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Mardi 7 avril 2026, retrouvez Laurent Deydier (Directeur Général Délégué, Hottinguer Banque Privée), Evelyn Herrmann (Économiste Europe, Bank of America Global Research), Kevin Thozet (Membre du comité d'investissement, Carmignac) et Marilou Goueffon (Gérante, Clartan Associés) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change
00:11pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box
00:16et vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, en replay sur bsmart.fr
00:21ou en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:24Au sommaire de cette édition ce soir,
00:26les marchés qui vivent d'un ultimatum à l'autre.
00:30Nous sommes au début, au milieu d'une sixième semaine de conflits dans le Golfe
00:35et toujours pas de désescalades probantes en vue à ce stade avec sur le terrain
00:40un conflit qui se poursuit bien sûr, des bombardements de part et d'autre
00:44et désormais des frappes israélo-américaines sur des infrastructures énergiques clés,
00:50énergétiques clés dans le Golfe sur l'île de Cargue.
00:54Ce sont les derniers développements du jour et Pauline Grattel vous apportera plus de précision dans un instant.
01:00Et puis dans la dimension réseau social, disons-le ainsi,
01:04un Donald Trump qui se montre toujours plus belliqueux, promettant dès ce soir
01:09d'éteindre une civilisation entière, si jamais l'Iran évidemment n'accédait pas aux demandes américaines.
01:15La première, une des premières étant désormais la libération du détroit d'Ormouz.
01:22Face à cela, il faut noter quand même que le marché reste discipliné,
01:26partant du principe que le marché n'a pas pour fonction d'anticiper les pires scénarios possibles.
01:31Anticiper le pire, d'ailleurs, ne fait que rarement une bonne stratégie d'investissement.
01:36Et le marché, non seulement reste discipliné, mais laisse les points bas marqués de fin mars derrière lui,
01:45pour l'instant, après quelques séances de rebond.
01:47On voit les actions rebaisser aujourd'hui, mais on notera que ni les marchés actions,
01:51ni les marchés obligataires n'ont marqué de nouveaux points bas à travers ce conflit.
01:57Faut-il y voir un changement de perspective, ou en tout cas des espoirs un peu plus solides désormais de
02:04la part des investisseurs ?
02:05Discussions à suivre avec nos invités dans un instant.
02:08Et puis l'actualité de ce lundi, c'est aussi l'actualité en matière de M&A,
02:12avec peut-être un match qui se profile entre deux grandes personnalités des affaires et de l'investissement.
02:17Bill Ackman d'un côté, Vincent Bolloré de l'autre.
02:20Le match engage Bill Ackman pour le rachat d'Universal Music Group,
02:25coté à Amsterdam aujourd'hui, Bill Ackman, à travers un des véhicules de Pershing Square,
02:29son fonds d'investissement est prêt à mettre 55 milliards d'euros sur la table pour racheter UMG.
02:35Il devra pour cela convaincre Vincent Bolloré, qui dispose encore d'un peu plus de 18% du capital,
02:41et même Vivendi, qui, contrôlé par le groupe Bolloré, bien sûr,
02:46dispose lui aussi d'une participation encore de 10% au capital d'UMG.
02:50Le titre UMG progresse, mais est loin de s'aligner sur le prix de l'offre proposée par Bill Ackman,
02:56signe sans doute qu'il y a un doute sur la possibilité et la réalité de l'aboutissement de cette
03:02opération.
03:03Là aussi, Pauline Grattel vous en donnera un peu plus de détails dans un instant.
03:07Et puis, dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse,
03:09c'est un moment intéressant pour s'intéresser à un des leaders mondiaux de la production d'énergie en général,
03:16d'énergie renouvelable en particulier.
03:19Nous parlerons du cas d'investissement Iberdrola dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse
03:24avec les équipes de Clartan Associés.
03:25Et c'est Marie-Lou Goueffon qui sera avec nous à partir de 17h45 en direct.
03:42Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
03:44Pauline Grattel est avec nous et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
03:47Bonsoir Pauline.
03:48L'ultimatum, le nouvel ultimatum fixé par Donald Trump avec l'Iran approche à grands pas.
03:54Oui, Donald Trump a fixé cette échéance à 20h heure de Washington, soit 2h du matin pour nous.
04:00Dans ce nouvel ultimatum, Trump réaffirme que le retour de la circulation des marchandises
04:05dans le détroit d'Harmouse est une condition indispensable à tout cesser le feu.
04:10En cas de refus, Donald Trump menace de détruire le pays en une seule nuit.
04:14Dans son dernier post cet après-midi, le président américain l'écrit sans détour.
04:19Une civilisation entière va mourir ce soir sans retour possible.
04:23En attendant sur le terrain, les Etats-Unis et Israël continuent de bombarder l'Iran
04:28et notamment certaines infrastructures de l'île de Cargue.
04:31Autant dire que ces derniers développements et le ton très beliqueux de Donald Trump
04:36ont réduit les espoirs du marché avec la perspective d'un cesser le feu qui s'est peut-être un
04:42peu amoindri.
04:43Oui, car pour rappel, l'île de Cargue c'est le point de départ de 90% des exportations de
04:48pétrole brut du pays.
04:50Dans ce contexte, le pétrole qui était globalement stable repart à la hausse pour repasser au-delà de 110 dollars
04:56pour le baril de Brent.
04:57Son homologue américain, le WTI, grimpe de 4% à plus de 115 dollars.
05:02Les indices européens qui optaient pour la hausse ce matin cèdent finalement du terrain après l'ouverture aux Etats-Unis.
05:09Le S&P 500 était en baisse de 1% dans les premiers échanges et le Nasdaq de près de
05:121,5%.
05:13On reste attentif également aux autres grands marchés macro et notamment aux marchés obligataires Pauline.
05:19Oui, côté américain, le rendement à 10 ans continue d'évoluer autour de 4,35% sous le pic de
05:244,5% atteint fin mars.
05:27Le rendement allemand de même échéance reste au-delà du seuil de 3%.
05:30Le rendement français franchit à nouveau 3,75%.
05:34Du côté des échanges, le dollar reste ferme avec un euro dollar stable autour de 1,1550.
05:39Du côté des valeurs et de l'actualité des entreprises, plusieurs groupes sont à suivre aujourd'hui sur les marchés.
05:45Oui, on continue de surveiller le secteur de l'énergie dans le contexte qu'on connaît.
05:50Total Energy profite de la hausse des cours du pétrole, le titre est en légère hausse.
05:54Autre secteur qu'on surveille mais pas pour les mêmes raisons, c'est le secteur de la musique.
05:58Le fonds de l'investisseur Bill Hackman, Pershing Square, ambitionne de racheter Universal Music Group
06:04pour créer une nouvelle entreprise qui serait cotée à New York, montant de l'opération plus de 55 milliards d
06:11'euros.
06:11Le titre s'envole de plus de 10% pendant que Vivendi et Bolloré, actionnaires tous les deux, gagnent aussi
06:16environ 10%.
06:17Et puis l'actualité du secteur de la tech est toujours une actualité sur le devant de la scène bien
06:22sûr pour les investisseurs.
06:23Oui, avec Samsung notamment qui est en hausse de 5% grâce à la forte demande de puces Dia qui
06:29a fait grimper les prix.
06:30Le groupe a multiplié par 8 son bénéfice trimestriel. Samsung a annoncé que ses bénéfices du premier trimestre dépasseraient ceux
06:37de toute l'année dernière.
06:39Bon, nous verrons quel sera l'état du monde demain. Au-delà de ça, Pauline, qu'est-ce qui est
06:43prévu à l'agenda des marchés pour les investisseurs ?
06:45Les investisseurs attendent demain les ventes au détail et les prix à la production industrielle en zone euro pour le
06:50mois de février.
06:51Et dans la soirée, on regardera les minutes de la Fed.
06:54Pauline Grattel avec nous chaque soir en ouverture de Smart Bourse pour vous apporter les infos clés du jour sur
06:58les marchés.
07:29Sous-titrage Société Radio-Canada
07:30De Carmignac. Kevin, peut-être un mot de la manière dont le marché réagit désormais à ce conflit.
07:36On est au cours de cette sixième semaine de crise iranienne et de guerre dans le Golfe.
07:42Évidemment, chaque jour qui passe nous rapproche un peu plus d'un scénario macroéconomique adverse, voire sévère,
07:49avec sans doute des conséquences durables, ou en tout cas plus durables chaque jour qui passe.
07:54Pour autant, on notera quand même que les marchés actions ne baissent plus.
07:58Alors, ils rebaissent aujourd'hui, mais quand je dis ne baissent plus,
08:01c'est-à-dire qu'ils ne vont pas revisiter les points bas qu'on a laissés derrière nous il
08:05y a une semaine à peine,
08:06je crois autour du 30 mars pour les marchés actions.
08:08Et c'est un peu le même schéma pour les marchés obligataires,
08:10avec des rendements obligataires qui ne reviennent pas sur les sommets qu'on a pu atteindre,
08:16là aussi à la fin du mois de mars, à près de 4,50 par exemple pour le 10 ans
08:19américain.
08:19– Oui, il y a deux choses, c'est-à-dire que je ne suis pas sûr que les marchés
08:22d'action et les marchés obligataires
08:24envoient le même signal, en tout cas ce que disent les marchés d'action et certains marchés obligataires,
08:28c'est que c'est un choc temporaire, c'est-à-dire que si on regarde les perspectives d'inflation,
08:32au-delà des un an, deux ans, on voit qu'en fait on a des anticipations d'inflation
08:37telles que reflétées par les marchés obligataires,
08:38qui sont même à un horizon 4 ans et plus inférieurs à ce qu'ils étaient avant le conflit,
08:43ça ne s'invente pas quand même, donc c'est quand même un marché d'action qui dit
08:46que c'est un choc ponctuel et que ça va passer, donc ça c'est un élément.
08:50– Et donc on peut se permettre de regarder à travers ?
