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  • il y a 3 mois
Lundi 22 juin 2026, retrouvez Cyril Parison (Responsable de la recherche obligataire, SILEX), Pierre-Yves Dugua (Correspondant américain), Florent Delorme (Stratégiste, M&G; Investments) et Alexandre Drabowicz (Directeur des investissements, Indosuez Wealth Management) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change
00:12pour décrypter et suivre l'actualité de la planète marché.
00:16Tous les jours, vous êtes avec nous en direct à 17h à la télévision via vos box
00:21et vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, soit en replay vidéo sur bsmart.fr
00:26soit en podcast audio sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:29Au sommaire de cette édition ce soir, la géopolitique qui suit son cours
00:33avec des négociations qui ont débuté de manière un peu chaotique ce week-end
00:38mais qui finalement laissent entrevoir la perspective d'une amélioration
00:43et 60 jours de négociations seront sans doute effectivement rien de trop
00:48pour aboutir à une stabilisation dans le golfe persique.
00:52Les médiateurs américains et iraniens reportent aujourd'hui des progrès encourageants
00:57dans cette première phase de négociations qui va donc se poursuivre au cours des prochains jours,
01:02des prochaines semaines. Le pétrole continue de se détendre encore un peu aujourd'hui
01:06et Alexis Mathieu vous apportera un peu plus de détails encore sur ces négociations
01:11entre iraniens et américains et ces effets de marché que l'on peut encore observer aujourd'hui.
01:17L'autre partie de l'actualité c'est la démission de Keir Starmer
01:22sans grande surprise au regard de la chute de la popularité du premier ministre travailliste
01:28au Royaume-Uni. Son successeur semble d'ores et déjà désigné.
01:34Reste à mettre en place une phase de transition la plus douce, la plus coordonnée possible
01:39pour permettre à Andy Burnham qui vient de récupérer un siège au Parlement britannique
01:43pour permettre à Andy Burnham, ancien ministre travailliste, de récupérer le leadership
01:50au sein du parti travailliste pour ensuite devenir le nouveau premier ministre britannique.
01:55Nous en serons au septième premier ministre britannique depuis 2016.
01:59Et le référendum du Brexit, les marchés britanniques ont acté de cette crise politique
02:07qui était déjà en cours et bien anticipée par les investisseurs.
02:11Pas de gros mouvements à signaler.
02:13Et puis dans la série des départs, saluons la disparition aujourd'hui d'Alan Greenspan
02:17à l'âge de 100 ans, peut-être le plus grand banquier central américain de l'histoire
02:22comme le caractérisait Milton Friedman lui-même.
02:26Il aura tenu cinq mandats à la tête de la réserve fédérale américaine
02:30entre 1987 et 2006, avant de laisser la place à une ère nouvelle
02:37marquée par les mandats de Ben Bernanke, de Janet Yellen, de Jérôme Powell et de Kevin Warch
02:44qui referment peut-être justement cette parenthèse pour revenir à une conduite
02:49de la politique monétaire qui prévalait dans les années 90.
02:52Là aussi, nos invités de Planète Marché pourront nous donner leurs sentiments
02:55sur la disparition d'Alan Greenspan et l'héritage qu'il laisse en matière de conduite de politique monétaire.
03:02Voilà pour les sujets du jour.
03:03Quart d'heure américain, nous reviendrons là aussi sur les disparitions annoncées aujourd'hui d'Alan Greenspan.
03:08Et puis Pierre-Yves Dugas nous éclairera sur un des enjeux importants des élections de mi-mandat
03:15entre républicains et démocrates, comment réguler l'intelligence artificielle.
03:20On voit que les lignes bougent et Donald Trump n'est pas un revirement près de ce point de vue
03:25-là.
03:25Il considère qu'Anthropic n'est plus la menace qu'elle était il y a encore quelques jours.
03:31Pierre-Yves Dugas donc pour nous éclairer sur ces sujets de régulation autour de l'IA
03:35dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse.
03:47Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse
03:50et c'est Alexis Mathieu qui nous accompagne aujourd'hui
03:52pour vous apporter des infos clés du jour sur les marchés.
03:54Bonsoir Alexis.
03:55Bonsoir Grégoire.
03:56L'ambiance est à la négociation entre les Etats-Unis et Lian.
04:00Une première séance de pourparlers s'est clôturée ce matin entre les deux puissances.
04:05Ce qui doit ouvrir une semaine de discussion pour construire une feuille de route
04:09vers un accord définitif dans un délai de 60 jours.
04:12Les marchés qui anticipent une résolution depuis plusieurs semaines
04:15restent sur l'idée d'une amélioration à venir.
04:18Les marchés européens évoluent plutôt en petite hausse avec un CAC 40 qui est légèrement négatif aujourd'hui.
04:24Bon, une situation que les marchés continuent d'amélioration, que les marchés continuent d'acheter.
04:29On le voit encore avec une détente des cours du pétrole cet après-midi Alexis.
04:33Le Brent recule de 2%, environ autour de 78 dollars le baril.
04:38Et dans le détroit d'Ormouz, une ligne de communication doit être ouverte pour sécuriser le passage de navires commerciaux.
04:44Le trafic doit être rétablié dans les 30 jours suivant le déménage.
04:48Quels sont les mouvements observés aujourd'hui sur les grands indices actions, notamment ce début de semaine ?
04:53Et puis on pourra parler également des métaux précieux avec vous Alexis.
04:56Malgré ces signaux positifs, Donald Trump a menacé hier soir de nouvelles frappes contre l'Iran,
05:02ce qui a fortement fait reculer les contrats à terme sur les indices boursiers américains.
05:07Mais il remonte depuis.
05:09Au final, Wall Street ouvre en ordre dispersé aujourd'hui avec un Nasdaq en léger repli à l'ouverture.
05:16Au Japon, le Nikkei connaît une progression de près de 2%, portée surtout par le secteur de la tech.
05:22Du côté des métaux précieux, l'argent bondit de près de 3%, malgré une tendance baissière et une résistance aux
05:29alentours de 78 dollars.
05:31L'or, à l'inverse, est plutôt en léger repli, autour de 4200 dollars l'once.
05:35Et puis une démission qui n'a pas surpris grand monde au regard de l'évolution des derniers jours sur
05:41le plan politique au Royaume-Uni,
05:43c'est donc la démission de Kirste Hammer.
05:44Le Premier ministre britannique a annoncé ce matin sa démission à la tête du Tandeling Street et du Parti travailliste.
05:52Sans surprise, c'est Andy Berman qui devrait prendre les deux postes dépourvus.
05:57Le futur nouveau Premier ministre s'est déjà engagé à respecter les règles budgétaires du gouvernement,
06:03calmant les inquiétudes des marchés.
06:05La livre tourne autour de 1,32$, quasiment son plus bas niveau de l'année.
06:10Du côté des entreprises, c'est un merger monday peut-être.
06:14En tout cas, Pierre et Vacances bondit après une proposition de rachat.
06:17Le groupe de résidence touristique progresse d'environ 5% au cours de la séance,
06:22ce qui fait suite à une offre de rachat du groupe par le fonds émirati Mubadala Capital,
06:29une opération soutenue par les actionnaires qui pourrait offrir à l'entreprise les moyens d'accélérer sa montée en gamme
06:34après des années marquées par la crise sanitaire et financière.
06:37Quels sont les mouvements qu'on peut observer sur d'autres entreprises européennes aujourd'hui, Alexis ?
06:42En France, Carrefour rebondit de 1,7% après sa baisse la semaine dernière.
06:47Le fabricant de composants automobiles aéronautiques, l'Isis, s'octroît 2,5%.
06:53A Londres, Isidjat gagne 2,4% et rejette une troisième offre de rachat en 10 jours
06:58de presque 5 milliards de livres de la société d'investissement Castellet.
07:02Quels sont les événements qui marqueront la séance de demain sur les marchés ?
07:06Demain, on prendra connaissance du PMI préliminaire du mois de juin pour les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la
07:12zone euro.
07:13Côté entreprises, on suivra les résultats de FedEx demain soir après la clôture des marchés américains.
07:18Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Alexis Mathieu est avec nous ce soir
07:22pour vous apporter des infos clés du jour sur les marchés.
07:353 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
07:39Florent Delorme est à nos côtés, stratégiste chez M&G Investments.
07:42Bonsoir Florent.
07:43Bonsoir.
07:43Cyril Parison nous accompagne également, le responsable de la recherche obligataire de Silex.
07:48Bonsoir Cyril.
07:48Bonsoir Grégoire.
07:49Merci d'être là.
07:50Merci à Alexandre Rabovitch de nous accompagner également.
07:52Bonsoir Alexandre.
07:53Bonsoir Grégoire.
07:54Le directeur des investissements d'Indo-Suez Wealth Management.
07:58On va parler sans doute de Kevin Walsh et de la méthode que Kevin Walsh veut apporter à la réserve
08:03fédérale américaine.
08:04Mais avant cela, et c'est l'occasion parfaite de revenir sur la manière dont on conduira peut-être la
08:11politique monétaire demain
08:12par rapport à la manière dont elle a été conduite au cours des années passées.
08:17La disparition d'Alan Greenspan aujourd'hui à l'âge de 100 ans nous permet de revenir sur le monde
08:23d'avant
08:23en matière de conduite de politique monétaire, Alexandre donc 87-2006, 5 mandats à la tête de la réserve fédérale
08:32américaine pour Alan Greenspan
08:34dans un monde qui était encore totalement différent.
08:37J'en veux pour preuve une citation que j'ai retrouvée en lisant rapidement la quelques nécrologies d'Alan Greenspan.
08:44Le ciblage de l'inflation, c'est quelque chose qui suppose que nous soyons en capacité de prévoir l'inflation
08:52et je crois que personne, aucun de nous, n'est en capacité de le faire ou ne sera en capacité
08:59de le faire demain.
