- il y a 39 minutes
Mercredi 6 mai 2026, retrouvez Pierre Marin (CEO et cofondateur, Rockfi), Sébastien Lalevée (Directeur général, Montpensier Arbevel), David Belloc (Gérant-Stratégiste, Mirova) et Anthony Morlet-Lavidalie (Économiste, pôle Macroéconomie-Conjoncture, Rexecode et membre de BSI Economics) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:08Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans Smart Bourse.
00:11Smart Bourse, votre rendez-vous bourse tous les jours sur Bsmart for Change de 17h à 18h.
00:16Un rendez-vous que vous pouvez également retrouver en replay sur bsmart.fr
00:19ou encore en podcast sur toutes les plateformes de podcast.
00:23Au sommaire de cette édition, le Freedom Project qui prévoyait l'escorte des navires marchands
00:28par la marine américaine est suspendue pour le moment.
00:30Un répit pour laisser le temps d'évaluer si l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran peut être
00:35signé
00:35et qui donne de l'espoir au marché à l'heure actuelle alors que Axios, un média américain,
00:41affirme qu'un accord pourrait être imminent selon des sources américaines.
00:47Le pétrole qui recule légèrement tandis que les marchés européens évoluent en hausse.
00:51Est-on face à une réelle avancée vers la fin du conflit
00:54ou encore dans cette séquence de nouvelles contradictoires qui durent depuis plusieurs jours ?
00:57Nous poserons la question à nos invités dans un instant.
01:01Au-delà des aspects géopolitiques, nous évoquerons également le rapport sur l'emploi
01:04attendu ce vendredi aux Etats-Unis.
01:06Ce fameux rapport qui est scruté de près par la Fed afin d'affiner sa politique monétaire
01:11mais qui semble être passé au second plan entre les inquiétudes des banques centrales sur l'inflation
01:15et l'arrivée d'un nouveau président à la tête de la Fed.
01:18Avant ce fameux rapport, l'enquête ADP a tendance à rassurer
01:21quant au nombre de créations d'emplois dans le secteur privé aux Etats-Unis,
01:24même si elles sont plus faibles qu'attendues.
01:26Vous en aurez le résumé complet dans un instant avec Pauline Grattel.
01:29Pauline Grattel qui reviendra également sur les nombreuses publications d'entreprises
01:33que nous avons découvertes aujourd'hui.
01:35A commencer par AMD qui publiait hier soir après la clôture
01:38qui vient rappeler au marché encore une fois
01:40les performances impressionnantes des semi-conducteurs
01:43dont le secteur progresse de plus de 60% sur le mois d'avril.
01:48Et puis enfin, dans la dernière partie de l'émission dans Marché à Thème,
01:51nous sortirons de l'analyse de marché pour se demander
01:53comment anticiper la grande transmission à venir dans les 15 prochaines années.
01:579000 milliards d'euros légués par la génération des baby-boomers
02:00à leurs enfants ou leurs petits-enfants.
02:02Comment l'anticiper et quelles questions cela pose en matière de gestion de patrimoine ?
02:05Nous poserons la question à Pierre Marin, directeur général et cofondateur de Roquefy.
02:09On se retrouve tout de suite sur le plateau de Smart Bourse.
02:21Et nous commençons tout de suite avec Tendance, mon ami,
02:23le résumé complet de l'actualité boursière du jour
02:25proposé par Pauline Grattel.
02:27Bonsoir Pauline.
02:27Bonsoir.
02:28Beaucoup d'actualités boursières aujourd'hui à nous dévoiler.
02:32On commence évidemment par les espoirs de paix au Moyen-Orient
02:34qui soutiennent les marchés.
02:35En effet, selon un article d'Axios,
02:37les Etats-Unis et l'Iran seraient sur le point de conclure
02:40un accord, un document d'une page visant à mettre fin au conflit.
02:46Washington attendrait une réponse de Téhéran sur les points clés
02:48dans les deux prochains jours.
02:50Rien n'est encore signé, mais selon la source,
02:53une paix durable n'a jamais semblé aussi proche depuis le début des tensions.
02:56Et dans ce contexte de détente, Pauline,
02:59ou dans ce cas d'espoir de détente, le pétrole recule.
03:02Oui, dans ce climat d'apaisement, les prix de l'énergie reculent nettement.
03:05Le baril de Brent chute de plus de 10% en séance,
03:08repassant sous les 100 dollars.
03:10Le WTI suit le mouvement avec une baisse de 12% autour de 90 dollars.
03:15Le gaz naturel recule lui aussi d'environ 10%.
03:18Du côté des valeurs, total énergie recule de 5% logiquement.
03:22Sur les marchés obligataires, le rendement américain à 10 ans
03:25se détend de 5 points de base autour de 4,35%.
03:29En Europe, le rendement allemand de même échéance repasse sous les 3%.
03:33Et les taux français, italien, espagnol ou encore britannique
03:36reculent également d'environ 10 points de base.
03:39De la détente et aussi de l'appétit pour le risque, Pauline.
03:42Oui, les marchés actions rebondissent nettement à l'échelle mondiale.
03:45Commençons avec l'Europe.
03:46Tous les indices gagnent 2% ou plus.
03:49Le CAC 40 progresse de 3%, après déjà plus 1% hier,
03:53à 8300 points portés notamment par ArcelorMittal et Safran,
03:57qui grimpent de 10%, mais aussi par Airbus, Kering et Saint-Gobain,
04:01en hausse d'au moins 7%.
04:02Aux Etats-Unis, les indices sont ouverts en hausse de plus de 1% pour le Nasdaq, par exemple.
04:08Soutenu par l'enthousiasme autour des résultats d'AMD, qu'on détaillera après,
04:12le MSCI World et le MSCI Asie-Pacifique ont inscrit de nouveaux records absolus.
04:18Un mot peut-être de l'Asie, justement, Pauline.
04:19Les indices ont donc clôturé en hausse.
04:21Oui, en Asie, la séance était positive également.
04:24Le CSI 300 et le Hang Seng progressent d'environ 1,5%.
04:27Le Kospi bondit de plus de 6%, soutenu par ses poids lourds.
04:31Skynyx qui s'est envolé de 10% et Samsung de 5%.
04:35A noter que Samsung rejoint le cercle très fermé des entreprises valorisées
04:40à plus de 1 000 milliards de dollars aux côtés de TSMC.
04:43On va parler des entreprises avec AMD qui s'est imposé en vedette aujourd'hui.
04:47Oui, AMD publie des résultats nettement supérieurs aux attentes.
04:50Le chiffre d'affaires bondit de près de 40% au-delà de 10 milliards de dollars.
04:54Le bénéfice net progresse de 45% sur un an
04:57et les revenus du segment Data Center s'envolent de près de 60%.
05:01Le titre grimpe nettement à l'ouverture de plus de 15%.
05:05On parle également de Uber et de Walt Disney dont les publications étaient au programme.
05:09Oui, Disney dépasse les attentes grâce à ses parcs et au streaming.
05:12La direction anticipe une accélération de la croissance au prochain trimestre.
05:16Le titre ouvre en hausse de 8%.
05:18Uber, de son côté, prévoit une progression de son activité au deuxième trimestre
05:22portée par la demande sur les livraisons et les VTC.
05:25Le titre est en hausse de 6%.
05:27Nouveau Nordisk gagne de son côté plus de 6%.
05:30Oui, ce n'était pas arrivé depuis longtemps.
05:31Il y a deux ans, Nouveau Nordisk était le leader européen devant LVMH.
05:35Mais aujourd'hui, il ne figure même plus dans le top 10.
05:38Bref, revenons au résultat.
05:40A saluer donc, le groupe pharmaceutique danois dépasse les attentes au premier trimestre
05:44en termes de chiffre d'affaires et de bénéfices d'exploitation ajustés
05:47grâce à la forte demande pour son traitement anti-obésité.
05:51Oui, Govi en comprimé.
05:52Et un mot des valeurs françaises.
05:53AXA et Veolia ont publié leur compte politique.
05:55Oui, AXA affiche des revenus en hausse de 6% à 38 milliards d'euros.
05:59Le titre progresse de 5%.
06:00Preuve de la résilience du secteur malgré le contexte géopolitique.
06:04Veolia, de son côté, publie un EBIT d'un hausse de plus de 5%.
06:07Proche de 2 milliards d'euros.
06:09Les objectifs sont confirmés.
06:11Le marché salue la publication.
06:13Le titre est en hausse de 2%.
06:14Un mot de la macroéconomie qui est un peu passé au second plan quand même aujourd'hui
06:17mais qui est toujours présente.
06:18Oui, l'enquête ADP montre que l'économie américaine a créé moins d'emplois que prévu
06:22avec 109 000 créations en avril contre 118 000 attendus.
06:26Mais c'est nettement supérieur aux 60 000 créations du mois de mars.
06:29Un chiffre qui a d'ailleurs été révisé en légère baisse.
06:33En zone euro, on a aussi regardé le PMI Service d'avril qui repasse en zone de contraction
06:37bien que légèrement supérieure aux attentes à 47,6.
06:41Et on finit avec l'agenda de la journée de demain, Pauline.
06:44Les investisseurs arbitreront demain les résultats d'ARM et Snap publiés ce soir
06:48après la clôture des marchés.
06:50Demain, on sera attentif aux comptes de McDo, Coinbase, RainMetal ou encore Airbnb.
06:54En France, les chiffres d'affaires de Legrand, Engie et Bouygues seront à l'honneur.
06:58Côté macro, les ventes au détail de mars en zone euro sont attendues.
07:02Merci Pauline pour ce long point bourse en lien avec la dense actualité du jour.
07:07Et quant à nous, on se retrouve tout de suite dans Planète Marché.
07:20Et c'est parti pour Planète Marché.
07:22Il nous reste une quarantaine de minutes ensemble pour tenter de décrypter les enjeux,
07:26les tendances mais aussi les actualités de la Planète Marché
07:29avec en premier lieu bien sûr la situation au Moyen-Orient.
07:32Pour en parler ce soir, nous avons le plaisir d'accueillir Sébastien Lalevé.
07:35Bonsoir Sébastien.
07:36Bonsoir.
07:36Vous êtes directeur général de Montpensier-Arbeuvel.
07:39On a le plaisir d'accueillir également David Belloc.
07:40Bonsoir David.
07:41Bonsoir.
07:42Vous êtes gérant stratégiste chez Mirova.
07:44Et enfin, on a le plaisir d'accueillir Anthony Morley-Lavidali.
07:47Bonsoir Anthony.
07:48Bonsoir à tous.
07:49Vous êtes économiste, pôle macroéconomie-conjoncture chez Rex & Code
07:52et membre de BSI Economics.
07:53Je vous propose de commencer avec vous.
07:54Tiens Sébastien, Lalevé, on va essayer d'être précis dans l'imprécision
07:59des informations qu'on a juste là mais qui sont achetées par le marché.
08:02On a un article du média américain Axios que j'ai sous les yeux
08:05qui dit que selon deux sources officielles et deux autres sources
08:10briefées sur le sujet au sein du gouvernement américain,
08:14un accord n'a jamais été aussi proche entre les Etats-Unis et l'Iran.
08:18On parle d'un accord d'une page qui ne concernerait que le conflit
08:21et qui remettrait à plus tard des négociations autour du nucléaire iranien.
08:25Que fait-on de cette information quand tout le marché semble l'acheter
08:29sur la séance du jour Sébastien ?
08:32Déjà, ce n'est pas la première fois.
08:34Donc ça fait quelques semaines déjà qu'on a les nouvelles du mardi ou du mercredi
08:39qui ne sont pas celles du vendredi.
