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  • il y a 5 semaines
Jeudi 18 décembre 2025, retrouvez Simon Fabre (Président & fondateur, Roseau Patrimoine), Jean-Baptiste Marcy (Rédacteur en chef, Gestion de Fortune), Serge Harroch, (Fondateur, Cabinet Alpha Phi) et Cédric Marc (Gérant, Patrimonio Finance) dans SMART PATRIMOINE, une émission présentée par Nicolas Pagniez.

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Transcription
00:00Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Smart Patrimoine.
00:10Smart Patrimoine, l'émission qui vous accompagne dans la compréhension mais aussi le décryptage des tendances et des actualités du secteur de la gestion de patrimoine.
00:18Une émission que vous pouvez retrouver tous les jours sur Bsmart4Change en replay sur bsmart.fr.
00:23Vous pouvez également nous retrouver sur les réseaux sociaux de Bsmart4Change et nous écouter en podcast sur toutes les plateformes de podcast au sommaire de cette édition.
00:32Nous commencerons tout d'abord avec Patrimoine Thématique où nous ferons un bilan de l'année patrimoniale avec Jean-Baptiste Marcy, le rédacteur en chef du magazine Gestion de Fortune.
00:42Nous enchaînerons ensuite avec Enjeu Patrimoine, un enjeu patrimoine où nous nous demanderons quels sont les investissements à réaliser avant le 31 décembre 2025.
00:52Une question que nous poserons à deux experts du sujet, à Simon Fabre, fondateur de Roseau Patrimoine mais aussi associé de Kaolin.
00:58Nous poserons aussi cette question à Cédric Marc, le président de Patrimonio Finance.
01:02Et puis enfin dans la dernière partie de l'émission, dans l'œil de l'expert, nous retrouverons Serge Haroc, le gérant du cabinet Alphafi avec qui nous reviendrons sur les milliards d'euros qui dorment sur le livret A des Français.
01:16On se retrouve tout de suite sur le plateau de Smart Patrimoine.
01:22Et nous commençons tout de suite avec Patrimoine Thématique où nous allons revenir sur l'année 2025 en matière de gestion de patrimoine.
01:31Quel bilan, quelle analyse faire de cette année 2025 ?
01:34Nous avons le plaisir d'accueillir sur le plateau de Smart Patrimoine pour en parler Jean-Baptiste Marcy.
01:38Bonjour Jean-Baptiste Marcy.
01:39Bonjour Nicolas.
01:40Merci d'être avec nous. Vous êtes le rédacteur en chef du magazine Gestion de Fortune. Vous êtes au contact avec de la profession régulièrement.
01:47Et alors si on devait donner un mot pour qualifier cette année 2025, vous trouvez que c'est une année atypique cette année 2025 en matière de gestion de patrimoine Jean-Baptiste Marcy ?
01:55Exactement. Oui, en un mot atypique. Pourquoi ? Parce que paradoxalement 2025 va rester une bonne année pour les investisseurs.
02:03D'accord.
02:04Quelles que soient les classes d'actifs.
02:05D'accord.
02:05Actions, obligations. Il est difficile en fait de trouver sur l'année une classe d'actifs qui a fait une performance négative en fait.
02:14Et paradoxalement, pourquoi en lien avec les actualités politiques, géopolitiques, incertitudes fiscales par exemple, on aurait pu s'attendre à ce que ce soit une mauvaise année ?
02:24Et finalement on se rend compte à la fin de l'année que ça a plutôt été une bonne année pour les différentes classes d'actifs ?
02:29Tout à fait. Et si on remonte un an en arrière, l'élection de Donald Trump, des incertitudes sur sa politique des droits de douane, côté français...
02:38Incertitudes qui nous ont rythmées d'ailleurs tout au long de l'année 2025 aussi.
02:41Un printemps, début d'été assez complexe. Et au final, tout ça, ça a été presque balayé par les marchés à action qui ont enjambé ces barrières avec une déconcertante facilité presque.
02:54Malgré quelques pics de volatilité ici et là, l'année va terminer sur les indices européens avec des performances comprises entre 10 et 20%.
03:03Bien sûr.
03:04Et à peu près des chiffres ISO sur les chiffres américains.
03:08On tourne cette émission deux semaines avant la fin de l'année, mais on estime que ça pourrait effectivement être à ce niveau-là.
03:14Il y a un sujet qui a beaucoup occupé l'actualité au global, c'est l'endettement de la France, l'endettement des États européens.
03:20Ça n'a pas pesé sur la performance des classes d'actifs, ça, Jean-Baptiste Marcy ?
03:24Pour l'instant, non. Les entreprises prévoient, les entreprises également réfléchissent à l'échelle mondiale.
