- il y a 4 heures
Jeudi 19 février 2026, retrouvez Philippe Feuille (Président, La Compagnie des CGP) et Nicolas Debos (Directeur Associé, Nexo Capital) dans SMART PATRIMOINE, une émission présentée par Nicolas Pagniez.
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00:08Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Smart Patrimoine,
00:11Smart Patrimoine l'émission qui vous accompagne pour comprendre et décrypter le secteur de la gestion de patrimoine,
00:16une émission que vous pouvez retrouver tous les jours sur Bsmart4Change, sur les réseaux sociaux de Bsmart4Change
00:21et bien sûr vous pouvez nous écouter en podcast sur toutes les plateformes de podcast.
00:25Au sommaire de cette édition, nous commencerons tout d'abord avec un focus sur les montres d'investissement.
00:31Vous aurez le plaisir de retrouver l'interview de Pascal Paul, le PDG de Kronos 360,
00:35qui était sur le plateau de Smart Patrimoine il y a quelques jours pour nous expliquer
00:39quelles ont été les montres qui ont bien fonctionné en 2025 et quelles sont ses prévisions pour l'année 2026.
00:45Nous enchaînerons ensuite avec Enjeu Patrimoine.
00:47Un enjeu patrimoine où nous aurons le plaisir d'accueillir Philippe Feuille, le président de la compagnie des CGP,
00:52avec qui nous ferons un point sur l'année 2025 et la façon dont elle s'est déroulée pour la
00:58compagnie des CGP,
00:58les perspectives 2026 de la compagnie des CGP et puis la manière de faire son métier de conseiller en gestion
01:05de patrimoine début 2026.
01:08Donc des questions que nous aborderons avec Philippe Feuille.
01:10Et puis enfin, dans la troisième partie de l'émission, dans l'œil de l'expert,
01:13nous ferons un focus sur les produits structurés et plus spécifiquement sur le métier de structureur
01:17avec Nicolas Dubos, directeur associé de Nexo Capital.
01:21On se retrouve tout de suite sur le plateau de Smart Patrimoine.
01:28Et nous enchaînons à présent avec Enjeu Patrimoine.
01:31Nous avons le plaisir d'accueillir sur le plateau de Smart Patrimoine Philippe Feuille, le président de la compagnie des
01:35CGP.
01:36Bonjour Philippe.
01:37Bonjour Nicolas.
01:38Merci d'être avec nous.
01:40On va faire un bilan ensemble un petit peu de l'année 2025 pour la compagnie des CGP.
01:46Et puis on va se poser la question un petit peu de votre vision du rôle du CGP et du
01:51métier du CGP en ce début d'année 2026.
01:54Déjà, comment est-ce que la compagnie des CGP a vécu l'année 2025, Philippe ?
01:58Alors, on va positiver Nicolas.
02:01Voilà. Déjà, en nombre d'adhérents, effectivement, nous avons une augmentation relativement importante pour l'ensemble des associations.
02:10Ça, c'est le côté positif de la compagnie.
02:12Le côté négatif, c'est que malheureusement, nous avons perdu l'IAS, la compagnie IAS.
02:19L'agrément AMF pour la compagnie IAS, oui.
02:21ACPR, pas AMF.
02:22ACPR, pardon.
02:22ACPR, puisqu'il faut bien dissocier AMF, ACPR, AMF pour les CIF et ACPR pour l'IOB et l'assurance.
02:30Pour une question de représentativité, je dis tout simplement que c'est une loi qui a été très mal faite,
02:38avec un problème évident de communication de terrain.
02:42C'est comme ça.
02:43Ça n'empêche pas que nous continuons à avancer.
02:44N'oublions pas que nous avons beaucoup de CIF qui sont à la compagnie, qui y restent bien évidemment,
02:50et qui sont en même temps qui ont l'activité assurancielle.
02:54Bien sûr.
02:54Donc, on continue à avancer, on continue à se développer.
02:57Et puis, nous avons quand même gardé la structure juridique de l'IAS,
03:02parce qu'il y a l'aspect juridique et il y a l'aspect de la loi.
