tout ça
23:49ça c'est du concret
23:50c'est une accélération
23:51et puis le titre de l'émission
23:52le titre de la chaîne Smart
23:53la Smart City
23:54ça y est
23:55elle est en place
23:55c'est-à-dire qu'il y a des communes
23:58moyennes
23:58petites
23:58et plus grandes
23:59qui investissent
24:00dans les capteurs
24:02qui investissent
24:03dans les logiciels
24:04dans les algorithmes
24:04et maintenant
24:05dans l'intelligence artificielle
24:06et qui changent
24:07effectivement
24:08c'est toujours bon
24:08pour la rénovation
24:09et pour les métiers du bâtiment
24:11beaucoup d'appareils
24:12de production de chauffage
24:13de rafraîchissement
24:14de traitement d'air
24:15aujourd'hui
24:16je dis que ça fait
24:17ça fait 15 ans
24:18que ça existe
24:19mais accéléré
24:20depuis 2020
24:20pour faire des économies
24:21d'énergie derrière
24:22et bien on se
24:23on se rend compte
24:24que quand on a investi
24:26dans toute cette technologie
24:28il faut à peine
24:293-4 ans
24:30pour revenir
24:31sur des investissements
24:32qui furent énormes
24:33mais aujourd'hui en France
24:34c'est ça
24:35les bâtiments publics
24:36les bâtiments communs
24:38et même souvent à la maison
24:39et bien il n'y a pas de régulation
24:40il n'y a pas tellement
24:41mais alors je repose ma question
24:43parce que vous n'y avez pas
24:43tout à fait répondu
24:44c'était l'échelon
24:45de l'intercommunalité
24:46qui m'intéresse
24:47parce que ça coûte souvent
24:48pas mal d'argent
24:49les investissements
24:50dont vous nous parlez
24:51et quand on est maire
24:52d'une petite commune
24:53et c'est l'immense majorité
24:54en France
24:54de moins de 1000 habitants
24:55on n'a pas les moyens
24:56de travailler
24:58à la rénovation énergétique
24:59des quelques bâtiments publics
25:01donc est-ce que
25:01c'est un bon interlocuteur
25:02pour vous
25:03l'intercommunalité ?
25:04Oui c'est un bon interlocuteur
25:05mais enfin c'est vrai
25:06qu'il faut attendre
25:07tous les 4-5 ans
25:08où il y a des compétences
25:09qui sont redistribuées
25:10à la région
25:12au département
25:12dans ce département
25:13il peut y avoir une métropole
25:14mais il y a aussi
25:15une agglomération
25:16et puis une commune
25:17bon je ne me présente pas
25:18aux élections municipales
25:19ni politiques
25:20ni quoi que ce soit
25:20moi je suis président
25:21d'une fédération
25:21mais c'est vrai que quelquefois
25:23il faut être assez pertinent
25:25être clairvoyant
25:26pour savoir qui va décider
25:27pour trouver le bon
25:28échelon administratif
25:29et à la fédération
25:30on est obligé d'ailleurs
25:31et à chaque fois
25:32qu'il y a des élections
25:32différentes
25:33de refaire des propositions
25:35là on en a fait 30
25:37le titre de nos propositions
25:38il est clair et net
25:39et il est brut
25:40c'est mer sans grue
25:42mer battue
25:43vous voyez ça change
25:44un petit peu
25:44de ce qui s'est passé
25:45il y a quelques années
25:46on disait que les constructeurs
25:48les mers constructeurs
25:49allaient être battus
25:49mais là c'est la vérité
25:51s'il n'y a pas de mer
25:52s'il n'y a pas de mer
25:53s'il n'y a pas de grue
25:54effectivement
25:55les habitants
25:56jugent le dynamisme
25:57aujourd'hui
25:58avec tout ce qui se passe
25:59allez un dernier mot
26:00Philippe Coye
26:00autour de la fiscalité
26:01qu'est-ce que vous proposez
26:02en la matière
26:03qu'est-ce que vous attendez
