00:00BFM Business et RMC Live présentent la matinale de l'économie.
00:05Good morning business.
00:088h41 sur BFM Business et sur RMC Live, notre invité c'est Michel-Edouard Leclerc.
00:11Bonjour, président du comité stratégique et porte-parole du mouvement Leclerc.
00:16Ça s'est échauffé un petit peu avec Annie Gennevard.
00:19Depuis hier, la ministre de l'Agriculture a donné une interview dans Le Parisien
00:22dans lequel elle dénonce le comportement des distributeurs dans les négociations commerciales.
00:26Elle vous accuse d'être trop violent, trop de menaces de déférencement,
00:28pas assez de hausses de prix acceptées.
00:31Est-ce qu'on est dans une séquence classique de négociations commerciales ?
00:35Il y a eu une réunion ce matin de comité de suivi, les distributeurs n'iront pas,
00:39ils annulent leur présence.
00:40C'est same as usual ou il y a là un petit pic de tension ?
00:43Non, c'est une bêtise.
00:45Je pense qu'elle ne voulait pas entraîner ça.
00:48Il n'appartient pas au pouvoir public de s'immiscer dans la période légale de discussion,
00:55de s'immiscer et d'essayer d'apprécier le résultat d'une négociation alors qu'elle n'est pas finie.
01:01Donc elle n'est pas au courant de l'état des négociations.
01:04Il y a dû avoir des pressions sur elle du lobby agroalimentaire.
01:08Mais quand on est ministre de l'Agriculture et qu'on a fixé des cadres,
01:11on attend la fin des négociations.
01:12Puis après, on juge.
01:13Donc on avait signé, les distributeurs ont signé une charte avec les fédérations d'industriels
01:20pour que ça se passe bien.
01:22Et là, c'est un peu elle en se trompant de mots, en exagérant,
01:26en se mettant en scène qui casse le rythme de la négo.
01:31Parce que globalement, ça se passe plutôt bien.
01:34Aujourd'hui, on a signé 80% des contrats avec les petites entreprises et les ETI.
01:40Donc on a des contrats qui sont plus compliqués.
01:45Avec des gros, c'est plus compliqué ?
01:47Avec les gros, c'est plus compliqué.
01:48Ça signera à la fin.
01:49Mais parce que ce sont les clauses juridiques qui sont plus compliquées.
01:55Puis on a des contrats assez lourds.
01:57Quand on appelle des contrats tripartites,
01:59par exemple, on achète près de 300 millions de litres de lait
02:03à la fois en présence du groupement, des groupements de producteurs de lait,
02:09des transformateurs et nous.
02:11Donc il y a autant de juristes que de commerciaux.
02:13Donc c'est lourd.
02:14Michel, dans le clair, la menace de déréférencement, on le voit.
02:17Il manque du lint, il manque du galbani.
02:19Ça existe, il ne faut pas être grand clair pour se dire
02:21que ça me paraît être un argument commercial basique, non ?
02:25Oui, oui.
02:26Moi, je trouve que c'est comme tous les ans.
02:29C'est comme tous les ans, et puis avec toujours ce petit côté
02:33qu'il faut sacrifier la distribution.
02:36C'est quelque chose...
02:37Vous ne sortez pas de ce rôle de méchant ?
02:39Ce rôle de bouc émissaire.
02:41C'est-à-dire que, en fait, les pouvoirs publics sont aujourd'hui pressés de...
02:47Ils doivent répondre aux syndicats agricoles,
02:49voire à la surenchère des syndicats agricoles.
02:51Ils leur ont fait des promesses.
02:53Donc au Salon de l'agriculture, à partir de vendredi,
02:57l'État se doit de donner des réponses aux différents syndicats agricoles.
03:01Et donc, une manière de gagner du temps,
03:04c'est de trouver la distribution comme bouc émissaire,
03:07alors que la distribution n'achète que 37,7% des produits agricoles français.
03:13Donc il y a...
03:13Mais on a l'habitude de ça, et c'est dommage.
03:15Mais est-ce qu'il n'y a pas un problème, là, de chacun dans son rôle de ministre ?
03:18Bon, Annie Gennevard, à la rigueur, elle est ministre de l'Agriculture.
03:20C'est son rôle.
03:21Vous, votre ministre, c'est Serge Papin.
03:22Il connaît quand même bien le secteur.
03:23Le problème, c'est qu'il doit se déporter de l'ensemble de vos sujets.
03:27Est-ce qu'il n'y a pas là un problème organisationnel ?
03:30Oui, oui, oui, certainement.
03:32Enfin, bon, si on voulait bien faire,
03:34on n'opposait pas une catégorie à une autre.
03:37C'est que français, c'est très français.
03:40Moi, j'ai 45 ans de métier.
03:43Depuis 2015, on ne nous met jamais ensemble.
