- il y a 2 heures
Mercredi 10 juin 2026, retrouvez François Cabau (Économiste Eurozone, Groupe AXA), Sebastian Paris Horvitz (Directeur de la recherche, LBP AM), Florent Wabont (Économiste, ECOFI) et Stanislas de Tinguy (partner, Keensight Capital) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change,
00:11pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box
00:17et vous nous retrouvez chaque soir dans la foulée en rattrapage,
00:19soit en replay vidéo sur bsmart.fr, soit en podcast audio sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:25Au sommaire de cette édition ce soir,
00:27la macro à la une avec cette dernière marque d'inflation aux Etats-Unis pour le mois de mai
00:33et une inflation globale sur un an qui franchit le seuil de 4% plus 4,2% pour les
00:39prix globaux aux Etats-Unis sur un an.
00:42Évidemment, c'est un rapport marqué par ce choc de prix généré par la crise d'Hormuz
00:48à travers l'augmentation des prix de l'énergie notamment,
00:51la question étant de savoir à quelle vitesse, à quel rythme, dans quelle mesure
00:55ce choc énergétique se transmet-il ou non au reste de l'économie
01:01avec une partie service aux Etats-Unis qui reste toujours assez chaude
01:05puisque les services corps, comme on les appelle, hors logements,
01:10sont en progression de 3,7% sur un an.
01:13Un rapport qui ne devrait pas amener de confort pour la réserve fédérale américaine
01:19à l'occasion de sa prochaine réunion, la semaine prochaine, 16 et 17 juin.
01:23Première réunion, première FOMC qui sera présidée par le nouveau chair de la réserve fédérale américaine,
01:29Kevin Warsh.
01:30Entre temps, nous enrûons bien sûr la hausse de taux de la Banque Centrale Européenne.
01:34Ce sera demain et nous en discuterons dès ce soir avec nos invités de Planète Marché dans un instant.
01:38Du côté des marchés justement, on est dans une phase de regain de volatilité et de fébrilité
01:44depuis près d'une semaine maintenant avec des valeurs tech liées à l'IA
01:48dans le segment des semi-conducteurs, notamment les grandes valeurs chaudes du moment
01:53qui refroidissent un petit peu, c'est le cas de le dire.
01:56On a vu encore hier sur la séance américaine pas mal de volatilité sur le Nasdaq,
02:02une volatilité qu'on a retrouvée également sur les marchés asiatiques ce matin
02:06avec une nouvelle séance de baisse assez appuyée pour le Cospi en Corée du Sud
02:10avec Samsung et SKNX bien sûr sur ce marché-là.
02:16Et le Nasdaq au moment où on se parle est encore en baisse.
02:18Pauline Grattel vous apporte plus de détails sur la séance en cours dans un instant.
02:23Et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse,
02:24nous évoquerons les enjeux de croissance pour les entreprises du mid-market en France et en Europe.
02:32Comment accompagner la croissance rapide de certaines entreprises dans la tech, dans la santé ?
02:39C'est un sujet pour le private equity bien sûr, entre autres,
02:43et notamment pour le segment du Growth Buyout.
02:46Et nous en parlerons avec les équipes de Keensite Capital.
02:49Et l'un des partenaires sera avec nous en plateau, Stanislas de Tinguy,
02:52pour évoquer justement les caractéristiques de cet accompagnement de la croissance
02:57avec les capitaux privés du private equity à retrouver à 17h45 dans Smart Bourse.
03:14Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
03:16Pauline Grattel est avec nous et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
03:19Bonsoir Pauline.
03:20Bonsoir.
03:21On commence avec la géopolitique et Donald Trump qui perd patience.
03:24Oui, ça y est, après avoir déclaré hier que les Etats-Unis menaient les derniers efforts
03:28pour conclure un accord de paix avec l'Iran d'ici deux à trois jours.
03:32Le président américain estime aujourd'hui que c'en est trop.
03:36Sa patience a des limites.
03:37Il a déclaré que l'Iran avait pris trop de temps pour négocier
03:40et qu'il allait en payer le prix.
03:42La nuit dernière d'ailleurs, l'armée américaine a frappé l'Iran.
03:46Défense aérienne, poste de commandement et radar détruit
03:49en représailles de la destruction d'un hélicoptère américain.
03:52L'Iran qui va devoir payer le prix fort donc, à propos de prix,
03:56parlons des prix à la consommation aux Etats-Unis
03:59avec le dernier rapport sur l'inflation américaine
04:02qui vient de tomber pour le mois de mai.
04:04Oui, le verdict du CPI est sans appel.
04:06Les prix s'emballent.
04:07L'inflation globale bondit à 4,2% sur un an en mai
04:11et de plus 0,5% sur un mois.
04:14C'est une nette accélération par rapport aux 3,8% du mois dernier
04:18et c'est surtout un sommet de trois ans pour les Etats-Unis.
04:21Sans surprise, ce sont les prix de l'énergie et de l'essence
04:24qui tire l'indice vers le haut en version cœur.
04:27Justement, si on exclut l'alimentation et l'énergie,
04:29l'inflation reste plus contenue en hausse de 2,9% sur un an.
04:33Oui, de manière intéressante, le marché obligataire américain
04:36notamment semble s'émouvoir assez peu de ces chiffres d'inflation.
04:39Oui, ce sont des chiffres qui étaient anticipés.
04:42Le rendement américain à 10 ans reste de marbre
04:44après cette publication entre 4,50 et 4,55%.
04:48Les rendements à 20 et 30 ans restent ancrés autour de 5%.
04:51En Europe, le rendement allemand à 10 ans remonte autour de 3,05%.
04:56Du côté des échanges, le dollar est en léger repli
04:59et l'euro-dollar se traite autour de 1,15,50.
05:02Enfin, un mot du pétrole, le baril de Brent et le WTI américain
05:06progressent tous les deux de 1% environ.
05:08Du côté des grands indices actions, c'est plutôt une séance négative aujourd'hui, Pauline.
05:13Oui, en Europe, les indices avaient ouvert sans tendance marquée.
05:16Ils se sont ensuite retournés à la baisse pour la plupart.
05:18Le stock 600 est à l'équilibre en fin de séance
05:21après avoir été pénalisé aujourd'hui par les valeurs de la tech,
05:24de l'industrie et les ressources de base.
05:26Côté français, le CAC 40 a effacé une partie de ses pertes
05:29pour évoluer autour de l'équilibre en fin de séance autour de 8,200 points.
05:34Aux Etats-Unis, le S&P 500 et le Dow Jones sont ouverts en léger repli.
05:38Quant au Nasdaq, il est encore aujourd'hui pénalisé par de nouvelles craintes
05:41sur le secteur de la tech.
05:43Les valeurs des semi-conducteurs sont à nouveau en repli aujourd'hui
05:46après un bref rebond en début de semaine.
05:49Enfin, l'indice VIX de la volatilité gagne 5% et retrouve le seuil de 20.
05:53Bon, quelles sont les dernières nouvelles sur le front de la tech et de l'IA aujourd'hui, Pauline ?
05:58On regarde surtout aujourd'hui les valeurs des semi-conducteurs.
06:01Nvidia, Broadcom et Micron ont ouvert en repli de 1 à 5%.
06:04Super Microcomputer de son côté a pour ambition de lever 7 milliards de dollars
06:10pour couvrir l'approvisionnement en composants essentiels au déploiement de ces infrastructures de serveurs IA
06:15capables d'absorber une demande ultra dynamique.
06:19Le titre plonge de 12% dans les premiers échanges.
06:21Quel sera le programme à l'agenda demain pour les marchés ?
06:24Les investisseurs arbitreront demain les résultats d'Oracle publiés ce soir après la clôture des marchés.
06:30Demain, on attend la décision monétaire de la Banque Centrale Européenne
06:33qui devrait monter ses taux de 25 points de base.
06:36Enfin, on sera attentif au prix à la production industrielle américaine pour le mois de mai.
06:40Tendance, mon ami.
06:41Chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel est à nos côtés
06:44et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
06:563 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
07:00Sébastien Paris-Orvitz est à nos côtés, le directeur de la recherche de LBPM.
07:04Bonsoir Sébastien.
07:05Bonsoir.
07:06François Cabot nous accompagne, économiste zone euro chez AXA.
07:09Bonsoir François.
07:10Bonsoir Grégoire.
07:10Merci d'être là et merci à Florent Vabon d'être également à nos côtés.
07:13Bonsoir Florent.
07:14Bonsoir Grégoire.
07:15Vous êtes économiste chez ECOFI.
07:17Trois économistes autour de la table.
07:19Parlons donc du chiffre économique du jour.
07:22Florent, si vous voulez bien commencer sur ce rapport mensuel sur l'inflation aux Etats-Unis.
07:264,2% en progression sur un an pour l'inflation globale.
07:30L'inflation cœur est en progression de 2,9% sur un an.
07:36Comment on analyse ce rapport avec cette question ?
07:39Quel est le degré de transmission ou non du choc de prix énergétique
07:43que les économies subissent depuis le blocage d'Ormouges au reste de l'économie américaine aujourd'hui ?
07:50Il est encore difficile de le dire, difficile d'essayer d'estimer véritablement cette transmission.
07:55Ce que l'on peut se dire néanmoins avant que je passe sur l'inflation hors énergie et alimentation,
07:58c'est que s'agissant de l'inflation totale, on a quand même l'impression, on en parlait au tout
08:03début,
08:03que l'inflation énergétique, le pic de l'inflation énergétique a probablement été atteint sur ce mois-ci,
08:10ou est en passe d'être atteint peut-être sur le mois prochain,
08:12mais sur le mois-ci on voit quand même qu'on est au pic.
08:15Toutes choses égales par ailleurs, évidemment, la situation géopolitique étant évolutive, je dirais, mouvante.
08:21On n'est pas à l'abri effectivement qu'on ait d'autres événements qui font que les prix du
08:26pétrole repartent à la hausse.
08:27Mais au regard de ce que l'on voit, même sur les prix de l'essence à la pompe aux
08:31Etats-Unis,
08:32on a l'impression qu'on a atteint le pic là-dessus.
08:34Après, sur l'inflation hors énergie et alimentation, il y a deux choses qu'il faut regarder.
08:39Il y a à la fois ce qui s'était passé le mois précédent avec l'immobilier,
08:42où c'était une correction d'une approximation, peut-être pas le bon terme,
08:46un choix méthodologique opéré par le bureau du travail lors du shutdown,
08:51qui donc avait cours jusqu'au mois d'avril, et on le savait tous, on le savait, ça avait remonté.
08:55Donc on n'avait pas été étonné la fois précédente.
08:57Donc aujourd'hui, c'est une sorte de rééquilibrage, de retour à la normale.