09:00Ça montre bien quand même quelle était l'époque et quelle était la manière de faire de la politique monétaire
09:05par rapport au dernier mandat qu'on a connu de Bernanke à Jérôme Poel en passant par Janet Yellen.
09:12Moi j'ai commencé ma carrière avec Greenspan en 1994 et c'est l'époque où finalement
09:18les décisions de la banque centrale avaient beaucoup plus de volatilité que les résultats d'NVIDIA
09:22ou des chiffres de l'emploi et où la banque centrale pouvait même surprendre.
09:27C'était un événement à chaque fois.
09:29Un événement, oui.
09:30Et avec beaucoup de dispersion.
09:32Ce n'est plus le cas aujourd'hui.
09:33Moi ce qui m'a toujours frappé avec Greenspan, l'expression que vous utilisez,
09:37je pense que ça résume un petit peu le personnage.
09:39Il avait quand même un verbe et une capacité d'analyse hors pair.
09:44Pour autant, c'était un économiste absolument brillant, c'est quand même lui à un moment donné
09:49qui avait dit par la fameuse expression de l'exubérance irrationnelle
09:53pour dire qu'à un moment donné il ne comprenait plus non plus ce qui se passait sur les marchés
09:59et pour autant après il avait commencé aussi à changer un petit peu son avis en disant
10:04de toute façon et notamment c'est l'expression qui vient souvent aujourd'hui
10:08est-ce qu'on est dans un état de bulle sur les marchés financiers
10:11où l'exubérance irrationnelle ne sait jamais si on est dans une zubule jusqu'au jour où elle éclate
10:15parce que même lui-même à un moment donné il savait que de toute façon
10:18c'était extrêmement compliqué comme l'inflation à savoir si on était dedans.
10:22À prévoir.
10:23Exubérance irrationnelle c'est une expression qu'il utilise une seule fois dans sa carrière
10:27dans un tweet prononcé en décembre 1996.
10:31Il a regretté je pense après.
10:32Le marché il signalait déjà une exubérance qui lui sautait aux yeux en décembre 1996.
10:38Le marché a continuement monté jusqu'en mars 2000.
10:41Oui absolument.
10:43Après il a plutôt bien piloté l'après-crise puisque je le rappelle c'est quand même...
10:50Il a commencé par 87.
10:51Il est arrivé en 87 juste après le krach de 87.
10:53Là sans se poser de questions il baisse les taux et il accommode tout de suite la situation.
10:57Pour ça faire 5 mandats d'affiliés déjà chapeau parce que je pense que physiquement ça va être éreintant.
11:04Mais c'est quand même lui qui a conduit finalement à la suppression de la volatilité des marchés jusqu'en
11:092006.
11:10Qui a contribué peut-être à tout cet effet de levier qui a été mené sur les marchés
11:14et qui a créé derrière la plus grande craque depuis les années 30.
11:19Évidemment beaucoup de polémiques finalement si le Rinspa n'avait une responsabilité.
11:23Je ne pense pas.
11:24Néanmoins un grand bonhomme qui a disparu aujourd'hui.
11:26Donc beaucoup de respect pour lui.
11:28Il dit à propos de la crise des subprimes.
11:30Effectivement on lui a reproché d'avoir alimenté des excès spéculatifs
11:34qui ont pu conduire à cette crise immobilière aux Etats-Unis.
11:38Il disait on me salue pour des choses que je n'ai pas faites
11:42et on me critique aussi pour des choses que je n'ai pas faites.
11:45Revenant notamment sur l'idée qu'il aurait été à l'origine
11:48ou en tout cas qu'il aurait créé les conditions de la crise des subprimes de 2007-2008.
11:53On cherche toujours un coupable.
11:54C'est très américain de trouver le vilain aussi.
11:57Complètement.
11:58Cyril, vous êtes gérant obligataire en plus.
12:00Alors l'héritage Greenspan.
12:02Et est-ce que Kevin Warch, puisque c'est le sujet contemporain du moment,
12:06est-il en train de nous ramener à une fed qui serait plus proche de celle des années 90 sous
12:12Greenspan ?
12:13Peut-être parce que Greenspan, c'était finalement assez conventionnel dans son approche.
12:18Moi, j'ai plus été bercé durant ma carrière par Ben Hankeu,
12:21les approches non conventionnelles de quantitative easing, etc.
12:25Ou quand même, sortir la boîte à outils, ça a quand même bien sauvé le monde, on va dire.
12:30Kevin Warch, je n'ai pas été spécialement impressionné par sa nouvelle approche.
12:36J'ai trouvé qu'effectivement, le taux de 2% qu'il a énoncé était...
12:39Il faut savoir dire qu'on ne sait pas.
12:41On peut le reconnaître à Alan Greenspan.
12:43Quand on ne sait pas et qu'on n'a pas une bonne vision de comment fonctionne son économie,
12:48et notamment sur l'inflation, ce qui est un peu le cas, je pense, aujourd'hui,
12:50quand on annonce 2% d'inflation, quand on sait déjà que le taux neutre aux Etats-Unis
12:55n'arrête pas d'être relevé à la hausse plutôt vers les 3,5 que plutôt vers les 2,5,
13:00on va dire.
13:01C'est compliqué d'annoncer cette taux.
13:03Oui, le taux neutre nominal.
13:03Voilà, exactement.
13:04Mais globalement, ça nous donne un signe que, déjà, quand on relève le taux neutre,
13:08ça veut dire que se donner un billet d'inflation vers 2%, c'est quasiment de l'inaccessible.
13:13Donc, on le fait pour paraître indépendant, crédible et bien commencer son mandat.
13:21Mais, quelque part, je n'ai pas été impressionné, voilà, à recherche de données assez plausibles.
13:26Ça, Powell avait engrangé le chantier, on va dire, sur la recherche de données crédibles,
13:30parce que si on est data-dependent, il faut des données crédibles, évidemment.
13:33Mais derrière ça, on sent bien que le biais au quiche de relever les taux,
13:38il est quand même bien dans les tuyaux aujourd'hui.
13:42Et, quelque part, pour le moment, outre la posture,
13:46je n'ai pas vu, voilà, Kevin Walsh incarner quelque chose de bien nouveau par rapport à Jérôme Powell.
13:50Mais, sur les 2%, donc, la réaffirmation de l'objectif de 2%,
13:55c'est quelque chose, effectivement, qui a marqué cette première conférence de presse de Kevin Walsh,
14:01alors que ça fait 5 ans qu'on est hors cible, de ce point de vue-là.
14:06Vous ne croyez pas au fait que Kevin Walsh va vouloir que la Fed s'attaque sérieusement
14:12à ce petit surcroît d'inflation qui perdure, qui persiste,
14:15de choc en choc, de choc d'offre en choc d'offre, etc.,
14:19qui s'incruste toujours un peu plus dans le système, dans les services.
14:23Vous ne pensez pas que la Fed doit être sérieuse à un moment par rapport à la reconquête de cet
14:28objectif d'inflation ?
14:29Si, si, tout à fait.
14:30Mais alors, à ce moment-là, il faut avoir un ton beaucoup plus dur, quelque part, pour y arriver,
14:35sachant qu'aujourd'hui, c'est vrai que le biais de Kevin Walsh, c'était quand même de dire
14:38l'IA, c'est des inflationnistes.
14:40Alors, ça sera peut-être des inflationnistes dans 5 ans, probablement, quand tout sera en place, pourquoi pas ?
14:45Mais, pour l'instant, c'est très inflationniste.
14:46Mais avant de mettre tout en place, voilà, on a bien 2-3 ans, encore, de cycles très élevés de
14:51CAPEX.
14:52Même si on a un pic de CAPEX en 2027, ça fait loin, 2027.
14:55Donc, on ne peut pas rester, effectivement, sur une inflation de ce type.
14:59La Fed ne peut pas regarder à travers cette AI inflation et ce cycle d'investissement
15:04qui peut tirer les prix encore à l'heure.
15:06C'est comme en Europe, par exemple.
15:07Tant que c'est de l'inflation énergétique, il n'y a pas de problème.
15:09On peut dire, voilà, on ne peut rien faire, c'est un problème d'offre.
15:12Mais quand ça commence à s'immiscer dans tout ce qui est core inflation,
15:15comme c'est le cas aujourd'hui, globalement, c'est quand même plus compliqué.
15:19Donc, pour le moment, moi, j'ai plus ressenti, c'était mon ressenti,
15:23quelque chose d'en ligne, un petit peu, avec du Jérôme Powell,
15:26plutôt que quelque chose de vraiment disruptif dans le discours de Calier-Rourge.
15:30Bon, Alan Grinspan à Kevin Walsh.
15:31Qu'est-ce qui vous intéresse, là, dans cette discussion ?
15:36Alan Grinspan, oui, c'est la fin d'une époque, d'un âge d'or aussi des États-Unis.
15:40C'est pour ça qu'il y a aussi un peu cette nostalgie.
15:42Un cycle d'expansion, effectivement, peut-être historique.
15:45Voilà, c'est indéniablement un grand technicien de l'économie,
15:51avec en plus un charisme hors normes.
15:53Mais aussi le contexte de l'époque était plutôt porteur,
15:58puisque c'est l'âge d'or américain.
16:00Et c'est vrai que les banquets centraux, maintenant,
16:02sont confrontés quand même à des environnements plus difficiles à gérer,
16:07avec une puissance américaine déclinante,
16:09un stock de dettes extrêmement important.
16:13Donc c'est sans doute plus compliqué de fixer un cap clair
16:16ou de faire du fine-tuning sur une politique monétaire
16:18quand le navire est confronté à des vents très adverses.
16:25Donc c'est ça la vraie rupture.
16:28Et c'est vrai que Kevin, le nouveau patron de la Fed,
16:33a un peu surpris, finalement, par son discours très dur,
16:38puisqu'il s'est fait élire sur le thème plutôt de la baisse des taux d'intérêt.