03:47C'est toujours l'un contre l'autre.
03:49C'est un peu comme on a fait les VTC contre les taxis,
03:51les agriculteurs contre les industriels,
03:53puis après agriculteurs et industriels contre les distributeurs.
03:56Alors, ça ne construit rien, ça ne construit rien alors qu'au-delà du prix,
04:00il y a aussi à décarboner l'ensemble des filières,
04:04à rentrer dans l'économie plus vertueuse de la COP21.
04:07Et là, il faudra bien qu'on travaille ensemble.
04:09Donc, je ne comprends pas.
04:11Juste sur la question des centrales d'achat.
04:13Hier, vous avez écopé d'une amende de plus de 33 millions d'euros
04:17par la DGCCRF pour ne pas avoir respecté la date butoir
04:20pour certains contrats l'année dernière.
04:23Est-ce que c'est de ça dont parle Annie Gennevar ?
04:25C'est de quoi ?
04:26Non, je ne crois pas, non.
04:29Je crois qu'elle voulait parler d'un autre,
04:31mais comme elle ne le cite pas,
04:32elle met tout le monde dans le même pot.
04:35Quant à cette amende,
04:36il vise une société belge,
04:38une société de droit belge,
04:39où il y a le groupe allemand Réveux
04:42qui est présent dans dix pays en Allemagne,
04:45le groupe Aoldeles qui est présent aux Pays-Bas
04:48et en Belgique et même aux Etats-Unis,
04:51et nous.
04:52Et donc là, c'est un autre truc.
04:55Vous dites que ce n'est pas nous.
04:57On est dans l'Europe
04:59et on nous envoie l'administration française
05:01au lieu de passer par l'administration européenne
05:04pour venir pour des broutilles.
05:08Et vous dites que c'est des broutilles ?
05:10Non, pardon.
05:11Je veux dire pour des non-respects informels,
05:14dates de contrat et tout ça,
05:15on jette ça en pâture,
05:17là aussi avant le salon de l'agriculture.
05:19Donc, cool.
05:21Moi, je fais du Teddy Rainer.
05:24Quand les mecs s'agitent,
05:26quand Madame Genevard s'agitent,
05:27quand tout le monde s'agitent,
05:29il faut rester calme.
05:30On a jusqu'à la fin du mois
05:32pour négocier ce que j'espère être
05:37des prix acceptables pour nos consommateurs
05:39parce que c'est ça qui est important.
05:41N'oubliez pas,
05:42on sort d'une période de 28% d'inflation sur trois ans.
05:45On va en reparler juste fini
05:46sur les centrales d'achat,
05:47Michel-Édouard Leclerc,
05:48parce que quand même,
05:48ça fait plusieurs années
05:49qu'on en parle en disant
05:51que ça réduit,
05:53ça fait un monopole encore plus fort
05:54sur les distributeurs
05:55et ça augmente votre capacité de pression.
05:58Est-ce qu'il y a au sujet
05:59des centrales d'achat
05:59un problème de concurrence ?
06:01Il faut sortir de cette imagerie.
06:04Édouard et Hélène Leclerc,
06:05créateurs des centres Leclerc,
06:06ils sont moins chers que leurs concurrents,
06:08ils n'ont pas de centrales d'achat.
06:10Jean-Pierre Leroc,
06:11qui crée...
06:11Donc ce n'est pas ça
06:12qui permet de baisser les prix ?
06:13Jean-Pierre Leroc,
06:15Intermarché,
06:16ils créent Intermarché,
06:17ils sont une quarantaine d'intermarchés,
06:18ils ne pèsent que dalle
06:19par rapport à La Redoute
06:20et les magasins de l'époque.
06:23Quand la FNAC,
06:24André Essel et Max Therret
06:26créent la FNAC,
06:27c'est les premiers,
06:28ils n'ont pas de centrales d'achat
06:29et ils sont moins chers
06:30que les magasins spécialisés.
06:32Être moins cher,
06:33c'est d'abord vouloir être moins cher.
06:35Bon, d'accord ?
06:35C'est un positionnement.
06:36Bernard Arnault
06:37ne cherche pas à être moins cher
06:38sur son domaine.
06:40Monoprix ne cherche pas
06:41à être moins cher.
06:42Donc nous,
06:42nous cherchons à être moins cher.
06:44Qu'est-ce qui fait
06:44qu'on est moins cher ?
06:45C'est notre volonté,
06:46c'est une organisation
06:48qui nous coûte moins cher,
06:49on diminue les coûts,
06:51parce que nous-mêmes,
06:52patrons,
06:53on est dans nos magasins,
06:54on est à Paris
06:55à la centrale d'achat
06:56et enfin,
06:57troisièmement,
06:58on a des circuits logistiques
06:59au court-circuit
07:00des intermédiaires
07:01qui fait que
07:02toute la marge intermédiaire,
07:03on la redonne aux consommateurs.