03:32Donc, si ça reste un gros sujet en France et un gros sujet en Europe, pour l'instant, c'est passé quand même assez facilement.
03:40Alors, vous êtes au contact régulier de la profession des conseillers en gestion de patrimoine.
03:47Vous avez échangé avec eux tout au long de l'année. Comment eux ont vécu cette année ?
03:52Qu'est-ce qu'on peut dire de la profession vécue par les professionnels à la fin de l'année ?
03:57Du maire général, on est dans un continuum des années précédentes, à savoir une concentration du marché.
04:02Oui, toujours.
04:03Les plateformes, les gros cabinets de CGP deviennent de plus en plus gros.
04:08D'un autre côté aussi, on constate beaucoup de lancements de jeunes cabinets de CGP.
04:11D'accord.
04:12Tout ça concourt à professionnaliser la clientèle et vraiment à faire que le secteur des CGP est en pleine croissance.
04:20Et quand on voit des jeunes arriver, des jeunes cabinets se créent, ils arrivent avec des stratégies différentes, avec des propositions de valeurs différentes ou pas forcément ?
04:29Déjà, souvent, ce sont des jeunes qui se lancent aussi beaucoup sur les réseaux sociaux,
04:33qui captent de la clientèle sur les réseaux professionnels et qui savent également capter les nouvelles classes d'actifs,
04:42comme les cryptos et aussi les ETF qui sont en pleine expansion.
04:46D'accord. Donc, on voit une évolution peut-être des classes d'actifs proposées en fonction de l'âge des cabinets, c'est ça ?
04:53Pas forcément.
04:53Peut-être réduire quand même ce schéma-là, mais peut-être un petit peu plus d'ouverture là-dessus.
04:59Et alors, en matière de classes d'actifs, est-ce que, parce que c'est vrai qu'on voit une certaine saisonnalité,
05:05parfois, quand on suit ce secteur depuis longtemps, il y a des années où on voit beaucoup de produits structurés,
05:10des années où on nous dit que c'est beaucoup d'immobilier, des années où on parle énormément de crypto,
05:15même si tout le monde ne décide pas forcément d'y aller.
05:17Est-ce qu'il y a une saisonnalité dans les classes d'actifs en 2025 que vous avez constaté ?
05:22Pas tant que ça, au final.
05:24Une petite saisonnalité, c'est qu'on a toujours en fin d'année les produits de défiscalisation.
05:29D'accord.
05:29À l'image du plan d'épargne retraite.
05:31Après, la collecte de toutes les classes d'actifs, trimestre après trimestre, ça reste assez régulier.
05:37Si on prend la pierre-papier, on est à peu près à un milliard de collectes chaque trimestre.
05:43D'accord.
05:43Les derniers chiffres de l'ASPIM, sur le troisième trimestre cumulé, on est autour de 3 milliards.
05:50Et concernant l'agition d'actifs et l'agition passive, on est sur des échelles assez régulières, trimestre après trimestre.
05:57Les produits structurés, j'ai l'impression, là d'où je suis, qu'on en parle très régulièrement.
06:04Ça a l'air d'être un des outils aujourd'hui très utilisés par les professionnels de la gestion de patrimoine.
06:10Vous faites le même constat dans les échanges que vous avez chez la gestion de fortune avec les professionnels du secteur ?
06:15Exactement. Il ne faut pas réduire les produits structurés à une stratégie qu'il faut reproduire à tous les clients.
06:23C'est une part dans l'allocation d'actifs. Depuis 3 ans, les encours augmentent régulièrement.
06:32Il faut le dire, le produit est simple pour le client. Il souscrit et il a les 3 scénarios possibles.
06:37Scénario favorable, scénario médian et scénario défavorable. Il sait à quoi s'en tenir.
06:42Dans un contexte où, effectivement, en termes de fiscalité, en termes d'incertitude économique, ça le rassure.
06:48Aujourd'hui, avec les taux actuels, les acteurs, les structureurs, arrivent à faire des produits à garantie totale.
06:58À capital garanti ou en tout cas à capital protégé à l'échéance.
07:01Ça, ça plaît, j'imagine, à ceux qui proposent et potentiellement aux clients également.
07:06Tout à fait.
07:06Est-ce qu'il y a d'autres classes d'actifs en tendance cette année que vous avez beaucoup entendues dans les discussions avec la profession ?
07:14Oui, je peux dire les ETF.
07:16Oui, bien sûr.
07:17Les ETF, c'est un peu une scission avec les CGP. Certains en font, d'autres pas.
07:24D'accord. Ils ne sont pas tous d'accord encore ?
07:26Ils ne sont pas tous d'accord. C'est un peu le mur de Berlin entre la gestion active et la gestion passive.