16:44Et là, on a compris qu'il voulait réaffirmer la crédibilité de la Fed.
16:48Donc il revient à une position plus orthodoxe.
16:50Le marché s'en accommode.
16:53Et on est dans l'idée qu'il parle dur pour essayer d'agir le moins,
16:56ou il parle dur parce qu'il pense qu'il faut revenir à 2%
16:59et qu'il faudra se donner les moyens de le faire.
17:01Ça, c'est très difficile de le savoir.
17:04Je ne sais même pas si lui-même le sait vraiment, en fait.
17:09Puisque les pouvoirs publics américains sont confrontés
17:12à une situation qui est extrêmement délicate,
17:14où à la fois il faut financer un cycle d'investissement massif,
17:19notamment dans la technologie,
17:22et donc ça, ça plaide plutôt pour une politique monétaire assez accommodante,
17:27puisqu'il faut que l'économie se finance à des taux pas trop élevés.
17:31Et en même temps, il voit bien qu'on est dans un monde structurellement inflationniste,
17:35que l'inflation file et qu'il faudrait aussi la contrôler un peu.
17:41Et entre ces deux objectifs, évidemment, il est difficile de trouver une ligne de crête.
17:47Et moi, j'ai quand même plutôt le sentiment d'un pilotage à vue.
17:51Sur ces questions-là, je crois qu'ils vont essayer de concilier les deux.
17:58Mais quelle est vraiment la priorité ?
18:00Est-ce que c'est de favoriser l'investissement, la croissance ?
18:04Ou est-ce que c'est la maîtrise de l'inflation ?
18:06Je ne sais pas exactement comment le consensus se fait
18:09au sein de la Réserve fédérale et de l'élite américaine.
18:13Ce qui est sûr, c'est qu'un peu plus d'inflation permettrait quand même de réduire le stock de
18:16dettes.
18:16Donc en soi, ça militerait pour laisser un peu filer l'inflation.
18:20C'est en ce sens que son propos extrêmement durs sur cette question-là peut surprendre.
18:25Mais j'imagine que...
18:26Après dire que les 2% ne sont plus un objectif et on s'accommodera d'une inflation à 3%,
18:31même si elle est à 3% depuis un certain nombre de temps,
18:35ça peut créer aussi un petit séisme dans l'autre sens quand même.
18:38Voilà, c'est l'argent pour laquelle peut-être que la stratégie,
18:40c'est de progressivement accoutumer les marchés dans les faits à cette inflation de l'ordre de 3%,
18:47mais sans jamais affirmer clairement qu'on l'accepte,
18:52ce qui serait effectivement une ligne de crête possible,
18:55un intermédiaire entre différents objectifs contradictoires entre eux.
19:00Mais je ne vois pas encore effectivement se dégager très clairement des lignes de force.
19:03C'est la même chose sur la question de la réduction du bilan de la Réserve fédérale.
19:09Là, pour moi, c'est un angle mort par rapport à la situation dans laquelle l'État américain se trouve
19:15et qu'à un niveau d'endettement colossal des déficits abyssaux,
19:20dire qu'on va réduire massivement, voire même bannir l'usage du bilan,
19:24ça me semble pour le coup une contradiction très très forte avec la situation,
19:30les objectifs affichés du gouvernement américain qui veut maintenir son leadership mondial.
19:36Donc la réduction du bilan, je n'y crois vraiment pas.
19:39Pour ce qui concerne le pilotage des taux courts, effectivement, il y a une ambiguïté qui devra être levée.
19:44Oui. Bon, Alexandre, sur les premiers pas de Walsh, effectivement,
19:48est-ce qu'il y a l'idée d'une rupture possible, d'une nouvelle méthode qui impliquerait une nouvelle
19:53manière de conduire la politique monétaire
19:55avec la volonté réelle de revenir à l'objectif de 2% ?
20:00Ou est-ce qu'on est encore, comme le disait Florent, dans la continuité de ce qui se fait jusqu
20:04'à présent ?
20:05C'est-à-dire essayer de tenir sur un chemin de crête en se disant que l'effort à mener
20:10pour ce dernier kilomètre de retour à l'inflation à 2%
20:14toujours se questionner sur est-ce que cet effort en vaut vraiment la chandelle, pour dire les choses ?
20:20Pour moi, c'est un peu un discours d'investiture.
20:23Oui.
20:24C'est-à-dire que vous arrivez, vous devez forcément vous montrer comme un patron crédible,
20:29parce qu'après tout, avec des prédécesseurs comme Bernanke, comme Greenspan, etc., il y a quand même pas mal de
20:37pression.
20:37Moi, je dis toujours, il y a une différence entre je postule pour le job et le jour où je
20:43suis...
20:43Et j'endose le job.
20:45Donc, pour moi, il a déjà fait plutôt un bon job, c'est-à-dire qu'on n'a pas
20:48eu des taux longs,
20:49qu'on a pris 50 BP le premier jour.
20:51Et je pense que c'était son challenge, quelque part.
20:53Et le dollar a pris 1%.
20:54Voilà, pour montrer qu'il était quelqu'un de très crédible,
20:57qu'il était un vrai passion de la Fed et qu'il n'hésiterait pas à faire ce qu'il
21:00doit faire,
21:01c'est-à-dire que dans son double mandat, si à un moment donné, effectivement, c'est l'inflation, c
21:06'est là où il actera.
21:06La surprise, quelque part, dans ce discours, c'est que quand vous écoutez tout ce qu'il vous dit,
21:09il dit, mais pourquoi vous n'avez pas remonté les taux le jour même ?
21:12Parce que normalement, avec tout ce qu'on a entendu de Warch, il aurait dû dire, un peu comme la
21:17garde,
21:18j'en remonte les taux.
21:19Donc, je pense qu'il a d'abord cette volonté de créer sa réputation,
21:22de stabiliser le marché obligataire.
21:25Peut-être qu'il veut plus piloter les taux longs que piloter à ce stade les taux courts,
21:29parce qu'il est vrai que sur les taux courts, honnêtement, c'est super compliqué d'avoir cette vue.
21:34Vous pouvez avoir la vue inflation transiteur, parce que moi, je ne contrôle pas ce qui se passe dans l
21:38'étroit d'Ormousse des prix du pétrole.
21:40J'ai par contre des fortes sous-jacentes, encore un peu déflationnistes, notamment au marché de l'emploi, pour le
21:46moment.
21:46Il n'y a pas d'évidence d'inflation et d'effets secondaires à ce stade.
21:50Mais c'est là où, effectivement, il pourrait changer le discours si on avait des vrais effets secondaires,
21:57un peu comme 2022-2023, où à un moment donné, il n'y aura pas le choix.
22:00Maintenant, il y a beaucoup d'analystes et de banques qui révisent aujourd'hui pour prévoir des hausses d'autos
22:05d'intérêt.
22:06Donc, quelque part, les conditions financières vont un petit peu se resserrer mécaniquement par le marché.
22:12Alors, est-ce que ces options, pour l'instant, c'est de dire, laissons et incitons le marché à faire
22:18le travail,
22:19ça m'évitera, moi, peut-être, de le faire, réserve fédérale américaine ?
22:22Est-ce qu'il peut, entre guillemets, compter, ou est-ce qu'il peut anticiper un réel affaiblissement de l
22:28'économie américaine ?
22:29Et ça nous amène au sujet de l'IA, de l'inflation liée à l'IA.
22:33Comment vous regardez ce phénomène du point de vue macro, Alexandre ?
22:36D'un côté, l'IA, évidemment, c'est un cycle d'investissement incroyable, historique,
22:42avant d'être massivement déflationniste, c'est d'abord inflationniste,
22:46à travers la hausse violente des prix des composants importés,
22:50notamment pour construire des data centers et tout ce qui va avec.
22:54Et cette inflation, c'est aussi une ponction supplémentaire sur le pouvoir d'achat des ménages,
22:58avec une consommation dont on se demande chaque mois si elle va continuer de tenir,
23:02au fur et à mesure que les taux d'épargne se sont largement normalisés, etc.
23:08Net-net, comment ça s'équilibre tout ça ?
23:11Nous, ce qu'on voit, effectivement, c'est qu'on estime aujourd'hui l'impact sur l'inflation un peu
23:15court terme
23:15de ces dépenses liées autour de l'intelligence artificielle, c'est effectivement inflationnisme.
23:21Encore une fois, c'est plutôt un choc one-off, on l'estime aux alentours de 0,5% de
23:25contribution à l'inflation.
23:27Maintenant, ce qu'il ne faut pas oublier, c'est qu'à l'inverse de ça,
23:30on a aujourd'hui l'effacement des droits de douane de l'année dernière,
23:34qui étaient également inflationnistes à hauteur de pratiquement 1%,
23:37qui sont en train de s'annuler.
23:39Donc, tout ça arrive un petit peu en même temps, donc l'effet est peut-être moins visible,
23:43mais ce qui est certain, c'est qu'au moyen terme, on aura plutôt des forces déflationnistes.
23:48Donc, si la Fed est capable de piloter un peu ce lot en me disant,
23:51on regarde plutôt nous, au moyen terme, on a cette volatilité, prix d'énergie,
23:56la volatilité sur les prix de l'intelligence artificielle,
23:59mais il y a quand même des forces sous-jacentes, le marché de l'emploi, le marché de l'immobilier,
24:05et puis derrière, les gains de productivité qui vont être amenés par l'intelligence artificielle,
24:10ça devrait faire baisser effectivement l'inflation sous-jacente à ce moment-là,
24:15et si elle est crédible dans son discours, et si les marchés croient la Fed, ça peut fonctionner.
24:19Et en tout cas, jusqu'à récemment, même un pétrole qui est monté à 120 dollars,
24:24on n'a pas vu les anticipations d'inflation long terme exploser à l'os,
24:29alors qu'on est resté sur des taux relativement encore élevés.
