- il y a 15 heures
Mercredi 20 mai 2026, retrouvez Gustavo Horenstein (Responsable Recherche Macro et Allocation d'Actifs, Dorval AM), Vincent Chailley (Directeur des Investissements, Groupe H2O AM), Alain Krief (Responsable de la gestion obligataire, Edmond de Rothschild AM) et Laurent Martin (Trésorier Direction administrative et financière, CIBTP France) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bismarck for Change
00:11pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box
00:17et vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage,
00:19soit en replay vidéo sur notre plateforme bismarck.fr,
00:23soit en podcast audio sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:26Au sommaire de cette édition ce soir,
00:27une séance de soulagement, on le voit aujourd'hui sur les marchés obligataires
00:33qui reprennent un peu de hauteur avec des rendements obligataires
00:37qui se détendent un peu partout sur la planète
00:40et qui permettent aux actions de reprendre leur marche en avant.
00:44On voit du verre sur la plupart des marchés européens et américains
00:48au moment où on se parle,
00:49ce qui ne doit pas nous faire oublier les mouvements des derniers jours.
00:52C'est bien là-dessus qu'on va se concentrer dans quelques instants avec nos invités
00:56après l'envolée des parties longues, notamment des courbes obligataires,
01:00un mouvement assez global qu'on a observé du Japon aux Etats-Unis en passant par l'Europe.
01:05Est-ce que cette tendance, si elle venait à se prolonger,
01:09impliquerait des dangers particuliers pour l'ensemble des marchés ?
01:14Est-ce que sur les niveaux atteints à plus de 5% désormais sur un 30 ans américain,
01:19est-ce qu'on atteint des niveaux un peu critiques
01:22qui doivent faire réfléchir sur des risques non linéaires,
01:26des risques de rupture dans les marchés ?
01:28En clair, est-ce qu'on contrôle encore la partie longue des courbes de taux obligataires ?
01:34Question qu'on posera à nos invités de Planète Marché dans un instant.
01:37L'autre facette de l'actualité, bien sûr, vous le savez,
01:40c'est le thème de l'intelligence artificielle
01:42qui reste un thème enthousiasmant pour la plupart des investisseurs aujourd'hui.
01:47Et sans doute que Nvidia viendra, au moins dans l'absolu,
01:51confirmer cet enthousiasme ce soir avec des résultats qui seront forcément spectaculaires
01:56et une offre, une capacité qui a encore sans doute du mal à suivre la demande mondiale
02:03pour l'IA et les infrastructures d'intelligence artificielle.
02:07La question de la réaction de marché est une question un peu à part,
02:10mais on peut noter quand même que le titre Nvidia ne se paye plus très cher
02:14après l'envolée des résultats, bien sûr,
02:18et la consolidation qu'on a pu observer sur ces valeurs jusqu'au début du mois de mars.
02:23Le PE forward d'Nvidia doit être inférieur à 25 aujourd'hui,
02:27quand la moyenne des deux ans est plutôt autour de 30.
02:30Donc on a plutôt un titre un peu moins cher que les années précédentes.
02:34Nvidia, évidemment, à suivre ce soir après la clôture des marchés américains.
02:38Pauline Grattel vous apportera un peu plus de détails encore sur les attentes du marché
02:42vis-à-vis de la publication de Nvidia.
02:44Et puisqu'on parle d'IA, nous évoquerons l'IA, l'adoption et l'usage de l'intelligence artificielle
02:51dans l'univers de la gestion d'actifs,
02:53avec l'exemple de l'implémentation de l'IA dans les stratégies d'H2O Asset Management.
02:59Ça fait 4 ans maintenant qu'une équipe de 5 personnes travaille à plein temps
03:03chez H2O AM pour mettre au point des outils d'intelligence artificielle
03:07qui ne visent pas à piloter des stratégies,
03:09mais qui visent à augmenter la prise de décision des gérants.
03:13Le gérant garde le final cut.
03:15Nous en parlerons avec Vincent Chayel, directeur des investissements d'H2O AM,
03:18qui sera notre invité dans ce dernier quart d'heure de SmartPonses.
03:31Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de SmartPonses,
03:34Pauline Grattel est avec nous et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
03:37Bonsoir Pauline.
03:38Bonsoir.
03:38La géopolitique à la une avec un point de situation sur la crise du Golfe
03:43et une situation qui reste bloquée.
03:45Oui, les marchés sont dans l'attente d'évolution concernant le conflit,
03:49surtout qu'hier, Donald Trump disait avoir annulé un bombardement.
03:53En attendant, le président américain a menacé l'Iran d'importantes représailles
03:57si aucun accord n'est conclu rapidement.
04:00De son côté, l'Iran promet d'ouvrir de nouveaux fronts et une guerre
04:03bien au-delà de la région en cas d'attaque.
04:06Ces nouvelles menaces de part et d'autre interviennent dans un contexte
04:09où le cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril dernier.
04:12Bon, malgré tout cela, les prix du pétrole se détendent un peu aujourd'hui.
04:16Oui, le baril de Brent cède 3% au cours de la séance pour évoluer sous les 110 dollars
04:21et le WTI cède 2% environ autour de 100 dollars.
04:25Sur les marchés obligataires, les rendements tentent de se stabiliser
04:28mais restent hauts avec un 10 ans américain autour de 4,65%
04:33après avoir atteint près de 4,70% hier.
04:36Le rendement américain à 30 ans évolue autour de 5,15% au plus haut depuis 20 ans.
04:43Côté européen, le rendement allemand à 10 ans cède quelques points de base
04:46pour évoluer autour de 3,15%.
04:48Un mot de la séance en Asie également cette nuit, Pauline.
04:51Oui, on surveille les rendements en Asie également, notamment les taux japonais.
04:55Le rendement à 10 ans est au plus haut depuis 30 ans, autour de 2,80%.
04:59Le rendement à 40 ans de son côté cède près de 10 points de base.
05:03Sur les marchés actions, le Nikkei a clôturé en repli de plus de 1%.
05:07Globalement, les marchés asiatiques ont poursuivi leur série baissière
05:11et l'indice MSCI Asie-Pacifique signait sa quatrième séance de repli consécutive
05:16en cédant près de 1%.
05:18En Chine d'ailleurs, le sommet avec les Etats-Unis se concrétise.
05:22Pékin achète 200 Boeing, un signal fort pour tenter de prolonger la trêve commerciale avec Washington.
05:28Qu'en est-il de nos marchés actions en Europe et aux Etats-Unis, Pauline ?
05:31En Europe, les indices sont en hausse aujourd'hui.
05:34Le Stoxx 600 signe sa troisième séance consécutive dans le vert.
05:38Le CAC 40 en France progresse de plus de 1% en fin de séance
05:41et s'établit autour de 8100 points tirés par Euronext en hausse de 5%.
05:46Et ST Microelectronics qui bondit de plus de 6%
05:50après avoir déjà gagné 150% depuis le début de l'année.
05:54Aux Etats-Unis, le Nasdaq ouvre dans le vert
05:56porté par le rebond du secteur des semi-conducteurs après trois jours de repli.
06:01Intel bondit de 6%, AMD de 5% et Micron de 4%.
06:05Et Nvidia qui voit son titre progresser au démarrage de cette séance américaine
06:09avant la publication très attendue de ce soir.
06:12Quelles sont les attentes du marché vis-à-vis d'Nvidia, Pauline ?
06:14Les analystes tablent sur une hausse des ventes de Nvidia de 80% au premier trimestre.
06:20Au-delà des chiffres, l'attention des investisseurs se portera aussi sur deux points.
06:24L'accélération de la production et la stratégie face à la concurrence.
06:28Une concurrence qu'on s'est accrue.
06:30D'ailleurs, Alibaba a dévoilé aujourd'hui une nouvelle puce
06:33et s'efforce de trouver des alternatives aux processeurs de Nvidia.
06:37Enfin, chez Samsung, faute d'accord salarial, les salariés entament demain une grève de 18 jours
06:43menaçant de paralyser la production de semi-conducteurs.
06:46Quels sont les événements programmés demain à l'agenda des marchés ?
06:50Les investisseurs arbitreront demain les résultats de Nvidia et les minutes de la Fed.
06:55Demain, on attend toute une série de PMI préliminaires pour le mois de mai en zone euro.
06:59et aux Etats-Unis.
07:00Du côté des résultats, Walmart sera à la une.
07:03Et sinon, demain, ce sera aussi l'échéance des déclarations de revenus
07:06si vous faites partie des 19 départements qui vont de l'Ain à la Corrèze.
07:11Merci beaucoup pour cet agenda très complet, Pauline Grattel.
07:14Avec nous chaque soir en ouverture de Smart Bourse.
07:27Trois invités avec nous chaque soir autour de la table pour discuter de la situation des marchés.
07:31Laurent Martin est à nos côtés, trésorier à la direction administrative et financière de CI BTP France.
07:36Bonsoir Laurent.
07:37Bonsoir.
07:37Gustavo Orenstein nous accompagne, le responsable de la recherche et de l'allocation d'actifs de Dorval Asset Management.
07:42Bonsoir Gustavo.
07:43Bonsoir.
07:43Et ravi d'accueillir également autour de ce plateau Alain Crieff, le responsable de Fixed Income,
07:48des demandes rotiles d'Asset Management.
07:50Bonsoir et bienvenue Alain.
07:51Bonsoir Gustavo.
07:51Parole au responsable obligataire que vous êtes.
07:55Alain, pour bien comprendre, alors au-delà de la légère détente qu'on peut observer aujourd'hui
07:59sur les taux longs, souverains notamment, l'idée de bien comprendre ce qui s'est passé ces derniers jours,
08:06ces dernières séances avec des mouvements obligataires importants, notamment sur les parties longues de la courbe.
08:11La question étant, est-ce qu'on est encore en contrôle de ces parties longues ?
08:16Est-ce qu'il y a des mécanismes qui permettent d'auto-réguler un peu le marché ?
08:20Ou est-ce qu'il y a vraiment un risque de rupture à un certain niveau avec des phénomènes non
08:25linéaires qui pourraient se produire,
08:27des phénomènes d'accélération de marché qui compliqueraient encore un peu plus la situation ?
08:33Il a toujours été très difficile de contrôler les taux longs, ça c'est clair, de la part des banques
08:38centrales qui contrôlent vraiment les taux courts.
08:40Et justement, la façon, j'allais dire, de gérer les taux courts est déjà assez difficile.
08:47Ensuite, les taux longs, j'allais dire, ont réagi dans un deuxième temps.
08:50Et c'est ce qu'on voit aujourd'hui.
08:51C'est-à-dire qu'on avait vu dans un premier temps, bien sûr, les taux courts réagir à l
08:56'inflation.