07:32Peut-être que le mot est un peu fort, mais les deux doivent cohabiter.
07:38Et on constate surtout l'émergence de la gestion des ETF actifs.
07:42D'accord. Donc, ça n'est plus la gestion passive, mais on reste sur les ETF.
07:45Pourquoi ? Parce qu'une question de frais réduits, mais on a quand même de la gestion active de l'autre côté, c'est ça ?
07:51Voilà, exactement. C'est de ne pas être trop passif en cas, effectivement, de choc économique, de crise soudaine.
07:56Donc, arriver quand même un petit peu à piloter ce fonds-là et avec des frais contenus là-dessus.
08:03Dernière question, Jean-Baptiste Marcy. Sur les professionnels, comment est-ce que vous les voyez finir l'année et aborder l'année 2026 avec optimisme, avec résilience ?
08:14Quel est l'état d'esprit de la profession à l'heure actuelle ?
08:17Déjà, tous ceux que j'ai rencontrés par des interviews personnalisées ou à patrimonia sont fiers d'exercer leur métier.
08:24Après, les points de friction que font remonter d'ailleurs à leurs associations, c'est l'incertitude, c'est la complexité, l'empilement des règles, l'empilement des lois.
08:36Mais après, ils ont un degré d'ouverture qui est assez phénoménal, ils sont prêts à s'adapter, ils savent s'équiper et aborder l'IA aussi, qui est un très important.
08:46Et quel que soit l'âge du CGP, je dirais. Même, j'ai rencontré des CGP assez âgés, dans la dernière décennie de leur activité, et ils s'équipent sans aucun souci.
08:58Merci Jean-Baptiste Marcy de nous avoir accompagnés dans la première partie de Smart Patrimoine. Je rappelle que vous êtes le rédacteur en chef de Gestion de Fortune. Merci beaucoup.
09:04Merci à vous Nicolas.
09:05Et quant à nous, on se retrouve tout de suite dans Enjeu patrimoine.
09:07Les vacances de fin d'année approchent, et avec elles, les questions qu'on peut se poser en matière de placement et d'investissement à réaliser avant le 31 décembre 2025.
09:21Ça tombe bien, c'est le sujet de cette émission dans Smart Patrimoine.
09:25Et nous avons donc le plaisir d'accueillir sur le plateau Simon Fabre, tout d'ajon. Bonjour Simon Fabre.
09:30Bonjour.
09:30Vous êtes fondateur de Roseau Patrimoine, mais aussi associé de Kaolin. Nous avons le plaisir d'accueillir également Cédric Marc. Bonjour Cédric Marc.
09:37Bonjour Nicolas.
09:38Vous êtes gérant de Patrimoniaux Finances. Alors on fait cette émission deux semaines avant la fin de l'année pour se poser un peu la question des placements d'investissement qu'on aurait pu vouloir faire cette année,
09:46mais qu'on avait un petit peu oublié, et qui vaudrait mieux faire avant la fin de l'année, notamment pour des raisons fiscales, mais pas que.
09:53Simon Fabre, si je commence avec vous, une question large. Quels placements, quels investissements faire avant le 31 décembre 2025 ? Si ça correspond à sa stratégie, bien sûr.
10:02Alors voilà, merci de le préciser Nicolas. Effectivement, bien qu'on soit en fin d'année et qu'il puisse y avoir pour certains investisseurs un caractère d'urgence,
10:10je pense que tout le monde sera d'accord. Une bonne stratégie patrimoniale, ça se pense en amont.
10:15D'accord.
10:15Après, pour ceux qui ont déjà établi une stratégie, qui ont déjà de bons conseils, effectivement, on n'oubliera pas, notamment en cette fin d'année,
10:23le plan d'épargne retraite qui va permettre d'avoir un avantage à la souscription, puisque le versement qui est fait permet de déduire ce montant de versement
10:32sous réserve d'un certain nombre de conditions et de plafonds notamment. On ne va pas tout détailler aujourd'hui pour ne pas perdre nos auditeurs,
10:39mais on a un avantage puisque ce montant est déductible du revenu global imposable et donc génère directement une économie d'impôt
10:48égale à mon montant versé fois ma tranche marginale d'imposition.
10:52Donc si je veux une économie d'impôt en 2026 sur les revenus de 2025, il faut que je fasse un versement PER avant la fin d'année 2025 ?
10:58Avant la fin d'année 2025.
10:59Si j'ai prévu de préparer ma retraite avec un PER dans ma stratégie ?
11:03Effectivement, c'est tout à fait ça, tout en gardant encore une fois la notion de stratégie globale,
11:09puisque cet outil, le PER, est soumis aux évolutions législatives.
