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  • il y a 1 heure
Vendredi 5 juin 2026, retrouvez Marc Effgen (Gérant, Clartan), Damien Dierickx (Gérant et analyste, Exane AM) et Wilfrid Galand (Directeur stratégiste, Montepnsier-Arbevel) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart4Change.
00:12Pour rester à l'écoute des marchés chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via
00:16vos box.
00:17Et vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, soit en replay vidéo sur bsmart.fr,
00:22soit en podcast audio sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:25Au sommaire de cette édition ce soir, une semaine qui aura été marquée par un peu plus de prudence
00:30depuis quelques séances de la part des investisseurs, notamment vis-à-vis de la partie action
00:36et dans l'univers action, la partie la plus chaude qui concerne le thème de l'IA
00:40à travers le segment des semi-conducteurs.
00:43On assiste depuis deux, trois séances à quelques prises de profit sur les grandes valeurs de ce secteur
00:50qui ont pu être déclenchées par la petite déception des résultats et des guidances
00:55offertes par Broadcom mercredi soir aux Etats-Unis.
01:00Et depuis effectivement, on voit cette sous-performance avec peut-être l'idée d'une rotation
01:05qui est en train de s'installer, en tout cas c'est ce qu'on observe, d'autres secteurs prennent
01:08le relais.
01:09Néanmoins, les indices sont quand même dans le rouge en cette fin de semaine
01:12et le S&P 500, sauf retournement majeur de situation, n'affichera pas une dixième semaine de performances positives
01:21avec effectivement des prises de profit et un marché obligataire qui est en train de se rappeler
01:28au bon vouloir des investisseurs actions avec un rapport sur l'emploi aux Etats-Unis
01:34qui semble confirmer cette tendance à la reprise du marché du travail américain en termes de création d'emplois.
01:40On est à plus de 170 000 en première estimation pour le mois de mai
01:43et c'est vrai qu'après le trou d'air qu'on avait pu voir sur les créations d'emplois
01:46en fin d'année aux Etats-Unis,
01:48la barre est en train de se redresser de manière assez rapide.
01:52Le taux de chômage est inchangé à 4,3%.
01:54Les services publics, l'éducation, la santé sont toujours des gros pourvoyeurs de création d'emplois
02:00mais on voit quand même un secteur privé qui crée des emplois encore également au cours du mois de mai
02:05et tout ça implique une réaction des marchés obligataires qui mettent un peu plus de pression encore
02:10sur la réserve fédérale américaine pour qu'elle entame à minima une discussion pour une hausse de taux
02:16une hausse de taux qui est pricée par le marché pour la fin d'année décembre, janvier.
02:22Là aussi le calendrier s'est un petit peu accéléré après la publication de ce rapport sur l'emploi aux
02:26Etats-Unis.
02:27Pauline Grattel vous donne tous les détails dans un instant.
02:29Discussion à suivre avec nos invités de planète marché et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse
02:34nous décrypterons un cas d'investissement à travers l'analyse fondamentale et les équipes de Clartan Associés.
02:42Nous discuterons du cas de seule entreprise italienne que l'on peut présenter comme le mini Air Liquide
02:48et c'est Marc Evgen, gérant chez Clartan Associés, qui viendra nous en parler dans le dernier quart d'heure
02:53de Smart Bourse.
03:04Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel est à nos côtés
03:08et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
03:10Bonsoir Pauline, la macroéconomie à la une avec la publication du rapport sur l'emploi aux Etats-Unis pour le
03:16mois de mai.
03:16Oui en mai, l'économie américaine a créé 172 000 emplois, plus du double de ce qui était attendu par
03:22les analystes.
03:23En cumulé, les chiffres d'avril et de mars ont été révisés à la hausse de 93 000 créations.
03:29Le taux de chômage est stable à 4,3% de la population active.
03:33Du côté des salaires, ils augmentent de 0,3% sur un mois et de 3,4% sur un
03:39an.
03:39Les investisseurs ont réévalué un resserrement monétaire de la Fed.
03:43Une hausse des taux est désormais totalement intégrée pour le mois de décembre
03:46et une autre est presque entièrement anticipée dès le mois de juillet.
03:49Effectivement, cette surprise sur l'emploi américain avec le cumul des révisions à la hausse des mois précédents
03:54a amené des réactions immédiates sur les marchés obligataires.
03:58Oui, après le rapport sur l'emploi, le rendement américain à 2 ans s'envole directement de 10 points de
04:02base
04:02pour évoluer autour de 4,15%.
04:05Le rendement à 10 ans grimpe de 5 points de base pour s'établir au-delà de 4,50%.
04:10Et les rendements à 20 et 30 ans sont désormais à nouveau supérieurs à 5%.
04:15En Europe, le rendement allemand à 10 ans est bien ancré sur le seuil de 3%.
04:19Du côté des échanges, le dollar sera fermé, ramenant l'euro dollar sous 1,16.
04:24Sur le pétrole, en l'absence de développement et de nouvelles informations au Moyen-Orient,
04:29les cours sont en léger repli aujourd'hui mais en hausse sur la semaine.
04:32Le baril de Brent repasse sous les 95 dollars et le WTI américain repasse autour de 90 dollars.
04:39Vous parliez du dollar qui sera raffermi contre différentes devises.
04:42Ça nous oblige à dire un mot du Yen également dans ce contexte.
04:45Oui, le Yen a franchi un nouveau cap ce vendredi en s'affichant à 160 Yen pour 1 dollar.
04:50Cette dégringolade a déclenché une réaction immédiate de Tokyo.
04:54Les responsables officiels agitent la menace d'une nouvelle intervention sur les marchés.
04:59Sur les marchés obligataires nippons, le rendement à 10 ans est relativement stable, au-delà de 2,65%.
05:04Les investisseurs ont également pris connaissance de la nouvelle estimation de croissance pour l'ensemble de la zone euro au
05:10premier trimestre.
05:11Oui, c'est le trou d'air irlandais qui fait plonger la zone euro en s'effondrant de 12%.
05:16Le PIB de l'Irlande a balayé d'un revers de main les gains des autres États membres.
05:21Ce décrochage record a agi comme un véritable lest pour l'économie de la zone.
05:25Selon la troisième estimation publiée aujourd'hui, le PIB des 21 pays de la zone bascule finalement dans le rouge
05:31et se contracte de 0,2% au premier trimestre.
05:35Sans l'Irlande, le PIB de la zone euro progresse de 0,2%.
05:384% le poids de l'économie irlandaise par rapport à l'ensemble de la zone euro.
05:42Et en enlevant l'Irlande, on regagne 40 points de base de croissance au premier trimestre pour l'ensemble de
05:49la zone.
05:49Que dire de l'évolution des indices actions cette fin de semaine, Pauline ?
05:52Aux États-Unis, le Dow Jones a ouvert à l'équilibre et le Nasdaq en repli de plus de 1%,
05:58pénalisé par les inquiétudes liées au secteur de la tech après la publication de Broadcom cette semaine.
06:03En Asie, les grands indices sont à nouveau tous clôturés en repli de 1%.
06:07En Europe, le Stoxx 600 et l'Eurostoxx 50 évoluent sans tendance marquée.
06:12En France, le CAC 40 est à l'équilibre en fin de séance au-delà de 8200 points.
06:17L'indice parisien est soutenu par Pernod Ricard en tête avec un titre en hausse de 3%.
06:22En revanche, à noter que STMicroelectronics chute pour la deuxième séance consécutive.
06:27Le titre est lanterne rouge du CAC 40 en repli de 4%.
06:30Airbus fait état de livraison en hausse.
06:32Oui, Airbus a livré 81 appareils au mois de mai, portant le nombre total d'avions livrés à plus de
06:38260 depuis le 1er janvier.
06:41Cela représente une hausse des livraisons de pas moins de 60% par rapport à il y a un an.
06:46Le carnet de commandes est plein et continue de se remplir massivement avec 815 commandes brutes sur les premiers mois
06:52de l'année.
06:53Aux Etats-Unis, enfin, un mot de Lululemon qui plonge de 10% dans les premiers échanges après avoir publié
06:59des résultats du deuxième trimestre très inférieurs aux attentes
07:02et après avoir aussi revu à la baisse ses prévisions de bénéfices annuels.
07:06Quels seront les temps forts à l'ingendare la semaine prochaine sur les marchés, Pauline ?
07:10Les investisseurs prendront connaissance de l'inflation américaine du mois de mai.
07:14Les banques centrales vont entrer en piste à commencer par la Banque du Canada mercredi qui devrait opter pour un
07:20statu quo
07:20et ensuite la BCE jeudi.
07:22Les investisseurs attendent une hausse des taux de 25 points de base.
07:26On regardera aussi les inflations de plusieurs pays de la zone euro comme la France en seconde lecture pour le
07:31mois de mai.
07:32Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel vous apporte les infos clés du jour sur
07:37les marchés.
07:48Deux invités avec nous ce soir pour décrypter les mouvements de la planète marché et dresser le bilan de cette
07:52semaine sur les marchés.
07:53Damien Dierix est avec nous, gérant et analyste chez Exan Asset Management.
07:57Bonsoir Damien.
07:58Bonsoir.
07:58Bienvenue, merci d'être avec nous et merci à Wilfried Galand de nous accompagner également.
08:02Bonsoir Wilfried.
08:03Bonsoir Galand.
08:03Directeur stratégiste chez Montpensier Arbevel.
08:06On va bien sûr parler de l'IA, ce thème incontournable bien sûr dans les marchés.
08:11Mais je voulais qu'on commence par la partie macro peut-être Wilfried.
08:13On a beaucoup décrit deux marchés ou deux mondes qui s'ignoraient entre un marché obligataire focalisé sur Hormuz et
08:21les conséquences à attendre d'Hormuz, notamment à travers le choc de prix.
08:27Et puis des marchés actions qui vibrent eux au thème de l'IA, le thème de l'IA étant relativement
08:33immune ou insensible au niveau des taux d'intérêt.
08:35Là c'est le rapport du marché du travail américain pour le mois de mai qui remet une petite étincelle,
08:40une petite pièce dans la machine obligataire avec des taux qui se tendent à nouveau au regard d'une croissance
08:48des créations d'emplois qui reste quand même solide ou en tout cas qui se confirme depuis quelques mois maintenant
08:53aux Etats-Unis.
08:55Et là on sent quand même que les marchés actions regardent un peu ce qui se passe de ce côté
08:58-là.
08:58Oui, c'est-à-dire qu'en fait on a à la fois sur le marché obligataire la confirmation que
09:04les SNAO de récession s'écartent et que c'est véritablement une hypothèse qui avait été agitée à un moment
09:10donné et qui n'est plus du tout, en tout cas pour la partie américaine, qui n'est plus du
09:14tout d'actualité.