03:05Ce sont deux choses quand même différentes.
03:07Donc, on peut continuer à informer sur certains points les adhérents qui en ont besoin.
03:13Parce que la perte de l'agrément était liée, du coup, à un seuil non atteint en matière de représentativité.
03:19Ça veut dire qu'on ne fait plus d'assurance à la compagnie des CGP, au global ?
03:23Si, on continue à faire de l'assurance.
03:25Alors, pas la partie IAS, puisque nous n'avons plus le droit, puisque l'agrément est sorti,
03:31mais on continue à garder le statut juridique pour apporter les informations
03:35que les adhérents CIF qui font de l'IAS puissent avoir besoin.
03:41Comment est-ce que vous abordez à la compagnie des CGP, Philippe,
03:45le début d'année 2026 face aux différents enjeux auxquels font face les CGP ?
03:52Je pense, alors évidemment, il y a les enjeux d'investissement,
03:54il y a les enjeux au niveau européen, en matière notamment de modèle économique
03:59qui a été remis en cause à un moment par la Retail Investment Strategy.
04:02Finalement, le sujet semble plutôt écarté à l'heure actuelle,
04:06en tout cas dans la dernière mouture de l'accord qui a été signé en fin d'année dernière.
04:10Écoutez, enfin, enfin, décembre 2025, avec le poids, il faut le dire,
04:15quand même de la France et de l'Allemagne qui ont pesé de tout leur poids,
04:21nous avons effectivement le système de commissionnement qui est maintenu.
04:25Alors vous savez qu'il y avait également la problématique de value for money
04:30qui est un ratio entre la performance du contrat et les frais qui peuvent être engagés par rapport aux clients.
04:40Mais aujourd'hui, l'équilibre est fait dans ce sens.
04:42Et toutes les UC qui avaient des coûts et des frais de gestion relativement importants ont été sortis.
04:51Et donc aujourd'hui, on a trouvé l'équilibre et surtout, nous avons effectivement eu le plaisir de voir
04:57qu'enfin, les commissions étaient donc maintenues et sauvées dans ce sens.
05:02Pour ne pas oublier que d'ailleurs, je le précise, mais ça nous a permis,
05:06lorsqu'il y a eu la crise du Covid, de pouvoir continuer à accompagner nos clients
05:10et à pouvoir pérenniser l'ensemble des sociétés qui sont les nôtres.
05:16Donc je pense qu'il y a toute une chaîne économique dont on pourra d'ailleurs peut-être parler tout
05:20à l'heure.
05:21Qu'il ne faut pas oublier, dans une chaîne économique, tout le monde a des niveaux différents,
05:26sont quand même aussi concernés par ce système financier.
05:30Mais bon, c'est sauvé, c'est la bonne nouvelle.
05:32Ce que vous dites, c'est qu'effectivement, il y a un modèle économique du monde
05:36des conseillers en gestion de patrimoine à l'heure actuelle qui fonctionne ici avec ces rétro-commissions.
05:40Et ça a permis de sauver au moment du Covid, c'est-à-dire qu'on a continué à travailler
05:43via ce...
05:44Absolument. Absolument.
05:46Ça a permis de continuer à la fois d'apporter un accompagnement, une proximité, un suivi auprès des clients.
05:53Imaginez demain, vous n'avez plus de sources de rémunération qui permettent effectivement de pérenniser la société.
05:59Forcément, les sociétés périclitent complètement.
06:02Donc, ça a permis effectivement de stabiliser, d'apporter le conseil auprès des clients.
06:07Et ce sujet de value for money, cette idée que du coup, maintenant, il faut qu'il y ait un
06:11ratio
06:12entre la performance pour le client et les coûts associés finalement au conseil,
06:19là aussi, ça vient harmoniser, peut-être améliorer la manière dont on fait son métier aujourd'hui ?
