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Ce mardi 17 février, Michel-Édouard Leclerc, président du comité stratégique des centres E. Leclerc, était l'invité dans l'émission Good Morning Business sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00BFM Business et RMC Live présentent la matinale de l'économie.
00:05Good morning business.
00:088h41 sur BFM Business et sur RMC Live, notre invité c'est Michel-Edouard Leclerc.
00:11Bonjour, président du comité stratégique et porte-parole du mouvement Leclerc.
00:16Ça s'est échauffé un petit peu avec Annie Gennevard.
00:19Depuis hier, la ministre de l'Agriculture a donné une interview dans Le Parisien
00:22dans lequel elle dénonce le comportement des distributeurs dans les négociations commerciales.
00:26Elle vous accuse d'être trop violent, trop de menaces de déférencement,
00:28pas assez de hausses de prix acceptées.
00:31Est-ce qu'on est dans une séquence classique de négociations commerciales ?
00:35Il y a eu une réunion ce matin de comité de suivi, les distributeurs n'iront pas,
00:39ils annulent leur présence.
00:40C'est same as usual ou il y a là un petit pic de tension ?
00:43Non, c'est une bêtise.
00:45Je pense qu'elle ne voulait pas entraîner ça.
00:48Il n'appartient pas au pouvoir public de s'immiscer dans la période légale de discussion,
00:55de s'immiscer et d'essayer d'apprécier le résultat d'une négociation alors qu'elle n'est pas finie.
01:01Donc elle n'est pas au courant de l'état des négociations.
01:04Il y a dû avoir des pressions sur elle du lobby agroalimentaire.
01:08Mais quand on est ministre de l'Agriculture et qu'on a fixé des cadres,
01:11on attend la fin des négociations.
01:12Puis après, on juge.
01:13Donc on avait signé, les distributeurs ont signé une charte avec les fédérations d'industriels
01:20pour que ça se passe bien.
01:22Et là, c'est un peu elle en se trompant de mots, en exagérant,
01:26en se mettant en scène qui casse le rythme de la négo.
01:31Parce que globalement, ça se passe plutôt bien.
01:34Aujourd'hui, on a signé 80% des contrats avec les petites entreprises et les ETI.
01:40Donc on a des contrats qui sont plus compliqués.
01:45Avec des gros, c'est plus compliqué ?
01:47Avec les gros, c'est plus compliqué.
01:48Ça signera à la fin.
01:49Mais parce que ce sont les clauses juridiques qui sont plus compliquées.
01:55Puis on a des contrats assez lourds.
01:57Quand on appelle des contrats tripartites,
01:59par exemple, on achète près de 300 millions de litres de lait
02:03à la fois en présence du groupement, des groupements de producteurs de lait,
02:09des transformateurs et nous.
02:11Donc il y a autant de juristes que de commerciaux.
02:13Donc c'est lourd.
02:14Michel, dans le clair, la menace de déréférencement, on le voit.
02:17Il manque du lint, il manque du galbani.
02:19Ça existe, il ne faut pas être grand clair pour se dire
02:21que ça me paraît être un argument commercial basique, non ?
02:25Oui, oui.
02:26Moi, je trouve que c'est comme tous les ans.
02:29C'est comme tous les ans, et puis avec toujours ce petit côté
02:33qu'il faut sacrifier la distribution.
02:36C'est quelque chose...
02:37Vous ne sortez pas de ce rôle de méchant ?
02:39Ce rôle de bouc émissaire.
02:41C'est-à-dire que, en fait, les pouvoirs publics sont aujourd'hui pressés de...
02:47Ils doivent répondre aux syndicats agricoles,
02:49voire à la surenchère des syndicats agricoles.
02:51Ils leur ont fait des promesses.
02:53Donc au Salon de l'agriculture, à partir de vendredi,
02:57l'État se doit de donner des réponses aux différents syndicats agricoles.