08:57On va vraiment lier en ce moment le niveau du pétrole au taux, clairement.
09:03Mais au niveau de la courbe, on a complètement repricé, complètement enlevé les anticipations forcément de baisse des taux,
09:10que ce soit BCE, ça fait un moment, et que ce soit maintenant côté Fed.
09:15Ça, c'était pour les taux courts.
09:17Deuxième phase, aujourd'hui, on a donc réaplatit la courbe significativement.
09:23Ça, c'est la première séquence.
09:23Ça, c'était la première séquence. Et depuis quelques jours, on voit quoi ?
09:27On voit une repantification de la courbe des taux, avec un risque forcément sur le long terme.
09:34C'est quoi le message derrière ce mouvement de repantification-là ?
09:36Alors, le message, c'est déjà, j'allais dire, peut-être une stabilisation notamment des taux courts,
09:42parce qu'à un moment donné, l'anticipation est déjà assez forte.
09:45Je vous rappelle, trois hausses des taux pour la BCE, et aujourd'hui, fin d'année 2026, début 2026,
09:50c'est déjà une hausse des taux de la part de la Fed.
09:51Les anticipations, le marché a déjà bougé là-dessus sur les taux courts.
09:56Ensuite, il y a les primes de termes qui se reconstituent.
09:58Il y a le fait que, comment on va revenir à la normale ?
10:00Il y a le côté fiscal aussi, qui peut impacter aussi forcément les taux longs,
10:05et donc une maîtrise clairement moins évidente des taux longs.
10:08Donc, selon nous, en tout cas, chez le Mont-Bruns de l'Asset Management,
10:11on est quand même relativement confiant.
10:14Alors, le timing est très difficile sur les taux courts.
10:17On peut se dire qu'on anticipait une, puis deux, puis trois hausses de taux sur la BCE.
10:23On peut tout à fait revenir sur plutôt deux, plutôt une, etc.
10:26Donc ça, ça peut bouger, et donc les taux courts peuvent réagir.
10:29Je pense qu'on est allé assez loin aujourd'hui.
10:31Bien sûr, ça va dépendre de l'actualité.
10:33Ce qui est des taux longs, ça va être quand même plus difficile à revenir.
10:39J'allais dire, si jamais on avait des inquiétudes sur la croissance,
10:43les taux longs devraient revenir.
10:45Si la croissance tient, s'il y a de l'inflation, les taux longs devraient remonter.
10:48Donc, pour moi, c'est aussi plus difficile, en tout cas, clairement, à maintenir.
10:54C'est la question de la résilience ou non de la croissance économique,
10:57dans un second temps, qui définira, j'allais dire, le futur des parties longues de courbe.
11:03Tout à fait. Et puis aussi, le niveau d'inflation,
11:05est-ce qu'il va s'ancrer un peu plus haut, de façon générale ?
11:08Bon, ça va driver les taux courts, mais ça peut driver aussi un minimum aussi les taux longs.
11:13Oui.
11:14Gustavo, comment vous analysez, vous aussi, cette séquence ?
11:17Et encore une fois, est-ce que ce mouvement de repentification,
11:20est-ce qu'il a encore du vent dans les voiles ?
11:22Est-ce qu'il peut aller encore beaucoup plus loin ?
11:24C'est vrai qu'on casse des niveaux assez symboliques, qui marquent les esprits,
11:28des niveaux sur des parties longues de courbe qu'on n'a pas vues depuis 20 ans,
11:32ou qu'on n'a quasiment pas vues depuis encore plus longtemps que ça sur certains marchés,
11:36je pense au Japon, mais on est déjà à plus de 5% sur du 10 ans britannique,
11:40avec les spécificités locales, et plus de 5%, 5,20, même hier, quasiment,
11:45sur le 30 ans américain, quand on pensait que déjà la limite de 5
11:48était une résistance importante.
11:52Oui, effectivement, on s'en rappelle déjà qu'il n'y a pas de limite,
11:55rien n'est vraiment marqué dans le marbre, après la psychologie et tout,
11:57évidemment, on s'encle les chiffres, ou même des niveaux historiques,
12:02ou des choses comme ça, mais il n'y a pas de...
12:04C'est la psychologie, je respecte la psychologie, c'est puissante, mais...
12:08Ça se replace dans un contexte.
12:09Il faut voir le contraire.
12:10D'abord, sur la dynamique des taux, il y a la question d'abord du pétrole
12:15et des droits d'hormouze, avec la variable clé de la durée de la fermeture,
12:19ça c'est la variable X qui est un peu dans tous les modèles,
12:23et évidemment, c'est extrêmement difficile de dire quoi que ce soit,
12:27ça a été rappelé, tout cela dépend beaucoup du gouvernement américain,
12:33de Trump, des tweets, et donc place tous les investisseurs
12:37dans une sorte de... un petit peu comme un lapin dans les phares,
12:40parce que c'est très difficile de prendre une grande décision,
12:43avec l'impression que demain, il va dire autre chose,
12:46le marché va partir complètement dans l'autre sens.
12:48Ce n'est pas le moment des grandes manœuvres sur le plan de l'investissement,
12:51de la décision d'investissement.
12:52Non, après on parlera en termes d'allocations,
12:53donc ce serait vrai qu'on a plein de discours,
12:54mais il faut être très honnête, quand il s'agit de revenir au portefeuille,
12:56on a surtout essayé de réduire les aspérités,
12:59parce que c'est extrêmement difficile de prendre des grandes décisions
13:01qui dépendent d'une variable qui elle-même dépend de décisions politiques,
13:07plus ou moins hasardeuses.
13:09Mais en tout cas, dans la dynamique des taux longs,
13:10il y a cette partie-là, et donc la corrélation,
13:13effectivement, ça a été rappelé,
13:14très forte corrélation, même anormalement forte,
13:16les taux et les taux, et non seulement les taux nominaux,
13:18mais les taux réels aussi.
13:19Donc ce n'est pas que l'inflation,
13:20il y a vraiment cette partie-là.
13:24On parlait de primes de termes...
13:25Alors je rappelle qu'il y a effectivement primes de termes...
13:27La prise en compte de la possibilité d'erreur de politique monétaire également...
13:32Alors je dirais que l'erreur de politique monétaire,
13:34ça donne envie d'acheter des taux longs,
13:35si c'est ça l'idée, plutôt.
13:38Là, c'est plutôt quelque chose, c'est l'autre morceau.
13:40Il y a la partie du pétrole,
13:41et il y a une partie qui vient d'avant, en fait.
13:43Il y a une sorte de repricing
13:45qu'on a observé depuis déjà un certain temps,
13:49sous le thème général du higher for longer,
13:51du fait que, oui, nous sommes dans un monde
13:53où les taux d'intérêt réels d'équilibre
13:55vont être un peu plus élevés.
13:57Juste à quel point plus élevé, on ne sait pas.
14:00Et donc, il y a un moment,
14:02ça va aller effectivement trop loin,
14:03et probablement qu'il y aura des bonnes affaires à faire
14:05dans la partie très longue.
14:07On n'en est peut-être plus très loin, d'ailleurs.
14:09Mais bon, voilà, il y a ce type de dynamique.
14:11Et encore une fois, on respecte le marché,
14:12on respecte la puissance des mouvements.
14:15C'est très difficile de se mettre massivement en face.
14:18Mais effectivement, on commence à avoir plutôt envie
14:20d'acheter des parties très longues,
14:22voire éventuellement en tips,
14:23enfin, lié à l'inflation,
14:25pour protéger, indexer à l'inflation,
14:27mais même au nominal.
14:29On a quoi ?
14:302% de taux réel aux Etats-Unis aujourd'hui ?
14:321% en Europe à peu près ?
14:34Oui, exactement.
14:35Et au Japon, on est encore très négatif.
14:37Alors, chaque marché est intéressant et à comprendre.
14:40Sur le marché européen,
14:41il y a un point très complexe,
14:43c'est que c'est toujours la même chose.
14:45On n'a pas un taux européen très clair.
14:47Si vous faites l'ensemble
14:50Bund, BTP, OAT par exemple,
14:53vous avez dans ce mouvement
14:55une partie de duration
14:56et une partie de risque de crédit,
14:59essentiellement la partie BTP, OAT.
15:02Et elle, du coup,
15:03la réaction, notamment des taux italiens et français,
15:06si par exemple il devait y avoir une récession,
15:07n'est pas évident que ce soit un rallye.
15:10Ou en tout cas, moins que...
15:12On pourrait considérer ces actifs
15:14comme des actifs risqués
15:15et donc pas forcément des actifs refuge
15:18en cas de choc récessif.
15:20Les investisseurs l'ont traité comme ça
15:22dans les moments de stress,
15:23il y a plutôt eu un écartement.
15:25Et du coup, le statut de...
15:29L'OAT par exemple, la dette française,
15:31est toujours un peu délicat.
15:33D'autant plus qu'évidemment,
15:35à un an, bien sûr,
15:36des présidentielles françaises.
15:37Donc c'est vrai que ça crée,
15:39en plus dans les stratégies européennes,
15:40il n'y a que l'Europe qui est dans ce cas.
15:41Oui, bien sûr.
15:42Un tri, il y a une difficulté
15:44de se positionner là-dessus.
15:45Il y a une sélection à faire.
15:46Il y a une sélection à faire.
15:46Bon, aux Etats-Unis,
15:47c'est un problème un peu différent.
15:48Et le cas japonais,
15:49extraordinaire évidemment
15:50pour un économiste,
15:51c'est fantastique.
15:52Et j'irais même pour un psychologue.
15:54Le truc simplement,
15:55il faut comprendre
15:56que c'est un marché effectivement
15:57qui ne fonctionnait pas normalement
15:58depuis tellement longtemps
16:00que ce n'était pas évident non plus
16:01de voir comment on en sort.
16:03Et la Banque du Japon
16:03est extrêmement gênée.
16:05Enfin, on sent qu'il y a une difficulté.
16:07Peut-être qu'ils ont envie
16:07d'accélérer la hausse de taux,
16:09mais ça pose problème
16:09des problèmes de financement public aussi.
16:12Bref, ils sont dans une situation compliquée
16:14dont d'ailleurs le Yen
16:15est une victime collatérale.
16:17Donc, mais c'est vrai
16:19que stabiliser cette partie japonaise,
16:21c'est quelque chose
16:22qui a déjà un préalable
16:23pour être un peu plus détendu
16:25sur la partie longue
16:25parce qu'il y a du comouvement
16:26dans les taux très longs.
16:29Laurent, là aussi, vos réflexions,
16:31vos angles d'analyse
16:32par rapport à ce repricing obligataire.
16:34Je disais que c'est un mouvement global.
16:36Est-ce qu'il y a quand même matière
16:38à affiner un peu l'analyse ?