06:26C'est-à-dire qu'il y avait peut-être effectivement des frais de gestion qui étaient à revoir pour
06:32certaines sociétés
06:34ou certains fonds, qui aujourd'hui n'ont plus lieu comme je l'expliquais tout à l'heure,
06:38mais qui permettent de trouver un rapport, un équilibre, une équité entre d'un côté la performance du produit
06:46et sa rentabilité pour le client, et puis les frais que ça peut engager.
06:50Parce que, moi, je veux bien, si vous voulez tout entendre, on pourrait également parler des actifs et des passifs.
06:59On pourrait...
06:59Gestion passive, gestion active ?
07:01Voilà, absolument.
07:02Aujourd'hui, il y a quand même toute une chaîne économique humaine qui est concernée.
07:07Alors, je ne suis pas contre les machines, je ne suis pas contre l'IA, je suis pour le progrès,
07:13mais je pense qu'il faut faire quand même très attention.
07:16Au bout d'un certain temps, l'humain dans notre métier a un rôle qui est prépondérant.
07:22Et ça, il ne faut pas l'oublier.
07:24Alors, justement, ça amène une question que je voulais vous poser, Philippe Feuille,
07:27c'est comment est-ce qu'on fait son métier de CGP face à des collectes croissantes en matière d
07:34'ETF
07:35et de gestion dite passive ?
07:37Comment est-ce qu'on justifie son rôle et son accompagnement
07:41quand on voit effectivement que beaucoup se contentent d'investir sur des ETF MSCI World, par exemple ?
07:47J'entends votre question.
07:49Et là, là se pose un problème qui est un problème évident.
07:52Je le répète, d'un côté, nous avons donc un système humain
07:57avec effectivement ce que l'on peut considérer une gestion active
08:01et de l'autre, nous avons une gestion passive
08:04où effectivement, on retrouve tout ce qui peut être ETF.
08:08Donc, forcément, les marges de rentabilité ne sont pas les mêmes
08:14puisque lorsque vous avez une machine, il y a moins de frais, etc.
08:17Et donc, le client a tendance à se porter naturellement vers ce genre de produit.
08:21La seule chose qu'il ne faut pas oublier,
08:23c'est que nous, nous avons un équilibre humain,
08:26un accompagnement client et l'aspect généraliste de notre profession
08:31parce qu'il ne faut pas oublier que nous ne sommes pas uniquement
08:34sur une activité de conseil en investissement.
08:37On intervient tant sur le plan patrimonial, fiscal, juridique, familial, etc.
08:42Et donc, tout ça fait que vous pouvez avoir les meilleurs produits du monde.
08:46Si en face, vous n'avez pas un interlocuteur en professionnel
08:49qui s'identifie et qui va pouvoir vous suivre pendant un certain nombre d'années,
08:55là, va se poser le problème.
08:56Donc, il faut trouver cet équilibre.
08:58Au même titre que l'on peut trouver cet équilibre avec l'IA,
09:02c'est-à-dire savoir travailler avec et pas contre.
09:05Et justement, pour essayer d'optimiser,
09:07notamment par rapport à la réglementation
09:09et toutes les contraintes que l'on connaît,
09:12qui sont un avantage pour la profession
09:13parce que ça nous permet d'être crédibles par rapport à tout ça,
09:17mais de gagner du temps.
09:18Donc, le système de l'IA peut nous y aider.
09:21Donc, c'est des outils en plus pour le conseiller en gestion de patrimoine
09:25et il faut composer avec.
09:27C'est une nouvelle manière de faire son métier aussi.
09:28C'est ça, tout à fait.
09:29Mais l'humain reste au cœur du réacteur.
09:33L'humain, c'est quand même le plus important.
09:35Vous savez que je suis un fervent défenseur
09:37de cette relation de proximité.
09:39Du contact, effectivement.
09:41Du contact, tout à fait.
09:43Philippe, on a parlé de cette année 2025.
09:46Vous nous avez dit que le nombre d'adhérents
09:47de la compagnie des CGP au global a progressé.
09:51Quels sont les projets, les enjeux pour 2026,
09:55pour la compagnie des CGP ?
09:56La compagnie CGP continue à progresser à plein de niveaux.