24:32– Oui, bon, la Fed reste crédible aujourd'hui, Cyril,
24:38comment vous voyez l'impact d'une réouverture d'Hormuz ?
24:42Alors évidemment, rien n'est normalisé aujourd'hui, il y a 60 jours de négociations,
24:46tout peut basculer du jour au lendemain, d'un tweet à l'autre, etc.
24:51Néanmoins, le marché anticipe depuis quelque temps déjà que cette réouverture va avoir lieu,
24:55que le trafic, même s'il prend du temps à se normaliser, se normalisera in fine, etc.
25:00C'est quoi le monde qu'on retrouve, ou qu'on trouve d'ailleurs,
25:04après ce nouveau choc d'offres, cette crise qui aura duré quand même 3-4 mois ?
25:10Qu'est-ce qu'on retrouve derrière ?
25:12Est-ce qu'on revient sur des équipes macro qui prévalaient en début d'année,
25:15ou est-ce que non, les choses ont changé entre-temps ?
25:17– Alors déjà, ça prend un petit peu de temps,
25:20c'est-à-dire que le T3 ne va pas être non plus super bullish, on va dire,
25:25pour l'inflation, on va dire,
25:28et en venant encore, comme le disait votre collègue,
25:31on a un mois pour réouvrir le T3 d'Amuse après le déminage,
25:36qui lui-même va prendre un temps avec un point d'interrogation, on va dire.
25:40Donc c'est sûr que le T3 va être encore très inflationniste,
25:43ce qui est globalement pricé aujourd'hui dans les marchés,
25:48notamment sur la partie courte des taux.
25:50– D'où peut-être une deuxième hausse de taux de la Banque Centrale Européenne,
25:53peut-être un réglage aussi, un ajustement de la Fed, etc.
25:56– Elle est faite, il y aura l'ajustement de la Fed, mais tout ça est quand même bien pressé.
25:59Quand vous regardez le 2 ans, en fait, le choc le plus important qu'on a eu,
26:022025, c'est plutôt des chocs sur la partie longue de la courbe,
26:05avec notamment le plan de revitalisation allemand, etc.
26:09Là, c'est plutôt le choc sur le cours.
26:11Et la pente, d'ailleurs, n'arrête pas de baisser entre le 2 et le 10 ans,
26:14elle est sous les 30 BP aux Etats-Unis.
26:15Donc c'est là où le jeu va être un petit peu plus compliqué demain,
26:19maintenir ces taux de 10 ans, on va dire, sur les 4-5,
26:21sachant que la pente est très basse aujourd'hui.
26:23Mais encore une fois, pour le moment, le job, il est plutôt bien fait,
26:26et je pense que c'était important, notamment vis-à-vis de Scott Bessent,
26:28qui s'était beaucoup à prononcer pour les taux longs.
26:32Si demain, effectivement, on a un pétrole qui revient vers les 70 dollars,
26:36ce qui, pour les futurs aujourd'hui, price quelque chose entre 75 et 80,
26:40on peut aller vers 70, ça peut aller vite.
26:42– Oui, ce n'est pas très loin, franchement.
26:44– Et puis surtout, il faut se rappeler de ce qu'était le début d'année,
26:47la suroffre, etc.
26:48Donc en fait, ça va être beaucoup la Chine qui va dire où se positionne le pétrole demain.
26:54Mais oui, on peut revenir sur un scénario.
26:57Alors, c'est compliqué parce qu'il y a les valorisations de marché qui sont déjà très élevées,
27:01et puis il y a le scénario macro.
27:03Est-ce que le scénario macro, il change beaucoup ?
27:05Aux États-Unis, pour moi, il ne change pas tant que ça pour la partie haute de la cour bancaire,
27:10il change énormément pour la partie basse.
27:12On l'a vu, c'est très compliqué, la consommation, vous n'en faisiez pas,
27:17notamment aussi parce que l'inflation des salaires a énormément baissé,
27:20par rapport à l'inflation réelle aujourd'hui.
27:21Donc finalement, les courbes se sont croisées.
27:23– On a deux, trois mois de baisse du pouvoir d'achat là aux États-Unis.
27:25– Exactement, plus le gazoline, etc.
27:27– Plusieurs trimestres de gains du pouvoir d'achat.
27:28– Voilà, donc là-dessus, ça peut effectivement, un moment…
27:30Pour moi, le risque, il est beaucoup sur le consommateur US,
27:32aujourd'hui, il n'est pas trop temps sur les entreprises.
27:35– À un moment, cette consommation peut lâcher.
27:37– Alors, on a des indices agrégés, encore une fois,
27:40quand on parle du PIB, c'est des indices agrégés.
27:42Donc, c'est la partie basse de la cour banca qui est en train de lâcher.
27:45Ça, il y a plein d'indicateurs qui le montent,
27:49les taux de défaut sur les subprimes, etc.
27:50Donc, on parle souvent.
27:51Mais ce n'est pas des indicateurs qui, nécessairement,
27:55indiquent un fléchissement de l'économie au niveau macro.
27:58Je pense qu'on est quand même plutôt bien ancré
27:59sur une croissance des États-Unis autour entre 2 et 2,5.
28:04Par contre, ce qui n'est pas du tout le cas en Europe.
28:06Là, pour le coup, en Europe, ça lâche quand même beaucoup,
28:08dans beaucoup de secteurs, dans beaucoup de segments.
28:11Et je serais même tenté de dire que les dernières prévisions de la BCE
28:14étaient quand même très optimistes par rapport…
28:16– Mais du coup, on va profiter quand même de cette réouverture d'Hormuz.
28:19Nous, en Europe, il y a un peu de rattrapage,
28:21un peu de réaccélération encore possible ?
28:24– On en profite déjà un petit peu sur pas mal de secteurs
28:27de rattrapage au niveau tech, etc.
28:30On peut en profiter éventuellement sur des secteurs comme le luxe,
28:33ce genre de choses.
28:34Est-ce qu'on va en profiter sur l'automobile,
28:36sur le reste de l'économie un peu ?
28:38– Alors, la bricante mortard, c'est un peu plus compliqué.
28:40– Ah oui, d'accord.
28:40Bon, Florent, le monde d'après Hormuz, là ?
28:44Les leçons quand même de ce nouveau choc d'offres,
28:46de la capacité des économies à y faire face,
28:48là, c'est toujours le thème de la résilience,
28:50et qu'est-ce que ça ouvre ou réouvre comme perspective,
28:53effectivement, pour l'investisseur ?
28:55– La thématique de l'investissement en actions européennes
28:59revient un petit peu davantage,
29:01puisque, effectivement, l'économie européenne
29:04a été quand même particulièrement pénalisée
29:06du fait de notre dépendance à l'énergie.
29:11Donc la perspective que progressivement les choses rentrent dans l'ordre
29:14ne peut être que bonne pour l'Europe,
29:18pour la consommation en Europe.
29:20Donc pour nous, ça réouvre la thématique d'investissement en Europe.
29:24– Oui, d'accord.
29:24– Maintenant, c'est vrai.
29:25– On a le droit, à nouveau, d'acheter des actions européennes, quoi.
29:28– Oui, parce que…
29:30– Le permis.
29:31– Disons que le cadre d'investissement dans la zone euro
29:35a toujours été contesté,
29:38puisqu'on a une fragilité institutionnelle,
29:42faiblesse de la productivité,
29:43enfin, les arguments qu'on met souvent en avant.
29:46Mais quand on venait en plus rajouter un problème énergétique,
29:52là, effectivement, ça a posé quand même de sérieuses difficultés
29:56pour défendre la thèse d'investissement.
29:58Maintenant, c'est vrai que, pour le coup,
30:00on peut se demander s'il est vraiment pertinent
30:02que la BCE ait monté ses taux directeurs,
30:06envisage de le faire encore peut-être.
30:09Autant aux États-Unis,
30:11il y a quand même une activité économique
30:14qui, pour l'instant, ne fléchit pas.
30:15On a des créations d'emplois tout à fait honorables,
30:18des indicateurs d'activité qui sont toujours bien orientés.
30:21Donc, la Réserve fédérale peut se permettre d'hésiter
30:23entre croissance, maîtrise de l'inflation.
30:27Autant, dans la zone euro,
30:29c'est vrai qu'il y a une polarisation des débats
30:30de la Banque centrale sur l'inflation,
30:33ce qui semble un peu incongru
30:34compte tenu des fragilités
30:37en termes de croissance potentielle de la zone euro
30:39et des déficits d'investissement massifs
30:41sur lesquels tout le monde est d'accord
30:42dans ce qui concerne la souveraineté au sens large,
30:45qu'elle soit technologique, militaire et énergétique.
30:48J'en parle à l'instant.
30:50Donc, on peut revenir tactiquement
30:54sur la zone euro
30:55parce qu'on travaille pour des investisseurs européens
30:58qui, de toute façon...
30:59C'est un bassin naturel d'investissement.
31:01...ont quand même un passif en euro.
31:03Donc, le risque de change ne peut pas être excessif
31:05dans leur portefeuille.
31:06Il y a sans doute là une occasion de revenir un petit peu.
31:10Mais ça n'enlève en rien les problèmes structurels
31:14de la zone euro.
31:15Et de ce fait-là, c'est vrai que, finalement,
31:19le reste du monde semble toujours une opportunité
31:22où la croissance sera sans doute plus forte
31:24que ce soit dans les pays émergents ou aux Etats-Unis.
31:27Petite parenthèse.
31:28Alors, thème périphérique à celui de la zone euro.
31:31Le Royaume-Uni, 7e Premier ministre,
31:34a priori, en 10 ans post-Brexit.
31:38Bon, le marché, visiblement, a bien anticipé cette affaire-là.
31:44Ça devient business as usual.