07:03Alors à quoi sert la centrale ?
07:05C'est un plus
07:06quand vous avez
07:07au niveau européen
07:08des fournisseurs
07:09qui ont des tarifs
07:10dans tous les pays.
07:11L'Europe,
07:11elle a été faite
07:12pour que chaque consommateur
07:14bénéficie du meilleur
07:15de l'Europe.
07:16Donc être en Europe,
07:17c'est regarder
07:17ce que fait Nestlé
07:18dans tous les pays européens.
07:20Tiens,
07:20là en France,
07:21pourquoi est-ce qu'ils vont
07:22plus cher chez nous
07:24qu'en Allemagne ?
07:25Procter,
07:26Henkel,
07:26tiens,
07:27voilà comment Action arrive
07:28à avoir des meilleurs prix.
07:30Ils achètent en Allemagne
07:31plutôt qu'en France.
07:32Donc on met en compétition ça,
07:34c'est le droit
07:35de la concurrence
07:36qui nous incite
07:37à aller regarder
07:38ce qu'il y a de mieux
07:39en Europe
07:39pour en faire profiter
07:41le consommateur français.
07:42Donc il nous faut
07:43des alliances,
07:44des alliances européennes
07:45dans tous les secteurs
07:48des services,
07:49la banque,
07:51le transport aérien,
07:52vous avez Air France,
07:53KLM,
07:54Sky Team,
07:54On a besoin de champions européens.
07:55Tout le monde a besoin
07:56de champions européens.
07:57Sur la question
07:58justement des prix,
08:00vous annoncez 51 milliards
08:03d'euros de vente
08:03hors carburant,
08:04vous êtes toujours
08:05numéro un
08:06devant les autres
08:07avec une consommation
08:09qui repart globalement,
08:11un consommateur
08:11qui sort de sa période
08:12de traumatisme
08:14de l'inflation.
08:14C'est encore traumatisé,
08:16c'est-à-dire que
08:17la consommation
08:18est positive,
08:19mais elle est assez molle
08:20parce que tous les achats lourds
08:23sont...
08:24Il y a un taux d'épargne
08:25en France qui est très fort,
08:26c'est le plus fort
08:27avec celui de l'Italie,
08:28je crois qu'on est
08:29à 6 000 milliards en tout.
08:3019% du PIB,
08:31c'est colossal.
08:32Et donc,
08:33si on parle consommation
08:34quotidienne,
08:35ok, ça marche.
08:36Si on parle
08:38rénovation d'un appartement,
08:39achat d'un appartement,
08:41achat d'une voiture,
08:42partir en voyage,
08:43ce sont des décisions
08:44qui sont arbitrées
08:45très longtemps.
08:46En voyage,
08:46on a fait un carton,
08:47on a fait plus 9%,
08:49presque 10%
08:50de croissance.
08:51Donc,
08:52on a eu des produits
08:53avec les tours opérateurs
08:54qui étaient très intéressants.
08:55La rénovation des appartements,
08:57entre la suppression,
08:58l'arrêt,
08:59la remise de la prime rénov',
09:01les jeunes couples
09:03nécessitent à reprendre
09:03les appartements
09:04de leurs parents
09:04ou des successions.
09:06Quant aux investissements
09:08lourds,
09:08c'est-à-dire acheter un logement,
09:10il manque 2 millions
09:10de logements en France,
09:12et bien,
09:13déjà,
09:14ne sachant pas
09:14si on touchera la retraite,
09:16s'il faut épargner,
09:17donc,
09:17l'économie française
09:19est tétanisée
09:20par cette espèce
09:21d'incertitude
09:22qui fait que,
09:23sur la consommation courante,
09:25ce n'est déjà pas folichon,
09:26mais ça marche.
09:27Mais sur le gros des achats,
09:29la croissance française
09:29n'est pas boostée.
09:30Sur l'alimentaire,
09:32on a des produits particuliers
09:34où il y a toujours
09:34des pics d'inflation,
09:35c'est le cas,
09:36par exemple,
09:36sur le chocolat,
09:37sur le café,
09:38sur le reste,
09:39ça s'est largement calmé,
09:41voire on a des baisses de prix ?
09:43Oui,
09:43je pense qu'on va finir
09:45les négociations,
09:48alors,
09:49ça se traduit par des fabrications
09:52et des baisses de prix,
09:53on va dire d'ici juillet,
09:55on aura une désinflation
09:58vraiment conséquente,
10:00on sera autour de zéro,
10:01je pense,
10:02de zéro pour cent
10:03de hausse de prix,
10:04ou pour certains secteurs,
10:06parce qu'il y a quand même
10:06des petits pics
10:07de matières premières,
10:08il y aura 1% d'inflation.