11:13Là, il a été dans les dernières discussions, alors tout n'a pas été adopté, pas mal dans l'œil du cyclone sur les conditions de sortie.
11:22Il serait, il sera, il serait, puisqu'il faut quand même que la loi soit promulguée, un petit peu soumis à des évolutions sur sa sortie,
11:30puisqu'on a normalement dans le projet de loi de finances de la sécurité sociale une hausse prévue sur les prélèvements sociaux.
11:36Donc forcément, la stratégie, vous voyez, ce qu'on fait aujourd'hui aura des impacts plus tard.
11:40Ce qui a été fait hier par les clients a des impacts aussi aujourd'hui.
11:46Donc c'est pour ça qu'il ne faut pas faire de précipitation, mais c'est vraiment le bon outil, ce versement sur le PER.
11:51On pensera également sur la gestion patrimoniale d'un portefeuille, où là on peut agir un peu plus rapidement.
11:56L'année, vous en avez fait le point juste avant, a été plutôt bonne sur les marchés financiers, mais tout ne s'est pas toujours bien comporté.
12:06Il y a aussi des sujets de point d'entrée.
12:08Certains clients peuvent avoir des moins-values, l'attente sur des actifs.
12:11Ça peut être le bon moment de les arbitrer, de constater des pertes.
12:15Effectivement, c'est jamais agréable, mais si on a constaté des gains en face, on va neutraliser sur les plus-values mobilières la base taxable,
12:22puisque mes gains sont compensés par mes pertes, et en fait, sur ma partie gains, je viens économiser mon effet fiscal.
12:30Et ça me permet de réarbitrer, réallouer peut-être mes actifs, et peut-être verser ces sommes justement sur mon plan départ et retraite.
12:37N'oubliez pas, avant le 31 décembre, à aller vérifier si vous n'avez pas des moins-values,
12:40qui peuvent venir compenser certaines plus-values et arbitrer ces moins-values. C'est ce que vous nous dites.
12:43Et effectivement, on a souvent tendance, c'est le réflexe des investisseurs, de prendre ces gains.
12:49On a plus de mal parfois à accepter ces pertes, mais c'est aussi une bonne stratégie, une bonne gestion patrimoniale,
12:55de savoir réallouer ces actifs dans des moments où les décisions ont été un peu moins porteuses, un peu moins bonnes,
13:02et donc de pouvoir finalement minorer l'effet fiscal sur certains gains.
13:05Cédric Marc, même question, avant le 31 décembre, que faire avec un caractère urgent ?
13:11Encore faut-il que ça corresponde à sa stratégie patrimoniale, toujours.
13:14Bien sûr, en fait, il y a une première remarque, en complément de ce que vient de dire Simon,
13:18c'est qu'on est à 15 jours de la fin d'année, avec probablement un acquis,
13:24c'est que la loi de finances pour 2025, elle ne sera pas remise en cause.
13:27Donc ça veut dire qu'à mon avis, il faut essayer de faire un maximum de déductions et de réductions.
13:32Pourquoi ? Parce que la loi de finances pour 2026, ce n'est pas gagné qu'elle soit signée avant la fin d'année.
13:38Donc on ne sait pas où on va avant même qu'on commence l'année.
13:41Donc il faut faire un maximum.
13:44En complément de ce qui a été dit par Simon en allant chercher des déductions,
13:50je pense que c'est intéressant aussi d'aller chercher en fin d'année des réductions sur différents supports.
13:55Girardin industriel, parce que ça vous permet d'avoir une réduction d'impôt jusqu'à 40 909 euros.
14:04Donc ça, c'est pas mal, c'est pas mal.
14:05C'est risqué aussi, mais ça explique aussi la réduction fiscale.
14:09Exactement.
14:10Et puis là où je voudrais en fait insister, c'est parler aussi de tout ce qui est investissement
14:14dans des jeunes entreprises innovantes.
14:16C'est la meuse J.E.I. ou des jeunes entreprises innovantes de rupture, J.E.I.R.,
14:22qui permettent, un, d'aider et de promouvoir ces jeunes entreprises françaises sur certains secteurs.
14:28Par exemple, je suis très impliqué dans l'autonomie stratégique et dans l'univers de la défense.
14:32C'est un sujet qui n'est pas qu'à la mode, mais c'est un sujet qui est, je pense, très important.
14:37Et il faut aider ces jeunes entreprises de la base industrielle technologique de défense.
14:40On a 4 500 en France qui ont besoin de fonds de roulement, qui ont compte tenu de l'augmentation
14:45sur la loi de finances sur 2025 et 2026.
14:50A priori, il y a un consensus et qu'effectivement, le budget de la défense va augmenter.
14:53Et donc, ces choses qui étaient là, elles ont des demandes, elles ont des commandes,
14:58mais elles n'ont pas forcément les moyens de produire.