31:45Tant qu'on se tient aux règles de trajectoire budgétaire,
31:50aujourd'hui, les marchés n'en prennent pas plus ombrage que ça.
31:55Une nouvelle crise politique au Royaume-Uni...
31:59Il est clair que le Royaume-Uni,
32:00dans une situation délicate,
32:04depuis une vingtaine d'années, je dirais.
32:08Le Brexit a accéléré une situation économique
32:12qui était déjà fortement déséquilibrée,
32:14avec une activité économique très concentrée sur Londres.
32:17Mais, disons, le reste du pays souffrant d'un déclassement progressif.
32:22Alors, la dimension très positive,
32:23c'est que le Premier ministre, qui est pressenti,
32:27bénéficie, disons, d'un soutien assez fort
32:31dans une large partie de l'opinion publique,
32:33et notamment en dehors de Londres.
32:34Donc, il y aura sans doute une assise politique beaucoup plus forte
32:38dans les classes populaires, tout en étant...
32:41L'adversaire, c'est réforme, maintenant.
32:43Je veux dire, pour un parti, comme le Labour traditionnel,
32:46s'il fait en repasser par les urnes,
32:49en tout cas, le sujet, c'est comment je regagne
32:52des parts de marché face à Réformuquet.
32:54Disons que cette personnalité semble bien placée
32:58pour réinstaller le centre-gauche au cœur du jeu politique.
33:05Donc, il n'y a pas de raison, effectivement,
33:07que la situation structurellement change comme ça.
33:09Mais disons que c'est plutôt un bon signal.
33:11Et nous, pour ce qui nous concerne,
33:13c'est vrai qu'on profite des doutes
33:15sur l'écosystème financier anglais
33:18pour investir dans la dette.
33:22Dans la dette britannique, il y a de la valeur.
33:24Les taux sont quand même tendus
33:25de manière très forte pour refléter...
33:27Eux, c'est 5% sur du 10 ans, quasiment.
33:30Exactement.
33:31Pas sur du 30 ans.
33:31Donc, ça nous semble peut-être un peu excessif
33:33au regard de la capacité du Royaume-Uni
33:35quand même à sortir de l'ornière.
33:37Donc, on profite de ces points d'entrée
33:39sur les maturités un peu longues de la courbe
33:42au Royaume-Uni.
33:43Il y a eu un peu de stress à nouveau
33:44parce que Andy Burnham, c'est plutôt
33:46l'aile gauche du parti travailliste
33:48et donc, à nouveau, le doute sur les trajectoires
33:50de finances publiques, etc., est assez vite...
33:52Il a rassuré immédiatement.
33:54Il s'est engagé en disant
33:55« J'en respecterai la trajectoire telle qu'elle a été fixée
33:57par mon prédécesseur. »
33:58Il y a, a priori, on n'attend pas de surprise
34:00de ce côté-là.
34:01Je ne sais pas s'il y a un mot à rajouter
34:02sur le UK, Alexandre.
34:05Et puis, je voulais qu'on en vienne assez vite
34:07aussi au thème de l'IA.
34:09Toujours dans l'idée de la réouverture d'Hormuz.
34:10Est-ce que c'est l'occasion de jouer
34:12une forme de rotation à minima tactique
34:15sur les marchés ?
34:17Et puis, une fois qu'on a discuté de ça,
34:20comment on se positionne sur la vague IA
34:23qui est un thème de plus en plus inflammable,
34:26pour dire les choses.
34:27Oui, c'est vrai.
34:27Je pense que là, aujourd'hui,
34:29pour venir à votre question précédente,
34:31c'est aussi un petit peu le retour
34:32à l'exceptionnalisme américain.
34:33Ah !
34:33Quelque part.
34:34Le début d'année...
34:35Post-Hormuz.
34:36Oui.
34:36Post-Hormuz.
34:37Oui, c'est sûr.
34:37Parce qu'au début de l'année 2025,
34:392026, on sortait finalement en disant
34:41que c'est le reste du monde hors Etats-Unis.
34:43Exactement.
34:43Pour venir à ce qui a été dit effectivement sur l'Europe,
34:45aujourd'hui, c'est plutôt que c'est le reste du monde
34:47hors Europe, en tout cas.
34:50Mais oui, c'est un petit peu le retour
34:51à l'exceptionnalisme américain,
34:54porté par l'intelligence artificielle
34:56et les investissements...
34:58Pardon.
34:59Absolument massifs.
35:01Maintenant, aujourd'hui,
35:02ce qui est assez étonnant de voir,
35:04c'est qu'on aurait pu imaginer finalement
35:06avec une forte baisse du pétrole
35:08que certains pays qui avaient été fortement pénalisés
35:11par cette remontée des chocs énergétiques
35:14allaient beaucoup plus rebondir.
35:15Je crois par exemple l'Inde,
35:18qui finalement a été le grand perdant
35:19depuis le début de l'année,
35:21déjà par l'intelligence artificielle,
35:23parce qu'il est vu comme un pays
35:24qui est la victime numéro un d'intelligence artificielle
35:26et derrière, il se prend le choc énergétique.
35:28Là, finalement, on résout le problème énergétique,
35:30ça ne rebondit pas.
35:31Et au contraire,
35:32on a même une accélération
35:34au sein des marchés émergents
35:35de la thématique intelligence artificielle,
35:38mais cette fois-ci sur les semi-conducteurs,
35:40parce que, bon, hors Japon,
35:42enfin, en zone géographique,
35:43c'est la meilleure zone sur les émergents.
35:46On a la Corée qui fait 100% de performance,
35:49Taïwan qui fait 50%.
35:51Là, on s'est recréé un autre problème
35:52de concentration de performance,
35:54cette fois-ci sur les émergents.
35:55C'est trois valeurs qui font la perte des émergents.
35:57Mais d'un autre côté,
35:58elles ont quand même des croissances de profit
36:00absolument insolentes.
36:01Alors, certains disent, oui,
36:02mais si on regarde les profits normalisés
36:04sur plusieurs années,
36:05en fait, ce n'est pas si terrible que ça,
36:07voire même, ce n'est pas très bon.
36:09Maintenant, moi, ce qui me choque aujourd'hui,
36:10dans le narratif, en fait,
36:12sur finalement le doute qu'on peut avoir
36:14sur la performance des émergents
36:17liée à l'intelligence artificielle,
36:19c'est un peu le parallèle de 2023
36:21avec les 7 magnifiques.
36:22On disait, bah,
36:23toute la performance du S&P,
36:24c'est 7 valeurs,
36:25et ça ne va pas durer.
36:26Ce n'est pas possible.
36:27C'est trop cher.
36:28La croissance des prix des bénéfices ne suit pas.
36:31Il y a trop de monde.
36:32Ça va s'effondrer.
36:32Le marché va s'effondrer avec.
36:34Ce n'est pas du tout arrivé.
36:35Non seulement, bah,
36:37les 7 magnifiques,
36:37on ne ferait pratiquement plus de performance
36:39en 2025.
36:40Je crois qu'elles sont à zéro
36:41depuis le début de l'année.
36:42Ça n'a pas empêché le reste de la cote
36:44d'avoir ce rattrapage
36:45qui s'est fait sur d'autres secteurs,
36:47d'autres valeurs,
36:47notamment les petites capitalisations.
36:50Et donc, moi,
36:51ce que je dis aujourd'hui,
36:51c'est que les émergents
36:53ayant peut-être un esprit ouvert
36:54en se disant, bah,
36:56on a un envolé du marché qui se fait,
36:57et c'est très souvent le cas,
36:59de manière très, très concentrée,
37:00au début d'un mois,
37:01parce qu'il y a un repressing important
37:03sur une grosse thématique,
37:04les semi-conducteurs.
37:05Mais c'est le verre à moitié plein.
37:08C'est-à-dire,
37:08vous voyez le reste du réservoir,
37:10du potentiel s'ouvrir ?
37:11En fait, je ne suis pas alarmiste
37:14dans ces conditions.
37:15Je pense que beaucoup d'investisseurs
37:16ont loupé un petit peu ce rallium
37:18aujourd'hui et doivent justifier
37:19cette, on va dire,
37:21sous-performance en disant,
37:23déjà, moi, en tant que gérant actif,
37:24je ne peux pas avoir
37:25les mêmes pondérations que mon indice
37:26parce que c'est du ultra concentré.
37:28Ça, c'est un problème
37:28pour les gérants d'actifs en actif.
37:31En passif, vous n'avez pas le problème.
37:32Mais d'ailleurs,
37:33on peut aussi avoir un rattrapage
37:35de la cote des émergents
37:36puisqu'il y a encore
37:36beaucoup de pays,
37:38beaucoup de secteurs,
37:38beaucoup de valeurs
37:39qui sont délaissés.
37:40Regardez la Chine, cette année,
37:42depuis le début de l'année,
37:42même la tech chinoise
37:43ne fait pas grand-chose.
37:45Donc, si on avait,
37:46à un moment donné,
37:47un rattrapage, notamment,
37:48par les actions chinoises
37:49qui ont très, très bien performé
37:50en 2024-2025,
37:52eh bien, ça peut redonner
37:53un élan sur les émergents.
37:54Je grossis un peu le trait,
37:55je caricature peut-être, Alexandre,
37:56mais ceux qui ont raté
37:57les rallies de TSMC,
37:59SKNX ou Samsung
38:00ou qui n'y ont pas
38:01suffisamment participé,
38:03on va les voir se positionner
38:04sur les actions chinoises
38:05pour jouer, peut-être,
38:06le potentiel des actions chinoises ?
38:08Je pense qu'on ne l'a pas vu, ça.
38:09Voilà, c'est ça.
38:10Alors, on ne l'a pas vu encore.
38:13Mais vous dites que ça ouvre la voie
38:14à, effectivement,
38:16la possibilité d'aller chercher
38:18d'autres valeurs en Asie
38:20pour jouer la zone.