03:01Et donc, une manière de gagner du temps,
03:04c'est de trouver la distribution comme bouc émissaire,
03:07alors que la distribution n'achète que 37,7% des produits agricoles français.
03:13Donc il y a...
03:13Mais on a l'habitude de ça, et c'est dommage.
03:15Mais est-ce qu'il n'y a pas un problème, là, de chacun dans son rôle de ministre ?
03:18Bon, Annie Gennevard, à la rigueur, elle est ministre de l'Agriculture.
03:20C'est son rôle.
03:21Vous, votre ministre, c'est Serge Papin.
03:22Il connaît quand même bien le secteur.
03:23Le problème, c'est qu'il doit se déporter de l'ensemble de vos sujets.
03:27Est-ce qu'il n'y a pas là un problème organisationnel ?
03:30Oui, oui, oui, certainement.
03:32Enfin, bon, si on voulait bien faire,
03:34on n'opposait pas une catégorie à une autre.
03:37C'est que français, c'est très français.
03:40Moi, j'ai 45 ans de métier.
03:43Depuis 2015, on ne nous met jamais ensemble.
03:47C'est toujours l'un contre l'autre.
03:49C'est un peu comme on a fait les VTC contre les taxis,
03:51les agriculteurs contre les industriels,
03:53puis après agriculteurs et industriels contre les distributeurs.
03:56Alors, ça ne construit rien, ça ne construit rien alors qu'au-delà du prix,
04:00il y a aussi à décarboner l'ensemble des filières,
04:04à rentrer dans l'économie plus vertueuse de la COP21.
04:07Et là, il faudra bien qu'on travaille ensemble.
04:09Donc, je ne comprends pas.
04:11Juste sur la question des centrales d'achat.
04:13Hier, vous avez écopé d'une amende de plus de 33 millions d'euros
04:17par la DGCCRF pour ne pas avoir respecté la date butoir
04:20pour certains contrats l'année dernière.
04:23Est-ce que c'est de ça dont parle Annie Gennevar ?
04:25C'est de quoi ?
04:26Non, je ne crois pas, non.
04:29Je crois qu'elle voulait parler d'un autre,
04:31mais comme elle ne le cite pas,
04:32elle met tout le monde dans le même pot.
04:35Quant à cette amende,
04:36il vise une société belge,
04:38une société de droit belge,
04:39où il y a le groupe allemand Réveux
04:42qui est présent dans dix pays en Allemagne,
04:45le groupe Aoldeles qui est présent aux Pays-Bas
04:48et en Belgique et même aux Etats-Unis,
04:51et nous.
04:52Et donc là, c'est un autre truc.
04:55Vous dites que ce n'est pas nous.
04:57On est dans l'Europe
04:59et on nous envoie l'administration française
05:01au lieu de passer par l'administration européenne
05:04pour venir pour des broutilles.
05:08Et vous dites que c'est des broutilles ?
05:10Non, pardon.
05:11Je veux dire pour des non-respects informels,
05:14dates de contrat et tout ça,
05:15on jette ça en pâture,
05:17là aussi avant le salon de l'agriculture.
05:19Donc, cool.
05:21Moi, je fais du Teddy Rainer.
05:24Quand les mecs s'agitent,
05:26quand Madame Genevard s'agitent,
05:27quand tout le monde s'agitent,
05:29il faut rester calme.
05:30On a jusqu'à la fin du mois
05:32pour négocier ce que j'espère être
05:37des prix acceptables pour nos consommateurs
05:39parce que c'est ça qui est important.
05:41N'oubliez pas,
05:42on sort d'une période de 28% d'inflation sur trois ans.
05:45On va en reparler juste fini
05:46sur les centrales d'achat,
05:47Michel-Édouard Leclerc,
05:48parce que quand même,
05:48ça fait plusieurs années
05:49qu'on en parle en disant
05:51que ça réduit,
05:53ça fait un monopole encore plus fort
05:54sur les distributeurs
05:55et ça augmente votre capacité de pression.