15:00Donc, il faut les aider, les financer.
15:02Donc, qu'est-ce qui se passe ? C'est-à-dire que d'ici la fin d'année,
15:04vous avez la possibilité d'obtenir une réduction d'impôt.
15:07Et c'est ça qui est super intéressant, c'est hors plafonnement des niches fiscales.
15:11D'accord.
15:12Ça, c'est super important.
15:13Parce qu'on parle de souveraineté ?
15:14Ou c'est parce qu'on parle de JEI ?
15:15Non, parce que de JEI, des jeunes entreprises innovantes ou de JEIR.
15:18D'accord.
15:18D'accord ?
15:18Donc, c'est-à-dire que vous avez la possibilité, dans une limite de 150 000 pour les JEI,
15:23vous avez une réduction d'impôt de 30 % d'impôt.
15:25D'accord.
15:26Et dans la limite de 100 000 euros pour un couple à chaque fois,
15:30vous avez la possibilité d'avoir une réduction d'impôt de 50 % d'impôt
15:33pour des jeunes entreprises innovantes de rupture.
15:37Ça veut dire que si vous allez chercher une déduction,
15:41vous diminuez votre revenu imposable,
15:43vous allez chercher une réduction d'impôt diverse dans le plafond,
15:48vous avez aussi la possibilité de cumuler avec une réduction d'impôt au titre des JEI, JEIR,
15:53tout en servant l'effort de ces jeunes entreprises qu'en ont besoin.
15:57Qui dit « jeune entreprise innovante » dit forcément « placement risqué ».
16:02Comment est-ce qu'on adresse le placement ?
16:05Est-ce qu'on diversifie dans les jeunes entreprises innovantes qu'on choisit ?
16:09Est-ce qu'il y a des fonds ? Comment on fait ?
16:10Moi, je suis impliqué dans une CIBA, dans une société d'investissement de Business Angels.
16:15D'accord.
16:15Et donc, ça, c'est intéressant parce que ça permet d'avoir une gestion collective,
16:20une gestion collective avec les différents porteurs de parts.
16:22On est 150 dans une CIBA et d'instruire le dossier, de savoir dans quoi on investit
16:28et puis de partager avec d'autres investisseurs qui sont des sachants dans ce secteur d'activité
16:33pour pouvoir aider les entreprises et puis espérer avoir un retour sur l'investissement extraordinaire.
16:43Espérer, espérer, bien sûr.
16:45Simon Fabre, je rebondis sur un point, c'est qu'on fait cette émission effectivement deux semaines avant la fin de l'année.
16:51Il y a la date du 31 décembre qui marque effectivement l'année fiscale
16:56et il y a aussi l'incertitude fiscale ou en tout cas du budget à venir.
17:03Est-ce que ça implique aussi dans sa stratégie de se dépêcher, comme nous dit Cédric Marc,
17:09de profiter de ce qui est sûr par rapport à l'incertitude de ce qui sera potentiellement décidé demain ?
17:14Alors effectivement dans la stratégie, il faut savoir prendre du risque pour pouvoir espérer du rendement,
17:21c'est le couple éternel que l'on connaît, mais il faut savoir prendre du risque mesuré ou en tout cas diversifié.
17:27C'est ce que disait Cédric et la sélection de ces actifs ne se fait pas un matin en se réveillant,
17:34en se disant tiens demain matin j'ai entendu Simon et Cédric chez Nicolas
17:38et je vais investir dans la première entreprise qui passe.
17:41On parle quand même d'une expertise et d'une sélection d'actifs.
17:45Pour se rassurer, effectivement on va devoir prendre certains produits aussi plus sécurisés,
17:51plus sécurisants en les figeant aujourd'hui.
17:54Il y a encore sur l'année 2025 des produits aujourd'hui qui sont proposés,
18:01notamment avec des produits structurés,
18:02qui peuvent permettre de figer des conditions de rémunération,
18:07des conditions des règles de jeu.
18:09Vous en avez déjà parlé maintes fois sur votre plateau avec différents experts,
18:14qui pourraient être assez sécurisées, assez intéressantes,
18:19avec un couple rendement de risque qui risque d'être plus opportun avant le 31 décembre
18:24qu'au cours de l'année 2026,
18:26parce que la situation budgétaire de la France amène un peu d'instabilité,
18:34que la rémunération du taux sans risque sur un certain nombre de supports,
18:38on le voit bien et vous en parlerez notamment sur l'éternel livret A
18:43qui est un peu le référentiel d'un certain nombre d'investisseurs.
18:45On voit que tout ça, ça diminue.