09:02C'est un tout petit peu plus en deçà que la moyenne habituelle.
09:05C'est ce qui explique en partie cette relative surprise au mois le mois.
09:10Il me semble que c'est 0,2 au lieu de 0,3, en arrondi.
09:14L'inflation cœur sur un mois ressort légèrement en deçà des attentes moyennes du consensus.
09:19On a aussi les voitures d'occasion.
09:22Qui baissent.
09:22Qui baissent, donc qui contribuent un peu négativement à ça.
09:25et qui amènent un peu de surprises.
09:26Mais au global, je pense que la manière dont nous, on lit les choses,
09:31c'est qu'on a quand même une inflation hors énergie-alimentation, hors immobilier,
09:36et surtout dans les services, comme vous l'avez mentionné,
09:38qui continue de s'inscrire dans une tendance à la hausse.
09:42Sur le CPI, c'est un indicateur qu'il faut regarder avec précaution,
09:47au regard des approximations, mais pas approximations.
09:50J'ai des choix méthodologiques qui ont été opérés.
09:52Si vous pouvez dire approximations, ça ne me choquera pas, mais bon.
09:55Je ne veux pas faire discrédit sur une institution qui a été touchée par le geste des budgets fédéraux,
10:01qui est par ailleurs au sous-effectif.
10:04Et donc, de ce point de vue-là, effectivement, on regarde plutôt le PCI qu'on a toujours avec du
10:09retard,
10:09mais c'est un précurseur, ce CPI, de ce qu'on pourrait avoir sur le PCI.
10:13Et sur le PCI, la sentence est là aussi assez évidente.
10:18On a une augmentation de tout un tas d'indicateurs un peu alternatifs.
10:22Quand on regarde le market-based, quand on regarde les services, là aussi, hors énergie, alimentation,
10:26ça s'inscrit à la hausse.
10:28En fait, c'est une agglomération de plusieurs effets.
10:30Il y a à la fois les effets retardés, le reliquat des tarifs, des droits de douane.
10:35Vous avez aussi le fait qu'effectivement, dans les services, on a une persistance depuis plusieurs mois,
10:40voire plusieurs années.
10:42Donc, vous avez ces phénomènes-là qui font monter les indicateurs.
10:47Et donc, au global, quand on regarde ce qu'on appelle l'inflation sous-jacente,
10:50qu'on essaie d'estimer, avec tous ces indicateurs-là, on les couple.
10:54Donc, l'inflation sous-jacente, c'est censé être la tendance à moyen terme de l'inflation.
10:58C'est ce que regarde très précisément la Fed.
11:00Enfin, ce n'est pas sa cible, mais c'est comme ça qu'elle regarde les choses.
11:03Là, on a une accélération sur les quelques derniers mois qui est assez importante.
11:09Et donc, le marché a raison d'imaginer, voire d'anticiper,
11:13que cette situation, couplée avec un marché du travail,
11:16et on peut en parler aussi, qui redonne des signes de dynamisme
11:20après le trou d'air de l'automne, de la fin d'année 2025,
11:24le marché anticipe qu'il y aura une réponse de politique monétaire de la part de la Fed.
11:28Oui, je pense que c'est plutôt ça.
11:30C'est plutôt l'emploi qui a fini d'enteriner l'idée que la baisse de taux s'était terminée.
11:33Oui.
11:34Parce que jusqu'à présent, il y avait un biais un peu d'ovige qui avait été conservé.
11:38On se souvient d'ailleurs que lors de la dernière réunion de politique monétaire,
11:40il y a eu des votes contre ce...
11:42Non pas contre la décision...
11:44Trois dissidents, hein.
11:44Exactement, mais surtout sur les mots.
11:46Les mots employés dans le communiqué de presse.
11:48Parce que le communiqué de presse parle d'éventuels ajustements supplémentaires,
11:52et le terme supplémentaire, évidemment,
11:54s'inscrit dans la continuité des mouvements précédents,
11:57qui étaient des mouvements de baisse de taux.
11:58Exactement.
11:59Comme ça que le marché le comprend.
12:00Comme ça qu'il faut le comprendre, d'ailleurs.
12:01C'est comme ça que c'est trompe, c'est matérialisé.
12:03Mais vous dites, pas de baisse de taux, ça c'est la première partie de la réponse.
12:07Le marché, il va plus loin.
12:08Lui, il commence à anticiper sérieusement une pleine hausse de taux d'ici la fin de l'année, maintenant.
12:13Nous, par exemple, jusqu'au début du conflit, on était sur le statu quo.
12:17Donc nous, on était déjà en décalage par rapport aux baisse de taux du marché.
12:20Avant le rapport de l'emploi, je pourrais le préciser.
12:22On avait changé nos visions en se disant,
12:24dès le troisième trimestre de cette année,
12:26on aurait une augmentation des taux directeurs de la Fed.
12:30Donc là, ça vient un peu confirmer ça.
12:32Évidemment, un mois, ce n'est pas une tendance.
12:34Mais on a quand même une tendance qui s'inscrit
12:35quand on regarde les chiffres sur trois mois glissants, sur six mois glissants.
12:39Voilà, je serais curieux de savoir ce que...
12:40Ben, c'est très bien.
12:42On va passer la parole, Sébastien.
12:44Oui, le marché est convaincu qu'il y aura une réponse de la Fed.
12:48Ce qui, effectivement, comment dire,
12:51entache un petit peu la feuille de route de Kevin Warch,
12:54qui n'arrivait pas avec l'idée qu'il allait peut-être devoir assumer
13:00un recalibrage de la politique monétaire américaine,
13:03en tout cas dans le sens d'une hausse de taux.
13:06Ce changement à la tête, à un moment un peu critique,
13:08c'est vrai que ça va être compliqué,
13:10surtout que Kevin Warch n'est pas un théoricien.
13:13Il se veut théoricien, mais ce n'est pas vraiment un théoricien.
13:15Ce n'est pas quelqu'un qui a travaillé la matière.
13:17Et il a comme conviction que l'économie américaine
13:25peut avoir des taux plus faibles,
13:27d'abord par un paramètre très simple,
13:29que presque tous les économistes sont en désaccord,
13:31le fait qu'il y aurait des gains de productivité va faire que l'inflation va baisser.
13:36Alors, à très court terme, ça peut arriver.
13:39À moyen terme, a priori, le taux d'intérêt d'équilibre devrait être plus haut.
13:44En tous les cas, la plupart des modèles,
13:46je vois les gens qui disent, ont des hypothèses comme ça,
13:49on leur demande c'est quoi votre modèle.
13:51Il n'y a pas de modèle où ça arrive, en tous les cas, à moyen terme.
13:55C'est un point important, Sébastien.
13:57Si on est dans un cycle de gains de productivité important,
14:00c'est quand même l'idée qu'on augmente le potentiel de croissance
14:03d'une économie comme l'économie américaine.
14:05Et une croissance potentielle plus élevée,
14:07c'est une croissance qui peut supporter des taux d'intérêt plus élevés à terme.
14:10Non, mais c'est pas qu'elle a supporté.
14:11Non, mais que les choses soient bien claires pour tout le monde.
14:15Dans le modèle un peu trivial,
14:16c'est que ça crée l'épargne et l'investissement,
14:19et c'est ça qui va faire que le taux d'intérêt va être plus élevé.
14:24Mais c'était presque une boutade.
14:26Je lis très simplement la façon dont il arrive à la tête de la Fed
14:30avec un deuxième chapeau, celui-là, beaucoup plus lourd à porter
14:33que celui du chef qu'il a élu pour qu'il soit,
14:37ou qu'il a nommé plutôt, pour qu'il soit à la tête de la Fed.
14:41Et ça serait difficile, c'était déjà difficile pour Powell,
14:45même s'il a résisté à la pression du président des États-Unis.
14:49On sait bien qu'il n'est pas sympathique,
14:52en tous les cas, quand il se met à avoir un bouc émissaire.
14:55Et ça, ça va compliquer.
14:56Alors ça peut faire pour beaucoup dire,
14:59bon, non, mais ça, c'est pas important, c'est du bruit.
15:03Non, ça crée du bruit dans la façon dont la Fed mène sa politique.
15:08Et ça crée du bruit sur un facteur très important
15:12que même Walsh insiste, c'est l'indépendance.
15:16Donc si le marché se met à douter de cette indépendance,
15:19ça peut créer un problème, surtout s'il agit dans ce sens.
15:22Maintenant, agir, c'est très difficile,
15:24parce qu'il y a un comité de politique monétaire.
15:27C'est pas lui qui décide.
15:28Et c'est jamais arrivé.
15:30C'est jamais arrivé que le président vote contre les autres.
15:34Autant certainement, on peut voter contre le président
15:36ou contre la décision commune,
15:39ils ont voté à majoritaire.
15:40Mais mettre un président minorité...
15:43Je pense que ça n'est jamais arrivé.
15:45Et je pense qu'il est assez intelligent pour que ça n'arrive pas.
15:48Il n'empêche que ça sera un des débats.
15:50Mais ça va créer du bruit.
15:51Mais je pense que l'essentiel pour les économistes,
15:55pour l'ensemble de la place,
15:57c'est d'essayer d'analyser qu'est-ce qui se passe dans l'économie américaine.
16:00Et une des raisons de ces pressions inflationnistes,
16:02d'abord, c'est une sorte de bruit qui persiste,
16:06d'une période inflationniste qui a été provoquée
16:08par des erreurs de politique monétaire.
16:10Mais beaucoup ont fait cette erreur
16:12de penser que l'inflation allait descendre toute seule, etc.
16:15Donc, on a eu un choc inflationniste élevé.
16:18Et quand il a été très élevé,
16:21malgré la rapidité avec laquelle s'ajuste l'économie américaine,
16:24il reste parfois quelque chose.
16:25On appelle ça le distérêt,
16:27c'est-à-dire une sorte de bruit qui nous accompagne.
16:29Et les États-Unis, ce bruit a persisté.
16:32Et c'est pour ça que je pense qu'il y avait une sorte de consensus.
16:35Les Américains étaient plus agressifs
16:37comme quoi l'inflation allait tomber comme une pierre.
16:39N'empêche que ce qu'on voyait, même avant le choc qu'on vient d'avoir,
16:44ça commençait déjà à tourner dans le mauvais sens.
16:46En tous les cas, c'est...
16:47Bien sûr.
16:47Et pourquoi ? Parce que l'économie américaine résistait.
16:50Et cette résistance, on le voit,
16:51le taux de chômage reste dans ce que la plupart des gens disent,
16:55c'est l'équilibre, on est proche de l'équilibre ou pas loin.
16:57Et donc, il y a des pressions qui persistent.
