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  • il y a 11 minutes
Mardi 10 février 2026, retrouvez Gustavo Horenstein (Responsable Recherche Macro et Allocation d'Actifs, Dorval AM), François Chaulet (Président, Montségur Finance), Abdoullah Sardi (Gérant actions, Amplegest) et Igor de Maack (Dirigeant - Associé, VitalEpargne) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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Transcription
00:00Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change, pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box, vous nous retrouvez dans la foulée chaque soir en rattrapage,
00:20soit en replay sur bsmart.fr, soit en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:25Au sommaire de cette édition ce soir, les données macro-américaines qui vont rythmer cette semaine avec des données d'emploi attendues demain,
00:33des données d'inflation attendues vendredi. Aujourd'hui, c'était des données liées à la consommation américaine avec la publication des ventes au détail pour le mois de décembre
00:42qui marquent un coup d'arrêt. Les ventes au détail ressortent flat d'un mois sur l'autre. Après, il faut s'en souvenir, un mois de novembre qui avait été plutôt favorable,
00:51mais c'est quand même une dégradation continue du rythme de consommation qu'on observe aux Etats-Unis à peu près depuis l'été dernier,
00:58depuis le mois d'août notamment, qui a vu la mise en place pleine et entière des tarifs douaniers américains.
01:06Petit coup d'arrêt donc pour la consommation américaine qui a généré une petite baisse des rendements obligataires américains.
01:14Pauline Grattel vous apportera plus de détails dans un instant.
01:17L'autre partie de l'actualité est tournée du côté des entreprises avec cette saison de publication de résultats qui se poursuit.
01:25L'un des gagnants du jour est le groupe Kering qui voit son titre bondir, rebondir en tête du CAC 40, une hausse de 10%
01:32alors que Lucas Demeo, arrivé d'il y a récemment à la tête de l'entreprise,
01:37promet que 2026 sera une année qui permettra de renouer avec la croissance.
01:41Une croissance absente depuis longtemps chez Kering avec une baisse du chiffre d'affaires sur l'ensemble de l'exercice 2025 de l'ordre de 10%.
01:50Kering le gagnant du jour, d'autres publications également aux Etats-Unis, Coca-Cola ou encore Spotify ont publié leurs chiffres d'activité, leurs résultats.
01:59Là aussi Pauline Grattel vous apportera plus de détails dans un instant.
02:01Et puis discussion à suivre avec nos invités sur cette phase de rotation et de dispersion dans le marché.
02:07Le thème IA est en train de se disperser effectivement à vitesse grand V entre des fabricants de puces et de mémoire
02:15qui profitent encore d'un énorme déséquilibre entre l'offre et la demande.
02:19Des hyperscalers qui commencent à semer le doute avec des capex de plus en plus financés par la dette.
02:24On a vu l'émission obligataire, un grand succès de Google au cours des dernières 24 heures.
02:29Et puis la partie software, elle qui vit un moment d'apocalypse comme le décrivent certains analystes.
02:35Discussion à suivre donc sur ces sujets avec nos invités de Planète Marché, plus spécifiquement encore dans le dernier quart d'heure
02:40avec les équipes d'Amplégest et le gérant du fonds Digital Leaders d'Amplégest, Aboula Sardi qui sera avec nous en plateau
02:47pour commenter ce phénomène de saspocalypse comme décrit par certains analystes.
02:59Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel est avec nous et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
03:09Bonsoir Pauline.
03:10Un mot de la tendance générale effectivement sur les grands marchés actions mondiaux à commencer par les indices américains qui consolident un peu aujourd'hui.
03:18Oui après de nouveaux records hier pour le Dow Jones et le MSCI World, ils sont à l'équilibre dans les premiers échanges.
03:25Au Japon, le Nikkei poursuit son envolée et gagne encore plus de 2%. L'indice est au plus haut.
03:30L'indice MSCI Asie-Pacifique inscrit également un nouveau record en Europe.
03:35Le stocks 600 est lui aussi au plus haut. En France, le CAC 40 est proche de son record absolu.
03:41L'indice parisien évolue aujourd'hui autour de 8 350 points portés par Kering qui s'envole de 10%.
03:47Oui Kering qui est effectivement la bonne surprise du jour pour les investisseurs.
03:51Oui alors les résultats annuels sont difficiles. Tout de même, le bénéfice net s'effondre de plus de 90% en 2025 et le chiffre d'affaires recule de plus de 10%.
04:00Ce que les investisseurs saluent, ce sont les résultats du dernier trimestre et notamment le chiffre d'affaires de Gucci.
04:06Il recule de 10% mais c'est moins pire qu'attendu grâce à de meilleures performances en Asie.
04:12Les investisseurs sont également rassurés par la perspective d'un retour à la croissance dès le début 2026.
04:17Dans le sillage de la bonne publication de Kering, on voit d'ailleurs l'effet de diffusion à l'ensemble du secteur du luxe qui en profite.
04:24Oui en France, les titres Hermès et L'Oréal gagnent 1 et 2% respectivement.
04:28Richemont en Suisse en profite également avec un titre en hausse de 1,5%.
04:33Et dans le palmarès du CAC 40, on trouve aussi les valeurs de l'automobile avec Stellantis qui rebondit de 5% après son plongeon spectaculaire de vendredi et Renault qui est en hausse de 3%.
04:44Et puis à la frontière d'ailleurs du secteur automobile et du secteur du luxe, on voit le titre Ferrari, lui qui s'envole de 10% aujourd'hui.
04:50Oui, le constructeur de luxe italien fait état de résultats solides et supérieurs aux attentes au quatrième trimestre.
04:56Pour l'ensemble de l'année 2025, le chiffre d'affaires progresse de près de 10% sur un an.
05:01L'entreprise prévoit même une légère croissance de son bénéfice ajusté en 2026 qui dépasserait ainsi les attentes des analystes.
05:07Parmi les autres résultats des grandes sociétés mondialisées, les investisseurs ont pris connaissance de ceux de Coca-Cola ou encore de Spotify.
05:14Spotify, pour commencer, anticipe un bénéfice supérieur aux attentes au premier trimestre malgré une prévision de chiffre d'affaires légèrement inférieure aux attentes.
05:23Le titre s'envole de 20% et Coca-Cola fait état d'un chiffre d'affaires inférieur aux attentes à cause de la faible demande en Amérique du Nord.
05:31Le titre ouvre en repli de 1%.
05:32Et puis Alphabet Google est la baleine du jour sur les marchés obligataires.
05:36La maison mère de Google est en passe de lever 32 milliards de dollars en 24 heures sur le marché américain en premier lieu,
05:43mais aussi sur le marché suisse et sur le marché britannique, avec l'émission rarissime d'une obligation à 100 ans en sterlin.
05:51La demande globale a été spectaculaire, le titre est en repli de 3%.
05:54Un mot de la macro avec ses ventes aux détails américaines pour le mois de décembre qui était attendue et qui montre un coup d'arrêt de la console.
06:01Oui, elle stagne sur un mois à 0% alors que les analystes attendaient une progression de 0,4%.
06:07En version cœur, elle stagne aussi sur un mois à 0% contre une progression de 0,3% attendue.
06:15En France aussi, on a pris connaissance du taux de chômage du quatrième trimestre qui ressort à 7,9% de la population active.
06:21C'est supérieur au trimestre précédent et aux attentes.
06:24Peu de mouvements à signaler sur les marchés obligataires aujourd'hui.
06:27Pauline, quel sera le programme à l'agenda demain pour les investisseurs ?
06:30La journée de demain sera rythmée par la publication du rapport sur l'emploi américain du mois de janvier qui avait été décalé de quelques jours.
06:37Et aussi, on regardera l'inflation américaine de janvier.
06:40Côté micro, on regardera les résultats d'Essilor, Luxottica, Total Energy, Dassault Systèmes, McDo, Heineken et Cisco.
06:46Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, les infos clés du jour sur les marchés avec Pauline Grattel.
07:02Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
07:07Igor Demac est avec nous, dirigeant associé chez Vitalépan.
07:10Bonsoir Igor.
07:11Bonsoir Grégoire.
07:12Gustavo Reunstein nous accompagne, le responsable de la recherche macro et de l'allocation d'actifs de Dorval
07:16Asset Management.
07:17Bonsoir Gustavo.
07:18Bonsoir.
07:18François Cholet également à nos côtés.
07:20Bonsoir François.
07:21Bonsoir.
07:21Vous êtes le président de Montségur Finance.
07:24Parlons de ce thème de l'IA qui se disperse.
07:27Gustavo, je le disais rapidement en introduction, il se disperse avec des degrés de correction différents selon les segments de la tech qu'on regarde.
07:37Il y a un segment qui ne corrige pas pour l'instant et qui continue de s'envoler.
07:41C'est tout ce qui a trait aux fabricants de puces, voire de mémoire également.
07:46On a visiblement une pénurie de composants de ce point de vue-là et donc le déséquilibre offre-demande est encore très favorable pour ces groupes-là.
07:55On a vu le doute s'installer autour des grands hyperscalers à coup de CAPEX démentiel et de financement de CAPEX qui s'orientent désormais de plus en plus vers la dette et les marchés obligataires notamment.
08:10Et puis on a toujours les victimes du secteur des logiciels.
08:15Ces victimes ne sont pas nouvelles, le software est un secteur qui a déjà beaucoup d'irréalité en 2025.
08:20Mais c'est vrai que cette vue du marché que les logiciels sont des victimes s'est encore confirmée depuis 10 jours avec l'apparition de nouvelles fonctionnalités dans des modèles comme celui d'Enthropic en l'occurrence.
08:30Comment vous regardez ce thème de la dispersion à travers l'IA ? Est-ce que c'est un simple réajustement des prix, des valorisations ou est-ce qu'il y a un risque de crise plus générale et plus profonde pour la technologie en général ?
08:45Alors comme vous interrogez à l'économiste, j'ai évidemment une bonne et une mauvaise nouvelle.
08:50Bon, il y a quand même, je vais commencer par la bonne nouvelle, c'est qu'il commence à y avoir un peu de discrimination dans les marchés.
08:55En tout cas, la recherche par les investisseurs, effectivement, de mieux comprendre comment l'IA, qui est une révolution définitivement, quelque chose de très fort pour l'économie dans les prochaines années,
09:05mais comment ça va redistribuer les cartes exactement.
09:07Donc on est moins dans une hausse indiscriminée qui faisait craindre beaucoup des excès, et donc on ne va pas se plaindre du fait qu'il commence à y avoir de la discrimination.
09:18En revanche, il y a aussi beaucoup d'incertitudes, et malgré ce repricing qu'on voit un peu partout, il reste toujours beaucoup de questions.