38:21On ne l'a pas vu aujourd'hui,
38:22mais je pense qu'effectivement,
38:23quand on va se repositionner
38:24et que tout ça va un petit peu
38:26s'apaiser,
38:27il y aura peut-être une reprise
38:28par d'autres segments
38:29du marché émergent.
38:30Sur l'IA,
38:31alors ça devient aussi
38:31un thème crédit, bien sûr,
38:33depuis de nombreux mois maintenant,
38:34Cyril,
38:35je ne sais pas où on en est
38:36des calculs,
38:37mais l'idée,
38:38c'est est-ce que les hyperscalers
38:39vont émettre encore plus de dettes
38:42que ce qu'on imagine aujourd'hui
38:43ou est-ce qu'à un moment,
38:45c'est plutôt l'inverse
38:46qui va se produire ?
38:47Est-ce qu'on va avoir,
38:48à travers peut-être
38:50un recalibrage des capex,
38:52peut-être aussi des émissions obligataires
38:53qui seront amenées à baisser ?
38:55Il y a deux choses, en fait.
38:57C'est sûr,
38:57on en avait déjà parlé
38:58sur ce plateau,
38:58c'est le gros thème
38:59sur le fixed income
39:01pour 2026.
39:03Et d'ailleurs,
39:03les investisseurs
39:04n'étaient pas vraiment prêts
39:05parce que moi,
39:05quand je parle à pas mal
39:06de clients en Europe,
39:08acheter de la tech,
39:09ça se fait sur les actions,
39:10on n'achète pas de la tech
39:11dans le fixed income.
39:11Sauf que les indices,
39:13ils sont totalement disruptés,
39:14donc il y a un moment,
39:15il faut quand même
39:15se mettre en ligne.
39:16Et puis les acteurs américains,
39:17c'est plus de 30%
39:18du contingent de dettes
39:20aujourd'hui
39:20sur les indices euros.
39:22Donc il faut quand même
39:23en prendre bien loin
39:25devant la France
39:26et l'Allemagne.
39:27Ça, c'est la première chose.
39:28Moi, ce que je vois aujourd'hui
39:29devant ces méga-deals,
39:31évidemment qu'ils viennent tous,
39:32des hyperscalers,
39:33et demain,
39:34de SpaceX,
39:35qui va mettre plus de 20 milliards
39:37encore sur le marché,
39:37etc.
39:38Donc ça ne fait que continuer.
39:39Il y a deux choses déjà.
39:40Il y a que,
39:41on se rend compte que même
39:42chez ceux qui généraient
39:43beaucoup de cash flow,
39:44ça commence un peu à piquer,
39:46qu'il faut mettre un petit peu
39:47la pédale douce,
39:48qu'on commence à faire
39:48des augmentations de capital.
39:50Équilibrer dettes propres,
39:51pas sortir des rassos
39:53un peu trop.
39:54Sur ces niveaux de valorisation,
39:55ça ne fait pas trop de mal,
39:56on aimait ça.
39:57Après, ce que j'ai vu aussi
39:58chez pas mal d'acteurs
39:59plutôt de second rang,
40:00c'est qu'on était un petit peu
40:01dans l'ingénierie financière.
40:04Demain, on ne peut pas faire
40:04que de la dette unsecured
40:05qui vaut très très cher.
40:07Donc vous êtes un petit data center,
40:09moi j'étudie une société
40:10comme CoreWeave par exemple,
40:11qu'est-ce qu'il fait ?
40:12En fait, il va faire
40:13des dettes sécurisées.
40:14Des dettes sécurisées
40:14sur celui qui le loue
40:16le data center,
40:17dettes sécurisées aussi
40:18par les microprocesseurs,
40:19les puces qu'il doit acheter
40:20pour mettre dans les data centers.
40:22C'est ce qu'on appelle
40:22des GPU-backed loans,
40:24gagés par les puces.
40:26Gagés, voilà.
40:26Donc ça, c'est un moyen de faire.
40:27Et puis même Oracle,
40:29qui est un gros,
40:30pour le coup,
40:31quasiment 600 milliards
40:32de market cap,
40:33il dit, à un moment,
40:34voilà, je ne peux pas mettre
40:34toute ma trésorerie sur la table.
40:36Je ne peux pas faire
40:37que de la dette,
40:37même si on est sur du 3 chiffres
40:40en termes de croissance
40:40sur la dette.
40:41Donc il dit,
40:42ils essayent de trouver
40:43des moyens de faire.
40:43Donc là, c'est par exemple,
40:45vous amenez vos puces,
40:46vous amenez votre hardware,
40:47ça m'évite, moi,
40:49de toujours tirer
40:50sur mon BFR.
40:51Et quelque part,
40:52ça permet d'aménager
40:53le financement.
40:54Donc je trouve que
40:54depuis 6 mois,
40:56il y a de la dette normale,
40:58mais on essaie
40:58de trouver d'autres canaux
40:59pour financer tout ça,
41:00parce qu'on est sur des,
41:01évidemment, sur le gigantisme.
41:03Mais, alors,
41:04et le dernier point,
41:05effectivement,
41:06je trouve,
41:07c'est dans la valorisation
41:08que fait le marché equity,
41:10donc c'est dans des valorisations
41:11très élevées,
41:12et la valorisation
41:13du marché fixed income,
41:14qui n'aime pas prendre de risque,
41:15encore une fois,
41:16sur ce type de secteur.
41:17Et souvent,
41:18on se retrouve avec des spreads,
41:19donc qui sont vraiment
41:20le reflet du risque
41:21de l'entreprise,
41:22qui sont des fois
41:23très élevés
41:24par rapport à ce que nous,
41:25on anticipe des fondamentaux
41:26ou de ce que price
41:27le marché equity.
41:28Donc, on travaille beaucoup
41:30sur l'arbitrage
41:31d'être equity en ce moment,
41:32sur le marché de la tech.
41:33Le marché,
41:33ce n'est pas encore bien
41:35positionné.
41:35Ce n'est pas approprié.
41:36Ce n'est pas approprié
41:37le marché de la tech,
41:38notamment en Europe.
41:39Ce n'est pas encore bien positionné
41:39ces nouveaux acteurs,
41:40les metteurs de dette.
41:42Exactement.
41:42Ah, oui, intéressant.
41:43C'est normal,
41:43on n'est pas habitué
41:44à des business d'hypercroissance.
41:45Une phase de découverte des prix,
41:46là, d'une certaine manière.
41:47Tout à fait.
41:48Bon, intéressant.
41:48Bon, sur la partie investissement IA,
41:51alors d'ailleurs,
41:51c'est une question
41:51que posaient
41:52à certains de vos confrères.
41:53Est-ce que l'IA
41:53devient une classe d'actifs ?
41:55Bon, je ne sais pas
41:55si on en est là aujourd'hui,
41:58mais c'est vrai
41:58que ça devient
41:59un thème incontournable.
42:01Comment on reste équilibré
42:02dans le risk reward
42:03et comment on gère ce thème ?
42:05Encore une fois,
42:06je reprends l'idée
42:06de ce thème inflammable
42:07aujourd'hui.
42:09Florent.
42:11L'IA,
42:11si ce n'est pas une classe d'actifs,
42:12c'est le thème central
42:15des investissements,
42:16de l'économie mondiale
42:17dans la décennie qui vient.
42:18Donc, ça va être
42:18le moteur des marchés
42:20et même ceux
42:21qui veulent se tenir
42:22complètement à l'écart
42:23de ce qu'ils appellent l'IA.
42:24En réalité,
42:25ils ne le seront jamais
42:25puisque aucune économie
42:28ne tiendra
42:28si la TQS ne tient.
42:32Et on voit bien
42:33que tout est dépendant.
42:35Donc, on ne pourra jamais
42:36être complètement à l'abri
42:37d'un éventuel échec
42:39de la thématique
42:40d'investissement.
42:41Il y a même ceux
42:42qui veulent ne pas y aller.
42:44Alors après,
42:44ce qu'on essaye de faire
42:46fort de ce constat
42:47que ça va être
42:48le cœur de la mécanique,
42:51c'est effectivement
42:53de ne pas uniquement investir
42:54dans le cœur
42:56de l'écosystème.
42:59Il y a plein de manières
43:00de jouer la thématique.
43:01Il y a,
43:02on peut la jouer
43:03sur le plan de l'énergie,
43:05par exemple,
43:05on peut la jouer
43:05sur le plan des infrastructures.
43:09Donc, finalement,
43:09quand même...
43:10Et on capte quand même
43:11une bonne croissance du thème.
43:12Ce que je veux dire,
43:13c'est l'idée,
43:13c'est d'aller chercher
43:14des thématiques connexes,
43:16pas avec une exposition
43:18de pure player,
43:18mais quand même
43:19une exposition
43:20relativement significative.
43:21Tout à fait.
43:22Quand des gens investissent
43:23dans Schneider,
43:24c'est une manière
43:24de jouer la thématique
43:25de l'IA
43:25sans être trop exposé,
43:27avec toute la volatilité
43:28que ça peut induire,
43:32à cette thématique
43:34effectivement un peu inflammable.
43:35Mais il y a moyen
43:37quand même d'élargir vraiment,
43:38à la fois sur le plan
43:40de la nature des entreprises
43:41dans lesquelles on investit,
43:42puis également sur le plan géographique.
43:43Parce qu'il n'y a pas
43:44que la Tech US,
43:46qui a le leadership,
43:47mais finalement,
43:48quand on cherche bien,
43:49on s'aperçoit partout
43:49dans le monde.
43:50Il y a des entreprises
43:51qui d'une manière
43:52ou d'une autre
43:52fournissent des composants
43:55pour les data centers
43:56ou pour d'autres choses.