16:40Est-ce qu'il y a des foyers,
16:43j'allais dire,
16:44qui mènent un peu la danse ?
16:45Est-ce qu'il y a des pays
16:46ou des courbes obligataires
16:48par rapport à d'autres
16:48qui sont un peu plus leaders
16:50dans ce mouvement ?
16:51Quand on dit que c'est un mouvement global,
16:52bon, il y a ceux qui donnent le là
16:54et ceux qui suivent aussi la tendance, j'imagine.
16:56Oui, je suis d'accord avec ce qui vient d'être dit.
17:02Il y a d'autres éléments.
17:04En fait, tout converge en ce moment
17:06pour un peu une hausse des taux longs
17:10un peu structurels.
17:11Les planètes sont alignées
17:12pour que les taux continuent de monter.
17:14On en avait déjà parlé.
17:15C'est la demande de capital privée
17:18qui augmente.
17:19C'est le plan allemand
17:20par rapport à la guerre en Ukraine.
17:21On a eu le plan allemand
17:22des dépenses publiques qui augmentent.
17:25On a également M. Warche qui arrive
17:30qui a l'air un peu plus coulant sur l'inflation
17:33à tel point qu'il veut peut-être changer
17:34la manière de lire l'inflation
17:36pour permettre de baisser les taux coûtes
17:38mais qui est un grand avocat
17:40de la baisse de la taille du bilan de la Fed.
17:43J'ai regardé ce matin
17:46le bilan de la Fed depuis 2007
17:48a été multiplié par 7.
17:50Le PIB nominal a été multiplié par 2,5.
17:53Si on revient au même ratio qu'en 2007
17:56c'est 4 000 milliards
17:57de réduction de la taille du bilan de la Fed.
18:01On a également
18:06je pense aussi
18:07que la dernière semaine
18:09sur les taux longs
18:10on a un effet d'entraînement
18:11un effet cliqué
18:16structurel
18:16c'est-à-dire que les prêteurs
18:19disons les banques
18:19qui ont des portefeuilles
18:23de prêts immobiliers
18:26consommation auto
18:28etc.
18:29lorsque les taux montent
18:30la duration de leur actif augmente
18:32donc ça crée
18:33puisqu'il y a moins
18:35de chances
18:36de remboursement anticipé
18:37par les emprunteurs
18:38donc ça crée un risque
18:40de taux supplémentaires
18:41qui doivent couvrir
18:41en vendant des obligations
18:43au moment où il y a moins de demandes
18:45donc on a toute cette conjonction
18:47stratégie d'équilibrage
18:49actif passif
18:50qui peuvent aussi
18:51appuyer encore un peu
18:53plus sur cette tendance
18:53tout à fait
18:54et après je suis d'accord
18:55je pense qu'il ne faut pas
18:56analyser les taux
18:57les marchés obligataires
18:58dans leur ensemble
18:59aux Etats-Unis
19:02encore une fois
19:03le taux à 10 ans
19:04à 4,60
19:04c'est un taux à peu près
19:05normal
19:06on a 2,2,5
19:08d'inflation
19:082,2,5
19:09de croissance
19:10d'avoir un taux à 10 ans
19:11à 4,50
19:124,60
19:13c'est pas normal
19:13je trouve que
19:15là où il y a de l'aveur
19:16c'est plutôt en Europe
19:17où effectivement
19:19on a des taux à 10 ans
19:21qui sont probablement
19:22un peu trop élevés
19:22par rapport aux fondamentaux
19:24le Yen
19:25je suis d'accord
19:26ils sont dans la nasse
19:28ils font rien
19:29ils font rien
19:30la Banque du Japon
19:31ne fait rien
19:31pour l'instant
19:32c'est ça le problème
19:32elle sait mieux faire
19:33depuis des années
19:34elle ne veut rien faire
19:35c'est plus problématique
19:36absolument
19:38donc ça ne m'affole pas
19:40est-ce qu'on va avoir
19:41à un moment
19:42une bascule
19:43je ne pense pas
19:44le risque non linéaire
19:45le côté où ça dérape
19:47je ne crois pas
19:48le risque non linéaire
19:50en fait
19:50il vient surtout
19:51sur des dérapages budgétaires
19:53des dérapages budgétaires
19:55non contrôlés
19:55et là
19:56la crédibilité fiscale
19:57de manière globale
19:58elle est suffisante
19:59je ne dis pas
19:59qu'elle est suffisante
20:00d'accord
20:01je pense qu'elle est suffisante
20:03aux Etats-Unis
20:04oui
20:05on sait que
20:06Trump fait des chèques
20:07pour essayer de gagner
20:07des mid-termes
20:08mais ça a l'air
20:09d'être à peu près contrôlé
20:10et puis il ne faut pas oublier
20:12alors en Europe
20:13on a une problématique
20:14un peu différente
20:15c'est qu'on a des taux d'imposition
20:16qui sont quand même plus hauts
20:17des prélèvements obligatoires
20:18qui sont plus hauts
20:19mais globalement
20:21les déficits
20:23se creusent un petit peu
20:24pas énormément
20:25même en France
20:26on arrive à maîtriser le déficit
20:28à un niveau élevé
20:28mais il est maîtrisé
20:29il ne faut jamais oublier
20:31que ce qui a déclenché
20:32la crise en Grèce
20:33ce n'est pas vraiment
20:34le niveau du déficit
20:35c'est le fait
20:35qu'ils aient menti
20:36masqué
20:36masqué
20:37menti
20:37bien sûr
20:38et donc ça c'était le problème
20:40la perte de crédibilité
20:40vient là
20:41la perte de confiance
20:41absolument
20:42aux Etats-Unis
20:43il y a une marge de manœuvre
20:44si vraiment ça commençait
20:45à déraper au niveau du déficit
20:47et que ça commençait
20:48vraiment à inquiéter
20:48les marchés
20:49c'est la fiscalité
20:50puisque depuis 20 ans
20:52on a quand même
20:53un mouvement de baisse
20:54des impôts
20:55des entreprises
20:56et des ménages
20:57et que
20:58s'il faut
20:59rétablir le budget
21:01pour calmer le marché
21:01un peu plus de fiscalité
21:04devrait
21:06suffire
21:07même si ce n'est pas
21:07la logique trumpienne
21:09originelle
21:09c'est le marché
21:11en tête
21:11que
21:11en cas vraiment
21:12de problème
21:13cette solution là
21:14elle est toujours
21:15possible
21:16d'ailleurs pour ça
21:17que le souverain
21:18est toujours mieux coté
21:19que les entreprises
21:19c'est à dire que
21:20si le souverain
21:20commence à aller mal
21:21il va lever des impôts
21:22auprès des entreprises
21:23qui vont voir
21:24leur profitabilité
21:24légèrement baissée
21:26où est-ce qu'on voit
21:27de la valeur
21:27dans cet univers obligataire
21:28du coup aujourd'hui
21:29Alain effectivement
21:30il faut quand même
21:31distinguer certaines situations
21:32par rapport à d'autres
21:34oui je pense que
21:35on va pas parler du Royaume-Uni
21:36aussi
21:366% sur le 30 ans
21:38bientôt
21:38et le Royaume-Uni
21:39je pense qu'il est inquiet aussi
21:40sur le côté du Premier ministre
21:42qui n'est pas forcément
21:43très stable
21:43là c'est
21:44je crois que ça a été
21:45relativement rassuré
21:47Brunan a plutôt rassuré
21:49qu'il ne ferait pas
21:50le challenge tout de suite
21:51oui d'accord
21:52c'est pas le challenge
21:53c'est au niveau des dettes
21:54du déficit
21:55qui ne reporterait pas
21:56les objectifs de retour
21:58à l'ordre
21:58à partir de là
21:59ça va être rassuré un petit peu
22:00donc ça c'est pour lui
22:01non je pense que
22:02ce qui se passe
22:02sur les marchés obligataires
22:03on a beaucoup parlé
22:04d'inflation
22:05ce qui est intéressant
22:06c'est de dire
22:06écoïde de la croissance
22:07et là on a bien sûr
22:08des incertitudes
22:10mais en tout cas
22:10pour l'instant
22:11ce qu'on est en train de voir
22:12alors si on se place
22:13du côté des Etats-Unis
22:14en fait on a
22:15une augmentation
22:16de la productivité
22:17je crois que vous allez
22:17parler de l'IA
22:19forcément ça augmente
22:21au final
22:21on a des résultats
22:22qui sont tout à fait sympathiques
22:24et même un peu au-dessus
22:25de ce qu'on attendait
22:26on va voir Nvidia ce soir
22:27et d'autres
22:28mais globalement
22:30c'est 25% de croissance
22:31des bénéfices
22:32sur un trimestre
22:33c'est du jamais vu
22:35à partir de là
22:37en fait
22:38si on a de la croissance
22:40c'est peut-être aussi
22:41alors moi sur le fix-income
22:42c'est peut-être aussi
22:43pourquoi les equity
22:44les actions
22:45de façon générale
22:46tiennent bien
22:46mais côté crédit
22:47ça se passe bien
22:49et on voit
22:50une relative
22:51peut-être étonnante
22:53stabilité
22:54des primes de risque crédit
22:56qui est quand même
22:58tout à fait sympathique
22:59alors
22:59pour certains
23:01elle va être trop serrée
23:02on est sur des historiques
23:03de primes de risque crédit
23:04relativement
23:05au plus bas
23:06mais pour les investisseurs
23:08qui viennent
23:08sur des risques crédit
23:09notamment à Yield
23:10ou subordonnés bancaires
23:12ou subordonnés hybrides
23:13corporate
23:13on a des rendements
23:16totaux
23:16qui sont très attractifs
23:18et à partir de là
23:19en fait
23:20on fait fi
23:20j'allais dire
23:21de quid
23:23plutôt souverain
23:24ou de la prime
23:26de risque crédit
23:26ce qu'on achète
23:27c'est le rendement
23:28là pour l'instant
23:30c'est ce qu'on voit
23:31compte tenu du fait
23:32que les entreprises
23:33en tout cas
23:34on ne voit pas
23:34quoi
23:35la récession
23:35ou le ratio de défaut
23:37augmenter
23:37à partir de là
23:39on a quand même
23:40une porte intéressante
23:41d'achat
23:42sur ce type
23:43d'obligataires
23:44crédits
23:45plutôt subordonnés
23:46éventuellement
23:47redescendre sur du Yield
23:48on peut en parler
23:49qui se porte
23:50notamment très bien
23:51je mettrai
23:52aussi l'accent