09:27D'abord, évidemment, du côté des hyperscalers sur la monétisation de tous ces investissements qui sont extrêmement lourds.
09:32Et c'est toujours intéressant de voir les analystes qui, pendant des années, saluaient le côté asset light de toutes ces entreprises,
09:39qui maintenant, évidemment, sont asset heavy, et donc c'est d'autres business models, d'autres dynamiques.
09:46Et nous, on pense qu'il y a beaucoup d'incertitudes, même si, encore une fois, ce sont des entreprises, sans aucun doute, bien gérées, qui ont plein de potentiel.
09:53Et je pense que mes collègues, sûrement, ont plus de choses à dire sur le détail de chacune des entreprises.
09:58Du côté des perdants, là, c'est pareil, il y a une grande incertitude.
10:02Ce qu'on a l'impression, c'est que, grosso modo, le secteur des logiciels, dans un premier temps, c'est juste toutes les entreprises, de manière indiscriminée,
10:10que ce soit les logiciels, que ce soit aussi les sociétés de conseil, qui étaient liées à l'intégration, etc.
10:15Tout a été vendu de manière un peu indiscriminée.
10:17pour préciser, quelque part, l'incertitude qu'il y a sur les business models, le risque de disruption, pas dans l'année prochaine, mais dans 3 ans, 4 ans, 5 ans,
10:26du business model de beaucoup de ces sociétés, à savoir si elles sont, comment va se déplacer la valeur ajoutée, exactement, dans cette grande chaîne des logiciels.
10:35Donc, même si, globalement, les logiciels restent un secteur, je pense, extrêmement important, qui va continuer à être important,
10:42savoir qui va gagner exactement, c'est encore pas évident.
10:46Et donc, pour l'instant, il y a ce, voilà, ce price discovery, cette recherche de prix.
10:51C'est un peu difficile de s'engager massivement dans les logiciels, le temps de faire les tris.
10:56Mais là aussi, c'est une question, je pense, pour les stock pickers, d'aller trouver, évidemment, en fonction des business models, les gagnants et les perdants.
11:04Si on réfléchit en termes de séquence, comment est-ce que ces incertitudes, encore majeures, pourraient être levées, au fur et à mesure que l'histoire avance, Gustavo ?
11:15Ça va être au fur et à mesure des publications, au fur et à mesure des nouvelles informations.
11:20Ça va extrêmement vite, c'est ça aussi qui est surprenant et qui surprend même les analystes.
11:23C'est qu'une semaine après, Anthropic annonce un nouveau logiciel et puis, tout d'un coup, tous les calculs, il faut les refaire.
11:30Donc, il y a beaucoup d'incertitudes, ce qui, du point de vue de l'investissement, évidemment, rend les choses un peu compliquées.
11:36Mais, quelque chose que nous mettons dans nos portefeuilles, c'est que nous trouvons, nous, que la volatilité n'est pas très chère, en réalité,
11:43étant donné ces incertitudes. Donc, voilà, dans les portefeuilles, en termes d'investissement, concrètement, on peut faire face à cette incertitude
11:52en utilisant simplement des stratégies optionnelles qui sont sensibles à la volatilité implicite, notamment du Nasdaq.
11:58Et est-ce que ça permet de rester présent de manière significative sur ce thème de l'IA ?
12:02Ou est-ce qu'en plus des protections, on a envie de trouver d'autres secteurs qui seraient un peu plus immunes, peut-être, aux conséquences potentielles,
12:11aux disruptions potentielles que pourrait générer l'IA ?
12:14L'approche que nous avons, nous, c'est d'avoir toujours resté sur cette révolution industrielle qu'est l'IA,
12:20mais de manière très diversifiée, avec à la fois, effectivement, les entreprises du hardware, on va dire,
12:25celles qui fabriquent à la fois les mémoires, mais également tout ce qui va être nécessaire pour la fabrication.
12:29Est-ce que ces boîtes-là sont aussi très cycliques par nature ?
12:32Elles sont aussi très cycliques, tout à fait.
12:33Mais là, c'est un pan qui reste solide pour vous.
12:37C'est un pan sur lequel on reste investi.
12:38Sur la partie hyperscaler, bon, ils sont beaucoup moins nombreux.
12:42Vous savez qu'on a une approche équipodérée, ce qui fait que, dans le fond, on n'en a pas tant que ça.
12:46Ils ne sont pas très nombreux, ces entreprises-là.
12:47Et puis, toujours aussi quelques logiciels qui ont beaucoup souffert,
12:52qui, dans le fond, il va falloir évidemment séparer le grain de livret,
12:55mais ça reste quand même un secteur qui est important.
12:58Donc, on reste extrêmement diversifiés sur ce thème-là.
13:02Et en même temps, on a des stratégies optionnelles sur le Nasdaq.
13:06Et simplement, pour toute la montée, par exemple, de la bulle Internet,
13:10je ne dis pas qu'on est dans la même situation,
13:12mais c'est quand même frappant que, dans toute la montée de la bulle Internet,
13:15entre le milieu des années 90 et le pic en 2000,
13:17la volatilité implicite sur le Nasdaq n'a continuellement monté.
13:20Donc, les cours montaient et la vol aussi.
13:22L'incertitude était de plus en plus élevée, malgré l'envolée des cours.
13:26Et donc, il nous semble que même si, et je n'ai aucune idée là-dessus,
13:30même si on s'engage dans une poursuite de cette hausse,
13:34ce n'est pas pour autant que la volatilité va rebaisser.
13:37C'est intéressant ce schéma où la vol monte en même temps que les prix des actifs.
13:41On a plutôt tendance à dire que, généralement, c'est le signe qu'il n'y a pas de complaisance,
13:46que les acteurs sont couverts contre le risque,
13:49plus la volatilité augmente au fur et à mesure que les prix montent.
13:53Bon, ça peut mal se terminer aussi.
13:56Ça peut mal se terminer, mais c'est vrai qu'avec des options,
13:59des options de vente ou d'autres sur le Nasdaq,
14:02on peut quand même faire face à des moments difficiles sur le marché.
14:07Je reviens juste, et je fais tourner la parole bien sûr,
14:09mais vous avez repris récemment les équipes d'Orval AM,
14:12François-Xavier Chauchat, qu'on peut saluer,
14:14a repris dans un papier de recherche qui a été publié.
14:17Ce qui se serait passé pour un indice écouille pondérée
14:20lors du crash de 2000, c'est ça ?
14:23Oui, tout à fait.
14:24Pour montrer l'intérêt d'être diversifié,
14:27d'être écouille pondérée aussi dans ses investissements,
14:31c'est un indice qui aurait pu être positif
14:33quand le Nasdaq a dû perdre 40%, c'est ça ?
14:35Absolument, en 2000, quand le Nasdaq perdait 40%,
14:37l'indice MSI Monde équipondéré progressait, effectivement.
14:41Parce qu'il n'y a pas eu de contagion généralisée.
14:44Comme souvent, les marchés très chauds sont quand même très concentrés.
14:47Mais en fait, ça n'avait pas de problème dans l'ensemble de la cote.
14:51Or, l'équipe pondérée, c'est évidemment extrêmement diversifié.
14:54Igor, votre analyse de cette dispersion au sein du thème de l'IA,
14:58est-ce que c'est sain de voir effectivement
15:00le marché corriger peut-être déjà certains excès en termes de valorisation ?
15:06Le marché, il applique le principe fondamental du capitalisme,
15:10c'est la rentabilité des capitaux employés.
15:12Et là, c'est la seule question qui, aujourd'hui, doit être posée.
15:15Puisqu'on ne peut pas vraiment répondre à, moi je pense,
15:18est-ce que c'est une véritable révolution d'intelligence artificielle ?
15:21Parce que je pense que c'est plus le prolongement des grands réseaux
15:24et de la fabrication des datas.
15:26Et là, on est dans l'utilisation de la data,
15:28puisque tous ces réseaux et tous ces clients ont fourni de la data
15:32à toutes ces entreprises.
15:34Et là, on est juste dans la monétisation, l'exploitation informatique.
15:38Donc, je crois que la question, aujourd'hui, elle demeure.
15:42Il y a 600 milliards d'euros prévus d'investissement par les grands GAFAM.
15:46On ne sait pas trop quel sera le retour sur Capiton Play,
15:49le fameux Roche.
15:51Et c'est ça qu'un investisseur, à la fin, veut voir dans son panier.
15:54C'est pour ça qu'il a fait volte-face en 2000,
15:58parce qu'il y avait trop d'investissements.
16:00Mais à l'époque, c'était une vraie révolution technologique.
16:03Oui, on partait d'une base installée informatique très faible.
16:06Il n'y avait pas de retour avant quelques années.
16:08Donc, moi, je pense que la question prévaut toujours.
16:11Il ne faut pas retourner tout de suite.
16:13Évidemment, il faut faire du picking.
16:15Il y a des sous-thèmes, la cybersécurité,
16:17qui restent des grands sujets.
16:19Alors, on est clairement dedans.
16:22Mais nous, on avait déjà utilisé un ETF et coup de pondérée sur le S&P 500.
16:27Je pense que les trop grandes concentrations sont des gros dangers pour tout investisseur.
16:31C'est-à-dire pour ça que nous, quand on a des fonds UCIT,
16:33on a des règles de concentration.
16:35C'est fait pour.
16:35Et qui dit diversification, on ne dit pas non plus dispersion trop importante,
16:41ni trop grande concentration.
16:43Donc, il faut avoir un équilibre.
16:45Ne pas oublier que la tech américaine, c'est le bras non armé, entre guillemets,
16:49de la puissance américaine.
16:50Donc, prédire comme la décrédibilisation du dollar, la chute de la tech américaine,
16:57ça serait très prétentieux.
16:58Dans le monde actuel, une administration américaine comme celle qui est en place aujourd'hui,
17:05ne peut pas se permettre que ces champions de la tech soient à terre boursièrement ?
17:09Non.
17:09Et puis, de toute façon, collectivement, c'est un partnership avec les États-Unis.
17:13Donc, tout le monde signe en bas du drapeau, que vous soyez démocrate ou républicain.
17:16Et donc, aujourd'hui, je ne prédis pas un krach de l'intelligence artificielle,
17:21mais je dis en termes de valo, de consommation de capitaux,
17:25c'est des masses qui sont aujourd'hui très importantes.
17:29Et on est arrivé au moment où...
17:30On n'a pas la capacité de valoriser la rentabilité.
17:32Donc, on dit, bon, j'ai fait 30, 40, 50, 60 % de perfs.