08:40Normalement même contredites le vendredi.
08:43Donc un, ce n'est pas la première fois.
08:45Deux, quand vous dites le marché, c'est qui ?
08:48En réalité, on voit que les flux, c'est les CTA, c'est les algos,
08:51c'est tout ce genre de choses.
08:52Donc les gérants actifs, en tout cas nous sommes, en fait, agissent peu.
08:58En réalité, factuellement, c'est plus les paniers qui agissent.
09:03Donc vous, vous ne l'achetez pas forcément la nouvelle ?
09:05Ce n'est pas ça, c'est qu'on a appris à ne pas s'emballer.
09:10Parce que déjà, quand vous êtes gérant, un phénomène, il y a une nouvelle comme ça qui tombe,
09:14le marché, il monte instantanément.
09:16C'est-à-dire que vous partez chercher un sandwich, vous êtes à plus 0,2, vous revenez, vous êtes
09:20à plus 3.
09:21Donc en réalité, le marché, il a pris 2,5% en 10 minutes.
09:25Il n'y a aucun gérant Longoni qui a fait quoi que ce soit, en fait, en réalité.
09:32Et en plus, si vous gérez des fonds, nous, on a chance de gérer un fonds,
09:34enfin, Miroba, c'est pareil, de plusieurs centaines de millions,
09:38vous vous dites, tiens, c'est une super nouvelle, j'ai l'achete du cycle.
09:42Vous avez un fonds d'un milliard, vous passez 1%,
09:45il faut acheter 10 millions d'euros de Saint-Gobain.
09:47Vous ne le faites pas comme ça non plus.
09:49Oui, bien sûr.
09:49Donc en réalité, la gestion, c'est pour ça que c'est tellement compliqué en ce moment,
09:55et c'est pour ça aussi que la gestion active peut de temps en temps avoir des problèmes
09:59par rapport aux trackers et ce genre de choses, par rapport aux indices.
10:03C'est que l'ajustement, il ne peut pas être automatique le matin à 10 heures
10:08pour faire l'inverse à 16 heures et pour rechanger le lendemain
10:11comme Trump nous l'impose, d'une certaine façon.
10:15Donc il faut avoir des boussoles.
10:19Tous les gérants ont une boussole.
10:21C'est vrai qu'en ce moment, la boussole, elle est un peu proche d'un champ magnétique.
10:24C'est un peu compliqué d'y voir clair.
10:26Et c'est quoi la boussole ? C'est le baril de pétrole, par exemple ?
10:28Non, mais non, parce que c'est une dérivée seconde, le baril du pétrole.
10:30Il est une conséquence.
10:32Le baril du pétrole n'est pas lié à l'offre et la demande aujourd'hui.
10:34Il est lié au fait que tu as des millions, centaines de millions de barils
10:38qui sont bloqués à droite, à gauche.
10:40On n'est pas là.
10:41Moi, ce que je constate, au niveau de la micro, après je laisserai les économistes s'exprimer,
10:45mais dans le dernier PMI européen, au niveau européen, ce qu'on voit, c'est que les inputs,
10:49donc les prix, les matières premières, c'est en forte hausse.
10:52Les outputs, ils ont une légère baisse.
10:55Donc ça veut dire que ça, factuellement, ça veut dire qu'à terme, il y a un problème de marge.
10:59La croissance économique, là, on va assister, on en parlera peut-être après,
11:03à une des meilleures saisons de publication de l'histoire, ou presque,
11:07qui est totalement contre-intuitif, parce qu'on s'attendait quand même à ce que les management,
11:11après un premier trimestre un peu chahutés et une visibilité qui ressemble quand même à rien,
11:17que les management soient assez prudents sur leur perspective, ce n'est pas le cas.
11:21Et en plus, et je termine là-dessus, on parle souvent des indices,
11:26mais les indices, c'est quoi ?
11:27Quand vous regardez la concentration, le poids de quelques valeurs dans la construction
11:33et dans la performance indicielle, c'est assez perturbant,
11:37parce qu'en réalité, les CAPEX qu'il y a de clairs sur le premier trimestre,
11:40c'est que les GAFA ont dit, les amis, on va réinvestir 150 milliards de plus,
11:44les hyperscalers, on va investir encore plus que prévu,
11:49donc ça alimente le Pays-Bas américain, ça alimente une certaine partie de la cote,
11:54qui représente plusieurs, enfin des CAPEX stratosphériques,
11:59et donc les IPA sont augmentés, mais quand vous prenez Nvidia et quelques autres boîtes,
12:04vous êtes à plus de 50% de la croissance des résultats attendus aux Etats-Unis l'année prochaine.
12:07Oui, bien sûr.
12:08Ça veut dire qu'il y a tous ces sujets-là, donc le marché est extrêmement petit,
12:12tant mieux, je veux dire, c'est une bonne nouvelle dans l'absolu,
12:15est-ce que ça veut dire qu'on se réunit tous pour dire,
12:17bon les amis, on change tellement de stratégie parce que ça ? Non.
12:20D'accord, bon c'est très clair, on viendra sur les GAFA.
12:23Anthony Morley, la Vidalie, même question.
12:25Alors effectivement, moi je reprends juste la séquence sur les trois derniers jours,
12:28le projet Freedom, on en parlait dimanche, il a été remis en cause lundi,
12:32on a des informations contradictoires, disons-le,
12:35c'est même pas des changements d'informations,
12:36c'est des informations contradictoires qui nous parviennent sur le sujet du conflit
12:40et de la résolution du conflit en Iran à l'heure actuelle.
12:42Donald Trump qui refuse de nous dire si le cessez-le-feu est toujours réel ou pas,
12:45avant de le lendemain nous dire que si, en fait, on est toujours dans une situation de cessez-le-feu.
12:49Mais il y a quand même aujourd'hui cet article qui pourrait être pris
12:53comme une information, comme une autre dans ce flot d'informations,
12:56mais dont on a l'impression, alors peut-être que c'est des algorithmes,
12:59mais que le marché achète en partie, il y a une détente obligataire,
13:02il y a un appétit pour le risque, la séance du jour montre que ça a une influence quand même.
13:06Oui, mais j'ai envie de dire, le marché a envie de monter, il a envie de souffler.
13:09En fait, il en a aussi un peu marre d'être sous cette tension-là,
13:11donc c'est vrai que dès qu'il y a une nouvelle qui semble un peu meilleure que les autres,
13:14tout de suite, on a envie de repartir à la hausse.
13:19Je trouve que c'est quand même un petit peu ambitieux de parier sur des informations,
13:23probablement plus d'officiels américains,
13:24qui ont une tentation beaucoup plus forte que les Iraniens de pousser vers un accord,
13:29donc je serais prudent.
13:30Il n'est quand même pas impossible que les combats reprennent.
13:33Je trouve que le marché price peut-être un peu trop une sortie positive du conflit,
13:39donc il n'est pas du tout improbable qu'on ait encore pas mal de volatilité à court terme.
13:44Ce qui est possible, au fond, si on sort de l'incertitude très présente,
13:48il y aura probablement un deux temps.
13:50Dès qu'on y verra un peu plus clair sur des Trois d'Ormous
13:52et qu'on verra des tankers repasser, le marché va forcément apprécier.
13:56Donc les taux vont se détendre, les bourses vont monter, ça va être très positif.
14:00Et ce qu'a dit Sébastien, c'est très intéressant, c'est que dans un deuxième temps,
14:03mais là il faut se projeter à un horizon de six mois, voire un peu plus,
14:06on va avoir quand même un bout des répercussions de ce qu'on est en train de vivre aujourd'hui,
14:10c'est-à-dire l'augmentation des prix de production,
14:12la difficulté de repasser dans les prix de vente,
14:15les augmentations de prix de prod,
14:17à fortiori parce que la demande, elle est quand même plus faible aujourd'hui qu'elle ne l'était,
14:20notamment en 2022, au moment où la guerre en Ukraine explosait,
14:23on était en rebond post-Covid, très forte demande aujourd'hui, ce n'est pas le cas.
14:27Donc attention à ce deux temps, en quelque sorte.
14:29Là, le marché a vraiment envie de souffler,
14:31mais il y a probablement un retour de bâton sur une macroéconomie
14:34qui va probablement décevoir plutôt sur la seconde moitié de l'année,
14:37plus en Europe d'ailleurs qu'ailleurs probablement,
14:40et sur une partie des pays d'Asie.
14:41Mais ça, ça pourrait de nouveau être un signal plus baissier,
14:44que les marchés n'achètent pas pour l'instant,
14:46parce qu'on comprend bien, ils sont très concentrés sur l'actualité imminente,
14:49parce que c'est ce qui fait, au fond, un peu l'oscillation au jour le jour.
14:53Ce deux temps, on l'estime comment ?
14:56Moi, j'ai souvent cette réponse des trois mois.
14:58Si, effectivement, le baril de pétrole reste au-dessus des 100 dollars,
15:01ou en tout cas à un niveau élevé plus de trois mois,
15:03on va commencer à avoir des effets réels sur l'inflation,
15:06notamment en Europe ou aux États-Unis.
15:08C'est là où, vraiment, on peut commencer à s'inquiéter,
15:10ou en fait, c'est dès aujourd'hui, quand je parle,
15:11quand je dis s'inquiéter, c'est sur l'impact durable sur une économie
15:15et donc sur des performances d'entreprise.
15:16Je pense qu'on va le voir assez vite.
15:18On a l'effet de premier tour, donc déjà sur les indices de prix,
15:20où l'énergie fait monter déjà un peu les indices de prix à la consommation
15:23un peu partout dans le monde.
15:24Très vite vont arriver les prix alimentaires.
15:26On sent que c'est parti, c'est dans le tuyau.
15:27Ensuite vont venir les biens manufacturés,
15:29à la fin les services et les salaires réaugmentent.
15:31On voit bien qu'il y a une inquiétude sur les salaires partout.
15:34Et on a la mémoire, il n'y a pas si longtemps,
15:35d'avoir demandé des hausses salariales pour compenser l'inflation.
15:38Donc ce réflexe, il est là.
15:39Même dès la fin d'année, on va voir des primes distribuées
15:41pour absorber une partie du choc.
15:43Donc la réalité, c'est que la transmission pourrait être assez rapide.
15:45Et ça, on le voit même dans certaines enquêtes de conjoncture
15:48que l'on peut mener.
15:49Il y a quand même une envie, dès que c'est possible de le faire,
15:52de pouvoir passer des hausses de prix de vente.
15:54Toutes les entreprises ne pourront pas,
15:56a fortiori les industries énergo-intensives européennes
15:58qui sont déjà dans une situation assez dramatique,
15:59mais celles qui le peuvent vont monter leur prix.
16:02Et donc là, on voit bien que le canal de transmission
16:04va être assez rapide.
16:05Donc prudence quand même sur la macro, j'allais dire,
16:07non pas imminente,
16:08on sort d'un très bon moment
16:09et on était plutôt dans une dynamique haussière,
16:11mais sur la deuxième partie de l'année
16:13où là, le marché ne se projette pas encore,
16:15mais pourrait être déçu en quelque sorte
16:16des effets implicites du choc qu'on est en train de connaître,
16:19qui, il faut bien le dire,
16:21la priorité, c'est d'abord une sortie imminente
16:23de la situation très tendue dans laquelle on est.
16:24Prudence sur la macro,
16:25je vous poserai la question dans un instant, David.
16:27Mais juste avant, Anthony,
16:29cette information du jour,
16:30globalement, on attend de voir ce que ça va donner.