09:16Une inquiétude sur justement les capacités de l'économie américaine à ne pas enclencher de mécanisme prix salaire, donc de
09:25véritables mécanismes inflationnistes.
09:27Pour l'instant, les analystes qui évaluaient comme étant faible le risque inflationniste, j'en faisais partie, avaient comme argument
09:38premier le fait qu'on avait effectivement une remontée des coûts, une remontée des prix,
09:44mais qui compte tenu d'une certaine atonie du marché de l'emploi n'allait pas se transférer au salaire
09:52et générer ce fameux mécanisme,
09:54ce fameux triangle de Gordon qui, à un moment donné, caractérise véritablement l'inflation.
09:59Là, on se dit qu'avec un marché de l'emploi qui décolle véritablement, on n'est plus sur 50
10:05000 et quelques créations d'emploi, on est maintenant au-delà de 100 000.
10:08Je rappelle, c'est le break even. On estime qu'aujourd'hui, 50 000 créations d'emploi, c'est ce
10:12qui permet d'absorber les nouveaux entrants sur le marché du travail.
10:16Un marché stable. Là, maintenant, on est véritablement sur un marché assez vibrillonnant.
10:23Et ce qui vient confirmer également ce qu'on pouvait lire, par exemple, dans le rapport NFIB sur les petites
10:30entreprises américaines,
10:31où on avait de nouveau, il y a une dizaine de jours, la mention dans ce rapport de plus en
10:38plus de difficultés de recrutement.
10:39Alors, les difficultés étaient essentiellement qualitatives. On avait fait que les jeunes collaborateurs n'étaient pas au niveau nécessaire, etc.
10:46Mais quand on analysait véritablement, au-delà du côté un peu grognon qui se dégageait de ce rapport...
10:52Des répondants de l'enquête.
10:53Des répondants de l'enquête.
10:55On voyait quand même le souci d'arriver tout simplement à compenser et à répondre aux besoins basiques de main
11:05-d'oeuvre dans énormément de secteurs.
11:07Et quand on a vu effectivement que dans la partie des ouvertures de postes aux Etats-Unis, ça c'était
11:12mercredi,
11:13on a eu une partie qui a énormément monté, qui était les Professional Business Services,
11:18donc la partie véritablement service aux entreprises, juridique, fiscale, conseil, informatique,
11:24tout ce qui était considéré comme étant finalement les premiers à souffrir de l'IA et de la productivité.
11:30On s'est dit finalement, on est de retour dans un scénario assez classique, d'une croissance qui marche bien,
11:36mais donc potentiellement de pression sur les prix qui peuvent devenir des pressions inflationnistes.
11:40Donc à long terme, peut-être que les taux vont rester plus élevés que prévus, voire montés,
11:44ce qui n'était pas du tout le scénario de marché.
11:46Donc on intègre ça à un moment donné où le marché actions se pose quand même des questions sur,
11:51finalement, est-ce qu'on n'est pas en train d'arriver à un certain plateau sur l'utilisation de
11:58ces capacités d'acteurs artificiaires ?
12:01On a beaucoup parlé de Microsoft qui arrêtait à un moment donné de dire que ça commence à coûter cher,
12:04et on se disait ensemble avant de rentrer sur le plateau qu'on était passé.
12:09Déjà, tous les budgets tokens de l'année n'ont même pas mis par cours de l'année 2026.
12:13Voilà, on était passé sur l'IA de quoi qu'il en coûte à combien ça coûte.
12:15C'est ça.
12:16Et là, effectivement, c'est une nouvelle phase de marché, on la voit se développer entre nous,
12:20ça ne veut pas dire que ça va être une catastrophe, mais c'est une nouvelle phase de marché qui
12:23va se déployer probablement.
12:25Bon, et à ces niveaux de valorisation, parce qu'on l'a vu avec Broadcom,
12:28le marché a pricé quand même beaucoup de trajectoires pour la perfection,
12:31et donc des écarts de 1 milliard dans une guidance, aujourd'hui, ça coûte 10-15% sur un titre
12:36comme Broadcom.
12:38À ces niveaux de valorisation, oui, il va falloir être à nouveau attentif au niveau des taux, des taux longs,
12:44ça va redevenir un sujet pour le marché actions, ce qui ne l'était plus.
12:48On le disait même ici, la macro devient secondaire par rapport au thème de l'IA.
12:52En fait, ça redevient un sujet pour toutes les entreprises qui étaient un peu en satellite du thème cœur de
12:59l'IA
12:59et qui étaient capables d'améliorer l'efficacité, d'améliorer la rapidité avec laquelle on déployait l'intelligence artificielle
13:07et qui avaient des niveaux de valorisation, qui ont toujours des niveaux de valorisation extrêmement élevés.
13:11Donc les nouveaux paris, quoi.
13:12Voilà, ce n'est pas le cas des géants de la Côte, ce n'est pas le cas des GAFAM.
13:15Les GAFAM sont des niveaux de valorisation historiques tout à fait classiques.
13:18Donc peut-être que, paradoxalement, elles vont peut-être de nouveau retrouver ce rôle de valeur refuge
13:23dont on les avait affublés et qui avait un petit peu laissé la place, effectivement,
13:28au nouveau roi de l'intelligence artificielle.
13:31Mais peut-être que les anciens rois n'ont pas dit leur dernier mot.
13:34Oui, on verra sur les rotations que ça peut impliquer.
13:36Mais je reste quand même sur ce rapport sur l'emploi américain, Damien,
13:40et ses conséquences, et ses conséquences en manière d'anticipation du réglage
13:45de la politique monétaire aux États-Unis, dans un contexte qu'on a beaucoup décrit.
13:48La transition du pouvoir à la réserve fédérale américaine,
13:51avec le premier test pour Kevin Walsh d'ici deux semaines maintenant,
13:56dix jours, pour la présidence de son premier FOMC.
14:00Ça va faire beaucoup de choses à découvrir ou à apprendre pour les investisseurs.
14:05Absolument. En fait, moi, je trouve que ce rapport, il fait simplement écho
14:09à ce qu'on a vu sur les ISM qui sont tombés dans les derniers jours,
14:15où on, enfin, sur la partie manufacturière, c'est que depuis janvier,
14:20on est passé au-dessus de 50.
14:21Ça faisait deux ans qu'on était dans le rouge, on passe au-dessus de 50.
14:24Donc, pas de si grosse surprise, finalement, que la partie manufacturière de l'emploi,
14:29elle s'améliore un petit peu.
14:31Ce n'est pas encore énorme, mais ça s'améliore quand même.
14:33Quelques milliers d'emplois, je crois, sur le mois, mais c'est déjà positif.
14:37Oui. Ce qui est intéressant aussi, et je suis complètement d'accord sur le sujet,
14:40qu'en fait, ce n'est pas le job à l'hypocalypse, on ne le voit pas encore.
14:45Alors moi, j'ai une petite théorie là-dessus, c'est que,
14:47notamment sur les services dont on a besoin pour mettre en route l'IA,
14:51dans toutes nos entreprises, et dans toutes les boîtes avec qui on discute,
14:55bon, il faut trouver les use cases, en fait.
14:57Et pour trouver les use cases, on a besoin de gens qui savent un peu,
15:00comment ça marche l'IA, donc on a besoin de recruter des gens qui savent,
15:03qui vont aider.
15:04Moi, ça me rappelle, je suis vieux, plus vieux que vous,
15:07donc ça me rappelle Internet, et en fait, on a eu besoin d'énormément de services informatiques,
15:13et de gens qui permettaient de développer tout ça.
15:17Je pense qu'on est exactement sur la même voie là,
15:20donc oui, peut-être qu'il y aura des gains de productivité, c'est certain,
15:24mais je discutais d'ailleurs cette semaine avec une autre société,
15:26qui me disait, mais en fait, moi, j'ai pas du tout envie de virer des gens là,
15:30parce qu'en fait, j'ai juste besoin qu'ils utilisent,
15:33et qu'ils fassent de la productivité avec ça,
15:36j'ai pas besoin de virer des gens, c'est pas mon sujet.
15:38C'est pas la stratégie des boîtes.
15:39C'est pas la stratégie.
15:41Alors, ce que je trouve aussi intéressant dans ce mouvement de marché là,
15:44et ces taux qui remontent,
15:46et en fait, le fait que l'économie réelle va pas mal du tout,
15:51aux États-Unis, c'est assez net,
15:54effectivement, aux US, on voit bien l'histoire du browning.
15:57C'est-à-dire que, oui, il y a l'IA, ça, on voit bien le thème,
16:01par contre, quand vous regardez le Russell 2000,
16:03il est à plus de 18.
16:05Et donc, on a bien ce sentiment que l'économie sous-jacente,
16:09elle est mieux, beaucoup mieux que ce qu'elle n'était ces derniers moments,
16:13ce qu'on voit pas en Europe.
16:14C'est-à-dire qu'en Europe, pour le moment,
16:16moi, ce que je vois dans mes secteurs,
16:19c'est des sociétés qui sont, effectivement,
16:21où on pense qu'il y a IAIA,
16:23et ces sociétés, elles rirêtent énormément,
16:25elles ont rirêté beaucoup,
16:26sur des chiffres qui étaient bons,
16:28donc il n'y a aucun doute là-dessus,
16:29mais elles ont beaucoup rirêté.
16:30Et à l'inverse, alors, effet Hormuz, effet guerre,
16:33évidemment, dans un premier temps, coup de stress,
16:35mais même une fois qu'on a eu la publication des annuels,
16:39puis les publications des chiffres du premier trimestre,
16:42qui étaient déjà avec la guerre dedans,
16:44et puis des sociétés qui vous disent
16:46comment se passent les affaires en avril et en mai,
16:51et bien même à ce moment-là,
16:52on a des sociétés qui de-rate,
16:53qui continuent de baisser,
16:55alors que les earnings,
16:57les résultats continuent de progresser,
16:59ou en tout cas ne sont pas révisés en baisse.
17:02Et donc là, je trouve ça, c'est intéressant,
17:03c'est la grosse différence que je trouve
17:04entre l'Europe et les États-Unis,
17:06c'est que ce browning qu'on voit clairement aux US,
17:09en Europe, on ne l'a pas,
17:11et on a peut-être, effectivement,
17:13là, à un moment où le marché peut-être
17:16va tourner du thème de l'IA vers autre chose,
17:18puisqu'il y a les IPO qui arrivent,
17:21et bien on pourra peut-être retrouver
17:22des choses intéressantes dans cette partie de marché.
17:24Pour finir sur la partie macro,
17:26et aller même jusqu'aux questions de Banque Centrale,
17:28c'est-à-dire que oui, la Fed va devoir,
17:30et Kevin Walsh va devoir, dans un premier temps,
17:33avoir une conversation sur les nécessités,
17:35ou non, d'une hausse de taux.
