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  • il y a 16 minutes
Lundi 15 juin 2026, retrouvez Michaël Reffay (Délégué général, France Datacenter) et Antoine Perrot (directeur marketing et commercial, Footbar) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.

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Transcription
00:08Bonjour à tous, il fut l'un des artisans de la stratégie nationale cloud et quantique,
00:14aussi l'un des principaux négociateurs français de la loi européenne sur l'intelligence artificielle,
00:20ex-conseiller de Jean-Noël Barraud à l'époque où il était le ministre délégué au numérique.
00:25Aujourd'hui, il défend l'écosystème français des centres de données, mon invité est Mickaël Refait,
00:32le directeur général de France Data Center pour une grande interview.
00:36Mais d'abord, je vous propose qu'on parle un peu de football.
00:43Le top départ de la Coupe du monde de foot a été donné.
00:47La France, demain, va jouer son premier match officiel dans la compétition face au Sénégal.
00:53Et donc, c'est dans ce contexte que je suis ravie de recevoir Antoine Perrault.
00:57Bonjour Antoine.
00:58Bonjour.
00:59Vous êtes l'un des acteurs mondiaux des objets connectés dans le foot grand public,
01:05avec votre outil et entreprise Footbar.
01:09Donc, Footbar, c'est quoi ?
01:10C'est un capteur qui permet de mesurer ses performances pendant un match, c'est ça ?
01:15C'est ça.
01:15Comment ça fonctionne, dites-nous ?
01:17Alors, c'est un petit capteur qui se passe au niveau du mollet,
01:19un peu comme serait une montre connectée pour le running, mais adaptée au football,
01:23et qui va permettre de collecter les mouvements des joueurs et des joueuses de football.
01:27Et le tout couplé à une intelligence artificielle qui a été développée en interne par les ingénieurs de footbar,
01:32qui permet d'interpréter ces mouvements des joueurs et des joueuses
01:35et d'en déduire toutes les données statistiques que font les joueurs sur le terrain.
01:39Donc, tout ce qui va être distance parcourue, vitesse de sprint, nombre de passes, nombre de frappes, etc.
01:43D'accord.
01:44Alors, les mollets, c'est un peu là où on se prend des coups quand même, non ?
01:46Non, le haut du mollet, ça va justement.
01:48C'est positionné en haut du mollet, donc c'est plutôt au niveau des chevilles, les coups en général au
01:52foot.
01:52D'accord.
01:53Et c'est sous la chaussette ou ?
01:55Alors, peu importe.
01:56Aujourd'hui, c'est un peu la mode des chaussettes basses dans le football.
01:58Donc, parfois, c'est assez apparent, ce qui pour nous, d'un point de vue marketing, n'est pas si
02:02mal.
02:02Peut être à vie ?
02:03Voilà, exactement.
02:04Après, parfois, au niveau des arbitres, il y a la nécessité de le mettre sous la chaussette pour respecter un
02:10certain code couleur.
02:11Mais voilà, autrement, c'est pas encore.
02:12Alors, expliquez-nous ce qu'il y a quand même dans ce capteur, très précisément, pour mesurer quoi ?
02:17Ouais, donc, dans le capteur, il y a un accéléromètre.
02:19Donc, c'est une technologie qui est assez basique, il n'y a pas de GPS.
02:22L'accéléromètre, il va mesurer, enregistrer un signal avec tous les mouvements de la jambe.
02:27Et derrière, notre IA, elle va permettre de calculer...
02:29Donc, la vitesse, le directionnel aussi ?
02:31Alors, on va avoir tout ce qui est distance, vitesse, données d'accélération, de décélération, nombre de sprints.
02:37Et aussi, la petite particularité, c'est que l'IA permet de calculer de la donnée technique.
02:41Donc, par technique, on va entendre nombre de passes, nombre de frappes, temps de possession,
02:45nombre de ballons touchés, puissance de frappe, etc.
02:47D'accord.
02:48Alors, aujourd'hui, c'est un capteur qui est utilisé dans quel cas ?
02:51Parce que je parlais du grand public.
02:53Est-ce que les clubs professionnels l'utilisent ?
02:55Alors, il y en a qui l'utilisent, effectivement.
02:57Il faut savoir, dans les clubs professionnels, il n'y a qu'une seule équipe qui a le statut professionnel.
03:00Donc, c'est l'équipe première.
03:01Mais ils ont plein d'équipes en dessous, qui sont des catégories de jeunes, centres de formation, pré-formation,
03:06qui, eux, n'ont pas les mêmes budgets, forcément, que l'équipe première,
03:09et qui s'intéressent énormément à ce qu'on fait, parce qu'on leur permet d'équiper toutes les catégories
03:13de jeunes,
03:13à moindre coût, par rapport aux technologies qui existent,
03:15qui sont assez onéreuses, et surtout assez difficiles à utiliser,
03:20si on n'a pas un gros staff pour analyser les données.
03:22C'est ce que j'allais vous dire, parce que la donnée dans le football, ce n'est pas nouveau.