43:57Donc voilà,
43:59l'idée c'est vraiment
43:59d'élargir,
44:00à la fois géographiquement
44:02et également
44:03ne pas être toujours
44:04au cœur du réacteur.
44:05Mais on peut être
44:06à la périphérie
44:07et peut-être évidemment
44:07des espoirs de gains
44:09un peu moindres,
44:09mais aussi moins de volatilité.
44:12Donc ça,
44:13c'est notre idée.
44:14Et puis après,
44:15c'est vrai que là,
44:15les marchés ont quand même
44:16bien valorisé récemment
44:18cette thématique.
44:19On a des valorisations
44:20qui sont tendues,
44:22sans qu'on puisse
44:23pour autant parler
44:24de but,
44:25mais des valorisations tendues.
44:26Donc ce n'est sans doute
44:26pas un point d'entrée
44:27pour aller sur le cœur
44:29du réacteur.
44:29Donc nous,
44:30on profite plutôt
44:32des semaines actuelles
44:33pour essayer
44:33d'aller sur des thématiques
44:36peut-être un peu moins liées,
44:37effectivement.
44:39l'intelligence artificielle.
44:41Jouer le retour du cycle
44:42un peu quand même.
44:42Voilà,
44:43on joue le retour du cycle.
44:43J'en ai parlé un petit peu
44:44sur l'Europe
44:45et on revient également,
44:47comme tu l'as présenté,
44:49sur les actions émergentes.
44:51On pense effectivement
44:52que les actions chinoises
44:54ne sont pas forcément
44:55valorisées à leur potentiel.
44:57Et puis,
44:57on va aller aussi chercher
44:59des pays comme le Brésil,
45:01l'Indonésie,
45:01où on pense que là,
45:02on peut constituer des positions,
45:04évidemment,
45:05c'est des positions
45:05de diversification,
45:06c'est pas le cas de portefeuille.
45:07Oui, oui, oui.
45:08Mais voilà,
45:08donc,
45:09en gros,
45:09les trois grandes idées,
45:10c'est l'IA,
45:11mais dans toute la largeur
45:13du spectre d'investissement
45:15et les actions,
45:16mais plutôt actuellement
45:17renforcer les pays émergents
45:18ou l'Europe.
45:19Un peu de réajustement
45:21de portefeuille
45:22à mi-année,
45:23effectivement,
45:23après les parcours
45:24qu'on a déjà vus
45:24dans l'IA.
45:25Je rappelle,
45:26oui,
45:26l'indice des semi-conducteurs
45:27qui a doublé,
45:27effectivement,
45:28là,
45:28en quelques semaines,
45:30quelques mois.
45:32L'invité de Planète Marché,
45:33ce soir,
45:33Florent Delamme,
45:34M&G Investments,
45:36Alexandre Drabovitch,
45:37Indos-US Wealth Management
45:38et Cyril Parizon,
45:39Silex.
45:45Le dernier quart d'heure
45:46de Smartbourg,
45:46chaque soir,
45:47c'est le quart d'heure
45:47thématique.
45:48Chaque lundi,
45:48le thème,
45:49c'est celui des États-Unis
45:51à travers le quart d'heure
45:52américain
45:52et notre correspondant américain
45:54qui nous accompagne
45:55chaque semaine.
45:55Pierre-Yves Dugas
45:56avec nous,
45:57à distance,
45:57en visio.
45:58Bonsoir et bienvenue,
45:59Pierre-Yves.
46:00Il faut prendre,
46:01bien sûr,
46:02quelques minutes.
46:03Alors,
46:03la temporalité,
46:04évidemment,
46:05est particulièrement intéressante.
46:06Au moment où Kevin Walsh
46:08prend les rênes
46:09de la réserve fédérale américaine
46:10pour nous expliquer
46:12que c'est la fin
46:12de la forward guidance,
46:14qu'il faut arrêter
46:15de faire des prévisions
46:16sur l'inflation
46:17et que tout ça
46:18doit se jouer
46:19de manière un peu différente
46:21en matière de communication,
46:23Alan Greenspan
46:24nous laisse seul
46:25aujourd'hui
46:26puisque,
46:27voilà,
46:27le grand banquier central américain,
46:29cinq mandats
46:30à la tête
46:30de la réserve fédérale américaine,
46:32est décédé aujourd'hui
46:34à l'âge de 100 ans.
46:35Il y a quand même
46:36une concomitance
46:37assez intéressante,
46:38je trouve,
46:39entre le nouveau président
46:41de la Fed
46:41et Alan Greenspan
46:43qui a conduit,
46:44effectivement,
46:44la destinée
46:45de la banque centrale américaine
46:46pendant cinq mandats.
46:47Je le rappelle,
46:47Pierre-Yves.
46:49Oui,
46:50c'est un signe,
46:51comme disait
46:52l'humoriste,
46:53c'est un signe
46:54qui me frappe
46:55en particulier
46:56du point de vue
46:57de la communication
46:58parce que c'est devenu
46:59bien sûr
46:59la grosse plaisanterie
47:01pendant des années
47:01à Washington,
47:02cette manière délibérément
47:04ambiguë,
47:05complexe,
47:06empoulée,
47:09indescriptible
47:10qui était employée
47:11par Alan Greenspan
47:12pour répondre
47:13aux questions
47:13des membres du Congrès
47:16lors des auditions publiques
47:17voire répondre
47:18aux questions
47:19des journalistes
47:19qui ensuite
47:21a fait place
47:21pour des raisons
47:23respectables
47:24et légitimes
47:25à une démarche
47:26beaucoup plus pédagogique
47:28du professeur Bernanke
47:29qui lui a succédé
47:30qui n'a pas été démentie
47:32ensuite par Janet Yellen
47:34pas plus
47:35qu'elle n'a été démentie
47:37dans la classité
47:38dans le forward guidance
47:40mis en place
47:41et pratiqué
47:42par Jérôme Powell
47:44aujourd'hui
47:46Kevin Warsh
47:47qui débarque
47:48à la Fed
47:49ou qui revient
47:50à la Fed
47:51puisqu'il a tout de même
47:52été gouverneur
47:53pendant de nombreuses années
47:55pense que l'ambiguïté
47:57a du bon
47:58surtout quand
47:59on est dans une situation
48:01conjoncturelle
48:02extrêmement ambiguë
48:03avec l'issue
48:05pour le moins
48:05certaine
48:06de ce conflit
48:07avec l'Iran
48:08et de son impact
48:10donc tout aussi incertain
48:11sur le coût
48:12du pétrole
48:12et donc sur
48:13l'inflation américaine
48:15le retour
48:15de l'ambiguïté
48:16qui est souhaité
48:18explicitement
48:18par Kevin Warsh
48:19et qui va se mettre
48:20en place
48:20au cours des prochains mois
48:22à l'occasion
48:23de ces
48:25task forces
48:25je ne sais pas
48:26comment on appelle ça
48:27en français
48:27de ces
48:28groupes de travail
48:29voilà
48:30de ces groupes de travail
48:31merci
48:33notamment sur la communication
48:35avec tout de suite
48:36la volonté affichée
48:38par Kevin Warsh
48:38de ne pas participer
48:40à cet exercice trimestriel
48:42qui consiste
48:42à mettre des points
48:44sur une courbe
48:45pour donner
48:46de manière anonyme
48:48une indication au marché
48:49de ce que croit penser
48:51sera l'évolution
48:53des taux d'intérêt
48:54à l'horizon
48:55six mois
48:56on écarte tout ça
48:58on revient
48:58à la méthode Greenspan
49:00Alan Greenspan
49:01bien sûr
49:02auquel on trouve
49:03toutes les qualités
49:03maintenant qu'il est décédé
49:05mais tout de même
49:06tout de même
49:07qui restait un an
49:07de trop à la Fed
49:08s'il était parti
49:10un an plus tôt
49:12on ne lui aurait pas
49:13reproché
49:13d'être passé
49:14complètement à côté
49:15de cette énorme
49:16accumulation
49:16de mauvais risques
49:17par toutes sortes
49:18d'institutions
49:19financières américaines
49:20notamment des banques
49:22de dépôt
49:22mais aussi des courtiers
49:24et des banques
49:24d'investissement
49:25qui a précipité
49:26une crise incroyable
49:28à laquelle
49:29que non seulement
49:30il n'avait pas anticipé
49:31mais à laquelle
49:31il ne semblait
49:34n'avoir rien compris
49:35moi je me souviens
49:36je l'ai rencontré
49:37au moment où
49:38il a sorti son livre
49:39et je lui ai posé
49:40la question
49:40vous n'avez pas vu
49:41s'accumuler
49:42ces créances pourries
49:44vous n'avez pas vu
49:45que les banques
49:46fabriquaient de manière
49:47artificielle
49:48des obligations
49:48qui non seulement
49:49étaient gagées
49:50sur des mauvaises créances
49:51mais que les agences
49:52de notation
49:53parce qu'elles avaient
49:53un conflit d'intérêt
49:54nous présentaient
49:55comme des merveilles
49:56et là il y a eu un silence
49:58il m'a dit
49:59oui il appartenait
50:00aux régulateurs
50:01au niveau des états
50:02de voir
50:04quelle était
50:04la réalité
50:05Alain Greenspan
50:06pour toutes les qualités
50:08et on en prendra encore
50:09dans 100 ans
50:10qu'il avait
50:12est resté
50:13un an
50:13un an de trop
50:14et toute sa legacy
50:17tout son héritage
50:18indiscutablement
50:19est affecté
50:20par
50:20par cette erreur
50:22on en fait tous
50:22Jérôme Powell
50:23aujourd'hui
50:24est porté au nu
50:24parce qu'il a tenu une tête
50:26avec dignité
50:27aux attaques
50:28de Donald Trump
50:29enfin c'est quand même
50:30l'homme qui s'est trompé
50:31complètement
50:32sur la réalité
50:33du danger inflationniste