17:37Je trouve qu'il y a des choses intéressantes,
17:39on a le 10 juin, on a Disclosure D,
17:42le 12 juin, on a l'IPO de SpaceX,
17:44et le 17 juin, on a la Fed,
17:46donc on va avoir du Disclosure à gogo,
17:48et on va enfin découvrir M. Walsh
17:51tel qu'il est et pas tel qu'on nous le raconte,
17:54et donc je pense que lui, il aura à cœur
17:56d'expliquer comment il est,
17:58comment il veut diriger cette Fed.
17:59On lui demandera de toute façon.
18:00Et on va lui demander très clairement,
18:02et je pense que justement,
18:04c'est pas du tout,
18:06personnellement, je pense que c'est pas du tout un pantin.
18:08Ah non !
18:09Et qu'au contraire,
18:10il aura à cœur de montrer qu'il n'en est pas un,
18:11et que l'indépendance de la Fed,
18:13qui est une des choses hyper importantes,
18:15qu'a très bien défendu Powell,
18:18il va montrer que lui aussi,
18:19il est là pour la défendre.
18:20Et puis le board lui a bien préparé le terrain,
18:22il y a déjà un discours un peu au quiche,
18:24qui s'installe, etc.
18:26Et bien sûr,
18:27et donc pour lui,
18:28c'est plus facile d'arriver effectivement,
18:30dans un contexte où effectivement,
18:33Wilfried, je me tourne vers vous,
18:34dans un contexte où la Fed va devoir avoir cette conversation,
18:37sur son prochain mouvement.
18:39Je rappelle, encore une fois,
18:40en début d'année,
18:41l'histoire de la Fed,
18:43c'était poursuivre la normalisation
18:45du réglage de politique monétaire,
18:47qui était encore alors en territoire restrictif,
18:49ou dans le haut de la fourchette du taux neutre,
18:51comme on dit,
18:52mais il y avait encore cette marge de
18:54une, deux, trois, pourquoi pas,
18:56baisse de taux pour neutraliser
18:58la politique monétaire américaine.
19:00Cette histoire-là,
19:01elle a volé en éclats.
19:03En tout cas,
19:04elle est effectivement largement repoussée
19:06à l'heure actuelle.
19:08Ce qu'on va attendre d'abord de Kevin Walsh,
19:11avant de plonger véritablement dans tout ça,
19:14c'est de la clarification sur un certain nombre de points.
19:18Le premier point,
19:19c'est effectivement,
19:20et on parle de sa communication,
19:22qu'est-ce qu'il veut déjà communiquer ?
19:25Il a beaucoup insisté sur le fait
19:26qu'il trouvait que la Fed
19:27communiquait beaucoup trop.
19:29Et qu'en fait,
19:30l'indépendance,
19:31si on traduit ses propos,
19:32que l'indépendance de la Fed,
19:34c'est une indépendance
19:35non seulement vis-à-vis du pouvoir politique,
19:37mais également vis-à-vis des marchés.
19:39Et il ne déteste rien de tel
19:42que le fait d'avoir
19:45comme pression
19:47quelqu'un qui lui dise
19:48les marchés price à 80%
19:50ou 90%.
19:51Il faut délivrer.
19:52Donc maintenant,
19:52vous êtes obligé.
19:53Ça, il déteste ça.
19:54Et donc la question,
19:54ça va être,
19:55effectivement,
19:56pour les marchés,
19:57comment j'intègre ce changement de communication ?
19:59Jusqu'où ce changement de communication va ?
20:00Je rappelle qu'avant 1994,
20:03il n'y avait même pas de communiqué de la Fed.
20:04Non seulement,
20:05il n'y avait pas de conférences de presse,
20:07il n'y avait même pas de communiqué.
20:08Donc,
20:08qu'est-ce qu'il va faire ?
20:10Le deuxième élément,
20:11c'est
20:13les indicateurs
20:14qu'il va suivre.
20:15C'est-à-dire que tout le monde,
20:16aujourd'hui,
20:17parle des indicateurs
20:18corps PCE
20:20que suivait
20:21Jérôme Powell.
20:22Lui nous a dit,
20:23est-ce qu'il va continuer à voir ça,
20:24que lui ne souhaite pas
20:26continuer à travailler
20:27sur le corps PCE.
20:28Il souhaite travailler
20:28sur des indicateurs
20:29beaucoup plus avancés
20:31que ceux qui considèrent
20:32comme un indicateur retardé.
20:33Et il a parlé,
20:34en particulier,
20:35d'un indicateur
20:36qui est calculé
20:36par la fête d'attentat
20:37qui s'appelle
20:37le Trimed Mean Inflation.
20:39Trimed Mean Inflation,
20:40si je traduis un peu à l'arrache,
20:42ça doit être un truc
20:42du genre
20:44inflation,
20:45signal,
20:45recalibré.
20:46Oui,
20:46on tronque.
20:47Voilà.
20:48Tout ce qui est un peu trop chaud,
20:49tout ce qui est un peu trop chaud,
20:50on enlève.
20:50Pour définir une tendance.
20:51Pas juste le contrôle alimentaire.
20:53de cette tendance-là,
20:55aujourd'hui,
20:55le cœur PCE
20:56est à 3,2.
20:58Le cœur
20:59Trimed Mean Inflation,
21:00il a 2,3.
21:01Auquel cas,
21:02ce n'est pas un sujet,
21:02aujourd'hui.
21:03Auquel cas,
21:03il n'a pas du tout
21:04la pression pour changer.
21:05Ça,
21:05ça va être le deuxième point.
21:06Et le troisième point,
21:07c'est est-ce qu'il va continuer
21:09à être aussi virulent
21:10sur la partie bilan ?
21:11On sait qu'on a un sujet
21:13sur la partie longue
21:14de la courbe.
21:15Là,
21:15aujourd'hui,
21:15ce qui monte,
21:16aujourd'hui,
21:16c'est la partie courbe
21:17de la courbe.
21:18Un peu moins la partie longue.
21:19Il a dit qu'il voulait
21:20baisser le bilan.
21:21Baisser le bilan,
21:22ça veut dire faire remonter,
21:23toutes choses égales par ailleurs,
21:24la partie longue de la courbe.
21:25Est-ce qu'il est prêt
21:26à le faire
21:26et à quel prix ?
21:27Est-ce qu'il est prêt
21:28à payer un prix récessif
21:30ou un prix de marché
21:30plus important ?
21:31Dans un contexte où,
21:33et Grégoire,
21:34vous êtes un observateur
21:35depuis longtemps,
21:36même si vous êtes encore
21:37très jeune,
21:37des marchés financiers,
21:38vous savez comme moi
21:39que depuis une trentaine d'années,
21:42lorsqu'un président de la Fed
21:44ou une présidente de la Fed
21:44prend son poste,
21:46ça ne se passe jamais bien
21:47dans les deux premiers mois
21:48de son mandat.
21:49À chaque fois,
21:49les marchés réagissent mal.
21:52Ils réagissent mal,
21:53à chaque fois.
21:53Pour Poet,
21:54ils ont mal réagi,
21:55pour Ben Anki,
21:55ils ont mal réagi,
21:56pour Jelen,
21:56ils ont mal réagi.
21:57Et donc,
21:58il va falloir effectivement
21:59suivre tout ça
22:00dans un contexte,
22:01effectivement,
22:02qu'on vient d'écrire,
22:03macroéconomique.
22:03Il ne va pas tout changer
22:04d'un coup dès le 17 juin.
22:05C'est-à-dire que c'est un travail
22:06qui va mener le régime change,
22:08comme on dit.
22:09C'est quelque chose
22:10qui va se discuter,
22:12etc.
22:12Quel calendrier
22:13va-t-il nous donner ?
22:14Et est-ce qu'il est prêt
22:15ou pas à discuter ?
22:17Je n'en suis pas sûr.
22:18Dans toutes les communications
22:20qu'il a eu jusqu'à présent
22:21dans le cadre de sa nomination,
22:23il est apparu,
22:23je suis totalement d'accord
22:24avec Damien,
22:25extrêmement solide
22:26sur ses bases,
22:27mais d'une certaine rigidité.
22:30C'est-à-dire qu'en fait,
22:30c'est ce que je vais faire,
22:31je vous dis que je vais le faire
22:33et croyez-moi,
22:34it will be enough.
22:36Donc,
22:36on va voir effectivement
22:37comment est-ce que tout ceci...
22:38Attention à changer les indicateurs,
22:39je disais un papier
22:40d'un économiste
22:41de Bank of America,
22:43ex-Bank of America,
22:44éternariste sur le trimmin
22:45de Dallas,
22:46effectivement,
22:47qui a la caractéristique technique.
22:49Le trimmin,
22:50ils enlèvent
22:51un peu plus
22:51de la partie chaude
22:52que de la partie froide.
22:54Donc,
22:54si vous repondérez
22:55en équilibrant
22:56ce qui est enlevé
22:57du haut
22:57et ce qui est enlevé
22:58du bas,
22:59on est un peu plus élevé
23:00que les 2.3,
23:01c'est ça qui sont affichés.
23:02Donc,
23:02attention à ce que vous voulez.
23:03En changeant le thermomètre,
23:05on peut triturer les choses
23:06à l'infini.
23:06Tout le temps que le thermomètre
23:09qui était utilisé jusque-là,
23:10où on aimait bien regarder,
23:11c'est un truc
23:12que j'aime bien regarder aussi,
23:13c'est le corps
23:15vraiment service,
23:16pur service,
23:16c'est-à-dire je retire
23:18les loyers et compagnie.
23:19ex-Locement,
23:20etc.
23:20Et là,
23:21il est quand même un peu haut
23:22et il a réaccéléré un peu
23:23quand même.
23:23Donc,
23:23effectivement,
23:24là,
23:24on est un peu sur le grand écart.
23:25Sachant que j'imagine
23:26que vous avez connu
23:27à minima le staff de la Fed
23:28qui regarde l'ensemble
23:29des batteries d'indicateurs
23:31qui sont disponibles.
23:33Bon,
23:33on verra.
23:35Bon,
23:36le marché semble plaider
23:38pour l'idée de hausse de taux
23:40et ça se voit notamment
23:41à travers des taux réels
23:42qui passent à nouveau
23:43au-delà des 2% aux Etats-Unis.
23:45Damien,
23:46ça nous ramène un peu
23:47à la pression
23:48que ça peut mettre
23:49sur les marchés actions.
23:51Est-ce que le marché actions
23:52ne peut plus ignorer,
23:53effectivement,
23:54ce niveau de taux réel
23:56aujourd'hui aux Etats-Unis ?