03:26Enfin, moi, ça fait des années, en fait, que j'en entends parler, et que je reçois des experts.
03:33Parfois même, on regrette que le sport soit trop piloté par la donnée,
03:37mais ce n'était pas descendu jusqu'au foot amateur.
03:40Non, du tout. En fait, les solutions, en général, l'innovation dans le sport,
03:44malheureusement, c'est assez destiné à une élite, à la fois par le prix,
03:48mais aussi, je le disais, par la complexité d'interpréter toutes les données qui ressortent.
03:53Et donc, nous, ce qu'on essaie de faire, c'est...
03:54Vous avez réussi, justement, à entraîner une IA, d'abord, sur combien de matchs joués,
03:59et pour qu'elle soit suffisamment efficace, sans être trop onéreuse ?
04:02Eh bien, justement, c'est toute la force de notre IA,
04:05c'est la taille de la base de données sur laquelle on l'a entraînée.
04:09Aujourd'hui, on a plus d'1,6 million de matchs de football en interne,
04:14et donc, ça, c'est la plus grosse base de données du football mondial.
04:16Donc, nous, ça nous permet d'entraîner assez rapidement notre IA,
04:19à comprendre tout ce qui se passe, à contextualiser tout ce que fait le footballeur sur le terrain,
04:24et à, donc, calculer les stats des joueurs précisément.
04:26Mais comment vous réduisez les coûts ? Parce que le calcul, ça a un coût, aujourd'hui ?
04:31Bien sûr, ouais. Donc, on a...
04:32Déjà, la technologie en elle-même, l'accéléromètre, c'est quelque chose d'assez basique.
04:35Oui, qu'on a dans le téléphone depuis tellement longtemps.
04:37Exactement, donc, il n'y a pas de GPS dans le capteur.
04:40Les technologies pro ont des GPS, donc déjà, c'est plus cher à produire.
04:43Donc, comme on produit moins cher, on peut vendre moins cher.
04:45On peut adresser le grand public, mettre beaucoup de capteurs sur les joueurs,
04:49et donc, collecter beaucoup de données, et ensuite, ça s'auto-alimente de cette manière-là.
04:52D'accord. Et alors, qui récupère les données ?
04:55Chaque joueur peut utiliser ces données ? C'est vraiment simple à décrypter ?
05:00C'est ça, en fait, c'est une application un peu comme Strava, par exemple, pour le running.
05:04Et comment est-ce qu'on s'en sert pour que ce soit utile ?
05:05Voilà, ça, c'est la brique suivante.
05:07Une fois que je sais combien de temps j'ai couru, à quelle vitesse, combien de ballons j'ai tapé,
05:12qu'est-ce que j'en fais ?
05:13On va avoir dans l'application, du coup, un espèce de coach virtuel, en fait, qui va interpréter ces données
05:17-là,
05:18qui va nous donner des indicateurs sur est-ce que c'est bien, qu'est-ce qu'il faut travailler,
05:22qu'est-ce qu'il faut améliorer.
05:23Et on va pouvoir créer, en fait, on va dire, le profil du joueur.
05:28Et là, ce qu'on est en train d'apporter, en plus, dans l'application, c'est justement des conseils
05:31personnalisés,
05:32basés vraiment sur le profil de chaque joueur, parce qu'avec les données, on a le profil très précis du
05:37joueur.
05:37Enfin, je veux dire, on n'a pas le même foot, selon si on est attaquant, défenseur, milieu de terrain
05:42?
05:43Exactement. Et c'est là toute la puissance des données, c'est qu'en fait, avec tout ce qu'on
05:46récolte sur les joueurs et les joueuses,
05:48on a leur profil, exactement leur poste, leur niveau, leur âge.
05:53Et donc, les conseils qu'on va leur donner sont vraiment personnalisés sur leur profil à eux, précisément.
05:57Donc, c'est ça qui leur permet de progresser derrière.
05:59Et vous pensez que ça modifie la manière dont on joue au foot, l'utilisation des données ?
06:05Alors, ça peut le modifier. Nous, ce qu'on croit, c'est que ça motive, déjà, le fait de savoir
06:11qu'on a un outil de mesure.
06:13Ça nous motive à en faire plus, un peu comme je reprends l'exemple du running.
06:17Mais aujourd'hui, plus personne ne va faire son running sans avoir son application pour voir si on s'est
06:21amélioré ou pas.
06:22Donc, nous, ce qu'on essaie de faire dans l'application, c'est de garder toujours un ton assez ludique,
06:25assez gamifié,
06:26pour ne pas tomber, justement, dans l'effet inverse et le côté négatif que pourraient avoir, justement, les données.
06:32Nous, on reste ludique, motivation, progression, et on essaie d'inciter les gens à jouer plus au foot, tout simplement.
06:37Vous l'utilisez, vous ?
06:37Oui, toujours.
06:38Vous jouez au foot ?
06:38Toujours, oui. Je joue au foot, justement, et je suis aussi entraîneur.
06:41Donc, j'avais un peu ce regard-là sur le produit.