16:59Et le comportement des agents,
17:02et celui, quand on demande aux gens,
17:04c'est quoi votre prévision d'inflation,
17:06ce n'est pas bon à utiliser dans les modèles,
17:08parce que ça ne marche pas super bien.
17:10Il n'empêche que les gens vous disent que l'inflation,
17:12à moyen terme, va continuer à progresser de façon élevée.
17:15Donc, je crois que la Fed doit faire quelque chose.
17:19Je pense que le premier geste ne sera pas de monter les taux tout de suite.
17:23Pas la semaine prochaine.
17:24Pas la semaine prochaine.
17:25Et donc, Walsh doit accompagner ce mouvement.
17:28Et c'est pour ça qu'on est un peu dans l'incertitude,
17:30parce qu'on ne sait pas comment il va communiquer
17:32et quel type d'effet ça aura sur le marché.
17:36En même temps, vu les dissidences qu'il y a eu au cours du précédent FOMC,
17:41ça facilite presque d'une certaine manière l'entrée de Kevin Walsh en jeu.
17:49Puisque trois dissidents qui veulent abandonner le biais accommodant,
17:53comment va-t-il pouvoir résister à ça,
17:55après les chiffres d'emploi, après l'inflation ?
17:57Il va quand même devoir se rendre à l'évidence.
18:00Et il en informera la Maison-Blanche de cette manière.
18:04Il y aura des baisses de taux.
18:06Mais là, ce serait une erreur de délivrer des baisses de taux aujourd'hui.
18:10Est-ce que vous voulez que je fasse une erreur, cher Président ?
18:12Non.
18:13Non, parce que pour Trump, ce n'est pas une erreur.
18:15Il l'a dit il y a peu de jours que lui, il pensait que les taux devraient être à
18:191.
18:19Non, mais c'est la subtilité du moment.
18:22C'est la subtilité du moment.
18:23C'est-à-dire que ce que vous dites, c'est très rationnel.
18:26C'est ce qui devrait se passer.
18:28Et Walsh, qui avait la...
18:31Donc tout le monde lui prête cette idée que c'était un hock.
18:34Le problème, c'est qu'il voulait monter les taux quand il ne fallait pas.
18:37Et donc, il disait que le danger de l'inflation...
18:39Donc, je ne sais pas quel modèle, justement, il a en tête.
18:42Il n'empêche, Grégoire, qu'on a cette période avec Trump,
18:46où on vit des surprises après surprises.
18:49Ce qu'il a dit pour contenter peut-être Trump.
18:52On va voir, dans la réalité, est-ce que cette évidence, comme vous dites,
18:56cette évidence fait qu'il va dire, bon, ben non, là, il faut se calmer.
19:00On va enlever même toute allusion à quelque chose qui irait vers une accommodation rapide.
19:06C'est possible.
19:07En tous les cas, le moment est très particulier pour ce monsieur et pour nous tous,
19:12parce que c'est important.
19:14Et le dernier, je vais faire un petit point pour passer la parole,
19:18c'est qu'il n'empêche que sur le marché, on voit que les taux restent élevés,
19:22même s'ils n'ont pas bougé.
19:23Les taux réels, remontent.
19:25Mais dans les taux réels se cache ce mystérieux chose que la pique de terme...
19:29En tout cas, le risque de tenir un actif,
19:33même s'il s'est le plus protecteur ou considérant le plus protecteur,
19:38il y a quelque chose qui s'est installé.
19:40Ce n'est pas seulement le budget, mais il y a quelque chose qui s'est installé
19:43et cette incertitude est peut-être là.
19:46Et malheureusement, on peut vivre surtout avec des taux plus élevés
19:49et ça a une incidence sur l'ensemble des marchés
19:50parce que c'est un benchmark pour presser, comme on dit, les marchés.
19:55Bon, je crois que derrière Trump, c'est Scott Besson.
19:57Je crois qu'ils veulent voir les taux longs baisser.
20:00Ils aimeraient bien avoir des taux longs plus bas.
20:02Si baisser les taux courts, ça implique une envolée des taux longs,
20:06je ne suis pas sûr que même Président Trump s'y retrouve forcément,
20:10notamment vis-à-vis de sa base électorale.
20:12François, sur ses considérations américaines
20:15et effectivement, cette partie déjà très serrée dès le départ pour Kevin Walsh,
20:21qu'est-ce que vous anticipez partant de ce rapport sur l'inflation chez AXA
20:24du point de vue de la réponse de politique monétaire
20:28que la Fed pourra à un moment apporter ?
20:30Alors que rajouter sur l'inflation, pas grand-chose.
20:33Si ce n'est que peut-être, en résumé, c'est le tapis rouge pour Kevin Walsh.
20:37Oui, c'est ça.
20:37On est en attente.
20:40Peut-être à son désagrément le plus profond,
20:42mais où finalement, tous les données indiquent effectivement un marché du travail qui se stabilise,
20:47qui n'est pas plus tendu que ça.
20:48On regarde les indicateurs de capacité qui ne sont pas au plus tendus,
20:53les salaires des salaires.
20:54Il faut quand même se rappeler que le pouvoir d'achat du moyen de notre ami concitoyen américain est en
21:01baisse,
21:01moins 0,7% en rythme annualisé.
21:04Donc ça, c'est quand même, on s'inscrit dans une dynamique...
21:06Avec des salaires réels en baisse, là.
21:08Depuis les deux derniers rapports sur l'inflation,
21:10on a une inflation supérieure à la croissance des salaires.
21:12Je pense que c'est quand même quelque chose de nouveau
21:14et qui fait que la consommation des ménages,
21:15qui a été quand même un facteur résilience de l'économie américaine,
21:18va en pâtir.
21:19Alors, on a les effets richesses, marchés,
21:21on a effectivement encore...
21:23Attendez, Space X, là.
21:24On va décupler les effets richesses.
21:26On a aussi du creusement dans l'épargne qui a eu lieu,
21:30qui fait que jusqu'à là, ça a relativement bien tenu.
21:32Mais voilà, nous, on est quand même plutôt de l'avis que la Fed n'a aucune raison de bouger,
21:37évidemment, ni la semaine prochaine, ni jusqu'à la fin de l'année,
21:39avec effectivement l'idée qu'on retire le biais accommodant.
21:45Ça fait pleinement sens.
21:46Et ça peut suffire.
21:47Et ça peut largement suffire.
21:49Avec évidemment l'idée que la situation qui est devant nous
21:52est extraordinairement incertaine et volatile
21:54et à voir effectivement comment tout ça se normalise,
21:58notamment, et on ne l'a pas évoqué, je pense que c'est important de le dire,
22:01la politique budgétaire qui a également soutenu la consommation
22:05et peut-être également les prix pendant ce premier semestre.
22:08Là, on arrive au bout des remboursements de crédits d'impôts
22:12et donc du coup, là, effectivement, on se retrouve un peu avec une nouvelle norme
22:14à analyser pour dans l'été et le quatrième trimestre.
22:17Et en tout cas, pour l'instant, tous les indicateurs, entre guillemets,
22:19sont ouverts à ne rien faire.
22:21Oui, oui, j'entends.
22:22Donc là-dessus, je pense qu'il y a...
22:24D'ailleurs, le marché n'anticipe pas de hausse d'autos immédiate.
22:26Je crois qu'elle est plutôt anticipée au temps de décembre.
22:29Donc voilà, entre lectembre et décembre et puis...
22:31On cumulait les effets.
22:32Ouais, ouais.
22:33Et donc, pour revenir et pour conclure mon propos sur la prime d'infla,
22:38qu'on a eu là aujourd'hui et qui n'a pas été évoquée,
22:40c'est...
22:40Alors oui, on a vraiment eu le pic de l'impact direct énergétique
22:43avec les prix d'énergie, évidemment, qui sont en reflux depuis.
22:47Mais on n'a peut-être pas vu la transmission indirecte.
22:50Donc là, on est sur les airfares avec...
22:53Les billets d'avion.
22:54Les billets d'avion qui remontent très fortement,
22:56qui font que les services sous-jacents augmentent.
22:58Mais ça, c'est le billet, on va dire, logique.
23:00On est tout juste après le choc.
23:01On n'a pas encore vu, entre guillemets, les vrais effets indirects sur l'inflation
23:06sans même parler de ce qui peut se passer sur le marché du travail.
23:08Donc là-dessus, il y a quand même beaucoup de choses encore à découvrir
23:10qui, pour certains, effectivement, justifient d'avoir à l'arrière du chemin,
23:14effectivement, une remontée des taux.
23:15Pour nous, on est encore trop loin parce que, effectivement,
23:18la dynamique de consommation va s'essouffler,
23:19qui va, en fait, revenir en compenser ses effets à la hausse
23:22et, du coup, qui nécessite, effectivement, un stand-by de la fête jusqu'à la fin d'année.
23:28Sur le sujet de la résilience d'une économie comme l'économie américaine aujourd'hui,
23:32c'est quoi les points de force et les points de vulnérabilité ?
23:37J'entends que la croissance est désormais tirée par un cycle de capex,
23:41notamment lié à l'IA, bien sûr,
23:43et que la consommation tient encore grâce, notamment, à des effets richesses importants.
23:48L'effet richesse, c'est la hausse des marchés actions.
23:50C'est ce qui compte le plus, en tout cas, dans les effets richesses américains aujourd'hui.
23:55Est-ce que ça rend cette économie ou cette dynamique économique
23:57d'autant plus vulnérable à une correction de marché,
24:02liée au thème de l'IA ?
24:03Ce n'est pas notre sujet direct, mais ça peut devenir un sujet pour les économistes
24:07si jamais se matérialiser une correction boursière un peu sévère.
24:13Ah oui, absolument.
24:14Et ce, d'autant plus que le plus longtemps ce conflit continue,
24:17le plus longtemps l'Asie et donc la Corée, pour ne pas la nommer,
24:23grande productrice de semi-conducteurs fortement exportatrices des États-Unis,
24:29peut venir enrayer et casser cette dynamique-là,
24:31parce qu'effectivement, c'est un cercle, pour l'instant, très vertueux,
24:35mais qui est mis à mal.
24:36Et pour l'instant, on se rend compte que, bon an, mal an,
24:39les prix de l'énergie et pétrole, y compris, ne reflètent pas exactement
24:42les tensions sur le prix des Trois-Dormous,
24:43parce qu'on se rend compte qu'il y a des comportements un peu nouveaux
24:46qui se font en Chine, en Europe,
24:47qui font que les prix de l'énergie ne reflètent pas la tension qui existe.
24:53Maintenant, évidemment, plus longtemps ceci arrive,
24:55plus l'impact industriel sur les semi-conducteurs va avoir lieu,
24:59et puis également aussi les effets non linéaires,
25:01qui tout d'un coup peuvent faire...