23:53sur une chose
23:54on a parlé
23:54de la
23:55le mouvement
23:56de courbe des taux
23:57les taux longs
23:58qui augmentent
23:59avant tout
24:00ce qui a très fortement
24:01augmenté
24:01ce sont les taux courts
24:02oui oui
24:03dans la première séquence
24:04de la crise du golf
24:05bien sûr
24:05c'est là où c'est intéressant
24:06c'est-à-dire qu'on a eu aussi
24:07un léger écartement
24:09des primes de risque
24:09donc maintenant
24:10quand vous allez sur le court
24:12vous pouvez avoir
24:13des rendements de taux
24:14qui sont tout à fait
24:16beaucoup plus attractifs
24:17et c'est ce qui a le plus bougé
24:18par rapport à d'autres
24:19actifs de crédit
24:20qui ont certes
24:21un peu bougé
24:21avec les taux sans risque
24:23les taux d'état
24:24oui oui
24:25c'est en risque
24:27je vous laisse
24:28je vous laisse l'affirmer
24:30voilà
24:30surtout sur le court
24:31ça commence à être
24:33on retrouve de la valeur
24:33on a quelques
24:34j'allais dire
24:35quelques segments
24:36qui ont particulièrement bougé
24:38c'est le cas du court
24:39donc ce qu'on appelle
24:40dans notre jargon
24:41le short duration
24:42vraiment qui est intéressant
24:43le short duration crédit
24:45et aussi
24:45quand vous allez
24:46sur les primes de risque crédit
24:48il faut aller descendre
24:49sur le simple B
24:50qui est la signature
24:52j'allais dire
24:52bien sûr
24:53moins bien notée
24:54par les agences de notation
24:55qui a particulièrement bougé aussi
24:57alors que
24:58tout ce qui est au milieu
25:01globalement
25:01oui ça a bougé
25:02sur le crédit
25:03avec les taux
25:05les taux d'état
25:05mais sur les primes
25:07de risque crédit
25:07ça n'a pas beaucoup bougé
25:08au total
25:09ça n'a pas beaucoup bougé
25:11ça a fait une sorte
25:11de ressort
25:13c'est à dire que
25:13oui les taux d'état
25:14sont montés
25:14mais finalement
25:15le spread
25:15sont resserrés
25:16donc au final
25:17le rendement total
25:18n'a pas forcément bougé
25:19ce qui n'est pas tout à fait
25:21pareil sur les parties
25:22à la fois courtes
25:23ou les saignements
25:24moins bien notés
25:25entre guillemets
25:26qui sont particulièrement
25:27intéressants
25:28bien évidemment
25:29si on ne va pas
25:30vers une récession
25:30et si on voit
25:31une amélioration
25:32j'allais dire
25:33du conflit
25:34de l'inflation
25:36à court ou moyen terme
25:37et ce qui va avec nous
25:38c'est ce qu'on appelle
25:39le portage
25:40c'est à dire que
25:41le timing
25:42certes
25:42il ne faut pas
25:43que ça dure quand même
25:43trop longtemps
25:44pour vraiment
25:44heurter la croissance
25:45on revient au facteur X
25:46mais on a un peu plus de temps
25:48en effet
25:48sur le crédit
25:49et c'est ça qui est intéressant
25:50mais vous dites
25:51il n'y a pas forcément
25:52de complaisance
25:53alors vous dans votre univers
25:54sur ces marchés de crédit
25:55malgré des spreads
25:56très serrés
25:58et l'idée aussi
25:59quand même
26:00que la dynamique
26:00de croissance
26:01de nos économies
26:02a changé de nature
26:04on est capable
26:04d'encaisser
26:05des chocs d'offres
26:06alors on l'a vu
26:08avec le Covid
26:10avec l'Ukraine
26:11on a été capable
26:12d'encaisser
26:13de gérer des chocs d'offres
26:14sans aller
26:16dans des récessions
26:16en tout cas
26:17des mouvements récessifs
26:18profonds
26:19et cette histoire là
26:20elle peut encore
26:21ce schéma là
26:22il peut encore s'appliquer
26:23à ce qu'on vit là aujourd'hui
26:24il peut s'appliquer
26:25pourquoi
26:25parce que
26:26on a
26:27on a
26:28on a une différenciation
26:29qui est assez forte
26:30quand même
26:31on pourra en parler
26:32sur les actions
26:33mais même
26:34sur le crédit
26:34c'est à dire qu'en fait
26:35les secteurs
26:35notamment
26:36alors je pense
26:37si on parle récession
26:38il faut quand même
26:38aller voir le risque systémique
26:40et le secteur bancaire
26:40ils se portent quand même
26:42très très bien
26:42les banques
26:43sont ressorties
26:44en fait
26:44de toute cette crise
26:45beaucoup mieux
26:46qu'auparavant
26:46donc ça a été plutôt bénéfique
26:48en tout cas
26:48toutes les crises
26:49qu'on a connues
26:49les banques
26:50sont ressorties
26:51gagnantes
26:51avec même
26:52les banques du sud
26:53qui ont rattrapé
26:54l'ensemble des banques
26:54du nord
26:56on parle plus maintenant
26:57de nord et sud
26:57c'est plus le maillon faible
26:59voilà
26:59c'est plus le maillon faible
27:00donc ça déjà
27:01à ce niveau là
27:02après ça veut pas dire
27:03qu'il y a d'autres secteurs
27:04qui peuvent plus s'en pâtir
27:05on a vu la chimie
27:06l'année dernière
27:08vraiment
27:10rentrer dans une phase
27:10qui était assez compliquée
27:12avec
27:14l'influence chinoise
27:15la compétition
27:16en Chine
27:16sur capacité chinoise
27:18et en avançant
27:20bon aujourd'hui
27:20on a la même problématique
27:23des softwares
27:24pareil sur le crédit
27:25on en a moins
27:26enfin on en a pas beaucoup
27:27mais ça existe quand même
27:28donc on a quand même
27:29une différenciation
27:30qui est forte
27:31ce qui fait que
27:32c'est pour ça que
27:32vous me demandez
27:33si globalement
27:34ça va bien se passer
27:35oui parce qu'il y a
27:36des différenciations
27:36et aujourd'hui
27:37on voit bien
27:38on n'a pas un effet
27:39il y a des pages solides
27:40quand même
27:40on n'a pas un effet général
27:42qui va dire
27:43qui va nous emmener
27:44plus large
27:45de façon générale
27:46à cause par exemple
27:47d'une récession
27:48Gustavo
27:48vos commentaires
27:49effectivement
27:50quand on parle
27:51de la situation
27:52des marchés obligataires
27:53souverains
27:54qu'on a décrites
27:55quand on en vient
27:56à des classes d'actifs
27:56plus risquées
27:57que ce soit le crédit
27:58et les actions
28:00ultimement
28:00c'est vrai qu'on a l'impression
28:01qu'on navigue
28:02en fonction de son profil
28:03d'investisseur
28:04dans des mondes
28:04complètement différents
28:05oui bien sûr
28:06le point commun
28:07c'est bien
28:08c'est l'idée de résilience
28:09dont on a parlé
28:11il y a deux choses
28:12un c'est le scénario
28:13du pétrole lui-même
28:14à la fin
28:15ce qu'il y a dans la tête
28:16des investisseurs
28:17et même du FMI
28:18de la plupart des économies
28:20c'est quand même
28:21une réouverture
28:22qui arrive bientôt
28:23cet été
28:24c'est vrai qu'on n'arrête pas
28:25de rajouter une semaine
28:26à ce truc là
28:27mais ça reste temporaire
28:29et donc moins grave
28:31quelque chose de permanent
28:32donc ça c'est le premier point
28:33et deuxième point
28:34c'est le thème de la résilience
28:35et le thème de la résilience
28:36il vient
28:38ça a été dit
28:38mais c'est vraiment important
28:39de prendre un peu de recul
28:40il vient de ce que nous avons
28:41tous collectivement observé
28:42depuis le Covid
28:44c'est quand même
28:45le troisième choc
28:46d'offres majeures
28:47et une économie mondiale
28:49alors il y a des problèmes
28:50ici ou là
28:51le choc de 2022
28:52par exemple
28:53a été quand même
28:53très très dur pour l'Europe
28:54très très dur pour l'Allemagne
28:55et même encore aujourd'hui
28:57mais il n'y a pas eu
28:58de récession globalement
28:59et donc l'économie mondiale
29:00c'est trois années
29:01de croissance nulle
29:02pour l'Allemagne
29:02mais c'est pas
29:03la baisse d'activité
29:05qu'on a connue
29:05par exemple
29:06dans le siège
29:06de la grande crise financière
29:07on n'a pas du tout
29:09retrouvé ces mesures-là
29:10en 2022
29:11des papiers
29:12de certains économistes
29:13disaient
29:13le PIB de l'Allemagne
29:14va faire moins 6%
29:15en ligne droite
29:16de drawdown
29:17parce qu'on a coupé
29:18et c'est pas ce qui s'est passé
29:20ça fait zéro
29:21pendant quatre ans
29:23mais la plasticité
29:25de l'économie
29:26des entreprises
29:27a permis quand même
29:28de passer sans avoir
29:29de telles ruptures
29:31quand on a observé ça
29:32forcément
29:34on est tenté de croire
29:35qu'il y a bien une résilience
29:37que même si l'économie
29:38il y a bien un ralentissement
29:39qui va arriver
29:40il ne faut pas se leurrer
29:41il y a bien un ralentissement
29:42en Europe
29:42il est très clair
29:44le secteur des services
29:45souffre énormément
29:46le tourisme
29:46souffre énormément
29:47il va continuer de souffrir
29:48donc il y a bien
29:50une baisse
29:52mais cette impression
29:53que dès que ça va passer
29:54et bien on va revenir
29:55sur la tendance précédente
29:56parce que c'est ce qui s'est passé
29:58et notamment le Covid
29:59ça distingue complètement
30:00la crise du Covid
30:02en 2020
30:03de la crise financière
30:04de 2008
30:04en 2008
30:05l'économie mondiale
30:06n'a jamais récupéré
30:07sa tendance précédente
30:08jamais
30:08et il y a une sorte de
30:10un gap
30:11qui est resté ouvert
30:12pas du tout
30:13vous faites le même graphique
30:14pour le Covid
30:16et même 2022
30:17et même les gestes