18:47Si ça diminue, c'est que la rémunération sans risque de manière générale diminue
18:50et donc les placements vont être corrélés à tout ça.
18:54Donc là, on sort du sujet fiscal, mais plus effectivement impact du contexte économique à venir
19:00sur les placements et donc potentiellement profiter des conditions de fin d'année, c'est ça ?
19:04Voilà, de ne pas forcément attendre le premier trimestre de l'année prochaine
19:07ou premier semestre, qui présenterait certainement, potentiellement,
19:13des conditions de rémunération sur des produits d'ordre moins risqués,
19:18qui seraient moins intéressantes.
19:20On pense à l'obligataire, on pense à ces différents supports,
19:24avec en parallèle, par contre, un certain nombre de besoins sur des produits plus risqués,
19:30les jeunes entreprises, le private equity de manière générale,
19:35qui va avoir de plus en plus besoin de financement dans un certain nombre de secteurs.
19:39Et donc là, par contre, une stratégie qui, encore une fois,
19:42c'est ce que vous disiez en introduction, Nicolas,
19:43la stratégie patrimoniale s'inscrira dans le temps long.
19:47Et sur le PER, évidemment, ça va être compliqué pour ceux qui n'avaient rien prévu
19:51de verser aujourd'hui, parce qu'on est déjà à deux semaines de la fin d'année.
19:54Si le plan n'est pas ouvert, encore une fois, ça risque d'être plus compliqué.
19:59Cédric Marc, alors effectivement, il y a profité des conditions actuelles
20:02pour quand on anticipe que celle-ci pourrait être moins bonne l'année prochaine.
20:08On a parlé de déduction, on a parlé de réduction.
20:10Il y a aussi, bon, les traditionnels présents d'usage qu'on peut faire
20:13à certains moments de l'année, notamment au moment des fêtes.
20:16C'est le moment, là.
20:17Oui, c'est...
20:17On va en profiter, on va en profiter, quand même.
20:20Ça n'a pas été remis en cause.
20:21Non, mais il doit être déclaré, maintenant, sur une plateforme en ligne.
20:24À partir du 1er janvier, mais déjà, mais néanmoins...
20:26Non, non, non, le présent d'usage, j'ai lu ça hier soir,
20:29à un moment donné, il ne va pas être déclaré,
20:30parce qu'il n'a pas besoin d'être déclaré, parce qu'il n'était pas déclarable.
20:33C'est ce que j'ai lu hier soir.
20:34Ah oui, c'est des dons manuels.
20:35Voilà, c'est des dons manuels, mais pas les présents d'usage.
20:38Est-ce qu'il y a d'autres choses qu'on n'aurait pas évoquées
20:40qui seraient intéressantes de regarder avant le 31 décembre ?
20:43Dans l'inventaire à l'après-verre,
20:46et on fait ça, comment dire, dans un espace-temps qui est très réduit.
20:49Bien sûr.
20:49Un petit mot sur l'IFI.
20:51Sur l'IFI, peut-être que...
20:52Moi, j'aime bien investir dans les forêts,
20:54les groupements forestiers...
20:56Les GFI, groupements forestiers d'investissement.
20:57Oui, ou groupements fonciers forestiers.
21:01Pourquoi ? Parce que, là, sous l'angle,
21:03je ne parle pas de réduction d'impôt,
21:04parce qu'on est limité à 18% sur 100 000.
21:08On peut aller chercher d'autres réductions,
21:10y compris dans le Gilles Radin.
21:11J'ai plutôt envie de parler avec vous sur la partie IFI,
21:14parce que, IFI ou transmission,
21:16mais là, je me concentre principalement sur l'IFI,
21:18vous avez quand même un abattement de 75%
21:20sur un actif qui est pas mal, en fait.
21:25Parce qu'il fait, sur 15 ans,
21:26il fait à peu près 5,40 de performance chaque année.
21:30C'est pas mal, c'est pas mal,
21:32avec une volatilité qui est, j'ai le chiffre en tête,
21:34de 39 sur 15 ans.
21:35Donc, c'est pas mal, voilà.
21:36Donc, l'investissement dans les forêts,
21:38d'ici la fin d'année,
21:39ça permet effectivement d'avoir un abattement de 75%.
21:41Et puis, c'est un sujet qui n'est pas très gai,
21:44mais en cas de décès,
21:46les forêts, c'est un abattement de 75%,
21:49et là, sans limitation de montant.
21:51Donc, pour les personnes très riches,
21:53l'actif de la forêt,
21:54c'est quelque chose qui peut être intéressant.
21:55Ah, privilégier.
21:56Merci à tous les deux.
21:57Merci Cédric Marc, gérant de Patrimonio Finance.
21:59Merci Simon Fabre, fondateur de Roseau Patrimoine
22:01et associé de Kaolin.