06:44Alors, ce n'est pas un problème de voir arriver des joueurs qui ont déjà les datas, qui savent déjà,
06:49« Non, mais moi, j'ai vu avec mon IA que ça va, tout se passe bien sur le terrain
06:52pour moi. »
06:53C'est justement là où le rôle de l'éducateur, et en fait, il faut garder le rôle humain.
06:56Nous, on ne vise pas du tout à remplacer les humains.
06:59Justement, en tant qu'éducateur, avoir un retour sur ce que fait son joueur, c'est génial,
07:02parce que ça nous permet, nous, de savoir si notre séance d'entraînement, elle était cohérente,
07:06si les joueurs, ils ont touché suffisamment le ballon.
07:07Ils vont se challenger entre eux, mais moi, je trouve ça top.
07:09Quand j'ai deux joueurs qui essayent de courir plus que l'autre ou de courir plus vite que l
07:12'autre,
07:13ça crée une émulation positive.
07:16Il faut garder le contrôle avec un humain derrière, évidemment, mais ça motive et ça challenge.
07:20Tu parlais de la compétition entre l'entraîneur et l'IA.
07:24C'est complémentaire, en fait.
07:26Selon moi, c'est complémentaire parce que les données vont venir fournir des informations
07:29que l'entraîneur ne peut pas connaître à l'œil nu.
07:32Et surtout dans le foot amateur ou un entraîneur amateur, s'il y en a qui nous regardent,
07:36on sait qu'on a des groupes de 25 joueurs et qu'on ne peut pas individualiser les conseils
07:40et l'entraînement sur chaque joueur.
07:41Et donc, avec les données, on va avoir des informations supplémentaires
07:44qu'on n'aurait pas pu collecter sans les données.
07:46C'est là où dans les clubs pros, ils ont déjà tout ce qu'il faut,
07:48mais que nous, en amateur, on a besoin justement d'un petit peu plus d'informations
07:51pour pouvoir précisément orienter nos joueurs et leur apporter les bons conseils de progression.
07:56Et vous, en tant que joueur, vous avez amélioré quoi dans votre jeu ?
07:58Alors moi, vu mon âge, je suis plutôt en train de descendre.
08:01Ah déjà ?
08:02Mais non, non, mais ça permet de comprendre déjà son profil de joueur.
08:07Donc moi, par exemple, ça m'a permis de me rendre compte que je n'étais pas forcément très rapide,
08:11mais par contre que j'étais capable, selon mon poste, de couvrir une certaine zone sur le terrain.
08:15Donc ça permet de mieux se comprendre en tant que joueur
08:18et ensuite d'identifier ses axes de progression.
08:21Très intéressant.
08:23Merci beaucoup Antoine Perrault, directeur marketing et commercial de Footbar.
08:28Vous avez ouvert la saison de la Coupe du Monde avec nous, on est ravis.
08:31C'est ça.
08:32Allez les Bleus.
08:33Ouais.
08:40Mickaël Refay, mon grand invité aujourd'hui dans la grande interview de Smartech.
08:44Bonjour Mickaël.
08:45Bonjour.
08:45Merci d'être avec nous.
08:46Vous êtes le délégué général de France Data Center.
08:48Vous défendez notre écosystème français, deux centres de données.
08:53Une centaine de sociétés sont rassemblées derrière France Data Center, c'est ça ?
08:57Alors un peu plus aujourd'hui.
08:59On a beaucoup grandi.
09:00On est près de 150 entreprises aujourd'hui.
09:02D'accord.
09:02Et ça représente quoi en chiffre d'affaires ?
09:05Plusieurs dizaines de milliards, voire centaines de milliards,
09:07sachant qu'on a une chaîne de valeur qui est très large,
09:09avec des acteurs qui se concentrent uniquement sur l'exploitation de Data Center.
09:12Et on a aussi des équipementiers, des acteurs de la construction, des architectes, des sous-traitants.
09:19Donc c'est difficile de vous donner une vision globale du chiffre d'affaires de la filière
09:23qui embarque beaucoup d'autres secteurs.
09:25Et là on parle de chiffre d'affaires en France.
09:27Tout à fait, tout à fait.
09:29On est une infrastructure industrielle qui est implantée en France avec tout un écosystème local.
09:35Alors, par le passé, vous avez travaillé au ministère de l'économie et des finances
09:41où vous avez été un des artisans de la stratégie nationale pour le cloud et le quantique.
09:47Alors je me disais, de votre point de vue aujourd'hui, maintenant que vous êtes sorti de ces ministères,
09:52comment est-ce que vous voyez, vous regardez la politique nationale de la France
09:57et puis au regard aussi du nouveau contexte géopolitique ?
10:00Vous vous dites, il y aurait quand même des choses à revoir ?
10:03Alors, je la regarde avec bienveillance parce que je me rends compte qu'on n'est pas passé à côté
10:09des révolutions technologiques qui sont les nôtres
10:12et on n'est pas passé à côté des vrais chantiers numériques de notre siècle.
10:16Mais on n'a pas constitué de champions pour l'instant dans le cloud, Michael, non plus.
10:20On n'est pas passé à côté, mais...