10:01D'abord, nous avons une société de formation
10:03qui apporte effectivement sa valeur ajoutée
10:06avec, notamment pour les IAS,
10:10ceux qui ne sont plus à la compagnie,
10:12mais qui sont ailleurs,
10:13qui veulent continuer à bénéficier
10:15de cet accompagnement personnalisé.
10:17Nous avons mis en place des formations également.
10:20Nous n'en parlons pas là maintenant,
10:22mais sur les cryptoactifs.
10:23Alors, il faut savoir que les CIF n'ont pas le droit.
10:27Aujourd'hui, la loi est faite de travailler.
10:30Mais il n'empêche d'avoir une culture générale,
10:33une relative connaissance et une formation,
10:35parce que nos clients nous posent des questions.
10:37Donc, d'être en mesure de pouvoir répondre,
10:39ça ne veut pas dire que nous allons les accompagner.
10:41Non, bien sûr.
10:42Mais ça veut dire qu'il faut savoir de quoi on parle
10:45quand on parle de cryptoactifs,
10:46quand les clients viennent avec des questions sur le sujet.
10:48Quand on ait un minimum de connaissances
10:49et de pouvoir répondre.
10:51Et après, le client fait ce qu'il veut,
10:52puisque là, ce n'est pas notre sujet.
10:54L'autre sujet qui me paraît être important aussi,
10:56ce sont des modules de formation personnalisés
10:59que nous avons mis en place pour faire évoluer,
11:02et notamment pour la compagnie IMO,
11:04et aussi pour la compagnie IOB,
11:06nous avons mis des formations spécifiques
11:09pour faire évoluer le niveau de compétence
11:13des personnes qui ne font que de l'IOB.
11:16D'accord.
11:16Il y a des synergies interprofessionnelles,
11:19parce que là aussi, IOB, c'est un...
11:22IOB, c'est l'OBSP, c'est ça ?
11:24IOB, tout à fait.
11:26C'est une compétence à multiniveau.
11:29Vous ne travaillez pas le pro
11:31comme vous pouvez travailler le particulier.
11:33Donc, il y a des réflexes à acquérir,
11:35il y a des formations spécifiques à avoir,
11:37et donc, il y a des synergies interprofessionnelles
11:39qui se mettent effectivement en place.
11:41Mais ça revient d'ailleurs sur ma question
11:43de comment est-ce qu'on fait son métier début 2026.
11:45Ça veut dire qu'on travaille plus en interprofessionnalité
11:48avec les autres,
11:48ou en tout cas, on se forme sur les expertises des autres,
11:51même si on leur laisse évidemment...
11:53Je pense que c'est indispensable aujourd'hui.
11:55C'est-à-dire que d'être entouré avec un expert comptable,
11:58un avocat, un notaire, en fonction des clients, bien sûr,
12:03et nous, au cœur de ces compétences-là,
12:06ça permet effectivement de rassurer le client
12:09et d'apporter des conseils divers
12:11qui vont permettre de pouvoir faire des échanges
12:14et qui vont être constructifs, positifs,
12:16et sur lesquels nous allons pouvoir travailler sur du long terme.
12:19Aujourd'hui, celui ou celle qui reste complètement dans son coin
12:22et qui pense détenir la vérité,
12:24moi je ne la détiens pas, ça c'est sûr,
12:26je pense que le degré de synergie est important
12:29au niveau interprofessionnel.
12:30Donc on se forme, on travaille ensemble,
12:33et on essaie de maintenir un contact humain,
12:35c'est ça, avec les gens qu'on accompagne ?
12:37Vous avez tout à fait bien résumé, absolument.
12:39Voilà la manière, effectivement,
12:41dont on fait son métier début 2026,
12:44en prenant en compte les différents enjeux
12:45qui arrivent en lien avec les nouvelles technologies.
12:49Merci beaucoup, Philippe Feuille, de nous avoir accompagné.
12:51Merci, juste une précision peut-être.
12:53Nous avons aussi nos séminaires
12:55et nous avons notre convention
12:56qui cette année sera décentralisée
12:59et qui sera à Lille.
13:00À Lille, merci Philippe Feuille.