08:51– C'est ce que semblent dire les marchés d'action,
08:54quand je reviendrai sur les marchés obligataires, parce qu'ils n'en voient pas tout à fait le même signal,
08:58il y a un deuxième élément, c'est que les marchés d'action, ils continuent,
09:01et là aussi si on regarde sur les six dernières semaines,
09:03ils continuent à avoir des perspectives de croissance bénéficiaire assez positives,
09:08c'est-à-dire que si je regarde sur un indice d'action mondial par exemple,
09:11les perspectives de croissance bénéficiaire, elles ont été revues à la hausse
09:14de l'ordre de 2% à peu près, avec des différences régionales,
09:20mais quand même, ça c'est un deuxième signal,
09:23et peut-être que ce que nous disent les marchés,
09:25alors je ne dis pas que c'est le scénario qu'on partage,
09:26mais peut-être que c'est ce que nous disent les marchés d'action,
09:28c'est que oui il y a un scénario, on va dire qu'on a une escalade des tensions,
09:32mais il y a peut-être aussi un scénario dans lequel on a en effet un changement de régime
09:38comme a l'appelé certains, et donc auquel cas, un changement de régime
09:42qui serait plutôt positif, et pour les marchés d'action,
09:45et aussi pour les marchés de taux,
09:47donc ça c'est peut-être un peu, les marchés d'action ont tendance à avoir un peu le verre
09:50à moitié plein,
09:50c'est peut-être le propre d'un marché d'action d'ailleurs,
09:52on achète de la croissance future,
09:54c'est naturel chez un gérant d'action de se projeter, de capitaliser sur le futur,
09:59il y a peut-être ce biais-là,
10:00alors on va prendre l'autre biais,
10:01qui est celui du marché obligataire,
10:03qui a plutôt tendance à avoir le verre à moitié vide,
10:07et là, en tout cas, le risque inflationniste peut être un peu plus présent,
10:11donc vous parlez, on n'a pas revu les points hauts sur les taux d'intérêt,
10:14on n'a pas non plus revu les points bas sur les taux d'intérêt,
10:17et c'est bien ça, c'est-à-dire que le point bas sur le disant américain,
10:19ça devait être quoi ? 4,25, 4,26, quelque chose comme ça,
10:21il y a de ça une semaine,
10:22mais on n'est pas revenu sur ces niveaux-là, pourquoi ?
10:24Parce que la séquence n'est quand même pas tout à fait aussi évidente,
10:27c'est-à-dire qu'est-ce qu'on peut se permettre de regarder au travers,
10:29je ne suis pas sûr que ce soit le message qui soit envoyé
10:31par les différents banquiers centraux,
10:37bâtissement de courbes des taux,
10:39principalement par le truchement de la hausse des taux d'intérêt à court terme,
10:43donc des anticipations de ce qu'allaient faire les banques centrales,
10:46bon, c'est là que, voilà, notre travail,
10:49en tout cas on espère avoir une fonction d'utilité importante,
10:52c'est là qu'on peut se positionner...
10:54Et il faut choisir un camp entre le marché,
10:55vous êtes une maison action mais aussi une maison taux,
10:58Kevin, vous venez du monde des taux, vous-même,
11:01quel camp vous avez envie de choisir ?
11:02Eh bien, sur les marchés obligataires,
11:04on a envie d'avoir des vues de pontification,
11:06c'est-à-dire que si je réfléchis en termes de séquence,
11:08il me semble qu'il y a quand même une première séquence,
11:11on peut voir des taux d'intérêt à plus long terme continués de grimper,
11:16parce que les pressions inflationnistes,
11:17je pense qu'elles sont peut-être un petit peu optimistes,
11:20c'est-à-dire que, voilà, même si c'est un choc ponctuel,
11:23je n'ai pas une boule de cristal sur la fin du conflit...
11:25Quand vous dites pressions inflationnistes optimistes,
11:26pour que tout le monde soit bien d'accord,
11:28c'est que le marché reste modéré,
11:31voire conservateur sur le risque inflationniste.
11:34Le marché dit qu'en gros, l'inflation va passer de 2% à 3,5%
11:38l'année prochaine et un bout de l'année suivante.
11:40Et puis voilà.
11:41Et après, circuler, il n'y a rien à voir,
11:43une forme de retour à la normale.
11:44C'est peut-être un peu optimiste.
11:45Pourquoi ?
11:45Parce que, je veux dire, si le conflit se termine demain,
11:48ce n'est pas moi qui utilise ces mots,
11:49c'est l'administration américaine,
11:51il va falloir revenir et tomber la pelouse,
11:53comme ils aiment le dire.
11:53C'est-à-dire qu'il y a eu des frappes en juillet dernier,
11:55il y a eu des frappes actuellement.
11:57S'ils se retirent demain,
11:58sans doute qu'il leur faudra revenir.
12:00Et donc, ça veut dire que ça entretient quand même une prime,
12:02on va dire géopolitique,
12:03sur les marchés des matières premières
12:05qui restent relativement élevées.
12:07Ça, ça me tend à laisser penser
12:09qu'on peut avoir des taux d'intérêt plus longs.
12:11Ça serait plus haut.
12:13Il va y aussi sans doute y avoir une réponse des États,
12:16une réponse budgétaire.
12:17Alors, peut-être pas aussi généreuse que 2022,
12:19mais ça veut quand même dire
12:20qu'on a un point de départ
12:20avec des déficits qui sont élevés.
12:22On a des niveaux de taux,
12:23donc un coût de la dette qui est élevé aussi.
12:24Ça peut aussi finir pour faire monter
12:26les taux d'intérêt à plus long terme.
12:28Donc, on protégera la demande et l'activité
12:30et c'est plutôt le risque inflationniste
12:32qui l'emportera au final.
12:33Le risque inflationniste,
12:34en tout cas,
12:34ce qu'on appelle la prime de terme,
12:36l'appétit pour les obligations
12:37avec des émetteurs
12:38dont la qualité de crédit se détériore.
12:41Et puis, il y en a un troisième,
12:42c'est qu'encore une fois,
12:43si le conflit, on va dire,
12:45se résout demain,
12:45il y a peut-être un peu plus d'optimisme
12:46sur la croissance économique
12:47et donc, il y a des taux d'intérêt
12:48un peu plus élevés.
12:48Donc, je vois plutôt cette idée de pontification.
12:52Notre métier, c'est aussi
12:53d'envasager différents scénarios
12:54et si, en effet,
12:56on a, dans ce cadre-là,
12:57on va dire,
12:58prix des matières premières
12:59et du pétrole notamment
13:00qui reste sur des niveaux élevés
13:01et que ça commence à venir
13:02mordre sur la croissance,
13:03donc on passe d'un choc
13:06inflationniste
13:06à un choc sur la demande.
13:08À un choc de demande.
13:09Là, peut-être qu'il y aura,
13:11in fine, quand même,
13:11une revue des anticipations
13:13de ce que vont faire
13:13les banquiers centraux.
13:15Mais ce n'est pas
13:15ce qui est encore dans le marché, ça.
13:16Cette partie-là de l'histoire
13:17n'est pas encore dans le marché.
13:18Si on regarde sur l'Europe,
13:19par exemple, le marché dit
13:20que la Banque Centrale Européenne
13:21a une probabilité relativement élevée
13:22qu'elle monte ses taux
13:23dès le mois d'avril
13:24et qu'elle le fasse
13:25trois mois cette année.
13:26Je ne suis pas convaincu
13:27que ce scénario sera le bon.
13:29Et donc, voilà,
13:30dans ce cadre-là,
13:31il y a, il me semble,
13:32des positions de quantification
13:33qui peuvent faire du sens
13:33dans un portefeuille.
13:34Evelyne,
13:35quelles sont les réflexions
13:36macroéconomiques
13:36qui vous animent à ce stade ?
13:38Encore une fois,
13:39sixième semaine de conflit,
13:41est-ce que c'est un choc
13:42avant tout inflationniste ?
13:43Est-ce que c'est un risque
13:45surtout pour la croissance
13:46et l'activité économique
13:48de nos économies développées
13:49qui importent évidemment
13:51de l'énergie ?
13:53Où est-ce que vous vous situez
13:54dans ce débat ?
13:55Et puis, on pourra dire
13:56un mot, effectivement,
13:57de la réaction attendue
13:59des banques centrales.
14:00Quand je dis réaction attendue,
14:01le marché est convaincu
14:03que cette situation
14:04appellera une réaction
14:06de la part des banques centrales.
14:07Vous avez posé la question
14:09croissance ou inflation,
14:10c'est un risque pour les deux.
14:12C'est très clair qu'en...
14:13Assez symétrique ?
14:16Assez asymétrique
14:17en termes de croissance
14:18ou inflation ?
14:19Est-ce que c'est plus un risque
14:21sur l'inflation
14:22et ensuite un risque
14:23sur la croissance ?
14:24Ou est-ce que c'est un risque
14:25équivalent pour l'inflation
14:26et la croissance ?
14:27Les deux sont liés.
14:28Mais je pense que là
14:29où on voit l'impact
14:31beaucoup plus rapidement,
14:32c'est effectivement
14:32sur l'inflation
14:33parce que la plupart des gens
14:35ont quand même une voiture
14:37et ils ont besoin
14:38d'acheter de l'essence
14:40pour conduire.
14:40Et donc, du coup,
14:41c'est ça l'impact immédiat
14:43qu'on voit aussi
14:44sur le prix à la consommation.
14:45Quel est le prix du pétrole
14:46quand on va remplir sa voiture ?
14:48Quel est le prix du gaz
14:50quand on chauffe sa maison ?
14:51Donc ça,
14:52ce sont des impacts
14:52qui sont relativement vides.
14:54La même chose s'applique
14:55pour le producteur.
14:57Donc du coup,
14:58ça, c'est l'impact inflation
14:59qu'on voit quasiment
15:00dès le premier jour
15:01parce que les prix,
15:02donc du coup,
15:02aux stations de gaz,
15:03elles bougent immédiatement.
15:05Après,
15:05l'impact sur la croissance
15:07se fait un peu plus tard.
15:09C'est-à-dire que normalement,
15:10dans un premier moment,
15:11si on ne sait pas
15:12si le conflit est dur,
15:14s'il a flambé de prix,
15:15cette fois-ci mené
15:16donc par un choc sur l'offre,
15:18s'il est durable ou pas,
15:19à ce moment-là,
15:20on redit peut-être
15:21un peu le taux d'épargne
15:22et après,
15:23on voit comment ça évolue
15:24et après,
15:25le choc sur la croissance
15:25se fait dans un deuxième tour.
15:27Bon.
15:28Donc,
15:28on prend très au sérieux
15:30le choc inflationniste
15:31d'un premier tour.
15:32Il y aura sans doute
15:33des effets indirects.
15:35Les gens qui produisent
15:36avec l'énergie,
15:38c'est tout le monde
15:38donc du coup,
15:39ça a un impact indirect.
15:40Par contre,
15:41là,
15:41on a beaucoup plus de doutes.
15:42C'est l'impact secondaire,
15:44le second tour
15:45sur les anticipations
15:46d'inflation de moyen terme,
15:48sur vraiment
15:49la croissance salariale.
15:50Est-ce qu'elle peut répandre
15:52comme elle a pu répandre
15:53avec beaucoup de retard
15:54en 2022 ?
15:56Et donc,
15:56du coup,
15:56c'est là que ça se complique.
15:57Est-ce que la croissance
15:59peut vraiment
16:01rester résistante
16:02par rapport à un tel scénario ?
16:03Et je pense que là,
16:04c'est très, très compliqué.
