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  • il y a 2 jours
Jeudi 12 février 2026, retrouvez Margarita Zlatkova (directrice mondiale de la performance, Seedtag), François Brogi (directeur général, Artefact 3000), Julien Pillot (Consultant, Enseignant-chercheur en économie, Inseec - Groupe Omnes Education) et Angélique Gérard (présidente fondatrice, STEM ACADEMY) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.

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Transcription
00:08Bonjour à tous, bienvenue dans Smartech, on est en direct sur la chaîne Bsmart.
00:12Comme tous les jeudis matins, on va commenter l'actualité tech dans deux secondes.
00:21C'est parti pour le grand débrief de l'actu tech de Smartech en direct sur la chaîne Bsmart.
00:26Comme tous les jeudis matins, aujourd'hui autour de la table, nous avons le grand plaisir d'avoir deux grandes
00:30dames du numérique.
00:32Angélique Gérard, bonjour Angélique, présidente de la STEM Academy et Margarita Zlatkova, directrice monde du développement chez CITAG.
00:40Bienvenue aussi Margarita et puis Julien Pillot, incontournable Julien.
00:44Bonjour Julien, enseignant-chercheur en économie à l'INSEC.
00:48Alors on va parler de la nouvelle doctrine pour les achats publics du numérique.
00:51On va aussi chercher, appel à la communauté j'ai envie de dire, quelqu'un pour défendre le collier ami
00:57IA qui fait sa pub dans le métro parisien.
01:00Mais d'abord, je propose qu'on s'intéresse à un concours qui célèbre la création à partir de l
01:05'IA dans le cinéma.
01:07Ce soir, c'est la clôture de l'artefact AI Film Festival.
01:10Donc concours de court-métrage réalisé intégralement, nous dit-on, à l'aide d'outils d'intelligence artificielle.
01:16Et pour lancer cette discussion, on est connecté avec François Brogui.
01:20Bonjour François.
01:22Bonjour Delphine.
01:23Vous êtes le co-organisateur avec MK2 de ce AI Film Festival.
01:29Donc combien de films ont été soumis au jury cette année ?
01:33Parce que c'est la seconde édition, beaucoup de courts-métrages j'imagine.
01:38Ah oui, alors c'est la règle.
01:39De toute façon, le format, c'est 316 secondes pour être précis.
01:43Donc de toute façon, c'est un court-métrage format maximum.
01:46On a cette année 265 candidatures et sont soumis au jury les 20 déjà présélectionnés par la rédaction de MK2.
01:55Donc le jury, en soi, ne voit que 20 films.
01:57D'accord.
01:58Alors je disais intégralement réalisé à l'aide de l'IA.
02:02Qu'est-ce que ça veut dire exactement ?
02:04Et donc ça veut dire ça ?
02:06C'est les images, le script, tout est fait par des IA ?
02:10Alors la règle, ce n'est pas intégralement.
02:12La règle, c'est l'IA doit intervenir dans les trois processus de production,
02:16mais libre aux réalisateurs, aux artistes, de faire ce qu'ils veulent une fois qu'ils ont coché cette règle.
02:22La règle, c'est qu'il faut utiliser les IA en pré-production, en production et en post-production.
02:27Il se trouve qu'effectivement, à la fin, 80% des films, 90% même, sont réalisés intégralement en IA.
02:34Mais il y a 10% des films qui sont soumis, qui sont du live-action.
02:38Et l'IA est un outil qui est utilisé en pré-pro, en poste et en pro pour soit améliorer
02:44l'image, le son,
02:45céder sur le script, des moodboards, etc.
02:46Mais la règle du festival n'est pas de prompter et d'utiliser intégralement l'IA pour réaliser.
02:51De toute façon, ce n'est pas ce qui est proné, ni par MK2, ni par nous.
02:55D'accord. Mais quel est l'intérêt de lancer ce type de concours ?
03:00Alors, l'intérêt, d'abord, il y en a deux.
03:04L'intérêt, de manière générale, pour Artefact, c'est qu'on ait une entreprise qui est soucieuse,
03:10qui est spécialiste en intelligence artificielle.
03:13Et je dirais, le point de vue de l'entreprise, c'est que le sujet clé de l'IA, c
03:16'est l'adoption par toutes les populations.
03:21Donc, ici, c'est la population créative, la population artistique du cinéma.
03:25Mais notre doctrine, notre idée, c'est que plus les gens vont connaître, comprendre et maîtriser les outils d'IA,
03:32plus ils enverront les limites, plus ça déminera les peurs.
03:36Et ça aussi, plus ils auront un avis, je dirais, éclairé sur l'IA.
03:42Et l'idée, c'est d'enlever les peurs, mais aussi de conserver, de voir les limites des outils.
03:47Donc, nous, on est toujours favorables à ce que les gens adoptent les outils pour mieux comprendre les opportunités, les
03:52limites.
03:53Et aussi, pour ne pas qu'il y ait une élite intellectuelle sur l'IA et le reste de la
03:58population qui est dépassée par le sujet.
04:00L'autre intérêt, il est plus pour nous, à titre personnel, chez Artefact, et pour MK2 aussi, c'est de
04:06voir, finalement, c'est un test.
04:08Du coup, on voit comment les gens s'emparent des outils, comment les créateurs s'emparent des outils, quelles sont
04:14les tendances.