16:33Et ça reste une information au même niveau
16:36que toutes celles qu'on a sur le conflit à l'heure actuelle.
16:39Exactement, et ça nous dit surtout que les Américains
16:41sont quand même dans une situation
16:42où, pour eux, il faut vraiment avoir un accord très rapidement.
16:45Et à l'inverse, des Iraniens,
16:47je vous la montre,
16:47et ils ont la capacité de le faire
16:49parce qu'ils ont, pour le dire très directement,
16:51un seuil de douleur qui est infiniment plus élevé
16:53que les pays occidentaux.
16:55Ils sont déjà en situation d'hyperinflation,
16:57j'allais dire,
16:57et ils tiennent leur régime,
16:59ils ont une capacité à tenir plusieurs mois.
17:01On sent bien en Europe, aux États-Unis,
17:03que ça commence à énerver
17:04très largement la population,
17:06mais notre sensibilité,
17:07elle est beaucoup plus forte.
17:09Donc c'est sûr que la pression,
17:09elle est plutôt côté américain
17:10pour obtenir un accord
17:12et peut-être un accord
17:13qui ne sera pas très équilibré
17:14en défaveur des États-Unis,
17:15mais à un moment donné,
17:15il faudra bien l'accepter.
17:17David Bellocq, deux questions.
17:18Quand on est gérant stratégiste,
17:19un, alors effectivement,
17:22on a eu la réponse de Sébastien et d'Anthony,
17:24c'est une information au même niveau
17:25que les autres pour l'instant à l'heure actuelle,
17:27on en fait ce qu'on en veut,
17:28mais est-ce que quand même,
17:29quand on est gérant et stratégiste,
17:31on a un scénario où on se dit
17:33et si c'était une réalité,
17:36prudence sur la macro,
17:37est-ce que ça aussi,
17:38c'est quelque chose
17:39qui n'est peut-être pas suffisamment anticipé
17:40par les marchés tels qu'on les voit aujourd'hui,
17:42mais peut-être plus par les gérants,
17:43justement, ou les gérants actifs ?
17:46Alors, pour ce qui est de la news du jour,
17:49c'est vrai que ça,
17:50très difficile,
17:51puisque Trump est quand même assez lisible,
17:54imprévisible.
17:54On a à la tête de l'Iran
17:57manifestement des modérés
17:58et des moins modérés.
18:02Et donc c'est difficile
18:03de prendre pour argent comptant,
18:04mais je pense que malgré tout,
18:05on a un seuil de douleur,
18:08et pour les Américains,
18:09et l'économie mondiale,
18:10clairement,
18:10avec le prix du baril
18:11et les conséquences,
18:12et pour la politique intérieure américaine
18:15avec un taux d'approbation
18:17extrêmement faible
18:17et globalement,
18:19très peu d'alliés,
18:22y compris les pays du Golfe,
18:23qui sont prêts à suivre Trump
18:24dans son intervention militaire,
18:26mais aussi, quelque part,
18:28ce blocus naval
18:29qui était plutôt intelligent
18:30et qui consiste à étrangler
18:32aussi économiquement l'Iran,
18:33qui n'a plus ses ressources
18:36pétrolières,
18:37qui a effectivement
18:38une population gérée
18:38et qui a ses alliés,
18:40en l'occurrence les Chinois,
18:41qui je pense,
18:41il ne faut pas oublier
18:42que Trump va rencontrer
18:43la Chine la semaine prochaine,
18:44bien sûr,
18:46peuvent également subir
18:46des pressions
18:47pour essayer d'obtenir
18:49ce qui est en l'État,
18:51puisque Trump, je pense,
18:52est effectivement prêt
18:53à faire des concessions,
18:55atteignable.
18:55D'accord.
18:56Et donc, finalement,
18:57si on se met à la place
18:58des modérés iraniens,
19:00parce qu'effectivement,
19:00peut-être que les extrêmes
19:01sont prêts à aller jusqu'au bout,
19:02jusqu'au boutiste,
19:03mais les modérés iraniens,
19:05ils peuvent avoir
19:06un dégel des avoirs,
19:07c'est quand même, je crois,
19:08plusieurs dizaines de milliards,
19:10ils peuvent avoir
19:10une levée des sanctions économiques,
19:12ils peuvent éventuellement,
19:14même si tous les pays
19:15ne sont pas d'accord,
19:18avoir, comment dire,
19:19les deux dollars,
19:20les fameux deux dollars
19:23de péage,
19:24qui, quand même,
19:24j'ai cru comprendre
19:26dans un régime normal
19:27de passage de bateau
19:29qui correspond à
19:29quatre points de PIB,
19:31donc, même sans atteindre
19:33deux dollars,
19:33on voit qu'il y a quand même
19:34des ressources financières
19:35qui pourraient être
19:36une façon pour les Américains
19:38de soutenir cette économie,
19:40même si, clairement,
19:40ils ne sont pas pro-régime.
19:41Enfin, si c'est les modérés
19:42qui prennent le pouvoir,
19:43c'est...
19:44Donc, on a finalement
19:46un processus de désescalade
19:48qui est chaotique,
19:49qui est laborieux,
19:50qui est incertain,
19:50mais je pense qu'il est quand même là
19:51avec le seuil de douleur
19:52à reprendre le conflit militaire
19:55de part et d'autre
19:56et fait peut-être déjà atteint
19:58et en cela,
19:59le marché, je pense, a raison.
20:00Alors, après,
20:00le marché, effectivement,
20:01c'est des flux mécaniques.
20:03Il a raison de s'enthousiasmer
20:03aujourd'hui ?
20:04S'enthousiasmer sûrement trop,
20:06c'est lié à du positionnement,
20:07c'est lié à des gestions systématiques
20:09qui jouent la baisse
20:10de la volatilité,
20:12c'est lié à des short-quiz
20:13puisqu'en fait,
20:14puisqu'on parle des citiers,
20:15les citiers,
20:15ils sont longs actions.
20:16Donc, ils profitent pleinement
20:18de ce mouvement,
20:19même si les flux marginaux
20:20sont plus faibles.
20:21Ils sont également short durations.
20:23Or, clairement,
20:24ce mouvement,
20:24il a un impact,
20:25ça a été dit,
20:2610-15 centimes de baisse de taux.
20:27Donc, il y a des rachats de short
20:29et ça entraîne mécaniquement
20:32un repricing aussi
20:33de la politique des banques centrales.
20:34Est-ce qu'il y aura vraiment
20:35trois hausses de taux BCE
20:37à la fin de l'année ?
20:38Ben non, en fait,
20:39si le baril,
20:40alors pour répondre
20:41à la deuxième question,
20:43n'atteint pas les niveaux prêts...
20:44Peut-être le baril,
20:45oui, c'est ça.
20:46Parlons du baril,
20:46est-ce qu'il est cher le baril
20:47à 100 dollars aujourd'hui ?
20:48Sur l'impact économique,
20:49en fait,
20:51Terre et Troisième Guerre mondiale,
20:52c'est le baril.
20:52C'est le baril
20:53et l'impact sur les chaînes
20:54d'approvisionnement,
20:55les matières premières
20:56qui peuvent avoir
20:57ou pas un impact
20:58de l'inflation
20:59et de la banque centrale.
21:00Donc, on évacue ce sujet
21:01de la première question
21:02en expliquant
21:03que ça va peut-être
21:04trop vite, trop fort,
21:05mais qu'il y a quand même
21:05un espoir
21:06qu'il faut le prendre en compte.
21:07Le baril, en fait,
21:09effectivement,
21:09s'il y a une réouverture
21:10pour les civils
21:10des droits d'Hormuz,
21:11le baril, il reviendra
21:12a priori à 80, 85,
21:14il ne reviendra pas
21:14au niveau pré-conflit.
21:16Donc, il n'est pas si cher
21:17à 100, en fait.
21:18C'est ça qu'il faut se dire,
21:19c'est qu'il y a effectivement
21:1915 dollars de différence,
21:21mais on va revenir
21:22sur des niveaux
21:22où il va falloir accepter
21:23de payer un baril de pétrole
21:2485, 90 dollars.
21:26Certes,
21:26mais à 85, 90 dollars,
21:28est-ce qu'on va avoir
21:303,5 d'inflation
21:32durablement en zone euro
21:34avec une transmission
21:35sur le prix des services,
21:36des biens manufacturiers,
21:37de l'alimentaire,
21:39des salaires,
21:40et justifiant
21:41trois hausses de taux BCE ?
21:42Ben non,
21:43je pense que clairement pas.
21:44Et je dirais même
21:45au niveau de la Fed,
21:47on a vu quand même
21:48une résilience de l'économie
21:50à travers même des PMI
21:51qui sont boostées
21:53de manière un peu artificielle
21:54sur le manufacturier
21:55parce qu'il y a du front-loading
21:56étant donné qu'on anticipe.
21:57Là aussi,
21:58l'impact sur les marges
21:59peut être diminué
22:00dans le sens où
22:01il y a eu énormément
22:02d'achats de biens manufacturiers
22:04qui n'ont pas encore
22:04été impactés
22:05par ces hausses
22:06de prix d'énergie.
22:07C'est pour ça
22:08qu'on a artificiellement
22:09eu des nouvelles commandes
22:10et des PMI manufacturiers
22:12à des niveaux
22:12à 52, 53,
22:13alors qu'on était
22:14en plein conflit.
22:15D'accord.
22:15Ça, c'est parce qu'en fait,
22:17un peu type Covid,
22:18les chaînes de valeur
22:20reconstituent des stocks
22:21à des prix encore acceptables.
22:22Si rapidement,
22:23on a un baril
22:24qui redescend
22:25à 85 dollars,
22:26on peut passer
22:27en partie
22:28à travers
22:29de ce conflit
22:30d'un point de vue macro.
22:31Ok.
22:31Ça, Anthony,
22:32je vous vois...
22:33Je suis complètement
22:34d'accord sur le narratif.
22:35Je suis un tout petit peu
22:36plus prudent
22:36sur les PMI
22:37que je trouve trop élevés.
22:38Et la qualité
22:39des enquêtes de conjoncture
22:40des PMI
22:40me semble plus détériorée
22:41que les enquêtes nationales.
22:42Quand on regarde
22:43l'IFO allemand,
22:44les climats des affaires
22:45INSEE en France,
22:46sur avril,
22:47il y a des choses
22:47moins agréables.
22:48Alors, je pense que la vérité
22:49est peut-être entre les deux.
22:51Mais je pense que,
22:52quand même,
22:52l'industrie va souffrir.
22:53En tout cas,
22:53on voit certains secteurs,
22:54pas tous,
22:55parce que certains,
22:55effectivement,
22:55ceux qui le peuvent
22:56vont reconstituer
22:57et vont un peu stocker
22:58en amont.
22:59D'autres sont déjà
23:00quand même à la peine
23:01actuellement.
23:02Mon propos est de ne pas
23:02dire qu'il n'y aura pas
23:03d'impact.
23:05Initialement,
23:05le marché est pricé
23:06un demi-point de PIB en moins.
23:07Un point d'inflation,
23:08voire un point 5 en plus.
23:09Et c'est ce qu'on a commencé
23:10à voir.
23:11Mon propos est de dire que si,
23:12et encore avec un gros si,
23:14on a rapidement
23:15une normalisation du baril
23:15à 80 dollars,
23:16on n'aura pas nécessairement
23:17un demi-point de PIB en moins.
23:19Et donc,
23:20ça va mécaniquement
23:22rehausser
23:22les indicateurs de confiance.
23:24On le verra sur les PMI,
23:26l'IFO, l'INSEE, etc.