50:35au sortir du Covid
50:36Bon
50:36c'est vrai que Greenspan
50:37devait être un peu
50:38un peu
50:40comment dire
50:41troublé triste
50:42effectivement
50:42qu'on lui ait
50:43beaucoup reproché
50:44d'avoir
50:46comment dire
50:47jeté les ferments
50:49de la crise
50:49des subprimes
50:50juste avant
50:51son départ
50:52de la Fed
50:52il disait
50:53quand on lui faisait part
50:54de son rôle
50:56supposé
50:57dans la crise
50:58des subprimes
50:59on me remercie
51:01pour beaucoup de choses
51:02que je n'ai pas faites
51:02et on me critique aussi
51:04pour beaucoup de choses
51:05que je n'ai pas faites
51:05voilà c'était une manière
51:06pour lui d'évacuer
51:07un peu le sujet
51:08et alors une autre phrase
51:09que j'aime bien
51:10de Greenspan
51:10que j'ai lu
51:11dans les nécrologies
51:12que j'ai rapidement
51:13regardé
51:14sur l'inflation
51:15il disait
51:17cibler l'inflation
51:18quand on est
51:19une banque centrale
51:20ça présuppose
51:22qu'on soit capable
51:23de prévoir
51:24l'inflation
51:24et mesdames
51:25messieurs
51:25je crois que
51:26ni aucun
51:27ni aucune de vous
51:28n'a la capacité
51:29de prévoir l'inflation
51:30ni n'aura
51:31cette capacité
51:32demain
51:32voilà
51:33c'est là où je trouve
51:35qu'un Kevin Walsh
51:36revient effectivement
51:37un petit peu
51:37à quelque chose
51:38qui existait
51:38sous leur Greenspan
51:39que je n'ai connu
51:40que je pense
51:41sur cette dernière année
51:42effectivement
51:43à la tête
51:43de la réserve fédérale
51:45américaine
51:45Pierre-Yves
51:46tout autre sujet
51:48autour de l'IA
51:49mais qui va être
51:50un sujet politique majeur
51:52dans la perspective
51:53des mid-terms
51:54comment réguler l'IA
51:55et alors
51:56la question évidemment
51:57est grande ouverte
51:58un peu partout
51:59dans le monde
52:00aux Etats-Unis
52:01comment est-ce que
52:02les choses vont se polariser
52:03Pierre-Yves
52:04puisque tout est très polarisé
52:05aujourd'hui
52:06et quand on voit
52:06les derniers revirements
52:08de Donald Trump
52:09autour de l'entropique
52:10un coup
52:10c'est la plus grande menace
52:11que le monde ait jamais porté
52:12deux jours après
52:13ça n'est plus une menace
52:14mais c'est la pépite
52:15américaine
52:16qu'il faut absolument soutenir
52:18on voit bien
52:18que dans chaque camp
52:19la ligne
52:20n'est pas encore
52:21très claire
52:23oui
52:23je suis frappé
52:27par
52:27l'absence
52:29de référence
52:29à ce flou
52:31artistique
52:31réglementaire
52:33dans le cadre
52:34du débat
52:35légitime
52:36bien sûr
52:36sur la valorisation
52:37de OpenAI
52:38et de Anthropic
52:40qui vont
52:41s'introduire en bourse
52:42d'ici quelques semaines
52:43la nature
52:45du cadre
52:46réglementaire
52:47de sociétés
52:48qui prétend avoir
52:48une valorisation
52:49de 1000 milliards
52:50de dollars
52:50n'est pas établie
52:52on ne sait pas
52:53comment on va
52:55décider
52:56selon quels critères
52:57quelles institutions
52:58quel degré
52:59de transparence
53:00quel délai
53:02on peut leur imposer
53:04pour
53:04on vient de le voir
53:05il y a une dizaine de jours
53:06leur interdire
53:07carrément
53:07à Anthropic
53:08de diffuser
53:09un modèle
53:10qui avait pourtant
53:11préalablement
53:11été examiné
53:12par le bureau
53:14de la Maison Blanche
53:16qui est censé
53:16s'occuper
53:17de cette question
53:17il va falloir
53:19trancher là-dessus
53:20l'administration
53:21Trump
53:21a procédé
53:23à plusieurs revirements
53:24il ne manque pas
53:24de contradictions
53:25sur cette question
53:26le dernier revirement
53:27bien sûr
53:27à l'occasion
53:29c'est amusant
53:30de voir que
53:30les choses
53:31se sont passées
53:32à Evian
53:33ce déjeuner
53:35entre le président
53:35Trump
53:36et
53:39le patron
53:40de Anthropic
53:42qui a conduit
53:44à un revirement
53:44complet
53:45de Donald Trump
53:46sur l'opinion
53:46qu'il avait
53:47de Anthropic
53:47qui finalement
53:48considère que
53:48non
53:49ce ne sont pas
53:50de dangereuses
53:50irresponsables
53:51qui méritent
53:52d'être exclus
53:53de la chaîne
53:54d'approvisionnement
53:54du Pentagone
53:55après tout
53:55ils se sont comportés
53:57en société
53:58responsable
53:59pour autant
54:00depuis le mois
54:01de mars
54:01et encore aujourd'hui
54:03Anthropic
54:05est censé
54:05être évacué
54:06de toute la chaîne
54:08d'approvisionnement
54:09du Pentagone
54:09y compris
54:10pour les grands
54:11fournisseurs
54:12d'armement
54:12du Pentagone
54:13donc
54:14un revirement
54:15d'à côté
54:15qui n'est pas
54:16complété
54:17par un revirement
54:18décisionnel
54:19par ailleurs
54:20on ne sait plus
54:21très bien
54:21où on en est
54:21et puis il y a
54:22un revirement
54:22de taille
54:23je trouve
54:24qui nous a été
54:25bien expliqué
54:25ce matin
54:26par le Wall Street Journal
54:27c'est celui
54:28du patron
54:28de Microsoft
54:31Satya Nadella
54:32qui nous dit
54:33vous savez
54:37il n'est pas
54:39bon
54:39pour l'intelligence
54:40artificielle
54:41qu'elle soit
54:41contrôlée
54:42par deux
54:42ou trois géants
54:43il faut que tout ça
54:45soit diffusé
54:46que les modèles
54:47soient plus petits
54:48soient moins chers
54:51soient plus conscients
54:52des conséquences
54:53sociales
54:53de ces innovations
54:54il faut arrêter
54:56de poser le problème
54:57en termes de
54:57combien d'emplois
54:58va-t-on supprimer
54:59grâce à l'intelligence
55:01artificielle
55:01il faut mieux
55:03vendre cela
55:03au gouvernement
55:05et aux sociétés
55:07civiles
55:08extraordinaire
55:09est-ce cela
55:10un moyen
55:11pour Microsoft
55:12de reconnaître
55:13qu'il a pris du retard
55:14sur ses concurrents
55:15dans l'élaboration
55:16de grands modèles
55:17et on voit même
55:18Microsoft
55:19le patron de Microsoft
55:21de nous dire
55:21qu'il n'exclut pas
55:23de présenter
55:25DeepSync
55:26le modèle chinois
55:27qui semble-t-il
55:28a été mis au point
55:30en partie
55:30en copiant
55:31de manière illégale
55:33les modèles
55:34de OpenAI
55:35et d'Inthropic
55:37que Microsoft
55:38pourrait offrir
55:39une forme
55:41particulière
55:41de DeepSync
55:42à ses clients
55:43dans la gamme
55:46de services
55:47qu'elle va
55:48présenter
55:50au public
55:50c'est tout de même
55:51un énorme revirement
55:52qui encore une fois
55:53a traduit
55:54un grand flou
55:55et lorsque l'on doit
55:57valoriser
55:58les entreprises
55:59aussi considérables
56:00que OpenAI
56:01et IP3P
56:01qu'on aimerait savoir
56:02quand même
56:03comment les choses
56:04sont régulées
56:04c'est un sujet
56:05dans l'opinion
56:06qui va marquer
56:07les élections
56:08de mi-mandat
56:09Pierre-Yves
56:10il nous reste une minute
56:11oui parce que
56:12c'est un sujet
56:13qui fait peur
56:14et qui se prête
56:15à la démagogie
56:16disons les choses
56:19l'intelligence artificielle
56:20fait très peur
56:21elle fait très peur
56:22pour la première fois
56:23à des gens
56:24qui se croyaient
56:25protégés
56:25des mauvaises tendances
56:27du chômage
56:28les jeunes col blanc
56:29et ces gens-là
56:31représentent
56:32bien entendu
56:33cette catégorie
56:34d'électeurs
56:35un électorat
56:36qui est clé
56:37dans toutes les décisions
56:38législatives
56:39et électorales
56:40donc oui
56:41les démocrates
56:42sont en pointe
56:43sur la régulation
56:44de l'intelligence artificielle
56:45et c'est peut-être
56:46ce vent-là
56:47qui a tourné
56:49qui est en train
56:50d'être perçu
56:50par le patron
56:51de Microsoft
56:52Merci beaucoup Pierre-Yves
56:53on verra la semaine prochaine
56:55les prix de l'essence
56:56ça devait être
56:57un autre sujet
56:58de discussion
56:59mais on n'aura pas
57:00le temps
57:00d'en parler
57:01ce soir
57:02ils baissent
57:02est-ce qu'ils auront baissé
57:04encore un peu plus
57:05la semaine prochaine
57:06on fera le point
57:06avec vous là-dessus
57:07merci beaucoup Pierre-Yves
57:08Pierre-Yves Dugas
57:09avec nous chaque lundi
57:10dans ce quart d'heure
57:11américain
57:11de Smart Bourse
57:12que vous retrouvez
57:13comme l'ensemble
57:14de nos interviews
57:15et de nos émissions
57:15en replay
57:16sur bismart.fr
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57:23Sous-titrage Société Radio-Canada
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