25:02Qui sont toujours... Enfin, qui existent toujours.
25:04Qui existent.
25:05On a beaucoup parlé au début du conflit.
25:07Et qui sont naturellement de plus en plus probables
25:10le plus longtemps que ce conflit continue.
25:13Donc là-dessus, il faut rester quand même très prudent,
25:14et c'est la raison pour laquelle, justement, nous,
25:16notre équilibre de risques, on considère plutôt que la Fed
25:19devra maintenir ses taux à 3,75 à fin d'année,
25:22puis même à la fin 27, pas besoin de...
25:24Oui, donc une pause longue encore, qui s'installe pour la Fed.
25:28Alors, je ne dis pas qu'on ne parle plus d'hormouze,
25:30mais c'est vrai qu'on a beaucoup parlé, discuté,
25:34de ces risques non linéaires, de ces risques de disruption
25:37sur les marchés physiques, d'approvisionnement de pétrole
25:40et de produits dérivés du pétrole.
25:42C'est vrai que le pétrole, les cours se sont un peu détendus
25:45ces dernières semaines.
25:46On a l'impression, à nouveau, que le marché,
25:49que les économiques, les achats économiques,
25:52ont toujours cette capacité à s'adapter
25:54à une nouvelle réalité qui dure,
25:58alors qui changera encore de profil, j'imagine,
26:02dans les prochains mois.
26:03Il y aura sans doute une résolution à un moment ou à un autre.
26:05Mais évidemment, on est déjà en dehors complètement
26:07du scénario sur lequel on se fondait
26:11aux premières semaines du conflit.
26:12Et pourtant, ça tient.
26:14Il y a deux éléments d'explication.
26:16Il y en a plusieurs, mais deux principaux, on va dire.
26:19Effectivement, il y a une forme d'adaptation.
26:21Je lisais un article du Financial Times tout à l'heure
26:23qui disait qu'effectivement, un raffineur polonais
26:26avait réussi à diversifier ses zones de réapprovisionnement, etc.
26:30Donc, il y a un effet...
26:32Mais en fait, c'était un peu pareil, si vous vous souvenez bien,
26:34pendant le moment.
26:35Alors, le Covid, d'une part,
26:36mais il y aurait plus récemment encore,
26:38on avait eu des attaques en mer rouge, des outils.
26:40Oui, bien sûr, bien sûr.
26:41Et effectivement, on avait eu un narratif
26:43qui commençait à s'installer sur une nouvelle vague d'inflation, etc.
26:46Et on s'était rendu compte qu'effectivement,
26:48les armateurs, notamment,
26:50étaient capables de s'ajuster,
26:52de...
26:54Rerouter, bien sûr.
26:55Pas français, je crois, mais...
26:57Rerouter, voilà.
26:58Trouver des voies de contournement.
27:00Donc, il y a ce point-là.
27:01Il y a un autre point, c'est qu'il y a quand même une aide.
27:04C'est un peu l'éléphant dans la pièce.
27:05C'est les réserves stratégiques qui sont quand même
27:07en train de diminuer et qui soutiennent le marché.
27:10Et en fait, il y en avait trois, des éléments.
27:12Il y en avait 203.
27:13Il y a aussi le stock de la Chine.
27:16Le fait que la Chine est stockée pendant de longs mois avant le conflit,
27:20que désormais, elle importe moins d'hydrocarbures.
27:23Et donc, forcément, ça fait moins d'acheteurs.
27:25Ça pèse moins sur le marché.
27:26Et ça pèse moins...
27:27Mais tous ces amortisseurs, ils sont temporaires, par nature.
27:30A priori.
27:31Et donc, c'est effectivement ce qui vient d'être dit.
27:33Et c'est quelque chose qu'on ne maîtrise pas.
27:34Il faut être tout à fait honnête.
27:35Et le plus longtemps cette crise dure, le plus longtemps on peut s'attendre
27:38à ce qu'il y ait des effets décalés dans le temps.
27:41J'aimerais juste...
27:42Bien sûr, bien sûr.
27:42Revenir sur deux points.
27:44Il y a le taux neutre qui a été évoqué.
27:46Et il y a aussi le fait qu'il faut essayer de découvrir...
27:49Enfin, il reste encore beaucoup de choses à découvrir.
27:51En fait, je pense qu'il y a aussi une question en filigrane,
27:53et même pour Kevin Walsh, en fait.
27:55C'est l'idée que...
27:56Est-ce que la politique monétaire...
27:58Alors, peut-être qu'on ne sera pas d'accord là-dessus,
27:59mais est-ce que la politique monétaire, aujourd'hui, américaine,
28:02est encore restrictive ?
28:03Ah ben, c'est une partie du débat.
28:05C'est une partie du débat.
28:07Et effectivement, c'est une des raisons aussi pour laquelle on est sur nous.
28:11L'idée qu'effectivement, les hausses de taux arriveront un petit peu plus tôt
28:14que ce qu'anticipe le marché.
28:15Elle n'est plus suffisamment restrictive.
28:18Elle est neutre, pour vous, aujourd'hui.
28:20Il y a des zones d'incertitude.
28:21Celle qui a été évoquée...
28:23Pour Powell, elle était dans le...
28:24C'est le haut de la fourchette du taux neutre.
28:26C'est comme ça que Powell avait présenté les choses.
28:28A priori.
28:29Sachant que c'est un...
28:31Une fourchette qui peut être...
28:32Non, mais c'est une variable économique
28:34qu'on essaie d'estimer par tous les moyens.
28:37Et il faut être très humble sur la question.
28:39Les écarts...
28:40Enfin, les bornes d'estimation sont très larges.
28:43Donc, effectivement, on peut quand même se poser la question
28:45avec cette réaccélération du marché de l'emploi.
28:47Cette inflation avec un effet d'inertie
28:49qui, même en plus, est en train de réaccélérer.
28:52Alors, effectivement, la tension sur le marché du travail
28:54est revenue à 1 pour 1, grosso modo.
28:56Donc, il y a eu une forte détente.
28:58Les salaires, quand on regarde certaines métriques,
29:01sont aussi en train plutôt de décélérer.
29:03Presque dans la zone de l'inflation cible à 2%.
29:07Mais quand bien même, on ne peut pas s'empêcher
29:09de se poser cette question, de savoir si, effectivement,
29:11la politique monétaire américaine est toujours...
29:14Alors, non pas restrictive, mais en tout cas,
29:16est-ce qu'elle est un peu moins...
29:17Enfin, pardon.
29:18Est-ce qu'elle est moins à la neutralité
29:20que ce qu'on pensait ?
29:21Ah oui.
29:21Jusqu'à présent.
29:22Et ça, c'est une question pour Kevin Ward.
29:25Je crois qu'on est tous très curieux autour de la table
29:26de voir comment il va aborder la réunion.
29:28Ça va être un moment important de voir le personnage,
29:32l'entendre, l'écouter, voir comment il se comporte,
29:35la manière dont il répond aux questions.
29:36Enfin, tout ça va être, j'imagine, analysé de près
29:38par les investisseurs et les watchers, comme on dit.
29:41Oui, bien sûr.
29:43C'est important, c'est le moment de changement.
29:45Parce que j'ai oublié de dire que...
29:48Nous, ça fait longtemps qu'on a gardé une politique
29:54un changé de la fête depuis le début d'année,
29:57même avant, en 1925.
30:00On pensait qu'il ne pouvait plus bouger
30:02parce qu'il y avait cette inertie sur l'inflation
30:05et que l'économie résistait.
30:06On n'a eu qu'un petit trou d'air sur la conso
30:09depuis, plus rien.
30:12Donc, je voulais préciser qu'il était l'opposition
30:14parce que vous vouliez savoir
30:15qu'est-ce que chacun pensait.
30:17En revanche, pour l'avenir,
30:18je pense que le risque a augmenté,
30:20que les taux montent.
30:21Et ce qu'on a appris,
30:24et c'est quelque chose de récent,
30:25et Walsh ne va pas le changer,
30:26l'a fait devenue extrêmement empirique.
30:28Il n'y a que Bernanke qui a introduit
30:30un élément un peu théorique,
30:31plus économiste, etc.
30:34Powell nous a montré que les traits sont empiriques.
30:36Et donc, il y a quelques variables qu'on suit
30:38et on ne complique pas les choses.
30:40Et une variable qu'on ne suit pas
30:42et qui pourrait être une façon de déterminer,
30:44quand même, il y a quelque chose
30:45qui ne donne pas un bon signal
30:48sur quel est le bon taux d'intérêt
30:49pour l'économie,
30:50c'est les marchés.
30:51Les marchés continuent à monter,
30:53il n'y a pas de limites.
30:54Alors, on peut se dire,
30:55c'est normal,
30:56tout le monde veut des puces
30:57et le marché est là pour dire,
30:59tous les puces, c'est plus cher
31:00et ça monte et ça monte.
31:02Et donc, on se retrouve
31:03avec des conditions financières
31:04dans l'économie
31:05qui sont extrêmement incommandantes.
31:06Qui se détendent, bien sûr.
31:07Et la Fed est tergivers,
31:09c'est ce que je dois monter
31:10et tout, c'est pas grave, etc.
31:12Or, ça donne des effets
31:14de richesse réelle, etc.
31:16Mais sur la consoe américaine,
31:17on disait, non, non,
31:18là, ça devrait faire mal.
31:20Ça aurait dû,
31:20je disais, faire mal.
31:21Et ça n'a pas fait mal.
31:21C'est vrai qu'il y a eu un coussin
31:24qui était ces crédits d'impôt
31:27qui ont été versés.
31:28C'était les fameux crédits d'impôt
31:32sur les types,
31:34les pourvoirs.
31:35Les pourvoirs.
31:36Et c'était 13 ou 14 milliards
31:37qui ont été distribués
31:38et ça a aidé la consommation.
31:39Il n'empêche qu'il y a une résistance.
31:41Alors, il y a ceux,
31:44comme Piketty, d'autres,
31:45qui disent, c'est l'inégalité.
31:46Là, vous voyez,
31:46c'est une démonstration.
31:47Ceux qui tiennent l'économie américaine,
31:49c'est les riches et les pauvres.
31:50Ils souffrent.
31:51Mais l'économie résiste.
31:53Je pense que c'est très difficile
31:54que, même s'ils sont très riches,
31:56qu'ils soutiennent toute l'économie américaine.
31:59Il n'empêche, moi, je pense
32:00qu'il y a un truc plus profond
32:01aux Etats-Unis,
32:02par ce cycle,
32:03en partie impulsé par les subventions.
32:08Parce que les subventions,
32:09pour vous, Grégoire,
32:11vous voulez acheter
32:12ou construire un data center,
32:16vous avez 35% de crédits d'impôt.
32:19C'est colossal.