23:29Ça permettra aux banques
23:30centrales d'être
23:31plus attentistes,
23:33de redesserrer cet étau
23:35des coûts de financement
23:36à travers l'étau.
23:37Et l'effet richesse
23:38joue à plein quand même
23:40puisqu'on sait que c'est
23:41une des drivers
23:42de la consommation
23:43aux Etats-Unis
23:43et pas que.
23:44Bien sûr.
23:45Et ça serait également
23:46un support.
23:47Donc,
23:48voilà,
23:50je pense qu'il y a
23:51quand même
23:53un scénario
23:53qui consiste à dire
23:54qu'on aura
23:55une croissance
23:56assez proche
23:57du potentiel,
23:58encore une fois,
23:58si on a rapidement
23:59une normalisation
23:59du prix du baril,
24:01avec,
24:01par contre,
24:03quelques mois
24:04un peu difficiles
24:05mais que le marché
24:06a l'air de vouloir
24:09survoler.
24:10Sébastien,
24:10la levée,
24:12alors effectivement,
24:12il y a l'actualité du jour
24:13mais ce sujet,
24:14c'est le scénario
24:15qu'on a à long terme.
24:16Alors,
24:17le plus optimiste,
24:18il a été évacué
24:19mais est-ce qu'effectivement
24:20on peut passer à travers,
24:21pas sans impact,
24:22je précise,
24:23mais passer à travers,
24:24comme nous le dit David,
24:27si on est
24:29sur une résolution rapide
24:30et un baril
24:31qui revient
24:32à 85-90 dollars.
24:33C'est ça,
24:33mais on avait dit
24:33trois mois
24:35que l'impact économique
24:36c'était au bout
24:36de trois mois
24:36de pétrole élevé,
24:37donc c'est arrivé
24:38début fin février,
24:39donc c'est mars,
24:40avril, mai,
24:41donc c'est à la fin du mois.
24:42Oui, c'est ça,
24:42on y rentre là.
24:44On rentre un peu
24:44dans le money time
24:45ou si ça dure encore trop,
24:47c'est là
24:47où on sera vraiment impacté.
24:48Mais le vrai sujet,
24:50il est...
24:50Enfin, on vive,
24:52une fois encore,
24:52là ça fait un quart d'heure
24:53qu'on est en émission,
24:54on n'a pas prononcé
24:55le mot « il y a ».
24:55Non, c'est vrai.
24:57Il y a la guerre,
24:58il y a tout ça,
24:59donc on a...
25:00Mais je dirais
25:01qu'en ce moment,
25:02il se passe structurellement
25:04dans les tendances séculaires,
25:06entre guillemets,
25:07ils sont quand même
25:07en train d'être modifiés
25:08et Trump,
25:09il aura contribué
25:11énormément à ça.
25:13Enfin, Trump et Poutine,
25:14en fait,
25:15on contribue à ça,
25:16donc même si les valeurs
25:17de défense,
25:17par exemple,
25:18elles sous-performent
25:19depuis pas mal de temps,
25:20enfin,
25:20depuis le début de l'année
25:21en réalité.
25:22Et à l'inverse,
25:23on voit que tout ce qui touche
25:24à l'énergie,
25:25pas uniquement l'énergie,
25:27l'eau,
25:28l'engas,
25:28mais toute la partie renouvelable.
25:30Bien sûr.
25:30Nous, on a un fonds climat,
25:31par exemple,
25:31qui marche merveilleusement
25:32moins bien.
25:33Parce que pourquoi ?
25:33Parce qu'en fait,
25:34le climat,
25:34j'imagine que Mirova aussi
25:35a un fonds climat.
25:36Pourquoi ça marche très bien ?
25:38Parce qu'en fait,
25:38le climat,
25:39c'est quoi ?
25:39C'est de l'énergie,
25:41de l'énergie propre,
25:42de l'énergie intelligente.
25:44Et donc,
25:45il y en a besoin
25:45pour le data center.
25:47Avoir des éoliennes,
25:48Trump trouve ça moche,
25:50mais le renouvelable,
25:51en fait,
25:51ce n'est pas du pétrole.
25:52Donc,
25:53ça nous permet
25:54d'être un peu plus indépendants,
25:55le nucléaire,
25:56tous ces sujets-là.
25:58Donc,
25:58en fait,
25:58il y a ces tendances-là.
25:59En fait,
25:59c'est notre période actuelle.
26:01Et puis après,
26:01il y a toute la partie IA
26:03qui a été extraordinaire.
26:04dont on va parler,
26:05bien sûr,
26:06dans le sujet.
26:07On peut ouvrir le sujet,
26:08mais qui accélère
26:10comme jamais.
26:12quand Anthropik
26:13rentre en période
26:14de pré-IPO,
26:15en réalité.
26:15Oui,
26:15bien sûr.
26:17Pareil pour OpenAI
26:18sur d'autres sujets.
26:19Pareil.
26:19Et on voit
26:21un transfert
26:22de valeur
26:23extraordinaire.
26:24Ça a déjà commencé
26:25Anthropik.
26:25On est
26:28sur des revenus
26:29mensuels
26:31annualisés
26:32qui ont déjà fait
26:33x15
26:33en quelques mois.
26:35en 3-4 mois.
26:36C'est-à-dire
26:37qu'on change
26:37permanente.
26:38Et en fait,
26:39cet argent,
26:39il n'est pas créé.
26:40En fait,
26:41il est transféré
26:43vers eux.
26:43En fait,
26:43ils sont en train
26:44de phagocyter,
26:45de capter une valeur.
26:48Donc,
26:49je pense
26:50que quand le monde
26:50retiendra,
26:51l'histoire retiendra
26:52en 2026,
26:54on retiendra
26:55un peu ces éléments-là.
26:56Donc,
26:56des changements
26:57structurels fondamentaux
26:58sur l'approche
26:59de la souveraineté,
27:00l'énergie
27:01et l'IA.
27:03Voilà.
27:03pour aborder rapidement,
27:04effectivement,
27:05les thèmes séculaires
27:06structurels
27:07qui,
27:07alors pour ce qui est
27:08de l'IA,
27:08ont permis de passer
27:09complètement à travers
27:10le conflit,
27:11mais également
27:11les valeurs climat
27:12qui sont à la croisée
27:14des chemins
27:14puisqu'on a besoin
27:16d'énergie renouvelable
27:17pour produire
27:18d'énergie pour l'IA,
27:19mais on a aussi besoin
27:21d'électrification.
27:22On voit que,
27:22on pourra en parler,
27:23mais il y a un vrai sujet
27:24en Europe.
27:24Mais aux Etats-Unis.
27:26Aux Etats-Unis.
27:26Ça fait longtemps.
27:27C'est même une limite physique.
27:29Aux Etats-Unis ?
27:30Très clairement.
27:31Il y a 1 500 milliards
27:32de CAPEC sur 2026-2027.
27:34Le réseau US n'est pas capable...
27:36Mais ça fait 20 ans qu'il...
27:38On le sait qu'il pourrait
27:39depuis des années en fait.
27:40...d'accepter
27:43ces besoins
27:43quant à non.
27:44Mais ça,
27:44on pourra en reparler.
27:44et au cœur des sujets géopolitiques
27:47en recherche d'autonomie
27:48pour être moins dépendants
27:49très clairement
27:49des pays du pétrole
27:51et des énergies carbonées.
27:52Donc, ce conflit
27:54a eu le mérite,
27:56mais ça avait déjà commencé
27:57en 2025,
27:58de remettre effectivement
27:59sous les projecteurs
28:01ces tendances séculaires
28:02qui performent en bourse
28:04et sur lesquelles
28:05on peut se positionner
28:06avant, pendant,
28:07après le conflit.
28:07De producteurs d'énergie propre ?
28:09L'IA
28:11et toute la chaîne de valeur IA.
28:13D'accord.
28:15La transition énergétique
28:16et électrification
28:18et tout ce qui est en lien
28:19avec l'efficacité énergétique
28:21et toute la thématique
28:23de l'autonomie,
28:24la souveraineté
28:24pour justement,
28:26particulièrement en Europe
28:26avec le plan défense,
28:27mais c'est vrai aussi
28:28aux États-Unis,
28:28être moins dépendants
28:29de ces chocs géopolitiques.
28:30On est vraiment en plein nom.
28:32Donc, ça n'a fait que renforcer
28:33ces tendances séculaires.
28:34Après, à court terme,
28:35pour répondre un peu
28:36à la question de départ,
28:37les sociétés de consommation
28:39discrétionnaire
28:40qui ont perdu énormément
28:42du fait du conflit
28:43et du baril à 120,
28:45elles peuvent rebondir
28:46tactiquement
28:47et ça serait assez logique.
28:48Donc, c'est peut-être
28:49cette jambe de hausse-là,
28:50s'il y a effectivement
28:51résolution,
28:51à aller chercher
28:52à court terme.
28:53Mais ça ne remet absolument
28:54pas en question
28:55les tendances de long terme
28:56qui sont vraiment...
28:57qui sont les vrais sujets
28:59en réalité.
28:59Qui sont les vrais sujets,
29:00bien sûr.
29:01Parce que si on résonne
29:02deux secondes sur
29:02On vient sur l'Iran,
29:04en réalité,
29:04on aura un expose
29:05qui ne sera pas terrible
29:06parce que pour la première fois
29:07que l'histoire
29:08des Trois Hormuz
29:09a été fermée,
29:10ce n'était jamais arrivé avant.
29:11On est en train
29:12d'envisager de mettre
29:12des droits de passage
29:13sur un truc
29:14qui n'était jamais arrivé
29:15avant non plus.
29:17Donc, en fait,
29:18le monde,
29:18il se rigidifie
29:20et il y a des tabous
29:21qui cassent
29:22les uns après les autres
29:22et ce n'est pas
29:23pour le mieux
29:23en réalité.
29:25Et par contre,
29:26le sujet qu'on a
29:28dans la préparation,
29:30vous parliez
29:30de les valeurs de IA
29:32qui ont des croissances folles.
29:33Mais ouvrons le sujet IA,
29:34effectivement.
29:35Et qu'on peut les acheter
29:36à tout prix.
29:38Pour moi,
29:38il y a deux sujets.
29:39Il y a un sujet de valo.
29:41Oui,
29:42qui est une de mes questions,
29:43c'est comment on valorise
29:44des boîtes comme ça
29:44aujourd'hui.
29:45Je vais vous donner juste...
29:46Déjà,
29:48vous m'insignez Palantir.
29:50Je ne suis pas un expert
29:50de Palantir,
29:52mais j'ai regardé un truc.
29:53Je me suis amusé
29:54grâce à Claude
29:55Tax Net.
29:56Je n'aurais pu le faire
29:57avec mes petits doigts,
29:58mais ça aurait été plus long.
30:00Aujourd'hui,
30:01Palantir,
30:02la croissance implicite...
30:05Si vous trouvez
30:06le cours de bourse
30:07de Palantir aujourd'hui,
30:08vous faites ça
30:08un DCF inversé.
30:09En fait,
30:10la croissance implicite
30:12terminale,
30:13donc à l'infini,
30:14c'est long,
30:14à l'infini,
30:15c'est 6,5%.
30:17D'accord.
30:17Ça veut dire que
30:18pour trouver le cours de bourse
30:19et que vous faites un DCF,
30:20il faut faire 6,5%
30:21à l'infini.
30:236,5%,
30:23ça veut dire que vous doublez
30:24tous les 14, 15 ans de tête.
30:27Donc,
30:27c'est énorme.
30:28Oui,
30:28bien sûr.
30:30C'était...