05:58Est-ce qu'il y a au sujet
05:59des centrales d'achat
05:59un problème de concurrence ?
06:01Il faut sortir de cette imagerie.
06:04Édouard et Hélène Leclerc,
06:05créateurs des centres Leclerc,
06:06ils sont moins chers que leurs concurrents,
06:08ils n'ont pas de centrales d'achat.
06:10Jean-Pierre Leroc,
06:11qui crée...
06:11Donc ce n'est pas ça
06:12qui permet de baisser les prix ?
06:13Jean-Pierre Leroc,
06:15Intermarché,
06:16ils créent Intermarché,
06:17ils sont une quarantaine d'intermarchés,
06:18ils ne pèsent que dalle
06:19par rapport à La Redoute
06:20et les magasins de l'époque.
06:23Quand la FNAC,
06:24André Essel et Max Therret
06:26créent la FNAC,
06:27c'est les premiers,
06:28ils n'ont pas de centrales d'achat
06:29et ils sont moins chers
06:30que les magasins spécialisés.
06:32Être moins cher,
06:33c'est d'abord vouloir être moins cher.
06:35Bon, d'accord ?
06:35C'est un positionnement.
06:36Bernard Arnault
06:37ne cherche pas à être moins cher
06:38sur son domaine.
06:40Monoprix ne cherche pas
06:41à être moins cher.
06:42Donc nous,
06:42nous cherchons à être moins cher.
06:44Qu'est-ce qui fait
06:44qu'on est moins cher ?
06:45C'est notre volonté,
06:46c'est une organisation
06:48qui nous coûte moins cher,
06:49on diminue les coûts,
06:51parce que nous-mêmes,
06:52patrons,
06:53on est dans nos magasins,
06:54on est à Paris
06:55à la centrale d'achat
06:56et enfin,
06:57troisièmement,
06:58on a des circuits logistiques
06:59au court-circuit
07:00des intermédiaires
07:01qui fait que
07:02toute la marge intermédiaire,
07:03on la redonne aux consommateurs.
07:03Alors à quoi sert la centrale ?
07:05C'est un plus
07:06quand vous avez
07:07au niveau européen
07:08des fournisseurs
07:09qui ont des tarifs
07:10dans tous les pays.
07:11L'Europe,
07:11elle a été faite
07:12pour que chaque consommateur
07:14bénéficie du meilleur
07:15de l'Europe.
07:16Donc être en Europe,
07:17c'est regarder
07:17ce que fait Nestlé
07:18dans tous les pays européens.
07:20Tiens,
07:20là en France,
07:21pourquoi est-ce qu'ils vont
07:22plus cher chez nous
07:24qu'en Allemagne ?
07:25Procter,
07:26Henkel,
07:26tiens,
07:27voilà comment Action arrive
07:28à avoir des meilleurs prix.
07:30Ils achètent en Allemagne
07:31plutôt qu'en France.
07:32Donc on met en compétition ça,
07:34c'est le droit
07:35de la concurrence
07:36qui nous incite
07:37à aller regarder
07:38ce qu'il y a de mieux
07:39en Europe
07:39pour en faire profiter
07:41le consommateur français.
07:42Donc il nous faut
07:43des alliances,
07:44des alliances européennes
07:45dans tous les secteurs
07:48des services,
07:49la banque,
07:51le transport aérien,
07:52vous avez Air France,
07:53KLM,
07:54Sky Team,
07:54On a besoin de champions européens.
07:55Tout le monde a besoin
07:56de champions européens.
07:57Sur la question
07:58justement des prix,
08:00vous annoncez 51 milliards
08:03d'euros de vente
08:03hors carburant,
08:04vous êtes toujours
08:05numéro un
08:06devant les autres
08:07avec une consommation
08:09qui repart globalement,
08:11un consommateur
08:11qui sort de sa période
08:12de traumatisme
08:14de l'inflation.