30:19sont passés
30:19au-delà de la tendance
30:21qui aurait dû être
30:22la leur naturellement
30:23l'économie mondiale
30:24est revenue sur sa tendance
30:25avec des différenciations
30:26effectivement
30:26mais l'économie mondiale
30:27qui est le marché
30:28de beaucoup de ces entreprises
30:29qui sont des entreprises
30:30internationales
30:31pour la plupart
30:32et bien on continuait
30:33de croire
30:33tant qu'il y a eu
30:34cette résilience
30:34et donc on a envie de croire
30:36alors c'est aussi
30:37le problème évidemment
30:38comme toute chose
30:39que tout le monde observe
30:40simultanément
30:41c'est aussi la fragilité
30:42c'est que si
30:43si on se trompe
30:44tout le monde y croit
30:46ça peut être un peu violent
30:48on sait que les crises
30:49arrivent quand une croyance
30:50très ancrée
30:51disparaît
30:52on parlait tout à l'heure
30:53de Lehman Brothers
30:53Lehman Brothers
30:54c'est la croyance
30:55que ça n'arrive jamais
30:56une banque de premier plan
30:57ne fait jamais faillite
30:58ah bah si
30:59ça fait faillite
31:00du coup je révise tout
31:01et là
31:02on sait jamais très bien
31:03où ça s'arrête
31:03donc la résilience est là
31:06on a envie d'y croire
31:08parce qu'on l'a observé
31:09c'est aussi la fragilité
31:10éventuellement
31:11qui encore une fois
31:12donne un peu de valeur
31:13éventuellement
31:13au taux
31:14à la duration
31:15c'est plutôt long
31:16même si tiens
31:17une petite question
31:17subière
31:18si
31:18je ne sais pas
31:19par le hasard des choses
31:22on entrait quand même
31:23dans un schéma
31:23ou dans un choc récessif
31:25dans le contexte actuel
31:27avec les niveaux d'endettement
31:28avec la crédibilité
31:30ou la perte de crédibilité
31:31ici et là
31:32qu'on peut avoir
31:33des dirigeants publics
31:35ou des dirigeants monétaires
31:36on pourrait vraiment
31:37avoir une réaction forte
31:39des marchés obligataires
31:40un vrai rallye obligataire
31:42ou est-ce qu'on aurait
31:43forcément une réaction
31:44beaucoup plus limitée
31:45de ce point de vue-là
31:47c'est presque une question
31:49religieuse
31:49c'est difficile de répondre
31:50de manière très
31:53jusqu'où est-ce que c'est
31:55encore des actifs-refuges
31:55je crois que ça reste
31:57quand même des actifs-refuges
31:58dans ce scénario
32:00extrême
32:00et surtout
32:01si les questions
32:02de crédit
32:03effectivement
32:04deviennent problématiques
32:05éventuellement les banques
32:06ces types de questionnements
32:08là
32:08on sait que
32:10ça reste quand même
32:11le refuge ultime
32:12mais c'est vrai
32:13qu'on ne l'a pas testé récemment
32:14et donc
32:14c'est une pure croyance
32:15je ne suis pas sûr
32:16mais ça me semblerait logique
32:18surtout je pense
32:20typiquement
32:21pour les Etats-Unis
32:22ou pour
32:23voilà
32:23des zones monétaires
32:25qui restent quand même
32:27solides
32:28et il n'y a pas de
32:28bon
32:29un mot là-dessus Alain
32:31on peut dire
32:32on peut dire
32:33que si jamais
32:34on allait vers
32:35quelque chose
32:35de très récessif
32:36hypothèse
32:36un watif
32:38logiquement
32:38si l'activité
32:39diminue fortement
32:40l'inflation
32:41devrait baisser
32:42à partir de là
32:43il n'y aurait pas
32:44d'autres raisons
32:46pour maintenir
32:47les taux
32:48donc normalement
32:48les banques centrales
32:49devraient être
32:50au chevet de l'économie
32:50et donc baisser les taux
32:52on va dire
32:53dans ce sens-là
32:54mais il faut aller
32:55quand même
32:55beaucoup plus loin
32:56avec plusieurs étapes
32:57et on en est loin
32:57aujourd'hui
32:57il faut que le choc
32:59soit quand même
33:00fort
33:01pour qu'on en arrive
33:02là
33:04Laurent
33:04qu'est-ce que
33:06je voulais parler
33:09sur le crédit
33:09sur les parties
33:11du rendement
33:11si je peux
33:14illustrer
33:14la force du crédit
33:16j'ai un fonds
33:17en tête
33:18et en portefeuille
33:19ça tombe bien
33:22qui est le fonds
33:23le plus long
33:24que j'ai dans mon portefeuille
33:25c'est un fonds
33:25daté
33:262031
33:27d'obligation
33:28bancaire
33:31depuis
33:33le début
33:34du conflit
33:34le 27 février
33:35jusqu'à aujourd'hui
33:36donc c'est quand même
33:37du 5 ans
33:385 ans
33:40obligation bancaire
33:41plutôt
33:41oui ça bouge
33:42ça peut bouger
33:43ça peut bouger
33:44le fonds a perdu
33:45moins de 1,5%
33:46c'est-à-dire que
33:49en termes de spread
33:50ça a un peu augmenté
33:51les taux souverains
33:52ont augmenté
33:53mais le portage
33:54sur 2 mois et demi
33:55fait que ça amortit
33:56quasiment
33:56complètement
33:56le choc
33:58alors c'est toujours
33:59moins bien que le monétaire
34:00parce que le monétaire
34:00dans le même temps
34:02ça a fait du 0,4
34:03mais c'est aussi pour ça
34:05que les investisseurs
34:07ne paniquent pas
34:08je pense
34:08je ne panique pas
34:09parce que
34:11sauf récession
34:12sauf blocage complet
34:14d'or
34:15il y a de la protection
34:15il y a de la protection
34:17il y a de la protection
34:18tant qu'on n'est pas
34:19dans des choses
34:19effectivement
34:19des crises pérennes
34:21avec un pétrole
34:22qui monterait à 140
34:23pendant plusieurs mois
34:24là ça changerait
34:25le scénario
34:27mais aujourd'hui
34:28c'est aussi pour ça
34:29que les investisseurs
34:30ne paniquent pas
34:32également ce que disait
34:34monsieur
34:34c'est
34:36vous pouvez
34:37c'est difficile
34:38de bouger un portefeuille
34:40moi j'ai un portefeuille
34:41de plusieurs centaines
34:42de millions d'euros
34:44ça ne se bouge pas
34:46comme ça
34:46du jour au lendemain
34:48et une fois que vous l'avez bougé
34:49il ne vaut mieux pas
34:50qu'il y ait une nouvelle
34:51qui vienne
34:52vous prendre complètement
34:53invalider votre décision
34:55bien sûr
34:56donc on est alerte
34:58on surveille
34:58on regarde
35:00est-ce qu'il y a des signes
35:01qu'il pourrait y avoir
35:02une crise
35:03beaucoup plus grave
35:04et pérenne
35:04à ce moment là
35:05on bougera
35:06et sinon
35:07alors ceci dit
35:08je suis un peu côté
35:09Warren Buffett
35:09j'ai à peu près
35:1020% de monétaires
35:11et de quasi monétaires
35:12dans mon portefeuille
35:13pour profiter
35:14d'exagération de marché
35:17de voir
35:19est-ce que le marché
35:19va vraiment paniquer
35:21quand la BCE
35:21va monter ses taux
35:22au mois de juin
35:23des choses comme ça
35:25très très
35:27impatient
35:27d'entendre
35:28la première conférence
35:29de presse de Warch aussi
35:30oui oui oui
35:31ce sera le 17 juin
35:32si ce n'est pas de bêtises
35:33je pense que ça va être
35:34très instructif
35:35le marché aime
35:36tester les nouveaux entrants
35:38dans un conseil de gouverneur
35:39d'autant plus
35:40quand il prend
35:41la présidence
35:41de l'institution
35:42absolument
35:43absolument
35:44il aime tester
35:46ceci dit
35:47Warch
35:47a un discours
35:48qui est quand même
35:48relativement clair
35:50donc on va voir
35:51ce qu'il va dire
35:52il sait de quoi il parle
35:53il sait de quoi
35:55il parle
35:56et ça va être intéressant
35:58de voir
35:58donc j'ai un petit
35:59matelas de liquidité
36:00à investir
36:01sur opportunité
36:03oui l'arrivée de Warch
36:05Alain
36:05comment vous
36:06alors c'est compliqué
36:07parce qu'il ne s'est pas
36:08encore exprimé
36:08en tant que président
36:09de la Fed
36:10et futur président
36:11du FOMC aussi
36:12il sera président
36:12de l'organe de décision
36:14de la politique monétaire
36:15ça crée toujours
36:17un moment
36:18de transition
36:19d'adaptation
36:20aussi de la part
36:21des investisseurs
36:22du marché
36:22dans un environnement
36:24compliqué
36:24comme l'a dit Laurent
36:25on attend toujours
36:25son discours
36:26bien sûr
36:27après c'est vrai
36:28que le marché
36:28est beaucoup moins inquiet
36:29on était très inquiet
36:30avant la nomination
36:32on ne savait pas qui
36:32on ne savait pas
36:33les choisir
36:34et autres
36:34finalement depuis
36:35la nomination de Warch
36:36on a quand même creusé
36:37le marché a creusé
36:38et on le voit bien
36:39il y a très peu
36:40de mouvements
36:41très peu de réactions
36:42alors oui
36:43en effet
36:43des adaptations
36:43et des projections
36:45j'allais dire
36:45par rapport à
36:46vous l'avez dit
36:47en fait
36:48il n'aime quand même
36:49pas forcément
36:50augmenter
36:52la taille du bilan
36:53la taille du bilan
36:54il est plutôt
36:55sur des baisses de taux
36:56mais pas forcément
36:57pas aussi fort
36:58qu'un Miran
36:59par exemple
36:59enfin voilà
37:00qui sort d'ailleurs
37:01du jeu
37:02ben oui
37:02parce qu'il y a
37:02bien sûr
37:04parce que les apoutes
37:05n'est pas sorti
37:06donc ça ne marche pas
37:08voilà
37:09donc en effet
37:10donc je pense que
37:12pour être honnête
37:13pour l'instant
37:14et jusqu'à sa nomination
37:16et jusqu'à son discours
37:17et même
37:17je pense un peu plus loin
37:18ça ne devrait pas avoir
37:20d'effet majeur
37:21et plutôt rassurant