23:57Pas du tout les break-even
23:58qui font peur là.
23:59Pas du tout.
24:00En tout cas,
24:00le marché n'a pas peur
24:02à ce moment-ci
24:02de l'inflation
24:03puisqu'on est sur 2,40
24:04sur les break-even.
24:05donc ce n'est pas
24:06le stress particulier.
24:09Il n'y a pas d'anticipation
24:09d'un débat.
24:10Encore une fois,
24:11c'est plutôt
24:11l'amélioration
24:12de l'économie sous-jacente
24:14pour moi
24:15qui explique
24:15que c'est le taux réel
24:17qui réaccélère
24:17et c'est là
24:19qu'effectivement,
24:20il faut voir
24:21jusqu'où ça va.
24:22Et donc,
24:23ça plaide pour une rotation alors ?
24:24Moi,
24:24je pense que ça devrait
24:25aider à une rotation
24:27et encore une fois,
24:29ça arrive pile-poil
24:29au moment
24:30où on a l'afflux,
24:32les infos qui changent.
24:33Il n'y a jamais en tout cas.
24:35Oui,
24:35et puis les infos qui changent,
24:36c'est-à-dire qu'un alphabète
24:38qui vient lever du capital
24:40sur le marché,
24:41pour moi,
24:41c'est un signal intéressant
24:43à suivre.
24:44Il faut se poser
24:45plein de questions.
24:46On a vu que
24:46c'est des gens
24:47qui avaient énormément
24:48de free cash flow.
24:48où les gens,
24:49ils rendaient 55 milliards par an.
24:54Donc là,
24:55on passe d'une société
24:56qui rendait 55 milliards par an
24:58à j'investis énormément,
25:00je mets de la dette
25:01pour investir.
25:02Bon,
25:03j'ai quand même besoin
25:03de lever de l'équité aussi.
25:05C'est rien par rapport
25:06à la marque de cap.
25:06C'est une dette négative
25:07quand même.
25:08mais par rapport
25:08à la marque de cap
25:09de la boîte.
25:09C'est ça.
25:11Moi,
25:11je me dis,
25:12ils se disent,
25:13bon,
25:13il va y avoir
25:14de l'aspirateur à capital
25:15dans pas longtemps.
25:18Allons tirer
25:18ce qu'on peut tirer
25:19maintenant.
25:20Et ça,
25:20c'est un changement quand même.
25:21Je trouve ça intéressant.
25:22Ils ont levé 100 milliards,
25:23je crois,
25:23Alphabet Google
25:24et une levée de fonds
25:25de renforcement des fonds propres
25:26à hauteur de 80,
25:2785 milliards.
25:28Il y a l'idée
25:29de préserver effectivement
25:30des ratios
25:31pour rester concurrentiel
25:33dans cette gare
25:34du capital.
25:35C'est ça, oui.
25:35C'est là,
25:36on est en plein dedans.
25:36Oui, oui.
25:37Bon,
25:37et ça annonce un pic ?
25:39Potentiellement.
25:41Allez,
25:41on se mouille.
25:43En tout cas,
25:44j'ai lu,
25:45j'ai lu
25:47mon cher camarade
25:48en face
25:49dans les échos.
25:50C'était il y a
25:50deux ou trois jours.
25:51Ah mince,
25:52j'ai raté ce papier.
25:53Et il me semble
25:54qu'on était
25:55sur la même vue.
25:57C'est effectivement,
25:58il y a un afflux là
25:59très important.
26:00Space X étant un objet
26:02assez spécial quand même
26:04dans la V.
26:05On parle quand même
26:06de la plus grosse
26:06levée de fonds ever.
26:08Le plus gros avant,
26:09c'était quand même
26:10à Ramco,
26:10c'était 29.
26:12Là,
26:12on parle de,
26:12alors c'est 75
26:14sans la Green Shoe.
26:15On peut imaginer
26:16que ce sera plutôt
26:16les 85 dont on parle.
26:18Voilà,
26:18c'est gigantesque
26:19et ce n'est pas le seul
26:21parce que,
26:22un,
26:22il y a Alphabet,
26:23deux,
26:23il y a Anthropique
26:24et il y aura
26:25Pennerie.
26:26Ça fait beaucoup.
26:27Ça fait quatre gros.
26:28On ne va pas parler
26:29des quatre cavaliers
26:29de l'Apocalypse
26:30quand même
26:30parce qu'ils étaient quatre.
26:33Il y a une vraie
26:34première question
26:35de quantité.
26:36Quantité importante.
26:37Alors,
26:38moi,
26:38je me suis fait
26:38un petit calcul.
26:39Je me suis dit,
26:40bon,
26:40qu'est-ce que les marchés
26:41américains rendent
26:42tous les ans ?
26:42Donc,
26:43le S&P 500,
26:44il y a un trilliard
26:47de buyback
26:48et il y a 650
26:49à peu près
26:50de dividendes
26:50qui sont rendus.
26:51Donc,
26:511,650,
26:52par dose,
26:54140 par mois
26:55qui sont rendus
26:56au marché
26:56et là,
26:57on fait l'addition.
26:58Donc,
26:58on a dit les 80.
27:00On est à 250.
27:01Ça ne va pas être loin
27:02entre 250 et 300.
27:04On se met à 280.
27:05Ça fait deux mois
27:07de retour.
27:09à réinvestir.
27:10C'est un sixième
27:11quand même
27:12du cash.
27:12Mais ce n'est pas neutre.
27:13Ce n'est pas neutre du tout.
27:15Mais c'est très concentré
27:16sur des grosses opérations.
27:18On a levé,
27:18je crois,
27:19aux Etats-Unis,
27:19le lever de capitaux
27:20à fin avril,
27:21c'était 200 milliards,
27:22je crois,
27:22pour donner un ordre d'idée.
27:24en quelques opérations,
27:25on va faire ce qu'on fait
27:26en 3-4 mois
27:27sur le marché américain.
27:31Pardonnez-moi,
27:32Wilfried,
27:33je vais me rattraper
27:34ce week-end
27:34en lisant.
27:35Dès que je sors
27:36de ce studio,
27:37je lis votre papier
27:37dans les échos
27:38cette semaine,
27:39mais la question est temps.
27:40Donc,
27:41PKI,
27:41pourquoi,
27:42quand et comment ?
27:43Voilà.
27:45En fait,
27:47la question,
27:48évidemment,
27:49la question de fond,
27:50c'est effectivement
27:51quand est-ce qu'on va avoir
27:52le PKI ?
27:53Moi,
27:53ce qui m'intéresse,
27:53c'est effectivement
27:54à la fois de faire le lien
27:55avec la macro.
27:55On parle du PKI boursier.
27:57Oui,
27:57du PKI boursier.
27:57Mais justement,
27:58en fait,
27:59jusqu'à présent,
28:00il y a encore
28:02quelques semaines,
28:03on se disait
28:04l'élément moteur
28:05de la croissance américaine,
28:07ce sont les investissements.
28:08Et d'une certaine manière,
28:10les marchés reflétaient ça.
28:11C'est-à-dire que
28:11tout ce qui était gourmand
28:13en CAPEX,
28:13donc tout ce qui faisait
28:14l'investissement,
28:15donc la croissance
28:16des États-Unis,
28:17se voyait
28:18dans les performances
28:19boursières.
28:21Ce qu'on voit
28:21avec l'amélioration
28:22que Damien a parfaitement
28:24décrite,
28:26ce qu'on voit
28:26avec l'amélioration
28:27de la macro américaine,
28:29c'est potentiellement
28:30une amélioration
28:31de la consommation américaine.
28:33Et donc,
28:33on va peut-être passer
28:35progressivement,
28:35après,
28:36il faut voir la vitesse
28:37à laquelle on va le faire,
28:38mais d'un prisme
28:39sur les valeurs
28:40d'investissement,
28:41des valeurs qui investissent
28:42de plus en plus,
28:43donc les valeurs IA,
28:44à un prisme
28:45sur les valeurs
28:45de consommation.
28:46Et on voit depuis
28:48quelques jours,
28:49on voit que ces valeurs
28:50de consommation,
28:51que ce soit la consommation
28:52discrétionnaire,
28:52la consommation de base,
28:54commencent à se stabiliser,
28:55voire à reprendre
28:57un petit peu
28:58du pôle de la bête.
28:59Ça,
29:00ça me paraît
29:00effectivement intéressant.
29:01Et après,
29:03quel va être effectivement
29:04le signal en termes
29:05d'opérations boursières
29:07qui peut signaler
29:08le fait que là,
29:08vraiment,
29:08on est arrivé au bout ?
29:10Est-ce que ce sera SpaceX ?
29:12Pour moi,
29:12ça reste quand même
29:13extrêmement spécifique,
29:14même s'il y a des caractéristiques
29:16qu'on a lues également
29:17dans cet excellent journal
29:19sur l'opération boursière
29:20qui pose quand même
29:21beaucoup de questions
29:21sur l'implication
29:23des particuliers américains,
29:25sur comment est-ce que je tord
29:27l'appartenance aux indices,
29:28en tout cas les calendriers
29:29pour s'assurer
29:30que la gestion passive
29:31devra acheter
29:32de plus en plus
29:33de SpaceX ?
29:34Bon,
29:34c'est déjà un élément
29:35qui...
29:35Avec une période
29:36de lock-up d'un an,
29:37je crois.
29:38Pour lui ?
29:39Oui,
29:39pour ceux qui sont
29:40déjà actionnaires.
29:41Oui,
29:41pour Elon.
29:43Mais qui,
29:43en fait,
29:44qui rendent le marché
29:46un peu inconfortable
29:47quand même
29:47sur ces sujets-là.
29:49Après,
29:49le vrai sujet
29:50sur l'IA,
29:51le vrai événement
29:52que tout le monde attend,
29:52c'est Anthropique.
29:53C'est-à-dire que
29:53c'est l'événement
29:55sur lequel je pense
29:56qu'il n'y a pas
29:56une gestion privée
29:57dans la place de Paris
29:58qui n'a pas eu
29:59des questions de clients
30:00en disant
30:00comment est-ce que
30:01je participe
30:01à l'IAIPE
30:02d'Anthropique ?
30:02En quel cas,
30:03évidemment,
30:03tout le monde répond
30:03bah écoutez là...
30:04Parce que depuis
30:053-6 mois,
30:06c'est eux
30:06qui ont le vent en poupe.
30:07Parce que c'est eux
30:07qui ont le vent en poupe.
30:08Depuis l'été dernier, quoi.
30:08Et qu'ils sont,
30:09aujourd'hui,
30:10semblent capables
30:13de coupler
30:14à leur performance
30:14technologique
30:15un début
30:16de performance financière.