22:02Merci à vous de nous avoir suivis.
22:03On se retrouve tout de suite dans L'œil de l'expert.
22:10Faut-il épargner sur des livrets réglementés
22:12ou s'endetter ?
22:13Voilà le sujet qui va nous animer à présent
22:14dans L'œil de l'expert.
22:15Et pour en parler,
22:16nous avons le plaisir d'accueillir
22:17sur le plateau de Smart Patrimoine,
22:18Serge Haroche.
22:19Bonjour Serge Haroche.
22:20Bonjour Nicolas.
22:21Merci d'être avec nous.
22:21Vous êtes le gérant du cabinet Alphafi.
22:24444 milliards d'euros d'or
22:26monsieur, le livret A.
22:28Et selon vous,
22:29ce n'est pas la bonne stratégie
22:30puisque ceux qui épargnent
22:32sur des livrets réglementés
22:33s'appauvrissent
22:34pendant que ceux qui arrivent
22:36à s'enrichir s'endettent.
22:37Exactement.
22:38Exactement.
22:39En fait, le livret A,
22:40c'est un premier produit
22:42d'appel à l'épargne.
22:43Il a pour objectif
22:44de former les investisseurs
22:46à de l'épargne.
22:47Mais il n'a pas vocation
22:48à en rapporter.
22:49Aujourd'hui, on est sur une logique
22:50où le livret rémunère
22:51à peu près 1,7% par an
22:53et on a une inflation
22:54qui tourne entre 2 et 2,5% par an
22:56si tout va bien.
22:59Ce qui signifie
23:00que le différentiel,
23:01c'est de la perte.
23:02D'accord.
23:02C'est-à-dire qu'en fait,
23:02on perd grosso modo
23:03sur un foyer
23:05qui a rempli ces deux livrets
23:06entre 400 et 700 euros par an.
23:09D'accord.
23:09Un foyer qui a rempli
23:10ces deux livrets,
23:11c'est quoi ?
23:11C'est un couple ?
23:12C'est 46 000 euros
23:12d'épargne à peu près ?
23:13Exactement, à peu près.
23:14D'accord.
23:14Et donc, on perdrait
23:15entre 400 et 700 euros par an.
23:17En fonction de l'inflation
23:18parce qu'on a une inflation
23:19qui est supérieure
23:21à la rémunération du livret.
23:22D'accord.
23:23Ce n'était pas le cas avant
23:24puisqu'on avait une période
23:25un peu courte
23:26pendant laquelle le livret
23:27était mieux rémunéré
23:28que l'inflation
23:29mais ce n'est plus le cas.
23:30D'accord.
23:30Donc, ça veut dire
23:30que mécaniquement,
23:31on perd de l'argent
23:32si on le laisse
23:33sur un livret A
23:34à l'heure actuelle.
23:35Alors, pour résumer
23:36très simplement,
23:37épargner sur un livret A,
23:38c'est accepter de s'appauvrir
23:39avec son propre patrimoine.
23:41D'accord.
23:41Alors, même qu'on a mis
23:42de l'argent de côté,
23:42on s'appauvrit.
23:43Oui, puisqu'il a perdu
23:44de la valeur.
23:45Vous avez perdu
23:45du pouvoir d'achat.
23:46Pas de l'argent
23:46parce qu'il y a des intérêts
23:48mais l'euro de demain
23:50n'a pas la même valeur
23:51en termes de pouvoir d'achat
23:53que l'euro d'aujourd'hui.
23:54Est-ce qu'il faut s'endetter
23:56pour s'enrichir,
23:58Serge Haroche ?
23:59L'équation,
24:00elle est super simple.
24:01L'équation,
24:01c'est que quand vous prenez
24:02une entreprise
24:02dans la vie de tous les jours,
24:04globalement,
24:04elle va lever des fonds.
24:05La start-up,
24:06c'est le paroxysme.
24:07Son objectif,
24:07c'est d'avoir
24:12ces fonds
24:13à plusieurs projets
24:13de recrutement,
24:14d'IT,
24:15de logo,
24:16de marketing,
24:17etc.
24:17Et si ça marche,
24:19les résultats de l'entreprise
24:21ne vont pas servir
24:22à rembourser
24:22par anticipation la dette.
24:24Ils vont servir
24:24à être réinvestis
24:25pour se développer.
24:26D'accord.
24:26L'investisseur,
24:27c'est exactement pareil.
24:29Et ceux qui vont considérer
24:31que la dette
24:32n'est pas une charge
24:33mais un outil de croissance
24:34et d'aide au développement
24:34vont être dans une dynamique
24:36de développement de patrimoine
24:37et donc d'augmentation
24:38de la richesse.