17:37Ne pas oublier la notion de perfs engrangés aussi chez un portfolio manager,
17:41un gérant, même un gestionnaire de fortune.
17:44Là, il y a encore des perfs très importantes.
17:46Donc, ça incite à prendre des profits et à se dire,
17:49bon, je reviendrai quand l'industrie sera un petit peu moins chaude
17:52et qu'on aura des meilleures données sur la monétisation
17:56de ces solutions d'intelligence artificielle.
17:58Et sur la disruption, le marché, depuis l'été dernier,
18:03notamment, est assez obsessionnel sur les perdants de l'IA.
18:09Et c'est vrai que cette obsession est encore confirmée,
18:11vous le disiez, par la sortie d'un nouveau modèle chez Anthropik,
18:13mais il y en aura demain un chez OpenAI, chez Google ou d'autres.
18:17Cette course au modèle, elle ne va pas s'arrêter.
18:19Chaque fois qu'un nouveau modèle va ressortir,
18:21j'imagine que le marché va vibrer ou trembler
18:23au gré des fonctionnalités nouvelles qui seront...
18:26Je donnerai un contre-exemple, c'est le secteur bancaire.
18:28dont on parlait avant, qui est dans le secteur antédiluvien,
18:31qui est le premier à s'être virtualisé,
18:33en passant des pièces, des billets, dans un coffre-fort,
18:37en fait, l'argent dématérialisé,
18:38et qui existe encore.
18:40Et qui se porte pas mal, finalement,
18:43malgré quelques crises passées.
18:45Donc, il y a un peu des contre-exemples,
18:48et je pense qu'il faut faire attention d'être à la mode.
18:52Il y a cette fameuse phrase,
18:54être dans le vent, c'est avoir le destin d'une feuille morte.
18:56Pas en bourse, il faut pas être trop, trop longtemps trop à la mode.
19:00Voilà. Il faut savoir aussi revenir à des choses un peu plus traditionnelles,
19:04les banques, la construction, on parlera peut-être des résultats.
19:06C'est ce qu'on voit dans cette rotation, bien sûr, avec plaisir.
19:08Qui n'est pas forcément le titre,
19:10mais qui a une stratégie financière depuis 20 ans,
19:13qui est immaculée.
19:14Et c'est au plus haut.
19:14Donc, bon, là, il n'y a pas trop d'histoire d'indigence artificielle pour les autoroutes.
19:18Au-delà du fait que les banques sont un secteur traditionnel,
19:21qui a survécu aux grandes crises,
19:23qui ont pu se matérialiser, d'ailleurs, ces dernières années,
19:28est-ce que ça en fait pour autant un secteur gagnant de l'IA ?
19:32Est-ce qu'il y a cette idée-là,
19:33qu'on pourrait avoir une prime IA aussi, peut-être,
19:37dans des secteurs comme un secteur financier, par exemple ?
19:40Plutôt que c'est un secteur assez vertueux,
19:42parce que les banques sont celles qui ont le plus d'informations sur nos vies.
19:47Et c'est celles qui ne les ont pas utilisées.
19:50Par réglementation, mais aussi parce que le secteur
19:52n'utilise pas l'argent de ses clients pour les dominer.
19:56Et je pense que c'est aussi une leçon, pas morale,
19:58mais presque intéressant de se dire,
20:01en fait, moi, j'ai confiance dans ma banque,
20:02ils savent tout sur moi, mais ils ne l'utilisent pas.
20:05Alors, oui, ils vous appellent quand on fait un prêt immobilier
20:07pour vous placer une assurance.
20:07Ah, il y a des questionnaires, oui.
20:09Voilà, mais il y a des assurances,
20:10il y a des habitations.
20:12Mais je veux dire, c'est un secteur qui a quand même su
20:14beaucoup protéger ses clients.
20:17Oui, avec une réglementation qui les a bien incités à le faire aussi.
20:21Oui, mais c'est plutôt un secteur très bien réglementé.
20:24Le secteur financier, avec le secteur pharmaceutique
20:27et les effets secondaires de tous les médicaments,
20:28je pense que c'est là où il y a les plus grandes mentions de prudence.
20:32Mais vous dites, l'actif confiance, il est au cœur de tout,
20:35mais pour le secteur bancaire, c'est une clé.
20:36Moi, je pense que c'est une des clés de la performance de BNP.
20:39Aujourd'hui, culture du risque, de résultats.
20:41Après, il y a toujours des provisions, il y a des cycles,
20:43c'est des secteurs qui surfinancent la croissance,
20:45sous-financent la récession, un peu moins qu'avant.
20:48Mais voilà, c'est un bon contre-exemple.
20:50Qu'est-ce qu'a fait l'IA sur les banques ?
20:52Pour l'instant, les fintechs, pas grand-chose.
20:54Non, c'est vrai.
20:55Assez humine par rapport à toutes ces nouvelles technologies.
20:57En tout cas, elles sont capables de les intégrer aussi.
20:59Il y a quand même Révolut, il y a quand même plein de choses que les jeunes utilisent.
21:02Bien sûr.
21:03Mais je pense qu'en Europe, en tout cas, on est un secteur très bien réglementé.
21:08François, alors on parle du thème de la dispersion au sein de la tech de l'IA.
21:13Non, non, mais est-ce qu'il y a un vrai risque de crise de la tech
21:16ou est-ce que c'est, encore une fois, une simple correction ?
21:18Moi, je vais commencer par prendre le contrôle.
21:19Plus globalement, la grande rotation de marché.
21:22C'est-à-dire que derrière la dispersion du thème de l'IA,
21:24on voit revenir, alors la banque, ça fait longtemps,
21:26mais des secteurs plus traditionnels,
21:27au point que la value américaine surperforme
21:30sur un marché qui, par nature, est quand même plutôt un marché croissance.
21:33C'est vrai que les fonctionnements value croissance
21:35sont inversés aux Etats-Unis et en Europe,
21:37puisque ça fait pendant trois ans que la croissance sous-performe en Europe
21:40et surperforme aux Etats-Unis,
21:42et que la value ne reprend des couleurs qu'en ce début d'année, côté américain,
21:47et elle continue à peu près bien de se comporter en Europe
21:49et notamment au travers de secteurs bancaires
21:51qui continuent leur valorisation
21:53pour la très bonne raison du capital employé
21:55et de sa rentabilité qui est excellente sur le secteur bancaire en Europe.
21:59Pour revenir sur les sujets IA,
22:02premièrement, la diversification.
22:05C'est vrai que c'est un appel qui est important.
22:07Il y a peu d'encours sur les ETF écoupondérés.
22:10La plupart, c'est les ETF indiciels.
22:13Attention, on a des concentrations dans les ETF
22:15qui dépassent largement les ratios prudentiels
22:17qui sont imposés aux fonds YouSites.
22:19Donc, pour les investisseurs,
22:21veillez toujours à regarder à l'intérieur de vos ETF
22:23si vous n'avez pas plusieurs fois la même chose
22:26et plusieurs fois la même chose à plus de 10%.
22:28Parce qu'on peut le croiser parfois dans les portefeuilles
22:31qu'on reçoit de clients qui ont fait des inventaires
22:34un peu à l'après-vert d'ETF,
22:35bien marketés par les gens.
22:38Et d'ailleurs, on ne peut pas oublier aussi
22:39que les ETF, généralement, se lancent en fin de mode
22:42et que la plupart du temps, les nouveaux ETF lancés
22:44commencent par des performances négatives
22:46une fois qu'ils ont attiré des capitaux.
22:48Je dis ça parce qu'il faut être aussi prudent
22:50sur les dernières modes.
22:51Celui qui a été lancé sur l'armement il y a un an et demi
22:54a connu quelques difficultés avant de se reprendre.
22:57Et c'est le cas à chaque fois sur des thématiques
22:58un peu particulières.
23:00C'est moins le cas dans la gestion discrétionnaire.
23:02Et ce qui est intéressant, c'est qu'on a un peu le sentiment
23:04de prendre une revanche.
23:05Tout simplement parce que le marché,
23:07depuis maintenant un an et demi,
23:09procède à de grands déballages
23:10de prix
23:11et de grandes promos sur des secteurs.
23:14On l'a vécu en Europe sur le luxe.
23:16On le voit aux Etats-Unis sur le logiciel
23:18et en Europe d'ailleurs aussi sur le logiciel, etc.
23:20Mais ce qui est très important, c'est que ça ne change pas
23:22les tendances de fond du marché.
23:23Et ça, c'est quelque chose qui est, je pense, très notable.
23:26Les indices progressent un peu moins vite quand même.
23:28Oui, mais on arrive à massacrer
23:29des gros poids des indices
23:31sans changer la tendance de fond
23:34de valorisation de ces indices.
23:35C'est quelque chose qui montre
23:36que la dynamique de fond des marchés
23:38reste pour l'instant, à ce stade,
23:41inchangée depuis 18 mois.
23:42Donc la rotation, elle permet quand même
23:44de consolider le marché.
23:46Il y a des vraies consolidations
23:47à l'intérieur des indices.
23:48Il y a peu de consolidations d'indices.
23:50Je crois qu'il faut revenir à un an en arrière
23:51pour avoir un vrai repli d'une 10 ou 15 %.
23:54Mais en attendant, il se passe beaucoup de choses.
23:56Oui, Libération Day.
23:57Ensuite, je partage plusieurs choses,
23:59mais en même temps,
24:00je voudrais quand même saluer quelque chose.
24:02On a des publications dingues.
24:04Enfin, il faut quand même le dire.
24:06Des marges à 75 %,
24:0730 % de croissance de chiffre d'affaires,
24:104 ans de carnet de commandes.
24:11Enfin, qu'est-ce qu'on peut acheter de mieux que ça ?
24:13Donc, c'est effectivement difficile.
24:14On peut parler d'un avion.
24:15Ah oui, oui, d'accord, dans le secteur de la tech.
24:17Oui, oui, d'accord.
24:18Absolument dingue.
24:20Ce qui a sorti Alphabet,
24:22c'est absolument incroyable.
24:24Ah, ce n'est pas les résultats qui posent problème.
24:26Est-ce qu'on a envie de payer le futur ?
24:28Aujourd'hui, sur ces grandes entreprises-là,
24:30la question, c'est qu'est-ce qui se passe
24:31après le carnet de commandes, en fait.
24:33Et c'est vrai qu'on a du mal à valoriser
24:36parce qu'on sait très bien
24:37que le capitalisme, depuis toujours,
24:39a des taux de rentabilité décroissants
24:40du capital employé dans certains secteurs
24:42qui sont très rentables
24:43et qu'à terme, des taux de croissance comme ceux-là,
24:46une fois qu'on a convaincu la planète entière,
24:49il faut détruire notre planète et on ne l'a pas.