04:15C'est aussi un laboratoire qui nous sert aussi à observer ça.
04:18Et bien sûr, après, on est aussi ravis de lancer des jeunes artistes, entre guillemets, parce que finalement, il y
04:25a quand même beaucoup, soit de jeunes, soit de réalisateurs plus confirmés,
04:30mais qui se mettent à l'IA, parce qu'ils comprennent aussi que c'est un peu l'avenir.
04:34Et donc, ça permet de faire émerger des talents, des profils, des gens qui sont dont...
04:39Nous, on est impatients de voir le résultat, surtout qu'est-ce que ça va donner, au final, au cinéma,
04:44sur grand écran.
04:45Alors, vous ne pouvez pas nous révéler les gagnants, puisque la clôture, c'est ce soir.
04:49Le président du jury, c'est Cédric Clapif.
04:52Ça lui parle, lui, l'intelligence artificielle ? Il l'utilise déjà ?
04:56C'est pareil. Je pense que c'est la même curiosité qu'il anime, c'est-à-dire que ce
04:59n'est pas le profil de réalisateur le plus tech du marché,
05:04mais comme c'est un outil qui arrive dans la production, dans la post-production, etc.,
05:08donc je pense qu'il a la même curiosité intellectuelle de voir comment les gens s'en emparent,
05:11et évidemment qu'il intègre ça maintenant à ses processus de production et post-production,
05:16puisque de toute façon, l'IA, c'est un gros fantasme, parce que l'IA existe déjà depuis longtemps,
05:22quelque part, dans les outils.
05:24Après, il y a la générative AI qui est le cran du dessus,
05:26mais structurellement, il y a déjà des outils en post-production utilisés dans le cinéma
05:32qui sont déjà avec de l'IA embarquée.
05:35François Broguier, je vais faire juste un tour de table pour savoir ce qu'en pensent mes chroniqueurs,
05:39mes commentateurs aujourd'hui sur cette irruption de l'IA.
05:43Parce que l'IA, ok, ça existe depuis longtemps, mais le vrai sujet, c'est l'IA générative,
05:46puisqu'on voit énormément de créations aujourd'hui audiovisuelles, j'ai envie de dire,
05:50mais enfin des petites créations audiovisuelles sur les réseaux sociaux à partir de l'IA générative.
05:54Vous en pensez quoi ?
05:55Alors, moi, je trouve ça super intéressant.
05:58Là, j'entends les chiffres, 265 films, 90% qui sont effectivement conçus à 100% avec de l'IA.
06:05Je me posais la question, et donc je ne pensais pas que c'était aussi important.
06:08Je pensais qu'il y avait une hybridation réelle, imaginaire, plus importante dans le contenu.
06:13Alors, c'est peut-être le biais, parce que c'est un concours dédié à ça aussi ?
06:15Peut-être, mais en tous les cas, il y a un signal très fort,
06:18c'est qu'il y a une nouvelle génération de réalisateurs AI natifs qui sont en train d'émerger
06:25et qui réfléchissent plus avec l'IA qu'avec une caméra.
06:28Donc, 265 films, on peut dire aussi qu'on est vers un basculement industriel.
06:34Le cinéma a toujours, en fait, absorbé la tech, donc le son, la lumière, le numérique.
06:40L'IA, c'est la suite logique pour moi, donc je trouve ça assez passionnant.
06:44Vous êtes contente ?
06:45En fait, je suis contente, mais il y a des questions.
06:47J'ai aussi des questions sur le sujet.
06:50Effectivement, je trouve ça positif, parce qu'avant, il fallait une équipe et des moyens.
06:54Aujourd'hui, on peut être bon en IA et avoir une vision.
06:57Et donc, ça ouvre le champ des possibles et ça démocratise, en fait, cet accès au cinéma.
07:03Il y a l'abaissement des coûts, il y a plein de choses positives.
07:06Après, il y a quand même l'impact aussi sur la désintermédiation de la production,
07:11l'impact sur les métiers.
07:13Moi, j'ai un copain qui faisait des voix pour des acteurs américains.
07:15Il est au chômage depuis un an.
07:16Donc, on voit bien qu'effectivement, les cartes sont en train d'être battues.
07:20Sans parler des IA qui volent les voix.
07:21C'est-à-dire qu'au-delà des messages, ils sont mis en danger.
07:24En plus, il y a quand même cette captation par l'IA.
07:27Pas toujours dans les règles, c'est le moins qu'on puisse dire.
07:29Absolument.
07:29Julien ?
07:30Moi, je vais te donner un carton vert, mais sous condition.
07:34Oui ?
07:35Non, parce qu'effectivement, ce que tu ne peux empêcher, il faut l'embrasser.
07:39Et que le cinéma se nourrisse de nouvelles technologies, ça a toujours été dans son ADN.
07:43Parfois, pour le meilleur d'ailleurs, on peut penser à la façon dont la motion capture s'est imposée.
07:48Notamment, comme des réalisateurs comme Robert Zemeckis, par exemple, en ont fait des très longs métrages extrêmement impactants à leur
07:54époque.
07:55Parfois, on peut avoir un regard peut-être un peu plus critique ou un peu plus nostalgique, notamment lorsque l
08:00'animation 3D a remplacé l'animation traditionnelle, par exemple.