32:20Je postule tout de suite.
32:21C'est colossal.
32:23Et avec des gens
32:23qui ont beaucoup d'argent
32:24et qui peuvent dépenser.
32:25Donc, il y a un cycle industriel
32:27qui s'est enclenché,
32:28lié un peu.
32:29Et en général,
32:31quand il y a un cycle industriel,
32:33même si aujourd'hui,
32:34l'industrie représente peu
32:35ou moins dans le passé,
32:37il y a souvent l'emploi qui suit.
32:39Oui, c'est manufacturé,
32:40montre d'ailleurs ce que vous dites.
32:42Oui, c'est ça le paradoxe aux Etats-Unis.
32:45Parce que qui crée les emplois,
32:46c'est la santé,
32:47c'est l'éducation, etc.
32:48Donc, on a un sort de mismatch.
32:50Il n'y a pas exactement les emplois
32:52dont on voudrait les voir dans le cycle.
32:54Il n'empêche que ça,
32:55c'est un facteur moteur.
32:56Et en regardant les chiffres,
32:58en essayant de construire
32:59quelque chose qui fasse sens,
33:01on se dit qu'à un moment donné,
33:02la FED,
33:03dans ce méthode très empirique,
33:05va se dire
33:05non, l'économie va trop vite,
33:07il va falloir peut-être,
33:08et l'inflation n'arrive pas à redescendre,
33:10il va falloir ajuster la politique.
33:12Et c'est ça qui nous fait peur.
33:13Et Walsh,
33:14s'il redevient haut comme il l'était,
33:16comme on disait qu'il l'était,
33:17il devra monter les taux.
33:19Donc nous,
33:19on était pour que ça ne bouge pas,
33:22on reste comme ça,
33:23on est à peu près comme vous.
33:24Cette idée que,
33:25quand même,
33:26c'est assez,
33:27on était très haut,
33:28on est revenu à quelque chose
33:29qui est proche de là
33:30où il faudrait atterrir.
33:32Il n'empêche,
33:33si on a trop d'équilibre,
33:34peut-être,
33:35mais il n'empêche que peut-être
33:36il va falloir être un peu plus méchant.
33:38Le risque est à la hausse.
33:39Le risque est devenu à la hausse,
33:41clairement.
33:42Et nous,
33:43on pense que la consommation
33:44devait affaiblir au troisième trimestre.
33:46Si ce n'est pas le cas,
33:47c'est bien que ce cycle industriel,
33:50etc.,
33:50est porteur de quelque chose
33:52qui tient l'économie
33:53et qu'il faudra qu'un méchant arrive,
33:55ce sera la menthe centrale
33:56qui dira,
33:57c'est trop.
33:58D'un mot,
33:59oui,
34:00effectivement,
34:00l'ISM Manufacturing est sortie,
34:01je crois,
34:01de la zone de contraction.
34:03C'est ce qu'on allait voir.
34:05Et même en termes d'emplois,
34:06il y a quand même
34:07une génération d'emplois
34:09liée aux manufacturiers.
34:11Ah oui,
34:11construction,
34:12manufacturier,
34:13quand on regarde
34:13les créations d'emplois
34:15par les NFP
34:16sur trois mois glissants,
34:17on a une décomposition
34:18qui peut se faire
34:19entre effectivement
34:20beaucoup de gouvernements
34:21de taux,
34:22beaucoup de secteurs publics,
34:23beaucoup d'éducation,
34:24de santé.
34:25Et loisirs,
34:25hospitalités,
34:26la coupe du monde arrive.
34:27On l'a vu sur le dernier chiffre.
34:29Je pense que c'est une hypothèse
34:30qui demande à être vérifiée
34:34parce que quand on regarde
34:35vraiment dans le détail
34:36sur accommodation services,
34:39tout ce qui est même
34:40restauration,
34:40etc.,
34:41la restauration,
34:42typiquement les bars
34:42qui peuvent être concernés
34:45par la coupe du monde.
34:46C'est trois,
34:47quatre mois
34:47que c'est en tendance haussière.
34:48D'accord.
34:48En termes de création d'emplois.
34:49Ce n'est pas juste
34:49sur le dernier.
34:50Exactement.
34:50Donc en fait,
34:51c'est maintenant
34:52plus équilibré qu'auparavant,
34:54de plus en plus équilibré
34:55qu'auparavant,
34:56la diffusion des créations
34:57d'emplois à l'ensemble
34:58des secteurs
34:59est en train de progresser.
35:00Il y a de plus en plus
35:00de secteurs qui créent
35:01des emplois aujourd'hui.
35:02Exactement.
35:03Voilà.
35:03Bon,
35:04venons-en à la Banque Centrale
35:05Européenne
35:05qui sera l'événement demain
35:07avant l'introduction
35:08en bourse de SpaceX
35:09vendredi,
35:10sans lien aucun,
35:11quoique,
35:11on peut toujours discuter
35:13de l'IA
35:14et de la taille
35:14des marchés de capitaux américains
35:16comparés aux nôtres
35:17en Europe.
35:19Non,
35:20comment expliquer
35:21cette hausse de taux
35:23assurantielle
35:25à un public large ?
35:27C'est toujours l'enjeu
35:28de communication
35:29pour la Banque Centrale
35:30Européenne,
35:31François.
35:31Comment ça peut se passer
35:32en termes de communication
35:33demain ?
35:34Je pense qu'effectivement
35:35la grosse question
35:37pour moi,
35:38c'est plutôt
35:38qu'est-ce qui se passe
35:39après juin
35:39que juin.
35:41Je pense que la juin,
35:42ça a été largement
35:44télégraphé
35:45au sens où
35:48la croissance
35:49se tient relativement bien,
35:52OT1 en tout cas,
35:52si on exclut
35:54nos amis irlandais.
35:55Je le redis
35:55parce que je ne sais pas
35:56si tout le monde
35:56l'a en tête,
35:57mais c'est un schéma
35:58assez classique,
35:58beaucoup de volatilité
35:59avec la croissance irlandaise,
36:01je crois que 30%
36:02est lié au secteur,
36:02ce qu'ils appellent
36:03les multinationales,
36:04c'est les impôts
36:05payés par les sièges
36:07sur la croissance
36:08de la zone euro.
36:08On n'a plus 0,2
36:09pour la zone euro
36:10en Irlande.
36:10Exactement,
36:11en Irlande,
36:11donc ça tient plutôt bien.
36:12Alors ça,
36:12les indicateurs de conjoncture
36:14en avril-mai
36:15sont détériorées,
36:15mais en même temps,
36:16ce n'est pas si mal du tout,
36:17en tout cas mieux
36:18que ce qu'on avait
36:18il y a encore quelques semaines
36:19hors ces révisions-là.
36:21Et puis surtout,
36:22l'inflation.
36:23L'inflation est quand même
36:24surpris à la hausse.
36:26Alors je ne suis pas
36:26tout à fait certain
36:27que la surprise à la hausse
36:29sur l'inflation sous-jacente
36:30de mai
36:32sur les services notamment
36:33indique beaucoup de choses.
36:34Je pense que c'est plutôt
36:35à mettre en...
36:36à attendre en tout cas
36:37d'avoir des éclaircissements
36:38là-dessus,
36:38mais en tout cas,
36:38ce qui est clair,
36:39c'est que le prix de l'énergie
36:41a augmenté,
36:42qu'on va avoir des effets
36:43indirects qui vont se matérialiser
36:44et que d'après nous,
36:46ils vont avoir
36:46une trajectoire d'inflation
36:49totale plus élevée
36:50qui va les toucher,
36:51voire aller au-dessus
36:51des 3% au moyen
36:52de cette année
36:53et surtout une inflation
36:54sous-jacente
36:54qui va être en phase
36:55d'accélération.
36:56Et donc là,
36:56nous, c'est exactement
36:57le mouvement qu'on a fait
36:58entre nos prévisions
36:59de mars-avril à avril-mai
37:00avec ce choc qui se décale
37:02et qui prend du temps.
37:03On se rend compte
37:03qu'effectivement,
37:04ça va s'ancrer
37:07dans l'économie.
37:07Rentrer dans le système.
37:08Exactement.
37:09Alors, pas dans la mesure
37:10où on va avoir
37:10une crainte
37:12d'une boucle
37:12prix-salaire du tout,
37:15mais par contre,
37:15ça nécessite effectivement
37:16un ancrage de crédibilité
37:18et donc du coup
37:18de réactivité.
37:20Donc, pour le mois de juin,
37:21donc là-dessus,
37:21nous, on est tout à fait au clair
37:22et d'ailleurs,
37:23c'était notre call
37:23depuis début mars.
37:25Avril, ça ne sert à rien.
37:26Faisons juin
37:26qu'on y verra plus clair.
37:27Et par contre,
37:28pour après juin,
37:29effectivement,
37:29je pense qu'il y a
37:30deux messages clés
37:31qui vont être donnés.
37:31C'est un,
37:33on n'y voit quand même
37:34pas très clair.
37:35Et là, je pense
37:35qu'il y a deux arguments clés.
37:36C'est un, évidemment,
37:37le conflit reste avec nous
37:38et avec les questions
37:40de long-linéarité
37:41et ce qui peut arriver.
37:42Et deux, effectivement,
37:43la question de
37:44quels sont les comportements
37:45et l'adaptabilité
37:46des comportements
37:46qui sont.
37:48Alors, pour schématiser,
37:50est-ce qu'on peut être
37:50dans un scénario
37:50un peu à la Covid
37:51où on se retrouve
37:52avec des consommations réelles
37:54de prix à la pompe
37:56qui diminuent très fortement
37:58en Europe ?
37:58Pas qu'en France,
37:59mais dans toute l'Europe.
38:00Vous regardez les ventes
38:01d'aux détails.
38:01On est donnés là-dessus,
38:02on est à quasiment
38:03moins 3%
38:03sur le mois d'avril.
38:05Et est-ce qu'au contraire,
38:06ça pourrait alimenter
38:07une autre consommation,
38:08une consommation de services,
38:09une consommation d'autres biens ?
38:12Donc, c'est une question
38:12qui reste largement posée
38:14et qui pourra alimenter
38:15une forme de résilience
38:16de cette économie
38:17qui continue.
38:18En tout cas,
38:18pour une interrogation là-dessus,
38:20donc, on attend.
38:23Et ça va se refléter
38:24dans la communication demain.
38:25Et donc, on reste
38:25data dependent,
38:26on reste meeting by meeting,
38:27etc.
38:28Par contre,
38:29on a peut-être envie
38:30d'aller faire juste
38:31plus qu'une hausse de taux
38:33au-delà de juin.
38:35Pourquoi ?