30:18Toute la question,
30:19c'est effectivement
30:20est-ce que ça ne va pas
30:20être le moment
30:21où, en fait,
30:22ça y est,
30:22le marché va se normaliser
30:24et on va pouvoir
30:25passer à autre chose
30:27à partir de la fin
30:29de cette période
30:30de transition,
30:31période de transition
30:31étant entre
30:32l'IPO de SpaceX
30:34et l'IPO
30:35d'Anthropic
30:36ou OpenAI.
30:37Et effectivement,
30:38on voit bien
30:39qu'on est arrivé
30:39au bout
30:40d'un certain momentum.
30:41que le momentum
30:42se renverse.
30:45On retrouve un peu
30:46des éléments,
30:47vous savez,
30:48en surface,
30:49tout est relativement calme.
30:51Quand vous regardez
30:51la volatilité des indices,
30:52elle n'est pas énorme.
30:53En revanche,
30:54toute la volatilité,
30:55toute la nervosité
30:56des marchés
30:57se voit secteur par secteur,
30:59action par action.
31:00Et là, effectivement,
31:00on voit des mouvements
31:01qui sont parfois très forts.
31:02Il y a de la nervosité quand même.
31:03Il y a quand même
31:03beaucoup de nervosité
31:04et ça rend le travail
31:05des gérants
31:06extrêmement difficile.
31:07Moi, je veux rendre hommage
31:08à tous les gérants
31:08de la place de Paris
31:09qui travaillent
31:10sur les sujets internationaux
31:12ou d'ailleurs
31:12les sujets européens
31:14et pour lesquels
31:15qu'ils se prennent
31:15des vents tourbillonnants
31:18absolument démentiels.
31:19C'est très, très dur.
31:21Quand on se compare
31:22aux indices
31:22et tous les investisseurs
31:23comparent aux indices,
31:23de dire,
31:24regardez,
31:24les indices font tant.
31:25vous, vous devriez faire ça.
31:28C'est quand même
31:28très, très difficile.
31:29Vous prenez un petit exemple
31:31de la semaine.
31:33Valeo qui prend 40%
31:35en un mois,
31:3620% sur l'avant-dernière journée.
31:38Donc, ils ont fait
31:39des refroidisseurs
31:39pour Data Center.
31:40Oui, mais c'est pas...
31:41Alors, très honnêtement,
31:42la réalité,
31:43c'est que ce n'est pas nouveau.
31:44C'est-à-dire qu'ils nous ont
31:46déjà parlé de ça
31:47il y a un moment.
31:48Ils ont eu un petit contrat
31:49sur la batterie,
31:52du storage de batterie.
31:54Oui, du stockage.
31:54Oui, du stockage.
31:55Ils l'ont déjà eu.
31:56C'est un petit contrat.
31:58Voilà, c'est connu.
31:59Ils en ont parlé
32:01dans un call
32:03avec des gens intéressants
32:06il y a une semaine et demie.
32:08Et d'un seul coup,
32:09d'un seul,
32:10c'est devenu le truc...
32:11Ça crante.
32:12Ça crante.
32:13Il y a, boum.
32:13Nouvelle valeur, il y a.
32:14Nouvelle valeur, il y a.
32:15Bon, eux-mêmes sont surpris.
32:18Ça rentre dans les paniers.
32:20Exactement.
32:21Ça rentre dans les paniers.
32:22Il y a, pour certaines valeurs,
32:23comme l'automobile,
32:24c'est pour ça que je prends
32:25cet exemple,
32:26qui sont extrêmement shortés.
32:28Il y a un nombre de jours
32:29de short sur Valeo
32:30qui était très important.
32:32Là, vous avez le double effet
32:33qui se coule.
32:34C'est-à-dire que les gens
32:34s'y intéressent,
32:35ça chauffe,
32:36les shorts sont obligés
32:38de se racheter
32:38et là, on s'emballe.
32:40Mais vous qui connaissez bien
32:41l'industrie, justement,
32:42c'est sain ?
32:43C'est-à-dire, oui,
32:45une boîte comme Valeo
32:46va pouvoir pivoter,
32:48développer une partie
32:49de son business
32:50en étant connectée
32:51à la dynamique de l'IA
32:52à travers les data centers.
32:54Vous dites, là,
32:55on est purement
32:56dans un niveau de spéculation
32:58qui appelle à la vigilance.
33:00Pour moi,
33:01c'est une...
33:03Les boîtes qui font
33:03des adjacences,
33:04ce qu'on appelle des adjacences,
33:06moi, ça me va très bien.
33:07Si elles ont une capacité
33:08industrielle à le faire,
33:09c'est le cas.
33:10Elles ont une capacité,
33:11je veux dire,
33:12d'innovation à le faire,
33:13c'est le cas.
33:14Ça n'entame pas
33:15le profil de Valeo, quoi.
33:16Pas du tout.
33:16Le seul problème,
33:17c'est la valeur qu'on met
33:19sur l'incrément...
33:20Sur le business, quoi.
33:22Ça fait 20 milliards
33:23de chiffre d'affaires.
33:23On va voir combien
33:24le premier contrat sera,
33:25mais ça ne sera pas 20 milliards.
33:29C'est exactement
33:30dans la même histoire
33:31que chez Flair.
33:32Donc chez Flair,
33:33vous avez vu,
33:34ils ont un tout petit business
33:35pour le moment,
33:36évidemment,
33:36sur l'humanoïde.
33:38Ils font des actuateurs
33:39pour l'humanoïde.
33:40La valeur a pris
33:417 milliards d'euros
33:42de valorisation
33:43sur cette histoire-là.
33:44Parce que c'est
33:45la nouvelle frontière.
33:46Il y a physique, etc.
33:47Alors cette année,
33:48si mes chiffres sont bons,
33:49ils vont faire
33:50un maximum
33:5050 millions d'euros
33:51de chiffres d'affaires là-dessus.
33:52Et eux-mêmes pensent
33:53que le milliard
33:54n'est pas pour demain du tout.
33:56Donc le marché
33:56va un peu vite en besogne.
33:58Énormément,
33:58énormément,
33:59énormément.
34:00Mais on joue le endgame
34:02tout de suite maintenant.
34:03Absolument.
34:03Dans le monde actuel,
34:04l'effet de l'immédiateté,
34:06on n'attend pas
34:06que l'épreuve,
34:08à partir du moment
34:08où c'est annoncé,
34:09on joue la fin de l'histoire
34:10et puis on révisera
34:11au fur et à mesure.
34:11Faites le calcul
34:12sur SpaceX.
34:14Vous allez voir,
34:14vous jouez beaucoup de choses
34:16dedans.
34:17Oui, oui.
34:17Pour une boîte pas rentable,
34:19on le rappelle.
34:20Il y a des choses
34:20extrêmement intéressantes dedans.
34:22Il faut le découper en trois.
34:23Starlink, etc.
34:24Starlink, c'est impressionnant.
34:25Les chiffres,
34:25très impressionnants.
34:26Mais la valeur
34:27que vous pouvez mettre là-dessus,
34:29si vous dérivez
34:30ce que doit valoir
34:31X et I
34:32en contrepartie,
34:33c'est très impressionnant.
34:36Notamment,
34:36quand on sait que,
34:37je ne sais pas si vous avez vu un peu,
34:40Anthropik achète
34:41pour 1,25 milliard par mois.
34:44Oui, oui, bien sûr.
34:45Ça fait 15 milliards par an
34:48avec une capacité
34:49de sortir de ce contrat
34:50sous 90 jours.
34:52Ah, alors ça,
34:53je ne l'avais pas, oui.
34:54D'accord.
34:55Bon, ça veut dire
34:55qu'en 90 jours,
34:56j'avais dit
34:56à OpenAI,
34:57quand James et I
34:58ont dit,
34:58non, mais c'était un engagement,
35:00mais aujourd'hui...
35:01Voilà,
35:02on rentre dans ce genre de choses-là.
35:04Bien sûr.
35:04Vous avez un arbitrage
35:05qui peut être,
35:06bon,
35:06si Anthropik est un gagnant,
35:08c'est génial
35:09parce qu'ils vont continuer
35:10d'acheter du compute.
35:12Par contre,
35:12ça veut dire
35:12que X et I
35:13ne pourra pas gagner.
35:15Et inversement,
35:16si ça ne se passe pas bien
35:17et que c'est un autre,
35:18le contrat se termine.
35:19C'est aussi les dizaines
35:21ou centaines de milliards
35:22de hors-bilan
35:22qu'on a désormais
35:23dans ces boîtes
35:24qui commencent à louer
35:25des data centers
35:26qui n'existent pas encore
35:27et qu'elles ne sont pas
35:29obligées de mettre au bilan
35:29mais qui arriveront un jour
35:30au bilan des entreprises.
35:31Donc, c'est peut-être
35:32200, 250 milliards
35:33à ajouter aux sommes de CAPEX
35:35déjà réelles
35:36pour l'année 2026.
35:38Et donc, PIKIA,
35:39vous êtes d'accord ?
35:40C'est la palissade
35:42de dire qu'on s'approche
35:43du PIKIA plus ça monte
35:44mais il est à horizon vite.
35:46Oui, mais ça veut dire
35:48qu'est-ce que ça implique
35:49en termes de gestion ?
35:49En fait, moi,
35:50j'entends la même chose.
35:51C'est-à-dire qu'effectivement,
35:53il y a beaucoup de sociétés
35:54qui ont un tropisme.
35:55Il y a,
35:55moi, je parle des dérivés,
35:57toutes les boîtes
35:57dans l'électrification, etc.
35:59Bien sûr.
35:59On est allé extrêmement vite
36:01de valoriser des...
36:02Une fois...
36:03Des Legrand et des Schneider
36:04comme ça, vous trouvez que c'est...
36:05Alors, Legrand-Schneider,
36:07c'est pas les pires du tout.
36:09Mais on a vu des choses
36:10assez impressionnantes.
36:12Je parle dans les câbles
36:14Prismian.
36:15Oui, bien sûr.
36:15Bon, le CEO parle,
36:17il dit exactement la même chose
36:18qu'il a dit dans le call
36:19une semaine avant.
36:20Le titre prend 4 milliards
36:21de valeur dans la journée
36:22parce qu'il dit qu'il va investir,
36:23il va acheter une boîte
36:24qui vaut 4 milliards.
36:25Donc, on crée 100% de valeur
36:27sur une acquisition.
36:28Enfin, c'est...
36:28On va loin très vite.
36:30Et en fait,
36:30de ce coup-ci,
36:32c'est pas le sell-side,
36:33c'est pas les analystes
36:34qui mettent trop de choses
36:35dans leur chiffre.
36:36C'est clairement le buy-side.