24:50Donc, on sait très bien
24:51qu'on va arriver sur une asymptote
24:53un jour ou l'autre.
24:54Mais pour l'instant,
24:55il n'y a pas de dérivée seconde négative.
24:57On est toujours sur une pente exponentielle.
24:59Donc, c'est difficile de sauter du train
25:01malgré les valos,
25:02tout simplement parce que ce sont des boîtes
25:04qui ont délivré trimestre après trimestre
25:06au-delà des attentes et encore aujourd'hui.
25:09Se pose ensuite la question
25:10de la santé mentale des dirigeants
25:13qui vont mettre 650 milliards
25:16et donc plus de 1 000 milliards
25:18à l'horizon de 3-4 ans
25:20pour construire les datacenters
25:21dont la durée de vie
25:22au rythme actuel des progrès de la technologie
25:24par NVIDIA, par exemple,
25:27est de plus en plus réduite.
25:29Je rappelle, NVIDIA sort une puce par an.
25:31Oui, qui efface...
25:33Enfin, on prend un datacenter,
25:34on le met dans une seule armoire
25:36et on repart avec ça.
25:38Sauf que, il y a peut-être
25:39quelque chose à noter,
25:40c'est que toutes les capacités précédentes
25:42sont toujours employées.
25:44Peut-être pas aussi rentables,
25:45mais elles sont toujours employées.
25:47Et donc, ce carnet de commandes, etc.,
25:48ça montre que, finalement,
25:50les dirigeants de ces entreprises
25:53voient bien devant elles
25:56le marché à adresser.
25:58Et moi, je ne pense pas
26:00qu'ils soient stupides
26:02au point d'aller se ruiner
26:03en investissant à perte
26:06dans des segments
26:07qui sont quand même
26:09leur cœur de métier
26:09et en plus des métiers...
26:10C'est quand même un peu l'idée
26:11du cours à l'armement.
26:12C'est-à-dire que si le voisin
26:13met 50 milliards,
26:15il faut que je puisse en mettre 75,
26:16etc., etc., etc.
26:18Pour recibler un peu le débat,
26:19si je prends un exemple,
26:21Alphabet,
26:22la monétisation par Alphabet
26:24de ce qui est en train d'être fait
26:25dans l'IA
26:26en tant que recherche sur Internet
26:28me paraît une évidence.
26:30La capacité du groupe
26:31à maîtriser cela
26:32avec ses propres puces,
26:34avec, évidemment,
26:35des investissements colossaux,
26:36mais avec peut-être
26:37un peu moins de sacrifices de marge
26:38auprès de tiers fournisseurs,
26:40je pense qu'elle est relativement excellente.
26:43Donc un modèle très intégré
26:44chez Google.
26:44On fabriquerait des puces
26:46et on monétiserait aussi
26:47les usages à travers nos logiciels.
26:50Je suis certain de ne pas passer à côté
26:52de l'IA en ayant cette valeur-là.
26:54Je prends un autre exemple,
26:55Microsoft.
26:57On est quasiment tous
26:58des utilisateurs de Microsoft.
27:01On comprend bien,
27:02quand même,
27:03la volonté du groupe
27:04de continuer à croître
27:05son chiffre d'affaires.
27:05Là, pareil,
27:06les publications,
27:07la capacité à augmenter les prix,
27:09la capacité à rentabiliter l'IA,
27:11dont ils sont quand même actionnaires
27:13à hauteur de plus de 50%
27:15pour OpenAI.
27:17C'est une évidence.
27:18On double le prix des licences.
27:20La PME qui paye 20-25 dollars par mois
27:23pour son utilisateur
27:24pour sa suite Office,
27:26va passer à 50.
27:27Donc, si ça prend un peu de retard,
27:29on fait une petite promo,
27:30mais tout le monde est dans le train.
27:31Et puis, une fois qu'on est dans le train,
27:33qui va en sauter ?
27:34Donc, il n'y aura pas de disruption
27:35pour la suite Office de Microsoft ?
27:37Non.
27:38En revanche,
27:38ce qui arrive aussi,
27:40c'est les nouveaux abonnements
27:41pour avoir les agents
27:42un peu super agents,
27:44pas forcément connectés
27:45à un utilisateur,
27:45mais à un groupe,
27:46à un groupe de travail,
27:47à des missions particulières,
27:48etc.
27:49Et là, le rapport
27:49n'a plus du tout le même niveau.
27:51On ne paye plus 20 balles
27:52ou 30 balles.
27:53C'est plus du tout la même.
27:54On est plutôt sur des bases
27:55à 200 euros
27:56par agent,
27:57par fonction,
27:57etc.
27:58Et puis, évidemment,
27:59avec des limites
27:59d'usage raisonnables.
28:01Donc, ce que je veux dire,
28:02c'est que la capacité
28:03de ces groupes-là
28:04a réintégré
28:05dans leur croissance
28:06de chiffre d'affaires
28:06cette ligne-là.
28:08Elle me paraît assez certaine
28:09et donc,
28:09je suis assez tranquille.
28:11Voilà.
28:12Je voudrais juste
28:12un dernier mot.
28:14On a un contre-exemple
28:14qui me paraît intéressant,
28:15c'est Apple.
28:17Je sais que vous êtes un fan.
28:19Je suis un fan.
28:20Oui, disons que j'ai un client
28:21utilisateur régulier.
28:22J'ai un téléphone Apple
28:23comme à peu près
28:24quelques milliards de personnes
28:25sur la planète.
28:26On a là le groupe
28:27qui a fait exactement
28:28l'inverse de tout le monde,
28:29qui arrive très en retard
28:30sans investir
28:31et qui pourtant,
28:33va évidemment capitaliser
28:34sur l'IA
28:35parce qu'on va utiliser
28:36nos données
28:37dans leur univers.
28:38On va payer
28:38de plus en plus
28:39de stockage, etc.
28:40Donc, eux,
28:41c'est encore une vision
28:42avec un contre-pied
28:43qui me paraît intéressant.
28:44Et je voudrais dire
28:45un dernier mot.
28:46Sortons de l'IA
28:46pour aller vers le software
28:47et peut-être sur des sociétés
28:48comme Oracle,
28:49des choses qui ont été
28:50ou Salesforce,
28:51par exemple,
28:51ou des grandes sociétés
28:52de logiciels américaines,
28:54Intuit,
28:54sur les données
28:55des logiciels comptables
28:56pour faire ces déclarations
28:58en impôts
28:58et la comptabilité
28:59des entreprises,
28:59etc.,
29:00qui ont vu
29:00leur cours massacré.
29:01L'ETF sur le software
29:02aux Etats-Unis,
29:03c'est moins 25% en janvier.
29:05Juste depuis le début de l'année,
29:06c'est déjà moins 30% en 2025.
29:07Oui, c'est ça.
29:08Donc, on poursuit
29:09un mouvement terrible.
29:11Toute la difficulté
29:11qu'on a à nous,
29:13c'est en tant qu'analyse
29:14des financiers
29:14à valoriser
29:15la valeur terminale.
29:16On ne sait pas
29:17ce que seront
29:17ces modèles de société
29:18à 5-10 ans
29:19et on doit les valoriser
29:20avec des multiples
29:20de 25 fois les résultats.
29:22C'est difficile.
29:23Et donc,
29:23faire des DCF,
29:25c'est-à-dire des méthodes
29:26de la variation
29:26des cash flow,
29:27il nous faut une valeur terminale
29:28et on ne l'a pas
29:28parce qu'on ne connaît pas
29:29le modèle économique
29:30qui sera à la terme.
29:31Et puis l'intensité
29:32concurrencielle, etc.
29:33Celsforce,
29:34il signe toujours
29:34les contrats sur le CRM
29:36et je ne vois personne
29:38capable d'avoir
29:39les meilleures données
29:39qu'un Celsforce
29:40sur les utilisateurs.
29:42Et donc,
29:42est-ce que la valeur,
29:43elle est dans l'IA ?
29:44Est-ce qu'elle est dans
29:45les données qui sont
29:45dans les databases ?
29:47Est-ce qu'elle est dans
29:47l'exploitation
29:48de ces databases ?
29:49Elle est un peu partout
29:50mais je crois que plus
29:50on se rapproche
29:51de la data
29:51et de la qualité
29:52de la data,
29:53plus on est certain
29:54d'avoir de la valeur
29:54et c'est peut-être
29:55une façon de faire le tri
29:55sur les valeurs
29:56des logiciels.
29:57On a des boîtes
29:57de Legal Tech,
29:59Relix au UK
30:01qui est une boîte
30:01emblématique
30:02de ce secteur
30:03des logiciels
30:03qui s'est fait détruire
30:04alors qu'ils ont
30:05un historique
30:05de données judiciaires
30:06qui remonte
30:07parfois sur plus de 100 ans.
30:09Est-ce qu'elles seront
30:09capables de les protéger ?
30:10C'est ça la vraie question ?
30:12Est-ce qu'elles peuvent
30:12protéger ces données ?
30:13Sur la partie dette
30:15parce que François citait
30:16Alphabet Google
30:17c'est je le disais
30:18la baleine du moment
30:19dans les marchés obligataires
30:20alors demande stratosphérique
30:21pour des obligations
30:22allant jusqu'à 100 ans
30:23maintenant.
30:25C'est rare de voir
30:25des corporate à mettre
30:26jusqu'à 100 ans
30:27ça nous envoie quel message ?
30:29Est-ce qu'on est
30:29sur un pic
30:31un climax de confiance ?
30:33Alors pour Google
30:34évidemment
30:34c'est très bon à prendre
30:35est-ce qu'on a envie
30:37d'acheter du 100 ans
30:38pour autant ?