08:03Mais toujours est-il que l'IA est là, que ça ouvre la voie à de nouvelles façons de faire
08:08vivre des récits, de les produire, de les matérialiser avec de nouvelles compétences.
08:14On espère juste, effectivement, que ça ne rendra pas obsolète tout un tas de compétences et laissera beaucoup de personnes
08:18sur le carreau.
08:18On espérera également que ce soit conforme sur le plan juridique, qu'il n'y ait pas de vol manifeste
08:25donné, qu'il n'y ait pas d'infraction au droit d'auteur, au droit d'image.
08:28On voit d'ailleurs que certains acteurs américains commencent à faire breveter leur voix ou leur gestuelle pour ne pas
08:35être quelque part disruptés par l'intelligence artificielle.
08:39Mais encore une fois, je regarde ça plutôt avec un regard a priori bienveillant.
08:44Margarita, carton vert ?
08:46Carton vert et je pense carton rouge. Moi, je vais être un peu plus partagée.
08:51Ça, c'est parce que l'ancienne juriste en moi prend aussi le dessus.
08:55La tech en moi est tout à fait d'accord avec Angélique et avec Julien.
09:00Moi, je trouve que c'est pour la première fois où on voit l'IA jusqu'à présent était un
09:05outil, l'IA génératif surtout est utilisé pour beaucoup de choses.
09:08Maintenant, ça devient un partenaire créatif.
09:10Donc, on passe à un niveau qui me semble très intéressant et passionnant et que je trouve fascinant.
09:15Et cet accès aux jeunes créateurs qui jusqu'à présent n'avaient pas les moyens de s'exprimer, de aussi
09:22montrer leur talent, je trouve ça fascinant.
09:23Mais ?
09:24Mais, le mais pour moi, c'est qu'il y a tout un pan droit d'auteur, droit de la
09:29propriété intellectuelle, souveraineté des données, exploitation des données derrière.
09:34Effectivement, les métiers, je suis d'accord.
09:35Mais moi, j'ai un pan aussi qui est qu'est-ce qui se passe avec la créativité quand l
09:40'IA commence à se nourrir par elle-même ?
09:41L'IA produit, l'IA fait tout et au bout d'un moment, il n'y a plus d'imput
09:45humain.
09:46Qu'est-ce qui se passe derrière et qu'est-ce qui se passe aussi avec l'input humain ?
09:49Quand moi, je donne ma créativité à l'IA et l'utilise pour fournir cette créativité à d'autres créateurs
09:55derrière,
09:56comment j'ai cette protection, la transparence de savoir ce qui se passe avec les données que moi, je donne
10:00?
10:00Et aussi, qui est le créateur ? Qui a le droit d'auteur ?
10:03Comment protège ce créateur qui a donné aussi sa créativité à l'IA ?
10:07Alors François, je sais que vous organisez en même temps quand même que la remise des prix.
10:11Une table ronde, c'est dire que vous êtes conscient quand même des sujets à débattre.
10:14Une table ronde sur les limites actuelles, les perspectives d'évolution.
10:18Moi, je vous donne un carton vert parce que j'ai envie que ça progresse,
10:23qu'on s'empare de ces nouvelles technologies, qu'on fasse de l'acculturation, tout ça.
10:27Mais pas de slope, s'il vous plaît, pas de bouillie.
10:29Parce que franchement, ce qu'on voit quand même beaucoup aujourd'hui de création avec les IA génératives,
10:34voilà. J'espère que ce qu'on verra ce soir, ce sera d'un top niveau.
10:41Oui, François.
10:42Je peux répondre à deux, trois points qui ont été abordés.
10:45D'abord, sur la partie juridique, protection du droit, etc.
10:50On fait vraiment, nous, chez Artefact, le maximum possible,
10:53avec les outils et les moyens humains qu'on a,
10:56pour justement protéger les artistes, etc.
10:59Donc, nous, pour être éligibles dans ce concours,
11:04on demande le dossier technique,
11:06on demande vraiment la feuille de route créative de la personne qui a réalisé le film.
11:10Et on va aller regarder dans les promptes vraiment tout
11:14pour voir s'il n'a pas, par exemple, un moment utilisé
11:16« Fais-moi cette scène comme un plan de Tarantino ».
11:18Ce qui, déjà, contrevient au droit d'auteur.
11:21Donc, nous, vraiment, dans ce concours qu'on maîtrise,
11:23parce que, bon, la quantité est raisonnable,
11:26265 films à checker, c'est beaucoup, mais c'est faisable.
11:30Donc là, ce que vous allez voir ce soir est à 99% garantie
11:35sur le fait que les règles sont respectées,
11:37que les outils utilisés sont des outils qui, eux-mêmes,
11:41sont plutôt valeureux et positifs sur ce genre de sujet.
11:44Donc, voilà.
11:44Après, sur le rendu, etc.,
11:47et sur ce que vous avez dit sur les films en entier,
11:50je redis qu'effectivement, on le voit, et ça va arriver,
11:55on va passer d'un moment...
11:56L'année dernière, tout le monde avait laissé l'IA faire,
12:00entre guillemets, parce que, justement, c'était le début,
12:02les outils sont puissants, etc.