10:11Ce qui est certain,
10:12c'est que toute l'évolution
10:14de la masse agricole,
10:16des produits agricoles
10:17ou de ce qui vient
10:18de l'agriculture,
10:19nous respecterons le fait
10:20de ne pas remettre en cause
10:22ce qui aura été négocié
10:24entre nos transformateurs
10:25et les agriculteurs.
10:26À chaque fois,
10:27pour les transformateurs
10:28et les industriels,
10:29d'être transparents...
10:30C'est là où vous voulez
10:30les comptes, en fait,
10:31pour savoir pourquoi
10:32ils demandent des hausses de prix.
10:33Et alors,
10:33ce qui est louche
10:34de la part du législateur,
10:35c'est qu'il n'exige pas
10:36cette transparence, vous voyez ?
10:38Et donc, c'est là où on voit
10:40que le lobby agroalimentaire
10:42s'est servi quand même
10:43beaucoup des problèmes
10:44des petits agriculteurs
10:45pour exiger des dispositions
10:48qui ne sont pas très concurrentielles.
10:50Quand on m'oblige à vendre
10:52des bouteilles de Schweppes,
10:54des bouteilles de coca,
10:55du chocolat, du café
10:57qu'on ne produit pas en France,
10:59quand on m'oblige
11:00à les vendre avec une marge
11:01de 10% en prétendant
11:03que mon enrichissement
11:04va permettre d'acheter plus cher
11:06la salade ou le radis,
11:08c'est pipo quand même,
11:09vous voyez ?
11:09C'est ça le schéma global.
11:12Nous, moi,
11:13je veux vendre moins cher.
11:14Je ne veux pas casser les prix.
11:15Je ne veux pas casser le marché.
11:17Je suis d'accord qu'il faut...
11:19Il y a un prix de décence
11:21en dessous duquel
11:22il ne faut pas descendre.
11:24Et d'ailleurs,
11:24si les politiques le veulent,
11:25qu'ils mettent des prix minimums,
11:26qu'ils soient courageux,
11:27qu'ils le défendent.
11:28Ils ne le font pas.
11:29C'est sur les produits transformés
11:30qu'on nous met des obligations.
11:32La loi des creosailles,
11:33la loi des creosailles
11:35qui limite mes capacités promotionnelles
11:38à faire monter le prix des couches
11:39et puis des produits d'entretien
11:42et des produits de soins
11:44de manière considérable.
11:45D'ailleurs,
11:46le marché s'est planté.
11:48Je ne comprends pas
11:49qu'on continue à faire ça.
11:51On finit sur ce point.
11:53Vous êtes quand même
11:53devenu la personnalité préférée
11:55des Français.
11:56Bravo !
11:56Est-ce que la politique,
11:57ça vous intéresse ?
11:58Ou vous restez toujours
11:58cet homme du marketing ?
12:00Parce que vous êtes quand même
12:01le commerçant le plus fort de France.
12:03C'est-à-dire que vous avez
12:04cet aspect vraiment business quand même.
12:07Peut-être pas business,
12:09mais sociétal, oui.
12:11Je suis entrepreneur engagé.
12:14Mon premier engagement
12:15avec mes collègues de Leclerc,
12:17c'est d'essayer de m'intéresser
12:19au pouvoir d'achat.
12:20Nous sommes en province.
12:22Nous avons des catégories
12:24de consommateurs
12:25qui ne gagnent pas plus
12:25de 2000 balles par mois.
12:27Et donc, nous voulons leur offrir
12:28quand même des bonnes choses,
12:29des choses vertueuses,
12:32écologiques,
12:33a pris moins cher.
12:33Mais ce n'est pas en tant que la politique
12:34qu'on agit sur eux ?
12:35Ce que je veux dire,
12:36c'est que c'est de la politique
12:37parce que c'est un acte d'intérêt.
12:40Vous faites déjà de la politique.
12:41Ça veut dire qu'on s'intéresse aux gens.
12:43Et si les politiques...
12:45On ne comprend pas d'ailleurs
12:46pourquoi les politiques
12:46sont tout le temps contre nous,
12:48parce qu'ils feraient comme nous,
12:49ils seraient populaires.
12:50Et ça, c'est un truc
12:51que je n'ai jamais pigé.
12:52On dirait qu'ils sont plutôt jaloux
12:53de notre popularité.
12:55Mais vous savez,
12:56les centres Leclerc, aujourd'hui,
12:57sont dirigés par des chefs d'entreprise
12:59qui sont dans leurs magasins
13:00en Normandie,
13:01dans la région parisienne.
13:03Moi, je suis là pour leur donner
13:04un coup de main à mon âge.
13:05Je leur fais vie.
13:06Et la popularité que l'on a,
13:08on veut bien la partager.
13:09Merci beaucoup, Michel Leclerc.
13:11Leclerc est venu ce matin
13:11dans la matinale de l'économie.
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