13:03Qui sera, quelle date ?
13:04Au mois de juillet, début juillet.
13:05Début juillet, je rappelle que vous êtes président
13:07de la compagnie des CGP, merci beaucoup.
13:09Merci à vous également de nous avoir suivis.
13:11On se retrouve tout de suite dans L'œil de l'expert.
13:17Et nous finissons cette émission
13:19avec L'œil de l'expert
13:20où nous allons nous poser une question.
13:21Quels enjeux en matière de produits structurés
13:24en ce début d'année 2026 ?
13:26Pour répondre à cette question,
13:26nous avons le plaisir d'accueillir
13:27sur le plateau de Smart Patrimoine
13:29Nicolas Dubos.
13:29Bonjour Nicolas Dubos.
13:30Bonjour Nicolas.
13:31Merci d'être avec nous.
13:32Vous êtes directeur associé
13:33chez Nexo Capital.
13:34Alors, chez Nexo Capital,
13:35l'activité de Nexo Capital,
13:37c'est une activité de structureur.
13:39Vous concevez, vous créez,
13:41ensuite vous distribuez les produits structurés.
13:44Qu'est-ce qui vous caractérise
13:45chez Nexo Capital par rapport
13:46à d'autres structureurs ?
13:48Alors, premièrement,
13:48merci de m'accueillir.
13:50Je dirais, chez Nexo Capital,
13:51on a un goût prononcé pour la technique.
13:53Et c'est lié à notre histoire
13:54puisque nous avons été fondés
13:56pour des investisseurs institutionnels.
13:58Et donc, notre approche,
13:59elle se caractérise par beaucoup de pédagogie,
14:01beaucoup d'explications,
14:02beaucoup d'analyses,
14:02beaucoup de formations.
14:04Et donc, peut-être mettre
14:04vraiment au cœur de la relation
14:06que nous avons avec nos partenaires,
14:08le conseil en structuration.
14:10Un mot peut-être sur 2025.
14:12Ça fait plusieurs années maintenant
14:13que les produits structurés
14:15sont quand même régulièrement évoqués
14:17par les conseillers
14:18en gestion de patrimoine ou autre.
14:20Comment s'est déroulé 2025
14:21chez Nexo Capital ?
14:22Alors, 2025 a été une année record
14:24avec un fort taux de croissance
14:26en termes de volume,
14:27en termes de clients,
14:28en termes de part de marché.
14:29Nexo continue son déploiement
14:31sur les principales plateformes
14:33d'assurance vie.
14:34Et puis, également,
14:35très satisfaisant,
14:35une croissance humaine
14:36avec le renforcement
14:37de l'équipe commerciale
14:38et de l'équipe d'ingénierie financière.
14:40Début 2026,
14:41je disais en début d'émission,
14:43quels enjeux pour les produits
14:45structurés en ce début d'année.
14:47On arrive à structurer encore,
14:49simplement,
14:50quand on a des mouvements de marché,
14:52des tensions géopolitiques,
14:54des questionnements autour de l'IA,
14:56des questionnements autour
14:57des guerres commerciales,
14:58ou en tout cas celles menées
14:59par les États-Unis
15:00à l'heure actuelle.
15:02On arrive quand même
15:03à faire son métier de structureur ?
15:04Alors oui, en effet,
15:06comme vous l'avez dit,
15:06beaucoup de mouvements
15:07sur les marchés,
15:07beaucoup de volatilité.
15:09Et justement,
15:09la force des produits structurés,
15:10c'est qu'ils aiment bien
15:11la volatilité.
15:12Parce qu'en fait,
15:12quand ces produits sont construits,
15:13les produits classiques
15:14que l'on connaît
15:14dans l'assurance vie française,
15:16les Autocolatena,
15:16les Phoenix,
15:17en fait,
15:18les banques qui construisent
15:19et émettent ces produits
15:20le construisent
15:20en vendant une partie optionnelle
15:21dont le prix dépend
15:22de la volatilité.
15:23Donc, plus elles sont en capacité
15:24quand la volatilité
15:25les ventes chères.