12:04Là, on voit déjà que cette année,
12:06que, en fait, l'humain, et donc l'artiste,
12:08dirigent beaucoup mieux l'IA,
12:10qui devient, finalement,
12:13un quelqu'un qui est sur le plateau comme un autre,
12:15et il y a beaucoup plus de volonté d'aller rediriger,
12:18d'aller reprompter, etc.,
12:20et on réussit plutôt à une direction
12:22qu'a jugeux prompte.
12:23L'IA fait un truc étonnant,
12:24je vais le faire avec.
12:25Super !
12:26C'est ça qui est intéressant,
12:28c'est qu'on a de l'humain dans l'intention,
12:29dans la direction et dans le regard.
12:31Oui, oui, ça veut dire qu'on commence à apprivoiser, vraiment.
12:35Et je peux vous donner un exemple...
12:36Très rapidement, parce que là,
12:37on arrive au bout du temps qu'il nous a imparti.
12:39Très rapidement.
12:40Oui.
12:40Il y a un lauréat ce soir, notamment,
12:43qui a nourri l'IA,
12:44non pas avec les contenus Internet,
12:46entre guillemets,
12:46parce que l'IA s'absorbe d'Internet,
12:48elle a nourri l'IA avec ses propres dessins et moodboards,
12:51c'est-à-dire que, du coup,
12:53c'est un modèle qu'elle s'est créé elle-même, entre guillemets.
12:55Voilà.
12:56Ça, c'est une approche artistique vraiment intéressante.
12:57C'est la vraie création.
12:58Ça fera peut-être partie des gagnants, qui sait ?
13:01Merci.
13:05Merci, François Brogui.
13:07Je rappelle que vous êtes directeur général d'Artefact 3000.
13:10Nous, on enchaîne avec notre autre sujet.
13:12On va parler des achats publics
13:13avec cette nouvelle doctrine de l'État.
13:16Publication d'une circulaire relative à cette commande publique
13:19par Anne Le Hénanf, la ministre du Numérique et de l'IA,
13:22et puis David Amiel aussi, le ministre de la Fonction publique,
13:25qui nous dit qu'on doit se désintoxiquer des outils non européens
13:29pour les usages critiques.
13:31Alors là, on parle bien des usages, on ne parle pas des données,
13:33parce que les données, ça, c'est un domaine qui est réservé à la loi Sren,
13:37dont on attend d'ailleurs toujours les décrets d'application, je précise.
13:40Bref, cette circulaire, dont on attend la signature quand même encore du Premier ministre,
13:45nous dit que désormais, l'État, avant de choisir une solution,
13:50une nouvelle solution numérique,
13:51elle doit d'abord regarder ce qui existe,
13:55évidemment autour d'elle, déjà, d'existant,
13:57mais sinon, aller regarder sur le marché privé.
14:00Et ça, c'est un signal important de soutien à l'écosystème tech.
14:05Il y aura des ambassadeurs dans chaque ministère
14:07pour faire connaître ces solutions qui existent dans le privé,
14:11et puis sinon, on construit une solution qui répond à son besoin.
14:14Ça répond à une grosse polémique sur la direction du numérique
14:18qui devient vraiment un fabricant important de ces solutions numériques.
14:23Je voulais avoir votre avis là-dessus.
14:24Carton rouge, carton vert sur la doctrine ?
14:27La nouvelle doctrine pour la commande de public numérique.
14:30Carton vert, ok, moi je vous le dirai après.
14:32On est unanime.
14:34Consensus.
14:35Alors, qui démarre ?
14:36Allez, Angélique.
14:36Je peux démarrer.
14:37Je trouve qu'effectivement, en termes de souveraineté ou de résilience,
14:41c'est effectivement un point positif.
14:43Ça envoie un point positif aussi à tout l'écosystème,
14:45parce que ça veut dire que notre écosystème d'éditeurs
14:49et de start-up françaises sont dignes de confiance.
14:52Donc, je pense que ça, c'est un point important.
14:54Je pense que ça viendra stimuler l'innovation
14:57si effectivement, au bout du compte,
14:59on choisit bien nos solutions françaises ou européennes.
15:03Je trouve qu'on passe du slogan à l'action.
15:07C'est un vrai levier stratégique.
15:10Donc, moi je vois ça de façon très positive.
15:12Après, il va falloir aussi aider nos PME et nos ETI sur le sujet.
15:17Donc, on a quand même des contraintes réglementaires importantes.
15:19On a besoin d'investissement.
15:21C'est quand même un gros sujet,
15:22le manque d'investissement sur ces solutions.
15:25Donc, si effectivement, derrière,
15:27il y a un package global de politique nationale sur le sujet
15:30et que ça nous permet...
15:32Ça va quand même ouvrir le carnet de commande de l'État, a priori.
15:35Oui, puis c'est quand même conséquent.
15:37Je crois que c'est entre 170 et 300 milliards d'euros par an
15:40d'achats publics.
15:43C'est des marchés qui sont énormes.
15:44Moi, je n'avais pas ce chiffre pour l'achat public numérique.
15:48Moi, j'étais plutôt autour de 4 milliards et demi.
15:50Ah oui, c'est marrant.
15:51J'ai plutôt tes chiffres, moi.
15:53Oui, c'est moi qui me suis...