37:22en tout cas pas d'effet majeur
37:23ça veut dire
37:24qu'il va aller valider
37:25l'idée
37:26qui a été soutenue
37:28explicitement
37:28par trois membres
37:30du FOMC
37:30lors de la dernière décision
37:32il va aller vers l'idée
37:34d'atténuer
37:35le biais accommodant
37:36de la réserve fédérale
37:37américaine
37:38il ne va pas se mettre
37:39en minorité
37:40par rapport à son conseil
37:41dès le premier FOMC
37:42exactement
37:43je pense surtout
37:44on a beaucoup plus confiance
37:45dans
37:47que la fête garde
37:48son indépendance
37:49c'est ça aussi
37:49qu'il faut voir
37:50on avait ce risque
37:51on l'a oublié aujourd'hui
37:52parce que Kevin Warch
37:52a plutôt démontré
37:55que
37:55l'indépendance de la fête
37:57resterait
37:57plutôt pérenne
37:58on verra
38:00une prochaine chose
38:02mais pour l'instant
38:02et c'est ça
38:03plutôt qu'à rassurer
38:03aussi les marchés
38:04il y avait quand même
38:04plusieurs inquiétudes
38:05par rapport à la nomination
38:06de ce nouveau
38:07Germain de la fête
38:08il a balisé un peu
38:09le chemin
38:10en mettant de la pression
38:11à l'occasion
38:12et des divisions
38:13à l'occasion
38:13du dernier FOMC
38:14c'est peut-être plus facile
38:15pour lui d'entrer en matière
38:17de ce point de vue-là
38:18on n'a pas parlé
38:19des actions encore
38:20Gustavo
38:20je voulais bien
38:20qu'on en disait un autre
38:21parce que
38:21ok le crédit
38:22j'ai compris
38:23la résilience du crédit
38:24et l'intérêt du crédit
38:26les actions
38:27c'est encore
38:28un niveau de risque
38:29différent
38:29et c'est vrai que là
38:31on parlera d'Nvidia
38:32demain
38:32après la publication
38:33ce soir
38:34mais il y a quand même
38:35un sujet assez obsessionnel
38:36de la part des investisseurs
38:37c'est de capter
38:38le maximum de la valeur
38:40autour du thème de l'IRE
38:41et ça ça ne s'arrête pas
38:42et ça ça ne s'arrête pas
38:44donc effectivement
38:44dans les actions
38:46il y a plusieurs choses
38:46d'abord la relation
38:47avec les taux d'intérêt
38:48on a toujours pensé
38:50que c'est plutôt
38:51une histoire de vitesse
38:52et de cause
38:53ce qui cause
38:54le mouvement
38:54et de sa vitesse
38:55qui crée un peu
38:56de malaise
38:57mais bon en soi
38:58si les taux montent
38:59pour des raisons
39:00pas trop mauvaises
39:01c'est pas forcément
39:02un énorme problème
39:03pour les marchés actions
39:04en règle générale
39:05les questions de valo
39:06de primes de risque
39:07etc
39:08c'est des questions
39:08de long terme
39:09je ne suis pas sûr
39:09que ce soit majeur
39:10dans les mouvements
39:11dont on discute
39:13ça c'est la première chose
39:15deuxième chose
39:15sur l'IA
39:16encore une fois
39:17il faut respecter
39:18il y a une puissance
39:19énorme
39:20sur ce mouvement là
39:23je crois d'ailleurs
39:24que la discussion
39:25de savoir
39:26si tout ça va être payé
39:27rentable etc
39:28est sans doute intéressante
39:29mais ne joue pas vraiment
39:31aux horizons
39:31c'est pas là
39:32à un ou deux mois
39:33tout ça est peut-être
39:34une très mauvaise idée
39:35mais on verra en 2028
39:36et du coup
39:37on verra d'ici là
39:39en attendant
39:39quand vous voyez
39:40la courbe de croissance
39:41du chiffre d'affaires
39:42d'entropique
39:42par exemple
39:42vous dites qu'il y a
39:43quand même
39:43un peu de monétisation
39:44qui arrive
39:45d'une certaine manière
39:46tout n'est pas que du rêve
39:47tout ça
39:48il y a du très réel
39:49mais on a déjà parlé
39:50je me souviens
39:51l'année dernière
39:51on a évoqué
39:53je ne sais pas quoi
39:53les chemins de fer
39:54ou d'autres bulles
39:55qui étaient très concrètes
39:56et en même temps
39:57les chemins de fer
39:58n'ont pas disparu
39:58et c'est très utile
40:00ça ne veut pas dire
40:01que tout le monde
40:01a gagné de l'argent
40:02par contre
40:03mais sur le moment
40:04ça n'a pas beaucoup
40:05d'importance
40:05pour l'instant
40:06c'est extrêmement puissant
40:07très difficile
40:08je dirais
40:08de se mettre vraiment
40:10en face là aussi
40:12non mais ça
40:12ça oblige à gérer
40:13j'imagine
40:14le risque de concentration
40:15et c'est vrai que ce risque
40:17beaucoup de gérants
40:18étaient contents
40:18de voir le déroulé
40:20de l'année 2025
40:21parce que justement
40:22on voyait
40:23une déconcentration
40:24quand même
40:24des performances
40:25on voyait
40:26qu'investir
40:27en Europe
40:28en Asie
40:29alors toujours
40:30module la devise
40:31mais que ça payait
40:32et que ça pouvait
40:33même payer un peu plus
40:34que ce qu'on pouvait
40:35investir aux Etats-Unis
40:36sur une période
40:38effectivement donnée
40:39de quelques mois
40:40quelques trimestres
40:40ça avait bien fonctionné
40:42et c'était quand même
40:42encore l'espoir
40:44de début de l'année
40:44de se dire
40:45qu'on allait pouvoir
40:45projeter ces investissements
40:47sortir de ces phénomènes
40:48de concentration
40:49qui existent aux Etats-Unis
40:50mais qui existent partout
40:51partout d'ailleurs
40:51dans chaque indice
40:52et là on a l'impression
40:53qu'on revient quand même
40:54très très vite
40:54très très fort
40:56quelque chose de très concentré
40:57autour de 10 boîtes
40:57c'est très concentré
40:59autour d'un thème
41:00un thème qui touche
41:01beaucoup de boîtes
41:02en réalité
41:03même des boîtes industrielles
41:04européennes
41:04en fait sont tenues
41:06parce qu'indirectement
41:07on participe à ce mouvement
41:08donc on a quand même
41:09l'impression que ce mouvement
41:11le boom de l'intelligence artificielle
41:13tire énormément de secteurs
41:14plus ou moins éloignés
41:15mais qui ont une relation
41:17que ce soit l'électrification
41:19ou d'autres thèmes
41:20qui bénéficient
41:21d'un effet de squeeze
41:23extrêmement fort
41:23évidemment le prix de la mémoire
41:25et le mouvement de Samsung
41:27et HKNX
41:27de ces valeurs-là
41:28est complètement exceptionnel
41:30mais ça vient
41:31de l'explosion
41:32du prix de la drame
41:34qui n'est même pas
41:35une très haute technologie
41:36par ailleurs
41:36mais il se trouve
41:37qu'il y a trois boîtes
41:37qui le font dans le monde
41:38et du coup
41:39l'effet rareté
41:41fait qu'il y a
41:42une énorme augmentation
41:43et ça ça fait des bénéfices
41:45donc c'est très violent
41:46mais est-ce qu'on a envie
41:47d'aller regarder ailleurs
41:49dans le marché aujourd'hui
41:50dans ces moments-là
41:51est-ce qu'on se dit
41:52tiens j'ai envie de reprendre
41:53peut-être un petit peu
41:55le chemin de la diversification
41:58sortir et aller voir
41:59d'autres thèmes peut-être
42:01d'autres marchés
42:02que le marché américain
42:02ou que le marché coréen
42:03ou taïwanais
42:04je dirais que ça nous arrangerait
42:05vu la manière
42:06dont j'ai en général
42:06extrêmement diversifié
42:08sur la partie action
42:08autrement très peu concentré
42:10mais ce qui ne nous arrange pas
42:11énormément
42:12comme type de mouvement
42:13c'est vrai
42:13mais non c'est vrai
42:15pour l'instant
42:15il y a une énorme force
42:16c'est très difficile
42:17et on ne peut pas dire
42:18que le marché soit
42:19complètement absurde
42:20les perdants de la situation
42:22perdent en bourse
42:23et les gagnants
42:24gagnent
42:26vous le disiez tout à l'heure
42:27même Nvidia
42:27dans le fond
42:28n'est pas spécialement cher
42:29il y a eu un tel boom
42:31des profits
42:31donc s'il y a une bulle
42:32ou un problème
42:33c'est dans les profits eux-mêmes
42:34et comme pour l'instant
42:35on ne voit pas grand-chose
42:36c'est assez difficile
42:37de se mettre en face
42:38ce qui se passera
42:39dans 6 mois
42:401 an
42:41ça se paye 23 fois
42:43les bénéfices attendus
42:44Nvidia
42:45ce qui n'est pas
42:45voilà
42:47dans les semi-conducteurs
42:48on trouve d'autres exemples
42:49qui eux se payent
42:51plusieurs facteurs
42:52de la valo de Nvidia
42:54un mot sur les marchés d'action
42:55comment vous les regardez
42:56même si ce n'est peut-être
42:57pas le cœur
42:57de votre portefeuille
42:58c'est pas le cœur
42:59intéressant d'avoir un oeil dessus
43:01je le regarde relatif
43:02par rapport au high yield
43:03en fait
43:04et je suis un investisseur européen
43:06je n'ai pas acheté
43:07de S&P
43:08de Nasdaq
43:10et du high yield
43:12de 5 ans
43:13à presque
43:157,5 de portage
43:16ça me suffit
43:17en termes de couple
43:18vous laissez passer les actions
43:19le rendement action
43:20aujourd'hui
43:21en termes de couple
43:21le rendement risque
43:22c'est imbattable
43:23c'est imbattable
43:24c'est imbattable
43:25alors toujours
43:26sur opportunité
43:27si on a une petite correction
43:28de 20%
43:28je laisserais peut-être tenter
43:31on n'y est pas encore
43:32mais pour l'instant
43:33le couple rendement risque
43:33sur le crédit
43:34me semble plus intéressant
43:3630 secondes
43:37le regard du responsable obligataire
43:39sur l'autre marché
43:40des actions
43:40en l'occurrence
43:41Alain ?