08:14C'est encore traumatisé,
08:16c'est-à-dire que
08:17la consommation
08:18est positive,
08:19mais elle est assez molle
08:20parce que tous les achats lourds
08:23sont...
08:24Il y a un taux d'épargne
08:25en France qui est très fort,
08:26c'est le plus fort
08:27avec celui de l'Italie,
08:28je crois qu'on est
08:29à 6 000 milliards en tout.
08:3019% du PIB,
08:31c'est colossal.
08:32Et donc,
08:33si on parle consommation
08:34quotidienne,
08:35ok, ça marche.
08:36Si on parle
08:38rénovation d'un appartement,
08:39achat d'un appartement,
08:41achat d'une voiture,
08:42partir en voyage,
08:43ce sont des décisions
08:44qui sont arbitrées
08:45très longtemps.
08:46En voyage,
08:46on a fait un carton,
08:47on a fait plus 9%,
08:49presque 10%
08:50de croissance.
08:51Donc,
08:52on a eu des produits
08:53avec les tours opérateurs
08:54qui étaient très intéressants.
08:55La rénovation des appartements,
08:57entre la suppression,
08:58l'arrêt,
08:59la remise de la prime rénov',
09:01les jeunes couples
09:03nécessitent à reprendre
09:03les appartements
09:04de leurs parents
09:04ou des successions.
09:06Quant aux investissements
09:08lourds,
09:08c'est-à-dire acheter un logement,
09:10il manque 2 millions
09:10de logements en France,
09:12et bien,
09:13déjà,
09:14ne sachant pas
09:14si on touchera la retraite,
09:16s'il faut épargner,
09:17donc,
09:17l'économie française
09:19est tétanisée
09:20par cette espèce
09:21d'incertitude
09:22qui fait que,
09:23sur la consommation courante,
09:25ce n'est déjà pas folichon,
09:26mais ça marche.
09:27Mais sur le gros des achats,
09:29la croissance française
09:29n'est pas boostée.
09:30Sur l'alimentaire,
09:32on a des produits particuliers
09:34où il y a toujours
09:34des pics d'inflation,
09:35c'est le cas,
09:36par exemple,
09:36sur le chocolat,
09:37sur le café,
09:38sur le reste,
09:39ça s'est largement calmé,
09:41voire on a des baisses de prix ?
09:43Oui,
09:43je pense qu'on va finir
09:45les négociations,
09:48alors,
09:49ça se traduit par des fabrications
09:52et des baisses de prix,
09:53on va dire d'ici juillet,
09:55on aura une désinflation
09:58vraiment conséquente,
10:00on sera autour de zéro,
10:01je pense,
10:02de zéro pour cent
10:03de hausse de prix,
10:04ou pour certains secteurs,
10:06parce qu'il y a quand même
10:06des petits pics
10:07de matières premières,
10:08il y aura 1% d'inflation.
10:11Ce qui est certain,
10:12c'est que toute l'évolution
10:14de la masse agricole,
10:16des produits agricoles
10:17ou de ce qui vient
10:18de l'agriculture,
10:19nous respecterons le fait
10:20de ne pas remettre en cause
10:22ce qui aura été négocié
10:24entre nos transformateurs
10:25et les agriculteurs.
10:26À chaque fois,
10:27pour les transformateurs
10:28et les industriels,
10:29d'être transparents...
10:30C'est là où vous voulez
10:30les comptes, en fait,
10:31pour savoir pourquoi
10:32ils demandent des hausses de prix.
10:33Et alors,
10:33ce qui est louche
10:34de la part du législateur,
10:35c'est qu'il n'exige pas
10:36cette transparence, vous voyez ?
10:38Et donc, c'est là où on voit
10:40que le lobby agroalimentaire
10:42s'est servi quand même
10:43beaucoup des problèmes
10:44des petits agriculteurs
10:45pour exiger des dispositions
10:48qui ne sont pas très concurrentielles.