15:55Sur le numérique, je crois qu'on est plutôt sur le numérique.
15:59Mais au global, effectivement, c'est plus important.
16:01Mais sur la partie numérique, oui, c'est inférieur.
16:03Donc, c'est quand même...
16:04Ça vient stimuler toute une économie.
16:06Donc, c'est effectivement positif.
16:08Donc, que du plus.
16:10OK.
16:11Moi, je suis d'accord aussi.
16:13Je suis tout à fait...
16:13Je trouve que c'est un tournant aussi.
16:15Moi, personnellement, j'attendais depuis un petit moment
16:17parce qu'on...
16:18Combien de trois ?
16:19Mais en général, on a débattu de ce sujet.
16:21Et pour moi, la souveraineté numérique,
16:23c'est plus une question de technologie,
16:25c'est une question de stratégie pure.
16:27C'est quelque chose qui touche toute notre vie.
16:29Ça touche la santé, ça touche l'administration,
16:32ça touche la défense, ça touche tous les domaines.
16:34Et je trouve que c'est un signal fort, effectivement,
16:36pour les éditeurs et français, européens.
16:38Et ça devrait les aider à scaler.
16:41Ça devrait les aider à monter en échelle, à maturité.
16:44Parce qu'on manque la puissance des hyperscalers américains.
16:46Il faut qu'on soit honnête aussi.
16:48Je pense qu'on n'y est pas encore, ni en Europe, ni en France.
16:50Mais ouvrir ces investissements-là,
16:52c'est aussi, d'abord, effectivement, une marque de crédibilité et de confiance.
16:57Mais c'est aussi une possibilité pour eux
16:58de gagner, justement, cette maturité qui leur manque.
17:01Je trouve que c'est un signal extrêmement fort aussi
17:03pour toutes les solutions américaines,
17:05mais autres non européennes.
17:07Parce que le marché devient, pour moi,
17:09beaucoup plus sain en termes de compétitivité.
17:13Pardon, le terme anglais de concurrence.
17:17Le biais de parler en anglais quasiment toute la journée.
17:20Aucun problème.
17:20Donc, effectivement, de concurrence, parce que ça envoie le signal.
17:23Maintenant, on a des alternatives
17:25et on attend de vous plus d'auditabilité,
17:27plus de sécurité des données,
17:28plus de localisation en Europe
17:30de vos data centers et d'hébergement des données,
17:33beaucoup plus de garanties de gouvernance de données.
17:36Et je trouve que cette concurrence-là,
17:38elle est beaucoup plus saine que celle qu'on a aujourd'hui.
17:40Julien.
17:42J'ai donné un carton vert,
17:43mais ça aurait pu être, dans d'autres circonstances,
17:45un carton orange, voire rouge.
17:47Parce qu'en vérité, mieux vaut tard que jamais.
17:49Et ce n'est pas quelqu'un qui parle de souveraineté,
17:51qui en parlait déjà lorsqu'il était jeune doctorant,
17:53en souveraineté technologique,
17:56à partir de 2017,
17:57souveraineté numérique,
17:58qui va, quelque part,
18:01distribuer un carton d'une autre couleur
18:02comme un carton vert
18:03lorsqu'on a ce genre de directive.
18:04mais elle reste vraiment au milieu du guet.
18:08Parce qu'elle faillit toujours sur l'essentiel,
18:12c'est-à-dire la compréhension
18:13de ce qu'est l'économie numérique.
18:16L'économie numérique,
18:17elle a quand même de grandes règles d'airain
18:19qu'un économiste ne peut ignorer.
18:20En tout cas, un économiste qui travaille sur ces questions-là,
18:22notamment des rendements croissants d'adoption,
18:24des effets de réseau,
18:25des coûts marginaux décroissants
18:27qui font que,
18:28si tu veux travailler sur des solutions alternatives
18:30à des solutions qui existent déjà,
18:32tu ne peux pas te permettre
18:33d'avoir une stratégie de village gaulois fortifiée.
18:36Il faut te mettre en situation
18:38de pouvoir battre les solutions existantes.
18:41Pas juste les imiter,
18:43parce que si tu les imites,
18:43tu seras toujours moins bon
18:45sur un rapport qualité-prix
18:46que les solutions existantes.
18:47Ce qui, du point de vue d'un contribuable,
18:49n'est pas forcément une bonne nouvelle.
18:50Tu peux faire différemment,
18:50tu peux faire un peu autre chose,
18:51répondre à des besoins d'une autre manière.
18:53Donc, il faut réussir à soit justifier ce surcoût
18:57par un gain de souveraineté stratégique,
18:59et ça, ok, on peut l'entendre,
19:01et dans un débat démocratique,
19:02c'est bien de pouvoir le poser,
19:04soit, effectivement, de se dire
19:05on prépare le coup d'après.
19:07Mais, d'une façon générale,
19:11nul ne peut se prévoir de ses propres turpitudes.
19:13Il aurait été préférable
19:15qu'on écoute les économistes
19:16et les stratèges il y a 10-12 ans de cela,
19:19pour qu'on évite, en fait,
19:20de confier la fabrication
19:22de centrales nucléaires
19:23ou de missiles de défense nucléaire
19:25à des acteurs étrangers,
19:26parce que c'est exactement ce qu'on a fait
19:27dans le numérique, en vérité.