36:38Quand je discute
36:38avec les analystes,
36:40ils me disent...
36:41En fait, moi,
36:41j'ai parlé avec des gens
36:43qui me disent
36:43en fait, je me trompe
36:44et les 600 millions d'euros
36:46d'EBITDA
36:47dans la fibre optique
36:48que va faire Prismian,
36:49les gens me disent
36:49que je suis complètement
36:50à côté de la plaque.
36:51Ils vont faire un milliard.
36:52Sauf que pour faire ce milliard,
36:53il faut avoir investi
36:55beaucoup d'argent
36:56et que l'usine,
36:57elle sortira dans 3 ans.
36:58Donc, le marché s'emballe
37:00sur beaucoup de choses.
37:00Donc là, il faut...
37:02Effectivement.
37:02Les anticipations s'accélèrent,
37:04les calendriers, etc.
37:06Et on met le prix tout de suite.
37:08Le danger de l'IA,
37:08en fait, en bourse,
37:10c'est qu'un peu comme
37:11quand on la voit fonctionner,
37:14il y a un côté pensée magique.
37:16Donc, il y a un côté...
37:17Il y a un côté monde merveilleux
37:21qui se déploie devant vos yeux
37:23en créant quelque chose
37:24qui n'existait pas avant.
37:25Alors qu'en fait,
37:26ce sont des éléments
37:27qui sont assez processés,
37:31qui permettent d'expliquer
37:32ce qui est en train de se passer.
37:33Mais en fait,
37:34comme on a beaucoup de mal
37:35à imaginer
37:36et à penser en particulier
37:38l'accélération
37:38de la vitesse de calcul,
37:40l'accélération
37:40de la vitesse de déploiement,
37:43effectivement,
37:43on se dit,
37:44et les acheteurs finaux
37:46se disent,
37:47ça va arriver tellement vite
37:49et une nouvelle fois,
37:50tous les analystes professionnels
37:52se trompent sur la vitesse.
37:54Sauf que c'est faire,
37:55effectivement,
37:57c'est aller extrêmement,
37:58c'est le cas de le dire,
37:58vite en besogne.
37:59Il y a une loi qui décrit
38:00qu'on surestime toujours
38:01le futur immédiat
38:04et qu'on sous-estime
38:04toujours le long terme.
38:05Voilà.
38:06Mais là,
38:09à un moment donné,
38:10on se heurte
38:11et c'est intéressant
38:11parce qu'à la fois
38:12avec cette hausse de taux
38:13dont on parlait tout à l'heure
38:15et avec les problématiques
38:17de construction de data centers,
38:19de construction de production
38:21dont Damien a parlé tout à l'heure,
38:23là,
38:23le monde physique
38:24rencontre le monde financier.
38:26Et en général,
38:27quand le monde financier
38:28se heurte au monde physique,
38:29c'est quand même,
38:29à un moment donné,
38:30le monde physique qui gagne.
38:32Voilà.
38:33Donc,
38:33nous,
38:34en tant que financier,
38:35on le regrette.
38:36Mais effectivement,
38:37il va falloir qu'il y ait
38:38une phase d'ajustement
38:39pour qu'on revienne
38:41avec des calculs
38:42sur lesquels
38:42tout le monde soit d'accord.
38:43Aujourd'hui,
38:44il y a un peu d'emballement
38:46et les différentes opérations
38:48qu'on voit se dérouler,
38:49dans la façon
38:50de les marketer,
38:53rappelle des périodes,
38:55on va dire,
38:56un petit peu d'euphorie
38:57sur lequel il faut
38:58effectivement faire attention.
38:59Une autre manière
38:59de décrire les choses,
39:00c'est qu'il faut bien comprendre
39:01que toutes les augmentations
39:02de CAPEX
39:03qui ont été annoncées
39:03à l'occasion des résultats
39:04du premier trimestre,
39:05parce qu'on était parti
39:06sur l'année pour 600,
39:07700,
39:07et maintenant,
39:08on a quoi,
39:08900,
39:08c'est ça,
39:09sur l'année à peu près ?
39:10Sur le data center ?
39:12Oui,
39:12les CAPEX
39:13des Iverscalers.
39:14Il y a autour 750 autour,
39:15pour le moment,
39:16par contre,
39:17Jensen dit
39:18un trilliard l'année prochaine,
39:20et un point 5,
39:212028,
39:22c'est ça,
39:22et 2030 entre 3 et 4.
39:23Oui,
39:24c'est ça.
39:25Toutes ces augmentations,
39:26elles sont liées aujourd'hui
39:27à l'inflation,
39:28à la hausse des prix.
39:30Ce n'est pas qu'on va construire
39:31plus de data center
39:32de ce que je comprends ?
39:33D'accord,
39:34il y a encore un effet volume,
39:35alors ?
39:35Ah oui,
39:36parce que moi,
39:36quand je vois les prix
39:37des composants qui changent,
39:38qui varient de 50%
39:39chaque semaine,
39:41je me dis quand même
39:422026,
39:43c'est quand même
39:43essentiellement lié
39:44au coût et à l'inflation
39:45qu'on a des prix
39:46dans les composants.
39:47Ça,
39:47ce n'est pas encore
39:48pris en compte,
39:48en fait.
39:48Non,
39:49je ne pense pas,
39:50oui.
39:51C'est vraiment
39:51une histoire de volume,
39:52et justement,
39:53c'est ça qui est plus gênant,
39:54c'est qu'une histoire de volume,
39:55il faut le mettre au sol.
39:56Ah bah bien sûr.
39:57Il faut des permis.
39:58Ah bah oui,
39:58il faut aller contre les États
40:00qui sont en train de dire
40:01pas chez moi,
40:03etc.
40:04Donc,
40:06le risque qu'on a,
40:07finalement,
40:08c'est que
40:08tous ces CAPEX
40:10annoncés,
40:11à un moment,
40:12les boîtes disent
40:12bon,
40:13en fait,
40:13je ne vais pas dépenser ça
40:14et je ne vais pas dépenser ça
40:15parce que physiquement,
40:16ce n'est pas possible
40:17et que le marché se dise
40:18donc c'est en train de ralentir
40:19et donc on a vu le...
40:20Je n'ai pas les bras,
40:21je n'ai pas l'énergie,
40:22je n'ai pas la place,
40:22je n'ai pas le foncier.
40:23Effectivement,
40:23c'est une des théories
40:24que j'avais développée,
40:26c'est dans ce fameux article
40:27que vous allez...
40:28Sur lequel vous allez...
40:30Très vite.
40:30Très vite.
40:31C'est que
40:32l'augmentation de capital
40:33d'Alphabet,
40:35ça signale peut-être
40:37le fait que
40:38Alphabet se remet effectivement
40:40avec des ratios de bilan
40:41plus faciles à gérer
40:43mais ça peut signaler
40:45le fait que dans quelques mois,
40:46Alphabet va nous dire
40:47là maintenant c'est bon.
40:48J'ai fait le plein.
40:49J'ai fait le plein
40:50et donc je stabilise les choses
40:51parce que j'ai stabilisé
40:52à la fois mon bilan,
40:54mon cash flow, etc.
40:54Et donc je passe
40:55à une autre phase
40:56où je n'accélère plus,
40:57je dois juste délivrer physiquement
40:58ce que j'ai promis.
41:01Vous disiez, Wilfried,
41:03anthropique,
41:04l'IPO, etc.
41:05Si c'est le moment paroxystique
41:06effectivement du thème boursier,
41:08c'est de l'IA,
41:08on pourra passer à autre chose.
41:09Ça veut dire quoi ?
41:10C'est quoi passer à autre chose ?
41:12Est-ce que c'est aller
41:13un peu plus loin dans le thème
41:14en voyant les entreprises
41:15qui profitent de l'IA,
41:17les logiciels ?
41:17Est-ce que c'est le moment
41:18déjà d'ailleurs
41:19de commencer à y réfléchir
41:20à nouveau ?
41:21Je pense que c'est deux éléments.
41:22À la fois,
41:23ceux dont la valorisation,
41:25les entreprises
41:25dont la valorisation
41:26ont été massacrées
41:29par des anticipations
41:31de destruction
41:31liées à l'intelligence artificielle
41:33qui sont peut-être
41:34allées assez vite en besogne,
41:36effectivement dans le logiciel
41:37ou dans les services
41:40aux entreprises,
41:41on s'est dit finalement
41:42tout le consulting,
41:43tout ça c'est fini.
41:44Là, on va probablement
41:46re-rêter les perspectives.
41:48En tout cas,
41:48juste dire
41:49s'ils nous disent
41:50qu'ils vont délivrer
41:52cette progression,
41:53peut-être qu'en fait
41:54ils vont effectivement le faire.
41:55et qu'en fait
41:56pour l'instant
41:57on ne les a pas cru
41:58mais peut-être
41:58qu'effectivement
41:58on doit les croire.
42:00Et parallèlement,
42:01changer carrément
42:02de thème de croissance,
42:04le marché cherche toujours
42:05des thèmes de croissance.
42:06Et par exemple,
42:07la croissance de la consommation
42:08aujourd'hui,
42:09j'y reviens,
42:09est quelque chose
42:10qui de nouveau intéresse
42:11en particulier
42:12parce que
42:12aussi les chiffres chinois
42:14étaient un peu meilleurs.
42:15Les derniers chiffres chinois
42:16montraient qu'il y avait
42:17un frémissement.
42:18Ça fait tellement longtemps
42:18qu'on l'attend
42:19cette relance
42:20de la consommation chinoise
42:22et on a eu des chiffres
42:23sur les PMI services chinois,
42:25sur un certain nombre de choses
42:26qui montrent que
42:27il y a peut-être
42:28quelque chose
42:28qui est en train de se passer.
42:29On voit sur les spiritueux,
42:30voilà,
42:30les CBI qui montent.
42:32Grâce à Hormuz,
42:32ils sortent de la déflation.
42:34Exactement.
42:34Et donc,
42:34on voit qu'effectivement
42:35on pourrait avoir
42:36non seulement
42:37effectivement
42:38mais des poches de consommation,
42:40de zones de consommation
42:40dans le monde
42:41comme ça
42:41qui pourraient venir tirer
42:42d'autres thématiques.
42:43Exactement.
42:44Exactement.
42:45Et puis,
42:45une nouvelle fois,
42:46je pense qu'on sera surpris
42:46par de nouvelles thématiques
42:48qui vont émerger
42:50et sur lesquelles
42:50on va dire
42:51mais oui,
42:51mais c'est bien sûr
42:52et qu'on ne les a pas encore
42:53identifiés.