30:40Le 100 ans
30:44c'est vraiment
30:45typiquement des choses
30:46ultra niche quand même
30:47je pense que
30:49la gérante ne sera pas là
30:50Donc on avait eu
30:51Motorola dans les années 97
30:53je crois
30:53Motorola émet du 100 ans
30:54plus récemment
30:55c'était les souverains
30:56quand même
30:56l'Autriche a émis du 100 ans
30:57deux fois
30:58je crois
30:58l'Argentine a émis du 100 ans
31:00également
31:00chaque cas étant
31:01assez spécifique
31:02L'Autriche
31:03ça s'est plutôt mal passé
31:04si vous regardez
31:04la valorisation actuelle
31:05des titres émis
31:06d'où ma question
31:06Oui oui
31:07c'est pour ça
31:08le mythe
31:09l'émetteur lui-même
31:09on n'a pas trop de doutes
31:11par contre oui
31:11c'est sûr que l'effet duration
31:12ça va être quelque chose
31:13bon il y a de l'appétit
31:16pour ça
31:17et c'est vrai que
31:18c'est assez étonnant
31:19d'ailleurs
31:20il y a quand même
31:22encore une angoisse
31:22sur la partie très longue
31:23des taux
31:24des taux souverains
31:24un peu de volatilité
31:27ça ne traite pas très bien
31:28mais bon
31:29en même temps
31:30effectivement
31:30il y a malgré tout
31:32de l'appétit
31:32pour des corporets
31:33très longs
31:34c'est la beauté
31:36de la psychologie
31:36des foules
31:37et au-delà
31:38du 100 ans
31:39de Google
31:39le fait de les voir lever
31:40peut-être 30 milliards
31:42ou plus
31:42en 24 heures
31:43et ça va se multiplier
31:45sur différents marchés
31:46c'est plutôt bien réparti
31:48dans quelle mesure
31:50ça bouleverse
31:50les équilibres
31:52de ces marchés obligataires
31:53je parle de l'offre
31:55et de la demande
31:55et notamment
31:56de l'offre
31:57qui doit être absorbée
31:58l'offre des entreprises
31:59mais l'offre
32:00des pays aussi
32:01qui doit être absorbée
32:02tout au long
32:02de l'année 2026
32:04il peut y avoir
32:04un peu d'effet d'éviction
32:05ce genre d'effet
32:06mais je n'y crois pas trop
32:07au général
32:08c'est un marché
32:08extrêmement liquide
32:09et surtout bien arbitré
32:11parce que la question
32:12c'est rarement d'ailleurs
32:13qui va acheter
32:14c'est une question
32:15qu'on peut souvent
32:15mais qui achète
32:16non c'est qui arbitre
32:17où sont les endroits
32:19où on arbitre
32:19pour éviter justement
32:21que des spreads
32:22soient anormalement élevés
32:23par rapport à des fondamentaux
32:25donc pour l'instant
32:26ce sont des marchés
32:27très arbitrés
32:27et du coup
32:29tout ça est absorbé
32:30relativement facilement
32:31l'arbitrage
32:32qui amène de la liquidité
32:34effectivement
32:34dans ces marchés
32:35vous citiez Vinci
32:40tout à l'heure
32:40Igor
32:41il y a Kering
32:42aujourd'hui
32:43je veux bien
32:43qu'on dise un mot de Kering
32:44il y a eu Stellantis
32:45en fin de semaine dernière
32:47choc massif
32:48évidemment
32:49mais Vinci
32:50très belle publication
32:51le titre prend 10%
32:52je crois de mémoire
32:52sur la pub
32:53oui au plus haut
32:54alors je regardais
32:55l'historique de dividendes
32:56par action
32:57depuis 2015
32:58donc ça ne cesse de croître
33:00on était à 84 euros
33:01là on est à 5 euros
33:03modulo 2019-2020
33:04où ça a été abaissé
33:06même si le fric à chou
33:08était là
33:08donc un pur aristocrate
33:10du dividende
33:10oui avec une stratégie
33:12financière
33:13qui s'est construite
33:13autour du métier
33:14de la construction
33:15faible marge
33:16gros carnet de commandes
33:18risque d'exécution
33:19pas énormément
33:20forcément de visibilité
33:22sur tous les segments
33:23même avec un carnet de commandes
33:24parce que
33:24le problème du carnet de commandes
33:26c'est qu'on ne sait pas trop
33:26la marge
33:27c'est du chiffre d'affaires
33:28mais on ne connaît pas trop
33:29la marge
33:29en tout cas en tant qu'investisseur
33:30et puis les concessions
33:32dont on dit chaque année
33:33qu'elles vont être reprises
33:35par l'Etat
33:36et puis là on a vu
33:37un avenant
33:38à la concession
33:38de Coffee Root
33:39donc un modèle
33:40qui est aujourd'hui
33:41plus étranger
33:42européen que français
33:43et une stratégie financière
33:45où on a
33:46un levier
33:48de 1,5
33:49alors qu'on a des actifs
33:50qui sont
33:51très lourds
33:52qui ont demandé
33:53beaucoup de capitaux
33:54mais qui rapportent
33:55où il y a une croissance
33:56entre 0
33:57allez 0-1
33:59sur la construction
34:00et puis 5, 6, 7
34:01pour des concessions
34:02autoroutières et aéroportuaires
34:03donc
34:03c'est une orthodoxie financière
34:05quoi
34:05ouais ouais
34:06je crois que le directeur financier
34:07c'est le plus ancien
34:08de tout le CAC 40
34:09monsieur Lapéry
34:10il doit avoir une vingtaine
34:11d'années à ce poste
34:13donc ça veut aussi dire
34:14qu'une stratégie
34:16ça demande du temps
34:17pas 100 ans
34:17je reviens là-dessus
34:18c'est que
34:19jamais on doit acheter
34:20un papier à 100 ans
34:21on ne prête pas de l'argent
34:22à 100 ans à quelqu'un
34:23bon moi c'est mon point de vue
34:25après c'est des histoires
34:26d'arbitrales
34:27de durations
34:29mais
34:29c'est aussi un peu
34:30des signaux tout ça
34:31c'est des signaux
34:32que les gens font
34:33un peu n'importe quoi
34:34parce que
34:35quand on reparle
34:35de sujets comme Stellantis
34:37il y a des boîtes
34:38qui peuvent disparaître
34:39à coût de provision
34:40à 22 milliards d'euros
34:41même s'il n'y en a que 6
34:42et demi en cash
34:43ça fait quand même
34:44on en prend 3
34:45et la capi c'est 0
34:46donc il faut faire attention
34:48ces sociétés
34:49elles n'existaient pas
34:50il y a 25 ans non plus
34:51donc je pense
34:53qu'il faut quand même
34:54rester très proche
34:55de la réalité
34:56macro et micro
34:58quand on fait de l'investissement
34:59et donc face aux 100 ans
35:00de Google
35:00il y a 26 quoi
35:01ouais
35:02bah
35:02ouais
35:03c'est un peu
35:04je crois que la concession
35:08d'Eurotunnel
35:08c'était à l'époque
35:09c'était 85 ans
35:10on est dans les mêmes ordres d'idée
35:11mais on a des biens physiques
35:13qui sont beaucoup plus
35:15compréhensibles
35:16et valorisables
35:16alors certes
35:17il y a un cadre alimentaire
35:18enfin l'intelligence artificielle
35:19peut être réglementée aussi
35:20à un moment ou à un autre
35:21j'espère qu'elle le sera
35:22parce qu'elle fait quand même peur
35:24et puis si on parle
35:25de publications un peu
35:27un peu terribles
35:29c'est Stellantis
35:30donc là c'est la panne électrique géante
35:32ça veut dire aussi que
35:34finalement
35:35là aussi c'est une histoire de capex
35:37c'est une histoire d'accélération
35:39d'emballement
35:40sur la voiture électrique
35:42peut-être même un peu tard
35:43et
35:44avec une réglementation
35:47qui a incité à ça aussi
35:48autant on a bien
35:51réglementé nos banques
35:51autant je crois
35:52que le secteur automobile
35:53on est des leaders mondiaux
35:54je crois qu'on n'a pas été
35:56très très
35:56Carlos Tavares
35:57a finalement
35:58s'est battu
35:58a capitulé
35:59face à cette réglementation
36:01en impulsant
36:02cette accélération
36:03dans l'électrique
36:04mais là
36:04comme on en parlait avant
36:06c'est 170 milliards
36:07d'euros de chiffre d'affaires
36:08qui va baisser
36:09probablement
36:09parce que la vente de voitures
36:10c'est quand même compliqué
36:12pour 20 milliards de capilles
36:14alors il n'y a pas encore de dettes
36:15mais il va y en avoir
36:16parce que
36:16de restructuration
36:17là je crois qu'on est
36:20un peu dans l'excès
36:20mais on est dans l'excès
36:22point bas Covid
36:22ils sont revenus
36:23à 6 euros
36:246,50 euros
36:24c'est le point bas
36:25de la période Covid
36:26on a toujours évoqué ensemble
36:28c'est des plateformes
36:29industrielles mondiales
36:30ça n'existe pas beaucoup
36:32dans les industries
36:33d'avoir des plateformes
36:34industrielles mondiales
36:34il y a l'aéro
36:35l'automobile
36:36qui sont capables
36:36de déployer effectivement
36:37le thème des émergents
36:39qui est un thème
36:39que nous nous poussons
36:41et qui a bien marché
36:41là récemment
36:42c'est dans ces pays là
36:43il y a de la population
36:45des bases industrielles
36:46très larges
36:46puisqu'en Europe
36:47on ne veut plus construire
36:48plus personne ne veut avoir
36:48d'usines
36:49et il n'y a plus
36:50de bases ouvrières
36:51bases industrielles
36:52très larges
36:53populations
36:53et matières premières
36:54et la gouvernance
36:56dans ces pays émergents
36:57qui faisaient un peu défaut
36:58on voit la nôtre
36:59notre modèle occidental
37:01en fait
37:02si elle s'améliore
37:03dans les émergents
37:04elle se dégrade peut-être
37:05de notre côté
37:06c'est moins une déclare
37:06forme de convergence
37:07oui
37:07convergence
37:08développée émergente
37:09c'est un grand thème
37:10on s'en rapproche
37:11il se rapproche de nous
37:12et donc ça fait que
37:13je relise ça
37:14avec le thème micro
37:15c'est que je pense que
37:16tout ce qui nous entoure
37:18dans ce plateau
37:18a été extrait
37:19forêt
37:20ou produit
37:21par la planète
37:22donc c'est bien
37:24l'intelligence artificielle
37:25mais sans lithium
37:25sans acier
37:27on ne fait pas de data center
37:28donc il faut un petit peu
37:29revenir aux sources
37:30et aux choses assez basiques
37:32au mortard
37:33c'est un cycle tangible
37:34pour vous
37:35c'est un cycle
37:35pour les actifs tangibles
37:36les hard assets
37:37c'est ce qu'on appelle
37:39les actifs durs
37:39je pense que
37:40même s'il y a de la vol
37:42dans l'or
37:42on veut de la pierre
37:43je pense qu'il y a ça
37:45et puis il y aura
37:46la conquête de l'espace
37:47c'est ça
37:48puis le quantique
37:49qui arrive aussi
37:50le quantique des quantiques
37:51ou le quantique
37:52avec un Q-U-A-N
37:54l'informatique
37:55le quantique des quantiques
37:55c'est une trace de briève
37:56oui d'accord
37:57on reste dans la partie informatique
38:00pour le coup
38:00je voulais qu'on dise un mot
38:02de Kering aussi
38:03vous avez évoqué le luxe
38:04tout à l'heure
38:04François Kering
38:05c'est un signal
38:07pur spécifique
38:08Kering
38:08qui a toujours été un peu à part
38:10dans le secteur du luxe
38:10en tout cas avec des enjeux
38:11un peu spécifiques
38:12ou est-ce qu'il y a un message
38:13un peu plus global
38:14sur lequel il faut capitaliser
38:16ou non ?