16:05Déjà,
16:06la durée,
16:07c'est la magnitude du choc
16:08mais aussi la durée du choc
16:09qui joue un rôle important.
16:11C'est surtout la durée.
16:12Le plus long,
16:13ça dure.
16:13Le plus grand,
16:14l'impact sur le revenu disponible
16:16dans l'économie réelle.
16:18Le plus important,
16:20l'impact sur la croissance
16:21et le moins probable,
16:22l'effet de second tour
16:24sur les salaires et compagnie,
16:26surtout en zone euro
16:27où on a quand même
16:28une économie
16:29qui est très fragilisée.
16:31Maintenant,
16:32aplatissement de la courbe
16:33et banque centrale,
16:34on peut avoir
16:35différentes opinions.
16:36Donc, pour nous,
16:37on prend très au sérieux
16:38une BCE qui est très inquiète
16:40et ne veut pas subir
16:41la même critique
16:43qu'elle a subie en 2022.
16:44Donc, du coup,
16:45on prend très au sérieux
16:46la possibilité
16:47qu'effectivement,
16:48la banque centrale
16:48va augmenter des taux
16:50dans une économie
16:51qui ne gère pas très bien
16:54ce choc-là.
16:55Je rappelle juste,
16:55pardon,
16:56la critique,
16:57parce qu'il y a des critiques,
16:57il y en a eu beaucoup
16:58sur la banque centrale.
16:59La critique de 2022,
17:01c'était d'avoir attendu
17:03trop longtemps
17:04pour commencer
17:05à remonter ces taux
17:07à partir de juillet 2022,
17:09si je ne dis pas de bêtises.
17:10Oui, c'est ça.
17:10Du coup,
17:11ils étaient très tard
17:12par rapport au début.
17:15On aurait plutôt envie
17:15d'en demander d'attendre.
17:16Mais finalement,
17:17ce n'est pas la voie
17:18qu'ils sont en train
17:18de signaler.
17:19Non, là,
17:19ils ont vraiment signalé
17:21et ils s'inquiètent beaucoup
17:22parce que, du coup,
17:24le souvenir du dernier
17:25choc inflationniste,
17:26il est encore trop présent.
17:27Donc, du coup,
17:29on a plus de risques
17:30de ces fameux effets
17:32de second tour,
17:33donc anticipation d'inflation
17:34plus sa croissance salariale.
17:36Donc, du coup,
17:37ces effets-là
17:38seront plus grands
17:39et plus rapides
17:40que la dernière fois.
17:41Donc, il faut agir plus tôt.
17:43On prend ça très au sérieux,
17:44pas parce qu'on y croit,
17:45mais parce que c'est
17:46la banque centrale
17:47qui nous le dit.
17:48Et de conséquence,
17:49on a envie de dire
17:50que quand même,
17:50on s'attend à ce que
17:52la BCE augmente les taux
17:53cette année au moins deux fois.
17:55Au moins deux fois,
17:55ce n'est pas déjà trois fois.
17:57Au moins deux fois,
17:58avec un risque,
17:59nous, on dit
18:00plus probable
18:01juin et juillet.
18:02Après, il y a un risque d'avril,
18:03il y a un risque de 75 BP.
18:05Si vraiment le choc
18:07s'amplifie
18:07et se prolonge,
18:08on peut même envisager
18:09100 points de base.
18:11Mais là où il faudra
18:11qu'on discute
18:12au moins autant
18:13que sur ce qu'ils font
18:13cette année,
18:14c'est sur ce qu'ils font
18:15l'année prochaine.
18:16Et l'année prochaine,
18:17l'économie ne sera plus
18:18la même que cette année.
18:19Et de conséquence,
18:20on pense que vraiment,
18:21la BCE va devoir
18:21baisser les taux
18:23en fonction
18:24d'exactement
18:26ce qu'on met
18:26dans les modèles
18:27sur le choc.
18:28On peut envisager
18:29un taux de dépôt
18:30qui, en fin de 2027,
18:31est en dessous
18:32de 1,5%.
18:33Une BCE qui se mettrait
18:35effectivement en position
18:36de délivrer
18:37au moins deux hausses
18:38de taux cette année,
18:40selon vous,
18:41Evelyne,
18:41il faudrait qu'elle soit
18:42prête également
18:43à rebaisser très vite
18:45ses taux derrière
18:45en 2027
18:47pour revenir
18:48à un niveau
18:49de neutralité,
18:50voire de soutien
18:50à l'économie.
18:51Oui, parce que du coup,
18:52on a le choc
18:53à de l'économie d'abord.
18:54Mais l'économie,
18:54oui, l'économie,
18:55elle n'est déjà
18:56pas en top form
18:57aujourd'hui.
18:58On rejoute encore
18:59un choc.
19:00Ça devient vraiment dur.
19:02Bon, Laurent,
19:02ça dit beaucoup de choses,
19:03mais votre sentiment,
19:06votre état d'esprit
19:06et effectivement,
19:08la manière
19:08dont les marchés,
19:09j'ai presque envie
19:10de dire,
19:11encaissent le choc.
19:11Je parlais de réaction
19:12de marché assez disciplinée,
19:14c'est-à-dire que oui,
19:14on reste dans un playbook
19:16qui colle plutôt
19:18à une histoire
19:18comme celle
19:19qui se déroule
19:19dans le golfe aujourd'hui.
19:22Clairement,
19:22et tout ce qui a été dit
19:23précédemment,
19:24je pense qu'on peut
19:24le valider
19:25si on reprend le point
19:26des hypothèses de bénéfices.
19:28Ce qui a été fait
19:29jusqu'à maintenant,
19:30c'est que pour les analyses
19:30du secteur L&Gas,
19:32c'est facile de dire
19:33que dans le modèle,
19:33je déplace de 10,
19:34de 20 ou de 30 dollars
19:35de plus
19:36sur un ou deux trimestres.
19:37Je regarde tout de suite
19:38ce que ça me fait
19:38en cash flow
19:39et je l'impacte
19:40sur mes e-pièces.
19:41Ça veut dire
19:41qu'eux sont en avance.
19:42Ce que je crains,
19:43c'est que l'ensemble
19:43des autres analyses
19:44dans les autres secteurs
19:45ne sont pas encore
19:47dans la même modalité.
19:48Ils sont peut-être
19:49un peu en retard
19:50et on verra,
19:51à mon avis,
19:51plus tard,
19:52mais plus tard,
19:52ce n'est pas tout de suite.
19:53Plus tard,
19:53je crains que ce soit
19:54plutôt un rendez-vous
19:55cet été.
19:56Mais pour l'instant,
20:01à un moment ou à un autre,
20:02cette tension géopolitique
20:04et cette tension
20:04sur les matières premières,
20:06elle va générer
20:06un stress sur la demande.
20:08On a tous quand même
20:09en tête
20:10que ce soit
20:11la grande crise financière
20:12ou le Covid
20:13ou des instants comme ça,
20:15ça a eu des impacts
20:15très brutaux
20:16jusqu'à 9%
20:17de destruction
20:18de commandes,
20:19de demandes
20:19sur le marché du pétrole
20:20au paroxysme.
20:22Mais les autres,
20:22c'est des tout petits
20:23chocs de demandes.
20:24Donc, je ne vois pas
20:25très bien comment
20:26on va s'ajuster
20:27dans un premier temps
20:28sur cet aspect-là.
20:29Maintenant,
20:30qu'est-ce que nous disent
20:30les marchés ?
20:31Je pense que
20:31que les marchés,
20:32ils nous ont dit
20:32première phase,
20:34on baisse,
20:35on déleste.
20:36L'ensemble de la stratégie
20:37alternative mondiale
20:38a aussi un petit peu
20:40réduit son risque.
20:41Pour l'instant,
20:42on n'est pas dans un trend
20:43baissier sur le marché
20:44parce que personne ne sait
20:45et donc ces gens-là
20:46ne viennent pas appuyer
20:47à la vente
20:48parce qu'ils vont ajouter
20:49de la vente à découvert
20:50que ce soit les trend followers
20:51ou toutes les autres stratégies
20:52qu'on peut connaître.
20:53Mais je crains
20:54qu'on ait peut-être besoin
20:56de ce qu'on se disait
20:57tout à l'heure
20:57en préambule,
20:58d'un instant
20:59que je qualifierais
21:00de climax,
21:00c'est-à-dire
21:01à un moment
21:01où on va chercher
21:02le point haut,
21:03le point chaud,
21:04le plus élevé
21:05et que le marché
21:06puisse commencer
21:06à construire un scénario.
21:08Alors,
21:08est-ce que c'est cette nuit,
21:09la semaine prochaine,
21:11au dire de M. Trump,
21:12il va se passer des choses
21:13très rapidement
21:14s'il n'y a pas un accord ?
21:15Et est-ce que le marché
21:16va réagir très brutalement
21:17après dans la foulée ?
21:19Ce n'est pas exclure.
21:21Ce que moi j'observe
21:22et c'est ce qui commence
21:23un petit peu
21:23pas à m'inquiéter
21:24mais à me dire
21:24qu'il faut être plus neutre
21:25sur la partie action,
21:27c'est que la capacité
21:28de réponse
21:29des entreprises américaines,
21:30parce que je vais regarder
21:31les américaines
21:31qui sont quand même
21:32en général une vitesse
21:33d'ajustement plus rapide,
21:34elle n'envoie pas
21:35un très bon signal.
21:36Quand je dis
21:36qu'elle n'envoie pas
21:37un très bon signal,
21:38c'est que j'ai déjà
21:38plusieurs grandes entreprises,
21:39que ce soit Dow Chemical,
21:41que ce soit Ecolab,
21:42qui ont monté les prix.
21:43Monté les prix en disant
21:44j'ai un phénomène,
21:46monté des matières premières,
21:46je monte les prix
21:47de 5, de 10, de 14%.
21:48Et puis j'ai aussi
21:50des entreprises
21:51filiales de Air Liquide,
21:52AirGaz, bien connue,
21:53qui a dit
21:54messieurs les amis
21:55des semi-conducteurs,
21:57vous avez besoin d'hélium,
21:58malheureusement
21:58je n'ai pas la capacité
21:59donc je vais restreindre
22:01mes quantités.