42:54Mais ça,
42:54effectivement,
42:54on va avoir à la fois
42:55dans la thématique
42:57des révolutions technologiques,
42:59les gagnants,
42:59les perdants,
43:00ça va peut-être
43:00un petit peu
43:01être configuré
43:02et de l'autre côté,
43:04des moteurs
43:04qui n'existaient pas
43:05qui vont peut-être
43:06de nouveau
43:09se réveiller.
43:10À quoi il faut se préparer
43:12effectivement
43:12et dans quelle mesure
43:13il faut déjà mettre
43:13en ordre d'ailleurs
43:14les portefeuilles
43:15pour se préparer
43:16à ces opportunités
43:17qui finiront par payer.
43:18Le secteur des logiciels
43:19est un bon exemple
43:20parce que pendant des mois
43:21on a parlé de Sasspocalypse,
43:23de Sassmageddon
43:23et il y a eu
43:24un vrai Sassmageddon
43:25sur le marché
43:26avec un de-writing
43:28indiscriminé
43:29du tout
43:29le secteur des logiciels.
43:31Les choses ont un peu
43:32changé de nature
43:34notamment depuis
43:35la crise d'Hormuz.
43:36Il y a une forme
43:37de coïncidence
43:37de ce point de vue-là
43:38mais c'est vrai
43:38qu'on a un rebond
43:39quand même
43:39du secteur des logiciels
43:41avec des sous-segments
43:42qui ont beaucoup plus
43:43rebondi que d'autres.
43:44C'est-à-dire
43:44ce qui est intéressant
43:45dans le logiciel
43:46c'est pour moi
43:46il n'y a aucun doute
43:47qu'il y a des parties
43:49du logiciel
43:50qui vont être
43:52sinon remplacées
43:53au moins
43:53D'accord, disruptées.
43:55Oui, bougées un peu
43:57par les agents.
43:58C'est-à-dire que
43:58fabriquer un agent
43:59qui va faire quelque chose
44:00qu'un de mes logiciels
44:01de simple
44:02entre guillemets.
44:04Donc le marché
44:04n'a pas complètement
44:05utile.
44:06Non, par contre
44:06aller massacrer
44:07des gens
44:08dont les logiciels
44:09sont
44:09je veux dire
44:10jusque sur le shop floor
44:12des entreprises
44:14ça je pense
44:15que c'est beaucoup
44:15plus compliqué
44:16de déplacer
44:17ces sociétés-là
44:18à court terme
44:19c'est
44:19alors là
44:20j'en suis ultra convaincu
44:21c'est-à-dire que
44:22vous n'allez pas changer
44:23vos Siemens
44:24Il n'y a pas un management
44:25de boîte industrielle
44:26qui vous dit
44:27qu'il va remplacer
44:27toute son architecture
44:29logicielle
44:30dans les 6 ou 12 mois
44:31qui arrivent
44:31mais vous prenez
44:32un risque monstrueux
44:34ne serait-ce que
44:35parce qu'à cette heure-ci
44:36je précise
44:37à cette heure-ci
44:38l'IA fait encore
44:39des erreurs
44:40et trop
44:42X% d'erreurs
44:43c'est beaucoup trop
44:45pour des pièces
44:46qui doivent aller
44:46sur un A320
44:47sur des pièces
44:48qui vont aller
44:49sur je ne sais quoi
44:50c'est pas possible
44:51donc il faut une qualité
44:53un niveau
44:53vous n'allez pas
44:54prendre le risque
44:55de déplacer quelque chose
44:56qui fonctionne depuis 20 ans
44:57qui s'est amélioré
44:58qui en plus
44:59bénéficie de l'AI
45:00parce que ce n'est pas
45:01comme si Siemens
45:02ce n'est pas
45:03utiliser l'AI
45:04pour aller créer
45:05des choses en plus
45:06et apporter un service
45:08supplémentaire
45:08à ses clients
45:09ça c'est déjà le cas
45:11donc eux-mêmes
45:13ne sont pas
45:14ce n'est pas les derniers
45:15de la classe
45:15et ils savent très bien
45:16que l'AI
45:17c'est quelque chose
45:18qu'ils vont pouvoir
45:18vendre en plus
45:19à leurs clients
45:19donc ils le font
45:21c'est pour ça
45:22que je pense que le marché
45:23va se rendre compte de ça
45:24alors vous avez vu
45:25c'était la semaine dernière
45:27je crois
45:28quand Airbus a annoncé
45:30qu'ils allaient utiliser
45:31Mistral et AI
45:32bon alors là
45:33il y a eu un petit coup
45:34de stress
45:34Dassault Systèmes
45:35s'est tout de suite
45:36cassé la figure
45:37Siemens a suivi
45:38etc
45:38parce que c'est de
45:39deux gros joueurs
45:40quand vous discutez
45:41avec Airbus
45:42l'objectif n'est absolument
45:43pas ça
45:44d'Assault Systèmes
45:44non
45:45l'objectif c'est de chercher
45:46avec les Mistral
45:47ce qu'on peut faire
45:47de bien en plus
45:48c'est pas du tout
45:50de remplacer
45:50des choses
45:51qui fonctionnent bien
45:52on s'arrêtera là
45:53pour ce soir
45:54et pour cette semaine
45:54merci beaucoup messieurs
45:55merci pour cette discussion
45:57Damien Dierix
45:58gérant et analyse
45:59chez ExxanaM
46:00et Wilfried Galland
46:00directeur stratégique
46:01chez Montpensier Arbevel
46:02étaient les invités
46:03de Planète Marché
46:04ce soir
46:15Le dernier quart d'heure
46:16de Smart Bourse
46:16chaque soir
46:17c'est le quart d'heure
46:17thématique
46:18et une fois par mois
46:19nous avons rendez-vous
46:19avec les équipes
46:20de Clartan Associé
46:21pour décrypter
46:22un cas d'investissement
46:23c'est Marc Evgen
46:24qui est à mes côtés
46:25ce soir en plateau
46:26gérant chez Clartan Associé
46:27bonsoir et bienvenue Marc
46:28bonsoir
46:28merci beaucoup
46:29d'être avec nous
46:30et de nous apporter
46:31ce cas d'investissement
46:33qui nous montre
46:33qu'il y a de la vie
46:34en dehors de l'intelligence
46:35artificielle
46:36il y a d'autres activités
46:37encore
46:37en dehors de l'IA
46:39et vous nous emmenez
46:40sur la côte italienne
46:41pour nous parler
46:42d'une small cap
46:43oui on peut le dire
46:44comme ça
46:44une belle small cap italienne
46:46qui s'appelle Sol
46:47et qu'on présente
46:48ou que vous présentez
46:49comme étant le mini
46:50air liquide italien Marc
46:52alors c'était le mini air liquide
46:54alors il y a eu des changements
46:55qui font que
46:56c'est en train d'évoluer
46:57dans une certaine direction
46:59qui est un peu
47:00plus loin d'air liquide
47:02que cela ne l'était
47:05pardon
47:05et en fait
47:07c'est une société
47:07qui va fêter ses 100 ans
47:09l'année prochaine
47:10elle a été fondée
47:11par messieurs
47:12Anony
47:13et Fou Magali
47:14il y a 100 ans
47:17pour la petite histoire
47:18monsieur Anony
47:19avait le savoir-faire
47:20et monsieur Fou Magali
47:22c'était le copain
47:23de son frère
47:24qui lui avait
47:25l'argent
47:26pour lancer
47:27la société
47:28et bien
47:29on en a appris
47:30vu que
47:30100 ans après
47:31c'est une société
47:32qui fait
47:335 milliards
47:34de capilles boursières
47:351,8 milliard
47:37de ventes
47:38et
47:38les deux familles
47:40sont toujours
47:40dans le capital
47:42côte à côte
47:43elles ne se sont pas
47:43embrouillées
47:44en 100 ans
47:44mieux que ça
47:46en fait
47:46ils ont toujours
47:4760% du capital
47:48et il y a
47:49monsieur Anony
47:50junior
47:51et monsieur Fou Magali
47:52junior
47:52qui sont les deux
47:53co-sillots
47:55et il prépare
47:56donc sa troisième génération
47:57il prépare la quatrième génération
47:59vu que monsieur Fou Magali
48:00il y a 69 ans
48:01et ce qui est assez intéressant
48:04de voir
48:05c'est finalement
48:06cette approche familiale
48:08avec une approche
48:09dans le long terme
48:11ils ont encore
48:12les codes
48:12de la small cap
48:14si vous voulez
48:15parce que
48:15ils n'ont pas
48:16d'objectif
48:18chiffré
48:19maintenant moi
48:20j'ai eu la chance
48:20d'aller les voir
48:21il y a deux semaines
48:23sur place
48:24pour faire un petit peu
48:25le tour
48:26et en fait
48:26ils vous disent
48:28ouvertement
48:29que le but
48:31de la société
48:32c'est de doubler
48:33sa taille
48:34tous les 10 ans
48:35boîte de croissance
48:36alors
48:36boîte de croissance
48:37sacrée boîte de croissance
48:38et pour l'instant
48:38ils ont plus que réussi
48:39vu que sur les 10 dernières années
48:42les earnings ont augmenté
48:43de 16% par année
48:44mais déjà
48:44je trouve que les deux familles
48:45soient encore
48:46côte à côte
48:47à la direction
48:48au capital
48:48déjà qu'à une famille
48:49c'est pas simple
48:50mais à deux
48:50là je me dis
48:51quand même
48:51c'est un bel exploit
48:52au bout de 100 ans
48:53et donc
48:54boîte de croissance
48:55puisque l'objectif
48:56vous le dites
48:57c'est de doubler
48:57de taille
48:58tous les 10 ans
48:59grâce à quoi alors
49:01Marc ?