38:35Parce qu'effectivement,
38:36dans ces révisions
38:37de baseline
38:38qui vont être faites,
38:39de leur scénario macroéconomique,
38:41c'est effectivement
38:42une inflation sous-jacente
38:43qui va être en accélération,
38:44qui devrait tourner
38:45autour de 7,
38:45de 8 en accélération
38:47par rapport à 4,
38:48de 5 cette année.
38:49Et donc, du coup,
38:49quelque chose
38:49qui s'ancre un peu plus.
38:51Et puis, le dernier élément,
38:52et je m'arrêterai là-dessus,
38:53c'est comment est-ce qu'ils
38:54communiquent
38:55en termes de scénarios ?
38:56En mars,
38:56ils avaient des scénarios
38:57qui étaient uniquement
38:57biaisés à la hausse
38:59avec un scénario baseline
39:01sévère et adverse,
39:05qui n'était que
39:06de plus en plus horrible
39:07pour l'inflation.
39:08Est-ce que là,
39:08on reste sur cette dynamique-là
39:09ou est-ce qu'on contente
39:10qu'on peut avoir
39:10quelque chose de plus équivalent ?
39:11On peut mettre un scénario
39:11d'amélioration.
39:12Et voilà,
39:13avec des dommages
39:17sur l'économie
39:17et du coup,
39:18sur le PIB
39:19qui pourrait indiquer
39:19que oui,
39:20on peut monter les taux
39:20un peu plus loin,
39:21mais on pourrait aussi
39:22les baisser après.
39:23Et ce qui est intéressant,
39:23c'est que pour l'instant,
39:24le marché ne price absolument pas ça.
39:26vous avez quasiment
39:27un peu pas tout à fait
39:28trois hausses,
39:29deux hausses
39:29et un peu plus
39:30jusqu'à avril,
39:32printemps prochain.
39:33Et ça ne redescend pas.
39:34Et ça,
39:35c'est quand même très...
39:35Ah oui.
39:36Donc là-dessus,
39:37je pense que ça va être intéressant
39:37de suivre sur le data dependence,
39:40évidemment,
39:40mais effectivement,
39:41comment est-ce qu'ils argumentent
39:42sur ces scénarios
39:43sur lesquels
39:44on les attend beaucoup,
39:45effectivement ?
39:46Si la BCE monte
39:46deux fois cette année,
39:48est-ce qu'elle sera capable
39:49de les rebaisser
39:50effectivement derrière
39:51si la situation le permet,
39:53si la situation se normalise
39:54ou est-ce qu'il y a une forme
39:55d'asymétrie toujours
39:57du point de vue
39:57de cette fonction de réaction
39:58de la BCE ?
40:01Ça me paraît un peu délicat
40:02de les rebaisser par la suite
40:05parce que...
40:05Alors,
40:06ça a été mentionné,
40:06on a du mal à savoir
40:07si la hausse du mois de mai
40:09est liée ou pas
40:10à une transmission plus large
40:12du choc énergétique
40:13parce que l'inflation
40:14dans les services
40:14en glissement annuel
40:15est passée de 3%
40:16à 3,5%.
40:17Il semblerait quand même
40:18qu'on s'attendait
40:20à des effets de base
40:22indirects,
40:22enfin pas du tout liés
40:23à la crise énergétique.
40:25On n'a pas le détail complet
40:26donc on ne sait pas vraiment.
40:28Donc ça peut être un point
40:29qu'éventuellement
40:29ils pourraient éclaircir
40:30mais je ne pense pas
40:31mais ils vont le citer quand même.
40:33Pourquoi est-ce que
40:34à mon sens
40:35ça va être difficile
40:36de les baisser par la suite ?
40:38C'est que d'une part
40:39il y a un...
40:40On parlait du taux neutre
40:41pour les Etats-Unis
40:41tout à l'heure.
40:42On pourrait éventuellement
40:43le citer pour la zone euro.
40:45C'est que dans leurs estimations
40:47le taux de 2%
40:49on est
40:50on va dire au milieu
40:51je schématise
40:52mais on est au milieu
40:53de la bande de fluctuation
40:55d'estimation
40:56pardon du taux.
40:57On va dire
40:57qu'il y a entre 1,5 et 2,5% ?
40:59Voilà.
40:59Donc s'ils montent d'un cran
41:01ils vont le faire
41:02en juin.
41:02Ils se sont effectivement
41:03un peu avancés
41:04un peu trop
41:04ou peut-être
41:05je ne sais pas.
41:05En tout cas
41:06ils se sont avancés
41:06ils vont le faire.
41:09Moi j'ai du mal encore
41:10à envisager une seconde hausse de taux
41:12pour être tout à fait franc
41:15mais on restera
41:15dans cette bande
41:16d'estimation
41:18du taux neutre.
41:19Ce n'est pas un changement
41:20de régime ?
41:22Oui, l'inflation
41:23dans les services
41:23on a quand même
41:24du mal
41:24à la voir s'effondrer
41:26d'autant plus
41:26si effectivement
41:27on a quand même
41:28une transmission
41:31de ce choc énergétique
41:32vers les services
41:33de manière plus large.
41:34L'inflation
41:35dans les biens
41:37non-industriels
41:37ou non-énergétiques
41:38a aussi un peu augmenté.
41:40Probablement là
41:40c'est un peu plus
41:41le reflet
41:41de ce choc énergétique
41:43de l'accroissement
41:43des tensions logistiques
41:44etc.
41:46étant donné qu'ils sont prudents
41:48s'ils ne voient pas
41:49d'effet très marquant
41:50sur l'inflation
41:51avec des taux
41:52à 2,25
41:52ou à 2,50
41:54si on est dans un scénario
41:55de deux hausses de taux
41:56ils pourront les baisser
41:58à un moment donné
42:00mais sans doute pas immédiatement
42:02ils seront dans une dynamique
42:04d'autant plus
42:05si en plus le choc
42:07enfin si la guerre
42:08en Iran se termine
42:10on a un accord
42:11Mais vous dites
42:12si on reste dans cette borne large
42:13de fluctuation
42:14autour du taux neutre
42:15ça veut dire
42:16qu'il n'y a pas de
42:17le prix économique à payer
42:20sera marginal
42:21de cette
42:22ou de ces hausses de taux
42:24Je ne serais pas aussi
42:26non
42:27je ne serais pas aussi optimiste
42:28Il y a un prix économique à payer
42:29Je pense quand même
42:30qu'on est sur une
42:32on était en phase
42:33de réaccélération de l'activité
42:34Ah bah c'était le début de l'année
42:35Avant la guerre
42:36nous on pensait
42:37qu'il y aurait des hausses de taux
42:39un peu plus tôt d'ailleurs
42:40mais pour des bonnes raisons
42:41si je puis dire
42:42parce que la demande
42:42ça croît
42:43des pressions inflationnistes
42:44etc
42:47En fait les conditions initiales
42:49sont quand même très importantes
42:50les conditions initiales
42:52à partir desquelles
42:52le choc énergétique
42:53s'applique
42:54la guerre en Iran
42:54On n'est pas sur un marché
42:56de l'emploi
42:56qui était extrêmement tendu
42:58on est sur des indicateurs
42:59dans les enquêtes
43:01auprès des entreprises
43:02qui sur l'emploi
43:03sont plutôt en train
43:04de se dégrader
43:04et beaucoup plus rapidement
43:05qu'en 2022
43:08avec des pressions
43:09des prix de vente finaux
43:10anticipés
43:11qui sur le mois de mai
43:12bon il faut être très prudent
43:14ont légèrement diminué
43:15prix de vente finaux
43:16anticipés par les entreprises
43:18tous secteurs confondus
43:19y compris dans les services
43:20donc là
43:21c'est un peu délicat
43:24mais pour la Banque Centrale Européenne
43:27juin et
43:28voilà
43:30voire septembre
43:31éventuellement
43:31j'ai du mal
43:33on suivra la communication demain
43:34c'est quoi le prix à payer
43:35de cette ou de ces hausses
43:37de taux de la Banque Centrale Européenne
43:38est-ce que ça peut ramener
43:39le sujet d'une récession
43:41en zone euro
43:42ou est-ce qu'on n'est pas là du tout ?