19:29Donc, qu'on essaie de rétropédaler,
19:30c'est très bien,
19:31prise de conscience tardive,
19:32mais certes, salutaire.
19:33Attention, on ne peut pas faire n'importe quoi
19:35sur le plan économique.
19:36Et là, vous parlez uniquement
19:37de la concurrence
19:38avec les opérateurs,
19:40enfin, les fournisseurs
19:41de services américains.
19:42Moi, je pense que ça répond aussi
19:44à la concurrence en interne,
19:45au sein de l'État,
19:47donc, avec la direction du numérique
19:49qui fabrique ses propres solutions,
19:51parce qu'il y a eu quand même
19:52un grand coup de gueule
19:53de l'ensemble de la filière
19:55à travers Numéum,
19:57notamment,
19:58qui a dit,
20:00attendez, là,
20:01vous êtes en train
20:01de nous faire concurrence,
20:03alors que nous,
20:03on existe sur le marché,
20:05on peut être des fournisseurs
20:06de services.
20:06Pour moi, ça répond à ça.
20:07Et pourquoi je mettrais quand même
20:08un petit carton rouge ?
20:11Parce que, d'abord,
20:12il n'y a pas de critères
20:12qui permettent de dire
20:14de manière mesurée
20:15si on a bien évalué
20:16qu'il n'y avait pas
20:17d'autres solutions
20:18dans le privé
20:19avant de faire soi-même,
20:20et que sur les achats
20:21les plus importants,
20:22c'est la dynume
20:23qui contrôle.
20:23Donc, la dynume,
20:24elle jugeait partie
20:25puisque c'est elle
20:25qui fabrique aussi.
20:26Donc, voilà,
20:27je ne pouvais pas être
20:27totalement satisfaite,
20:28mais je suis quand même
20:29d'accord avec vous
20:30qu'on est sur la bonne direction.
20:32Je voulais qu'on termine
20:33en réagissant au collier,
20:35ce pendentif
20:37qui intègre
20:38une intelligence artificielle
20:40qui est censée être
20:40notre amie,
20:4224h sur 24.
20:43Ça s'appelle Front,
20:44d'ailleurs,
20:44donc voilà,
20:45on ne s'y trompe pas.
20:46Les pubs nous disent
20:46« Je ne laisserai jamais
20:47la vaisselle dans l'évier.
20:49Je m'assois en terrasse,
20:50même en hiver avec toi.
20:51Je regarderai tous les épisodes
20:53avec toi. »
20:54Alors, moi,
20:55j'ai trouvé ça très pathétique,
20:57d'autres ont trouvé ça scandaleux.
20:59Qu'en pensez-vous ?
20:59Carton rouge,
21:00carton vert
21:00pour ce collier
21:01Ami IA.
21:03Et en fait,
21:03je lance un appel
21:04à qui va donner
21:05un carton vert
21:06dans la communauté ?
21:07Je donne un vert
21:08pour un sujet
21:09et un rouge sur le reste.
21:10Alors, Angélie,
21:11ça m'intéresse vraiment
21:12de savoir comment
21:13vous allez défendre ce collier.
21:14Alors,
21:15je commence par le rouge
21:15ou par le vert ?
21:16Le vert, le vert.
21:17Par le vert.
21:18Je vois un point positif
21:19sur ce sujet d'inclusion
21:21qui me tient à cœur.
21:22C'est que je pense
21:23que sur le marché
21:23de la santé,
21:24du handicap
21:25et des seniors,
21:26ça peut être un outil,
21:28un amplificateur
21:29en fait d'autonomie
21:30pour les personnes
21:31qui en ont besoin.
21:32Mais en quel sens ?
21:33Mais ça peut les accompagner
21:34dans leur quotidien
21:35sur plein de choses,
21:37en fait.
21:38On voit le...
21:39Et puis,
21:39alors c'est drôle
21:40parce qu'effectivement,
21:41moi, je ne l'achèterai pas.
21:42Mais j'ai déjà
21:43Léo-Clay by Meta.
21:44Et donc,
21:45c'est ça le sujet,
21:46en fait.
21:46C'est que ça...
21:47Tout va très, très vite.
21:49Et donc,
21:50je pense effectivement
21:50que les seniors
21:51ne passent sortir
21:52le smartphone
21:53avec lequel
21:53ils ne sont pas
21:53toujours à l'aise.
21:55Moi, je vois ma mère,
21:56mes grands-parents.
21:58Ce n'est pas facile
21:58toujours.
21:59En termes d'interface,
22:00c'est vrai.
22:02C'est pas simple.
22:03Et donc,
22:03je pense que ça peut,
22:04et notamment pour des gens
22:05qui sont en situation
22:07de handicap,
22:08ça peut être extrêmement précieux.
22:10Quelqu'un qui est non-voyant,
22:13ça peut être extrêmement précieux
22:15d'être guidé,
22:16de pouvoir interroger
22:17son guide vocal au quotidien,
22:18de pouvoir circuler
22:19parce qu'on va lui dire précisément
22:21où il doit tourner,
22:22où il va trouver la boulangerie.
22:24Enfin,
22:24il peut y avoir plein de choses
22:25au-delà du frame.
22:27Ok, ok.