38:17pas de question
38:17moi je vais prendre deux secondes
38:18pour revenir sur les dividendes
38:19d'aristocrates
38:20parce que c'est une thématique
38:20qui nous est chère depuis longtemps
38:22ça fait plus de 20 ans
38:22qu'on a un fonds de dividendes
38:23chez Montségur
38:24et donc évidemment
38:25des titres comme Vinci
38:26vous avez une série
38:27ininterrompue
38:28de 29 années
38:28de versement de dividendes
38:30un dividende confortable
38:31une croissance
38:32qui est là
38:33une valorisation à cette fois
38:34l'EBITDA
38:35qui est tout à fait agréable
38:36par les temps qui courent
38:37parce qu'on sait
38:39qu'on est dans des métiers
38:40avec de la visibilité
38:41pas de survalorisation
38:42enfin ça fait partie
38:43des choses confortables
38:43et donc avoir ça
38:44en fonds de portefeuille
38:45quoi qu'il arrive
38:46surtout dans une phase
38:47comme
38:48c'est boulettes pauvres quoi
38:49en tout cas on est pas mal
38:50avec ça
38:50et nous en fonds de portefeuille
38:52oui il y a aussi
38:53une belle historique
38:54de dividendes
38:55très belle historique
38:56et Kering
38:56est-ce qu'on a envie
38:57de remettre du Kering
38:57en fonds de portefeuille
38:58après c'est la question
38:58des anciennes darlings
38:59des marchés
39:00Kering, LVMH
39:02on a Hermès
39:02on a eu tout le secteur
39:03qui a vécu
39:04un anus et demi
39:06horribilis
39:07c'était l'enfer
39:09avec des chiffres
39:10qui pourtant étaient
39:11médiocres
39:13mais pas non plus
39:14terribles
39:16mais plus de croissance
39:16quand même
39:17mais plus de croissance
39:17comment on valorise
39:18les deux derniers trimestres
39:19sont en amélioration
39:20de toutes les zones
39:21oui c'est quand même
39:22c'est la dérive
39:22c'est la dérive
39:24de secondes
39:24qui peut bouger
39:25ce qui se passe sur Kering
39:26qui me paraît intéressant
39:27c'est qu'on a eu
39:27un premier signal
39:28très fort
39:29le titre avait repris
39:29quasiment 100%
39:31sur ses points bas
39:32avec l'arrivée
39:33de Luca De Meo
39:34et la mise en oeuvre
39:35d'une stratégie italienne
39:37de qualité
39:39flamboyante
39:41flamboyante
39:42voilà
39:43donc ça c'est
39:44quelque chose
39:45qui a vraiment soutenu
39:46le titre
39:46avant même
39:47qu'il y ait
39:47les premiers signes
39:48tangibles
39:48de quoi que ce soit
39:49parce que la vérité
39:49c'est qu'il a fallu
39:50attendre peut-être
39:51cette publication
39:51pour trouver
39:52à se rassurer un peu
39:53sur le principal driver
39:55des résultats du groupe
39:56qui est quand même
39:57l'activité de Gucci
39:58et là les chiffres
39:59étaient un peu
39:59supérieurs
40:00à ce que le marché
40:01et le consensus
40:02attendaient
40:02et donc c'est un petit
40:03rallye de soulagement
40:04sur un titre qui
40:05pour le coup là aussi
40:06en termes de valorisation
40:07n'est pas normalisé
40:09c'est à dire que
40:10dès lors qu'on aura
40:11un peu de visibilité
40:12sur la stratégie
40:12un peu
40:13de chiffres favorables
40:15ne serait-ce qu'une stabilisation
40:17poursuite de la croissance
40:18on devrait avoir
40:20une revalorisation
40:20se pose quand même
40:21pour tous ces groupes
40:22de croissance
40:23l'année dernière
40:23quand même
40:25la capacité de résilience
40:26de ces groupes
40:27moi je suis frappé
40:28de voir
40:28avec quelle résilience
40:30ils ont pu sortir
40:31leurs résultats
40:32ils ont eu
40:33premier trimestre
40:34les tarifs
40:34ça a quand même
40:36été extrêmement sanglant
40:37déjà dans les annonces
40:39mais même
40:40dans les faits
40:41à l'été
40:41c'était tout à fait
40:43significatif
40:44pour rappel
40:45on est passé
40:45de 2,5 à 19%
40:46de taux de tarif
40:47moyen aux Etats-Unis
40:48donc c'était quand même
40:48un mouvement significatif
40:50et d'ailleurs
40:51ce mouvement est plutôt
40:52dans l'autre sens
40:53aujourd'hui
40:53puisqu'en moyenne
40:54on est redescendu
40:55autour de 15
40:55voire en dessous
40:56au fur et à mesure
40:56des accords
40:57de renégociation
40:57toujours 5 fois plus
40:58que ce qu'on avait avant
40:59global
41:00deuxième choc
41:02c'est le choc
41:03sur les devises
41:03quand vous vendez en dollars
41:05ça devient extrêmement compliqué
41:06de maintenir de la croissance
41:08alors que vous perdez
41:09une base
41:09à peu près 14% de baisse
41:10sur le dollar
41:11au premier semestre 2025
41:12c'est compliqué
41:14de tenir des résultats
41:15et de la croissance
41:15quand vous êtes en groupe
41:16quelle que soit votre activité
41:17quelle que soit votre capacité
41:19de pricing power
41:20avoir un tel impact
41:23sur le change
41:24un tel impact de tarif
41:25ça me paraît difficile
41:26de trouver le pricing power
41:28en face
41:28pour compenser immédiatement
41:29et retrouver des croissances
41:30à deux chiffres
41:31de l'activité
41:32donc honnêtement
41:33je trouve qu'elles ont été
41:34extrêmement résilientes
41:34et je trouve que le signal
41:36de fin d'année
41:36est plutôt rassurant
41:38avec pour le coup
41:39maintenant un contexte
41:40de dollars
41:40beaucoup mieux stabilisé
41:41ça fait pratiquement
41:427 mois
41:43qu'il ne bouge pas
41:44en tout cas
41:44dans une fourchette
41:45de variation
41:45très réduite
41:46et ensuite
41:47un schéma économique
41:49qui est un peu supérieur
41:50à ce qu'on pouvait craindre
41:50que ce soit d'ailleurs
41:51en Europe
41:52ou aux Etats-Unis
41:52je trouve que c'est
41:54plutôt rassurant
41:55en tout cas
41:55donc il y a une histoire
41:56de recovery
41:56pour vous
41:57nous on a beaucoup de chance
41:59c'est que l'année 2025
42:00en termes de croissance
42:01la gestion de Montségur
42:03sur les fonds croissance
42:04et je salue le gérant
42:06c'est Johan Kedric
42:07qui a fait une performance
42:08remarquable sur cette thématique
42:09il a fait deux fois
42:10l'indice croissance
42:12MSCI Europe
42:13ce qui n'était pas simple
42:14beaucoup de vent contraire
42:15autour de 20%
42:17la moyenne des produits
42:19croissants
42:19c'était autour de 6%
42:20donc c'est juste pour dire
42:21que je trouve que ça a été
42:22une année qui a été
42:24extrêmement défavorable
42:25à la croissance
42:25ça fait maintenant longtemps
42:26que la croissance sous-performe
42:28et peut-être que les vrais
42:29belles boutiques européennes
42:31aujourd'hui
42:31sont à des niveaux
42:32tout à fait soutenables
42:34de valorisation
42:35je voulais qu'on dise un mot
42:37pour finir du Japon
42:37avec vous peut-être
42:38Gustavo
42:39on en parle régulièrement
42:40de manière générale
42:41sur ce plateau
42:42avec les équipes de Dorval
42:44parce que c'est une conviction
42:45forte que vous portez
42:46depuis un certain temps
42:47j'imagine que cette conviction
42:48n'est que renforcée
42:50par la victoire électorale
42:52historique
42:53quand même
42:53de Sanae Takahashi
42:55comment vous évaluez
42:56encore le potentiel
42:58de ce marché
42:59action japonais
43:01notamment
43:01et quid
43:02de la gestion
43:03du risque
43:04autour du yen
43:05beaucoup de questions
43:07bon d'abord
43:08sur la victoire
43:09c'est effectivement
43:10une clarification politique
43:11du point de vue
43:12de la politique économique
43:14c'est une victoire
43:15vraiment
43:15effectivement
43:16forte
43:17et du coup
43:17donne de la visibilité
43:18et ça c'est vraiment
43:19un facteur très positif
43:20il faut voir
43:22que la victoire
43:22de Takahashi
43:24ça ressemble un peu
43:25à beaucoup de choses
43:26qui sont passées
43:26l'année dernière
43:27ça fait partie toujours
43:28des effets secondaires
43:29de Trump
43:29quelque part
43:30il a des contrefeux
43:32à sa politique
43:33ça a été en Europe
43:35la souveraineté
43:36et au Japon aussi
43:37la réponse japonaise
43:38évidemment
43:38a été spécifique
43:40avec un gouvernement
43:41on va dire
43:42politiquement à droite
43:43et très pro-croissance
43:45avec des plans
43:46il y a une partie
43:48effectivement liée
43:49à la défense
43:50mais il y a aussi
43:50des baisses d'impôts
43:51enfin c'est beaucoup
43:52plus généralisé
43:54et donc ça
43:56ça donne effectivement
43:56de la visibilité
43:57ce qui est intéressant
43:59dans la réaction
44:00des marchés
44:00notamment
44:01c'est que la partie
44:02très longue
44:02des taux
44:02s'est calmée
44:03ça faisait partie
44:04des grandes craintes
44:05est-ce que ça allait
44:05tout d'un coup
44:06créer un énorme problème
44:08dans la partie très longue
44:09ce qui n'est pas le cas
44:10les taux ont plutôt
44:10baissé
44:11rebaissé
44:11ça s'est un peu calmé
44:12et donc notre analyse
44:14sur la question
44:15des taux longs japonais
44:16c'est quand même
44:17de ne pas oublier
44:18que c'est un marché
44:19qui était complètement
44:20à taux
44:21et quasiment mort
44:21pendant 15 ans
44:23déserté
44:23il n'y avait plus de traders
44:24je parlais tout à l'heure
44:25des arbitrageurs
44:26c'est important
44:27les marchés
44:27il faut bien des gens
44:29pour travailler dessus
44:30et des arbitrageurs