26:04là des futurs élus
26:05en matière de fiscalité
26:06il faut faire attention
26:06les communes fonctionnent
26:08avec la DGF
26:09la dotation globale
26:10de fonctionnement
26:10qui est grignotée
26:11année après année
26:12les budgets sont contraints
26:14une mairie doit fonctionner
26:15avec un budget à l'équilibre
26:17ce qui n'est pas le cas
26:18malheureusement de l'État
26:19je l'ai dit
26:20j'ai été élu local
26:21et donc
26:22il y a aujourd'hui
26:23devant un tarissement
26:25de la source nationale
26:26une volonté parfois
26:28de fiscaliser
26:29d'augmenter localement
26:30là aussi
26:31c'est souvent la parole
26:33de l'État
26:34qui est bonne
26:35moi j'enlève des taxes
26:36et forcément
26:37vos collectivités
26:38elles ont des coûts
26:39de fonctionnement
26:39elles ne peuvent pas
26:40se priver de la ressource
26:41donc qu'est-ce qu'elles font
26:42elles augmentent
26:43les droits de terrasse
26:44les droits d'exploitation
26:46de l'espace public
26:47la fiscalité locale
26:49donc là aussi
26:50il faut avoir
26:50cette prudence
26:51d'avoir une fiscalité
26:53équilibrée
26:54progressiste
26:55discuter
26:56parce que bien évidemment
26:57quand un élu
26:58rajoute quelques pourcentages
26:59en bas d'une ligne
27:01d'imposition
27:02ça fait des sommes
27:03qu'on ne peut pas
27:03de suite répercuter
27:05dans l'exploitation
27:05de nos commerces
27:06ou de nos entreprises
27:07donc c'est pour ça
27:08que je dis
27:09cette concertation
27:10elle est cruciale
27:11sur l'énergie
27:12la fiscalité
27:13l'harmonie
27:14du bien vivre ensemble
27:15dans une ville
27:16parce qu'un maire
27:17est jugé
27:18sur les grues
27:18très certainement
27:19mais sur la qualité
27:20aussi
27:21et l'ambiance
27:22qu'un centre-ville
27:23un centre-bourg a
27:24Gaël Keynex
27:24les innovations
27:25est-ce qu'elles coûtent
27:26forcément beaucoup d'argent
27:27dans les bonnes idées
27:28que vous proposez
27:29alors nous justement
27:29on s'est employé
27:31à se restreindre
27:32à des idées
27:33qui ne coûtent pas
27:34trop d'argent
27:34parce que de toute façon
27:35c'est pas une commune
27:35ou même une interco
27:36qui va faire une autoroute
27:37et tout
27:37on n'est pas sur ce type
27:38de sujet
27:38ce type de sujet
27:39on en discute ailleurs
27:41donc elles sont toutes
27:42sincèrement à la portée
27:43d'un budget communal
27:45ou intercommunal
27:47pour les villages
27:48auxquels vous parlez
27:49c'est beaucoup plus
27:50de l'optimisation
27:50c'est le boulot
27:51des maires
27:53d'optimiser l'existant
27:54ils héritent d'un existant
27:55et donc
27:55elles sont
27:57elles sont financiables
27:58et je pense que
27:58ce qui nous réunit
27:59tous les trois
27:59c'est qu'on essaie
28:01de les aider
28:02parce qu'on est très conscient
28:03que c'est pas un job facile
28:04on est bien d'accord
28:05merci beaucoup
28:06merci à tous
28:06d'avoir participé
28:07à ce débat
28:09donc évidemment
28:09vos propositions
28:10elles sont à retrouver
28:11sur les sites
28:11de la CPME
28:12de la Fédération Française
28:13du Biettiment
28:13ou sur Moving On
28:15merci encore
28:16à très bientôt
28:16sur notre antenne
28:18sur Bismarck for Change
28:20je vous dis
28:20d'aller voter
28:21tiens ce 15 et 22 mars
28:23c'est toujours important
28:24comme ça vous pourrez
28:25vous plaindre après
28:25allez à bientôt
28:26pour un nouveau Smart Trends
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