30:32On est sur des niveaux
30:33extrêmement élevés.
30:34Donc,
30:35ça veut dire quoi ?
30:36Ça veut dire que
30:36c'est des sociétés
30:37qui...
30:38C'est pareil pour Google,
30:38c'est le même chiffre.
30:40Google,
30:40c'est le même chiffre.
30:41Pour la petite histoire,
30:42Zalando,
30:43qui est une histoire
30:44un peu différente,
30:45c'est un distributeur européen
30:47sur Internet,
30:48une très belle société,
30:49était à peu près
30:50au moment du Covid
30:50et pré-Covid
30:51avait des croissances
30:52à l'infini
30:52aux alentours
30:53de 6,7%.
30:54Aujourd'hui,
30:54c'est moins 12.
30:56D'accord.
30:56Donc,
30:56c'est-à-dire qu'il a bénéficié
30:57du moment du Covid.
30:58Et qu'aujourd'hui,
30:59le marché ne croit plus du tout.
31:01Mon point,
31:01c'est que toutes les boîtes
31:02du monde,
31:03c'est ma théorie,
31:04elles finissent par se payer
31:0510 fois l'EBITDA.
31:07Donc,
31:07quand vous payez
31:0880 fois l'EBITDA
31:09et que vous êtes
31:10avec un G implicite
31:12de 7%,
31:13ça veut dire
31:14qu'il va falloir
31:15vraiment,
31:15dans les mois qui viennent,
31:17les années qui viennent,
31:18délivrer
31:18et on sait
31:19que ça ne sera pas
31:21forcément le cas.
31:21Donc,
31:21en fait,
31:22il y a deux sujets
31:23sur l'IA.
31:24Il y a le momentum
31:25et en bourse,
31:26on est sur les semi-conducteurs
31:27avec les hausses
31:28des Nokia
31:28et de toutes ces boîtes-là
31:29qui,
31:29pour une petite partie
31:30de leur business,
31:31le marché a dit
31:32c'est des semi,
31:33j'en veux.
31:34Donc,
31:35tout y va.
31:35que les valeurs allemandes
31:36comme ça,
31:36mais ça,
31:37ça ne durera pas
31:39parce qu'il y a un moment
31:39où il y a une reality check
31:41et le reality check,
31:42quand on fait les maths,
31:42on se dit
31:43c'est un peu cher.
31:45Mais pour l'instant,
31:45on n'en a pas
31:45où on s'en fout.
31:46Mais pour l'instant,
31:46ça délivre.
31:47Non.
31:48Ça délivre comment ?
31:49Là,
31:50sur la publication de résultats
31:51du premier trimestre,
31:52on a quand même
31:52des boîtes qui délivrent.
31:53Ah oui,
31:54bien entendu,
31:55mais ça a énormément
31:55rire été.
31:56Parce que là,
31:57on parle des marchés
31:57qui ont ce problème,
31:59mais on est quand même
31:59proche des plus historiques.
32:03C'est la loupe.
32:04En PE 12 mois forward,
32:06on n'est pas cher.
32:08La tech américaine,
32:10en PE 12 mois forward,
32:12elle se paye
32:12à sa moyenne historique
32:1330 ans,
32:15quand le S&P est à 20%
32:16au-dessus de sa moyenne
32:17historique 30 ans,
32:18donc limite la techno
32:18à une valeur relative
32:20en PE 12 mois forward.
32:21C'est-à-dire,
32:22on regarde simplement
32:22la capacité à sortir
32:23des bénéfices
32:24sur les deux ou trois trimestres.
32:25Après,
32:26effectivement,
32:27il y a cette histoire
32:27de valeur terminale,
32:28il y a cette histoire
32:28de cash flow.
32:2975%.
32:29C'est 75%
32:31de la valeur terminale
32:31du S&P.
32:33Ça veut dire
32:33que la valorisation
32:34du S&P,
32:35en réalité,
32:3675% de la valorisation
32:38est concentrée
32:39sur la valeur terminale.
32:41Pas sur les cash flow
32:42à court terme,
32:43sur la valeur terminale.
32:44Et la valeur terminale
32:44dépend extraordinairement
32:46de la croissance
32:46en infini.
32:48C'est-à-dire
32:48qu'on est en train
32:49de payer un pari
32:51sur l'infini,
32:52en fait.
32:52Bien sûr.
32:53Donc,
32:53ça veut dire que,
32:54je ne dis pas
32:54que ça ne le fera pas,
32:55mais ça veut dire
32:56que ça implique
32:57une capacité
32:58de ces sociétés
32:59à se renouveler
32:59tout le temps.
33:00On est sur des cash flow
33:01très très court terme.
33:02Mais on est très très cher
33:04sur quelque chose
33:05qui n'arrivera pas,
33:06qui est une croissance
33:06à l'infini.
33:07Ce qui est marrant,
33:08c'est qu'on était
33:08en plus déjà inquiets
33:09sur le fait
33:11qu'elle délivre
33:11déjà des cash flow
33:12à court terme.
33:12Déjà,
33:12ça rassure
33:13parce que c'est le cas.
33:14On s'est dit
33:15qu'on est en train
33:16de payer,
33:16mais en plus,
33:16le retour sur investissement
33:17va être long.
33:18Alors,
33:19il y a un argument
33:20que j'entendais hier
33:22dans Smart Bourse
33:22qui disait justement
33:23est-ce qu'on peut
33:24toujours considérer
33:25que c'est des entreprises
33:26de qualité
33:26à partir du moment
33:27où les capex
33:28sont si énormes
33:29qu'il y a moins de cash
33:30dans les entreprises ?
33:32Ils le sont pas.
33:33En réalité,
33:33ce n'est pas vrai
33:34parce que quand vous regardez
33:34le capex,
33:35elle génère tellement de cash
33:38que quand vous regardez
33:39le poids des capex
33:40par rapport aux capitalisations,
33:42par rapport aux cash flow,
33:43pré-capex
33:44et ainsi de suite,
33:45ce n'est juste pas vrai.
33:46C'est des années-lumière
33:48moins qu'en 2000,
33:49par exemple.
33:50Oui, bien sûr.
33:51Et avec un business model.
33:52En réalité,
33:53parce que les hyperscalers
33:54sont les boîtes
33:54les plus rentables du monde
33:55et les plus profitables
33:57du monde.
33:58Mais si on projette...
33:59Alors,
33:59laissons parler, Anthony.
34:01Je suis complètement d'accord
34:02avec ce qui vient d'être dit.
34:03C'est d'une part,
34:04ça génère déjà quand même
34:05beaucoup de cash
34:06et pour l'instant,
34:07les capex sont raisonnables.
34:09La problématique
34:10est sur les projections.
34:11On voit bien
34:11qu'il y a quand même
34:11un mismatch
34:12entre capex,
34:13cash flow.
34:14Il y a un moment donné
34:14où il y a un squeeze.
34:16Et l'autre point,
34:17ce n'est pas tellement
34:17la crainte sur les revenus
34:18qui va être généré
34:20par l'IA au sens large.
34:21La question,
34:22c'est lesquelles vont être
34:23les gagnantes et les perdantes.
34:24Et le problème,
34:24c'est que c'est un monde
34:24très concurrentiel.
34:25Vous pouvez être le gagnant
34:26d'aujourd'hui,
34:27le perdant de demain.
34:27Et ça,
34:28c'est hyper difficile
34:29de discriminer proprement
34:30à une vitesse infinie
34:31en disant en permanence,
34:33lui, il est déjà passé numéro 2
34:34et il va sortir de la course
34:35très vite.
34:36Et donc,
34:36vous avez du revenu,
34:37mais ce revenu,
34:38on ne sait pas complètement
34:39où est-ce qu'il va être attribué.
34:40Donc,
34:40l'enveloppe globale,
34:41probablement,
34:42elle sera au rendez-vous,
34:42mais on ne sait pas bien
34:44comment elle va se distribuer.
34:45Une bulle,
34:46enfin,
34:46je ne dis pas qu'il y a une bulle,
34:47mais quand il y a une bulle,
34:48elle est caractérisée
34:49par deux choses.
34:50Soit par des valos
34:50qui sont déraisonnables,
34:52soit par la valorisation
34:54au même niveau
34:55de tous les acteurs.
34:56C'est-à-dire que le premier
34:57de la classe,
34:58sa valo,
34:59elle est plus ou moins
35:01la même
35:01pour le dernier de la classe.
35:03C'est un peu moins bien,
35:04mais c'est quand même tiré
35:04par le haut,
35:05par les meilleurs.
35:06Ça,
35:06c'est une forme de bulle.
35:07Et par définition,
35:08il y a beaucoup de boîtes,
35:09et surtout,
35:10on le voit avec l'IA,
35:11et je crois que je ne sais plus
35:11qu'il disait
35:12que dans les start-up,
35:12l'IA qui sont très valorisées,
35:14il y en a une grosse partie
35:16qui n'existera plus
35:17dans cinq ans.
35:18Et par exemple,
35:19au Y Combinator,
35:19qui est un des accélérateurs
35:21les plus fameux du monde,
35:25ce qu'il disait,
35:25c'est que la grosse peur
35:27des boîtes qui sortent de ça,
35:28c'est le nouvel API,
35:30des nouvelles activités
35:31d'Open AI
35:32et de Cloud
35:33et d'Enthropique,
35:34parce qu'ils peuvent
35:35tuer leur business
35:36comme ça.
35:37Et je termine là-dessus.
35:38Ce qui est intéressant,
35:39nous,
35:39on utilise beaucoup
35:40et ce qu'on a vu,
35:41c'est que le prix des tokens,
35:43on n'en parle pas tellement de ça,
35:45c'est qu'en fait,
35:45l'usage,
35:46pour l'instant,
35:47il est sponsorisé
35:47par ces gens-là.
35:48C'est-à-dire qu'en fait,
35:49on ne paye pas
35:49les boîtes,
35:51les particuliers,
35:52les entreprises,
35:54en fait,
35:55sont en train
35:55d'avoir des menottes dorées
35:58avec des services
36:00qui,
36:00elles ne payent pas
36:01au vrai prix pour l'instant.
36:02Et là,
36:03en tropique.
36:05Et tropique
36:06prépare son IPO
36:07et là,
36:07ce qu'on a vu,
36:08c'est que cette semaine
36:09ou la semaine dernière,
36:11quand vous payez
36:11l'abonnement
36:12à 100 euros,
36:13votre capacité
36:14à le taper,
36:15avant,
36:16on ne le faisait pas.
36:17J'ai un informaticien
36:18qui s'occupe.
36:19Il me disait,
36:19je n'arrivais pas
36:20à avoir mon...
36:21Très rarement,
36:21j'avais utilisé
36:22mon compte de token.
36:23Et là,
36:23ça y est,
36:23ils le tapent.
36:25Donc ça veut dire
36:26qu'ils ont déjà limité,
36:27donc ils vont créer,
36:29et bien...
36:29Une démondance.
36:31En clair,
36:31ils vont monétiser.
36:33Et d'ailleurs,
36:33il y a une jeune venture
36:33entre Blackstone,
36:34Goldman Sachs
36:35et Anthropik,
36:35justement,
36:36pour vendre des services
36:36aux entreprises.
36:37C'est là où ça va se jouer,
36:39ça où ça se joue déjà aujourd'hui.
36:40C'était le gros
36:41Anthropik versus Open Air
36:42et en fait,
36:42c'est la boîte B2B de...
36:44Après,
36:45mais là,
36:45en plus,
36:45il y a les Chinois.
36:46Voilà,
36:46il y a une force de rappel,
36:47c'est la Chine.