10:22Alors, on a néanmoins des champions.
10:23On a des champions français, on a des champions européens,
10:26on a des acteurs qui sont capables de répondre à beaucoup de demandes de beaucoup de clients en France.
10:32On a, comme vous le savez, un grand champion en IA qu'on essaye de faire grandir également.
10:38Mais moi, l'industrie que je représente, on a des champions d'envergure mondiale
10:42et notamment nos équipementiers qui exportent massivement.
10:45Et moi, je suis ravi de représenter une filière qui n'a pas à rougir aujourd'hui.
10:49Alors, justement, si vous me lancez sur l'intelligence artificielle,
10:51parce que vous avez aussi le négociateur français, l'un des principaux négociateurs,
10:55sur la loi européenne sur l'intelligence artificielle,
10:59justement, notre champion français Mistral aimera bien qu'on s'assouplisse un petit peu
11:03sur les règles qui s'imposent de manière trop importante dès le départ pour l'écosystème français.
11:10Effectivement, la logique et la vision qui a également été la nôtre par le passé,
11:15c'est de dire, n'ayons pas la main trop lourde et ne régulons pas trop vite une technologie
11:22qui doit d'abord se découvrir, trouver ses clients.
11:27Et voyons dans un second temps comment réguler les effets de cette technologie
11:31qui, effectivement, et néanmoins, vous l'avez vu, évolue très vite.
11:35Et donc, ce cadre réglementaire, il est aussi là pour...
11:39Ça a été difficile, les négociations. La France avait du mal à faire entendre cette voix, justement.
11:43Alors, il n'y avait pas que la France. Il y avait les États membres et donc le Conseil
11:47qui cherchaient effectivement à avoir une régulation relativement souple
11:52pour que les écosystèmes se développent.
11:54Et le Parlement européen qui était dans une posture plus englobante
11:59vis-à-vis des risques de l'intelligence artificielle.
12:02Donc, vous voyez d'un bon oeil cette procédure d'assouplissement aujourd'hui, j'imagine ?
12:09On voit d'un bon oeil tout ce qui est de nature à simplifier et à faire en sorte
12:13qu'aujourd'hui, on puisse s'implanter sur le territoire français, européen,
12:18être attractif et développer une intelligence artificielle sur notre sol, évidemment.
12:22Ça colle bien avec vos recommandations, les 19 recommandations
12:26que vous avez remises au gouvernement au mois de mai 2026,
12:31où vous réclamez donc pas mal de choses.
12:33Mais si je devais résumer, c'est véritablement laisser-nous progresser,
12:38travailler, grandir, grossir, accélérer sur l'implantation des data centers ?
12:43Alors, on ne réclame rien, on co-construit et on est content de la dynamique actuelle
12:49et de la manière dont on a travaillé avec le gouvernement sur ces sujets.
12:52Qu'est-ce qu'on propose ?
12:54On propose une simplification, parce qu'aujourd'hui, dans notre marché,
13:00l'enjeu principal, c'est la vitesse d'exécution.
13:03Donc, il faut effectivement qu'on puisse accélérer,
13:05notamment sur le plan administratif.
13:07On ne demande pas de détricoter le droit,
13:09on demande simplement de nous aligner sur ce que font nos partenaires européens.
13:15Ensuite, on demande également une accélération des raccordements,
13:19parce qu'aujourd'hui, un autre problème,
13:21c'est notre capacité à acheminer un électron le plus rapidement possible
13:25à une infrastructure industrielle.
13:27Et donc, un des gros enjeux de ce chantier, l'électrification,
13:31c'est accélérer les procédures de raccordement.
13:34Comment est-ce qu'on fait pour les accélérer ?
13:35Qu'est-ce qui manque aujourd'hui ?
13:37Alors, c'est une question qui est complexe,
13:39parce qu'il y a évidemment la question de la simplification administrative,
13:44donc tout ce qui relève du papier à tamponner, etc.
13:49Des démarches au niveau local, régional, national.
13:52Et donc ça, il ne faut pas le détricoter,
13:54il faut simplement l'optimiser.
13:56Et ensuite, il y a une question plus complexe,
13:58il y a une question technico-économique
14:00de comment on fait pour gérer une file d'attente
14:03de demandes de raccordement
14:05qui est en train de se saturer.
14:07Mais jusqu'à présent, la manière dont nos gestionnaires de réseau fonctionnaient,
14:12c'était sur la base d'une logique de premier arrivé, premier servi.
14:16Et aujourd'hui, on essaye de faire changer cette logique
14:19à une logique de premier prêt, premier servi.
14:22Alors, ça devient vite un petit peu complexe,
14:24mais c'est vraiment le nerf de la guerre.
14:26Il faut pouvoir prouver qu'on est le premier prêt.
14:29Exactement, c'est-à-dire qu'on est prêt à recevoir un électron
14:32et qu'on est prêt à l'utiliser.
14:33Est-ce qu'on ne risque pas, dans cette logique-là aussi,
14:36de favoriser toujours les mêmes géants, finalement ?
14:40Ceux qui ont les moyens d'être prêts très, très vite.