24:39Ça peut faire peur aussi
24:40en matière de risque
24:41sur la dette.
24:42Encore faut-il pouvoir
24:43un, la financer,
24:44deux, y avoir accès ?
24:45Oui, tout à fait.
24:46Mais en fait,
24:47quand on a pris conscience
24:48que la dette
24:48ce n'est rien d'autre
24:49que de l'épargne à l'envers,
24:50c'est d'avoir de l'argent
24:51maintenant qu'on va mettre
24:5220 ans remboursé
24:52plutôt que d'avoir fait
24:5325 ans d'épargne,
24:55on se rend compte
24:55que personne ne va mettre
24:5680% de son salaire
24:57en épargne.
24:59Mais on ne va pas
24:59s'endetter à 80%.
25:00Donc on va respecter
25:01un certain nombre
25:02de critères
25:04comme le taux d'endettement
25:05mais surtout,
25:06il faut avoir
25:06une stratégie d'endettement.
25:07Et là,
25:07il faut être accompagné
25:08par un expert
25:09qui connaît à la fois
25:10la gestion de l'actif
25:11sur la partie allocation
25:13mais surtout,
25:14la gestion du pouvoir
25:15d'achat d'un client
25:16dans le temps
25:16pour pouvoir construire
25:17plus rapidement
25:18du patrimoine.
25:19Dernière question,
25:20si je reprends l'exemple
25:20du couple
25:21où chacun a mis
25:24sur son livret A,
25:25donc prenons
25:26le montant moyen
25:28de 46 000 euros,
25:30quelle stratégie
25:30du coup,
25:31selon vous Serge Haroche,
25:33si on ne veut pas
25:33perdre d'argent
25:34simplement en le laissant
25:35sur son livret A ?
25:36Alors, deux points clés
25:37avant de démarrer,
25:38c'est de ne pas céder
25:39à la panique
25:40et se faire accompagner.
25:41D'accord.
25:41Parce que ne pas céder
25:43à la panique,
25:44ça permet d'être serein
25:45par rapport à sa vie
25:46et se faire accompagner,
25:47ça permet d'ouvrir
25:49le champ de ses possibles
25:50sur les différentes
25:51potentialités,
25:52capacités qu'on peut avoir
25:53à emprunter.
25:54D'accord.
25:55Première étape,
25:56airbag,
25:57on se met entre
25:586 à 1 an
26:00de charges mensuelles
26:03disponibles
26:03pour être tranquilles,
26:04de trésorerie,
26:05et là,
26:06en l'occurrence,
26:07le livret peut jouer
26:08son rôle.
26:08D'accord.
26:09D'accord.
26:10Dernier élément,
26:11calculer sa capacité
26:13réelle d'investissement,
26:14donc en optimisant déjà
26:16éventuellement
26:17l'endettement existant
26:18et en se projetant
26:19sur le futur.
26:20Se faire accompagner
26:21pour aller chercher
26:22le financement
26:22qui corresponde
26:23au besoin.
26:24D'accord.
26:24La durée moyenne
26:25d'un prêt en France
26:25c'est 22 ans
26:26et la durée moyenne
26:26de conservation
26:27c'est moins de 7 ans.
26:28Ça veut dire
26:29qu'on passe sa vie
26:29à arbitrer son prêt.
26:31D'accord.
26:31Autant qu'il soit
26:32organisé,
26:33structuré
26:33pour pouvoir
26:35faire cette opération
26:36dans les meilleures
26:36conditions possibles.
26:38Merci Serge Aroge.
26:39Oui, pardon.
26:40Agir
26:40avant que la fenêtre
26:42ne se ferme,
26:43c'est-à-dire
26:43qu'aujourd'hui
26:44on est sur une période
26:45de taux qui sont
26:45à peu près correctes,
26:46on a un immobilier
26:47qui a un petit peu
26:48corrigé
26:48et n'oublions pas
26:49qu'on connaît
26:50notre âge,
26:51notre état de santé,
26:52nos revenus
26:52et que demain
26:54on ne connaît
26:54aucun de ces trois
26:54paramètres
26:55et s'il y a
26:55un de ces trois
26:56qui fait défaut,
26:57on ne peut plus
26:58pouvoir investir.
27:00Merci Serge Aroge
27:01de nous avoir accompagné
27:02sur le plateau
27:03Smart Patrimoine.
27:03Je rappelle que vous êtes
27:04le gérant du cabinet
27:05Alpha Phi,
27:05merci beaucoup.
27:06Merci.
27:06Et quant à nous,
27:07on se retrouve très vite
27:08sur Be Smart for Change
27:10et d'ici là,
27:11je vous souhaite
27:11de très bonnes fêtes
27:12de fin d'année.
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