36:48Elle-même,
36:48on ne peut pas se permettre
36:49de ce que les tokens
36:50s'envolent de trop
36:50parce qu'à la fin,
36:51sinon,
36:51c'est Deep Sea
36:52qui a un modèle
36:52extraordinairement économique
36:53qui va finir par prendre
36:54les parts de marché.
36:55Donc,
36:55j'allais dire,
36:55ce niveau de concurrence
36:56limite encore l'envolée.
36:58Mais ce qui est certain,
36:58c'est qu'on voit bien
36:59que ça pousse
36:59et à la fin,
37:00il y aura des scènes de Lockheed.
37:01Quand on sera dépendant...
37:02Vous aurez la souveraineté.
37:03Donc,
37:04qui va utiliser
37:04des modèles chinois
37:05en Europe
37:06ou aux Etats-Unis ?
37:07C'est toute la difficulté.
37:08Tout ça est en train
37:09de s'imbriquer merveilleusement.
37:10Mais ce qui est clair,
37:12c'est que les Américains
37:12sont en train de créer
37:13via leur modèle
37:14des menottes dorées
37:16que les gens...
37:16Déjà,
37:17les menottes,
37:17on les a tous
37:18avec Amazon,
37:19Google Service,
37:20Amazon Web Service.
37:21C'est des futurants.
37:21Très clair.
37:22Mais c'est pour ça
37:23que la partie valo,
37:25elle est super intéressante
37:27parce qu'en réalité,
37:27ces boîtes-là,
37:30c'est possible
37:31qu'en termes de valorisation
37:33et de cash flow,
37:36on ne soit qu'au début.
37:37Et que donc,
37:38finalement,
37:38on soit...
37:40on ait des valorisations
37:41qui continuent à progresser
37:42et que ce ne soit pas encore
37:45le maximum atteint.
37:47Si on regarde effectivement
37:49les PE 12 mois forward,
37:51vu surtout les saisons de résultats
37:52absolument stratosphériques,
37:54on arrive à justifier
37:56complètement les parcours boursiers.
37:58On a effectivement
37:59l'attaque américaine
37:59qui est à plus 15%
38:00depuis le 27 février,
38:02c'est-à-dire que le conflit en Iran...
38:04Voilà.
38:05Et plus 50%
38:07pour les indices
38:08semi-conducteurs américains.
38:09Et en face,
38:10on a une attente
38:11de croissance de BPA,
38:14de bénéfices,
38:15sur un an
38:15pour justement
38:16ces fameux
38:16semi-conducteurs
38:17de plus 80%.
38:18Qui d'ailleurs,
38:19à lui tout seul,
38:20justifie la moitié
38:20des attentes
38:21de croissance de BPA
38:22des indices américains.
38:23Enfin, c'est NVIDIA.
38:24Les semi-conducteurs.
38:25Mais c'est surtout NVIDIA.
38:27Oui, non,
38:27il n'y a pas que NVIDIA.
38:28En masse.
38:29Ah, en masse peut-être.
38:30Mais enfin,
38:31je crois qu'Intel
38:33contribue énormément.
38:33Ils sont en train de...
38:34Ils ont trois ans de retard
38:35par rapport à la TSMC,
38:36mais ils sont tellement
38:36soldats out TSMC
38:37parce que la demande
38:38est trois fois supérieure
38:39à l'offre.
38:40Effectivement,
38:40des boîtes qui sont capables
38:41à terme de construire
38:42des calculs
38:43ou des puces de mémoire
38:44vont littéralement exploser.
38:46Donc, on assiste à ça.
38:46En fait,
38:47on est dans une phase
38:47de construction d'infrastructures.
38:49Donc, qui dit infrastructure
38:50dit que si l'offre dépasse
38:52la demande,
38:52ceux qui sont capables
38:55de délivrer l'offre,
38:58étant donné qu'en plus,
39:00se payent effectivement
39:01à des prix corrects
39:02avec des croissances
39:02très très fortes.
39:03Mais après,
39:05quid de la limite physique ?
39:06Et c'est là où, en fait,
39:07je suis moins,
39:08autant je suis très à l'aise
39:09avec cette louffe-là
39:10de valoriser des résultats
39:13très court terme
39:13avec des bénéfices
39:14très court terme,
39:14mais est-ce que ça peut durer
39:15comme ça trois ans,
39:16cinq ans ?
39:17Et donc, là,
39:18c'est quoi ?
39:18C'est la production d'énergie.
39:19La production d'énergie,
39:20le nucléaire,
39:21ça met du temps.
39:23Je pense que les réacteurs
39:24nucléaires,
39:25ce n'est pas en 2032
39:25aux Etats-Unis.
39:27L'électrification,
39:28les réseaux sont out,
39:29en tout cas pas capables
39:30effectivement de connecter.
39:31C'est-à-dire que
39:31les data centers,
39:32il faut deux ans
39:32pour les construire,
39:33trois ans pour les connecter.
39:34C'est cinq ans en tout.
39:35C'est même sept ans
39:36en Europe.
39:37Et donc, en fait,
39:39c'est aussi pour ça
39:39que les boîtes d'électrification
39:41utilisent,
39:42payent très fort aux Etats-Unis
39:43et toute la chaîne
39:43de valeur paye.
39:45Ça va avec les énergies
39:46en nous,
39:47parce que là,
39:47pour le coup,
39:48on peut produire
39:49d'énergie rapidement,
39:50solaire,
39:51par rapport au nucléaire.
39:52Donc, on voit
39:53qu'il y a ces limites physiques,
39:54sans parler effectivement
39:55des financements,
39:55mais là,
39:56je pense que pour l'instant,
39:57c'est bon.
39:58Oui, il n'y a pas trop
39:59de sujet là-dessus pour l'instant.
39:59Et aussi,
40:00la question qui a été évoquée
40:01par rapport à Anthropique,
40:02OpenAI et autres,
40:04c'est qu'il faut monétiser.
40:05Donc, forcément,
40:06les fabricants d'infrastructures,
40:07ils monétisent
40:08puisqu'on a besoin
40:08de leurs infrastructures.
40:10Jusqu'au moment
40:11où on verra
40:11que la croissance
40:12de leur chiffre d'affaires résultats
40:14n'est pas tenable.
40:14Pour l'instant,
40:15la question n'est pas posée.
40:16Mais tout tient
40:17si cette demande d'infrastructures
40:19continue à être forte.
40:20Donc, les consommateurs
40:22de ces infrastructures,
40:23donc les OpenAI et autres,
40:25arrivent à monétiser.
40:26Donc, oui,
40:26des services vendus
40:28aux entreprises.
40:28Donc, copilote Microsoft,
40:30ça marche.
40:30Demain,
40:31ça sera un workflow
40:32complètement automatisé.
40:34Et après-demain,
40:34ça sera une reconfiguration
40:35complète des secteurs.
40:37Mais on n'y est pas.
40:38Et donc là,
40:39c'est vrai qu'il y a aussi
40:39un point d'interrogation.
40:40Est-ce qu'on va pouvoir
40:42monétiser ces besoins ?
40:45Ce n'est pas tant sur...
40:46La direction,
40:47elle est très claire.
40:48La direction est claire.
40:48C'est le temps
40:50et dans quelle mesure
40:50le marché
40:51et les gérants.
40:53Beaucoup,
40:54ils travaillent sur...
40:54Tout le monde a son Excel,
40:56sauf que la vie
40:56n'est pas un Excel.
40:57Donc, moi,
40:57le risque,
40:58c'est qu'on se rende compte
40:59qu'à la fin,
41:00un data center,
41:01c'est de l'industrie.
41:02Oui, bien sûr.
41:03Donc, ça veut dire
41:04que c'est du temps,
41:04c'est de la construction
41:05et qu'il y a un moment
41:07un peu...
41:08Passé la période
41:09waouh,
41:10qui est un peu
41:11l'aspect déceptif,
41:12tiens,
41:12ça prend du temps.
41:13Et ça prend plus de temps
41:15parce que...
41:16Mais justement,
41:17ces boîtes industrielles,
41:18elles ont du coup
41:19des clients
41:19avec une demande très forte
41:21qui leur commande
41:22des data centers.
41:23Donc, ça alimente
41:24toute une chaîne de valeur
41:25aujourd'hui.
41:25on est dans le news flow.
41:27Là, encore,
41:28il y a eu la news
41:28entre Anthropie
41:29qui fait un deal
41:30avec Google
41:30pour acheter 200 milliards
41:31de computes
41:32sur je ne sais pas
41:32combien d'années,
41:33sur 5 ans.
41:34Donc, ça fait 4 à 5 ans
41:36de 4,40 à 50 milliards
41:37par an.
41:38Donc, ça alimente
41:39le cours de bourse d'alphabet
41:40parce qu'on se dit
41:41ça y est, machin,
41:42tout ça.
41:42Et on est dans la période
41:44depuis...
41:44On est dans l'annonce,
41:45on n'est pas dans le concret.
41:46On est dans la période
41:47d'annonce.
41:51Ça n'est pas arrivé,
41:51mais il faut que ça se regardait
41:53sur Meta.
41:54Le cours a baissé
41:55lors de la publication
41:57parce qu'ils ont encore
41:58augmenté les capex.
42:00Et là, on se dit
42:01oui, le business a monté
42:04mais pas tant que ça.
42:05Alors que Microsoft,
42:06oui, ça a monté
42:06parce que le code code
42:07ça marche vraiment bien.
42:08C'est rassurant, je trouve,
42:09Il y a encore de la discrimination.
42:11Tous les acteurs
42:11ne sont pas complètement aveugles
42:12et sont assez prudents.
42:13À chaque fois,
42:14on guette de près
42:14ce qui se passe.
42:15Donc, j'ai le sentiment
42:16qu'il y a encore
42:16un peu de vigilance.
42:17On n'est pas encore
42:18dans l'euphorie la plus totale.
42:19C'est ce qui est...
42:20Oui, c'est ça.
42:20Mais on n'est pas
42:21en euphorie 2000, là.
42:22Pas du tout.
42:23Pas du tout.
42:24Non, non.
42:25On n'est pas du tout
42:26en euphorie 2000.
42:27Effectivement, Meta baisse
42:28parce qu'il n'a pas
42:29suffisamment de cash flow
42:30pour payer sa croissance
42:31quand un Amazon
42:32ou un Google
42:33surperforme
42:34parce que, justement,
42:34il y a suffisamment
42:35de cash flow
42:35avec les revenus publicitaires
42:36et le cloud
42:36pour payer
42:37ces infrastructures.
42:39Donc, tout ça,
42:40c'est parfaitement cohérent.
42:41Moi, je dis simplement
42:41s'il y a une interrogation,
42:42c'est le fameux
42:48soit pour des questions
42:49de limites physiques,
42:51soit parce que
42:52l'utilisation
42:53de ces puissances
42:54de calcul
42:55vers les data centers
42:56ira moins vite
42:58que ce que le marché
42:59souhaiterait
43:00étant donné
43:01qu'il faut quand même
43:01du temps
43:02pour que ces solutions
43:03soient implémentées
43:03dans l'économie.
43:04Un mot avant
43:05que l'heure
43:06n'ait complètement fini
43:07de tourner.
43:08Avec vous, Anthony,
43:09sur un sujet macro,
43:12enfin, oui, oui,
43:13macro, pardon,
43:14ce rapport sur l'emploi
43:15attendu aux Etats-Unis
43:17donc en fin de semaine
43:19que la Fed regardait
43:20de très près.