22:02Et donc je me dis
22:03que petit à petit
22:05il y a des éléments
22:06du puzzle
22:06qui commencent à s'assombrir
22:07trop tôt pour tirer
22:09la moindre conclusion
22:10parce qu'on sait
22:10que le monde corporal
22:11est capable de s'ajuster
22:12très vite
22:13quels que soient les scénarios
22:15et c'est la force
22:16justement
22:16du marché financier
22:17c'est d'avoir des entreprises
22:18qui sont très réactives
22:19mais les premiers indicateurs
22:21ne sont pas très bons
22:22et je pense que
22:23le premier trimestre
22:25a un coup d'épée dans l'eau
22:26parce qu'ils vont nous dire
22:27le premier trimestre
22:28il était bon
22:28janvier-février
22:29c'était en bonne tendance
22:30ok ça s'est peut-être
22:31très légèrement dégradé
22:33Mars en est encore livré
22:33les bateaux
22:34qui sont partis
22:35fin février
22:37du golf
22:38ils sont arrivés
22:39là ces derniers jours
22:40pas de problème
22:40quel est le manager
22:41qui à la fin du premier trimestre
22:43va warner sur l'année
22:44alors qu'il n'a aucune idée
22:45de s'il arrête sa guerre
22:46la guerre s'arrête
22:47dans un jour
22:47dans une semaine
22:48ou dans trois mois
22:49et voilà
22:50donc le point de rendez-vous
22:50sera cet été
22:51et je pense que
22:52la saison des publications
22:54elle ne va pas amener
22:55une bonne nouvelle
22:56des neutres
22:57et plus probablement
22:57quelques mauvaises
22:58mais vous dites
22:59c'est intéressant
22:59les exemples que vous avez cités
23:00dans la chimie
23:02dans l'industrie
23:02les gaz industriels
23:04avec air liquide et air gaz
23:05ou dochemical dans la chimie
23:07les compagnies aériennes aussi
23:08il y a une vitesse de réaction
23:11une transmission
23:12de la hausse des coûts
23:14aux prix finaux
23:15qui est normale
23:16ou qui est une vitesse
23:17de transmission post-Covid
23:19est-ce qu'il y a cet effet aussi
23:21de ce choc inflationniste
23:23qu'une génération a vécu
23:25je crois que la réponse
23:26elle est dans votre question Grégoire
23:28c'est que 2022
23:28c'était hier
23:29personne ne l'a oublié
23:30autant la dernière crise inflationniste
23:32elle remontait
23:33à très loin en arrière
23:34quand on a eu le Covid en 22
23:35cette fois-ci
23:36les entreprises
23:37elles ont encore
23:38tous les mécanismes
23:39de passation automatique
23:41des éléments intangibles
23:43etc
23:43il y a encore ce pricing power
23:43ah oui clairement
23:44aujourd'hui
23:45et l'atmane peut résister
23:46par rapport à ça
23:47la vraie question
23:48c'est à quel moment
23:49on va avoir un petit peu
23:50un choc sur la demande
23:51et je pense qu'il est
23:52vraiment trop tôt
23:52pour imaginer un choc
23:53à court terme
23:54en revanche
23:55est-ce que cette demande
23:56peut se dégrader
23:57et je partage tout à l'heure
23:58totalement le scénario
23:59tout à l'heure
24:00sur la BCE
24:00si la BCE a la capacité
24:02à devenir entre guillemets
24:03pas hedge fund
24:04mais plus pragmatique
24:06et surtout nous donner
24:07sa boussole
24:08avec beaucoup de correspondance
24:09c'est-à-dire monter cet étau
24:11cet été
24:11parce qu'il y a un risque
24:13et nous expliquer
24:14mais je les rebaisserai
24:14à l'année prochaine
24:15le marché il va passer au-delà
24:16si elle les monte
24:17deux fois cette année
24:18et qu'elle les basse
24:18cinq fois l'an prochain
24:20cinq fois c'est beaucoup
24:21mais si elle retourne
24:22au point de départ
24:23ce serait déjà bien
24:23oui c'est ça
24:25elle ne le dira pas
24:26mais
24:26non mais
24:27c'est vrai que
24:28si le choc est temporaire
24:28elle doit faire l'ajustement
24:29dans les deux sens
24:30un vrai changement
24:31d'état d'esprit
24:32de mindset
24:33au sein de la BCE
24:34sur l'attitude des entreprises
24:36effectivement
24:36on avait beaucoup parlé
24:38les banques centrales
24:39avaient documenté
24:39le sujet
24:40de la gridflation
24:41l'inflation
24:42par les marges de profit
24:44moi j'appelais ça
24:44un peu les passagers
24:45clandestins aussi
24:46de l'inflation
24:46en tout cas des industries
24:47des secteurs
24:48qui n'avaient pas
24:49structurellement
24:50de pricing power
24:50qui ont profité
24:51d'un environnement
24:52inflationniste
24:52un peu généralisé
24:53pour passer des hausses
24:55de prix
24:55et reconstituer leurs marges
24:56on peut être encore
24:57un peu dans ce moment-là
24:59Kevin ?
25:00oui c'est à dire que
25:01sur les cinq six dernières années
25:03on a eu quoi
25:04quatre chocs d'offres
25:05que ce soit le Covid
25:06que ce soit l'Ukraine
25:08que ce soit les tarifs douaniers
25:09il y a un an
25:10et là ce qui se passe
25:11aujourd'hui
25:11ce qui se passe aujourd'hui
25:12en Iran
25:12et donc oui
25:13les agents économiques
25:14ils sont plus sensibles
25:15à ces chocs d'offres
25:16et c'est vrai
25:16pour les entreprises
25:17vous le disiez Laurent
25:18c'est vrai aussi
25:20pour les salariés
25:21ils sont plus enclins
25:22à venir renégocier
25:23des contrats
25:23ou à demander
25:24des renégociations
25:25de contrats
25:25donc ça c'est
25:26on va dire
25:26même aux Etats-Unis
25:28dans un marché du travail
25:29on nous dit
25:29low hiring
25:30low firing
25:30ça c'est la théorie
25:31c'est ce que nous disent
25:33les banquiers centraux
25:33ou en tout cas
25:34la Banque centrale européenne
25:35c'est les craintes
25:35qu'ils nourrissent
25:36ensuite il y a quand même
25:37le point de départ
25:38qui n'est pas tout à fait le même
25:39c'est à dire que
25:39si on regarde
25:40les taux de politique monétaire
25:42aujourd'hui
25:42par rapport à d'autres périodes
25:47de l'énergie
25:48pour les ménages
25:49et pour les entreprises
25:50il y a moins de marge
25:51de manœuvre aujourd'hui
25:51qu'il y en avait
25:52il y a deux ans
25:53si on regarde
25:53les taux de politique monétaire
25:54ils sont plus restrictifs
25:55aujourd'hui
25:55qu'ils ne l'étaient
25:56il y a deux ans
25:56et c'est un euphémisme
25:57ils étaient en dessous de zéro
26:00donc ça ça veut dire quoi
26:01ça veut quand même dire
26:02qu'il y a peut-être moins
26:03cette capacité
26:04d'accompagnement
26:06de ces mouvements de prix
26:08et puis pareillement
26:09c'est à dire qu'on est en sortie
26:09de Covid
26:10les taux d'épargne
26:10ils étaient importants
26:12la revanche
26:13exactement
26:13donc je suis pas sûr
26:16enfin c'est à dire que
26:16ce que semble
26:19nous dire le marché aujourd'hui
26:20c'est qu'il suit à peu près
26:20la trajectoire de 2022
26:22on va dire
26:23des marchés d'action
26:24en ordre dispersé
26:25des taux courts
26:26qui remontent
26:27sauf que plus ça dure
26:27plus il y a le risque
26:28que ça vienne
26:29in fine peser sur la demande
26:30a fortiori
26:31parce que le point de départ
26:32c'est pas le même
26:33et donc je crois que oui
26:34il y a un vrai risque
26:35qu'on ait une destruction
26:37de la demande
26:37dans cette...
26:38plus rapide que ce qu'on...
26:39exactement
26:40dans cette fréquence là
26:41par rapport à ce qu'on a pu connaître
26:43il y a quatre ans
26:44d'accord
26:44bon d'accord avec cette idée
26:46Néanmoins
26:47est-ce qu'il n'y a quand même pas
26:48des mécanismes
26:49qui se sont structurellement installés
26:51depuis le Covid
26:51depuis la crise en Ukraine
26:53sur ces phénomènes d'inflation
26:55la mémoire est encore très fraîche
26:57de ce point de vue là
26:58est-ce qu'un choc de prix
27:00partant d'un secteur
27:01comme celui de l'énergie
27:02peut se diffuser
27:03plus rapidement
27:04plus profondément
27:05qu'avant
27:07que dans le monde
27:08d'avant le Covid
27:09oui
27:09c'est une possibilité
27:13mais je pense
27:14qu'on ne doit pas
27:15ignorer que ça peut
27:16se diffuser plus rapidement
27:18côté inflation
27:18mais aussi côté
27:19économie réelle
27:21parce qu'on a des cicatrices
27:22qui sont très profondes
27:23dans la zone euro
27:24on s'est pris un choc
27:25d'énergie
27:26en 2022
27:27qui était
27:28très important
27:29très profond
27:30pour une très grande partie
27:31de la zone euro
27:31c'était surtout
27:32un choc
27:33de prix
27:34pour une autre
27:35très grande partie
27:36de la zone euro
27:37d'Allemagne
27:38c'était aussi
27:39un choc d'offres
27:40il y avait vraiment
27:41un risque
27:42d'insuffisance
27:43d'énergie
27:44dans l'économie
27:44et un besoin
27:46d'un jour à l'autre
27:47trouver une autre
27:48source d'énergie
27:49autre que le gaz russe
27:51et donc ça
27:52c'est quelque chose
27:53qui a été géré
27:54relativement bien
27:55si vous vous rappelez
27:55en 2022
27:56on a discuté
27:57les fermetures
27:58mondatées
27:59des entreprises
27:59des arrêts
28:00de production
28:01etc
28:01ça ne s'est pas fait
28:03parce que justement
28:04comme vous aviez dit
28:05il y a quand même
28:05une capacité
28:06du secteur privé
28:06de s'ajuster
28:07très rapidement
28:08donc du coup
28:09on a vu
28:09une baisse
28:09de la demande
28:10pour l'énergie
28:11qui était très
28:12très rapide
28:13et très profonde
28:14et ça aussi
28:15ça reste dans le mémoire
28:16on voit ça aujourd'hui
28:17en zone euro
28:18et ça ce n'est pas
28:18que une histoire allemande
28:20on voit ça
28:20dans les taux d'épargne
28:21et des ménages
28:21qui restent
28:22à un niveau
28:23très élevé
28:23par rapport
28:24à la moyenne
28:24et le long terme
28:25pourquoi ?