14:42Non, je ne pense pas.
14:44Parce qu'aujourd'hui, par exemple,
14:46il y a une dynamique qui est très forte
14:47dans le data center de proximité.
14:49Ce ne sont pas forcément des géants,
14:51c'est des acteurs locaux
14:53qui localisent les données
14:55justement au plus proche des utilisateurs.
14:57Et ces acteurs-là
14:59peuvent être prêts
15:02avant ou en même temps
15:03que des grands acteurs.
15:04En fait, le fait d'être prêt,
15:05ce n'est pas nécessairement conditionné
15:07au fait d'être un géant, en réalité.
15:09Vous prenez en compte cette problématique,
15:12on va dire, de concurrence
15:14entre l'écosystème français
15:15que vous défendez, que vous représentez,
15:18et les acteurs étrangers
15:20qui arrivent aussi sur ce marché
15:22avec de grandes ambitions.
15:24Parce que notre électricité décarbonée
15:26est très séduisante
15:28pour les acteurs américains, notamment.
15:31Mais que ce soit les acteurs américains
15:33ou les acteurs étrangers,
15:34quand ils arrivent sur notre sol,
15:36et notamment en matière
15:37d'infrastructures de données,
15:39ils font vivre tout un écosystème.
15:41Je vous parlais des équipementiers,
15:43on parlait des énergéticiens
15:44juste à l'instant,
15:45des sous-traitants,
15:47des bureaux d'études,
15:48tous ces écosystèmes-là,
15:50c'est des écosystèmes
15:51qui profitent de ces investissements.
15:53Et à l'inverse,
15:54dans le sens inverse aussi.
15:56Bien sûr,
15:57mais ça fait partie
15:58de l'attractivité française
15:59et il faut s'en réjouir.
16:01Oui.
16:02On peut s'inquiéter aussi
16:03de se dire,
16:03finalement,
16:04la France est en train
16:05de devenir un produit
16:06sur lequel on s'arrime
16:08pour accéder
16:09à ces matières premières.
16:11Alors, moi,
16:12je ne vois pas les choses comme ça.
16:13Je me dis surtout
16:14qu'on est en train
16:15de construire
16:16les greniers à grains
16:17de la donnée
16:18dans notre économie de demain,
16:20que si ça ne se fait pas
16:21chez nous,
16:21ça se fera ailleurs.
16:22et qu'il faut se réjouir
16:24d'avoir au plus proche
16:27de notre territoire
16:28nos assets stratégiques,
16:30notre propriété intellectuelle,
16:31nos données personnelles
16:32et se dire que peut-être
16:34que dans 15 ans,
16:36dans 20 ans,
16:36dans nos économies de service,
16:37l'essentiel de la valeur ajoutée
16:39sera créé dans un data center
16:40et que donc,
16:42il faut se réjouir
16:43d'en avoir chez soi
16:43des data centers.
16:45Oui, mais alors justement,
16:46si on parle de la valeur ajoutée,
16:48quelle est la valeur ajoutée
16:50aujourd'hui
16:51de cette économie
16:53des data centers
16:54comparée à la valeur ajoutée
16:55qu'en tire justement
16:56ceux qui exploitent
16:57les data centers ?
16:58Il y a une grande différence.
17:03C'est très inégal.
17:06C'est très inégal
17:07parce que c'est une chaîne
17:08de valeur qui est très grande
17:09effectivement.
17:10Donc, il y a la chaîne
17:11de valeur du logiciel
17:12que je ne représente pas.
17:13Bien sûr.
17:14Moi, je représente
17:14une industrie
17:15qui s'implante sur le territoire
17:17et à nouveau,
17:18je vous parlais
17:18de cette chaîne de valeur,
17:20la construction d'un data center
17:22qui prend plusieurs années
17:23bénéficie à nos acteurs
17:25nationaux de la construction.
17:27Les équipementiers
17:28qui viennent structurer
17:30en équipement actif
17:31un data center
17:32sont des acteurs
17:34implantés sur le territoire français.
17:36Ça a été rappelé
17:37lors des annonces
17:38de Tours France récemment.
17:40Notre gros équipementier français
17:42va construire une usine
17:44en France
17:44et il faut s'en réjouir.
17:46Vous vous réjouissez
17:47de l'investissement
17:47de Softbank
17:48qui a été annoncé ?
17:50Et de Schneider Electric
17:51de fait.
17:51Ok.
17:52Très bien.
17:53Et en termes d'emploi,
17:54qu'est-ce que ça représente
17:55aujourd'hui ?
17:56Dans le data center ?
17:57C'est vrai que moi,
17:58j'ai fait quelques visites
17:58de data center,
17:59je me suis dit
18:00qu'il n'y a pas grand monde.
18:01Alors, la question de l'emploi,
18:02elle est complexe.
18:04Pourquoi elle est complexe ?
18:05Parce que le data center
18:06a beaucoup évolué
18:06dans le temps.
18:08Aujourd'hui,
18:08on a encore beaucoup
18:09une image de boîte à chaussures
18:10avec un agent d'entretien,
18:12un agent de sécurité
18:13et juste des serveurs
18:14qui fonctionnent tout seul.