43:21Est-ce que c'est devenu
43:24une information
43:24de second,
43:25troisième plan
43:26avec les sujets
43:27résultats d'entreprises
43:28IA
43:29et dénouement
43:30du conflit en Iran
43:31ou est-ce que ça reste
43:32quand même
43:33un sujet
43:34à suivre de près
43:34et qui pourrait orienter
43:36des décisions
43:36de politique monétaire
43:37à venir ?
43:38Ça ne fait pas du tout.
43:39En tout cas,
43:39la macro, aujourd'hui,
43:40ne fait pas le marché
43:41mais en tout cas,
43:42ce qui est sûr,
43:42c'est que ça rassure
43:43parce qu'à l'inverse,
43:44si on avait des vraies déceptions
43:45ou des choses très négatives,
43:46là, il y aurait une vraie inquiétude.
43:48Donc, j'allais dire au fond,
43:48c'est plutôt
43:50un apaisement
43:51de voir que ça continue
43:52de résister.
43:53Bien sûr,
43:54la croissance américaine
43:54comme on vient de le dire
43:55est massivement tirée
43:57par ses investissements
43:58dans l'IA.
43:58On parle de 75%
43:59de la croissance ?
44:00Bien sûr,
44:00c'est d'ailleurs pour ça
44:01que la zone résiste
44:02et qu'on n'a pas la chance
44:03en Europe
44:04de connaître le même phénomène.
44:05Sinon,
44:05on aurait des croissances
44:06probablement peu ou prou
44:08relativement proches
44:08parce que le reste
44:09de la demande interne
44:10est relativement déprimée
44:11aux Etats-Unis.
44:12Donc, la macro continue
44:13de jouer.
44:14Et puis,
44:14ça a été dit tout à l'heure,
44:14c'est que les banques centrales
44:15vont être de nouveau
44:16dans le radar
44:17de ce qui va aussi faire
44:19les valorisations.
44:20Et ce n'est pas complètement
44:22évident d'y voir clair
44:23parce que oui,
44:23bien sûr,
44:24si on a un peu de détente
44:25et tant mieux
44:26si le prix du baril,
44:27là, on doit être autour de 100
44:28à l'heure où on se parle
44:29mais revient un petit peu
44:30sur des niveaux plus raisonnables,
44:31ça évitera des hausses de taux.
44:32Mais normalement,
44:33quand on regarde
44:33la configuration en Europe,
44:35il n'y a aucune raison
44:36de monter les taux à ce stade.
44:37Franchement,
44:38et l'histoire du désancrage
44:40des anticipations,
44:40normalement,
44:412022 nous avait bien montré
44:42qu'il fallait complètement
44:43arrêter avec ces histoires-là,
44:44que ce n'était absolument pas vrai,
44:46qu'il fallait regarder
44:46au-delà de la vague d'inflation
44:47et pourtant,
44:48on sait que malheureusement,
44:50la fonction de réaction
44:50de la banque centrale,
44:51c'est de monter les taux
44:52quand l'inflation dépasse la cible.
44:54Donc, ce qui est terrible,
44:54c'est que tout le monde sait
44:55qu'il ne faut pas le faire
44:55et pourtant,
44:56ils vont le faire quand même.
44:56Ils vont le faire quand même ?
44:58Mais franchement,
44:59oui,
44:59la probabilité pour moi,
45:00elle est extrêmement forte.
45:01On parle de l'ABC ?
45:02Mais eux-mêmes,
45:03en sont convaincus,
45:04mais c'est dans le mandat
45:04et pour eux,
45:05c'est terrible de voir
45:07au-delà de cette vague-là
45:09et donc malheureusement,
45:10peut-être pas dans des proportions
45:12très importantes,
45:13mais au moins,
45:13on voyait le signal
45:14qu'effectivement,
45:15si la pression commence
45:15à se faire un peu trop élevée,
45:17parce qu'encore une fois,
45:18ils n'ont pas le mandat
45:18de la croissance,
45:19ils n'ont pas le mandat
45:20de l'emploi,
45:21et quand l'inflation
45:21est au-dessus de la cible,
45:22boum,
45:23c'est forcément hausse de taux
45:24et c'est quand même,
45:25moi je le trouve déplorable,
45:26mais c'est ainsi.
45:27Trichet avait été nommé
45:28financier l'année en 2008
45:29alors qu'il a monté les taux,
45:30ce qui était complètement débile,
45:31ça a été une erreur
45:32politique monétaire massive
45:35et ça a été fait en 2008,
45:36ça sera potentiellement refait,
45:39ce qui est catastrophique
45:41à tous les niveaux
45:43et les Américains là-dessus
45:44ne feront pas cette bêtise.
45:45On a une capacité en Europe
45:46à faire des bêtises
45:47que d'autres ne font pas
45:48et que tout le monde nous en vit.
45:50On finira sur cette belle citation,
45:52merci Sébastien Lalevé,
45:53merci Anthony Morley,
45:54la vie d'Ali,
45:55merci David Belloc
45:56d'avoir été avec nous
45:57et qu'on se retrouve
45:58dans un instant
45:58dans Marché à Thème.
46:10Comment anticiper
46:11la grande transmission
46:12à venir
46:13dans les 15 prochaines années ?
46:15Voilà le sujet
46:16qui va nous animer à présent
46:16dans Marché à Thème
46:17et pour en parler,
46:18nous avons le plaisir
46:18d'accueillir sur le plateau
46:19Pierre Marin.
46:20Bonjour Pierre.
46:21Bonjour Nicolas.
46:21Merci d'être avec nous,
46:22vous êtes directeur général
46:23et cofondateur de Roquefy.
46:24Comment est-ce qu'on présenterait
46:25Roquefy
46:25en quelques secondes ?
46:26Comme une alternative moderne
46:28à un acteur comme
46:29Rothschild ou Lazare.
46:30D'accord.
46:31Donc on aide des particuliers
46:33à faire fructifier leur épargne
46:35et à préparer des moments
46:36de vie importants
46:37comme la transmission
46:38dont tu viens de parler.
46:40Et qui est un sujet
46:40qui revient beaucoup.
46:41Roquefy,
46:42c'est aussi un accent
46:43beaucoup mis sur le digital.
46:44C'est une plateforme digitale
46:45d'accompagnement
46:46de professionnels également.
46:47Oui, c'est ça.
46:47On a 120 collaborateurs
46:49aujourd'hui,
46:5060 qui sont des conseillers privés
46:51au service des clients
46:52et 60 qui sont plutôt
46:54des ingénieurs
46:54ou des profils start-up
46:56pour faciliter
46:57toute l'expérience
46:59des clients.
47:00Comment est-ce qu'on anticipe
47:01ce sujet ?
47:02On parle de 9000 milliards
47:04d'euros
47:04qui seront transmis
47:05d'une génération
47:06à une autre
47:07dans les 15 prochaines années.
47:09Alors,
47:09ou à ses enfants
47:10ou à ses petits-enfants
47:11puisqu'il y a de plus en plus
47:11de dispositifs
47:12qui existent également
47:13pour le faire.
47:14comment est-ce qu'on anticipe ça
47:15quand on est dans le secteur
47:16de la gestion du patrimoine
47:17et qu'on doit accompagner
47:18des familles,
47:18donc différentes générations ?
47:20Oui,
47:20donc c'est un bouleversement.
47:22Certains parlent
47:23d'un silver tsunami
47:25tellement ce montant
47:26est important
47:28et va rebattre
47:29les cartes
47:29de notre profession.
47:31Je dirais que la réponse
47:32n'est pas la même
47:33si effectivement
47:33on se place du côté
47:35de ceux qui vont transmettre,
47:36donc qui aujourd'hui
47:37préparent cette transmission,
47:40du côté de ceux
47:41qui vont recevoir
47:41ces liquidités.
47:42Ceux qui d'un côté
47:43veulent anticiper
47:44l'héritage
47:45et justement
47:46organiser une transmission
47:47et ceux qui vont se demander
47:48quoi faire
47:48avec les sommes perçues
47:50ou en tout cas
47:51le patrimoine perçu,
47:52c'est ça ?
47:52C'est ça.
47:53Donc si on commence
47:53par les premiers
47:54qui sont des jeunes retraités
48:00ou des professionnels
48:01qui vont vendre
48:01leur entreprise,
48:02la question qui se pose
48:03c'est comment je vais
48:04transmettre le fruit
48:05du travail d'une vie
48:06à mes enfants
48:08et petits-enfants.
48:09La bonne nouvelle
48:10c'est qu'on peut
48:10l'anticiper
48:11et plus tôt on le fait
48:12mieux c'est.
48:14Un exemple concret
48:15c'est par la création
48:17d'une assurance vie
48:19à destination
48:20de ces enfants
48:20et petits-enfants
48:21qui permet de réduire
48:23la fiscalité
48:24en cas de transmission.
48:25Il y a d'autres exemples.
48:27Et ça le sujet
48:27de l'assurance vie
48:28c'est un...
48:28Est-ce que...
48:29Enfin parce que
48:30beaucoup de français
48:30ont déjà une assurance vie
48:31est-ce que c'est un réflexe
48:32qui est intégré
48:33dans une stratégie
48:34de transmission
48:34aujourd'hui ?
48:36Oui alors aujourd'hui
48:36effectivement c'est
48:37une enveloppe
48:38que les français
48:38ça maîtrise
48:39mais peut-être
48:41ne crée pas
48:41assez tôt
48:42ou pas avec
48:43les bons dispositifs.
48:44D'accord.
48:44Un exemple concret
48:45on peut aujourd'hui
48:46démembrer une assurance vie
48:47et donc ça permet
48:50d'optimiser la fiscalité
48:52pour par exemple
48:53un couple
48:53qui a des enfants
48:54et qui voudrait scinder
48:56l'usufruit
48:57de la nulle propriété.
48:59Donc on scinde
49:00en fait la propriété
49:01donc usufruit
49:02nulle propriété
49:03et ça permet
49:04d'aller encore plus loin
49:05dans le mécanisme
49:06d'anticipation
49:07de la transmission
49:07de son patrimoine
49:08vis-à-vis de ses enfants
49:09aux petits-enfants.
49:10Oui c'est exactement ça.
49:12On améliore
49:13sa fiscalité.
49:15Un deuxième exemple
49:16c'est l'âge
49:17des 70 ans.
49:18Ok.
49:18Oui bien sûr
49:19qui est un âge fatidique
49:20en gestion de patrimoine
49:21bien sûr
49:21notamment en matière
49:21d'avantages fiscaux.
49:23Et donc en effet
49:24si on crée
49:24son assurance vie
49:25avant 70 ans
49:27les abattements
49:28et la fiscalité
49:29est beaucoup plus intéressante
49:31bien sûr
49:31au moment de la transmission.
49:34Donc ça c'est effectivement
49:35ceux qui doivent
49:35anticiper la transmission
49:37quand on accompagne
49:37une famille
49:38on doit aussi accompagner
49:39ceux qui vont recevoir
49:41une partie du patrimoine
49:42transmis en amont
49:43ou qui vont se préparer
49:44à le recevoir ensuite.
49:45C'est ça.
49:46Donc l'âge moyen
49:47d'un héritier
49:49c'est 52 ans en France
49:50et en réalité
49:51on se rend compte
49:52que nos clients
49:53qui viennent nous voir
49:54typiquement chez Roquefille
49:55viennent en famille
49:56donc on a des enfants
49:58et même petits-enfants
49:59qui sont présents.