28:26probablement
28:26parce qu'on s'est pris
28:27un choc
28:29permanent
28:29sur le revenu
28:32enfin
28:32revenu à vie
28:34lifetime income
28:35oui le revenu disponible
28:36voilà le revenu disponible
28:37mais
28:38surtout tout au long de la vie
28:39voilà
28:40tout au long de la vie
28:40vraiment
28:41on s'est appauvris
28:42à travers
28:43un prix de l'énergie
28:44qui depuis
28:452022
28:46est plus important
28:47ça ce sont
28:49les ménages
28:50côté entreprise
28:51c'est la même chose
28:52certes le manufacturier
28:53en 2022
28:54en Agrica
28:55avait des marges de profit
28:56qui étaient
28:59stratosphériques
28:59mais qui se sent
29:01beaucoup comprimés
29:02depuis
29:02et ce qu'on voit
29:03en Allemagne
29:04et en France
29:05surtout
29:05c'est que aussi
29:06dans les services
29:07on a vu
29:09des profits
29:10qui se sont comprimés
29:11de façon assez importante
29:12ça aussi
29:13c'est je pense
29:14une cicatrice
29:15de moyen terme
29:15on voit le marché
29:16de travail
29:17qui n'est plus du tout
29:18dans une sorte
29:20de surchauffe
29:21au moins anecdotique
29:22il n'y a plus
29:23des références
29:23en manque de gens
29:24pour employer
29:25là le fameux ratio
29:27de ceux
29:30les chômeurs
29:31par rapport
29:31aux emplois
29:32ouverts
29:33il a baissé
29:35beaucoup
29:35il a augmenté
29:37beaucoup
29:37la tension
29:38c'est beaucoup
29:38normalisé
29:39c'est très très normalisé
29:41et on est en mode
29:42de destruction
29:43d'emplois
29:44dans une grande partie
29:44de la zone euro
29:45tout ça
29:45ce sont quand même
29:46aussi des cicatrices
29:47côté économie réelle
29:49des conséquences
29:51du choc de 2022
29:52et autres
29:52qui se sont fait depuis
29:53qui ont fait
29:54qu'aujourd'hui
29:54l'économie réelle
29:55elle aussi
29:56elle se souvient
29:57d'un choc
29:57et on n'a plus
29:58du tout
29:59les mêmes marges
30:00de sécurité
30:01qu'à l'époque
30:01donc oui
30:02il y a ce choc
30:03il y a ce risque
30:04que l'inflation
30:04répond plus vite
30:05qu'on pense
30:06mais il y a aussi
30:06le problème
30:07que l'économie
30:08peut répondre
30:09beaucoup plus rapidement
30:10qu'on pense
30:11et je pense
30:12que le risque
30:12les deux vont ensemble
30:13mais je pense
30:14qu'aujourd'hui
30:15alors qu'en 2022
30:16ex post
30:17l'inflation c'était
30:18plus important
30:18aujourd'hui
30:19c'est l'économie réelle
30:19Evine parlait
30:21de l'Europe
30:22aux Etats-Unis
30:23un baril de pétrole
30:24à 90 dollars
30:27à peu près
30:28c'est ce que nous donnent
30:28les courbes futures
30:30ça vient effacer
30:32à peu près
30:32les 800 à 1000 dollars
30:33qui c'était
30:34on va dire
30:34les crédits d'impôt
30:35les remboursements d'impôt
30:36pour le ménage moyen américain
30:38c'était quand même
30:39un des facteurs
30:40qui sous-tendait
30:41la bonne performance
30:42la bonne tenue
30:43des bénéfices par action
30:46sur 2026
30:47ça y est
30:48on n'y est plus
30:49un taux d'épargne
30:51un taux d'emprunt
30:53hypothécaire
30:53aux Etats-Unis
30:54à 6,5%
30:55revient sur les niveaux
30:56sur lesquels
30:56on était
30:57en août
30:58en août 2025
30:59et ça
31:00c'est bien
31:01on va dire
31:02il me semble
31:02la traduction
31:03d'un choc
31:05inflationniste
31:06sur les prix
31:07à la pompe
31:07sur les marchés
31:08les marchés de taux
31:09qui ont un impact
31:10directement
31:11sur l'économie réelle
31:12ça c'est
31:13déjà là
31:14la Fed
31:15elle ne va pas
31:15monter des taux
31:16aussi rapide
31:16que la BCE
31:17c'est aussi
31:18une raison
31:19pour les marchés
31:21elle a un double mandat
31:23et puis la Fed
31:24pour l'instant
31:25elle attend aussi
31:25le prochain capitaine
31:26enfin c'est compliqué
31:27il y a beaucoup de choses
31:28qui sont compliquées
31:29autour de la réserve
31:29fédérale américaine
31:30Laurent
31:30vos commentaires
31:31et puis
31:32parlons d'investissement
31:33comment on se positionne
31:34dans une situation
31:36telle qu'on essaye
31:37de la décrire
31:38et qu'est-ce qui
31:39fonctionne
31:40et qu'est-ce qui
31:40ne fonctionne pas
31:41sur le plan
31:41de l'investissement
31:43il y a beaucoup de choses
31:44qui n'ont pas fonctionné
31:45depuis le début de l'année
31:45parce que les marchés
31:46ont été très surpris
31:47par ce dernier mois
31:48assez désagréable
31:50mais je crois
31:50que ce qui a été dit
31:51est assez vrai
31:53ce que je retiens
31:54parce qu'Evelyne l'a bien dit
31:55et c'est des chiffres
31:55que j'ai bien en tête
31:56parce qu'il y a des secteurs
31:57que je regarde de plus près
31:58l'Europe
31:59depuis le choc de 2022
32:01a détruit l'équivalent
32:02de la consommation électrique
32:03du Portugal
32:04150 TWh
32:05c'est colossal
32:06le quantifier
32:07c'est compliqué
32:08l'imaginer
32:08c'est probablement
32:09très abstrait
32:10pour le commun
32:12des mortels
32:13et donc on a
32:15globalement
32:15appris à être
32:16plus économe
32:17en Europe
32:17c'est la sobriété
32:18c'est la sobriété
32:19il y a eu une discipline
32:21une forme de sobriété
32:22collective
32:22qui permet
32:23d'avoir une demande
32:25qui s'est effondrée
32:26de la maille du Portugal
32:27il n'y a pas eu
32:27la même trajectoire
32:28qu'aux Etats-Unis
32:30sur l'IA
32:30et les data centers
32:31qui sont venus créer
32:32un boom de demandes électriques
32:33et qui apparaissent
32:34tout juste en Europe
32:34on espérait plutôt
32:35que ce serait
32:36une reprise cyclique
32:36qui rendrait
32:37une certaine dynamique
32:38de consommation électrique
32:40ce qui fonctionne
32:41je pense
32:42à très court terme
32:43c'est d'essayer
32:43de se protéger
32:44quand c'est possible
32:45sur des secteurs
32:46qui semblent être
32:47probablement un peu
32:48immunisés
32:48sur les problématiques
32:49du moment
32:50alors la problématique
32:51d'il y a un mois et demi
32:51ou deux mois
32:52c'était l'IA
32:52et son risque
32:53de capex
32:55qui allait tuer
32:55la rentabilité future
32:56aujourd'hui c'est le pétrole
32:57et cette incertitude
32:58donc il y a des
32:59usual suspects
33:00qui fonctionnent très bien
33:01le premier sur lequel
33:02on pourrait zoomer
33:03à très court terme
33:04parce que c'est quand même refuge
33:05quand on voit la taille des bilans
33:07les liquidités
33:08c'est la techno
33:09particulièrement la techno américaine
33:11pourquoi ?
33:12parce que quand vous regardez
33:13des valeurs un peu IA
33:14elles ont baissé toutes
33:15de 20 à 25
33:15parfois 30%
33:17globalement
33:17la croissance de cette année
33:18elle sera dans ces zones là
33:1925 à 30% de croissance
33:21des bénéfices
33:22plus ou moins
33:22ça veut dire qu'en paix gratio
33:24une fois
33:24pour des sociétés de qualité
33:26qui sont toujours
33:27avec des bilans très solides
33:28pour la majorité d'entre elles
33:30on peut toujours zoomer
33:30sur les canards boiteux
33:32voir les sociétés
33:33un peu moins bonnes
33:34c'est un endroit
33:35un peu refuge
33:36à très court terme
33:36ça a fonctionné
33:37ça devrait continuer à fonctionner
33:39parce qu'en plus
33:39c'est un peu dollar
33:40et dans un monde incertain
33:42en général
33:42la vraie valeur refuge
33:43c'est le dollar
33:44parce que les investisseurs mondiaux
33:46rapatrient aux Etats-Unis
33:47après
33:48bon
33:48il y a en Europe
33:49quelques secteurs
33:50qui auraient dû
33:50peut-être un peu mieux fonctionner
33:52parce que
33:52plus cette trajectoire
33:53accélère en termes de crise
33:55et de guerre
33:56plus normalement
33:56le secteur de la défense
33:57devrait toujours être
33:58un bon candidat
34:00on parle de 1500 milliards
34:01de budget aux Etats-Unis
34:02on a vu tout ce qui a été
34:03mis sur la table
34:04depuis 12 mois en Europe
34:05c'est un secteur
34:06qui a pris beaucoup de volatilité
34:08je trouve
34:08et qui offre à mon avis
34:10pour des gens
34:10qui ont un peu de patience
34:12normalement une trajectoire
34:13de croissance séculaire
34:14assez forte
34:15et si on est capable
34:16de gérer la volatilité
34:17des prochaines semaines
34:19positionner sur la défense
34:20en Europe
34:20ça nous intéresse
34:21puis après
34:21les valeurs un peu plus domestiques
34:23mais domestiques défensives
34:24alors elles ont bien performé
34:25mais je pense que
34:26les services aux collectivités
34:27peut-être pour faire une liaison
34:28avec votre sujet d'après
34:30ça reste intéressant
34:32et dans une moindre mesure
34:34les télécoms
34:35qui bénéficient un peu
34:35de la thématique positive IA
34:37parce que c'est des data centers
34:39des valeurs qui sont au sommet
34:40mais ça c'est pour se cacher
34:41là il faudra redéployer
34:43mais sur la défense
34:44l'analyse que vous faites
34:46pourquoi
34:46alors c'est un secteur
34:47qui a terriblement performé