44:31des traders
44:32et à un moment
44:33ça avait été complètement abandonné
44:34il n'y avait plus de liquidité
44:35plus de volume
44:35donc tout ça doit être recréé
44:37et c'est ça qui explique aussi
44:39beaucoup de l'excès de volatilité
44:41qu'il y avait sur la partie longue
44:42bon c'est une bonne nouvelle
44:43de voir que c'est à peu près stabilisé
44:44maintenant
44:44du côté de la banque du Japon
44:46bon ben il va y avoir
44:47la poursuite
44:48de cette hausse des taux
44:50mais probablement
44:51assez prudente
44:52donc tout au long de l'année
44:54donc la tendance
44:56sur les actions
44:57et la tendance
44:58sur les actions
44:59elle n'est pas altérée
45:00aujourd'hui
45:01non non non
45:02si le yen se stabilise
45:04je pense que ça reste
45:06toujours très très positif
45:07du côté des actions
45:08il faut voir quand même
45:09que le poids
45:10dans un MCI monde
45:11par exemple le Japon
45:12est devenu complètement ridicule
45:13ça doit peser 4 ou 5%
45:15ça a été 10 fois plus
45:16ça a été
45:16évidemment
45:17ça a été un des plus gros marchés
45:18autour des années 90
45:20on parle
45:20au plus haut de la bulle
45:22donc maintenant
45:24c'est un relativement petit marché
45:26mais il reste très profond
45:27il y a beaucoup
45:27beaucoup d'entreprises
45:28beaucoup de choses
45:28qui se passent
45:30au Japon
45:31des entreprises très exposées
45:32à l'ensemble de l'Asie
45:33donc oui
45:34il y a des choses intéressantes
45:35et un des thèmes
45:35au sein des marchés japonais
45:38c'est toujours les banques
45:39les banques japonaises
45:40donc un des thèmes
45:41c'est les banques européennes
45:42dont on parlait
45:42et oui c'est ça
45:43quantification
45:43il y a une similitude
45:45effectivement
45:45entre le cas d'investissement
45:47banque européenne
45:48et banque japonaise
45:49de ce point de vue là
45:49merci à vous trois messieurs
45:50merci beaucoup
45:51d'avoir été invités
45:51de Planète Marché ce soir
45:52Gustave Orenstein
45:53Dorval AM
45:54François Cholet
45:55Monségur Finance
45:56Igor Demac
45:57vit à l'épargne
45:58le dernier quart d'heure
46:09de Smartbourg
46:09chaque soir
46:10c'est le quart d'heure
46:10thématique
46:11le thème ce soir
46:12c'est celui
46:13de l'intelligence artificielle
46:14et de cette crise
46:15du secteur
46:16des logiciels
46:17que certains analystes
46:18ont baptisé
46:19le Saspocalypse
46:20ou le Sasmageddon
46:21terme que j'ai déjà
46:22beaucoup utilisé
46:23dans l'émission
46:23donc je vous l'épargne
46:24en bandeau
46:26en tout cas
46:26de cette interview
46:27Abdoula Sardi
46:28est à mes côtés
46:28pour en parler
46:29gérant chez Emplézè
46:29je vous gérais le fond
46:30Digital Leaders
46:31chez Emplézè
46:31bonsoir Abdoula
46:32bonsoir
46:33merci beaucoup
46:34l'histoire n'est pas
46:35tout à fait nouvelle
46:35ça fait déjà des trimestres
46:36tout au long de 2025
46:37que le marché
46:38s'est focalisé
46:39de manière assez obsessionnelle
46:41sur les losers
46:42de l'IA
46:43identifiant ce secteur
46:45des logiciels
46:45comme étant une victime
46:47principale
46:48cette vue
46:49un peu obsessionnelle
46:50s'est renforcée
46:51encore il y a une dizaine
46:52de jours
46:52avec la sortie
46:52de nouvelles fonctionnalités
46:53dans un des derniers
46:55modèles d'anthropique
46:55j'allais dire
46:56en attendant
46:57les prochains modèles
46:58et les prochaines fonctionnalités
47:00qui vont pas manquer
47:01d'arriver
47:01que penser de cette logique
47:03de marché
47:03qui dure quand même
47:04mois après mois
47:05trimestre après trimestre
47:06Abdoula
47:07et est-ce qu'effectivement
47:09c'est la fin programmée
47:10à horizon de quelques années
47:12de ces modèles
47:13de boîtes de logiciels
47:14et de ces modèles SAS
47:15c'est une vraie question
47:18il faut dire que le début
47:21du derating du software
47:22a commencé à partir
47:23du mois de septembre
47:24donc dès le lancement
47:27des derniers modèles
47:28d'anthropique
47:29le marché s'est rendu compte
47:30en tout cas
47:30les spécialistes
47:31se sont rendu compte
47:32qu'il y avait des avancées
47:33assez majeures
47:34en termes de compréhension
47:36de l'écosystème
47:37etc
47:37et là ça s'accélère
47:39vraiment avec les derniers
47:40modèles qui viennent sortir
47:42et surtout le fait
47:43d'avoir quasiment
47:44un début d'agent
47:46un début
47:46il y en a qui disent
47:47qu'on commence à avoir
47:48des débuts d'AGI
47:50mais je ne suis pas d'accord
47:52mais donc voilà
47:52on a des modèles
47:53qui poussent
47:54l'intelligence
47:54en général
47:55oui c'est-à-dire
47:56un modèle
47:56qui comprend vraiment
47:57qui fait mieux que l'humain
47:59et qui comprend son écosystème
48:00et qui a une maîtrise totale
48:01des outils
48:02et qui arrive à innover
48:03au-delà de ce que peut faire
48:04un humain
48:04on n'y est pas
48:05mais on a des modèles
48:05qui comprennent
48:06les logiciels
48:07un spreadsheet d'excel
48:09un photoshop
48:10et donc qui arrivent
48:11à utiliser l'outil
48:12tout seul
48:12et on en vient
48:13à se poser la question
48:14quid des sas
48:17si on demande
48:18à un entropique
48:19ou à un cloud
48:20de créer un add-on
48:21un add-on internet
48:23avec une connexion
48:24à un moteur de paiement
48:26ou un système de paiement
48:27en API
48:27un connecteur
48:28c'est Shopify
48:29donc quid de Shopify
48:30si on arrive
48:31à le connecter
48:33à un gestionnaire
48:34de CRM
48:35et de le connecter
48:37directement
48:37à une base de données
48:38ça fait un hub spot
48:39donc on en vient
48:40à se poser la question
48:41quid de la barrière
48:42à l'entrée
48:42quid de chiffres d'affaires
48:45réalisés par ces sociétés-là
48:46et est-ce qu'il y aura
48:47une remise en question
48:47de leur hégémonie
48:49donc voilà
48:50ça c'est la question
48:51de fonds effectivement
48:52jusqu'où on est allé
48:53dans cette logique
48:54c'est-à-dire
48:54quand vous regardez
48:55les valorisations
48:56par exemple
48:56du secteur des logiciels
48:58est-ce que c'est déjà
49:00un comment j'ai
49:01est-ce qu'on est déjà
49:02dans une forme d'excès
49:03ou est-ce qu'on est encore
49:04dans une phase
49:05de price discovery
49:05de découverte
49:06du juste prix
49:07de la bonne valorisation
49:08de ce secteur
49:09face à une concurrence
49:10qui n'existait pas
49:11il y a encore
49:12quelques mois
49:12ou quelques années
49:13c'est la vraie question
49:16donc jusqu'où ça peut aller
49:18qui sont les acteurs
49:19qui sont réellement
49:20remis en question
49:21et donc le software
49:24c'est vraiment galvaudé
49:25il y a plusieurs sous-segments
49:26du software
49:27et il faut les scinder
49:29pour savoir
49:29qui est remis en question
49:30il faut les scinder
49:31donc il y a
49:33la cybersécurité
49:34c'est pas remis en question
49:35donc le thème
49:36qui revient à chaque fois
49:37c'est le vibe coding
49:38donc on demande
49:39un logiciel
49:41on va dire
49:41un agent
49:42on imagine
49:44le logiciel
49:45et l'agent
49:45nous le vibe code
49:46c'est-à-dire qu'il fait
49:46le code tout seul
49:47et connecte
49:48aujourd'hui
49:49il est quasi impossible
49:50pour nous
49:51d'imaginer
49:52au fait
49:52que la cybersécurité
49:54soit vibe codée
49:54parce qu'il y a
49:55trop de risques
49:55un agent peut injecter
49:57une ligne de code
49:58qu'on ne voit pas
49:59et ouvrir en fait
50:00une porte dérobée
50:01c'est pas possible
50:01mais le software
50:02a subi
50:03une remise en question
50:04et a ses vues
50:05d'irriter
50:05il y a les ERP
50:07donc SAP
50:07par exemple
50:09qui pour nous
50:10en fait de part
50:10le fait que ça soit
50:11une plateforme
50:12et que c'est en fait
50:13le système nerveux
50:14d'une entreprise
50:15ça prend deux ans
50:15à cinq ans
50:16pour intégrer
50:17une solution SAP
50:17je vois pas
50:19les CEOs
50:20des entreprises
50:21se dire
50:21bon bah
50:21je vais voir
50:23coder SAP
50:24par contre
50:24dans les outils
50:26de productivité
50:27si c'est juste
50:28une interface
50:28si c'est juste
50:29une interface
50:30qui est derrière
50:31il y a une petite
50:32base de données
50:32qui est créée
50:33lue
50:34et réécrite
50:35là il y a une vraie question
50:36et c'est pour ça
50:37que quand il y a
50:38généralement un sell-off
50:39c'est plus
50:40les logiciels
50:41à faible valeur
50:42ajoutée
50:42productivité
50:43interface
50:44qui baissent plus
50:45et les ERP
50:46et la cybersécurité
50:48qui elles résistent
50:49mais on le voit
50:50par exemple
50:51Datatog aujourd'hui
50:51qui est une société
50:52d'observabilité
50:53on peut dire
50:53qu'aujourd'hui
50:54l'observabilité
50:55c'est quoi
50:55si on surveille
50:56que tout se passe bien
50:56sur le datacenter
50:57on a des logs
50:58si jamais il y a un logiciel
50:59qui tombe
50:59ou si jamais il y a une incursion
51:00on fait attention
51:01là il y a une accélération
51:03du chiffre d'affaires
51:04ce que je disais
51:04la dernière fois