15:26Puis, on a de budget
15:27pour financer
15:28des meilleures protections,
15:29pour financer
15:29du meilleur rendement
15:30ou à minima
15:31des mécanismes
15:32de protection du rendement.
15:33Donc, on arrive toujours,
15:34c'est même presque porteur,
15:35quelque part,
15:36d'avoir de la volatilité
15:37en ce début d'année
15:38pour une activité
15:39de produits structurés.
15:40C'est ça, c'est porteur.
15:41Ça permet en plus
15:41de sécuriser
15:42des points d'entrée intéressants,
15:43sachant qu'en plus,
15:44dans les produits structurés,
15:45on n'a même pas besoin
15:45d'un point d'entrée parfait
15:46puisque ces solutions
15:47permettent de générer du rendement
15:48dans des trajectoires
15:49de marché stables,
15:50voire légèrement baissière
15:51si on a des mécanismes
15:52de dégressivité
15:53ou de distribution du gain.
15:54Comment on fait
15:54pour rester diversifié
15:56dans le contexte actuel ?
15:57Pour être diversifié,
15:59déjà, il faut être en capacité
16:00de vraiment explorer
16:01les classes d'actifs,
16:02les différents secteurs,
16:03ce qu'on fait
16:04notamment en collaboration
16:05avec notre ingénierie financière.
16:06On a travaillé en début d'année
16:07sur vraiment beaucoup
16:08de thématiques différentes.
16:09On a travaillé sur la Chine,
16:10on a travaillé sur l'Allemagne,
16:11on a travaillé sur les métaux précieux
16:12avec les mouvements
16:13qu'il y a eu sur l'argent,
16:14sur l'or.
16:14On a même structuré sur le cuivre,
16:16on a structuré autour de l'IA,
16:18autour de la Défense
16:18avec des structures
16:19qui peuvent être différentes
16:20selon les secteurs.
16:22Et donc, ce qui est important,
16:24c'est d'explorer tous les secteurs.
16:26Et puis sinon, une bonne idée,
16:27tout simplement pour travailler
16:28de manière diversifiée,
16:29c'est de construire des produits
16:30sur des choix de 100
16:31qui sont eux-mêmes diversifiés.
16:32D'accord.
16:33Donc, on peut le faire
16:33avec un peu de stock picking
16:34pour nos partenaires
16:35qui aiment bien faire ça.
16:36Ou des indices.
16:37Ou des indices.
16:38Stock picking,
16:38on construit des paniers
16:39de 3, 4, 5, 6 actions.
16:41On a mis en place
16:42des modèles internes
16:43pour aider dans la sélection
16:44à la construction de ces paniers
16:45parce qu'il faut des actions
16:46qui correspondent aux convictions
16:47mais aussi qui,
16:48quand on les assemble,
16:49permettent d'avoir des paramètres dérivés
16:50quand même intéressants
16:51pour le pricing,
16:52des coupons intéressants.
16:53Et sinon,
16:54de s'orienter vers des sous-jacents indiciels
16:57avec 10, 20, 30, 40 actions.
16:59Et là, en France,
17:00avec la complexité de pas mal d'indices,
17:02il y a peut-être un peu plus
17:03d'analyses à apporter.
17:04On peut faire ça
17:05sur des sous-jacents assez classiques,
17:06assez dits purs,
17:07comme l'Eurostox Bank, par exemple.
17:09Mais souvent,
17:10on retrouve en France
17:11beaucoup d'indices à décrément.
17:12Et donc, pour ces indices-là,
17:13il est vraiment intéressant
17:15d'observer, d'analyser
17:16les dividendes
17:17qui sont réellement versés
17:18par les sous-jacents.
17:19Et d'ailleurs,
17:20nous, on n'a pas toujours
17:20trouvé notre compte
17:21pour ces indices-là,
17:22pour travailler certaines thématiques.
17:23Et donc, on a décidé en 2025
17:24de lancer notre première gamme d'indices
17:26sur la France.
17:28On a lancé sur l'Allemagne,
17:29on a lancé un indice transatlantique.