34:49en Europe
34:50ces 12-18 derniers mois
34:52de 22 à 25
34:54pourquoi cette crise là
34:56du Golfe
34:57n'a pas été un catalyseur
34:58supplémentaire
34:58on a vu des valeurs
34:59de la défense
34:59plutôt en baisse
35:00depuis le 28 février
35:02parce que c'est probablement
35:04une situation
35:04qui est plus internationale
35:06où les acteurs européens
35:07sont moins exposés
35:08de prime abord
35:09parce qu'on entend plus
35:10parler de l'armement
35:11américain et israélien
35:12mais ce qu'il ne faut pas oublier
35:14c'est quand même
35:14que l'Europe
35:15et la France par exemple
35:16ou d'autres
35:16ont des contrats de protection
35:18de leurs alliés
35:19et donc les missiles
35:20tirés par les
35:23hélicoptères
35:23avions
35:24ou navires français
35:25ou autres
35:26souvent c'est aussi
35:26de l'armement européen
35:28mais pas que américain
35:29donc je pense qu'on va avoir
35:30des carnets de commandes
35:30qui vont se reconstruire
35:31progressivement
35:32donc on va avoir des sociétés
35:33qui vont nous annoncer
35:34des backlogs
35:35progressivement
35:35qui vont réaccélérer
35:37sachant qu'il y avait déjà
35:38un boom d'investissement
35:40depuis un an
35:40qui avait été annoncé
35:42Kevin
35:42sur la manière
35:43de naviguer
35:44dans une situation
35:45comme celle-là
35:46avec différents horizons de temps
35:47peut-être un horizon tactique
35:48et des horizons stratégiques
35:49qui peuvent être
35:50confortés aussi
35:51par une situation
35:52conflictuelle
35:53comme celle-là
35:53sur les marchés d'action
35:54en tout cas
35:55sur le secteur technologique
35:56je partage plutôt
35:57l'analyse qui vient d'être faite
35:59par Laurent
36:00je rappelle
36:00quelques jours
36:01le Nasdaq
36:02en PE forward
36:03la valorisation future
36:04sur les 12 prochains mois
36:05du Nasdaq
36:05est à peu près équivalente
36:06à celle du S&P 500
36:07qui est quand même très très rare
36:10la taxe paye comme le marché général
36:12alors pire que ça
36:13au mieux que ça
36:14je ne sais pas
36:14c'est-à-dire que le secteur technologique
36:16au sein
36:17enfin américain
36:18donc le S&P 500 technologie
36:19a le même niveau de valorisation
36:20que le secteur
36:22de la consommation
36:23de base
36:23courant
36:24voilà
36:24donc les niveaux de marge
36:26ils sont je pense
36:26deux à trois fois plus élevés
36:27côté technologique
36:29que consommation de base
36:30et puis les perspectives
36:31de croissance
36:32elles sont
36:32voilà
36:33Laurent le disait
36:3425% par an
36:35de l'autre côté
36:36c'est zéro à négatif
36:37à moins que les américains
36:38se mettent à faire
36:39beaucoup d'enfants
36:40demain
36:41on avait eu ça post-covid
36:42aussi au moment de la réouverture
36:43on avait les boîtes
36:44de Staples
36:46Coca ou autre
36:46qui se payaient
36:47sur des multiples délirants
36:48alors que tous les Netflix
36:50étaient en train de redescendre
36:51donc voilà
36:53cette idée d'investissement
36:54sur les actions
36:55on l'aime bien
36:56l'autre idée d'investissement
36:57qu'on aime bien
36:57ce sont les marchés émergents
36:59c'est-à-dire que
37:00voilà
37:00c'est peut-être pas encore évident
37:04on va dire à court terme
37:05c'est pas facile
37:06de tirer une conclusion
37:06on va dire
37:06on va voir ce qui se passe
37:07ce soir
37:07c'est eux qui ont souffert le plus
37:09depuis le début du conflit
37:10notamment l'Asie
37:10je crois qu'à moyen terme
37:11il y a quand même
37:12on peut commencer
37:13à tirer quelques enseignements
37:14il y en a un
37:15où peut-être que la Chine
37:17est le grand gagnant
37:18en tout cas le grand gagnant
37:19relatif de ce qui se passe
37:20c'est-à-dire qu'il y a
37:22des réserves stratégiques
37:23qui sont importantes
37:24il y a
37:25on va dire
37:26le charbon
37:26qui est une partie importante
37:27de son mix énergétique
37:29il passe pas par Ormousse
37:30ou il passe moins par Ormousse
37:31il vient plus d'Indonésie
37:32ou d'Australie
37:33et puis il y a quand même
37:34eu dans le sillage
37:35de la deuxième guerre
37:36enfin de la première
37:36et de la deuxième guerre commerciale
37:38beaucoup de concurrence
37:39des pays du sud-est asiatique
37:41pays qui sont aujourd'hui
37:42dans une situation très compliquée
37:43où il y a des vraies mesures
37:44de limitation de la production
37:45comme celle
37:45auxquelles faisait allusion
37:47Evelyne en Europe
37:47ça touche ces économies-là
37:49et peut-être que la Chine
37:50est en train déjà
37:51de reprendre des parts de marché
37:52sur ces économies-ci
37:54donc ça ça peut être une chose
37:55il y en a une troisième
37:56qui était voilà
37:56on avait du pétrodollar
37:58peut-être qu'on aura du pétroyuan
37:59ou du Renewable Réminbi
38:01je ne sais pas quel sera
38:02le terme consacré
38:04un recyclage du monde
38:05dans l'économie chinoise
38:05donc ça c'est un élément
38:07le deuxième c'est que oui
38:09un prix du baril élevé
38:11c'est plutôt favorable
38:12pour le dollar américain
38:13c'est le gros des échanges
38:15sur ces marchés-là
38:16à moyen terme
38:18je ne suis pas convaincu
38:19c'est-à-dire qu'on a une forme
38:20quand même peut-être
38:21de décote liée
38:22à une forme d'état voyou
38:23si vous me permettez le terme
38:26je ne suis pas convaincu
38:27que les quelques 5 trillions de dollars
38:30détenus par des fonds souverains
38:31au Moyen-Orient
38:32vont continuer à détenir
38:3450 à 70% d'actifs américains
38:36il va falloir en utiliser
38:37un certain nombre
38:38pour la reconstruction
38:39une fois que la situation
38:41se sera résolue
38:41je n'ai pas une boule de cristal
38:42mais sans doute
38:43que c'est ça qu'il faudra faire
38:45ça c'est un élément
38:47et puis voilà
38:48parce que la crédibilité
38:50des autorités américaines
38:52au sens large
38:53est sans doute mise à mal
38:55que ce soit par les fameux
38:56tweet and trade
38:57que ce soit par la posture
38:59de l'exécutif
39:01je crois que tout ça
39:02ça fait mal
39:03aux actifs américains
39:04et notamment au dollar
39:06donc ça peut être des positions
39:07qu'on commence à mettre en place
39:08dans un portefeuille
39:09on suit désormais
39:10sur les marchés prédictifs
39:11la probabilité que Trump
39:12soit empêché
39:13d'ici 2028
39:14et cette proboire
39:15est de quasiment 70%
39:16aujourd'hui
39:16et donc pourquoi
39:18les marchés émergents
39:18si on met Chine
39:19plus un dollar
39:19qui à moyen terme
39:21pourra reprendre
39:22son chemin vers la baisse
39:24ça devrait plutôt aider
39:26les économies émergentes
39:27beaucoup d'entre elles
39:27qui sont exportatrices
39:29c'est-à-dire que là aussi
39:30si on achète une obligation
39:31je ne sais pas
39:33gouvernementale brésilienne
39:34on est payé à peu près
39:351% par mois
39:37c'est quoi
39:37c'est 4 à 5%
39:38des exportations
39:39de pétrole
39:40de par le monde
39:40voilà
39:41oui il y a des pays producteurs
39:42le bébé était un peu jeté
39:43avec l'eau du bain
39:44il y a quand même
39:44des choses à faire
39:45Evelyne je ne voulais pas
39:46vous laisser partir
39:47sans parler de l'Allemagne
39:48spécifiquement
39:49un an
39:50oui c'est ça
39:50quasiment un an
39:51un peu plus d'un an
39:52après le whatever it takes
39:53de Friedrich Merz
39:54où est-ce qu'on en est
39:55du déploiement
39:56des efforts budgétaires
39:58et du déploiement
39:58des efforts budgétaires
39:59allemands
40:00visant la défense
40:01et visant les infrastructures
40:02c'est un socle
40:04j'allais dire
40:05de la thématique Europe
40:06aujourd'hui
40:07pour bon nombre
40:08d'investisseurs
40:08oui alors ça devient
40:09intéressant
40:10parce que
40:13tout le monde suit
40:14des chiffres mensuels
40:15et je pense que ça va
40:15ça a l'air plutôt correct
40:17ce qu'ils sont en train
40:17de faire
40:18il y avait quelques retards
40:19l'année dernière
40:19dans l'enveloppe
40:21infrastructure
40:22en termes de défense
40:23ils ont dépensé
40:24ce qu'ils voulaient dépenser
40:25et là avec toute une année
40:27budgétaire en cours
40:28avec un budget
40:29qui était en place
40:30pour le 1er janvier
40:31je pense qu'il y a
40:33quand même raison
40:34pour croire
40:35que l'argent sera
40:36déboursé
40:36tel qu'ils ont planifié
40:38bon
40:39le problème
40:40évidemment
40:41c'est que c'est une économie
40:42qui avait une tendance
40:43sous-jacente
40:44de zéro
40:45depuis 6 ans
40:45et qui maintenant
40:46se prend
40:47un grand
40:49un grand stimulus
40:50budgétaire
40:51en termes de défense
40:52comme vous disiez
40:53Laurent
40:53ça prend du temps
40:54enfin c'est des carnets
40:55qui se remplissent
40:55au fur et à mesure
40:56mais ça prend du temps
40:57donc du coup
40:58ça crée plutôt
40:58une tendance
40:59sous-jacente