43:43en tous les cas
43:44on n'est pas là
43:44on n'est pas là du tout
43:46pour l'instant
43:46il n'empêche que l'économie
43:48européenne
43:48c'est celle
43:49dans le monde
43:50presque
43:51qui souffle le plus
43:52il y a quelques
43:53économies
43:53et même
43:54en Amérique latine
43:55parce que les politiques
43:56n'ont pas été adaptées
43:57pour essayer d'aider
43:59de fait nous on aide un peu
44:00mais c'est vrai
44:01les conditions initiales
44:02sont essentielles
44:03mais tout d'abord
44:04madame Lagarde
44:08est une politique
44:09elle elle va faire
44:10de la politique
44:11elle ne va pas faire
44:12de l'économie
44:13et elle
44:13elle sait que
44:14c'est important
44:15de donner un message
44:15de modération
44:17elle le fait
44:17dès le début
44:17elle n'a jamais voulu
44:19s'engager complètement
44:20sur même la hausse de juin
44:22elle va le faire
44:23elle va la délivrer
44:25et je pense qu'elle va
44:26dire
44:27on est toujours
44:28data dependent
44:29et on va
44:30faire ce qu'il faut
44:31pour maintenir
44:32l'inflation ancrée
44:33et cette hausse
44:35elle est très psychologique
44:36pour les marchés
44:37et pour tous les acteurs
44:38c'est
44:39non
44:39nous on est prêt
44:40à faire quelque chose
44:40le fait on le fait
44:41on va ancrer
44:42les anticipations d'inflation
44:43en Europe
44:44elles n'ont pas bougé
44:45pas beaucoup bougé
44:46donc ça reste bien ancré
44:47donc c'est une assurance
44:49et maintenant
44:49sur la dynamique européenne
44:51le choc
44:52il est assez brutal
44:54de fait c'est pour ça
44:55qu'on commence à voir
44:56ça coûte en emploi
44:57pour l'instant
44:58on était en plein emploi
44:59jamais le taux de chômage
45:00était si faible
45:00et donc je pense que
45:02faire plus à ce stade
45:04se paraît un risque
45:05bon
45:05de toute façon
45:06ils vont déjà faire
45:06ce qu'ils ont à faire demain
45:07ce sera le sujet
45:08et puis effectivement
45:09on verra d'ici septembre
45:10mais comme pour la réserve
45:11fédérale américaine
45:12beaucoup de paramètres
45:13peuvent encore évoluer
45:14d'ici le mois de septembre
45:15merci beaucoup
45:16d'avoir été avec nous ce soir
45:17Sébastien Paris-Sorvitz
45:19LBPM
45:19François Cabot
45:20AXA
45:21et Florent Wabon
45:22et Kofi
45:32Le dernier quart d'heure
45:33de SmartBourg
45:34chaque soir
45:34c'est le quart d'heure
45:35thématique
45:36le thème ce soir
45:37c'est celui
45:37de l'accompagnement
45:38de la croissance
45:40forte et rentable
45:41des entreprises européennes
45:43à travers le private equity
45:45et à travers le segment
45:46du gross buyout
45:47spécifiquement
45:48nous en parlons
45:49avec l'un des partenaires
45:50de Kinside Capital
45:51qui est à mes côtés
45:52en plateau
45:52Stanislas de Tinguy
45:53bonsoir Stanislas
45:54bonsoir Grégoire
45:55merci beaucoup
45:56d'être avec nous
45:57le gross buyout
45:58qui est un segment
45:59du private equity
46:00dédié à la croissance
46:01des entreprises
46:02c'est du capital croissance
46:03peut-être
46:04on peut le dire comme ça
46:04en français
46:05je ne sais pas
46:05s'il y a une bonne traduction
46:06d'ailleurs Stanislas
46:07il n'y en a pas
46:08on parle de gross buyout
46:09en fait le gross buyout
46:11c'est le fait d'investir
46:12dans des sociétés
46:13qui sont à la fois
46:13en forte croissance
46:14mais aussi fortement rentables
46:15ça c'est vraiment
46:16l'ADN du gross buyout
46:18et donc ça se distingue
46:19d'autres segments de marché
46:21plus early stage
46:22des gens qui vont faire
46:23du VC
46:24ou du gross equity
46:25où là il y a des sociétés
46:27qui sont en croissance
46:27non rentables
46:28mais qui ne sont pas rentables
46:29bien sûr
46:29ou alors le buyout
46:30qui là
46:31on cherche plutôt des sociétés
46:32qui sont plus matures
46:33plus stables
46:34et c'est beaucoup
46:36d'effet de levier
46:36voilà
46:36le gross buyout
46:38c'est la forte croissance
46:39forte rentabilité
46:40bon
46:40c'est un métier spécifique
46:42on va en parler
46:43qu'est-ce qui caractérise
46:44Kinside Capital
46:44dans cet univers
46:46du private equity
46:47et du gross buyout
46:48en particulier Stanislas
46:50alors
46:50Kinside Capital
46:51nous on est doublement spécialisé
46:53on est d'abord spécialisé
46:55dans le gross buyout
46:56donc dans les entreprises
46:57qui sont en forte croissance
46:58fortement rentables
46:59comme je le disais
47:00c'est notre ADN
47:01et on fait notre tour
47:02par cette forte croissance
47:03et cette forte rentabilité
47:04donc ça c'est le premier axe
47:06et le deuxième axe
47:06on est sectoriel
47:07on investit exclusivement
47:08sur les secteurs
47:09de la tech
47:10et de la santé
47:10en B2B
47:12on investit
47:13un peu partout
47:13en Europe de l'Ouest
47:14on est sociétés
47:15qui sont incorporées
47:17en Europe de l'Ouest
47:18et aujourd'hui
47:19on a une équipe
47:20de 140 personnes
47:21pour courir ce segment
47:23avec des gens
47:24qui sont à Londres
47:25et à Paris
47:25pour investir
47:26et puis on a ouvert
47:28plus récemment
47:28à Boston
47:29et à Singapour
47:30alors voilà
47:31pas pour investir
47:32mais pour aider
47:32nos sociétés
47:33dans leur développement local
47:34Boston c'est généralement
47:36Life Sciences
47:36c'est ça ?
47:37c'est une ville
47:38pas uniquement ?
47:40uniquement
47:40j'associais Boston
47:42à la santé
47:42il y a d'autres choses
47:44à Boston
47:45il n'y a pas que ça
47:46mais effectivement
47:48pour nos sociétés
47:48nos sociétés
47:49c'est typiquement
47:50des leaders
47:50sur des segments
47:52toujours des sociétés
47:53qui sont soit
47:53déjà internationales
47:55soit qui ont la capacité
47:56à le devenir
47:56et généralement
47:57un CEO
47:58qui est fondateur
47:59dans la plupart des cas
48:00qui cherche
48:01un partenaire
48:02pour aller plus loin
48:03pour aller plus loin
48:04dans la croissance
48:05quelqu'un qui va
48:06comprendre le métier
48:07qui va être capable
48:08de l'accompagner
48:08qui va être capable
48:09d'internationaliser
48:10la société
48:10d'aider la structurer
48:11donc Boston
48:13pour ça
48:13effectivement
48:14avoir un pied
48:14localement
48:15aux Etats-Unis
48:16on va pouvoir
48:18aider nos sociétés
48:18sur une entrée
48:19du marché
48:20que ce soit
48:20en organique
48:21ou par acquisition
48:22et Singapour
48:23pour avoir effectivement
48:24cette présence asiatique
48:25aussi indispensable
48:26aujourd'hui j'imagine
48:27Exactement
48:29Idéalement
48:29on a des sociétés
48:30qui sont globales
48:30ou si elles ne le sont pas encore
48:31on va les aider
48:32à croître
48:33C'est le job
48:33que vous allez leur apporter
48:36Un mot
48:36quand on parle de croissance
48:38forte et rentable
48:38qu'est-ce que ça veut dire
48:40je ne sais pas
48:40quelle est la métrique
48:41que vous utilisez
48:42pour mesurer
48:43la croissance
48:44de ces entreprises
48:45que vous avez en portefeuille
48:46aujourd'hui Stanislas
48:47on parle de quel ordre
48:49de grandeur de croissance
48:50Donc nous nos sociétés
48:52notre portefeuille
48:53croit en moyenne
48:54à 20%
48:54par an
48:55et avec une forte rentabilité
48:57on croit aux cash flow
48:58qui vont avec cette forte croissance
49:00Donc notre thèse
49:01est d'abord nous
49:01une thèse de croissance organique
49:03On investit exclusivement
49:04quand les sociétés
49:05croissent à plus de 10%
49:07comme je disais
49:07c'est plutôt 20% en moyenne
49:09et au-delà
49:10de cette croissance organique
49:11qui est notre thèse de base
49:12on peut faire des acquisitions
49:14quand ça fait du sens
49:15pour rentrer dans un nouveau pays
49:17ajouter un produit
49:18racheter un concurrent
49:19et compléter
49:20le profit de la société
49:21On en vient
49:22à votre métier
49:24alors qui est celui
49:25d'acheter
49:25et de vendre
49:26des entreprises
49:26mais entre les deux
49:27qui est d'accompagner
49:28et de les amener
49:30à leur potentiel
49:30comme vous dites
49:32Stanislas
49:32C'est vrai que le monde
49:34a changé
49:35le coût de l'argent
49:36a évolué
49:37on a connu
49:38des cycles
49:38un cycle
49:39de taux zéro
49:40voire négatif
49:41où effectivement
49:43bien acheter
49:44permettait déjà
49:45d'imaginer
49:47qu'on créait
49:47une plus-value
49:48et de la valeur
49:49simplement par le fait
49:50de bien acheter
49:51une entreprise
49:51ça ne semble plus suffire
49:53aujourd'hui
49:53et vous avez des équipes
49:55dédiées à l'accompagnement
49:56de ces entreprises
49:57concrètement
49:57qu'est-ce que vous leur apportez
49:58qu'est-ce que vous apportez
49:59au management
50:01et quelles sont les briques
50:02d'expertise
50:02que vous leur fournissez
50:05effectivement Grégoire
50:06on a fait le constat
50:07il y a quelques années
50:08que le fait de bien acheter
50:10n'était pas suffisant
50:11bien que le fait d'investir
50:12sur des sociétés
50:13et des segments
50:14bien bien précis
50:15a quand même de la valeur
50:16dans les sociétés leaders
50:18néanmoins
50:18pour pouvoir aller plus loin
50:20dans l'accompagnement
50:21on a créé une équipe
50:22qui s'appelle
50:22Kinsight Performance
50:23dans laquelle on a aujourd'hui
50:2440 personnes
50:25et ces sociétés
50:26ces personnes
50:27sont entièrement dédiées
50:29au soutien
50:30de nos sociétés
50:30en portée de taille
50:31et on a trois types de profils
50:33dans Kinsight Performance
50:35on a des gens
50:36qui sont
50:37des value creation directors
50:38qui sont typiquement
50:39des gens
50:40qui sont anciens consultants
50:41mais aussi
50:41anciens opérationnels
50:43dans les sociétés
50:43et qui vont
50:45avec le management
50:46dessiner des plans
50:47de création de valeur
50:47donc qu'est-ce qu'on va faire
50:49à horizon
50:49un an
50:50trois ans
50:50et cinq ans
50:50donc c'est quelque chose
50:51qu'on fait
50:53en début de période
50:54d'investissement
50:54ensuite on a
50:55un deuxième type de profils
50:56qui sont des experts
50:57des experts
50:58sur des choses bien précises
51:01sales, marketing
51:02la tech, le produit
51:04l'IA évidemment
51:04aujourd'hui
51:05ou les acquisitions
51:07et donc ces experts
51:08vont venir aider
51:09sur des sujets
51:10bien précis
51:11pour aider nos sociétés
51:12donc typiquement
51:13quand on parle de sales
51:15à peu près
51:16toutes les sociétés
51:17ont besoin
51:18de s'assurer
51:19que les équipes sales
51:20sont bien organisées
51:21qu'on a le bon nombre
51:22de personnes
51:22que les incentives
51:24qui sont mis en place