17:30Et en début d'année,
17:31on a continué avec un indice
17:32diversifié entre l'Europe et l'Asie.
17:34Et même très récemment,
17:35la semaine dernière,
17:36un indice sur quatre secteurs européens,
17:38les semi-conducteurs,
17:39la défense,
17:40l'énergie et les banques.
17:42Vos propres indices,
17:44du coup,
17:45sur lesquels, ensuite,
17:46sont indexés
17:46les produits structurés
17:48en question.
17:49Et ça, ça s'explique comment
17:50vis-à-vis des banques
17:51avec lesquelles on travaille ?
17:53C'est quelque chose
17:53qui est entendu côté épargnant ?
17:55Bien sûr, en effet.
17:57Parce que déjà,
17:57c'est les indices qui ont du sens.
17:59Oui, bien sûr.
17:59Du sens en lien
18:00avec la perception des marchés.
18:02Avec la perception des marchés.
18:03Et aussi, en termes de construction,
18:04pour avoir cet impact historique
18:06du décrément
18:07qui est minimisé.
18:08et ça, c'est vraiment une demande
18:09assez forte qu'on a eue
18:10de nos partenaires.
18:11Et on a mis, d'ailleurs,
18:12pour la mise en place
18:13de ces indices,
18:13on l'a fait en architecture ouverte.
18:15On a mis en concurrence
18:16les différentes banques
18:17d'investissement
18:18qui sont capables
18:19de nous accompagner
18:20sur ces stratégies-là.
18:21Et on a fait vraiment
18:22une collecte assez forte
18:24sur ces indices-là
18:25en 2025
18:25et on continue cette année.
18:27Rapidement,
18:28sur le sujet des taux,
18:29on peut là aussi
18:30se diversifier
18:31grâce aux produits structurés ?
18:32Oui, complètement.
18:33Il y a eu une année,
18:34si je fais un point un peu
18:35globalement
18:35sur ce qui a été fait
18:36sur le marché en 2024,
18:38beaucoup de stratégies
18:39qui se sont indexées
18:39sur le CMS 10 ans,
18:41le taux européen à 10 ans.
18:42Nous, nos partenaires,
18:43comme toute stratégie,
18:44ils sont restés quand même
18:45assez prudents
18:46à ne pas sur-collecter
18:47sur ces stratégies,
18:47ce qui leur permet
18:48en ce début d'année
18:49de s'orienter peut-être
18:50sur des taux un peu plus courts,
18:51type Rebord 12 mois,
18:52CMS 2 ans,
18:53donc des stratégies
18:54peut-être un peu plus corrélées
18:55à ce que fait la BCE
18:56ou des paris plus ciblés.
18:57On a accompagné par exemple
18:58nos clients
18:59sur des structurations
19:00autour de taux espagnols,
19:01autour de taux italiens,
19:03autour de taux allemands
19:05avec la volonté,
19:07souvent préconise,
19:07de mettre un effet mémoire
19:08sur le coupon
19:08pour protéger au mieux
19:09le rendement.
19:10Et puis aussi,
19:11en termes de structure,
19:12depuis la fin d'année dernière,
19:13on a construit des produits
19:15dont le remboursement
19:16ne nécessite plus
19:17une trajectoire baissière
19:19du taux,
19:20mais notamment le type de rappel
19:22qu'on appelle
19:23un rappel de type Tarn
19:24où on a un remboursement
19:25à partir de deux coupons touchés.
19:26Donc il suffit
19:27qu'à deux dates d'observation,
19:29le taux reste en dessous
19:30de sa barrière de coupons.
19:31Donc on peut avoir un remboursement
19:32mais avec une trajectoire
19:33légèrement stable ou haussière.
19:34Merci Nicolas Dubos
19:35de nous avoir accompagné
19:36dans Smart Patrimoine.
19:37Je rappelle que vous êtes
19:37directeur associé de Nexo Capital.
19:39Merci beaucoup.
19:39Merci à vous également
19:40de nous avoir suivis.
19:41On se retrouve très vite
19:42sur Bsmart for Change.
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