41:00dans le secteur
41:00que dans l'économie
41:01dans son intégralité
41:03en termes d'infrastructures
41:04ça devrait se voir
41:05dans la contanate
41:06assez rapidement
41:08maintenant
41:08on pense plutôt
41:09aux 2e moitié de l'année
41:10mais bon
41:11vu qu'on attend déjà
41:11depuis un an
41:12attendre encore 3-4 mois
41:13ça va
41:14le problème maintenant
41:16c'est que
41:16bon c'est un choc
41:17qui est
41:18un stimulus budgétaire
41:19qui est grand
41:19et qui s'est pris
41:21plusieurs chocs
41:22dans l'autre sens
41:22il y avait d'abord
41:24le fameux
41:24Liberation Day
41:25les tarifs
41:26les douanes américaines
41:28qui sont venues
41:28donc également
41:29en avril de l'année dernière
41:30il y avait l'accord
41:32en juillet
41:33mais quand même
41:33des droits de douane
41:35qui sont plus élevés
41:36il y avait donc
41:37maintenant
41:38le choc énergétique
41:39et plus de choc
41:41politique interne
41:42donc du coup
41:43tout ça fait
41:43qu'il y a de plus en plus
41:45de risques négatifs
41:47pour un stimulus budgétaire
41:49qui ne change pas en taille
41:50et donc là
41:51on est dans un scénario
41:53où quand on a révisé
41:54nos prévisions
41:56l'Allemagne
41:57reste autour
41:58d'un taux de croissance
41:58de zéro
42:00cette année
42:00malgré
42:01un stimulus budgétaire
42:03qui est
42:04entre 1,5%
42:05et 2%
42:06et ça
42:07c'est quand même
42:08beaucoup
42:08donc je pense que
42:09ça joue aussi un rôle
42:10dans l'espoir
42:11pour un stimulus budgétaire
42:12en réponse
42:12au choc actuel
42:14on a déjà
42:14une très grande économie
42:15qui en a plein
42:17programmé
42:18la probabilité
42:19qu'on a beaucoup plus
42:20au moins dans cette économie là
42:21est relativement limitée
42:23on aura probablement
42:24une modification
42:25de l'existant
42:27réallocation
42:27on va pivoter
42:28au sein du plan
42:29de dépense
42:31pour réallouer
42:31ou réorienter
42:32dans les autres économies
42:33européennes
42:34la tentation
42:34de l'accommodation budgétaire
42:36elle est évidemment
42:37très forte
42:38partout
42:39mais
42:40les marges
42:41sont moins
42:42on a vu l'Espagne
42:43et l'Italie
42:44maintenant programmer
42:45des mesures
42:46en Espagne
42:48c'est à peu près
42:480,2-0,3%
42:49du PIB
42:50et je pense que c'est
42:52environnement
42:52ce que j'aurais en tête
42:53si le choc
42:54ne s'amplifie pas
42:56encore plus
42:57que ce qu'on voit
42:57aujourd'hui
42:58donc du coup
42:59par rapport
43:00à la dégradation
43:01cyclique
43:01des déficits
43:02c'est relativement moindre
43:03donc du coup
43:04on parle vraiment juste
43:05d'un soutien budgétaire
43:06pour limiter les effets
43:07non linéaires
43:07rappelle-moi
43:08le taux de croissance
43:09économique de l'Espagne
43:10par rapport à l'Allemagne
43:11ou à la France
43:12il y a 2,5
43:132,5 en 25
43:14oui
43:15oui
43:17mais moi
43:18je
43:20désolé
43:22l'Espagne
43:23c'est nos Etats-Unis
43:25désormais
43:25ils font une meilleure
43:26croissance que les Etats-Unis
43:28ça ne vient pas
43:29sans ces défis
43:30non plus
43:31quand on regarde
43:31la dégradation démographique
43:33en Espagne
43:33dans les 20 ans à venir
43:34elle est nettement pire
43:36qu'en Allemagne
43:36avec une position énergétique
43:37et une position
43:38presque diplomatique
43:39espagnole
43:40justement
43:40un peu différente
43:42on essaie
43:42les passes décisives
43:43pour la séquence suivante
43:44on va parler
43:44d'hiver
43:45juste après
43:46un mot
43:47juste encore
43:47pour finir avec vous
43:48Laurent
43:48le thème de l'énergie
43:50il y a eu le thème
43:51de la défense
43:51il faut bâtir
43:53l'Europe de la défense
43:54est-ce qu'on peut imaginer
43:55un flot de capex
43:57supplémentaire
43:57destiné à construire
44:00ou rebâtir
44:01des infrastructures énergétiques
44:02en Europe
44:03en plus de ce qui est déjà prévu
44:04je crois que c'est
44:05déjà en cours
44:06quand je vois la trajectoire
44:08du mix énergétique
44:09avec les énergies renouvelables
44:10il y a 5 ans
44:11et où elle est aujourd'hui
44:12et si on prend
44:13l'exemple de l'Allemagne
44:14quand on voit
44:14la capacité éolienne
44:16mais pas que éolienne
44:17aujourd'hui
44:17le problème
44:18il est plutôt sur le réseau
44:19et la connexion du réseau
44:20de la production
44:21à la consommation
44:22entre le nord de l'Allemagne
44:23et le sud
44:24quand on écoute
44:25toutes les sociétés
44:26que j'ai eu la chance
44:27de rencontrer
44:27il y a un mois
44:28une conférence
44:29qui répond à cette problématique
44:30du grid
44:31elles sont toutes en train
44:32de doubler
44:33voire plus de doubler
44:34leur capex
44:35quand vous parlez
44:36avec Ion
44:37qui espère avoir
44:37une régulation
44:38donc là c'est la discussion
44:39entre le régulateur
44:40et celui qui gagne de l'argent
44:41en investissant
44:43ils sont sur des enveloppes
44:44de 40 milliards
44:44sur le prochain plan
44:46en Espagne
44:46cette fameuse société
44:47qui a été tant détestée
44:49parce que Blackout
44:49qui s'appelle Rédea
44:50elle est passée
44:51de 700 millions
44:52à 1 milliard et demi
44:53d'investissement
44:54sur son prochain plan
44:54quinquennal
44:55donc la transformation
44:57de l'économie
44:57et d'ailleurs
44:58c'était un très bon point
44:59de Kevin
44:59je pense aussi
45:00pourquoi la Chine
45:01on aime bien
45:01nous aussi les émergents
45:03parce que le seul pays
45:04qui soit en avance
45:04sur son plan
45:05de transformation énergétique
45:06et qui ait dépassé
45:08son objectif
45:08c'est la Chine
45:09donc ça c'est dans l'équation
45:10un truc à avoir
45:11merci à vous trois
45:12merci d'avoir été
45:13les invités de Planète Marché
45:14ce soir Evelyne Hermann
45:15Bank of America Global Research
45:16Kevin Tozet
45:17Carmignac
45:18et Laurent Dédier
45:19Autingre Banque Privée
45:30le dernier quart d'heure
45:32de Smart Bourse
45:32chaque soir
45:33c'est le quart d'heure
45:33thématique
45:34le thème ce soir
45:35c'est celui de l'énergie
45:37c'est un très bon moment
45:38pour parler
45:39des producteurs d'énergie
45:40et nous allons décrypter
45:42spécifiquement
45:42le cas d'investissement
45:44Iberdrola
45:44avec les équipes
45:45de Clartan associée
45:46et l'une des gérantes
45:47de Clartan
45:47qui est à mes côtés
45:48Marie-Lou Guaiffon
45:49bonsoir Marie-Lou
45:49bonjour
45:50merci beaucoup
45:51d'être avec nous
45:52oui
45:52qu'est-ce qu'il faut savoir
45:53de l'espagnol
45:55Iberdrola
45:56du profil du groupe
45:57et ce qui en fait
45:58un cas d'investissement
45:59intéressant en général
46:00pour vous
46:00Marie-Lou
46:02alors effectivement
46:03l'énergie
46:04c'est un thème
46:04d'actualité
46:07Iberdrola
46:07c'est le leader
46:08espagnol de l'énergie
46:09mais c'est aussi
46:10l'un des plus grands
46:11groupes électriques mondiaux
46:13ils affichent une capitalisation
46:14boursière de 130 milliards
46:16d'euros
46:16et c'est une entreprise
46:17internationale
46:18présente dans des marchés
46:20comme l'Espagne
46:21le Royaume-Uni
46:21les Etats-Unis
46:22et le Brésil
46:23alors l'entreprise
46:24est née en 1992
46:26de la fusion
46:27entre deux compagnies
46:29hydroélectriques
46:29espagnoles
46:30qui avaient
46:31elles-mêmes
46:32été fondées
46:32au début du siècle
46:33donc c'est ainsi
46:34que Iberdrola
46:35a acquis
46:35une expertise historique
46:37dans la production
46:38d'électricité
46:39mais c'est vraiment
46:40par son choix
46:41de pionnier
46:42de la transition
46:44énergétique
46:44que Iberdrola
46:46a réussi à faire
46:46la différence
46:47puisqu'en fait
46:48dès le début
46:49des années 2000
46:49le groupe
46:51s'est dirigé
46:52vers les énergies
46:53renouvelables
46:54avant que ce ne soit
46:55une tendance généralisée
46:56et ça lui a conféré
46:57un avantage concurrentiel
46:59de telle sorte
47:00qu'aujourd'hui
47:00Iberdrola
47:01c'est 45 000 collaborateurs
47:03et 46 milliards
47:06d'euros
47:06de revenus
47:07On parlait tout à l'heure
47:08dans la partie précédente
47:09de l'émission
47:10de l'énergie
47:11et des besoins
47:12d'investissement
47:12en énergie
47:13un groupe
47:13comme Iberdrola
47:14c'est un groupe
47:15qui déploie
47:16des CAPEX
47:17records aujourd'hui
47:18Absolument
47:19c'est pour ça
47:20que Iberdrola
47:21ce n'est pas simplement
47:22un producteur
47:23d'électricité traditionnelle
47:24c'est un acteur stratégique
47:26de l'infrastructure
47:27énergétique mondiale
47:28le groupe mène
47:30des investissements
47:30records
47:31qui sont notamment
47:32dirigés vers les réseaux
47:33et les réseaux
47:34constituent
47:35l'épine dorsale
47:36de l'infrastructure
47:37énergétique
47:37Comment s'équilibrent
47:39les grands métiers
47:40du groupe Iberdrola
47:41Marie-Lou ?