51:05c'est que le CEO
51:06de Microsoft
51:07Satya Nadella
51:08a dit que l'observabilité
51:09c'était un peu
51:10le nerf de la guerre
51:11pour l'implémentation
51:13des IA
51:13parce qu'il va falloir
51:14faire vraiment attention
51:16à ce qu'elles font
51:16au sein des infrastructures
51:18donc ça se voit
51:19par exemple
51:19aujourd'hui
51:20donc il faut se poser
51:22les bonnes questions
51:22il y a des parties
51:23qui ne sont pas remises
51:24en question
51:25mais par contre
51:25il y a un d-rating
51:26donc il faut les regarder
51:27il faut peut-être
51:27les renforcer
51:28dans une logique
51:30de gestion de portefeuille
51:30d'un autre côté
51:32il y a vraiment
51:32certains acteurs
51:33où on se pose
51:34vraiment des questions
51:35et les barrières à l'entrée
51:36disparaissent
51:37exemple
51:38Shopify
51:39HubSpot
51:40Salesforce
51:42Adobe
51:43même si on était amené
51:44à croire
51:45que les algorithmes
51:46de création 3D
51:47de modification de photos
51:48il y avait de l'IP derrière
51:51mais aujourd'hui
51:52on a un Nano Banana
51:52par exemple
51:53qui est juste exceptionnel
51:54on a des outils
51:55maintenant
51:55l'agent nous crée
51:56des interfaces
51:57on a une réplique
51:58d'Adobe
51:59avec des IA
52:00qui sont très puissantes
52:01et qui répliquent la réalité
52:02je parle de Nano Banana
52:03pour la photo
52:04mais il y a la même chose
52:06pour de la vidéo
52:07et ça fait vraiment réfléchir
52:09donc on comprend
52:10il y a forcément de l'excès
52:11parce que le marché
52:12aujourd'hui
52:12je ne parle pas des performances
52:14mais le marché aujourd'hui
52:14il balance
52:15il vend
52:16il se pose la question après
52:17généralement
52:18quand on regarde
52:19des longs short
52:19ou des edge
52:20ou des city
52:21la partie software
52:23c'est du financement
52:26pour l'acheter
52:26de l'infra
52:27et des semi-conducteurs
52:28donc il y a un delta de performance
52:29de 80% sur un an
52:30et il y a des multiples
52:32qui convergent
52:32alors que le software
52:33se payait beaucoup plus cher
52:34donc voilà
52:35il y a plein de choses
52:35qui se passent en ce moment
52:36et c'est vrai
52:38qu'on pensait quand même
52:39qu'à un moment
52:40le marché
52:40allait switcher
52:42ou basculer
52:43du thème
52:44il y a infra
52:45hardware
52:46puce
52:48memory
52:48tout ce qui continue
52:50de bien se tenir
52:50vers justement
52:52la partie
52:52plus soft
52:53users
52:55etc
52:55bon
52:56on voit plutôt
52:57que c'est l'inverse
52:58c'est à dire que
52:58le trade
53:00se tend encore
53:01un peu plus
53:01c'est vrai
53:02on avait commencé
53:03on va dire
53:03l'année dernière
53:04en se disant
53:05qu'on a investi
53:06dans l'infra
53:06et donc la partie
53:08plateforme
53:08la séquence logique
53:09d'un côté
53:12ça s'est passé
53:13mais sur certains acteurs
53:14snowflake
53:15on voit une accélération
53:16de chiffre d'affaires
53:17datadog
53:17donc tout snowflake
53:19c'est parce qu'il sert
53:20à centraliser
53:22les bases de données
53:22les retravailler
53:23leur donner de la logique
53:24pour faire du
53:25reinforcement learning
53:26donc augmenter
53:27les connaissances
53:28des modèles
53:28donc quand on a
53:29une interaction directe
53:30avec les laboratoires
53:32de frontières
53:32ou une interaction directe
53:33pour développer
53:35des IA en interne
53:36directement
53:36donc on a une interaction
53:37avec les modèles
53:38ça fonctionne
53:39quand on surveille
53:39les modèles
53:40ça fonctionne
53:40mais quand on est juste
53:42dans la partie applicative
53:43c'est plus difficile
53:44donc il faut faire du stoppicking
53:45ça devient
53:46c'est vraiment du sur-mesure
53:48chaque cas d'entreprise
53:49peut être différent
53:50face au risque
53:51de disruption
53:52de l'IA
53:53question aussi
53:54sur ces entreprises
53:55qui gèrent
53:56et qui accumulent
53:58beaucoup de données
53:59on a beaucoup parlé
54:00du côté legal
54:03parce que la fonctionnalité
54:04de Claude
54:05justement
54:05permettait
54:06de mettre en place
54:08des potentiels concurrents
54:10de sociétés
54:11de gestion de données légales
54:14je pense à une boîte
54:15comme Relix
54:15au Royaume-Uni
54:17notamment
54:17qui est très connue
54:18pour ça
54:18même si la partie légale
54:20est une petite partie
54:21de leur activité
54:22je veux dire
54:23que des boîtes
54:23qui ont quand même
54:24des données
54:25et des historiques
54:26de données
54:26parfois remontant
54:27sur 100 ans
54:28et plus
54:28ça doit se valoriser
54:31justement
54:31ça doit être
54:32c'est quand même
54:33à un moment
54:34une partie de la valeur
54:35aussi
54:35de ce que les modèles
54:36vont pouvoir
54:37donner derrière
54:39non ?
54:39c'est super intéressant
54:40ce que vous dites
54:41parce qu'on peut prendre
54:42Walter Kluvers
54:44oui ou Walter Kluvers
54:45Pays-Bas
54:45on rassure ça
54:47on était amené
54:49à croire que
54:49voilà
54:50ils ont la meilleure
54:51base de données
54:51de médecine
54:52etc
54:52sauf que
54:53encore une fois
54:55si on peut demander
54:56à un agent
54:57de créer
54:59la même base de données
55:00avec des données
55:01publiques
55:01médicales
55:04il a la capacité
55:05d'agréger
55:06du moment qu'elles sont publiques
55:07elles sont accélibles
55:07il y a certaines données
55:09qui sont en accès libre
55:10ce qui fait que
55:11ils n'ont pas de protection
55:12de leurs données
55:12les plus valuables
55:15les plus valables
55:15alors quand on parle
55:18à Walter Kluvers
55:19ils disent
55:19ce qu'ils disent
55:21c'est que
55:21malgré le fait
55:23qu'il y ait des données
55:24en libre service
55:26leur curation
55:27est exceptionnelle
55:28bah oui
55:29donc
55:29mais le fait est
55:30que le marché adressable
55:32là où un médecin
55:34au lieu de
55:35faire 100% de sans flux
55:36vers Wolters
55:37et que ça lui coûte
55:38n'importe quoi 100
55:39il va faire la moitié
55:40sur du open source
55:42qui lui coûte moins cher
55:43et quand il a vraiment
55:44une hésitation
55:44il a besoin de certitude
55:46il se dirige vers Wolters
55:48mais ça on peut l'appliquer
55:49au legal
55:49chaque domaine
55:51qui est bien cadré
55:52avec une jurisprudence
55:54open source
55:55la question se pose
55:57comment on est présent
55:59sur ce thème
55:59du digital
56:00avec toutes
56:02ces incertitudes
56:03ces grands points
56:04d'interrogation
56:05qui existent encore
56:06comment on gère
56:07ce risque là
56:08dans un portefeuille
56:09dans un fonds
56:09et dans une stratégie
56:10dédiée à ce thème là
56:11aujourd'hui Abdoulin
56:12comment on le gère
56:13on est d'abord exposé
56:15sur l'infra
56:15donc c'est un edge
56:17naturel on va dire
56:18on a vu que les chiffres
56:19sur le début d'année
56:19étaient vraiment exceptionnels
56:20les mémoires
56:23les équipementiers
56:24en fait les mémoires
56:25on comprend que c'est le fait
56:26que le contexte window
56:28donc la partie live
56:29notre discussion en live
56:31avec l'agent
56:31doit rester
56:32ne cesse d'augmenter
56:33et fluide
56:34et donc pour qu'elle reste fluide
56:35on a besoin de mémoire
56:36et on fait du stock picking
56:37vraiment on fait attention
56:39sur la partie applicative
56:40on sort toutes les sociétés
56:42qui sont juste dans
56:42l'amélioration de productivité
56:44interface
56:45plus d'Adobe
56:46on réfléchit
56:49plus d'Adobe
56:49plus de Hopspot
56:50plus de Shopify
56:52et on essaie vraiment
56:53d'être sur les sociétés
56:54à forte valeur ajoutée
56:56la cybersécurité
56:57pour moi
56:57il y a un problème
56:58parce que
56:59je ne sais pas si vous avez suivi
57:00il y a eu le cas
57:01d'un agent
57:03libre-service
57:04open-clos
57:07donc c'est un agent libre-service
57:08connecté au modèle qu'on veut
57:10et il peut se connecter
57:12à toutes les bases de données
57:13et gérer notre agenda
57:14prendre des rendez-vous pour nous
57:15et bien
57:16l'ouverture de cet agent
57:18a montré
57:19que c'était
57:19hyper dangereux
57:21c'est-à-dire que
57:21on peut injecter des codes
57:23pour une entreprise
57:23et donc la cybersécurité
57:25et la complexification
57:26c'était un point de fragilité
57:27de leur système
57:28ça s'est vu
57:28c'était très bien
57:30donc ça montre
57:31que la cybersécurité
57:31c'est un vrai sujet
57:32et on privilégie
57:34les softwares
57:34qui sont plateformes
57:36comme les ERP
57:37comme un SAP
57:37comme un ServiceNow
57:38et c'est ce genre d'acteurs-là
57:41qu'on privilégie
57:41Merci beaucoup
57:42Abdoulah
57:43de nous aider
57:44à suivre
57:45l'histoire
57:46l'histoire de l'IA
57:47qui va quand même
57:48très très vite
57:48chaque jour
57:49il se passe évidemment
57:51des choses nouvelles
57:52on va le dire
57:53dans ce domaine
57:54Abdoulah Sardi
57:54j'ai ranché en plégès
57:55qui était notre invité
57:56dans ce dernier
57:57Carver de Smart Bourse
57:58ce soir
57:58Sous-titrage Société Radio-Canada
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