43:42moi je pense
43:42globalement
43:43la diversification
43:44même si c'est le même thème
43:45que l'IA
43:45et là
43:46j'allais dire
43:46la diversification
43:48l'impact
43:48sur différents secteurs
43:49comme on l'a dit
43:50l'électricité
43:51ou autre
43:52aujourd'hui
43:52et peut-être demain
43:53la data
43:53ou autre
43:54on voit bien que
43:55finalement
43:55c'est assez intéressant
43:56parce que
43:57c'est un thème large
43:58c'est un thème large
43:59et ce qui a été intéressant
44:00parce que la diversification
44:01et c'est vrai
44:02que les années
44:03où cette valeur montait
44:04et tout le reste baissait
44:05enfin bon c'est vrai
44:06que c'est un peu compliqué
44:07j'imagine
44:07je comprends
44:10on prend bien
44:11la difficulté
44:11là aujourd'hui
44:12même si
44:13quelques valeurs
44:14et de large cap
44:14montent
44:15et continuent à monter
44:16voilà
44:17si ça commence
44:18à se diversifier
44:19c'est quand même
44:19plus simple
44:20et finalement
44:20ça veut bien dire
44:21qu'il faut aller
44:22vers la diversification
44:23alors on voit bien
44:24qu'il y a quand même
44:24d'autres thèmes
44:25qui peuvent se matérialiser
44:27donc moi
44:29venant de l'obligataire
44:30et de l'obligataire crédit
44:31j'adore la diversification
44:32et c'est la base
44:33en crédit
44:35donc ce serait plutôt sympa
44:37de voir aussi cet effet
44:38sur les marchés actions
44:39sur les marchés actions
44:40voilà
44:41après
44:41voilà
44:42je reste très humble
44:43aussi pour voir ça
44:44parce que
44:45c'est quand même
44:46tout à fait
44:47assez compliqué
44:48de voir ça
44:48effectivement
44:49le risque est à la hausse
44:50aujourd'hui encore
44:51peut-être sur les marchés actions
44:53merci
44:53et il faut suivre
44:54merci beaucoup
44:54messieurs
44:55merci d'avoir été invité
45:13le dernier quart d'heure
45:14de Smartbourg
45:14chaque soir
45:15c'est le quart d'heure
45:15thématique
45:16le thème ce soir
45:17c'est celui de la question
45:18de l'intelligence artificielle
45:20pas tant sur le plan
45:21de l'investissement
45:22on en parle beaucoup
45:23dans cette émission
45:23mais plutôt sur le plan
45:25de l'adoption
45:26et de l'usage de l'IA
45:27dans l'industrie
45:28de la gestion d'actifs
45:29et nous allons prendre
45:30l'exemple
45:31d'H2O Asset Management
45:33comment le groupe
45:34d'investissement
45:35bien sûr
45:35s'est approprié
45:37cette technologie
45:37de l'IA
45:38et pour quels usages
45:40aujourd'hui
45:40question que nous allons poser
45:41à Vincent Chayet
45:42qui est à mes côtés
45:43en plateau
45:43le directeur des investissements
45:44du groupe
45:45H2O Asset Management
45:46bonsoir et bienvenue Vincent
45:47bonsoir
45:48ça fait quelques
45:49j'allais dire
45:49un peu plus qu'une paire d'années
45:51que vous avez embrassé
45:53le sujet industriel
45:54de l'intelligence artificielle
45:56chez H2O Asset Management
45:58vous allez nous expliquer
45:59ce que vous faites
46:00mais quelle a été
46:01votre réflexion première
46:02originelle
46:03et qu'est-ce que vous avez compris
46:05de ce que
46:06ces développements technologiques
46:08l'IA générative
46:09notamment
46:09allaient pouvoir apporter
46:10à vos métiers
46:11en fait on est
46:13nous
46:13une gestion discrétionnaire
46:15on investit
46:16en obligations
46:17en actions
46:17en change
46:18dans à peu près
46:19tous les marchés
46:20de la planète
46:22on est 11
46:23gérants à faire ça
46:24à prendre les décisions
46:25ensemble
46:25et on s'est dit que
46:26tout simplement
46:27l'intelligence artificielle
46:28pouvait nous aider
46:29dans cette réflexion
46:31et alors
46:32ça se fait pas
46:33comme ça
46:33il faut la nourrir
46:35il faut bien maîtriser
46:36la donnée
46:36qu'on lui donne
46:37il faut bien maîtriser
46:38l'apprentissage
46:39qu'elle fait
46:40comment elle comprend
46:41ce qu'est l'incurgite
46:42alors chez nous
46:43c'est quand même
46:43maintenant trois bonnes années
46:45que les développements
46:45ont lieu
46:46par notre équipe
46:46d'ingénieurs
46:47à Londres
46:48qui développe ça
46:49depuis trois ans
46:50et puis
46:51depuis une grosse année
46:53c'est devenu
46:54un petit peu
46:54le douzième homme
46:55pour l'équipe
46:56maintenant on est 12
46:57sur le terrain
46:58elle nous aide
47:00sur plusieurs dimensions
47:01dans notre réflexion
47:02d'investissement
47:03quelle est la mission
47:04la feuille de route
47:05que vous avez fixée
47:06à vos développeurs
47:08à Londres
47:08c'est quoi l'approche
47:10la philosophie
47:11que vous avez voulu
47:13par laquelle
47:14vous avez voulu
47:14aborder
47:15ce sujet
47:15de l'IA
47:16parce qu'on va le voir
47:17l'IA ne pilote pas
47:19les stratégies
47:20d'Agezo
47:21bien sûr
47:22l'homme
47:22ou le gérant
47:24a toujours
47:24le final cut
47:25comme on dit
47:25Vincent
47:26donc
47:27quelle est la manière
47:28et l'approche
47:28que vous avez choisie
47:29pour vous aider
47:30justement
47:30de ces développements
47:31technologiques
47:32en fait
47:33on s'est aperçu
47:33dans cette logique
47:34de douzième homme
47:35effectivement
47:35qu'elle pouvait nous aider
47:36sur deux
47:38très belles dimensions
47:39d'abord
47:40un élément
47:41qu'on a appelé
47:41le radar
47:42alors le radar
47:43c'est assez classique
47:44sur l'intelligence artificielle
47:45c'est sa capacité
47:46à voir très large
47:47très vite
47:48beaucoup de choses
47:49encore une fois
47:50nous on travaille
47:50sur beaucoup de marchés
47:51beaucoup de classes d'actifs
47:52on n'est que 11
47:54bien sûr
47:55il y a des sujets
47:55sur lesquels
47:56il est très important
47:57de ne pas louper le détail
47:58et on le sait
47:59quand on fait de l'investissement
48:00l'ennemi
48:01c'est de rater le détail
48:02on peut avoir un très bon investissement
48:04avec des tas de bons arguments
48:05si on a raté
48:06un facteur
48:07ça peut se transformer
48:09en une très mauvaise histoire
48:10l'IA
48:11elle nous aide beaucoup
48:12avec ça
48:12le radar nous aide
48:13beaucoup avec ça
48:13il voit très large
48:14il arrive à identifier
48:16parce qu'il incurgite
48:17beaucoup d'éléments
48:18de recherche
48:19on travaille avec
48:19beaucoup d'équipes
48:20de recherche
48:20depuis 10
48:2120 30 ans
48:22pour nous l'IA
48:23c'est 200 documents
48:24tous les mois
48:25de recherche
48:26qui sont avalés
48:27digérés
48:28compris par l'IA
48:29et en les balayant tous
48:31on peut réussir
48:32à identifier
48:33parfois
48:34des détails
48:34qu'on pourrait avoir ratés
48:35en tant qu'équipe de gestion
48:37donc ça c'est extrêmement utile
48:38exemple
48:40un truc que le radar
48:42vous a apporté
48:42où vous vous êtes dit
48:43ah ouais là
48:43j'ai raté ce truc là
48:45oui
48:46alors par exemple
48:47un exemple récent
48:49Vécube
48:49qui d'ailleurs concerne
48:50l'intelligence artificielle
48:51on fait pas mal
48:53de macroéconomie
48:54c'est notre
48:55job
48:55une vraie question
48:56aujourd'hui
48:57sur la macroéconomie
48:58c'est la productivité
49:00que l'IA apporte
49:01bon
49:02suivant qu'elle arrive
49:03vite et fort
49:04ou bien au contraire
49:05qu'elle s'étale
49:05dans le temps
49:06évidemment c'est pas du tout
49:07la même conclusion
49:08pour la croissance
49:09et pour les résultats
49:11des entreprises
49:13donc là
49:13on a besoin
49:14d'essayer de comprendre
49:14seulement
49:14il n'y a pas de données
49:15la productivité
49:15c'est un animal compliqué
49:17on n'aura pas de réponse
49:18avant 2 ou 3 ans
49:19là l'IA nous aide
49:20parce qu'elle
49:21elle est capable
49:21d'aller dans le détail
49:23comprendre
49:23ce que nous disent
49:24les données officielles
49:25mais aussi les entreprises
49:26mais aussi les enquêtes
49:27aux Etats-Unis
49:28en Europe
49:28en Asie
49:29et donc de nous donner
49:30un contexte autour de ça
49:31de nous donner
49:32une tendance
49:34donc on n'aura pas
49:35évidemment une réponse
49:36quantitative
49:37l'IA elle répond pas
49:38mais elle va nous aiguiller
49:40nous permettre
49:40de mieux comprendre
49:41un phénomène
49:41qui est pratiquement
49:42aujourd'hui
49:42à le moment
49:43où on parle
49:44convient en temps réel
49:45et auquel on ne peut pas
49:46répondre de manière
49:47quantitative claire
49:48mais nous donner ce contexte
49:49nous donner cette direction
49:50c'est déjà extrêmement utile
49:51pour dresser un scénario
49:52macroéconomique
49:53voilà un élément
49:54sur lequel elle nous a
49:55elle est très forte
49:56l'IA
49:56pour parler de contexte
49:58et de qualitatif
49:59elle est très forte
50:02à condition
50:03qu'on maîtrise
50:04et qu'on contrôle
50:05totalement
50:05la donnée
50:06qu'on injecte
50:07dans le modèle
50:08c'est ce que vous disiez
50:09c'est 200 papiers de recherche
50:10la clé
50:12elle est aussi là
50:12j'imagine
50:13oui c'est très important
50:14la donnée
50:15évidemment l'IA
50:16c'est le miroir
50:17de ce dont on la nourrit
50:18et pour nous
50:20c'est évidemment
50:21très important
50:22de maîtriser complètement
50:23la nourriture
50:24qu'on lui donne
50:24alors c'est un cerveau
50:26qui est extrêmement
50:27extraordinairement efficace
50:28mais évidemment
50:29il est d'autant plus efficace
50:30qu'il a été bien nourri
50:31donc pour nous
50:32c'est des équipes de recherche
50:34avec lesquelles on travaille
50:35depuis 10, 20 ou 30 ans
50:37qui ont été triées
50:37sur le volet
50:38sélectionnées
50:39on en ajoute
50:40lorsqu'on considère
50:41que l'IA est capable
50:42de les comprendre
50:43et de les marier
50:44avec tout le reste
50:44la capacité d'IA
50:46à comprendre
50:46est un facteur
50:47et devient un critère
50:48de sélection pour vous
50:49d'un nouvel institut de recherche
50:51ou d'un...