18:15Ça, c'est le data center
18:16du passé.
18:17Aujourd'hui,
18:19la manière dont un data center
18:20se construit...
18:20Pas de l'année dernière encore,
18:21je vais vous dire.
18:23Quand vous voyez
18:24les campus
18:24qui sont en train
18:25de se construire,
18:26vous vous rendez compte
18:26qu'un campus
18:27avec des clients
18:28qui viennent opérer
18:29leur système d'information,
18:31coder,
18:31faire des réunions stratégiques,
18:32bref,
18:33un écosystème
18:34qui s'émule autour
18:35de ce grenier à grains
18:36de la donnée
18:37que j'évoquais,
18:38c'est très différent
18:39de la vision du passé.
18:40Aujourd'hui,
18:41on estime
18:42qu'on emploie
18:43à peu près
18:4550 000 à 60 000 personnes
18:47sur le territoire français.
18:48D'accord.
18:50Autre sujet
18:51sur l'énergie,
18:53parce qu'on est quand même
18:53soumis aussi
18:54à des directives
18:55d'économie d'énergie.
18:57Comment est-ce que tout ça
18:58peut être compatible
18:58avec l'exigence
19:00d'accélérer
19:01sur la construction
19:03de data centers
19:03très gourmand
19:05en énergie ?
19:07Sur la question
19:08de l'énergie,
19:09une métaphore
19:10que j'aime bien utiliser,
19:11c'est revenir dans le passé
19:12et se dire
19:13que ça fait 25 ans
19:15ou 30 ans
19:15que nos capacités
19:17de calcul
19:17chaque année
19:19sont en train
19:19de doubler.
19:20C'est une loi physique
19:21qui s'appelle
19:21la loi de Moore,
19:22vous êtes peut-être familière.
19:24Donc on a une courbe
19:25qui est exponentielle
19:26sur la capacité de calcul
19:27et qui s'observe
19:28d'année en année.
19:30Il n'a échappé
19:31à personne
19:31que la courbe
19:33associée à ce doublement
19:34en matière
19:35de consommation énergétique
19:37n'est pas une courbe
19:37exponentielle.
19:38C'est une courbe
19:39qui est haussière,
19:40certes,
19:41mais faiblement linéaire.
19:42Comment expliquer
19:43ce delta ?
19:44Ce delta,
19:45il s'explique
19:45par le fait
19:46que chaque année,
19:47depuis des années maintenant,
19:49on n'a pas attendu
19:49que les pouvoirs publics
19:50viennent nous demander
19:51d'être exemplaires,
19:52chaque année,
19:53la filière a investi
19:54des dizaines de milliards,
19:55des centaines de milliards
19:56pour optimiser
19:58sa performance énergétique.
20:00C'est le moment
20:01où la contrainte
20:03environnementale
20:04rejoint la contrainte
20:04de marché,
20:05au sens où
20:06à peu près 30%
20:07des postes de coût
20:08d'un data center
20:09sont liés
20:09au coût de l'énergie.
20:10Donc,
20:11assez spontanément,
20:12la filière
20:13a tendance
20:14à optimiser
20:14ce poste de coût.
20:15Oui,
20:16c'est vrai que
20:16c'est ce que nous expliquent
20:18depuis longtemps
20:20les opérateurs
20:21de data center.
20:22Ils ont tout intérêt
20:23à réduire
20:24leur consommation
20:25d'énergie.
20:27Le fait est que
20:28plus on va
20:29installer
20:29des data centers,
20:30plus ils sont importants,
20:31plus on va mettre
20:33de la puissance
20:33de calcul
20:34sur le territoire français,
20:35plus il y aura
20:35des tensions
20:35quand même
20:36sur les questions
20:36environnementales.
20:37Et on le voit déjà,
20:38des maires s'opposent
20:39aujourd'hui
20:39à l'arrivée
20:40de data centers,
20:41y compris en Ile-de-France.
20:42Alors moi,
20:43ce que je vois surtout,
20:44je vais vous répondre
20:45en franchise,
20:46sur le territoire,
20:47c'est beaucoup de maires
20:48qui réclament,
20:49en tout cas,
20:50qui sont contents
20:50de voir des friches
20:52industrielles
20:52qui sont revitalisées,
20:54une attractivité,
20:55des investissements
20:56massifs.
20:57Vous ne pensez pas
20:58que ces tensions
20:59vont en...
20:59Néanmoins,
21:00ces tensions,
21:00elles existent,
21:01on les voit,
21:02mais moi,
21:03majoritairement,
21:03ce que je vois,
21:04c'est des maires
21:05et des élus locaux
21:05qui sont contents
21:06de recevoir
21:06des data centers
21:07sur leur territoire.
21:09Pour ce qui concerne...
21:09Parce que ça génère...
21:10Justement,
21:11qu'est-ce que ça génère
21:12comme bénéfice
21:13d'avoir un data center
21:14sur son territoire ?
21:15Est-ce qu'on sait
21:15le mesurer, vraiment ?