47:42Alors il y a deux métiers
47:44qui se complètent
47:45la première moitié
47:46des revenus
47:47c'est le transport
47:48et la distribution
47:50d'électricité
47:50ce sont en fait
47:51les réseaux électriques
47:53régulés
47:53c'est le cœur du modèle
47:54en quelque sorte
47:55ce sont les autoroutes
47:56de l'électricité
47:57qui acheminent
47:58l'énergie
47:59depuis les centrales
48:00jusqu'aux consommateurs
48:01par exemple
48:03aux Etats-Unis
48:04dans le nord-est
48:04ils ont
48:05avant-grid
48:06qui opère des réseaux
48:07dans des états
48:08très peuplés
48:08comme New York
48:10alors la base
48:11d'actifs régulés
48:12c'est 51 milliards d'euros
48:13donc c'est tout à fait
48:14considérable
48:14et c'est ce qui assure
48:16la visibilité
48:17des revenus
48:17et l'autre moitié
48:18de l'activité
48:19en fait
48:20c'est la production
48:21et la commercialisation
48:23d'énergie
48:24Iberdrola
48:25produit de l'électricité
48:27principalement
48:27avec des sources
48:28renouvelables
48:29il y a l'éolien
48:31le solaire
48:31beaucoup d'hydraulique
48:33aussi
48:33parce qu'ils ont
48:33des barrages
48:34donc par exemple
48:35ils ont en mer du nord
48:37des parcs éoliens
48:38offshore
48:39en Espagne
48:40ils ont des centrales
48:42solaires d'envergure
48:43comme Nognes des Balboas
48:44c'est l'une des plus
48:45grandes d'Europe
48:45donc ce qui nous attire
48:47chez Clartan Associé
48:48c'est cet équilibre
48:50entre les réseaux
48:51régulés
48:51et la production
48:52et aujourd'hui
48:53la production
48:54d'Iberdrola
48:54est 90%
48:56décarbonée
48:57c'est ça
48:58quelles sont
48:59les grandes tendances
49:00de long terme
49:01qui portent
49:02l'activité
49:04d'Iberdrola
49:04mais l'activité
49:05du secteur
49:05en général
49:06et qui caractérisent
49:07aussi cette industrie
49:08de production
49:10et de réseau
49:11également
49:11Marie-Lou
49:12alors c'est une industrie
49:14qui est vraiment intéressante
49:16de notre point de vue
49:17d'abord parce qu'elle répond
49:18à un besoin essentiel
49:19et aussi parce que
49:21désormais
49:22la demande
49:23est en croissance structurelle
49:24notamment avec
49:26les besoins
49:26de l'intelligence artificielle
49:28en termes de digitalisation
49:30de data centers
49:31en fait
49:32tous ces nouveaux écosystèmes
49:33sont très gourmands
49:34en électricité
49:35il y a aussi
49:36l'électrification
49:37des transports
49:38la décarbonation
49:40de nos industries
49:41même les pompes à chaleur
49:42en fait
49:43contribuent
49:43à ce mouvement
49:45donc on a
49:46de nouveaux usages
49:47qui augmentent
49:48la consommation
49:49d'électricité
49:50à un moment
49:51où les états
49:51doivent investir
49:52dans les réseaux
49:53parce que les installations
49:54sont souvent insuffisantes
49:56et elles sont vétustes
49:58en moyenne
49:59elles ont plus de 50 ans
50:00donc
50:02c'est un métier
50:03qui ne consiste pas seulement
50:04à préparer l'avenir
50:05il faut déjà répondre
50:06aux enjeux
50:07du présent
50:08avec aussi
50:09cette visibilité
50:11qu'apporte
50:11cette industrie
50:12là je parle aussi
50:13à l'investisseur
50:13à la gérante
50:14d'actifs
50:15Marie-Lou
50:16on a vu
50:18long terme
50:18sur la récurrence
50:20des revenus
50:20d'un groupe
50:21comme Iberdrola
50:22par exemple
50:22oui alors
50:23c'est une caractéristique
50:25de l'industrie
50:25qui nous intéresse
50:26énormément
50:27en fait
50:28on a beaucoup
50:29de visibilité
50:30qui est offerte
50:30par les actifs régulés
50:32déjà parce que
50:33les tarifs
50:34sont fixés
50:34par les régulateurs
50:35nous avons
50:36la commission
50:37de régulation
50:38de l'énergie
50:38mais il y a
50:39également
50:40des équivalents
50:41aux Etats-Unis
50:41c'est la FERC
50:42qui est l'équivalent
50:43fédéral
50:44de régulation
50:45l'autre point
50:46c'est que
50:46les tarifs
50:47sont souvent
50:48indexés sur l'inflation
50:49donc ça préserve
50:50la valeur des actifs
50:51et puis
50:52la rentabilité
50:54des capitaux propres
50:55elle est garantie
50:56elle est contractualisée
50:58en fait
50:58c'est la base d'actifs
50:59qui sert d'assiette
51:00pour la rémunération
51:02et puis les contrats
51:03sont à long terme
51:04donc ça
51:04ça sécurise les revenus
51:06j'ajouterais aussi
51:07que c'est un métier
51:08qui a beaucoup
51:08de barrières à l'entrée
51:10ces actifs
51:11nécessitent
51:12des investissements
51:13importants
51:14on l'a vu
51:14pour être construits
51:15des décennies
51:16aussi
51:17il y a une expertise
51:18technique
51:19qui est difficile
51:20à répliquer
51:20et puis
51:21les relations
51:22avec les régulateurs
51:23se construisent
51:24dans la durée
51:25donc finalement
51:26c'est une industrie
51:26qui présente
51:27des caractéristiques
51:28défensives
51:29et qui a aussi
51:31un potentiel
51:32de croissance
51:32qu'est-ce qui distingue
51:34spécifiquement
51:34Iberdrola
51:35puisque c'est votre choix
51:36chez Clartan Associé
51:37dans cet univers
51:38dans cette industrie
51:39qu'est-ce qui distingue
51:40Iberdrola
51:41par rapport à ses concurrents ?
51:42Alors nous avons spécifiquement
51:44choisi Iberdrola
51:45dans notre fonds Clartan Valeur
51:47parce que l'entreprise affiche
51:49une certaine qualité opérationnelle
51:52déjà
51:52elle affiche
51:53l'une des meilleures rentabilités
51:55de son secteur
51:56l'un des bilans
51:57les plus sérieux
51:58aussi
51:58et c'est vraiment fondamental
52:01dans l'industrie
52:02parce que ça permet
52:03cette planification
52:04des investissements
52:05et une allocation efficace
52:07du capital
52:07également
52:08nous constatons aussi
52:10que l'entreprise
52:11a un certain savoir-faire
52:12dans la gestion
52:13des opérations
52:14par exemple
52:15ils savent optimiser
52:17le prix de vente
52:18de l'électricité
52:19en gérant activement
52:20les barrages
52:21et le stockage
52:22alors si je peux donner
52:24un exemple
52:25pour souligner
52:27les défis du secteur
52:28et aussi les qualités
52:29d'Iberdrola
52:29on se rappelle
52:31qu'il y a exactement
52:32un an
52:32l'Espagne
52:34et le Portugal
52:34ont connu
52:35un blackout historique
52:36qui a quand même duré
52:3710 heures
52:38qui a été causé
52:39en fait par
52:40des incidents techniques
52:41et puis des surtentions
52:42en cascade
52:43de telle sorte
52:44que toute la péninsule
52:45ibérique
52:46s'est trouvée
52:47plongée dans le noir
52:48et les infrastructures
52:49paralysées
52:50alors cette crise
52:51elle a montré
52:53à nouveau
52:53l'importance
52:55d'avoir des infrastructures
52:56modernes et robustes
52:57cet enjeu
52:58de fiabilité
52:59et d'endurance
53:00du système électrique
53:01et elle a également
53:02renforcé
53:03la position
53:04d'Iberdrola
53:04car le groupe
53:05s'est montré
53:06très réactif
53:07dans sa communication
53:08dans sa coopération
53:09avec les enquêtes techniques
53:10donc ça a montré
53:12la valeur
53:13de son expertise
53:13ils sont sortis
53:14grandis
53:15c'est difficile à dire
53:16mais ils sont sortis
53:17grandis quand même
53:17de cette crise
53:18qui a frappé
53:19la péninsule ibérique
53:20en effet
53:20et puis c'est une crise
53:21qui n'est pas isolée
53:22par exemple
53:24aux Etats-Unis
53:24les interconnexions
53:26entre Etats
53:26sont très limitées
53:27donc ça fragilise
53:28beaucoup le réseau
53:29et au Texas
53:30en février 2021
53:31il y a aussi eu
53:32un blackout
53:32avec une très grande
53:34vague de froid
53:35comment est-ce
53:36qu'on n'a pas parlé
53:37de chiffres
53:37comment est-ce que
53:37tout ça se traduit
53:38en chiffres
53:39c'est quoi
53:39les quelques métriques
53:40clés
53:41qui vous paraissent
53:42pertinentes
53:42quand on regarde
53:43Iberdrola
53:44aujourd'hui
53:46si on doit
53:47résumer
53:48en un chiffre
53:49cette histoire
53:50depuis 25 ans
53:52Iberdrola
53:53a multiplié
53:54par plus de 10
53:55sa capitalisation
53:56boursière
53:58plus récemment
53:59à l'automne
54:00le groupe
54:01a présenté
54:02au marché
54:02sa vision
54:03pour 2031
54:04avec des objectifs
54:05très ambitieux
54:06à deux chiffres
54:07de croissance
54:08de son résultat net
54:09sur les deux prochaines années
54:10et puis
54:11c'est un groupe
54:12qui est très prudent
54:13dans sa communication financière
54:14qui a l'habitude
54:15de dépasser ses objectifs
54:17donc de notre point de vue
54:19c'est un gage de confiance
54:20dans l'exécution du plan
54:21et la capacité
54:23de créer de la valeur
54:23qu'est-ce que ça apporte
54:24dans un portefeuille
54:26et plus précisément
54:27qu'est-ce que
54:27Iberdrola
54:28représente aujourd'hui
54:29dans un fonds
54:30comme
54:31Clartinvaleur
54:31un fonds flagship
54:32pour la société
54:34Clartinassociée
54:35vous disiez
54:36effectivement
54:36market cap
54:37fois 10
54:37en 25 ans
54:39et puis un profil
54:41défensif
54:41d'entreprise défensive
54:42avec potentiel
54:43de croissance
54:46alors on a une position
54:47importante
54:48dans notre fonds
54:49Clartinvaleur
54:50dans Iberdrola
54:50c'est une position
54:51de 3%
54:52nous l'avons initiée
54:54à l'autre
54:54ça le met dans le top 10
54:55par exemple
54:55oui tout à fait
54:56tout à fait
54:56ça fait partie
54:57des entreprises
54:58qui comptent
54:59dans le fonds
55:00on a initié
55:01cette position
55:02à l'automne 2024
55:03et en fait
55:04depuis lors
55:05la performance
55:06cumulée
55:06du cours
55:07est de l'ordre
55:08de 40%
55:10aujourd'hui
55:11on envisage
55:11toujours
55:12Iberdrola
55:12comme une conviction
55:13de long terme
55:14parce que ça rentre
55:15vraiment dans l'épure
55:16de Clartinvaleur
55:17on l'a vu
55:18on a une certaine
55:19profondeur
55:20de gouvernance
55:20de management
55:21on a beaucoup
55:22de visibilité
55:23on a également
55:24un niveau de pricing
55:27qui reste raisonnable
55:28de notre point de vue
55:29avec du rendement
55:30donc beaucoup
55:31de qualité
55:32dans ce dossier
55:32et en synthèse
55:34c'est un dossier
55:35d'investissement
55:36qui nous permet
55:36de jouer en défense
55:37dans cet environnement
55:39énergétique
55:40particulièrement complexe
55:41tout en ayant
55:42des perspectives
55:43de croissance
55:44l'énergie au coeur
55:45plus que jamais
55:46au coeur des enjeux
55:47si je puis dire
55:48et effectivement
55:48la dernière crise
55:49en date
55:50dans le golfe
55:51nous le rappelle
55:52encore cruellement
55:53vu d'Europe
55:54merci beaucoup
55:54Marie-Lou
55:55Marie-Lou Guaiffon
55:55gérante financière
55:57chez Clartin
55:57associée
55:58qui était avec nous
55:59l'invité de ce dernier
55:59quart d'heure
56:00pour décrypter ce cas
56:01d'investissement
56:02hiberdrola
56:02une interview
56:03comme les autres
56:04que vous retrouvez
56:04bien sûr en replay
56:05sur bismart.fr
56:06ou en podcast
56:07sur l'ensemble
56:08de vos plateformes
56:08d'écoute préférées
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