50:53une recherche
50:53qu'on aimerait bien
50:55intégrer dans le système
50:56c'est tout un travail
50:57pour être sûr
50:57qu'elle la comprend
50:59c'est ça le développement
51:00c'est ça les trois années
51:01d'ingénieur derrière
51:02qui s'assure
51:03qu'elle comprend bien
51:04et qu'elle le mélange bien
51:05avec tout ce qu'elle lit
51:07elle lit tellement de choses
51:08comme vous voyez
51:08le cerveau peut vite se mélanger
51:09même l'IA peut se mélanger
51:11donc tout le travail est là
51:13s'assurer de la cohérence
51:15de la qualité
51:15et de la cohérence
51:16de sa façon de travailler
51:18et là
51:18vous pouvez faire ensuite
51:19grossir le cerveau
51:20bien sûr
51:21à l'infini
51:22si vous faites ce travail
51:23si c'est bien calibré
51:25correctement
51:25bon
51:25donc ça c'est le radar
51:27éviter les angles morts
51:29dans l'analyse
51:30et l'analyse des marchés
51:31que vous pouvez faire
51:32chez H2OM
51:33et puis l'autre outil
51:34complémentaire
51:35je le dis
51:35ça s'appelle le miroir
51:36c'est ça
51:38Vincent
51:38quel est l'objet du miroir
51:40alors ?
51:41le miroir c'est encore plus intéressant
51:42c'est un peu une découverte
51:43pour nous
51:44parce que autant le radar
51:45tout le monde en parlait
51:46balayé large etc
51:47autant le miroir
51:48c'est vraiment plus adapté
51:50peut-être à ce qu'on fait nous
51:50là on s'appuie
51:52sur ce que l'IA a
51:53de plus que nous
51:54c'est que l'IA
51:55elle est objective
51:57elle est neutre
51:58elle est physique
51:58elle n'est pas stressée
51:59quand le marché descend
52:00elle n'est pas fatiguée
52:01après une longue journée de travail
52:02elle n'est pas dans l'émotion
52:03lorsqu'il y a un événement
52:04elle est toujours la même
52:06toujours nous
52:07ça c'est très utile
52:08pour identifier les biais
52:09alors les biais du marché
52:11le marché en a des biais
52:13l'animal marché est biaisé
52:16il y a aussi nos biais à nous
52:17parce qu'en tant qu'équipe
52:18évidemment
52:19même si on essaie
52:21de travailler beaucoup
52:21à les corriger
52:22et pas tomber
52:23on a aussi nos propres biais
52:24donc il y a là
52:25le miroir
52:26parfois sans complaisance
52:28assez dur
52:29avec nous-mêmes
52:30en nous disant
52:31il analyse tout ce qu'on dit
52:32tous nos échanges
52:33toutes nos recherches
52:34toutes nos présentations
52:34toutes
52:35tout ce qu'on fait
52:36une réunion d'investissement
52:37chez H2O
52:38le miroir est branché
52:39écoute tout ce que vous dites
52:40il l'a
52:40il sait tout ce qui se dit
52:42tous les débats qu'on peut avoir
52:43toutes les analyses
52:44qu'on peut faire en tant qu'équipe
52:45et il nous revient
52:46une fois par mois
52:49ce rapport
52:50sans complaisance
52:50qui nous dit
52:51attention
52:51là est-ce que
52:52cette position-là
52:53vous n'êtes pas un peu
52:54trop sympathique avec
52:55parce que finalement
52:56elle fonctionne bien
52:57donc est-ce que vous êtes sûr
52:58de la regarder tout à fait objectivement
52:59parce que je vois des gens
53:00qui la critiquent par cet angle
53:01etc
53:01elle peut comme ça
53:04essayer de mettre le doigt
53:05sur des points
53:06sur lesquels
53:07on pourrait
53:08avoir souffert
53:09d'un biais ou d'un autre
53:10des biais de confirmation
53:11perdu un peu de notre objectivité
53:13d'analyse
53:13ça c'est très utile
53:14voilà
53:15maintenant
53:16l'autre biais
53:18intéressant
53:19je dirais
53:20exploitable
53:20pour la gestion
53:21c'est le biais du marché
53:23lui aussi
53:24il a des biais
53:25l'IA peut nous dire
53:27bah écoute
53:27voilà
53:28le marché a pris
53:29un scénario
53:29de manière très prononcée
53:31quand on regarde
53:32sur une période longue
53:33et sur la mécanique économique
53:35qu'il y a derrière
53:36il semble qu'il y a un décalage
53:38est-ce que le marché
53:39est vraiment objectif
53:40alors elle ne nous donne
53:41pas de réponse
53:42l'IA bien sûr
53:43mais elle nous pose
53:45la bonne question
53:45elle nous force
53:46à nous poser cette question
53:47et après
53:49notre travail
53:49va consister à dire
53:50ah bah ouais
53:51effectivement
53:51là peut-être que le marché
53:52n'est pas tout à fait objectif
53:53peut-être que c'est une opportunité
53:55parce qu'il s'est décalé
53:57de ce que dit finalement
53:58le fondamental
53:59la mécanique fondamentale
54:00et donc c'est quelque chose
54:01qu'on pourrait exploiter
54:03par un investissement
54:04comment on passe
54:05de ces deux outils
54:06le radar
54:07et le miroir
54:08avec déjà quand même
54:10deux, trois ans
54:11d'expérience
54:12poussée
54:13j'allais dire
54:13chez H2O
54:14à l'augmentation
54:16des stratégies d'investissement
54:17à travers
54:18l'intelligence artificielle
54:19puisque c'est bien ça le sujet
54:20il y a d'ailleurs
54:21une stratégie
54:22qui est commercialisée
54:23depuis quelques mois à peine
54:24je crois
54:25qui est brandée
54:27marketée
54:27avec justement
54:29l'idée
54:29qu'elle est augmentée
54:30par l'IA
54:31non exactement
54:33un exemple
54:34récent
54:35d'augmentation
54:37de renforcement
54:38de notre façon
54:39de travailler
54:40avec le miroir
54:41c'est ce qui est en train
54:42de se passer
54:42c'est qu'on a
54:43un marché
54:44qui aujourd'hui
54:44regarde le choc
54:47pétrolier
54:47qu'on a depuis
54:48le Moyen-Orient
54:50probablement
54:50nous dit l'IA
54:51avec un biais
54:52de mémoire récente
54:53de ce qui s'est passé
54:54en 2022
54:54bon
54:55en 2022
54:56on a eu ce choc
54:57aussi sur l'énergie
54:58il y a eu finalement
54:59pas mal d'inflation
55:00les banques centrales
55:00ont beaucoup monté
55:01les taux
55:01le marché du tiens
55:01ça va être pareil
55:02or l'IA nous dit
55:03attendez non
55:05sur 50 ans
55:06moi qui ai une grande mémoire
55:07je suis objective
55:09bah c'est pas toujours
55:10comme ça
55:11et d'ailleurs
55:11on a même des éléments
55:12qui nous disent aujourd'hui
55:13des éléments fondamentaux
55:14qui nous disent
55:15que c'est même probablement
55:16pas tout à fait 2022
55:17même pas du tout
55:182022
55:19notamment en Europe
55:21voilà
55:21ça c'est intéressant
55:22ça ça augmente
55:23parce que
55:23on peut mettre le doigt dessus
55:25par notre analyse quotidienne
55:26mais évidemment là
55:27on a une IA
55:28qui va mesurer la distance
55:29entre les deux
55:30et on va pouvoir l'exploiter
55:31par des positions
55:32et aujourd'hui
55:33on fait ça
55:33dans un produit
55:35alors on le fait
55:36alors dans toutes les stratégies
55:37j'imagine
55:38c'est l'idée
55:38c'est dans tous nos portefeuilles
55:40le douzième homme quand même
55:41on la consulte régulièrement
55:42mais là il y a un produit dédié
55:44enfin un produit
55:44que vous avez isolé
55:46justement de ce point de vue là
55:47on a choisi
55:48de créer un produit
55:50qui l'utilise
55:51de manière systématique
55:51c'est à dire
55:52toutes nos stratégies
55:53sont systématiquement passées
55:55sous le filtre
55:56de l'IA
55:57on les débat avec elles
55:58un peu comme si
55:59on débattait finalement
56:00avec l'ensemble
56:01des services de recherche
56:02avec les cas
56:03et les 200
56:03ça fait quand même du monde
56:05et on est en face
56:06nos positions
56:07nos stratégies
56:08nos idées
56:08et c'est confronté avec ça
56:09alors on a mis ça
56:10dans un produit
56:11qui s'appelle
56:13Génératif Global Macro
56:14qui est un produit
56:14assez défensif
56:16alors il a des obligations
56:18du change
56:19et des actions
56:21malgré tout
56:21il est assez défensif
56:23l'IA nous aide
56:24à renforcer
56:25ce côté défensif
56:26on est assez connu
56:28pour la conviction
56:29on est assez agressif
56:30bien sûr
56:31là c'est un peu le contraire
56:32l'IA
56:33c'est un outil
56:34parce qu'on est toujours
56:35en train de débattre avec elle
56:36de se contredire
56:38on arrive à un portefeuille
56:39qui est plutôt
56:40plus équilibré
56:41avec davantage de positions
56:42davantage de diversification
56:43un peu moins
56:44dans la conviction
56:45et ça correspond bien
56:46à cette idée
56:47de portefeuille
56:48qui même s'il a des actions
56:50à un profil
56:52relativement défensif
56:52c'est pour ça
56:53qu'on a choisi
56:54de l'utiliser
56:55pour ce produit
56:56Génératif Global Macro
56:57vous dites
56:57l'utilisation de l'IA
56:58chez vous
56:59améliore le profil
57:00rendement risque
57:01de la stratégie
57:02pour le client final
57:04oui c'est ça
57:05plus qu'un outil
57:05de performance
57:06pour nous
57:07c'est plutôt un outil
57:08de lissage
57:08de la performance
57:09donc c'est très adapté
57:11à des investisseurs
57:11qui ont un horizon
57:12un peu plus court
57:12et un profil
57:13un peu plus défensif
57:14merci beaucoup Vincent
57:15merci d'être venu
57:16illustrer effectivement
57:17ce thème de l'IA
57:17on en parle beaucoup
57:18sous l'angle
57:19de l'investissement
57:19mais c'est très intéressant
57:20d'avoir ce retour de terrain
57:22ce retour d'expérience
57:23de l'adoption
57:23et de l'usage
57:24de l'intelligence artificielle
57:26dans une société de gestion
57:27comme la vôtre
57:27Vincent Chaillet
57:28directeur des investissements
57:29d'âge de zoo
57:30Asset Management
57:31était l'invité
57:31de ce dernier quart d'heure
57:32de Smart Bourse
57:33Sous-titrage Société Radio-Canada
57:37Sous-titrage Société Radio-Canada
57:44Sous-titrage Société Radio-Canada
57:45Sous-titrage Société Radio-Canada
57:45Sous-titrage Société Radio-Canada
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