51:25sont les bons
51:26ou alors
51:27s'améliorer sur ces sujets-là
51:28et donc nos experts
51:29vont venir aider
51:30nos sociétés
51:31pour mieux se structurer
51:32et donc pour plus croître
51:33et on a un troisième type
51:35de profil
51:36dans Insight Performance
51:36qui sont ce qu'on appelle
51:37les Operating Partners
51:39qui là sont plutôt
51:40des anciens CEOs
51:41qui sont passés
51:42par ce chemin
51:44de croissance
51:45et qui vont plus
51:46être là au board
51:47comme un Sparring Partner
51:48pour le CEO
51:49pour l'aider
51:50à réfléchir
51:51sur la manière
51:52de structurer la société
51:52Dans quelle mesure
51:53ça fait la différence
51:54quand vous approchez
51:56une entreprise
51:57qui cherche à ouvrir
51:58son capital
51:58qui cherche justement
51:59un partenaire financier
52:01mais pas que
52:02dans quelle mesure
52:03une équipe comme ça
52:0340 personnes sur 140
52:04c'est comme un tiers
52:05d'effectifs
52:06qui est dédié
52:07à la création
52:07de valeurs
52:08à l'accompagnement
52:09des entreprises
52:09dans quelle mesure
52:10ça fait la différence
52:11face à des management
52:12qui cherchent aujourd'hui
52:13ce genre d'accompagnement
52:14Alors il y a plusieurs raisons
52:16pour lesquelles
52:16les CEOs choisissent
52:18de travailler avec nous
52:19je crois
52:19la première
52:20c'est qu'on est spécialisé
52:22dans ce type
52:23de sociétés
52:23en forte croissance
52:24fortement rentable
52:25qui ont leurs propres
52:26problématiques
52:27ensuite on est spécialisé
52:28sectoriellement
52:28donc quand même
52:29on comprend très très bien
52:30le métier
52:31dans lequel on investit
52:32et donc on a un vrai
52:33Sparring Partner
52:34pour le management
52:35mais effectivement
52:36notre capacité
52:37au-delà d'être
52:37un partenaire
52:38qui comprend
52:38et qui va aider
52:39notre capacité
52:40à aider la société
52:41à se structurer
52:42à aller plus loin
52:42ça fait vraiment la différence
52:43et c'est ça aujourd'hui
52:44que les sociétés recherchent
52:46ce qu'il faut comprendre
52:47c'est que nous
52:47on investit dans des sociétés
52:49qui se portent très bien
52:49elles sont en forte croissance
52:51fortement rentable
52:52des leaders sur leur segment
52:54ces CEOs
52:55souvent fondateurs
52:56ils peuvent avoir
52:57l'embarras du choix
52:58pour le partenaire
52:59ils ont des options
53:00de financement devant eux
53:01c'est pas une question
53:02de financement
53:02c'est plus une question
53:03de trouver le bon partenaire
53:04qui va permettre
53:05d'aller plus loin
53:05et donc c'est justement là
53:06que Kinsight Capital
53:07apporte de la valeur
53:08et c'est un accompagnement
53:09presque au quotidien
53:10parce que je ne sais pas
53:11quelle est la durée moyenne
53:12de détention pour vous
53:13d'une entreprise en portefeuille
53:14mais ça se compte évidemment
53:15en années
53:15j'imagine Stanislas
53:17c'est un accompagnement
53:19du quotidien
53:20c'est au moment important
53:23de la vie de l'entreprise
53:25c'est plus au moment important
53:26de la vie de l'entreprise
53:27en revanche nous
53:28on n'est pas un investisseur
53:29qui vient avec une sorte
53:30de playbook
53:30on va dire au CEO
53:31exactement ce qu'il va faire
53:33dans une semaine
53:34on est là
53:34dans deux semaines
53:35d'accord
53:35quand on investit
53:36on est persuadé
53:37qu'on a la bonne équipe
53:38de management
53:38pour la prochaine phase
53:39de croissance
53:40et donc on est là
53:40pour aider cette équipe
53:41de management
53:42mais on n'est pas là
53:43pour être là au quotidien
53:44et avoir un effet
53:45un peu disruptif
53:47et donc c'est
53:48sur les moments clés
53:49en début de période
53:50d'investissement
53:50où on définit
53:52les grands axes
53:53de croissance
53:53et de développement
53:54et après
53:55sur des sujets spécifiques
53:57par exemple
53:57en ce moment
53:58il y a beaucoup
53:58de sujets
53:59IA
53:59évidemment
54:00on a une approche
54:01systématique
54:01sur l'IA
54:02pour déployer l'IA
54:03sur le portefeuille
54:05s'assurer
54:06s'assurer que
54:06d'un point de vue
54:07développement
54:08nos sociétés
54:08de logiciels
54:09adoptent toutes
54:11les bonnes pratiques
54:13ou sur des use cases
54:14très simples
54:15par exemple
54:16on a automatisé
54:17les réponses
54:18aux RFP clients
54:20pour nos sociétés
54:21et ça c'est un vrai travail
54:22pour une société
54:23de service IT
54:24c'est les réponses
54:25d'appel d'offres
54:25c'est ça ?
54:25les réponses d'appel d'offres
54:26pardon
54:30et en fait
54:31grâce à l'IA
54:32on peut reprendre
54:33toutes les réponses
54:34que les sociétés
54:34ont fait
54:35sur les dix dernières années
54:36à tous les appels
54:37d'offres clients
54:38et proposer
54:39une première ébauche
54:40de réponses
54:41qui après
54:41évidemment
54:42va être retravaillée
54:42par l'humain
54:43et par les équipes
54:43mais ça c'est un gain de temps
54:44qui est énorme
54:46donc c'est typiquement
54:47un use case
54:47qu'on cherche à déployer
54:48sur le portefeuille
54:49à travers nos équipes
54:50performance
54:50ce travail
54:51dans quelle mesure
54:52est-ce qu'il facilite
54:53l'exit
54:54comme on dit
54:55Stanislas
54:55est-ce que ça rend
54:56l'exit plus facile ?
54:57ce qui rend l'exit plus facile
54:58c'est d'avoir des sociétés
54:59qui sont en forte croissance
55:01et donc ça c'est notre ADL
55:03donc bien évidemment
55:04qu'avoir une société
55:06qui est bien positionnée
55:07qui se porte bien
55:07qui sait internationaliser
55:09qui sait structurer
55:10bien évidemment
55:11ça favorise la sortie
55:13et d'ailleurs nous
55:13en temps de sortie
55:14on vend aussi bien
55:16des industriels
55:17stratégiques
55:18qu'à des fonds
55:19c'est équivalent à peu près
55:20c'est quasiment moitié-moitié
55:22d'accord
55:22et d'ailleurs
55:23on n'investit pas
55:24dans une société
55:25quand on ne pense pas
55:26qu'il y a un intérêt
55:27d'un investisseur industriel
55:28ça se réfléchit
55:28ah oui
55:29c'est depuis le début
55:30c'est l'intérêt industriel
55:32qui prime
55:32au moment
55:33où vous mettez
55:34la société en porte
55:35ou vous investissez
55:36dans la société
55:36quand même
55:37si quand on investit
55:38dans la société
55:39on ne pense pas
55:40qu'il y a un intérêt industriel
55:41ça veut dire
55:41qu'il y a quelque chose
55:42qui n'est pas bien positionné
55:43ou ce n'est pas le bon marché
55:44ou ce n'est pas la bonne manière
55:45et donc là on ne fait pas le deal
55:47un mot des enjeux là
55:48sur la tech
55:48alors évidemment
55:49un secteur
55:51en plein bouleversement
55:53qu'est-ce que ça change
55:55ou pas
55:56dans les critères
55:57de sélection
55:58des entreprises
55:59justement
55:59dans lesquelles
56:00vous investissez
56:00Stanislas
56:02l'IA c'est évidemment
56:03l'enjeu du moment
56:04c'est de notre point de vue
56:06une grande vague technologique
56:08probablement
56:08la plus importante
56:09depuis des années
56:10évidemment
56:11depuis
56:12internet
56:13au début des années 2000
56:14et cette vague
56:15elle est plus profonde
56:16et plus rapide
56:17c'est sûr
56:18mais nous on pense
56:19que c'est une énorme opportunité
56:21pour nos sociétés
56:22et pour le secteur
56:23de la tech
56:24après
56:24il faut quand même
56:25distinguer un peu
56:26différents types d'acteurs
56:28sur le secteur de la tech
56:29si on regarde le logiciel
56:31on va avoir des sociétés
56:32typiquement
56:32un logiciel vertical
56:33qui est spécialisé
56:35sur une industrie
56:36qui a une grande connaissance
56:38des besoins des clients
56:39sur cette industrie
56:40ou des sociétés
56:41qui ont des données propriétaires
56:42donc ça typiquement
56:43c'est des choses
56:44qui ne peuvent pas
56:45être répliquées par l'IA
56:46là il y a des barrières
56:47il y a des barrières à l'entrée
56:48qui sont fortes
56:48et donc là
56:49l'IA va être
56:50un accélérateur
56:52important
56:52pour développer plus vite
56:54apporter plus de produits
56:55à nos clients
56:56automatiser un certain nombre
56:57de tâches
56:57réduire les coûts
56:58quand c'est nécessaire
56:59et à la fin
57:00créer de la valeur
57:01ça c'est le secteur
57:02dans lequel nous
57:03on investit
57:03depuis des années
57:05après des enjeux
57:06sur la tech
57:07il y a effectivement
57:07des sociétés
57:08qui sont plus
57:09par exemple
57:09des logiciels horizontaux
57:11où là
57:12la barrière à l'entrée
57:12est moins évidente
57:13est moins évidente
57:14et clairement
57:16ça peut être plus disrupté
57:17par des nouveaux entrants
57:18qui grâce à l'IA
57:20vont développer
57:21des tech compétitives
57:23donc évidemment
57:23nous on ne regarde pas
57:24ce type de sujet
57:25on ne l'a jamais fait
57:26et ce n'est pas là
57:27qu'on va investir demain
57:28et donc quand on investit
57:29aujourd'hui
57:29évidemment que la prise en compte
57:31de l'IA
57:31est complètement clé
57:33et donc on réfléchit
57:35comme on l'a toujours fait
57:36sur quels sont les sous-segments
57:38dans la tech
57:38et dans la santé
57:39dans lesquels
57:40ça fait du sens
57:41et en un mot
57:41il nous reste
57:42on n'a plus de temps
57:42Stanislas
57:43donc ça nous amène
57:44vers quel type
57:45de sous-segments
57:46alors
57:47plein de sous-segments
57:48par exemple
57:49récemment
57:49on a investi
57:50dans un logiciel
57:51de compliance
57:53pour les banques
57:54pourquoi ?
57:55parce que c'est un secteur
57:56qui ne fait que se développer
57:58il y a de plus en plus
57:59de régulations
58:00et donc les banques
58:01ont besoin d'automatiser
58:03leur réponse
58:03face à cette régulation
58:05et donc on a investi
58:06dans une société allemande
58:07qui s'appelle Actico
58:08qui justement
58:09leverage l'IA
58:10pour répondre
58:11sur des sujets
58:11de blanchiment d'argent
58:13KYC
58:14et de décision de crédit
58:16donc c'est typiquement
58:17un secteur qui est intéressant
58:18et qui va bénéficier de l'IA
58:19Merci beaucoup Stanislas
58:20merci d'être venu
58:21nous parler
58:22de cette logique
58:23de Growth Buyout
58:24c'est la spécialité
58:25c'est le métier
58:26de Kinsight Capital
58:27accompagné
58:28la croissance
58:29forte et rentable
58:30des entreprises
58:31de la tech
58:32et de la santé
58:33Stanislas de Tinguy
58:34était l'invité
58:34de ce dernier quart d'heure
58:35de Smart Bourse
58:36ce soir
58:36sur B Smart for Change
58:37Sous-titrage Société Radio-Canada
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