22:28Après,
22:29je pense qu'il y a quand même
22:30un carton rouge derrière
22:31parce que...
22:31Non ?
22:32Enfin, oui,
22:32c'est un verre plus rouge.
22:34Oui,
22:34mais j'ai essayé de...
22:36On a l'IA qui quitte l'écran.
22:38j'ai le collier,
22:39je n'ai pas le collier ami,
22:40mais j'ai un collier plomb,
22:42pour donner le nom.
22:43D'accord.
22:44Qui me permet d'enregistrer
22:45les réunions,
22:46d'avoir des comptes rendus.
22:47Enfin,
22:47voilà,
22:47c'est une petite IA portable.
22:48Ok,
22:49c'est très pratique.
22:49Là,
22:50ce qui me gêne,
22:50moi,
22:50c'est le concept de dire
22:51c'est un ami ou une amie.
22:53Oui,
22:54non,
22:54c'est extrêmement choquant.
22:55En fait,
22:55on n'assiste pas à une révolution technologique.
22:58On assiste effectivement
22:59à une potentielle révolution comportementale.
23:03Et c'est vrai que ça interpelle socialement.
23:06Donc,
23:07évidemment,
23:08pour toutes les raisons,
23:10c'est un nom majeur et catégorique.
23:13C'est très questionnant,
23:14par ailleurs,
23:15parce qu'on l'a tout le temps sur soi.
23:17Donc,
23:18toute cette donnée qui est captée,
23:20on est finalement sous surveillance permanente.
23:22Est-ce qu'on peut parler de consentement éclairé ?
23:25C'est des questions qui sont ouvertes aujourd'hui
23:27et qui sont effectivement inquiétantes.
23:30En même temps,
23:31elles vous ont fait rire,
23:32les pubs dans le métro,
23:33pleurer,
23:33ou elles vous ont énervées, vous ?
23:35Honnêtement,
23:36il fallait comprendre déjà
23:37qu'on parlait bien de ça.
23:38Oui,
23:38c'est vrai.
23:39ça fait vraiment un site de rencontres.
23:41C'est vrai.
23:41Honnêtement,
23:42ça donnait,
23:42moi les premières impressions
23:43que j'ai eues dans le métro,
23:44j'avais l'impression
23:45que c'était un nouveau service de rencontre.
23:46C'est vrai.
23:47Il m'a fallu du temps
23:47pour comprendre ce que ça fait réellement.
23:49Je pense que c'était l'effet voulu.
23:51Oui,
23:51je pense que c'était l'effet voulu.
23:53parce que ça a obligé aussi
23:54d'aller sur le site
23:55et regarder.
23:56Exactement.
23:57Moi,
23:57ce que je trouve,
23:58effectivement,
23:59je comprends le point de vue
24:01angélique que tu as
24:01sur les personnes
24:03fragiles
24:04et en dépendance.
24:05Moi,
24:06j'ai le point de vue inverse
24:07parce que je trouve
24:08que ça favorise
24:08une dépendance cognitive
24:10qui est beaucoup plus dangereuse
24:12qu'elle l'aide
24:12que ça peut apporter.
24:13Peut-être qu'elle l'aide
24:14que ça peut être apportée
24:14par des outils
24:15qui s'inspirent
24:16mais qui sont moins intrusifs.
24:18Mais moi,
24:18je trouve qu'on change
24:19complètement
24:20le biais de la relation humaine.
24:22On a un outil
24:23qui capte tout,
24:24non seulement
24:24les sons et les images
24:26mais les émotions,
24:27les discussions,
24:28les interactions.
24:29On n'est plus
24:29sur des données personnelles,
24:30on est sur des données intimes.
24:32Et c'est plus ça
24:33que je trouve dérangeant.
24:34Ça crée aussi,
24:35on est devant un ami
24:37qui vous donne aussi
24:38la perception du monde.
24:40Qui vous apporte
24:41tous ses biais
24:42sur la perception du monde
24:43et sur...
24:44Ou qui conforte
24:45nos propres biais
24:46parce que c'est
24:47la tendance naturelle.
24:48Ou qui aussi vous donne
24:49une vision
24:50de l'intelligence humaine
24:51qui est extrêmement
24:52biaisée pour moi.
24:54Tes amis humains
24:55et tes partenaires humains
24:57ne sont pas suffisamment bons.
24:58Moi,
24:58je suis beaucoup plus efficace.
25:00Donc,
25:00tu n'as pas besoin d'eux.
25:01Et je trouve que
25:02ces biais cognitifs,
25:03pour moi,
25:04sont beaucoup plus dérangeants.
25:05Effectivement,
25:05il y a toutes les questions...
25:06Sommes-nous des amis défaillants,
25:08en fait ?
25:08C'est ça.
25:08C'est une grande question.
25:10Et je suis d'accord
25:11qu'on a effectivement
25:12la partie juridique
25:13dont on a échangé
25:14juste avant l'émission.
25:15Notamment,
25:16où vont les données ?
25:16Pourquoi elles sont utilisées ?
25:18L'usage commercial,
25:19c'est un de ceux
25:20qui me ferait moins peur.
25:21Ce qui me ferait plus peur,
25:21c'est l'usage algorithmique.