21:17Alors, on...
21:18Qu'est-ce que vous pouvez
21:18nous donner comme chiffres ?
21:19On sait dire, déjà,
21:21on sait dire que
21:23ça crée des revenus fiscaux
21:24pour les collectivités,
21:26ça crée de l'emploi,
21:28ça crée une émulation
21:31industrielle,
21:31économique,
21:34écosystémique
21:34quand le data center
21:36fonctionne.
21:36Ça revitalise
21:38des espaces industriels
21:39et des friches industriels
21:41au demeurant
21:41qui étaient laissés
21:42à l'abandon.
21:44Donc, oui,
21:44ça fait plein de choses
21:46pour le territoire.
21:47D'accord.
21:47Je vous laisse continuer,
21:48pardon,
21:48sur les tensions
21:50qui existent
21:51sur ce sujet environnemental
21:52et qui devient
21:53un sujet politique,
21:54même au niveau local,
21:55le data center.
21:56Oui, effectivement.
21:58et je pense que
21:59sur le volet environnemental,
22:01moi,
22:02j'aime rappeler
22:03qu'on est une filière
22:04au niveau français
22:05qui est assez exemplaire
22:06et beaucoup
22:09de problématiques
22:10sont bien souvent
22:11importées des États-Unis.
22:12Je vous donne un exemple
22:13parmi d'autres,
22:14c'est l'exemple de l'eau.
22:15On nous dit beaucoup
22:16le data center,
22:18c'est très gourmand en eau,
22:21assèche des fleuves,
22:22des nappes phréatiques,
22:23etc.
22:24En réalité,
22:25en France,
22:25ça n'existe pas.
22:27C'est une problématique
22:28qui peut exister
22:29dans d'autres pays,
22:30notamment aux États-Unis,
22:31mais en France,
22:32la filière a fait
22:33un choix technologique
22:34de ne pas refroidir
22:36ces data centers
22:37avec de l'eau.
22:38Si bien qu'aujourd'hui,
22:39les statistiques
22:40sont assez implacables.
22:42on consomme en France
22:43sur l'ensemble
22:44des prélèvements
22:45tous secteurs confondus
22:500,0023%
22:51de l'ensemble
22:52des prélèvements.
22:54C'est à peu près...
22:55Ça, c'est les chiffres
22:55de quoi ?
22:56C'est les chiffres
22:56de notre régulateur,
22:58donc ce ne sont pas
22:58des statistiques
22:59qu'on sort de notre chapeau.
23:00Quel régulateur ?
23:01C'est quoi ?
23:01C'est l'ADEME ?
23:01C'est l'ARCEP.
23:02L'ARCEP, d'accord.
23:04Voilà.
23:04Et donc,
23:05la question de l'eau
23:06est assez emblématique
23:07et paradigmatique
23:08des critiques
23:10qu'on nous fait
23:10qui sont parfois infondées.
23:12Pas tout le temps,
23:12on sait se challenger aussi.
23:16Donc,
23:16il va falloir faire
23:17beaucoup de pédagogie
23:18et c'est un sujet
23:20sur lequel le politique
23:21risque d'avoir du mal
23:23à convaincre,
23:24vous pensez ?
23:26Je pense qu'en tout cas...
23:29Vous avez vu des réponses,
23:29déjà des retours
23:30sur les 19 recommandations
23:32faites par France Data Center ?
23:33Alors,
23:34il y en a certaines
23:34qui ont déjà été
23:38acceptées
23:38ou mises en œuvre.
23:39c'est-à-dire que
23:41la simplification administrative
23:42elle est en cours,
23:43il y a un projet de loi
23:44qui a été adopté,
23:45on s'en réjouit
23:46et c'est très bien.
23:47La logique du premier arrivé,
23:49premier servi,
23:49à la logique du premier prêt,
23:51premier servi,
23:51c'est quelque chose
23:52qui...
23:52C'est un chantier
23:53qui est complexe,
23:54qui devrait atterrir
23:55dans les prochains mois,
23:56mais ça fait partie
23:57des mesures
23:57qui ont été acceptées.
24:01néanmoins,
24:02je pense qu'il reste
24:03encore beaucoup de travail.
24:05On est aujourd'hui
24:06un territoire
24:06qui est très attractif
24:07au niveau européen,
24:08mais la concurrence
24:09est féroce,
24:10notamment avec nos amis
24:11du nord de l'Europe,
24:12mais aussi avec l'Espagne,
24:14le Portugal,
24:15qui essaye d'être
24:16le plus compétitif possible.
24:17Donc,
24:17je pense qu'il ne faut pas
24:18qu'on baisse notre garde
24:19et qu'on continue
24:20à tenir notre rang
24:21de place la plus attractive
24:23en Europe
24:24pour les centres de données.
24:25Est-ce que ça veut dire
24:26qu'il va falloir
24:27multiplier le nombre
24:28de data centers en France
24:30ou avoir des data centers
24:31plus grands ?
24:32Ou les deux ?
24:34Les deux...
24:35Pourquoi doit-on s'attendre
24:36sur l'année qui vient ?