49:59Là aussi
50:00il faut anticiper
50:02une succession
50:02c'est d'un coup
50:04beaucoup potentiellement
50:05de fonds
50:06qui vont arriver
50:06l'assurance vie
50:08on en a parlé
50:08et une manière
50:09de le préparer
50:10mais une autre manière
50:12c'est d'avoir
50:12un tiers de confiance
50:14donc un conseiller
50:15qui va faire ce lien
50:16entre une génération
50:18et l'autre
50:21pour aider
50:22la nouvelle génération.
50:23Ça se voit beaucoup
50:24au niveau des familles
50:25d'avoir la même personne
50:26qui accompagne
50:26la génération du dessus
50:27et la génération d'en dessous ?
50:29Alors
50:30dans les chiffres
50:31il y a un héritier sur deux
50:33qui change de CGP
50:34D'accord
50:34et ça monte même à...
50:35Donc oui
50:35c'est pas tant que ça
50:36C'est pas tant que ça
50:37et ça monte même à 80%
50:39quand tu regardes
50:39des familles
50:40plus aisées
50:41Donc en réalité
50:42il y a un rebattement
50:43des cartes
50:44qui a lieu
50:45au moment d'une transmission
50:46En revanche
50:47nous ce que l'on préconise
50:49c'est effectivement
50:49d'avoir ce même conseiller
50:51et ce que l'on voit
50:52encore une fois
50:53chez Ocfils
50:53c'est en fait
50:54souvent des couples
50:54qui arrivent
50:55avec leurs enfants
50:55et petits-enfants
50:56pour parler de ce sujet
50:57qui est un sujet
50:58pas évident
50:59parce qu'on parle
51:00d'une transmission
51:01On parle de décès
51:02On parle de décès
51:03il faut le dire
51:04et donc c'est là
51:05où avoir un tiers
51:06de confiance
51:07qui va amener le sujet
51:09qui va poser
51:09les bonnes questions
51:11est une manière
51:12de le préparer
51:12Et donc
51:13d'assurer quoi
51:14dans la durée
51:14la stratégie
51:15voulue par les parents
51:16sur le patrimoine
51:18transmis aussi
51:18puisqu'il y a
51:19ce tiers de confiance
51:20qui est présent
51:20C'est ça
51:21C'est assurer
51:22une continuité
51:22et puis in fine
51:23faire en sorte
51:24que le patrimoine
51:27demeure préservé
51:28Là aussi
51:28pour donner un exemple
51:29on est des champions
51:31de l'immobilier
51:32en France
51:32Oui bien sûr
51:33Et il y a quelque chose
51:35qui se passe
51:35au moment d'une transmission
51:37c'est que l'immobilier
51:38n'est pas liquide
51:39beaucoup d'enfants
51:41qui doivent
51:41ou d'héritiers
51:42qui doivent
51:42vendre
51:44en urgence
51:45un bien immobilier
51:46pour payer
51:47la succession
51:48Oui
51:48et donc c'est typiquement
51:49un sujet
51:50qu'on peut anticiper
51:52avec par exemple
51:54aussi un démembrement
51:55ou bien en faisant
51:56par exemple
51:56des donations
51:57auprès des enfants
51:58Parce que le risque
51:58c'est une succession
52:00mal anticipée
52:02viendrait à dilapider
52:03quelque part
52:03ou à devoir vendre
52:04en fait une partie
52:05des actifs
52:05pour payer la succession
52:07en tant que telle
52:07c'est ça ?
52:08C'est exactement ça
52:08donc ça revient
52:09à diviser un patrimoine
52:11et puis souvent
52:12quand on vend
52:14en précipitation
52:15en urgence
52:15on a
52:16On vend moins cher
52:17On vend moins cher
52:18C'est moins bien
52:19et donc ça c'est intéressant
52:20ça qu'on voit du coup
52:21vraiment les cartes
52:22qui sont en train
52:23de être rebattues
52:24parce que
52:25la nouvelle génération
52:26a une attente
52:27finalement différente
52:28de celle précédente
52:29Je le disais en introduction
52:319000 milliards d'euros
52:32qui vont être transmis
52:34dans les 15 prochaines années
52:35comment est-ce qu'on se prépare
52:36quand on est professionnel
52:38de la gestion de patrimoine
52:39un peu plus récent
52:40sur le marché aussi
52:41donc avec des solutions
52:42peut-être un petit peu
52:43plus innovantes
52:43comment est-ce qu'on se prépare
52:45pour accompagner les familles ?
52:48Oui
52:48donc là effectivement
52:49si on se place désormais
52:51d'un point de vue
52:52des conseillers
52:53en gestion de patrimoine
52:54Oui bien sûr
52:54des professionnels
52:55c'est extrêmement
52:57enthousiasmant
52:59ce qui est en train
52:59de se passer
53:00parce que les cartes
53:01sont en train
53:01d'être rebattues
53:02aujourd'hui
53:0390% du marché
53:04c'est des banques
53:06traditionnelles
53:07assez peu digitalisées
53:08il faut le dire
53:10demain probablement
53:11ça sera beaucoup moins
53:11et des nouveaux champions
53:12vont être créés
53:13d'accord
53:14en tout cas
53:15c'est la conviction forte
53:15qu'on porte chez Roquefy
53:16qu'il y aura
53:17les cartes seront rebattues
53:18sur les grands
53:19de la gestion de patrimoine
53:21demain
53:21en lien avec
53:22ces transmissions
53:23d'héritage
53:24c'est ça ?
53:24C'est ça
53:24la nouvelle génération
53:25a une nouvelle attente
53:26les nouveaux
53:28les nouveaux héritiers
53:30ont soif
53:31de transparence
53:32et de simplicité
53:33d'accord
53:34c'est-à-dire qu'on entend
53:35des clients
53:35qui n'en peuvent plus
53:36de ne pas savoir
53:37combien ils payent
53:38et donc
53:39ils attendent un modèle
53:40de tarification
53:41qui soit connu
53:43on a des clients
53:45qui n'en peuvent plus
53:46de recevoir
53:46des PDF
53:47ou des papiers
53:48à longueur de journée
53:48alors qu'ils demandent
53:50un seul chiffre
53:50c'est leur performance
53:51les nouvelles générations
53:53attendent de la technologie
53:54et de la simplicité
53:55et c'est possible ça ?
53:56j'imagine que oui
53:57c'est potentiellement
53:58ce que peut apporter
53:59une plateforme digitale
53:59mais on peut simplifier
54:01quand on a des contrats
54:02réglementaires lourds
54:03par exemple sur les PDF
54:04qu'on envoie à ses clients
54:06pour s'assurer
54:06qu'ils ont toute l'information
54:07on peut réduire
54:08cette information
54:08on la rende plus lisible ?
54:09Alors on peut le faire
54:11en tout cas on l'a fait
54:12avec Roquefee
54:13on a créé
54:15un reporting global
54:16des actifs
54:17qui permet aujourd'hui
54:18à tous nos clients
54:19d'avoir une vision globale
54:21du reporting
54:22donc on peut le faire
54:23d'autres peuvent le faire aussi
54:24et sur la tarification
54:26qui est un sujet
54:26qui est clé
54:28le modèle aujourd'hui
54:29de base
54:29c'est un modèle
54:30de rétro-commission
54:31c'est comme si
54:32vous alliez voir
54:33un médecin
54:34qui se rémunérait
54:35sur les médicaments
54:36ça ne marche pas
54:38et donc ce qu'on peut faire
54:39et là aussi on a voulu
54:40être précurseur avec Roquefee
54:41c'est un modèle
54:42avec une tarification
54:43qui est fixe
54:44c'est ce qu'attend
54:45les nouvelles générations
54:45c'est-à-dire
54:46je sais ce que je paye
54:48et je sais que ce que je paye
54:49est totalement décorrélé
54:50des produits financiers
54:51d'accord
54:52donc un modèle d'honoraire
54:53un peu ce qu'on voit
54:55chez certains CGP également
54:56un modèle
54:56où on paye un prix fixe
54:58pour un accompagnement
54:59c'est ça ?
54:59c'est ça
54:59c'est des honoraires
55:01fixes
55:02mais surtout
55:03qui sont prélevés
55:03sur le contrat
55:04et donc fiscalement
55:05plus intéressant
55:07pour le client
55:09et ça on le voit
55:10un peu moins dans le marché
55:11est-ce que les attentes
55:12des nouvelles générations
55:13elles ne sont pas aussi
55:13sur ce dans quoi
55:16on investit
55:17peut-être en lien
55:18avec des valeurs
55:19qui ne seraient pas les mêmes
55:20que celles
55:21qu'avaient leurs parents
55:22ou grands-parents
55:22au moment où ils ont réalisé
55:23leurs investissements
55:24et comment est-ce qu'on
55:24les accompagne là-dessus ?
55:26Oui, certainement
55:27il y a là aussi
55:29des investissements
55:30qui donnent sens
55:31notamment en ESG
55:33mais je dirais
55:34que quand on interroge
55:35nos clients
55:35les plus jeunes
55:38le premier critère
55:39c'est que la nouvelle génération
55:40est prête à prendre
55:41plus de risques
55:42et donc on a aujourd'hui
55:44plus de demandes
55:45des nouvelles générations
55:46par exemple
55:46sur des produits non cotés
55:47d'accord
55:48private equity
55:49même certains
55:50sur des actifs
55:51nouveaux
55:52comme les crypto actifs
55:53d'accord
55:54toutes petites portions
55:55mais qui commencent
55:57à se développer
55:57et donc qui nous oblige
55:58à penser une offre
55:59plus moderne
56:00et plus différenciante
56:02c'est amusant
56:03parce que les crypto actifs
56:03alors effectivement
56:04j'entends souvent
56:05que c'est des petites parts
56:06mais que ça devient
56:07presque un prérequis
56:08de pouvoir en proposer
56:09un petit peu
56:10aux plus jeunes générations
56:11pour leur montrer
56:12qu'on a intégré aussi
56:13cette évolution
56:13des investissements
56:14c'est ça
56:15on doit avoir aujourd'hui
56:16des ETF bitcoin
56:18dans son portefeuille
56:19une banque
56:20qui n'a pas ça
56:21passe à côté
56:22d'un besoin
56:23d'accord
56:23pour pouvoir le proposer
56:24à ses clients
56:24tout le monde n'en prendra pas
56:25mais il faut pouvoir le proposer
56:26il faut pouvoir le proposer
56:27un deuxième exemple
56:29c'est la notion de club deal
56:31on a des clients
56:32qui veulent toucher concrètement
56:33ce qu'ils achètent
56:34que ça soit un bien immobilier
56:36ou des oeuvres d'art
56:37il y a quelques semaines
56:38on a permis à nos clients
56:40par exemple
56:41d'acquérir
56:41une portion
56:42d'une oeuvre
56:43de Pierre Soulages
56:45et donc ça
56:46c'est vrai que ça parle
56:47c'est une petite proportion
56:48mais ça parle
56:48et c'est pas présent
56:49dans toutes les banques
56:50merci Pierre Marin
56:52de nous avoir accompagné
56:52dans la dernière partie
56:53de Smart Bourse
56:54dans Marché Athème
56:54je rappelle que vous êtes
56:55directeur général
56:56et cofondateur de Rockfi
56:57merci beaucoup
56:57merci Nicolas
56:58merci à vous également
56:59de nous avoir suivis
57:00je vous rappelle que vous pouvez
57:01retrouver le replay
57:02sur bsmart.fr
57:03nous écouter en podcast
57:04sur toutes les plateformes
57:05de podcast
57:06et je vous donne rendez-vous
57:07demain à 17h en direct
57:08sur bsmart
57:09pour une émission Smart Bourse
57:10présentée par Pauline Grattel
57:11Sous-titrage Société Radio-Canada
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