10:50Quand on m'oblige à vendre
10:52des bouteilles de Schweppes,
10:54des bouteilles de coca,
10:55du chocolat, du café
10:57qu'on ne produit pas en France,
10:59quand on m'oblige
11:00à les vendre avec une marge
11:01de 10% en prétendant
11:03que mon enrichissement
11:04va permettre d'acheter plus cher
11:06la salade ou le radis,
11:08c'est pipo quand même,
11:09vous voyez ?
11:09C'est ça le schéma global.
11:12Nous, moi,
11:13je veux vendre moins cher.
11:14Je ne veux pas casser les prix.
11:15Je ne veux pas casser le marché.
11:17Je suis d'accord qu'il faut...
11:19Il y a un prix de décence
11:21en dessous duquel
11:22il ne faut pas descendre.
11:24Et d'ailleurs,
11:24si les politiques le veulent,
11:25qu'ils mettent des prix minimums,
11:26qu'ils soient courageux,
11:27qu'ils le défendent.
11:28Ils ne le font pas.
11:29C'est sur les produits transformés
11:30qu'on nous met des obligations.
11:32La loi des creosailles,
11:33la loi des creosailles
11:35qui limite mes capacités promotionnelles
11:38à faire monter le prix des couches
11:39et puis des produits d'entretien
11:42et des produits de soins
11:44de manière considérable.
11:45D'ailleurs,
11:46le marché s'est planté.
11:48Je ne comprends pas
11:49qu'on continue à faire ça.
11:51On finit sur ce point.
11:53Vous êtes quand même
11:53devenu la personnalité préférée
11:55des Français.
11:56Bravo !
11:56Est-ce que la politique,
11:57ça vous intéresse ?
11:58Ou vous restez toujours
11:58cet homme du marketing ?
12:00Parce que vous êtes quand même
12:01le commerçant le plus fort de France.
12:03C'est-à-dire que vous avez
12:04cet aspect vraiment business quand même.
12:07Peut-être pas business,
12:09mais sociétal, oui.
12:11Je suis entrepreneur engagé.
12:14Mon premier engagement
12:15avec mes collègues de Leclerc,
12:17c'est d'essayer de m'intéresser
12:19au pouvoir d'achat.
12:20Nous sommes en province.
12:22Nous avons des catégories
12:24de consommateurs
12:25qui ne gagnent pas plus
12:25de 2000 balles par mois.
12:27Et donc, nous voulons leur offrir
12:28quand même des bonnes choses,
12:29des choses vertueuses,
12:32écologiques,
12:33a pris moins cher.
12:33Mais ce n'est pas en tant que la politique
12:34qu'on agit sur eux ?
12:35Ce que je veux dire,
12:36c'est que c'est de la politique
12:37parce que c'est un acte d'intérêt.
12:40Vous faites déjà de la politique.
12:41Ça veut dire qu'on s'intéresse aux gens.
12:43Et si les politiques...
12:45On ne comprend pas d'ailleurs
12:46pourquoi les politiques
12:46sont tout le temps contre nous,
12:48parce qu'ils feraient comme nous,
12:49ils seraient populaires.
12:50Et ça, c'est un truc
12:51que je n'ai jamais pigé.
12:52On dirait qu'ils sont plutôt jaloux
12:53de notre popularité.
12:55Mais vous savez,
12:56les centres Leclerc, aujourd'hui,
12:57sont dirigés par des chefs d'entreprise
12:59qui sont dans leurs magasins
13:00en Normandie,
13:01dans la région parisienne.
13:03Moi, je suis là pour leur donner
13:04un coup de main à mon âge.
13:05Je leur fais vie.
13:06Et la popularité que l'on a,
13:08on veut bien la partager.
13:09Merci beaucoup, Michel Leclerc.
13:11Leclerc est venu ce matin
13:11dans la matinale de l'économie.
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