24:38Les deux,
24:38le marché explose
24:39et il répond
24:41à une grande variété
24:43de besoins.
24:44Les besoins
24:44de l'économie du logiciel,
24:46donc du cloud,
24:47les besoins
24:47pour entraîner
24:48des algorithmes d'IA,
24:50les besoins
24:51pour faire de l'inférence
24:52une fois que ces algorithmes
24:54sont entraînés,
24:55il y a des besoins
24:56plus marginaux
24:57comme par exemple
24:57le minage de crypto-actifs
24:59comme par exemple
24:59le calcul haute performance
25:01et donc tout ça
25:02crée une variété
25:03de data centers
25:05qui fait que je pense
25:06que la tendance de marché
25:08est qu'on aura
25:09de plus en plus
25:10de gros data centers
25:11mais aussi de plus en plus
25:12de petits data centers
25:13dans les villes
25:14notamment au plus près
25:15des usages
25:16notamment des usages
25:18de la ville connectée,
25:19de la ville de demain,
25:20de la voiture connectée,
25:21de la télémédecine
25:22qui nécessitent
25:22une forte proximité
25:23avec l'infrastructure
25:25de données.
25:25Et puis le contact géopolitique
25:28qui fait que
25:29on a ce retour
25:30des données
25:31sur le marché français
25:32pour les entreprises
25:33aussi de pouvoir faire
25:34du calcul au plus proche
25:35du centre décisionnel.
25:38Donc
25:40vous imaginez,
25:41on est à combien
25:41de data centers
25:42aujourd'hui en France ?
25:43Vous en imaginez combien
25:44dans les années qui viennent ?
25:45Est-ce que vous avez
25:46déjà des perspectives ?
25:47On a des chiffres évidemment.
25:49Au niveau de la filière,
25:50on n'aime pas raisonner
25:51en nombre de data centers
25:52parce que ça ne veut
25:53un peu rien dire.
25:54Pourquoi ça ne veut rien dire ?
25:55Parce que,
25:56pour le dire trivialement,
25:57si on considère
25:58qu'un disque dur
25:58sous un bureau
25:59est un data center,
26:00on a des milliards
26:01de data centers en France.
26:02D'accord.
26:03En réalité,
26:03Donc en puissance ?
26:05On préfère raisonner
26:05effectivement en puissance installée
26:07mais pour vous répondre néanmoins,
26:08on considère qu'on a
26:09à peu près 350
26:10data centers commerciaux
26:12sur le territoire français.
26:13Ce n'est pas plus qu'ailleurs.
26:14nos amis allemands
26:15ou nos amis britanniques
26:16en ont plus de 500,
26:18550.
26:18Aux Etats-Unis,
26:19il y en a plus de 5000.
26:21On est une place attractive
26:22parmi d'autres.
26:23D'accord.
26:24En termes de puissance installée,
26:26on parle de 750 MW installés
26:30à date de l'an dernier
26:32et une projection
26:33à 2,3 GW d'ici 2030.
26:36Cette projection,
26:37elle va forcément évoluer.
26:39On la met à jour chaque année
26:40et les annonces récentes
26:42nous laissent à penser
26:43qu'elles vont largement exploser.
26:45Et en termes de puissance,
26:47la France se positionne comment ?
26:49En termes de puissance électrique ?
26:50Oui, de puissance offerte
26:51à travers nos data centers.
26:53Parce que vous disiez
26:54les autres pays aussi
26:55ont beaucoup de data centers
26:56mais en termes de puissance,
26:57on est une offre équivalente aussi ?
27:00En termes de puissance,
27:01on est la troisième place française.
27:03Oui, européenne vous l'avez dit.
27:05Européenne, pardon, excusez-moi.
27:06On reste derrière les Allemands,
27:08on reste derrière les Britanniques,
27:09on est loin derrière les Etats-Unis,
27:10évidemment,
27:11loin derrière les Chinois.
27:12Mais on pourrait faire la différence demain ?
27:13On pourrait faire la différence
27:14et c'est pour ça que
27:16ce sujet de l'électrification
27:17et ce sujet de l'énergie
27:19est essentiel
27:19parce qu'aujourd'hui,
27:20c'est un nœud dans notre marché
27:23et on a la possibilité
27:25de devenir une puissance mondiale
27:27de l'intelligence artificielle
27:28grâce à l'abondance
27:29de nos électrons.
27:31Il ne faut pas qu'on loupe ce virage
27:32parce que c'est une chance
27:33offerte à la France
27:35de rester dans l'histoire numérique.
27:37Merci beaucoup Mickaël
27:38au fait d'être passé
27:39dans Smartech
27:40pour répondre à mes questions
27:41dans la grande interview.
27:43Je rappelle que vous êtes
27:44le délégué général de France
27:45Data Center.
27:46Merci à tous
27:47de nous avoir suivis.
27:48C'était Smartech,
27:49votre émission que vous regardez
27:50sur la chaîne Bsmart.
27:51On se retrouve dès demain.
27:52Sous-titrage Société Radio-Canada
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