25:23Comment on utilise
25:25ces données collectées
25:26pour influencer
25:27de manière totalement invisible
25:28notre perception du monde,
25:30des humains,
25:30mais aussi sociétales
25:32ou globales ?
25:33Julien ?
25:35On se demande
25:36comment tourner le monde
25:36en l'absence
25:37de toutes ces gadgets numériques.
25:41Et comment on arrivait
25:42à gérer les personnes
25:43en situation
25:44de perte d'indépendance,
25:46par exemple,
25:46ou perte d'autonomie.
25:48Non, mais blague à part,
25:50effectivement,
25:50sur le plan
25:50de la conformité au RGPD,
25:52je m'interroge énormément
25:53parce que c'est
25:54de l'aveu même
25:55des concepteurs
25:56de ce pendentif.
25:57il y a un enregistrement
25:58en continu.
25:59Or, l'enregistrement
25:59en continu,
26:00sauf parce que le RGPD
26:01a été modifié récemment
26:02et en quelque sorte,
26:04je n'aurais pas été au courant,
26:06c'est considéré
26:07comme un usage
26:08disproportionné.
26:09Donc, a priori,
26:10ça me paraît
26:11non conforme
26:12à notre législation
26:14en vigueur actuellement.
26:15Au-delà de ça,
26:16ça dit quelque chose...
26:16C'est la seule réserve,
26:17Julien ?
26:17Non, ça dit quelque chose
26:18de l'état de la société
26:19et peut-être même
26:20de façon accentuée
26:23ces dernières années
26:23dans les grandes métropoles
26:24ou auprès de la jeunesse.
26:25C'est un espèce d'isolement
26:28renforcé par les outils numériques.
26:29En vérité,
26:30c'est pour ça que je rejoins
26:30plutôt Margarita en la matière.
26:32Je pense que c'est quelque chose
26:32qui peut aggraver un problème
26:33qui est déjà sous-jacent
26:34où les gens s'enferment
26:35dans leur bulle
26:37et finalement interagissent
26:38avec des choses
26:41complètement virtuelles.
26:43Maintenant,
26:43des amis virtuels
26:44qui vont évidemment
26:45être extrêmement condescendants
26:46avec eux,
26:47qui ne vont que faire renforcer
26:48leur biais de perception
26:50préexistant.
26:50Et ça dit quelque chose
26:51de la société.
26:53Je veux dire,
26:53on construit une société
26:54par justement
26:55l'interaction
26:56entre les différentes compétences
26:58et différents points de vue,
26:59les différentes sensibilités
27:00aussi humaines.
27:01On ne la construit pas
27:02en isolant les autres
27:05d'autrui
27:06parce que voilà,
27:07une société sans altérité,
27:08ce n'est pas une société en vérité.
27:09C'est une adjonction
27:10d'individualité
27:12mais en vérité,
27:12ça ne produira rien de bon
27:13sur le long terme.
27:14J'en suis convaincu
27:15et si ces outils-là
27:17contribuent à nous isoler
27:18davantage,
27:19ils partent au problème.
27:21Peu importe
27:21qu'il puisse y avoir
27:22une demande derrière.
27:22Mais le futur,
27:23je pense,
27:24de ces wearables,
27:25c'est ça va jouer
27:26sur deux critères.
27:27Donc,
27:27c'est la confiance absolue
27:29qu'on évoque
27:30et en même temps
27:31l'utilité réelle.
27:33Mais c'est vrai
27:33qu'on voit déjà,
27:34il y a déjà des biais
27:35énormes sur l'utilisation.
27:37On parle d'amis
27:37mais il est déjà question
27:38de partenaires,
27:39même de vie
27:39dans certains pays.
27:41C'est le cas.
27:41Donc,
27:42la frontière a été
27:43franchie,
27:44très clairement.
27:45J'invite tout le monde
27:46à lire le rapport
27:47international sur la sécurité
27:48de l'IA,
27:49édition 2026,
27:51qui a été préparé
27:51par un groupe d'experts
27:52sous la direction
27:53de Joshua Benjo.
27:54On y découvre
27:55notamment l'ensemble
27:56des risques
27:57systémiques
27:58pour la société.
27:59Merci beaucoup
27:59à tous les trois
28:00d'avoir commenté
28:01ces actualités.
28:02Avec moi,
28:02Angélique Gérard,
28:03président de la STEM Academy,
28:04Margareta Zlatkova,
28:06directrice monde
28:06du développement
28:07chez CITAG
28:08et Julien Pillot
28:09de l'INSEC,
28:10enseignant-chercheur
28:11en économie.
28:12C'était Smartech.
28:13Merci à vous
28:13de nous suivre
28:14avec une grande fidélité.
28:16On se retrouve
28:16la semaine prochaine.
28:17On sera aussi en direct
28:18à 10h45
28:19pour commenter l'actu.
28:20Mais avant ça,
28:20je vous retrouverai lundi
28:22sur la chaîne Bsmart
28:22pour d'autres discussions
28:23sur la tech.
28:24Sous-titrage Société Radio-Canada
28:28Sous-titrage Société Radio-Canada
28:30Sous-titrage Société Radio-Canada
28:36Sous-titrage Société Radio-Canada
28:37Sous-titrage Société Radio-Canada
28:37Sous-titrage Société Radio-Canada
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