49:01Alors aujourd'hui
49:02leurs activités
49:03c'est 52%
49:04dans tout ce qui est
49:05home care
49:07et 48%
49:08dans tout ce qui est
49:09gaz technique
49:09dans les gaz techniques
49:11c'est là où il y a
49:13vraiment le plus grand
49:14parallèle avec
49:15Air Liquide
49:16avec Linde
49:18ce gaz technique
49:19est un petit
49:20oligopole
49:21où les trois
49:22principaux acteurs
49:23ont 70%
49:26de parts de marché
49:28seuls
49:29à 2%
49:29de parts de marché
49:30donc ils sont
49:31huitièmes
49:32dans le monde
49:32ils sont
49:34cinquièmes
49:35en Europe
49:35et premiers
49:36en Italie
49:36et là où
49:38la différence
49:39se fait
49:39par rapport
49:40à un Air Liquide
49:41typiquement
49:41c'est dans
49:42cette approche
49:43gaz technique
49:45ils ont
49:46une forte exposition
49:47aux hôpitaux
49:48et il faut bien
49:50voir que
49:50dans le gaz technique
49:51l'important
49:54c'est le maillage
49:55c'est à proximité
49:56les gaz
49:57on peut les transporter
49:59à 300
50:00400 km max
50:01et du coup
50:02il y a vraiment
50:02une histoire
50:03de maillage
50:03d'ailleurs
50:04il faut être local
50:05il faut être local
50:07Sol est présent
50:08dans 34 pays
50:09maintenant
50:11et ils arrivent
50:12au travers
50:13de croissances
50:14organiques
50:14et inorganiques
50:17à se développer
50:18alors typiquement
50:19sur les dernières années
50:21ils ont une croissance
50:22des revenus
50:24de 10%
50:24alors un petit peu
50:26moins
50:26en gaz technique
50:28mais néanmoins
50:29c'est un marché
50:30qui croit
50:30entre 3 et 6
50:31ils font 9,5
50:32ce qui est pas mal
50:35alors il y a
50:351,5%
50:36qui est inorganique
50:37et dans tout
50:39ce qui est
50:39home care
50:40où là
50:40on parle
50:41justement
50:42des gaz
50:43des thérapies
50:44de gaz
50:45à base
50:45d'oxygène
50:46mais également
50:47des centres
50:49de
50:53alors
50:53centres
50:54où les patients
50:56quand ils sortent
50:57de l'hôpital
50:57pour des problèmes
50:58respiratoires
50:59passent avant
51:00de rentrer chez eux
51:00c'est pour ça
51:01qu'on appelle ça
51:02du home care
51:03mais c'est pas vraiment
51:03du home care
51:04et
51:05la plus grosse partie
51:07de la partie
51:08home care
51:09c'est
51:10cette partie
51:11sur l'apnée
51:11du sommeil
51:12qui représente
51:1341%
51:14qui a une croissance
51:16très forte
51:17au premier trimestre
51:19la société
51:20a fait plus ou moins
51:217% de croissance
51:23la partie
51:24apnée du sommeil
51:25a fait 20%
51:26d'accord
51:26et donc là
51:27si c'est là
51:28un gros relais
51:29de croissance
51:30pour eux
51:30effectivement
51:31les hôpitaux
51:32l'home care
51:33l'apnée du sommeil
51:34donc là
51:35on parle de dispositifs
51:37de boîtiers
51:37à domicile
51:38c'est ça
51:38donc c'est des équipements
51:40pour la maison
51:40ça va depuis le gaz
51:42jusqu'à la bonbonne
51:44de gaz
51:45et le device
51:47finalement
51:48ce qu'on appelle
51:49le CPAP
51:50que les usagers
51:52utilisent
51:52pendant la nuit
51:53pour ne pas faire
51:54d'apnée du sommeil
51:57et en fait
51:59là ils ont connu
52:00une vraie expertise
52:01parce que finalement
52:02en 98
52:03quand ils sont rentrés
52:04en banque
52:04en bourse
52:07ils avaient
52:0820%
52:08d'exposition
52:09home care
52:10aujourd'hui
52:11c'est la moitié
52:12et lorsqu'on leur demande
52:13où ils veulent aller
52:14ils disent
52:15ça devrait représenter
52:16facilement 60%
52:17dans les prochaines années
52:19c'est quoi la dynamique
52:20de croissance
52:20de home care
52:22et donc
52:23de l'apnée du sommeil
52:24c'est ça
52:25Marc ?
52:25en fait
52:25ils font
52:26des acquis
52:27alors ils ont une croissance
52:29au travers du maillage
52:31ils font des acquisitions
52:32toujours très judicieuses
52:34ils ont 2% de croissance
52:38inorganique
52:39typiquement
52:40les deux dernières acquisitions
52:42qu'ils ont faites
52:42cette année
52:43sont assez intéressantes
52:44il y en a une
52:46c'est des
52:49centres de respiration
52:50au Brésil
52:52typiquement
52:52c'est un docteur
52:54actif
52:55dans la respiration
52:56qui a monté
52:57une petite chaîne
52:57de 20 centres
52:58de respiration
52:59en fait
52:59lorsque vous faites
53:00de l'apnée du sommeil
53:01vous allez
53:01vous allez
53:02dans un de ces centres
53:03vous allez passer
53:04la nuit là-bas
53:05vous allez être monitoré
53:06et en fait
53:08ce fondateur
53:09avait envie
53:10de s'étendre plus
53:11mais il avait besoin
53:12de capitale
53:14je ne me rends pas compte
53:14de ce que ça représente
53:15c'est comme les lunettes
53:17demain on aura tous
53:18un petit équipement
53:19chez nous
53:19parce qu'on fait tous
53:20de l'apnée du sommeil
53:21sans le savoir
53:22c'est quoi comme type
53:23de marché ça
53:24en fait ?
53:25alors typiquement
53:25on n'est pas tous égaux
53:29devant ce phénomène
53:31typiquement
53:31pour les personnes
53:32entre 30 et 60 ans
53:34ça représente
53:35à peu près 6%
53:36des femmes
53:37mais 12%
53:38des hommes
53:39au-delà de 60 ans
53:41c'est plutôt
53:4330%
53:44ah ouais
53:45d'accord
53:46et il faut bien voir
53:47que c'est une des maladies
53:48qui est le moins
53:49diagnostiquée
53:50au monde
53:52il y a une petite blague
53:53qui dit
53:54en France
53:54il y a 3%
53:55des personnes
53:56qui sont diagnostiquées
53:58en Italie
53:58c'est 0,5
54:00monsieur Fumagali
54:01me dit
54:01ouais en fait
54:02les femmes françaises
54:03poussent plus leur mari
54:04à aller se faire détecter
54:06oui parce que c'est le ronflement
54:06c'est ça
54:08oui oui
54:09donc il y a
54:10de l'apnée du sommeil
54:11un peu sans le savoir
54:12effectivement
54:12il y a beaucoup
54:13d'apnée du sommeil
54:14sans le savoir
54:14donc gros relais
54:16de croissance pour eux
54:16et donc là aussi
54:17vous dites
54:18ils vont localement
54:21mener des petites acquisitions
54:22pour développer
54:23cette activité
54:25qui est un business
54:26qui profite
54:27de remboursement
54:28par des payeurs publics
54:30ou pas Marc ?
54:31typiquement
54:31ils rentrent dans les pays
54:32au fur et à mesure
54:33que
54:35ces traitements
54:36sont remboursés
54:37ils suivent
54:38les remboursements
54:38en fait
54:38ils sont partis
54:39de l'Italie
54:41ils ont fait
54:42pratiquement
54:42tous les pays balkans
54:44le prochain pays
54:45qu'ils sont en train
54:46de monitorer
54:47c'est la Bulgarie
54:48où ces traitements
54:49ne sont pas encore
54:52remboursés
54:53mais en fait
54:53la façon dont ça se passe
54:54c'est que
54:54ils regardent
54:56les profils
54:59des caisses maladie
55:00si c'est remboursé
55:02on entre
55:02au travers
55:03d'une petite acquisition
55:04on prend 70%
55:05de la société
55:06pour que
55:06le fondateur
55:08le match
55:08reste
55:11incentivé
55:11et en place
55:12et c'est comme ça
55:13qu'ils arrivent
55:13à accroître
55:15typiquement
55:16dans le home care
55:18c'est un marché
55:18qui a 6%
55:20de croissance
55:20en tant que tel
55:21eux atteignent
55:22plus de 10%
55:23de croissance
55:24par année
55:25depuis 10 ans
55:26bon ça se paye combien
55:27quand on a l'objectif
55:28et qu'on réussit
55:29à doubler de taille
55:30tous les 10 ans
55:30qu'est-ce que ça vaut
55:31en bourse
55:32et c'est quoi le profil
55:34effectivement
55:34d'une valeur
55:35comme solde
55:36dans un portefeuille
55:37Marc
55:37alors
55:39malheureusement
55:40cette croissance
55:41depuis
55:41vu qu'elle
55:42elle est visible
55:43depuis un certain temps
55:44elle commence
55:45à être connue
55:46donc c'est
55:47une valeur
55:48qui se traite
55:49aujourd'hui
55:49à 25-26 fois
55:51les earnings
55:52de l'année prochaine
55:53EV et Bidda
55:54de 11 fois
55:55alors c'est un petit peu
55:56moins
55:57que ces grands
55:58grands cousins
56:00Air Products
56:01et Air Liquide
56:03et Linda
56:05mais c'est une valeur
56:07où sans jeu
56:08ou mauvais jeu de mots
56:09on peut dormir tranquillement
56:10oui
56:11oui parce que là
56:13il y a de la croissance
56:13là on joue
56:14la croissance des bénéfices
56:16c'est ce qu'on joue là
56:18il n'y a pas de re-rating
56:20à attendre
56:21c'est une valeur
56:22qui a doublé
56:22sur les deux dernières années
56:24du coup
56:25le gap
56:26en termes de valorisation
56:27est pratiquement fermé
56:29et maintenant
56:30on joue
56:31la croissance
56:33future
56:33et effectivement
56:34il y a encore énormément
56:35de marchés
56:36à aller chercher
56:38de croissance
56:39à atteindre
56:40et ils sont bien partis pour
56:42ils sont très innovants
56:43dans leur M&A
56:45et stand-alone
56:46comme ils communiquent peu
56:47vous dites
56:47qu'il faut aller les voir
56:48pour avoir les messages
56:50ils confirment une stratégie
56:51stand-alone
56:51parce qu'ils peuvent
56:52j'imagine intéresser
56:53des acteurs
56:54dans ce marché là
56:55idéalement oui
56:57alors ils se voient
56:58quatrième
56:59cinquième
57:00sixième génération
57:01vu que
57:02pour l'instant
57:02ça fonctionne
57:03ça fonctionne
57:04très bien
57:04il n'y a qu'à voir
57:05les chiffres
57:07il y a toujours
57:08une question
57:09est-ce qu'il faut garder
57:11les deux entités
57:12ou pas
57:13ou les standés
57:13étant donné que
57:14la partie technique
57:16que le gaz
57:16est un petit peu
57:17plus cyclique
57:18j'entends
57:19mais il y a quand même
57:20des très bonnes synergies
57:21entre les deux
57:22merci beaucoup Marc
57:23merci de nous avoir fait
57:24découvrir sol
57:25effectivement
57:25entreprise que je ne connaissais pas
57:27partant du mini
57:28air liquide italien
57:29pour devenir
57:31un spécialiste mondial
57:32du traitement
57:33de l'apnée du sommeil
57:34je le dis comme ça
57:35à travers le business
57:35home care de sol
57:36Marc Evgen
57:38gérant
57:38chez Clartin Associé
57:39était l'invité
57:39de ce dernier quart d'heure
57:40de Smart Bourse
57:41Sous-titrage Société Radio-Canada
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